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Journey to the Line
MessageSujet: Journey to the Line   Sam 3 Juin - 17:56

J’ai chevauché comme un dératé pour rejoindre l’avant de la colonne, sitôt qu’un cavalier léger au surcôt frappé du trident Velaryon était arrivé à mon niveau, clamant haut et fort que l’Impératrice avait été engagée dans une action à l’avant-garde, une action contre un fort parti de cavaliers Hoare qui, sortis de Haye-Pierre, avaient attaqué une colonne de parlementaires de l’Ouest… Et que la colonne, par un curieux amalgame dont je n’avais été prévenu, était composée de la famille royale Tully, de leurs gardes et s’agissant des ouestriens, ma propre fille venue parlementer ! Rhaenys avait apparemment fondu sur les combats avec Meraxès, et en apprenant cela j’avais blêmi, même si j’avais essayé de garder contenance devant les hommes de ma nouvelle Garde. J’avais blêmi, non pas que mon épouse et impératrice s’était mise en danger, mais parce que sa monture n’était pas le genre de combattant à faire dans la dentelle. Je l’avais déjà vue, gigantesque, crachant des torrents de flammes sur les ennemis de sa maîtresse, et secouer des chevaliers en armure, destrier inclus, dans sa gueule avant de les jeter plus loin comme de vulgaires bouts de viande. On m’avait assuré que personne n’avait été blessé, ni les Tully ni ma fille, mais j’avais tout fait pour arriver le plus vite possible.


J’avais laissé se reposer le palefroi qui me servait initialement de monture, avant d’enfourcher Brennus pour caracoler en tête de colonne avec ma garde. J’arrivais à Haye-Pierre plusieurs heures plus tard, alors que l’avant-garde avait déjà investi les lieux et en protégeait les accès. Sur place, un éclaireur m’indiqua que l’impératrice avait repris les airs pour s’assurer que les quelques survivants de l’ennemi étaient bien partis. Les sabots ferrés des montures des dizaines de cavaliers de la Garde Demalion résonnèrent sous le corps de garde, alors que nous passions en trombe. Arrivé dans la cour du castel, près des étendards Lannister, Stark et Tully, je démontais non sans peine à cause du poids de mon armure, plastron d’acier frappé des armes de la maison Braenaryon, ma grande cape pourpre voletant derrière moi alors que je fendais la foule des survivants Lannister et Tully, suivi de près par les hommes en armes de ma suite personnelle qui se frayait un chemin aux cris de « place ! Faites place à l’Empereur !



| Où est ma fille ? Où est la princesse de l’Ouest ? Jeyne ! |


Je remplaçais l’inquiétude dans ma voix par toute la vigueur d’une voix qui avait l’habitude de porter sur le champ de bataille.



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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Ven 9 Juin - 11:10





Je demeurais silencieuse alors que je me laissais examiner par un Mestre. Plus de peur que de mal. Dans mon cas en tous les cas. J'avais beau être Nordienne, je n'étais pas une guerrière comme mon père ou mon frère. Et s'il pouvait être amusant de se battre avec Gareth pour apprendre quelques rudiments, cela revêtait un tout autre aspect dés lors que ma vie était en danger... J'aurais souhaité ne jamais avoir à utiliser ce que le Kenning m'avait apprit. Et finalement, je n'avais pas vraiment eu à le faire... Même si je l'avais envisagé. Mais face à des ennemis qui étaient décidés à nous anéantir... Je semblais bien faible. Depuis l'attaque, j'étais demeurée silencieuse. Je n'arrivais pas à croire à ma chance. Je ne me faisais aucune illusion. Malgré mon obéissance aux ordres de Gareth, je n'aurais sans doute pas pu sauver ma vie en fuyant simplement. Ils étaient trop nombreux. Même si, finalement, ce n'était pas ma personne qui les intéressait le plus, mais celle des deux Tully qui nous accompagnaient. Pourtant, une princesse avait énormément de valeur et pouvait faire moyen de pression... Du moins, c'était ainsi que je concevais les choses.

L'arrivée de Rhaenys sur son énorme dragon avait été providentielle. Sans doute une patrouille de sa part. Sans son intervention, et bien qu'il me coûtait de l'admettre, nous serions tous morts, malgré la bravoure de nos soldats. Quand le danger avait été écarté, nous avions pu retrouver l'armée impériale... J'allais revoir les miens. Mon père, mon frère, Bowen. Mon cœur bondissait de joie à l'idée de pouvoir les étreindre de nouveau après ces longs mois. Et pourtant, le climat était spécial. Les relations entre Ouest et Empire à couteaux tirés. Je doutais fortement de réussir à négocier quoique ce soit et à arranger les choses en vérité. Mais j'essaierai. J'avais tenu à aller voir chaque blessé, pour m'enquérir de son état, pour le féliciter de sa bravoure. J'avais adressé quelques prières pour l'âme des défunts, ceux qui étaient tombés sous les coups des riverains en colère.

Dommage que nous ayons apprit un peu tard que les Tully avaient décidé de rallier l'Empire. Désormais, la dissension régnait au sein même du Conflans, entre partisans du Noir et fidèles de l'Empire. La guerre était consommée et partout, elle embrasait les royaumes. Et pendant ce temps là, l'Ouest et le Val ne bougeaient guère. Cela me mettait la rage au ventre. Mais qu'y pouvais-je ? Jordane et Loren n'écoutaient pas une petite princesse étrangère. Qui s'attirait les foudres du Grand Septon et de ses fidèles parce qu'elle honorait des dieux païens. Pour le moment, j'avais fait suffisamment bonne impression auprès des Nobles Ouestriens pour éviter que les esprits ne s'échauffent et ne réclament ma tête mais... Pour combien de temps ? L'Ouest ne prenait pas partie. L'Ouest ne protégeait personne, sinon lui-même. Ils avaient laissé passer l'armée de Croisés qui s'étaient abattus sur mon père et mon frère... Je ne parvenais pas à raisonner en terme de nous dés lors qu'il s'agissait des Lannister alors que leurs manœuvres politiques m'horripiliaient. Ma loyauté était déchirée. Tout était simple quand mon père était simplement roi du Nord et voulait se débarrasser des Fer-Nés. Je savais alors où était ma place. Mais dés qu'il avait embrassé la cause de la dragonne et s'était proclamé Empereur, les choses avaient changé et je ne savais plus que penser... Jon était roi du Nord. Je serai un jour reine de l'Ouest. Serions-nous ennemis ? Devrons-nous rendre des comptes à notre père et sa femme ? A un éventuel beau-frère un jour ?

