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Eyes of Ice and Fire (Torrhen)
MessageSujet: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Sam 29 Juil - 19:03




Eyes of Ice and Fire
ft. Torrhen Stark


Pour Myria, et malgré le contexte tendu, participer au conclave était comme participer à son premier bal pour une jouvencelle, elle avait toutes les peines du monde à cacher son excitation. Elle adorait les rencontres au sommet et celle-ci était probablement la plus importante à laquelle elle n’ait jamais participé. Si elle avait eu lieue aux Eyrié, elle aurait été encore plus haute, mais qu’importe, c’était une magnifique occasion de discuter avec les hommes et les femmes les plus importants de Westeros et les relents nauséabonds de Goëville ne gâcheraient pas son plaisir.

La belle brune traitait amis, alliés et ennemis avec tous les égards dus à leur rangs politesse, bienséance et diplomatie oblige. Elle n’était pas là pour créer un incident diplomatique mais pour tâter le terrain, voir comment les autres Royaumes percevaient l'arrivée des Targaryen et le meurtre des dragons, les conflits larvés, se renseigner sur les uns et sur les autres, sur tout le monde. Voir aussi au delà des apparences de la flagornerie de quel bois ils étaient faits et ce qu’elle pourrait, à l’avenir, tirer de chaque branche. Car on avait beau être entraîné à cacher ses véritables émotions depuis tout petit, il arrivait que certaines attitudes pourtant presque imperceptibles vous trahissent. C’était cela que Myria adorait, lire les autres êtres humains, connaître leurs points forts, leurs points faibles, ce qu’ils avaient au fond d’eux et qui les rendait vulnérables. C’était un jeu pour elle, un jeu utile qui plus est, mais les relations, les gens, la manière dont les individus fonctionnaient, leurs différences, leurs points communs, leurs aspirations, la façon dont tout cela s’imbriquait pour créer une action ou une réaction, tout cela la passionnait et constituait peut-être son meilleur atout en matière de diplomatie.

Mais si elle savait garder son calme en toute circonstance et faire montre d’une flatterie distillée avec assez de parcimonie pour qu’elle touche au coeur ses cibles, tout du moins l’escomptait-elle. il était une personne à qui elle vouait une haine farouche et avec qui il était inutile de feindre une hypocrite courtoisie de circonstance. Cet homme s’appelait Torrhen Stark, et il venait d'apparaître face à elle comme un mauvais souvenir alors qu’elle tournait dans un couloir. Surprise, elle laissa passer un vent glacial dans ses yeux azur, mais se reprit aussitôt et sourit. Son poing se serra brièvement, enfonçant ses ongles dans sa chair, la douleur refrénant l’émotion… Elle dit d’un ton faussement enjoué et détaché :

__ Oh mais que vois-je ? Un mangeur de chèvres qui se prend pour un Roi… Les cornes ne forment qu’une piètre couronne et le titre est bien pompeux pour un loup famélique. Mais dites-moi, vous le défendeur de la veuve et de l’orphelin, le pourfendeur des intrigants, le bouclier du bien contre le mal, le protecteur des lynx de fumée. Tout drapé que vous êtes dans votre honneur de glace, ne voyez-vous pas ce qui se profile à l’horizon ? »

Myria souriait toujours, mais le ton était devenu plus sérieux, bien que les gestes et les expressions de la brune soient théâtralisés à outrance, comme si elle clamait un conte à une foule d’enfants surexcités.

__ Prenez garde que le dragon ne fasse pas fondre votre honneur ainsi que votre Mur ou il vous dévorera et restant sur sa faim, engloutira tout ce qui passera à sa portée, vos louveteaux compris. Vous et moi savons de quoi il retourne, votre neutralité n’est qu’une façade qui déjà se craquelle devant l’appel de la guerre, la partie a d’ores et déjà commencé. »

Elle fit mine de déplacer un pion sur un plateau de Cyvosse imaginaire.

__ Ne soyez pas naïf et reconnaissez au moins que sa majesté Harren a épargné bien des vies en tuant quelques dragons trop hardi. La paix est une tendre rêverie, Messire. Il n’y aura pas de paix tant que subsisteront des frontières, des rois et des reines, l’ambition et l’orgueil, bref, l’être humain dans toute sa funeste splendeur. Le chaos est la seule issue et l’ordre un équilibre instable qui ne demande qu’à s’effondrer, ainsi va le monde Stark. »

Elle mit la main devant sa bouche et ouvrit de grands yeux à l’air presque innocent, comme si elle venait de se rendre compte qu’elle avait oublié quelque chose et non d’insulter un homme de rang supérieur.

__ Mais où avais-je la tête, je me dois de m’incliner devant un roi, moi qui ne suis encore que Princesse… » Elle esquissa une révérence avant de se redresser, levant le mentons en signe de défi. « Négatif. »

Elle se fit soudain plus sombre et s’approcha vivement, le regard durci par la colère, pour lui cracher ses mots au visage :

__ Souvenez vous du Pont, car moi je m’en souviens. Tôt ou tard, une rivière vous arrêtera et vous serez à la mercie de nos harpons. Comme jadis, votre arrogance aura raison de vos efforts, telle est la malédiction des Rois du Nord. Un bien mal acquis ne profite jamais et si vous ne mourrez pas noyé alors vous finirez brûlé par votre propre impudence. »

Devant ce mouvement somme toute téméraire, son épée lige se tendit comme la corde d'un arc et serra les doigts sur la garde de son arme prêt à dégainer. Serrer les fesses, ne pas faire de mouvement brusque et éviter tout incident diplomatique en sortant le fer trop vite, respire mon gars, et prie pour que Torrhen soit de bonne humeur.


