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La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]
MessageSujet: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyDim 27 Aoû - 19:48


Le regard du Santagar se perdait dans les drapeaux flottant au-dessus d'eux. Le premier coup de cor retentit, annonçant la bataille imminente. Dared était au milieu de ses hommes, commandant l'aile droite de l'armée. Ils avaient discutés, ils avaient envisagés et prévus autant que possible. Pourtant ils avaient là aucune certitude de victoire et de bon déroulement. Le visage du Santagar reflétait son inquiétude quand au combat qu'il allait mener.

Son frère avait raison au final, il aurait préféré l'avoir à ses côtés aujourd'hui, un combattant de son niveau était toujours un atout une fois sur le champ de bataille. Dared s'arrêta, jetant un coup d'oeil. Derrière lui, 3000 hommes. Une force compacte organisée pour frapper fort l'ennemi et non pas faire ce qu'ils s'attendent à recevoir. Il continua de dériver, observant tour à tour les différents corps de l'armée. Devant eux, Lord Allyrion, à la tête de l'avant-garde. Sur la gauche le gros de l'armée, commandée par le Prince Roward directement.

Plus loin encore l'aile gauche, commandée par Lord Dalt et Lord Forrest. En arrière ligne, Lord Ferbois commandait la réserve, attendant patiemment de devoir mobiliser ses forces. Ils savaient tous que la bataille à venir allait être l'une des plus difficiles, si ce n'est la plus difficile, qu'ils auraient à mener. Ils étaient attendus. L'ennemi était nombreux, plus qu'eux. Leur atouts étaient leur bravoure, leur motivation, ainsi que leur vitesse.

Le cor sonna à nouveau. Un long coup de cor provenant de l'avant-garde. Les forces ennemies étaient en position face à eux. Lord Allyrion avait finit de les repérer. Franchissant un relief avec ses forces le Santagar perdit son regard sur l'immense armée qu'il contempla pendant de longues secondes. Ce champ de bataille serait décisif. Le fleuve était autant un poison qu'un atout. Large et difficile à franchir celui-ci coupait en deux le champ de bataille.

Ce n'était pas la première fois que Dared faisait face aux bieffois. Il les avaient respectés pour leur talent sur le champ de bataille, puis hait pour le meurtre de la princesse de Dorne. Et aujourd'hui il les haissait encore plus pour leur barbarie à toute épreuve. Les nouvelles de Haut-Ermitage l'avait rendu fou de rage, autant qu'inquiet pour son frère et ses terres. Ils allaient payés aujourd'hui, encore plus qu'à Tinivel. Le cor retentit tandis que Lord Allyrion prenait ses forces.

« En position ! En position ! Lanciers devant, piquiers derrières, formez les schiltrons, formez les schiltrons ! »

Tandis qu'il hurlait ses ordres les hommes resserraient leurs rangs. Dared prit sa lance, son bouclier et rejoignit les formations d'infanterie qu'il commandait. Chaque schiltron était séparé de plusieurs mètres des autres. Les lanciers tenaient la première ligne, protégeant les piquiers pour éviter qu'ils ne soient directement prit à parti. La bataille arrivait. Ils avaient maintenant fort à faire. Le regard du Santagar dériva jusqu'aux autres formations. Le centre avançait, préparant ses archers et se montrant menaçant, l'aile gauche devait attaquer une fois que Lord Allyrion aurait fait son œuvre.

Profitant de ce temps Dared lancerait ses troupes dans un combat de longue haleine face à des soldats prêt à la bataille et romput au combat. Dared comptait sur sa formation solide et sa capacité d'improvisation pour parvenir à défaire ses ennemis une fois au contact des positions ennemis. Flèches et épées tueraient bon nombre d'hommes, mais par les Sept, ils paieront pour tout ce qu'ils ont fait ! Dressés jusqu'au crépuscule !

« En avant, marche ! »

Dared lança ses forces vers les position ennemies. Le schiltron était prêt, mais les lignes étaient encore desserrées, une fois au contact il donnerait l'ordre de serrer les rangs. Inutile d'offrir des cibles faciles aux archers ennemis et de perdre du temps. Ils formeront la position d'un bloc une fois aux portes des positions ennemies. Son regard glissa jusqu'à la forteresse. L'ennemi n'attaquait pas. A l'intérieur ils sortiront donc, une fois que les ennemis seront occupés à affronter le gros des forces. Ils devaient frapper vite et fort.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMar 29 Aoû - 18:21

« Notre stock de vivres atteint un point inquiétant. Encore une semaine et nous devrons mettre en place un nouveau rationnement … »

« Le pilonnage bieffois commence à porter ses fruits. Certains de nos murs sont fragilisés …"

« Et je ne parle même pas des renforts qu’ils semblent avoir reçus … »

Silencieux, Robb écoutait d’une oreille distraite les nouveaux rapports de son frère et de Ser Ryon, le maître d’armes des Météores, tandis que l’un et l’autre égrenaient d’un ton morne la sommité d’informations toutes plus délétères les unes que les autres. A ses côtés, Anders ne pipait mot non plus, contemplant les plans dessinés à la hâte qu’ils avaient étalé sur la table de commandement, au centre des appartements privés de Barristan qui abritaient depuis deux mois maintenant les conseils de guerre des assiégés. Quant au tout jeune Nymor, que ses deux oncles avaient convié en tant qu’héritier de la forteresse, mais aussi et surtout pour l’endurcir sur les réalités de leur situation, il était singulièrement mutique, fait rare le concernant, comme écrasé par le poids funeste sur ses épaules, celui de responsabilités qui venaient trop tôt, de l’approche de la mort qu’un tout jeune garçon ne pouvait appréhender avec autant de calme que ceux qui avaient déjà vécus et se trouvaient autour de cette table. Enguerrand était marié depuis plusieurs années et avait connu une existence douce aux côtés d’une épouse adorée, que seule la stérilité avait terni de son spectre douloureux. Anders et Robb, en bons viveurs, avaient voyagé, aimé, perdu et conquis. Ils pourraient donc partir le sourire aux lèvres, en disant : « j’ai bien vécu ». Quant à Ser Ryon, quinquagénaire, il avait des petits-enfants et des années de service que ne démentait pas sa crinière argentée de fauve des montagnes. Mais que dire à un gamin de douze ans ? Rien, hormis d’y croire, encore et toujours, et de faire honneur à son rang. A défaut de l’assurance, l’orgueil jouerait son rôle. Finalement, après plusieurs minutes de réflexion, l’Epée du Matin tira Aube de son fourreau, à la surprise générale, pointa sa lame vers les portes et souffla :

« Alors, sortons. »

La stupeur se peignit sur certains visages. La peur aussi, mêlée à un enthousiasme sombre et farouche, de celui que les lynx peuplant les Montagnes Rouges se plaisaient à peindre sur leurs gueules au moment de bondir sur leur proie, parfois nettement plus imposante qu’eux. C’était une entreprise qui paraissait folle, un aveu d’impuissance autant que de hardiesse … Mais cette bravoure confinant à l’ubris du guerrier redonnait aussi de l’espoir, celui qui embrasait le cœur des soldats harassés par l’attente à la perspective d’enfin fouailler la chair ennemie. Encore fallait-il éviter qu’un tel acte ne soit le reflet que du désespoir, ce qui supposait d’élaborer un plan.

« Attendons encore un peu les renforts, et préparons-nous. Faites passer le mot parmi nos troupes que nous allons bientôt tenter de repousser les bieffois et leurs marins d’eau douce d’alliés fer-nés. Cela devrait les faire redoubler d’ardeur à l’entraînement, et oublier la pauvreté des rations.

Si des renforts nous arrivent, alors nous devrons frapper fort, pour espérer créer une brèche dans leurs fortifications sans perdre trop de nos unités légères … »

Robb ne précisa pas ce qu’il conviendrait de faire si les renforts ne venaient pas. Ce serait alors un suicide objectif. Même s’il avait été le Guerrier en personne, combler un tel déficit de troupes ne lui paraissait pas vraisemblable … Autour de la table, tous y allèrent de leur ajout ou commentaire, et bientôt les dorniens élaborèrent leur embryon de plan, à l’exception de Nymor qui observait tout cela en fronçant les sourcils, comme s’il tentait d’imaginer l’ampleur de la tâche à venir. Enfin, la réunion fut ajournée, et ils repartirent à leurs postes respectifs, une nouvelle ardeur coulant telle un feu liquide dans leurs veines.

Alors que Robb se trouvait, quelques jours plus tard, sur les remparts avec son frère, tous deux virent soudain le nuage de poussière salvateur. Ils n’étaient plus seuls ! Comme une traînée de poudre, la nouvelle se répandit dans la forteresse, les hommes, comprenant qu’il s’agissait du signal tant attendu revêtant en hâte leurs armures. Tous se rassemblèrent bientôt, les cavaliers lourds sur le devant de la cour, avec les légers qui piaffaient derrière eux, et les piquiers qui graissaient leurs lourdes hampes tandis que les archers fourbissaient sur la poterne leurs armes boisées.

« Ainsi … Les Sept ont désormais notre destin dans leurs mains. Le cours du temps ne pourra plus s’arrêter. »

Avec un mince sourire, Robb répondit à Enguerrand :

« Les Sept … et nos lames. »

« Pas la mienne, non. »

Le benjamin regarda le cadet avec une expression de surprise, tandis que le poète des Météores regardait le guerrier avec des yeux où évoluait une résolution douce ainsi qu’une mélancolie délicate :

« Je n’ai jamais été un chevalier digne de ce nom. Je serais un poids pour vous au-delà des portes … Mais je connais cette forteresse mieux que personne … »

Les yeux azurés se perdirent dans les mauves, et un sourire las étira le visage du plus âgé des deux Dayne, tandis qu’il prenait un arc.

« Puisses-tu triompher, mon frère. Une chose est sûre … L’Aube sera rouge. »

Ils se donnèrent l’accolade, et tandis que leurs armures s’entrechoquaient, une vague d’émotions contradictoires submergea Robb, qui serra quelques secondes de plus Enguerrand contre lui, avant de s’en détacher.

« Oui … Elle le sera. »

Puis il se tourna vers l’intérieur, et déclara d’une voix forte :

« Amis ! Il est temps de montrer que notre courroux n’a que trop attendu ! Nos frères du soleil viennent à notre secours ! A nous d’en profiter pour brûler les fleurs du Bief ! Evider les poissons fer-nés !

Aujourd’hui, l’Aube sera Rouge ! Pissons sur leurs tombes ! Dansons sur leurs cadavres ! Soyons Insoumis, Invaincus, Intacts ! »


Son frère reprit son mot d’ordre, et ajouta :

« Montrons à ces chiens ce qu’est l’honneur dornien ! Nous n’avons de leçon à recevoir de personne, et encore moins de ceux qui s’allient à des pillards des mers, des êtres qui adorent un démon des eaux ! Qui pillent nos terres et se déclarent croisés ! Criblez-les de flèches ! Le premier qui en descend un obtiendra la chevalerie, je le jure sur mon nom ! »

Robb le laissa continuer d’haranguer ses hommes, avant de descendre rejoindre les cavaliers lourds, de monter sur son cheval aux côtés d’Anders, avant de lui souffler :

« Un beau discours pour les motiver ? »

Puis il hurla :

« Messires, chargez ! Pour les Martell ! Pour Dorne ! Pour venger l’affront de Lancehélion ! Pour nos femmes et nos filles, et pour le con des leurs !

Brûlez-moi ces roses ! Brisez leurs épines ! Sus ! Sus ! »


Il pointa Aube vers le ciel … et l’abattit vers la porte, comme pour montrer la voie. Les chevaliers au tabard étoilé resserrèrent les rangs, tandis que le jeune homme se sentait porté par la confiance et le courage de ses hommes. Les servants de la lourde entrée attendirent le signal d’Enguerrand, qui attendit que le contact se fasse entre les bieffois et l’armée de secours pour demander à laisser passer leurs forces.

« ET l’AUBE SERA ROUGE ! »

Dans un fracas terrible, leur colonne s’ébranla, et s’élança.
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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMer 30 Aoû - 11:25

Les nouvelles étaient mauvaises. Comment aurait-il pu en être autrement en étant assiégés et sans alliés ? Les secours ne viendraient pas. Alors que l'armée ennemie grossissait. Les armées orageoises pouvaient encore venir leur prêter main forte, sur l'ordre de Roward, mais combien de temps avant leur arrivée ? Et surtout, Dorne et l'Orage avaient bien moins d'hommes que le Bief et les Îles de Fer, ces deux puissances en lutte contre l'Empire que Dorne n'avait même pas rejoint et qui étranglaient la principauté au lieu de s'en prendre au nœud du problème. Ils allaient périr ici. Dans la forteresse des Dayne. Mais ils ne périraient pas en se laissant asphyxier. Ils mourraient l'épée ou la lance à la main et emporteraient avec eux un maximum d'ennemis, afin que tous se souviennent que les dorniens étaient des guerriers, prêts à vendre chèrement leur peau pour leur principauté. Ce fut Robb qui le premier, suggéra de mener un assaut. Ce qui créa la stupeur, mais anima également le cœur des guerriers qui en avaient assez de cette situation sans issue. Un sourire farouche se peignit sur les traits du bâtard Martell. Il ne tiendrait pas sa promesse à ses sœurs. Il ne reviendrait pas vivant.

