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You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?
MessageSujet: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Mar 23 Mai 2017 - 18:10

What's now father ? Tell me how our future could likeLes renforts étaient arrivés depuis quelques jours désormais et l’armée de Pont l’amer avait été fort logiquement impactée par sa rencontre avec l’Ost Orageois et la bataille qui s’en était suivie mais le moral des troupes y ayant participé s’était avéré étonnement bon ce qui avait eu un impact particulièrement bénéfique sur les restes de l’Ost royal qui d’une part voyaient du soutien arriver et d’autre part avec des nouvelles réjouissantes. Alors, certes lord Caswell n’avait pas vaincu l’arrogant ennemi mais l’avait au moins fait plié en abattant les généraux de son armée et avait érodé les forces Orageoises ce que j’espérais en privilégiant la prudence qui m’avait conduite à convaincre mes pairs de rester à Grassy Vale. L’armée du cerf avait perdu de son éclat et de sa superbe à l’issue de la bataille de Beaupré et cela était une belle victoire en soit quoi que l’on puisse en penser. Car l’Orage n’avait jamais pu compter sur une population nombreuse au vu de sa démographie et le professionnalisme de ses troupes ne survivraient pas à une dizaine de Beaupré mais j’espérais que nous n’aurions pas à ètre contraint à l’usure pour éliminer la menace de l’est. L’armée du Bief n’était peut être pas la plus professionnelle du continent mais elle restait la plus nombreuse. Or, le nombre faisait bien souvent la différence et si cela ne suffisait pas de jeunes officiers étaient tout à fait susceptibles de moderniser la chose martiale de notre grand royaume. Les vénérables chefs de guerre de notre royaume avaient tous un certain âge du moins pour la plupart et nul doute qu’ils répétaient ce qui avait fait et ferait certainement encore la grandeur militaire de la contrée du grenier de Westeros néanmoins le changement n’était pas toujours à proscrire et tradition et nouveauté pouvaient fort bien se marier à la perfection à la condition de le faire avec talent.

L’adaptation était la clef de bien des coffres.  Le continent était entré dans une ère de changement et de bouleversement sans précédents, entré dans le sang certes mais bel et bien entré. Un nouveau souffle planait sur ce continent et nous étions à bien des points de vue les gardiens d’une certaine vision de Westeros. Une vision qui devait être préservée du chaos dans lequel nous avions basculé. L’armée de Cendregué était arrivée quelques jours après celle de Pont l’Amer avec vingt mille hommes frais et bien déterminés à saigner du cerf ce qui m’avait tiré un sourire de satisfaction alors que je regardais les nouveaux venus s’installer et venir s’ajouter à la grande armée de l’est du haut des remparts du castel dominant le bourg en compagnie de mes frères et de mes cousins. J’avais accroché du regard la bannière de ma maison qui flottait dans l’air automnal tel la proue d’un navire au milieu d’une tempête. Notre soleil blanc sur fond orange comme un symbole d’espoir pour l’avenir sanglant. Plusieurs jours avaient passés ensuite tels des instants précieux d’un havre de repos bienvenue pour les hommes ayant déjà combattu durant ce début de campagne et les officiers avaient débattu de la suite des événements. Je m’étais pour ma part contenté d’observer mes aînés arguer, argumenter et débattre de la suite de la campagne.

Nous avions opéré la jonction mais il ne faisait aucun doute que les Orageois n’attendraient pas bien gentiment que nous venions les anéantir. Quant à l’absence de l’armée dornienne elle pouvait signifier plusieurs choses mais nous n’avions confirmation d’aucune hypothèse pour le moment. Toutes ces délibérations avaient pris fin avec l’arrivée de la missive de Lord Hightower notre ministre de la guerre qui nous avaient divisés en deux armées à peu près égales, rappelé lord Tarly l’un des meilleurs stratèges du royaume sur le front sud et confiés le commandement de ces deux armées à mon père pour la première et à lord Stackhouse l’homme sans lequel l’Ost royal aurait été proprement achevé et démantelé par les Orageois pour la seconde. Les deux hommes avaient toute mon estime et mon admiration mais fort logiquement mon père un peu plus. Lord Ashford avait été promu au rang de général en chef par Manfred Higthower et je savais qu’il s’agissait autant d’un honneur majeur que d’un risque tout aussi majeur. Le poids du commandement en somme. Les yeux sont fixés sur votre personne et vous pouvez aussi bien devenir l’architecte de la gloire ou le responsable de la tragédie et dans les deux cas cela vous suivrait toute votre vie. Un poids que j’avais découvert récemment mais auquel je m’étais rapidement habitué car mon père m’y avait préparé depuis mes premiers pas. A une autre échelle certes mais le fait est que j’étais né pour cela. Pourtant, je savais que cela ne générait en rien lord Ashford car mon père était un vétéran, un commandant d’expérience, un être avisé et un stratège de premier ordre qui bien que notablement moins renommé que d’autres dans le royaume avait déjà fait ses preuves.

