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Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Jeu 14 Mai - 4:57

Le prince Roward avait toujours grandement apprécié les luxuriants jardins des royaumes du Nord ou encore des cités libres. D'innombrables couleurs à perte de vue et des odeurs toutes plus exquises les unes que les autres, qui pourrait résister à pareille spectacle ? Notre ami se perdait rarement dans ceux-ci lorsqu'il voyageait, la plupart du temps pour jouer de la flûte des heures durant, espérant trouver de l'inspiration dans la beauté de ce paysage. Dorne ne pouvant que trop peu abriter de tels lieux, le jeune homme n'en profitait que plus. Il y avait ces jardins de la demeure des Tyrell que l'homme avait de nombreuses fois entendu faire des éloges, quelle tristesse que la plus luxuriante des contrées soit celle de ces pires ennemis. Malgré tout, notre ami gardait l'espoir secret de pouvoir un jour se perdre dans le vert de Hautjardin. De fait, à la fin de son interminable voyage en bateau jusqu'au Val, visiter les jardins de Goëville fut l'une des premières choses qu'il fit, après, bien entendu, présenté ses hommages à tous les personnages qui se devaient d'être salués. A ce sujet, il fut agréablement surpris de voir à quel point la reine Sharra Arryn était fidèle aux rumeurs sur son compte, mais … Cela, nous y reviendrons une autre fois.

Ces jardins étaient bien souvent occupés par tous les voyageurs, tous plus importants les uns que les autres. Tout comme ces demoiselles, toutes plus agréables de vue les unes que les autres. Le prince profitait sans le moindre remord de la beauté du décor pour glisser quelques mots doux qui, bien souvent faisaient mouches. Le jeu de la séduction était peut-être ce en quoi le dornien excellait, et, sans doutes que de nombreuses histoires faisaient part de cette particularité, mais, ce qui était certain, c'était bel et bien que lui, n'en avait que faire. Après tout, qu'y-avait-il de mal à simplement apprécier les belles choses de la vie ? La beauté d'une femme n'est-elle pas le plus beau cadeau des Dieux offerts aux hommes ? C'est du moins ce que pensait Roward. Il y croyait dur comme fer.

Après plusieurs jours passés dans cette charmante cité montagneuse, le jeune homme, souffrant d'un grand ennui, se perdit une fois de plus dans ces jardins, en solitaire. Ayant donné congé à ces deux gardes, Hakim et Farouk qui devaient certainement dépenser une partie de leur solde dans une quelconque taverne, le prince ne savait guère quoi faire. Sa très chère sœur lui avait parlé de l'importance de conclure des accords avec d'autres grande Maisons ou encore avec d'autres royaumes, mais, pour tout vous avouer, ce dernier ne s'était pas encore prêté au jeu. Pour tout ce qui était de la diplomatie, sa sœur était douée, très douée. Lui, cependant, était bien loin d'être le plus diplomate de Westeros, bien au contraire. Impulsif, peu patient voire même sanguin, une quelconque négociation pouvait très vite tourner en déclaration de guerre, chose que lui préférait éviter. Oh, certes, ces hommes ne seraient pas contre un peu d'action, mais le reste du pays en pâtirait, en plus de quoi, n'étant pas lui-même général des forces armées de la principauté, racheter son erreur serait des plus compliqués. Cependant, ce jour-là, une bien belle occasion se présenta à lui, qu'il ne pouvait malheureusement pas éviter. Si Deria avait apprit cette rencontre, mais surtout son absence de tentative de négociation, notre cher ami aurait passé un salle quart d'heure. Cette occasion n'était autre que la reine contestée Rhaenys Targaryen. La ô combien belle Rhaenys Targaryen. La demoiselle semblait elle aussi apprécier les jardins et s'était installée sur un petit banc de pierre, ses pensées concentrées vers ce qui semblait être un carnet de dessin. La scène chaleureuse tira un doux sourire au prince, ce qui lui rappelait quelques souvenirs. Cela n'était pas la première fois qu'il voyait cette belle jeune femme. Leur rencontre, si l'on peut appeler comme ça, remontait à une dizaine d'année plus tôt, à Lancehélion. Alors qu'il s'entraînait contre un mannequin, le dornien finit par surprendre la belle en train de le dessiner et, grand curieux qu'il était voulut à tout prix voir ce fameux dessin. Malheureusement, celle-ci s'enfuit sans qu'il puisse la retrouver. Savait-elle au moins qui elle était ? Il en doutait. Sans doutes était-ce-là une bonne occasion pour enfin voir les talents de dessinatrice d'une dragonne.

Après avoir pris son courage à deux mains, le prince, richement vêtu aux couleurs de sa famille et couvert de quelques bijoux rappelant sans mal le soleil et la lance, il fut interpellé par un des gardes de la belle, lui indiquant que prince ou non, s'il voulait approcher leur reine, il devrait déposer les armes. Souriant à l'homme d'âge mûr, compréhensif, notre jeune ami dégaina en douceur son épée qu'il tendit lentement à l'homme, soufflant avec un doux sourire d'y faire attention avant de sortir quelques petits couteaux de lancer dissimulés ça et là, ainsi que deux dagues cachées dans son dos. Promettant de ne plus rien posséder d'autre de dangereux sur lui, on y autorisa enfin l'accès. Remerciant l'homme toujours chaleureusement, le dornien s'avança tranquillement vers la reine légitime des Sept Couronnes pour enfin s'incliner respectueusement, la main sur le cœur, dès que celle-ci tourna la tête dans sa direction.

« Je suis heureux de voir que sa majesté possède encore cette passion déjà présente lors de son enfance, je gage que vos dessins doivent être des plus merveilleux désormais. »

Se relevant pour offrir son sourire le plus chaleureux, Roward fit quelques pas de plus vers la Targaryen, gardant toujours une certaine distance entre eux, pensant que c'était ce que le protocole exigeait tant que la belle ne lui en avait pas donné l'autorisation. S'inclinant une fois de plus dans une révérence des plus parfaites, notre ami se présenta cette fois-ci.

« Loin de moi l'idée d'insulter les connaissances de sa majesté, mais il me semble que la moindre des choses, après vous avoir dérangé dans votre activité est de me présenter dans les bonnes et due formes. Prince Roward Martell, de Lancehélion, pour vous servir. M'accorderiez-vous le privilège de pouvoir vous tenir compagnie un instant ? »
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Ven 15 Mai - 18:15


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Assise en tailleur sur un banc en pierre, je fonçais les croquis que j’avais finis la veille. J’estompais mes coups de crayon avec mon pouce, que j’humidifiais de temps à autre, selon le résultat que je voulais obtenir. Ils auraient été plus beaux avec des couleurs, mais à défaut d’en avoir ici, je les sublimais au crayon gris. Le vent souffla légèrement, balayant ma chevelure et les feuilles des arbres aux alentours. J’avais eu besoin d’air, et m’étais rendue, sous bonne escorte aux jardins de Goeville. Je l’avoue, j’avais fort hésité à filer en douce, comme à l’accoutumée à Peyredragon. Seulement, je risquais à tout moment de faire de mauvaises rencontres dans cette ville que je ne connaissais pas. Je devais bien l’accorder à Baâl, je ne me sentais pas en sécurité ici, et ne voulant pas prendre de risque, j’avais demandé à mon chevalier de m’accompagner avec quelqu’un de ses hommes. Une fois arrivée à destination, je leur avais demandé de rester à distance. Ils étaient assez prêts pour me défendre si un danger se présentait, mais assez éloignés pour me laisser l’espace dont j’avais besoin. Dessiner, chez moi, c’était comme méditer. J’avais besoin de quiétude et de paix, et je ne pouvais pas m’adonner à cette passion si je me sentais oppressée.
A défaut de pouvoir voler sur le dos de Mexarès, je finissais le petit tableau que j’avais fait d’elle, juste en dessous de celui qui représentait Balerion. On la voyait que le bord d’un gouffre, les ailes à moitié déployées, et le regard rivé vers l’océan qu’on devinait en face d’elle. Je l’avais représenté à Peyredragon, dans une posture que je lui connaissais. J’avais mis en second plan plusieurs nuages et une multitude de rocher, rappelant notre royaume. Sur le côté, j’avais fait trois petits croquis de dragon, que je n’achèverais pas, chacun rappelant ou Vaghar, ou Balerion, ou Meraxès. J’avais esquissé un croquis complet de chaque dragon, il n’y avait pas besoin d’en faire plus pour l’instant.
Je m’attaquais à Vaghar lorsqu’une voix m’interrompu dans mon travail. Je relevais la tête, passant une mèche de cheveux derrière mon oreille, le vent n’arrêtant pas de les rejeter en avant. S’il avait passé ma garde, c’est qu’il ne représentait aucun danger, et qu’il était un personnage important. Je posais mon carnet sur le côté du banc, l’intérieur contre le marbre pour ne pas perdre ma page, et me relevais. Je lissais rapidement ma robe avant de détailler le nouvel arrivant. Au vu de ses vêtements, il venait du royaume de Dorne. Après je n’aurais pu dire qui il était exactement, même si son visage m’évoquait quelque chose.
J’avais arqué un sourcil en le voyant s’incliner devant moi. Je n’aimais pas qu’on courbe le dos devant moi, tout simplement parce que je possédais le titre de Reine. Je n’avais jamais aimé, même si je devais vraiment me faire à l’idée que cela arriverait encore et qu’il me fallait m’y habituer. Je les fronçais quand il parla de cette passion qu’il savait que je possédais depuis l’enfance. Ce n’était pas un secret que j’étais passionnée d’art et de littérature, mais de là à ce qu’il devine si justement…  Je ne lui répondais pas tout de suite, attendant qu’il se présente, comme le voulait nos protocoles. Son sourire était chaleureux, le mien poli. Il avança de quelques pas avant de me refaire une révérence on ne peut plus parfaite. Par les sept, pourquoi se sentait-il obligé de le refaire ? Une fois suffisait amplement. Il se présenta alors, se désignant comme étant nul autre que le Prince de Dorne, Roward Martell, avant de me demander l’autorisation de me tenir compagnie. Je devais bien avouer que j’étais à la fois étonnée par sa demande et hésitante quand à ma réponse. La dernière entrevue avec un seigneur n’avait pas été un succès. Seulement, il aurait été impoli de refuser. Messire Martel de Lancéhélion, c’est pour moi un honneur de vous rencontrer. Je vous en prie, prenez place à mes côtés. Et avant que ne lui vienne encore l’idée, j’ajoutais Mais ne courbez point l’échine de nouveau devant moi. Cela n’est point une nécessité. Je lui fis signe de s’installer sur le banc alors que je récupérais mon carnet. Je plaçais le crayon entre les deux pages sur lesquelles je griffonnais avant de le poser sur mes jambes, me tenant assise à présent comme une grande dame et non plus la gosse que j’avais été jadis. Il ne me semble pas que nous ayons déjà eu l’occasion de nous rencontrer jadis. Pourtant, vous semblez penser le contraire. Ma mémoire me fait-elle défaut ? Au quel cas, je m’en excuse, mais je n’ai malheureusement aucun souvenir de cela. lui dis-je une fois que nous fûmes tous deux installés, en laissant une distance polie entre nos deux corps. Je m’étais tournée légèrement vers lui pour le regardait en face. Oui, vraiment, il me disait quelque chose mais je n’arrivais à savoir où j’aurais pu le voir jadis.






