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Ennemis d'hier lances de demain PV Joren Hoare
MessageSujet: Ennemis d'hier lances de demain PV Joren Hoare   Jeu 29 Juin - 19:25

Ennemis d'hier lances de demainAlessander x Joren
L’ost du roi Mern dans lequel je me trouvais actuellement en compagnie de mes frères cadets chevaliers comme tout fils de noble famille Bieffoise qui se respecte avançait vers l’Orage conjointement avec les forces du royaume du sel et du roc menées par l’intrépide régicide le prince Joren Hoare. Mon opinion assez sévère sur les fers nés était tout juste contrebalancée par la présence des riverains dans l’armée alliée. Bien que les pillards des îles n’étaient à mes yeux pas les pires de Westeros en ce sens que ces barbares acceptaient et reconnaissaient ce qu’ils étaient. Des tueurs sans foi ni loi si ce n’est celle de leur dieu tout aussi étrange et contraire à la vision du royaume souvent qualifié de grenier de Westeros, mon royaume tant aimé, chéri dans ses moindres recoins et qui se devait aujourd’hui d’ètre prémuni des menaces pesant au-dessus de sa tète telle une épée de Damoclès à l’est.  

Oui, mon opinion des guerriers de fer était en soit semblable à celle de la majorité de mes compatriotes c’est-à-dire assez rabaissant à leur endroit néanmoins en combattant pragmatique je savais leur reconnaître les qualités qu’ils se targuaient de posséder et qui étaient qu’on le veuille ou non une certaine réalité sur le champ de bataille. Oh, ce pragmatisme m’empêchait de faire pleinement confiance à notre allié de circonstance au vu de sa réputation néanmoins force était de constater que dans un Westeros fragmenté et irrémédiablement divisé en factions aux antagonismes profonds le Bief ne pouvait se permettre de faire face seul tout comme Harrenhal ne pouvait espérer triompher de tant d’ennemis bien déterminés à lui faire payer son ambition dévorante une bonne fois pour toutes. Nous avions besoin l’un de l’autre et ce fait était quelquefois le meilleur ciment pour une alliance.

Alors oui, je n’aimais pas les fers nés mais à choisir je préférais les avoir dans mon camp à anéantir nos ennemis communs que dans le camp opposé. Entre une infanterie féodale comme la nôtre et des baroudeurs aguerris comme la leur, la comparaison entre piétons était à leur avantage. La cavalerie Riveraine était également un atout non négligeable qui si elle n’était pas aussi performante que la nôtre comptait dans les meilleures du continent. Peut être la seconde après la nôtre. Notre propre armée était une force de qualité car bien que le roi n’avait pas attendu que nous amassions plus de troupes et l’arrivée de tous les bannerets en raison de l’émoi causé chez sa royale personne par la trahison de son frère, il avait emmené avec lui ses troupes d’élites d’une part et d’autre part la part de cavalerie était non négligeable. Or, dans notre pure tradition martiale la cavalerie gagnait les batailles. Pour en revenir au fait que ma vision des troupiers des îles de fer était moins méprisante que d’autres en raison des éléments évoqués.

Il fallait dire que mon mépris vis-à-vis de pillards ne pourrait jamais dépasser celui que je vouais aux Dorniens. Ces lâches du désert qui confondaient mobilité martiale avec dépravation morale. Fourrager un territoire ennemi était-il censé être synonyme de massacres de populations frontalières ? Quand je pense que j’avais failli tomber amoureux d’une de leur femme au cours de ce fameux tournoi, je ressens une profonde amertume. Dorne vous séduit oh oui pour mieux vous étouffer dès que vous aurez le dos tourné. Lâches, vils, sans honneur aucun voilà ce que sont les Dorniens à mes yeux. Je ris lorsque j’entends un Dornien parler d’honneur car c’est une ineptie sans nom. Le sang de cette engeance qui avait souillé ma lance puis ma lame lors de la bataille des hautes terres n’avait fait qu’attiser cette haine brûlante. Trop peu de ces chiens étaient tombés sous ma lame. Quoi qu’il en soit, je chevauche aux cotés de mes frères dans le rang de l’ost royal une expression maussade sur le visage tandis que les autres Ashford présents sont enjoués à l’idée de connaitre leur baptême de feu sous le commandement et la bannière Gardener.

