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Entre souverains [PV Torrhen]
MessageSujet: Entre souverains [PV Torrhen]   Mar 31 Oct - 18:38


Le regard du Roi de l'Ouest balayait l'horizon. Et quel horizon. Vivesaigue était une magnifique cité. Quelle vue d'ici, encore plus lorsque l'on voyait les milliers d'hommes aux portes de la ville. Celle-ci était protégée. La guerre se sentait d'ici, quand bien même ceci n'était plus un champ de bataille. Le cliquetis des armures, le bruit des hommes s'entraînant et l'odeur de ceux combattant depuis trop longtemps. Le tout arracha une grimace au pacifiste qu'était le Roi.

Loren Lannister toisait l'horizon depuis son destrier, derrière lui la colonne de Ouestrien en arme. Réduite par rapport à celle qui avait quitté Castral-Roc, par envie de paix. Mais chacun derrière avait la main sur la garde. Les derniers Ouestriens venus ici en étaient mort. La tension était toujours présente lorsque le Roi donna l'ordre de marche. La colonne de chevaliers passa au milieu des soldats, sous les regards tantôt haineux, tantôt curieux.

Si certains suivant le Roi s'en inquiétaient, Loren lui passait outre ceci, ne pensant réellement qu'à ce qui allait arriver ici. Il venait chercher sa belle-fille et son beau-fils, ainsi que tous les Ouestriens survivants. Mais il venait aussi discuter avec l'Empereur. C'est cette étape qui devait être la première à faire, au grand regret du Roi de l'Ouest. Lui qui préférait ne pas s'intéresser de trop près à la politique, lui qui préférait tant parler avec ses enfants ou festoyer se retrouvait au cœur de la politique de Westeros.

Loren posa pied à terre, accompagné de plusieurs membres de la Garde Royale. Le reste des chevaliers vaquaient à leurs occupations, ainsi que chaque autre personne ayant suivi la délégation Ouestrienne. Le Roi ne s'en inquiéta pas plus que cela. Personne n'était assez fou pour déclarer la guerre à l'Ouest ici et maintenant, au risque de bouleverser l'équilibre des forces actuellement en place. Des incidents arriveront. C'était une obligation. Mais il ne restait plus qu'à espérer que rien d'irréparable ne se produise.

« Votre majesté. »
« Ser. Que voulez-vous ? »
« Sa majesté l'Empereur vous fais passer le mot de le rencontrer dans son bureau j... »
« J'irais. »


Le geste de la main du Roi de l'Ouest fit taire le chevalier avant qu'il ne termine de parler et Loren s'en retourna parler avec quelques hommes de confiance. Il n'avait pas grand chose à leur dire, simplement montrer qu'il n'était pas vassal de l'Empereur et qu'il décidait encore de ses actes. Il passa une petite dizaine de minutes à discuter puis revint vers le chevalier, lui indiquant d'un signe de la tête qu'il le suivait, accompagné de deux membres de la garde royale.

Aucun mot de plus ne fut échangé entre les hommes, le regard de Loren se baladait dans le couleur, cherchant du regard un Ouestrien, ou n'importe qui qu'il connaissait. Le chevalier impérial s'arrêta devant une porte gardée et fit signe au roi de laisser son arme. Loren s’exécuta. Il laissa son épée à l'un de ses hommes, ainsi que la dague qui l'accompagnait et poussa la porte. Il rentra calmement dans la pièce.

Une fois le bruit de la porte passé ce fut celui de l'armure d'acier du Roi qui la remplaça dans le bruit ambiant. Loren s'immobilisa au milieu de la pièce et planta son regard sur l'ancien roi du nord, avant de prendre la parole. Il était froid, sans pour autant manquer de respecter son interlocuteur.

« Votre Majesté. Navré de vous trouver ainsi. Les derniers jours n'ont pas dut être faciles n'est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Mer 1 Nov - 17:32

La droite de la ligne ennemie chancelle. Les tirs de nos forces envoyées en avant les amoindrissent suffisamment pour créer des failles. D’ici, on voit très bien flèches et carreaux d’arbalète voler en direction des lignes ennemies. Ils tirent à leur tour, répliquant par tirs de batterie qui se perdent en majorité dans la plaine, mais d’autres traits, plus précis ou plus chanceux, fauchent quelques-uns de mes tirailleurs. J’abaisse la visière de mon casque, alors que nous sommes tous prêts à charger. D’abord, nous laissons les blocs de trois divisions d’infanterie lourde du Nord. Les hommes prennent de la vitesse, mais restant épaule contre épaule les hommes sont soumis à un feu d’enfer, bien que désorganisé, de la part de l’ennemi. Lorsque nos hommes sont suffisamment avancés pour rentrer en contact avec l’ennemi, on entend enfin le tumulte de la mêlée qui occupe près de 10 000 nordiens contre au moins autant de riverains et de fer-nés. C’est le moment. Je me penche sur le côté, et fais un bref signe de tête à la batterie de cors et de trompes de guerre qui attendait mon ordre. Levant le poing, je pique des deux et la Garde s’ébranle, attirant à sa suite des centaines de cavaliers nordiens. Plus au nord, sur notre gauche, c’était l’armée de Peyredragon qui donnait tout ce qu’elle avait. Brennus prend de l’élan. La lourde amure que je porte n’est pas de trop pour lui, même avec son propre caparaçon. Nous galopons dans les interstices laissés par les fantassins lourds des Reed et des Bolton, arborant le tabard du lézard-lion ou de l’écorché. Les hommes crient et lèvent leurs armes à notre approche. Nous perforons le flanc riverain avec autant d’aisance que si nous rentrions dans du beurre. En quelques minutes, le bain de sang est si terrible que même les cheveux patinent dans la fange bourbeuse, neigeuse et baignant de sang qui sert de champ de bataille. Morsure fend les casques et les crânes ; rien ne résiste à l’acier valyrien. Il me plaît d’avoir désormais une lame de cette facture capable d’être maniée à cheval, ce qui n’était pas le cas de Glace… Piquant des deux, Brennus bondit au milieu d’un groupe de vougiers du Conflans, portant le tabard du Pont et de lourds hauberts de mailles. Brennus est aussi meurtrier que moi ; les craquements sous ses sabots résonnent dans tout mon corps alors que je plante la pointe de ma lame entre les côtes brisées d’un adolescent, qui me dévisage les yeux remplis de larme et un flot de sang dégueulant de sa bouche.