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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mar 19 Mai - 3:17

Assis sur son banc, la belle princesse de Peyredragon semblait concentrée sur ses dessins, rayonnante dans son travail, Roward fut touché par cette délicate attention portée à chacun de ses traits. Oser la déranger aurait presque représenté un sacrilège pour tout amateur de belle femme. Oh, oui, la Targaryen était des plus belles, rares étaient celles capables de l'égaler sur ce plan là. Alors, avant de la déranger dans son œuvre, le prince l'admira quelques instants, avant d'oser lever la voix en sa direction. Celle-ci se releva enfin la tête tout en essayant de ranger une mèche rebelle derrière l'une de ses oreilles avec la plus grande des grâces. Enfin en face à face, le dornien put admirer au mieux le visage de la sylphe, ce qui le fit sourire. Alors qu'il s’inclina avec respect, un sourcil fut relevé, comme étonnée, ou plutôt … Lassée de ce genre de protocoles. Si tel était le cas, les deux jeunes gens disposaient d'emblée d'un assez gros point commun. Après avoir poliment demandé l'autorisation de se joindre à elle, tout en ayant déposé les armes, la jeune femme accepta après un court silence, rajoutant cependant qu'il n'était nul besoin de s'incliner encore. Cela le fit légèrement rire. Ils avaient donc un point commun.

« Je vous remercie de votre accueil votre majesté, mais je vous avouerai ne pas être très à l'aise avec le protocole et la diplomatie. Alors, plutôt que de risquer un incident diplomatique, je pense qu'il est préférable d'abuser de ce genre de choses. Cependant, si vous n'êtes pas des plus friandes de ce genre de choses, je ne me plaindrais pas d'abandonner tout cela. »

Souriant chaleureusement, le prince accepta l'invitation gestuelle de la jeune femme pour venir s'installer à ses côtés, à une certaine distance, tout comme la bienséance le voulait. Car, même si le protocole était partiellement oublié, Roward avait encore de nombreux codes à respecter pour se montrer digne de son rang et de son pays. Tout comme de respecter la confiance que sa sœur plaçait en lui. Comment une personne aussi sensée qu'elle pouvait confier ce genre de tâches à quelqu'un comme lui. N'avait-elle pas appris depuis le temps que son frère n'était pas fait pour discuter ou prendre des décisions réfléchies ? N'avait-elle pas conscience que la moindre petite erreur de sa part pouvait mener à une guerre ? Du moins, c'est ce qu'il pensait. Sa sœur, elle, avait toujours eu une foi presque aveugle en lui.

Assis sur ce banc, notre ami ne put s'empêcher d'observer la belle de plus près, ne le faisant que sourire de plus belle, tandis que son cœur semblait s'accélérer. Son regard finit aussi par se perdre sur son petit carnet, espérant voler quelques visions de son art, mais, il n'y arriva pas. Après un bref silence, la jeune femme revint sur ce qui fut dit plus tôt au sujet de son amour pour le dessin. Elle, avoua ne pas avoir souvenir de leur rencontre, s'excusant de ne se rappeler de lui. Cela le fit doucement rire. Se retournant vers elle, posant sa jambe sur la pierre afin de se retrouver réellement face à elle, sans pour autant penser à l'image que sa pose pouvait donner de lui, le prince entrepris de conter leur rencontre.

« Cela doit remonter à une bonne dizaine d'années je dirais, lorsque vous êtes venue à Lancehélion, avec votre père, je ne me souviens plus si d'autres Targaryen étaient présents. Nous ne nous sommes jamais vraiment présentés, mais, de mon côté je vous avais vu arriver sur le port et puis … Il est difficile de ne pas faire le rapprochement lorsque l'on voit votre chevelure et vos yeux. Lorsque nous nous sommes réellement rencontrés je … Hmmm … Il me semble que je m'entraînais contre un mannequin, en solitaire. Vous étiez derrière moi, en train de me dessiner. Lorsque je vous surpris dans votre labeur, vous vous êtes enfuie. J'ai bien essayé de vous rattraper, mais … Vous avez fini par vous frayer un chemin à travers les passants et les ruelles. Nous ne nous sommes jamais revus et je ne me suis jamais vu, couché sur votre carné, quel dommage. »

Riant un bref instant, le prince reprit bien vite la parole, essayant de rassurer dame Rhaenys.

« Cela dit, que vous ne vous souveniez pas d'un événement aussi insignifiant ne me surprend guère, la faute me revient grandement de ne pas m'être présenté en bonne et due forme à l'époque. Peut-être trop honteux d'avoir perdu à la course face à une dame du Nord, ou peut-être déjà charmé par cette charmante princesse que vous étiez déjà à l'époque. »
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 27 Mai - 1:52


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Je fus soulagée lorsque l’homme arrêta de se courber devant moi. Il respectait parfaitement le protocole et l’étiquette dû à mon rang seulement… Seulement ce genre de chose n’était pas à mon goût. Je ne voulais pas que l’on ploie le genou devant moi par obligation, mais par réel envie et désir de le faire. Hors ce n’était pas le cas dans cette situation, même si j’avais bon espoir qu’un jour cela arriverait. Et ce jour-là, j’en serais des plus honorés. Je souris chaleureusement en l’entendant rire, appréciant ce si simple mais si mélodieux son.  Je vous remercier de la sollicitude dont vous faites preuve à mon égard, et soyez assuré que j’en suis des plus touchée. Sachez cependant que vous n’avez nul besoin de courber l’échine devant ma personne à l’avenir. Un simple salut poli me suffit amplement et je ne désire, ni n’attend rien de plus. lui répondis-je toujours en lui souriant avant de l’inviter à prendre place à mes côtés sur le banc. Je changeais de position, m’installant comme la Lady que ma mère m’avait appris à être, et non plus comme l’artiste en moi le désirait. Il y avait un temps pour tout, et ce n’était plus le moment de rêvasser et s’évader en grattant un crayon sur mes carnets de dessin. Je l’avais d’ailleurs posé à côté de moi, sans pour autant le refermer totalement alors que je faisais de la place au jeune Martell. Il s’installa sur le banc et m’observa pendant plusieurs minutes. Je le laissais assouvir sa curiosité, et le vis d’ailleurs jeter un coup d’œil à mon carnet de croquis que j’avais posé sur mes genoux, en coinçant le crayon entre les deux pages sur lesquelles je travaillais avant qu’il n’arrive. Lorsqu’il évoqua l’art à auquel j’adorais m’adonnais depuis de nombreuses années, je ne pus m’empêcher de l’interroger à ce propos, m’excusant de ne pas le reconnaitre. Ses traits m’évoquaient vaguement quelque chose, mais je n’arrivais pas à remettre le doigt dessus. Je m’étais jadis déjà rendue avec mon père à Dorne, oui, cependant je n’avais jamais rencontré Roward Martell. Je n’avais fait la connaissance que de sa sœur ainée Deria ainsi que leur Père. J’avais joué à l’exploratrice avec la première et le second m’avait été présenté par mon propre Père avant que nous ne reprenions la route, refusant poliment son invitation à séjourner chez eux quelques jours. Père avait fort à faire, et nous n’avions pas pu nous attarder outre mesure.

Une nouvelle fois, je fis rire le jeune seigneur. J’aimais entendre mes interlocuteurs rirent de la sorte. Il ne se moquait pas, loin de là. Il était simplement amusé et ne s’en cachait pas, chose que j’appréciais grandement. Il restait naturel et, je l’avoue, cela me mettait un peu plus à l’aise. Je ne craignais pas que sa compagnie soit désagréable, loin de là. Seulement, je ne savais tout simplement pas à quoi m’attendre avec les Dorniens. Ma rencontre avec le seigneur du Nord ne s’était pas bien déroulée. Celle avec Sharra avait été des plus formelles pour sa part. Alors entendre le jeune homme rire, sans se forcer ni se retenir ne pouvait que me faire plaisir. J’écoutais sa réponse qui fit échos aux souvenirs dont justement, je me remémorais. Il m’orienta vers l’un de ceux que j’avais gardé de mon séjour à Lancehélion et dont je n’avais pas pensé depuis bien longtemps maintenant. Je le dévisageais un peu plus que je ne l’avais fait, repérant à mesure que je le regardais les traits que j’avais pu dessiner de nombreuses années plus tôt. Je gardais le silence, laissant ma mémoire me rappelait ce jour qu’il évoquait. J’avais échappé encore une fois à la surveillance de mon père et de ses gardes. Cela avait toujours été mon passe-temps, même en dehors des murs de Peyredragon. Surtout en dehors des murs de Peyredragon à bien y réfléchir. Je devais rencontrer le seigneur de Dorne, seulement cela ne m’intéressait pas à l’époque. J’avais filé discrètement et mes pas m’avaient amené jusqu’à un jardin où un garçon plus jeune que moi s’entrainait. Cela m’avait rappelé Orys et Aegon et je n’avais pas pu m’empêcher de le dessiner. Lorsqu’il avait finit par tourner la tête vers moi, j’avais pris peur et je m’étais enfuis. Je ne m’étais pas doutée à l’époque qu’il voulait simplement regarder mon dessin, et je m’étais imaginée qu’il se serait fâché.

Je souris à la suite de ses paroles, rougissant légèrement à son compliment. Que les habitants de Peyredragon ou mes amants me complimentent, j’en avais l’habitude. Cependant depuis que j’étais Reine, tous vantaient mon charme et ma beauté, ce dont je n’étais pas du tout habitué. Visenya avait toujours été la belle de notre famille, et moi la petite dernière qui courait toujours partout et qui déchirait souvent ses robes. Detrompez vous, je m’en souviens parfaitement. Vous étiez dans un parc, et il n’y avait aucun adulte ni garde à vos côtés. Vous frappiez le pantin avec beaucoup de force, laissant à penser que vous aviez besoin de vous défouler plus que de vous entrainer. Vous m’avez rappelé mes frères, et je n’ai pas pu m’empêcher de vous dessiner. Lorsque vous vous êtes retournés, j’ai pris peur, je dois vous l’avouer et je me suis enfuie, me montrant des plus impolie. Je n’ai malheureusement aucune excuse pour mon comportement. Lui dis-je avant de remettre une mèche de cheveux argenté que le vent venait de balayer en place. Je lâchais un léger rire avant d’ajouter Ne vous en voulez pas de n’avoir pas été capable de me rattraper. Depuis mon plus tendre âge, je fuis la surveillance des adultes les plus observateurs et aguerris. Vous n’aviez tout simplement aucune chance, même en connaissant la ville sur le bout des doigts. J’ai toujours su disparaitre lorsque je le désirais. Toute personne venant de Peyredragon pourra vous le confirmer. Je lui fis de nouveau un sourire sincère. Mes yeux brillaient de malice et de fierté. Cet exploit, j’en étais toujours capable, même si j’évitais à présent de m’y adonner.  Baâl allait vraiment mourir avant l’âge si je continuais à détourner sa sécurité et m’échapper de  nouveau. Et il avait pour l’heure bien trop à faire pour que je lui rajoute la lourde et longue tâche d’essayer de me retrouver. Prenant mon carnet dans mes mains, je le tendais au jeune homme Je n’ai point sur mon le carnet sur lequel je suis croquée. Il est resté à Peyredragon, mais je me ferais une joie de vous en faire une copie et de vous l’envoyer si vous le désirez. Je n’ai que celui-ci sur moi. Soyez indulgents, ils ne sont pas finis pour la plupart d’entre eux. J’avais dessiné sur la majorité des Pages à présent. On pouvait y voir quelques portraits, mais également des dragons, beaucoup de dragons d'ailleurs. Je n'avais mis aucune annotation sur les pages, n'en ayant pas besoin pour distinguer Meraxès de Ballerion ou de Vaghar. Je n'avais pas non plus mis les noms des personnes que j'avais croqué. Je ne le faisais que très rarement, quasiment jamais pour ainsi dire. Quelques fois, il pouvait m'arriver d'indiquer des années, mais c'était assez rare, puisque lorsque que je croquais quelqu'un ou quelque chose, je me rappelais du quand, et du qui.

Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Lun 1 Juin - 15:34

La délicieuse petite princesse de Peyredragon s'annonçait bien plus agréable que ce que notre ami n'aurait jamais pu imaginer. D'un point de vue physique, pour l'avoir vu quelques années auparavant, il ne pouvait que se douter de la voir devenir une bien belle femme et, sur ce point, la jeune dragonne respectait toutes ses promesses. Malheureusement, lors de leur première entrevue, les deux jeunes gens n'avaient guère eut le temps d'échanger quelques mots, tant la fuite de la jeune fille fut vive. De fait, le prince ne pouvait guère imaginer cette personnalité qu'il ne connaissait pas. Pour tout vous dire, même s'il espérait que la belle soit douce, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle pourrait être horrible et tyrannique. De nombreuses histoires circulaient sur cette dynastie, tantôt fondées, tantôt exagérées, tantôt fantasmées. Où était le vrai ? Où était le faux ? Il n'aurait pas su. Ainsi, cette rencontre était quelques peu crainte par le dornien. Crainte qui, dès les premiers instants disparue sans laisser de traces et ce, grâce à quelques mots uniquement, au sujet de la politesse excessive dont il avait fait preuve. Selon elle, une simple salutation polie suffisait amplement, nul besoin de courbettes inutiles, le tout avec un doux sourire chaleureux, qui ne put que plaire au jeune homme. Sourire qu'il rendit d'ailleurs sans le moindre mal, tant la belle l'avait rapidement mis en confiance.

« Cela peut sembler idiot, mais, ces quelques mots me font grandement plaisir. Je ne vous imaginais pas si simple, si humble. Voilà une rencontre qui commence pour le mieux. Cela dit, je ne peux vous promettre de respecter cela au milieu d'un grand public. L'image, malheureusement. »

Souriant chaleureusement à cela, il ne pouvait qu'espérer que la belle comprenne. Se perdant légèrement dans ses pensées, son sourire s'accentua un bref instant, imaginant la réaction de sa très chère sœur, le voyant face à une tête couronnée et ne la saluant que poliment. Une chose était sûre, la princesse ne serait guère d'humeur joyeuse et lui ferait grandement savoir par la suite. Même s'il en aurait presque ri, le jeune homme savait très bien que c'était elle qui avait raison. C'était à leur génération de gouverner la principauté désormais, alors, Roward devait tout faire pour alléger le fardeau que portait Deria, ne serait-ce qu'un peu. Il devait aussi apprendre à réfléchir et ne plus suivre son instinct continuellement. Instinct qui ne lui apportait que bien trop souvent de nombreux problèmes.

S'en suivit alors le récit de leur première rencontre qui sembla faire voyager la demoiselle, sûrement se rappelait-elle de son séjour à Dorne, ainsi que de ses merveilles. Après avoir raconté le tout, le jeune prince se permit aussi de déposer délicatement un petit compliment à l'égard de la princesse, qui rougit légèrement. Charmé devant cette scène, le jeune prince ne put que sourire tendrement, malgré la surprise provoquée de ces quelques couleurs. Rapidement, Rhaenys raconta l'histoire vue par ses yeux, mais aussi sa fuite, expliquant fièrement et malicieusement qu'elle s'était toujours plutôt bien débrouillée pour prendre la fuite face à ses gardes, cela le fit légèrement rire une fois de plus.

« Ainsi donc, c'était le Destin. Mais voyez-vous, à cette époque, j'ai découvert que ma chère grand-mère qui m'avait élevé et tout appris n'avait que trop peu confiance en moi, c'est sans doutes pour cela que je frappais ce mannequin comme un damné. Alors, perdre à la course face à une jeune fille, ma fierté en a pris un coup. »

Riant encore avec douceur, son regard vint se fixer délicatement dans le sien, toujours souriant, il se permit d'en rajouter un petit peu.

« Cela dit, je vous avouerai être surpris, majesté. Je ne vous imaginais pas femme à rougir pour si peu. J'avais dans l'idée que la dame de Peyredragon devait attirer des yeux et des cœurs, tout comme de nombreux prétendants dans l'espoir de ramasser quelques richesses Targaryen. A moins que je ne sois l'un des rares suffisamment courageux pour vous parler franchement ? »

Riant, une fois de plus, notre ami ne put que découvrir avec émerveillement les travaux de la jeune femme. Être indulgent ? Pourquoi donc ? Le niveau de détail était impressionnant, les lueurs dans le regard des personnages, tout semblait parfait, comme si, ces créations semblaient vivantes. Ses yeux finirent par se poser sur le petit dessin de lady Daena Velaryon, demoiselle aux yeux envoûteurs, étrangement coiffée mais … Son sourire ne put que s'élargir un peu trop, tandis que son cœur ne pouvait qu’accélérer devant cette image. C'est heureux que le prince reprit la parole.

« Nul besoin d'être indulgent ma dame, vous êtes une artiste, tout simplement. Je ne suis moi-même capable que de faire quelques ronds dans le sable, qui sont loin d'être vraiment ronds. Alors tous ces personnages aussi bien réalisés, je ne peux qu'être émerveillés. Je reconnais sans mal quelques visages … Le seigneur Orys Baratheon, le seigneur Loren Lannister, là, je peux voir la beauté du val, sa majesté Sharra Arryn et là … La délicate dame Daena Velayon. Je trouve que vous avez particulièrement réussis ses yeux. Je … Ne sais comment l'exprimer avec de simples mots, mais, ceux-ci ont quelque chose de captivant, d’enivrant même, rendant la demoiselle … Unique. Cela dit … Loin de moi l'idée de critiquer quoi que ce soit, mais … Je trouve cela quelques peu étrange de l'avoir ainsi dessinée, un visage si neutre. Je ne la connais des plus souriantes ou amusée. Peut-être avez-vous voulu faire travailler votre imagination qui sait ? »
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 3 Juin - 12:19


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Pourrais-je un jour me faire à l’idée de voir des inconnus courber sans cesse l’échine devant nous et ployer le genou ? Je n’en étais pas certain. Cela m’apparaissait naturel et normal qu’ils pratiquent cela devant Aegon et Visenya. Cependant envers moi. Je ne sais pas, cela était tellement étrange et déroutant. Peut-être était-ce une question d’habitude ? Il me faudrait interroger Baâl à ce sujet, peut-être pourrait-il m’éclairer sur ce point.
Je n’étais pas faite pour gouverner. Je n’y avais pas été préparée. J’étais la jeune femme dans l’ombre, prête à se battre et à conseiller mes aînés. Il n’avait jamais été question que je monte sur un quelconque trône. Je n’y avais d’ailleurs jamais aspiré, laissant le poids des responsabilités et des décisions difficiles à Aegon, même si je ne manquais jamais de lui donner mon point de vu. Il était né pour diriger et moi pour rester dans l’ombre de son sillage. La vie pouvait parfois vraiment prendre des tournants étranges. Je me retrouvais dorénavant sur le devant de la scène et je me rendais compte depuis mon arrivée au Val, que je n’étais pas préparée à cela. J’avais énormément de volonté, mais je n’étais pas certains qu’elle puisse suffire. Il suffisait de voir le désastre qu’avait été ma rencontre avec le Seigneur du Nord. J’appréhendais d’ailleurs le conclave à venir. C’était l’une des raisons qui m’avaient poussé à venir ici dessiner et essayer de trouver un peu de sérénité. Quelle bonne idée finalement avais-je eu de le faire. Cela me donnait l’occasion de converser avec l’un des héritiers de Dorne, avec qui, j’arrivais finalement à communiquer. C’était quelque part rassurant de voir que je pouvais diplomatiquement m’en sortir en restant moi-même. Je lui rendais ses sourires le plus naturellement du monde, sans avoir à me forcer. Sachez que même nous sommes au milieu d’un grand public, je vous réitèrerais ma demande Messire Martel. Je n’ai malheureusement aucun mal à vous croire lorsque vous affirmer que ce n’est guère l’image que les rumeurs ont pu peindre de moi. Je n’essayerais point de vous convaincre en parlant qu’elles sont infondées et que je ne suis pas le monstre avide qu’elles dépeignent. Cela ne servirait à rien et ne serait que des mots. Je vous laisse seul juge de vous faire votre propre opinion. Je l’avais regardé droit dans les yeux pour lui montrer combien j’étais déterminée. Ce n’était pas des paroles en l’air. Je savais que les rumeurs à mon sujet n’étaient pas positives, loin de là même. Je pourrais essayer de le convaincre par des mots qu’elles étaient infondées, et les démonter une par une, mais cela ne changerait rien à son opinion. Il devait se la forger seul, et j’espérais qu’il fasse parti de ses hommes capables de sortir du faux la vérité. Je l’espérais vraiment sinon… Et bien les miens seraient définitivement en grand danger. Si Dorne entrait en guerre contre nous, en plus d’Hoare, nous étions perdus.

Je fus surprise d’apprendre que nous nous étions jadis déjà rencontré et surtout légèrement honteuse par ma réaction. J’avais mal interprété ses intentions et j’avais fui comme une brebis apeurée face à un dragon. Je m’étais comportée de manière on peut plus impolie, et il était bien trop tard pour lui présenter des excuses. J’espérais qu’il ne m’en tiendrait point rigueur, même si tout en lui m’indiquait qu’il ne gardait aucune trace de rancœur. Je lui expliquais qu’il ne devait pas se sentir offensée que la gamine que j’étais ait pu le semer. J’ai toujours été très douée dans ce domaine-là, au grand dam de Baâl, mon protecteur depuis toujours. Je ris quelques secondes en l’écoutant et son rire fit échos au mien, même s’il fut plus long que le mien. J’avais toujours encore du mal à rire comme je le faisais sans cesse avant. A chaque fois, cela me rappelait que plus jamais je ne le ferais avec les miens, et qu’à mesure que les jours passés, j’oubliais peu à peu le son de leurs voix. J’essayais de ne pas oublier, mais le temps en décidait autrement lui. Mon regarde se voila légèrement, mais je me repris. Il n’était point le moment pour montrer combien mon cœur saignait. Je me reconcentrais sur le jeune homme et lui répondais Si le destin nous a poussé à nous rencontrer jadis et de nouveau en ces lieux, je ne puis que le remercier. Pour ce qui est de votre Grand-mère, cela fait écho à ma propre histoire. J’ai souvent été source de déception pour ma Mère, n’étant point la grande dame qu’elle aurait désiré avoir. Je n’ai jamais été attentive à ses leçons de bonne conduite, je dois bien vous l’avouer. Elles ne m’ont jamais passionné. Je passais mon temps à les fuir en me cachant à Peyredragon. Et je puis vous assurer que j’ai trouvé plus d’une cachette pour lui échapper. J’ai toujours préféré dessiner la vie se déroulant sous mes yeux, ou à lire, perchée dans un arbre plutôt que d’apprendre la couture. Ce n’était pas quelque chose d’inconnu à Peyredragon et le livrer à quelqu’un ne pouvait nullement me desservir ou se retourner contre moi. De toute manière, même si j’aurais voulu retenir ce souvenir, je n’en aurais pas été capable. C’était naturel de parler avec Roward Martel, ses pensées faisaient, en cet instant, écho aux miens. J’ajoutais cependant Ne m’appelez pas Majesté je vous prie. Cela est bien trop formel pour une discussion qui est on ne peut plus informelle. Rhaenys, ou Lady Rhaenys, si m’appeler par mon prénom puisse générer en vous une quelconque gêne. Oui vraiment, il allait falloir que je m’habitue rapidement à ce que l’on s’adresse ainsi envers moi.

