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A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]
MessageSujet: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Mer 27 Sep - 23:51




A Feast for the Crows
ft. Lyle Salfalaise

Le soir du premier jour, Myria marcha, hagarde, sur le champ de bataille. Harren discutait stratégie avec ses généraux et elle n’avait pas le coeur à participer à la réunion à laquelle, d’ailleurs, elle n’avait pas été conviée. Elle était trop fatiguée pour réfléchir et trop dégoûtée pour avoir les idées claires, sans compter qu’elle en avait réchappé de justesse et que la peur la tenaillait encore. Pour un baptême du feu, C’était le plus terrifiant et le plus sanglant qu’elle pouvait vivre. Mais elle n’était pas parvenue à rester au chaud, encore moins à dormir, Il fallait qu’elle bouge. Alors elle parcourait la plaine dont la boue était désormais durcie et recouverte d’une délicate pellicule blanche. Elle portait une robe de velours rouge sombre et un grand manteau de laine brune brodée et doublé de fourrure dont elle avait rabattu la capuche sur sa tête.

Elle avait envie de pleurer, mais les larmes ne venaient pas, elle voulait hurler, mais elle n’entendait que les corbeaux en plein festin. Tant de morts ! Un tapis de cadavres et de moribonds, telle était la plaine de Buron.
Elle savait que la guerre était terrible, mais elle n’avait encore jamais vu à quel point. Là, Au milieu de son premier champ de bataille, elle comprenait doucement comment Joren était devenu fou. Elle comprenait aussi qu’elle n’était pas faite pour ça. Elle mettrait tout en oeuvre pour y mettre fin, plus que jamais déterminée à changer de voie. Mais pour l’heure, elle parcourait ce charnier à ciel ouvert sans but précis, sans même savoir ce qui l’avait amenée ici alors qu’elle aurait pu rester au chaud avec Harren. Elle le rejoindrait peut être plus tard.

Elle eut un haut le coeur, pas le premier ni probablement le dernier. Les corbeaux commençaient à attaquer les entrailles. Heureusement elle n’avait rien à vomir, impossible d’avaler quoi que ce soit. Ser Locke et son fidèle capitaine se précipitèrent pour l’aider et s’enquérir de sa santé. Greydon la prit par le bras pour lui faire faire demi tour et la ramener au fort, mais elle se défit violemment de son étreinte.

__ Lâches moi ! »
__ Votre altesse, ce n’est pas raisonnable… »
__ Pas raisonnable ? »
Le souffle court, elle planta son regard de glace dans celui de son oncle, et désigna la sol jonché de cadavres.
__ C’est ça qui n’est pas raisonnable ! A combien s’élèvent nos pertes ? Plus de 20 000 ais-je entendu. 20 000 hommes sont morts, et tout ça pour quoi ? »
__ C’est la guerre votre majesté. »
__ Oui, C’est la guerre ! Et on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs. Des morts il y en aura d'autres, encore et encore. Mais ces hommes sont morts parce que je me suis trompée, voilà pourquoi ! Voilà ce que coûte l’erreur d’une Princesse, 20 000 putains de vies ! Alors laissez moi prendre la mesure du désastre que j'ai engendré. Et espérez que cela me serve de leçon… »

Myria Hoare marcha encore un peu et entendit un râle. Elle s’approcha et prit la main de l’homme qui agonisait, à demi recouvert de boue gelée et de neige. Elle interrogea Ser Locke du regard, ce dernier secoua la tête, signifiant que pour celui-ci, Il n’y avait plus rien à faire. Elle serra sa main dans la sienne jusqu'à ce qu’il rende son dernier souffle. Elle ne saurait jamais qui il était, pourtant il était mort pour elle.

Un peu plus loin, un peu plus tard, elle trouva Lyle Salfalaise, inconscient. Elle avait, par miracle, reconnu son cheval et ses couleurs bien avant son visage couvert de sang et de boue séchée. Prise d’une frénésie presque risible, elle tenta de le soulever, en vain.

__ Il respire ! Aidez moi ! »

Les gardes ne comprenaient pas ce qui lui prenait et s’approchèrent mollement de ce qu’ils pensaient être un énième cadavre.