D’ailleurs connaissant le ministre de la guerre il n’aurait jamais été nommé à un tel rang s’il ne l’était pas. Quant à moi je devenais son second à l’instar de Lord du Rouvre et Lord Rowan. Je ne m’attendais pas à être propulsé à un tel rang à dire vrai mais la confiance que me portait lord Hightower m’honorait et je tacherais de m’en montrer digne pour le Bief. Je ne pouvais décemment pas qualifier l’héritier de Villevielle comme un ami et d’ailleurs je doutais que quiconque le puisse néanmoins j’appréciais l’homme que j’avais rencontré à la cour royale l’année précédente et plus important encore je le respectais en tant que chef militaire et stratège. Quoi qu’il en soit les deux armées se mettraient rapidement en marches désormais que l’organisation avait été revu pour une efficience supérieure dans la suite de cette campagne mais je n’avais pas encore eu l’occasion de discuter franchement avec mon père depuis ces évènements. Le nouveau général en chef s’était avéré bien trop occupé. Je me trouvais pour l’heure attablé à mon bureau dans mes appartements dans le castel local et lisais une missive de Rohanne dans laquelle elle m’assurait que notre fils se portait à merveille et qu’elle se languissait de moi. Une lecture fort agréable au demeurant. Saisissant une coupe de vin, je pliais la lettre avec douceur avant d’avaler quelques gorgées du doux breuvage puis de me relever et de faire quelques pas dans la pièce ma coupe à la main. Mon regard se porte sur la petite cour intérieure et l’entrainement de mes frères et de mes cousins sur le poteau d’entrainement. Grande est la tentation d’aller les rejoindre mais je ne le fais pas et me perds dans mes pensées jusqu’au moment ou un bruit contre ma porte attire mon attention. Je fais signe à mon aide de camp d’aller ouvrir et un messager m’annonce que le général souhaite me voir. Je laisse donc Symon me passer une lourde cape sur les épaules après avoir enfilé une veste épaisse et mes bottes. J’attache mon baudrier à la ceinture et quitte la pièce d’un pas rapide sur les talons du messager qui me conduit dans la cour pavée dans laquelle je salue les miens d’un signe de tète avant de m’incliner devant mon père en murmurant mon général.

Je saisis les rênes que l’on me tend et passe mon pied sur l’étrier pour monter Lumière mon coursier avant d’adresser un regard interrogateur à mon père qui me sourit du haut de son propre cheval avant de s’élancer en avant. Je le suis de près et chemine à son coté alors qu’une escorte portant le blason des Ashford nous talonne. Les hommes s’inclinent respectueusement devant le passage de leur général alors que nous traversons le camp assemblé. Et les hommes de Cendregué acclament même leur seigneur ce qui me tire un léger sourire. Nous nous éloignons du bourg et de l’Ost pour nous diriger à une lieue de Grassy Vale. Père s’arrête et fait signe à l’escorte de s’éloigner légèrement. Je comprends que nous allions évoquer des choses particulières n’ayant pas vocations à être entendue. Je place Lumière à côté de la monture de mon général et regarde dans la même direction que lui. Un silence s’installe durant quelques instants alors que nous contemplons les environs jusqu’au moment où le seigneur de Cendregué prend finalement la parole et que je suis tout ouïe.
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Dernière édition par Alessander Ashford le Mer 21 Juin 2017 - 16:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Dim 28 Mai 2017 - 22:56

[HJ : tu m’as pas trop briefé sur le perso depuis que tu m’as demandé, dis-moi si je le joue correctement  ]


Lord Ashford

Je lisais les missives les unes après les autres. J’en recevais une grande quantité depuis mon arrivée à Grassy Vale, et plus encore depuis ma prise de fonction. Je n’étais pas las, toutefois. J’avais attendu ce genre d’opportunité toute ma vie et je ne voulais pas laisser passer ma chance, tout comme je ne voulais en aucun cas faire mauvaise figure. Je m’étais déjà battu dans plusieurs guerres. Jadis, contre l’Orage, surtout contre l’Ouest et bien sûr, contre les dorniens. J’avais connu mon lot de victoire, mais aucune n’avait été portée à mon crédit ; je n’avais pas encore obtenu de commandements si vastes, de responsabilités si grandes. Je savais que le royaume comptait sur moi maintenant, c’était en tout cas l’avis du Ministre de la Guerre, qui dirigeait encore les opérations depuis le front sud. Avec le départ de Tarly et les récentes morts dans l’encadrement de l’armée royale, y compris celle du Roi lui-même, il y avait eu des places qui s’étaient libérées… Et me voici bombardé à la tête d’une des armées qui envahirait le territoire ennemi.


Je n’avais pas espéré autant en quittant Hautjardin avec l’armée, des semaines plus tôt. Mon fils Alessander avait suivi l’armée royale jusque dans l’Orage, il avait connu la victoire puis la défaite à Tinivel. Fort heureusement, il n’avait pas été de la bataille de Beaupré, prenant une décision que certains contestaient avec Du Rouvre et Rowan, mais qui avait peut-être sauvé la ville. Nous n’avions toujours aucune information sur les troupes dorniennes qui marchaient auparavant aux côtés de leurs camarades de l’Orage, et ces troupes, plus mobiles que nos vastes osts féodaux, pouvaient être partout. Avec le temps qui filait, la perspective de les retrouver derrière nous était plus faible, mais elle n’était pas inexistante. Comme le Ministre me l’avait indiqué par courrier, je me faisais fort de me montrer prudent dans notre progression.