Je chasse ces pensées alors que l’on m’apprête. Dans la cour, j’ai vu les bannières, les oriflammes. L’Ouest vient d’arriver. Nulle haie d’honneur, nul conclave qui se presse autour du lion. Ce n’est pas tant une décision volontaire qu’un impondérable à gérer ; l’armée est en pleine réorganisation, la citadelle accueille foule pour ravitailler et nourrir l’armée, tandis que beaucoup de gens préparaient également les noces qui allaient se tenir ici. Bien sûr, un détachement de la garde alla à la rencontre du Roi de l’Ouest. De loin, depuis la tour où étaient sis mes appartements, je le reconnaissais. Même si ma vision était plus floue qu’autrefois, mon œil droit n’étant pas encore tout à fait remis et ses environs encore marquées, douloureuses. La tâche violacée englobait toujours mon œil, encore rougie et bandé pour éviter que la lumière ne l’abîme, alors que le mestre m’expliquait que la rétine était encore décollée et devait cicatriser. La Garde avait pour ordres de diriger les ouestriens vers une aile du château où ils pourraient loger, tout en guidant le Roi à moi.


Mes plaies et blessures avaient été nettoyées et re-bandées. Finalement, je tirais sur le tampon posé contre mon œil. Je ne devais pas le mettre trop à la lumière mais qu’importe. Tout libidineux et frivole qu’il soit devenu aux dires de sa femme, Loren Lannister avait fait la guerre, jadis. J’allais donc le traiter comme elle. Et c’était les manquements des ouestriens qui m’avaient envoyé ma fille parlementer sans raison, puisqu’elle n’eut rien à me dire de la part de l’Ouest, qui avaient failli la faire tuer. Et d’après ce qu’on m’en avait dit, le Lion de Castral Roc avait voulu venir jusqu’ici avec une armée, alors que les corps des hommes qui étaient venus de l’Ouest pour se faire tuer contre nous n’était pas encore totalement froid. Je me demandais à quoi jouait l’Ouest. Oh bien sûr, le fait qu’ils tergiversent était évident. Ils ne s’étaient pas engagés auprès du Noir, ils ne s’étaient pas engagés auprès de mois et Nyméria Lannister avait épousé Ronnel Arryn. L’Empire n’avait plus aucun lien avec l’Ouest, et je me doutais que ma fille ne cimenterait plus très longtemps nos relations, vu comment elle était mise en danger, dans l’Ouest et par l’Ouest. Je soupirais, resserrant le ceinturon autour de mon abdomen ; j’avais perdu quelques kilos pendant ma convalescence. Au moins étais-je présentable, si on exceptait mon visage. On voyait toujours les fils de la plaie qui me courait du front au coin droit des lèvres, et qui remontait ensuite vers ma pommette. De quoi je me plaignais ? Tout abîmé qu’il fut, j’avais encore un visage. Ce n’était pas le cas de tous les survivants de Buron. Dénouant mes épaules, cela fit crisser légèrement le cuir de ma tunique noire, frappée de l’emblème Braenaryon. Je remettais un peu d’ordre dans les mèches de mes cheveux, je n’avais pas honte de la tronche que j’arborais, inutile de le cacher contrairement à ce que semblaient considérer les aides que m’avait envoyé la Reine Alysanne.


Lorsque l’on fit finalement entrer le Roi de l’Ouest, je pivotais vers la porte d’entrée de la grande pièce qui me servait de bureau et de chambre, derrière le lourd rideau de cuir qu’il y avait dans l’alcôve du fond de la pièce, habilement camouflée. L’homme vient jusqu’à moi, il est fier, bien qu’un peu raide. Je pivote non sans difficulté depuis la fenêtre et avance à pas mesurés dans sa direction. J’incline la tête en guise de respect, bien que le geste reste formel.



| Dépassons les platitudes, Sire, si vous le voulez bien. Mon état ne vous inquiète pas outre mesure et n’éveille chez vous nulle compassion ; sinon vous n’auriez pas laissé passer cette armée qui aurait pu m’infliger un sort bien pire, comme celui de feu Lord Tully. Je suis malgré tout ravi de voir que ce voyage a pu bien se passer. Vous trouverez votre belle-fille dans la grande salle, sans nul doute. Je crois que la Reine Alysanne a prévu un banquet. Je voulais d’abord vous montrer le respect dû à votre rang en vous recevant personnellement, même si j’eusse été en peine de vous rejoindre dans la cour ; mes jambes sont encore engourdies de mon alitement forcé de ces dernières semaines. |


J’invite le Roi de l’Ouest à s’asseoir, de l’autre côté du bureau. Quelques pichets et mets ont été déposés sur le grand bureau, débarrassé de tout son fatras habituel de parchemins, de plumes, et d’objets divers.


| Servez-vous ce qu’il vous plaira ; vous devez avoir faim et soif après tout ce chemin. Mais vous avez raison. Les jours depuis la bataille n’ont pas été les plus faciles que j’ai eus à vivre. Je n’ai plus vingt ans, désormais. Et Buron fut l’épreuve de ma vie. Jusqu’à la prochaine, je suppose. La guerre continue. |


Je me sers moi-même un bout de fromage, si dur que je dois forcer sur le couteau. Et un godet de brune ; j’aurais été bien en peine de soulever ma corne habituelle. Ainsi, le Roi de l’Ouest sait déjà qu’il peut partager mes mets sans être craintif d’un empoisonnement.


| Si nous abordions le fond, Sire ? Ma fille m’a été envoyée pour « parlementer » mais n’a été dépositaire d’aucune proposition d’aucune sorte. |



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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Jeu 2 Nov - 19:05

L'Empereur répondit à la formule de politesse du Roi de l'Ouest par un doute certain sur l'intérêt du Roi de l'Ouest quant à sa santé. Loren ne répond pas. Torrhen met en avant le passage d'une armée ennemie à l'Empire par les terres de l'Ouest, comme si cela montrer le désintérêt du seigneur du Roc pour l'état de santé de l'Empereur. Il poursuivit. Jeyne était dans la grande salle et la reine du conflans avait organisé un banquet pour l'arrivée du seigneur de Castral-Roc. Les banquets sont, d'habitude, les choses auxquelles Loren excelle le plus. Pourtant il n'y a aucune hâte d'y être pour le roi, pas ici, pas en ce moment, pas avec tout ce qui se passe aujourd'hui. L'Empereur l'invita à s’asseoir. Le seigneur du Roc passe en revue ce qu'il sait, ce qu'il pense, ce qu'il veut. La discussion n'allait sans doute pas être agréable. Le Roc tire la chaise et s'y assoit après l'Empereur, puis répond rapidement au doute de l'Empereur.

