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Deux hommes de l'ombre [PV Gareth Kenning]
MessageSujet: Deux hommes de l'ombre [PV Gareth Kenning]   Mar 4 Juil - 17:15

Les troubadours et autres trouvères avaient coutume de dire que l’attente était terrible pour ceux qui aiment, et encore plus pour les cœurs solitaires qui n’ont que trop d’appréciation à offrir. Bowen Glover était de ceux-là, et comprenait enfin les affres et tourments de toutes les âmes errantes qui avaient eu un jour à patienter pour obtenir une bribe de nouvelle, quémandant une simple parole rassurante à un mestre bougon et bien trop occupé pour s’appesantir sur le sort de ceux qu’il soignait. Oui, à cet instant précis, le jeune homme avait une connaissance intime des épreuves traversées par les malheureux laissés en arrière, notamment les femmes. Pour un guerrier, la vraie difficulté se trouvait sur le champ de bataille, au moment de risquer sa vie. Mais peut-être que cette manière si typiquement masculine de voir les choses ne prenait guère en compte ce que devaient endurer psychologiquement ces mères, sœurs et épouses, amies et compagnes restées en arrière et contrainte à contempler le temps s’écouler longuement, chaque minute paraissant plus interminable que la précédente.

Une énième fois, Bowen tenta d’alpaguer un serviteur qui se contenta de hausser les épaules avant de reprendre sa course, laissant le garçon à son angoisse. Se rendant compte qu’il était un obstacle plus qu’une aide, il se résolut finalement à sortir et à arpenter pour la énième fois les abords de la Haye-Pierre, qu’il commençait à connaître par cœur tant il avait marché pour dissoudre sa peine dans l’ivresse de l’effort physique. Ne pas savoir ce qui était arrivé à Jeyne lui était purement insupportable. Il avait en effet aperçu Nelya Corbois non loin, qui paraissait saine et sauve, ce qui l’avait rassuré car s’il n’entretenait pas de relations particulièrement poussée avec la dame à l’élan, elle s’était montrée une alliée fidèle de la maison au Poing en soutenant l’initiative de son fils Benjen de contribuer à la reconstruction de Motte-la-forêt. Rien que pour cela, la plantureuse fiancée du Sénéchal avait toute sa gratitude, qu’il avait exprimé quelque peu maladroitement en l’invitant à danser lors des noces de Jeyne et de son lionceau Lannister. Et voilà qu’une nouvelle fois, ses pensées le ramenait à son amie, comme si son cerveau refusait de le laisser en paix tant qu’il n’aurait pas eu l’assurance qu’elle allait bien, tant qu’il ne lui aurait pas parlé, tout simplement.

Son épouse était-elle ainsi ? S’inquiétait-elle pour lui ? Plusieurs fois, il en avait eu l’impression, puisque Maedalyn avait demandé à quelques reprises des nouvelles de santé, souvent quand il évoquait la progression de leur campagne, et ce qu’il avait pris pour des reproches habilement dissimulés contenaient peut-être une peine sincère que de devoir quémander des assurances auprès d’un mari étourdi. Il en venait presque à prier les anciens dieux que sa femme ne lui en veuille pas pour ses oublis, quand il reviendrait auprès d’elle. Il avait espéré assister à la naissance de leur enfant et profiter de l’hiver qui s’annonçait pour revenir dans le Nord, même s’il commençait fortement à douter qu’une telle chose soit possible, ce qui ne manquait pas de le chagriner. Imaginer son héritier naître dans un autre endroit que Motte-la-forêt le peinait déjà suffisamment pour qu’il ne regrette pas une éventuelle absence de sa part. Déjà qu’il n’était même pas aux côtés de sa dame pour la soutenir dans sa grossesse … Rien que cette pensée le couvrait d’amertume, plus encore depuis qu’il découvrait ce par quoi son épouse avait dû passer, depuis plusieurs mois. La fille des Cerwyn avait dû affronter un domaine en ruines et étranger, un beau-père à l’agonie, l’absence d’un époux à peine entrevu, un début de grossesse alors que la sagesse populaire décrivait les premiers mois d’un premier enfantement comme les pires de tous … Par égoïsme dynastique et à cause des affres de la guerre, Bowen avait décidément imposé des souffrances terribles à celle qu’il avait choisi, et ne pouvait s’empêcher de s’en repentir, d’espérer que malgré tout, elle ne le détestait pas encore tout à fait.