Je voulais convoquer mon état-major, mais avant cela, la priorité était de discuter avec Alessander. J’avais fait tout ce que je pouvais pour lui inculquer le sens de la rigueur et de la discipline, et mes enseignements semblaient avoir porté leurs fruits. Il était loin d’être un gamin, désormais. Marié, père à son tour, et maintenant officier d’état-major. J’étais fier de lui. Mais si j’allais me réjouir pour lui et à ses côtés, nos rapports seraient plus que jamais empreints d’une verticalité stricte, hiérarchique. Je le fais mander et chemine avec mon escorte parmi la troupe, la gueuserie qui astique lances et empenne des flèches et des carreaux. On me salue sur mon passage, mais ce ne sont pas des vivats comme jadis le Roi en reçut ; mais on apprendrait bien assez vite à me connaître, et je faisais plus cela pour la gloire et la position de notre famille que pour satisfaire simplement mon égo. Je savais d’expérience que les gens du peuple avaient plus que les autres l’amour changeant.


Je retrouve mon fils et nous chevauchons un moment dans un silence relatif, alors que je l’ai salué d’un hochement de tête, d’un mince sourire et d’un simple « fils ». J’attends que nos gardes s’éloignent pour prendre la parole.[/i]


| Nous allons entamer notre marche dès demain, fils. J’ai besoin de connaître ton sentiment, à la fois sur l’armée et sur ce que je ne connais pas du tout ; ce nouvel ennemi pour moi, l’Orage dans cette coalition, et si tu peux également me parler des officiers qui vont m’aider à encadrer cette armée… Je ne veux rien laisser au hasard, et river droit sur nous le regard de la Durrandon pour que tout autre sujet lui paraisse secondaire. Mais dis-moi d’abord, comment vas-tu ? As-tu eu des nouvelles de mon petit-fils ? |
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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Mer 21 Juin 2017 - 16:47

What's now father ? Tell me how our future could likeLe galop de cette chevauchée matinale a indéniablement quelque chose de grisant en cette morne matinée d’automne et ce pour bien des raisons évidentes. L’immobilisme contraint suite à notre repli stratégique sur le bourg de Grassy Vale avait été subi en tous points et si ces précieux jours de repos avaient permis de panser les blessures, de faire le point sur la situation stratégique du royaume, de se remettre du malheur suprême causé par la perte du roi Mern et de prendre le temps de souffler avant la reprise de la campagne contre l’Orage qui sonnait désormais comme une obligation absolue en vertu de l’honneur et de la fierté du royaume. Une nécessité presque divine imposée tant par le cœur brûlant de haine que l’esprit pragmatique qu’il soit martial ou politique. En nous humiliant de la sorte, l’Orage nous avait fourni le motif de la poursuite acharnée de son anéantissement le plus complet et implacable car l’on ne saurait sagement tolérer pareil ennemi à ses portes. Westeros s’était enlisé dans la guerre totale et si nous ne voulions pas nous faire balayer par la machine de guerre assemblée au nord il nous avait fallu nous unir à ces pirates dépravés sans foi ni loi. L’ironie d’une telle alliance avait de quoi faire sourire en coin.

Deux peuples se détestant, se faisant la guerre depuis des siècles, deux visions radicalement opposées du monde, deux royaumes antagonistes unis pour la préservation de leurs acquis. Mais, nous n’avions rien à voir avec le noir, là où ce dernier avait passé les dernières années à faire la guerre à tout va le Bief de Mern avait été un artisan de paix entouré de voisins belliqueux. Oh, mon royaume n’avait pas toujours été aussi diplomate et fut un temps ou le poing de fer des Gardener s’écrasait là où il le souhaitait avec une brutalité n’ayant rien à envier à nos sauvages alliés néanmoins force était de constater que lors de cette guerre nous avions choisi le camp de ceux qui souhaitaient nous laisser être ce que nous étions et non pas nous faire courber l’échine devant une dynastie étrangère. Bien que les fiançailles entre nos deux royaumes me déplaisaient au plus haut point elles avaient le mérite d’apporter une certaine solidité à cette alliance. De toute manière aucune guerre n’était juste, chaque camp se parait des nobles atours de la légitimité de sa cause et invoquait des arguments sonnant irrémédiablement creux aux oreilles de ses ennemis. La gloire de la guerre était la plus dangereuse des illusions. La véritable guerre et non pas celle que l’on conte aux marmots n’est que sang, larmes, souffrance, merde et horreur. La lucidité est la plus tranchante des vertus m’avait dit un jour lord Costayne et force était de reconnaître que mon beau père avait irrémédiablement raison. Pour ma part, je me battais pour le Bief et cette seule cause me suffisait amplement. Je savais pertinemment que d’autres enjeux se jouaient dans cette guerre, ceux-là cachés sous les masques mais les intrigants ne méritaient à mes yeux aucune attention pour le moment. Rien ne se devait de me détourner de mes récents devoirs. Il y avait un temps pour tout dans l’existence. Le galop est grisant parce que l’espace de quelques merveilleuses minutes, je ne suis plus pris dans la tourmente de la guerre totale ravageant tout un continent mais aussi libre que l’étalon sous mes jambes.

Le vent souffle dans mes oreilles tandis que j’esquisse un sourire n’indiquant que trop bien le plaisir évident que je ressens à m’abandonner à l’ivresse de la vitesse de mon coursier à la robe aussi pure qu’un flocon de neige. Les nuages gris s’amoncelant à l’horizon n’indiquent que trop bien que l’automne a pris ses droits sur ce monde balayant allègrement le souvenir de l’été constant. J’ai toujours adoré le galop et les délicieuses sensations qu’il ne manque jamais de procurer au cavalier émérite que je suis devenu à force d’efforts et d’entrainement acharné. Mon perfectionnisme n’échappe à aucun domaine ou du moins aucun domaine ne lui échappe. Mon sourire s’efface lentement de mes lèvres alors même que le convoi de cavaliers ralentit l’allure de concert avec le meneur de cette échappée matinale. Puis, je passe au pas pour approcher Lumière du cheval de mon père dressé aussi fièrement qu’une représentation de marbre face à l’immensité de la campagne verdoyante de notre royaume.

