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Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.
MessageSujet: Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.   Lun 3 Juil - 14:32

Aujourd'hui j'avais une nouvelle mission à accomplir, une nouvelle tâche que m'avait confiée la Reine. Moins difficile de prime abord que celle qui consistait à débarrasser les montagnes de Rougefort des clans barbares, mais tout aussi importante. Aujourd'hui ce n'était pas le Lord combattant qu'on appelait mais le diplomate. En effet je devais accueillir Aleyna Tyrell, maison secondaire du Bief.

Ne pouvant me déplacer personnellement l'accueillir au port de Goeville, ayant d'autres obligations aux Eyriés, pour autant je lui avais envoyé une escorte digne de son rang chargée de la conduire jusqu'à la capitale du Val. Ici je lui offrirai tout ce que requérait les honneurs diplomatiques, repas, cadeaux, et une conversation des plus respectueuses que je souhaitais mettre à profit pour aborder un sujet en particulier.

Vérifiant les derniers préparatifs à son accueil, je me dirigeais dans les couloirs de la forteresse pour rejoindre la cour où était annoncée l'arrivée de l'escorte diplomatique. Pour la troisième voie j'ignorais ce que pourrait décider le Bief car son jeu d'alliances pèseraient assurément dans la balance quant à l'avenir.


Dame Tyrell, c'est un plaisir de vous accueillir en notre capitale du Val. La Reine m'a chargé de votre accueil ainsi que de vous transmettre ses salutations, elle est malheureusement pour l'heure en plein travail mais vous pourrez la rencontrer sous peu.

Votre voyage s'est bien passé?
lui demandai-je alors que le venais de lui prendre la main pour l'aider à descendre du chariot. Aide dont elle n'avait probablement pas besoin mais que la bienséance imposait, tout comme la révérence polie que je lui adressai ensuite de la tête. Après tout nous avions plus ou moins le même rang et statut au sein de nos royaumes respectifs.

Voulez-vous prendre un peu de repos avant tout? Si non je peux vous proposer de quoi vous sustenter un peu si vous le souhaitez. Nous aurons tout le temps d'échanger ensuite.

Il y avait bien des us et coutume en matière d'échanges diplomatiques mais chacun était en réalité libre d'agir selon sa convenance et le but recherché, tout comme le message qu'il voulait transmettre. Pour ma part je comptais bien communiquer mon espoir pour le Val, qui passait par cette idée d'union neutre.

Si vous voulez bien m'accompagner tandis que vos affaires seront conduites à votre chambre. lui dis-je après qu'elle eut fait son choix quant à la suite.


Dernière édition par Garth Rougefort le Lun 24 Juil - 18:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.   Jeu 20 Juil - 23:10

A peine avait-elle mis pied à terre qu’on lui tendit un missive cachetée aux emblèmes du ministre, l’homme sans grande envergure la détaillait curieusement, visiblement impatient d’avoir des nouvelles du Bief, nouvelles qu’elle ne lui donnerait pas sur l’instant. Errassée de son voyage et parfaitement consciente de partir pour un nouveau périple elle se réserva la lecture pour un moment d’ennui sur le chemin. Elle qui rêvait de voyage et d’aventure, elle était servie plus que de raison. Le temps pluvieux cachait au loin les toits de la ville et offrait à l’océan une houle des plus vivaces. Cachée sous sa capuche tenue par des broches en argent, elle dû mettre en œuvre tout son équilibre pour rejoindre le carrosse qui l’attendait un peu plus aux abris.

C’est seulement dans ce lieu clos et silencieux qu’elle se défit de son couvre-chef pour inspecter l’homme de garde du val qui la conduirait vers son point de chute. Pas un son ne sortit de sa bouche, ses doigts encore gantés caressaient doucement le velours humide d’une sacoche de voyage qui ne l’avait quitté où elle avait mis avec précaution les notes et informations requises à son voyage. Il fallut près de trente minutes pour voir disparaître les rivages et qu’on doive allumer les lampes pour voir dans l’habitacle clos aux rideaux brisant le froid. L’homme, simple soldat, attendait toujours en silence qu’elle daigne lui accorder un mot, un signe pour parler. La noble naissance de la jeune femme en faisait-elle une personne à ne pas froisser et l’importance de sa visite une personne à chouailler ? En temps normal Aleyna détestait les convenances, les protocoles, elle aimait la simplicité, mais voilà ce jour n'était pas un temps comme les autres, elle avait quitté son royaume, la tête couverte et avait appris la mort du roi, la perte de nombreux hommes, avait craint pour les siens, avait croisé des rafiots dignes remplis de blessés et bien qu’encore préservée elle craignait d'ouvrir la missive et que Manny lui apprenne la mort d’un des siens ou pire, la perte de Hautjardin.