__ Aidez moi vous dis-je, C’est Lord Salfalaise ! Il faut le porter au fort pour le soigner ! Il est vivant ! »

Ainsi la Princesse fit amener le général dans la tente des blessés et manda le Mestre en urgence. En dépit de toutes les convenances, elle aida les Septa pour le nettoyer, étape indispensable pour que le Mestre puisse travailler. Une fois ses blessures soigné et pansées, en tant que général, Il avait pu être rapatrié dans sa propre tente. C’est là qu’elle le veilla. Elle était incapable de trouver le sommeil de toute façon, Et Harren était trop occupé pour s’inquiéter de son absence. Peut être était-ce pour se donner bonne conscience, elle ne pouvait veiller tous les blessés et moins encore ramener les morts. Mais elle pouvait s’occuper de lui et pansant les plaies du général, elle pansait sa propre blessure.

Ser Locke avait prit congé et à part une épée lige, ses hommes montaient la garde dehors. Alors elle se permit de fondre en larmes dans bruit, sans un sanglot, enfin elles coulaient. Puis elle se pencha vers Lyle et lui murmura :

__ Nous sommes encore en vie Messire, nous pouvons encore rêver quelques temps… »

Nous ne servirons pas de festin aux corbeaux, pas aujourd'hui.


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MessageSujet: Re: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Jeu 28 Sep - 2:58




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Le hennissement des chevaux s’entremêlait entre les éclats d'épieux et les effusions de sang de part et d'autres de notre position. Jamais je n'avais vu pareille boucherie de toute ma chienne de vie. Les hurlements des hommes, le tintement des lames, les corps écharpés, mutilés, déchiquetés sous l'impulsion d'une seule chose. La guerre, nous y sommes, nous la côtoyons et goûtons amèrement à cette ombre grandissante. La mort est en chemin, nous en sommes pleinement conscient. À travers ce champ inondés des cadavres de nos frères nous allions crever. J'avais depuis trop longtemps déjà laissé ma peur de côté. Les cris de douleurs rendait ce spectacle aussi macabre qu’insupportable à l'esprit. Mes dernières paroles transmissent, je n'avais pas une seule pensée dans réchapper. Nous étions voués à mourir ici, debout, dans la boue et le sang. Je ne partirais pas sans combattre, on se souviendrait nullement de moi comme un grand homme, on ne se souviendrait sûrement pas d'un fer-né tout au plus. Ma lame frappa avec intensité, force et déterminé à tuer le plus de nordiens qu'il m'était donné de tuer. Quand la pointe en acier pénétra ma chair et que mon corps s'effondra violemment contre le sol, j'étais sûr que mon heure avait sonnée. Les ténèbres s'épaissirent, et bientôt il n'y aurait plus rien que le néant.

Je ne savais pas combien de temps j'étais resté inconscient, encore moins comment j'avais été retrouvé et sortie du tas de cadavres duquel on m'avait extirpé. Tout autour de moi je ne percevais que des ombres. Mon corps meurtris et crispé par le froid me rendait incapable de répondre, de donner un simple signe de vie. Alors la morsure du vent se mua peu à peu en une chaleur que je sens près de moi. Elle se fane, présage à mon esprit fébrile que le pire est derrière moi à présent. Je me croyais perdu, que tout ceci n'était qu'une question de temps. La douleur elle ne quittait pas ma peau. Elle dévorait et consumait mon épaule gauche. Que restera t-il de mon corps ? Suis-je voué à n'être qu'une enveloppe ? Bon sang je souhaiterais plutôt être mort. Mes phalanges endolories recroquevillées dans le creux de mes paumes se délient lentement. À nouveau les abysses s'emparent de ma personne, je tombe de fatigue sous les souffrances que m'afflige mes blessures.

