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A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon
MessageSujet: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Mer 1 Nov - 17:33




A woman's warmth is better than milk of the poppy
Briséïs & Torrhen Braenaryon



Debout dans les quartiers du nouvellement auto-proclamé empereur, Briséïs attendait patiemment le retour d'un des gardes impériaux. Si d’ordinaire, la jeune maquerelle aurait demandé audience au maître du château, les informations qu'elle avait obtenue sur Lyham Tully ne laissait que peu d'espoir à la prospérité de ses affaires avec un homme tel que lui. En effet, la rumeur le disait fou amoureux de sa femme et ce genre d'homme se faisait plutôt rare dans les bordels. Son attention s'était alors reportée sur un autre habitant du château de Vivesaigues : Torrhen Braenaryon.

Briséïs avait eu l'honneur de le rencontrer à une occasion : lors du mariage de sa fille au fils Lannister et si le nordien n'avait pas consommé cette fois-là, rien n'indiquait qu'il ne souhaiterait pas panser ses blessures dans les bras d'une femme...Certes, lui aussi était marié, mais cette union semblait plus relever d'un mariage de raison que d'un mariage d'amour, quoi que parfois le premier pouvait, avec les années, se transformer pour se rapprocher du second. Quoi qu'il en soit, la jeune femme ne perdrait rien à lui parler, si ce n'était un peu de temps. L'ancien roi du Nord, s'il lui avait paru un peu bourru, ne lui avait pas semblé être hostile au commerce de la chair du moment que ce genre de transaction restaient discrètes.

Afin de ne pas attirer l'attention et d'éviter toute sorte de rumeurs désagréable, Briséïs avait revêtu une robe semblable à celle qu'aurait pu porter une jeune femme bien née. Quelques unes de ses mèches de cheveux étaient tirées en arrière afin de donner un peu de raffinement à sa coiffure tandis que le reste de sa longue chevelure blonde cascadait sur ses épaules. De plus, la jeune maquerelle s'était présentée comme une simple commerçante de l'Ouest ayant une requête à faire à l'empereur. Cela n'était que la plus pure vérité dans la mesure où le commerce de la chair, aussi sulfureux soit-il, faisait tout de même d'elle une commerçante.

Lorsque le garde revint, ce dernier lui précisa que l'empereur était encore convalescent et que de ce fait, l'audience qu'il consentait à lui accorder devait être brève. Briséïs se contenta d'acquiescer. De toute manière, elle n'aurait pas besoin de beaucoup de temps pour lui faire savoir que la fine fleur des prostituées se trouvait entre les murs de la ville, dans une auberge louée pour l'occasion. Bien entendu, s'il le souhaitait, la marchandise pourrait également lui être directement livrée dans ses appartements.

Le garde lui fit signe de la suivre et rapidement, il l'invita à pénétrer dans une autre pièce. En apercevant la silhouette de l'empereur sur un des fauteuils, Briséïs releva légèrement ses jupons et posa un genou à terre.

" Votre Majesté, " le salua-t-elle en baissant respectueusement la tête.

" C'est un honneur pour moi de vous rencontrer de nouveau. Mon nom est Briséïs, je--, " se présenta-t-elle avant de s'interrompre pour jeter un bref coup d’œil au garde qui se tenait toujours derrière elle. "Je possède un commerce à Port-Lannis et vous m'aviez autorisé à m'installer ponctuellement dans vos murs lors du mariage de votre fille au Prince Lyman, " reprit-elle en s'efforçant de rester le plus vague possible au cas où l'empereur ne souhaiterait pas que son garde puisse aller chanter à qui voulait l'entendre que son seigneur recevait des tenanciers de bordel.

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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Mer 1 Nov - 18:46

J’avais froid, alors qu’il faisait relativement beau aujourd’hui. Pour la première fois depuis des semaines, le soleil arrivait à transpercer les nuages et on avait le droit, à Vivesaigues, à une belle journée d’hiver. La terre restait boueuse des dernières pluies et de quelques flocons venus en avant-garde après Buron, mais le brouillard était un peu moins épais le matin, et on aurait dit qu’il allait même faire un peu plus chaud. Qu’importe. Depuis que j’essayais de passer outre mes blessures, il y avait des jours avec et des jours sans. Toute la nuit durant, j’avais passé mon temps à me battre contre des chimères. Sigyn et Brandon, imaginés et rêvés dans la couche nuptiale, médisant sur mon compte et se targuant de leur liberté retrouvée maintenant que j’étais à nouveau parti en guerre. Mes frères, dont je revoyais ou imaginais la mort, encore et encore. Ma fille, cernée par les hommes des Bracken, postés en garnison à Haye-Pierre et voués à son assassinat. Rhaenys, s’étouffant dans son sang après avoir ingéré quelque met empoisonné. Je m’étais réveillé plusieurs fois en sursaut, entre deux mondes. La toilette de ce matin ne m’avait pas totalement chassé ces images de l’esprit, loin de là. J’étais resté totalement indifférent aux bons soins du mestre et des deux servantes venues m’aider. Je soupçonnais Luwin d’employer d’accortes jeunes femmes, mais cela ne m’avait pas fait détourner le regard depuis le vague où il se perdait. Bref. On m’aida à m’habiller de ma tunique de cuir noir frappée de l’emblème écartelé de ma nouvelle maison, et l’on dû aussi m’aider à serrer mon ceinturon épais avec Morsure au côté. Je réclamais toutefois ma cape, aujourd’hui, car je me sentais frigorifié depuis le réveil.


