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Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Ven 15 Mai - 18:15


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Assise en tailleur sur un banc en pierre, je fonçais les croquis que j’avais finis la veille. J’estompais mes coups de crayon avec mon pouce, que j’humidifiais de temps à autre, selon le résultat que je voulais obtenir. Ils auraient été plus beaux avec des couleurs, mais à défaut d’en avoir ici, je les sublimais au crayon gris. Le vent souffla légèrement, balayant ma chevelure et les feuilles des arbres aux alentours. J’avais eu besoin d’air, et m’étais rendue, sous bonne escorte aux jardins de Goeville. Je l’avoue, j’avais fort hésité à filer en douce, comme à l’accoutumée à Peyredragon. Seulement, je risquais à tout moment de faire de mauvaises rencontres dans cette ville que je ne connaissais pas. Je devais bien l’accorder à Baâl, je ne me sentais pas en sécurité ici, et ne voulant pas prendre de risque, j’avais demandé à mon chevalier de m’accompagner avec quelqu’un de ses hommes. Une fois arrivée à destination, je leur avais demandé de rester à distance. Ils étaient assez prêts pour me défendre si un danger se présentait, mais assez éloignés pour me laisser l’espace dont j’avais besoin. Dessiner, chez moi, c’était comme méditer. J’avais besoin de quiétude et de paix, et je ne pouvais pas m’adonner à cette passion si je me sentais oppressée.
A défaut de pouvoir voler sur le dos de Mexarès, je finissais le petit tableau que j’avais fait d’elle, juste en dessous de celui qui représentait Balerion. On la voyait que le bord d’un gouffre, les ailes à moitié déployées, et le regard rivé vers l’océan qu’on devinait en face d’elle. Je l’avais représenté à Peyredragon, dans une posture que je lui connaissais. J’avais mis en second plan plusieurs nuages et une multitude de rocher, rappelant notre royaume. Sur le côté, j’avais fait trois petits croquis de dragon, que je n’achèverais pas, chacun rappelant ou Vaghar, ou Balerion, ou Meraxès. J’avais esquissé un croquis complet de chaque dragon, il n’y avait pas besoin d’en faire plus pour l’instant.
Je m’attaquais à Vaghar lorsqu’une voix m’interrompu dans mon travail. Je relevais la tête, passant une mèche de cheveux derrière mon oreille, le vent n’arrêtant pas de les rejeter en avant. S’il avait passé ma garde, c’est qu’il ne représentait aucun danger, et qu’il était un personnage important. Je posais mon carnet sur le côté du banc, l’intérieur contre le marbre pour ne pas perdre ma page, et me relevais. Je lissais rapidement ma robe avant de détailler le nouvel arrivant. Au vu de ses vêtements, il venait du royaume de Dorne. Après je n’aurais pu dire qui il était exactement, même si son visage m’évoquait quelque chose.
J’avais arqué un sourcil en le voyant s’incliner devant moi. Je n’aimais pas qu’on courbe le dos devant moi, tout simplement parce que je possédais le titre de Reine. Je n’avais jamais aimé, même si je devais vraiment me faire à l’idée que cela arriverait encore et qu’il me fallait m’y habituer. Je les fronçais quand il parla de cette passion qu’il savait que je possédais depuis l’enfance. Ce n’était pas un secret que j’étais passionnée d’art et de littérature, mais de là à ce qu’il devine si justement…  Je ne lui répondais pas tout de suite, attendant qu’il se présente, comme le voulait nos protocoles. Son sourire était chaleureux, le mien poli. Il avança de quelques pas avant de me refaire une révérence on ne peut plus parfaite. Par les sept, pourquoi se sentait-il obligé de le refaire ? Une fois suffisait amplement. Il se présenta alors, se désignant comme étant nul autre que le Prince de Dorne, Roward Martell, avant de me demander l’autorisation de me tenir compagnie. Je devais bien avouer que j’étais à la fois étonnée par sa demande et hésitante quand à ma réponse. La dernière entrevue avec un seigneur n’avait pas été un succès. Seulement, il aurait été impoli de refuser. Messire Martel de Lancéhélion, c’est pour moi un honneur de vous rencontrer. Je vous en prie, prenez place à mes côtés. Et avant que ne lui vienne encore l’idée, j’ajoutais Mais ne courbez point l’échine de nouveau devant moi. Cela n’est point une nécessité. Je lui fis signe de s’installer sur le banc alors que je récupérais mon carnet. Je plaçais le crayon entre les deux pages sur lesquelles je griffonnais avant de le poser sur mes jambes, me tenant assise à présent comme une grande dame et non plus la gosse que j’avais été jadis. Il ne me semble pas que nous ayons déjà eu l’occasion de nous rencontrer jadis. Pourtant, vous semblez penser le contraire. Ma mémoire me fait-elle défaut ? Au quel cas, je m’en excuse, mais je n’ai malheureusement aucun souvenir de cela. lui dis-je une fois que nous fûmes tous deux installés, en laissant une distance polie entre nos deux corps. Je m’étais tournée légèrement vers lui pour le regardait en face. Oui, vraiment, il me disait quelque chose mais je n’arrivais à savoir où j’aurais pu le voir jadis.






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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 27 Mai - 1:52


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Je fus soulagée lorsque l’homme arrêta de se courber devant moi. Il respectait parfaitement le protocole et l’étiquette dû à mon rang seulement… Seulement ce genre de chose n’était pas à mon goût. Je ne voulais pas que l’on ploie le genou devant moi par obligation, mais par réel envie et désir de le faire. Hors ce n’était pas le cas dans cette situation, même si j’avais bon espoir qu’un jour cela arriverait. Et ce jour-là, j’en serais des plus honorés. Je souris chaleureusement en l’entendant rire, appréciant ce si simple mais si mélodieux son.  Je vous remercier de la sollicitude dont vous faites preuve à mon égard, et soyez assuré que j’en suis des plus touchée. Sachez cependant que vous n’avez nul besoin de courber l’échine devant ma personne à l’avenir. Un simple salut poli me suffit amplement et je ne désire, ni n’attend rien de plus. lui répondis-je toujours en lui souriant avant de l’inviter à prendre place à mes côtés sur le banc. Je changeais de position, m’installant comme la Lady que ma mère m’avait appris à être, et non plus comme l’artiste en moi le désirait. Il y avait un temps pour tout, et ce n’était plus le moment de rêvasser et s’évader en grattant un crayon sur mes carnets de dessin. Je l’avais d’ailleurs posé à côté de moi, sans pour autant le refermer totalement alors que je faisais de la place au jeune Martell. Il s’installa sur le banc et m’observa pendant plusieurs minutes. Je le laissais assouvir sa curiosité, et le vis d’ailleurs jeter un coup d’œil à mon carnet de croquis que j’avais posé sur mes genoux, en coinçant le crayon entre les deux pages sur lesquelles je travaillais avant qu’il n’arrive. Lorsqu’il évoqua l’art à auquel j’adorais m’adonnais depuis de nombreuses années, je ne pus m’empêcher de l’interroger à ce propos, m’excusant de ne pas le reconnaitre. Ses traits m’évoquaient vaguement quelque chose, mais je n’arrivais pas à remettre le doigt dessus. Je m’étais jadis déjà rendue avec mon père à Dorne, oui, cependant je n’avais jamais rencontré Roward Martell. Je n’avais fait la connaissance que de sa sœur ainée Deria ainsi que leur Père. J’avais joué à l’exploratrice avec la première et le second m’avait été présenté par mon propre Père avant que nous ne reprenions la route, refusant poliment son invitation à séjourner chez eux quelques jours. Père avait fort à faire, et nous n’avions pas pu nous attarder outre mesure.