Il hocha la tête aux suggestions de l’Épée du Matin. Il fallait rallumer la flamme dans le cœur des soldats lassés et angoissés. Il fallait que la perspective de la bataille soit plus forte que celle de la mort. Que l'héroïsme balaie n'importe quelle peur qui aurait pu subsister et faire trembler l'épée. Ce ne serait pas aisé. Les dirigeants allaient devoir montrer l'exemple. Anders ne cessait de se convaincre qu'il n'avait aucune peur de mourir... Au fond, il y avait tout de même une anxiété certaine. Quelques regrets également. Et la déception de ne pouvoir voir l'enfant de Deria.

Le Martell ne releva pas la brèche dans l'assurance de son camarade. Tout cela fonctionnait et leur laisser une infime chance de survie si les renforts arrivaient. S'ils ne venaient pas... Cette hypothèse flottait dans l'air, mais jamais ne fut soulevée à haute voix. Ils élaborèrent un plan, qui tenait de l'audace et du désespoir. L'enfant avec eux écoutait. Est-ce qu'il apprenait ? Avait-il peur ? Il était bien jeune pour vivre une telle situation et s'il survivait, il en sortirait changé à jamais.

Et après quelques jours de préparation, à voir et revoir le plan, à le peaufiner, à envisager tous les cas de figure, le grand jour arriva. Anders était à la fois fébrile et d'un calme étonnant chez le jeune Martell. Il était déterminé et plus rien ne viendrait dévier le cours de son destin. Il revêtit son armure et monta sur son destrier, imité par Robert. Il lui tendit le bras pour une accolade et répliqua à mi voix :

« Que nos épées soient poisseuses du sang de nos ennemis mon frère. »

Il le lâcha, raffermit sa voix :

« Aujourd'hui, nos ennemis vont goûter au fer de nos lances et à l'acier de nos épées ! Cela fait des semaines qu'ils nous encerclent, nous affament, minent notre moral. Ils pensent la victoire acquise. Et nous allons brûler leur assurance tel un soleil éclatant ! Les rayons cruels et impitoyables laisseront un paysage de désolation parmi nos ennemis, nulle rose ne saurait résister à l'aridité dornienne ! Aujourd'hui se joue l'une des plus grandes batailles de notre temps, le début d'une guerre sans fin et Westeros tremblera à la mention des fiers guerriers Dorniens ! Invaincus, insoumis, intacts ! »

Il leva sa lance en hurlant, tandis que Robb renchérissait derrière lui. Il sentit son destrier se tendre sous lui, prêt à se lancer à pleine puissance. La bataille pour leur liberté commençait.

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I am a greedy, selfish bastard.
I want the fact that I existed to mean something
Anders Martell

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier:
Âge du Personnage: 21 ans
Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
Idéaliste, indiscipliné, intrépide
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Célébrité : Luke Pasqualino
Maison : Martell
Caractère : Vif, emporté, arrogant, vénal, idéaliste, passionné, loyal, ambitieux, séducteur, orgueilleux
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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMer 30 Aoû - 11:40

La bataille de Noirmont ou plutôt l'évacuation de celle-ci venait à peine de se terminer. Suton et l'armée des Forrest avaient volé au secours du très respecté seigneur des Météores. Seulement, le Lord avait un goût de défaite dans la bouche. Certes, ils avaient limité la casse avec leur sens de la stratégie, mais il aurait préféré écraser ces satanés bieffois. Malheureusement, il fallait bien reconnaître que ces derniers étaient plus que coriaces et leur puissance de feu redoutable. Il ne sera pas aisé de défendre les territoires de Dorne.

Suton était lui-même inquiet pour sa famille, pour les gens sous sa protection ainsi que pour ses terres. Il était vrai que Tombe-du-Roy n'était pas si éloignée de Noirmont. Il était donc déterminé à faire face coûte que coûte. Avec Lord Dalt, il avait rejoint le gros de l'armée de Dorne sous les ordres du Prince Roward Martell et de Ser Dared Santagar. Ensemble, ils étaient redescendus en direction du sud jusqu'aux Météores.

Les Météores, lieu voué à être le centre d'une bataille qui s'avérera décisive. Ils le savaient tous et, s'ils étaient déterminés, avides de faire couler le sang de l'envahisseur, leur visage était grave. Face à eux, au moins vingts mille hommes, bien armés, aguerris au combat, rompus à l'art de la guerre. Ils occupaient la place et s'étaient préparés à recevoir correctement les défenseurs de la Principauté. Ils semblaient sûrs d'eux. Pour autant, Suton ressentait leur appréhension. Certes, ces chiens galeux avaient quasiment remporté toutes les batailles jusqu'ici, mais les Insoumis avaient à chaque fois vendu chèrement leur peau. Il n'en serait pas autrement aujourd'hui.

Les sentiments du jeune Lord étaient comme ceux de tous les hommes qui l'entouraient. À la peur, s'imprégnait l'excitation. L'inquiétude se diluait dans la rage. Le coeur battant, l'aîné des Forrest connaissait parfaitement les ordres. Il avait en charge le commandement de l'aile gauche. À ses côtés, Lord Dalt devait l'épauler. Le but était simple. Il s'agissait de profiter d'une brèche que l'avant-garde créerait. Derrière, un peu en retrait, Suton et ses hommes devaient les suivre et s'engouffrer à l'intérieur de celle-ci, tel le vent glissant dans le moindre interstice.

Alors que Ser Santagar avait sonné la marche en avant, Suton sortit son épée de son fourreau. Il fixa un instant cette épée, la "Gardienne". Elle était l'arme de prédilection des Lords de Tombe-du-Roy. Transmise de génération en génération, elle avait appartenu au fondateur de la maison Forrrest. Cette lame faisait ainsi partie de la légende de Dorne, car elle aurait servi à ôter la vie d'un roi du Bief. Sans doute n'était-ce là qu'une légende, mais en ce jour, ce qui était sûr, c'est qu'elle allait trancher la chair de cette truandaille.

Suton leva son épée au-dessus de sa tête sachant ce qu'elle représentait pour tout ces hommes. Son visage arborait une expression déterminée. Le moment de vérité était venu. Il était tant pour eux de frapper l'ennemi et de lui faire mal. Rien pour l'instant présageait d'une victoire. Au contraire, la tâche semblait insurmontable. Peu lui importait, car pour Suton, le dornien avait cette qualité de retourner les situations désespérées à son avantage.

- Insoumis, Dorne a besoin de vous ! Depuis trop longtemps, ces fils de puterelles salissent notre sol, manquent de respect à nos vieillards, violent nos femmes, martyrisent nos enfants, dérobent nos biens. C'en est assez ! Aujourd'hui, nous relèveront la tête et la garderont haute quoiqu'il arrive ! Mes frères, emboîtons le pas de Lord Allyrion et, lorsqu'une brèche s'ouvrira, car je ne doute pas de leur réussite, nous irons châties ces chiens de bieffois ! À mon commandement, en marche !

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMer 30 Aoû - 22:19

Deria m'avait sauvé la vie, à moi d'en faire de même. J'avais rebroussé chemin le plus vite possible, laissant de côtés mes inquiétudes, mes incertitudes pour rejoindre Dared et l'armée de Dorne. Je n'avais guère grande expérience, je n'avais fais que gagner une bataille. Mais j'avais su le faire avec des hommes qui m'étaient inconnus. Je pourrais réussir à mener mes troupes. Repousser le Bief devait demeurer l'ultime projet. Les pertes, étaient à prévoir, peu survivraient, mais c'est ainsi qu'une guerre se gagnait. En envisageant de mourir pour préserver son pays. L'on ne pouvait plus reculer. Les armes allaient être prise, tout comme l'avenir de bien des hommes. Si nous gagnions, quelque soit notre état, nous ferions briller une nouvelle fois Dorne. L'on ne pouvait tuer le Soleil. Je devais prendre le centre de nos force. Nous étions peu, bien trop, mais le courage des Dorniens n'étaient plus à prouver. Les chiffres pouvaient jouer, mais la volonté pouvait nous faire gagner. Anders n'était pas loin, Robert non plus. Nous étions les derniers remparts avant que n'atteignent les épines acérés du Bief sur les Météores. Santagar m'avait démontré une fois de plus la confiance que je lui portais. Et chaque famille avait accepté de croiser le fer. Dorne était uni, Deria avait prit le risque de se dresser face à nos ennemies et nous devions nous battre pour elle. Nous allions nous battre pour elle.

Un silence étrange plana lentement sur les troupes alors que tous avaient prit place. Un silence de mort qui me fit accepter l'idée que je ne pouvais plus me cacher. J'avais refusé d'être prêts, j'avais accepté d'être commandé par d'autre simplement car je n'avais pas confiance en ce que je pouvais accomplir. Aujourd'hui je n'étais plus soldat, ni Prince, j'étais à la tête de cette armée, combattant pour Dorne. Je n'avais plus à douter. Lord Allyrion précédait mes troupes, cavaliers devant percer les défenses ennemies. À ma gauche, Lord Forrest, dont le commandement ressemblait davantage au mien, tous comme Ser Santagar qui prenait place à ma droite. Les lanciers avaient prit place en tête de troupe, suivit des piquiers. Les fantassins prenaient places de chaque côtés tandis que les archers attendaient en arrière. Quatre milles cinq cents hommes allaient aujourd'hui se battre pour l'honneur de Dorne, des Martell, et je leur en saurais à jamais reconnaissant. Partant au petit trot, je traversais les lignes avant de porter la voix avec le plus de force et de conviction qu'il me fut possible.

« Aujourd'hui, je vous demande une nouvelle fois de prendre l'épée pour défaire nos ennemis. Le Bief n'a que trop marché sur nos terres, nous ne laisserons pas le soleil se lever à nouveau sans que leurs sang n'ai teinté le sol. Nul jour ne viendra sans que nos lances ne s'opposent à leur marches Ils nous pensent vaincus, mais la défaite ne fait pas partie de notre vocabulaire. Nous ferons faner leur orgueil, nous écraserons leur volonté, car nul ne peut soumettre Dorne. Nous demeurons Invaincus, Insoumis et Intacts. Et aujourd'hui, nous leurs apprendrons à craindre le Soleil ! »

Rien ne serait fini aujourd'hui, mais c'était à cet instant que je pouvais les convaincre de me suivre. Le cor finit alors par retentir, faisant demi-tour, je regardais face à moi les troupes de Lord Allyrion engager le combat. Mettant mes jambes pour forcer le galop, je rejoignais la tête de mes troupes. Un instant, il me fallut un instant pour me retourner à nouveau et sortir ma lance.

« En position ! »

Déclarais-je en les regardant tous. Je ne pouvais m'arrêter sur aucun, mais je ne leur tournerais pas le dos en cet instant.

« Archers, tenez-vous prêt ! »

Nous ne devions pas engager le combat, du moins nos lames ne devait pas se dresser contre eux. Nous devions percer leurs rangs avec nos archers, affaiblir l'ennemie. Faites que Dorne brille une nouvelle fois, que nos familles et nos amis soient préservé des souffrances ennemies. Faisant à présent face à l'ennemie, j'observais nos troupes s'avancer vers les leurs. Chaque formation avait son importance à présent. Chaque mouvement pourrait nous couter la victoire. Nous avions fort à faire.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyVen 1 Sep - 15:36


Devant les rangs de Dornien, les épais mur de terre Bieffois. La bataille fut rude pour en arriver là, les flèches ont emportés bon nombre de lanciers aux côtés du chevalier. Pourtant il tient sa position jusqu'à arriver aux murs. Il fixe les défenses Bieffoise, un goût de sang dans la bouche. Il avait entendu ce qui était arrivé à Haut-Hermitage, porté par une haine du Bieffois il semblait presque heureux de pouvoir enfin plonger son arme dans le cœur de ces chiens.