L'odeur du sang se changea alors subitement en quelque chose de plus palpable et de réconfortant. Je pouvais ressentir le poids des couvertures, ma tête aussi lourde qu'une enclume, la sueur perlant sur mon front et cette saveur acre se dégageant de ma gorge muré dans un silence des plus dures. J'étais en vie, je n'étais donc pas mort dans cet amas de corps jonchant le sol de Buron. Je me remémorais les monceaux de cadavres brisés, le froid étreindre mes mains affligés par d’innombrables crevasses et engelures. On avait pansé mes blessures, je me sentais en vie et en piteux état. Ma nuque me faisait souffrir, mes paupières lourdes ne voulaient pas obéir. Mes narines  inspiraient et expiraient l'air d'entre mes poumons difficilement si bien que je laissais mon corps tressaillir sous l'impulsion d'une toux virulente. Les visions abandonnés à l'intérieur de moi se fanent lentement. Malgré ça je ressent une présence. Elle semble si proche et si loin à la fois, je n'en perçois pourtant que l'écho. Sa voix aussi douce que fragile me fait redoubler d'effort, peut-être est-ce une erreur. Aucun doute, mon esprit lui et mon ouïe ne peuvent pas mentir. La princesse du Sel et du Roc est à mes côtés. Mes pupilles vacillent, je cherche pourtant à entrouvrir mes paupières pour distinguer sa silhouette gracieuse et si fine. M'entendrait-elle si je l'appelais par son nom ? M'étreindrait-elle si elle savait ma honte ? Je sent perler sur mon visage ses larmes, elles ne tombent pas, non elles s'écrasent sur mon visage. Mes lèvres s'humectent de ce liquide à la saveur saline qui ruissellent le long de ses joues. Ma main calleuse cherche instinctivement la sienne glissant le long du tissu et finit par la saisir. Mes pupilles céruléennes se figent dans les siennes. Soutenir son regard est plus ardu que je ne le croyais. « Vou... Êtes... Saine et... Sauve... »  Dans un murmure sans nom ma voix se dégage d'entre mes lèvres cherchant un nouveau souffle je déglutis lentement pour étirer un maigre sourire soulagé qu'il ne lui soit rien arrivé. « Nous vivons... Pour combattre un autre jour. » Quelle bêtise de sortir pareille argument dans de telles circonstances. « J'ai honte de paraître devant vous dans cet état... »  Reprenais-je en expirant l'air dans un sifflement digne d'un serpent. Je me blâmais, et pourtant je ne pouvais m'accrocher qu'à cette main qui était bel et bien là à mon chevet.  





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MessageSujet: Re: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Dim 1 Oct - 22:27




Alors que ses yeux azur noyés par le chagrin rencontraient ceux du général, un triste sourire se dessina sur le visage de la Princesse en guise de réponse. Oui, Elle était saine et sauve, pas même blessée dans ce qui avait pourtant été un véritable carnage. Sauvée de justesse de la boucherie avec ses deux nourrissons, exfiltrée de la nasse qui se refermait sur les premières lignes par Ser Locke et ses courageux chevaliers qu’elle ne remercierai jamais assez. Mais cette bataille laisserai à jamais une trace indélébile dans son coeur et sur son âme. Elle qui profitait depuis longtemps du chaos de la guerre, elle en avait senti le souffle mortel, Il lui avait caressé la nuque, Il lui avait glacé le sang et il s’étendait désormais sur la plaine de Buron avec la neige et le givre. L’Étranger était là, Il rôdait dans la nuit, Il parcourait le champ de bataille et faisait sa plus belle moisson. Parfois on entendait les cris de douleur d’un blessé, le dernier râle d’un mourant. Et ces corbeaux, ces foutus corbeaux de malheur dont les croassements incessants finissait de vous rendre fou.

La jeune femme qui prônait la paix sans vraiment y croire jusqu’ici, était désormais convaincue de la vouloir. Mais avant cela, combien de morts encore, combien de batailles restaient à mener. Pourtant, Au soir du premier jour, elle se sentait seule et désespérée, lasse et bien incapable de se pardonner ses manquements. Manque de courage, manque de stratégie, manque d’intelligence, manque d’inspiration. Elle s’était juré de sauver ses hommes et elle avait échoué, un échec cuisant puisque près de deux tiers d’entre eux gisaient sur le champ de bataille.

Même dans cet état, Il voulait vivre pour combattre. Myria savait que c’était pour elle et qu’aussi horrible avait été ce baptême du feu, Il y en aurait d’autres, C’était inéluctable. Pourtant elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils, elle ne voulait plus entendre parler de combats, plus jamais, pas ce soir.

Et puisqu’elle ne savait pas quoi répondre à son désir de retourner combattre ni à sa honte qui n’avait pas lieu d'être. Puisqu’elle était si seule et si triste, responsable de ses blessures à lui et des milliers de morts. Puisque, peut-être il allait mourir de ses blessures, Bien que le mestre avait assuré que si on évitait l’infection il vivrait. Puisque peut-être ils allaient tous mourir le lendemain lorsqu’à nouveau sonneraient les cors de guerre sur la plaine de Buron annonçant le deuxième jour de la boucherie. La brune déposa délicatement ses lèvres mouillées de larmes sur celles de Lyle. Un instant seulement, il avait déjà assez de peine à respirer, elle ne voulait pas l’achever pour une vaine tentative d’oublier un moment sa solitude et son chagrin.

__ Si vous avez honte d’avoir été blessé pour moi alors imaginez ma honte de n’avoir pas pu éviter cela. Harren est venu, les hommes ont tenu, mais moi en qui vous avez placé votre confiance, moi, Princesse Myria Hoare… »

Elle lâcha un petit rire sarcastique.

