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The Rains of Riverrun
MessageSujet: The Rains of Riverrun   Mar 29 Aoû - 13:36

On me signale des nouvelles des avant-postes, mais ce n’est pas vers Brennus que je marche d’un pas vif, pour aller me rendre compte sur mes premières lignes, de ce qu’il se passe réellement. On m’a dit que le Sénéchal voulait me voir et qu’il ne voulait pas rester assis. Je pestais dans ma barbe. Conrad, bordel de merde, tu ne peux pas te tenir tranquille quelques semaines ? Profiter de la fortune, de l’influence et d’un rien de confort ? Vivesaigues n’est pas Winterfell. Le temps est certes exécrable avec ces orages et ces pluies battantes qui ont gonflé les fleuves, mais il n’en reste pas moins que sa position comporte quantité d’avantages malgré tout. Il y avait des femmes, ici. Il y avait de la nourriture et de la boisson en quantité. Il faisait encore bon dehors malgré les averses ; l’hiver nordien était encore loin derrière nous. Qu’importe. Je le maudis et peste dans entre mes dents serrés, secouant ma carcasse de jurons bien sentis alors que talonné par deux gardes Demalion, je franchissais les portes pour rejoindre la tour nord, qui avait été reconvertie en hopital de campagne. Je continuais de pester sous la pluie qui me trempa rapidement les cheveux, même si la tour n’était pas loin.


Je n’avais plus reçu de nouvelles de Rhaenys depuis des jours. Rien d’inquiétant en soi, mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à elle. J’avais fondé tous mes espoirs et toutes mes stratégies en elle, alors qu’avec Conrad et Baal Forel je jouais ma propre partition. Je n’avais pas menti, mais je n’avais pas été non plus l’homme le plus honnête du monde. J’avais laissé croire à Argella Durrandon et à ma femme qu’elles dirigeaient une colonne de secours en direction de l’Orage, à mon fils qu’il devait nous assurer les arrières du Conflans. Rien de tout cela n’était faux, mais je l’avais fait à dessein, écartant volontairement Jon, Lyham, Rhaenys et Argella de la zone de combat. Il fallait provoquer l’offensive d’Harren, son contre. Pour éviter qu’il n’achève l’Orage ou ne reconquiert la Néra. Ou pire, ne se replie vers le sud sur de nouvelles positions défensives. Je voulais donc recevoir des deux autres armées impériales autant de nouvelles que possible, avec la crainte que l’ennemi ne nous joue un nouveau mauvais tour. Je m’enfonce donc dans le dispensaire improvisé, saluant les blessés que je croisais et le personnel soignant que je commençais à bien connaître. Je suis attiré dans le fond de la pièce, où les blessés les plus graves sont protégés des autres par une bâche de cuir passée en rideau. Des éclats de voix se font entendre.


Un planton du Conflans, arborant le tabard des Tully, est bousculé et passe au travers de la bâche. Je lâche un juron plus sonore alors que je fais signe aux gardes de lâcher la poignée de leur épée, qu’ils ont saisie par réflexe. Je passe sous la bâche à mon tour et tance vertement mon plus vieil ami, soulagé de voir qu’il va assez bien pour gueuler et faire des siennes, mais en colère qu’il prenne le risque de raviver la douleur et de rouvrir les plaies.



| Par les Dieux, Sénéchal, rallonges-toi ou je jure que je donne l’ordre de te faire attacher et baillonner ! |


Personne n’ignorait que je me battais avec Conrad depuis plus de vingt ans maintenant. Nous avions vu des dizaines de batailles petites ou grandes, des carnages abominables aux plus grands épisodes d’héroïsme. Nous avions beaucoup partagé, personnellement également, au cours de toutes ces années ; personne n’était plus choqué de notre proximité verbale… Et je pouvais menacer autant Conrad que je le voudrais, aucun homme ne prendrait jamais le risque de le croire diminué. Je soupire et me rapproche.


| Si tu as demandé à me voir, tu pourrais peut-être m’expliquer ce que tu voulais me dire au lieu de vouloir te reposer… | Je coulais un regard entendu dans la direction de la jeune Redwyne qui s’occupait d’autres blessés, non loin, et que l’on apercevait entre les rideaux de cuir. | Tu vas effrayer les infirmières, si tu continues. |



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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Mer 30 Aoû - 13:41