Je me réchauffais donc dans un large fauteuil, emmitoufflé dans ma cape et devant le feu de cheminée que j’avais fait raviver une heure plus tôt. Les flammes me perturbaient un peu, depuis Buron. Depuis le lendemain de la bataille, en fait. Lorsqu’elles avaient soufflé tous ces gardes, nous permettant de nous échapper. Des flammes sorties d’une explosion iridescentes, qui avaient projeté alentours quantité de flammèches et d’étincelles. Qu’était-ce que ce genre de feu, justement ? Magie ? Alchimie ? Je n’en savais rien. Mathie n’était pas entrée dans les détails. Les craquements du feu me bercent doucement et je manque de m’endormir, tandis que je remarque, en fermant les yeux, que les flammes laissent sur mes yeux une persistance rétinienne douloureuse, en particulier sur le trois. Je devais faire attention, le mestre m’avait prévenu des risques, du fait de mon décollement de la rétine. Qu’importe, je m’endors à moitié, jusqu’à ce qu’un Garde Demalion ne fasse son entrée et ne me réveille dans un concert de plates. Une commerçante de l’Ouest souhaite s’entretenir avec moi d’un sujet précis. Soit, qu’on la fasse entrer. Je me racle la gorge et me relève, sans me soucier de mon visage et de l’apparence que je renvoie, assumant l’homme que je suis, ne me laissant pas démonter par les apparences. Lorsque je vois la dame entrer dans la pièce, je fronce les sourcils même si ce geste me tire sur la plaie qui cicatrise en plein milieu de mon visage, et je la reconnais tout à fait lorsqu’elle redresse son visage. Je fais signe au garde de nous laisser ; je ne crains pas les ragots et nous sommes en pleine journée. Je hoche la tête en direction de la jeune femme, lui faisant signe qu’elle pouvait relever la tête.



| Je me souviens de vous, ma Dame. Et vous revoici donc. Je vois que Sa Majesté le Roi Loren sait toujours aussi bien s’entourer. Etes-vous venue me quémander la même faveur ? Si c’est le cas, Sa Grâce la Reine Alysanne Tully sera plus à même de vous répondre ; je ne suis pas le seigneur de céans, mais seulement un invité qui hante la tour qui m’a été laissée pour fomenter les prochains combats. Est-ce pour cela, que vous êtes venue ? |



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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Mer 1 Nov - 20:13




A woman's warmth is better than milk of the poppy
Briséïs & Torrhen Braenaryon



Briséïs attendit respectueusement que l'empereur lui fasse signe de se relever pour le faire. Une fois chose faîte et sa robe rapidement déplissée, la jeune femme s'autorisa à regarder plus attentivement l'homme qui lui faisait face. Cette fois, les rumeurs n'avaient rien exagéré et Briséïs dut prendre sur elle pour ne pas sourciller face à un tel spectacle. Si dans son souvenir, Torrhen encore Stark à l'époque, pouvait passer pour un homme séduisant, le visage qu'il offrait aujourd'hui n'avait plus rien de très avenant.

La jeune maquerelle se laissa aller à sourire lorsque l'empereur fit une remarque sur le roi Loren. Il aurait été inutile de nier. Nul doute qu'en matière de femme, le souverain de l'Ouest avait une réputation qui n'était plus à faire.

En revanche, la jeune femme fut agréablement surprise de constater que l'empereur ne l'avait pas oublié. Les souverains qui se souvenaient des visages des petites gens se faisaient bien trop rares aujourd'hui et cet égard expliquait sans doute le dévouement que même les simples paysans armés d'une pique vouaient à leur souverain du Nord.

" A dire vrai Messire, c'est bien vous que je suis venue voir, " déclara-t-elle en inclinant une nouvelle fois légèrement sa tête. " Comme tout à chacun, j'ai eu vent de la tragédie qui a failli se jouer à Buron et sachez que rien ne me fait plus plaisir que de vous voir vous tenir sur vos deux jambes, " ajouta-t-elle sincèrement avec un sourire affable.

" En pleine forme " aurait sans doute été présomptueux eu égard à son apparence physique tandis que " en vie " aurait pu laisser sous-entendre que cette dernière était tout ce qu'il lui restait. Visiblement, la rumeur était fondée, il était impossible de tuer un Stark.

"Vous m'avez accueilli entre vos murs et dire que ce voyage n'a pas été des plus lucratifs serait mentir. Ayant eu vent de votre présence ici, j'ai pensé que c’était là l'occasion de venir vous exprimer toute ma gratitude," expliqua-t-elle en joignant ses mains derrière son dos afin de se donner plus de contenance, son sexe féminin lui octroyant parfois un léger désavantage en matière commerciale. " Comme vous vous en doutez sûrement, j'ai emmené avec moi plusieurs jeunes femmes, plus belles et qualifiées dans leur domaine que ce que vous pourrez trouver à des centaines de lieues à la ronde. Si cela vous sied messire, ce serait un honneur pour mon établissement de vous offrir quelques heures de plaisir," termina-t-elle avec sérieux.

Si les Cent Délices n'avaient pas pour habitude d'offrir des passes gratuitement, Briséïs savait que ce genre de geste commercial pouvait, à terme, rapporter gros, notamment avec ce type de client fortuné. En effet, une fois le client appâté il y avait de forte chance pour qu'il y revienne et qu'il partage son agréable expérience avec ses compagnons autour d'une bonne bière, attirant ainsi de nouveaux clients.

Briséïs marqua ensuite un temps d'arrêt puis se permit de faire un pas vers son interlocuteur, un sourire qui se voulait complice se dessinant sur ses lèvres.

" Un de mes clients m'a dit un jour que la chaleur d'une femme pouvait se révéler bien plus apaisant que le plus fort de tous les lait de pavot, " ajouta-t-elle un ton plus bas comme si cela relevait de la confidence.