L'on m'avait forcée au repos, naturellement. Après toutes ces émotions. Je n'avais pas révélé au Mestre ma grossesse. J'espérais que tout cela n'allait pas la mettre à mal. Je n'avais pas perdu de sang. C'était bon signe, non ? J'aurais aimé en parler à quelqu'un. J'avais été tentée de le faire avec Nelya Corbois. Il me faudrait la voir et la remercier pour sa bravoure. Une fois seule, je m'étais laissée aller aux tremblements et aux pleurs. J'étais restée stoïque, de marbre, mais délivrée du regard des autres, je m'étais autorisée quelques minutes de répit, rien que pour moi. La terreur avait pu m'écraser. J'avais tremblé de tous mes membres et pleurer à chaudes larmes sur les morts et les blessés, imaginé une flèche me transpercer et me tuer... J'avais eu peur. Pour moi. Pour les autres. Pour Gareth. Heureusement, il n'avait pas été tué. J'en aurais été fortement affectée.

Je m'étais rafraîchie et changée. Je m'étais retranchée derrière le masque qui seyait à une princesse, à une fille du Nord. Digne. Mais quand j'entendis le tumulte au dehors et qu'on parlait de l'Empereur, je sentis mon cœur bondir dans ma poitrine. L'espace d'un instant, mes peurs disparurent. Je savais juste que c'était mon père qui approchait, je reconnus sa voix et je sentis le soulagement déferler en moi accompagné d'une violente envie de pleurer en me réfugiant dans ses bras rassurants. Je ravalai mes larmes, sortis de la tente de fortune et le vis foncer droit vers moi. Un instant, je fus tentée de rester immobile et de lui faire une révérence pour le saluer froidement. Mais cette idée s'envola aussi vite qu'elle m'avait traversée et je me précipitai à sa rencontre, avant de me jeter à son cou, oubliant tout protocole et toute dignité, pour simplement l'étreindre, malgré son armure imposante et froide.

« Père ! »

Durant quelques instants, je savourais simplement le fait d'être sa fille. J'étais en sécurité au sein de Haye-Pierre. Je l'examinai ensuite.

« Tu sembles bien te porter. »

La guerre lui seyait toujours à merveille. Je m'écartais légèrement, avant de le saluer plus protocolairement.

« Altesse. »

     
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Lun 12 Juin - 16:37

Je suis rongé par l’inquiétude. Je sais que personne d’important au sens politique du terme n’est mort, mais il s’en est fallu d’un cheveu. Si Tully avait prévenu sa famille, ils n’auraient peut être pas emprunté si chemin. Si je savais que c’était ma fille qui viendrait à ma rencontre, j’aurais procédé autrement. Et surtout, si Rhaenys n’avait pas elle-même proposé de mener des reconnaissances vers Haye-Pierre avec Meraxès… les choses auraient pu se passer de manière vraiment horrible. J’aurais pu tout perdre. Ma fille. Mes alliés. Ma femme elle-même. L’horreur absolue. Tout l’Empire aurait pu vaciller en une journée, l’œuvre de ma vie, et mon cœur aurait été pulvérisé et broyé dans la minute. Si j’avais perdu Jeyne… Je n’aurais plus eu qu’à aller à la rencontre des Anciens Dieux. Mais Rhaenys nous avait évité tout ça, de justesse. Je n’avais pas encore pu vraiment voir Rhaenys, mais mon épouse avait sauvé la journée. Le hasard faisait bien les choses. Les Dieux étaient avec nous. Et voilà que je cherche ma fille, princesse de l’Ouest. Oubliées pour le moment, la colère et la frustration née des manœuvres de ses beaux-parents, mais ne comptait plus que mon amour pour Jeyne, pour ma petite. Qui lorsque j’arrivais à proximité, fendis l’ouverture de sa tente pour se jeter à mon cou, me serrant fort contre elle malgré l’obstruction de mon armure. Je la serrais également, alors que la Garde nous ménageait un rien d’espace et que des hommes criaient nos noms, ou celui de l’Empire. Je la serrais contre moi sans réserve aucune, posant ma main dégantée derrière sa tête pour la tenir contre moi.


| Ma fille. Tu n’as rien ? Tu n’as pas été blessée, dans toute cette affaire ? |


Elle se recule et s’écarte, me contemplant et me disant que je semblais bien me porter. Un mince sourire vint étirer mon visage, fendant ma barbe.


| Je suis dans mon élément, ici. Même si ta sécurité et celle du Roi du Nord, depuis le début de cette campagne, me donne des cheveux blancs un peu en avance. |


En vérité, cela faisait déjà quelques années que très progressivement, je blanchissais. Au niveau des tempes et quelques poils de barbe. Ca restait ténu, pour le moment, mais c’était un mouvement de fond que rien au monde ne saurait arrêter, désormais. C’était notre lot à tous que de vieillir. Elle me salue de manière un peu plus officielle. Je pose ma main sur son épaule.


| Je crois que l’appellation officielle d’un Empereur est « Sire », si j’ai bien suivi ce que les Septons m’ont dit. Du moins c’était l’usage à l’Est, jadis. Je n’en sais rien. Tout cela est nouveau pour tout le monde. Et entre nous, Princesse, c’est bien superflu. Allons dans la tente. Nous y serons mieux pour parler. |


Je la guide jusqu’à l’intérieur, escortés par la Garde qui se poste à l’extérieur. Deux devant, deux derrière. Toujours. Un assassin potentiel ne passerait pas forcément par la porte, il fallait prendre garde à toutes les éventualités.


| Jamais je n’aurais pensé que ta belle-famille t’aurais envoyée seule. Où est ton mari ? Où sont tes beaux-parents ? Quels risques t’ont-ils fait encourir ! | déplorais-je, amer



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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Mer 12 Juil - 15:16





Toutes mes incompréhensions, tous les griefs ne pouvaient que s'envoler en le voyant. Même si nous n'avions pas été proches quand j'étais enfant, même s'il avait été un père absent, je ne doutais pas de son attachement à ses enfants. A moi. Et j'avais toujours trouvé une étreinte réconfortante dans ses bras forts et puissants. Les bras d'un roi, d'un guerrier, d'un père. Invincible. Immortel. Même si en grandissant, je m'étais rendue compte qu'il était plus fragile que cet idéal, il avait le même effet lénifiant et apaisant alors que je me laissais câliner quelques instants, soulagée de le voir, ivre de joie. Comme il l'avait manqué ! Comme ils m'avaient tous manqués, ces hommes de mon enfance. Ces fiers guerriers du Nord. Il était le premier que je revoyais après ces longs mois et j'espérais pouvoir revoir Jon et Bowen. Walton n'était pas ici, malheureusement. Ou heureusement... Cela l'écartait du danger. J'aurais du me montrer bien plus protocolaire avec lui et ne pas agir comme une petite fille, mais je n'avais su brider mon impulsivité et à sa façon de me rendre mon étreinte, je sus qu'il ne m'en tenait pas rigueur le moins du monde.