Le réveil avait été difficile, douloureux et l’était encore ! Mais cela ne m’empêchait pas de m’agiter alors que je n’obtenais aucune réponse. On me demandait de me ménager sans quoi les plaies pourraient se rouvrir mais je m’en contrefichais et puis je n’étais pas fait pour rester alité ou même assis. Je détestais aussi cette mixture que l’infirmière me proposait ! Peu importe que cela ait été un remède, je balançais le lait de pavot et son contenant au sol. Je connaissais parfaitement les effets de cette une potion médicinale ! Elle permettait le plus souvent d'atténuer la douleur et de très fortes doses pouvaient rendre la personne qui la buvait inconsciente… mais surtout, elle embrouillait l’esprit. De mon point de vue, j’étais bien assez dans le flou comme cela !
Je devais avoir l’esprit clair pour être mis au courant de tout ce que j’avais pu rater et pour avoir la certitude que celui que j’avais demandé à voir se portait bien. Les paroles des inconnus ne m’importaient guère ! Je ne croyais que ce que je voyais. Et si je devais me déplacer moi-même pour voir Torrhen, je le ferais ! Je me levais donc, non sans difficultés, et malgré les protestations. De l’alcool ! Voilà ce qu’il m’aurait fallu pour calmer la douleur… Puis je faisais un pas lent pour prendre mes marques mais avant même de pouvoir en faire un deuxième voilà qu’un planton du Conflans se posta devant moi. Il faisait peut-être presque la même taille que moi mais j’avais l’impression de faire face à donzelle tant son apparence me semblait frêle.



- Ôte-toi de mon chemin le moucheron ou je t’écrase ! aboyais-je au jeune.


Il ne bougea pas d’un centimètre et me toisa ! Mauvaise idée, très mauvaise idée… Sans autre somation je le poussais non sans me faire mal mais cela ne l’empêcha pas de passer au travers de la bâche de cuir.  A ce moment j’eus l’impression d’apercevoir Torrhen et le juron qu’il poussa me confirma sa présence. Je ne cherchais donc plus à passer de l’autre côté de la bâche puisque celui que je voulais voir se trouvais en face de moi.
Je n’eus pas le temps de prononcer le moindre mot que mon suzerain le fit. J’arquais un sourcil à l’entente du mot ‘Sénéchal’ ! C’est qu’il était remonté le petit… Surnom que je ne lui donnais que mentalement depuis notre première rencontre ! Très peu enclin à obéir, y compris à Torrhen, je ne m’allongeais pas, ni même ne m’asseyais. Un rire rauque s’échappa de ma gorge aux dernières paroles de l’homme et cela ne fit qu’accentuer ma douleur… ce qui me fit grimacer malgré le rire.



- M’attacher et me bâillonner ! Ce sont les catins que je fréquente qui me font habituellement ce genre de proposition. Venant de toi ça pourrait faire peur !


Puis, serrant la mâchoire pour faire taire la douleur, je me décidais à m’asseoir. Je haussais les épaules très légèrement aux paroles de mon Empereur… J’avais surtout eu besoin de voir quelqu’un en qui j’avais réellement confiance et qui pourrait me mettre au courant de ce qui c’était passer pendant que j’étais dans les vapes. Il fallait que cela soit lui pour que je ne doute pas !
Je jetais un bref coup d’œil à la jolie demoiselle blonde qui s’occupait des blessés de l’autre côté lorsque Torrhen la regarda. Un joli petit lot de mon point de vue qui me fit esquisser un sourire.



- J’effraie celles qui veulent me forcer à boire cette merde de lait de pavot… Heureusement que certaines sont plus douces et aimables avec les blessés, déclarais-je en observant la prénommée Daena. Une infirmière plus âgée quitta les lieux en marmonnant. Pis à quoi bon avoir survécu si c’est pour crever d’ennui sur cette couche ? Marcher un peu ne me tuera pas, précisais-je en fixant Torrhen. Et je n’ai pas grand-chose à dire. J’ai surtout besoin d’avoir le bilan complet de ce qui a pu se passer après que j’ai été blessé et aussi pendant mon… absence ! Les pertes, les résultats, les nouvelles de l’Impératrice, de la Reine Durrandon et de Jon aussi.


Je voulais être mis au courant de tout ce que j’avais manqué et je ne lâcherai pas l’affaire… marcher aussi était pour moi une façon de me calmer et j’étais persuadé que Torrhen le savait. Je n’étais pas du genre à rester passif.


.


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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Mer 6 Sep - 0:09

J’étais un peu en colère, mais j’étais surtout impatient, un peu agacé par le contretemps que m’infligeait mon vieil ami. Il avait parfois le comportement d’un enfant. J’avais toujours pensé que la guerre touchait n’importe qui, et que l’on ne pouvait pas combattre ses effets même avec la meilleure volonté du monde. Bien sûr, nous étions aussi inégaux devant la vie et la mort que devant le choc des combats. Moi, cela m’avait rendu solitaire. Ca m’avait éloigné des autres, de ma femme en premier lieu mais de l’ensemble de mes proches ensuite. Je n’étais plus le jeune loup jovial et rieur de jadis. Je pensais, je suspectais plutôt, que chez Conrad l’effet avait été inverse ; cela l’avait rendu de plus en plus extrême sur les différentes facettes de sa personnalité, toujours plus brutal, toujours plus obstiné. Et il en faisait preuve aujourd’hui encore. Je ne voulais pas qu’il risque inutilement sa peau. Qu’il la risque tout court, cela me semblait normal. Et je l’entends gueuler de là où je suis.