Son regard azur perdu dans le vague elle était à des lieux de son parcours, plus que jamais inquiète pour les siens. C’est aux prises d’une longue lutte qu’elle prit la parole, demandant des informations, partageant quelques banalités, avant d’enfin se détendre et briser le sceau. Les mots qu’elle y trouva n'offrirent pas plus de soulagement, juste la crainte de n’être à la hauteur des espoirs de celui qui lui avait fait autant confiance. Elle y apprit ses noces et son cœur se serra étonnamment de cette nouvelle. N’était-ce pourtant pas là la base de beaucoup d'alliances ? Elle ferma soigneusement la page pour la glisser en sécurité dans son sac de voyage et s’enquit du temps de voyage.

Au lendemain le temps s’était un peu découvert, le plaisir de pouvoir observer les paysages rendit vie à la jeune femme qui armée de toute sa curiosité questionnait le soldat sur les villages ou coutumes de son royaume.

« Dame Tyrell, c'est un plaisir de vous accueillir en notre capitale du Val. La Reine m'a chargé de votre accueil ainsi que de vous transmettre ses salutations, elle est malheureusement pour l'heure en plein travail mais vous pourrez la rencontrer sous peu. Votre voyage s'est bien passé? » Quand enfin le château fut en vue, elle ne ressentit aucune lassitude, une boule au ventre tout au mieux de crainte de n’avoir les épaules qu’imposent sa naissance. Mais une nouvelle fois elle donna parfaitement le change. C’est avec un regard vif, un sourire aimable, qu’elle gravit la distance entre l’homme chargé de la recevoir et le carrosse. Le saluant avec autant de convenances qu’il lui en offrait. « Voulez-vous prendre un peu de repos avant tout? Sinon je peux vous proposer de quoi vous sustenter un peu si vous le souhaitez. Nous aurons tout le temps d'échanger ensuite. » Attendant le bon moment pour converser tout en s’émerveillant de l’architecture des lieux.

« Je vous remercie Ser Rougefort, Votre compagnie en ce jour m'est aussi saillante, c’est la venue propre de votre noble reine, je serai des plus honorée si vous acceptiez avant de manger de me faire visiter le château, j’avoue de vous à moi que mes jambes manquent cruellement de mouvance entre le bateau et la carrosse et qu’un repas me serait bien agréable seulement si vous le partagez avec moi au terme de notre rencontre. »

Elle lui tendit doucement la main pour s’attacher à son bras, tel que le voulait l’usage et tacha de se rappeler soigneusement les armoiries de chaque famille vivant en ces lieux pour paraître des mieux instruites et surtout établir un climat propice à des ententes.

« Si je puis me permettre de prendre des nouvelles de vos enfants, si je ne m’abuse vous en avez avez trois, aurais-je l’honneur de les rencontrer ? » La question était des plus amicales, faite pour rapprocher et briser la distance, mais aussi pour lui faire comprendre que bien que jeune la lady Tyrell avait appris ses leçons et pris à cœur de connaître les familles qui prendraient le temps de la rencontrer.



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MessageSujet: Re: Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.   Sam 29 Juil - 18:39

La jeune femme n'avait pas atteint la vingtaine, je devais lui reconnaître qu'elle conservait un aplomb surprenant pour son âge. D'autant qu'elle avait voyagé au Val seule et ce n'était pas rien, en soit et même si je ne le lui dirais probablement pas elle venait de gagner un temps soit peu de respect de ma part.

La visite du château sera effectivement un bon moyen de vous dégourdir les jambes, et ce sera un plaisir que de vous accompagner. lui dis-je alors que je la guidais depuis l'entrée de la forteresse. Votre voyage maritime s'est pas bien passée, pas de mauvaises rencontres en ces temps de tensions? lui demandai-je encore avant de me taire pour l'écouter, réfléchissant à la position de son royaume vis-à-vis du nôtre et de Westeros de manière générale.