« Je vais bien. »

J'évitais d'évoquer ma chute de cheval. Plus de peur que de mal, fort heureusement. Je n'étais pas très lourde, je n'avais pas d'armure, donc, hormis quelques ecchymoses, je n'en gardais aucune séquelle. Je pris alors le temps de le dévisager. Il était de nouveau un époux. Plus un veuf endeuillé et mélancolique. Je l'avais enjoint de se remarier. Même si cela me faisait un pincement au cœur de le savoir avec une autre femme que ma mère. C'était contradictoire.

« Malheureusement, sur des terres embrasées par la guerre, ce n'est guère étonnant. »

J'étais touchée qu'il s'inquiète pour nous. Et un peu amère en songeant qu'il faisait partie de ceux qui embrasaient ainsi ces contrées. J'effleurai du bout des doigts ses tempes grisonnantes, avant de le saluer comme la princesse de l'Ouest que j'étais. Je levai un sourcil quand il répondit à ma question avant de la balayer avec familiarité. Très bien. Il demeurait l'homme proche des siens qui ne goûtait que peu le superflu. J'étais secrètement heureuse qu'il n'ai pas changé sur ce point.

« Je suis ravie de te l'entendre dire. »

Je le suivis jusque dans la tente, à l'abri des regards indiscrets. Et des oreilles. Hormis celles des gardes mais je faisais confiance à mon père pour les choisir soigneusement. Et naturellement, il déplora qu'on m'ai fait courir de tels risques. Ah... Cela aurait déjà été délicat si le convoi n'avait pas été attaqué mais là... J'allais devoir me montrer prudente. Si je voulais négocier avec le nouvel Empereur, j'avais intérêt à choisir soigneusement mes paroles et à réhabiliter quelque peu les Lannister auprès de lui. Et surtout de son épouse.

« L’Ouest est secoué par nombre de troubles, tu n'es pas sans l'ignorer. Et chacun œuvre à sa manière et selon ses capacités. La présence de mon mari ou de mes beaux-parents n'aurait rien changé aux péripéties de ce voyage. Nous avons manqué de chance et nous ignorions que les Tully vous avaient rallié. »

Ce qui avait causé l'attaque. C'étaient des impondérables, malheureusement.

« Il semblerait que les échanges épistolaires ne soient guère concluants et trop sujets à de mauvaises interprétations. La reine a songé que je serais la plus à même de parler au nom de l'Ouest auprès de l'Empire. C'est un honneur que de se voir accorder sa confiance. »

Ne m'avait-il pas enjoint d'apprendre de cette grande reine ? De gagner le cœur de l'Ouest ? Je m'y employais, semaine après semaine. Et je ne m'en sortais pas si mal si on considérait le fait que le Grand Septon pointait du doigt les hérétiques et que j'en étais une à ses yeux. Et pourtant, le peuple ouestrien n'avait pas encore réclamé ma tête.

« Le Grand Septon et sa croisade sont une épine sérieuse dans le pied de l'Ouest. Et je suis personnellement concernée par sa harangue. »

Et je savais que l'Empire devait considérer comme acte de trahison que l'Ouest ai laissé passer les croisés jusqu'à eux. Je donnais ainsi l'occasion à mon père de m'en faire les griefs. Un point à la fois.

     
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Jeu 13 Juil - 0:03

[HJ : t’en as de la chance de passer devant les 17 rps que je dois faire !]


Ma fille. Enfin. Je n’ai pas eu le temps de m’inquiéter pour elle. Mais il n’empêche que je l’ai fait en continu, comme en filigrane de tout ce que je faisais dernièrement. La peur que les choses aillent mal. Que les choses dérapent. Le Nord, je l’avais laissé sans trop de de moyens pour se défendre. Quelques milices, des vieux et des jeunes, des soldats des maisons nobles qui géraient les régions les plus dangereuses. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Bref. L’Orage était à deux doigts de la dernière invasion qui aurait raison de lui, le Nord pouvait être étranglé à tout moment, Peyredragon était petit, sans trop de ressources. Le monde entier était à deux doigts de s’écrouler, mais, par les Ancienx Dieux, si je devais tomber je le ferais avec panache, les pieds dans la tripaille, et la bannière plantée en plein cœur de mon ennemi. Ma fille me rassure. Mais elle n’y parvient qu’à moitié. Elle parle avec gravité, quand elle parle de la guerre.


| Guère étonnant, pourtant tu y es venue. Sans crier gare, sans préparation, sans rien. |


A part les quelques minables qui lui avaient servi d’escorte, des lambins qui n’avaient pas vu le danger, qui n’avais rien anticipé, qui avaient risqué la vie de ma fille en pensant qu’ils escortaient une princesse jusqu’à son prochain bal alors que le pays tout entier était ravagé par des dizaines de milliers d’hommes en armes qui razziaient ressources et âmes en égale mesure à chacune de leurs avancées. Ce qui m’étonnait, c’était que quiconque ait pu penser à un moment ou à un autre que ce serait une bonne idée tiens, que de faire cela, de tenter une expédition dans un pays en guerre, traversé par les plus vastes armées de notre temps. Elle me touche, comme si cela faisait des lustres que nous ne nous étions pas vus. Ce qui était probablement vrai, vue la vitesse à laquelle les événements s’enchaînaient.


| Ca a été une surprise pour nous aussi. J’espérais Harren en face de moi. Enfin, tu te rends compte ? Mais il m’a envoyé ses séides, pendant que son fils se cache et ourdit ses plans. Tully nous a rejoint et ça a tout changé. Notre croisade apparaît un peu moins désespérée. |


Je fronce les sourcils. Elle a un peu trop bien appris sa leçon, aussi bien la mienne que celle de la Lannister.


| Crois-tu vraiment que leur présence n’aurait rien changé ? Jeyne, tu es intelligente. Comme ta mère. Tu sais vraiment quels risques auraient encouru les Lannister sur cette route. Aucun, laisses-moi te le dire, car jamais ils n’auraient entrepris ce chemin. Et alors, pour quoi as-tu été envoyée, ma fille ? Pour transiger, tergiverser ? Ta belle-famille mène tout le monde en bateau depuis le début. J’ai reçu des garanties, des belles paroles, et quelques monnaies sonnantes et trébuchantes. Tout comme le Noir. La Lannister ménage les deux bélligérants pour s’orienter à la fin. Je t’avais déjà parlé de cette éventualité. Je l’avais calculée. Aujourd’hui encore, elle nous sert plus qu’elle ne nous dessert. Mais tu as été mise en danger au service de leur stratégie du brouillard, et cela je ne saurais le tolérer. Nous sommes à Haye-Pierre. Vous êtes talonnés, je le sais, par des troupes de croisade venues de l’Ouest. |


Je fais mine de réfléchir un instant.


| Les Lannister me brossent dans le sens du poil, font patienter les Hoare tout en m’envoyant leurs croisés. Je vais leur envoyer un message… Je vais détruire ces troupes. Et comme ils n’arborent pas la bannière du Lion, qui m’en voudrait de clouer tous leurs chefs sur la croix ? Serrett, Farman et les autres, tous des ambitieux, des roquets à la botte du noir. C’est une guerre d’anéantissement que nous menons, Jeyne. Ces gens-là veulent notre mort depuis avant ta naissance. Je vais leur envoyer un message qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. |


Je souris, chassant les fantômes et le trouble de mon visage, posant ma main contre sa joue.


| Je suis las des manœuvres de ta belle-mère. Je vais lui renvoyer la monnaie de sa pièce, crois-moi. Autrement, parle-moi de toi ? Tu es venue ici mais sans ton époux ? Que fait-il ? Es-tu seulement heureuse, à défaut d’être en sécurité ? |


Inquiétude sincère ; je ne me faisais plus guère d’illusions sur l’Ouest. Mais je le jurais devant les Anciens Dieux, si ces enflures le cherchaient, j’irais incendier moi-même le Roc.



