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Farewell, my love
MessageSujet: Farewell, my love   Dim 23 Juil - 16:55

J’ai réussi à voir tout le monde dans les temps. Ce fut un sacré marathon, d’autant que j’avais aussi à écouter le rapport des avant-gardes et des chefs de division. Mais déjà dans le lointain se mettait en route l’armée du Roi du Nord et du Roi du Conflans. L’armée des Rois, comme on commençait à l’appeler. Direction Beaumarché, qui n’était pas défendue selon nos informations. Bref. Des dizaines de milliers d’hommes se préparaient, rejoignaient leurs unités, rangeaient leurs affaires ou se mettaient en marche et la cohue était indescriptible, même si je savais très bien que sous ces dehors chaotiques, l’armée continuait de se mouvoir avec une certaine aisance. C’était bien là le principal. J’avais réussi à organiser un véritable marathon d’entrevues. Et maintenant que tout était prêt, décidé, je pouvais m’adonner à mes propres adieux avec cet endroit. La veille, j’avais déjà croisé Rhaenys. Je l’avais embrassée, je l’avais serrée contre moi, je lui avais communiqué en quelques secondes toute la reconnaissance et la fierté possible, mais j’avais dû la laisser aussi vite, après lui avoir glissé quelques mots en valyrien, cette petite phrase de connivence, cette façon que j’avais de l’appeler, ou plutôt de la surnommer. Et j’avais passé la nuit à travailler, à écouter le rapport des estafettes, à donner des ordres pour le ravitaillement des troupes et à organiser la marche sur Vivesaigues. On m’avait informé au Nord des rumeurs de retour d’une flotte fer-née, et j’avais aussi pris le temps d’écrire, à Dorne notamment.


Les yeux rougis par la fatigue, j’avais encore rencontré une princesse et une ambassadrice au petit matin, mais mon épouse avait déjà déserté le lit que nous nous étions réservé lorsque j’étais venu la rejoindre pour grappiller une demie-heure de sommeil. Je m’étais endormi tout habillé de mes cuirs de monte, drapé dans ma propre cape et m’endormant aussi sec, bottes encore aux pieds. En campagne, je pouvais dormir à peu près où je voulais, et n’importe comment. On me réveille. Un sergent nordien à pied, empoignant d’une main sa lance et de l’autre, me tapotant l’épaule en me donnant du « Sire, l’Impératrice est revenue ». Je grogne en me relevant et l’homme disparait. Je mets un petit temps, clignant des yeux, pour me relever tout à fait et me frotter le visage. Je me débarbouille en vitesse, avant de sortir. Je demande à ce qu’on me prépare une petite escorte ainsi que quelques vivres, et me mets bien vite en quête de mon épouse. J’apprends en m’éloignant du petit château, que l’Impératrice est près du fleuve avec sa dragonne.


Je chevauche à la tête de dix Gardes Demalion et nous avançons au trot jusqu’à sa position. Je démonte en l’apercevant près de la rivière, tandis que quelques aides de camp m’emboitent le pas. Je m’approche de Rhaenys, un mince sourire aux lèvres, fendant ma barbe, alors qu’elle parle à sa dragonne qui boit dans le fleuve. A distance et sous le couvert des arbres, les suivants montent une petite tonnelle pour nous abriter du vent et de l’orage qui menace, tout en disposant sur un de mes établis de campagne quelques victuailles. Ils laissent également de grands sacs à proximité, puis reculent et repartent vers la ville. Les Gardes eux, restent à distance et se replient en haut du bosquet, nous laissant notre intimité. En quelques instants, nous sommes seuls avec Meraxès. Je m’approche d’elle et lui prends la main dans la mienne, la porte à mes lèvres et l’embrasse doucement.



| Maintenant et à jamais, je suis ton débiteur… Avy jorrāelan, Jentys-zaldrïze |


Je montre du doigt la petite tablée mise à l’abri des arbres et de la toile tendue.


| Je sais que tu dois prendre ton envol très bientôt, mais mangeons ensemble. Après, qui sait quand nous pourrons nous retrouver ? Je t’ai fait préparer des vivres et des équipements dans ces fontes, en cas de besoin ou de contretemps sur la route. Viens, mangeons un morceau, et tu pourras me raconter exactement ce qu’il s’est passé hier…. |



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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Lun 24 Juil - 15:51






Haye-Pierre
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Je m’étais envolée tôt ce matin. Avec les évènements de la veille, Torrhen n’était pas venue se coucher et me rejoindre. Je devais l’avouer, cela m’avait fait bizarre et rappelait brutalement que nous étions en guerre. L’accalmie dû à notre mariage était bel et bien fini. Je m’en allais aujourd’hui pour rejoindre la baie de la Néra, sans aucune certitude de revoir mon époux avant mon départ. Je devais encore préparer tant de choses, et m’entretenir avec Baâl et Orys. Son retour dans ma vie était encore étrange, et je ne savais franchement pas comment je devais me comporter avec lui. Ma Main avait essayé de me glisser un mot à ce sujet mais je l’avais arrêté. Nous avions des choses bien plus importantes à traiter que cela.

Nous n’étions pas allés bien loin avec Meraxès. Elle avait fort volé la veille et nous avions encore de la route aujourd’hui. J’avais cependant tenu à explorer une dernière fois plus en avant et donner des informations à nos hommes. J’avais également recherché les traces des fuyards de la veille, mais en vain. Ils n’étaient pas revenus sur leur pas et avaient fui je ne sais où. Peu importe. L’intervention de Mexarès avait suffi et ils n’étaient pas prêts de revenir dans les parages.

Ma dragonne nous avait naturellement ramené jusqu’à la rivière. J’avais profité qu’elle s’y abreuve pour laver le sang séché qui recouvrait encore ses écailles. Ebrion en profitant pour lui grimper dessus et aller mordiller ses oreilles en signe d’affection. Il avait ensuite entreprit d’essayer d’attraper mes mains, me ralentissant mais me faisait rire. Une vraie terreur celui-là. Je l’avais attrapé une fois Meraxès propre pour nous immerger tous deux dans l’eau. Il couina en sentant la fraichesse du liquide et voulu en sortir tout de suite, mais son ainé m’immergea en plongeant sa guerre dans l’eau. Je poussais un cri avant de le rattraper de justesse et me tourner vers Meraxès. Je la rouspétais, pointant un doigt vers elle alors qu’Ebrion s’enroulait autour de mon cou. Il venait d’avoir la peur de sa vie, et moi aussi. Il était encore trop jeune pour savoir parfaitement nager dans l’eau. Meraxès renifla de frustration avant d’abaisser sa tête en signe de compression. Je lui caressais le museau, mais elle l’enfouie de nouveau dans l’eau pour boire. Je lui caressais encore un instant les écailles, tout en lui indiquant de se reposer car nous avions beaucoup de route cet après-midi. Je sus, avant de le voir, que quelqu’un s’approchait. Les oreilles de la dragonne se mirent en arrière et elle se retourna aussitôt vers… Torrhen. Un sourire de dessina sur mon visage. Luka Meraxès soufflais-je à ma sœur, avant de m’avancer vers l’autre et le rejoindre. Il prend ma main et la porte à sa bouche me l’embrasse pour me saluer. Je n’aurais pas été trempée, je l’aurais étreint, mais je me contentais là de passer le dos de ma main sur sa joue râpeuse. Rytsas Jentys-Zokla lui dis-je d’abord en valyrien, puis ajoutais en langue commune. Je suivi la direction indiquée du regard et sourie un peu plus en voyant ce qu’il avait fait préparer. Accordes moi deux minutes le temps de me changer et je serais tout à toi lui répondis-je, avant de déposer un léger baiser sur ses lèvres puis m’éloignais. Je récupérais le sac que j’avais dénoué du dos de Meraxès, en sortait une serviette et une robe sèche. Je me plaçais dans le giron de ma dragonne allongée sur le sol. Ses pattes et sa queue étaient suffisamment grande pour me cacher des regards indiscrets alors que je me changeais. Une fois une robe écrue très simple se fermant en cache-cœur enfilée, et Noire-sœur accrochée à ma ceinture, j’étendais l’une des tenues de voyage que je portais sur le sol sec au soleil, afin qu’elle sèche. Une fois fait, je retournais vers mon époux et cette fois, je puis l’enlacer et déposer un vrai baiser sur ses lèvres. Vous m’avez manqué cette nuit cher époux. J’ai craint de ne pas te voir avant mon départ lui avouais-je avec franchise. Je suis heureuse que tu ais pu trouver un peu à m’accorder. J’imagine sans mal combien tu dois être occupé et partant, je ne peux pas t’aider. Je m’écartais de lui pour m’installer en face de lui. Je pris un morceau de nourriture pour le manger. J’imagine qu’on t’a déjà raconté plusieurs fois les évènements de hier. Je ne vais pas t’embêter un peu plus avec cela. Parles moi plutôt de tes retrouvailles avec ta fille





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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Lun 24 Juil - 23:56

Le temps était mitigé. Je sentais dans mes vieux os que l’hiver venait, et les trombes d’eau avec ses prémices, les orages parfois violents sous ces latitudes, avant que la neige ne tombe et que les rivières ne gèlent. Je devais me précipiter au-devant de l’ennemi si je voulais régler tout ceci avant l’hiver. Mais je savais également que je n’avais pas toutes les chances de mon côté pour l’emporter d’un coup d’un seul. Harrenhal n’avait jamais paru si proche et si éloigné à la fois. Peu importait au final. J’avais la patience. Huit ans que j’attendais ma revanche, et l’ennemi semblait prêt à nous l’accorder d’une manière ou d’une autre. Je regardais mon épouse. Si jeune. Si solide et pourtant, sous toute son armure, si fragile. Je ne me battais plus que pour moi, désormais. Je n’avais plus le même nom. Le souvenir de Sigyn s’éffilochait et ceux de mes frères se faisaient moins lancinants. Je me battais plus pour mes enfants que pour moi, aujourd’hui. Et par-dessus mon ambition j’essayais surtout d’y mettre le souci de me battre pour les enfants de tous les autres parents de Westeros. Une guerre unique, qui mettrait fin à toutes les guerres. L’idée était belle. Aussi belle et terrible que la femme que je regardais prendre soin d’une terrible bête de guerre.


La dragonne se tourne vers moi. Elle est très grande, comme toujours, et menaçante sans jamais se montrer tout à fait hostile. J’ai toujours peur, bien sûr, mais comme toujours je fais face sans ciller. La jeune impératrice sourit, et me caresse le visage en m’appelant par un de ses surnoms valyriens. Elle me demande quelques instants pour se changer, et son baiser qui me frôle m’électrise, mais je respecte sa demande. Elle est ma femme, mais je n’ai pas à m’immiscer dans son intimité à chaque instant ; je ne m’approche pas quand elle change de tenue. Je me détourne et observe la rivière. Son cours si tranquille charriera bientôt le sang de tout un royaume qui va s’étouffer dans la mort de milliers de ses enfants. Elle revient avec une petite robe qui la met en valeur sans trop en dévoiler, et son épée à son côté. Et la voilà qui me revient et m’embrasse… Je lui souris, content de la sentir près de moi.



| Toi aussi, tu mas manqué. Je me suis trop habitué à t’avoir près de moi, maintenant. Ces prochains mois me sembleront terriblement longs, maintenant. Je n’aurais ni femme ni enfants à mes côtés, pour la première fois depuis bien longtemps. Et du temps pour toi, j’en trouverais toujours. |


Je m’éloigne un court instant d’elle, mais c’est pour mieux déplier mes bras autour d’elle pour l’enlacer contre moi. Avec douceur d’abord, puis plus fort, pour lui faire comprendre le poids de la reconnaissance. Je la serre contre moi mais frôlant son nez du mien, ses lèvres de ma barbe, je plonge mon regard dans les iris violettes de mon épouse, dans les flammes rougeoyantes qui habitent ses yeux et qui me captent depuis le tout début. Bien avant de l’aimer, je m’étais déjà perdu dans ce regard.


| Tu as sauvé ma fille, hier. Et tu as sans doute sauvé l’Empire. Ce que tu as fait n’était pas anodin. Si tu étais morte, si Alysane Tully était tombée, si ma fille était morte, nos ennemis nous auraient encerclés, nous aurions été désunis et vaincus. Tu as sauvé la prunelle de mes yeux, et tu as protégé les fondations de ce que nous construisons, ici. Je te suis à jamais redevable pour ton courage et ta prise de risques, Rhaenys. | je n’employais d’ordinaire son prénom qu’assez peu, signe de mon sérieux. | C’est la femme que je remercie et que j’honore, et non l’Impératrice. Mon honneur est tiens depuis deux semaines, mon épée est tienne depuis des mois, mais mon cœur et ma foi sont à toi, maintenant et à jamais. | J’avais soufflé ces derniers mots, humant ses cheveux qui reposaient contre mon torse, l’enlaçant plus fort encore, avant de la relâcher. | Ma fille me manque. Et elle n’est plus la jeune louve qu’elle était autrefois. Elle s’est beaucoup aguerrie, au Roc. Elle est à bonne école avec sa Lannister de belle-mère. Je pense qu’elle désapprouve la neutralité de ses beaux-parents mais elle a une marge de manœuvre limitée. Je ne suis pas convaincu de sa sécurité, là-bas. Et je vais devoir y remédier, tout en convainquant les Lannister de ma force, intacte et plus que jamais résolue. |



