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Journey to the Line
MessageSujet: Journey to the Line   Sam 3 Juin - 17:56

J’ai chevauché comme un dératé pour rejoindre l’avant de la colonne, sitôt qu’un cavalier léger au surcôt frappé du trident Velaryon était arrivé à mon niveau, clamant haut et fort que l’Impératrice avait été engagée dans une action à l’avant-garde, une action contre un fort parti de cavaliers Hoare qui, sortis de Haye-Pierre, avaient attaqué une colonne de parlementaires de l’Ouest… Et que la colonne, par un curieux amalgame dont je n’avais été prévenu, était composée de la famille royale Tully, de leurs gardes et s’agissant des ouestriens, ma propre fille venue parlementer ! Rhaenys avait apparemment fondu sur les combats avec Meraxès, et en apprenant cela j’avais blêmi, même si j’avais essayé de garder contenance devant les hommes de ma nouvelle Garde. J’avais blêmi, non pas que mon épouse et impératrice s’était mise en danger, mais parce que sa monture n’était pas le genre de combattant à faire dans la dentelle. Je l’avais déjà vue, gigantesque, crachant des torrents de flammes sur les ennemis de sa maîtresse, et secouer des chevaliers en armure, destrier inclus, dans sa gueule avant de les jeter plus loin comme de vulgaires bouts de viande. On m’avait assuré que personne n’avait été blessé, ni les Tully ni ma fille, mais j’avais tout fait pour arriver le plus vite possible.


J’avais laissé se reposer le palefroi qui me servait initialement de monture, avant d’enfourcher Brennus pour caracoler en tête de colonne avec ma garde. J’arrivais à Haye-Pierre plusieurs heures plus tard, alors que l’avant-garde avait déjà investi les lieux et en protégeait les accès. Sur place, un éclaireur m’indiqua que l’impératrice avait repris les airs pour s’assurer que les quelques survivants de l’ennemi étaient bien partis. Les sabots ferrés des montures des dizaines de cavaliers de la Garde Demalion résonnèrent sous le corps de garde, alors que nous passions en trombe. Arrivé dans la cour du castel, près des étendards Lannister, Stark et Tully, je démontais non sans peine à cause du poids de mon armure, plastron d’acier frappé des armes de la maison Braenaryon, ma grande cape pourpre voletant derrière moi alors que je fendais la foule des survivants Lannister et Tully, suivi de près par les hommes en armes de ma suite personnelle qui se frayait un chemin aux cris de « place ! Faites place à l’Empereur !



| Où est ma fille ? Où est la princesse de l’Ouest ? Jeyne ! |


Je remplaçais l’inquiétude dans ma voix par toute la vigueur d’une voix qui avait l’habitude de porter sur le champ de bataille.





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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Ven 9 Juin - 11:10





Je demeurais silencieuse alors que je me laissais examiner par un Mestre. Plus de peur que de mal. Dans mon cas en tous les cas. J'avais beau être Nordienne, je n'étais pas une guerrière comme mon père ou mon frère. Et s'il pouvait être amusant de se battre avec Gareth pour apprendre quelques rudiments, cela revêtait un tout autre aspect dés lors que ma vie était en danger... J'aurais souhaité ne jamais avoir à utiliser ce que le Kenning m'avait apprit. Et finalement, je n'avais pas vraiment eu à le faire... Même si je l'avais envisagé. Mais face à des ennemis qui étaient décidés à nous anéantir... Je semblais bien faible. Depuis l'attaque, j'étais demeurée silencieuse. Je n'arrivais pas à croire à ma chance. Je ne me faisais aucune illusion. Malgré mon obéissance aux ordres de Gareth, je n'aurais sans doute pas pu sauver ma vie en fuyant simplement. Ils étaient trop nombreux. Même si, finalement, ce n'était pas ma personne qui les intéressait le plus, mais celle des deux Tully qui nous accompagnaient. Pourtant, une princesse avait énormément de valeur et pouvait faire moyen de pression... Du moins, c'était ainsi que je concevais les choses.