On ne pouvait lui enlever cela : le jeune homme était des plus souriants et son rire était agréable à entendre. J’avais toujours préféré ce genre de personnalité plutôt que celle taciturne et toute en retenue. Il me mettait des plus à l’aise en sa présence, et j’en étais agréablement surprise. Il avait beau être jeune, il dégageait une prestance certaine. Il n’hésitait pas non plus à parler franchement, et j’appréciais grandement cela. Je n’avais jamais été aimé les masques et les faux semblants. Ainsi, lui répondis-je avec sincérité, et nostalgie. Pour tout vous avouez, ce n’est que très récemment que les hommes me complimentent sur ce point. Comme je l’ai indiqué au Seigneur Stark, Visenya a toujours été la plus éblouissante. Elle était une grande dame et sa beauté était sans pareille. Parler de Visenya n’était pas facile et mon cœur se serrait à chaque fois que je pouvais l’évoquer. Elle me manquait tellement et avait laissé un grand vide dans mon cœur et mon existence. Je n’ai toujours fait que pâle comparaison à ses côtés, sans que cela ne me dérange. Elle était mon modèle et une source d’inspiration pour moi. Ma voix se perdit légèrement ainsi que mon regard. Son image aussi disparaissait peu à peu. Lorsque je fermais les yeux, je ne me rappelais plus de tous les traits qui ornaient son visage. Je me rappelais certes de l’essentiel, mais plus de tous ses détails que j’avais jadis dessinés.
Je secouais légèrement la tête, me reprenant et chassant ces pensées de mon esprit. Ce ‘nétait vraiment pas le moment de penser à elle et de me laissais aller à ma tristesse. Quand à de nombreux prétendants, je n’étais jadis que la dernière de la lignée des Targaryens. Ils se bousculaient tous aux portes de Visenya et à celles d’Aegon, et non aux miennes. J’imagine que cela va changer désormais. Je lui fis un sourire légèrement voilée. Je n’étais pas enthousiaste à cette idée. J’avais toujours pensé que lorsque j’épouserais un homme, ce serait par amour. C’était peut-être insensé et pourtant, je me savais destinée à aimer celui qui partagerait ma vie. Aegon avait choisi lui aussi la voix de l’amour, et je comptais l’emprunter à ses côtés. Mais le destin en avait décidé tout autrement. Je n’avais jamais été naïve, et je savais qu’à présent, tout avait changé. Pour le bien des miens, je devais m’unir à un royaume. Et j’espérais que cela épargnerait Orys. Jamais je ne lui imposerais pareil choix. Le mariage de ma Main pouvait, stratégiquement bien donnée, m’apporter soutien dans ma guerre. Mais je ne le désirais pas. Ce choix, il appartenait à mon frère, et je l’aimais bien trop pour lui imposer quoi que ce soit.

Curieux, je laissais Roward Martel parcourir le carnet avec lequel j’étais sortie. Je n’en avais que quelques-uns au val, et la majorité d’entre eux étaient restés à Peyredragon. J’avais consacré toute une bibliothèque pour les stocker, tant il y en avait. Je ne saurais dire d’ailleurs combien exactement j’en possédais. Certains étaient des écrits, d’autres des dessins, et les derniers des écrits et des dessins. Je me laissais guider par l’inspiration du moment, et je devais bien l’avouer, j’avais bien envie de croquer le jeune homme assis à mes côtés. Il détailla mes dessins, se trouvant à un moment donné sur l’une de mes portraits. Il évoquait le seingeur Lannister que je n’avais jamais rencontré. Il l’avait surement confondu avec le Seigneur du Nord, vu que le seul autre homme présent était le seigneur paresseux que j’avais rencontré la veille et dont j’avais partagé la couche.
Je l’écoutais me parler de Daena, notant que son sourire grandissait à mesure qu’il l’évoquait. J’en étais des plus surprise, mais gardais pour l’heure les questions que cela soulevaient. Lorsqu’il eut fini de parler, je lui tendis mon crayon et lui dis d’un ton enjoué Je peux essayer de vous l’apprendre si vous le désirez. Je ne dois mon coup de crayon qu’aux excellents instructeurs que j’ai pu avoir, dont faisait partie ma Mère. C’est un savoir qui se partage, et cela serait avec plaisir que je vous y initierais. J’avais toujours aimé transmettre ce savoir aux autres même si peu de personne était intéressé par les arts. Nous n’étions qu’une poignée de personnes à ne pas les considérer comme futile et inutile. Vous ne seriez pas mon premier élève. Justement puisque vous l’évoquiez, Lady Velaryon est l’une de mes apprenties les plus douées. Le portrait que vous voyez d’elle n’est qu’un parmi tant d’autres. Je possède une multitude de carnets à Peyredragon et elle y est présente dans chacun d’entre eux. Je la croque depuis sa première venue au château de Peyredragon. Elle est l’un de mes modèles préférés, je dois bien vous l’avouer. Je lui souris sincèrement. J’aimais parlé de Daena. Je l’aimais énormément et l’évoquer ne me faisait pas souffrir comme le souvenir de Visenya. Sans Daena à Peyredragon, il ne fait aucun doute que je serais restée plus bas que terre. Ses sourires me réchauffaient le cœur et sa douceur apaisait ma peine. J’avais besoin d’elle à mes côtés, surtout depuis ma dispute avec Orys. Elle m’apportait tout ce qu’il refusait de me donner depuis plusieurs années : une tendresse infinie, et sans barrière. Je savais que mon frère m’aimait et qu’il avait à coeur mes intérêts. Seulement j’avais besoin qu’il me le montre et me le dise, maintenant plus que jamais. La jeune Velaryon, elle, le faisait et n’avait pas peur d’exprimer les sentiments qu’elle éprouvait à mon égard. En agissant ainsi, elle apaisait mon cœur et ma tristesse. Et en effet, Daena est une jeune femme les plus enjouées que je connaisse. Mais il lui arrive cependant d’être songeuse et tourmentée, comme lors de notre venue ici au Val. Je trouve cela intéressant de pouvoir la dessiner chacune de ses expressions, même si, en effet, ce n’est pas le plus beau portrait que j’ai pu faire d’elle. Je lui fis un sourire des plus sincère. J’ajoutais, malicieusement et me faisant curieuse Puis-je vous demander d’ailleurs en quelle circonstance vous avez pu être amené à la rencontrer ? Les Velaryons ne se sont jamais rendu à Dorne et nous n’avons jamais eu, malheureusement, le plaisir de vous compter parmi nos invités à Peyredragon.


Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 10 Juin - 17:42

La princesse dragonne était des plus agréables, tant à l’œil qu'à l'oreille. Elle semblait fort sympathique et des plus humbles, malgré ce que l'on pouvait raconter. Non pas que les rumeurs intéressaient particulièrement notre ami, mais, celles-ci cachaient bien souvent un fond de vérité. Cependant, en temps de guerre, certains ne sr privaient pas pour faire naître des rumeurs qui se propageaient de village en village, de cité en cité et puis de royaume en royaume. N'était-ce pas l'une des armes les plus efficaces après tout ? Certainement. Selon le prince, les mots étaient tout aussi tranchants que les armes. Capables de déclencher des guerres tout comme ils étaient capables d'amener la paix, ou encore d'éviter des conflits. De ce fait, Roward ne privilégia jamais l'enseignement des armes à celui du verbe. Mais … Je m'égare. Cette délicate princesse n'avait en effet rien d'un dragon, du moins à première vue. Sans vraiment s'imaginer que celle-ci pouvait avoir les crocs acérés de l'une de ses montures tout droit sorti des plus grands cauchemar des continentaux, le dornien se contentait de l'écouter, sereinement. Elle semblait se sentir sereine elle aussi en la présence du Martell, si bien que, sans la moindre appréhension, elle en vint à se confier sur son passé, trouvant quelques similarités dans leur passé respectif. Elle aussi semblait avoir été un enfant peu attentif aux leçons apportées tout comme elle fut source de déception à son tour. Cela sembla d'ailleurs fortement étonner son interlocuteur qui ne voyait en elle que la parfaite petite princesse. Cela dit, avant que le beau parleur puisse répondre quoi que ce soit, la délicieuse demoiselle se permit de reprendre son interlocuteur sur la manière de s'adresser à elle, demandant de ne pas la nommer majesté, préférant simplement qu'on la nomme par son prénom. Cela le fit rire légèrement, se grattant le menton quelques temps pour trouver la formule adéquate.

« Dans ce cas, cela sera Rhaenys. Vous avez un joli prénom, qui ne fait certes pas la comparaison avec celle qui le porte mais, cela en fait une bonne raison pour vous nommer ainsi je suppose. Tout du moins, si vous me nommez de la même manière, par mon prénom tout simplement. Après tout, autant parler librement. »

Souriant légèrement, il espérait que le petit mot doux ne soit pas de trop.

« Pour ce qui est de votre passé, je peux vous assuré que cela est révolu ma très chère, vous êtes sans conteste devenue la princesse idéale que l'on espérait de vous. Malheureusement je … Gage que les derniers événements vous on fait mûrir un peu trop rapidement. Je n'ose imaginer le … Pardonnez-moi, j'ai tendance à trop parler et à m'égarer vers des sentiers peu fréquentables. »

A nouveau, notre ami se gratta le menton nerveusement cette fois-ci, tandis que son habituel sourire disparaissait timidement pour ne plus laisser qu'une moue désolée. Oui, perdre frères, sœurs et parents … Cela doit être difficile. Lui avait expérimenté la perte d'être chers aussi, mais pas de la même ampleur. Il était naturel de perdre sa grand-mère, d'autant plus qu'elle avait vécu de très nombreuses années. Bien entendu, Roward aurait aimé en vivre quelques unes supplémentaires à ses côtés, ne serait-ce que pour lui démontrer qu'il pouvait vraiment devenir quelqu'un. Mais cela restait dans l'ordre des choses, tout comme son père. Mais perdre frères et sœurs … Sans doutes que le chagrin de perdre Deria l'aurait tué. Existait-il personne plus importante qu'elle ? Existait-il même une quelconque chose en ce bas-monde de plus important qu'elle ? Sûrement que non. Bien sûr qu'il aimait aussi énormément Arianne et Anders mais … Cet amour semblait différent avec la princesse régente. N'allez pas imaginer un quelconque amour incestueux non. Cet amour était tout simplement … Plus fort.