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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Sam 29 Juil - 21:55

Enfin je rencontrais tous les grands de Westeros. De toutes les têtes couronnées présentes lors de ce grand rendez-vous diplomatique et stratégique, je n’avais jamais rencontré qu’Harren Hoare avant ce conclave et encore, une seule fois. Au moment de signer un traité de paix entre nos deux royaumes, revenant au statu quo ante bellum car le Nord avait certes su résister à la toute puissance du Noir, nous n’avions pas réussi à inverser totalement la vapeur. Tant de morts et d’années de guerre pour rien nous avaient vus nous rencontrer autour d’une table. J’avais eu alors la rencontre la plus atypique et sans doute la plus importante de ma vie, avec ce Roi que je haïssais tout en respectant profondément ses capacités. Jamais je n’avais eu pire ennemi que lui, ni rivalité plus implacable. Le retrouver ici, huit ans plus tard, m’avait ramené à la vie, m’avait tiré de ma torpeur, de mes préparatifs. Mais il n’avait pas été ma seule rencontre. La Reine du Val, déjà. Avenante, séductrice, elle me voulait je le savais, autant qu’elle désirait l’armée nordienne pour défendre son royaume, si vulnérable malgré ses fortifications. J’avais rencontré la jeune Targaryen, qui m’avait immédiatement pris en grippe. Nous nous étions menacés à peine rencontrés ; j’avais perçu de la force en elle, mais aussi du désespoir, de l’impétuosité. Trop jeune pour battre le Noir. J’avais aussi fait la connaissance du Durrandon et des Gardener, qui m’avaient laissé de marbre, car je savais que mes problèmes avec les sauvageons n’intéressaient pas ces sudiens. J’avais rencontré la Princesse de Dorne, qui s’offrait à moi pour conclure nos négociations commerciales, me bousculant du même coup. J’avais rencontré les Lannister, subtils et changeants futurs alliés, néanmoins indispensables contre le Noir.


Je retournais après un intermède au Conclave des Souverains, prenant la mesure des missives alarmantes qui me parvenaient sans interruption du Nord et de l’avancée des Sauvageons. Je savais que le Noir allait se servir de ces informations contre moi, mais qu’importe. Je tombais par hasard sur une brune qui imposait immédiatement le respect. Grande, altière, peu impressionnée. Qui était-elle, déjà ? Ah, la brue du Noir. C’était tout moi ça, de tomber sur une personne dont j’avais personnellement œuvré à la ruine, bien des années plus tôt. J’adopte une mine surprise par son attaque aussi personnelle que totalement peu diplomate, haussant les sourcils. Mais je ne me laisse pas démonter. Je descends les yeux vers mon torse et mon abdomen, couverts du cuir noir frappé du Loup-Garou de Winterfell.



| Famélique, ma Dame, vraiment ? Eh bien, il est vrai que je ne me sustente que sur le pouce, mais quand même…. On me dirait moins maigre qu’obstiné. |


Je la laisse médire, mais intérieurement, je note qu’elle sait que mes rapports avec la Targaryen n’ont pas été fameux. Sans doute un nordien ou un peyredragonien qui se sera montré un peu trop amène à la taverne du coin… Qu’importe, je ne réponds pas. Inutile que la princesse Hoare ne se voit confirmer que le Nord et Peyredragon ne sont pas près de faire front commun contre son maudit royaume. Je prends un air de connivence purement feint, alors que la brune continue de cracher sa bile.


| Oh oui… Ma neutralité s’arrête à partir du moment où l’on s’en prend au Nord, et que s’est-il récemment passé, déjà ? Ah oui, la sempiternelle question des fer-nés que vous êtes incapables de contrôler, et qui pillent encore mes côtes. Votre beau-père n’a jamais eu la paix à l’esprit, nous le savons tous deux. |


Je lâche un éclat de rire quand elle me parle d’Harren et du fait que la paix ne serait qu’une illusion tant que les royaumes seront indépendants.


| [color=white]Ah, enfin un sujet sur lequel nous sommes d’accord ! |


Et suis nettement plus amusé lorsque « Son Altesse » me parle du Pont, sa région de naissance. Elle ne pardonnait pas. Mais qu’importe ; au moins savait-elle à quoi s’attendre. Ce que l’on sème on le récolte, et sa tentative de me faire sortir de mes gonds ne m’atteignait pas pour le moment, serait-ce finalement son cas à elle ?


| Ah oui, le Pont. Il m’a coûté un frère, mais il a coûté aux Frey leur honneur, leur réputation… Et de ce que je m’en rappelle, le peu de guerriers valeureux dont votre famille pouvait se targuer de disposer. Heureusement que votre « grand » beau-père chevauchait à la tête d’une armée faisant quatre fois la taille de la mienne, autrement, vous seriez aujourd’hui agenouillée devant moi, votre famille exécutant la moindre de mes volontés. Harren a de la chance de pouvoir compter sur une famille aussi loyale –ou servile- que la vôtre pour « tenir », -enfin, essayer-« son fleuve le plus important. La seule chose de fait qui tienne les loups dans leurs territoires, autrement votre peuple de « chèvres » comme vous dites et bien, viendrait continuer de remplir notre garde-manger. |





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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Lun 31 Juil - 0:09




Pendant que le garde de la Princesse retrouvait son souffle devant les réponses presque cordiales de Torrhen, Myria promena un regard appuyé sur l'homme qui lui faisait face. Effectivement, elle le rencontrait réellement pour la première fois, mais grâce à la livrée au Loup Garou et aux indications de son beau-père, elle n'avait eut aucun mal à le reconnaitre. La brune devait l’avouer, mais seulement à elle-même, Torrhen n’était pas famélique, loin de là, le vêtement que le loup-garou portait était bel et bien rempli, à peine moins que celui de son bien aimé Prince Joren et probablement un peu plus que celui d’Harren le Noir en personne. Elle hocha la tête et sourit, perdant toute notion de bonne foi.

__ Certes, l’âge vous fait prendre de l’embonpoint, mais vous devriez prendre garde, la bonne chair du sud ne vous réussit point, je vous trouve bien pâlot et votre bedaine risque de vous cacher bientôt, la garde de votre épée entre autres choses. »

Elle désigna son entrejambe.