Une nouvelle fois, je fis rire le jeune seigneur. J’aimais entendre mes interlocuteurs rirent de la sorte. Il ne se moquait pas, loin de là. Il était simplement amusé et ne s’en cachait pas, chose que j’appréciais grandement. Il restait naturel et, je l’avoue, cela me mettait un peu plus à l’aise. Je ne craignais pas que sa compagnie soit désagréable, loin de là. Seulement, je ne savais tout simplement pas à quoi m’attendre avec les Dorniens. Ma rencontre avec le seigneur du Nord ne s’était pas bien déroulée. Celle avec Sharra avait été des plus formelles pour sa part. Alors entendre le jeune homme rire, sans se forcer ni se retenir ne pouvait que me faire plaisir. J’écoutais sa réponse qui fit échos aux souvenirs dont justement, je me remémorais. Il m’orienta vers l’un de ceux que j’avais gardé de mon séjour à Lancehélion et dont je n’avais pas pensé depuis bien longtemps maintenant. Je le dévisageais un peu plus que je ne l’avais fait, repérant à mesure que je le regardais les traits que j’avais pu dessiner de nombreuses années plus tôt. Je gardais le silence, laissant ma mémoire me rappelait ce jour qu’il évoquait. J’avais échappé encore une fois à la surveillance de mon père et de ses gardes. Cela avait toujours été mon passe-temps, même en dehors des murs de Peyredragon. Surtout en dehors des murs de Peyredragon à bien y réfléchir. Je devais rencontrer le seigneur de Dorne, seulement cela ne m’intéressait pas à l’époque. J’avais filé discrètement et mes pas m’avaient amené jusqu’à un jardin où un garçon plus jeune que moi s’entrainait. Cela m’avait rappelé Orys et Aegon et je n’avais pas pu m’empêcher de le dessiner. Lorsqu’il avait finit par tourner la tête vers moi, j’avais pris peur et je m’étais enfuis. Je ne m’étais pas doutée à l’époque qu’il voulait simplement regarder mon dessin, et je m’étais imaginée qu’il se serait fâché.

Je souris à la suite de ses paroles, rougissant légèrement à son compliment. Que les habitants de Peyredragon ou mes amants me complimentent, j’en avais l’habitude. Cependant depuis que j’étais Reine, tous vantaient mon charme et ma beauté, ce dont je n’étais pas du tout habitué. Visenya avait toujours été la belle de notre famille, et moi la petite dernière qui courait toujours partout et qui déchirait souvent ses robes. Detrompez vous, je m’en souviens parfaitement. Vous étiez dans un parc, et il n’y avait aucun adulte ni garde à vos côtés. Vous frappiez le pantin avec beaucoup de force, laissant à penser que vous aviez besoin de vous défouler plus que de vous entrainer. Vous m’avez rappelé mes frères, et je n’ai pas pu m’empêcher de vous dessiner. Lorsque vous vous êtes retournés, j’ai pris peur, je dois vous l’avouer et je me suis enfuie, me montrant des plus impolie. Je n’ai malheureusement aucune excuse pour mon comportement. Lui dis-je avant de remettre une mèche de cheveux argenté que le vent venait de balayer en place. Je lâchais un léger rire avant d’ajouter Ne vous en voulez pas de n’avoir pas été capable de me rattraper. Depuis mon plus tendre âge, je fuis la surveillance des adultes les plus observateurs et aguerris. Vous n’aviez tout simplement aucune chance, même en connaissant la ville sur le bout des doigts. J’ai toujours su disparaitre lorsque je le désirais. Toute personne venant de Peyredragon pourra vous le confirmer. Je lui fis de nouveau un sourire sincère. Mes yeux brillaient de malice et de fierté. Cet exploit, j’en étais toujours capable, même si j’évitais à présent de m’y adonner.  Baâl allait vraiment mourir avant l’âge si je continuais à détourner sa sécurité et m’échapper de  nouveau. Et il avait pour l’heure bien trop à faire pour que je lui rajoute la lourde et longue tâche d’essayer de me retrouver. Prenant mon carnet dans mes mains, je le tendais au jeune homme Je n’ai point sur mon le carnet sur lequel je suis croquée. Il est resté à Peyredragon, mais je me ferais une joie de vous en faire une copie et de vous l’envoyer si vous le désirez. Je n’ai que celui-ci sur moi. Soyez indulgents, ils ne sont pas finis pour la plupart d’entre eux. J’avais dessiné sur la majorité des Pages à présent. On pouvait y voir quelques portraits, mais également des dragons, beaucoup de dragons d'ailleurs. Je n'avais mis aucune annotation sur les pages, n'en ayant pas besoin pour distinguer Meraxès de Ballerion ou de Vaghar. Je n'avais pas non plus mis les noms des personnes que j'avais croqué. Je ne le faisais que très rarement, quasiment jamais pour ainsi dire. Quelques fois, il pouvait m'arriver d'indiquer des années, mais c'était assez rare, puisque lorsque que je croquais quelqu'un ou quelque chose, je me rappelais du quand, et du qui.

Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 3 Juin - 12:19


Lorsqu'un prince rencontre une reine


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Pourrais-je un jour me faire à l’idée de voir des inconnus courber sans cesse l’échine devant nous et ployer le genou ? Je n’en étais pas certain. Cela m’apparaissait naturel et normal qu’ils pratiquent cela devant Aegon et Visenya. Cependant envers moi. Je ne sais pas, cela était tellement étrange et déroutant. Peut-être était-ce une question d’habitude ? Il me faudrait interroger Baâl à ce sujet, peut-être pourrait-il m’éclairer sur ce point.
Je n’étais pas faite pour gouverner. Je n’y avais pas été préparée. J’étais la jeune femme dans l’ombre, prête à se battre et à conseiller mes aînés. Il n’avait jamais été question que je monte sur un quelconque trône. Je n’y avais d’ailleurs jamais aspiré, laissant le poids des responsabilités et des décisions difficiles à Aegon, même si je ne manquais jamais de lui donner mon point de vu. Il était né pour diriger et moi pour rester dans l’ombre de son sillage. La vie pouvait parfois vraiment prendre des tournants étranges. Je me retrouvais dorénavant sur le devant de la scène et je me rendais compte depuis mon arrivée au Val, que je n’étais pas préparée à cela. J’avais énormément de volonté, mais je n’étais pas certains qu’elle puisse suffire. Il suffisait de voir le désastre qu’avait été ma rencontre avec le Seigneur du Nord. J’appréhendais d’ailleurs le conclave à venir. C’était l’une des raisons qui m’avaient poussé à venir ici dessiner et essayer de trouver un peu de sérénité. Quelle bonne idée finalement avais-je eu de le faire. Cela me donnait l’occasion de converser avec l’un des héritiers de Dorne, avec qui, j’arrivais finalement à communiquer. C’était quelque part rassurant de voir que je pouvais diplomatiquement m’en sortir en restant moi-même. Je lui rendais ses sourires le plus naturellement du monde, sans avoir à me forcer. Sachez que même nous sommes au milieu d’un grand public, je vous réitèrerais ma demande Messire Martel. Je n’ai malheureusement aucun mal à vous croire lorsque vous affirmer que ce n’est guère l’image que les rumeurs ont pu peindre de moi. Je n’essayerais point de vous convaincre en parlant qu’elles sont infondées et que je ne suis pas le monstre avide qu’elles dépeignent. Cela ne servirait à rien et ne serait que des mots. Je vous laisse seul juge de vous faire votre propre opinion. Je l’avais regardé droit dans les yeux pour lui montrer combien j’étais déterminée. Ce n’était pas des paroles en l’air. Je savais que les rumeurs à mon sujet n’étaient pas positives, loin de là même. Je pourrais essayer de le convaincre par des mots qu’elles étaient infondées, et les démonter une par une, mais cela ne changerait rien à son opinion. Il devait se la forger seul, et j’espérais qu’il fasse parti de ses hommes capables de sortir du faux la vérité. Je l’espérais vraiment sinon… Et bien les miens seraient définitivement en grand danger. Si Dorne entrait en guerre contre nous, en plus d’Hoare, nous étions perdus.

Je fus surprise d’apprendre que nous nous étions jadis déjà rencontré et surtout légèrement honteuse par ma réaction. J’avais mal interprété ses intentions et j’avais fui comme une brebis apeurée face à un dragon. Je m’étais comportée de manière on peut plus impolie, et il était bien trop tard pour lui présenter des excuses. J’espérais qu’il ne m’en tiendrait point rigueur, même si tout en lui m’indiquait qu’il ne gardait aucune trace de rancœur. Je lui expliquais qu’il ne devait pas se sentir offensée que la gamine que j’étais ait pu le semer. J’ai toujours été très douée dans ce domaine-là, au grand dam de Baâl, mon protecteur depuis toujours. Je ris quelques secondes en l’écoutant et son rire fit échos au mien, même s’il fut plus long que le mien. J’avais toujours encore du mal à rire comme je le faisais sans cesse avant. A chaque fois, cela me rappelait que plus jamais je ne le ferais avec les miens, et qu’à mesure que les jours passés, j’oubliais peu à peu le son de leurs voix. J’essayais de ne pas oublier, mais le temps en décidait autrement lui. Mon regarde se voila légèrement, mais je me repris. Il n’était point le moment pour montrer combien mon cœur saignait. Je me reconcentrais sur le jeune homme et lui répondais Si le destin nous a poussé à nous rencontrer jadis et de nouveau en ces lieux, je ne puis que le remercier. Pour ce qui est de votre Grand-mère, cela fait écho à ma propre histoire. J’ai souvent été source de déception pour ma Mère, n’étant point la grande dame qu’elle aurait désiré avoir. Je n’ai jamais été attentive à ses leçons de bonne conduite, je dois bien vous l’avouer. Elles ne m’ont jamais passionné. Je passais mon temps à les fuir en me cachant à Peyredragon. Et je puis vous assurer que j’ai trouvé plus d’une cachette pour lui échapper. J’ai toujours préféré dessiner la vie se déroulant sous mes yeux, ou à lire, perchée dans un arbre plutôt que d’apprendre la couture. Ce n’était pas quelque chose d’inconnu à Peyredragon et le livrer à quelqu’un ne pouvait nullement me desservir ou se retourner contre moi. De toute manière, même si j’aurais voulu retenir ce souvenir, je n’en aurais pas été capable. C’était naturel de parler avec Roward Martel, ses pensées faisaient, en cet instant, écho aux miens. J’ajoutais cependant Ne m’appelez pas Majesté je vous prie. Cela est bien trop formel pour une discussion qui est on ne peut plus informelle. Rhaenys, ou Lady Rhaenys, si m’appeler par mon prénom puisse générer en vous une quelconque gêne. Oui vraiment, il allait falloir que je m’habitue rapidement à ce que l’on s’adresse ainsi envers moi.