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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Mer 1 Nov - 21:22

Je lis dans les yeux de la jeune femme qu’elle s’était attendue à mon apparence mais sans jamais se douter à quel point elle serait proche de la réalité. Elle n’en montre rien, pas même dans ses yeux. En revanche, je ne pouvais que comprendre dans le silence qui s’installa quelques secondes de plus que dans une situation normale, qu’elle était vraiment désarçonnée par mon visage. Je ne la jugeais pas, et me contentais de la regarder à mon tour. Je lui laissais le temps qu’il fallait pour qu’elle puisse formuler sa demande selon ses propres mots, sans la bousculer. Le fait que je me souvienne d’elle semblait la ravir, en tout cas cela contribua à nier sa gêne, à lui donner autre chose à penser. Mais elle me dit que c’est moi qu’elle vient voir, et là c’est à mon tour de froncer les sourcils, de façon très évidente et cela crispe la cicatrice sur mon visage. Moi ? Et pourquoi donc ? La « tragédie »… Encore cette soupe Ouestrienne, qui consistait à nier ce qui c’était passé à Vivesaigues, sous les remparts sud, ou à Wayfarer dix jours plus tard. Qu’importe, je laisse courir, je suis plus intéressé par ce qu’elle a à dire que ce qu’elle pourrait penser. J’ai un mince sourire, au moins pour une mère maquerelle, elle a le sens de la formule.


| Je vous remercie pour vos bons mots, ma Dame. C’est d’ailleurs un exploit que je ne ferais presque que pour vous aujourd’hui. Me tenir sur mes deux jambes. |


Qu’elle colporte toutes les rumeurs qu’elle voulait. Je distillais mes propres faits dans les racontards pour alimenter les ragots qui ne manqueraient pas de s’écouler hors de cette forteresse. Puisque je n’étais pas mort et que mon lot restait celui de la victoire définitive sur mon ennemi, je devais bien prendre garde à ce qui ne manquerait pas d’arriver ; l’utilisation par mes adversaires aussi bien politiques que militaires des rumeurs sur ma faiblesse et ma perte de capacités. Je ne savais pas encore comment tirer efficacement mon épingle du jeu, mais je me devais bien sûr d’essayer. La jeune femme me remercie pour l’autorisation que je lui ai laissée à Winterfell et le fait qu’elle en a économiquement profité. Sa « gratitude » ? Difficile de savoir exactement ce qu’elle pouvait vouloir dire par là, mais je me doutais qu’elle n’allait pas manquer de préciser. Et voilà qu’elle attaque, frontalement. Elle m’offre du bon temps avec ses filles. A moi. Je coule un regard un peu surpris dans sa direction. Et fais deux pas de plus ; mes bottes claquent contre le parquet des appartements. Je me retrouve juste devant elle, en pleine lumière qui se détache de la fenêtre. On voit clairement l’énorme écchymose qui me recouvre le côté droit du visage, ma rétine du même œil, cerclée de rouge, la balafre qui forme un L maladroit de mon front à ma pommette, en passant par le coin de mes lèvres. Ca et les autres petites plaies, bosses et bleus reçus trois semaines plus tôt et seulement en train de s’effacer.


| Vous enverriez de jeunes femmes réchauffer la couche de ceci, ma Dame ? Pour satisfaire vos propres aspirations commerciales ? Aucune ne le voudrait de son propre chef. Ne leur infligez pas ça. Et quand bien même, je suis marié. |


Ma fidélité n’était pas inscrite dans le marbre ; Rhaenys m’avait dit qu’elle-même ne se priverait pas car c’était sa conception de la vie ; j’avais son honneur et son futur, les autres pouvaient avoir son plaisir. Et moi de même. Mais en vérité, je ne nourrissais pas vraiment de désir, depuis que j’avais su qu’une armée Hoare se présentait à quelques jours de marche au sud de Vivesaigues. Depuis ce moment-là, un tout autre feu avait parcouru mes veines. La voilà qui sourit. Et laisse tendre la concupiscence sous son propos. En vérité, j’avais envie d’une femme, c’était vrai. J’avais perdu une terrible bataille, la plus grande de ma vie et je l’avais paumée. J’avais perdu de nombreux amis, une foule de connaissances et j’avais massacré une grande quantité d’anonymes. J’avais juste besoin qu’une femme me prenne dans ses bras et me serre contre elle, que je dorme toute la nuit et toute la journée contre son sein, et de me sentir un rien aimé, un rien désiré, même avec cette tête de fête funèbre avec laquelle je m’étais réveillé. Mais cette seule pensée de réconfort ravivait le premier feu dont je parlais. J’ai un sourire sans joie qui étire mes lèvres sur la droite, étirant du même coup la cicatrice.


| Il n’y a d’autre ardeur que je cherche aujourd’hui, ma dame, que la vengeance. |


Je fais signe à la jeune femme d’avancer sur le côté, vers le bureau si c’est ce qu’elle souhaite, où il y a toujours quelques boissons et victuailles.


| Vous êtes donc venue commercer à nouveau, et vous vouliez mon appui. Expliquez-moi. |



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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Mer 1 Nov - 23:25




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Briséïs & Torrhen Braenaryon



L'incident de Buron devait avoir un goût particulièrement amer pour un homme tel que Torrhen Stark. Presque pendu par son pire ennemi, cloué au lit pendant des semaines, probablement incapable de manger, de s’habiller et de se laver seul pendant tout ce temps...tout cela avait, à n'en pas douter, fait s'accumuler colère et frustration, ce qui se ressentit dans sa manière de répondre.

" Dans ce cas, vous ne devriez pas vous donner cette peine pour moi, Majesté, " déclara-t-elle en haussant les épaules." La discrétion est une aptitude indispensable dans mon métier. Quand bien même je vous aurais trouvé grabataire et ne poussant plus que des râles d'agonie, rien de ce que j'aurais pu voir ou entendre ne serait sortie de cette pièce, " lui assura-t-elle d'une voix neutre.

Si la jeune femme avait pour habitude de garder chacune des indiscrétions dont elle pouvait avoir été témoin ou qui pouvaient lui avoir été rapportées dans un coin de son esprit, elle n'était pas le genre de personne à les divulguer sans une très bonne raison.