Il ricane le bougre, quand je viens le tancer vertement. Il avait toujours disposé d’une certaine liberté de langage, apanage d’être mon plus vieux compagnon d’armes encore en vie, et mon compagnon d’infortune depuis plus de vingt ans, même Brandon jadis n’avait pas traîné ses guêtres dans autant de galères que Conrad. Je lui lance un regard lourd de reproches lorsqu’il réplique à mon attaque. Il ne va pas falloir qu’il me court trop longtemps sur le haricot quand même ; je suis épuisé depuis Wayfarer et j’ai encore beaucoup à organiser. Et cette alerte que les postes avancés nous ont fait remonter…



| On peut les comprendre les pauvrettes, quand on voit la taille de tes paluches et l’haleine de vinasse que tu te trimballes ! |


Je lui fais toutefois comprendre d’un regard que je suis on ne peut plus sérieux. Et voilà qu’il se plaint qu’on lui donne quelque chose pour calmer la douleur. Jamais content. En plus, le Sénéchal se targue de son importance et voila qu’il me demande un rapport sur la situation. Soupirant, je regarde alentours pour trouver un tabouret de bois brut que je tire vers moi et m’asseois dessus, non sans avoir fait un dernier signe à mes gardes qu’ils nous laissent et rabattent les replis de toile.


| Bon, je prends un peu de temps pour te raconter mais après tu te recouches. Et ce n’est pas négociable. C’est ça ou risquer de rouvrir tes plaies et crois-moi, ta fiancée m’achèvera si le mariage que je lui ai promis lui échappe encore. Bon. |


Je me saisis d’un cruchon de vin non loin ; les ressources de Vivesaigues étaient prodigieuses car avant de changer de camp, la place avait accueilli un des principaux dépôts d’Harren le Noir en plus de ses propres ressources déjà fastueuses. Je m’en servais un godet, et le but, même s’il avait l’arrière goût du lait de pavot de Conrad.


| Jon et le Roi des Rivières ont pris Les Jumeaux sans combattre, j’ai l’avantage d’avoir su semer quelques graines qui portent leurs fruits… Ils marchent sur Salvemer. Une fois prise, tout le nord et l’ouest du Conflans seront à nous. Le reste sera encerclé entre nous et la Néra… On nous renvoie des renforts. Les Lannister d’ailleurs n’ont pas fort goûté le message que je leur ai envoyé après Wayfarer mais que m’importe leur maudite fierté, ces gens n’ont aucun respect pour nous ni pour la parole donnée. Autrement, ça bouge en face. On va bientôt avoir droit à du mouvement chez l’ennemi. D’après ce qu’on sait, le Prince Joren s’est officiellement rebellé contre son père. Ca va bientôt être le moment de frapper. Et j’ai reçu des nouvelles de l’Est, de l’impératrice. Tu es le premier au courant en dehors de nous deux ; je vais être père à nouveau, à ce qu’il semble. |


Je savais que le sujet était souvent éludé par Conrad, tout brutasse qu’il fut il avait déjà perdu sa première épouse en couches, et je savais le sujet difficile pour lui.



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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Mer 13 Sep - 23:24





J’avais déjà été amoché à plusieurs reprises au fil de ses longues années passées à combattre mais jamais aucune de mes blessures n’avaient été aussi sérieuses. Dans les premiers temps j’avais à peine été conscient à cause de la fièvre mais je me souvenais de mes râles et du fait que j’avais murmuré le prénom de Teora à plusieurs reprises. Pourquoi après tant d’années ? Je n’en savais rien. C’était peut-être du au fait qu’elle me répétait constamment que je devais me calmer si je ne voulais pas crever trop tôt et au nom d’un autre. Quelle blague ! C’était mon destin mais que pouvait-elle comprendre à tout ça ? Elle n’était qu’une femme avec un caractère lui faisant dire des choses qu’elle n’aurait pas dû. Mais une femme que j’avais aimée.
Cependant, elle appartenait au passé tout comme les souvenirs de nos moments passés ensemble et à présent j’avais autre chose à l’esprit. Je voulais voir l’Empereur debout sur ses pieds pour m’assurer qu’il allait bien. Puis je devais savoir tout ce que j’avais loupé ! Comment allaient nos alliés, l’Impératrice, les gosses de Torrhen ? Je ne pouvais pas rester sans savoir, je devais avoir les dernières informations même si pour cela je devais me rendre moi-même auprès de l’Empereur.
Alors oui, je gueulais et non, je ne me calmerai pas ! Du moins c’était ce que je braillais avant que Torrhen ne fasse son apparition pour m’engueuler. Je répliquais sans réfléchir et me rendais compte que j’avais de la chance de ne pas m’être fait remis les idées en place par l’Empereur plus violemment. Je riais aux propos et haussais les épaules avant de grimacer légèrement. Mais je ne rajoutais pas d’autre connerie… Car me plaindre du lait de pavot n’en était pas une. Ce truc m’embrouillait l’esprit et me faisait dire n’importe quoi ! Ou alors c’était une excuse que je trouvais… Peu importait, je ne voulais pas boire cette bouillasse.