L'arrivée de Rhaenys sur son énorme dragon avait été providentielle. Sans doute une patrouille de sa part. Sans son intervention, et bien qu'il me coûtait de l'admettre, nous serions tous morts, malgré la bravoure de nos soldats. Quand le danger avait été écarté, nous avions pu retrouver l'armée impériale... J'allais revoir les miens. Mon père, mon frère, Bowen. Mon cœur bondissait de joie à l'idée de pouvoir les étreindre de nouveau après ces longs mois. Et pourtant, le climat était spécial. Les relations entre Ouest et Empire à couteaux tirés. Je doutais fortement de réussir à négocier quoique ce soit et à arranger les choses en vérité. Mais j'essaierai. J'avais tenu à aller voir chaque blessé, pour m'enquérir de son état, pour le féliciter de sa bravoure. J'avais adressé quelques prières pour l'âme des défunts, ceux qui étaient tombés sous les coups des riverains en colère.

Dommage que nous ayons apprit un peu tard que les Tully avaient décidé de rallier l'Empire. Désormais, la dissension régnait au sein même du Conflans, entre partisans du Noir et fidèles de l'Empire. La guerre était consommée et partout, elle embrasait les royaumes. Et pendant ce temps là, l'Ouest et le Val ne bougeaient guère. Cela me mettait la rage au ventre. Mais qu'y pouvais-je ? Jordane et Loren n'écoutaient pas une petite princesse étrangère. Qui s'attirait les foudres du Grand Septon et de ses fidèles parce qu'elle honorait des dieux païens. Pour le moment, j'avais fait suffisamment bonne impression auprès des Nobles Ouestriens pour éviter que les esprits ne s'échauffent et ne réclament ma tête mais... Pour combien de temps ? L'Ouest ne prenait pas partie. L'Ouest ne protégeait personne, sinon lui-même. Ils avaient laissé passer l'armée de Croisés qui s'étaient abattus sur mon père et mon frère... Je ne parvenais pas à raisonner en terme de nous dés lors qu'il s'agissait des Lannister alors que leurs manœuvres politiques m'horripiliaient. Ma loyauté était déchirée. Tout était simple quand mon père était simplement roi du Nord et voulait se débarrasser des Fer-Nés. Je savais alors où était ma place. Mais dés qu'il avait embrassé la cause de la dragonne et s'était proclamé Empereur, les choses avaient changé et je ne savais plus que penser... Jon était roi du Nord. Je serai un jour reine de l'Ouest. Serions-nous ennemis ? Devrons-nous rendre des comptes à notre père et sa femme ? A un éventuel beau-frère un jour ?

L'on m'avait forcée au repos, naturellement. Après toutes ces émotions. Je n'avais pas révélé au Mestre ma grossesse. J'espérais que tout cela n'allait pas la mettre à mal. Je n'avais pas perdu de sang. C'était bon signe, non ? J'aurais aimé en parler à quelqu'un. J'avais été tentée de le faire avec Nelya Corbois. Il me faudrait la voir et la remercier pour sa bravoure. Une fois seule, je m'étais laissée aller aux tremblements et aux pleurs. J'étais restée stoïque, de marbre, mais délivrée du regard des autres, je m'étais autorisée quelques minutes de répit, rien que pour moi. La terreur avait pu m'écraser. J'avais tremblé de tous mes membres et pleurer à chaudes larmes sur les morts et les blessés, imaginé une flèche me transpercer et me tuer... J'avais eu peur. Pour moi. Pour les autres. Pour Gareth. Heureusement, il n'avait pas été tué. J'en aurais été fortement affectée.

Je m'étais rafraîchie et changée. Je m'étais retranchée derrière le masque qui seyait à une princesse, à une fille du Nord. Digne. Mais quand j'entendis le tumulte au dehors et qu'on parlait de l'Empereur, je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine. L'espace d'un instant, mes peurs disparurent. Je savais juste que c'était mon père qui approchait, je reconnus sa voix et je sentis le soulagement déferler en moi accompagné d'une violente envie de pleurer en me réfugiant dans ses bras rassurants. Je ravalai mes larmes, sortis de la tente de fortune et le vis foncer droit vers moi. Un instant, je fus tentée de rester immobile et de lui faire une révérence pour le saluer froidement. Mais cette idée s'envola aussi vite qu'elle m'avait traversée et je me précipitai à sa rencontre, avant de me jeter à son cou, oubliant tout protocole et toute dignité, pour simplement l'étreindre, malgré son armure imposante et froide.

« Père ! »

Durant quelques instants, je savourais simplement le fait d'être sa fille. J'étais en sécurité au sein de Haye-Pierre. Je l'examinai ensuite.