La garde s’éloigne de quelques mètres pour nous laisser l’intimité nécessaire à cette discussion. Je note mentalement que nous sommes postés dans la direction de Cendregué notre fief ancestral comme un dernier regard allégorique en guise d’au revoir qui pourrait bien devenir un adieu selon les aléas de la guerre et ses affres capricieuses. Quelques instants supplémentaires se déroulent dans un silence paisible aussi apaisant que la vision de notre royaume lui-même. Quelques instants parfaitement infimes à l’échelle du temps mais pourtant bien suffisants pour me faire plonger dans un souvenir tiré hors des méandres de mon esprit préoccupé par quelque mécanisme inconscient. Je me trouve sur les genoux de mon père dans la bibliothèque du château alors que je ne dois pas avoir plus de dix ans et ce dernier entreprend comme à l’accoutumée de m’enseigner de nouvelles leçons plus que satisfait de ma curiosité débordante. J’observe son visage naturellement sévère éclairé d’un sourire incongru et cherche dans ses yeux un indice qui se dérobe mais en vain jusqu’au moment où il me pose une simple question. Que peux-tu me dire sur ton grand père mon fils ? Mes yeux s’écarquillent de surprise tandis que j’esquisse une moue contrite car je suis bien incapable de répondre à une telle question. D’ailleurs, cette incapacité me frappe durement à l’instar d’une révélation éclatante. Je ne sais strictement rien de mon grand-père. Personne ne m’a jamais parlé de lui. Achevant de fouiller dans mes souvenirs juvéniles, je redresse le menton et me fends d’un léger haussement d’épaule avant de répondre d’un unique mot aussi bref que laconique. Rien. Rien père, je ne puis rien répondre car je ne sais rien de lui.

Devant mon expression empreinte de remords le seigneur de Cendregué part d’un rire franc et sincère dans lequel perce pourtant une pointe de tristesse inhabituelle. Exactement mon fils, voilà la réponse que j’attendais de toi. Tu ne sais rien de lui parce que je me suis assuré que son souvenir soit relégué au néant. Mon père Garibald Ashford était un ivrogne et un incapable notoire ayant souillé le nom de notre maison de son empreinte désolante mais cette maison s’est relevé grâce à moi. Je l’ai empoigné à bras le corps et l’ai remise debout, ai restauré sa gloire ancestrale et son honneur en une génération mon fils. Quelle leçon retiens tu de cette histoire Alessander ? Je plonge mes yeux dans le regard dur de mon père et ne détourne pas le regard tandis que je prends le temps de réfléchir à sa question avant de répondre d’une voix claire et assurée. Que peu importe ce que nous faisons seule notre maison traverse les âges. Il faut donc s’assurer que l’éclat de cette dernière ne soit pas effacé. Chaque action doit servir ce but. La fierté que je lis dans le regard sombre du seigneur de Cendregué m’arrache une satisfaction sans égale, celle d’un fils admirant son père comme d’autres admirent les étoiles. Elmar Ashford reprend ensuite la parole d’une voix douce. J’ai de grands projets pour toi mon fils. Tu seras le soleil. Non pas uniquement celui de notre maison mais celui de tout le royaume. Interrogatif, mes yeux cherchent une explication approfondie dans ceux du lord mais ce dernier garde le silence. Alors, je me contente de dire. Et si le Bief ne le veut pas père ? Sa réponse est donnée d’une voix dure, celle qu’il utilise pour le commandement. Alors, oblige-le. Cela créera des ennemis. En ce cas élimine les.

Mon souvenir s’achève et finit par se dissiper au moment où mon cheval s’agite sous moi. Je le calme d’une caresse flattant son encolure avant de rendre à mon général le sourire qu’il m’offre. J’accorde toute mon attention à cet homme que j’avais passé tant de temps à admirer et que j’admirais certainement encore énormément, ce père qui m’avait façonné à son image. Nos deux destins tant politiques que militaires se trouvaient assurément liés désormais par la nomination du ministre de la guerre ayant fait du seigneur de Cendregué le général en chef de l’une des deux armées du front est et de moi l’un de ses seconds. Quelque part cela avait quelque chose de profondément rassurant de savoir que c’est au côté de cet homme que j’allais pouvoir écrire une modeste partie de l’histoire de mon royaume. Je laisse un modeste sourire étirer de nouveau mes traits au moment où j’entame ma réponse. J’ai le bonheur de vous annoncer que le petit Jacen se porte merveilleusement bien père. Votre petit fils s’épanouit paisiblement à Cendregué sous l’attention constante des dames de notre maison. Il fait montre d’une vigueur de bon augure loués en soient les sept. Pour ma part, je me porte bien malgré le souvenir encore cuisant de la débâcle de l’Ost royal. Si la honte et le désespoir ont longtemps hantées mon esprit suite à ce jour funeste, je puis vous assurer que mon cœur brûle désormais d’une ardeur nouvelle et sans pareille père et que j’ai indubitablement appris de cette humiliation. Comme vous me l’avez enseigné chaque défaite est riche d’enseignements.