De rage face à son impuissance, le nouveau lord du Bois-aux-loups abattit son poing ganté contre un arbre à proximité, imprimant dans le bois dur du bouleau la marque si caractéristique des Glover, avant que ses pas ne le conduisent à nouveau lourdement vers l’endroit où les blessés étaient soignés. Il avisa le lit sur lequel reposait Gareth Kenning, l’escorte de Jeyne, et poussa un long soupir. Il était probable que les mestres et leurs assistants débordés aient pris soin du gendre des Lannister au plus vite et l’avaient laissé se reposer là avant de le monter dans des appartements. Les voilà justement qui donnait l’ordre de soulever le brancard pour le conduire en un lien qui siérait mieux à son nouveau rang. Quelle réussite, quand on y pensait, pour un énième fils d’une famille mineure qui n’avait pour fortune que l’amitié d’un prince … L’ascension était proprement foudroyante, et sans nul doute prompte à susciter jalousies et médisances. Bowen était bien placé pour le savoir, car s’il n’avait pas les mêmes attributions que l’homme blessé, sa propre position aux côtés des Stark père et fils avait attisé certaines rancœurs, et continuerait de le faire puisque Jon ne semblait pas vouloir retirer sa confiance à l’ancien écuyer de son géniteur, bien au contraire. Il l’avait même chargé d’une mission précise, et il était temps qu’il s’en acquitte.

Cette fois, on lui accorda la permission de voir le blessé, et le Glover toqua soigneusement à la porte avant de s’annoncer, puis attendit qu’on lui permette d’entrer, ce qu’il fit avant de refermer aussi délicatement que possible l’imposante porte de bois. Le visage juvénile du Kenning paraissait have et fatigué, dissemblable au souvenir d’un joyeux drille un peu trop proche de Jeyne et de Lynara que Bowen avait retenu des moments où il l’avait côtoyé de loin à Winterfell, notamment lors du banquet princier de mariage. Il s’éclaircit la voix avant de s’approcher précautionneusement, restant néanmoins à une distance respectueuse, puis finit par déclarer :

« Ser Gareth Kenning, Sa Majesté le roi du Nord Jon Stark m’a chargé de vous remercier en son nom d’avoir fait rempart de votre corps pour protéger sa sœur, Son Altesse la Princesse Jeyne Lannister. Il est vivement reconnaissant pour votre courage et vous souhaite un prompt rétablissement.»

D’une voix moins protocolaire, Bowen ajouta, avec un très mince sourire :

« Je joins à ce message mes propres remerciements. Je connais son Altesse depuis l’enfance, et la perdre m’eut été infiniment douloureux. De ce que l’on raconte, vous avez fait preuve d’une grande bravoure pour retarder l’inéluctable avant que l’Impératrice n’intervienne.

J’espère que vous vous remettre vite. Désirez-vous que je fasse parvenir quelque message rassurant par corbeau pour vos proches ?»