Alors que Briséïs venait à peine d'expliciter les raisons de sa présence, l'empereur se rapprocha soudainement d'elle, envahissant son espace. Pour autant, la jeune femme ne bouge pas d'un pouce, se contentant de relever le menton. Cependant, elle ne put s'empêcher de retenir son souffle, ne sachant pas à quoi s'attendre exactement. Si la jeune femme avait bien appris une chose depuis qu'elle travaillait dans un bordel, c'était que comme pour les chiens, il ne fallait jamais montrer aux hommes que l'on avait peur d'eux.

En l'entendant prononcer sa première phrase, la jeune maquerelle comprit immédiatement où il voulait en venir. Immobile, Briséïs mit un point d'honneur à ne pas détourner le regard. Ses yeux désormais rivés sur le visage de son interlocuteur, la jeune femme laissa son regard détailler attentivement chaque coupure, chaque ecchymose, chaque coloration de sa peau. Il n'aurait servit à rien de nier, cela aurait probablement même été prit comme un affront. Oui, Torrhen Braenaryon n'était plus le fringant guerrier qu'il avait pu être. Si certaines de ces blessures finiraient bien par disparaître avec le temps, d'autres, plus profondes, déformeraient sans aucun doute son visage à jamais. Et alors ? Les personnes au physique ingrat n'avaient-elles pas droit au plaisir au même titre que ceux que la nature avait favorisé ?

" Croyez-vous réellement que mes filles pourraient être effrayées par quelques égratignures, Majesté ? " lui demanda-t-elle en penchant légèrement la tête sans quitter ses blessures des yeux.

Intérieurement, Briséïs ne put s'empêcher de s'étonner de ces propos. Elle n'était pas assez naïve pour croire qu'il se souciait réellement des envies des filles qui hantaient les bordels aussi huppés soient-ils. Cela semblait alors relever plus d'une honte, d'une haine de lui-même et de ce que cette guerre avait fait de ce visage auparavant si dur et fier, à l'image du Nord. L'espace d'un instant, Briséïs se surpris à lever doucement la main en direction du visage de l'homme qui lui faisait face. Un guerrier ne devrait jamais avoir honte de ses blessures, elles étaient là pour témoigner de son courage. Sa main se retrouva en suspens devant le visage de son interlocuteur, ses doigts prêts à effleurer le L qui lui lacérait la peau, mais au dernier moment, l'identité de ce dernier lui revint en tête et elle stoppa son geste, son bras retrouvant sa place dans son dos.

" Vous êtes Torrhen Braenaryon, empereur des royaumes fédérés, je peux vous assurer que toutes se battront pour avoir l'honneur d'être choisie par vous, " lui assura-t-elle sans sourciller.

La pute de l'empereur pouvait être un titre envié. Aussi étrange soit-il, certains hommes aimaient à se dire qu'ils pouvaient baiser les mêmes femmes que les plus grands de ce monde.

" Quant à votre mariage, je n'ai point d'argument à vous opposer. La façon dont un homme le gère ne regarde que lui. Cependant, je vous le redis, la discrétion est une aptitude dont je peux me targuer," dit-elle avec un léger sourire aimable.

En l'entendant évoquer la vengeance, Briséïs acquiesça d'un signe de tête. Après ce qui c'était passé qui ne la réclamerait pas ? Qu'elle soit légitime ou non était une autre question dont elle n'avait aucune envie de se mêler.

" Et je ne doute point que vous l'obtiendrez tôt ou tard, Majesté. Et si c'est tard, je ne vois pas pourquoi vous devriez vous priver de tout autre plaisir, " insista-t-elle de nouveau. " Le plaisir apporte la félicité, la félicité apporte la paix intérieure, et la paix intérieure éclaircie l'esprit, contrairement à la colère qui, il me semble, n'a jamais été la meilleure alliée des guerriers, " termina-t-elle en arquant un sourcil.

L'empereur lui désigna ensuite un bureau sur lequel s'étalaient quelques mets et rafraîchissements, mais Briséïs n'y jeta qu'un bref coup d’œil. Elle n'était pas venue pour se sustenter.

" Je vous ai déjà fait part de la raison de ma présence : vous exprimer ma gratitude, mais il est vrai que quelques bons mots au seigneur Tully ne ferrait pas de mal. Il ne me semble pas que mes affaires aient pu troubler la quiétude de votre château..., " répondit-elle en haussant nonchalamment les épaules, non sans lui offrir un léger sourire entendu.

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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Jeu 2 Nov - 19:33

La jeune femme semble peser soigneusement ses mots ; elle a dû comprendre que je ne lui passerais sans doute pas grand-chose que ce soit en terme d’étiquette que de choses plus personnelles, je n’aurais pas dit plus intimes mais en tout cas quelque chose de plus informel comme registre. Elle semble assez diplomate, malgré sa très basse extrassion. Enfin, de ce que j’en sais. Peut-être est-elle la fille cachée de quelque noble en maraude, qui a mis à la tête d’un petit commerce florissant sa fille bâtarde née de quelque relation interdite. Allez savoir ! Quoiqu’il en soit sans avoir à marcher sur des charbons ardents, elle semble largement à même de savoir éviter les embûches d’une telle rencontre, où nos rangs sociaux seraient difficilement plus opposés. Elle hausse les épaules toutefois, et j’ai un mince sourire. Réaction humaine et involontaire qui était un peu trop spontanée pour une cour. Heureusement, il n’y avait pas d’autres dames pour venir la juger. Mais sa manière de vanter sa discrétion laissait toutefois entendre qu’elle était clairement quelqu’un de très professionnel.


| Je vous crois je vous assure. Mais comme vous le voyez il n’en est rien. D’ici quelques semaines je serais redevenu le même et je continuais de battre la campagne en quête de la fin de ce conflit. Bien sûr, j’y aurais laissé un peu de ma « fourrure ». |