« Détrompez-vous votre majesté. Votre état de santé m'affecte bien plus que vous ne pourriez l'imaginer. »

Le seigneur de Castral-Roc se garde bien d'en dire plus, se contentant de s'enfoncer dans sa chaise avant de passer le bureau en revu. De quoi boire, manger, de quoi recevoir en somme. Le regard du Roi détaille les aliments, si l'idée du poison lui vient un instant à l'esprit il remet rapidement en doute l'hypothèse, l'Empereur n'avait pas d'intérêt à le voir mourir ici. Quand bien même l'Ouest et l'Empire n'étaient pas les meilleurs amis, le seigneur du Roc n'était pas hâtif de partir en guerre et bien moins dangereux que sa femme en terme d'ambition, si elle prenait totalement le contrôle, avec un doute sur la participation de l'Empire à cela, la neutralité de l'Ouest serait mise à rude épreuve.

L'Empereur invite Loren à se servir, avant de confirmer son état. Buron fut quelque chose de difficile à vivre. Une bataille dantesque, des commandants hurlant les ordres, les armes s'entrechoquant. Le rêve des jeunes chevaliers stupides, le cauchemar de Loren. Il avait déjà vécu la guerre et ne souhaitait en aucun cas y être de nouveau confronté. L'Empereur était plus fataliste, il était en guerre et savait bien que ce genre d'épreuves sont le prix à payer pour les conflits.

« Du Sang et des larmes à chaque bataille. Voilà bien l'une des meilleures raisons de vouloir éviter la guerre non ? »

De manière générale autant que plus intime. Loren imite l'Empereur lorsque celui-ci vient se servir. Le premier geste du seigneur du Roc vient se porter sur un morceau de pain, puis sur une coupe de vin. Le Lannister porte à sa bouche la coupe tout en fixant l'Empereur, il n'avait pas bonne mine. Le roi retint une grimace, les blessures devaient tout de même le faire souffrir et Loren n'avait pas menti. Il n'avait aucune envie de voir l'Empereur mourir, encore moins maintenant. Torrhen était un combattant et un commandant aguerri, nul doute que la bataille de Buron avait dut être d'une intensité sans pareil pour l'avoir mit dans un tel état. Combien de batailles pourrait-il encore tenir ainsi ? La question traversa un instant l'esprit du lion avant que son interlocuteur ne vienne engager directement la conversation, portant le sujet sur l'envoi de la princesse à Vivesaigue sans proposition.

Loren reposa sa coupe et fixa un instant le bureau, se mordillant la lèvre en cherchant la bonne tournure de phrase à employer. Il regrettait d'avoir laissé une Lannister quitter Castral-Roc avait escorte si mince, sans-doute aurait-il dut envoyer quelqu'un d'autre, ce n'était ni la plus sage, ni la plus réfléchie des actions qui avait provoqué toute cette affaire. Loren releva le regard et le planta dans celui de l'ancien Roi du Nord.

« Le principal objectif du voyage de la princesse était d'aplanir la situation, de faire le point et d'ouvrir le dialogue directement. Vous comme moi savons très bien que les tensions montent de jour en jour, à tel point que certains par ici et par là se demandent s'ils ne sont pas ennemis avec leur voisin. »

Loren porta sa coupe à ses lèvres, but une gorgée avant de la reposer calmement, indiquant d'un signe de tête négatif qu'il ne voulait pas en arriver là.

« Par tous les dieux, nous n'en sommes pas là et j'espère que ni vous ni moi ne voulons en arriver là. Mais visiblement sa présence n'a pas suffit à apaiser au moins un peu ces tensions, à rassurer l'un et l'autre. »

De nouveau il fit une pause, prenant un mince morceau de pain pour couper son discours, avant de reprendre l'instant d'après, sérieux au possible.

« C'est pour cela également que je suis là. Vous êtes en guerre et celle-ci menace mes terres de part et d'autres, aussi bien en interne qu'en externe. Les combats peuvent toujours se rapprocher et certains chez moi se sentent bien plus concernés qu'ils ne le devraient. Pourtant nous nous efforçons autant que possible de rester en dehors de cette guerre. Nous ne voulons pas intervenir. »

Loren fit une pause, reprenant une gorgée de vin.

« Quand bien même certains nous le demandent directement. Dans le but de marcher vers cette paix, nous avons agis en interne il y a quelques temps. Nous limitons autant que possible notre influence sur les conflits ne nous concernant pas. Outre ce fait, nous souhaitons nous assurer que les tensions montantes n'aboutissent pas sur pire que cela, c'est principalement cette raison qui nous a poussé à envoyer une délégation la première fois, la princesse Jeyne a été choisi pour la mener étant donné sa proximité avec vous, mais visiblement les choses se sont avérés plus compliquées que prévues. »

Le Roi se tut ici, prenant un morceau de pain qu'il commença à mâcher en fixant l'empereur, attendant sa réaction, la discussion ne faisait sans doute que commencer et l'Empereur avait sans doute encore beaucoup d'arguments contre le royaume des Lannisters.
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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Jeu 2 Nov - 22:03

Je ne laisse pas l’ambiance se détendre sitôt le Roi de l’Ouest arrivait. Je respectais le guerrier et je respectais le souverain, plus que l’homme. Rhaenys m’avait conté son escapade. Si elle-même avait fait preuve d’une candeur incroyable, à l’époque elle avait l’excuse du deuil pénible de ses proches et du poids énorme de la couronne tout juste tombée sur sa tête. Mais Loren Lannister, que pouvait-il expliquer à propos de cette nuit-là, à Goeville ? Qu’importe. La politique n’était pas toujours une affaire d’affection ou d’atomes crochus. Je respecte sa charge et son nom, tant qu’il en sera de même de son côté nous pourrons discuter. Même si j’avais du mal à accepter et à tolérer les politiques menées sous couvert de faux-semblants et de mensonges, ce que l’Ouest semblait porter particulièrement dans son cœur. Etrangement, je crus le Roi du Roc lorsqu’il dit que ma santé lui importait. Je ne savais trop pourquoi ; était-ce parce qu’il semblait simplement sérieux, ou craignait-il qu’une fois mort ma femme et mes fils ne se jettent sur son royaume pour le dépecer, pleins de hargne et de désir de revanche ? Sans doute un peu des deux. Je hoche la tête doucement, même si cela me tire sur le côté droit de mon visage.