Puis j’écarquillais des yeux ronds comme une pleine lune. Sérieusement ? Torrhen déraillait ou alors me prenait-il pour un de ses mômes ? Parce que là j’avais réellement eu l’impression d’entendre un truc du genre ‘ok, je te raconte une histoire mais après dodo !’. Je me faisais violence pour ne pas répondre une autre connerie du genre ‘D’accord papa mais je veux une histoire avec des guerriers et des batailles’.
En retenant un fou rire je me faisais de nouveau mal et je me décidais à m’asseoir plus confortablement l’air de rien.
Tandis que Torrhen se servait à boire je me rendais compte que j’avais soif. Je comptais bien me servir juste après mon ami mais en attendant je ne pouvais m’empêcher de tout de même râler.



- Tu te rends compte qu’on dirait que tu parle à un gosse là… Ce n’est pas le cas ! Le jeunot de nous deux, c’est toi. Empereur ou pas, tu resteras toujours le plus jeune. Ceci est un fait indiscutable et irréfutable, dis-je en prenant un air de putain de rat de bibliothèque.


Je les aimais pas vraiment ceux-là… Ils avaient un peu trop tendance à me prendre pour un con fini mais ce n’était pas le cas ! J’avais été destiné à être un guerrier dès mon plus jeune âge mais j’avais reçu une éducation. Ok ! Niveau langage j’avais quelques lacunes mais personne n’est parfait.
Bref, je ne m’égarais pas plus longtemps dans ce genre de pensées inutiles car Torrhen me donnait enfin ce que je voulais… Des informations ! Dès qu’il ouvrit la bouche je me raidis légèrement, la contraction de mes muscles me faisait souffrir mais je l’ignorais. Je craignais une mauvaise nouvelle. Cependant les premières étaient bonnes même si ma mâchoire se contracta à l’évocation des Lannister. Cette famille je ne la portais pas dans mon cœur. Je regardais ensuite Torrhen avec un air intrigué… Alors les Hoare se déchiraient de l’intérieur ! J’aurais presque eu envie de donner une accolade au fiston qui se rebellait contre l’autorité paternel et j’allais le dire mais une autre nouvelle me cloua le bec.
Ce que je ressentis fut étrange… comme à chaque nouvelle de ce genre. J’étais heureux pour Torrhen qui allait de nouveau être père mais comment n’aurais-je pas pu le jalouser. Sa descendance était assurée alors que pour le moment la mienne se résumait au néant. Heureusement que mes cousins et mon frère étaient là pour assurer la pérennité de nom Omble ! Je remplissais le gobelet que je buvais cul sec. Puis je le remplissais à nouveau pour le tendre à Torrhen et je gardais la cruche en main…



- Tout le monde n’a pas été aussi malchanceux que moi, déclarais-je en indiquant mon torse bandé. Je ne m’attendais pas à des nouvelles réjouissantes puisque l’on refusait de me répondre. Je marquais une pause, me raclais la gorge et me penchais pour que seul l'Empereur n'entende la suite de mes paroles. Concernant la dernière que tu as annoncé... Félicitations ! Je suis ravi pour toi mon ami, déclarais-je avec sincérité avant d’ajouter avec un sourire, et impressionné par un homme sachant aussi bien guerroyer et assurer sa descendance. Trinquons ! dis-je en levant la cruche. Aux futurs parents et à l’enfant à naître !


Jaloux ou pas, j’étais sincère. Cet enfant, comme tous les autres, je le protégerais dès que je le pourrais et le considérerais comme un membre de ma famille.