Je ne prends pas la peine de tempérer leur enthousiasme juvénile et laisse mes pensées dériver vers mon épouse et notre petit Jacen au gré des paysages verdoyants de notre contrée. La guerre apparaît toujours comme une aventure à ceux qui ne l’ont pas vécu. Hector avait participé à mes côtés à la bataille des hautes terres aussi le plus âgé de mes petits frères était tout de même un brin moins insouciant que Lyonnel et Aron. L’absence de mes cousins, de mon oncle et de mon père ainsi que la fraction infime des hommes de Cendregué nous accompagnant n’indique que trop bien la situation. Lord Ashford rassemblait une autre armée en compagnie de Lord Rowan et d’autres lords du royaume. Si nous étions là c’est que nous le voulions. Marcher avec le roi était un honneur que les jeunes âmes que nous étions n’avaient pas souhaité laisser passer. Mes frères auraient peut-être une autre vision de la guerre dans les jours à venir ou l’idéal chevaleresque l’emportera sur l’horreur cru de la bataille. Quoi qu’il en soit, nous avancions sur de notre puissance, confiant dans l’avenir glorieux de notre roi et de notre royaume. Nous avancions fiers et ardents de vaincre l’Orage, ce tumultueux ennemi avec lequel nous avions de tout temps entretenu une relation tout aussi tumultueuse.

Le rythme relativement soutenu de nos colonnes soulignait la volonté du roi de porter la confrontation le plus tôt possible. Les bannières claquent dans le vent, les sabots des chevaux impriment leurs vibrations dans le sol, les hommes discutent bruyamment dans le rang, la guerre est là nous avançons. Nous sommes de plus en plus proches de la frontière ennemie à chaque lieue qui défile. Ce n’est plus que l’affaire de quelques jours avant que nous pénétrions dans le royaume du cerf couronné. Mais pour l’heure, les trompettes et les clairons sonnent la halte pour la nuit sous un soleil couchant qui ferait à n’en point douter un ravissant tableau au-dessus d’une cheminée. Je me rends en compagnie de ma fratrie et de nos hommes d’armes montés qui nous servent accessoirement d’écuyers puisque nous n’en avons pas encore pris vers les enclos en train d’ètre montés pour les innombrables montures de l’armée coalisée. Nous y laissons nos chevaux de voyage ainsi que nos destriers avant de rejoindre le camp en train d’ètre monté dans une vaste plaine.

(…)

J’ai pris le temps d’écrire un poème à l’intention de Rohanne dans ma tente de campagne, inspiré en cela par le coucher du soleil ayant accompagné nos pas jusqu’ici. Je pense qu’il lui plaira. Mes vers sont tout en sobriété mais l’ensemble de ma modeste œuvre est à double sens et nul doute qu’elle ressentira quelques chaleurs à la lecture de ce parchemin sonnant comme une ode à la beauté et à l’astre solaire en apparence mais prenant un tout autre sens chez une lectrice avertie comme Rohanne. Une fois satisfait de mes vers, je quitte quiétude tranquille de ma tente pour aller souper en compagnie des autres chevaliers du moins ceux dont les tentes sont les plus proches de la mienne. Nous mangeons autour de grands feux de camps avec les hommes du commun ce qui permet d’inhiber les classes sociales le temps de quelques instants chaleureux et de cimenter la puissance militaire de la nation dont chaque homme peu importe son rang est un maillon essentiel à son niveau.