Vague plaisanterie, jeu de mot sur les « plumes » que l’on disait parfois perdre à la guerre. En vérité, je lui faisais assez facilement confiance à elle, sans avoir besoin de l’énoncer tout haut. Je « sentais » que je pouvais compter sur elle à ce sujet. Quoiqu’il en soit, je me retrouvais tout de même avec une longue expérience de l’intimité tarifée et je savais très bien que les putes ne faisaient pas toujours leur rapport à leur marâtre ; Mathie en avait été le plus éclatant exemple, elle qui faisait ses rapports à Harren le Noir en personne… Je n’avais jamais rien eu contre celles qui faisaient du plaisir leur travail, mais je savais que c’était un expédient plus dangereux que l’abstinence. Et je ne pouvais pas me permettre le moindre faux pas ; que valait un orgasme éphémère contre les rumeurs d’infidélité, les affections potentielles et la divulgation de secrets militaires et politiques ? Je n’étais pas de ces hommes qui pouvait juste jouir et partir ; j’avais toujours besoin d’un minimum de lien, de mettre un peu de concret dans une relation même vouée à vite disparaître. J’étais ainsi, et je connaissais mes faiblesses. Je m’amuse de la réaction de la maquerelle.


| Quelques égratignures ? Chercheriez-vous à brosser le loup dans le sens du poil ? C’est chose inutile. Je sais à quoi je ressemble désormais. |


Ah, et je n’avais jamais violé personne. Quitte à avoir une partenaire, autant qu’elle y prenne du plaisir ; je n’étais pas l’amant idéal loin de là mais la même longue expérience des prostituées m’avait appris qu’une femme qui n’avait pas envie d’être là ne donnait qu’un plaisir si fugace qu’on pouvait presque douter de l’avoir ressenti ; simple relâchement physique stupide et encore plus déraisonnable que tout le reste. Je décide de clore le débat, pour le moment en tout cas.


| Oh oui, elles seront toutes appâtées par l’or et par les soieries. Mais je ne veux pas d’une femme pour me réchauffer qui recherche de l’or quand elle scrute mon visage ; cela froisse mon égo j’en ai bien peur. |


Je ne rebondissais pas sur le mariage ; j’avais déjà dit non et je ne voulais pas m’appesantir sur le sujet, car le trait d’esprit qu’elle aurait eu plus de chances avec sa démarche en s’adressant à mon épouse, et bien, n’aurait sans doute pas l’effet escompté. Rhaenys avait réussi jusque là à faire taire, relativement bien, certaines rumeurs. On la disait libertine, mais il restait encore aujourd’hui un fossé entre ce qu’on disait d’elle et ce qu’elle faisait réellement.


| Vous avez sans doute raison en cela. Mais vues les circonstances présentes, en plus d’être faible devant la chair je me révélerais bien stupide que d’ouvrir mon lit à des ouestriennes. Les derniers de votre pays à être venus jusqu’ici ont versé beaucoup de sang, et nos pays ne sont pas amis. |


Je souris lorsqu’elle évoqua la passerelle que je pouvais incarner vis-à-vis des seigneurs des lieux. J’aurais bien mauvaise grâce de le lui refuser, de toute manière avec l’arrivée de la cohorte royale les espions seraient partout.


| Je pourrais lui en parler, lorsqu’il reviendra de sa campagne sur la côte. Et je peux aussi vous faire ouvrir quelques portes auprès de l’intendance. Pour être honnête, les combats ont chassé les putains et j’ai vingt mille vétérans qu’il faut combler avant qu’ils n’aient tendance à se soulager sur la population locale. De combien de filles et de passes à la journée pouvez-vous vous targuer ?|




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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Ven 3 Nov - 16:16




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Briséïs avait appris les rudiments de la bienséance sur le tas, en observant les gens de haute naissance se comporter entre eux et en retenant quelques formules toutes faites qu'elle avait pu entendre par-ci par-là. Pour autant, la jeune femme n'avait jamais cherché à cacher sa condition, elle était de baisse naissance et cela ne lui avait jamais fait honte. Elle préférait d'ailleurs la spontanéité des gens du commun aux flagorneries hypocrites des seigneurs et plus encore de leur lady. De toute manière, chaque homme qui franchissait le seuil des Cent Délices qu'ils soient simples soldats ou même empereur, n'en finissait pas moins nu avec plus pour seul souci que de satisfaire leurs besoins les plus primaires.

Le jeu de mots de l'empereur lui tira un sourire amusé. Voilà qui mettait à mal la rumeur selon laquelle les nordiens étaient toujours si sérieux que le goût de la plaisanterie leur était inconnu.

" Elle repoussera," rétorqua-t-elle malicieusement.

Clairement, l’empereur, n'était pas homme à se laisser abattre par une défaite, même après avoir senti la mort le frôler de si près. Malgré le sang qui lui dévorait l’œil, personne n'aurait pu manquer la froide détermination, le désire de vengeance qui s'y reflétait. Ce conflit ne semblait plus avoir que deux issus possibles : sa mort ou celle de Hoare, aucun des deux ne pourraient vivre tant que l'autre survivrait.

"Ces marques vous gênent-elles, Majesté ?" s'enquit-elle lorsqu'il lui assura qu'il avait pleinement conscience de son apparence physique. Si Briséïs ne se serait jamais risqué à manquer de respect à un homme tel que celui qui lui faisait face, la jeune femme n'en restait pas moins spontanée. Spontanéité qui pouvait effectivement passer pour de l'impertinence selon la susceptibilité de son interlocuteur. "J'espère que non, car si j'étais vous, je les porterais fièrement, vous êtes un survivant. Il se murmure même dans le petit peuple que vous seriez immortel, " dit-elle non sans dissimuler un sourire amusé.

De folles rumeurs couraient parmi les petites gens, et celle-là en faisait clairement partie. Nul homme ne pouvait être immortel, les dieux ne l'auraient jamais permis au risque de se voir voler leur privilège.

Si ce n'avait pas été l'empereur en face d'elle, Briséïs aurait sans doute levé les yeux au ciel et probablement pouffer de rire. Qu'elles soient putes ou qu'elles soient épouses, les relations charnelles avaient bien souvent pour les femmes un tout autre but que celui que semblait espérer son interlocuteur. Si l'or pouvait être l'apanage des prostituées, le nom ou le fils étaient celui des épouses.