__ J’ai été naïve et bien inutile. Pardonnez moi… »

Ajouta-t-elle en levant la main de Lord Salfalaise pour poser son front dessus et pleurer encore. Mais après quelques sanglots, elle se redressa promptement et essuya délicatement ses larmes en tamponnant avec le revers de sa manche.

__ Et me voilà encore à pleurer et me morfondre comme une enfant alors que c'est vous qui êtes blessé… »

Ne sachant comment se rendre utile, essayant d’oublier ce qu’elle venait de faire, elle commença à s’agiter, remonta les couvertures sur lui, s’assura que son pansement tenait bien, remplit un verre d’eau et essaya de l’aider à boire...

Était-elle donc devenue folle ? Certes Lyle était bel homme, bien plus qu’Harren, bien plus jeune aussi, plus gentil, plus serviable. Presque aussi beau que Joren, avec un regard plus puissant, plus envoûtant. Mais que cherchait-elle en goûtant ses lèvres brûlantes de fièvre ? À combler le vide laissé par le Prince ? Cet homme n’était ni Prince ni Roi ! A se consoler ? Avait-elle donc perdu toute ambition, toute dignité et toute retenue dans ce massacre ! Pourtant, Lyle était tout ce qu’Harren n’était pas et ce que Joren n’était plus… Elle s’était attendue à pleurer son époux, mais pas à avoir besoin de quelqu’un pour le remplacer. Etait-ce la peur de mourir qui l’avait rendue si fragile ? Elle avait fait naître, en ces temps troublés et dangereux, le besoin impérieux d’avoir à ses côtés un homme pour la protéger et l’aimer pour ce qu’elle était. Pourtant c’était risqué, presque plus que de tenir sa position contre Orys Barathéon alors que le flanc est menaçait de s’effondrer. Si Harren l’apprenait, le peu d’espoir qu’il lui restait de porter une couronne disparaîtrait. Pourquoi Harren ne pourrait-Il pas remplir ce rôle ? Pourtant, Il l’avait protégée, aimé à sa manière, Et il était Roi, Bien plus puissant que Lyle. Et elle l’aimait aussi. Mais il pouvait la trahir, la tuer et il n’entendait rien à la paix. Jamais il ne la suivrait dans ce projet. Jamais elle ne pourrait avoir pleinement confiance en lui. Jamais elle ne pourrait lui montrer ses faiblesses, lui ouvrir son coeur. Mais Harren le Noir vivant, jamais elle ne pourrait se permettre d’en aimer un autre...


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MessageSujet: Re: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Lun 2 Oct - 2:18




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Mes rugueuses phalanges saisissant les siennes, je ne pouvais me douter de ce geste qu'elle eut envers l'homme qu'elle pleurait. Étais-je si mal en point ? Savait-elle déjà que j'allais passé de vie à trépas ? Je ne pouvais saisir toutes les nuances de cet immense peine qu'elle laissait éclater à mon regard. Le spectacle macabre qu'elle avait eut à subir, cette immense champ de bataille aux allures de boucherie, une de plus après celle qui s'invita à mettre un terme à la vie de son propre mari. M'exprimait-elle son attachement ? Son désespoir de me voir moi aussi mourir et donner ma vie pour préserver la sienne ? Était ce de l'amour ? Elle m'offrit ses lèvres, d'un baiser qui emplissait mon cœur d'un sursaut inopiné. Je devais être entrain de divaguer, de rêver. Pourtant sa détresse était si profondément réelle. Je pouvais sentir le sel gorgée ce baiser aussi fugace qu’éphémère. Ce sentiment horrible qui me tenaille, me tirant dans un gouffre me mêlant à une spirale infernale.  Cette caresse royale car elle était reine à mon regard fiévreux et humide de ses larmes. Je voulais pouvoir croire que ce geste si intime et personnel soit-il ne soit pas celui qui sonne le glas de la fin de nos jours. Le flot qui ruisselle encore sur ses joues m’inspire à être digne, de tenir bon jusqu'au levé du jour. Ses yeux se mêlent aux miens, le vent et la vague se fixant droit vers l'horizon. « Nous savions dans quoi nous nous engagions majesté... » Déclarais-je avec un aplomb plus solennel.