__ Obstinée, c'est donc le petit nom que vous lui donnez... il en faut, certes, de l'obstination pour frapper toujours le même chêne avec une lame émoussée. A moins que ce ne soit de la bêtise... »

Hélas, trois fois hélas, ses médisances au sujet de la Targaryen n’avaient rien de bien informées, si elles touchaient au but, c’était simplement que pour elle, cette dragonne était bien trop dangereuse pour le Royaume du Sel et du Roc, mais aussi pour tous les autres et qu'elle comptait bien le leur rappeler. Elle connaissait assez bien l’ambition et l’orgueil pour en être elle-même dotée et la voir dans ses ennemis, or, il était évident, après ce qu’Harren avait fait à son frère, que Rhaenys ferait tout pour obtenir une vengeance sanglante. Si elle n’y parvenait pas seule, elle s’allierait avec n’importe qui, et une fois sa vindicte assouvie, elle engloutirait tout Westeros sur son passage. Il fallait l’arrêter, par tous les moyens possibles, dont ceux dont Myria disposait actuellement, à savoir, une langue de pute bien acérée et les mises en gardes de son cru. Harren avait fait le gros du travail en éliminant Aegon et son dragon, mais il restait la basse besogne et elle était prête à s’en charger, avec un plaisir sans mesure.

__ Ah non, je le crains, le Roi Harren n’est pas un pacifiste, il n’existe dans toute sa splendeur que pour et par la guerre, comme les Fer-Nés qui ne subsistent que via les pillages et autres raids côtiers. Vos côtes sont juste mal placées et indéfendables, nous n’y pouvons rien. Je dirais même qu’il serait dommage de ne pas en profiter. Cependant, des traités de non-agression, pour ne pas dire de paix, ont été possibles par le passé, et je ne suis pas mon beau père, pas plus que le Prince Joren. Si de telles choses ont été possibles sous le règne d’un homme belliqueux, rien n’est impossible entre nous mon cher. »

Un sous-entendu lourd d’interprétations possibles, mais bien sûr, si Myria marchait consciemment sur le fil, son regard était fixe, tel celui d’une funambule. Un sourire charmeur se dessina sur son visage. Même si elle savait qu’il était inutile de jouer à ce jeu avec lui tant leurs différends les rendaient incompatibles, elle ne pouvait pas s’en empêcher. Elle jouait pour voir ce que ses grandes attitudes, ses airs canailles, ses regards entendus provoquaient chez les autres, pour voir ce que son physique avantageux suscitait, c’était là, le même grand test auquel elle soumettait tous ceux qu’elle rencontrait, mais dans cette partie, elle n’écoutait ni n’observait, elle agissait et parlait.

Lorsqu’il parla du pont et des pertes que son attaque avait occasionnée, elle serra le poing, mais ne se laissa point emportée par la colère, qui pourtant, grondait en elle.

__ Ah vous pensez nous avoir mangés ? D’une bouchée ? » Elle eut un petit rire sarcastique. « Oh, comme vous avez de grandes oreilles, et de grandes dents. Si j'étais une pucelle, vous pourriez m'effrayer dans la pénombre au détour d'un couloir ou de loin quand vous hurlez à la lune pour oublier votre ventre vide. »  Elle prit un air entre dégout et mépris. « Mais voilà le point, vos gardes manger sont vides quand les nôtres sont pleins, votre terres est aussi rude et pauvre que votre habit, aussi triste que votre visage, aussi inhospitalière que la couche d’une putain atteinte de petite vérole. Vous tirez fierté de vos gros cailloux et de vos murs de glace. Mais, alors que les Fer-Nés ont su tirer partis de leurs faiblesses en matière d’agriculture, et conquérir de quoi devenir le plus grand Royaume de tout le continent, vous êtes là à vous morfondre et à vous plaindre de la moindre incursion. C’est pour cela que vous lorgnez sur nos collines et sur nos fleuves, tel un loup famélique bavant sur une proie dont il ne peut que rêver. Vous êtes l’esclave de votre propre territoire dénué de charme et de richesses, et c’est moi qui suis issue d’une famille servile ? Revoyez vos définitions et la loi féodale. Harren le Noir est le Roi du Sel et du Roc, des Rivières et des Collines, il vous a opposé son armée quand vous menaciez son territoire, cela s’appelle régner Stark. Et vous voilà encore à vous plaindre comme un enfant d’avoir moins d’hommes que lui, pauvre petit loup. Vous pouvez insulter ma famille de naissance tout ce qu’il vous plaira, il n’empêche qu’ils ont vaillamment résisté, que vous étiez plus nombreux et qu’ils ne sont pas là à pleurer ou a bouder d’une telle injustice. Non, ils se sont défendus et ont appelé à l’aide sachant parfaitement l’importance stratégique du Pont. Des guerriers valeureux sont tombés, mais il en reste, assez pour former une nouvelle génération d’hommes à même de vous faire perdre bien plus qu’un frère. Quant à m’agenouiller devant vous, oubliez cela, je ne ploie le genou que devant les "grands rois". »

Quoi qu’il en soit, et malgré l’éternelle haine que Myria pouvait lui vouer au sujet des Jumeaux, il était d’accord avec elle sur le fait que les guerres étaient inévitables tant que le continent restait morcelé en une multitude de Royaumes. Or si la guerre était la raison de vivre d’Harren le Noir, ça n’était pas la sienne et il était encore temps de convaincre son époux de procéder autrement pour conquérir Westeros. Évidemment, une unification ne se ferait pas sans verser le sang, mais elle pensait sincèrement que la voie diplomatique, les alliances maritales et quelques petits arrangements bien placés étaient la meilleure voie. Après tout, elle avait trois fils à marier !
Ainsi, tout restait possible avec le Nord, comme avec le Val, l’Ouest et le Bief ? Hum... plus compliqué avec l’Orage, Dorne et bien sûr impossible avec Peyrdragon, mais la perspective était intéressante. Cela dit, la conversation ne prêtait guère à la négociation de fiançailles. De plus, s’il était d’accord avec le principe, il ne l’était probablement pas sur la famille qui devait unifier le continent sous la bannière au Sautoir. Il récolterait donc à son tour ce qu’il avait semé, si le Nord n’était pas accessible par les liens du mariage, alors il perdrait son indépendance dans le sang et les larmes. Pensant aux diverses possibilités, elle sourit, pensive, puis fronça les sourcils et finit par rire de sa propre naïveté avant de planter à nouveau son regard dans celui du Roi du Nord.