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MessageSujet: Re: Deux hommes de l'ombre [PV Gareth Kenning]   Mer 12 Juil - 14:50

Les yeux grands ouverts, je fixe le plafond sans vraiment le voir, totalement perdu dans des pensées fort peu agréables. Cela fait plusieurs jours que nous sommes arrivés et je devrais m’estimer heureux. Je suis en vie, Jeyne et saine et sauve ainsi que les personnalités importantes du convoi. Ce pour quoi j’ai été missionné en sommes. Sauf que ce n’est pas grâce à moi, loin de là. Je n’aurais jamais dû valider l’idée de voyager de concert avec la famille Tully. Jusque-là, le voyage s’était déroulé sans encombre. Après tout, l’Ouest n’est officiellement en guerre contre personne. Pour le moment en tout cas. Je gage qu’à notre retour, si nous parvenons à revenir à Castral Roc, les choses vont grandement changer. Et je ne saurais dire si c’est une bonne ou une mauvaise chose. En tout cas, d’ici là, je dois me remettre au mieux pour essayer de ramener la Princesse de l’Ouest saine et sauve chez elle. Voilà qui promet d’être autrement plus délicat au vu de ce que j’entrevois de la situation actuelle. Je n’ai pourtant pas vu grand-chose et j’avoue que je suis curieux d’en savoir plus. Mais je suis cantonné à cette chambre pour quelques jours encore. Je n’ai pas vraiment insisté, ma jambe se dérobant sous mon poids dès que je tente de faire plus de quelques pas. Alors je me repose. Tout du moins j’essaie, quand les pensées ne viennent pas se bousculer dans mon esprit.

Et si je ne m’attends à aucune visite, je suis soulagé d’être interrompu dans mes divagations quand on frappe à la porte. Je me redresse tant bien que mal, grimaçant en réalisant que je suis toujours aussi fourbu et mon regard se plisse un instant alors que mon esprit s’efforce de reconnaitre l’homme qui me fait face. Il ne me faut heureusement pas longtemps pour le remettre et  j’ai un bref sourire un peu amer quand il prend la parole. "Nul besoin de me remercier. Sans l’intervention de l’Impératrice, nous ne serions pas en train d’avoir cette conversation. J’espère juste qu’elle aurait écouté mes conseils et pris la fuite au bon moment. Et réussi." Je fronce les sourcils avant d’ajouter, d’un ton que j’essaie de rendre plus léger. "Mais je suppose qu’il sera plus convenable de remercier sa Majesté de sa sollicitude, pour laquelle je lui suis réellement reconnaissant, et lui dire que je n’ai fait que le devoir qui m’est assigné depuis toujours ou presque. Ou que j’ai essayé tout du moins."

Je laisse filer un silence avant d’esquisser un sourire quand sa voix se fait moins protocolaire. Et je souffle, d’un ton plus léger. "Jeyne et Lyn… son Altesse et sa cousine parlent très souvent de vous. L’attachement que vous avez pour elles est partagé." Je n’ose en tout cas même pas imaginer ce qui se serait passé s’il était arrivé quoi que ce soit à Jeyne. A cette pensée, j’ai de nouveau un froncement de sourcils presque imperceptible avant de m’assoir aussi bien que possible sur le rebord du lit. "Il ne faut pas croire tout ce que l’on raconte. Je suis plutôt doué pour prendre les coups en réalité." Mon sourire s’est fait amusé l’espace d’un instant, avant que les souvenirs ne reviennent se bousculer dans mon esprit. "Vous avez déjà vu son dragon à l’œuvre ?" Et si oui, est-ce qu’on finit par oublier ce que l’on a pu voir ou pas ? Voilà la vraie question que je ne poserais pas. Je préfère grimacer au reste de ses propos et hausser une épaule. "Je pense qu’il serait plus prudent que j’envoie moi-même une missive à dame mon épouse. Sinon elle serait capable de venir jusqu’ici pour s’assurer que je me porte bien. Et je suppose qu’une fois informée, la princesse saura prévenir ma sœur et… enfin le reste de la cour que tout va aussi bien que possible." Je ne suis même pas sûr que mon frère soit au courant de mon voyage. Depuis quand n’ai-je pas pris de nouvelles ? C’est un peu lâche, je le sais bien, surtout que sa situation n’a rien d’enviable. "Mais merci pour la proposition ser Glover. Et de votre venue. Et si vous ne voulez pas fuir tout de suite, vous avez même le droit de vous assoir vous savez."