« On y est les gars ! Cette fois c'est la bonne ! Regardez bien dans les yeux ces fils de putain, profitez-en vous ne pourrez plus le faire à la fin de ce combat ! Lanchélion et Haut-Hermitage demande à ce qu'on les venge. Alors je vous le demande les gars, que fait-on là ? »
« On se venge ! »
« Ouais, vengeance ! »
« Vengeance ! »
« Vengeance ! »
« Vengeance ! »

Puis le cri se multiplia, gagnant tout le schiltron, puis les autres schiltrons. Des fer nés et des Bieffois. Ce qui est mort ne saurait mourir ? Il était temps de briser ce dicton. Le sourire carnassier de Dared continua de grandir à chaque pas. Ils ne pourraient plus se cacher derrière des arcs, le vrai combat commençait maintenant, par les sept il allait ouvrir la gorge à ses porcs pour leurs exactions ! Par les sept ils allaient regretter d'avoir oser mettre un pied à Dorne !

« Aller, char... »

Tandis qu'ils étaient au pied du mur depuis leur schiltron central un bruit alerta Dared, il s'immobilisa et fixa les schiltrons de chaque côté. Sur sa gauche, vers le centre, les troupes étaient également en position, sur sa droite il leur restait un peu de chemin. Tendant l'oreille le chevalier vérifia s'il avait raison. Et pour toute réponse il eut un de ces soldats, hurlant qu'il avait entendu un cor de cavalerie. Dared grimaça, peut-importe la bravoure, ce n'était pas le moment de se faire prendre de flanc.

Il jeta un coup d'oeil hésitant derrière lui. Tant pis, il ne pouvait pas risquer stupidement son assaut. L'héritier de la maison Santagar fixa derrière lui, vers le prince. Il ne pouvait pas non plus abandonner le flanc du martell, ils avaient une bataille à gagner. Mais il ne pouvait pas se permettre de s'exposer aussi facilement aux ennemis. Dared attrapa le garde le plus proche et aboya ses ordres.

« Prend une dizaine d'homme et va jusqu'au schiltron en bordure, dis leur de rester en position défensive, qu'ils couvrent notre flanc pendant que l'on attaque, qu'importe ce qu'ils vient, s'ils veulent passer ils devront d'abord défoncer une position. »

Le soldat s'exécuta, Dared se retourna vers le mur. Ils devaient percer vite, hélas l'assaut semblait prendre bien trop de temps. L'ennemi avait le nombre et le terrain. Le chevalier grimaça à nouveau. Tant pis, il devait improviser s'ils voulaient avoir une chance. Dared fit quelques pas au milieu de ses hommes gravissant le mur, d'un large geste du bras il désigna son propre flanc gauche, à la frontière avec Roward. Il hurla.

« Soldat ! Poussez la ligne vers le centre, à la jonction avec les forces princières, le schiltron le plus proche du centre avancera le plus fort, nous on soutien son assaut, déportez-vous vers votre gauche, vers votre gauche ! »

Tandis que le chevalier aboyait ses ordres les schiltrons commençait à manoeuvrer. Dared fit quelques pas derrière ses hommes et agrippa le mur, commençant à monter sous le regard à moitié perplexe, à moitié admiratif des hommes derrière lui. Le schiltron entier ne pouvait pas percer en un seul coup, c'est donc à la bravoure et au talent arme en main que la première phase se déroulerait. Les soldats d'en face ne manquaient pas de talents, pourtant, toujours naïf, Dared était persuadé de pouvoir percer.

Tandis qu'il escaladait son regard se porta au-delà de son front. S'il voyait à peine le front de Lord Forest il se doutait bien que lui aussi devait avoir quelques soucis, les chevaux manquant de place pour attaquer. Une fois son attaque initiée le Prince pourrait réagir, à son tour il pourrait attaquer. En pivotant son contingent il pouvait frapper aux côtés du schiltron de Dared, avec pour objectif de percer en un seul point, en concentrant une énorme pression et de bons soldats sur un même point.

Une fois la percée initiée ils pourraient alors agir en conséquence et frapper depuis l'intérieur, user de leurs armes longues pour avancer en rang. Mais maintenant que le combat était engagé les archers allaient perdre en efficacité, de chaque côté. Le Prince avait un milier d'archers qui risquaient d'être bien moins utile. Quoi que... Vers la zone de Lord Forest ils devaient pouvoir un angle de vue plus dégagé pour leurs tirs, et le soutenir intensément pendant que le gros de l'assaut se déroule à la jonction entre le prince et les forces de Ser Dared.

Le regard de Dared se perdit une dernière fois derrière lui, quand sonna le cor de Lord Ferbois. En arrière ligne le seigneur avait put constater le risque de flanquement et déployer des troupes pour tenir tête aux renforts ennemis, avec dans l'idée de faire gagner du temps à Dared pour qu'il parvienne à percer les lignes. Le mince sourire qui nacquit sur le visage du Santagar disparut tandis qu'il pensait à l'aile gauche.

Lord Forest avait sans doute fort à faire, de ce qu'il pouvait en voir ça ne se passait guère mieux pour lui. Mais il avait de la cavalerie, beaucoup de cavalerie. De quoi retenir l'ennemi, mais surtout de quoi occuper les ennemis. S'il continuait à forcer, à insister, peut-être passerait-il, mais surtout peut-être l'ennemi s'y concentrerait-il suffisamment pour que Dared et Roward ouvrent une brèche dans les défenses.

Tant de peut-être, ce n'était peut-être qu'un espoir fou. Mais ne dit-on pas que nulle cause n'est perdue tant qu'il reste un fou prêt à mourir pour elle ? Par tous les diables, dans ce cas Dared était prêt à sombrer dans la folie !
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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptySam 2 Sep - 16:46

Dans un fracas abominable, la charge dornienne rencontra les fortifications bieffoises, lances en avant et cris de guerre vomis sur les lèvres des cavaliers bavant de haine, empalant ceux qui avaient le malheur de dépasser du remblai. Les chevaux se récriaient, et pourtant la masse argentée de leur avancée n’avait pas faiblit, jusqu’à l’impact final. Partout, les dorniens hurlaient en bataillant, reprenant les cris de guerre de la maison Dayne et des Martell, voir certains de leur propre composition, parfois franchement ordurière. Robb ne put empêcher un mince sourire de fleurir sur ses lèvres quand il entendit Ser Lewyn Sand, à ses côtés, un bâtard exilé des terres Uller pour une sombre histoire de fesses, se mit à brailler, sa lance arc-boutée dans la faiblesse de l’armure d’un Fils du Guerrier :

« Au cul les bieffois ! Au cul le Grand Septon ! »

Amusé, pris dans cette ivresse de la bataille si caractéristique, tandis que des gerbes de sang maculaient peu à peu son poitrail à mesure que sa propre lance buvait la vie du piéton en face de lui, pris à la gorge comme une pomme trop mûre, alors que son cœur battait plus fort que jamais et qu’il ressentait cette rage de vivre si commune à ceux qui aperçoivent la mort de trop près, si forte, si enivrante, si douloureuse, que tous ses muscles étaient bandés sous l’effort, qu’il s’efforçait au surplus de conserver un œil sur Anders qui se battait non loin, Robb se mit à reprendre le cri de guerre du Sand, arrachant son arme du gorgerin adverse pour la brandir, poisseuse et sanglante, alors qu’il tournait bride pour repartir à la charge :

« Au cul la mort ! »

Ceux autour de lui brâmèrent à leur tour, avant de se précipiter une fois encore sur ce maudit remblai. Du coin de l’œil, il vit Dontos, l’un de ses sergents-montés se fracasser contre l’un des épieux, sa monture littéralement transpercée par l’un des cruels renflements de bois. Le cavalier, dans un accès de bravoure et de stupidité, tenta de passer l’obstacle en se mettant debout sur son cheval mourant et parvint à se propulser de l’autre côté. Un instant, l’espoir gagna Robb … puis une tête vola à son côté, chutant dans un bruit sordide aux côtés des sabots d’Etoilée, sa jument, qui poussa un hennissement et écrasa ce qu’il restait du malheureux. Les débris de cervelle furent propulsés sur la pauvre bête, le Dayne récoltant son lot d’éclaboussures puantes qui formaient sur son armure le décorum funeste de tout combat. Un gamin trop vert en aurait sûrement vomi, tant l’odeur qui fouaillait ses narines sous son haubert était immonde. Mais l’Epée du Matin n’était plus un enfant serrant convulsivement sa pique entre ses mains et compissant ses chausses au moment de l’impact. Sa désinvolture ordinaire prenait là une dimension salutaire, de même que son appréciation sordide de la flagrance si doucereuse de la désolation due à la folie des hommes. Il se transcendait dans l’assaut, ne se sentait vivant qu’avec une femme ou un canasson entre les cuisses, chevauchant ardemment la pouliche ou la jument pour se jouer de ses rivaux. Ardent, il l’avait toujours été, dans l’expression de la vie comme de la mort. Au milieu de ce carnage où les braves tombaient, il exultait d’une joyeuse tristesse, alors que ses compagnons gisaient, mêlant leurs soupirs d’agonie à ceux de leurs ennemis qui tombaient eux-aussi en masse, s’accrochant à leur ligne avec l’énergie du fanatisme. L’un d’eux particulièrement frappait sans relâche, se posant comme un roc indomptable, et énucléa de son épée un fier dornien qui venait de tenter un assaut. Robb vit son corps basculer en arrière et s’écraser dans le fossé, sa lance toujours dressée. Empli de haine et de remords, se sentant responsable de chaque vie qui s’échappait des lèvres sèches des mourants, le jeune homme empoigna l’arme à demi-brisée et dans un élan d’impétuosité, la lança en direction du croisé, le manquant de plusieurs pieds.

« Foutrepute ! »

Le juron lui avait échappé, et l’inattention manqua lui être fatale, quand un trait ennemi se ficha dans son bouclier. Se reprenant, serrant les dents, Robb continua, sa propre se brisant dans la maille d’un bieffois qui tenta de l’attaquer à la main. Heureusement, l’épée du gueux ripa sur son gantelet, quoique le coup n’en demeure pas moins douloureux. Résigné, le Dayne dégaina Aube et se coucha presque sur sa monture pour atteindre son ennemi, sa vision comme rougie par la soif de sang. La passe d’armes fut brève, et le chef de cette piétaille roula à terre, rejoignant celui de feu Dontos, bieffois et dorniens unis dans la mort pour contempler de leurs morts et coulants les survivants rompre une nouvelle fois leur unité pour se replier, harassés mais emplis de l’envie de percer, enfin. Pourtant, force était de constater que leur effort demeurait vain. Leurs rangs clairsemés le prouvaient : il fallait sonner la charge de l’infanterie, et reposer les bêtes de monte qui ahanaient, autant de peur que de fatigue. Alors qu’ils refluaient, le Dayne leva Aube, rattrapant Anders pour souffler :

« Arrête-les. On va se faire massacrer à continuer ainsi. »

Et de hurler :

« HALTE ! Reformez-vous ! Apaisez les chevaux et tenez-vous prêts. Légers, couvrez-moi de vos flèches ainsi que vos frères à pied ! Ils sont à point ! »

Doucement, il chuchota à Anders :

« Aux dieux, frère. »

Ou à jamais. Et d’un bond, il descendit de sa monture pour rejoindre les piétons, qui étaient à présent tous sortis et s’apprêtaient à faire leur part, à savoir prendre d’assaut les fortifications. Mais il ne les laisserait pas aller seuls à l’ouvrage. Parmi ces hommes, il y avait des conscrits, des miliciens recrutés parmi la populace et qui découvraient leur première bataille … ou leur dernière depuis des décennies. De ces vétérans blanchis sous le harnais, de ces gamins à peine pubères ou de ces artisans ordinairement protégés, il voulait faire de fiers dorniens, au moins un peu. Ils ne mourraient pas seuls. Il était l’Epée du Matin, et son devoir était d’accompagner ceux qui combattaient pour les Dayne, d’où qu’ils viennent et d’où qu’ils soient.

« Allez, compagnons ! Piquez-moi ces enfants de salaud ! Brisez-moi ces épieux ! Lardez-les, rendez-leur coup pour coup, et montrez que la bravoure n’est pas du côté de ceux qui n’osent même pas affronter l’ennemi ailleurs que derrière des remblais de terre !

