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Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]
MessageSujet: Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]   Ven 26 Mai - 20:07

« Vous avez des nouvelles sur cet individu ? »
« Aucune nouvelle Lord Santagar. Ou tout du moins pas plus qu'hier. »

Dared passa sa main sur sa barbe, la caressant tandis qu'il réfléchissait, perdant son regard à travers les montagnes de Dorne. Depuis quelques temps une rumeur se rependait à travers les terres des Santagar, un homme qui aurait, selon certains, vécu ici il y a longtemps. L'héritier de Bois-Moucheté s'inquiétait autant que se réjouissait de cette nouvelle. Un ancien habitant pouvait être un visage amical, ou au contraire quelqu'un jadis bannit par son père.

Depuis qu'il avait eu ces nouvelles Dared s'inquiétait de savoir qui était cette personne, afin de mettre au clair cette histoire et de s'assurer, ou non, de l'amitié de cet individu. Un homme, seul et armé. Certains disaient de lui que c'était une épée à louer. Certains parlaient d'un assassin. D'autres d'un voleur. Les rumeurs autour de cet homme ne dressaient pas un portrait admirable, l'option d'un ancien coupe-jarret bannit par Lord Santagar devenait de plus en plus possible.

« Où était la dernière localisation déjà ? »
« Sur la route de Bois-Moucheté, à mon d'une journée de marche d'ici mon Seigneur. »
« … Allait-il vers le château ? »
« Oui, après avoir causé pas mal de grabuge dans l'auberge où il fut aperçut. »

« … Envoyez des hommes vers l'auberge, chercher ce qui c'est passé et tenez-moi au courant de l'évolution des événements. »


L'homme salua l'héritier et s'en retourna. Dared quitta à son tour la grande salle, se rendant jusqu'à un petit terrain en contrebas du château, dans lequel il avait passé pas mal de temps à s'entraîner avec son frère dans le temps, dans lequel il se plaît à se perdre entre deux affaires de seigneur. Ce travail est des plus déplaisants, hélas chacun doit se faire au devoir qu'est le sien. Et tel est celui pour lequel est né Dared.

Le regard du Dornien se balada sur les arbres autour de lui, il poussa un grand soupir et détacha sa ceinture, dégainant bientôt son épée à lame courbe de son fourreau, puis commençant à faire quelques pas, se vidant la mémoire en frappant l'air qu'il avait si souvent combattu. Qui était cet homme ? Toutes ses rumeurs étaient-elles vraies ? Il c'était perdu un instant à croire au retour de son frère, jusqu'à ce que tous ces mots le persuadent du contraire.

Le rythme s’accélérait pour le chevalier tandis que, aux portes de la ville les gardes revenaient, seule demeurait la question : avait-ils trouvés leur objectif ? Sans prêter attention à ce qui arrivait autour de lui Dared se plongea encore un peu plus dans ce duel imaginaire, la sueur commençait à perler sur son front tandis que sa lame rasait les arbres autour de lui. Les mouvements vifs et précis du Santagar rappelaient à ceux l'ayant vu la danse de l'eau, tandis que les directions prises et l'angle des coups rappelaient l'art de combattre des chevaliers de Westeros.

Le Santagar fit un pas en avant, un demi-tour et frappa. La lame vint se heurter à l'arbre devant lui, arrachant à l'impact plusieurs écorces et la coinçant dedans quelques instants, jusqu'à ce que le Dornien retire la lame du bois d'un mouvement d'épaule, faisant ensuite une pause en haletant. Il se tourna et fit quelques pas vers sa ceinture un peu plus loin, des bruits de pas l'interpellèrent, il fit face à ceux-ci pour voir une silhouette approcher.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]   Dim 28 Mai - 14:22

Son arrivée n'avait guère été discrète, mais cela n'avait pas d'importance. Il avait traîné, avant de retourner en direction de la demeure des Santagar. L'idée avait été de prendre, officiellement, un peu de bon temps, pour s'acclimater de nouveau à cet environnement à la fois familier et si différent. Dans la pratique, il était perdu, et hésitait un peu. Dorne lui avait manqué bien sur, mais toutes ces rumeurs de guerre... sans doute ne resterait-il pas longtemps ici. Peut-être même ne rentrerait-il pas une seule fois dans l'enceinte de son ancienne maison ? Il lui fallait quand même essayer. Montrer qu'il était encore en vie, et s'assurer que son frère, au moins, vivait encore bien. Il était un Santagar, il ne devait pas craindre ainsi ce retour. Et pourtant...