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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Mar 25 Juil - 16:13






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Je me rendais bien compte de combien je m’étais habituée à la présence du Roi du Nord à mes côtés. Il n’était pas le seul à penser que cela allait être étrange dans les semaines à venir. Nous devions nous retrouver d’ici un mois, pourtant. Ce n’était pas si long que cela. Et pourtant, ça allait nous le paraitre, à l’un comme à l’autre. Nous avions passé énormément de temps l’un avec l’autre, principalement depuis notre mariage d’ailleurs. Cela m’avait fait étrangement bizarre cette nuit lorsqu’il n’était pas revenu. Et à voir son visage, il n’avait guère dormi. Je m’en voulais de m’en aller aujourd’hui et le laisser gérer tant de choses. Mais je ne pouvais pas repousser ma venue à Fengué. La Reine Argella m’y attendait, et nous l’avions prévenu de mon arrivée le soir même. Si je ne me présentais pas, elle s’inquiéterait et s’en offusquerait ensuite. Comme je le ferais à sa place d’ailleurs. Non, je ne pouvais pas rester. Torrhen était à même de se débrouiller seul, et de venir à bout de toutes ses nouveautés. Et cela lui permettra de profiter aussi de sa fille. Mon absence dans les parages ne pourraient pas faire de mal sur ce point. Ces ? Je ne devrais être partie que quelques semaines, quatre au maximum. Tu me connais, je suis incapable de rester en retrait, et laisser les autres guerroyer à ma place… Et qui sait quelles folies de santé tu feras si je m’absente trop longtemps. lui glissais-je malicieusement. Quatre semaines, pas plus. C’était déjà bien assez pour faire signer la constitution à la Reine fédérée de l’Orage et faire le point avec elle. Je repasserais par Peyredragon avant de repartir. Ça c’était certain. J’avais des choses à récupérer et je voulais rendre hommage à mes dieux valyriens. Ma terre me manquait. Mon château me manquait. Mon peuple aussi. Je voulais les retrouver, même l’espace d’une journée. J’avais besoin de m’y ressourcer un peu.

Le nordien m’enlaça et je me blottis dans son étreinte, en prenant garde à ne pas écraser Ebrion et l’empêcher de mordre la tenue de Torrhen. J’aimais ce côté tactile qu’il avait à mon encontre. Je savais que cela n’était pas dans sa nature et j’appréciais ces gestes à leur juste valeur. Et, je sentais qu’il ne le faisait pas uniquement parce que j’allais partir. Il y avait quelque chose d’autre, mais je n’aurais su dire quoi. Cette interrogation pris fin lorsqu’il me parla, ses yeux plongeaient dans les miens. Et, je devais l’avouer, je ne m’étais pas attendue à cela. Je l’écoutais sans l’interrompre, notant tout le sérieux de ses paroles, et leur portée. Il m’enlaça de nouveau, me serrant fort contre lui avant de me donner un peu plus de leste. Je posais ma main sur sa joue et déposais un baiser doux sur ses lèvres. Je suis heureuse d’avoir pu préserver la femme et la fille de Lyham. Cela l’aurait brisé si elles étaient mortes… Et il aurait sans doute perdu foi en nous. Je m’arrêtais un instant pour le regarder droit dans les yeux. Concernant Jeyne… Tu n’as pas à me remercier Torrhen. Elle fait partie de notre famille. Que je ne sois pas sa mère, et qu’elle soit mariée à un Lannister ne changent rien à cela. Elle est ta fille, elle est nôtre. Je suis heureuse d’être arrivée à temps et je n’aurais pu me le pardonner s’il lui était arrivé malheur. Et j’étais sincère. Je prenais soin de mes gens, et encore plus de ceux que je considérais comme appartenant à ma famille. « Le premier de nos devoirs, c'est de veiller sur notre famille et les gens qu'on aime. Et l’amour vers le peuple comme avec les tiens ». C’est l’une des premières choses que m’a appris mon Père et à laquelle je crois. Walton, Jeyne, Jon,et toi, appartenaient à ma famille. Je serais un piètre Dragon si je me soucie des risques encourus au lieu de vous venir en aide. Je lui fis un sourire tendre et caressais sa joue une fois de plus. Puis je m’installais sur la chaise et posais Ebrion devant moi, avant de lui fournir un morceau de viande auquel il s’attaqua aussitôt en poussant de petits couinements de joie. Nous changeons tous, mais est-ce réellement un mal ? C’est normal qu’elle t’ai manqué. Et même si cela signifie déléguer plus à Baâl et à tes généraux, je pense qu’il est important que tu passes du temps avec elle. Qui sait quand tu en auras de nouveau l’occasion ? Et pas seulement pour parler politique. Elle est ta fille avant d’être la princesse de l’Ouest, ne l’oublie pas. Prends avant tout de ses nouvelles. Donnes lui des nouvelles de ses frères. Interroges la sur sa nouvelle vie. Assures-toi qu’elle soit heureuse et en bonne santé avant d’entamer des pourparlers diplomatiques. Tu le regretteras plus tard si tu laisses des divergences politiques vous séparer. Et chaque que, peu importe son âge, un fille aura toujours besoin de son père. Je donnerais tout pour avoir encore le mien à mes côtés.





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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Mer 26 Juil - 23:53

[HJ Par contre je viens d’y penser ; on se voit le jour de ton départ mais pas le jour d’arrivée. Il y a de la distance entre toi et Argella !]


C’était toujours surprenant de se rendre compte à quel point les choses avaient pu évoluer rapidement. Un an auparavant, je n’en étais encore qu’à parcourir le Nord, édifiant des ponts, regardant comment tracer le sillon de routes et de chemins, ou planifiant l’assèchement de marais. Je ne butinais que la gueuse et uniquement celles que j’avais soigneusement sélectionnées ; hors de question de laisser mon plaisir dépendre de quelque manière que ce soit du hasard, de l’impondérable, voire du danger. Mes enfants ne me connaissaient pas et poursuivaient leur apprentissage tout en me respectant, mais à distance. Je n’étais jamais qu’un chef de guerre qui se sustentait comme il pouvait de la paix. Et voilà que j’étais devenu un véritable « bâtisseur » ; je parachevais la construction non plus d’édifices mais d’une structure politique et sociétale, que je forgeais dans l’ardent creuset de la guerre. Je ne cherchais plus l’amélioration, je partais de zéro pour construire quelque chose de nouveau et d’unique. J’avais commencé à forger tout cela seul comme jamais, mais j’avais continué entouré et protégé, quelque part. Protégé des autres mais surtout protégé de moi-même. Je souris à ses paroles. C’était agréable que quelqu’un s’inquiète pour vous, vous pouvez me croire.


| Nous verrons bien, mais je suis le mieux placé pour savoir qu’à la guerre rien n’est jamais sûr à l’avance, qu’il n’y a jamais de victoires faciles ni de campagnes véritablement courtes. Je sais que tu te mettras en danger, mais fais-le avec raison. Ne va pas risquer notre premier atout… Et je ne parle pas de Meraxès. |


Je passais volontairement sous silence ma propre implication dans les combats qui allaient bientôt avoir lieu. La jeune femme vient se tasser contre moi lorsque je la serre dans mes bras. Je sais qu’il n’y a pas d’amour dans cet étreinte, mais cela n’empêche pas l’affection. Qu’importe. Je ne peux pas m’empêcher de l’aimer pour ce qu’elle est et ce qu’elle change en moi, mais je n’étais plus de ces jeunes chiens fous qui considéraient leur vie comme perdue s’ils n’étaient pas tendrement ou passionnément aimés par quelqu’un. Je vivais pour la guerre, et dans la guerre il n’y avait nul besoin d’amour. Elle m’embrasse doucement et me caresse la joue, alors qu’elle évoque Lyham et Jeyne. Je hoche la tête, serein et compréhensif, en fonction de ses paroles.


| Oui. Lyham ne nous pardonnerait pas des pertes dans sa famille, et je sais que tu considères mes loupiots comme les tiens, même s’ils ne te le rendent pas. Qu’importe. Pour tout cela, je suis ton débiteur. Et ton père était un homme sage. On ne tire, tout-puissants que nous sommes, notre pouvoir que sur la volonté du peuple, même si nous sommes parfois en position d’en imposer. Et nous dépendons plus encore de la volonté de nos proches. Je suis bien placé, et toi aussi, pour savoir à quel point ils nous sont indispensables… |


Je l’embrasse sur la jointure de ses mains, laissant couler les mots, lourds de sens, entre nous. Elle joue avec Ebrion mais en vue de le nourrir. Je m’asseois dans le siège en face du sien, et nous sommes séparés maintenant d’une petite table avec quelques victuailles dessus. Rhaenys me parle de ma fille, m’incite à aller vers elle. Pas seulement pour l’Empire, mais surtout pour notre famille. Je hochais la tête, et je reconnaissais aussi la sagesse de ses mots. Elle avait visiblement été éduquée dans une famille soudée et unie. Je n’avais pas su faire cela des quinze dernières années, et je le regrettais beaucoup. Un intense sentiment de culpabilité me tenaillait les tripes, la sensation était aussi désagréable que malvenue. Je lui souris, mais c’est un sourire triste.


| Non, ça n’est pas un mal. Mais je crains de l’avoir envoyée dans la gueule du Lion, pour nous assurer la paix. En sus du fait que cette manœuvre a échoué. Les Lannister ne nous rejoindront pas, je ne le pense pas. Mais pire, ils laissent des milliers des leurs prendre les armes contre nous. Mais tu as raison, sur le fond. Je les ai trop rendus soucieux de leurs devoirs. J’ai trop attendu d’eux. Je pensais les protéger en faisant d’eux des adultes dès que possible, mais je les ai blessés. J’ai été un Roi jusque dans ma propre famille, et jamais vraiment un père... Toi en revanche, tu as l’air d’en connaître déjà les ficelles. Et je m’en félicite. J’aimerais que nos enfants, lorsque les Dieux nous en donneront, soient unis. Mais pas qu’entre eux. Avec mes loups, aussi. J’ai tellement peur que la guerre ne m’éloigne à nouveau de cette responsabilité. |



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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Sam 5 Aoû - 15:47






Haye-Pierre
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Je fais un sourire rassurant à Torrhen alors qu’il s’inquiète pour ma personne. Il ne le devrait pas. Je suis une guerrière, une Reine, une impératrice, une chevaucheuse de Dragon. Je suis moins fragile, moins vulnérable que la majorité des autres femmes. Et, il le savait en m’épousant, je n’étais pas femme à rester en retrait, et laisser ses hommes accomplirent des choses qu’elle n’était pas elle-même capable de faire. Si mes troupes étaient aussi fortes, aussi motivés, c’est d’ailleurs dû à cela. Il me l’avait déjà dit, ma présence et mes combats les inspirent. Il n’était tout simplement pas question que les choses changent. Je ne resterais pas en retrait Torrhen. Tout comme tu en serais incapable. Mais rassurez-vous cher époux, je ne compte pas rejoindre mes aînés alors qu’il me reste encore tant à faire. Nous avons une dynastie à fonder après tout. lui dis-je pour alléger l’atmosphère. Je ne voulais pas que nous nous quittions avec tensions ou angoisses. Ainsi-je ajoutais-je Je te promets d’être prudente.. Et il le savait, je suis femme à tenir mes promesses.

Il m’enlace et je profite de cette étreinte qu’il m’offre. Je sais qu’il est touché par mon acte qui pourtant n’a rien de surprenant. J’ai agis comme je le devais, comme lui aurait pu également le faire. Mes Dieux m’avaient permis d’arriver à temps avant qu’il ne soit trop tard. J’avais pu sauver les personnalités du convoi, même si, malheureusement, des morts étaient à déplorer. Je regrettais d’ailleurs de ne pas les avoir vu plus tôt, de n’avoir pas pu épargner plus de vies, mais je me garde de le dire. Je le sais bien, je ne peux pas sauver tout le monde. Je peux m’estimer déjà très heureuse que la famille de notre nouveau Roi et la fille de mon époux soient saufs. Je pose ma main sur sa joue et lui réponds doucement. J’espère un jour être aussi sage que lui. Parler de mon Père était devenu facile avec les années. Je ressentais toujours sa perte – rien ne saurait la faire disparaitre – mais la douleur était moins forte que la paix que cela m’apportait de penser à lui. Tu ne me dois rien. Et si tu y tiens, alors prends soin des miens lorsque je serais loin. pas besoin de lui dire pour qu’il comprenne que je lui parlais autant de Baâl que d’Orys.