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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Jeu 3 Aoû - 13:38

Les Gardes-Loups derrière moi ne bougent pas. Au fil des années, ils ont appris à connaître leur maître, à anticiper ses colères, à reconnaître le ton dans ma voix, celui qui indiquait les mises en garde, celui qui devait les pousser à agir. Pour le moment ils le savent, l’ironie que l’on peut entendre dans ma voix est celle qui présage plutôt des joutes verbales, des épreuves de force qui ne dépassent jamais les mots. Je ne peux m’empêcher de rire aux paroles de la jeune femme, décidémment aussi véhémente qu’arrogante et pleine de fougue, hargneuse, comme un chien qui veut plus à ronger que les os qu’on a bien voulu lui donner. Je suis amusé par le trait d’humour, n’ayant aucun doute sur la valeur de ma virilité ou sur cette panse qui, dès que j’arrête de vivre au milieu des loups, a tendance naturellement à s’accroître jusqu’à une certaine limite.


| Je remercie votre Altesse de se complaire dans l’étude de ma carcasse et de mes mensurations, je suis fort aise de constater qu’au moins quelqu’un ici, se soucie de ma santé. Mais ne vous inquiétez pas ; l’épée d’un nordien vient des entrailles glacées de notre pays. Elle est solide, n’en déplaise à la frugale concurrence sudienne à ce sujet. |


Je me fichais d’insulter les virilités de ces seigneurs du sud du Neck que je n’estimais pas un seul instant, d’un point de vue personnel. On prêtait quelque crédit à la princesse Eren, pour ses faits d’armes en mer, et l’on disait que le Prince Joren avait quelques capacités, mais de l’ambitions. Allez en savoir plus, vous, alors que ces deux facettes étaient indubitablement liées à la personnalité propre aux Hoare ; sang et ambition. Je laissais la princesse médire, mais je ne savais pas vraiment à quel point elle était bien –ou non- informée. Elle me dit qu’elle ne se leurre pas sur son beau-père, sa capacité à se battre, à lutter, à conquérir. Qu’importe. Rien de ce qu’elle dit ne pourrait me vexer. Je fronce les sourcils, ne comprenant pas très bien où commençait et où s’arrêtait son pouvoir.


| Que me proposez-vous ? |


Probablement rien qui en vaille la peine, mais tant pis. Je ne comptais pas me perdre dans une discussion sans queue ni tête alors qu’elle serait de toute évidence en train d’essayer de me faire miroiter des choses qui ne pourraient jamais servir à base d’accord, loin de là. Je savais qu’il n’y avait d’autre pouvoir que celui d’Harren le Noir, au sein du Royaume du Sel et du Roc. Je la sens sûre de ses atouts, tant intellectuels que physiques. Comme si cela pouvait suffire à me décider pour quoi que ce soit. J’étais vieux, à l’échelle de Westeros. Et plus que cela, j’avais déjà largement ce dont j’avais besoin avec Mathie, la jeune catin qui me servait de chaufferette. La princesse se fait grossière, mais avec raison sur certains points. Ce royaume du sud regorgeait de tout, alors que nous ne tirions notre propre subsistance que de ces terres froides, charbonneuses, nous ne survivions finalement que grâce à l’acier que nous forgions pour nous défendre. Je prends l’air outré d’un vieux professeur déçu de son élève qui connaît si mal sa leçon.


| C’est Harren qui m’attaquait alors, à la tête de ses quatre vingt mille hommes, quand je n’en avais que moins de la moitié. Mais qu’importe ! Comme vous le dites, nous nous sommes retranchés derrière le glacis austère de nos frontières, et y avons tué assez de sudiens pour les empêcher de dévaster ce territoire si vide... Mais si tentant pour votre « grand » Roi. Je gage alors, que nous pourrons bientôt observer une nouvelle génération de fer-nés et de riverains venir mourir sous les murs de Moat Cailin. Alors, ma dame, ce sera l’heure de lâcher mes meutes ; votre maître en est averti, cette fois je ne me contenterais pas seulement de me défendre. S’il m’attaque dans le dos pendant que je m’occupe des cinquante mille pillards venus d’au-delà du Mur, je jure de raser sa maison et celle de tous ceux qui le suivront. Le Nord se souvient, quoiqu’il vous en coûte. |


Ma voix s’était d’abord calmée, atténuée dans mon rire et ma verve s’était finalement refroidie considérablement, presque étouffée, alors que je termine d’un ton glaçant, cassant.


| Votre souverain ne viendra pas nous assister, et je doute qu’il ait l’honneur de laisser le Nord en paix pendant que nous serons occupés avec l’ennemi commun. Faites-lui savoir que s’il en profite, je viendrais en personne pour le détruire. |





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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Sam 5 Aoû - 15:13




Myria Hoare se fendit d’un sourire en coin et haussa un sourcil faussement courroucé. Torrhen semblait bien sûr de lui, normal, Il faudrait plus que quelques allusions pour le faire plier. Mais qu’importe, elle était la pour la joute et elle prenait plaisir à jouer avec sa proie comme la chat joue avec la souris. Une remarque passa, fugace, Dans son esprit, sans qu’elle sache si c’était son père qui l’avait prononcée ou quelqu'un d'autre. Observe et apprend, chaque mot utilisé, chaque attitude t’en diras toujours plus sur autrui que ses phrases. Mais encore fait il savoir lire un visage, un corps, lire entre les lignes, voir ce qui se dessine à travers l’échange entre deux êtres humains.

__ Quand vous dites frugale concurrence, vous parlez du Prince Joren mon époux qui m’a déjà donné trois fils ou de sa Majesté Harren le Noir, mon beau père dont la réputation de conquérant et de guerrier n’est plus à démontrer ? Je prends bonne note que vous n’avez rien à prouver, mais nous non plus. Au passage, si je peux me permettre, la glace se brise, le fer point, ceci pour les champs de bataille. Quand à celui qui partage mon lit, je préfère qu’il brûle de désir pour moi et pour s’élever. Les glaçons de corps et de cœur qui répète à qui mieux mieux que l’hiver vient, ça ne me fait ni chaud ni froid. »

La brune était plutôt satisfaite de sa phrase, Il faudrai qu’elle la note à l’occasion. Souffler le chaud et le froid, jouer avec le feu et la glace. La princesse dansait là une danse aussi dangereuse que la danse du doigt pratiquée sur les Îles de Fer, une danse qu’elle avait apprise dès son plus jeune âge. Sachant très bien qu’elle prenait autant de risques que son cavalier, car elle aussi pouvait trébucher, elle suivait le rythme de leur conversation, tantôt l’attirant, tantôt le repoussant pour mieux le cerner et continuer de mener le bal en lui laissant croire qu’il menait ses pas.