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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Dim 24 Sep - 19:47

Conrad n’avait jamais vraiment grandi, quand on l’entendait parler. Certains de mes plus vieux camarades de front avaient mûri et certains avaient tellement vieilli rapidement qu’ils en étaient souvent devenus taciturnes, presque colériques par moments, en tout cas bien plus mutiques. Physiquement, Conrad avait bien changé, mais au final on percevait toujours sous son air rieur le grand brun qui jadis affolait les pucelles. Il avait aussi changé, en vrai. Lorsque je l’avais rencontré, il n’était pas dénué de sens tactique sur le champ de bataille et d’une fougue, voire de la franche témérité, assez incroyable. Il avait mûri personnellement. Avec la mort de sa femme. Avec la mort de ses amis. Avec la guerre qui avait accompagné nos vies. D’abord les sauvageons, mais il n’y avait pas eu qu’eux, loin de là. On avait retrouvé les fer-nés sur nos côtes, préparant de toute évidence quelques raids, puis la guerre avec le Conflans était venue. Cinq ans de guerre terrible et sans pause, durant un long été et un hiver qui l’avait été plus encore. La paix officielle n’avait fondamentalement parlant rien changé ; plus de menace riveraine sur Moat Cailin, mais on continuait de devoir repousser presque constamment des raids fer-nés. Conrad avait toujours l’air d’un gosse, d’un vieux gosse, mais quand on le connaissait bien on savait parfaitement que ce n’était jamais qu’une façade et que les choses, sincèrement, pouvaient dégénérer comme jamais. Conrad était le genre d’homme dangereux par nature, élevé pour la guerre comme un mastiff.


Quoiqu’il en soit, il pouvait se plaindre que je le traite en enfant gâté, mais avait-il seulement conscience de l’impression qu’il donnait, de la façon qu’il avait eu de foutre le bordel dans un hôpital de campagne alors qu’après la Boucherie de Wayfarer les allées étaient pleines de types blessés et mutilés, pour la plupart à des centaines de lieux de chez eux ? Et voilà qu’il faisait le sérieux et tirait à lui sa couverture. Un vrai gamin.



| Mais t’es un putain de gosse, Omble. Il faut faire quoi pour que tu fiches la paix aux soignants et aux autres blessés ? Si c’est du vin ou du cul que tu veux, que je peux arranger ça. L’armée est si grande à Vivesaigues qu’elle a déjà fait la fortune des marchands de vin et de fesses de tout le Conflans. Alors un peu plus un peu moins… |`


Et bien sûr, le sujet mis sur la table devient d’un coup nettement plus sérieux, nettement plus important. Je sais qu’il ne va pas laisser mon plus vieil ami de marbre. Les émotions apparurent sur son visage, émotions que je lisais contradictoires dans son regard sombre que je connaissais si bien. Et voilà qu’il boit une première fois et qu’il me remplit un verre qu’il me tend. Sacrée descente pour un malade ! Bien sûr, je n’avais pas le cœur à dire à Conrad que je n’étais peut être pas si doué qu’il le pensait, mais j’avais réussi à garder le silence pendant près de dix ans, et sur les circonstances réelles de la mort de ma femme, et sur ce que sa petite histoire impliquait concrètement. Alors je ne le détrompais pas et je trinquais avec lui.


| Merci. C’est une surprise, je ne pensais pas que ça arriverait si tôt. Mais bon, d’un autre côté… Pour le peu qu’on s’est vu, je peux te dire que l’Impératrice sait très bien « rentabiliser » le temps passé ensemble. J’espère seulement qu’elle sera prudente, c’est une foutue tête brûlée. J’espère que son entourage sera veiller plus sur elle qu’elle ne le fera elle-même. |


Je fronçais les sourcils, repensant à l’alerte remontée depuis les avant-postes.


| Je vais peut être devoir m’absenter avec la troupe. Je n’en sais rien encore, ce n’est peut être rien. On a signalé du mouvement au sud. Je partirais peut être précipitamment si jamais une occasion se présente. Tu ne pourras pas venir. En revanche, je veux que tu protèges cet endroit. Quoique je fasse j’y laisse la garnison riveraine du jeune Prince Tully. C’est un bleu-bite, mais il a l’air d’avoir plutôt bien vécu sa première bataille. Si je devais partir, traites-le avec respect et fais le lien entre ses troupes et la division nordienne que je laisserais en retrait pour assurer mes arrières. |




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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Lun 25 Sep - 23:11