La coordination gagne à reposer sur de pareils moments où tout le monde met de côté ses préoccupations quotidiennes ordinaires pour communier dans l’imminence de la bataille. Nous sommes en théorie tous égaux devant la mort sur un champ de bataille. En théorie seulement car de meilleures protections permettent souvent de ne pas passer l’arme à gauche trop vite du moins en théorie. Quoi qu’il en soit, je savoure le contenu austère de ma gamelle entouré de mes frères, des hommes d’armes de notre maison, de connaissances dans la chevalerie, d’hommes du rang des environs, d’une poignée d’archers et tout cela dans une ambiance étonnement joviale témoignant de la certitude excessive de ces hommes de leur victoire sur l’ennemi. Qui pourrait survivre face au poing d’acier s’abattant impitoyablement doivent-ils tous penser ? J’imagine que nous verrons dans quelques jours s’ils avaient raison et si ma mesure était justifiée.

Soudain des bruits de bagarre attirent l’attention de mon cercle de compagnons tout autant que la mienne et je bondis de mon siège de fortune constituant en un rondin de bois pour aller m’enquérir de la situation bien vite suivi par une petite troupe conséquente. Nous traversons une partie du camp pour arriver devant une rixe entre un fer né et un bieffois un homme de la maison Merryweather vu la corne d’abondance sur son gambison. Je m’interpose entre les deux hommes au moment où le prince Joren arrive lui aussi sur les lieux. L’arrivée du prince semble calmer immédiatement les fers nés et je repousse mon compatriote. J’avais servi en tant qu’écuyer auprès de l’héritier de cette maison. Si nous ne sommes même pas capables de cohabiter dans un camp. Qu’en sera-t-il sur le champ de bataille ? Hein messieurs. Qu’en sera-t-il ?
J’esquisse un sourire amusé en constant la séparation nette entre les hommes du Hoare et mes propres frères d’armes. Portant la main à ma ceinture, je saisis ma flasque contenant du rouge de la Treille et la tend au prince du Conflans et des îles de fer avant de reprendre la parole. Mais peut être devrions nous montrer l’exemple prince Hoare ?
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MessageSujet: Re: Ennemis d'hier lances de demain PV Joren Hoare   Sam 8 Juil - 11:52

Je n’aime guère ce qu’il se passe actuellement. Les alliances sont nécessaires dans un monde agité où les ambitions de puissance se développent. Mais, je n’aime guère avoir des alliés qui agissent comme ils le souhaitent, sans même me tenir informé alors que nous devons combattre ensemble. L’Ouest ne fait strictement rien pour nous aider, hormis percevoir des intérêts sur le prêt négocié avec mon père, malgré leur parole et leur signature inscrite sur un parchemin officiel de nous soutenir militairement si nécessaire. C’est une trahison et un comportement indigne des valeurs que les continentaux souhaitent mettre en avant. Le Bief est aussi très agaçant que j’en oublie presque Castral Roc. Le Roi Gardener s’imagine que nous sommes de simples valets, des auxiliaires dans la guerre contre l’Orage. Le Poing Vert s’imagine que nous sommes là pour lui obéir sans rechigner et nous adapter continuellement à lui. Il oublie un peu trop vite que ce sont mes hommes qui ont débuté la guerre contre le Cerf, qui ont pris le dessus sur le Roi Guerrier Durrandon tandis que lui prenait son temps à mobiliser ses troupes plutôt que de nous appuyer d’un premier contingent d’hommes qui aurait été disponible à proximité de la frontière. Nous nageons avec les requins et éprouvons la sévérité de ce monde tandis que nos alliés se perdent à vivoter autour des astres et de leur bien pensance.

Clairement, je sais qu’ils profitent de nous. Mais, je ne vais pas passer ma vie à hurler et à me plaindre. De toute façon, je n’aurais guère pu le faire récemment avec cette blessure au flanc lors de la dernière bataille. La cicatrice demeurera un souvenir indélébile d’une bataille farouche. Certes, l’avantage numérique était certain de mon côté et je n’avais eu que peu de mérite à emporter la victoire ce jour là. Mais, la qualité des armées de l’Orage nécessitait un engagement massif de notre côté. Nous sommes aujourd'hui dans le Bief, à la frontière avec l’Orage, parce que tout ceci n’est pas terminé et démontre la valeur de la résistance Orageoise. Maintenant, les informations qui me parviennent du nord me rendent assez impatient d’en découdre pour retourner dans le Conflans. Alors que Mern IX Gardener prend clairement son temps, comme si la guerre allait l’attendre pour débuter.