| Soit, je vous remercie donc pour votre compassion. |


Mais je sentais dans son économie de mots qu’une embuscade évitée ne signifiait pas la fin des embûches, loin de là. Je fais couler un bout de fromage dur et salé avec une gorgée de bière, ne me souciant que peu des convenances. J’étais le Loup de Winterfell, pas un mignon du Bief. Je revenais d’une campagne qui avait fauché entre quatre et six dizaines de milliers de vis ; tués, blessés, estropiés, disparus… Tant de vies perdues à Buron, et ce n’était qu’un prélude aux véritables batailles. On disait le Bief en train d’engloutir deux royaumes d’une seule bouchée, satisfaisant son gargantuesque appétit. L’homme me parle d’aplanir la situation. Je comprenais que des chamboulements aussi rapides de l’autre côté de la frontière inquiétaient les lions. Mais pour ce qui me concernait, la situation était sous contrôle. Je dévisage froidement le Roi de l’Ouest.


| « Les choses ne se sont pas passées comme prévu ». C’est un sacré euphémisme que vous faites-là Sire, sachant qu’elle n’avait qu’une poignée d’hommes pour la protéger dans un pays alors traversé par une campagne de mouvement menée de part et d’autre tambour battant. Vous l’avez renvoyée à moi sans protection suffisante et sans renseignements. Je ne savais même pas qu’elle venait, Sire. Les Grâces nous ont au moins accordé d’avoir une jeune femme dans les airs à dos de dragon, qui sauva l’affaire, mon sang et le vôtre. |


J’opinais du chef avec lenteur en arrachant une miche de pain, le temps que j’en arrache une bouchée pour picorer encore un peu de ce même fromage sec comme un hiver de l’est. Je reprends une gorgée de cette brune amère du sud, avant de river mon regard droit dans celui du Lion.


| Vos efforts pour « limiter » la contagion de la guerre ont eu un résultat très net, de ce côté-ci de la Dent d’Or. Le sang de mes hommes a coulé et cela, je ne le permets pas. Que les choses soient bien claires, Sire. Je pense que vous me comprendrez, et je vous suspecte de nourrir le même amour féroce et inconditionnel pour vos propres enfants. Je vous ai envoyé ma fille pour devenir Princesse de l’Ouest que parce que j’avais l’assurance que vous la garderiez en sécurité et que vous vous tiendrez à l’écart de tout conflit entre Harren Hoare et moi-même. Vous n’avez respecté ni l’une ni l’autre de ces paroles. Je suis peut-être vieux jeu, mais je tiens aux serments. Le Nord ne tient encore debout que par le poids que l’on adresse à la parole donnée. J’apprécie le fait que vous soyez venu en personne la récupérer et l’escorter ; mais je ne souffrirais plus de la savoir en danger. Je mise déjà ma vie, celle de mon épouse et de mes fils, sur cette guerre qui avait commencé bien avant l’union entre nos maisons. Je ne pourrais tolérer que ma fille coure les mêmes risques. Au-delà de ça, je ne pourrais pas plus tolérer de menace sur mon flanc. Vous faites sans doute des efforts en interne ; je vous crois. Mais ils ne sont pas suffisants. La Reine Sharra Arryn a su cantonner la « Croisade » contre moi de son côté des montagnes. Pas vous. Et des milliers d’hommes en ont payé le prix. Ici, beaucoup ont nourri un profond ressentiment de cette agression que vous n’avez peut-être pas provoquée mais pas empêchée non plus. Nous sommes tous deux souverains de plein droit ; notre parole fait loi. Vous n’aviez qu’à dire « non » lorsqu’ils ont voulu passer la Dent d’Or. Que les choses soient bien claires sur ce sujet aussi ; l’Empire ne vous a pas menacé ni agressé. En revanche, des milliers de ouestriens se sont rendus coupables de viol, de pillage et de meurtre. Je serais un bien piètre protecteur des peuples qui ont placé en moi leur confiance, si je ne vous mettais pas en garde contre le moindre mouvement futur contre nous. Si cela devait arriver à nouveau, je devrais vous faire la guerre. |


Je me remplis à nouveau mon godet, et en remplis un vers le Roi de l’Ouest que je pousse du bout des doigts dans sa direction.


| Comment voulez-vous aplanir concrètement les relations entre nos deux domaines, Sire ? |



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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Sam 4 Nov - 13:18


La discussion allait être tendue, quand bien même chacun des deux souverains respectait son interlocuteur, ils n'avaient ni alliance, ni relation privilégiée entre eux. Cordiale, mais pour autant chacun des deux hommes savaient que l'échec grave de cette discussion était la voix la plus simple vers la guerre. Loren ne souhaitait pas voir la situation s'aggraver, depuis le temps qu'il évitait la guerre, le temps n'était pas venu de la valider.

L'Empereur continue de reprocher au Lion le manque de protection de la Lannister venue ici. Loren détourne un instant le regard, sans plus à dire. L'Empereur dit vrai, il avait fais une erreur qu'il regrette amèrement ce jour. Mais il ne peut décemment s'en excuser ainsi, quand bien même il sait très bien que le meilleur choix n'était pas celui-ci à la vue des risques encourus par les Ouestriens envoyés avec la princesse sur la route.

Puis la discussion continua. L'Empereur continua de reprocher aux Lannisters le passage des croisés. Peut-être n'y avait-il simplement pas d'autres choix. En d'autres circonstances peut-être Loren aurait-il fait la même chose. Mais ici il ne pouvait qu'attendre la fin du discours de l'Empereur en tapotant sur la table, avec une pincée d'impatience. Le passage des croisés, la sécurité de sa fille, le départ de Ouestriens pour la croisade... Pour Torrhen les Lannister avaient rompus leur neutralité par ce fait.

Pourtant aucun étendard royal n'avait été emmené par les croisés qui avaient renoncés au soutien de la couronne en mettant celui de la croisade au-dessus de leurs têtes. Mais Torrhen continuait de reprocher cela, le Roi ne tenait pas ses nobles. Selon l'Empereur il aurait dut retenir les croisés, leur imposer de ne pas passer la frontière. Protéger son flanc. Le Roi fronça les sourcils en se retenant d'intervenir avant qu'il n'ait terminé.