__ Quelle question, ma virginité bien sûr ! » La belle brune se mit à chercher autour d’elle comme si elle venait de faire tomber quelques chose. Elle leva un doigt en guise de ‘halte’ et repris. « Ah, il semblerait que je l’ai égarée, veuillez m’excuser. Je n’avais que cela à vous proposer, car hélas, Il me semble que nous n’avons tous deux que des fils. Mais peut-être pourrais-je commencer par vous offrir une petite collation en privé, après tout, mes greniers son pleins, moi ! »

La Princesse éclata d’un rire moqueur et un tantinet espiègle, mais, alors qu’on aurait pu s’attendre à lire le mépris ou la colère dans son regard, ses yeux riaient, cette fois, tout autant que sa bouche. D’ailleurs le regard ahuri des gardes de Torrhen devant la proposition pour le moins osée de la jeune femme la fit rire de plus belle et une fois qu’elle eut repris un peu son sérieux, elle demanda :

__ Les femmes sont totalement dénuées d’humour par chez vous ? Vous voulez en parler ?
Pas étonnant que vous fassiez toujours des figures d'enterrement. Déjà que vous êtes condamnés à trainer vos bottes dans la gadoue de votre satané Nord, si en plus quand vous les enlevez la femme qui vous masse les pieds est aussi avenante qu’une porte de prison. Hum… moi aussi je déprimerais et j’aurais envie de passer le Neck pour batifoler sur les terres du sud. Non, franchement, il faut se détendre de temps en temps, mes braves, je veux dire vraiment. Chanter des chansons au coin du feu avec les frères d’arme avec une fille à soldats dans les bras, c’est bien, mais ça ne requinque pas un homme. Allez, je vous montre et on s’entraine. »
Elle mima en exagérant le trait et en s’aidant de ses doigts. « On remonte le coin des lèvres, on ouvre la bouche en montrant les crocs, presque comme pour grogner, et on laisse son ventre faire des petits bonds. Ca s‘appelle rire et c’est bon pour le moral, parole de Princesse ! »

Mais la discussion tourna à l’orage et hélas, Myria n’avait aucun moyen de négocier, pas assez de pouvoir, pas assez d’emprise, pour son plus grand malheur, ni sur Harren, ni sur Joren pour garantir quoi que ce soit. Néanmoins, l’avertissement glacial était entendu et elle se garderait bien de le transmettre à qui que ce soit, car connaissant ses Hoare préférés, il n’en faudrait pas plus pour exciter leur soif de sang.

__ Comme vous le dites si bien, vos terres ont si peu à offrir que je ne m’explique pas cette ambition toute Fer-Née de vous nuire continuellement, si ce n’est que vos côtes sont une proie facile pour les boutres aux ventres vides. Pour votre propre salut et notre amitié naissante. » Elle sourit, amusée avant de reprendre tout son sérieux. « Ainsi que pour toutes les négociations et traités à venir, je me garderais de leur en donner l’idée. Faites attention de ne pas le faire vous-même ! »

Une paix durable était elle possible avec le Nord ? La question restait entière et le resterai tant que Myria ne tiendrai pas les rênes du pouvoir entre ses doigts fins et délicats.


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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Dim 6 Aoû - 19:34

Curieuse princesse que celle-ci, tout en poison et vaines paroles, boule de nerfs et de haine à l’état brut. Elle me rappelais Sigyn, mais sous ses mauvais côtés. J’ignorais si elle en avait de bons. J’en venais à penser toutefois, pour ce que je connaissais de ma némésis, que l’homme appréciait sans doute la langue acérée de sa brue, qui devait bien le changer des flagorneurs et serviles nobles du Conflans qui lui léchaient les bottes au lieu de chasser ce fer-né du trône des Rois des Rivières et des Collines. Ce peuple était faible, car il avait jadis perdu sa foi, son honneur et sa volonté. A l’avenir, il me faudrait composer avec eux. Flatter leurs forces, jouer de leurs faiblesses. Je me demandais à quel point ces nobliaux étaient fidèles à Harren le Noir. Je souris aux paroles pleines de venin de la Princesse ; elle ignorait tout du Nord, elle n’en savait jamais que ce que les hommes de sa famille lui en avaient raconté, ceux-là même qui étaient revenus bredouilles de leur petite aventure militaire dans le Nord, qui avait duré cinq ans sans gains territoriaux d’aucune part.


| Mais voyons, ma dame, si vous n’êtes jamais allée au nord du Neck, c’est que vous ignorez tout à fait ce que sont la glace et le froid. Quant à me briser, je suis ma foi assez solide pour tenir face aux agressions des sudiens. Manque de vigueur, manque d’enthousiasme. Je me suis rendu compte que les nobles chevaliers du Conflans nageaient très mal dans les marais de Moat Cailin et que les Fer-nés ne toléraient pas si bien le sel des « leurs » océans, une fois qu’on les précipitait du haut de nos falaises. Mais peut-être, madame, me contrediriez-vous, vous qui avez une si vaste science de la chose militaire. |


Oui, c’était gratuit, mais qu’est-ce qui ne l’était pas dans nos échanges ? A peine m’avait-elle vu que sans s’intéresser le moins du monde à la chose diplomatique, elle m’était rentré dedans avec toute la nuance et la subtilité d’un serpent au milieu d’un festin de rongeurs. Mais le loup n’a rien à envier au reptile, et je me fiche de ce qu’elle peut dire ; je suis habitué aux joutes diplomatiques et le Noir m’a jadis forgé le caractère à coup d’acier, et par la mort de mes frères les uns après les autres. Je suis amusé par son invitation, bien qu’elle se montre plus insultante qu’une pute dornienne qu’on paie de cuivre, mais mon égo est soigneusement rangé de côté depuis le début de ces « négociations », tempêter des jours durant contre l’inaction des rois du sud n’a fait que monter progressivement mon agacement.