Ces temps-ci, je ne ressens pas une grande motivation à rédiger des missives qui ne me serviraient probablement à rien, hormis pour Myria. Je suis conscient que la diplomatie de Westeros est bloquée et que mes tentatives se révéleraient infructueuses. Alors, que faire ? C’est la question qu’il convient de se poser et j’ai suffisamment mûri ma réflexion, étendu dans ma tente avec ce bandage sur le flanc. Si Harren n’a guère envie de se défendre sur le plan diplomatique, je n’hésiterai pas une seconde. Après tout, que sont les Lannister hormis des truands sans scrupule camouflés derrière les dorures de leurs pourpoints ? Que sont les Bieffois hormis des personnes irrespectueuses envers le début de campagne engagé par le Conflans contre l’Orage ? Je suis pour les alliances avec le Bief et l’Ouest mais celles-ci doivent être équitables.

Comme si cela ne suffisait pas, il existe aussi les petites incartades du quotidien. C’est assez simple de remarquer des voix qui s’élèvent et des troubles qui s’opèrent dans un coin. Agacé, je m’avance pourtant calmement vers le lieu où le pugilat est recherché. Un Bieffois semble retenir ses hommes alors que je m’avance vers les miens avec une pointe de lassitude au visage. Le bieffois prenant le rôle du pacificateur se retourne vers moi pour que les choses se résolvent comme d’habitude avant qu’une nouvelle dispute éclate à nouveau. Je vais dans le sens de ses propos mais je sais que nous avons au sein de cette assemblée des personnes beaucoup plus optues.

« L’exemple…c’est une très bonne résolution.  Mais, même si j’apprécie votre proposition, vous comprendrez bien que je ne peux boire votre vin alors que je ne vous connais pas. »


Un Fer-Né n’est pas pour autant dénué d’un minimum de bon sens. Je récupère ma gourde pour l’élever en signe de respect vers le Bieffois qui avait décidé d’intervenir pour séparer ses hommes. Je hausse ensuite le ton pour montrer ma vision plus pragmatique des choses…

« Néanmoins, à chaque problème, existe sa solution.  Et c’est souvent la volonté qui a manqué entre Bieffois et Fer-nés et hommes du Conflans. Qu’est-ce qui vous pousse à vouloir vous combattre alors que l’ennemi se trouve à vos portes, hein ? Une envie de prouver quelque chose ? Je veux dire, si quelqu’un a envie de mourir utilement ici, qu’il traverse la frontière et s’en prenne à un Orageois. »


M’avançant de part et d’autre des deux blocs qui se font face, je durcis le ton en invitant directement le Bieffois à répondre à mes questions.

« Vous êtes là à défendre vos petites illusions alors que la vérité démontre que le danger ne vient pas d’ici. Qu’en pensez-vous ? Enfin…je connais la folie de l’homme et je constate qu’il est impatient de nourrir son appétit sanguinaire pour des pâquerettes…Ou alors…vous devenez suffisamment forts pour incarner ensemble les monstres désignés par l’adversaire parce que nous n’acceptons pas sa moralité, son ordre établi et tout ce qui s’en suit…N’est-ce pas beaucoup plus raisonnable ?  »


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MessageSujet: Re: Ennemis d'hier lances de demain PV Joren Hoare   Ven 14 Juil - 20:24