Bientôt, au compliment du dornien, la belle se livra une fois de plus à quelques souvenirs douloureux, concernant sa sœur et son frère. Selon la princesse, la beauté de son aînée n'était en rien comparable à la sienne. Cela laissa rêveur le jeune prince, ne pouvant guère s'imaginer la perfection que celle-ci pouvait représenter, mais se retrouva rapidement attristée par la mine de son interlocutrice.

« Je n'ose imaginer à quel point votre sœur devait être … Tout simplement parfaite. Sans doutes que la reine du Val devait faire pâle figure à ses côtés si vos mots sont vrais. Mais … Sans vouloir vous manquer de respect, j'ai bien peur que vous ne noircissiez un peu la chose. Je ne pense pas que vous puissiez faire pâle figure aux côtes de quiconque. »

Riant avec légèreté, la main du prince vint saisir délicatement celle de la princesse, avant de la renfermer tout aussi doucement entre les siennes, jetant un coup d’œil vers le garde, espérant que celui-ci ne voit pas cette action comme potentiellement dangereuse. Une fois assuré qu'il ne risquait pas de prendre un coup de hallebarde en travers du visage, le dornien se rapprocha légèrement pour parler d'une voix plus basse.

« Peut-être faudrait-il envisager l'histoire d'un autre point de vue ? Et si ces prétendants n'étaient pas venus vous voir par peur de votre frère ? Peut-être vous voyait-il comme sa petite sœur à protéger e que tous le savaient ? Peut-être que tous avaient peur de devenir la cible du dragon ? Je suis moi-même surprotecteur envers mes sœurs, j'ai dû dégainer mon épée de nombreuses fois face à des prétendants un peu trop enrobant, c'est d'ailleurs grâce à cela que je suis devenu plutôt doué une épée à la main. Je gage qu'il devait en être de même pour votre frère. Ainsi, libéré de cette peur, vos admirateurs ont enfin pu exprimer ce qu'ils avaient sur le cœur. »

Se voulant rassurant, Roward caressa délicatement la main de Rhaenys avant de se rapprocher encore un peu plus, tout en parlant d'une voix encore plus basse.

« Et … Si vous me permettez, Rhaenys, je pense que vous devriez chérir ces souvenirs, les voir avec joie plutôt qu'avec tristesse. Repenser à ces moments doux et agréables passés en leur compagnie, leur mots, leur tendresses, leur amour. Désormais, ils n'existent plut que dans votre cœur et votre âme, offrez leur de la joie et de l'amour plutôt que votre peine. N'est-ce pas cela qu'ils auraient voulus pour leur petite sœur ? »

De tout son cœur, le prince espérait viser juste, et surtout que la Targaryen ne lui tienne rigueur pour cette proximité, tant physique que relationnelle. Sans doutes que peu le savaient encore, mais Roward n'avait honte de rien, peur de rien, et agissaient souvent -pour ne pas dire tout le temps- sur le coup de l'impulsion et de son instinct, n'écoutant que trop peu son intellect et sa sagesse. Chose qui, lui amenait régulièrement son lot de soucis. Peut-être que ses qualités faisaient de lui un bon combattant, et un officier plutôt efficace sur le champs de bataille, mais … Malheureusement, cela lui emportait bien plus de choses que ce que cela lui en apportait.

Rapidement, la conversation tourna autour des dessins, mais aussi de l'apprentissage. Elle se disait avoir quelques apprentis, dont la fameuse Velaryon justement, tout en se proposant de lui enseigner. Il fut aussi question de nombreux croquis de la petite hippocampe, ce qui ne l'intéressa que plus encore.

« Pour être tout à fait honnête, je suis certain de faire un très mauvais élève. Depuis tout petit j'ai du mal à me concentrer, si bien que mes instructeurs ne purent me transmettre aucun savoir. Il fallut l'aide de ma chère grand-mère pour cela. Alors … Je ne voudrais pas vous faire perdre inutilement votre temps, madame. Vous avez certainement bien plus important que cela à faire. Quant à vos autres dessins, j'espère un jour les voir, plus particulièrement ceux de votre modèle préféré. »

Un sourire malicieux se dessina peu à peu sur son visage. Oui, le Martell avait grandement apprécié sa rencontre avec lady Daena, tant par sa personnalité, que son sourire que sa fraîcheur. C'était sans doutes la première femme qu'il croisait de la sortes, une étrangère en terre connue, tout simplement. Leur rencontre sembla intriguer la dragonne qui en vint rapidement à demander qu'on l'éclaire, chose qu'il fit avec une mine des plus heureuses, semblable à celle d'un père racontant fièrement les premiers pars de son enfant.

« Nous nous sommes rencontrés lors de notre arrivée dans la cité. Après avoir quelques peu promené en ville, j'ai fini par réaliser avoir oublié ma chevalière. Celle que portait mon père avant moi, un trésor inestimable en soit. C'est après l'avoir retrouvé dans ma cabine que je tomba nez à nez avec elle, ou tout du moins qu'elle me tomba dessus, littéralement. La belle flânait sur le port, intriguée par les embarcations de tout le continent et, ne faisant guère attention à ce qu'il se passait sous ses pieds, finit par glisser malencontreusement. Fort heureusement, j'étais juste derrière, lui évitant quelques maux. Nous avons discuté, sympathisé et elle finit même par me servir de guide au travers de la cité. J'ignore ce qu'elle a pensé de moi ou de cette journée, mais … Je vous avouerai avoir passé un très agréable moment en sa compagnie. »
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 17 Juin - 16:51


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


En venant dans les jardins de Goeville pour dessiner, je ne m’étais point attendue à y rencontrer l’un des Princes de Dorne. Si j’avais voulu m’entretenir avec le soleil sudien, je ne m’y serais pas prise ainsi.  Cela était une belle surprise que de pouvoir faire connaissance avec le prince héritier de ce pays. J’étais loin de me douter que je l’avais déjà jadis rencontré. Si je me souvenais parfaitement de Deria Martell avec qui j’avais arpenté les couloirs du château de Lancéhélion, et de leur mère, je ne m’étais pas imaginée avoir rencontré son jeune frère. Tout comme j’avais ignoré à l’époque que c’était non pas leur Père qui gouvernait, mais leur grand-mère, une femme. Je ne m’intéressais pas encore à l’époque à la politique, même si cela avait bien changé depuis. Les guerres et les conflits m’avaient poussé à me plonger dans cet univers et finit par me convaincre que les choses devaient changer. L’entreprise de mon ainé n’était pas seulement son entreprise, mais celle de ses sœurs également même si nous n’étions pas au-devant de la scène. Si nous n’avions pas exactement les mêmes finalités, les buts que nous poursuivions avait été les mêmes : il était temps que les royaumes de Westeros s’unissent et ne forment plus qu’un. Cette paix, j’y croyais dur comme fer et cette rencontre me poussait un peu plus à y croire.

Notre conversation était agréable et j’apprenais à connaitre l’un des héritiers de Dorne. Je lui laissais aussi la possibilité de se faire son opinion sur ma personne et me juger, je l’espérais à ma juste valeur. Si nous arrivions à bien nous entendre à l’issus de cette rencontre, il ne faisait aucun doute que nos deux royaumes puissent eux aussi s’entendre et fonctionner en paix et en bons voisins. Nous représentions notre nation après tout, en qualité de souverain et de membre de la famille royale. Je devais le reconnaitre, discuter avec le prince second héritier de la maison du soleil était quelque chose de facile et d’appréciable. Je n’avais pas besoin d’endosser mon masque et mon rôle de Reine. Je pouvais me contentais d’être tout simplement moi-même, et c’était un soulagement. Est-ce une habitude pour vous de complimenter autant une femme ou suis-je privilégiée ? Vous me voyez dès plus ravie de vous entendre m’appeler Rhaenys. Bien peu de personnes m’appellent dorénavant ainsi et je dois vous avouer, j’adore mon prénom. Et je vous nommerais avec joie Roward. Avouons le, il était des plus charmeur et flatteur. Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas prêtée à ce genre de jeu. D’ailleurs très peu d’hommes s’étaient aventurés à se montrer aussi doux et proche de moi comme le faisait Roward en cet instant. Visenya était celle de nous d’eux qui était experte dans ce domaine. Elle avait eu plus d’un prétendant, qu’elle arrivait toujours à satisfaire. J’allais devoir apprendre à en faire de même, à n’en point douter.

Lorsqu’il commença a évoquer les pertes que Peyredragon avait subi, avant de s’excuser de les avoir évoqué, je lui fis un signe de la tête pour lui faire comprendre que cela n’était point un problème et que je ne lui en voulais pas. Je vous remercie de votre sollicitude Roward. Cependant, appelons un dragon un dragon. La mort de les aînés m’a fait mûrir, cela est indéniable. Je me dois de compenser l’absence qu’ils ont laissé derrière eux et elle est immense. Je ne sais si je serais un jour capable d’y arriver, mais je me dois de tout faire pour y arriver. Je suis la dernière Targaryenne, je ne puis me laisser abattre et les pleurer. Ce sont des choses qui me sont dorénavant interdites. N’allez pas penser que je me plains. Ils m’ont légué un héritage que je suis fière de posséder. J’imagine que vous pouvez comprendre sans mal cette situation. Votre famille a aussi essuyé de terribles pertes. Je lui fis un sourire compatissant et ne pus m’empêcher de récupérer mon carnet pour l’ouvrir à une page vierge. J’avais remarqué qu’il avait la manie de se frotter nerveusement le menton et cela était… ...Attendrissant. Je pris mon crayon et je me mis à croquer les grands traits de son visage. J’affinerais ensuite le tout, et ajouterais en dernier lieu les détails de son visage dont je pourrais me souvenir. Avec un peu de chance, me serait donnée la possibilité plus tard de retranscrire au plus juste chacun des traits dont la nature l’avait doté à la naissance, et qui s’étaient épanouis avec le temps. Pour sûr, ne pas pouvoir le faire serait un véritable gâchis. Roward était un modèle que j'adorerais croquer des heures durant. Son histoire faisait échos à la mienne sur bien des points, même si elle était différente. A mesure que nous discutions, je sentais une certaine proximité se créer entre nous, prémices de, ce que j’espérais, serait une belle amitié. Nous nous comprenions dans nos sentiments et j’espérais sincèrement que cela était aussi agréable pour lui que cela l’était pour moi.