Il m’embrase mes mains, puis je le quitte pour m’installer face à lui. Je joue quelques instants avec mon dragonneau avant d’évoquer le sujet de Jeyne. Je sais que cela est délicat mais qu’il m’écoutera malgré tout. Je savais quel père il avait été pour ses enfants, un père absent à cause de la guerre. Ses enfants lui en voulaient surement pour cela, mais avais-tu eu d’autres choix que de celui de mener ses troupes et défendre son pays ? Et j’étais persuadée qu’il n’était pas trop tard. Il ne pourra jamais rattraper les années perdues, c’était indéniable, mais il pouvait malgré tout reprendre une place dans leur vie, et en l’occurrence dans la vie de son unique fille. Tu ne pouvais te douter de la versatilité des Lannister. Je pense malgré tout que cela n’a pas été vain et que ta fille n’apprécie guère que des Ouestriens viennent massacrer les siens et mettre en danger la vie de sa famille. Je lui fis un sourire tendre. Tu n’es pas parfait Torrhen et tu ne peux tout savoir, si on ne te l’a pas enseigné. Je connais ces ficelles parce que je les ai apprises auprès des miens. J’ai eu la chance d’avoir pour modèle de bons parents. C’est grâce à eux que toute ma fratrie a toujours été si unie. Ils n’étaient pas non plus parfaits, loin de là, et eux aussi ont commis des erreurs parfois. Mais on apprend de ses erreurs. Et tu n’es pas l’exception à la règle. Il n’est jamais trop tard pour arranger les choses. Et si tu dois suivre qu’un seul de mes conseils, ce serait celui de faire la paix avec toi-même et tes enfants. Parle leur Torrhen. Explique-leur. Excuse-toi aussi si cela est nécessaire. Et fait leur savoir, ressentir que tu les aimes, et qu’aussi imparfait as-tu pu être dans ce rôle, tu es leur père et tu seras là pour eux. Je ne dis pas que ce sera facile, mais ils le méritent. Tout comme toi… Et si cela peut te rassurer, je te fais la promesse que je ne te laisserais pas t’éloigner de cette famille que nous fonderons. De toute manière, je ne saurais rester à élever nos enfants, rester indéfiniment en retrait alors que tu mènes des guerres. Je suis Dragon, je suis Guerrière. Alors attends-toi à aussi changer des changes le temps que moi aussi je guerroie. ajoutais-je un grand sourire aux lèvres.






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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Dim 6 Aoû - 18:33

J’essaie de raisonner Rhaenys, mais je n’y arrive pas. C’est frustrant, agaçant même, d’une part parce que j’ai l’habitude de commander, ensuite parce qu’elle ne semblait pas avoir conscience de ce qu’elle représentait aujourd’hui, ni pour son Royaume, ni pour l’Empire tout entier. Mais d’un autre côté, c’était pour cela aussi que je l’aimais, qu’elle avait fini par remplacer l’inimitié et la méfiance initiale par une confiance sincère et profonde, et un amour naissant. C’était sa magie à elle, de provoquer ce genre de changements. Et un miracle quand on considérait ma situation, quelques mois plus tôt. Veuf, torturé par la douleur lancinante d’un veuvage terrible qui m’avait chamboulé. Trahi jusque dans ma couche auprès de la jeune nymphe qui partageait mon intimité depuis deux ans. Rhaenys m’avait bousculé, mais avait ensuite su recoller les pièces capables de me faire ressentir de l’affection, et même de l’amour. Je lui devais beaucoup sur ce point. Plus que pour l’avenir de mes enfants et que pour la vengeance, mes objectifs de guerre étaient aujourd’hui plus politiques, plus personnels aussi. Rhaenys finit par céder à mon insistance et me promet sa prudence, je sais que j’ai déjà acquis tout ce que je pouvais espérer, je n’allais pas l’embêter plus longtemps.


| Soit, je me satisferais de cette promesse. Quant à cette dynastie, il va nous falloir mettre plus de cœur à l’ouvrage, nous allons peut-être être séparés longtemps… | lui lançais-je d’un regard en coin plein de sous entendus.


Je savais que ma jeune épouse était friande de séduction, et qu’elle vivait son existence de manière passionnée. Elle avait besoin de se sentir désirée, et je n’avais pas à surjouer de mon côté pour le lui faire sentir, bien au contraire. Ce n’était ni le lieu ni le moment, mais je lui faisais comprendre qu’elle allait me manquer à tout point de vue, d’autant que je n’avais plus d’ « amie » dans les bagages de mon armée, comme Mathie jadis. Rhaenys et moi partageons une étreinte, brève, mais étroite. Je dois beaucoup à mon épouse ; si elle n’avait agi, il y aurait eu une catastrophe qui aurait pu marquer la fin de l’Empire, aussi tôt après son avènement. Je hochais la tête quand elle me demanda de protéger son frère, et sa main. Je n’aimais pas Orys Baratheon, je respectais Forel, mais dans les deux cas, j’opinais lentement du chef, tout ce qu’il y a de plus sérieux.


| Je te le promets. Ils tiendront mes positions et surveilleront mes arrières. Je t’en donne ma parole. Mais j’exigerais malgré tout autant d’eux que de mes autres officiers ; il ne peut y avoir de traitements de faveur dans notre armée. |


C’était évident ; l’Empire ne pouvait subsister si personne ne croyait en nos principes d’égalité et plus que ça, d’équité. Si nous maintenions nos proches à l’abri, nous ne valions pas mieux que certains de nos ennemis et sans doute pire encore que d’autres. Le sourire de Rhaenys sur le sujet de la famille, sujet bien plus tendancieux et douloureux pour moi que la guerre, me permet de me calmer un peu, d’arrêter de tout le temps ressentir ce manque, cette angoisse, lorsque je suis convaincu de mes manquements de père. Les mots de mon impératrice sont durs, mais justes. Elle ne juge pas, mais elle décrit. Son attachement évident à la famille et plus précisément encore, à la mienne, m’allait droit au cœur. Elle sourit en sus, quand elle évoque notre famille à venir. Le truc c’était quand même que je restais bourré d’incertitudes…


| L’amour rend faible, toutefois, Rhaenys. On a utilisé ça contre moi jadis… Et quand j’ai cru avoir repoussé l’ennemi, je m’étais rendu compte qu’il avait su s’immiscer dans mon intimité, et m’a démoli. J’avais su tenir la barre face à des milliers d’envahisseurs, mais j’étais démuni par rapport à ce qu’il se passait dans mon propre foyer. Ce n’est pas quelque chose qu’on oublie… Mais j’ai essayé de parler à mes enfants, mais c’est difficile. Jeyne pense constamment que je me mets en danger, que je mets le Nord en danger, Jon que je le teste quoi que je dise ou que je fasse, et Walton que je ne tiens pas assez à lui pour l’emmener. J’essaie de les rassurer… Mais Jeyne est princesse, maintenant, et elle tient énormément à sa nouvelle famille, sans doute plus qu’à moi, et c’est ma faute. Jon, je ne peux plus le rassurer, ou bien je risque de lui créer des faiblesses aux yeux de ses commandants, à ses propres yeux, même. Et Walton… je suis trop loin pour qu’il me croie. C’est terrible, ma douce, de se rendre compte qu’on a été un Roi convenable, mais que j’ai été incapable de sauver ma propre famille. |


Je n’ai pas pour habitude de faire aveu de faiblesse, croyez moi. Et je suis si touché par le sujet que je me racle la gorge pour me refaire une contenance, j’évite son regard, honteux et gêné aussi bien de mon ouverture honteuse que de mes propres manquements. Je casse une miche de pain entre mes mains, y insère de gros morceaux d’un fromage orange sur je coupe de ma dague, puis le lui avance avant de m’en couper un nouveau morceau.



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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Dim 20 Aoû - 0:19






Haye-Pierre
An 0 Mois 11/12.


Je sais que Torrhen préfèrerait que je reste plus en retrait. Je le comprenais, mais je ne pouvais lui accorder cela. Ma place était sur un champ de bataille avec mes hommes, et dans les airs, sur le dos de ma majestueuse Meraxès. Je ne saurais rester loin des combats, et attendre l’issu du combat bien en sécurité. Je en pouvais exiger de mes hommes des sacrifices que je n’étais pas prête à faire moi-même. L’empereur le savait fort bien et il n’insista pas sur ce point, conscient que cela serait vain. Je soupirais lorsqu’il m’indiquait que la guerre était incertaine et que nous ne pouvions être assurés de nous retrouver comme prévu. Il avait raison, et je détestais cela. Je détestais ces imprévues et tout ce qui pouvaient arriver pendant mon absence. Je souriais cependant à sa taquinerie et lui répondrais doucement Tu as pourtant préféré t’absenter de notre couche pour notre dernière nuit ensembles. Dois-je y voir quelque chose cher époux ? Ce n’était nullement reproche, mais simplement une légère boutade. Je savais très bien ce qui l’avait retenu et je ne lui en voulais nullement pour cela. Nous savions parfaitement l’un l’autre qu’il y avait parfois des choses plus importantes à accomplir qui nous feraient veiller tard.

Quand nous évoquâmes les siens, je rejetais toute gratitude de sa part. Il n’avait pas à en ressentir à mon égard sur ce point. Je n’avais fait que ce que je devais faire. Et comme il y tenait, je lui demandais alors en retour de veiller sur les miens, comme je l’avais fait envers sa fille. Je savais qu’il n’aimait pas vraiment mon frère, non pas qu’il le connaisse mais vis-à-vis du lien particulier que je partageais avec mon Valonqar. Torrhen n’était pas bête. Il avait conscience des difficultés qu’il y avait entre nous et de la souffrance que cela avait provoquée en moi. Et je le savais sincère lorsqu’il me disait qu’il m’aimait. Je ne saurais apprécier une personne qui ferait souffrir un être cher. Je le regrettais, mais je ne pouvais rien y faire. Il fallait que les deux hommes apprennent à se connaitre et s’apprécier sans mon intervention. Tu peux me croire sur parole quand je te dis qu’ils ne demanderont aucun traitement de faveur. Baâl est ma Main et un Général hors pair ; et Orys est un Dragon. Ils n’accepteront pas ne pas faire leur part du marché… Je laissais passer quelques secondes avant d’ajouter. Mais si tu ne puis trouver terrain d’entente avec Orys, appuies-toi sur Baâl. Mon frère est une tête brûlée, mais il écoutera Baâl en toute circonstance et n’ira jamais contre lui… Je ne t’en ai jamais vraiment parlé, mais j’imagine que tu t’en doutes, même si lui n’en montre rien. Baâl est comme un second père pour nous. Nous l’avons toujours connu. Il était l’homme le plus proche de notre Père, son homme de confiance, et désormais le nôtre. Baâl servira jusqu’à sa mort mes intérêts, nos intérêts. Et Orys l’écoutera et le suivra toujours. Alors si tu penses que tu vas rencontrer des difficultés avec mon frère, laisse Baâl le canaliser, le remettre dans le droit chemin, même si cela mets un peu à mal ta fierté…. Et je te parle ici par expérience. Je sais que si Orys est revenu un peu à ma raison, c’est parce qu’il est intervenu même si bien sûr, il ne m’en a pas parlé, et ne le fera pas…. S’il y a bien une personne en qui tu peux avoir confiance en mes hommes, c’est lui. cela me semblait important de l’expliquer à mon époux. Ryry… Ryry était un Dragon, colérique et fier comme seul les Dragons peuvent l’être, entêté et indomptable aussi. Il n’écoutera pas Torrhen s’il estime que l’empereur est en tort. Mais il écoutera Baâl et fera ce qu’il lui dira de faire, et cela même s’il pense que ce premier n’a pas raison. Je le savais parce que j’étais pareille. Il n’existe en ce monde, désormais, plus qu’un homme pour me raisonner et c’est Baâl.