On ne pouvait lui enlever cela : le jeune homme était des plus souriants et son rire était agréable à entendre. J’avais toujours préféré ce genre de personnalité plutôt que celle taciturne et toute en retenue. Il me mettait des plus à l’aise en sa présence, et j’en étais agréablement surprise. Il avait beau être jeune, il dégageait une prestance certaine. Il n’hésitait pas non plus à parler franchement, et j’appréciais grandement cela. Je n’avais jamais été aimé les masques et les faux semblants. Ainsi, lui répondis-je avec sincérité, et nostalgie. Pour tout vous avouez, ce n’est que très récemment que les hommes me complimentent sur ce point. Comme je l’ai indiqué au Seigneur Stark, Visenya a toujours été la plus éblouissante. Elle était une grande dame et sa beauté était sans pareille. Parler de Visenya n’était pas facile et mon cœur se serrait à chaque fois que je pouvais l’évoquer. Elle me manquait tellement et avait laissé un grand vide dans mon cœur et mon existence. Je n’ai toujours fait que pâle comparaison à ses côtés, sans que cela ne me dérange. Elle était mon modèle et une source d’inspiration pour moi. Ma voix se perdit légèrement ainsi que mon regard. Son image aussi disparaissait peu à peu. Lorsque je fermais les yeux, je ne me rappelais plus de tous les traits qui ornaient son visage. Je me rappelais certes de l’essentiel, mais plus de tous ses détails que j’avais jadis dessinés.
Je secouais légèrement la tête, me reprenant et chassant ces pensées de mon esprit. Ce ‘nétait vraiment pas le moment de penser à elle et de me laissais aller à ma tristesse. Quand à de nombreux prétendants, je n’étais jadis que la dernière de la lignée des Targaryens. Ils se bousculaient tous aux portes de Visenya et à celles d’Aegon, et non aux miennes. J’imagine que cela va changer désormais. Je lui fis un sourire légèrement voilée. Je n’étais pas enthousiaste à cette idée. J’avais toujours pensé que lorsque j’épouserais un homme, ce serait par amour. C’était peut-être insensé et pourtant, je me savais destinée à aimer celui qui partagerait ma vie. Aegon avait choisi lui aussi la voix de l’amour, et je comptais l’emprunter à ses côtés. Mais le destin en avait décidé tout autrement. Je n’avais jamais été naïve, et je savais qu’à présent, tout avait changé. Pour le bien des miens, je devais m’unir à un royaume. Et j’espérais que cela épargnerait Orys. Jamais je ne lui imposerais pareil choix. Le mariage de ma Main pouvait, stratégiquement bien donnée, m’apporter soutien dans ma guerre. Mais je ne le désirais pas. Ce choix, il appartenait à mon frère, et je l’aimais bien trop pour lui imposer quoi que ce soit.

Curieux, je laissais Roward Martel parcourir le carnet avec lequel j’étais sortie. Je n’en avais que quelques-uns au val, et la majorité d’entre eux étaient restés à Peyredragon. J’avais consacré toute une bibliothèque pour les stocker, tant il y en avait. Je ne saurais dire d’ailleurs combien exactement j’en possédais. Certains étaient des écrits, d’autres des dessins, et les derniers des écrits et des dessins. Je me laissais guider par l’inspiration du moment, et je devais bien l’avouer, j’avais bien envie de croquer le jeune homme assis à mes côtés. Il détailla mes dessins, se trouvant à un moment donné sur l’une de mes portraits. Il évoquait le seingeur Lannister que je n’avais jamais rencontré. Il l’avait surement confondu avec le Seigneur du Nord, vu que le seul autre homme présent était le seigneur paresseux que j’avais rencontré la veille et dont j’avais partagé la couche.
Je l’écoutais me parler de Daena, notant que son sourire grandissait à mesure qu’il l’évoquait. J’en étais des plus surprise, mais gardais pour l’heure les questions que cela soulevaient. Lorsqu’il eut fini de parler, je lui tendis mon crayon et lui dis d’un ton enjoué Je peux essayer de vous l’apprendre si vous le désirez. Je ne dois mon coup de crayon qu’aux excellents instructeurs que j’ai pu avoir, dont faisait partie ma Mère. C’est un savoir qui se partage, et cela serait avec plaisir que je vous y initierais. J’avais toujours aimé transmettre ce savoir aux autres même si peu de personne était intéressé par les arts. Nous n’étions qu’une poignée de personnes à ne pas les considérer comme futile et inutile. Vous ne seriez pas mon premier élève. Justement puisque vous l’évoquiez, Lady Velaryon est l’une de mes apprenties les plus douées. Le portrait que vous voyez d’elle n’est qu’un parmi tant d’autres. Je possède une multitude de carnets à Peyredragon et elle y est présente dans chacun d’entre eux. Je la croque depuis sa première venue au château de Peyredragon. Elle est l’un de mes modèles préférés, je dois bien vous l’avouer. Je lui souris sincèrement. J’aimais parlé de Daena. Je l’aimais énormément et l’évoquer ne me faisait pas souffrir comme le souvenir de Visenya. Sans Daena à Peyredragon, il ne fait aucun doute que je serais restée plus bas que terre. Ses sourires me réchauffaient le cœur et sa douceur apaisait ma peine. J’avais besoin d’elle à mes côtés, surtout depuis ma dispute avec Orys. Elle m’apportait tout ce qu’il refusait de me donner depuis plusieurs années : une tendresse infinie, et sans barrière. Je savais que mon frère m’aimait et qu’il avait à coeur mes intérêts. Seulement j’avais besoin qu’il me le montre et me le dise, maintenant plus que jamais. La jeune Velaryon, elle, le faisait et n’avait pas peur d’exprimer les sentiments qu’elle éprouvait à mon égard. En agissant ainsi, elle apaisait mon cœur et ma tristesse. Et en effet, Daena est une jeune femme les plus enjouées que je connaisse. Mais il lui arrive cependant d’être songeuse et tourmentée, comme lors de notre venue ici au Val. Je trouve cela intéressant de pouvoir la dessiner chacune de ses expressions, même si, en effet, ce n’est pas le plus beau portrait que j’ai pu faire d’elle. Je lui fis un sourire des plus sincère. J’ajoutais, malicieusement et me faisant curieuse Puis-je vous demander d’ailleurs en quelle circonstance vous avez pu être amené à la rencontrer ? Les Velaryons ne se sont jamais rendu à Dorne et nous n’avons jamais eu, malheureusement, le plaisir de vous compter parmi nos invités à Peyredragon.


Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 17 Juin - 16:51


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


En venant dans les jardins de Goeville pour dessiner, je ne m’étais point attendue à y rencontrer l’un des Princes de Dorne. Si j’avais voulu m’entretenir avec le soleil sudien, je ne m’y serais pas prise ainsi.  Cela était une belle surprise que de pouvoir faire connaissance avec le prince héritier de ce pays. J’étais loin de me douter que je l’avais déjà jadis rencontré. Si je me souvenais parfaitement de Deria Martell avec qui j’avais arpenté les couloirs du château de Lancéhélion, et de leur mère, je ne m’étais pas imaginée avoir rencontré son jeune frère. Tout comme j’avais ignoré à l’époque que c’était non pas leur Père qui gouvernait, mais leur grand-mère, une femme. Je ne m’intéressais pas encore à l’époque à la politique, même si cela avait bien changé depuis. Les guerres et les conflits m’avaient poussé à me plonger dans cet univers et finit par me convaincre que les choses devaient changer. L’entreprise de mon ainé n’était pas seulement son entreprise, mais celle de ses sœurs également même si nous n’étions pas au-devant de la scène. Si nous n’avions pas exactement les mêmes finalités, les buts que nous poursuivions avait été les mêmes : il était temps que les royaumes de Westeros s’unissent et ne forment plus qu’un. Cette paix, j’y croyais dur comme fer et cette rencontre me poussait un peu plus à y croire.