Nous dérivâmes et évoquâmes ma sœur ainée. Cela était à la fois douloureux et libérateur d’évoquer le souvenir de Visenya. Elle me manquait tant et mon cœur ne cessait de souffrir de son absence pesante. Je ne m’étais pas rendue compte à quel point elle était importante dans mon existence avant qu’elle ne disparaisse. Elle avait laissé un vide béant en moi, et je me sentais souvent perdue sans elle à mes côtés. Le rire du Prince de Dorne avait quelque chose de réconfortant, et je lui répondis avec un sourire tendre, mais toujours teintée de tristesse La régente du Val est une femme des plus belles. Elle est vraisemblablement la plus belle femme de Westeros. Aucun doute que Visenya aurait su l’égaler avec le temps également. Elles sont toutes deux très différentes… Enfin, elles étaient toutes deux très différentes. Ma sœur était une guerrière et si elle était gracieuse, elle l’était tout de même moi que Sharra Arryn. Sa peau n’était pas aussi parfaite. Elle-même a souvent été mordue par sa dragonne. C’est là le lot de tous Targaryens dressant des dragons. Pour autant ses imperfections faisaient d’Elle ne sublime femme. Mais c’est là une Sœur qui vous parle. Je ne puis être objective. Vis’ était l’un de mes modèles qui plus est. Je l’admirais. Non, je ne puis définitivement pas être objective. . Je dois l’avouer, qu’il prenne ma main dans les siennes m’étonna. Et je ne pu m’empêcher de lâcher un rire en le voyant jeter un coup d’œil à ma garde. Baâl avait discrètement porté sa main à son épée, prêt à défendre mon honneur et ma vertu si je lui en faisais le signe. Cela aurait pu être drôle à voir, je devais bien l’avouer. Pour autant, je clignais légèrement des yeux pour lui faire comprendre qu’il n’y avait aucun danger et aucun mal. Il s’apaisa aussitôt et s’il continua à nous regarder, plus aucune menace ne pesait sur le Prince qui ne s’était aperçu de rien.  Son explication me tira un rire franc et mon sourire grandit sur mon visage alors que je lui répondais  non sans enthousiasme Cela est fort possible en effet, mais s’ils pensent être à l’abri du dragon, ils se trompent. Orys n’est pas aussi doux et patient que pouvait l’être Aegon. Il ne fait point dans la dentelle et il ne fait pas de doute que s’il pense qu’un homme m’approche d’un peu trop près, et qu’il voit qui plus est que cela me déplait, il lui coupera tout de suite un membre sans même le mettre en garde. La patience n’a jamais été son point le plus fort et il prend son rôle de frère et de protecteur de Peyredragon très à cœur. Nous avons beau avoir le même âge lui et moi, il me considère comme une petite sœur à protéger contre tout ce qui possible et tout ce qui est impossible également. Oui, je pouvais parler d’Orys des heures durant sans que cela ne me fasse le moindre mal. Nous étions un peu en froid certes, mais je savais que cela ne saurait durer. Il était mon frère, et il m’aimait. Même s’il lui faudrait du temps pour se décider à arrêter de jouer au con avec moi, je savais qu’il finirait par le faire. Orys était très peu doué dans ce qui touchait de près ou de loin ses sentiments et ceux des autres, même les miens. Ce n’était pas qu’il ne s’y intéressait pas, c’était simplement qu’il ne savait pas comment s’y prendre tout simple. Et tant qu’il ne voudra pas apprendre, je ne pouvais tout simplement rien faire d’autre que d’attendre.

Le prince s’était un peu plus rapproché de moi. J’avais arrêté de dessiner, ne quittant plus son regard du mien. Sa voix se fit plus basse et en entendant les paroles qu’il vint prononcer par la suite, cela était bien mieux. Il se mit même à caresser ma main toujours emprisonnée dans les siennes. Nous n’aurions pas été deux inconnus, nous aurions pu apparaitre comme deux amants, deux amoureux même. Cela me dérangeait-il ? Oui et non. Non car cela semblait naturel avec Roward. Oui, parce que j’avais conscience que Baâl et Orys allaient me le reprocher. Je n’étais pas à Peyredragon, et j’étais Reine dorénavant. De plus, le prince n’était pas un allié, mais un inconnu, devant qui je ne devais sans doute pas me laisser autant aller. Je ne pouvais plus en faire uniquement à ma tête et agir sans réfléchir. J’en avais parfaitement conscience, même si cela ne m’empêcha de lui répondre, dans un murmure Sans doute. Seulement comment chérir des souvenirs qui peu à peu s’envolent et disparaissent ? J’en ai oublié le son de leurs voix, et de leurs rires. Chaque jour emporte avec lui un morceau d’eux et je ne puis l’en empêcher. Telle est terrible punition pour les avoir laisser partir, sans les accompagner. Tel est dorénavant mon fardeau. Je suis vivante et eux non. Peu importe mes prières, et mes désirs, ils ne me reviendront jamais. Il ne me reste qu’un gout amer dans la gorge, et ma vengeance. finis-je par dire amèrement, en portant inconsciemment ma main libre sur la garde de noire sœur. J’avais ôté le fourreau de ma taille avant de m’installer sur le banc et l’avais posé à côté de moi. Elle était l’épée de Visenya, celle qu’elle m’avait confiée avant son départ, et celle avec qui j’éventrais Hoare avant de laisser Orys lui couper la tête. Elle était l’un des objets de ma vengeance à venir. Me rendant compte que mon geste pouvant être interprété comme un menace à l’encontre du prince, je finis par lui faire un sourire avant de déposer un léger baiser sur sa joue, assez proche de sa bouche pour ne pas rompre cette proximité qui s’était instauré entre nous, mais assez loin pour qu’il n’apparaisse pas comme le baiser d’un amante. Je repris ensuite mon carnet et mon stylo entre mes mains, et me remis à le dessiner, en orientant le sujet vers mon art.

Lorsqu’il m’affirma être un très mauvais élève, je relevais la tête de mon carnet, en fronçant les sourcils. Son sourire était malicieux, pour autant, je fus des plus sérieusement en lui répondant  Vous ne me feriez pas perdre mon temps et je suis certaine qu’en vous sommeille un artiste qui ne rêve que de s’épanouir. Laissez lui un chance Roward de s’exprimer. Qui sait ? Vous pourriez bien vous suspendre vous-même. Je réfléchis rapidement quelques instants avant d’ajouter. Passons un accord si vous le voulez bien… Vous essayez de dessiner en suivant mes conseils… Et je vous montrerais d’autres dessins de Daena. Je pourrais d’ailleurs en reproduire certains et vous les envoyer à Dorne. Mais à condition que vous m’envoyez vous-mêmes des croquis que vous auriez réalisé Mon sourire se fit tout aussi malicieux que le sien. J’avais bien vu que la jeune Velaryon lui avait plu. Cela ne faisait aucun doute, se voyait sur son visage quand il l’évoquait et s’entendait au son de sa voix lorsqu’il en parlait. Ce fait ne m’étonnait guère. Je ne connaissais et n’aimais que trop la jeune femme pour ne pas comprendre le jeune homme. Son innocence et sa bonne humeur étaient chères à mon cœur. Je ne pus donc pas m’empêcher de soupirer en entendant le récit de leur rencontre. Je l’ai pourtant bien mise en garde concernant les sorties sans escorte. Il faut qu’elle cesse de prendre exemple sur moi et s’exposer ainsi au danger. Daena est un véritable joyau, et je suis heureuse que vous ayez pu veiller sur Elle l’espace de quelques moments. Je suis soulagée de savoir qu’elle soit tombée sur vous et non pas quelconque autre homme qui aurait pu lui nuire. Je vous l’ai dit, elle est un joyau, le plus beau et le plus précieux que je possède. Je ne supporterais son absence ou sa perte. Nous partageons un grand héritage toutes les deux, celui de l’ancienne Valyria. Nos sangs sont liés, son Père étant mon Oncle. Je vous en remercie du plus profond de mon être Roward d’avoir pris soin d’Elle alors que je n’étais point là pour le faire. Peyredragon lui est reconnaissant. Et Peyredragon aurait une sérieuse conversation avec Velaryon à propos de ses sorties, soyez en certains.




Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mer 1 Juil - 16:47

Que la reine de Peyredragon était adorable. Des plus adorables. Beaucoup s'entendaient à raconter que les Targaryen étaient d'horribles personnages, à fuir comme la peste. D'aucuns leur reconnaissaient une certaine cruauté ou encore un certain sadisme. Sans doutes n'était-ce là que la peur d'être attaqué par leur dragons. Après tout, quel homme sensé ne serait pas effrayé devant pareille créature ? Une bête capable de faire s'effondrer des dizaines d'hommes en un simple coup de patte ou de queue. Un animal capable de s'envoler et de cracher des flammes. Non, il faudrait être fou pour ne pas en avoir peur. Ainsi, sans doutes qu'une peur générale s'était installée envers cette noble famille qui, en plus de cela, voulait prendre la tête de Westeros. Roward, lui, n'écoutait guère ce genre de rumeurs et, en cet instant découvrait qu'il avait bien fait de ne pas en écouter ne serait-ce qu'une partie. Souriante, douce agréable en plus d'avoir des yeux à faire chavirer n'importe lequel des cœurs, la belle n'avait rien à voir avec ce que l'on avait rapporté au sujet de cette famille, pour son plus grand plaisir. Encore plus étonnant, la demoiselle semblait à chaque fois comme surprise des compliments de notre jeune ami, qui, ne s'était pas gêné pour vouer ses charmes. Cela le fit rire, une fois de plus.

« Je ne saurais dire, ma dame. Je suppose que les compliments vont aux belles femmes. Plus elles sont belles, plus elles se doivent de recevoir des compliments. De fait, pour répondre à votre question, cela fait en quelques sortes de vous, une privilégiée. »

Une façon détournée pour la complimenter une fois de plus sur son visage des plus agréables à l’œil. Son séjour dans le Val avait été des plus bénéfiques de ce côté là, le prince de Dorne n'avait cessé de rencontrer des femmes toutes plus belles les unes que les autres. Y en avait-il une qui surclassait les autres ? Cela pouvait s'avérer compliquer à décider. Dans tous les cas, le fait qu'il accepte de seulement la nommer par son prénom sembla la rendre heureuse, ce qui était une bien bonne chose.

« C'est un très joli nom que vous portez, en effet, autant l'utiliser. Sans doutes que vos anciens interlocuteurs avaient peur d'attiser la rage du dragon en se montrant si familier, de mon côté, je ne peux qu'être heureux de rencontrer une personne partageant mon avis sur tous les protocoles. »

Bien que lui soit heureux, sa très chère sœur n'aurait sûrement pas été du même avis. Roward avait tendance à être un peu trop léger pour bien trop de choses, agir sans réfléchir était devenu une de ses spécialités, faire les choses sur un coup de tête ou simplement parce qu'il en avait envie. Cela faisait-il de lui un mauvais prince ? Pour beaucoup, oui. Cependant, quoi qu'il puisse faire, notre ami agissait toujours dans l'intérêt de sa patrie et celui de sa sœur. Ordre qui n'était que trop peu respecté, après tout, sa sœur représentait tout pour lui, alors, pourquoi la faire passer en second ? D'autant plus que depuis peu de temps, celle-ci était devenue la suzeraine de Dorne.

Suite à cela, la charmante Targaryen parla des douloureuses pertes provoquées par le seigneur des Îles de fer, expliquant à quel point cela l'avait fait mûrir, grandir mais aussi à quel point cela avait pu lui déchirer le cœur. La suite fut plus compliquée à appréhender pour le jeune prince, elle se disait être interdite de toutes larmes, ne pouvant montrer une quelconque faiblesse aux yeux du monde. Bientôt ; Rhaenys se mit en tête de dessiner son interlocuteur, commençant par quelques traits grossiers qui s'affinèrent de plus en plus, cela n'aurait pu lui faire plus plaisir que d'être un modèle acceptable pour pareil artiste. Se grattant à nouveau le menton, réfléchissant au mieux à ces quelques mots qui devaient être prononcés avant d'enfin oser se lancer.

« Je ne peux que partager votre peine, cependant … Dans mon malheur, j'ai eu de la chance. Mes sœurs et mon frère sont restés en vie. Si Deria avait perdu la vie je … Je ... »

Prenant une courte pause quelques instants, cette seule pensée lui arracha une respiration lourde et douloureuse tandis que ses yeux ne se teintèrent que trop lourdement d'une infinie tristesse.