« Tu sembles bien te porter. »

La guerre lui seyait toujours à merveille. Je m'écartais légèrement, avant de le saluer plus protocolairement.

« Altesse. »

     
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Lun 12 Juin - 16:37

Je suis rongé par l’inquiétude. Je sais que personne d’important au sens politique du terme n’est mort, mais il s’en est fallu d’un cheveu. Si Tully avait prévenu sa famille, ils n’auraient peut être pas emprunté si chemin. Si je savais que c’était ma fille qui viendrait à ma rencontre, j’aurais procédé autrement. Et surtout, si Rhaenys n’avait pas elle-même proposé de mener des reconnaissances vers Haye-Pierre avec Meraxès… les choses auraient pu se passer de manière vraiment horrible. J’aurais pu tout perdre. Ma fille. Mes alliés. Ma femme elle-même. L’horreur absolue. Tout l’Empire aurait pu vaciller en une journée, l’œuvre de ma vie, et mon cœur aurait été pulvérisé et broyé dans la minute. Si j’avais perdu Jeyne… Je n’aurais plus eu qu’à aller à la rencontre des Anciens Dieux. Mais Rhaenys nous avait évité tout ça, de justesse. Je n’avais pas encore pu vraiment voir Rhaenys, mais mon épouse avait sauvé la journée. Le hasard faisait bien les choses. Les Dieux étaient avec nous. Et voilà que je cherche ma fille, princesse de l’Ouest. Oubliées pour le moment, la colère et la frustration née des manœuvres de ses beaux-parents, mais ne comptait plus que mon amour pour Jeyne, pour ma petite. Qui lorsque j’arrivais à proximité, fendis l’ouverture de sa tente pour se jeter à mon cou, me serrant fort contre elle malgré l’obstruction de mon armure. Je la serrais également, alors que la Garde nous ménageait un rien d’espace et que des hommes criaient nos noms, ou celui de l’Empire. Je la serrais contre moi sans réserve aucune, posant ma main dégantée derrière sa tête pour la tenir contre moi.


| Ma fille. Tu n’as rien ? Tu n’as pas été blessée, dans toute cette affaire ? |


Elle se recule et s’écarte, me contemplant et me disant que je semblais bien me porter. Un mince sourire vint étirer mon visage, fendant ma barbe.


| Je suis dans mon élément, ici. Même si ta sécurité et celle du Roi du Nord, depuis le début de cette campagne, me donne des cheveux blancs un peu en avance. |


En vérité, cela faisait déjà quelques années que très progressivement, je blanchissais. Au niveau des tempes et quelques poils de barbe. Ca restait ténu, pour le moment, mais c’était un mouvement de fond que rien au monde ne saurait arrêter, désormais. C’était notre lot à tous que de vieillir. Elle me salue de manière un peu plus officielle. Je pose ma main sur son épaule.


| Je crois que l’appellation officielle d’un Empereur est « Sire », si j’ai bien suivi ce que les Septons m’ont dit. Du moins c’était l’usage à l’Est, jadis. Je n’en sais rien. Tout cela est nouveau pour tout le monde. Et entre nous, Princesse, c’est bien superflu. Allons dans la tente. Nous y serons mieux pour parler. |


Je la guide jusqu’à l’intérieur, escortés par la Garde qui se poste à l’extérieur. Deux devant, deux derrière. Toujours. Un assassin potentiel ne passerait pas forcément par la porte, il fallait prendre garde à toutes les éventualités.


| Jamais je n’aurais pensé que ta belle-famille t’aurais envoyée seule. Où est ton mari ? Où sont tes beaux-parents ? Quels risques t’ont-ils fait encourir ! | déplorais-je, amer





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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Mer 12 Juil - 15:16