Le coup de l'auberge n'y était pas étranger, évidemment. Sarzir avait simplement voulu s'y rendre dans l'espoir de passer un moment en agréable compagnie, et n'y avait trouvé que mornes mines. Aussi avait-il entrepris de rétablir un semblant de joie et d'ambiance sur les faces ridées et sinistres. Hélas pour lui, l'entreprise avait mal tourné, car trois jeunes gens avaient voulu l'empêcher de toucher une demoiselle paysanne. Le comble avait été bien sur le fait que ladite demoiselle était consentante, et que ces hommes étaient jaloux. Le Santagar avait heureusement épargné leur vie, mais pas leurs fiertés. L'un avait même perdu l'utilisation momentanée de sa main droite dans l'affaire.

A Braavos, il les aurait tués, se remémorait-il alors qu'il avançait à pas tranquilles. Le chemin montait en direction de Bois-Moucheté, serpentant à travers les bois et la montagne. Et ses pensées ne cessaient de revenir vers cette époque récente, où il avait été très éloigné de chez lui, où il n'avait eu aucune nouvelle ni aucune préoccupation pour sa famille. Quoique ce n'était pas totalement vrai : il avait toujours gardé une pensée pour son frère. Il espérait d'ailleurs ardemment que ce dernier avait lui aussi gardé l'affection qu'il lui portait jadis. Et ce malgré les changements chez le cadet. Car oui, il y avait aussi de ça. La peur que leurs deux mondes ne soient désormais que trop différents.

Sarzir entendit le bruit de l'épée avant de le voir. Il s'arrêta derrière un arbre, hors de vue de son frère. C'était bien Dared, il en était sûr. Nul autre que lui ne serait venu à cet endroit précis. Et pourtant... une fois encore, il hésitait. Puis finalement, opta pour la solution la plus simple : plus vite il aurait fait ça, plus vite il saurait s'il avait encore une place aux côtés de son frère. Evidemment, celui-ci se retourna aussitôt, l'épée dressée. Avec un sourire, il leva les paumes ouvertes, pour montrer qu'il n'était pas là dans des intentions hostiles.

 « Salutations, Dared ! Tu t'attendais à un bandit ? »

Il eut un léger rire, qui n'avait probablement pas l'effet joyeux du commun des mortels. Sarzir était habillé de couleurs sombres, parfois autant que sa tignasse ou ses yeux. Son teint montrait quelqu'un plus habitué à l'ombre qu'au soleil, désormais. Heureusement pour lui, il ne voyait pas la lueur de mépris dans les yeux de son frère. Du moins, pas encore.

 « Quoique tu n'es sans doute pas si éloigné que ça de la vérité... tu m'as l'air en forme, frérot. Te serais-tu déplacé ici exprès, avec l'espoir que je sois... eh bien, moi ? « 
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]   Ven 2 Juin - 13:13

Dared se retourna violemment, pointant sa lame courbée sur le nouvel arrivant qui l'interpella aussitôt. Le regard de Dared changea du tout au tout, dévisageant le nouvel arrivant. Sa lame restait dressée tant il peinait à croire ce qu'il voyait. L'homme en noir face à lui ne lui était pas étranger, loin de là. Un petit sourire naquit sur le visage de l'héritier de Bois-Moucheté tandis qu'il retenait un rire nerveux. Il planta au sol son épée, un air réjouit au visage.

Sarzir, son frère, était revenu de Bravos. Et qu'il avait changé ! Une certaine lueure déplaisante brulait au fond de ses yeux et il semblait plus... Dangereux ? Peut-être. Mais Dared se refusait à le croire, bien trop occupé à apprécier ce moment dont il avait rêvé pendant si longtemps. Avoir quelqu'un sur qui se reposait ici à Dorne, voilà quelque chose qu'il avait voulu depuis sa prise de pouvoir comme dirigeant des lieux.

Sarzir lui demanda s'il était venu ici, en se demandant si il voulait que son frère soit lui-même. Dared ne fit pas vraiment la liaison avec celui qui est presqu'un criminel et qui traverse son domaine. Evidente pour certains, mais il peinait à croire que son frère pouvait faire ce genre de choses, de même qu'il était là trop heureux pour y faire réellement attention. Il acquiesça les mots de son cadet sans plus d'attention que cela.

Le Santagar fit deux pas, le rapprochant de son frère. Il l'observa de haut en bas avec le sourire d'un homme qui se demande s'il voit un mirage ou la réalite. Le regard de l'héritier de Bois-Moucheté s'arrête sur le visage de son frère, il le dévisage quelques secondes puis vient le saisir au niveau des épaules, toujours le sourire aux lèvres. Il plante son regard dans celui de son cadet et prend la parole, masquant à peine la joie.