« Je … J'ignore si j'aurais pu survivre au choc. A cela vous êtes bien plus forte que moi je suppose. De mon côté, je n'ai pu mûrir, j'avais déjà découvert les affres de la guerre, la terreur de diriger des hommes et de partir au combat à leur côtés, en sachant pertinemment que la moindre erreur fera des veuves et des orphelins. Chacun de mes hommes savaient que je n'étais que peu expérimenté et pourtant … Chacun m'a suivi sans poser de question, sans hésiter. Je … Pense que cela m'a fait grandir, plus que toute chose. La … Perte de mon père et de ma grand-mère m'a surtout … Fait réaliser que je n'étais qu'une pièce minime dans l’échiquier de ce monde. J'avais encore tant à apprendre auprès de Meria. Voyez-vous, j'ignore si je peux réellement épauler ma sœur, ou ne serait-ce qu'alléger son fardeau. Les responsabilités ont apaisées ma douleur, j'ignore si c'est une bonne chose mais … J'avance comme je le peux. »

Ponctuant ses mots sur un sourire légèrement attristé, le Martell observa les traits du dessin prendre peu à peu forme, démontrant ainsi tout le talent de la jeune femme. Lui qui n'était doué qu'en très peu de choses ne pouvait qu'être jaloux devant cette facilité à dépeindre la réalité. Soupirant longuement, notre ami se donna du courage pour ce qui suivait.

« Cela dit, si je peux me permettre, douce Rhaenys … Avant d'être une dragonne ou une reine, vous êtes surtout une femme. Trop intérioriser votre peine n'apportera rien de bon, vous n'avez pas à vous forcer à sourire en tout temps, je gage que pleurer doit être bon pour apaiser vos nerfs. Rien ne vous empêche de vous libérer le soir dans votre chambre lorsque personne ne vous voit. Il ne faut pas faire passer votre image avant votre cœur, cela finira par vous détruire, j'en suis certain. »

Se voulant compatissant, il espérait une fois de plus que la belle ne prendrait pas mal ses mots. Roward avait la fâcheuse habitude de se montrer un peu trop curieux et parfois même un peu trop intrusif, à cela il fallait rajouter son inarrêtable langue qui ne pouvait s'empêcher de parler encore et toujours, sans prendre la moindre pause. Oh certes, avec lui, il y avait toujours sujet à conversation, cependant, cela n'était pas au goût de tous.

Rapidement, la conversation tourna autour de sa chère disparue, vantant grandement sa beauté et ses charmes, mais aussi le fait qu'elle était une guerrière qui ne semblait effrayée que par peu de choses. Une belle guerrière ? Roward appreciait grandement ce genre de choses, ce n'était pas pour rien que, de son point de vue, Dorne était réellement le plus bel endroit de ce bas-monde. Chaque femme était délicieuse sous tous les points en plus d'être dangereusement habile. La jeune reine finit même par donner son point de vue par rapport à la belle reine du Val. Sans aucun doutes que la Targaryen en serait venue à la surpasser. Rapidement, et après avoir tenu sa main, il fut aussi question de son demi-frère, encore en vie. Capable de bien des folies pour sa jeune sœur, comme couper une main. Cela le fit rire. Étrangement, cela lui rappelait quelqu'un.

« Je pense que nous avons beaucoup en commun avec votre frère. J'ose espérer ne jamais être la cible de sa furie, l'on dit de lui qu'il est un combattant redoutable, s'il venait à imaginer des choses sur moi … Ahaha … Je n'ose pas y penser. Quant à votre sœur, je suppose que … Comme tout homme, j'aurais aimé la voir de mes propres yeux. En tant que dornien, je ne peux qu’apprécier le côté … Guerrier d'une femme, sans doutes un jour pourrais-je la découvrir grâce à l'un de vos dessins. »

Lorsque le prince se rapprocha encore plus de la belle, celle-ci finit par arrêter de dessiner, plongeant son doux regard dans le sien, chose qui ne put que faire battre son cœur ardemment. Non, quoique Rhaenys puisse penser, que aussi belle que sa sœur ait pu être, celle-ci ne pouvait rien avoir à lui envier, absolument rien. Dans la tristesse, la jeune femme vint à parler de ses disparus et de ce goût amer. Sur ses mots, sa main vint se poser sur le fourreau de sa magnifique épée quelques instants, avant de lui offrir le plus beaux de ses sourires, pour enfin venir l'embrasser sur la joue, non loin de ses lèvres. Simple geste qui fit accélérer le pauvre petit cœur du Dornien, le laissant même sans voix quelques instants.

« Je … Ne m'attendais pas à cela. Mon cœur a faillit rompre devant pareil privilège ma dame. J'espère que votre frère ne saura rien de cela, je tiens encore un peu à ma vie. »

Un léger rire le fit arrêter un bref instant. Pensait-il vraiment ce qu'il disait ? Sans aucun doutes. D'après les dires de la belle mais aussi des histoires que l'on racontait sur le Baratheon, être sa cible n'était en aucun cas une bonne idée.

« Malgré tout … Malgré cette absence, vous devez avoir d’innombrables portraits d'eux, chacun chargés d'Histoire et de souvenirs. J'ignore si cela peut vous aider mais … Je donnerais n'importe quoi pour pouvoir avoir un ou deux dessins de ma chère grand-mère à regarder régulièrement. Mais … Cette épée, serait-ce … La lame valyrienne de votre famille ? Comment s'appelle-t-elle déjà ? Noirceur me semble-t-il. J'ose espérer un jour pouvoir ne serait-ce qu'avoir dans mes mains pareille lame. Rassurez-vous, ce n'est pas ici une demande déguisée. De toute façon, si votre ami venait à me voir avec une arme, je gagne qu'il en arriverait à me sauter à la gorge. »

A nouveau, Roward eut un léger rire. Oui, les lames Valyriennes était un des plus grand trésor de Westeros, elles avaient quasiment nul égal. Dorne n'avait pas de telles armes mais … En contrepartie, la nation avait un autre trésor, Aube, la fameuse épée des Dayne, forgée à partir d'une météorite que l'on disait être l'égale des lames en acier valyrien. Rares étaient ceux à se montrer digne de pouvoir la manier et, bien entendu, Roward n'avait jamais eu ce privilège.

Rapidement la conversation en vint aux cours de dessins et la belle semblait bien déterminée à lui apprendre comment faire, lui promettant même quelques récompenses, tel des dessins de la belle hyppocampe. Cela le fit doucement sourire. La suite, au sujet de la conversation qu'elle devrait avoir avec elle, lui arracha ce dernier.

« L'offre est alléchante ma dame. Malheureusement, je suis une personne qui manque cruellement de concentration. Seule ma chère grand-mère avait réussi à me canaliser afin de m'inculquer quoi que ce soit. Je vais être honnête, seul à Lancehellion, je n'arriverai jamais à me mettre à dessiner. Voyez-vous, je me suis déjà tourné vers une forme d'art, je me débrouille plutôt bien avec une flûte. Je vous avouerai que … Le cheminement vers cela fut des plus chaotique, mais j'ai réussi à faire quelque chose de mes dix doigts. Je ne pense malheureusement pas être capable de dessiner. Ni même d'avoir le temps pour apprendre désormais mais je ne peux que vous remercier pour cette offre. Pour ce qui est de lady Daena, ne soyez pas sévère avec elle, je vous en prie. Ce n'est qu'une jeune fille curieuse, qui ne souhaiter qu'aider. Je lui ai fait la morale un long moment, peut-être un peu trop d'ailleurs mais … Elle semblait avoir un tant soit peu compris les risques d'une telle sortie. Dans tous les cas, vous n'avez pas à me remercier pour si peu, j'ai fait une agréable rencontre ce jour-là. »
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MessageSujet: Re: Lorsqu'un prince rencontre une reine - Rhaenys [Tour I - Terminé]   Mar 28 Juil - 23:50


Lorsqu'un prince rencontre une reine


Roward "the prince sitter" & Rhaenys "The queen designer"