Notre conversation se fait de plus en plus personnelle et intime. J’évoque des choses qui, je le sais, sont délicates pour mon époux. Mais nous nous sommes promis de toujours se parler et nous dire ce que nous avions sur le cœur. Nous avions encore du chemin à parcourir l’un et l’autre, un avenir à construire. Mais pour cela, nous devions être en paix avec notre passé. Torrhen devait parler à ses enfants, admettre ses erreurs et les réparer… Et moi aussi je devais en faire de même avec Orys, je m’en rendais bien compte. Je ne pouvais rester indéfiniment en froid avec lui. Je n’en étais pas capable et cela me demandait bien trop d’énergie. J’avais besoin de lui dans ma vie pour avancer. Tout comme mon époux avait besoin des siens.  Je secoue la tête de gauche à droite quand il affirme que l’amour rend faible. Je ne partage pas son point de vue, même si je peux le comprendre. Je l’écoute jusqu’au bout cependant, sans l’interrompre avant de lui donner ma vision des choses. L’amour nous fait soulever des montagnes au contraire. L’amour est ce qui guide nos pas. Il n’est pas tendre et il peut être brutal. Mais il est l’essence même de notre existence. Sans lui, nous ne serions que des coquilles vides. Je le laissais réfléchir à mes paroles avant de continuer. Je pourrais te proposer de leur parler à ta place, mais je ne le ferais pas. Seul toi peux le faire. Je te sais capable de cela Torrhen. Et si cela est plus facile pour toi, imagine que tu t’adresses à moi. Tu seras surpris dans le bon sens j’en suis sûre si tu leur ouvres ton cœur. Jeyne et Jon sont désormais adultes et ils sauront comprendre.  Quant à Walton, écrit lui pour prendre de ses nouvelles. Racontes lui tes journées, et fait lui part de tes espérances. Même s’il ne te réponds pas, continue de le faire, de lui faire sentir que tu penses à lui, que tu ne l’écartes pas. Il est encore jeune, et il a besoin de son père. Ne lui donne pas l’impression qu’il ne compte pas à tes yeux. Car nous savons tous deux que ce n’est pas le cas…. Mais il a besoin que tu lui dises. Et s’il ne te croit pas, et bien répète lui, encore et encore jusqu’à ce qu’il réalise que tu es sincère. Cela prendra peut-être énormément de temps et d’énergie, mais c’est important. Tu ne dois pas perdre cette bataille… Et je ne te laisserais pas la perdre de toute manière. Nous formons une famille, et je ne cesserais jamais de me battre pour elle. je lui faisais cette promesse les yeux dans les yeux, sur un ton on ne peut plus déterminé. Sigyn avait commis des erreurs, des erreurs que je ne commettrais pas. Elle avait peut-être été une bonne mère, mais elle n’avait pas été une bonne épouse, ni même une bonne chef de famille. Mère n’était pas parfaite, mais elle avait beau détester avoir sous les yeux chaque jour l’enfant illégitime de mon père, elle ne l’a jamais maltraité pour autant, ni n’a essayait de l’éloigner de nous. Elle n’aimait pas Orys, elle ne pouvait l’aimer, mais elle l’acceptait. Et elle est restée aimante avec mon père jusqu’à son dernier souffle. Elle ne s’est jamais détournée de lui, jamais. Et cela peu importe les erreurs qu’il pouvait commettre. Parce qu’Elle était une femme forte, digne, et assez courageuse pour tenir tête à mon Dragon de Père, mais aussi pour lui accorder son pardon.

Je me levais et venais poser ma main sur le visage de Torrhen que j'avais rejoins. J'ai besoin cependant que tu fasses quelque chose Torrhen. Je voudrais que, pendant notre séparation, tu repenses à ce que tu estimes être tes torts concernant les tiens, et que tu les acceptes, les assumes. Mais également que tu le fasses envers Sigyn. Vous avez commis tous les deux des erreurs et il est temps que tu arrêtes de t'imputer sa part de responsabilité. Accepte les choses telles qu'elles sont. Fait la paix avec ton passé Je déposais un léger baiser sur sa bouche. Il n'avait aucune réponse à me donner à ce que je venais de lui dire. Je voulais qu'il y réfléchisse et m'en reparle plus tard s'il estimait que cela était nécessaire. Du coup, je changeais tout de suite de sujet. Je repris ma place, coupais silencieusement des morceaux de viande, puis les posais dans une assiette que je tendis à Torrhen. Prend la viande dans ta main et tends lui. Il va se méfier au début. Il va ensuite piocher rapidement dedans avant de s'éloigner vers moi avec. Ne bouge pas. Laisse le s'habituer à toi, à ta présence. Il risque de te mordiller en récupérant la viande, mais ne t'en fait pas, il ne te ferait pas vraiment mal. Et s'il est décidé, il finira par manger dans ta main. Ebrion avait levé le museau vers la nourriture, mais ne s'avançait pas encore, même si son regard était tourné vers la viande. Il me regarda un instant, attendant que je lui en coupe de nouveau, mais je me contentais de le tourner vers l'homme pour qu'il avancer la récupérer. Torrhen n'était pas Dragon, et Ebrion aura toujours de la méfiance à son encontre. Mais plus il s'habituera à l'homme et moins hostile il se montrera avec lui. Il était encore jeune après tout.






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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Lun 21 Aoû - 0:34

C’était difficile déjà pour moi d’accepter qu’une femme parte à la guerre. Ce n’était pas tant que je ne les croyais pas capables de tuer, je savais très bien que ce n’était pas le cas. Elles étaient au moins autant que les hommes capables de cruauté, de méchanceté pure, et d’instinct de meurtre. Mais la société avait besoin de règles pour la régir, pour en ordonner la bonne marche. Hommes et femmes devaient saigner pour que perdurent lignées et royaumes. Il était plus simple de spécialiser les uns sur les champs de bataille, les autres dans l’épreuve de la couche nuptiale. Je n’avais pas pu assister aux accouchements de tous mes enfants, et traditionnellement dans le Nord, l’Homme n’était pas dans la pièce, il n’y avait que le Mestre et ses aides, les sages-femmes et rebouteuses présentes à ce moment-là. Mais j’avais entendu les cris. Et vu le sang. Enfanter était difficile ; on en mourrait. Mestre Rorshar m’avait dit jadis qu’un mestre dans le Bief s’était intéressé à la mortalité des femmes durant l’accouchement ou les semaines qui suivaient, à cause de fièvres malignes contractées pendant les épanchements de sang et d’humeurs. Et que le taux de pertes n’avait rien à envier à certaines batailles célèbres, combien de cas était-ce déjà, sur mille ? Je ne savais plus. J’étais vieux jeux, pour des sudiens, sans nul doute. Mais j’aimais l’ordre. Et je reconnaissais le mérite de chacun. Rhaenys combattait, et je le concevais. C’était dans sa nature, elle compensait la disparition d’Aegon et Visenya. Mais je la priais de ne prendre trop de risques. Je répondais à sa taquinerie.


| Ciel, t’aurais-je donné le sentiment de te préférer les affaires politiques et militaires ? Comment puis-je me faire pardonner ? |


La question était taquine, mais l’intention sincère. Elle avait raison, sur le fond. J’avais sacrifié du temps pour autre chose qu’elle. Mais c’était cela, l’affaire d’état. Et je ne changerais jamais d’habitude. Pour autant, je devais la ménager. Eviter de répéter les erreurs du passé. Je savais que je n’empêcherais pas Rhaenys de s’adonner à son goût pour son mode de vie hédoniste, mais je devais soigner ma relation avec elle. C’était de toute façon ma volonté ; je l’aimais, après ces huit mois de tractations, d’échanges, de rencontres. Elle ne ressentait pas la même chose. En soi, ce n’était pas important, ce n’était pas par amour que nous nous étions promis l’un à l’autre. Mais cela voulait dire que l’aimant je lui pardonnerais plus que le contraire. Comme avec Sigyn. Je notais d’un signe de tête et avec sérieux les mises en garde de mon épouse, de ses précisions à propos de son frère et de leur relation. Je savais quels avaient été leurs liens. Je savais aussi quels sentiments elle continuait de nourrir, pour lui. J’en serais jaloux à tout jamais, mais résigné. J’avais accepté l’idée qu’un jour, les cornes que je porterais seront imposées par le frère, et par leur relation. En revanche, que jamais Rhaenys ne vienne me reprocher quoi que ce soit de mon intimité, si elle reprenait cette relation-là.


| Je m’appuierais sur ta Main, alors. Je le connais, maintenant, et je l’estime. Peut-être devrais-je éviter de me vanter de nos prouesses nuptiales en conseil de guerre en ce cas, s’il vous considère comme ses enfants d’adoption. | Je plaisantais bien sûr, même si je l’avais lâché d’un ton sérieux. | Pour ton frère, ne t’en fais pas. Je fus Roi vingt-deux années durant, d’un peuple fier, altier. J’ai dû gérer bien des récalcitrants, surtout les premières années, à quinze ou seize ans ce fut le pire. Aujourd’hui je vais sur mes quarante ans et j’ai vécu plus vieux que mon propre père. Plus vieux que mes frères. Je saurais y faire avec Orys ; il m’obéira. Et ma conduite ne sera pas différente avec lui qu’avec les autres. |


Je le précisais même si ça allait de soit. Combien d’époux accepteraient l’idée qu’un jour, leur femme pouvait les tromper avec son propre frère ? Quelque part, l’idée ne me faisait même pas mal ; elle ne serait jamais que la redite du comportement de Sigyn. Et aujourd’hui, j’y étais résigné. L’heure des amours de jouvence était passé pour moi depuis bien longtemps, je vivais dans l’hiver depuis de nombreuses années. Cela ne me rendait pas malheureux, et je tirais du bonheur à être l’époux de cette Reine-Dragon, quoiqu’il m’en coûte. Je l’aimais, et je la protégerais. Sans doute avait-ce était une excellente idée que de jouer cartes sur table dès le début. Elle connaissait mes faiblesses, je connaissais les siennes. Nous les acceptions tous deux. Ce n’était pas un mariage d’amour, mais l’union d’un idéal. Ensemble, tout était devenu possible, et nos horizons s’était élargis. Rhaenys n’est pas d’accord avec ma vision des choses. Mais elle vient d’une contrée de soleils et de tempêtes, d’un univers où elle peut aimer qui elle veut, autant de personnes que son cœur lui dictera. Je viens d’un monde où l’économie est le maître mot, pour survivre. Economie des forces, économie de paroles, économie des sentiments.


| Je ne puis m’ouvrir à mes enfants par missive. Si l’ennemi les intercepte, il s’agira d’armes supplémentaires, de moyens de pression ou de division. En sus, que leur dire ? Ne pas leur dire toute la vérité serait un mensonge et je m’y refuse. Je leur ai déjà dit que je les aimais, je leur ai dit que tout ce que je faisais, c’était pour eux et pour leur avenir. Si je vais plus loin dans ce que je dois leur dire, je devrais leur dire toute la vérité. Ce que j’ai fait. Ce que Brandon a fait aussi, ce que j’ai provoqué… Et je devrais aussi leur dire qui est leur mère. Et pourquoi elle est morte. De quoi elle est morte. Je n’aurais pas la force de leur dire ça. Il est des secrets nécessaires, pour préserver ceux que l’on aime. Ce qu’ils ignorent ne pourra jamais leur faire de tords, ni personnellement, ni publiquement. Neuf ans maintenant que je garde ce qu’il s’est passé pour moi. Il n’y a aucune raison que cela change. Je préfère que mes enfants vivent avec l’image qu’ils ont de moi plutôt que celle que la vérité leur donnerait. Je préfère qu’ils continuent de penser à leur mère. J’aime mes enfants… J’essaierais d’être meilleur pour eux. Je t’en fais la promesse. Mais il y a des choses que je serais forcé à faire, encore, pour les préserver. Comment pourrais-je un jour pardonner Sigyn pour ce qu’elle a fait ? Et Brandon ? Je les aimais tous deux. Par les dieux, je les aimais tant que leur mort m’a démoli. Mais non ; nous autres au Nord avons un dicton. « Le Nord se souvient ». Ces souvenirs font partie de moi. Ils me motivent. Quand il ne reste rien dans mon cœur ou dans ma tête, il y a toujours cette petite flammèche de colère, de haine, qui me permet d’avancer encore et toujours vers l’accomplissement de mon serment ; détruire celui qui a détruit ma famille. Je pense que tu peux comprendre cela. Et je pense que si Orys t’abandonnais pour sa princesse dornienne, tu lui en voudrais autant que j’en veux à Sigyn. Parce que c’est un amour sincère, pur, un amour jeune. Parce que si tu avais eu le choix, c’est lui qui partagerait ta vie. |


Je lui disais cela sans aucun reproche, le ton habituel factuel, sans expression, celui du Roi, était revenu. Je n’étais pas en train de la juger, loin de là. Mais nous savions tous deux la vérité et je voulais qu’elle comprenne que j’étais pieds et poings liés, pas par désir personnel mais par obligation familiale. Et quant à Orys… Ce n’était pas l’amour qu’elle aurait pu connaître avec son premier promis, Roward Martell, avant que Dorne n’annule de son propre chef ces fiançailles. Pas celui qu’elle connaitra avec moi ; elle ne m’aimera jamais de la façon qu’elle aime Orys. Elle mourrait pour moi par principe ; elle mourrait pour lui par amour. Je ne le jugeais pas ; j’avais ressenti cela, jadis. Peut être que ce que je ressentais pour Rhaenys était du même acabit. Il était trop tôt pour le savoir. Si c’était le cas, je n’étais jamais qu’un crétin qui ne comprenait rien, un crétin qui pense avec son cœur et non avec sa tête, un crétin qui se ferait tuer à cause de ça. J’entendais encore mon père me le beugler dans les oreilles. Quoiqu’en dise Rhaenys, ce n’était pas fini avec Orys, et ça ne le serait jamais. Je savais ce que c’était. Je soupirais, détournant le regard. Lorsque la jeune femme parla de son dragon, je relevais les yeux vers le bol de viande et en pris un bout. Je m’exécutais, et il fallut un moment pour qu’Ebrion ne se rapproche, prenne d’un coup de mâchoire le bout de bœuf et ne vole aussitôt sur l’avant bras de Rhaenys, comme apeuré. Je souris vaguement.


| C’est amusant, que le petit bleu ait peur de moi comme un jeune chiot aurait peur du Vieux Loup, alors que d’ici quelques années, le voir voler au dessus du toit du monde m’emplira à mon tour d’une peur tout aussi instinctive. Vas-tu le donner à Orys ? |


je savais que c’était sa promesse, jadis. Avant que ne vienne la peur et les doutes. Je ne traitais pas Rhaenys de parjure. Quiconque avait régné savait que les promesses de souverain étaient toujours soumises à condition, peu importe l’idée qu’on se fasse de notre propre honneur.