Le Bief n'était pas dans une postule idéale car il ne restait au final que le Val et l'Ouest avec qui il n'était pas encore en guerre, et vis-à-vis de nos alliés Lannister ce n'en était pas très loin à croire les corbeaux et les rapports. Dans mes discussions avec mes suzerains notre méfiance à l'égard de ce royaume était forte tant il semblait belliqueux. Pour autant il fallait traiter son envoyée comme il se devait et prendre et analyser l'ensemble de ce qu'elle dirait. Encore fallait-il qu'elle accepte de converser à ce sujet avec moi avant de voir la reine.


La situation actuelle en Westeros est des plus agité, entre les intentions de l'Empire et des Hoares. Les difficultés ne sont pas minces pour qui ne veut rejoindre aucun de ces deux camps. Le Val pourtant pourrait de par sa neutralité offrir une autre voie à qui serait prêt à en accepter les conditions. lui dis-je en préambule.

Je voulais d'abord estimer sa réaction à cette ébauche d'idée. Le Val refusait de se voir obligé de prendre partie dans une guerre qu'il estimait nuisible à tous et sans valeur. Tant de morts pour un titre sans valeur. Du moins c'était là mon avis, et de ce que j'en savais mes suzerains en partageait une bonne partie, sinon la majorité.

En effet contrairement à moi, certains au Val ne voulaient pas voir que le Nord cherchait à nous nuire pour avoir refuser de guerroyer avec eux contre les Hoare. Ajouté à cela notre refus de nous soumettre en rejoignant leur empire comme province. Le Val prévaut et ne saurait devenir le vassal de qui que ce soit.


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MessageSujet: Re: Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.   Mer 30 Aoû - 4:48

Son regard se glissait sur les dédales de marches et les pierres finement travaillées, le val n’offrait en rien un espace commun à Hautjardin et elle se régalait d’en découvrir les différences. Il lui semblait même percevoir une nuance différente dans la couleur de celle-ci. Nuance agréable au regard comme l’était l’accent Valois du lord à son bras. Un fin sourire se glissa sur ses lèvres rougies par le vent frais qui se levait quand s’enquérir de sa route.

« Les hommes de la mer ont été compétents, ils ont su déjouer les tours du temps et nous éviter bien des maux, cependant je ne vous cache pas mon émoi quant à la découverte de paysages inédits à mes yeux, j’en reste encore touchée de voir autant de beauté simple dans un monde… » Elle réprima son envie de s’épancher sur la noirceur des hommes et leur besoin de rendre tout plus compliqué et sombre.

« Mais je m’égare déjà avec mes discours, alors que sous mes yeux se trouve un lieu rempli de légendes et d’histoire. Sa main se serra doucement sur l’avant-bras de l’homme. Et ils marchèrent un moment silencieux, suivis à bonne distance de la pauvre servante qui s’attendait à rentrer à Hautjardin tout comme elle quand elles avaient embarqué sur le pont du navire marchant aux côtés du ministre. Si Aleyna voyait en ce voyage un moyen d’enfin vivre des aventures, de combler son savoir ou simplement faire le plein de souvenirs, la femme chargée de ses toilettes ou sa pudeur, elle, voyait là une bêtise et une pure folie.

Mais Alyena ne prêtait plus attention à elle, pas plus qu’aux hommes qui l’avaient conduite en ces lieux, son attention était emprisonnée par le lord, en cet instant son air soucieux lui donnait un visage des plus mystérieux, presque admirable. Elle s’étonna même de le découvrir bel homme et parfaitement vif pour un âge qu’elle n’arrivait pas à définir comme moindre à celui de son père. Il se mit alors à parler de la situation continentale et de la neutralité du Val quand aux affaires des autres Royaume. Elle s’arrêta et glissa sa main sur celle qui entourait le bras du lord.