Notre conversation était agréable et j’apprenais à connaitre l’un des héritiers de Dorne. Je lui laissais aussi la possibilité de se faire son opinion sur ma personne et me juger, je l’espérais à ma juste valeur. Si nous arrivions à bien nous entendre à l’issus de cette rencontre, il ne faisait aucun doute que nos deux royaumes puissent eux aussi s’entendre et fonctionner en paix et en bons voisins. Nous représentions notre nation après tout, en qualité de souverain et de membre de la famille royale. Je devais le reconnaitre, discuter avec le prince second héritier de la maison du soleil était quelque chose de facile et d’appréciable. Je n’avais pas besoin d’endosser mon masque et mon rôle de Reine. Je pouvais me contentais d’être tout simplement moi-même, et c’était un soulagement. Est-ce une habitude pour vous de complimenter autant une femme ou suis-je privilégiée ? Vous me voyez dès plus ravie de vous entendre m’appeler Rhaenys. Bien peu de personnes m’appellent dorénavant ainsi et je dois vous avouer, j’adore mon prénom. Et je vous nommerais avec joie Roward. Avouons le, il était des plus charmeur et flatteur. Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas prêtée à ce genre de jeu. D’ailleurs très peu d’hommes s’étaient aventurés à se montrer aussi doux et proche de moi comme le faisait Roward en cet instant. Visenya était celle de nous d’eux qui était experte dans ce domaine. Elle avait eu plus d’un prétendant, qu’elle arrivait toujours à satisfaire. J’allais devoir apprendre à en faire de même, à n’en point douter.

Lorsqu’il commença a évoquer les pertes que Peyredragon avait subi, avant de s’excuser de les avoir évoqué, je lui fis un signe de la tête pour lui faire comprendre que cela n’était point un problème et que je ne lui en voulais pas. Je vous remercie de votre sollicitude Roward. Cependant, appelons un dragon un dragon. La mort de les aînés m’a fait mûrir, cela est indéniable. Je me dois de compenser l’absence qu’ils ont laissé derrière eux et elle est immense. Je ne sais si je serais un jour capable d’y arriver, mais je me dois de tout faire pour y arriver. Je suis la dernière Targaryenne, je ne puis me laisser abattre et les pleurer. Ce sont des choses qui me sont dorénavant interdites. N’allez pas penser que je me plains. Ils m’ont légué un héritage que je suis fière de posséder. J’imagine que vous pouvez comprendre sans mal cette situation. Votre famille a aussi essuyé de terribles pertes. Je lui fis un sourire compatissant et ne pus m’empêcher de récupérer mon carnet pour l’ouvrir à une page vierge. J’avais remarqué qu’il avait la manie de se frotter nerveusement le menton et cela était… ...Attendrissant. Je pris mon crayon et je me mis à croquer les grands traits de son visage. J’affinerais ensuite le tout, et ajouterais en dernier lieu les détails de son visage dont je pourrais me souvenir. Avec un peu de chance, me serait donnée la possibilité plus tard de retranscrire au plus juste chacun des traits dont la nature l’avait doté à la naissance, et qui s’étaient épanouis avec le temps. Pour sûr, ne pas pouvoir le faire serait un véritable gâchis. Roward était un modèle que j'adorerais croquer des heures durant. Son histoire faisait échos à la mienne sur bien des points, même si elle était différente. A mesure que nous discutions, je sentais une certaine proximité se créer entre nous, prémices de, ce que j’espérais, serait une belle amitié. Nous nous comprenions dans nos sentiments et j’espérais sincèrement que cela était aussi agréable pour lui que cela l’était pour moi.

Nous dérivâmes et évoquâmes ma sœur ainée. Cela était à la fois douloureux et libérateur d’évoquer le souvenir de Visenya. Elle me manquait tant et mon cœur ne cessait de souffrir de son absence pesante. Je ne m’étais pas rendue compte à quel point elle était importante dans mon existence avant qu’elle ne disparaisse. Elle avait laissé un vide béant en moi, et je me sentais souvent perdue sans elle à mes côtés. Le rire du Prince de Dorne avait quelque chose de réconfortant, et je lui répondis avec un sourire tendre, mais toujours teintée de tristesse La régente du Val est une femme des plus belles. Elle est vraisemblablement la plus belle femme de Westeros. Aucun doute que Visenya aurait su l’égaler avec le temps également. Elles sont toutes deux très différentes… Enfin, elles étaient toutes deux très différentes. Ma sœur était une guerrière et si elle était gracieuse, elle l’était tout de même moi que Sharra Arryn. Sa peau n’était pas aussi parfaite. Elle-même a souvent été mordue par sa dragonne. C’est là le lot de tous Targaryens dressant des dragons. Pour autant ses imperfections faisaient d’Elle ne sublime femme. Mais c’est là une Sœur qui vous parle. Je ne puis être objective. Vis’ était l’un de mes modèles qui plus est. Je l’admirais. Non, je ne puis définitivement pas être objective. . Je dois l’avouer, qu’il prenne ma main dans les siennes m’étonna. Et je ne pu m’empêcher de lâcher un rire en le voyant jeter un coup d’œil à ma garde. Baâl avait discrètement porté sa main à son épée, prêt à défendre mon honneur et ma vertu si je lui en faisais le signe. Cela aurait pu être drôle à voir, je devais bien l’avouer. Pour autant, je clignais légèrement des yeux pour lui faire comprendre qu’il n’y avait aucun danger et aucun mal. Il s’apaisa aussitôt et s’il continua à nous regarder, plus aucune menace ne pesait sur le Prince qui ne s’était aperçu de rien.  Son explication me tira un rire franc et mon sourire grandit sur mon visage alors que je lui répondais  non sans enthousiasme Cela est fort possible en effet, mais s’ils pensent être à l’abri du dragon, ils se trompent. Orys n’est pas aussi doux et patient que pouvait l’être Aegon. Il ne fait point dans la dentelle et il ne fait pas de doute que s’il pense qu’un homme m’approche d’un peu trop près, et qu’il voit qui plus est que cela me déplait, il lui coupera tout de suite un membre sans même le mettre en garde. La patience n’a jamais été son point le plus fort et il prend son rôle de frère et de protecteur de Peyredragon très à cœur. Nous avons beau avoir le même âge lui et moi, il me considère comme une petite sœur à protéger contre tout ce qui possible et tout ce qui est impossible également. Oui, je pouvais parler d’Orys des heures durant sans que cela ne me fasse le moindre mal. Nous étions un peu en froid certes, mais je savais que cela ne saurait durer. Il était mon frère, et il m’aimait. Même s’il lui faudrait du temps pour se décider à arrêter de jouer au con avec moi, je savais qu’il finirait par le faire. Orys était très peu doué dans ce qui touchait de près ou de loin ses sentiments et ceux des autres, même les miens. Ce n’était pas qu’il ne s’y intéressait pas, c’était simplement qu’il ne savait pas comment s’y prendre tout simple. Et tant qu’il ne voudra pas apprendre, je ne pouvais tout simplement rien faire d’autre que d’attendre.