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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Lun 11 Sep - 15:49






Haye-Pierre
An 0 Mois 11/12.


Je lâchais un rire sincère aux propos de mon nouvel époux. J’aimais cela, cette ambiance franche et détendue qu’il y avait souvent entre nous. C’était agréable, rassurant aussi, me certifiant dans mon choix que je n’avais pas fait une erreur en décidant de me marier avec Torrhen. Nous avions beaucoup de différences, mais elles n’étaient pas un frein à notre relation, loin de là. Elles l’enrichissaient quelque part, la rendaient plus forte aussi. Non. Décidément nous n’avions pas commis d’erreur en nous liant l’un à l’autre. Nous arrivions à nous comprendre, à nous respecter, à nous confier. Je n’aurais pu espérer mieux pour un mariage politique arrangé. Hélas, je suis forcée de le reconnaitre cher époux. Je suis déjà délaissée si tôt après notre mariage… Comment te faire pardonner ? En me comblant de trésors et de présents bien évidement ! Je n’étais absolument pas sérieuse et il le savait. Je n’étais pas une femme matérielle. Certes, j’appréciais les belles choses et le confort, mais je pouvais m’en passer sans aucun problème et me contenter de peu. Il n’avait aucun souci pour ses finances à se faire sur ce point là. J’avais bien des défauts mais pas celui de la cupidité. Plus sérieusement, j’ajoutais, comprenant ce qu’il me disait derrière sa taquinerie. Tu n’as rien à te faire pardonner. Nous savions tous deux qui nous épousions, et les obligations qui sont nôtre. Je ne pensais pas te voir aujourd’hui et encore moins passer un peu de temps en ta compagnie avant mon départ. Considère toi donc comme tout pardonné Torrhen.. Il n’avait rien à faire de plus que ce qu’il avait déjà fait. J’étais vraiment contente que nous puissions nous voir avant que je m’en aille. Et je ne doutais pas qu’il me manquerait. Sa présence faisait partie de mon quotidien désormais, un quotidien que j’appréciais même s’il n’était pas parfait.

Comme il me l’avait demandé, je lui indiquais de prendre soin de lui, mais aussi des miens. Il pouvait s’appuyer sur Baâl et Orys en toutes circonstances, même si le dernier était plus borné et tête brûlé. Régulé par mon général, je savais que mon frère marcherait au pas. Avec Aegon disparu, il était bien le seul homme qu’il respectait trop pour aller contre lui. Et il adorait Baâl et connaissait sa valeur. Il l’écouterait, encore plus que je ne le faisais moi-même. Torrhen se sentait capable de mâter mon frère, mais il ne le connaissait pas aussi bien que moi. Je soupirais et lui dis alors Orys est un Dragon Torrhen. Et il ne t’apprécie pas parce que tu es mon époux. Il est encore plus têtu que je ne le suis avec les gens qu’il n’aime pas, et pour qui il n’a pas de considération. Il devra faire ses preuves à tes yeux, mais il en va de même pour toi. Assures-toi que Baâl soit d’accord avec tes décisions avant d’en faire part à mon frère. Et argumente. Il n’est pas sot, loin de là. Il saura reconnaitre ses torts si on lui montre et soumets des contre-arguments. Mais il faut qu’il soit dans des conditions propices au dialogue… Orys est un homme complexe et trop souvent impulsif. Fais-moi confiance sur ce point : appuies-toi sur Baâl quand il s’agit d’Orys. Et ne lui fait aucun traitement de faveur. Prend en condition son rang, mais pas plus que nécessaire. Il a les épaules assez solides pour encaisser et surtout il détestera cela. Prouve lui comme tu l’as fait avec moi que tu es un homme de valeur et de confiance. Et il mettra non seulement son épée, mais aussi son âme à ton service. Je mettais en garde mon époux concernant mon frère, mais lui donnais aussi un peu plus d’informations à son sujet. J’avais à cœur que les deux hommes s’entendent, s’apprécient et se respectent à leur juste valeur. Cela ne serait pas facile, mais j’espérais qu’ils seraient capables de ça, pour moi. Je ne saurais être un tampon entre eux deux et je n’accepterais pas de prendre le moindre parti. Et l’homme en face de moi en avait parfaitement conscience. Il me connaissait désormais assez bien pour le savoir, ainsi que ce lien que je partageais avec mon frère, un frère que j’irais trouvé avant de m’en aller, c’était désormais certain.

Nous parlâmes des enfants de Torrhen, sujet délicat au possible. Je savais que cela était encore source de souffrance pour mon Loup d’époux. Je pouvais tenter de l’apaiser, de l’aider aussi. Cependant le plus gros du travail devait être fait par lui et par nul autre. Je comprenais ses réticentes, mais certaines n’étaient pas fondées et n’avaient plus lieu d’être avec les années qui étaient passées. Rien ne t’empêche pour autant de prendre des nouvelles de Walton. C’est ton fils Torrhen et que tu lui écrives ou non, il restera la cible de nos ennemis tant qu’ils ne seront pas vaincus. Ne leur parle pas du passé si tu ne le désires pas, mais de l’avenir que tu veux pour eux et des places que tu les vois occuper à tes côtés. Parles leur de tout et de rien, de la pluie ou du beau temps, peu importe tant que tu le fais, tant que tu leur fais sentir qu’ils sont importants à tes yeux. Je ne suis pas d’accord avec toi sur le fait qu’il y ait de bons secrets. Tu le sais, à mes yeux ils sont tous nocifs arrivé à un moment donné. Je ne les dévoilerais pas par égard pour toi, mais je ne cautionne pas que tu les ais envers tes propres enfants et que tu endosse l’entière responsabilité de fautes qui ne sont pas les tiennes. Ils finiront par l’apprendre un jour ou l’autre, et tu risques alors de les perdre définitivement pour leur avoir caché cela. Je le mettais en garde. Libre à lui ensuite d’agir comme il l’entendait. Jon, Jeyne et Walton n’étaient pas mes enfants. Je n’avais aucun droit les concernant et Torrhen était libre de faire ce qu’il estimait juste à leur égard même si je savais qu’il se trompait Nous construisons chaque nouvelle journée un avenir ensemble, un avenir sans eux. Ils doivent appartenir définitivement au passé Torrhen. Tu dois leur pardonner, ne plus y penser et avancer sereinement. N’oublies pas qu’ils étaient humains, empreint de faiblesse eux aussi. Je ne minimise pas ce qu’ils t’ont fait. Mais tu dois avancer. On le doit tous. Je ne t’en ai jamais parlé parce que j’ai tourné la page, mais j’en ais pendant très longtemps voulu à Visenya et Aegon. Jusqu’à notre mariage et que je l’avoue à Baâl qui m’a aidé à avancer. Je les ai suppliés de ne pas y aller. Je savais qu’ils ne devaient pas répondre à l’invitation de Hoare, de la même manière que je savais quand faire éclore l’œuf d’Ebryon. Aegon ne m’a pas écouté. Il a simplement ri en me disant que je m’en faisais bien trop et que je n’avais aucune raison d’être jalouse parce que c’était Visenya qui l’accompagnait et non moi. Il pensait que mes supplications étaient liées au fait que j’avais peur qu’il la préfère à moi. Il a été stupide. Stupide, imprudent et trop fier. Et Visenya en a fait de même. Elle aussi pensait que je l’enviais d’une manière ou d’une autre. Ils ne m’ont pas écouté. Ils sont parti en sous-nombre, pensant que Balerion et Vhagar suffiraient amplement. Et pour être certains que je n’essaye pas de les suivre, ils ont demandé à Orys de me surveiller et me garder à Peyredragon. Ils ont péché par orgueil, et ils en sont morts. Ils sont morts et ils m’ont laissé, abandonnés. Pendant longtemps je leur ai voulu pour cela. Ils ont été stupides et cela nous a énormément couté à tous. A cause d’eux, je ne serais jamais celle que je devais être. A cause d’eux, j’ai dû laisser tout ce qui faisait de moi Rhaenys pour devenir une autre personne. Je les haïe pour ça… Et puis j’ai compris que tant que je ne leur pardonnerais pas, je ne pourrais pas avancer. Alors j’ai décidé de leur pardonner. Je leur ai pardonné leur erreur de jugement, de m’avoir crû jalouse, de n’avoir pas eu foi en moi, de s’être pensés invincibles, d’avoir agis si stupidement, et d’avoir brisé mon cœur et mon âme. Lorsque je pense à eux désormais, je ne souffre plus autant qu’avant. Et je peux entrevoir un avenir plus serein maintenant. Cela m’a frappé le lendemain de notre mariage. Je ne les oublie pas. Je n’oublie pas leur erreur. Mais je les ai pardonnés pour l’avoir fait. Et tu dois en faire de même avec les fantômes de ton passé. Tu es assez fort pour y arriver. Lui dis-je les yeux dans les yeux avant de conclure. Si Orys abandonnait les siens pour Dorne, je ne lui pardonnerai pas ; non pas par rapport à moi, mais par rapport à mon peuple. Je peux accepter qu’il ne n’aime plus. Je peux accepter qu’il adore sa nouvelle femme et qu’il la considère désormais comme sa famille, son unique famille, comme son avenir, que sais-je d’autres ?! Si cela ne me touche que moi, je passerais outre. Mais cela est plus important, plus complexe. S’il tourne le dos à Peyredragon, il tourne le dos à son héritage, à son éducation, à ses gens. Il a des responsabilités les concernant. Alors oui, je ne pourrais lui pardonner de les faire souffrir consciemment. Mais me concernant ? Je finirais par lui pardonner. J’ai déjà commencé à le faire d’ailleurs, même si je ne lui dirais pas. Je connais mon frère, il a besoin que de pense que je lui en veux énormément pour se remettre en cause, et réfléchir à ses actes. Il était important qu’il sache que je comprenais mais que j’avais choisi de prendre une autre voie. Il le fallait, pour le saluer de mon âme. Je l’avais compris le jour de notre mariage, quand j’avais été en proie de doutes en repensant à ce qui aurait dû être ma vie. Baâl était venu me voir, et en me parlant de son ressenti à lui comme il ne l’avait jamais fait, il m’avait ouvert les yeux. Tant que je ne pardonnais pas à Visenya et Aegon pour toutes ses vies cachées, je serais incapable d’avancer correctement. Lui leur avait déjà pardonné depuis longtemps de leur imprudence et d’avoir été aussi sot, lui qui les aimait comme un père aime ses enfants. Des parents ne devraient jamais enterrer les siens, encore moins d’une telle manière.

Je détourne la conversation vers mon Dragon. Il était important qu’il s’habitue à mon époux. C’était trop tard pour que Meraxès puisse le tolérer comme elle pouvait tolérer Orys. Mais pas pour Ebryon. Oh il restera toujours méfiant avec l’homme qui n’avait pas de sang dragon dans ses veines. Je ne m’attendais pas à ce qu’il accepte de se laisser toucher sans grogner, ni essayer de le mordre. Cependant plus il s’habituerait à son odeur et sa présence, moins il le verrait comme un ennemi. Un importun oui, mais pas un ennemi à manger ou à brûler. Je donnais des instructions à Torrhen et laissais le reste se faire tout seul même si je restais très attentive au moindre signe d’attaque. Il était encore petit oui, mais il restait dangereux quand même. Le Roi de la nuit mit un certain temps avant d’aller récupérer un morceau de viande et voler de nouveau vers moi pour le mâchonner. Je lâchais un léger rire et souriais au nordiste. Crois-moi, il n’a pas peur de toi. Si tu faisais le moindre geste brusque, il t’attaquerait sans hésiter. Et si tu venais faire cela sans ma présence, il t’attaquerait aussi. Je porte ton odeur par moment et toi la mienne. Il te voit depuis qu’il a éclot. Tu fais partie de son paysage quotidien. Pour l’instant, il t’évalue encore, pour savoir si tu es un ennemi, ou si tu es autre chose qu’il pourrait tolérer. Lui dis-je avant de lui faire signe de retendre un nouveau morceau de viande. Je ne sais pas. Je réserve mon jugement pour plus tard. Les Dragons sont Peyredragonnien et non Dornien. Il n’est pas question qu’Ebryon devienne une arme entre les mains de la Martell. Tant qu’il ne se montrera pas digne de son héritage, Orys ne s’approchera pas d’Ebryon.