« Je pense votre Royaume des plus nobles, il est en effet admirable de vouloir protéger la vie là où beaucoup jouent la mort pour étreindre leur pouvoir, mais de vous à moi, que restera-t-il de notre monde après autant de ravages, un empire régnant sur des corps morts, des larmes et des terres couvertes de sang, infertiles car il n’y aura plus d’hommes et de femmes de valeur pour les semences. » Elle se mordit les lèvres de son impudence, mais elle se voulait honnête, on l’avait faite venir ici pour sa droiture et sa franchise et l’amour de son pays natal.

« Je ne peux qu'aimer le Val pour cela, ils protègent leurs valeurs et celles de la paix, mais mon seigneur, accordez-moi l’audace de vous demander ce qu’est le prix de la paix d’une maison quand devant vos portes vos amis les plus sincères pleurent et saignent sans pouvoir apprendre de vous de telles leçons. » Elle lui fit un sourire timide et relâcha son bras, lançant un regard à sa nourrice qui la fusillait d’être en cet instant aussi proche du lord. Elle aurait voulu lui dire que pour parler avec le cœur, il fallait oublier parfois la froideur de la distance et savoir faire un pas vers l’autre.

« Je suis sans doute trop romantique ou trop jeune pour comprendre tous les imposant choix de nos rois et reines, mais je suis aujourd’hui ici toute disposée à écouter les conditions que le Val entend avoir pour ouvrir une voie puissante entre le Bief et lui. » Elle reprit la marche, gravissant la rue quelque peu pentue avec un pas calme, cachant le trouble de ses aveux et la crainte d’un jugement abrupte de l’homme qui verrait soudainement une sotte trop rêveuse.





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Dernière édition par Aleyna Tyrell le Dim 17 Sep - 18:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.   Sam 16 Sep - 1:14


Ne vous excusez point ma dame, voyagez est souvent source de découvertes. Westeros compte tant de diversité, tant de légendes et d'histoires justement. lui dis-je d'abord avant de poursuivre. Il est au contraire heureux que l'on puisse encore trouver du temps pour en savourer la saveur.

D'autant que la période que nous vivons nous empêche de savoir pour combien de temps encore nous pourrons en profiter.
ajoutai-je encore d'un triste constat cynique. La guerre, l'égo des hommes, la convoitise. Tant de choses menaient le monde à sa perte si l'on continuait sur cette voie du sang.

Je demeurais silencieux pour la suite de notre marche, même lorsque je sentis sa main serre mona avant-bras avec douceur. Du moins jusqu'à ce qu'elle s'arrête pour reprendre la parole. Loin de la prendre de haut, je l'écoutais avec attention. Ses paroles bien qu'étant opposées à ma pensée, n'était pas naïve en soit mais faisait plutôt manquaient d'expérience, du moins celle de la vie et des jeux de pouvoir me semblait-il.


La franchise est quelque chose de trop rare en Westeros pour que je ne vous la jette au visage et ne vous en fasse le reproche. Aussi ne craignez point mon jugement, mais acceptez que je réponde à vos mots par d'autres. dis-je calmement, cherchant mes mots pour ne pas prendre le risque de la froisser, tout en jetant un regard à sa suivante qui je le voyais craignait mas réaction en dépit de mes paroles.

Je ne peux parler au nom de mes suzerains, tout comme votre sincérité ne peut prétendre être celle de votre Roi.

Le Val refuse de prendre part à la course au titre vain de Roi ou Reine des Sept couronnes. A quoi bon régner sur un monde en putréfaction? Les morts ne font pas un bon peuple. Ils ne célèbrent personnes ni ne servent personnes.
dis-je un brin fataliste mais décidé à reprendre ses mots.

Le Val appelle tout un chacun en Westeros à oeuvrer pour l'apaisement et la paix. Si le Bief souhaite que le Val s'ouvre à lui, il devra jouer l'apaisement et peut-être chercher à ne pas combattre tant de royaumes. Le Val lui-même enjoint chacun à ne plus concourir à qui portera cette couronne. Si d'autres royaumes s'y refusent et n'accordent plus de valeur à ce titre de souverain des sept couronnes, celui qui la portera au final n'y gagnera rien. Et finalement il aura perdu beaucoup, et son peuple avec lui, pour un titre de paille.

Nous marchions à présent dans la rue, nous accommodant de sa pente légère. Pour une jeunette, elle parlait plutôt avec un certain calme bien que la jeunesse trahissait en elle quelques doux rêves.