Le prince s’était un peu plus rapproché de moi. J’avais arrêté de dessiner, ne quittant plus son regard du mien. Sa voix se fit plus basse et en entendant les paroles qu’il vint prononcer par la suite, cela était bien mieux. Il se mit même à caresser ma main toujours emprisonnée dans les siennes. Nous n’aurions pas été deux inconnus, nous aurions pu apparaitre comme deux amants, deux amoureux même. Cela me dérangeait-il ? Oui et non. Non car cela semblait naturel avec Roward. Oui, parce que j’avais conscience que Baâl et Orys allaient me le reprocher. Je n’étais pas à Peyredragon, et j’étais Reine dorénavant. De plus, le prince n’était pas un allié, mais un inconnu, devant qui je ne devais sans doute pas me laisser autant aller. Je ne pouvais plus en faire uniquement à ma tête et agir sans réfléchir. J’en avais parfaitement conscience, même si cela ne m’empêcha de lui répondre, dans un murmure Sans doute. Seulement comment chérir des souvenirs qui peu à peu s’envolent et disparaissent ? J’en ai oublié le son de leurs voix, et de leurs rires. Chaque jour emporte avec lui un morceau d’eux et je ne puis l’en empêcher. Telle est terrible punition pour les avoir laisser partir, sans les accompagner. Tel est dorénavant mon fardeau. Je suis vivante et eux non. Peu importe mes prières, et mes désirs, ils ne me reviendront jamais. Il ne me reste qu’un gout amer dans la gorge, et ma vengeance. finis-je par dire amèrement, en portant inconsciemment ma main libre sur la garde de noire sœur. J’avais ôté le fourreau de ma taille avant de m’installer sur le banc et l’avais posé à côté de moi. Elle était l’épée de Visenya, celle qu’elle m’avait confiée avant son départ, et celle avec qui j’éventrais Hoare avant de laisser Orys lui couper la tête. Elle était l’un des objets de ma vengeance à venir. Me rendant compte que mon geste pouvant être interprété comme un menace à l’encontre du prince, je finis par lui faire un sourire avant de déposer un léger baiser sur sa joue, assez proche de sa bouche pour ne pas rompre cette proximité qui s’était instauré entre nous, mais assez loin pour qu’il n’apparaisse pas comme le baiser d’un amante. Je repris ensuite mon carnet et mon stylo entre mes mains, et me remis à le dessiner, en orientant le sujet vers mon art.

Lorsqu’il m’affirma être un très mauvais élève, je relevais la tête de mon carnet, en fronçant les sourcils. Son sourire était malicieux, pour autant, je fus des plus sérieusement en lui répondant  Vous ne me feriez pas perdre mon temps et je suis certaine qu’en vous sommeille un artiste qui ne rêve que de s’épanouir. Laissez lui un chance Roward de s’exprimer. Qui sait ? Vous pourriez bien vous suspendre vous-même. Je réfléchis rapidement quelques instants avant d’ajouter. Passons un accord si vous le voulez bien… Vous essayez de dessiner en suivant mes conseils… Et je vous montrerais d’autres dessins de Daena. Je pourrais d’ailleurs en reproduire certains et vous les envoyer à Dorne. Mais à condition que vous m’envoyez vous-mêmes des croquis que vous auriez réalisé Mon sourire se fit tout aussi malicieux que le sien. J’avais bien vu que la jeune Velaryon lui avait plu. Cela ne faisait aucun doute, se voyait sur son visage quand il l’évoquait et s’entendait au son de sa voix lorsqu’il en parlait. Ce fait ne m’étonnait guère. Je ne connaissais et n’aimais que trop la jeune femme pour ne pas comprendre le jeune homme. Son innocence et sa bonne humeur étaient chères à mon cœur. Je ne pus donc pas m’empêcher de soupirer en entendant le récit de leur rencontre. Je l’ai pourtant bien mise en garde concernant les sorties sans escorte. Il faut qu’elle cesse de prendre exemple sur moi et s’exposer ainsi au danger. Daena est un véritable joyau, et je suis heureuse que vous ayez pu veiller sur Elle l’espace de quelques moments. Je suis soulagée de savoir qu’elle soit tombée sur vous et non pas quelconque autre homme qui aurait pu lui nuire. Je vous l’ai dit, elle est un joyau, le plus beau et le plus précieux que je possède. Je ne supporterais son absence ou sa perte. Nous partageons un grand héritage toutes les deux, celui de l’ancienne Valyria. Nos sangs sont liés, son Père étant mon Oncle. Je vous en remercie du plus profond de mon être Roward d’avoir pris soin d’Elle alors que je n’étais point là pour le faire. Peyredragon lui est reconnaissant. Et Peyredragon aurait une sérieuse conversation avec Velaryon à propos de ses sorties, soyez en certains.




Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mar 28 Juil - 23:50


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Le prince dornien était un flatteur. Il savait parfaitement parler aux demoiselles, et nous pouvions deviner sans mal son ascendance noble, par la prestance qu’il dégageait dans sa posture et dans ses mots. Il n’y avait aucun doute à avoir. J’avais bel et bien Roward Martell à mes cotés, même si je n’en avais pas douté un seul instant. Je lâchais un rire à sa réponse, qui, une nouvelle fois, se faisait pleines de compliments. Vraiment, il excellait dans le maniement des mots et savait parfaitement flatter son auditoire. J’en avais la preuve sous les yeux. Il ne manquait aucune opportunité pour me glisser quelques mots doux, et, je devais bien l’avouer, je trouvais cela très plaisant. Je savais fort bien que je plaisais aux hommes, mais il était rare que l’on me fasse la cour d’une telle manière. En y réfléchissant bien, cela n’était jamais arrivé. Aegon n’avait pas eu besoin de me charmer, puisque j’avais grandi avec lui et je l’avais été au fils des années. Quant aux amants que j’avais pu avoir, je ne m’étais jamais attardé sur leurs talents oraux. Nous ne parlions pour ainsi dire jamais et cela m’avait toujours convenu. Cela ne m’empêchait pas d’apprécier l’attitude princière de l’homme qui me tenait, en cet instant,  compagnie. C’était agréable d’être ainsi flattée et je l’avoue, cela m’avait fait rougir. Ce n’était pas quelque chose dont j’avais l’habitude et si je savais bien masqué mes émotions, celle-ci était sortie au grand jour sans que je n’y puisse rien. J’inclinais légèrement la tête et lui dis Vous m’en voyez alors ravie Je me doutais cependant que je n’étais nullement la seule privilégiée auprès de l’homme. Il était de belle et de bonne consistance. Nul doute que plus d’une femme avait partagé des instants avec lui, lui permettant ainsi de parfaite ses discours auprès de la gente féminine.  Il savait parfaitement s’y prendre après tout et cela n’était pas venu de nulle part.
J’étais assez agréablement surprise qu’il accepte de m’appeler par mon prénom, mais non moins heureuse qu’il le fasse. Je ne l’entendais que trop peu souvent et je l’avoue, je le déplorais. Depuis que j’étais devenue Reine, plus personnes ne se permettait de le faire, au vu de tous ses protocoles auxquels je devais m’habituer. Je me doutais bien que j’y arriverais un jour, cependant… Et bien si je pouvais m’en passer quelques fois, je ne m’en plaindrais pas. Avoir le second héritier de Dorne à mes côtés me permettait de lui faire pareille requête sans que cela ne soit trop troublant. Je restais une Reine, et dont supérieure à son statut. Pour autant notre écart était certes important, mais point insurmontable. Je n’aurais pu me permettre de demander à un simple noble de ne point me nommer « Reine ». Je n’aimais pas les protocoles, mais je me devais tout de même de les respecter un minimum. Jadis, les nobles de Peyredragon m’appelait Lady Rhaenys. Ensuite cela fut Princesse Rhaenys. Maintenant… Et bien disons que mon nouveau statut ne permet point à ce que l’on me nomme par mon prénom. Mon titre l’emporte et je l’avoue, cela me déplairait que ce ne soit pas le cas. Je ne puis me permettre des familiarités dorénavant. Pour autant, retrouver un peu de légèreté me fait un bien fou. Je suis heureuse que vous puissiez m’appeler par mon prénom, même si je vous demanderais de ne le faire que lorsque nous sommes sans public. Je n’aime point les protocoles, c’est indéniable. Pour autant, je suis bien forcée de les appliquer. Pour les enfants de basses naissances être princesse ou reine apparait comme un rêve. Je ne dis pas que ma situation n’est pas enviable, loin de là. Seulement bien souvent, d’un point de vu extérieur, on ne voit que l’emballage, et non pas toutes les pressions et les inconvénients qui accompagnent un tel statut. Et ils étaient bien plus nombreux que je n’aurais pu me l’imaginer d’ailleurs. Tout cela avant reposait sur les épaules d’Aegon et de Visenya et je les admirais d’autant plus à présent pour être arrivés à gérer le tout avec brio. J’espérais avoir leur force, même si je doutais énormément de mes capacités. Sans eux, j’étais perdue. Je doutais plus que jamais de mes capacités. Ils étaient depuis toujours mes sources d’inspiration et de force. Sans eux, hélas, je n’étais pas certaine d’y arriver même si je n’en avais jamais rien montré. Au moins avais-je Orys… Seulement tout était devenu bien plus compliqué entre nous depuis la perte de nos aînés. Nous nous éloignons l’un de l’autre et c’était là une nouvelle chose que j’avais bien du mal à supporter. Il était tout ce qui me restait dorénavant.
Même si sa situation n’était pas comparable à la mienne, l’homme à mes côtés avait lui aussi connu de tragiques pertes dont il avait dû se relever. Juger de leur importance était impossible, et inconvenable de ma part. Seulement, je ne pouvais m’empêcher de l’envier. J’avais déjà laissé au souffle du dragon mes parents, et à présent mes ainés. Cela faisait bien trop en quelques années pour une seule et même famille. Il avait la chance de pouvoir compter encore sur sa fratrie encore intacte et nombreuses. Il s’en rendait d’ailleurs compte, même si cela n’imputait rien à sa perte. Je m’arrêtais de dessiner un instant réfléchissant, avant de lui répondre. Vous y seriez parvenu, parce que vous le deviez non seulement à votre peuple, mais également à leur mémoire. C’est un honneur de pouvoir l’honorer, même si j’aurais préféré de pas avoir à le faire. Quant à votre sœur… Je ne puis parler en son nom, cependant je suis sœur, et je puis vous affirmer une chose : tant que vous resterez à ces côtés, même si vous estimez que votre présence n’est point d’une grande aide, sachez que si elle vous aime autant que vous semblez aimés, cela suffira à apaiser sa peine. Soyez tout simplement à ses côtés et soutenez là. Là est votre rôle de frère. Je ne pouvais pas me mettre à la place de Deria Martell, cependant je pouvais me positionner en tant que sœur. Tout ce que je désirais d’Orys, c’était l’avoir à mes côtés. Aussi maladroit qu’il pouvait l’être avec moi sans s’en rendre compte, mon Valonqar faisait tout pour me faire savoir qu’il était justement là, à mes côtés. Même pour tout l’or de Westeros, il ne me laisserait pas tomber, ni ne partirait loin de moi. J’avais bien trop besoin de lui et j’espérais qu’il avait bien trop besoin de moi pour envisager de prendre son envol, sans même se retourner.
Il ne pouvait certainement pas le concevoir, pour autant c’était un fait. Je n’étais pas aussi forte et majestueuse qu’eux, pour autant, je restais une créature du feu. Une dragonne se doit avant tout d’être puissante, et imperturbable, quoi qu’il advienne. Je vous remercie de votre sollicitude Roward. Cependant vous avez tort. Je suis d’abord dragonne avant d’être femme. Ce n’est pas là simplement un titre, ou une apparence, mais ce que je suis au plus profond de mon être. Pleurer ne m’était pas permis. D’ailleurs je savais fort bien que si je me laissais aller au chagrin, je ne pourrais m’y arrêter. Mon cœur était bien trop meurtrie et plusieurs années seraient nécessaires pour l’apaiser, ne serait-ce qu’un peu. Lorsque je trouvais avec Orys, mon fardeau s’alléger et la vie m’apparaissait plus joyeux et moins termes. Mais dès qu’il s’en allait, et me laissait, et bien ce sentiment s’envolait et me replongeait dans des noirceurs dont je ne voyais pas le bout.  