Je n’avais jamais prétendu être quelqu’un de raisonnable car ce n’était pas le cas ; sinon je n’aurais pas foutu autant le bordel dans ce lieu qui aurait dû être calme. Les blessés avaient besoin de se reposer et que les soignants soient à leurs côtés. J’étais d’accord avec ça ! Alors pourquoi est-ce que l’on ne me foutait pas la paix et qu’on ne me laissait pas faire ma vie ? Car c’était ma vie, ma santé et mon putain de problème si ma blessure se rouvrait parce que je voulais aller voir l’Empereur. J’étais comme ça ! Un guerrier. Et je ne pouvais pas rester sans savoir ce qu’il s’était passé après que je sois tombé. Il y avait bien longtemps que j’avais cessé de faire passer ma vie, ma santé avant la cause que je défendais et surtout avant celui que je servais…
Même lorsque je toussais jusqu’à en cracher quelques caillots de sang je ne cessais pas de brailler ; car il y aurait bien à un moment ou un autre quelqu’un qui se lasserait de m’entendre et qui irait chercher Torrhen. J’étais intelligent et je savais que les soignants ne prendraient pas le risque de me laisser filer et crever un peu plus loin. Mais aussi intelligent que je puisse l’être, je ne l’étais pas assez pour me décider à prendre ma place en tant qu’héritier Omble. Mon père me l’avait pourtant demandé et je n’avais d’ailleurs toujours pas répondu. Il se faisait vieux, je le savais mais je n’étais pas fait pour ça. Et qui avait fait de moi un guerrier ? Lui-même. Mon cadet serait parfait pour lui succéder. Et même si j’avais failli crever, mon opinion ne changeait pas ! Ma place était au combat. Auprès de celui qui venait de me rejoindre… enfin !


Dès qu’il était apparu, j’avais su qu’il n’appréciait guère mon comportement. C’est que je commençais à le connaître le petit ! Mais je m’en fichais comme de ma première putain. L’essentiel était qu’il était là et que j’allais enfin avoir des nouvelles. Parce que franchement, ce semblant d’hôpital n’était pas une source d’informations démentielle.
Lorsque je fus de nouveau assis confortablement, car même si je n’allais pas le reconnaître je m’étais sacrément fait mal, je jetais un regard en coin à l’homme qui était mon chef. Il n’allait pas se mettre à me faire la morale alors que je voulais juste des nouvelles ? Visiblement si.


- Voilà peut-être pourquoi je n’en ai pas de gosse ! Je ne pourrais pas supporter quelqu’un d’aussi chiant que moi ! déclarais-je du tac-o-tac alors que cela était un mensonge aussi imposant que moi. Et pis c’est eux qui ne me fichaient pas la paix en m’empêchant de venir aux nouvelles. La marche n’a jamais tué personne.


Cela concernait les personnes en bonne santé et non pas dans mon état mais je continuais à rejeter la faute aux soignants. De mon point de vue et Torrhen capterait sûrement mon raisonnement, ils étaient les fauteurs de trouble puisqu’ils m’avaient empêché de faire ce que je voulais. Elles étaient rares les personnes qui parvenaient à cet exploit ! Torrhen le savait et il comptait parmi ces personnes. Pas uniquement parce qu’il était mon suzerain mais parce que son avis avait plus d’importance à mes yeux que ceux de nombreux autres.
Je chassais toutes ces pensées lorsque la conversation devint plus sérieuse et plus importante. D’autres questions me venaient à l’esprit mais elles furent toutes balayées par une nouvelle inattendue. Elle était heureuse mais me rappela mes propres échecs et les deux pires pertes de toute ma putain de vie. Celles de mon épouse et de mon fils qui n’avait pas eu la chance de pousser ne serait-ce qu’un seul cri. Mais j’étais sincèrement heureux pour mon ami. Cependant, les émotions contradictoires n’étaient pas faites pour moi et je bus un verre cul sec, me fichant de savoir si je le pouvais ou non. Je félicitais ensuite le suzerain à voix basse, ne cachant pas ma fierté d’être mis dans le secret.


Je riais légèrement en entendant les paroles de Torrhen concernant l’Impératrice. A croire qu’il avait le don de s’entourer de têtes brûlées. Je ne disais rien à ce sujet mais donnais mon avis…


- T’es l’Empereur mon ami ! Ordonne à des personnes de veiller sur la l’Impératrice même si pour ça elles doivent en crever. Point final !


Mais toute cette gaieté s’allégea en voyant la mine de mon suzerain et elle disparut complètement en entendant ce qu’il avait à me dire. Je hochais la tête, prévoyant de me reposer puisque nous allions reprendre la route de la guerre d’ici peu. Du moins c’était ce que je croyais jusqu’à ce que Torrhen me dise que j’allais rester ici ! Ma mâchoire se contracta alors qu’il me donnait de plus amples explications sur ce que je devrais faire pendant son absence.


- Tu me laisse en retrait pour assurer la protection, répétais-je incrédule. Tu l’as dit toi-même, le jeune Tully pourrait le faire !  Je marquais une pause. Je suis plus doué en attaque qu’en défense et d’ici quelques jours je serais sur pieds.