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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Lun 11 Sep - 23:14

J’avais toujours aimé, tout au long de ma vie. Le problème ne venait pas de là, comme j’avais déjà pu le voir chez d’autres hommes qui en étaient incapables. A force de tout détruire, de tuer, ils n’arrivaient plus à chérir, à aimer passionnément quoi que ce soit. Ce n’était pas mon cas. Malgré la distance et la solitude, je n’avais jamais cessé de ressentir. Mon père, en nous forgeant dès le plus jeune âge mes frères et moi, avait su faire naître en moi contre toute atteinte ce qu’il avait cherché à évincer très tôt ; la puissance des sentiments. J’en avais été l’esclave même, durant la majeure partie de mon existence. J’avais aimé Sigyn pendant des années. Et moins elle m’aimait, moins elle me montrait d’affection, et plus elle me rendait fou. J’étais incapable de nier et de museler ces sentiments, qui parfois confinaient à la haine, mais qui le plus souvent n’était que le besoin lancinant d’elle ; de la sentir contre moi, de la sentir à moi. Cet amour parfois obsessionnel qui m’avait incliné à la possessivité désespéré de l’homme qui sait déjà, qui le sent, que sa femme commence à développer d’autres inclinaisons. Je ne risquais pas cette déconfiture avec Rhaenys ; elle en aimait déjà un autre. Et cette fois, je savais qu’en dépit de l’amour et du futur, il y avait déjà le présent et la guerre. J’ai un vague sourire quand elle parle de présents.


| Une lame, une monture, une robe de mariée, des fourrures, une cape de zibeline, une autre en renard des neiges, des parures, jusqu’à mes propres sentiments ; que pourrait désirer celle qui a déjà tout reçu de moi ? |


Bien sûr, j’étais ironique. Nous n’étions ensemble, promis et unis l’un à l’autre, que depuis quelques mois. Je lui avais offert des broutilles, rien d’importance. Quelques symboles. Qui pouvaient me tenir à cœur, mais rien qui ait vraiment de la valeur pour le moment. Finalement ce que je lui avais offert de plus précieux était ma parole. Elle a la sagesse et la tempérance de me « pardonner », j’accepte donc d’un mince sourire et d’un clin d’œil sa façon d’enterrer la hache de guerre.


| Je suis aussi content que l’on puisse passer un peu de temps ensemble, même si ce n’est sans doute pas la lune de miel idéale… Au moins sommes-nous tous en vie et en un seul morceau. |


Baal et Orys. J’avais appris à travailler et à composer avec le premier. Avec le second c’était plus dur. Malgré le fait que je sache faire la part des choses, il restait un rival dans les faits. Lui aussi à la « tête » d’un royaume, de deux même, s’il fallait être précis, et cela même s’il n’en avait que les titres. Il avait aussi l’amour de Rhaenys, la femme que j’aimais désormais, et je savais qu’il retrouverait sa couche ceux-ci aussitôt rabibochés. Je ne ressentais pas vraiment de jalousie envers lui. Je respectais ce qu’il faisait, pas facile de subir les choix de sa sœur et de sa propre épouse. Mais je le déconsidérais pour la faiblesse évidente à laquelle il s’était livrée avec chacune de ces deux femmes. Et si, je devais l’avouer, j’étais quand même un peu jaloux. Je ne savais pas si je l’étais un peu, ou énormément. Mais qu’importe ? Rhaenys n’était pas de ces femmes que l’on enchaîne. J’avais d’autres chats à fouetter qu’Orys Baratheon. Harren Hoare était par là, au sud. Avec la plus vaste armée jamais vue en Westeros. Aucun souci ne pouvait être comparé à cette froide et terrible menace. J’écoute mon épouse, pourtant, quand elle me parle de son frère. Je me dois, en tant qu’Empereur et commandant de cette armée, de bien en connaître les composantes. Je dévisage ma femme. Je comprends ce qu’elle veut dire par le fait que je « doive » faire mes preuves. J’avais commandé des armées toute ma vie. J’ai un regard entendu à son encontre, lui faisant comprendre que peu importe ce qu’il se passera, je saurais y faire.


| Je me fiche des sentiments que mes soldats, volontaires ou appelés, entretiennent à mon endroit. Je saurais faire en sorte qu’il me fasse confiance ; je n’ai pas encore perdu de bataille et je sais mener une campagne. S’il obéit aux ordres que de toute façon Forel lui donnera et non moi, car nous aurons notre chaîne de commandement, alors il n’y aura rien à craindre. Il est bon chevalier, m’a-t-on-dit, très bien, nous l’utiliserons comme tel. Je ne suis pas fol, ni jaloux, au point de vouloir l’écarter sciemment. Quant à son âme, je te la laisse. J’en ai déjà trop sur la conscience. Et elle t’appartient, celle-ci. |


De la mort de combien de centaines, de milliers, de vies d’hommes jeunes j’allais encore causer la perte ? Cette guerre, je le sentais dans mes os depuis des années, serait la plus terrible qu’essuiera Westeros depuis la Longue Nuit. Beaucoup de gens mourraient encore avant la fin. C’était comme ça, à moi de limiter la casse de mon côté. Quant au sujet de mes enfants… C’était compliqué. Je n’avais jamais su y faire. Les secrets… J’y croyais sans y croire. Ils avaient leurs avantages. Je savais aussi qu’ils donnaient souvent une certaine illusion du contrôle. Et qu’on pouvait tomber de haut en s’appuyant trop dessus. J’étais bien conscient des risques terribles que je faisais prendre à mes enfants, ma lignée, à moi-même, avec tout ça. Mais qu’importe au final ? La vérité crue blesserait au moins autant. De deux horribles décisions, j’avais choisi la moins pire. Je redresse un regard fatigué vers celui de mon épouse.


| Bien sûr que j’ai ma part. Quand un arbre tombe sur une maison en pleine tempête, on accuse la tempête, pas l’arbre, n’est-ce pas ? Ma situation n’est pas différente. Mais c’est aussi cela, gouverner. Savoir que chacune de nos décisions peut construire ou détruire, parfois en égale mesure, parfois ou tout l’un, ou tout l’autre. |


J’écoute le récit de ses propres plaies, bien plus récentes que les miennes, alors qu’elle évoque Visenya et Aegon. Elle parle des insuffisances de son frère, de sa sœur, de les siennes mêmes. La jalousie au sein d’une fratrie, je savais très bien ce qu’il en était. Pendant des années avec mes propres frères, nous nous étions tous autant aimés que disputés. Rhaenys conclue que tout cela doit me donner de la force, mais il y a quand même une différence de taille entre son récit et le mien. Ce n’était en rien un concours de souffrance, une comparaison de nos cicatrices respectives. Mais elle devait comprendre que je n’avais pas joué le même rôle qu’elle dans la destruction de nos familles respectives. Et j’avais vu juste ; elle avait déjà pardonné son frère. Il continuait d’avoir une emprise certaine sur elle.


| Il y a une différence notable, pas dans la souffrance qui est la même, bien sûr, mais dans le jeu des responsabilités et la cause des mensonges. Je n’ai jamais eu à pardonner mes frères, ni même vraiment à pardonner Sigyn et Brandon. Parce que j’ai donné l’ordre à Rickard de prendre la tête de ma flotte et de cingler sur le Conflans. Parce que j’ai demandé à Ryman de m’enlever les murs nord des Jumeaux sous une pluie de flèches, à la tête de mon avant-garde. Parce que j’ai demandé à Weyton de tenir en respect les raids sur nos côtes pendant que je concentrais notre cavalerie pour les chasser. Brandon, c’est moi qui lui ai demandé de ne pas lâcher ma femme et mes enfants des yeux. Tout ce qui est arrivé s’est passé parce que je l’avais décidé. Mais j’essaie de faire depuis huit ans de ces décisions, de ces erreurs, des rappels constants de mes propres insuffisances pour ne pas répéter ces situations. De museler ces défauts pour ne pas corrompre mon œuvre, mon travail. Sigyn, je l’ai pardonnée depuis longtemps. Parfois, je ressens de la colère, encore. Mais je la comprends. Elle était seule, loin de tout, Winterfell et sa vie avec moi n’étaient pas ce à quoi elle s’attendait. Brandon avait toujours vécu dans mon ombre, sans d’autres droits que celui de me servir. Ce qui devait arriver du fait de mes décisions arriva. J’ai fait la paix avec ça. Je n’ai pas oublié pour autant les conséquences de mes actes, et essaie encore d’en protéger mes enfants. |


Frôlant Rhaenys, ma main vint se poser contre sa joue et je caresse sa pommette du pouce.


| Je sais que tu avais rêvé d’autres choses que ce que nous vivons aujourd’hui. Je te promets en tout cas, de ne pas te brimer et t’enfermer dans une vie que tu ne désires point. Ce que tu vivras, tu le choisiras librement. |


Et moi, j’aurais ma guerre quoiqu’il arrive. Enfin. J’en sentais les remugles métalliques jusqu’ici. Rhaenys s’amuse de la créature qui, il est vrai, a un comportement digne de celui ‘un enfant. Il me rappelle ces petits chiens-loups du Nord, dressé au plus fort de l’hiver autant pour protéger que pour tuer, pour chasser. Dressage tout en finesse confié à des experts, à des vétérans expérimentés. Je ne m’y risquais pas moi-même, mais j’avais déjà regardé ces bêtes se nourrir et elles avaient toujours peur de manquer ; elles aimaient s’isoler pour manger tranquillement.


| Et bien au moins je suis prévenu… J’imagine que tu devrais aussi apprendre ce savoir à d’autres, au cas où. Et l’Empire ne pourra pas non plus vivre si d’autres factions mettent la main sur des dragons, fussent-ils aussi jeunes qu’Ebryon. Il semblerait que cette campagne sera pour tout le monde un moyen de faire ses preuves, en tout cas. |


Je repoussais la corne de bière et la nourriture, las et fatigué. J’avais été actif sans arrêt depuis des jours et maintenant que je me posais tranquillement en bord de rivière, excentré et à distance du tumulte de l’armée en marche, avec pour seul son que le bruit lointain des cors et le clapotis de l’eau, j’avais envie de m’allonger et de dormir ; je n’avais pas vraiment mangé ni bu mais c’était pourtant presque déjà trop. Je dormirais volontiers, mais si je le faisais, beaucoup de choses ne sauraient être accomplies d’ici la fin de la journée.







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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Mar 12 Sep - 22:21






Haye-Pierre
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Je fis un grand sourire à Torrhen quand il renchérit sur ma taquinerie. J’adorais cela, que nous puissions parler avec autant de légèreté que de sérieux. Elle pourrait désirer posséder encore et encore et encore et encore et encore ton corps. On m’a dit qu’elle était insatiable alors prends garde à toi. lui soufflais-je alors que les lèvres esquissèrent un sourire plein de malice… Et de promesses aussi. Je ne mentais pas lorsque je lui disais cela, et il le savait très bien. Je comptais bien lui prouver que sur ce terrain, il serait toujours battu mais qu’il adorerait ça, me voir arracher cette victoire. Je regrettais de n’avoir pu lui prouver la veille mais au fond cela était mieux. Ainsi je partais bien plus reposée que je ne l’aurais été s’il n’avait pas découché pour traiter les affaires qui étaient les siennes. Et bien évidemment je lui pardonnais vu qu’il n’avait justement rien à pardonner. J’avais accepté d’épouser l’homme mais également le père et le souverain. Je savais très bien qui il était et ce que serait ses obligations. J’étais heureuse qu’il ait pris le temps de nous préparer tout cela et de pouvoir le voir avant de partir. Nous aurons le loisir de nous rattraper, je t’en fais la promesse. Je te ferais découvrir mon royaume, mon château, et tout ce qui rende cet endroit si unique… Oui, j’avais hâte de pouvoir l’amener à Peyredragon et partager avec lui tout ce que j’adorais là bas… Y compris cette luxure dans laquelle j’adorais me vautrer. J’étais certaine qu’il y trouverait son compte lui aussi et qu’il adorera ça.

Nous parlâmes de Baâl et d’Orys. J’avais conscience que ce sujet était délicat. Mon frère était un homme aussi compliqué sur certains aspects et je le connaissais assez, je LES connaissais assez pour savoir que cela ne serait pas évident. Je n’avais jamais eu l’intention de jouer de tampon ou d’intermédiaire, mais je n’aimais pas l’idée de les laisser livrer à eux même sans personne pour les tempérer, pour leur faire comprendre l’autre. Les deux hommes avaient tout pour s’entendre mais un sujet les diviser énormément, un sujet dont j’étais la principale fautive vu qu’il s’agissait de moi. Orys n’accepterait pas tout de suite Torrhen. Et Torrhen ne pourra jamais s’empêcher de considérer mon frère comme un rival. Je ne pouvais rien faire pour changer cela et je ne comptais pas mentir pour apaiser l’un ou l’autre. Ils devaient faire leurs preuves à l’autre, et apprendre à se connaître, à se respecter et peut-être, qui sait, à s’apprécier. Je hochais la tête alors au propos de mon époux et ne répondais pas. Je lui avais dit tout ce que j’avais à dire sur ce point. Les cartes étaient désormais entre ses mains.