Pour Dorne ! Pour les Météores ! »


La colonne s’ébranla, sous l’égide d’Aube qui guettait, impavide et sanglante, ces fantassins progresser à leur tour vers la terre rougie, piquiers en premier, lanciers les suivant et protégeant les flancs, avec enfin les piétons légers derrière. L’espoir était simple : maintenant que les rangs adverses étaient un peu éclaircis, la piétaille pouvait tenir par la pique et la lance sous le remblai, pendant que les légers briseraient de leurs épées et haches les épieux pour permettre à la cavalerie de passer enfin. Et si une brèche se créait … Alors tous s’y engouffreraient. C’était maintenant ou jamais. Que les Sept rendent leur jugement, les dorniens y étaient prêts.
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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptySam 2 Sep - 17:36

La bataille avait été engagée depuis quelques minutes. Quelle bataille ! Suton et ses hommes se démenaient. Enragés, motivés comme jamais, il tentait coûte que coûte de franchir les lignes ennemies. Plus facile à dire qu'à faire ! Comme prévu, la défense bieffoise était à la hauteur. Les deux peuples se détestaient tellement qu'aucun des deux camps ne voulaient lâcher. Les troupes de Lord Forrest furent ralenties. Les bieffois étaient nombreux et, dès que plusieurs d'entre eux succombaient sous les lames dorniennes, d'autres les remplaçaient. Il en arrivait toujours plus.

Pour autant, le Lord de Tombe-du-Roy continua de crier afin de motiver ses troupes. Beaucoup tombaient, mais en face, même si leur nombre était un atout, la détermination des dorniens faisaient son effet. Face au déferlement de la cavalerie, les troupes du Bief avaient été prises de court.

Les soldats de la Principauté se battaient sans relâche. Il fallait, outre le fait de faire face aux bieffois, canaliser les chevaux. Ces derniers étaient retissants devant les obstacles dressés par l'ennemi. Lorsqu'ils arrivaient à enfin franchir les fortifications, ils étaient aussitôt désarçonnés et encerclés par ces chiens du Bief. Suton en avait fait l'amère expérience. Ayant approché les défenses, il s'était retrouvé à terre et avait vu une lame lui frôler le bras. Son sang s'était mis à couler abondamment, mais rien de bien dramatique. Il n'eut la vie sauve qu'à sa vivacité et à son talent, épée en main. Merci Ser Cliff !

Aussitôt, le commandant fit quelques pas vers l'arrière afin de gueuler ses indications. Il ne savait pas trop comment cela se passait pour les autres. D'ailleurs, les ordres tardaient à arriver. Sans doute, avaient-ils été passés, mais personne ne vint à lui. Suton décida donc de continuer à tenter de percer la muraille bieffoise. Il voyait bien que les bieffois agissait dans la précipitation. Si le nombre jouait pour eux, le courage accompagnait les Insoumis. Suton en était convaincu.

- Continuez, continuez d'emmerder ces boursemolles ! Enfoncez-moi ces lignes ! Il nous faut une brèche Lord Dalt et nous l'aurons !

Ce n'était pas le moment de douter. Suton avait explicitement demandé à son compagnon d'armes de poursuivre l'effort. Pendant ce temps, il essaya de rassembler un petit groupe d'hommes au sol avec pour objectifs d'essayer de déplacer un ou plusieurs obstacles afin de permettre à la cavalerie de passer en masse et de charger correctement. Allait-il pouvoir réaliser cette tâche ? Rien n'était sûr. Les bieffois étaient en grand nombre. Suton espéra seulement que premièrement, les vagues de la cavalerie de Dorne occuperaient assez l'ennemi afin de les laisser manoeuvrer et deuxièmement, que ces foutus obstacles soient possible à bouger.

- Poussez mes frères ! Poussez Insoumis !

Lord Forrest donnait de la voix. Il mobilisait toutes ses forces et priaient les dieux de leur permettre de pouvoir déplacer ces barricades.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyDim 3 Sep - 15:32

Les armées venaient de s'écraser l'une sur l'autre, les combats commençant sans que le moindre avantage soit prit. Peut-être eus-je l'impression que nos pertes étaient moins nombreuses, mais je devais me faire à une évidence, mes hommes et moi demeurions bien moins engagé que les flancs de notre armée. Nous laisser ainsi étouffer n'était pas quelque chose d'appréciable. Un rapide regard à droite me fit comprendre que l'on ne pouvait pas maintenir nos positions. Je devais changer mes positions pour soutenir l'engagement prit par chaque généraux. La charge ne nous avaient pas encore couté beaucoup d'homme, la force de frappe de Dorne restait la même, nous ne devions pas nous enliser dans une situation statique. À ma gauche, les forces de Ser Santagar semblait mieux positionner. Notre cavalerie à droite semblait à même de faire une percer, mais nos troupes à gauches pourraient frapper un grand coup. Plusieurs choix allaient s'offrir à moi. Déporter mes troupes pour aider la cavalerie à percer, ou soutenir le flanc gauche pour percer les lignes ennemies. Quelle était la meilleure solution ? Plus je prenais de temps à réfléchir, plus je prenais de risque. Les manoeuvres ne se faisaient pas en un battement de cils, mais pourtant une bataille pouvait se retourner d'une décision. Lord Forrest devait être protéger. C'est alors que des ordres de mouvement arriver de Dared. Une proposition qui ne manquait pas de sens, mais qui pourtant pouvait exposer les archers. Pourtant, le soutien apporté à la cavalerie ne serait pas négligeable, pas plus que celui apporté au Santagar.

« Archers, avancez sur la droite, préparez vous à soutenir Lord Forrest dans son avancé ! »

Ordonnais-je dans un premier temps avant de laisser un nombre suffisant de lanciers pour les protéger. 1000 archers se déplacer en direction du flanc droit pour soutenir l'avancé de Lord Forrest afin de leur permettre de passer. Mais je ne pouvais deçamment pas laisser ces derniers sans protection, le risque d'une percée ennemie par le centre était bien trop importante pour sacrifier notre force de frappe aérienne. Tout comme je ne pouvais pas vider le ventre de notre armée. J'allais devoir enjoindre le plus gros de mes troupes à celle de Ser Santagar.

« Lorsque vous serez en position, faites pleuvoir des flèches sur le crâne de nos ennemies ! »

Les formations donné, je me tournais vers ceux qui mèneraient l'offensive la plus importante.  

« Quant à nous, il est l'heure de marcher sur les Bieffois ! Arrachez-moi chaque épine de ces roses flétris ! Pour Dorne ! »

Personne n'était éternel, mais j'allais à présent solliciter les dieux, si la vie devait m'être ôter, je ne devais pas la perdre aujourd'hui, pas tant que l'espoir d'une victoire ne serait pas en vue. Avançant vers l'ennemie, il était temps de briser leurs lignes, d'écraser nos lances dans leurs chairs, de répondre le sang sur le sol. Nous devions réussir à percer. Que ce soit du côté de Lord Forrest, ou du notre, l'on devait percer d'un côté, car les pertes que subira l'autre serait suffisante pour affaiblir un flanc. Nous devions les briser. La guerre ne serait pas terminée ici. Cette offensive ne serait pas la dernière, mais si nous perdions trop d'homme, elle pourrait nous couter la victoire et ça je refusais de l'admettre.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMar 5 Sep - 11:23

Ils pouvaient être fiers de leurs guerriers. Aucun ne faillit. Aucun ne connu l'hésitation qui aurait pu briser la charge. S'ils avaient peur, la rage d'en découdre avec l'ennemi la surpassait. Les puissants sabots des chevaux martelèrent le sol dans un fracas semblable au roulement du tonnerre, alors que les dorniens se jetaient sur les bieffois qui les avaient tant malmené et tenus à la gorge. Ce plant était-il celui de guerriers désespérés ? Était-ce folie ou audace ? Seule l'Histoire le dirait, écrite par ceux qui survivraient. Les hurlements des cavaliers galvanisaient la charge. Harangues contre l'ennemi, parfois bien sérieuses, parfois beaucoup plus imagées. Foncer ainsi que l'ennemi était effrayant, mais le faire dans un tel ensemble était grisant. Le bâtard Martell reprit le cri de guerre lancé par le Dayne, simple et qui reflétait pourtant bien la mentalité des cavaliers dorniens.

Et puis, il y eu le choc. La réalité. Ils n'étaient pas invincibles, loin de là. Ils pouvaient être blessés, désarçonnés, piétinés. Malgré l'enthousiasme, malgré l'audace, malgré la folie. Jamais ces quelques qualités n'avaient protégé d'un sort funeste. Autour de lui, des cavaliers tombèrent. Des crics d'agonie ou de souffrance remplacèrent les hurlements de motivation. Pourtant, cela n’entacha en rien la détermination des Dorniens, qui persistaient à avancer, à vouloir briser la chaîne ennemie qui les bloquait, leur coupait tout espoir de liberté. Le salut était derrière cette ligne, c'était aussi simple que cela. Et malgré leurs efforts, malgré les corps bieffois qui jonchaient le corps également, ils étaient si nombreux que rien ne passait. C'était bien là et cela avait toujours été, le nœud du problème. Le nombre. Les dorniens étaient valeureux, mais ils étaient si peu comparés à cette alliance entre deux des plus grandes puissances de Westeros. Tant de guerriers contre eux qui voulaient simplement les anéantir. Si cela devait advenir, ils ne récupéreraient que des cendres. Ils ne gagneraient rien dans cette campagne.

En attendant, la garnison des Météores était décidée à leur faire payer cher leur avidité. Cela donnerait du temps à Deria. S'ils parvenaient à défaire suffisamment de bieffois, peut-être y réfléchiraient-ils à deux fois avant de continuer. Il leur faudrait se réorganiser, penser un nouveau plan. Et Dorne avait désespérément besoin de temps. Des hommes de Roward... Anders n'avait pas peur de mourir, mais laisser son frère et ses sœurs était un pincement au cœur douloureux. Il aurait aimé revoir son jeune frère. Sa lance se brisa contre un bieffois et ce fut à l'épée qu'il continua sa défense, acharnée. Il était encore jeune, mais il avait connu un entraînement martial de qualité. Il avait patrouillé durant deux ans à la frontière des Montagnes Rouges, concevant une haine toute naturelle envers ses ennemis d'aujourd'hui. Il avait participé à la bataille contre les Fer-nés qui avaient osé pénétré dans Lancehélion. Il s’aguerrissait. Cette bataille était la plus important de sa vie. Probablement la dernière même...

Il fatiguait sous les coups, son destrier tremblant sous ses cuisses. Les chevaux étaient habitués à la chaleur, mais il fallait les ménager. Quand Robb se mit à sa hauteur pour lui intimer d'arrêter la charge, il jeta un coup d’œil autour de lui, contemplant le tableau peu engageant et hocha la tête sombrement. Les dorniens étaient tellement galvanisés qu'ils repartaient à la charge, quitte à se faire massacrer.

Le Dayne lança rapidement quelques ordres, avant de faire ses adieux à Anders qui le regarda un instant sans comprendre son intention... Un voile de résignation passa dans ses yeux sombres quand ce fut chose faite et qu'il vit Robb démonter et mener l'infanterie.

« Qu'ils veillent sur toi et t’accueillent parmi eux si tu viens à tomber Épée du Matin. »

Un murmure songeur, avant qu'il ne lève son épée et ne hurle à ses cavaliers bien trop impatients :

« En formation ! Cavaliers légers protégez l'infanterie ! Harcelez nos ennemis ! Cavaliers lourds, restez mobiles ! Ne devenons pas des cibles pour leurs archers ! Ménagez vos chevaux, et tenons-nous prêts ! La bataille est loin d'être terminée et nos frères auront besoin de notre puissance de charge le moment venu ! »

Les dorniens au sang chaud devaient comprendre la nécessité de cette retraite temporaire. la discipline était la clé. Une charge désorganisée ne ferait que les conduire au massacre et pourrait tout faire capoter. Le plan avait été pensé et réfléchi, essayant de couvrir tous les cas de figure. La charge de cavalerie n'avait su briser leurs défenses. Aux fantassins de les harasser comme les dorniens savaient si bien le faire. Nerveux, Anders guettait avec avidité la moindre occasion de relancer la cavalerie lourde. Une brèche, une seule et ils s'y engouffreraient tel un seul homme. Il devait s'en remettre aux fantassins... Et aux dieux.

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Anders Martell

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMer 6 Sep - 19:25


Victoire, victoire. Peut-être était-il un peu tôt pour hurler cela. Pourtant c'était les premiers mots des Dornien mettant le pied sur les fortifications Biefoise. Un sourire traversa le visage du Santagar tandis qu'il voyait ses hommes mettre le pied sur les fières position du Bief. Hurlant pour galvaniser ses soldats Dared entreprit aussi de grimper les positions. Bouclier en avant il s'élança, sur de lui et galvanisé par la possibilité de succès qu'il voyait devant lui.

Tandis qu'il grimpait Dared reçu un profjectile sur son bouclier. La position, le poids et la force le firent reculer, il manqua de tomber et lâcha son bouclier à l'impact. Son bras le faisait souffrir suite à ce coup. S'il pouvait toujours s'en servir, il sentait là une douleure certaine et handicapante. Poussé par sa hargne il leva sa lance d'un grand mouvement, la plantant dans le ventre du Bieffois à l'orgine de cette blessure.