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MessageSujet: Re: Le combattant doit savoir laisser sa place au diplomate.   Lun 18 Sep - 12:30

Las de son voyage, mais en rien amoindrie par la vision de la cité, elle détaillait avec un œil perplexe le parcours, se demandant par instant si elle était vraiment la femme de la situation. Le Val n’était-il pas par bien des points cousin du Bief ? N’arborait-il pas des valeurs propres à leurs désirs de ne se soumettre à aucune sorte de domination ?

L’homme qui les précédait d’un pas calme et servait sûrement de guide silencieux ou ouvreur de chemin était un petit homme sec, il portait une chemise en coton usée jusqu’à la trame et des pantalons de serge. Il glissa soigneusement vers la double porte en bois gravée pour la pousser et l’ouvrir à leur approche. Il tendit sa main calleuse pour aider la jeune femme à dépasser la fausse marche du perron donnant sur l'espace clos d’une cour privée.

Mais la jeune femme préféra le bras du Lord, non sans remercier d’un sourire l’homme qui se ravisa sur le côté dans une discrétion totale. C’était une fin de journée splendide. Les arbres encore quelque peu en fleurs sur les berges escarpées d’un des abords de la cour se reflétaient dans une eau noire. En dépit de sa mine revêche, le guide était fort intéressant à observer, de sa main il leur indiquait la route à suivre, quelques passages où le regard de la jeune femme se perdit sur la contemplation majestueuse des œuvres architecturales. Leur pas calme laissait avec eux un silence durant lequel la jeune femme se repassait les mots qu’elle avait sûrement trop maladroitement laissé échapper, l’homme dans sa courtoisie semblait ne pas lui en tenir rigueur, mais il n’en était pas de même avec elle-même. Elle se fustigeait intérieurement, se disant que la première impression donnerait le ton et qu’il semblait à présent évident que pour le Val elle ne serait qu’une stupide enfant romantique. Son regard s’attarda un instant sur un mur de pierres lisses à peine visible entre les arbres.

Une lueur, à peine une nuance de gris plus pâle que la nuit, commençait à poindre sur la ligne d’horizon. La main d’Aleyna se déchaussa du bras du lord quand elle remarqua sur leur passage un espace étroit, à peine caché par un buisson d’aulnes au bord du chemin. Un minuscule espace entre les arbres, juste assez grand pour les accueillir debout l’un contre l’autre, mais dont on pouvait voir quelques pas plus loin un promontoire offrant une vue sur la cité. Le chemin était nettement visible, quand la main de la jeune femme écarta le buisson, elle lança un regard au Lord et sans attendre plus longtemps s’invita entre les branchages souples pour se retrouver en quelques pas à l’intérieur d’un cercle de pierres, tout autour d’elle se trouvait comme un balcon offrant à ses yeux le spectacle époustouflant sur les montagnes et les habitations.

« Vous savez Lord, le Bief n’accorde pas de valeur à l’empire, il se refuse à perdre ses propres valeurs, sa liberté, en cela le Val lui est plus que semblable, n’avez-vous pas par le passé tenté de vous rapprocher du Nord ? Mes seigneurs on fait le choix pour lutter contre l’asservissement d’un règne empirique qu’ils ne reconnaissent pas. » Elle caressa doucement la pierre froide du balcon et explora un instant la vue d’ensemble.

« Vous me prêtez à mes mots un sens que je n’ai pas donné, en aucun cas le Bief souhaite la guerre ou faire couler le sang, il ne fait que se protéger d’une conquête, comme vous le faîtes vous-même, avec la clémence des sept à vos côtés ou la sagesse qu’un accord pourrait nous apporter sûrement… » Elle lui fit un sourire et s’approcha d’un pas, ravie de voir que sa trouvaille bloquait la suite de curieux dans la rue.

« Lord, accordez-moi le bénéfice de mon jeune âge et la douceur de mon impulsivité, mais surtout accordez-moi l’audace de croire que ma franchise pour plaider est suffisante pour qu’on puisse continuer à partager nos points de vue franchement et cela durant mon séjour, si vos paysages sont aussi ravissants que l’instruction que vous pourrez m’offrir, je ne doute point que nous arriverons à voir plus loin un chemin pour nos deux Royaumes. »






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