« Sarzir. Par les sept, tu as changé ! »

En mal, peut-être, pour autant Dared n'a ni le courage ni l'envie d'y penser sur le moment, trop occuper à se réjouir de voir son frère à ses côtés. Il secoue un peu Sarzir avant de l'attraper et d'initier une accolade avec celui qu'il n'avait pas vu depuis plus de dix ans. Dix années durant lesquelles Dared a du assumer seul son rôle de dirigeant de Bois-Moucheté. Il avait toujours eu espoir que son frère revienne, malgré le fait qu'il n'ait pas apprécié le départ du cadet.

« Et bien... Dix ans un ? Tu aurais au moins put montrer un peu plus de signe de vie que cela... Où étais-tu donc passé pendant tout ce temps sale gosse ? »


Dared se prit à rire seul tandis qu'il s'éloignait de son frère pour venir récupérer son épée au sol un peu plus loin. Il fit quelques moulinets innocents avec avant de venir la ranger dans son étuis au sol un peu plus loin et de renfiler la ceinture. Son regard deriva de nouveau vers son frère, comme pour vérifier qu'il n'avait pas rêvé. Des villageois s'arrêtaient un peu plus loin, discutant entre eux. Certains semblaient reconnaître le cadet de Lord Borys, tandis que les autres cherchaient des explications à ces retrouvailles improvisées.

« Et un peu que j'espère tu es toi. Après tout ce serait dommage de troquer mon frère contre... Contre un autre truc. »

Il sourit un nouvel instant tout en avançant calmement vers son frère, ne réalisant pas vraiment les changements qui avaient eu lieu chez lui.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]   Lun 5 Juin - 12:08

Dared avait sans doute ses soupçons, propre à lui-même et à sa fonction. Le cadet ne pouvait l'ignorer, il aurait à un moment donné à répondre de ses actes, si minimes soient-ils à ses yeux. Mais peu importait, car en vérité, le moment n'était pas à la justice, à la rancœur ou à ces choses néfastes qui vous compliquaient une vie déjà bien difficile. Il se targua d'un sourire amusé, signe de joie qui disparut rapidement alors qu'il voyait qu'on les observait de loin. L'habitude de Braavos persistait, et il n'avait évidemment pas réussi à s'en débarrasser. Il ne cherchait même pas à le faire en fait. Cette prudence excessive l'avait sauvé à de nombreuses reprises, même si certains accès de témérité lui avaient valu quelques cicatrices bien senties.

Il répondit à l'accolade de son frère avec autant de chaleur que possible, avant de lui répondre, toujours de ce ton badin, naturel, qu'il n'avait plus l'habitude d'utiliser. C'était là le lot d'une dizaine d'années dans l'ombre : on parlait par détours et par menaces, d'ordinaire.

 « Eh bien, facile à dire : j'ai voyagé, beaucoup. Quelques années de plus que toi, et sans doute encore plus loin. Mais l'heure n'est pas encore au récit, mon frère. Un accueil m'attends, on dirait. »

Ils se mirent en marche, leur pas se calant presque aussitôt l'un sur celui de l'autre. Ou plutôt, Sarzir cala son pas sur celui de son frère.

 « Cela dit, je me doutais bien que j'aurais changé à tes yeux. Et aux yeux de beaucoup. Et que ces lieux avaient changé aussi, quoi qu'ils fussent encore quelques peu familiers à mes yeux. Dix années nous séparent, ce qui est fort long. Mais le soleil de Dorne reste quelque chose d'irrésistible, et je m'en serais voulu de ne jamais remettre les pieds par ici. J'ose espérer que tu n'es pas surchargé par ta charge seigneuriale ! Je tiens d'ailleurs à te le dire d'emblée ; je ne suis pas là pour te piquer les rennes, pas plus que pour te causer des problèmes. J'ai ouïe dire que tu en avais déjà bien assez, de surcroît. »

Ils approchèrent du groupe de manants, pages, serviteurs et servantes, soldatesques et écuyers, gouvernantes et domestiques en tout genre qui se pressaient à l'entrée de Bois-Moucheté. La maigre citadelle semblait néanmoins bien se porter dans les Montagnes rouges, entourée de ses forêts et de ses murs. Il l'admettait, ce lieu lui avait manqué, et il revenait bien en partie pour ça. Néanmoins, comme il l'avait précisé, il préférait garder ces choses-là pour un tout autre moment. Il n'aimait pas certains regards qui le jugeaient, qui jugeaient son apparence qui n'avait plus grand chose à voir avec celle d'un chevalier de Dorne. Mis à part l'épée à son flanc gauche, la dague courbée à sa droite n'existait pas avant, ses vêtements étaient sombres et non colorés, et il avait une démarche douce, qui effleurait à peine le sol. A côté, son frère était un symbole de pureté.