Certes les souvenirs me revenaient peu à peu, cette charge de cavalerie, ces carreaux d'arbalètes transperçant à vive allure la chair de mes frères. Comment avais-je pu survivre et sortir de cette cavalcade ? Ma vision se brouille, mieux vaut ne pas trop réfléchir à ce qui venait de se produire aujourd'hui. Il est vrai que je n'étais qu'un soldat, un lord tout du moins qui agissait avec bravoure alors que l'instinct lui cherchait à fuir et à hurler au secours. Il y avait des choses qui nous échappaient tout simplement. Mon corps allongé sur la couche fut il détruit complètement s'apaisait à en sa présence. Se montrer plus coriace n'était pas pour l'heure à l'ordre du jour. « Vous... n'êtes pas obligé... » Rétorquais-je alors qu'elle s'animait et prenait soin de moi. Pouvais-je lui interdire de le faire ? Vainement je crois. J'étais bien trop faible et encore sous le choc. Tout ceci, Joren, la plaine de Buron, les innombrables pertes c'était peut-être bien une goutte de trop dans l'océan pour elle. Qui ne deviendrait pas fou à cette simple vision ? Elle était aussi odieuse et scandaleuse mais, au final les corps finissent par se taire et seul reste le souffle du vent balayant les vilaines carcasses des guerriers tombés au front. La terre se gorgea donc de notre sang, pour le coup j'étais bien décidé à mourir en oubliant même l'armée du roi Harren Hoare décidé à détruire son ennemi l'invaincu. Demain ils se battraient, que nous gagnons ou perdions désormais je ne pouvais plus rien y faire.

Je l'écoutais, mes oreilles parfois sifflaient sans que je ne puisse rien y faire. Les quintes de toux s'atténuaient sous les gorgées qu'elle déversait. Je buvais avec précaution retenant avec attention cette attirance que j’éprouvais pour elle. Avais-je songé à lui offrir mon cœur ? Il n'en était pas question, une princesse et une mère n'avait pas ce genre d'attachement pour un simple soldat, un fer-né soit-il Lord qu'importe ce n'était pas assez digne de sa stature pensais-je inexorablement. Pourtant je ne pouvais quitter de mes yeux tremblants et perçants cette fleur meurtris par les ravages d'une guerre qui semblait vouloir tout lui prendre. Ma blessure me faisait un mal de chien, j'étais aussi brûlant qu'un tison ardent. La princesse Myria Hoare était une tentation, son baiser une préface charmante à ce que je pensais devoir taire pour n'en garder qu'un secret éhonté à son rang. C'était là le prix de la tendresse, celle qui venait de son propre cœur. Je le recevais sans peine car au fond je l'admirais. Je laissais ma tête se reposer contre le matelas et le rembourrage d'un oreiller bien placé. « De quoi ai-je l'air ? » Questionnais-je sentant bien que j'avais laissé de ma superbe sur la plaine. J'avais selon moi toujours mes capacités primaires. La seule chose qui me rendait malade c'était de la voir aussi ravagée par le chagrin que de s'exposer ainsi à mon regard. J'étais le rappel constant encore vivant malheureusement que la guerre n'épargnait personne, pas même les rois.

« Et.. Vos enfants ? » La question était légitime, nous nous battions au nom de Myria Hoare mais, avant tout ses fils avaient une priorité et une légitimité au trône que je ne perdais pas d'esprit. Si il y avait bien quelque chose qui devait lui redonner le courage et la force nécessaire d'affronter ce monde c'étaient assurément bien eux.  





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Dernière édition par Lyle Salfalaise le Dim 8 Oct - 16:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Sam 7 Oct - 22:46




Myria serra les doigts de Lyle de toutes ses forces et respira profondément comme pour inscrire l’instant en elle avant de revenir à une réalité où cette relation était interdite voire mortelle. Une réalité bien plus compliquée qui ne laissait pas de place aux sentiments. Ainsi le fit-elle boire pour qu’il oublie ce qui venait de se passer. Et elle devrait oublier aussi.

Mais il avait raison, Ils savaient tous deux dans quoi ils s’engageaient, elle mieux que quiconque. Le jeu des trônes, le Cyvosse grandeur nature, la vie ou la mort. Sa naïveté lui avait coûté son avantage, les Sept fassent qu’elle ne réitère pas une telle erreur de jugement. Mais oui, Bien que ce fut là son premier champ de bataille, bien qu’elle n’avait jamais foulé un tel charnier ni eut à respirer une odeur aussi fétide. Bien que les croassements des corbeaux lui donnaient froid dans le dos, que son coeur s’arrêtait à chaque hennissement et qu’elle tremblait comme une feuille en repensant à sa fuite. Elle savait. Il savait. Tous ces hommes savaient, les morts, les vivants, ceux qui trépasseraient dans la nuit, le lendemain et tous les autres jours de guerre.