"C'est donc juste à cela que vous associez votre nom ? A de l'or et des soieries ? Malgré ces vilaines balafres, vous rester le courageux guerrier vainqueur de nombreuses batailles, croyiez-vous que les femmes y soient insensibles ? " lui opposa-t-elle en veillant à ce que le ton de sa voix ne sonne pas condescendant ni même irrespectueux.

Si petite, Briséïs avait pu rêver au prince charmant et à l'amour éternel, une année aux commandes d'un bordel lui avait fait perdre toutes ses illusions sur la nature des relations homme-femme. Le sexe pouvait être une marchandise, un moyen de pression voir une façon d’asseoir sa domination, mais il était rarement un simple geste d'amour. L'amour était pur et innocent et ces deux adjectifs ne s'appliquaient pas à ce qui se jouait derrière des portes closes.

Briséïs se contenta de hocher la tête en aspirant légèrement sa lèvre inférieure à la remarque de l'empereur concernant leurs deux pays. Oui, les relations entre l'empire et l'Ouest étaient tendues, il aurait été sot de le nier, mais la jeune femme ne comptait pas se laisser entraîner dans ce genre de discussion. Une tenancière de bordel n'avait pas à se mêler de ce genre de chose, surtout si elle tenait à ménager toutes les parties au profit de la prospérité de ses affaires.

" Le sang du nord coule dans les veines de notre future reine, " se contenta-t-elle de lui faire remarquer. " Une véritable beauté du nord par ailleurs, si je puis me permettre, " ajouta-t-elle sincèrement.

" Je vous en remercie, Majesté, " dit-elle en inclinant légèrement la tête. " En l'absence de Lord Tully, je ne suis pas certaine que son épouse apprécierait de recevoir quelqu'un comme moi, " expliqua-t-elle avec un sourire entendu. " Quand à mes affaires, je n'ai emmené avec moi que dix employées et j'ai bien peur que la solde de vos soldats ne leur permette pas de se payer le genre de service qu'offrent les Cent Délices. Mon établissement n'est pas un vulgaire bordel, le prix comprend la qualité, la compétence et la discrétion, " déclara-t-elle en s'avançant nonchalamment vers l'une des fenêtres pour y jeter un bref coup d’œil.

"J'aime à dire que nous ne vendons pas que du sexe, mais également du rêve..., " ajouta-t-elle en se retournant vers l'empereur un large sourire étirant ses lèvres. " Je n'ai nullement l'intention de faire fortune ici, voyez plutôt ma présence comme un avant-goût offert aux chevaliers et aux seigneurs de ce que mon établissement a à offrir, " termina-t-elle ses mains retrouvant leur place dans son dos.


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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Sam 4 Nov - 20:05

Parler picaillons me permettrait de me changer un peu les idées. Je ne pouvais pas prétendre que je me sentais frais comme un gardon, mais m’occuper l’esprit m’évitait de trop penser à la guerre, aux blessures et à la mort. J’aimais gérer les choses. Prendre des décisions. Favoriser le commerce, et mettre un peu de vie au milieu de tous ces bains de sang. Les putains ne me posaient pas problème ; j’avais depuis longtemps ordonné à mes officiers de punir sévèrement toutes disputes et tout contentieux et en cas de problème, les bordels de campagne étaient dissous provisoirement. Les problèmes n’étaient pas rares, mais rien qu’amendes ou punitions corporelles ne savaient régler. Reed avait déjà dû par le passé faire lapider quelques violeurs, qui n’avaient pas compris qu’ils devaient payer et éviter de brutaliser les femmes qui louaient leurs plaisirs, mais rien de plus. Pour le moment en tout cas. Je préférais de toute manière que mes hommes dépensent pour partie leur solde dans des femmes, ça en faisait moins pour l’alcool ou certains marchés noirs qui occasionnaient par la suite de plus grands problèmes disciplinaires encore. La jeune femme plaisante en tout cas, et semble se détendre. Je n’ai pas non plus de problèmes à échanger des plaisanteries avec une femme du peuple ; je passe ma vie depuis bien longtemps au milieu de la troupe, où le franc parler y a libre cours. Je suis toutefois un peu surpris par les questions plus personnelles que me pose la donzelle.


| Je n’en tire nulle gloire et nulle fierté. Elles sont simplement le reflet de ce que je suis. Ni plus, ni moins. La laideur me fait moins peur que la couardise ou le déshonneur. Quant à la gêne, je dois simplement réapprendre à « sentir » mon visage, mais c’est tout. Ces blessures, aussi viles soient-elles, ne sont pas de nature à m’estropier. Une blessure au genou, reçue jadis, m’handicape bien plus que mon visage ne m’embêtera jamais. |


Je me sers une coupe de vin épicé, lui fait signe de se servir si elle le désire. Sa taquinerie sur les rumeurs me fait aussitôt penser à mes frères.


| Les Stark inondent pourtant de leur sang les quatre coins de mon pays depuis que j’ai appris à marcher. |


La belle a beau tenter de me rassurer comme on le ferait d’un garçon qui comprend en grandissant qu’il n’attirera jamais la gueuse, ses arguments m’indiffèrent ; le sexe ne compte pas assez pour moi, plus maintenant en tout cas, pour que je me sente obligé d’accepter son offre et de prendre quelques ribaudes dans mon lit pour m’essouffler un bon coup et me donner un regain de chaleur. Je sirote le contenu de ma coupe.