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MessageSujet: Re: Deux hommes de l'ombre [PV Gareth Kenning]   Jeu 20 Juil - 22:51

« Ce n’est pas parce que l’on a pas complètement réussi sa mission que l’on a pour autant échoué. Les actes de bravoure, même voué à l’échec seuls, n’en sont pas moins honorables, Ser Kenning. Ne diminuez point ce que vous avez accompli, en tenant aussi longtemps que possible une troupe supérieure en nombre et déterminée.

Parfois, il faut simplement se réjouir de ce que l’on a pu accomplir … même si l’issue n’était pas celle que l’on souhaitait. Je l’ai appris durement, croyez-moi. »


Jamais Bowen ne pourrait se pardonner la mort de toute sa maisonnée. Et pourtant, il éprouvait une certaine fierté en pensant que les Glover avaient chèrement vendu leur peau, et privé l’ennemi sauvageon de plusieurs milliers d’hommes, contribuant dans la mort au succès de Motte-la-forêt. Le sacrifice de sa famille avait permis au Nord de parvenir à une victoire aussi sanglante que capitale, et il entendait que partout soit conté que les hommes et femmes au Poing avait contribué par leur décès tragique à la survie du royaume. Certes, cela avait des airs de piètre consolation pour une perte incommensurable, et en un sens, c’était le cas. Pour autant, le jeune homme avait conscience du poids de ces mots auprès des autres maisons nordiennes, et au sein même de sa conscience malmenée. Non parfois, on pensait faillir à son devoir. Et l’expérience comme la sagesse venaient tempérer ces jugements à l’emporte-pièce.

Au fond, il lui paraissait étrange que celui qui avait chargé avec le Nord, que Jordane Lannister avait élevé au rang de Prince par un mariage que tous enviaient soit aussi peu dissert sur ses exploits. On aurait pu légitimement s’attendre à … quoi au juste ? Un fat qui aurait glosé sur sa bonne fortune ? Sur ses exploits ? Eh bien … Aussi peu glorieux que ce soit de l’admettre, cela aurait en effet nettement plus correspondu à ce que le Glover imaginait du Kenning que cette distance amère et légèrement sarcastique qu’il ne connaissait que trop bien, pour l’avoir éprouvée quelques mois auparavant, et qui avait tellement le goût de la défaite. Tout de même … Il était question d’un obscur benjamin d’une famille non moins obscure qui avait réussi à s’élever plus haut que n’importe quel homme de l’ombre, lui y compris, au point de ravir la main d’une Princesse -et si l’on en croyait les ragots, la virginité. Voilà qui aurait expliqué ce mariage pour le moins incongru d’un point de vue politique. Non pas que les unions royales avec un lord ou une lady de son propre royaume soit étrange à ses yeux : la plupart des Stark avaient choisi leurs conjoints au sein du Nord, mais rarement les dames avaient été promises à des rejetons de fin de lignée, à moins d’une conduite … peu convenable. Enfin … Mieux valait ne pas s’attarder sur les manœuvres Lannister et se conduire comme le héraut improvisé de Jon Stark, ce qui était peu ou prou dans ses nouvelles attributions, de toute manière :

« Néanmoins … Je transmettrais vos remerciements à Sa Majesté. Et vanterait votre courage à votre place, si vous le permettez. »