__ Non messire, je ne suis pas obligée… »

Sourit-elle avec douceur avant de tremper un linge dans l’eau fraîche pour lui déposer sur le front. Elle n’était pas obligée, mais il fallait qu’elle s’occupe pour ne pas broyer du noir. Sans ça, elle se connaissait, elle ne dormirait pas de la nuit et ressasserait son échec encore et encore pour pointer toutes ses erreurs. Puis elle trouverait une solution, une parade, Et elle se flagellerait encore et encore de n’y avoir pas pensé au moment opportun. Et si elle restait là à ne rien faire, laissant la culpabilité la ronger, elle allait encore faire n’importe quoi. Alors si, en quelque sorte, elle était obligée, mais elle se plaisait à lui faire croire que non.

__ Vous avez l’air d’un oeuf brouillé. Si je ne vous connaissait pas, je dirais que vous avez perdu une bataille et que vous avez été Piétiné par un cheval. Mais vous allez vous en remettre, le Mestre est confiant et moi je vous l’ordonne ! »

La Princesse sourit encore, un peu moins lasse, un peu moins triste, cela lui faisait du bien de parler à quelqu'un de plus meurtri qu’elle finalement. Faire un peu d’humour lui redonnait du baume au coeur.

__ Pour autant que je sache, Ils vont bien. Mais Harren a fait de Yoren son héritier. Officiellement, je ne suis plus rien... »

La brune eut un regard glacial l’espace d’un instant, qui se perdit dans le vide, puis reposant ses yeux sur Lord Salfalaise, un coin de sa bouche remonta en une moue qui pouvait aussi bien être un sourire en coin qu’un air de dépit. Le savait-elle, elle même ? Rien de moins sûr. Dépitée elle l’était certainement, mais pas sans espoir pour autant. Cependant après cette terrible bataille, ce bain de sang qui avait coûté la vie de trop de ses fidèles hommes et qui avait bien failli sonner le glas de son existence, elle n’avait pas le courage de faire de la politique. Ses conjectures s’étaient écroulées avec la fragile ligne de défense constituée en hâte face à Torrhen. Il fallait tout reprendre à zéro. Et en cette nuit incertaine, entre la peur, la mort et la bataille à venir, elle n’avait pas la force de réfléchir. Elle avait perdu sa position pour les négociations à venir, Tant avec Torrhen qu’avec Harren. Elle était reconnaissante que Lyle soit toujours avec elle, surprise même, après ce fiasco qu’elle n’avait su éviter. Mais pour le moment, elle était seule et elle seule pouvait changer la donne pour de meilleurs lendemains.

__ Remettez vous sur pieds, j’aurais certainement besoin de vous, mais pas pour le moment. Pour le moment, tout ce que je vous demande c’est de vivre et de ne pas parler de ce que je vous ai confié, ni de ce baiser bien entendu et ce quoi que je doive faire pour m’assurer une position. »

Myria avait repris tout son sérieux et son autorité en disant ces mots. Ce n’était pas parce qu'elle était sous le choc qu’elle avait oublié totalement ce qu’elle voulait, ni qu’elle pouvait ignorer ce que le Noir pourrait faire s’il apprenait qu’elle s’était éprise du jeune général des Fer-Nés. D’ailleurs, était-ce une attirance, du désespoir, le poids trop lourd de la solitude ? La chaleur était là, Dans les regards qu’ils échangeaient, Dans ses mains caleuses à force de tenir une épée ou les rênes d’un cheval. Elle la sentait se diffuser dans sa poitrine. Mais le désir, ce désir fou qui gagne les corps qui ont frôlé la mort, ce désir de vie, cela ne voulait rien dire, rien de plus que l’envie, le besoin de se sentir vivant.


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MessageSujet: Re: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Dim 8 Oct - 20:16