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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Sam 2 Sep - 18:14





Je sentais sa désapprobation. Et je la comprenais. Je me mettais à sa place. Il avait failli perdre l'un de ses enfants, celle qui était, en théorie, la plus en sécurité. Père était un guerrier, il devait avoir accepté l'idée de perdre ses fils au détour d'un combat un jour. Mais sa fille... Elle n'était pas censée se trouver en zone de guerre, mais plutôt en sécurité au sein d'une forteresse. Jordane avait-elle mesuré l'attachement du loup pour ses louveteaux ? Elle était mère, elle n'aurait pas davantage aimé ça... Et pourtant, elle avait accepté que son fils parte mener une bataille qui ne le concernait même pas. Lyman, pour prouver sa valeur, avait bien été obligé de combattre les Sauvageons. La situation était-elle réellement différente aujourd'hui ? Jordane rendait-elle au vieux loup la monnaie de sa pièce pour ces nuits sans sommeil à craindre pour la vie de son héritier ? Je ne répondis rien à mon père face à ce constat. Parce que je n'avais aucun argument à lui opposer.

Je lui expliquai alors ce qui avait dérapé et provoquer ce désastre et un sourire flotta sur mes lèvres quand il m'avoue avoir escompté se trouver en face de son ennemi de toujours. Il avait tant envie d'en découdre avec cet homme qui n'avait eu de cesse de piller le Nord, en biens mais également en hommes de valeurs... En frères... Il souhaitait tant avoir sa revanche.

« Aucune croisade n'est désespérée... »

J'avais murmuré ces paroles. Pensait-il vraiment qu'il n'y avait guère d'espoir dans la guerre qu'il menait ? Je savais que malgré tout, il se battrait. Jusqu'à la mort. Qu'importe de gagner ou de perdre.  J'essayais de me montrer la plus neutre et diplomate possible et je vis mon père froncer les sourcils. J'aurais adoré savoir ce qu'il pensait à cet instant. Ce qu'il pensait de sa fille... Etait-il déçu ? Fier ? Se demandait-il à quel jeu je jouais ? Si j'avais trahi les miens ? Lui ? Je ne pouvais pourtant pas me laisser aller au sentimentalisme. Je n'étais plus une enfant qui avait besoin d'être rassurée, même si, l'espace d'une étreinte, je m'étais permise de savourer la protection de mon père. Et je l'écoutais. Il ne décolérait pas. Et il avait l'intention d'envoyer un message à ma belle-famille. Soit. Je ne pouvais le lui reprocher et je n'allais pas chercher à l'en dissuader. Les Lannister n'avaient pas appuyé l'appel du Grand Septon. Ils avaient laissé passer les croisés, mais n'y avaient pas pris part. Encore une fois, ils ne se mouillaient pas, comme il le soulignait si bien.

« Personne ne te le reprochera en effet. Les fanatiques sont une plaie. Mais l'Ouest est terre des Septs, contrairement au Nord ou à Peyredragon. S'opposer ouvertement au Grand Septon tout en soutenant les barbares impies, c'est risquer la révolte des seigneurs qui ont déjà des griefs contre leurs dirigeants. Et comment mener une guerre à vos côtés si la guerre civile gronde au sein de l'Ouest ? »

C'était une réelle question. Mais si l'armée Lannister était occupée à réprimer une révolte sanglante, elle ne serait d'aucune utilité dans la croisade de cet Empire. J'avais parlé d'une voix douce, tout en caressant son visage. Il repoussa la discussion concernant l'Ouest un instant, pour s'enquérir de mon bien-être. Soit. C'était moins épineux. Même si l'absence de Lyman le désappointait forcément.

« Je suis heureuse. Inquiète quant à la situation géopolitique de Westeros, évidemment, désappointée par bien des décisions prises. Ou non prises. Mais je m'acclimate au Roc. La reine Lannister m'a prise sous son aile. J'ai été testée et je pense avoir réussi à l'impressionner, malgré mes défauts et mon caractère trop franc. Leur politique n'est pas celle que nous appliquons au Nord, comme tu l'as souligné. Mon cœur de Nordienne est passionné et emporté. Et cela se heurte à la glace de la Lannister. Et à ses raisons. Tu es las de ses manœuvres, mais c'est une femme que tu admires. Tu m'as conseillé de prendre exemple sur elle, non ? »

Je penchai la tête sur le côté, avec un mince sourire amusé :

« Cependant, j'ai encore beaucoup de travail avant d'y parvenir. Tu imagines bien que savoir que l'Ouest a des accointances avec le Noir a de quoi me rendre folle. »

Évidemment, je n'oubliais pas... Tout ce que nous avions vécu, ce que nous avions souffert.

« Je parle de moi, mais qu'en est-il de toi ? De ta vie auprès de ta nouvelle épouse ? »

J'essayais de me montrer la plus neutre possible à ce sujet. Si les lettres de Rhaenys à mon endroit avaient été très courtoises et affables, celles adressées à l'Ouest étaient autrement plus méprisantes et hautaines. Ce qui ne poussait pas vraiment ma belle-mère à accepter d'aider un Empire mené par cette petite reine débarquée de nulle part et se revendiquant comme souveraine de tout.