Naturellement, nous en vîmes à parler de celle qui avait été mon modèle, cette femme forte à qui je voulais tant ressembler : Visenya. A mes yeux, elle était belle et bien la meilleure guerrière et la plus jolie femme de tout Westeros et même d’Essos, Mon admiration pour elle n’avait pas d’égale, et même si elle n’était plus, je continuais de l’admirer et de vouloir lui ressembler. Un jour, j’espérais arriver à sa hauteur et qu’Orys puisse m’admirer autant qu’il pouvait l’admirer elle. Nous étions si différentes, et ce que je pouvais voir dans le regard de notre frère lorsqu’il la combattait, jamais je ne l’avais vu les fois où il me jetait un coup d’œil. J’en étais parfois jalouse d’ailleurs de toute cette attention qu’il lui portait. Je le savais protecteur avec moi, et il sera surement dans tous ses états en apprenant que Roward avait pu me tenir compagnie. Maintenant qu’Aegon n’était plus là pour veiller sur moi, je me doutais bien qu’il allait redoubler de vigilance. Notre ainé était féroce oui, mais les colères d’Orys avait toujours surpassé les siennes. Il n’en avait peut-être pas totalement l’ascendance, mais il était un véritable dragon à beaucoup d’égard. Oh, j’ai bien peur que cela soit trop tard. Même sous la supervision de gardes, il ne va apprécier l’idée que vous ayez pu être en ma compagnie alors qu’il n’était pas là pour veiller au grain. Il est mon petit frère, mais il agit comme s’il était le plus âgé de nous deux. Je ne pus m’empêcher de sourire en évoquant mon Valonqar. Ce fait n’avait pas changé, tous comme les sentiments que je nourrissais à son égard. Ce sourire se fit plus triste en pensait à Visenya et je ne pus que soupirer tout aussi tristement. Je me contentais d’incliner légèrement la tête, sans répondre pour autant. Parler d’elle était douloureux, et mon cœur saignait. Le second héritier de Dorne se fit bien plus compatissant que je n’y étais attendue et il me surprit par ses paroles, et la sollicitude qui s’en dégageait. Je me surpris à déroger à toutes mes convenances de Reine pour venir déposer un baiser sur sa joue. Mes pensées rejoignirent les siennes, je ne puis m’empêcher de rire en même temps que lui quelques instants. Pour sur, si Orys l’apprenait, il allait entrer dans une colère noire… Baâl allait d’ailleurs me faire la morale même s’il se garderait d’en parler à mon frère et je pouvais compter sur sa garde pour ne dire mot sur son ordre. Je devais cependant faire un peu plus attention. Je n’étais point à Peyredragon et ce genre de liberté ne m’était plus permis.

Lorsqu’il évoqua les portraits que je pouvais avoir de mes ainées, je ne pouvais que le comprendre. Je ne pouvais me passer d’eux, et la précision que j’avais mir dans mes coups de crayons me permettaient de ne rien oublier de leurs traits. Je l’avoue, quand il évoqua noire sœur, j’eus un léger mouvement de recul, avant d’être rassurée par ses propos quand à une éventuelle demande déguisée. Elle était ce que je possédais de plus précieux avec mes œufs de dragon, et je ne pouvais concevoir qu’on puisse ne serait-ce que la toucher. Orys le pouvait oui, mais il était bien le seul. Même Daena n’en avait pas l’autorisation et me froisserait si elle la prenait. Cette épée était intouchable tout simplement. Il s’agit en effet de Noire Sœur, le dernier vestige de Visenya que je possède. Si vous venez à vous rendre à Peyredragon, je pourrais vous présenter Dracarys, ma première lame Valyrienne. Je vous souhaite de ne jamais apercevoir Noire Sœur de toute votre existence. Cela signifierait que vous trouvez en face de moi lors d’un combat mortel. Ce n’est pas une épée que nous pouvons tirer sans raison. Je ne puis concevoir qu’autre personne puisse poser sa main sur sa garde, mon Valonqar excepté. Ne le prenez pas comme une offense. Cependant si vous venez à la toucher, Baâl ne sera pas assez rapide pour m’empêcher de vous trancher la gorge. Ce n’était pas une menace, ni un avertissement. Je lui faisais simplement part de la réalité des choses. Je ne laisserais personne souiller la lame que Visenya m’avait confiée. Présenter celle que m’avait offerte Père ne me dérangeait point, même si je prendrais garde à ce qu’elle ne soit pas abîmée ni dérobée. Mais Noire Sœur, c’était quelque chose de bien différent. Elle était plus qu’une épée, elle était un morceau de ma sœur, que j’acceptais de partager uniquement avec Orys.

Le sujet se fit plus léger lorsque nous évoquâmes Daena, celle que j’aimais surmonter le joyau de Peyredragon.  Je ris à sa réponse, ne pouvant m’en empêcher en entendant ses propos. J’avais repris mon dessin et son visage était quasiment terminé. Je devais encore épaissir ses cheveux et retoucher ses yeux, mais sinon le reste me semblait plutôt réaliste. Je détournais mes yeux lavandes de mon croquis, pour lui présenter. Je suis certaine que cela est dû aux professeurs que vous avez eu et non de vous. Ce n’est point aussi difficile qu’il n’y semble. Regardez donc par vous-même Roward Je m’arrêtais un instant pour imaginer le jeune homme jouer de la flute. Pour sûr, avec sa carrure, je ne m’en serais pas doutée. Aegon et Orys n’avaient appris aucun art musical, contrairement à Visenya et moi-même. Il n’était pas convenable pour Mère que nous ne sachions pas jouer au moins deux instruments. Nous avions donc appris le violon et la harpe. Je maitrisais également la viole, la lyre, et le frestel. J’adorais tout simplement tout ce qui touchait aux arts et je m’étais donnée à cœur joie d’apprendre ces instruments. Je serais curieuse de vous entendre jouer Roward. Je vous préviens cependant, je serais une oreille difficilement charmable. Je suis experte dans de nombreux domaines musicaux et il faut un talent certain pour arriver à m’impressionner. Je lui fis un sourire tout de même chaleureux et encourageur. Et pour ce qui est de Lady Daena il est de mon devoir de la sermonner. Je ne puis accepter décemment son attitude et sa mise en danger inutile. Je ferais doubler sa garde s’il le faut, mais il ne lui sera plus permis d’agir ainsi. Elle aurait pu croiser un homme avec des intentions malhonnêtes. Fort heureusement c’est vous qu’elle a eu sur son chemin. Pour autant ce genre de sottises ne peuvent se reproduire. J’allais ajouter quelque chose, mais Baâl m’interpella. Je tournais mon regard vers mon conseiller, avant de soupirer. Je vous prie de m’excuser Roward, mais je ne puis rester plus longtemps… Tenez… J’espère avoir le plaisir de vous croquer encore une fois. Je détachais délicatement mon croquis de lui de mon carnet, avant de lui remettre. Je lui fis un signe respectueux de la tête pour le saluer, puis rejoignit l’Essossien. Ma garde m’entoura aussitôt, ne laissant à personne la possibilité de m’approcher alors que je rejoignais les quartiers que l’on m’avait prêté pour mon séjour à Goeville.


HJ : Portrait donné à Roward
Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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