Sigyn et Brandon était un sujet épineux aussi. Nous n’avions pas la même vision des choses, pas le même ressenti. J’essayais d’aider Torrhen mais il restait camper sur sa culpabilité, sans voir au-delà. Ce travail, je ne pouvais pas le faire à sa place. Et je le comprenais quoi qu’il puisse dire ou penser. J’avais aussi mené les miens à leur perte en les laissant partir, en m’ayant pas été assez ferme, assez convainquant. J’étais aveugle sur la personne que j’étais. Choyée, et gâtée, je ne m’étais pas rendue compte de toute cette force qui pouvait m’habiter. Si j’arrivais à soulever des foules, cela était bien la preuve que j’aurais dû être capable de me faire entendre des miens. Mais j’avais été faible. Je m’en étais voulue, mais plus maintenant. Nous ne pouvons pas réécrire le passé Torrhen mais l’accepter, et ne plus avoir de regret le concernant. Nous devons le laisser derrière nous et avancer, sans le trainer comme un boulet à notre cheville, ou le porter sur nos épaules. Tu dois t’en délester seul. Et je t’attendrais jusqu’à ce que tu sois capable de le faire et d’avancer à la même vitesse que moi. C’était la seule chose supplémentaire que je pouvais lui dire, la seule promesse que je pouvais lui faire. Je ne reviendrais pas sur le sujet sauf s’il le désirait. Et je serais là pour lui, pour construire avec lui ce futur que nous désirions. Sa main se pose sur ma joue et je savoure ce contact à sa juste valeur. Abandonner certains rêves et s’en construire de nouveau n’est pas toujours mauvais. Je sais que tu n’essayeras jamais d’agir ainsi… Comme tu sais que je ne le ferais jamais. lui répondis-je tendrement et avec sincérité. Je déposais un baiser dans le creux de sa paume avant de lui rendre et de lui proposer de nourrir Ebryon. Je ris lorsqu’il m’indiqua que c’était étonnant qu’il est peur de lui alors que d’ici quelques années la tendance s’inverserait. Je le contredisais sur le point avant de lui répondre en toute honnêteté concernant mon dragonneau et Orys. Je regrettais cela. Je regrettais de ne pouvoir confier cet héritage à mon frère. Mais je ne pouvais pas prendre de risque, pas un risque aussi gros. J’avais pour devoir de protéger les Dragons, mes frères et mes sœurs. Et je ne les mettrais pas en danger, ce que représentait pour l’instant mon Valonqar. Il ne le ferait pas intentionnellement oui, mais il pourrait le faire de manière inconsciente. Parce que, sous l’influence de sa femme, il pourrait jeter Ebryon contre Meraxès. Et cela, c’était hors de question que ça arrive. Il n’était pas question qu’ils doivent se battre l’un contre l’autre, se meurtrirent, se faire du mal. Non. Je ne peux l’apprendre à personne. Ce serait trop dangereux. Imagines que je l’enseigne et qu’on vienne s’en servir contre Eux ? Les Dragons doivent être libres, et ne jamais être enchainés. Ce ne sont pas des instruments de guerre mais des êtres extraordinaires de la nature. Je déteste cela tu sais, devoir me servir de Meraxès. Je ne supporte pas la voir blesser par ma faute. Et je me haïs de la mettre en danger. Je n’ai pas le choix et si, de toute manière, je ne la chevaucherais pas, elle se mêlerait au combat pour me protéger, pour m’aider. Et elle risquerait de causer des pertes aux nôtres. J’ai choisir le pire maux de tous. Mais cela ne m’empêche pas de détester cela. S’il lui arrivait quelque chose… Je ne pourrais jamais me le pardonner tu sais. Et il en va de même pour Ebryon. lui avouais-je sans détour, avant de récupérer mon dragonneau et le serrer légèrement contre moi avant de le porter à mon cou. Il s’y enroula aussitôt et je lui tendais un morceau de viande, me fichant que cela dégouline sur ma peau ou sur la tenue que je portais. Je me levais et contournais la table pour venir dans le dos de Torrhen. Je dénouais sa cape et la laisser retomber. Puis je posais mes mains sur ses épaules nouées et les massais. Fermes les yeux. Détends-toi quelques instants. Laisses-moi faire. lui soufflais-je à l’oreille avant de reprendre mon pétrissage de ses épaules. J’y allais d’abord fortement, appuyant sur ses nœuds pour les défaire. Cela ne serait pas toujours agréable sur le coup, mais une fois fait, cela le soulagerait. Puis une fois ses muscles plus détendus, j’y allais plus en douceur.






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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Mer 13 Sep - 20:50

Bien entendu, nous nous amusons, nous nous taquinons. C’est un moment de paix, que de converser et d’échanger avec Rhaenys. Si jeune, si belle, si impétueuse. Elle changeait ma vie, elle changeait Westeros. Bien sûr, j’aurais peut-être plus gagné en menant une guerre limitée contre le Sel et le Roc et sans me remarier, sans prendre ce genre de risques. M’entourer d’une ou deux belles et nobles dames déjà veuves, sans me mettre le moins du monde en porte à faux. Mais j’avais choisi l’avenir, j’avais choisi d’évoluer. Je prenais la bouée que me tendait le destin. Les chemins empruntés étaient si lourds de sens, alors que Jon aurait simplement pu épouser Argella Durrandon et moi mener seul mes troupes dans le Conflans. Rien ne s’était passé comme prévu, il avait fallu composer au fur et à mesure. Rhaenys avait cet aspect positif qu’elle réveillait le jeune Loup qui jadis habitait ce corps. Un loup plus impétueux aussi, plus guidé par ses principes que par la nécessité comme il y a récemment. Rhaenys, par effet de contamination, me rajeunissait et me réveillait à ma propre impulsivité. Elle réveille déjà le désir, pourtant muselé depuis notre précédente séparation. Comme si son souffle sur les braises les ravivait aussi sec.


| Insatiable ? J’ai pourtant souvenir que le Loup a dompté le Dragon, le soir des noces. Quant à nous rattraper, j’y compte bien. Si la guerre nous en laisse le loisir. Je devrais de toute façon hiverner au sud ; autant pour consolider nos états les plus fragiles de la Néra, de l’Orage et du Conflans, que pour éviter de saper l’autorité de Jon, par ma seule présence, au Nord. |


Je devrais donc passer l’hiver au sud. Si je survivais aux combats contre les croisés et contre Harren, il allait y avoir énormément de travail au sud. Déjà, il allait falloir consolider la région du Trident, les fleuves qui formaient les limites naturelles de ce royaume libéré. Assurer l’approvisionnement des volontaires qui resteraient sous les drapeaux, et entraîner l’armée impériale qui avait vu le jour à Salins. Des volontaires de tous pays, parfois emmenés par leurs seigneurs, pour servir la cause de l’unité. Qu’on le voulait ou non, le nouveau monde était déjà en marche. Et j’hivernerais avec Rhaenys au sud, affermissant notre pouvoir, notre autorité, notre légitimité. Si le loisir m’en était donné, je comptais travailler avec acharnement, mais profiter de ce renouveau dans mon existence, et aimer cette femme qui m’avait rendu à la vie. Le registre Baal et Orys se referme petit à petit. Nous nous comprenions,nous avions saisi sur ce sujet les attentes de l’autre. Maintenant il fallait mettre toutes ces idées en pratique. Toutefois, Rhaenys savait de quoi il en retournait pour Sigyn, pour Brandon. Elle connaissait l’ampleur de mon échec et de leur trahison. Comme pardonner cela ? Oh, l’affront personnel était lavé depuis longtemps, il m’avait beaucoup coûté mais on ne me jugerait pas devant l’histoire pour mon égo. En revanche, ils avaient mis la dynastie en danger et par delà, des dizaines de milliers de vies nordiennes. Ils avaient menacé d’éreinter mon héritage, de le faire disparaître. Brandon avait emporté une partie de ses secrets dans la tombe, j’en avais révélé à ma nouvelle épouse. Pas pour me dédouaner de qui j’étais mais peut être, inconsciemment, pour la mettre en garde. Sachant tout ce que j’avais cru donner à Sigyn et l’ampleur de la tromperie, j’avais de sérieux travers pour avoir fait basculer la situation. Je hoche la tête, clôturant le sujet. Trop de mal avait été fait à tant de gens du fait de cette histoire. Le sujet n’en reste pas moins « tendu », car malgré sa promesse, Rhaenys ne peut pas donner aussi simplement un dragon à celui qui est aujourd’hui Prince de Dorne ; les dorniens n’ont soutenu que l’Orage après avoir jeté aux orties leurs autres alliances et pour ce que j’en savais, les choses ne se passaient pas mieux entre Accalmie et Lancehélion qu’avec les autres puissances.


Orys ne pouvait recevoir Ebryon si cela mettait en danger l’Empire, et plus spécifiquement Peyredragon… Et les potentiels futurs dragons. Je comprenais ce que me disait ma femme sur ses dragons et sur les connaissances qui étaient liées à leur dressage. Je notais ce qu’elle me disait sur leur liberté, sur le lien qui l’unissait à eux. Je n’avais jamais pensé épouser une jeune femme vierge et inexpérimentée, mais j’étais loin d’imaginer qu’elle puisse être à ce point… Je ne sais pas. Proche de ses dragons ? Elle était leur mère et leur sœur. Partenaire. Je ne savais pas trop, mais ce lien m’apparaissait sans cesse plus complexe et plus profond. Je n’avais jamais ressenti ce genre de choses en dehors de mon lien avec mes propres enfants ; aucune monture de guerre n’avait su éveiller ce genre de proximité. Je coulais un regard lourd de sens à Rhaenys.



| J’ai peur pour mes fils et pour ma fille. En permanence. Pourtant je n’aurais su les tenir à l’abri de leur devoir. Marier Jeyne à un étranger m’a arraché dix mètres d’entrailles, mais je devais le faire. Comment aurions-nous pu libérer le Conflans avec les Lannister aux côtés tangibles du Hoare ? Pareil pour mes fils. Jon et Walton étaient si jeunes, quand nous arrivions devant notre destin et plus de quarante mille sauvageons. Mais je ne les ai pas ramenés à Winterfell. Je ne dirais pas que cela ne me cause aucun cas de conscience, loin de là. Mais chacun doit faire ce qui est nécessaire pour notre survie à tous. SI tu estimes que tu dois seule t’assurer du dressage de tes dragons, soit, assumes-le seule. Si tu as besoin que je vous protège pour cela, ça ne me posera pas plus de problèmes. Meraxès connaît son devoir, toi aussi, et Ebrion le connaîtra. |


Logique et rhétorique nordienne que voilà, mais je n’en connaissais pas d’autres. Chacun avait sa place en ce monde, et chacun devait s’y tenir. Ebrion rejoint Rhaenys, qui se lève et me contourne. Elle vient dans mon dos, et je sens ses mains graciles dénouer les attaches de ma longue cape pourpre, changée de couleur depuis mon sacre d’Empereur. La cape n’arborait plus le Loup mais l’écartelé Braenaryon. Qu’importe, le tissu tombe au sol et voilà que ses mains touchent mes épaules, si raides et si contractées par les chevauchées, les batailles et les tracas. Elle me conseille de fermer les yeux, et je m’exécute déjà alors que ses mains si douces et si chaudes filent sur ma tunique de cuir, pétrissent mes muscles avec force, me faisant froncer les sourcils de douleur et gronder à deux reprises de contentement. Ma main flatte son mollet, passant derrière le siège. Elle remonte sur ses cuirs de tenue de vol, serrant sa chair et ses muscles, remontant vers son bassin et le code presque à angle droit, me voilà qui flatte son fessier et sa chute de reins de caresses du dos de la main.


| Comment veux-tu que je te laisse me quitter quand toi seule semble capable de me comprendre, de saisir ce poids sur mes épaules ? |


Je rouvre les yeux et penche la tête en arrière, sur le côté, pour la regarder d’en bas.


| Comment veux-tu que je ne désire pas rattraper le temps perdu à travailler cette nuit avec toi, avant ton départ ? |


Ma main repasse sur le devant de son buste, flatte son ventre, caresse son bras ventre, et vient épouser l’intérieur de ses cuisses.


| Devrais je te laisser mon souvenir le plus impérissable avant de te jeter toute crue au milieu de tous ces orageois, dont on dit qu’ils ont le sang chaud ? |




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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Lun 2 Oct - 11:03






Haye-Pierre
An 0 Mois 11/12.


Je secouais la tête en rigolant doucement. Nous n’avions pas le même souvenir lui et moi de notre nuit de noces et je lui dis comprendre d’un regard. C’était lui avait lâché les armes en premier mais s’il voulait se leurrer et affirmer le contraire… Je reconnaissais sans mal que cela serait étrange de ne plus le côtoyer chaque jour et chaque nuit dans les semaines à venir. Je ne devais pas m’attarder mais je savais malgré tout qu’il me manquerait. Alors je lui promettrais que nous rattraperions le temps perdu. Je voulais l’emmener sur les terres qui m’avaient vu naître, et lui faire découvrir mon univers, mon château et mes beautés qui m’avaient entouré depuis ma plus tendre enfance. Je voulais découvrir aussi Winterfell, mais l’hiver venait comme il aimait le répéter et mes terres étaient bien plus agréables en cette période, plus douces et clémentes. Je te servirais alors de guide. Mon peuple sera heureux de mon retour et de ta venue. Cela va faire bientôt une année que je ne suis plus rentrée chez moi. Je n’évoquais pas la partie concernant Jon et le Nord. Il avait raison, même si cela devait être dur pour lui. S’il rentrait dans le Nord avec son fils aîné, tout aussi nouvellement Roi qu’il était, ce serait d’abord vers Torrhen que son peuple se tournera au premier abord. Il devait leur laisser le temps de s’adapter à ce changement et laisser son fils asseoir son autorité et sa nouvelle position de dirigeant.