Il hurla en poussa et en gravissant les dernières hauteurs. Le bieffois recula en crachant du sang, puis s'effondra en arrière, poussé par le commandant Dornien. Dared se dressa sur les premières fortifications, un sourire aux lèvres. Il laissa sa lance dans le corps du mort, conscient que sa blessure, bien que légère, l'handicapait dans une telle situation. Il préferait donc délaisser une arme longue pour ce avec quoi il avait plus l'habitude de combattre.

Mais alors qu'il voulait dégainer un Bieffoise se jeta sur lui, Dared réagit rapidement, se baissa, puis se décala, pour esquiver chaque coup. Il attrapa sa dague et dégaina, il esquiva un dernier coup tout en essuyant les jurons du bieffois. La rapidité et la souplesse de la danse de l'eau pouvaient servir en bien des circonstances, la preuve était la dague de Dared qui pénétrait la gorge du malheureux avec qu'il ne s'écroule. Prenant un moment de répis le Santagar fut bientôt poussé par un coup de pied, se retrouvant au sol il se retourna à temps pour voir un soldat du Bief, épée levé.

Dans un dernier réflexe le Santagar leva ses bras pour se protéger du coup arrivant, heureusement pour lui il n'eut pas à encaisser. Une lance vint se planter dans les côtes de l'homme qui hurla avant de s'effondrer. Un Dornien repoussa son cadavre et se plaça devant son commandant, bouclier en avant. D'un rapide geste de la tête Dared le remercia, puis se redressa. Il rangea sa dague et dégaina son épée à lame courbe.

« Allons-y mes frères, nous avons prit pied, alors passez moi au fil de l'épée tous ces chiens ! »

Pour toute réponse il eut un cri de guerre des Dorniens se lançant dans la bataille. Roward faisait de même, ils avaient percés les défenses du Bief, une excellente nouvelle. Mais hélas tout le tableau ne peut-être beau. Tandis qu'il se tenait le bras Dared jeta un coup d'oeil derrière, à temps pour voir la confrontation entre la réserve et les renforts du Bief. Bien qu'il ne pouvait pas voir la mélée, il comprit rapidement les difficultés qu'avaient l'arrière dans ce combat.

En bas du mur le capitaine du schiltron l'observait. Dared fit un large signe de bras, lui signifiant d'aller les aider. Il ne pouvait pas laisser tout leur arrière être détruit si facilement, quelqu'un reprendrait le commandement si besoin est, mais il était hors de question que l'arrière soit si exposé.. Maintenant qu'ils avaient prit pied sur le fortin ils pouvaient rediriger leurs troupes, car bon nombre de Dornien s'engouffraient déjà par la brèche, Roward et Dared totalisaient presque 4000 hommes à un seul endroit, suffisamment pour percer et bien plus.

Le Santagar sauta du remblais et fit quelques pas, un Bieffois se jeta vers lui, le Santagar tourna, dévia la lame avant de frapper du plat de l'arme le visage de l'homme. Un second assaut vint, Dared dévia légèrement le coup, avant de faire un large moulinet, coupant l'homme à sa jambe. Tandis que le Bieffois mettait genou à terre Dared frappait encore, enfonçant la pointe de sa lame dans le corps de l'homme. D'un coup de botte il en ressortit son arme et fit de nouveaux quelques pas, hurlant ses ordres.

« On reprend position une fois devant ! Piquiers derrières, boucliers devant en deux lignes, avancez comme un seul homme, on y est presque les gars ! »


Leur férocité était une arme, elle avait percée les murs. Maintenant leurs piques frapperait de loin l'ennemi, jusqu'à le repousser assez pour briser les rangs et tuer les fuyards. Les boucliers protégeaient les piquiers, les lance faisaient le corps à corps tout en maintenant l'avantage de la distance. Et petit à petit les schiltrons se reformaient. Sur la seconde ligne Dared donna l'ordre de marche, une fois que la position serait sécurisée, ils marcheraient vers la droite, repoussant petit à petit le Bief vers le fleuve.

Son regard fixa une dernière fois les météores et un nouveau sourire naquit sur son visage. Ils avaient percés là-bas aussi. Si les défenseurs pouvaient les rejoindre, alors ils avanceraient en une vague indéfectible. En conséquence Dared bougea son schiltron vers le centre, vers les défenseurs de la cité, tandis que l'autre restait sur son flanc, près du Prince Roward.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptySam 9 Sep - 15:07

Les cavaliers chargeaient encore et encore. Les chevaliers vociféraient et essayait d'envoyer en enfer le plus de bieffois possibles. Le bruit des épées qui s'entrechoquaient, celui des hommes criant leur colère autant que leur douleur, celui des chants guerriers qui devaient permettre de haranguer les soldats, celui des chevaux ne comprenant rien à la situation, donnait une impression surréaliste à la scène.

Malgré tous leurs efforts, les dorniens n'arrivaient à créer la brèche dans la muraille défensive de ces chiens galeux du Bief. Ainsi, au final, l'assaut lancé par Suton et ses hommes n'avait rien donné. Pire, ce fut même un échec, car ils étaient maintenant violemment repoussés. Lord Forrest n'était par surpris par la hardiesse de l'ennemi. Il les avait rencontrés à plusieurs reprises et à chaque fois, les soldats du Bief s'étaient toujours montrés redoutable.

Le système défensif de l'adversaire étant impossible à déplacer ou traverser, le commandant de Tombe-du-Roy se devait de trouver une autre solution. Sans doute qu'un repli stratégique s'imposait. Il fallait remobiliser les hommes et faire passer de nouveaux ordres et il fallait le faire vite !

Soudain, Suton se figea. C'était comme si tout le monde s'agitait autour de lui. La scène qu'il venait de voir, et d'autres en même temps que lui, était terrible. Impuissant, il vit Lord Dalt atterrir lourdement avant de se faire transpercer par la lame d'un chevalier. Le Gardien de la tombe reconnut la bannière de l'homme qui avait osé ôter la vie de ce valeureux combattant qu'était Lord Dalt. Autour de celui qu'il considérait comme un assassin, les soldats crièrent de joie. Il venait de défaire un Lord, exploit suprême pour tout soldat peu importe son rang.

Lord Forrest saisit fermement la Gardienne, son épée ancestrale. Il était happé d'un coup par une rage incommensurable. Voir ainsi périr l'homme qui combattait à ses côtés depuis si longtemps le rendait fou. Ils avaient écumé ensemble bon nombre de terres dorniennes ravagées par la guerre. Il y avait peu, ils évacuaient Noirmont avant de rejoindre le Prince Roward Martell. Ils n'avaient pas eu beaucoup l'occasion d'échanger, mais cette guerre les avait rapprochés. Parfois, un événement majeur permettait d'en apprendre plus sur quelqu'un qu'une longue discussion. Quoi de mieux que cela qu'une guerre ?

Suton se serrait les dents. Son épée vibrait sous la colère qui l'animait. Il était à deux doigts de foncer sur ce maudit Tyrell afin d'en découdre. Dans un éclair de lucidité, il se dit que Lord Dalt n'aurait pas agi de la sorte. Il réprima son impulsivité pour le bien de tous et remit ses idées en place. Il prit bien sûr la peine de crier sa haine au tueur de Dalt.

- Je jure de venger Lord Dalt ! Je le jure ! Je te tuerai Tyrell ! Je n'oublierai jamais ton visage !

Il attrapa alors un cheval dornien qui passait à proximité de lui cherchant à fuir le tumulte de la bataille. Il le monta avec une agilité surhumaine et se rapprocha des cavaliers. Puis, il leur cria ses directives.

- Faites passer mes ordres. Que tous les chevaliers et tous les cavaliers me suivent sans plus attendre. Nous abandonnons cette tentative de créer une brèche. Nos frères ont percé, nous allons assurer leurs arrières ! Lord Allyrion retenait autant que possible ! Suivez-moi tous !! Pour Lord Dalt, en avant !

L'ordres de Lord Forrest se propagea et à sa suite, la totalité des cavaliers et chevaliers se pressaient. Ils quittèrent l'aile qu'ils occupaient dans le but de rejoindre la base arrière et d'y affronter les troupes ennemies se trouvant à l'arrière.

La troupe sous le commandement de Suton, rallia à elle le schiltron envoyé par Dared Santagar.

- Piquiers, lanciers avec moi. Allons botter l'arrière-train de ces sournois bieffois.

La colonne de combattants se rapprochait encore un plus de l'ennemi et essaya par la même occasion de rallier la réserve en déroute.

- Rassemblez-vous ! Rassemblez-vous vite ! Ne vous démobilisez pas ! Suivez-nous, ces troupes ennemies sont à notre merci !

Puis, l'épée pointée vers l'avant, Suton soutenu par ses troupes chargea l'ennemi.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptySam 9 Sep - 23:10

Piques et lances levées, les dorniens prenaient pied dans les fossés, embrochant sans coup férir tous ceux qui tentaient de repousser leurs longues sarisses, ou même de les éborgner d’un coup d’épée. Dans les oreilles de chacun résonnaient insultes et cris de désespoir, agrémentés çà et là des prières égrenées par les croisés bieffois, auxquelles répondaient les moqueries des fils de Dorne. Plus d’une fois, l’un d’entre eux cracha sur le cadavre tombé à son côté avant de sourire et d’indiquer à tous que les Sept n’avaient guère voulu protéger celui-là. A vrai dire, si l’immense majorité des habitants des Montagnes Rouges priaient les Sept et ne se sentaient donc pas visé par les accusations en hérésie de leurs vis-à-vis, ces dernières avaient plutôt tendance à les énerver plus que de raison, précisément par l’injustice ressentie par ceux qui n’avaient rien contre le septuaire, bien au contraire. Sur les terres des Dayne, depuis des générations, on se targuait de descendre de lignées andales particulièrement pures … sans doute plus que celles de bon nombre de bieffois, d’ailleurs. En témoignait le physique si caractéristique des gens du cru, souvent de grands gaillards blonds aux yeux bleus que n’auraient pas renié ouestriens ou valois. L’incompréhension face aux braillements de leurs adversaires se muaient en une haine sordide, et haussait la détermination d’hommes qui avaient de toute manière parfaitement conscience de leur destin : s’ils ne perçaient pas, ils mourraient tôt ou tard. Une défaite maintenant et les Météores étaient condamnés, au vu des sacrifices déjà effectués par la garnison. Il fallait vaincre ou périr.

A leurs côtés, Robb excitait ses guerriers sans relâche, participant au lent travail de sape des fantassins légers, des conscrits qui s’attelaient à leur tâche avec la fougue de la jeunesse ou l’expérience de la vieillesse … Les genoux tremblants, les mains rendues malhabiles par la peur, tous n’en continuaient pas moins leur œuvre de destruction méthodique, sectionnant les pieux à la hache ou à l’épée comme ils le pouvaient. Et parfois, ils accéléraient, galvanisés par la vision d’Aube qui s’abattait elle aussi sur les fortifications bieffoises, son porteur se démenant pour soutenir ses hommes dans la bataille. Il haranguait les piquiers et les lanciers, leur ordonnant de tenir encore et toujours, de fouailler la chair de leurs ennemis comme s’ils égorgeaient des porcs … Tout en remettant debout un gamin effarouché par une flèche et qui s’était recroquevillé dans le fossé, terrorisé. Puis, peu à peu, car l’humain sait s’habituer à tout, et surtout à l’horreur, même les miliciens firent abstraction de l’odeur de sang et de sécrétions qui baignait les remparts et firent front, offrant un visage compact et menaçant aux soldats du Bief. Lentement mais sûrement, le Soleil avançait, tordant les doigts de la Main Verte, les brûlant de sa hargne, de son envie de vivre et de voir un autre jour se lever sur les Montagnes Rouges. Déjà, la ligne bieffoise se clairsemait, les piques prenaient de plus en plus d’espace. C’était le moment.