Laissant mon sourire s’effacer derrière une expression désormais empreinte de sérieux et de gravité, je prends quelques instants pour réfléchir aux autres questions de mon pater. Pour commencer mon sentiment à l’égard de l’armée ayant pu parvenir à Grassy Vale grâce à lord Stackhouse est mitigé. Je vous épargne la composition des survivants de l’Ost par unités car je suis persuadé que vous la connaissez déjà. Pour le dire franchement l’élite de l’armée royale qui marcha contre l’Orage n’est plus. Les survivants des défaites aussi franches sont rarement les plus méritants car lorsque l’on a pas d’autre choix que de fuir on ne le fait pas de gaieté de cœur et je suis concerné par la chose. Néanmoins la force de cavalerie ayant pu échapper au massacre n’est pas négligeable ce qui associé à vos renforts devraient nous offrir moult opportunités bien que le résultat désastreux de cette bataille m’amène à penser que se reposer uniquement sur notre cavalerie lourde pour l’emporter conformément à nos traditions ancestrales n’est pas la meilleure des décisions. Néanmoins, inutile de jeter l’opprobre sur ces hommes qui ont combattu vaillamment pour notre souverain. Je gage que ces braves auront encore plus à cœur que le reste de l’armée de faire oublier ce triste jour. Une volonté exacerbée qu’il faudra juguler afin de l’utiliser à bon escient car la fougue ne fait pas toujours bon ménage ce que la défaite nous a prouvée. L’Orage père est un formidable ennemi. Il m’en coûte de le reconnaître mais le Durandon a légué à sa fille une merveille martiale sans équivalent.

Néanmoins, la bataille de Beaupré aura amorcé la pente déclinante de ce professionnalisme éclatant. J’y vois là une ouverture à ne pas manquer. Quant à la place de l’Orage dans la coalition je ne saurais en dire grand-chose si ce n’est qu’il a emboîté le pas aux autres royaumes unis dans leur détestation d’Harrenrhal ce qui n’a rien d’étonnant néanmoins il l’a également fait parce qu’il n’avait pas d’autre choix. Je suis persuadé que l’Orage est exsangue et saigné à blanc par ce conflit. Sans soutien, l’Orage n’avait pas de perspective. Par l’attitude qu’elle a adoptée en massacrant nos compatriotes la reine rouge devait bien se douter qu’elle déclenchait une haine qui ne pourrait cesser de brûler avant l’anéantissement soit le nôtre soit le sien. Je pourrais presque penser qu’elle souhaitait nous voir perdre nos esprits et agir imprudemment mais je pense qu’elle a juste voulu venger la fin de son père. Elle est du genre sanguine malgré ses talents de commandante à ce que je crois savoir.

Laissant quelques instants défiler pour reprendre mon souffle et admirer le panorama environnant, je caresse une fois de plus ma monture avant de reprendre. Concernant les officiers, je signale le lien unissant les lords Rowan et Du Rouvre car le premier est le beau-père du second si je ne m’abuse or ce genre de détail anodin à son importance dans le contexte particulier qu’est celui de notre royaume à présent. Au niveau martial, les deux hommes sont compétents et respectés par les hommes notamment lord du Rouvre qui n’hésite pas à montrer l’exemple. Quant à lord Rowan, il me semble que vous ayez combattu à ses côtés contre l’Ouest. Lord du Rouvre a un caractère assez froid et distant tandis que lord Rowan est plus chaleureux néanmoins il me semble plus têtu et prompt à s’enliser dans ses opinions que son beau-fils. La Durandon gardera le regard rivé sur nous père, je vous fait entièrement confiance pour cela.
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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Jeu 13 Juil 2017 - 22:39

Lord Ashford


J’essayais de me montrer le plus ouvert possible. J’avais toujours aimé mon fils, bien sûr, mais ces derniers temps l’inquiétude était vivace, forte en mon cœur, car je savais bien que ce qui avait traversé notre pays comme une tempête de feu ne demandait qu’à se répéter. Les dorniens avaient été repoussés et d’après les nouvelles envoyées par le ministre Hightower, il y avait des chances pour que nous nous installions durablement en ces terres arides et brûlantes pour y porter le même fer et le feu que ce qu’ils nous avaient apporté des mois durant, pillant à dessein nos régions méridionales. Le pillage, je le savais pourtant, était inhérent à tous les conflits des hommes. Mais il y avait une différence entre se servir sur le terrain, livrer les places ennemies à la soldatesque, et piller uniquement pour piller. C’était ça que les dorniens avaient fait. Ils ne nous avaient pas envahis, ils ne s’étaient approchés d’aucune ville. Ils étaient restés en rase campagne et avaient simplement brûlé, volé et violé. Assassiné aussi, même si le meurtre les avaient moins bottés que le reste. Bref, peu importait, la haine allait de toute façon continuer de se déchaîner un bon moment, sachant les pertes que chaque royaume avaient encaissées… Personne ne pourrait jeter aisément l’éponge, pas avec les sacrifices consentis par chacun. Je soupirais intérieurement. Voilà que plusieurs générations de Ashford allaient se battre sur le champ de bataille. L’enjeu était de taille.