Ennemis d'hier et alliés de demain ?Le soleil est couché désormais et les ombres de la nuit se font lentement mais surement une place sous un ciel qui ne tardera pas à se parer d’étoiles plus scintillantes que les parures les plus extravagantes de nos dames de cœur. Je me demande si cette obsession de la brillance a quelque chose à voir avec ces astres flamboyants qui nous narguent nonchalamment de leur éternelle magnificence depuis la voûte céleste. Bien conscientes de notre propension naturelle à la futilité la plus décevante. Cet attrait profondément humain pour ce qui rayonne ne trouverait il pas racine dans un désir inassouvi lié à l’inatteignable. Je ne saurais véritablement le dire mais si je suis parfois aussi philosophe que je suis poète, je ne prétendrais jamais connaitre parfaitement les rouages faisant danser l’esprit de mes contemporains bien que dans certaines circonstances nul besoin d’analyse pour débusquer les sentiments de mes pairs. En cet instant précis ou le jour perd sa primauté au profit de son ténébreux successeur, je me remémore les mots de l’un de nos marchands ayant eu le cran de s’aventurer jusqu’au plus profond du continent voisin. A la cour du roi Mern IX, ce dernier avait évoqué une étrange hérésie, religion locale glorificatrice de flammes dont le credo était le suivant.

La nuit est sombre et pleine de terreur. Bien plus que cette injure ignoble à la foi des sept témoignant somme toute de l’archaïsme d’Essos c’était cette phrase qui m’avait le plus interpellé. Non, à mes yeux la nuit n’était pas sombre et pleine de terreur. La nuit est douce et reposante, la pâleur nacrée d’un éclat de lune, le souffle d’une brise nocturne sur mon visage, le hululement d’une chouette dans un bois, la danse des étoiles et le silence. Le silence le plus pur qui puisse être qui apaise plus aisément qu’un baume de mestre. Un tel credo insultait la subjectivité quand bien même je pouvais comprendre que pour certains, la nuit était le repaire des horreurs les plus terrifiantes. Seulement, à mon gout nous étions les seuls responsables de cette terreur nocturne. Les hommes peuvent être sombres et amateurs de terreur serait autrement plus juste. Mais pour l’heure, je ne peux ni divaguer dans des ellipses métaphysiques, tortures pour l’esprit ni passer un bon moment de fraternité Bieffoise autour d’un feu de camp crépitant et encore moins tenter de trouver un écho de ma bien aimée dans mes rêves car la vacuité d’une alliance nécessaire se révèle à chaque lieue avalée un peu plus prégnante. Or, après avoir crapahuté la campagne pendant des jours et des jours ce qui est somme toute le lot commun de la guerre.

Je ne le sais que trop bien pour avoir servi durant quelques années dans l’armée permanente avec mes hommes d’armes personnels. J’aspire à un peu de repos bien mérité. J’aime chevaucher autant que j’aime les chevaux. Mais il y a chevaucher et chevaucher. Oh, je ne crache pas sur un peu d’animation bien au contraire et si cela ne tenait qu’à moi je me défoulerais probablement face à un de mes pairs du royaume sous les yeux appréciateurs de nos hommes cependant je préfère m’économiser pour la campagne à venir. Car il ne fait aucun doute que nous aurions tous notre lot de sang et de sueur dans les semaines à venir et que se blesser stupidement sur le trajet serait notablement ridicule. Seulement mon exaspération devant l’absence de coopération entre hommes du sel et du roc et ceux du poing vert n’a fait que grandir au cours du trajet. Je n’aime pas cette alliance pour des raisons évidentes et pour ces raisons je peux tout à fait comprendre le ressentiment de mes compatriotes. Difficile d’oublier et à fortiori de mettre de côté le fait que ces fers nés avaient passés des générations et des générations à nous piller, resquillant le long de nos côtes tels des parasites sur la croupe d’un cheval.