« Soldats de la maison Dayne, avec moi ! Pour les Météores … A l’attaque ! »

Aube brandie tel un étendard sanguinolent, Robb se rua aux côtés de ses piquiers et escalada ce qu’il restait d’un pieux, y prenant appui pour se propulser vers le haut du parapet, emmenant les plus courageux ou téméraires derrière lui qui se mirent à suivre son exemple. A ses côtés, un jeune homme parvint à se mettre debout et à planter sa pique dans le ventre d’un croisé avant que le comparse de ce dernier ne l’équarrisse promptement avant de se ruer vers l’Epée du Matin, qui l’accueillit avec toute la ferveur requise et l’expédia d’un revers de sa lame vers l’au-delà, la pointe perçant une faiblesse de ses protections pour l’embrocher au niveau du ventre. Les yeux exorbités, les mains du mourant se refermèrent sur le tranchant, mais son bourreau le lui arracha d’un coup sec. Le corps sans vie bascula en arrière, les pupilles révulsées, tandis qu’un nouveau dornien prenait place à la droite du Dayne. L’assaillant suivant connut le même destin que le précédent, énucléé par Aube qui le traversa de part en part au visage. Il était tout simplement impossible, désormais, de lire les armoiries de sa maison sur le plastron du benjamin des Météores, tant ce dernier était souillé par les combats. Au milieu de son infanterie, la puissance du jeune homme diminuait, puisqu’il était avant tout un cavalier dans l’âme. Pour autant, cela lui permettait de partager au plus près le destin de ses compagnons d’infortune. Ici, dans la mêlée, il n’y avait plus ni nobles ni humbles paysans, simplement une communauté de destins unie dans le même objectif : triompher de l’adversité. Rarement le terme camaraderie avait plus de sens qu’en cet instant ou tant de vies s’éteignaient. Au cœur de l’enfer, plus rien n’avait d’importance, hormis frapper, encore et toujours, ou ne jamais se relever … Et de ce mouvement mécanique, de ces cœurs qui battaient à l’unisson naissait cette impression furieuse de vie qui irradiait chacun de ceux présents dans l’antre du cauchemar.

Soudain surgit devant Robb trois croisés armés de lourdes masses et d’un morgenstein, dont la pointe dansa dans les airs avant de s’écraser contre le chef du garçon à sa gauche, qui émit un craquement sinistre avant de se fendre, le piquier basculant en arrière et chutant dans le fossé. Comprenant immédiatement le danger, le Dayne se mit en position défensive, car malgré son expérience ou sa virtuosité arme à la main, contrer un tel arnachement en tant que simple épéiste relevait de la gageure. Le soldat ayant grimpé derrière lui serrait nerveusement le manche de sa lance, mais la maintenait vaillamment en l’air, pointée vers le poitrail des nouveaux venus. Dans un cri farouche, ils se jetèrent les uns contre les autres. D’un mouvement preste d’Aube, l’Epée du Matin parvint à estourbir le premier, tandis que celui armée du morgenstein lançait son poids clouté vers l’avant. La terrible arme s’enroula autour de la lance … pour y rester, le filin enroulé dans un nœud apparemment inextricable. Les deux hommes qui se faisaient face se retrouvèrent à tirer l’un et l’autre et à tenter de se donner des coups de poignard. Robb en profita donc pour se tourner vers le troisième, et eut à peine le temps de lever son glaive pour parer son furieux assaut, reculant sous la force de l’arrivant. Bientôt, son pied heurta le rebord du parapet, le contraignant à rehausser sa garde pour ne pas perdre l’équilibre. La situation devenait délicate. Acculé, le jeune homme, mû par l’énergie du désespoir, abandonna toute prudence et se rua simplement, bras en avant, vers son vis-à-vis, le faisant rouler à terre sous l’impact. La lutte au corps à corps fut d’une rare violence, chacun combattant férocement pour sa vie. La masse se leva, cognant furieusement contre le haume du chevalier dornien qui, animé par cette adrénaline étrange du guerrier qui se bat, mélange âcre de peur et de puissance, abattait son épée avec une régularité de métronome dans l’espoir de trancher le corps étendu dans la poussière sous lui. Harrassé, il vit trop tard la masse prise à deux mains arriver sur son visage et perça le croisé à la jointure de l’armure. Un flot de sang sortit de sa carotide dévastée alors que le Dayne s’effondrait sous le choc de la massue, roulant sur le flanc, ivre de douleur. Il ne voyait plus, il ne sentait plus, seule la douleur qui emprisonnait son front existait, le coupant du reste du monde. Au moment de perdre pied, il sentit des bras le soulever de terre, et les visages de ses proches lui apparurent, comme pour le supplier de tenir. Il y avait deux silhouettes féminines qu’il ne connaissait que trop bien, dont l’une tenait son ventre gravide entre ses mains, et autour, celles de ses amis, de ses frères … Il ne pouvait pas les abandonner. Pas maintenant. Et quelque part dans sa fièvre, il apercevait confusément l’image fugitive d’un garçon aux cheveux bruns qui avait son sourire arrogant … Son enfant.

« Messire ! Messire ! »

Rouvrant les yeux, Robb laissa échapper un grognement, avant de se relever tant bien que mal. La vue troublée, il porta ses mains à son casque et constata que d’autres s’échinaient déjà à le lui enlever. Son front était ouvert, et le liquide poisseux qui s’en écoulait prouvait que l’affaire était sérieuse. Finalement, son regard se posa sur le soldat qui l’accompagnait et le tenait légèrement à l’écart, d’autres s’étant massés pour le protéger, toujours retenu par les croisés d’avancer plus avant.

« Je vais bien … Il en faudra plus pour m’abattre. J’ai la tête dure, à ce qu’il paraît. »

Manifestement, le lancier avec lui s’était débarrassé de son adversaire avant de se ruer à son secours. Plus loin, des exclamations de victoire parvinrent à leurs oreilles, de même qu’un cri:

« Ils ont percé ! Les renforts ont percé ! »

La nouvelle offrit un regain d’énergie à Robb. Rassemblant les forces qui lui restaient, il se mit à genoux et arracha le tissu recouvrant le cadavre en face de lui pour se l’enrouler comme il le pouvait autour de la tête, formant un garrot de fortune épongeant le sang avant de remettre son haume dans l’optique de comprimer l’hémorragie avec les moyens du bord. De toute manière, il n’avait aucune chance de faire mieux, et au cœur de la mêlée, une retraite était inenvisageable, sans compter l’effet dévastateur sur le moral de ses hommes. Encore une fois, l’image fugace du garçon – son garçon ! – lui vint, et un léger sourire apparut sur ses lèvres. A défaut de savoir qui il était, peut-être que Deria lui conterait la bravoure de l’Epée du Matin … Peut-être qu’Arianne lui expliquerait qu’elle avait connu un homme bon, un peu idiot, un brin agaçant, mais qui ne demandait qu’à vivre son existence librement.

« On ne va quand même pas leur laisser toute la gloire ! Allez ! Continuez ! Avancez ! J’offre une nuit avec la plus belle putain de Lancehélion à qui établira la plus solide tête de pont !
Que quelques-uns forment une ligne sur la gauche en avançant ! Empêchez-les de venir nous déborder ! Les autres, avec moi, à droite ! Brisez-les ! Lanciers, tenez les positions basses gauches et droites, qu’ils ne sortent pas ! Ceux du centre, continuez !

Fantassins, dès que vos camarades ont pris pied, précipitez-vous ! On va les bouter vers le fleuve, et ils vont pouvoir goûter à la Torrentine, puisqu’ils veulent tellement rester sur nos terres ! »


Sa voix était éraillée, rauque. La sueur perlait à son front, humidifiant le linge noué autour de sa tête. Il n’avait pas le contrôle sur ce que ferait Anders, et estimait le jeune homme suffisamment doué pour s’engouffrer au bon moment si une brèche parvenait à se créer. Une ultime fois, son bras leva Aube et il râla presque :

« Pour Dorne ! Pour la victoire ! Insoumis, Invaincus, Intacts ! »

Il était évident qu’il pourrait difficilement suivre ses troupes. Mais il ne les abandonnerait pas. Pas après tout ce qu’ils avaient accomplis. Il allait les encourager, les coordonner … Et s’il le fallait, il combattrait encore, et son Aube serait plus rouge que jamais.
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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyDim 10 Sep - 17:37

Finalement... Le désespoir donnait des ailes et enflammait les cœurs, jusqu'à transcender les bras. Les hurlements de motivation faisaient leur effet, alors que les dorniens, qu'importe leur contingent, se battaient comme des forcenés. Et les hommes qui les dirigeaient semblait puiser leur force et leur courage de ces soldats prêts à mourir pour leur royaume, pour leur liberté et leur indépendance. Anders avait déjà mené bataille, s'était déjà battu, mais c'était bien le combat le plus époque qu'il ai mené de sa jeune vie. Les escarmouches avec les bieffois dans les Montagnes Rouge, en compagnie de Roward n'étaient rien comparés à ça... Juste une façon de le préparer à les affronter un jour. Roward s'en souvenait-il lui aussi ? Y songeait-il en voyant cette masse acculer les siens ? Sans coups férir, Anders menait sa cavalerie, alors que les bieffois tentaient de prendre le flanc, refusant de leur céder un pouce de terrain, les massacrant sans états d'âme, tel un possédé. Son épée était le prolongement de son bras alors qu'il frappait encore, et encore, ignorant les coups qu'il pouvait recevoir, des égratignures, se sentant pousser des ailes et ignorant la fatigue et la douleur, tandis qu'il était bientôt rouge du sang de ses ennemis et son armure tapissée de morceaux de chairs et d'entrailles.

Ses ennemis étaient mis à bas de leurs montures, piétinés par les destriers de guerre. Les hurlements étaient un chant doux aux oreilles du prince bâtard. Mais ses hommes tombaient aussi. Il saisit pourtant l'opportunité de s'emparer d'une des bannières ennemies, la levant avec un air triomphal, tout en encourageant ses hommes.

« Dorniens ! Haro sur nos ennemis ! Ne leur laissons aucun répit ! Maintenant qu'ils ont goûté à la violence de nos lances et au tranchant de nos épées, massacrons-les, qu'ils comprennent qu'on ne s'attaque pas au Soleil sans se brûler ! »

Il leva la bannière, criant d'une voix grave et puissante :

« Pour Dorne ! Insoumis, invaincus, intacts ! »

Ils devaient crever. Jusqu'au dernier. Et les dorniens se devaient de prendre les fortifications. Une brèche était déjà ouverte. Et les renforts arrivaient. Ils arrivaient aussi de côté bieffois malheureusement. Comme s'ils n'étaient pas déjà suffisamment nombreux comme cela ! Ils ne devaient pas se laisser submerger. Ils ne devaient pas se laisser briser dans leur élan. Leur plan fonctionnait, aussi incroyable que cela puisse être. Leur état était encore précaire, cela dit. Mais les dieux semblaient leur accorder une chance. Anders et ses cavaliers continuaient d'empêcher les bieffois de sortir. Si jamais Robb parvenait à créer une brèche, le bâtard Martell s'y engouffrerait afin de rallier les renforts.

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I am a greedy, selfish bastard.
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Anders Martell

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Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyDim 10 Sep - 18:07

Quelques soit les pertes, il fallait les dépasser. Un champ de bataille n'offrait aucune dignité à la mort, pas plus qu'elle ne laissait le temps aux hommes de pleurer leurs compagnons. Nous tenions là une chance de pousser plus loin nos troupes, profitant de la désorganisation générale pour porte un coup brutal. Blessé, je le fus, mais ce n'était rien, la dernière fois que l'on avait voulu me mettre à terre, l'on avait enfoncé une lance profondément dans ma chair. Je n'allais pas m'arrêter pour quelques entailles sur le bras et le cou. Pas tant que la force de leurs attaques ne feront qu'effleurer ma peau. Les mouvement de nos troupes nous prirent plus d'hommes encore, mais nous n'étions pas en difficulté, du moins pas sur mon axe. Le combat m'avait ôté toute crainte de l'esprit, la vue du sang me rappelant que comme chaque homme ici, j'étais là pour gagne, quelque soit le prix. Ma lance avait déjà percé quelques hommes. Rien qui ne me ferait briller, mais suffisamment pour aider mes hommes à enfoncer la brèche.Toutefois, si nous avancions comme ça, il y avait surement d'autre flanc qui devait céder, attrapant un de mes homme, je lui ordonnais.

« Fais se rassembler les hommes les plus proche de nos archers et allez les soutenir ! »

Si nous perdions nos archers, tout aussi inexpérimenté ces derniers pouvaient-être, nous nous exposions. Reportant mon attention sur nous, il était évident que nous avions quelque chose à jouer ici. Les harceler, ne pas leurs laisser le temps de se reformer finirait bien par briser leurs lignes, par les faire tomber. Brandissant la lance vers les air, je pris une grande bouffé d'air avant de reprendre.