Toutes mes incompréhensions, tous les griefs ne pouvaient que s'envoler en le voyant. Même si nous n'avions pas été proches quand j'étais enfant, même s'il avait été un père absent, je ne doutais pas de son attachement à ses enfants. A moi. Et j'avais toujours trouvé une étreinte réconfortante dans ses bras forts et puissants. Les bras d'un roi, d'un guerrier, d'un père. Invincible. Immortel. Même si en grandissant, je m'étais rendue compte qu'il était plus fragile que cet idéal, il avait le même effet lénifiant et apaisant alors que je me laissais câliner quelques instants, soulagée de le voir, ivre de joie. Comme il l'avait manqué ! Comme ils m'avaient tous manqués, ces hommes de mon enfance. Ces fiers guerriers du Nord. Il était le premier que je revoyais après ces longs mois et j'espérais pouvoir revoir Jon et Bowen. Walton n'était pas ici, malheureusement. Ou heureusement... Cela l'écartait du danger. J'aurais du me montrer bien plus protocolaire avec lui et ne pas agir comme une petite fille, mais je n'avais su brider mon impulsivité et à sa façon de me rendre mon étreinte, je sus qu'il ne m'en tenait pas rigueur le moins du monde.

« Je vais bien. »

J'évitais d'évoquer ma chute de cheval. Plus de peur que de mal, fort heureusement. Je n'étais pas très lourde, je n'avais pas d'armure, donc, hormis quelques ecchymoses, je n'en gardais aucune séquelle. Je pris alors le temps de le dévisager. Il était de nouveau un époux. Plus un veuf endeuillé et mélancolique. Je l'avais enjoint de se remarier. Même si cela me faisait un pincement au cœur de le savoir avec une autre femme que ma mère. C'était contradictoire.

« Malheureusement, sur des terres embrasées par la guerre, ce n'est guère étonnant. »

J'étais touchée qu'il s'inquiète pour nous. Et un peu amère en songeant qu'il faisait partie de ceux qui embrasaient ainsi ces contrées. J'effleurai du bout des doigts ses tempes grisonnantes, avant de le saluer comme la princesse de l'Ouest que j'étais. Je levai un sourcil quand il répondit à ma question avant de la balayer avec familiarité. Très bien. Il demeurait l'homme proche des siens qui ne goûtait que peu le superflu. J'étais secrètement heureuse qu'il n'ai pas changé sur ce point.

« Je suis ravie de te l'entendre dire. »

Je le suivis jusque dans la tente, à l'abri des regards indiscrets. Et des oreilles. Hormis celles des gardes mais je faisais confiance à mon père pour les choisir soigneusement. Et naturellement, il déplora qu'on m'ai fait courir de tels risques. Ah... Cela aurait déjà été délicat si le convoi n'avait pas été attaqué mais là... J'allais devoir me montrer prudente. Si je voulais négocier avec le nouvel Empereur, j'avais intérêt à choisir soigneusement mes paroles et à réhabiliter quelque peu les Lannister auprès de lui. Et surtout de son épouse.

« L’Ouest est secoué par nombre de troubles, tu n'es pas sans l'ignorer. Et chacun œuvre à sa manière et selon ses capacités. La présence de mon mari ou de mes beaux-parents n'aurait rien changé aux péripéties de ce voyage. Nous avons manqué de chance et nous ignorions que les Tully vous avaient rallié. »

Ce qui avait causé l'attaque. C'étaient des impondérables, malheureusement.

« Il semblerait que les échanges épistolaires ne soient guère concluants et trop sujets à de mauvaises interprétations. La reine a songé que je serais la plus à même de parler au nom de l'Ouest auprès de l'Empire. C'est un honneur que de se voir accorder sa confiance. »

Ne m'avait-il pas enjoint d'apprendre de cette grande reine ? De gagner le cœur de l'Ouest ? Je m'y employais, semaine après semaine. Et je ne m'en sortais pas si mal si on considérait le fait que le Grand Septon pointait du doigt les hérétiques et que j'en étais une à ses yeux. Et pourtant, le peuple ouestrien n'avait pas encore réclamé ma tête.

« Le Grand Septon et sa croisade sont une épine sérieuse dans le pied de l'Ouest. Et je suis personnellement concernée par sa harangue. »

Et je savais que l'Empire devait considérer comme acte de trahison que l'Ouest ai laissé passer les croisés jusqu'à eux. Je donnais ainsi l'occasion à mon père de m'en faire les griefs. Un point à la fois.

     
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Jeu 13 Juil - 0:03

[HJ : t’en as de la chance de passer devant les 17 rps que je dois faire !]