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Myria & Lyle





Si la mort était atroce, douloureuse et froide alors la vie semblait en sa compagnie, bienveillante, douce et chaleureuse. Dans un décor que l'on dépeint comme un charnier nauséeux, sombre, jonchés de cadavres empestant la mort à plusieurs lieux. Malgré cette réalité écrite à l'ancre vermillon et indélébile à ses yeux elle était présente pour un fer-né, un homme dont elle ne connaissait ni le passé ni quoique se soit d'autres de réellement important pour eux deux. Son simple regard me faisait sentir des choses. Ce simple contact me faisait voir des choses. Un avant goût qui me libérait de mes chaînes. Un simple geste qui m'incitait à faire des choses incontrôlables. Dans cet état je ne pouvais qu'admirer sa beauté si cruelle et si parfaite malgré les événements qui nous réunissaient tous deux dans cette tente aux teintes orangées sous l'impulsion des lumières virevoltantes et brûlantes comme sous l'impulsion d'une danse improvisée. Cruelle destinée pensais-je silencieusement. Voué à croire en ce qui semblait désormais déjà terminer. Pour que notre futur soit préservé, elle devait fuir et moi oublier. Nous pouvions prendre peur de ce que les gens disent, de ce que cela pouvait bien signifier ? Une mascarade, une simple envie de manipuler. Croire en quelque chose de plus humain était il si compliqué à comprendre ou bien avouer ? Hélas je crains que le monde autour de nous n'était pas prêt. Nos prérogatives bientôt nous arracheraient l'un de l'autre et ce baiser aussi fugace et empreint de légèreté allait s'estomper.

À ses mots, je laissais mon sourire animé ce faciès si blessé et empreint à une virulente fièvre qui peu à peu s'estompait. Elle restait à mes côtés, pour cela déjà je la remerciais, un homme n'est rien sans une famille, un entourage présent pour l'aider, l'aimer, le soutenir même si ses jours sont comptés. Elle soulageait ma peine, pansait mes blessures et à mes yeux elle semblait bien plus humaine qu'à l'accoutumé. Faisais-je partie du cercle des privilégiés ? Avais-je droit de voir la véritable Myria Hoare, la jeune femme éprise de passion et de colère aussi fragile que féroce dans ses paroles que par cette volonté d'être reine ? Je savais que j'étais dans le vraie, ce que j’entrevoyais chez elle était pur, simple et intransigeant. Je riais laissant ma toux transparaître mais, quand bien même elle avait eut le don de détendre l'atmosphère en faisant allusion à mon état de santé. Elle rassurait aussi l'individu alité et pensant trouver la mort prochainement sous cette abondance de larmes qui avaient peu à peu arrêter de couler. La discussion tournait autour de cette bataille, des dernières décisions prises par le roi Harren. Tant de sacrifices, tant de morts et finalement aucune récompense à la clef. Pour une femme qui devait portée la couronne d'un royaume fort de son union entre le sel et le roc c'était un coup dure qui ne laissait rien présager de bon pour la suite. « Bien. C'est une bonne chose de les savoir en sécurité... Le roi a fait ce qui lui semblait juste, dans un instant qui nécessitait de prendre des positions et une décision qui vous semble sûrement injuste. Ne vous méprenez pas, vous restez importante à ses yeux sinon vous ne seriez pas là... » Il est vraie que le roi semblait tenir en affection sa belle fille, peut être par la force du mariage de son défunt fils et de ses nombreux petits-fils prêt à le seconder par la suite.

« Je le ferais... Pour vous majesté. » Déclarais-je, elle devait peut-être pensé que la fièvre me faisait délirer, que je n'étais pas aussi lucide que je pouvais paraître l'être. Une chance, une aubaine appelons ça un moment de repos amplement mérité. Qu'importe finalement les mots usés, le simple souvenir de ce geste, de cet acte délibéré et quelque part un peu désespéré m'était suffisant, il l'était peut-être aussi à ses yeux. J'inspirais profondément, prenant mon courage et tirant sur le peu d'énergie que je pouvais encore sentir revigorer ce corps accablé de blessures, cicatrices et plaies suturées. « Je devrais bientôt rendre des comptes auprès du roi. Souhaitez moi seulement bonne fortune et que le Dieu Noyé daigne me préserver de mourir aussi loin de l'océan et de mon foyer. » Sur ces paroles je laissais expirer un dernier rire empreint de l'air au travers de mes narines humides reniflant brièvement pour finir par relâcher l'emprise que j'avais jusqu'ici tenu à garder sur sa frêle, fragile et délicate main. « Merci. »





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MessageSujet: Re: A Feast for the Crows [Tour IV - Terminé]   Ven 27 Oct - 0:43




Oublierait-Il la saveur de ses lèvres brûlantes ? Ce baiser au goût de larmes et de sang mêlé ? Myria essayait d’oublier, parce que c’était une folie née de sa solitude et de son désarroi après cette terrible bataille, en vain. Elle lui souriait tout en se flagellant intérieurement. Pourquoi étaient-Elle là à le veiller alors qu’au dehors son destin et celui de sa famille et de son Royaume se jouait ? Pourquoi ?