| Une collation ? C’est là votre proposition. Dois-je craindre que vous ne souhaiteriez m’empoisonner ? On dit que c’est l’arme des femmes, et l’arme des faibles. Après tout, peut-être aurez-vous plus de succès dans mon meurtre que les hommes de votre famille sur le champ de bataille. Soit. J’accepte. |


J’étais convaincu de toute manière qu’elle ne tenterait rien, et je restais sur mes gardes. Je n’avais pas la réputation d’un bretteur, comme ces espèces de danseuses sudiennes qui se complaisaient en passes d’armes complexes, en figures et en tactique. La mienne était née d’un entraînement brutal et sans concession depuis mes six ans, marqué au fer rouge depuis l’enfance par un père brutal, qui entraînait une portée de loups plutôt qu’élever des enfants. Et cet entraînement, je l’avais perfectionné en bataillant dès quatorze ans, et dans le cadre de terribles conflits. Je n’étais pas manchot, loin de là. Et mes gardes-loups non plus. D’autant que je savais que la Reine du Val faisait patrouiller les couloirs par ses hallebardiers, et qu’elle surveillait tout le monde pour éviter les heurts. Entre nordiens et sudiens, entre bieffois et dorniens, entre peyredragoniens et riverains, fer-nés et ouestriens. Les inimitiés étaient terriblement nombreuses en Westeros. La princesse me tance sur le rire, sur les plaisanteries. Je considérais les fêtes comme des exutoires, comme les endroits où tout pouvait se passer ; moments de ripailles avec les troupes, avec les nobles qui chargeaient à mes côtés, lieux où je pouvais me laisser aller aux caresses de paysannes accortes, évitant par diplomatie les filles de mes nobles, même si quelques-unes avaient su trouver le chemin de mon lit au fil des ans. Le veuvage me pesait, mais pas autant que ce que la guerre avait d’abord causé au sein de ma famille. La guerre, et mon éloignement. Soit, la jeunette des Jumeaux me considère comme un pince-sans-rire, pourquoi la détromper ?


| Nous n’avons ni le temps ni le loisir pour l’amusement, princesse. Comme vous l’avez dit, progresser dans la gadoue prélève lourdement sur les forces comme sur le moral et l’habitude de fréquenter des femmes aussi velues que nos ours ne prête guère à la bonne humeur. De plus, on ne peut dire que la piquette servie si loin au sud est un ravissement pour les papilles. Les putains sont chères, la bière frelâtée, le vin aigre, les rois veules et les princesses décidémment bien mal apprises. Où voyez-vous dans ma situation quoi que ce soit qui prête à sourire ? |


En vérité, j’appréciais ce voyage. Car pour la première fois de ma vie je rencontrais des souverains sudiens autres qu’Harren le Noir, et j’appréciais aussi la douceur de Goeville, de son climat, de ses gens. Cela me changeait de la guerre, cela me changeait des préparatifs. Et je savais aussi qu’il s’agissait du calme avant la tempête ; bientôt j’allais marcher à la tête de vingt cinq mille nordiens contre le double de barbares, et il allait falloir vaincre ou mourir. Je réponds à nouveau aux piques de la princesse.


| Je crains que votre beau-père ne saisisse bientôt l’occasion de me voir tourné face aux sauvageons pour laisser aller ses pirates où ils le souhaitent. Ce sera la guerre, bien sûr, et je sais que c’est précisément ce qu’il cherche. Le Targaryen a réveillé ses appétits de vieil ambitieux, et je sais votre maître gourmand de conquêtes. Vous serez aux premières loges, j’imagine, quand il se rendra compte que le Nord est un territoire bien dur à avaler |






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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Ven 11 Aoû - 14:45





Myria se contint d’exploser de rire en l’entendant parler de poison. Sa réplique et sa réflexion étaient tellement prévisible que s’en était risible. Car aussi vaines et venimeuse étaient ses paroles, le Roi du Nord était exactement où elle voulait qu’il soit et c’était là une grande satisfaction personnelle pour la curieuse Princesse. En d’autres lieux et d’autres circonstances, Il aurait pu toucher juste, cependant, elle préférait le feu au poison si le choix lui était donné. Mais évidemment, un conclave en Terres Arryn, n’était pas un lieu approprié pour tuer qui que ce soit. Elle sourit néanmoins à l’idée de lui donner une bonne diarrhée ou une somnolence inexpliquée, de quoi sacrément l’handicaper au cours des discussions. Mais elle ne mettrais pas ce plan à exécution, malgré la joie que cela pourrait lui procurer. Elle soupira, son devoir de princesse passerait donc avant son amusement personnel. Mais elle n’en avait pas terminé pour autant avec le Roi du Nord, Et elle pourrait même, puisqu'il acceptait son invitation, prolonger le plaisir le temps d’une collation. S'il était des limites à ne pas franchir, elle continuait de les taquiner avec délectation.

Elle envoya sa suivante s’occuper des préparatifs en lui glissant à l’oreille de ne rien dire à Harren. Ce dernier s’encombrant moins encore que la brune de limites et de bienséance, Il n’était pas dit qu'il n’en profiterai pas pour tuer son plus obstiné adversaire. Qu’importe les conséquences pour sa belle fille, il pourrait même la tuer pour arriver à ses fins et elle le savait parfaitement. Elle savait aussi qu’il finirait par l’apprendre et qu’elle devrait trouver une explication plausible, mais au moins, Il serait trop tard pour qu’il se serve d’elle.