« En avant mes frères ! »

Nos hommes étaient unis, et ils se battraient fièrement pour Dorne. Avançant vers la masse épineuse, je rendais chaque coup que l'on pouvait me porter, mais je le faisais avec une lame. Faisant gicler le sang de mes ennemies sur ma peau, mon visage serait bientôt l'exacte réplique d'une peinture de guerre, teinté de rouge, de cendre et de terre. La guerre ne permettaient pas toute les élégances, l'on me pardonnerait donc tout acte de violence ici. Le principal étant de briser leurs lignes, et eux pas la même occasion et ce quelque soit l'état dans lequel je finirais. Si je pouvais encore bouger, le moment ou nos mouvements seraient limité ne finirait pas par tarder. Je ne savais pas comment les choses évolué pour Anders, pas plus que pour les autre, je pouvais juste me retourner à l'occasion pour voir les masses d'hommes se mouvoir dans tout les sens. Mais c'était tout. Dared semblait avoir modifier la position de ses troupes, à raison sans doute, mais ma position ne me permettait pas d'en savoir plus. Si je passais trop de temps à regarder ce qu'il se passait derrière moi, je n'aurais plus la vision sur ce qui me faisait face. Et si je pouvais mourir pour Dorne, je ne le ferais pas de façon aussi stupide.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMar 12 Sep - 20:39

Le mot victoire semble n'être qu'un lointain écho alors que chaque pas devient plus difficile que le précédent. Dared est obnubilé par son combat, il ne regarde plus autour, en oublie le reste de la bataille à chaque coup d'épée. La boucherie est une réalité, les bieffois envoient des renforts. Les hommes de Dorne ne faiblissent pas. Mais chaque pas est un véritable défi à surmonter. Les cadavres s'empilent.

Bientôt pour pouvoir avancer les Dorniens se retrouvent à escalader des monticules de morts. Epée à la main Dared mène ses hommes. Au sommet d'une motte il combat un chevalier en armure lourde. Son jeu de jambe est rendu difficile à cause du « sol ». L'armure lourde de son adversaire rend ses attaques futiles. Les lourds coups d'épées de son adversaire compliquent sa défense. Le combat est difficile pour lui, il n'ose imaginer pour les paysans à peine former à l'art du combat.

Une attaque le frôle, il glisse et s'étale sur un cadavre portant l'insigne des Ferboys. Son adversaire s'apprête à l'achever. Dans un effort soudain Dared glisse vers ses hommes, roulant pour esquiver l'attaque. Dans sa chute il perd son arme, mais agrippe le pied de son adversaire qu'il emmène avec lui. La chute est longue est difficile, mais l'armure de son adversaire prend son du, il peine à se mouvoir et son casque vient de quitter la tête.

Le Santagar n'attend pas plus, il attrape l'arme la plus proche de lui, ou ce qu'il en reste. Les restes d'un manche de hache lui servent d'épée, il frappe avec son arme de fortune la tête du bieffois. Chaque coup enfonce le crâne de son ennemi, laissant des copeaux dans la plaie. Si le chevalier se débat les premiers instants, les sept dernier coups n'éveille plus rien en lui. Dared respire lourdement tandis qu'il réalise : il ne faisait que maltraiter un corps.

Dared se relève et constate, les renforts lourdement cuirassés du Bief viennent à stopper leur offensive. Leurs mouvements sont lents mais leur détermination est grande. Ces renforts offrent un regain de moral aux Bieffois. La situation précaire établie lors de l'assaut menace de basculer, l'héritier de Bois-Moucheté grimace, il comprend désormais que la bataille vit son tournant et qu'il semble bien mal engagé.

Le Santagar ramasse une épée, il ignore sa provenance ainsi que l'identité de la personne l'ayant couverte de sang, mais elle resservira sur ce champ de bataille. Il n'a ni le temps, ni le luxe de récupérer sa lame, il se contentera de celle-ci. Dared fait quelques pas en arrière, agrippant un de ses soldats, un pauvre paysan, apeuré par le combat. Le regard déterminé du Santagar se pose sur les mains désarmés de l'homme.

« Reprend une arme soldat ! Oublie donc cette peur qui te ronge pour un instant, elle ne te sauvera pas la vie, ni celle de ta femme, de ton fils, de ta fille, de ton père ou de ton frère ! Ramasse cette arme, elle seul possède ce potentiel, alors par tout ce en quoi tu crois, ramasse cette putain d'arme et défend tes terres, nous payons ici le prix du sang, pas celui des larmes. »


Il lâche l'homme qui ramasse timidement l'arme. Dared fait quelques pas tout en inspirant profondément, puis il se met à hurler, à destination des soldats et des sergents, donnant ce qu'il lui reste de charisme, entre le sang et les morts, dans d'ultimes ordres pour une bataille à laquelle il peine à croire.

« Rassemblez-vous ! Piquiers ! Formez une ligne, formez une ligne ! Ceux avec les piques en arrière, les autres en avant, formez une ligne ! Tenez vos positions ! »

Il fait une pause, puis redirige son regard sur les paysans.

« Lancier, armez-vous, combattez vos adversaire et couvrez les arrières, formez une première ligne ! Formez une première ligne ! »

Un Bieffois se jette sur lui, trop occupé à parler il ne voit pas venir le coup de poing qui l'envoie au tapis. Sonné une seconde il revient à lui assez vite pour lever l'épaule, esquivant le coup de hache devant lui ôter la vie. Il envoie un puissant coup d'épée dans la mâchoire de l'assaillant qui s'effondre dans un dernier râle de douleur. Le Santagar se relève et fixe les lignes Bieffoise et la mêlée qui s'engage. Ils ne pourront pas l'emporter ainsi, ils devaient tenir la ligne jusqu'à ce que les ennemis soient pris à revers.

« Soldats, prenez un instant et levez les yeux ! »

A bout de souffle il reprend la parole, hurlant des paroles qu'il baigne dans une aura de bravoure folle.

« Observez le bleu au-dessus de vos tête. C'est le ciel de vos terres ! Voyez ce soleil qui le baigne de tout sa splendeur, c'est le soleil de vos terres ! Ici vous vous battez pour vos terres, vos familles et vos amis. Jetez un coup d’œil devant vous, fixez les yeux de ces barbares de l'Ouest. Voyez la haine qui animent ces hommes, avides de mort et d'or. Ils clament se battre pour les dieux, mais ne font que piller et massacrer. Oubliez la peur qui tiens vos ventre et laisser la hargne du fier Dornien prendre le dessus ! Et si vous vous demandez à quoi aspirons nous ici... Regardez devant vous... Et souvenez vous de ceci : tous les hommes doivent mourir. »

Tandis que les troupes s'assemblaient tant bien que mal autour de lui Dared prit une profonde respiration tandis qu'un Bieffois le chargeait. Il repensa à ses années à Bravos, à son frère et à ce qu'il avait put apprendre durant ses plus grandes années de duelliste. Pour lui-même il murmura.

« Valar Morghulis. »

Sa lame se leva tandis qu'il faisait un pas de côté, cherchant à bloquer un coup, il le dévia à peine, mais assez pour ouvrir la garde ennemie. Il assena un violent coup de poing dans la mâchoire de l'homme, puis fit un autre pas de côté. Tournoyant sur lui-même il frappa à la jugulaire l'homme de la pointe de son épée. Tandis que les lignes s'assemblaient, il se rapprochait de ses hommes, tentant de ménager un chemin pour que les renforts puissent faire jonction avec les forces sortant de la ville.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyVen 15 Sep - 12:44

Les chevaux se ruaient. Les cris, quels qu'ils soient, montaient au ciel. Les noms d'oiseau fusaient. Les coups pleuvaient. Les lames tranchaient à-tout-va. Dorniens et bieffois se battaient maintenant depuis de nombreuses heures. Aucun des deux camps ne voulait lâcher. Bientôt, sans doute, allait se jouer le sort de cette bataille.

C'était un Suton d'une férocité monstre qui avait chargé les croisés. Accompagné de chevaliers et de cavaliers, il avait tenté d'en finir avec les renforts. Malheureusement, rien ne se passait comme il le voulait. Les chevaliers lourds des croisés étaient efficaces, puissants, impitoyables et aussi déterminés qu'eux. La charge n'avait pas eu l'impact souhaité et les dorniens devaient maintenant faire face à une terrible contre-offensive. Tandis que les soldats en déroute et les conscrits se faisaient massacrer, Suton et sa troupe étaient obligés de reculer.

Le Forrest l'avait mauvaise et il enrageait de voir ses tentatives annihilées de la sorte. Ses neurones chauffaient à essayer de trouver une solution viable. Une stratégie qui lui permettrait d'arrêter de perdre des hommes tout en infligeant de lourdes pertes à ses ennemis.

Voici un chevalier croisé qui arriva à sa hauteur. Un combat féroce s'engagea entre eux. Tout autour des deux adversaires, des combats semblables avaient commencé obligeant aux combattants de Dorne de reculer encore un peu plus. Suton, fatigué et assoiffé, refusait de faiblir. S'il souffrait, eux aussi. La douleur devait marcher dans les deux sens. Les coups d'estoc du fanatique étaient intenses, mais le Gardien de la Tombe refusa de céder. Hors de question ! Habile, lame à la main, il compensait par sa technique et après une longue minute d'échanges, il parvint à transpercer le gredin au niveau de l'aisselle. Il fut cependant lui aussi obligé de reculer.

Il réfléchissait encore et encore quand il vit furtivement la bannière des Forrest portée par un de ses hommes. Une épée dorée transperçant une tombe surmontée d'un œil sur champ argenté, cette vision, le ramena quelques années en arrière. Il revoyait Lord Ormond Forrest et Ser Cliff. Les deux hommes lui parlaient de leurs aventures, de leurs batailles. Ils n'occultaient rien. Les victoires comme les défaites, les horreurs comme les moments de bonté. Il se souvint encore du conseil de son défunt mentor. Ce dernier lui conseillait en effet de ne pas chercher à faire compliquer et d'avoir confiance en la philosophie militaire de la Principauté mainte et mainte fois éprouvée.

Un cri de douleur le ramena dans ce funeste présent. Il profita de ne pas être pris pour cible pour crier ses ordres.

- Schiltron en position de piquier ! Cria-t-il à l'attention du schiltron qui l'avait rejoint un peu plus tôt.

- Cavaliers de Dorne, dispersez-vous. Tournez leur autour, frappez et ressortez. Faîtes les bouger, harasser-les puis, attirer-les vers les piquiers ! Continua-t-il de crier aux hommes se trouvant à proximité. Ces derniers s'empressèrent de relayer les ordres.

Les ordres passés, Suton commença à appliquer sa nouvelle stratégie.

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyVen 15 Sep - 22:09

Nous étions en train de perdre notre avantage, les positions se retournaient, et ils gagnaient en cohésion à mesure que nous en perdions. Une fourmilière éclaté face au rang serré  de l'ennemie. Les renforts étaient l'origine de ce retournement de situation. Tous les flancs semblaient subir les contre coup de ce changement. Nous devions réagir au plus vite, mais la bataille avait déjà commençait à nous éprouver. La chaleur, le soleil, l'effort à fournir commençait à se faire ressentir chez chacun. Contraint de mettre pied à terre, je sentais mes forces diminuer, pourtant je n'ai pas le droit de flancher maintenant, Mes hommes ont besoin de moi, Deria bien plus encore. Dégainant mon épée, j'arrache la vie à quelques hommes avant que l'un d'entre eux ne me frôle, son arme s'échouant sur le sol avant que je n'abatte mon épée sur lui. Il l'évite, se redressa un dague à la main il tente de me la planter en plein coeur, le contrant alors, je bascule sous sa force, trébuchant que un corps qui gisait sur le sol. Sa lame travers ma peau, là ou quelques mois avant, une lance m'avait fait sortir du champ de bataille. La douleur revient, les muscles encore meurtri se bandant au contact de l'acier. Toutefois il ne l'enfonce pas aussi loin, mes bras l'empêchant d'en faire plus avant qu'une lutte ne s'engage. Je suis coincé, il a l'avantage, mais un de mes hommes le prive de ce dernier. Repoussant les corps, j'essuie le sang qui avait coulait sur mon visage, me redressant avant de saisir l'attention de mes hommes.

« Reformez-vous ! »

Il fallait basculer sur la droite pour enjoindre les troupes de Robert et charger sur les renforts. Si les renforts tombaient nous avions encore une chance. Bien sur la fuite aurait été une solution moins macabre, mais je ne me voyais pas regarder mes hommes et leur dire que nous nous soumettrions à la défaite. Si nous avions des cartes à jouer, il fallait les jouer. C'était ainsi. Enjoignant mes hommes à rejoindre Robert, je sentis mon corps se glacer un instant. Ses troupes avançaient sans commandant, sans chef des armées. Serait-il ?

« Toi là, retrouve Robert Dayne et tires le loin d'ici. »

Robert n'aurait pas disparue, pas en laissant ses hommes se désorganiser face à l'ennemi. Il ne sembla alors pas comprendre, il était de toute évidence suffisamment blesser pour ne pas pouvoir tenir un assaut, mais pas pour tirer un corps loin d'ici.