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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Mar 12 Sep - 22:26

J’étais ravi de voir ma fille et bien sûr soulagé de la savoir saine et sauve, mais maintenant je m’interrogeais aussi bien sur elle que sur ses commanditaires. Cette famille que par choix j’avais fait devenir sienne. De temps en temps maintenant, je me demandais parfois si je n’aurais pas mieux fait de me couper les deux jambes que d’envoyer ma fille au loin comme ça, avec ces étrangers veules et sans honneur. IL aurait sans doute mieux valu qu’elle épouse un Glover, un Cerwyn, un Reed ! Un Bolton même, plutôt qu’un de ces ouestriens. Son prince n’avait pas été dénué de courage mais il avait laissé sa femme partir seule. Sans lui. Incompréhensible. Incompréhensible également que je n’avais été mis au courant de la venue et de ses détails. A quoi jouaient les Lannister ? Ils ne faisait rien depuis des mois, à part financer les Hoare, voir leur autorité s’affaiblir et m’envoyer des hordes de tueur sans arborer leur bannière. Je ne comprenais pas ces manœuvres. Je ne comprenais pas Dorne, je ne comprenais pas le Val. Mais que ne comprenaient-ils pas, tous, dans cette campagne ! Harren le Noir, s’il parvenait à se venger de Peyredragon et de l’Orage, causes de son ambition et de la guerre, nous engloutirait tous ensuite ! Je suis un peu brusque, emporté par une des colères qui, jadis, provoquait l’ire en retour de feue ma Reine.


| Sauf celles qui se commencent à un contre six et qui empirent avec le temps. Mais je ne vais pas me plaindre ; cette guerre allait avoir lieu avec ou sans alliés et désormais le Nord n’est plus seul. Même s’il ne peut en rien compter sur l’Ouest, visiblement. |


Difficile de me faire oublier un sujet qui me travaillait à ce point, pas vrai ? Mais j’étais Roi et le Nord depuis toujours, se souvient. Des affronts qu’on lui fait, des coups qu’on lui porte. Etre considérés comme les outils de leur sécurité par l’Ouest et le Val, trop heureux de ne pas avoir à se mouiller alors que des milliers de mes hommes crevaient, tout cela me rendait malade. C’était cet écoeurement qui m’avait poussé, après la désastreuse entrevue des Eyriés, à décider Rhaenys à revenir sur la promesse que je lui avais fait faire un peu plus tôt ; pourquoi lui faire abandonner le titre ronflant de son frère, quand ce que nous allions risquer, endurer, faire pour tous, nous donnait de plein droit ce genre d’ambition ? J’en avais assez que les nordiens vivent et meurent pour la sécurité des autres. Personne n’était venu contre les Sauvageons. Et tout le monde ou presque s’était désintéressé de notre sort malgré les alliances contractées, lorsque le Noir fut de retour sur mes terres. J’ai une moue circonspecte lorsque ma fille m’explique que les troubles de l’Ouest ont empêché les Lannister d’agir.


| Ne prends pas leur défense gratuitement comme cela : les troubles ont commencé bien après que le Nord ait été à nouveau envahi. Et faire preuve d’autorité et empêcher une force armée de nous attaquer pouvait se faire avec quantité de motifs. Mais ils les ont laissé passer à dessein, pas par dépit. Je sais que la Dent d’Or est fermement tenue ; si le Roi avait voulu temporiser, trouver un compromis avec ces croisés, il aurait pu le faire. |


je me détournais des caresses de ma fille, un peu impatient. J’étais content de la retrouver, oui, mais je ne pouvais plus porter crédit à la parole de ses beaux-parents. Elle me parle d’elle, maintenant. Heureuse mais inquiète. Elle a le même don que sa mère pour faire part de sa réprobation de manière indirecte, et je connais aussi bien le sang des Stark que le caractère féminin. Elle me ménage, mais elle réprouve. J’ai un mince sourire, crispé par la colère et la peur à l’idée que ces fieffés comploteurs l’aient laissé prendre tous ces risques… Eh bien, pour quoi au final ? Elle n’a pas vraiment répondu. Pourquoi était-elle venue ? Pourquoi avoir pris tous ses risques ? Il était évident que les Lannister n’allaient pas s’impliquer dans l’Empire et s’ils avaient dû prendre fait et cause pour Harrenhal, ils l’auraient fait plus franchement que la pitoyable invasion croisée en cours. Pitoyable mais dangereuse ; il allait falloir les combattre pour ne pas qu’ils me prennent à revers si le Noir se hâtait de venir me rencontrer.


| Oui, mais n’oublie pas pour autant qui tu es. La rouerie qu’elle t’apprendra ne doit pas s’orienter contre tes frères, et tes frères sont avec moi. Notre emprise sur le Conflans grandit et cela va la hérisser, elle fera tout pour nous destabiliser, voire pour nous combattre. Tu vas devoir te préparer à cela. |


De but en blanc, comme ça, je lui annonçais qu’il était de plus en plus probable qu’un jour elle doive choisir entre les Stark et les Lannister. Pas de mon fait, du moins, je l’espérais. Mais leur distance toujours plus grande n’annonçait rien de bon. Je me sers un godet de vin, en sers un à ma fille, contrairement à l’habitude. Elle était femme, maintenant. Je trempais mes lèvres dans ma propre coupe.


| Nous ne nous voyons qu’assez peu. Elle est à l’avant-garde avec son dragon, comme tu l’as vu. Et moi je dirige le corps principal. Les nouvelles à l’est sont toujours plus graves. Il y a des chances pour qu’elle y parte, soutenir Dorne, l’Orage ou les deux, selon l’évolution des discussions, mais il y a un risque réel pour qu’Accalmie succombe à sa rebéllion contre Harren et Dorne est assaillie de tous côtés. Ton frère va épouser la fille Tully, d’ailleurs. Pourquoi es-tu venue, Jeyne ? Pourquoi entreprendre ce voyage ? Ce n’était pas pour échanger des nouvelles, je me trompe ? |




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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Ven 22 Sep - 17:42





Je ne pouvais qu'accuser le coup. Les piques de mon père concernant l'Ouest étaient loin d'être infondées et je savais que j'y serais confrontée en venant ici. Je l'avais ressassé pendant tout le voyage et je m'étais demandée comment contrer ses accusations, comment défendre mon royaume d'adoption alors que je peinais moi-même à ne pas éclater de colère face à cette inaction. Comment être une bonne ambassadrice en n'était pas convaincue de la cause que j'étais censée défendre au juste ? Pourtant, je me devais d'essayer, je me devais de montrer à tous que je n'étais pas une petite louve docile, mais que je pouvais être une grande souveraine. Il en allait de ma fierté et de mon avenir. Quitte à devoir m'opposer à mon père. A défaut de nous entendre, j'espérais tout de même gagner son respect... Et ne jamais avoir à subir son mépris. Je n'avais pas changé d'allégeance, mon cœur demeurait au Nord, quoiqu'ils puissent tous en penser, mais qui étais-je pour imposer ma volonté et mes allégeances au juste ?

Je ne répondis rien à cette pique, me contentant de continuer la conversation, même si je pinçai les lèvres quand il me fit remarquer que je ne devais pas prendre leur défense ainsi. Je contins mon agacement, respirant calmement, avant de demander d'une voix douce :

« Dis-moi, quels étaient tes accords avec l'Ouest en m'offrant à Lyman ? Une assistance en cas de guerre ? L'assurance d'un soutien armé plein et entier ? »

J'étais quelqu'un d'assez impulsif et sanguin, pouvant incendier une personne juste parce que j'étais en colère contre elle. Je l'avais fait quand j'avais surpris Père avec sa pute, à Goeville, dans cette auberge. Cela m'avait vraiment mis dans une colère noire. Pourquoi au juste ? Je savais que Père avait des besoins masculins à assouvir, je n'étais pas naïve, même si sa première épouse était la guerre, finalement. Mais j'avais été la première à l'encourager à se trouver une seconde épouse. Sans mesurer alors que je pourrais être jalouse de cette autre femme qui allait concurrencer ma mère. Ni que d'éventuels enfants allaient nous concurrencer dans son cœur. C'était stupide, mais c'était le raisonnement d'une fille qui n'avait pas profité de son paternel autant qu'elle l'aurait aimé...