L'idée qu'ils étaient devenus deux facettes d'une pièce l'amusa. La part blanche pour Dared, la part sombre pour lui. Ça lui convenait. Il n'aurait pas à se chamailler pour des broutilles, si chacun restait dans sa « partie ». Mais histoire de faire bonne figure, Sarzir se fendit d'un nouveau sourire, ouvrant grand les bras.

 « Bonjour, amis de Dorne ! Je suis de retour ! »

Quel effort de sociabilité il faisait là ! Mais nécessaire, pour calmer les jugements hâtifs et aussi pour tempérer les éventuels soupçons de son frère. Moins Dared le voyait comme un asocial, moins il serait enclin à le forcer au châtiment s'il apprenait qu'il était le fauteur de troubles du moment. Pour le peu de troubles qu'il y avait eu, certes, mais quand même. On ne plaisantait pas avec la justice, qu'elle soit ou non officielle.
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]   Ven 16 Juin - 15:47

Dared ne s'empêcha de rire lorsqu'il entendait son frère parler avec légèreté. Non pas qu'il se moque, ou que son cadet fasse réellement de l'humour, non. Simplement qu'il était heureux de retrouver son frère après près de dix ans loin l'un de l'autre, avec une mer pour toute muraille. Avec un devoir pour garde-fou. A quelques reprises Dared avait envisagé de quitter Bois-Moucheté, de tout plaquer, pour pouvoir redevenir un chevalier errant avec honneur et droiture, rejoindre son frère et rester loin de ce devoir qui l'insupportait tant.

Mais chaque homme doit faire son devoir. Et son devoir était de demeuré ici, priant chaque jour pour que son père ne sorte de son sommeil trop long depuis le premier jour. Sarzir pouvait se vanter d'avoir voyager sans doute plus loin que lui, mais continuant en affirmant que les contes ne viendraient pas de suite. Le sourire aux lèvres Dared lança une claque dans le dos de son frère tandis qu'ils commençaient à marcher vers le château.

« Sans doute. Mais ce n'est pas juste, tu as eu plus du triple de mon temps pour voyager ! Enfin. Tu me raconteras ce à quoi ressemble les terres plus loin que celles que j'ai visité. »

Le regard de Dared monta un instant au ciel, fixant l'immense soleil de Dorne. Sa chaleur et sa lumière valaient tout l'or du monde pour lui, pourtant jamais il n'avait retrouvé l’émerveillement en découvrant l'immense colosse de Braavos. Braavos était l'un des endroits les plus impressionants qu'il lui fut donné de voir et il ne regrette pas d'y avoir voyagé. Tandis que les deux frères avançaient en rythme, Sarzir emboîtant le pas de son aîné, Dared reprit la parole.

« Dis-moi, Braavos était l'une des choses les majestueuses que j'ai vu de ma vie. Sa splendeur n'a pas bougé n'est-ce pas ? Un jour j'y retournerai. Juste pour repasser sous le colosse. »

Sarzir reprit la parole. Il se doutait que les autres verraient le changement en lui, ainsi qu'il voyait le changement ici. Affirmant que dix ans était un temps bien long pour un lieu ou une personne. Que forcemment le temps les feraient changer. Il y reconnaissait malgré tout le paysage d'où il vient, affirmant que le soleil Dornien était d'un réconfort rare en soit. Dared acquiesça, son visage était tourné vers la terre.

Il laissa son frère finir, il affirmait ne pas être là pour lui causer des problèmes ou lui voler les rennes, affirmant que Dared avait déjà bien assez à faire. Le Dornien acquiesça tout en semblant un peu ailleurs peu avant de répondre.