La dernière entreprise de mon souverain avait largement échoué. Il n’avait jamais été mauvais à la guerre, mais il n’avait pas été bon non plus. De fait, mon Roi n’avait jamais été excellent qu’en diplomatie, en gestion. Il avait permis au Bief de s’épanouir pleinement. C’étaient les Lannister, les Durrandon, les Hoare et les Martell qui avaient précipité sa chute, par jalousie. Hautjardin rayonnait comme lieu de pouvoir et d’échange, tout comme Villevieille et toutes les principales cités de notre pays. Le destin  n’avait pas été clément avec Mern le Neuvième, tué par la fièvre d’après ce qu’on disait, et j’avais vu tant de fois cela dans ma prime jeunesse contre l’Ouest et contre l’Orage, que je savais qu’il n’existait pas de mort aussi ignominieuse que celle-ci. Je savais que la fièvre, lorsqu’elle rongeait un homme, le laissait affaibli, amaigri, en proie à des hallucinations, à des doutes intenses qui torturaient le corps autant que l’esprit. Les Orageois paieraient pour cela, car si le Roi Mern n’avait pas toujours fait l’unanimité au sein de son peuple, le régicide était probablement le crime le plus déshonorant qui soit.


J’interroge mon fils sur le sien. Nous n’avons pas pu beaucoup échanger de nouvelles à son sujet, et si je ne me sens pas toujours très à l’aise en la présence d’enfants, surtout lorsque ceux-ci ne sont pas au meilleur de leur forme, j’avais toujours apprécié entendre leurs rires ou leurs jeux. Moins leurs turbulences. Il m’était arrivé de me montrer beaucoup trop ferme, trop rigide, aux yeux de Dame mon épouse. Mon fils met un moment à répondre et doit flatter l’encolure de son destrier qui s’ébroue, visiblement peu patient. Je regardais la bête avec une certaine condescendance ; je n’avais jamais apprécié les montures trop rétives ou trop vivaces. Mon propre destrier était particulièrement calme, sauf dans la bataille où il se déchaînait. Le jeune homme me dit avec plaisir que son fils, Jacen se portait à merveille. J’eus un mince sourire. La nouvelle me faisait plaisir, les enfants étaient si fragiles à cet âge. J’étais également ravi d’apprendre que le petit était vigoureux. La vie était loin d’être facile à Westeros, et pas plus dans la noblesse qu’au sein du peuple. Les dangers étaient partout.



| Bien, j’en suis ravi. La prochaine fois que tu écris à ta Dame, penses à y lui rappeler mon bon souvenir également. Je me sens las, si loin de notre demeure et de notre famille. Je préférerais rester à Cendregué et remplir des livres de comptes plutôt que d’aller nous aventurer chez ce genre d’ennemi. Bref… Je comprends ta rancœur fils, et tes désillusions. Il est difficile de croire que pareille armée puisse être vaincue. Nous avons joué de malchance et avons combattu dans des conditions difficiles pour la quasi-totalité des batailles que nous avons connues depuis le début de cette guerre. A nous de tirer les leçons des batailles précédentes pour détruire un ennemi déjà largement entamé par le conflit. |


Le jeune homme m’explique ensuite que l’excellence de notre armée n’existe plus. Je le savais déjà, bien sûr, car nos pertes en combattants bien nés, en chevalerie, avaient été très importantes. Vieux salopard d’Argilac Durrandon, sa chevalerie était sans doute la moins bonne montée de tout Westeros, alors il s’était inventé sa propre arme, le meilleur outil qui soit contre les terribles charges de notre propre cavalerie. Mon fils m’explique ensuite son point de vue sur l’armée orageoise, la nôtre et sur la Biche, cette Reine de l’Orage dont on disait tant de mal dans la région depuis quelques mois, entre ses victoires, ses conquêtes amoureuses et son ralliement inconditionnel à cet Empire naissant. Je hochais la tête à ses paroles.


| En effet, je connais assez bien Rowan. Du Rouvre en revanche, relativement peu. Nous ne nous sommes que croisés à l’occasion mais nous n’avons jamais sérieusement échangé. On lui prête quantité d’histoires et de surnoms plutôt morbides, mais sans que je connaisse le fin mot de l’histoire… Rowan, je le connais et l’estime. Je pense que nous n’avons pas hérité du pire état-major possible, c’est plutôt de bonne augure car l’armée est vaste et relativement disparate. Je partage également ton analyse à propos de l’état de l’armée. La bataille indécise de Beaupré a encore une fois sonné la fin de nombre de combattants de valeur mais de ce que j’en ai appris l’ennemi l’a payé au prix fort. Jamais la proportion de mercenaires n’a été aussi forte dans l’armée orageoise, et s’il me semble peu probable que ces tire-laines et ces rufiants ne changent de bord si facilement, ils craqueront plus rapidement que les autres au moral. De plus, le nombre de piquiers et d’archers longs a fortement décru. Pis, nos éclaireurs nous ont rapporté la quasi-disparition de la cavalerie orageoise. Ils seront bien plus sensibles à nos manœuvres et surtout, ne pourront plus se redéployer une fois la bataille entamée. Notre cavalerie sera donc, malgré sa fragilité face à l’élite ennemie, notre principale force de frappe. Il faudra en user avec grand talent de manœuvre et d’agilité, je pense que nous la fractionnerons en quantité de petits groupes pour nous éviter de charger d’un bloc, comme la tradition l’exige. Il y aura sans doute moins d’honneur et de gloire à se partager mais trop de jeunes nobles sont morts depuis le début du conflit, et l’ennemi comme tu l’as dit, n’a montré que peu de pitié. Je pense que tu as raison aussi sur le caractère de la Reine adverse, il y a sans doute de quoi jouer sur son impétuosité… Comment vois-tu les choses pour notre avancée ? Nos ordres sont clairs, mais je n’ai pas envie de m’aventurer dans les bois ou reliefs de l’Orage, l’ennemi a su organiser des troupes légères pour de la petite guerre et nous pourrions endurer des pertes inutiles, comme lors de la retraite de Tinivel. |
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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Ven 14 Juil 2017 - 20:43