| Je ne me bats pas pour plaire aux femmes, ma Dame. |


Jadis, oui. Sans rougir, je me battais juste pour défriser les filles des hauts seigneurs que je rencontrais au nom de mon père ; je me rappelais encore des filles Mormont et de celles plus tard des Flint. J’avais couru la fille facile, l’héritière en mal d’amour et d’aventures tout autant que la gueuse. Combien de soirées même, avais-je passé avec des catins depuis que ma première femme était morte ? Beaucoup. Beaucoup trop. Je m’étais laissé disperser, déconcentrer, alors qu’il était évident que ces plaisirs éphémères ne remplissaient pas une vie, ni ne comblaient bien longtemps les vagues à l’âme. Qu’importe. La maquerelle me parle de ma fille, et me complimente sur elle.


| Grâce en soit rendue aux Anciens Dieux, elle tient de sa mère. De visage comme de caractère, ma fille est de feu alors que nous autres Stark sommes d’ordinaire plutôt de glace. |


Et voilà que nous parlions commerce pour de bon. Je fronce les sourcils, ce qui m’échaude la plaie dont la peau me brûle. Bien sûr, je comprends ses réserves vis-à-vis de la Reine du Conflans, mais d’un autre côté si je représente ici l’autorité impériale, je n’ai pas vocation à empiéter sur les prérogatives des châtelains locaux, surtout pour un sujet aussi trivial qu’un surcroît de fesses à louer aux plus offrants. Dix ribaudes, de luxe donc ? Je réfléchissais un moment. Là, ça devenait dangereux. Tirer des confidences des soldats était une chose, en tirer de seigneurs en était une autre. Et je savais que parmi mes officiers supérieurs, il y en avait plusieurs qui avaient le vice facile.


| Soit. Vous pourrez établir votre tente à l’écart du camp, je le ferais garder par des troupiers de confiance. En somme, vous voudriez faire une sorte de publicité des services que vous vendez. En quoi cela avancerait-il vos affaires ? Nos hommes ne seront jamais libres d’aller dans l’Ouest dans les circonstances présentes ; vous souhaitez ouvrir d’autres bordels, au sein de l’Empire ? |




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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Ven 10 Nov - 19:07




A woman's warmth is better than milk of the poppy
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Par réflexe, Briséïs laissa son regard glisser jusqu'au dit genou et se mordilla légèrement l'intérieur de la joue, pensive. Visiblement, l'empereur n'avait que moyennement apprécier qu'elle puisse penser qu'il se souciait de son apparence physique. Elle devait se montrer plus prudente et moins spontanée que ce qu'elle pouvait se permettre avec le roi de l'Ouest. Pourquoi les gens du nord devaient-ils toujours se montrer si sérieux et si austères ? N'ayant rien à ajouter à la réponse de l'empereur, l'ouestrienne se contenta d’acquiescer d'un signe de tête, tout en déclinant son invitation à se servir une coupe de vin d'un simple geste poli de la main.

Alors que la jeune femme se laissait ensuite aller à une taquinerie sur les rumeurs qui couraient sur son compte, la réponse de l'empereur, lui fit brusquement perdre son sourire.

"Je vous présente mes excuses si j'ai pu vous offenser, Majesté," s'excusa-t-elle platement en baissant légèrement la tête en signe de respect.

Si Briséïs avait appris à lire et à écrire, la jeune femme n'en avait pas pour autant étudié la généalogie de toutes les nobles maisons. Elle connaissait la plupart des familles de l'Ouest, mais pour ce qui était du Nord, elle n'en avait qu'une vague connaissance. Intérieurement, la jeune femme prit bonne note de ses lacunes en la matière et se promit de tenter d'y remédier. Il ne devrait pas être bien compliqué de trouver un livre à ce sujet, peut être pourrait elle demander au roi Loren de lui en recommander un.

Une nouvelle fois, l'empereur l'envoya sur les roses en lui rétorquant qu'il ne se battait pas pour plaire aux femmes. Si son premier réflexe aurait été de lui répondre que l'un n'empêchait pas l'autre, cette fois, la jeune femme préféra tenir sa langue et adopter un ton plus grave à l'image du sien.

"N'allez pas croire que je prends cela à la légère, majesté. Je n'ai peut-être jamais vu de bataille, mais les récits qui m'ont été rapportés par des soldats ne m'ont jamais donné envie de sourire, " déclara-t-elle avant, réflexion faîte, de se servir à son tour une coupe de vin. Le loup était décidément un animal coriace et buté. "Et je ne doute pas que les mots ne soient qu'une bien maigre représentation de l'horreur d'une bataille," ajouta-t-elle avant de porter le liquide rougeâtre à ses lèvres et d'en avaler une longue gorgée.

"Elle ferra une très bonne souveraine de l'Ouest," se contenta-t-elle de répondre afin de ne pas s'aventurer sur une pente glissante telle que la politique.

Visiblement, les jeux étaient faits et le verdict était sans appel : aucune fille des Cent Délices n'iraient réchauffer la couche du nordien. Il ne servait donc strictement à rien de complimenter la fille pour adoucir le père, d'autant plus qu’eut égard à la situation tendue entre l'Ouest et l'empire, Briséïs n'avait aucune idée du lien qui unissait encore l'homme à sa progéniture. On disait la princesse Jeyne fidèle et loyale à son époux ce qui ne devait, dans les circonstances actuelles, pas vraiment plaire à son vieux père.

"Je vous en remercie, Majesté. Une fois encore, vous avez toute ma gratitude, mais il semblerait que je doive trouver une autre façon de vous la témoigner à l'avenir, " le remercia-t-elle avec un sourire facétieux en allusion à son précédent refus de passer un peu de bon temps avec une de ses employées.

Alors que l'empereur semblait vouloir sonder ses perspectives d'avenir, Briséïs reprit une expression plus sérieuse.

"J'ose espérer que la guerre ne durera pas éternellement," déclara-t-elle tournant de nouveau la tête vers la fenêtre afin de jeter un bref coup d’œil sur la cour intérieure du château. "Pendant que les guerriers écrivent l'histoire d'aujourd'hui, les gens comme moi en profitent pour préparer demain, " continua-t-elle en laissant son regard s'attarder sur de jeunes hommes en train de s'entraîner, " " Ainsi va la vie, " termina-t-elle en haussant nonchalamment les épaules avant de se retourner vers l'empereur, un sourire mi-retenu, mi-arrogant encré sur les lèvres.