Protéger son flanc, pourquoi pas ? Mais cela n'est-il pas quelque chose à faire avec un allié ? L'Empereur continua en affirmant que l'Empire n'avait ni agressé ni menacé l'Ouest. Cette affirmation manqua d'arracher un petit sourire au souverain de l'Ouest. Il se renfonça dans son siège et soutint le regard de l'Empereur qui finit sa longue tirade par menacer l'Ouest de guerre, si jamais de nouveau des ennemis devaient passer la frontière. Une fois sa mise en garde faite l'Empereur demanda à savoir les manières d'aplanir les relations dont parlait le seigneur du Roc. Loren prit une profonde inspiration puis répondit à son tour.

« Tout d'abord. Vous me reprochez de ne pas avoir protégé votre flanc. Soit. Mais j'ai promis de ne pas intervenir dans la guerre, pas d'empêcher quiconque d'agir. Je ne protège pas votre flanc, ne suis ni votre allié ni votre vassal aujourd'hui Sire. Je ne suis ni vassal ni allié du Bief ou de Harren non plus. Je ne suis ni croisé ni fer-né. Alors mes hommes restent dans leurs places, alors je ne protège pas qui que ce soit, car ce ne sont pas les termes de la neutralité. Imaginez-vous que la mer soit dans votre camp ? Moi non plus. Pourtant lui reprochez-vous de laisser passer les bateaux ennemis ? Non. Car elle laisse passer les votre si vous lui demander. »

Loren fit une pause courte tout en guettant les réactions de son interlocuteur. Loren n'avait aucune envie de donner ouvertement son idée, ainsi il se garda bien d'insister, puis reprit la discussion au sujet de cette menace inexistante de l'Empire.

« De plus... L'Empire ne nous a jamais agressé. Il est vrai. Mais menacer ? Déterminons d'abord ce qu'est une menace votre majesté. Votre femme, ainsi que son frère, il n'y a pas si longtemps, se sont proclamés Roi, puis Reine des sept couronnes, montrant ainsi une volonté de conquête. Dois-je penser que cela n'est qu'un lointain passé ? Qu'elle a changé d'idée entre temps, alors que seul la guerre existe depuis ? Harren également me direz vous. Et c'est là le point noir de votre « l'Empire ne vous a pas menacé ». Votre femme a agit également comme Harren. Je lui suis reconnaissait pour son intervention sauvant ma bru. Mais je n'oublie pas ce qu'elle a dit être. L'Empire lui a peut-être fait perdre ces intentions. Mais comment puis-je en être certain ? Que vous le vouliez ou non, avoir formé une entité se clamant au-dessus des Roi et des Reines, avoir marié quelqu'un qui prétendait conquérir les Sept Couronnes ne vous fait pas passer pour la personne la moins menaçante des sept couronnes. »

Loren sortit une pièce d'une bourse qu'il commença à manipuler tout en l'observant.

« Les Rois et les Reines sont un peu les deux faces d'une même pièce. Ils valent beaucoup, tout le monde en veut, certains les vole, les échange ou cherche à en avoir autant que possible. Cette règle simple a été brisé lorsque vous avez fondé quelque chose qui se dit au-delà de l'influence d'un Roi ou d'une Reine. Vous dites apporter paix et sécurité. J'aimerai vous croire. Mais sur quelle base le puis-je ? J'aimerai vous croire, vraiment. Mais comment puis-je penser que l'Impératrice n'a plus l'envie de dominer Westeros ? Alors non. Vous n'avez pas agressé l'Ouest. Mais depuis l'arrivé d'Aegon Targaryen, nous sommes menacés par l'ombre des Valyriens, vous avez épousé la Targaryen et fondé une nouvelle dynastie avec elle. Il est encore trop tôt pour que puisse être oublié le désir de domination de votre épouse votre grâce. »

Loren posa la pièce sur la table et se recula un peu, soufflant un peu et fermant les yeux. Il n'était pas ici pour aggraver la situation, pourtant la méfiance de l'Ouest envers l'Empire n'allait sans-doute pas trouver grâce auprès de l'ancien Roi du Nord.

« Pour aplanir ces relations, comme dit plus tôt, je m'efforcerai de limiter l'Ouest vis à vis de cette croisade et de cette foi envahissante. Pour autant il existe quelques affaires dont je voulais vous parler pouvant aider à cette entreprise, mais pour laquelle je préfère avoir votre aval avant toute chose. Vous prenez l'exemple du Val pour citer la redirection de cette croisade. Vis à vis de notre alliance avec les Arryn et de l'amitié commune entre nos nations, j'envisage de lui envoyer du soutien, quand bien même celui-ci doive passer par ici, avec votre accord, mais cette troupe portera l'étendard du lion, qui ne vous ait toujours pas hostile. Mais plus que cela. Vous avez sans-doute reçu également des nouvelles de la Garde de Nuit. Je vous sais proche d'elle et je ne peux nier être quelque peu préoccupés par cette situation. Je réunis autant de volontaires pour intégrer la Garde, mais si le danger est réellement grand, il faut bien comprendre que les volontaires ne suffiront pas. Avec des hommes envoyés pour intégrer la Garde, je souhaiterai y adjoindre un groupe d'homme sous mon étendard, charger d'assister la Garde le temps de voir ce que cette menace est. Sauf que, tout comme ceux venant pour intégrer la Garde, il leur faudra traverser à pied les terres pour rejoindre le mur, tant la mer n'est pas sure. Ceux qui veulent combattre pour les sept seront invités à suivre ces groupes, loin de la guerre que je ne souhaite pas intégrer. »


Loren fit une nouvelle pause. Laissant l'Empereur répondre et réagir à ces questions, décisions et interrogations, quand bien même le Lion ne s'attendait pas à avoir une réponse positive si aisément. Il y avait encore matière à discuter avant de déterminer l'issu de cet entretien.
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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Sam 4 Nov - 21:53