« Que ce soit un cadavre ou un homme vivant, retrouve le et sors le d'ici. »

Si il était encore vivant, il pourrait nous aider, mort… Je ne voulais pas rentrer à Lancéhlion sans pouvoir présenter un corps. Nous avions perdu bien trop de généraux aujourd'hui, je ne voulais pas que mon frère d'arme s'ajoute à la liste. Rejoignant les troupe de Robert, je sentais mon épaule s'alourdir à mesure que le terrain devenait difficile, sentant même le sang perler sur mes doigts, mais je ne pouvais pas m'arrêter ici. Je devais avancer, et tuer ce qui s'avançait vers moi. Relevant les miens, et tuant l'ennemie, j'hurlais une nouvelle fois à mes hommes.

« Relevez-vous si vous en êtes capable, et levé l'acier contre nos ennemies. Nous ne mourrons pas sans les emmener avec nous, je vous le promets, chaque jour que portera le monde, Le Bief saignera et pleurera ses pertes car ils n'en reviendront pas vivant ! Nous briserons leurs corps et leurs âmes ! »

Alors tuez-moi ces hommes. Nous devions assommer les renforts, les épuiser autant que les autres. Si nous réussissions, nous nous donnerions un peu plus de temps. Dorne ne s'éteindra pas ce soir, je le refusais. Ni leurs lames, ni la fatigue ne suffira à m'arrêter.


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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyVen 15 Sep - 22:30

Les dorniens étaient valeureux. Sans aucun doute. Ils donnaient du fil à retordre à leur ennemi. Ils en emportaient beaucoup avec eux. Mais ils ne prenaient pas l'avantage. Il ne le prendraient sans doute pas. Même si les renforts étaient arrivés, même s'il y avait quelques actions héroïques. Ils étaient submergés de tous les côtés et les bieffois ne semblaient pas prêts à renoncer, malgré les pertes de leur côté. Le sol était rouge de sang, noir des cadavres ou des blessés qui allaient trépasser, faute de soins. Le bâtard de la maison Martell ne ménageait pas ses efforts, il ne cessait de motiver ses troupes, de les diriger, de chercher à maximiser leur impact, mais le mur bieffois semblait infranchissable. C'était à désespérer. Les dieux ne leur accorderaient probablement pas la victoire finalement. Et ils ne s'en sortiraient pas. Alors, comme ils le savaient depuis le début, ils allaient périr en infligeant le maximum de dégâts possibles.

Robert Dayne qui avait décidé de prendre le commandement des fantassins avait été submergé. Etait-il mort ? Le cœur d'Anders se serra en songeant à son camarade. A tous ces hommes valeureux qui étaient déjà tombés et qui tomberaient encore. Devaient-ils profiter d'une brèche pour s'enfuir ? Pour tenter de sauver leur peau ? Ou bien devaient-ils persister malgré tout, vers une morte certaine ? Il n'allait pas tenir sa promesse faite à ses sœurs. Il ne reviendrait pas. Il ne prenait pas de risques inconsidérés, ne jouait pas les têtes brûlées, mais accomplissait son devoir, en suivant un plan mûrement réfléchi et soupesé, avec ses risques et ses avantages. Que Deria et Arianne lui pardonnent de se parjurer. Même si elles savaient qu'il ne saurait honorer cette promesse. Même si elles auraient bientôt les rapports concernant cette bataille et sauraient que Robb et Anders avaient fait ce qu'ils pouvaient face à un ennemi bien trop nombreux. Et dire que Roward était sans doute là lui aussi. Il ne l'avait pas vu. Il ne pouvait qu'espérer. Regretter de ne pas le voir une dernière fois.

Il en demandait beaucoup à ses hommes. Et ils le suivaient sans rechigner. Les chevaux, en revanche, commençaient à fatiguer. Il faisait de son mieux pour empêcher que les autres se fassent déborder par une sortie et soient pris en tenaille par les bieffois, mais malgré la valeur et la hargne de ses hommes, il les perdait. Ils tombaient, les uns après les autres, malgré cette bannière volée, malgré son héroïsme, malgré ses bonnes paroles. Cela n'avait jamais protégé un soldat.

L'infanterie de Robb avait bien travaillé... A un prix beaucoup trop élevé, mais une br_che était ouverte, permettant aux cavaliers légers de s'y engouffrer.

« Cavaliers ! Vous avez déjà fait preuve d'une grande bravoure et Dorne se souviendra de vos charges héroïques ! Les renforts sont venus, votre Prince, mon frère, est accouru au secours de ce peuple qu'il aime tant, frappant du Soleil nos ennemis maudits ! Ses troupes ont besoin de nous ! Cavaliers de Dorne, suivez-moi ! A mon commandement, chargez ! »

Il beugla, laissant les sergents relayer ses ordres à sa troupe, avant de lancer les chevaux à pleine puissance pour s'engouffrer dans cette fameuse brèche, puis il fit bifurquer ses cavaliers vers la gauche, afin de venir attaquer et ralentir les troupes menaçant le corps central, rejoignant ainsi les forces du Prince de Dorne... Son frère. Y avait-il encore quelque chose à sauver ? C'était un travail de sape qu'il demanderait à ses cavaliers harassés, protégeant ainsi les positions, plutôt que cherchant à attaquer, au risque de conduire ce qui lui restait d'hommes à un vrai massacre.

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Anders Martell

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MessageSujet: Re: La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé]   La Bataille des Météores [Tour IV - Terminé] EmptyMar 19 Sep - 23:15

La douleur au réveil fut abominable, de même que la violente nausée qui prit Robb, tandis que le goût âcre du sang emplissait sa bouche aux lèvres gercées. Il lui fallut plusieurs minutes pour reprendre ses esprits, et une dizaine supplémentaire pour assimiler ce que le soldat excité à ses côtés éructait rapidement, sa lame rougie flamboyant devant les yeux mornes du Dayne. Etaient-ce cela, les Sept Enfers ? Par les dieux, voilà qui ressemblait pourtant furieusement à un champ de bataille à la nuit tombée, avec cette odeur immonde et douceâtre de cadavres démembrés et de sueur humaine qui exsudait de la terre détrempée de liquide vital. Non manifestement, la mort ne l’avait pas emporté, pas encore du moins. Du bout des doigts, l’Epée du Matin porta sa main à son front à présent enveloppé de bandages malhabilement posés et poisseux de sang séché. Se faisant, il put vérifier que son corps répondait à son appel, même si son équilibre laissait fortement à désirer. Sonné, il mit un certain temps avant de se relever, le babillage du lancier à ses côtés le berçant presque. Au moins put-il en profiter pour reconstituer le fil des événements survenus lors de son évanouissement. Ainsi, ils avaient percé, mais pas assez. Et se retrouvaient maintenant face aux bieffois, en chiens de faïence, dans la tranchée, toujours à un contre deux, mais à présent épuisés et avec leurs meilleures unités en train d’offrir un véritable festin pour les charognards locaux. Quant à lui, il ne devait sa survie qu’à la célérité du Prince Roward à avoir envoyer un homme le chercher au milieu des blessés, empêchant le jeune homme d’être équarri par un croisé malavisé.

Boire lui fit un bien fou, permettant au natif des Météores de reprendre ses esprits. Au dehors, il entendait les exclamations de ceux qui, rameutés par Suton Forrest, revenaient. D’un pas chancelant, il s’avança vers l’endroit où les généraux s’étaient rassemblés. Parmi eux, combien de victimes ? Trop. Lord Dalt, Lord Ferboys et Lord Allyrion étaient tombés, achevant de saigner la noblesse de la Principauté. Il posa une épaule sur Dared Santagar et s’assit à ses côtés, avant de dire doucement …

« Mes condoléances, pour ton beau-père. J’ai appris, à mon réveil. »

Celui-ci lui répondit, manifestement peu enclin à s’épancher :

« Eh bien, tu as l'air en bien plus mauvais état que la dernière fois Robb. »

«Ce n’est rien ... J'ai la tête dure. Et puis, ça valait le coup ... on est passé."

Le jeune homme inspira profondément :

"Que va-t-on faire pour la nuit ... et pour demain ? Il reste des troupes à l’intérieur. Ils peuvent tenir encore un peu la place pour nous. Mais il faut faire sortir mon neveu. Mon frère saura quoi faire … »

Robb toussa violemment, autant de fatigue que d’émotions, sachant pertinemment ce que cela signifiait pour Enguerrand, avant de se reprendre vaille que vaille :

« J’ai fait entreposer de la poix, des produits inflammables pour un siège … Peut-être que nous pourrions … en faire un autre usage … »

Dared leva un sourcil tandis que le Dayne lui parlait. Autant les renforts étaient en route, plus pour pousser l'offensive qu'autre-chose, autant cette histoire de poix et de produits inflammables était plus imprévue. Le regard curieux du Santagar dévisagea le Dayne. Utiliser le feu... Pourquoi pas ? Mais dans quel but ?

« Intéressant, oui. On peut enduire nos flèches et déchaîner le feu en plus de l'acier. Il y a moyen que ça marche... Mais je doute que l'on utilise tout le stock là-dedans, à moins que tu n’aies autre-chose en tête ? »

« Hormis un violent mal de crâne, tu veux dire ? »

Le sourire était bravache, à la mesure du choc subi.

« Nous n’aurons plus l’avantage de la surprise, ou peu … A moins d’attirer leur attention ailleurs. De créer une diversion … »

Dans un rire grêlé, il conclut :

« Et puis j’ai toujours rêvé de voir un feu d’artifice bieffois. »

« On pourrait... Envoyer quelques hommes tant que l'obscurité nous cache et nous arranger pour allumer aux Bieffois un beau feu de camp, les nuits sont un peu froides en ce moment. Nul doute que ça les réchaufferait et qu'ils se blottiraient pour profiter de cette chaleur... »

« Et cela nous permettra de … faire ce qu’il faut faire. »

L’heure était à la décision. Rester, ou se replier pour revenir plus tard. Robb plongea son regard violet dans l’obscurité où surnageait la silhouette massive des Météores. Des larmes de colère lui vinrent, qu’il écarta bien vite d’un revers rageur de la main. Tous savaient que tôt ou tard, il faudrait prononcer l’inéluctable. Mais le jeune homme en était incapable. Comment pouvait-il prononcer les mots qui condamneraient son propre frère ? Il n’en avait pas la force, pas alors que sa migraine le cisaillait. Et pourtant, il ne fallait pas s’éterniser. Alors, la mort dans l’âme, chacun finit par se répartir les tâches restantes. Un instant, le Dayne voulut se porter volontaire pour l’ultime mission parfaitement suicidaire qu’il restait, mais le jeune Ser Poulet l’en dissuada d’un sourire las mais déterminé, arguant qu’il n’était pas en état de mener à bien cette offensive, et il ne put que lui donner raison. Un autre se sacrifierait donc à sa place. Encore. Lord Forrest mènerait les archers pour couvrir la retraite commencée par la fuite des montés envoyés en éclaireurs et tenus par les frères Martell, tandis que lui-même et le Santagar resteraient plus en arrière pour évacuer la piétaille.
Tous se préparèrent, silencieusement, essayant de prendre un peu de repos ou de se soigner. Finalement, quand Robb vit son neveu arriver, il posa une main sur son épaule et lui souffla :

« Contemple, Nymor, ceux qui sont morts pour toi. Et n’oublie jamais. »

Le môme l’observa un instant puis hocha la tête, trop impressionné pour parler. Appuyé sur son lancier de garde, qui ne le quittait pas d’une semelle et sur le gamin, Robb se redressa tant bien que mal, et déclara d’une voix douce :

« Au nom de la maison Dayne … Merci. Merci à tous pour avoir prouvé que Dorne n’était pas une putain que les bieffois peuvent baiser à loisir sans crever la gueule ouverte. Merci d’avoir démontré que la vaillance n’est pas du côté de ses chiens croisés, qui ont mordu la poussière en piaulant pour leurs idées stupides.

Merci d’avoir sauvé l’héritier des Météores, et le frère de la Princesse. De les avoir saignés comme des porcs. Mes frères, nous avons percés, nous avons survécu à une lâche charge en traître dans notre dos ! Quelle armée peut se targuer de ne pas avoir été balayée par une telle félonie ? Regardez-les, à quémander des renforts auprès des adorateurs du Dieu Noyé, eux qui ne parlent que des Sept pour nous anéantir ! Qu’ils restent là, à camper, puisqu’ils ne savent pas se battre autrement.

Nous allons nous replier … Pour revenir encore les harceler tandis qu’ils s’échineront sur les Météores. Ils apprendront à nous craindre. On dit que Ser Sarzir Santagar est la Panthère de Dorne ? Devenons les Ombres de l’Aube ! Soyons toujours aussi impitoyables qu’aujourd’hui ! Amis, nous avons été preux ! Nous leur avons fait rendre gorge ! Et nous continuerons, quand ils flamberont à l’Aube, et que nous les regarderons rôtir sous le soleil de Dorne ! »

Décision V2:
 
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