Je ne pouvais pas rester là si Torrhen bougeait… Pour moi c’était hors de question mais je craignais qu’il ne soit déterminé. Si c’était le cas je ferais mon devoir en obéissant aux ordres, qu’ils me plaisent ou non. Et ça, l’Empereur le savait.



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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Sam 30 Sep - 16:23

[HJ comme on l’avait déjà convenu, j’amorce et tu clôtures pour qu’on s’en refasse un plus actuel ?]


Je tançais mon second, parce qu’il le méritait et parce qu’il fallait parfois le rappeler à la discipline, à la conduite plus sobre de la guerre que ce que son tempérament impliquait parfois ; il était clair que Conrad préférait mener les choses comme il l’entendait, c’est-à-dire, le plus souvent, sous le coup des impulsions qui pouvaient le prendre. Cela ne le rendait pas pire qu’un autre, mais il y avait parfois des libertés qui n’étaient pas bonnes à prendre dans un cadre plus martial. Je savais aussi qu’il m’était suffisamment loyal pour écouter mes directives, pour se tenir comme il le fallait. Conrad m’avait beaucoup donné dans sa vie. Je pense qu’en plus de vingt ans il avait saigné pour moi par litres entiers. Mais il avait été constamment et justement rétribué pour cela. Terres adjacentes, un premier mariage que j’avais favorisé, un rang de commandement dans l’armée, avant de devenir mon second… Honneurs et richesses, autant que j’étais capable d’en donner. Aujourd’hui, il restait possible de lui en donner plus encore, mais je savais aussi qu’il souhaitait se fixer, et que le mariage qui était sensé l’attendre était pour lui l’occasion de prendre un nouveau départ. Il y avait ce sujet dont nous devrions parler, mais pas aujourd’hui. Pour le moment, sa fiancée n’était pas le sujet principal, loin de là. Il y avait la guerre, là dehors, et elle n’attendait plus que moi. Et pour la première fois en de nombreuses années, j’irais me battre sans lui.


| Tu te trompes et tu le sais. T’as failli crever, à Wayfarer, et t’es resté entre la vie et la mort pendant des jours. T’as perdu quelques livres et même si t’es moins laid avec ces kilos en moins, t’as toujours une sale tronche, sénéchal. Alors tu vas rester alité aussi longtemps qu’on te le demandera et tu exécuteras cet ordre, si tu me pousses à aller jusque là. |


C’était une menace qui n’en était pas vraiment une ; il était clair que Conrad avait compris qu’il ne fallait pas me pousser dans mes retranchements sur ce sujet, ni sur aucun autre d’ailleurs. Ce n’était pas le moment ; le moment était à l’urgence et à la réaction. Nous passions finalement très vite sur le sujet de ma descendance, de cet enfant à venir. Moi-même je ne réalisais pas encore tout à fait, et il était clair que j’allais devoir me poser pour penser à tout ça. Pour le moment, je devais bien admettre que mon second avait raison.


| C’est déjà fait, mais tu commences à la connaître, toi aussi. Elle est capable de tout. |


C’était aussi pour ça que j’en étais venu à l’aimer ; elle n’avait pas froid aux yeux et était vraiment prête à mourir pour ce en quoi elle croyait, et pour les gens qui comptaient pour elle. Ce n’était pas le cas de tout le monde, vous pouvez me croire. De toute manière je n’avais pas le temps de m’appesantir sur le sujet que Conrad discutait à nouveau mes décisions. Il savait qu’il jouissait de cette liberté auprès de moi, mais aujourd’hui je n’allais pas lui prêter oreiller ouverte et attentive ; il devra se contenter de ce que je lui demande de faire. Une estafette fit irruption dans la salle et avançait d’un pas vif vers nous, visiblement porteuse d’une nouvelle urgente. Je fis signe au messager d’attendre de l’autre côté du rabat de la toile de tente, qui marquait la séparation entre le Sénéchal et les autres blessés.


| Je dois y aller. C’est déjà décidé et acté, Lord Sénéchal. Le jeune Tully est, aussi prometteur soit-il, encore puceau et n’a connu qu’une bataille qui en plus fut une défaite. J’ai besoin de m’appuyer sur un roc, si jamais je devais battre en retraite. Tu tiendras cette place pour moi et feras en sorte de suivre les indications des mestres pour être d’aplomb à mon retour. Organise nos défenses, ton propre mariage aussi si tu le désires, mais restes à Vivesaigues, et défends-la au besoin jusqu’à l’arrivée de nos renforts. |


Je lui lance une tape sur l’épaule, un mince sourire, avant de me détourner.