« Je t'en remercie. Je t'aurais sans doute dit merci si tu m'avais dis venir prendre Bois-Moucheté. Je ne suis pas fais pour ce rôle. Mais... Ce changement que tu vois ici, ce n'est pas le temps qui le cause. Ces ennuis dont tu parles ne sont pas de simples responsabilités Sarzir. Tu choisis le bon moment pour rentrer au pays. La guerre vient Sarzir. Je ne connais les noms de la moitié des hommes autour de nous, pourtant je risque de les guider à une mort plus que certaine, pour ce soleil que nous chérissons. »


La guerre était proche. Dared avait toujours était pour, depuis le jour où il avait apprit l'assassina de la Princesse. Il voulait venger cet affront, il avait déjà mené des troupes au combat, mais jamais à la guerre, il y avait là une grosse différence. Sarzir se présenta rapidement devant lui, certains le reconnaissaient, d'autres non. Mais il y avait globalement des murmures sur son identité. Les plus anciens voyant en lui le deuxième chenapan de la fraterie Santagar. Dared sourit un peu tandis qu'ils arrivaient au château. Il se retourna vers son frère avant de reprendre la parole.

« Et bien. Allons annoncer ton retour à père Sarzir, il doit être heureux de savoir que son second fils est revenu. J'ai d'autres choses à te montrer, plus gaies que la guerre. »
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MessageSujet: Re: Promenons-nous dans le Bois [Flashback - PV : Sarzir]   Dim 18 Juin - 11:37

Sarzir avait presque envie de répondre que ne pas connaître les noms de ces hommes, ce n'était pas une si mauvaise chose. Ça évitait de se les rappeler une fois qu'ils seraient morts, écrasés par une charge de cavaliers, tombés sous les coups d'épée et les pluies de flèches, massacrés loin de chez eux pour une raison qui ne les concernait qu'indirectement. Lui-même n'en avait pas grand chose à faire : user de ces combattants relevait pour lui d'une utilité clairement destinée, calculée, et non pas simplement une bonne et franche camaraderie pour aller se faire défoncer la trogne au combat. L'emploi précis, en fonction de ses capacités, d'un guerrier était à son sens plus intelligent que de l'enrôler uniquement parce qu'il savait et pouvait se battre.

Il garda cela pour lui-même, se préparant à affronter une entrevue qu'il savait d'avance être gênante. Son père dormait depuis trop longtemps, maintenant, et c'était son frère qui avait la charge du pouvoir. Il ne lui semblait guère judicieux de provoquer une réaction éhontée de la part de leur géniteur, d'autant plus que celui-ci ne manquerait pas de voir Sarzir d'un œil bien plus critique son frère. Les mourants avaient souvent une perspicacité redoutable, et si père n'était pas mourant, alors lui n'était qu'un saint homme.

Les badauds se dispersèrent bien assez vite, en les voyant passer. Fait appréciable : les frères Santagar, de la même taille, dépassaient celle des autres. Un mince détail, soit, mais qui avait tendance à gonfler d'arrogance l'égo de votre serviteur. Il était meilleur qu'eux, en tout point, et cela lui faisait plaisir de ressentir cela en passant à côté d'eux. Les voir le regarder avec appréhension était la cerise sur le gâteau. Il leur adressa un sourire qui passait pour aimable, alors qu'en réalité il n'était qu'une menace. Nul ne gênera ton autorité, mon frère. J'y veillerais. Peu importait ce qu'on dira sur lui après sa mort, ou même pendant sa vie. Les rumeurs et les on-dira-que étaient les cadets de ses soucis. Il était là pour aider son frère, et il le ferait à sa manière.

 « Sitôt que nous aurons vu Père, il faudra que tu me tiennes au courant de tout ce qu'il se passe, Dared. Le bon comme le mauvais. Ces rumeurs de guerre m'ont poursuivi et entouré durant tout mon voyage de retour, mais j'ai comme le pressentiment que ce ne sont pas tes seuls problèmes. » déclara-t-il soudainement.

Ils continuèrent leur chemin, entrant dans le bâtiment principal de Bois-Moucheté. Ils montèrent, la chambre de leur paternel se situant évidemment tout en haut. Inconsciemment, Sarzir nota la démarche de son frère, la façon dont il se déplaçait, comment il s'exposait ou non aux risques. Le résultat le déçut, même s'il le comprenait : son frère n'était ici pas prudent, car il avait confiance. Un tort, à l'humble avis du cadet, mais qu'il se garderait bien de faire remarquer. La méfiance viendrait bien assez tôt.

Ils s'arrêtèrent devant la porte de la chambre. Curieusement, l'appréhension s'empara aussitôt du plus jeune des frères, lequel prit une profonde inspiration. Revoir son propre père après toutes ces années et tous ces changements n'était pas la chose la plus facile à faire. Ni même celle qu'il aurait espéré faire tout court.

 « Bon, finissons-en. »

Bien que conscient que cette phrase sonnait très différemment avec lui, il entra le premier dans la pièce.
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