Je le sentis plus distant avec moi. Il devait être partagé entre son statut d'Empereur et celui de père. Je n'avais jamais doué de son attachement envers moi. C'était un fier guerrier, féroce, sans pitié, un père distant, mais qui chérissait ses louveteaux malgré tout. Il le montrait juste bien mal, quand bien même ses inquiétudes transparaissaient. Allait-il déplorer de me voir apprendre de ma belle-mère alors qu'il m'y avait encouragé ?

« Je ne désire pas être votre ennemie... »

J'avais murmuré ces paroles. Je le regardai, incertaine quant à ces affirmations concernant la réaction de ma belle-mère concernant le Conflans.

« Qu'est-ce que tu veux dire ? »

C'était une question sincère alors qu'il semblait détenir des informations qui m'échappaient. J'espérais ne jamais avoir à choisir entre les deux familles. Comment pourrais-je ? Je décidai de l'interroger sur son mariage et sa vie de jeune époux, pour éloigner encore un peu le sujet le plus désagréable. Ainsi Jon allait épouser Eleanore, avec qui j'avais pu discuter durant le voyage. Il aurait pu trouver bien pire épouse.

« C'était l'occasion de tous vous revoir... Tu ne dois pas douter de cela. Vous me manquez, naturellement. Et en dehors de cela, j'espère pouvoir me rendre utile et aplanir des tensions insupportables entre Lannister et Stark. Ou entre Lannister et Braenaryon. Au final, ce sont bien ces relations là qui posent davantage problème, je ne t'apprends sans doute rien. Le ton employé par ton épouse envers les souverains Lannister ne les a pas incité à rejoindre votre cause, cela va sans dire. J'ignore à quel point tu es au courant de ces échanges ou non... Pourquoi ? Pourquoi vous autoproclamer impératrice et empereur, vouloir fédérer les royaumes sous votre bannière et détrôner ceux qui n'adhèrent pas à votre vision ? Penses-tu réellement que vous puissiez unir tous les souverains et les gouverner ? Cette façon de raisonner... Pour ou contre vous... Cela coince pour l'Ouest. Sans compter que si l'Ouest prend faits et causes pour l'Empire, il sera cerné par les Îles de Fer et le Bief. Cela mérite réflexion et quelques garanties. Celle de devoir référer à ton épouse et toi-même n'est pas acceptable. »

   
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Dim 24 Sep - 19:48

J’étais suspicieux, mais comment ne pas l’être ? Peu de nouvelles, d’habitude. Et on ne prenait pas souvent le risque de longs voyages à Westeros, car les routes n’étaient jamais totalement sûres et plus encore, parce que la guerre avait aboli toute limite, semblait-il, à la sauvagerie des hommes. Je savais aussi que l’Ouest avait sa propre partition à jouer et de toute évidence ma fille y était déjà convertie, ses remarques tout autant que ses questions qui en impliquaient d’autres la rendaient partie prenante de ce concert ouestrien ; ils jouaient avec leurs propres objectifs, leurs propres outils. Alliés d’Harren, mais en accord avec le Nord. Et ils jonglaient constamment entre leurs différentes obligations. Incompréhensible, si ce n’était l’évidence. Sous le vernis de leur bienséance, les Lannister ne cherchaient qu’une chose ; tirer leur propre profit du chaos ambiant. Je ne pouvais pas laisser cela arriver. Ma fille a plus de patience que moi, en tout cas. Plus de talent sans doute pour la diplomatie, avec laquelle je ne m’embarrasse nullement en compagnie de mon propre sang. Je joue cartes sur table avec Jeyne, histoire de pousser le raisonnement jusqu’au bout.


| Ils me finançaient pendant que j’exterminais la menace d’Harrenhal ; ils ont payé de quoi fournir une vingtaine de navires légers supplémentaires à ma flotte, par exemple. Ce n’est pas rien. Ceci comme soutien à la chute d’Harren le Noir, mais leur pays n’étant pas prêt à la guerre contre le Conflans, ce serait leur seule contribution… Jusqu’à ce que le Conflans ne passe sous notre contrôle et qu’il soit temps d’éradiquer la menace fer-née, menace que nous devions juguler tous ensemble. Bien sûr qu’ils me mentaient, ils finançaient autant Harren que moi. Mais j’étais forcé d’avaler la couleuvre sous peine de les voir rallier définitivement Harren, et à l’époque je faisais tout pour isoler mon ennemi. |


Et je ne lui parlais même pas de notre discussion avec Jordane Lannister, mais pour quoi faire ? C’était plus personnel. Encore plus officieux que le reste. Je ne pensais pas que ma fille voyait vraiment qui était sa belle-famille, mais c’était fondamentalement ma faute ; c’était moi qui l’avait envoyée là-bas. Je n’aurais pas dû. Quelle erreur ! J’avais fourni à des ennemis potentiels ce que j’avais de plus précieux avec mes fils, et voilà que cela se retournait fatalement contre moi. Je jouais sur trop de tableaux qui me dépassaient, mais je n’avais pas le choix. Moi aussi, j’avais ma partition. Et je devais la jouer jusqu’au bout. Elle ne voulait pas être notre ennemie, donc ? Heureusement encore. Mais son pays risquait fort de le devenir, maintenant. J’ignore la question de Jeyne sur le Conflans ; elle apprendra très vite que l’Ouest ne nous laissera pas nous implanter durablement autant au sud… Pour l’avoir lui-même désiré, ce territoire. Et elle me leurre, encore, en me disant que c’était l’occasion de nous revoir. Je sais qu’elle est sincère et c’est sans doute le pire ; qui manipule les ficelles depuis le Roc, le Lion que l’on disait paresseux mais chevalresque, ou la Lionne que je connaissais mieux ? Peu importe, au fond. Je soupire, las et fatigué.


| Le ton employé ? As-tu seulement lu les courriers qu’eux-mêmes nous ont fait parvenir, à elle et à moi ? Juge donc ce qu’ils veulent bien te montrer, c’est sans doute plus commode, mais c’est aussi symptomatique de leur conduite. L’arrogance, la prétention, nous en usons tous. Tu aurais dû voir, à Goeville, ce concours d’attributs virils auquel nous nous sommes livrés. C’était pathétique, nous en avions tous conscience, mais comment les décider à me soutenir contre le seul véritable ennemi sans taper du poing sur la table ? Ils vivent tous si confortablement, au sud. Sais-tu seulement que ton admirable beau-père, sitôt arrivé dans le confort de Goeville, couchait avec une jeune impudente la veille de l’ouverture du Conclave, sa femme dans la pièce d’à côté. J’ai eu mes travers, mais rien de comparable à ce genre de caractère, et c’est eux aujourd’hui que tu défends. |