| Je reviendrai bientôt, tu verras ! Ca fait longtemps que je n’ai plus besoin qu’on me chaperonne. |



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MessageSujet: Re: The Rains of Riverrun   Dim 1 Oct - 23:11





Aussi loin que je m’en souvenais j’avais toujours eu ce fort caractère difficile à dompter. Mon propre père n’y était pas arrivé même si je le respectais comme il fallait. C’était juste que j’étais têtu au point que mon patriarche avait laissé mon maître d’armes me prendre en main. Était-ce une bonne idée ? De mon point de vue, oui ! Il avait fait de moi l’homme que j’étais, une machine de guerre comme le disaient certains ; un véritable combattant selon moi. A vrai dire, il m’avait forgé à son image car lui-même était un vaillant guerrier. Il avait été tué au combat il y avait maintenant plus de dix ans mais je n’avais rien oublié de son enseignement car c’est grâce à lui que j’étais encore en vie… même si pour le moment j’étais en mauvais état. Ce qui ne m’empêchait pas de faire des miennes !
Ce foutu caractère, un seul autre homme était parvenu à le maîtriser et il était là en cet instant à me faire la morale. Torrhen représentait beaucoup de chose pour moi et c’est sûrement l’ami qui parvenait à me faire taire. Il était mon suzerain, certes ; mais j’avais passé tellement d’années à ses côtés qu’il était devenu un membre de ma famille. Un frère plus que mon propre cadet et ses enfants étaient comme ceux que je n’avais jamais eus.


Je lâchais un soupir lorsqu’il me rappela que j’avais failli crever et je ne disais rien, pas même un de mes célèbres marmonnements. Il avait raison ! Et la blessure n’était pas belle à voir, ce que mes gesticulations et braillements n’arrangeaient pas.
J’eus tout de même un léger rire douloureux en entendant les propos de l’homme concernant ma perte de poids et ma sale tronche. Je n’avais même pas pu voir mon reflet ces derniers jours et je pense que cela était préférable. Cependant, tout en souriant, je passant ma main dans ma barbe. « Je reste plus beau que toi j’en suis persuadé ! ». Bah quoi ? Je pouvais rêver non. Surtout que la suite fut beaucoup moins drôle mais je finissais par accepter d’un hochement de tête. Je me calais plus confortablement dans le même temps ! Mieux valait ça car Torrhen était aussi têtu que moi mais à son avantage, il était le chef !


Ce fut avec joie que j’appris l’arrivée d’un futur gamin mais je ne m’étalais pas sur ce sujet. Beaucoup pensaient que cela venait du fait que je n’étais pas du genre à m’intéresser à la vie de famille mais la vérité était tout autre. Torrhen la connaissait et j’étais persuadé que lui aussi n’était pas du genre à faire durer ce genre de conversation. C’était plus un truc de femmes de toute façon ! D’ailleurs, en parlant de femme, l’Impératrice en était une sacrée. Magnifique et avec un tempérament de feu… Digne de la mère des dragons ! Mais il fallait qu’elle pense à elle et cela allait être une autre histoire… que des gens soient là pour lui rappeler ou non.
Ma femme n’était pas au niveau de la blonde mais leur caractère était semblable. Après tout, ne m’avait-elle pas menacé de ma propre épée pour m’empêcher de partir boire. Je souris à la pensée de cette frêle silhouette maintenant tout de même mon arme avec fermeté.


- En effet, son caractère me rappelle parfois celui de Teora, déclarais-je en reprenant directement pour effacer l’allusion à ma défunte épouse. En tout cas je plains celles et ceux qui vont la ‘surveiller’.


Puis cette visite prit une tournure qui me déplut et que j’eue du mal à encaisser. Mais j’avais beau remettre en cause la décision de Torrhen, je devais me rendre à l’évidence ; je ne pouvais pas partir combattre dans mon état ! A moins d’être suicidaire et ce n’était pas du tout le cas. Je levais les yeux quand il évoqua mon mariage ! Non pas que ce dernier ne me plaisait pas, au contraire, mais le moment était mal choisi. Quoique ! Je n’aurais peut-être pas grand-chose d’autre à foutre si je devais rester encore alité.


- Il sera fait selon tes ordres, répondis-je d’un ton morose.


Je n’aimais pas ce qui était en train de se passer. Les informations m’avaient été données si vite et en si petit nombre qu’un tas de questions me venaient déjà à l’esprit.
Mais je les chassais le temps d’esquisser un sourire et de répondre à l’Empereur qui s’éloignait.


- Bah merde alors ! C’est moi qui te chaperonnais en fait ? J’ai toujours cru que c’était l’inverse… Et t’as plutôt intérêt à revenir ! T’es l’invité d’honneur de mon mariage.




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