Un avenir incertain empreint de certitudeCette conversation avec mon père était la première de toute une liste d’entre elles qui seraient indubitablement marquées du sceau de la différence hiérarchique et du professionnalisme martial nécessaire au bon déroulement du fonctionnement de l’état-major de la première armée de l’est. Bien plus que mon père, il était à présent un général de premier ordre dont les actions auraient d’une manière ou d’une autre un impact certains sur la suite de cette guerre sans concession. Et réciproquement bien plus que son premier fils et héritier de sa lignée j’étais désormais son second dans l’état-major de notre vaste armée d’invasion. Lord Elmar n’avait jamais été le plus affectueux des pères mais son caractère était ainsi fait et j’avais fait avec depuis mes premiers pas. Qui disait que les douces terres verdoyantes ne pouvaient pas donner d’hommes durs ? Je n’avais néanmoins jamais été en manque d’amour parental car dame Merilyn ma mère était du genre mère poule contrairement aux mœurs voulant que les nourrices occupent une place prépondérante dans la vie de l’enfant. Quoi qu’il en soit tandis que nous regardons fort logiquement comme toujours dans la même direction et que je m’interroge sur cet avenir incertain qui est le nôtre je puise du réconfort dans la présence droite et digne de mon pater.

Une présence qui bien que je ne le reconnaîtrais probablement pas devant témoins m’apaise grandement tant je fourmille d’inquiétudes en tout genre. Je ne doute nullement de ma capacité à mener des hommes au combat, à la mort ou à la gloire. Non, j’y suis même préparé depuis mon plus jeune âge en grande partie par les soins du général à mes côtés mais force est de constater que lorsque des responsabilités aussi grandes vous tombent dessus alors même que vous ne vous y attendiez pas, l’anxiété parvient à se frayer un chemin séditieux vers l’esprit. Oh, cela n’était que passager et je me faisais une obligation morale et absolue de balayer mes inquiétudes néanmoins ces dernières existaient bel et bien. Je ferais le meilleur possible, donnerais tout ce que j’ai dans un dévouement sans égal à notre cause et advienne que pourra. L’avenir parlera pour nous. Ce que la postérité retiendra de moi m’importe peu. Ce qu’elle retiendra de mon royaume en cette période troublée bien plus. Un coup d’œil en coin m’indique la joie sincère de mon paternel à mes nouvelles des nôtres. Son étirement de lippes a beau n’ètre qu’un mouvement presque imperceptible, je sais moi qu’il s’agit d’une marque de bonheur sans équivalent chez cet homme qui les livrait avec autant de parcimonie qu’une pluie glacée durant un été constant ou que les prêts de la banque de fer aux royaumes guerriers des sept couronnes.

Un sourire de connivence ne tarde pas à étirer mes propres lèvres. Elmar Ashfrod pouvait paraître froid comme l’hiver nordien. D’ailleurs, il ne faisait pas que le paraître simplement mais pouvait réellement l’ètre par moment je savais qu’il aimait profondément chaque membre de sa famille. Je ne perds pas mon illumination faciale le temps que nous restons dans le domaine intime des nouvelles familiales. Je n’y manquerais pas père. Je gage que cela lui fera grand plaisir. En effet, la douceur de notre fief et les rivages de la paisible Coquelle sont des souvenirs précieux qui me pousseront à ne pas oublier que l’on nous attend dans notre foyer. Puisse les sept nous accorder de les retrouver lorsqu’ils le jugeront bon. Mon sourire s’évanouit alors que nous rentrons rapidement dans le vif du sujet. Remuer les blessures à l’amour propre du chevalier n’ayant pas su à l’instar de ses frères d’armes briser les phalanges ennemies pour tirer notre bien aimé souverain des griffes de ces sanguinaires Orageois est douloureux mais efficace car rien d’autre ne saurait me faire brûler d’une ardeur mesurée à laver l’affront passée. Ardeur car l’envie de faire payer à l’ennemi est semblable à celle d’un volcan mais mesurée car la colère est bien plus une adversaire qu’une alliée. Garder la tête froide est toujours bien plus productif dans une guerre que le contraire.

Les conditions n’étaient en effet pas à notre avantage père et les Orageois ont su en profiter avec brio. Si, je conçois une haine profonde à leur égard je ne peux que leur accorder un talent martial qui me fait mal au cœur. Mais, nous en tirerons des leçons qu’ils seront surpris de découvrir. Je conclus cette affirmation avec un sourire féroce, entièrement persuadé de mon fait car un général avisé tel que mon père ne saurait laisser passer à l’ennemi la moindre occasion favorable de leur faire le plus de mal possible. Quant à moi, en tant que sous-officier je me ferais un honneur autant qu’un plaisir de donner forme à ses manœuvres les plus habiles. J’enchaine ensuite avec les autres questions de mon général, prenant le temps d’arguer au sujet de l’Orage et de sa reine guerrière, comportement particulièrement étrange aux yeux du Bieffois que je suis sans oublier d’évoquer mes points de vue sur les autres membres de l’état-major. Un point de vue potentiellement tronquée j’en ai bien conscience mais je ne les côtoyais de près que depuis quelques semaines seulement. Alors certes cela s’avérait suffisant sous certains aspects mais seules les affres de la bataille pourraient me permettre de trancher plus en avant au sujet des deux lords.