Ma fille. Enfin. Je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter pour elle. Mais il n’empêche que je l’ai fait en continu, comme en filigrane de tout ce que je faisais dernièrement. La peur que les choses aillent mal. Que les choses dérapent. Le Nord, je l’avais laissé sans trop de de moyens pour se défendre. Quelques milices, des vieux et des jeunes, des soldats des maisons nobles qui géraient les régions les plus dangereuses. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Bref. L’Orage était à deux doigts de la dernière invasion qui aurait raison de lui, le Nord pouvait être étranglé à tout moment, Peyredragon était petit, sans trop de ressources. Le monde entier était à deux doigts de s’écrouler, mais, par les Ancienx Dieux, si je devais tomber je le ferais avec panache, les pieds dans la tripaille, et la bannière plantée en plein cœur de mon ennemi. Ma fille me rassure. Mais elle n’y parvient qu’à moitié. Elle parle avec gravité, quand elle parle de la guerre.


| Guère étonnant, pourtant tu y es venue. Sans crier gare, sans préparation, sans rien. |


A part les quelques minables qui lui avaient servi d’escorte, des lambins qui n’avaient pas vu le danger, qui n’avais rien anticipé, qui avaient risqué la vie de ma fille en pensant qu’ils escortaient une princesse jusqu’à son prochain bal alors que le pays tout entier était ravagé par des dizaines de milliers d’hommes en armes qui razziaient ressources et âmes en égale mesure à chacune de leurs avancées. Ce qui m’étonnait, c’était que quiconque ait pu penser à un moment ou à un autre que ce serait une bonne idée tiens, que de faire cela, de tenter une expédition dans un pays en guerre, traversé par les plus vastes armées de notre temps. Elle me touche, comme si cela faisait des lustres que nous ne nous étions pas vus. Ce qui était probablement vrai, vue la vitesse à laquelle les événements s’enchaînaient.


| Ca a été une surprise pour nous aussi. J’espérais Harren en face de moi. Enfin, tu te rends compte ? Mais il m’a envoyé ses séides, pendant que son fils se cache et ourdit ses plans. Tully nous a rejoint et ça a tout changé. Notre croisade apparaît un peu moins désespérée. |


Je fronce les sourcils. Elle a un peu trop bien appris sa leçon, aussi bien la mienne que celle de la Lannister.


| Crois-tu vraiment que leur présence n’aurait rien changé ? Jeyne, tu es intelligente. Comme ta mère. Tu sais vraiment quels risques auraient encouru les Lannister sur cette route. Aucun, laisses-moi te le dire, car jamais ils n’auraient entrepris ce chemin. Et alors, pour quoi as-tu été envoyée, ma fille ? Pour transiger, tergiverser ? Ta belle-famille mène tout le monde en bateau depuis le début. J’ai reçu des garanties, des belles paroles, et quelques monnaies sonnantes et trébuchantes. Tout comme le Noir. La Lannister ménage les deux bélligérants pour s’orienter à la fin. Je t’avais déjà parlé de cette éventualité. Je l’avais calculée. Aujourd’hui encore, elle nous sert plus qu’elle ne nous dessert. Mais tu as été mise en danger au service de leur stratégie du brouillard, et cela je ne saurais le tolérer. Nous sommes à Haye-Pierre. Vous êtes talonnés, je le sais, par des troupes de croisade venues de l’Ouest. |


Je fais mine de réfléchir un instant.


| Les Lannister me brossent dans le sens du poil, font patienter les Hoare tout en m’envoyant leurs croisés. Je vais leur envoyer un message… Je vais détruire ces troupes. Et comme ils n’arborent pas la bannière du Lion, qui m’en voudrait de clouer tous leurs chefs sur la croix ? Serrett, Farman et les autres, tous des ambitieux, des roquets à la botte du noir. C’est une guerre d’anéantissement que nous menons, Jeyne. Ces gens-là veulent notre mort depuis avant ta naissance. Je vais leur envoyer un message qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. |


Je souris, chassant les fantômes et le trouble de mon visage, posant ma main contre sa joue.


| Je suis las des manœuvres de ta belle-mère. Je vais lui renvoyer la monnaie de sa pièce, crois-moi. Autrement, parle-moi de toi ? Tu es venue ici mais sans ton époux ? Que fait-il ? Es-tu seulement heureuse, à défaut d’être en sécurité ? |


Inquiétude sincère ; je ne me faisais plus guère d’illusions sur l’Ouest. Mais je le jurais devant les Anciens Dieux, si ces enflures le cherchaient, j’irais incendier moi-même le Roc.





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