La jeune femme se souvint alors. Il avait tenu, lui, du mieux qu'il pouvait avec ses hommes. Il avait promis aussi, de la servir elle et nul autre. Enfin, Et surtout, Elle ne pouvait rien sur ce qui allait se jouer le lendemain. Harren était trop afféré pour l’écouter ou même l’entendre et elle bien trop mal après tout ce sang versé pour rien, à cause d’elle, à cause de ses erreurs, pour conseiller qui que ce soit. Alors voilà. Elle était là, se demandant si elle ne devrait pas y rester toujours, pour ne plus jamais être responsable de tant de morts. Un instant, cela lui sembla bien confortable, elle laissa couler ce songe en elle. Comme lorsqu’elle était l’épouse d’un Prince promis au plus bel avenir qui soit. Comme la nuit de ses noces, quand Joren l’avait prise avec une ardente sensualité qui avait fait naître l’amour dans son coeur.

Mais si la fille du Sel du Roc, des Rivières et des Collines restait là sans rien faire d’autre qu’obéir et attendre que les soldats reviennent de la guerre, cette guerre n’aurait jamais de fin. Alors elle mourrait, Et ses fils aussi. Comme Joren était mort. Maudits Hoare ! En cette triste nuit de deuil, elle pouvait accepter la mort, Tant étaient tombés, pourquoi pas elle. La mort semblait si douce quand la vie s’acharnait à tout vous prendre. Même si l’espoir de rejoindre Joren, qu’importe où il se trouvait, était mince, Il lui en voudrait certainement trop. Mais ses fils devaient vivre et Beron devait régner, Il ne pouvait en être autrement. Beron ! Mon fils ! Son coeur de mère fit un bond, Et avec lui son estomac. Mais elle le savait sain et sauf, très occupé à marcher dans les traces de son grand père. Son coeur se serra, elle aurait voulu le prendre dans ses bras et respirer dans son cou et ses cheveux jusqu’à se saouler de l’odeur de son enfant. Mais, Non seulement il la repousserait, blessure de mère, mais ça n’était pas là un service à lui rendre. Il jouait à son tour, Sa partie avec Harren, Il devait rester avec lui comme un bon héritier qu’il était, chaque chose à sa place, lui surtout, Et elle errant entre la folie, le néant et ce qui lui restait de raison.

La princesse ne souriait plus. Son regard vide se perdait dans les flammes d’une torche. Elle ne reprit ses esprits que lorsque ses yeux secs lui firent mal et qu’elle dû les fermer quelques instants. Quand elle les ouvrit à nouveau, ses yeux azur se posèrent sur Lyle. Elle sourit à nouveau devant sa naïve gentillesse. Elle savait très bien pourquoi Harren avait légitimé Yoren. C’était une assurance vie et elle devait bien reconnaître que si le Grand roi n’avait pas déshérité Beron, Il serait déjà mort. Sans compter que le Royaume avait besoin d'un homme fort à sa tête et non d’un enfant ou d’une femme portant le nom de Hightower, certes. Balivernes que tout cela, mais la partie était loin d’être finie. La preuve, Et sur ce point Lord Salfalaise avait raison, elle était encore en vie.

__ Je vous le souhaite de tout mon coeur, Messire.»

La brune n’était pas certaine qu’aller voir Harren soit une bonne idée, ce pouvait être sacrément dangereux. Mais si Lyle voulait une audience, elle ne voulait pas l’en dissuader, elle n’en avait, en tout cas, pas la force. A voir comment cela finissait quand elle essayait de faire changer d'avis à un homme, elle préférait s’abstenir pour ce soir. Elle tiqua tout de même, se demandant à quelle sauce il serait mangé et s’il sortirait vivant de l’entretien. Elle ouvrit la bouche, Et se ravisa. Si elle l’aidait, Harren risquait de reconnaître la patte de sa belle fille et de se poser des questions. Trop dangereux. Elle n’avait d’autre choix que de le laisser faire et d’espérer qu’Harren soit dans un bon jour. Elle étouffa un rire en pensant qu’elle pourrait bien contribuer à la bonne - ou mauvaise - humeur du Noir.

__ Il vous pardonnera peut être votre traîtrise, mais pas d’aller le voir avec une mise pareille ! S'esclaffa-t-elle pour donner une excuse à son petit rire. Je ferais nettoyer votre armure et une tenue digne d’une telle rencontre. En attendant, Vous avez besoin de dormir, je vous laisse vous reposer. »

Myria se leva en posant la main sur celle de Lyle avec un dernier sourire en guise d'adieu. Elle était épuisée, Et lui aussi, certainement. Un peu plus et elle s'endormait à son chevet. Elle ne pouvait pas se le permettre...


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