Bien sûr, je n’avais pas dit que l’impudente en question qui avait couché avec le Lion était ma propre épouse actuelle, bien qu’à l’époque elle soit libre de tout engagement. Ce n’était pas tant l’identité de la personne qui comptait dans mon raisonnement, que simplement l’aptitude à trahir et à tromper de ceux qui aujourd’hui, lui fournissaient son propre cadre de référence. Et voilà que l’on touche enfin le cœur du sujet de cette ambassade ; l’Ouest ne nous rejoindra pas, pour les mêmes motifs que pour Dorne. Pourquoi le feraient-ils, alors qu’on s’affaiblit tout en détruisant la pression sur toutes leurs frontières ? J’encaisse. Ma fille a pris parti, et elle ne voit pas l’idéal derrière la brutalité que nous encaissons pour tout le monde. Elle a choisi de détester Rhaenys, et de me considérer comme le valet de cette guerre que je livre, de cet engrenage dans lequel je me suis moi-même fourré.


| Et pourquoi pas ? Par les Anciens Dieux Jeyne, au nom de quoi devrais-je passer les prochaines années à continuer de mener les guerres de tout Westeros à la place de ces grands dirigeants, de ces nobles maisons pleines de morgue qui nous toisent de haut et nous pissent dessus dès qu’elles en ont l’occasion ? J’ai cru que cela changerait avec l’Ouest, quand ton fiancé nous a accompagnés à la guerre. Avec le Val. Mais non, rien ne change jamais, ces maudits comploteurs ne pensent qu’à leurs gains personnels dans ce conflit ; étendre leurs propres terres ! Je me fiche des terres, j’ai même rénoncé aux miennes. J’ai garanti à tous ceux qui nous rejoindraient la paix, la justice, l’équité, et l’égalité même. Mon seul avantage comme Empereur, c’est de trancher les égalités sur les lois fédérales ; autrement chaque royaume reste libre de sa propre politique tant qu’elle n’enfreint pas quelques principes humains. Mais ça n’a pas intéressé ta belle-famille. Pourquoi se rabaisser à rejoindre la mêlée, à se traîner dans le sang et dans la fange quand d’autres le font déjà à votre place ? |


Je secoue la tête, étouffant un rire d’où pointait déjà le sarcasme.


| Tu sais la meilleure ? J’avais décidé Rhaenys, à Blancport avant de partir au Val, pour qu’elle abandonne après la mort d’Harren son idéal de conquête et d’unification. Je l’ai priée de comprendre mon point de vue ; qu’enfin le Nord, l’Orage, le Val, l’Ouest, Peyredragon, Dorne, allaient déposer un tyran, et faire rentrer le Bief dans le rang. En toute indépendance. Dans la bonne intelligence et dans l’honneur. Et l’Ouest a continué de soutenir les Hoare. Les dorniens n’ont rien compris de ce à quoi ils s’engageaient. Les Valois ont passé des accords avec nous, et nous ont fait un affront à la plus petite occasion, mettant en danger ton frère. Suite à ça, c’est moi qui suis revenu la voir. Et j’ai juré que plus jamais le Nord n’affronterait l’ennemi seul. Nous étions à un contre cinq, par les Dieux, et Jon était seul en territoire ennemi sur la bonne foi des armées du Val, qui l’ont abandonné à son sort et nous ont forcé à changer de route. Ce soir-là, j’ai fait le serment que plus aucun profiteur de guerre ne pourrait tirer profit du sang des miens. Plus jamais. Cela fait bientôt vingt-cinq ans que j’ai tué pour la première fois, Jeyne. J’en ai assez de tout cela. Mais s’il faut que je fasse encore couler des torrents de sang pour s’assurer qu’ils soient bien les derniers, alors je le ferais. |


Ma voix, grave, était devenue glaciale. La guerre est terrible, mais jamais je ne pourrais tolérer que des gens qui se mettent à mon service soient attaqués dans le dos.


| Laisser des troupes armées venir de l’Ouest pour nous détruire n’est pas acceptable non plus. Si cette force croisée est passée, c’est qu’elle a eu l’assentiment du Roi, de la Reine, ou des deux. S’ils nous attaquent, alors ce sera la guerre. |
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Dim 8 Oct - 17:40





Je pinçai les lèvres alors que j'écoutais mon père me confier ce qu'il avait obtenu des Lannister en me mariant à Lyman. Un soutien financier. Évidemment. Ils ne savaient offrir que cela. De l'argent. Tout n'étais que pécunier chez les lions du roc. Mais ils n'osaient s'engager ouvertement pour personne. Père semblait avoir vu clairement dans leur jeu, mais décidé d'accepter ces termes. Au moins évitait-il un ennemi de plus et gagnait-il du temps. Et je ne cessais de me dire que s'il n'avait rallié la dragonne, peut-être que l'alliance entre ces deux maisons aurait pu être davantage conséquente... Mais me leurrais-je au sujet de ma belle famille ? Peut-être... Je n'étais pas encore au fait de toutes leurs manœuvres et manigances.

« Je vois. »

Je n'ajoutai rien... Que pouvais-je dire au juste ? C'était du passé. Ces accords avaient été honorés en partie. Et de nouveaux auraient pu voir le jour si le dialogue n'était pas en passe d'être rompu. Et que pouvais-je bien négocier au nom des souverains du Roc au juste ? Je n'avais pas carte blanche, ni les coudées franches. Je glissai alors que le Roc avait surtout des problèmes avec son épouse, au ton bien trop péremptoire. Et malheureusement, et sans surprise, il la défendit. Comme il l'avait défendue face au Val, rompant ainsi toute relation avec la reine Arryn qui avait pourtant été une amie et une alliée jusque là... Je ne le comprenais plus et je craignais qu'il ne se retourne contre tous ses anciens alliés, aveuglé par sa soif de vengeance. Et je lui jetai un regard surpris quand il me parla du comportement du roi Loren lors du Conclave. Il était de notoriété publique que le roi n'était pas fidèle à son épouse. Sa conduite était plus que discutable, mais était-ce un argument valable pour se méfier d'eux ? Que père me lance cela au visage me surpris réellement.