"Je n'ai pas pour ambition d'ouvrir d'autres bordels, du moins pas dans les conditions actuelles et encore moins avant que les relations entre l'Ouest et les autres royaumes ne soient clairement établies. Puissent les sept nous en prémunir, mais si la guerre venait à être déclarée, je n'ai aucune envie de voir mes filles crucifiées pour le simple fait qu'elles travaillent pour un établissement de l'Ouest, " répondit-elle sans sourcilier en référence à ce qui s'était passé suite à la Bataille de Wayfarer "Par ailleurs, si une paix durable venait à être signée et qu'une délégation impériale se rendait un jour dans l'Ouest, j'ose espérer qu'ils se souviendront du nom des Cent Délices, " ajouta-t-elle, cette fois sur un ton plus guilleret.

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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   Dim 12 Nov - 19:31

La jeune femme laisse glisser son regard vers ma jambe alors que j’incrimine mon genou, plus douloureux encore aujourd’hui que bien d’autres parties de mon corps. Certains gestes brusques de mon buste, en plein combat quand je parais ou me fendais, pouvaient aussi me faire ressentir quelques douleurs au côté, là où je fus touché par une flèche à La-Mort-Aux-Loups qui fit de gros dégâts. J’avais subi en presque vingt-cinq ans d’opérations militaires des blessures diverses et variées. Certains muscles avaient été touchés, des articulations, des os. Rien qui jamais ne m’empêche de chevaucher, de combattre à nouveau ou de coucher avec une femme –ce qui revenait parfois au même-, et en cela j’avais bien de la chance. Combien d’estropiés avais-je laissé sur les champs de bataille ? A combien d’adversaires avais-je infligé un sort pire que la mort ? Ca arrivait à l’occasion, bien sûr. On ne pouvait pas toujours prendre le temps d’achever les blessés, et après la bataille on n’en avait pas toujours la force, encore. La jeune femme refuse le verre de vin, et s’excuse si elle a pu m’offenser. Je lui offre un mince sourire.


| Oh, ne vous excusez point. Je ne vous réprimandais point, j’ai simplement la chance de pouvoir contempler et aimer de belles choses, dans cette existence mouvementée, et elles compensent agréablement les horreurs traversées. C’est tout. Vous êtes sûre, pour le vin ? Je n’aime pas boire seul, et il est fin. |


Je ne la forçais pas, mais malgré tout j’insistais. Ca rendrait les choses tout aussi peu protocolaires qu’au début de notre entrevue, quand elle en était encore à placer dans mon lit ses poules de luxe. Je préférais ce genre de conversation, sur un ton relativement informel, à des sujets plus graves et plus sérieux qui ne manqueraient pas de me gâter l’humeur, sachant que j’essayais déjà de me dépétrer d’un certain nombre d’autres problèmes. Je ne voulais pas que cet échange se fasse selon ce genre de termes, et je hochais la tête aux paroles de la maquerelle, qui gratifiait ma fille et se dédouanait de toutes fausses idées à propos des bains de sang.


| Réflexion faite, vous avez sans doute. Les caresses d’une femme valent bien mieux que les récits de guerre. |


Je ne m’appesantis pas sur le registre de ma fille. Mes relations avec chacun de mes enfants ne regardaient que moi. Encore plus quand elles avaient finalement des conséquences politiques et avec ma fille, désormais en position de devenir un jour Reine d’un royaume neutre, toute information sur le sujet pouvait bien faire l’affaire de quelqu’un de mal intentionné. Je suspectais déjà souvent les putains qui suivaient les armées de ne pas avoir leur langue dans la poche, ce n’était guère pour en rajoutant en leur divulguant moi-même d’autres informations.


| Soit, c’est vrai que si le vieux loup mal lâché que je suis ne se sent guère d’accueillir de sitôt une jeune nymphe, ne fermons pas cette porte. Expliquez-moi toujours ce que vous avez à proposer ? Je connais quand même un ou deux officiers qui me sont proches et fidèles depuis bien des années qui ne cracheraient pas sur une plaisante compagnie. |


Je pensais évidemment à Conrad, mais si les choses devaient se débloquer pour lui, je ne devrais peut être pas m’en mêler. Bref. En savoir un peu plus ne saurait me faire de mal et cela pouvait aussi peut-être contribuer à me rassurer un peu sur ce que l’ouestrienne proposait comme type de filles, et donc ce qu’elle était susceptible en retour d’attirer comme clientèle. J’écoute attentivement ce que la commerçante de chair avait à dire sur les circonstances économiques et politiques qui pour le moment pouvaient brider et mettre à mal son commerce de chair. Elle finit par m’envoyer une petite pique puis de me suggérer une invitation. Je levais ma coupe, pour appuyer mon propos qui se voulait taquin.


| Oh, loin de moi l’idée de crucifier gratuitement des non-combattants, et ce serait du gâchis si vos filles sont aussi belles et compétentes que vous le soutenez. Non, je ne leur ferais rien, sauf si des confidences sur l’oreiller devaient s’ébruiter, auquel cas nous opterions pour le sort habituel des espions. Quelles limites ont-elles, d’ailleurs ? Je connais des officiers de cette armée qui sont un peu disons… Brutaux ? Pas au point de blesser des partenaires, mais qui ont des goûts malgré tout particuliers. Et d’autres qui aiment bien être avec des filles qui couchent avec d’autres filles. |


En disant cela, je pensais plutôt à Rhaenys. Trouver des femmes aussi ouvertes et aux goûts éclectiques n’était pas si commun, et la disparité de ses désirs était telle que nous devions prendre garde aux rumeurs, et aux partenaires.




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MessageSujet: Re: A woman's warmth is better than milk of the poppy // Torrhen Braenaryon   

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