Bowen tiqua néanmoins quand le sujet glissa de la phase protocolaire à celle des liens familiaux qu’il pouvait entretenir avec Jeyne et Lynara. Non pas que le passage de l’un à l’autre soit improbable, après tout, il l’avait lui-même évoqué. En revanche, la manière dont Gareth Kenning en parlait, de façon si … libre, ne manqua pas de l’interpeler. Les mœurs du sud étaient peut-être différentes de celles du Nord, mais rares étaient ceux qui se permettaient une telle familiarité avec les Stark, ou même les damoiselles de haut-parage comme Lynara. Le fait que sa langue ait à ce point fourché devant un étranger comme lui trahissait une habitude profondément ancrée, comme s’il lui était naturel de les appeler ainsi par leurs prénoms. Un bref instant, le Glover se tendit légèrement, ses sourcils se fronçant imperceptiblement à l’idée qu’un homme puisse entretenir une telle proximité avec ses cousines, puis il se détendit subrepticement après avoir songé qu’il était désormais le beau-frère par alliance de Jeyne, et qu’il devait donc la fréquenter à loisir, sans compter qu’il se souvenait que Lynara avait évoqué le Kenning dans un de ses courriers, non sans le surprendre d’ailleurs. Reprenant contenance, il parvint tout de même à donner le change et masquer sa gêne en répondant du mieux qu’il le put, avec toute la politesse dont il était capable :

« Ce que vous me dites est des plus appréciables. Je suis heureux de savoir que leur nouveau foyer ne leur a pas fait oublier leurs familles du Nord, même si je n’en doutais pas.

A vrai dire … Dans une de ses lettres, Lady Karstark m’a aussi parlé de vous. Elle me demandait si nous nous connaissions. Je lui ai répondu qu’hormis s’être côtoyé sur le champ de bataille, je n’avais pas eu cet honneur. »


A l’évocation de ses augustes blessures de guerre, Bowen ne put retenir un mince sourire, avant de dire doucement :

« Je l’avais remarqué à la Mort-aux-loups, Ser Kenning. Le Nord se souvient toujours. »

Oui, peu importait les divergences politiques. Une part de Bowen aurait toujours une forme de gratitude envers le Prince Lyman et son subordonné pour avoir vaillamment risqué leurs vies lors de la bataille qui avait vu sa famille vengée. Plus que pour n’importe quel autre nordien, le geste avait compté. Néanmoins, sa question subite le déconcerta profondément, alors qu’elle ravivait des souvenirs particulièrement désagréables, surtout qu’à cet instant, Bowen n’oubliait pas qu’il parlait à un ennemi futur potentiel, vu que l’Ouest n’avait toujours pas pris position et que les tensions entre le Roc et Peyredragon n’étaient pas méconnus. Que dire ? La vérité ? Une version atténuée ? Finalement, il finit par se décider pour oblitérer les parts les plus insultantes de ce que son propos non censuré aurait pu donner, se décidant finalement à répondre après avoir pris une profonde inspiration :

« Non, et je ne tiens pas particulièrement à y assister pour être honnête. Il est des choses que je préfère ignorer. »

Pour le reste, qu’il souhaitât contacter son épouse était logique, aussi Bowen acquiesça avant de répliquer rapidement :

« Comme vous désirez. »

Il n’allait pas insister pour remplir du parchemin, même s’il se serait volontiers acquitté de cette tâche. Sa proposition finale ne manqua pas de le surprendre. Se retrouver ainsi à discuter en privé avec un parfait inconnu n’était guère dans les habitudes de Bowen, surtout que c’était désormais une personne de rang royal … D’un autre côté, peut-être pourrait-il ainsi obtenir des nouvelles de Jeyne … Soudainement, l’offre paraissait plus tentante.

« Je ne voudrais pas vous déranger dans votre convalescence, Ser Kenning. Néanmoins … Si vous n’avez rien contre ma compagnie, je resterais. Attendre en bas que l’on me permette d’accéder aux appartements de son Altesse la Princesse Jeyne n’est pas ce qu’il y a de plus aisé, et je crains de mettre en pièces rapidement le mestre si je m’entends encore une fois signifier une fin de non-recevoir.

Pour la sûreté des hommes de science, mieux vaudrait peut-être que je m’abstienne de redescendre. »


Ses pas le conduisirent vers une chaise, ses bottes crissant sur le parquet en bois tandis qu’il s’asseyait, face à face avec le Kenning, se demandant bien ce que ce dernier avait à lui dire … car il ne l’avait pas invité pour le plaisir de sa conversation, n’est-ce pas ?


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