Je n’ai pas vraiment faim, mais je ressens de l’appétit. Manger me faisait du bien. J’avais besoin de reprendre des forces, après ces semaines alitées où manger avait été compliqué à cause de ma blessure à la bouche. Ca avait été compliqué et assez pénible de devoir supporter le format de nourriture qui n’agresserait pas l’intérieur de ma bouche et qui n’irait pas non plus déposer d’humeurs malignes à l’intérieur de la plaie. C’était donc très compliqué. De manger correctement, et surtout de manger proprement. Je m’étais retrouvé de nombreuses nuits aussi à souffrir de ce que j’avais mangé ; le passage à tabac que Baratheon m’avait décrit lorsque j’avais perdu connaissance, après le choc reçu au casque et au visage, avait pas mal meurtri et tuméfié mes chairs mais je savais aussi qu’il y avait eu des dégâts internes. Rien de grave, disait le médecin, car ni urine ni selles n’étaient pleins de sang, mais quand même, l’expérience restait douloureuse. Foutue valetaille sudienne, qu’est-ce que j’avais pris sur le coin du visage et pas que, ce jour-là ! Les choses évoluaient rapidement, maintenant, malgré l’apparente accalmie dans les combats après Buron et Salvemer. Je vois bien que mes mots, d’ailleurs, égratignent la fierté du Lion mais je m’en moque. Les Lannister sont pleins de morgue mais bien peu déterminés à tenir leurs hommes. Peu leur importe que des gens meurent dans de vaines tentatives qu’ils ne soutiennent ni ne condamnent. Et le pire dans tout cela c’est que le Lannister ne voit pas le mal dans l’invasion du Conflans par six mille ouestriens.


| Ces gens ne sont-ils pas ouestriens ? Vous ne contrôlez pas les troupes en armes à l’intérieur de vos frontières ? Comment réagiriez-vous si je laissais des troupes débandées aller fureter du côté de l’Ouest et de ses richesses plutôt que de regagner leurs quartiers d’hiver, et que je me justifiais en avançant qu’ils se sentaient menacés par le fait que vous souteniez financièrement Harren Hoare, responsable de la mort de tant des leurs ? Nous ne parlons pas d’un élément incontrolable, Sire, nous parlons d’hommes de guerre. |


J’avais du mal à concevoir qu’un homme de guerre comme le fut le Roi du Roc ne comprenne pas la situation. Peut-être voyais-je le sud d’un regard trop nordien ; mon père avait entamé ces réformes avant moi mais je les avais poursuivi, et concentrais beaucoup de pouvoir à Winterfell, désormais. Si des nordiens allaient former une flotte et des bandes militaires pour assaillir le Val, je ne pourrais prétendre ne pas être au courant ni rien pouvoir faire pour les en empêcher. Cet aveu de faiblesse, volontaire ou non, en disait toutefois long sur la situation de l’Ouest. Par pur désintérêt ou par faiblesse politique, le Roi du Roc n’avait pas son mot à dire dans les aventures militaires de ses bannerets ou de ses bourgeois.


Je bois de petites gorgées de la bière sudienne alors que le Lion de Castral Roc me fait part de ses pensées vis-à-vis de l’Empire. Je jauge du regard l’Ouest que j’ai sous les yeux, et je n’y trouve aucun ravissement. Jordane Lannister,pour le meilleur comme pour le pire de l’avenir de nos deux nations, avait fait preuve d’un peu plus de clairvoyance politique. Mais j’étais rassuré qu’elle ne soit pas venue en personne ; en elle j’avais perçu un grand danger. Loren Lannister me paraissait plus trivial, dans ses préoccupations. Plus compréhensibles, pour un homme simple comme je l’étais.



| Ainsi votre justification au laissez-passer accordé aux croisés qui nous ont assaillis est que vous avez peur des prétentions de Dame mon épouse ? Si je suis ce raisonnement, si la mobilisation ouestrienne m’inquiétait je pourrais laisser traverser la frontière aux soldats Tully ivres de revanche, pourvu qu’ils ne portent pas bannière ? Vous n’êtes ni sans forteresses, ni sans troupes, ni sans alliés. Aucun mouvement offensif ne fut entrepris ni contre vos forces, ni contre vos marchands. Vous justifiez votre inaction par la peur, Sire ? Mon épouse et moi appliquons la même politique, et si vous en êtes à la comparer à celle d’Harren le Noir, honni soit son nom, je ne vois pas ce que nous pourrions avoir à négocier. |


Je me sentais attaqué oralement par le Roi de l’Ouest ; il n’égratignait en rien ma fierté mais je considérais que ses pâles justifications, qu’elles soient fondées ou non, étaient une insulte faite à mon intelligence. Il craignait pour son royaume, donc l’agression n’était pas grave ? Je ne voyais nulle excuse, nulle proposition de « compensation » comme les sudiens en aimaient tant, d’habitude. L’homme ne regrettait rien et trouvait même justifié l’attaque dont nous avions fait l’objet. Lyham allait l’adorer, en revenant de Salvemer. Harren le Noir conquérait pour son propre compte, de notre côté nous libérions et garantissions droits et équité pour chacun. Certes, nous avions pouvoirs et prérogatives, mais quiconque lisait la constitution de l’Empire y verrait aussi quantité de devoirs. Harren le Noir envoyait des milliers d’hommes se sacrifier en vaines offensives pourvu qu’elles coûtent du sang à ses ennemis. Il terrorisait, il annexait et niait les droits de quiconque, car seule comptait sa propre force. La fin de la proposition du Roi du Roc me figea. De glace, je répondais d’un ton direct, frontal.


| Vous êtes en train de me proposer d’envoyer des colonnes en armes à la Garde, mais accompagnées de ces croisés qui ont massacré mon peuple et qui devront traverser des centaines de lieux en territoire « hérétique » ? A quelle sorte de jeu croyez-vous vous livrer, Sire ? La dernière fois que des gens de votre peuple sont venus de ce côté-ci de la frontière, des villages ont brûlé, des milliers d’hommes ont perdu la vie et des hommes honorables ont été brûlés vifs. Et je devrais laisser passer ces hommes ? Eux, ainsi que les hommes qui ont fermé les yeux sur leur passage et les ont laissés exercer leurs vils penchants sur la population du Conflans ? Non, Sire. Ca ne sera pas possible. Je ne mettrais pas en danger mon peuple. Si vous envoyez des renforts à la Garde, cela se fera pas la mer ou ne se fera pas. De toute façon, une flotte qui contournerait Westeros par le sud ira toujours plus vite qu’une troupe à pied qui devra remonter un pays battu par la campagne en cours, aux fleuves sortis de leurs lits, aux gués impraticables, au Neck qui le sera tout autant par une troupe, sans parler des mille lieux qu’ils auraient à franchir dans le Nord, sous les tempêtes de neige, le brouillard et le verglas. |