Je voyais au regard de Torrhen qu’il prenait de plus en plus conscience de ce qui me liait à Meraxès et Ebryon. Ce n’était pas des animaux de compagnie. Ils n’étaient pas non plus des montures ou des instruments de guerre. Non. C’était des êtres à part, des membres de ma propre famille, des membres à part entière. Je leur étais autant dévouée qu’ils l’étaient à mon égard. Nous étions profondément lié et mettre un mot sur cette relation était impossible. Ils étaient à la fois mes frères, mes parents, mes enfants, les amis les plus proches. L’empereur parle de ses enfants, comprenant que quelque part, Ebrion et Meraxès le sont pour moi. Il évoque ce qu’il a dû faire à leur détriment quelque part par devoir, et non par envie, me faisant comprendre qu’il comprenait justement que je déteste avoir l’impression de me servir de Meraxès. Lorsqu’elle avait été blessée, je m’en étais énormément voulu mais si j’aurais pu revenir en arrière, je n’aurais pas pu faire autrement. Je ne les dresse pas Torrhen. Je les aide à grandir, à s’épanouir, à jouir de leur liberté sans pour autant empiéter sur celle des autres. Je les protège, je prends soin d’eux. Et ils en font de même…. C’est comme… Je ne saurais te le décrire avec des mots... Bellarion veillait sur moi depuis que je suis née. Lorsque Mère ou Père sortait avec l’un d’entre nous, il sillonnait les cieux au-dessus de nos têtes. Meraxès ne m’a jamais quitté depuis qu’elle a éclot pour moi, tout comme Vaghar d’ailleurs. Nous prenons soin des uns et des autres tu vois ? Meraxès est encore jeune, mais elle a les moyens de se défendre. Ebryon non. C’est à moi de veiller sur lui jusqu’à ce qu’il soit capable de le faire tout seul. Et même lorsque ce sera le cas, je continuerais à le faire… Orys partagera cet héritage s’il s’en montre digne, pas avant. Et nos enfants à venir également. Je leur apprendrais s’ils en sont dignes, s’ils comprennent ce qu’être chevaucheur de dragon implique, les responsabilités et les devoirs qui nous incombent. je secouais légèrement la tête de gauche à droite. Nous guidons nos dragons. Ils sont le reflet de nos ambitions pour eux… Imagine l’un d’entre eux entre les mains de Hoare par exemple ? S’il arrivait à s’imposer – ce dont je doute pour en avoir l’expérience – il ferait de cet être magnifique… un monstre. Il ne penserait qu’à s’en servir, sans penser au dragon en lui-même et ce dernier finirait par devenir fou. Tu as vu les marques sur mon corps. Meraxès est à l’origine de la majorité d’entre elles. Elle m’aime pourtant. Imagine ce qui arriverait à une personne essayant de les entraver, de les « discipliner », de les « dresser ». Ce serait une catastrophe. lui dis-je non sans émotion avant de soupirer. Orys ne leur fera pas de mal… Il les respectera et il les guidera. De cela je n’ai aucun doute. Il a grandi lui aussi avec Bellarion, puis avec Meraxès et Vaghar. Je sais qu’il saurait être un excellent chevaucheur de dragon. Ce n’est pas lui que je crains, mais celle qui lui tient lieu de femme. Je la pense assez fourbe pour s’en prendre à Ebryon. Et vu l’influence qu’elle semble avoir sur mon petit frère j’ai peur qu’elle ne finisse par le pousser à me faire face avec Ebryon. Et il est tout simplement hors de question que Meraxès se batte contre son frère. Ce serait… Contre nature. Je posais ma main sur la sienne et concluais. Merci Torrhen. Je sais qu’ils t’effraient et pourtant, tu me proposes de les protéger avec moi. Alors merci… Tu ne peux rien faire j’en ai bien peur, si ce n’est me promettre que s’il m’arrive quelque chose, tu feras tout ce qui est en ton pouvoir pour empêcher qu’on les chasses ou pourchasse. Ils rentreront à Peyredragon et mon peuple sait comment être avec eux. Ils ne leur feront aucun mal. C’était une certitude. Meraxès était jeune mais elle était intelligente et savait très bien comme Peyredragon fonctionnait. Elle ne fera pas de mal à mon peuple. Et mon peuple ne lui en fera pas en retour.

Je me glisse derrière mon époux après avoir récupéré mon jeune dragon qui s’enroula autour de mon cou. D’ici quelques mois, ce ne sera plus possible et je devais bien l’avouer, son poids me manquera. Je détache la cape de l’homme et elle retombe sur me sol alors que je pose mes mains sur ses épaules. Je fais rouler mes doigts et mes mains sur son vêtement, dénouant ses épaules, parfois avec douceur, parfois avec un peu plus de brutalité. Il grogne à quelques reprises de plaisir. Sa main vint se poser sur mon corps, me caressant légèrement tout en remontant le long de mes jambes jusqu’à arriver à mes fesses. Ma tenue de vol ne laisse que peu place à l’imagination, le cuir me moulant comme une seconde peau. Ses paroles me font doucement rire et je dépose un baiser sur sa nuque en guise de simple réponse avant de continuer à lui malaxer la peau. Il penche cependant la tête en arrière pour me regarder et son regard se fait plus malicieux, plus enivrant aussi. Sa main me caresse la poitrine, puis descend de plus en plus bas jusqu’à l’intérieur de mes cuisses. Je penche la tête pour venir l’embrasser alors qu’une main descend sur son torse jusqu’à arriver juste au-dessus de sa masculinité que je viens titiller ; et que l’autre se pose sur Ebryon pour qu’il ne vienne pas mordre l’homme à porter de ses mâchoire. Je ne m’attarde pas et me détache de lui avant de le forcer à redresser la tête. Je lui glisse à l’oreille dans un souffle légèrement rauque Penses bien à tout ceci pendant mon absence… Et à combien nos retrouvailles seront réjouissantes… En attendant tu me laisses faire et tu ne bouges pas. Puis je reprends mon massage, descendant un peu plus bas dans son dos, m’attardant de nouveau sur ses nœuds jusqu’à tous les dénouer. Une fois certaine que son dos ne le meurtrie plus, je l’enlace et dépose un baiser dans les cheveux, le dos de sa tête reposant contre mon buste, mes doigts se perdant dans sa chevelure pour venir le masser. Promets-moi que tu m’écriras Torrhen. Et que tu ne me tiendras en dehors de rien.





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MessageSujet: Re: Farewell, my love   Mar 3 Oct - 13:32

La jeune femme rit, mais se souvenait-elle que ce fut son tour de crier grâce lorsque le jour pointait le bout de son nez à l’horizon ? Je la laisse s’en tirer à bon compte pour cette fois, mais on peut sans doute apercevoir celui qui fut le Jeune Loup de Winterfell une vie plus tôt, dans le regard plein de défi que je coulais dans la direction de ma jeune épouse. Petite prétentieuse. Je lui faisais ainsi comprendre que je n’étais pas dupe et que nous allions avoir un contentieux à circonscrire à ce sujet. La jeune impératrice me raconte alors qu’elle pourra me servir de guide sur son île. Etait-ce le moment où je lui confiais que la mer et moi, ça faisait trente-six ? Cela dit je ressentais dans le timbre de sa voix qu’il lui en coûtait de rester aussi longtemps éloignée de son île et de ses gens. Je pouvais le comprendre… Mais moi finalement, de mon côté, j’avais toujours la chance d’être entouré de nordiens ou que j’aille, et cet âme commune partagée avec mes hommes suffisait à me sentir un peu chez moi.


| Je pense de toute manière, qu’après tous ces mois passés et tous ces bains de sang, nous aurons bien mérité quelque repos. Jadis, j’emmenais Sigyn au grand air, dans les vallons boisés de l’est du Nord. Peut-être pourrions nous envisager d’aller ensemble à la rencontre de notre peuple, et d’en profiter un peu ? |


Des vacances, de la villégiature. Je donnais cette forme à mon idée, tandis que je savais très certainement que je m’adonnerais toujours, sans m’arrêter, à ce qui était mon emploi et ma vie. Il y aurait toujours des routes, des moulins et des ponts à bâtir, des fortifications à relever, des flottes à entretenir, des soldats à entraîner, des clercs et des magistrats à rencontrer. Mais avec une partenaire, avec une alliée et avec une égale, les choses seraient sans nul doute un peu plus engageantes ensemble… Si c’était ce qu’elle souhaitait. La guerre finie, la paix revenue, nous aurons aussi moins « d’efforts » à faire l’un avec l’autre. Nous verrons bien. Rhaenys continue de me raconter ses dragons, de me parler de ses liens avec eux. Je ne comprends pas très bien de quoi il en retourne. Dans le Nord, nous sommes très dépendants des bêtes. Nos grands chiens de chasse nous aidaient à tenir l’hiver, quand les loups gris se rassemblaient, nous comptions aussi sur nos montures pour avaler les terribles distances du Royaume… Sans parler de tous les autres animaux. Mais elle considèrait elle-même ses dragons comme autre chose que des bêtes. J’avais du mal à le saisir, mais plus le temps passait plus j’avais conscience du lien qui les reliait, elle et les reptiles volants. Je comprenais donc un peu mieux aussi la réserve qu’elle nourrissait vis-à-vis de l’attitude de son frère. Ce n’était pas le genre de chose que l’on confiait à quelqu’un qui ne faisait pas preuve de la plus grande fiabilité. Je hoche la tête quand la jeune femme m’explique les risques qu’on pouvait prendre avec l’éducation d’un dragon, tandis qu’elle me remercie. Je me frottais la barbe, haussant les épaules./i]


| Je ne peux pas le nier. Je pense que quiconque a déjà vu un dragon en action serait un fou ou un imbécile pour ne pas avoir peur. Meraxès vole plus vite qu’un oiseau, elle fait la taille d’un petit moulin et crache une substance qui fait fondre les chairs et calcine les os. J’ai aussi vu la puissance de ses griffes et de ses crocs. Et je [i]vois
aussi dans ses yeux, que sans toi à côté, j’aurais probablement déjà terminé en amuse-bouche. Je compte sur Meraxès, je le protégerai, parce que je sais ce que je dois, ce que l’Empire doit, à sa puissance. Je ne me mettrais pas en travers de vous, je ne vous briderais pas, et je te laisserais seule juge de comment impliquer tes dragons. Je suis un Loup, même devenu Braenaryon, mais surtout je suis un homme de la terre. Je n’aime pas les navires ; je pense que je n’aimerais pas non plus voler. Choisis ce que tu veux pour Orys, mais je te demanderai de m’en parler avant quand même. Parce que les Dragons ne sont pas des loups, parce qu’ils peuvent contribuer à détruire tout ce qu’on aura construit. Ecoute-mes conseils et parlons en ensemble, mais tu restes la seule responsable à bord sur ce sujet. Cet arrangement te convient, Dame Impératrice ? |


Je laisse Rhaenys faire, bref instant de paix, de contact, d’échange physique alors que nous allons bientôt être séparés pour des semaines sinon des mois. Mes mains viennent chercher ses cuirs, moulant parfaitement sa silhouette mince mais svelte, carrure élancée mais renforcée par des années de monte. La belle était souple et forte, pour une femme. Chevaucher un dragon semblait être une tâche physique, et j’avais déjà pu admirer l’endurance de ce corps presque parfait, pourtant déjà endommagé par des cicatrices dûes aussi bien à la monte de sa sœur et protectrice que du fait de l’ennemi qui me l’avait entaillée, abîmée. Elle rit de mon cœur et m’embrasse sur le nuque, tandis que ses doigts, semblables à de minces pinces d’acier, pétrissent mes vieux muscles endoloris, mes articulations douloureuses. Je ferme un instant les yeux, avant de les rouvrir pour échanger un regard enfiévré d’elle, avec Rhaenys. J’ai envie d’elle, la jeune femme est toujours si prompte à raviver la flamme du brasier qui couve sans cesse entre nous. Mais je la laisse faire, comme elle me l’a demandé. Avant de me demander de lui promettre de lui écrire.


| Aussi souvent que faire se peut. Je t’informerais des suites contre les croisés, une fois que je les aurais trouvés. On les dit près de Vivesaigues, je vais me hâter de vérifier l’assertion. Et je ferais de même quand il s’agira du Noir, s’il sort de sa tanière. |


Je me retourne, me lève et viens l’attirer doucement contre mes propres cuirs de voyage, posant sa tête contre ma tunique noire réhaussée de l’emblème braenaryon.


| Seigneur, que de promesses susurrées ; devrais-je brûler pour de bon avec la première gueuse venue, une fois que tu m’auras trop fait languir de tes absences ? |


Je lui redresse le menton du bout des doigts et viens l’embrasser. Doucement d’abord, puis plus profondément, cherchant sa langue, m’enflammant contre elle.


| Voilà de quoi te rappeler qui t’attend, dans le Conflans. |






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