__ Oh non, je ne vous contredirais point, Moat Cailin et les marais ne nous réussissent pas. Quand aux Fer-Nés, Ils plongent très mal. Mais vous parlez du poison comme arme de faible, ne sont-ce pas pourtant vos paludiers qui empoisonnent leurs flèches ? Il est vrai qu’ils ne sont pas comme vos puissants guerriers loups, mais tant de mépris pour des sujets si… Comment disiez vous déjà ? Ah oui… serviles. »

Les Reed et leurs compatriotes des marais étaient des ennemis des Frey depuis des générations. Les seconds essayant régulièrement de prendre le territoire des premiers et d’exterminer ses habitants. Myria ne les portait pas dans son coeur, ni eux, ni leurs flèches qui provoquaient fièvres et gangrènes trop souvent mortelles.

__ La chose militaire ne m’est pas inconnue, peut-être n'ais-je que trop fréquenté les Fer-Nés pour ne pas m’en préoccuper. Mais je ne saurais rivaliser avec un véritable chef de guerre tel que vous, enfin… nous ne le saurons probablement jamais, puisque je ne suis qu’une femme. En revanche, je connais le froid, un froid venteux, salé, poisseux, humide, celui des Îles de Fer. Et il n’a rien à envier au vôtre, tout de glace vêtu. »

La réponse de Torrhen à sa médisance pour le moins gratuite la fit sourire. Plus la conversation avançait et plus elle s’amusait, mais alors qu’elle en apprenait plus sûr le Stark, elle devait se l’avouer, elle commençait à l’apprécier. S’il n’avait été des siècles et des siècles de guerres sanglantes et d’opposition farouche, elle aurait aimé en faire son ami. Un jour, peut-être, pourrait-elle converser avec lui en des termes moins piquants, un jour, Ou dans une autre vie plus probablement. Elle rit doucement avant de s’exclamer :

__ Oui Altesse, vous ! Vous êtes bien plus drôle que je ne l’aurais imaginé. Si vous n’aviez pas tué tant des miens, j’aurais presque pu vous trouver aimable. J’espère néanmoins que mon vin sera plus à votre goût que ma verve. Il est des princesses qui apprennent bien leur leçons et se contentent d’être ce que les hommes veulent qu’elles soient. Mais moi je suis trop bonne, ou trop mauvaise élève, selon l’idée que l’on se fait de la vie, pour me contenter d’appliquer à la lettre ce qu’on m’a enseigné comme un bon petit mouton de panurge… Ne serait-ce pas là, en quelques sortes, la différence entre loyauté et servilité. Mais peut être les préférez vous plus dociles, comme un loup peut préférer les chiennes. »

Il avait raison, sur les plan d’Harren et sur ses ambitions, ambitions qu’elle partageait d’ailleurs largement. Mais il n’avait pas tort non plus sur un point, si le Conflans était un territoire relativement facile à conquérir, ce n’était pas le cas du Nord. Myria espérait néanmoins que les plans machiavéliques du Noir aboutiraient et qu’à sa mort, Joren et elle hériteraient d’un territoire plus vaste encore que l’actuel royaume. De cela elle ne dit rien, mais elle voyait bien que le Nordien n’était pas dupe. Harren avait avec lui la puissance militaire, sur terre et sur mer, un avantage dont peu de royaumes pouvaient se targuer. Mais Myria voyait les choses autrement, conscient que des décennies d’affrontements étaient restées stériles de nouvelles conquête. Il lui semblait à présent évident que la guerre n’était pas la solution à tout et que l’unification de Westeros passerait nécessairement par d’autres biais plus diplomatiques. Elle en avait fait part à son époux et à son beau-père, proposant ses services pour mener les négociations. Mais pour le moment, Il n’en était pas question, Et avec le Nord, l’hostilité était tellement ancrée qu’elle doutait que le moindre arrangement puisse être trouvé.

__ C’est le risque quand on s’auto-proclame Roi de tout Westeros, de voir les autres rois du continent, s’y opposer farouchement. Le Targaryen est éliminé, mais la menace pèse toujours, sur nous, sur vous, sur tous ceux qui n’ont pas envie de ployer le genou face aux envahisseurs venus de l’est. Que connaissent Ils de nos coutumes, de nos ressemblances et de nos différences, de nos conflits, de l’histoire qui a façonnée nos contrées et nos caractères ? Ils arrivent et croient que leurs dragons leurs donnent tout pouvoir sur les hommes de l’ouest, mais c'est sans compter notre force, peut-être même notre inattendue unité face à l’ennemi commun. »

Sûre d’elle, elle tendit la main vers Torrhen avec une grâce toute princière et, avec un sourire espiègle, lui souffla :

__ Promenons-nous un peu le temps que tout soit prêt. »


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MessageSujet: Re: Eyes of Ice and Fire (Torrhen)   Jeu 17 Aoû - 0:12

Je savais déjà que cette discussion ne serait pas féconde. J’avais horreur de ces vains échanges. Dans le Nord, à ma cour –ou plutôt à mon état-major- ils étaient proscrits. On pouvait rire, on pouvait plaisanter. Mais quand c’était le moment. Lorsqu’il y avait des enjeux importants, il n’y avait que l’efficacité et la concentration qui étaient tolérés, quand bien même Conrad et Brandon se plaisaient parfois à lâcher quelques bons mots pour détendre l’atmosphère. J’avais déjà rabroué sèchement certains généraux, de hauts seigneurs. Certains l’avaient mal pris, dans ma jeunesse. Surtout les plus vieux. Mais j’étais le Roi. Et j’avais eu la chance d’être vainqueur jusque là. Aurais-je été vaincu et soumis à Harrenhal que la bonne acceptation de mon autorité n’aurait pas été de soi auprès de mes hommes. Qu’importe. Vaincre. Il n’y avait que ça qui comptait au final. Quoiqu’il en soit, si je savais que la discussion avec la princesse du Conflans serait stérile, il n’en restait pas moins que je ne pouvais pas vraiment m’esquiver pour deux raisons. La première était que je refusais de me comporter avec rudesse diplomatique, de risquer l’affront en la plantant là après lui avoir clairement dit ce que je pensais, de régler mes comptes comme un coq. J’étais un Stark de Winterfell. Pas un foutu fer-né. Ensuite, parce que je ne voulais pas donner le moindre grain à moudre à la Princesse et par extension à Harren ; ils avaient déjà bien plus de forces et de richesses que le Nord. Inutile de leur donner des armes supplémentaires quelconques, encore moins sur le terrain diplomatique. J’ai un vague sourire lorsqu’elle parle des paludiers et de leurs méthodes pour se battre.