Je terminais le godet et me resservais.


| Si vous persistez, soit. Mais uniquement des volontaires. Et ils iront sous la garde d’une troupe nordienne. Aucun homme forcé d’y aller, et s’ils le font ils le feront sans bannière. Si la Garde n’est pas composée de troupes royales il y a une raison à cela ; Lord Sigmar n’en voudrait pas de toute façon. Je ne vous empêcherais pas de leur envoyer des renforts, mais je ne prendrais aucun risque vis-à-vis de mon peuple ; j’ai vu comment le vôtre traitait ses voisins. |



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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Jeu 9 Nov - 22:26

Aucun homme ne peut se préparer totalement à la rencontre entre deux souverains. Loren restait un homme et la touche de mystère dans ce type de rencontre parvenait toujours non seulement à le surprendre mais à l'inquiéter lorsqu faire se peut. Le Roi de l'Ouest n'avait ni la lucidité, ni le talent de sa femme pour le jeu des trônes. Il avait compris jeune les règles du jeu, mais peinait parfois à participer à quelque chose qu'il n'aimait guère.

L'Empereur continuait d'imputer la responsabilité des croisés au Roi de l'Ouest, ce que ce dernier se refusait à reconnaître. Si Loren avait voulu aplanir au maximum les relations, faire ami ami et peut-être même renouer une alliance avec l'Empire, alors sans-doute aurait-il dut reconnaître un tord là-dedans. Mais il n'avait pas l'intention de faire machine arrière et de se montrer comme prêt à accepter tout ce que l'Empereur disait sous prétexte qu'il était Empereur.

« Si vous laisseriez des hommes aller. Ces hommes agiraient pour leur intérêt ou pour l'Empire. Tandis que les troupes menées par Lord Serett agissaient au nom de la foi, non pas de l'Ouest. »

Sans-doute était-ce se voiler la face en un sens, mais la fierté du Lion lui interdisait de reconnaître des tords sur ce sujet, il était venu pour s'assurer que la situation ne dégénère pas plus. Pas pour faire excuse sur excuse. Et puis, le passé ne peut désormais plus changer, s'y attarder ne serait rien de plus qu'une perte de temps. Lorsque le sujet dériva sur la pensée du Roi sur l'Empire l'ancien Roi du Nord prit les mots du Lion pour une justification.

L'Empereur prenait les mots du Roi pour ce qu'ils n'étaient pas : une raison d'avoir laissé passer la troupe croisé il y a quelques temps de cela. Les mots du Braenaryon se faisaient plus menaçant. Loren se renfonça dans son siège sans quitter du regard le seigneur de ce nouvel Empire qui faisait tant parler de lui aujourd'hui. Torrhen n'appréciait visiblement pas le ton du Roi de l'Ouest, affirmant que s'il comparait sa femme au Noir, alors il n'y avait rien à négocier.

Loren ne répondit pas, pourtant la seule différence qu'il pouvait voir entre les deux aujourd'hui était que Harren fut née à Westeros. Et qu'il n'avait jamais visité l'intérieur du Noir. Mais ça le Roi se garda bien de le dire. Sans doute l'Empereur attendait-il un geste de l'Ouest en leur faveur, une compensation ou une réparation pour les actes de feu Lord Serett. Mais il n'en était rien. Non seulement il perdrait du soutien à l'Ouest mais ceci ne serait rien de plus qu'un geste de peur envers l'Empire, ce qu'il se refusait à faire.

« Vous m'avez mal compris votre majesté. Je ne justifie pas les actes de feu Lord Serett. Je vous dis simplement ce que je pense de votre « nous ne vous avons pas menacé ». Une menace n'est pas toujours faite volontairement ou avec une épée, hélas, des fois elles sont plus tenus. Mais ne croyez pas que je justifie ce qui est arrivé, en aucun cas. »


Loren écouta l'Empereur lui refusait le passage, visiblement craintif du passage d'une troupe en arme de l'Ouest. Bien entendu. En revanche il acceptait le passage d'une troupe de volontaire pour le mur. S'ils étaient escortés de Nordiens. Loren acquiesça avant de répondre calmement.

« Bien entendu, je ne voudrais pas risquer que des volontaires se perdent dans le lointain Nord sans guide. Mais si je préfère la voix de la terre à celle de la mer c'est qu'il y a une raison votre grâce. J'ai peur que le Sud ne soit plus aussi sécurisé qu'avant. Outre les pirates, vous avez sans-doute eut vent des actes du Tigre à Essos. Je crains fort que le détroit ne soit plus l'endroit le plus sur au monde. Surtout avec les nouvelles que l'on entend tous les jours. »

Loren repensa à quelques messages, nouvelles et corbeaux, se perdant un court instant avant de revenir à l'Empereur.

« Je comprends votre crainte vis à vis d'une troupe à la bannière de l'Ouest, quand bien même l'étendard royal vous assure la neutralité des hommes dessous. »
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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Dim 12 Nov - 16:53

Je malmenais volontairement le Roi du Roc, essayant de le jauger plus efficacement que lors de notre brève entrevue au Conclave un an plus tôt, à Goëville. Je connaissais bien mieux dame son épouse, avec qui j’avais passé plusieurs accords lors de sa venue à Winterfell. Accords qui restaient d’une solidité chancelante, depuis de nombreux mois, à mesure que la victoire nous tendait de plus en plus les bras, et que l’Ouest s’enfonçait de son côté dans une crise sociale, religieuse et politique. Les choses empiraient. Progressivement, graduellement, mais indubitablement. Le Lion de Castral Roc ne semble pas comprendre pourquoi je pouvais lui en vouloir personnellement pour les pertes subies du fait des troupes envoyées par son propre royaume. Ou alors, il jouait volontairement celui qui ne voyait pas le problème. Soit, peu importe le jeu qu’il veuille jouer au final, il était prévenu de façon ferme et définitive, si les choses dérapaient il ne pourrait sans doute pas venir se plaindra que je n’avais pas été clair. Je n’aurais pas su dire les choses moins frontalement. Je secoue la tête, pas convaincu pour un rond par son raisonnement.


| Soit, nous ne tomberons pas d’accord pour le sujet. Le fait est que l’Empire fera tout pour que ce genre d’escapade militaire ne se reproduise plus jamais. |