« Je l'ignorais, mais cela ne me regarde pas non plus. Et je doute qu'il soit le seul à avoir ce genre de comportement douteux. Comportement encore plus scandaleux de la part de cette femme. »

Mais j'avais découvert qu'il y avait finalement peu de femmes vertueuses... Surtout dans le Sud. Je soupirai :

« Je ne les défends pas... J'essaie de comprendre. De t'expliquer. Ma famille de cœur va se déchirer avec celle que j'ai rejoint par mariage. C'est une situation terriblement inconfortable. Intenable. »

Et je commis sans doute une maladresse par la suite, alors qu'il m'expliquait son idéal. Un idéal qui n'était pas celui de l'Ouest. Ni le mien dans l'absolu. Peut-être que les circonstances n'étaient pas favorables à cette prétention d'empire, de médiateur, d'être au dessus de tous les autres royaumes, de détruire ceux qui ne rejoignaient pas. Je sentais la rage et la passion dans son discours et je comprenais. Si j'avais pu, j'aurais engagé l'Ouest dans cette guerre, j'aurai commandé aux troupes contre les Îles de fer, contre le Bief s'il le fallait. Mais ce pouvoir n'était pas le mien. Et encore une fois, c'était un concours de circonstances qui l'avait fait épouser les idées de la dragonne.

« Et sur quoi régnerez-vous quand tout ne sera que mort et désolation ? Quand Westeros sera exsangue ? »

J'avais simplement murmuré ces paroles, songeuse. J'avais baissé le regard, avant de le relever à la fin de ses paroles :

« Qu'aurais-tu fait ? Si tes seigneurs étaient totalement fanatisés, s'ils étaient persuadés qu'ils devaient détruire les ennemis de la religion... Comment les contenir, sans risquer une révolte ouverte ? Des accusations de trahison ? Sans que le royaume n'implose de l'intérieur et se révèle fragilisé, prêtant ainsi le flanc à l'avidité de ses voisins ? Je ne prétends pas tout connaître de la politique et de la guerre, loin de là... Je ne suis pas Jon, je n'avais pas à être formée à cela. Comment aurais-tu procédé ? Qu'attends-tu de l'Ouest désormais ? »

J'avais tenté de rester digne et neutre... Mais j'avais peur. Peur pour mon frère, pour mon père, pour ceux que j'avais connu... Peur de devoir faire un choix entre Stark et Lannister. C'était sa fille, Jeyne, qui demandait conseil cette fois.

   
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MessageSujet: Re: Journey to the Line   Dim 8 Oct - 21:31

J’avais laissé ma colère prendre le pas sur la raison, la rancœur supplanter mon soulagement de retrouver ma fille en bonne santé après les dramatiques événements du jour. IL y avait beaucoup de choses à dire de ma gestion de la diplomatie depuis dix mois, mais qu’importe au final, maintenant ce qui avait été décidé était entériné depuis un moment et il n’y avait pas de raison particulière de revenir en arrière. J’avais lâché beaucoup de vérités à Jeyne, et aussi beaucoup de choses que nous avions jusque là tenues secrètes. EN soi ce n’était pas très grave, c’était un secret de polichinelle que j’avais essayé de tout faire pour attirer l’ouest dans mon camp, tandis que tout le monde se fichait bien des raisons qui m’avaient poussé à proclamer l’Empire des Royaumes Fédérés, pour tout le monde c’était uniquement cet état de fait qui comptait. Alors finalement… Je ne dévoilais pas des secrets d’état. Jeyne acquiesce, mais c’est tout. Elle comprend sans doute mieux que moi le jeu trouble auquel se livrent les Lannister mais ça importe peu pour le moment, car ils ne sont pas présents et elle ne peut pas échanger avec eux sur le sujet. Je le vois dans ses yeux, Jeyne ne comprend pas, elle n’est pas plus d’accord. Elle me jette le même genre de regard d’incompréhension que jadis me lançait sa mère lorsque je lui annonçais que l’ennemi me forçait à repartir en campagne. Je soupirais.


| Ce sera ton lot, malgré tout. Qu’on le veuille ou non, le devoir finit toujours par nous tirailler. |


Et j’avais envoyé si loin ma petite, que tout cela ne pouvait plus que mal finir. Jeyne avait choisi de préférer sa nouvelle vie à l’ancienne, et de préférer l’ordre établi au futur. Je le comprenais aisément ; combien d’années avais-je tenu ce genre de discours ? Mais c’était trop tard, j’étais allié bien trop loin pour reculer quand bien même je l’aurais désiré, ce qui n’était pas le cas. Jeyne avait décidé que l’Empire allait à l’encontre de ses principes, que mon mariage avec Rhaenys Targaryen avait été une erreur, et que le Val comme l’Ouest étaient bien plus sensés que Peyredragon, l’Orage et le Conflans. Ma fille choisissait déjà son camp, ce mot et ce constat étaient durs, mais pas moins véridiques. Je lâchais, impatient.


| Tu as décidé de croire que cet Empire que je bâtis était une œuvre mauvaise, que nous n’étions que des factieux qui désirons faire main basse sur un continent par pure convoitise. Je n’ai jamais pensé détruire Westeros. Et ce n’est pas moi qui ai déclenché cette guerre. En revanche, je vais y mettre fin, une fois pour toutes. |


Et voilà qu’elle les défend à nouveau sur leur réaction. Je la toise, froidement, alors qu’elle se fait plus que jamais princesse, bien que cela se fasse à mes détriments.


| L’Ouest n’avait qu’à faire preuve de résolution. Tu ne me feras pas croire que les Lannister n’avaient aucun moyen d’empêcher ou de juguler ça, alors que le Val, malgré nos rapports difficiles, a su l’empêcher. Les Lannister l’ont laissé faire, et à dessein. Et de nouvelles armées avancent sur nous, désormais. |


Je soupire, las, et détourne le regard un instant. Je me masse un instant l’arête du nez en fermant les yeux, puis me rapproche de ma fille, que j’embrasse sur le front.


| Je suis rassuré et très heureux que tu n’aies pas été blessée, aujourd’hui. Mais je regrette que tu ne vois pas l’œuvre de paix que je suis en train de bâtir, que tu te défies de moi. Mais soit ; je savais que ce serait difficile, quand j’ai pris cette décision. Si les mots n’y font rien, alors ce seront aux actes de te convaincre. Reposes-toi, Jeyne. Demain je devrais déjà repartir en guerre contre les forces libérées ou autorisées par tes beaux-parents, et il y a encore le Noir qui se dérobe à notre avance. Je te ferais escorter jusque Vivesaigues où tu resteras le temps que la région retrouve stabilité et sécurité. Je t’y retrouverais, une fois la campagne terminée. |


Je l’embrasse à nouveau, sur le cuir chevelu.


| Elle n'est pas très différente de toi, tu sais. Elle se débrouille comme elle peut pour survivre dans un monde où tout le monde voulait sa tête avant même que ses nobles ne la portent à la couronne de son frère. Aujourd'hui, elle t'a sauvée des griffes d'un ennemi soutenu en sous-main par ceux qui t'ont envoyée à moi. Eux-mêmes l'auraient-ils sauvée, si les rôles eussent été inversés? Prions surtout les dieux que ces troupes fanatisées seront arrêtées rapidement, avant que leur brutalité ne puisse se déchaîner sur ce pays qui n'a déjà que trop souffert. Bonne nuit, Jeyne. |




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