Comment oublier des siècles de ressentiment en l’espace d’une campagne commune ? Oui comment ? Seulement, contrairement aux hommes du rang je savais voir plus haut et plus loin pour des raisons encore une fois évidentes. Le noir avait besoin de nous car au nord et à l’est ses ennemis s’activaient pour achever sa perte sans oublier l’impétueux dornien qui était liée aux forces de l’alliance. De notre côté, nous refusions de nous joindre à une certaine vision de Westeros ce qui était somme toute notre droit le plus fondamental.  L’Orage devait payer pour la traîtrise de Kevan Gardener instigué par sa reine quant à Dorne le jugement était expéditif à juste titre. Deux royaumes contre quatre. Pourquoi oser douter de la nécessité d’une alliance à moins de ne pas disposer d’une once de bon sens. Et quelle alliance ! Deux armées ne se mélangeant pas, incapables de se faire confiance, passant bien plus de temps à se quereller quotidiennement qu’à travailler ensemble. Cela aurait pu être risible si cela ne me tapait pas franchement sur le système. J’interviens pour faire avorter une énième rixe de camp entre des membres de la maison Merryweather et des fers nés en séparant les deux hommes et repoussant mon compatriote un peu plus loin.

Je me fends d’un discours moralisateur de circonstance qui ne changera probablement rien à la situation mais qui aura eu le mérite d’exister. Un sourire en coin étire mes lèvres devant le constat de deux camps clairement définis au sein d’un seul et unique. Les Bieffois se massant derrière et autour de moi à plusieurs toises de leurs homologues étrangers. L’arrivée du prince Hoare refroidit l’atmosphère et a le mérite de décourager les velléités belliqueuses de tout ce beau petit monde aussi je me permets un geste symbolique dans l’espoir d’un apaisement cette fois plus durable. Je manque à la courtoisie la plus élémentaire. Ser Alessander Ashford. Mais je comprends parfaitement votre méfiance prince. Le rouge de la Treille a tendance à se montrer trompeur. Je ne le pense pas vraiment car s’il s’imagine que je pourrais essayer de l’empoisonner ici au milieu du camp alors qu’un bloc compact de fers nés et d’hommes du Conflans me fait face et me réduirait en charpie avant que je ne puisse espérer m’éclipser c’est que sa propre vision de cette alliance est déjà tronquée. Je serais un piètre comploteur si telle était mon intention mais passons.

D’ailleurs l’ironie de mon propos ne saurait lui échapper. Tandis qu’il lève sa propre gourde à mon intention j’incline la tête dans une marque de respect avant d’avaler une gorgée délicieuse du meilleur vin du continent. Lorsque j’étais venu séparer cette joyeuse échauffourée, je ne pensais pas m’éterniser en ces lieux. Jouer le gendarme n’ayant rien d’exaltant. Mais visiblement l’héritier du royaume allié a décidé d’utiliser cette occasion pour confronter la foule rassemblée ainsi que ma propre personne par la même occasion. Je l’écoute recadrer les troupes et défier leur ardeur guerrière d’un air impassible. Puis ce dernier se tourne vers moi et s’avance dans ma direction, laissant les siens à quelques pas. Je m’avance à mon tour. D’un pugilat physique avorté nous passions à un verbal désiré. J’avais l’impression de rentrer dans une arène en cet instant précis. Pour autant, je ne me démonte pas malgré le ton virulent ainsi que l’attaque directe du Hoare.

La vérité prince c’est que nous savons tous pourquoi nous avons tant de mal à nous accorder en tant qu’armée. Les blessures de l’histoire commune de nos deux royaumes respectifs sont encore vives dans bien des cœurs. Mais vous avez néanmoins parfaitement raison lorsque vous affirmez que le danger ne vient pas d’ici. Je me permets pourtant de vous contredire. Ce n’est nullement parce que nous ne sommes pas aussi…implacables que vous autres fers nés que nous ne sommes pas prêts à tuer, saigner et mourir pour la cause qui est la nôtre. Le Bief est tout aussi féroce que votre royaume à sa propre manière. Me tournant brièvement vers mes compatriotes je leur lance à la volée. Etes-vous motivés pour abattre du cerf messieurs ? La clameur qui retentit derrière moi m’arrache un sourire amusé. Dans ce duel des mots qui nous oppose autant qu’il nous unit, je pense pouvoir faire bonne figure. Vous voyez prince, nous n’aimons pas que le bon vin et les fleurs dans le Bief.  © 2981 12289 0



           

   
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