Voilà qui clôturait le sujet, de toute manière il ne restait pas grand-chose à en dire. En revanche mon estomac se rebellait un peu contre la brune un peu forte que je lui envoyais par rasades plus ou moins grandes, sans doute était-ce peu indiqué d’en ingérer avec les décoctions du mestre, ces choses qu’il me donnait pour m’aider à dormir ou pour accélérer la cicatrisation, aider à résorber les blessures et dégâts internes que mon corps avait subi. Je hoche la tête quand le souverain finit par avouer qu’il ne cautionne pas ce que Lord Serrett a provoqué. Je le dévisage, alors, poussant à mon avantage de sorte à enfin avoir une prise de position de l’ouest qui puisse être clair.


| Seriez-vous prêt à condamner publiquement cette action de guerre ? Cela ferait beaucoup pour apaiser les tensions de notre côté, en particulier chez les riverains qui ont perdu des proches ou vu leurs domaines ravagés par la progression de ces troupes. |


Le Roi de l’Ouest aborde ensuite un autre point, celui de l’envoi de ses renforts et de ses volontaires pour le Mur. Il accepte mes conditions, en tout cas en apparence. Son argument terrestre se tenait, bien sûr, mais je n’aurais pas pu accepter le passage d’une troupe de ouestriens sachant ce qu’il s’était passé la dernière fois ; je n’avais aucune assurance et je ne pouvais obtenir aucune certitude sur le fait qu’il n’y aurait pas à nouveau des incidents. Je secoue encore la tête.


| Demandez confirmation au Lord commandant mais je doute qu’il accepte de recevoir le renfort de troupes régulières, les volontaires il les attendra avec impatience, mais pour le reste je doute fort qu’il accepte. Mais soit. Nous accueillerons et escorterons votre troupe de volontaires depuis le port de votre choix. |



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MessageSujet: Re: Entre souverains [PV Torrhen]   Aujourd'hui à 20:54

L'Empereur et le roi étaient tous deux têtu et ils continuaient de camper sur leur position, qu'importe les dires de chacun il serait difficile d'accepter que l'autre ait raison. Sur la défensive le Roi de l'Ouest laissa le vieux loup répondre. Celui-ci ne désira pas poursuivre la discussion, affirmant qu'elle ne mènerait nulle part. Loren acquiesça, il n'était pas utile de perdre du temps à débattre d'un sujet ou aucun accord n'était possible.

L'Empereur avait mis en garde l'Ouest contre une nouvelle invasion venant de serviteurs de la foi. Si le Roi de l'Ouest ne considérait pas cela comme ses hommes il n'avait aucune envie de venir rejoindre une guerre qui ne le concernait pas. L'Ouest ne s'excuserait pas, l'Empire ne pardonnerait pas. Cet état de fait était indiscutable, le seigneur du Roc savait qu'il ne pourrait pas récupérer des relations bonnes comme ce qu'il avait imaginé le jour du mariage princier.

Malgré tout la conversation n'était pas terminée. L'Empire voulait savoir s'il pouvait se fier à l'Ouest et l'Ouest voulait s'assurer de la paix de son royaume. Le regard de Loren se balada sur le visage défiguré de l'Empereur. Jamais les deux hommes ne pourraient se faire pleinement confiance, hélas. Mais parfois certaines choses peuvent éviter la nécessité d'une telle confiance, en forçant certains à prendre un chemin, en fermant toutes les portes.

C'est ce que l'Empereur voulait. Il demandait à Loren si celui-ci accepterait de dénoncer publiquement les actes de feu Lord Serett et de se positionner contre un tel envoi de troupe. Cette idée, tout comme le soulignait l'Empereur, aiderait beaucoup pour les relations entre les deux entités, mais le Roi de l'Ouest y voyait aussi le danger que certains le pensent allié de l'Empire, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Loren s'enfonça dans son siège et passa doucement sa main dans sa barbe, grattant son menton tout en réfléchissant à la réponse qu'il pouvait donné à l'Empereur. Au fur et à mesure qu'il réfléchissait il acquiesçait, de moins en moins fébrilement. Pourquoi pas. L'ouest n'avait jamais voulu de guerre et Lord Serett avait ouvert les portes de la guerre. Les Lannister avaient jugulés suite à cela les actes de certains vassaux, mais il fallait colmater la plaie laissée béante par le défunt seigneur.

« Oui. Je peux faire cela. Si cela peut permettre d'éviter des bains de sang supplémentaires, je transmettrai depuis Castral-Roc l'avis royal à mon retour afin d'éclairer la position de la maison Lannister sur ce sujet. Dans tous les cas, je suis ici déjà pour vous assurer notre volonté de paix votre grâce. »

L'Empereur voulait l'avis du Lord Commandant de la garde de nuit sur l'envoi de volontaires, le Roi de l'Ouest acquiesça, il s'occuperait de ce point s'il le fallait, mais l'envoi de volontaire était déjà un point qu'il appréciait. Loren hésita un instant, puis continua, sur un ton plus hésitant qu'auparavant.

« J'espère que cela permettra d'éviter le conflit couvant votre grâce. Je ferai ce qu'il faut pour m'assurer que l'Ouest ne retourne pas en guerre. Sachez que je regarde malgré tout avec attention votre guerre. Si j'étais heureux d'apprendre votre survie, je me dois de vous avertir d'autres choses. Je ne vous apprendrai rien en vous parlant de l'intention du Noir de porter un ultime coup à vos forces, après sa victoire il va cherché à concrétiser son succès à Buron. Mais c'est autre-chose contre lequel je dois vous mettre en garde. »


Loren prit une profonde inspiration. Sans doute ne faisait-il pas la chose la plus sage qu'il pouvait faire. Mais autant par honneur que par respect il continua.

« Je comprends votre méfiance vis à vis de l'Ouest, du Val et de vos voisins n'ayant jamais rejoins la guerre. Mais pendant que vos yeux sont tournés sur le centre de Westeros, d'importantes choses se déroulent au Sud. Ne le perdez pas de vue. Gardez votre attention dessus, des choses importantes vous arriver et nul à Westeros ne devra les ignorer. »


Loren se tut. Sa femme et bon nombre de conseillers lui diraient qu'il en avait trop dit. Il posa son regard sur la table devant lui, hésitant un instant avant de revenir vers sa coupe et de porter à ses lèvres du vin.
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