Le prince dornien était un flatteur. Il savait parfaitement parler aux demoiselles, et nous pouvions deviner sans mal son ascendance noble, par la prestance qu’il dégageait dans sa posture et dans ses mots. Il n’y avait aucun doute à avoir. J’avais bel et bien Roward Martell à mes cotés, même si je n’en avais pas douté un seul instant. Je lâchais un rire à sa réponse, qui, une nouvelle fois, se faisait pleines de compliments. Vraiment, il excellait dans le maniement des mots et savait parfaitement flatter son auditoire. J’en avais la preuve sous les yeux. Il ne manquait aucune opportunité pour me glisser quelques mots doux, et, je devais bien l’avouer, je trouvais cela très plaisant. Je savais fort bien que je plaisais aux hommes, mais il était rare que l’on me fasse la cour d’une telle manière. En y réfléchissant bien, cela n’était jamais arrivé. Aegon n’avait pas eu besoin de me charmer, puisque j’avais grandi avec lui et je l’avais été au fils des années. Quant aux amants que j’avais pu avoir, je ne m’étais jamais attardé sur leurs talents oraux. Nous ne parlions pour ainsi dire jamais et cela m’avait toujours convenu. Cela ne m’empêchait pas d’apprécier l’attitude princière de l’homme qui me tenait, en cet instant,  compagnie. C’était agréable d’être ainsi flattée et je l’avoue, cela m’avait fait rougir. Ce n’était pas quelque chose dont j’avais l’habitude et si je savais bien masqué mes émotions, celle-ci était sortie au grand jour sans que je n’y puisse rien. J’inclinais légèrement la tête et lui dis Vous m’en voyez alors ravie Je me doutais cependant que je n’étais nullement la seule privilégiée auprès de l’homme. Il était de belle et de bonne consistance. Nul doute que plus d’une femme avait partagé des instants avec lui, lui permettant ainsi de parfaite ses discours auprès de la gente féminine.  Il savait parfaitement s’y prendre après tout et cela n’était pas venu de nulle part.
J’étais assez agréablement surprise qu’il accepte de m’appeler par mon prénom, mais non moins heureuse qu’il le fasse. Je ne l’entendais que trop peu souvent et je l’avoue, je le déplorais. Depuis que j’étais devenue Reine, plus personnes ne se permettait de le faire, au vu de tous ses protocoles auxquels je devais m’habituer. Je me doutais bien que j’y arriverais un jour, cependant… Et bien si je pouvais m’en passer quelques fois, je ne m’en plaindrais pas. Avoir le second héritier de Dorne à mes côtés me permettait de lui faire pareille requête sans que cela ne soit trop troublant. Je restais une Reine, et dont supérieure à son statut. Pour autant notre écart était certes important, mais point insurmontable. Je n’aurais pu me permettre de demander à un simple noble de ne point me nommer « Reine ». Je n’aimais pas les protocoles, mais je me devais tout de même de les respecter un minimum. Jadis, les nobles de Peyredragon m’appelait Lady Rhaenys. Ensuite cela fut Princesse Rhaenys. Maintenant… Et bien disons que mon nouveau statut ne permet point à ce que l’on me nomme par mon prénom. Mon titre l’emporte et je l’avoue, cela me déplairait que ce ne soit pas le cas. Je ne puis me permettre des familiarités dorénavant. Pour autant, retrouver un peu de légèreté me fait un bien fou. Je suis heureuse que vous puissiez m’appeler par mon prénom, même si je vous demanderais de ne le faire que lorsque nous sommes sans public. Je n’aime point les protocoles, c’est indéniable. Pour autant, je suis bien forcée de les appliquer. Pour les enfants de basses naissances être princesse ou reine apparait comme un rêve. Je ne dis pas que ma situation n’est pas enviable, loin de là. Seulement bien souvent, d’un point de vu extérieur, on ne voit que l’emballage, et non pas toutes les pressions et les inconvénients qui accompagnent un tel statut. Et ils étaient bien plus nombreux que je n’aurais pu me l’imaginer d’ailleurs. Tout cela avant reposait sur les épaules d’Aegon et de Visenya et je les admirais d’autant plus à présent pour être arrivés à gérer le tout avec brio. J’espérais avoir leur force, même si je doutais énormément de mes capacités. Sans eux, j’étais perdue. Je doutais plus que jamais de mes capacités. Ils étaient depuis toujours mes sources d’inspiration et de force. Sans eux, hélas, je n’étais pas certaine d’y arriver même si je n’en avais jamais rien montré. Au moins avais-je Orys… Seulement tout était devenu bien plus compliqué entre nous depuis la perte de nos aînés. Nous nous éloignons l’un de l’autre et c’était là une nouvelle chose que j’avais bien du mal à supporter. Il était tout ce qui me restait dorénavant.
Même si sa situation n’était pas comparable à la mienne, l’homme à mes côtés avait lui aussi connu de tragiques pertes dont il avait dû se relever. Juger de leur importance était impossible, et inconvenable de ma part. Seulement, je ne pouvais m’empêcher de l’envier. J’avais déjà laissé au souffle du dragon mes parents, et à présent mes ainés. Cela faisait bien trop en quelques années pour une seule et même famille. Il avait la chance de pouvoir compter encore sur sa fratrie encore intacte et nombreuses. Il s’en rendait d’ailleurs compte, même si cela n’imputait rien à sa perte. Je m’arrêtais de dessiner un instant réfléchissant, avant de lui répondre. Vous y seriez parvenu, parce que vous le deviez non seulement à votre peuple, mais également à leur mémoire. C’est un honneur de pouvoir l’honorer, même si j’aurais préféré de pas avoir à le faire. Quant à votre sœur… Je ne puis parler en son nom, cependant je suis sœur, et je puis vous affirmer une chose : tant que vous resterez à ces côtés, même si vous estimez que votre présence n’est point d’une grande aide, sachez que si elle vous aime autant que vous semblez aimés, cela suffira à apaiser sa peine. Soyez tout simplement à ses côtés et soutenez là. Là est votre rôle de frère. Je ne pouvais pas me mettre à la place de Deria Martell, cependant je pouvais me positionner en tant que sœur. Tout ce que je désirais d’Orys, c’était l’avoir à mes côtés. Aussi maladroit qu’il pouvait l’être avec moi sans s’en rendre compte, mon Valonqar faisait tout pour me faire savoir qu’il était justement là, à mes côtés. Même pour tout l’or de Westeros, il ne me laisserait pas tomber, ni ne partirait loin de moi. J’avais bien trop besoin de lui et j’espérais qu’il avait bien trop besoin de moi pour envisager de prendre son envol, sans même se retourner.
Il ne pouvait certainement pas le concevoir, pour autant c’était un fait. Je n’étais pas aussi forte et majestueuse qu’eux, pour autant, je restais une créature du feu. Une dragonne se doit avant tout d’être puissante, et imperturbable, quoi qu’il advienne. Je vous remercie de votre sollicitude Roward. Cependant vous avez tort. Je suis d’abord dragonne avant d’être femme. Ce n’est pas là simplement un titre, ou une apparence, mais ce que je suis au plus profond de mon être. Pleurer ne m’était pas permis. D’ailleurs je savais fort bien que si je me laissais aller au chagrin, je ne pourrais m’y arrêter. Mon cœur était bien trop meurtrie et plusieurs années seraient nécessaires pour l’apaiser, ne serait-ce qu’un peu. Lorsque je trouvais avec Orys, mon fardeau s’alléger et la vie m’apparaissait plus joyeux et moins termes. Mais dès qu’il s’en allait, et me laissait, et bien ce sentiment s’envolait et me replongeait dans des noirceurs dont je ne voyais pas le bout.  

Naturellement, nous en vîmes à parler de celle qui avait été mon modèle, cette femme forte à qui je voulais tant ressembler : Visenya. A mes yeux, elle était belle et bien la meilleure guerrière et la plus jolie femme de tout Westeros et même d’Essos, Mon admiration pour elle n’avait pas d’égale, et même si elle n’était plus, je continuais de l’admirer et de vouloir lui ressembler. Un jour, j’espérais arriver à sa hauteur et qu’Orys puisse m’admirer autant qu’il pouvait l’admirer elle. Nous étions si différentes, et ce que je pouvais voir dans le regard de notre frère lorsqu’il la combattait, jamais je ne l’avais vu les fois où il me jetait un coup d’œil. J’en étais parfois jalouse d’ailleurs de toute cette attention qu’il lui portait. Je le savais protecteur avec moi, et il sera surement dans tous ses états en apprenant que Roward avait pu me tenir compagnie. Maintenant qu’Aegon n’était plus là pour veiller sur moi, je me doutais bien qu’il allait redoubler de vigilance. Notre ainé était féroce oui, mais les colères d’Orys avait toujours surpassé les siennes. Il n’en avait peut-être pas totalement l’ascendance, mais il était un véritable dragon à beaucoup d’égard. Oh, j’ai bien peur que cela soit trop tard. Même sous la supervision de gardes, il ne va apprécier l’idée que vous ayez pu être en ma compagnie alors qu’il n’était pas là pour veiller au grain. Il est mon petit frère, mais il agit comme s’il était le plus âgé de nous deux. Je ne pus m’empêcher de sourire en évoquant mon Valonqar. Ce fait n’avait pas changé, tous comme les sentiments que je nourrissais à son égard. Ce sourire se fit plus triste en pensait à Visenya et je ne pus que soupirer tout aussi tristement. Je me contentais d’incliner légèrement la tête, sans répondre pour autant. Parler d’elle était douloureux, et mon cœur saignait. Le second héritier de Dorne se fit bien plus compatissant que je n’y étais attendue et il me surprit par ses paroles, et la sollicitude qui s’en dégageait. Je me surpris à déroger à toutes mes convenances de Reine pour venir déposer un baiser sur sa joue. Mes pensées rejoignirent les siennes, je ne puis m’empêcher de rire en même temps que lui quelques instants. Pour sur, si Orys l’apprenait, il allait entrer dans une colère noire… Baâl allait d’ailleurs me faire la morale même s’il se garderait d’en parler à mon frère et je pouvais compter sur sa garde pour ne dire mot sur son ordre. Je devais cependant faire un peu plus attention. Je n’étais point à Peyredragon et ce genre de liberté ne m’était plus permis.

Lorsqu’il évoqua les portraits que je pouvais avoir de mes ainées, je ne pouvais que le comprendre. Je ne pouvais me passer d’eux, et la précision que j’avais mir dans mes coups de crayons me permettaient de ne rien oublier de leurs traits. Je l’avoue, quand il évoqua noire sœur, j’eus un léger mouvement de recul, avant d’être rassurée par ses propos quand à une éventuelle demande déguisée. Elle était ce que je possédais de plus précieux avec mes œufs de dragon, et je ne pouvais concevoir qu’on puisse ne serait-ce que la toucher. Orys le pouvait oui, mais il était bien le seul. Même Daena n’en avait pas l’autorisation et me froisserait si elle la prenait. Cette épée était intouchable tout simplement. Il s’agit en effet de Noire Sœur, le dernier vestige de Visenya que je possède. Si vous venez à vous rendre à Peyredragon, je pourrais vous présenter Dracarys, ma première lame Valyrienne. Je vous souhaite de ne jamais apercevoir Noire Sœur de toute votre existence. Cela signifierait que vous trouvez en face de moi lors d’un combat mortel. Ce n’est pas une épée que nous pouvons tirer sans raison. Je ne puis concevoir qu’autre personne puisse poser sa main sur sa garde, mon Valonqar excepté. Ne le prenez pas comme une offense. Cependant si vous venez à la toucher, Baâl ne sera pas assez rapide pour m’empêcher de vous trancher la gorge. Ce n’était pas une menace, ni un avertissement. Je lui faisais simplement part de la réalité des choses. Je ne laisserais personne souiller la lame que Visenya m’avait confiée. Présenter celle que m’avait offerte Père ne me dérangeait point, même si je prendrais garde à ce qu’elle ne soit pas abîmée ni dérobée. Mais Noire Sœur, c’était quelque chose de bien différent. Elle était plus qu’une épée, elle était un morceau de ma sœur, que j’acceptais de partager uniquement avec Orys.

Le sujet se fit plus léger lorsque nous évoquâmes Daena, celle que j’aimais surmonter le joyau de Peyredragon.  Je ris à sa réponse, ne pouvant m’en empêcher en entendant ses propos. J’avais repris mon dessin et son visage était quasiment terminé. Je devais encore épaissir ses cheveux et retoucher ses yeux, mais sinon le reste me semblait plutôt réaliste. Je détournais mes yeux lavandes de mon croquis, pour lui présenter. Je suis certaine que cela est dû aux professeurs que vous avez eu et non de vous. Ce n’est point aussi difficile qu’il n’y semble. Regardez donc par vous-même Roward Je m’arrêtais un instant pour imaginer le jeune homme jouer de la flute. Pour sûr, avec sa carrure, je ne m’en serais pas doutée. Aegon et Orys n’avaient appris aucun art musical, contrairement à Visenya et moi-même. Il n’était pas convenable pour Mère que nous ne sachions pas jouer au moins deux instruments. Nous avions donc appris le violon et la harpe. Je maitrisais également la viole, la lyre, et le frestel. J’adorais tout simplement tout ce qui touchait aux arts et je m’étais donnée à cœur joie d’apprendre ces instruments. Je serais curieuse de vous entendre jouer Roward. Je vous préviens cependant, je serais une oreille difficilement charmable. Je suis experte dans de nombreux domaines musicaux et il faut un talent certain pour arriver à m’impressionner. Je lui fis un sourire tout de même chaleureux et encourageur. Et pour ce qui est de Lady Daena il est de mon devoir de la sermonner. Je ne puis accepter décemment son attitude et sa mise en danger inutile. Je ferais doubler sa garde s’il le faut, mais il ne lui sera plus permis d’agir ainsi. Elle aurait pu croiser un homme avec des intentions malhonnêtes. Fort heureusement c’est vous qu’elle a eu sur son chemin. Pour autant ce genre de sottises ne peuvent se reproduire. J’allais ajouter quelque chose, mais Baâl m’interpella. Je tournais mon regard vers mon conseiller, avant de soupirer. Je vous prie de m’excuser Roward, mais je ne puis rester plus longtemps… Tenez… J’espère avoir le plaisir de vous croquer encore une fois. Je détachais délicatement mon croquis de lui de mon carnet, avant de lui remettre. Je lui fis un signe respectueux de la tête pour le saluer, puis rejoignit l’Essossien. Ma garde m’entoura aussitôt, ne laissant à personne la possibilité de m’approcher alors que je rejoignais les quartiers que l’on m’avait prêté pour mon séjour à Goeville.


HJ : Portrait donné à Roward
Hj : Carnet de croquis de Rhaenys
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