| Oh, à mon grand dam les gens des paluds ne sont pas les vassaux les plus obéissants qui soient. Ils ont leurs propres techniques et stratégies, ils obéissent à mes ordres bien sûr, mais ils ne sont pas du genre à tenir une ligne à terrain découvert. Ils doivent vivre, manger et se déplacer silencieusement, avec une grande économie de moyens. Ils n’ont ni armes ni armures, de fait, et n’ont pas les moyens d’en produire. Ils n’en ont pas non plus la volonté. Je ne suis pas sot au point d’ignorer leurs qualités, quand bien même je ne suis pas friand de cette manière de me battre. Je ne suis pas du genre à m’embusquer dans les roseaux, sans équipement et peinturluré pour harasser l’ennemi des heures durant. Je préfère affronter l’ennemi face-à-face, c’est plus simple, pour quelqu’un comme moi. |


Se dévaloriser, même en plaisantant n’était pas dans les habitudes des souverains, en tout cas pas de ceux du sud. Mais tout en envoyant ce signal à la princesse, je concédais une vérité ; j’étais tacticien mais avant tout moi-même défini par mon apprentissage de la guerre. Me battre comme les autres souverains du sud parmi la cavalerie lourde pour détruire l’ennemi et emporter ses lignes dans de terribles charges, ou à pied parmi les lignes de l’infanterie lourde, la haranguant et l’aidant à tenir autour de la bannière de Winterfell. C’était ainsi que j’avais appris la chose. Ainsi que je la menais depuis plus de deux décennies maintenant, depuis mon plus jeune âge… Et les raids des sauvageons sur l’Île aux Ours. Je hochais la tête aux paroles suivantes de la princesse. Elle pensait connaître l’hiver. Et je ne doutais pas que les Îles de Fer soient rudes.


| Soit, vous connaissez l’hiver des Îles de Fer. Mais peut-être un jour connaîtraient vous le véritable hiver. Si je vis jusque là ? Nous verrons. |


Rien n’était moins sûr. Je pensais être en sécurité, parmi les troupes et les nobles de pays inconnus ou amis, voire ennemis, mais tous surveillés et contraints. Mais Harren pouvait tenter quelque chose. J’en doutais, mais ça restait possible. Quelque part, je l’espérais. S’il s’en prenait à moi, j’aurais tout le Nord derrière moi, et quantité d’alliés devant cette infamie. Et si je trépassais dans sa tentative, alors soit. Elle me donnerait une victoire posthume. Mais je ne pensais pas le vieil homme assez affaibli par le poids des ans pour succomber à cette facilité apparente ; il voulait une victoire complète sur moi, sur ses vieux ennemis. Pas un coup de dé qui risquait de rebattre toutes les cartes. La princesse rit à mes paroles, mais continue de me tancer. Elle sous-entend encore des immondices, mais qu’importe. Elle n’avait pas tout à fait tord. Sigyn avait été une chienne. Par ma faute. Par celle de Bran. Par les Dieux, jamais je ne me débarrasserais de cette histoire.


| Je doute pouvoir un jour vous trouver aimable, Altesse. Sans doute est-ce dû à mon éducation. Les femmes à fort caractère ne me réussissent pas, ou l’inverse. Feue mon épouse en a malheureusement fait les frais. |


Mon ton s’était fait glacial. Ressasser ce genre de souvenir me donnait l’impression d’étouffer, mais j’enterrais ce ressentiment et cette vieille blessure dans le blizzard que mon père avait jadis fait émerger en mon for intérieur, un blizzard froid, glacé, qui recouvrait toujours tout du pragmatisme le plus abject, le plus inhumain. Qu’importe. Je suis là pour vaincre. Je coulais un regard peu amène vers la princesse alors qu’elle rempilait sur le sujet des Targaryen. Je n’en portais pas l’héritière dans mon cœur, loin de là. Je l’avais trouvée bien trop impétueuse, bien trop rigide, pour être capable de s’opposer seule au Noir. Plusieurs fois, elle avait frôlé l’affront diplomatique. Toutefois, j’estimais Myria Hoare plus intelligente que ça, elle devait bien avoir compris que le sujet était trop gros pour passer.


| Oh, et vous n’avez à cœur que l’indépendance et l’intérêt de chacun des royaumes contre ce vil ennemi commun qui n’aligne qu’un dragon et une poignée d’hommes ? Ils ne peuvent pas l’emporter. Ni sur vous. Ni sur moi. Ni sur le Val ou l’Orage. Ils ne sont pas le menace, pas pour moi en tout cas. Pas avant de vous avoir passé dessus. Et que peuvent-ils, à un contre huit ? Ne me jetez pas cet os malheureux à ronger. Je n’ai rien à gagner dans un conflit avec Peyredragon alors que j’ai des sauvageons qui marchent sur Winterfell par dizaines de milliers. Et ne me faites pas croire que nous sommes tous semblables. Mes nordiens n’ont rien à voir avec des fer-nés, ni même avec des riverains. Ce sont des loups. Nous sommes terriblement différents, vous et moi. Et je ne pense pas que vous soyez aveugle au point de ne pas le voir. Mais soit, marchons. Entretenons l’illusion de nos ressemblances encore un instant. |


Ah, le voilà, l’Hiver. Les prédictions funestes de la fin de l’ère, et les promesses pire encore de celle à venir. Je ne propose pas mon bras à la princesse comme j’ai vu des princes sudiens le faire. Elle n’a pas besoin d’aide pour marcher, et je ne tiens pas à m’abaisser non plus à cela.


| Dites-moi sans détour ; qu’attendez-vous réellement de cette embuscade de couloir ? Harren n’a pas l’intention de défendre le Mur et je n’ai pas l’intention de lui pardonner ses félonies. Je connais assez bien votre beau-père pour savoir qu’il va m’attaquer tôt ou tard, probablement sitôt après avoir reçu la nouvelle de ma victoire ou de ma défaite dans le véritable Nord. |






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