J’écoute patiemment et très attentivement la réponse de lord Ashford qui me conforte dans l’idée que pour le royaume ennemi devenu ennemi mortel suite au trépas accidentel ou volontaire de notre souverain la victoire éclatante de Tiniviel n’avait été qu’au gambit de court terme qui ne pourrait pas sauver leur situation désastreuse. Jouer sa survie avec la stratégie éprouvée du dernier carré dans l’adversité était audacieux, logique et efficace mais trouvait néanmoins rapidement ses limites quand le-dit carré rétrécissait drastiquement à chaque confrontation. L’Orage était certainement le royaume qui avait le plus souffert depuis le début de l’année de l’an 0 et sans le concours massif des armées de l’empire nouvellement constitué il ne tarderait pas à sombrer. Raison pour laquelle je me méfiais grandement de l’avenir assuré que l’on pouvait se prendre à espérer. L’Orage avait intégré cette association de bric et de broc et sans elle, nous le piétinerions. Il allait falloir rester vigilant vis-à-vis du nord et de la Nera. Pour le reste l’analyse de mon père est complète et pragmatique, des qualités que j’espère démontrer à mon tour. Son point de vue sur lord Rowan me rassure grandement.

Quant à du Rouvre, j’aime à penser que ses surnoms sanglants sont une bonne chose plutôt qu’une mauvaise et qu’il saura prouver qu’il les mérite sur le champ de bataille à venir. Mais père a raison notre état-major est compétent et endurci. Ce qui ne peut être qu’une bonne chose dans un contexte pareil. L’armée ennemie a su brillé dans bien des circonstances défavorables mais rien n’est jamais gratuit. Aujourd’hui, elle en paie amèrement le prix et avec la bonne stratégie et une armée déterminée nous pouvons aspirer à l’accomplissement des objectifs du royaume. Quant à la gloire de nos jeunes nobles et de nos pairs ainsi que de la fine fleur de nos combattants professionnels, je préférais largement qu’elle soit moindre mais plus tangible dans les faits et un brin moins coûteuse pour les nôtres également. Je n’oublie pas que nos ressources humaines sont précieuses. Si en temps de guerre nos serfs sont plus proches de la chair à canon que de l’élite guerrière, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de la masse laborieuse du royaume, masse qui lui permet d’ètre si prospère et il ne faudrait pas que trop de maisons ne s’éteignent.

Il ne faudrait pas que nous finissions aussi ruinés que l’Orage. La guerre c’est la guerre. Mais, il y a bien des façons de la mener. Je cesse d’hocher la tête d’acceptation lorsque lord Elmar m’interroge de nouveau. En effet père, les ordres du ministre sont limpides mais libre à nous de les interpréter de la meilleure manière qui soit au vu de notre situation. Je partage entièrement votre point de vue vis-à-vis de la topographie à privilégier au cours de notre invasion. Les forets leur donneraient des avantages évidents. D’une part, ils pourraient trouver à exploiter leur nombre inférieur ainsi que leur connaissance locale pour nous tendre des embuscades successives qui nous laisseraient démunis. La cavalerie reste comme vous l’avez dit notre meilleur atout bien qu’amoindri et le terrain qui lui est le plus favorable est le plateau. Les reliefs sont également à proscrire pour les raisons que vous venez d’évoquer. Leur accointance avec les dorniens leur a en effet permis de calquer leur cavalerie légère sur leur modèle. Notre marge de manœuvre serait par bien des aspects bien trop réduites en tel terrain sans compter le fait qu’ils sont maîtres chez eux. Nous avons l’offensive. A nous de les amener ou nous le souhaitons afin de les malmener. J’aime beaucoup votre vision de l’organisation de notre cavalerie au demeurant. Concernant ma vision de notre avancée, je pense que nous devrions nous enfoncer dans le pays conformément à nos ordres à une allure intermédiaire en nous ravitaillant sur l’ennemi du moins ce qui lui reste. Il faudrait à mon sens faire attention au nord du pays et à la baie de la Nera. Nous savons que nous ne sommes pas seul dans cette opération mais nous serons les premiers à encaisser une arrivée de renforts de l’empire.  © 2981 12289 0



           

   
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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Jeu 20 Juil 2017 - 19:55

Lord Ashford


Il était temps de porter le fer et le feu chez nos ennemis. La défaite cinglante de Tinivel n’avait pas été compensée par les combats indécis de Beaulieu et nous devions vite reprendre le pas sur l’ennemi. J’avais conscience que les ordres du ministre de la guerre restaient politiques ; le Royaume avait besoin d’une victoire pour aller mieux et pour se remettre sur des rails solides dans la Grande Guerre qui faisait rage depuis longtemps. Je savais donc que notre vie comme notre mort serviraient des desseins plus grands, mais j’avais toujours été un noble scrupuleux de ses devoirs, depuis ma prime jeunesse. Je ne nourrissais pas d’ambitions monarchiques, loin de là. J’essayais juste de faire en sorte que Cendregué puisse prospérer dans la paix et dans le négoce. C’était cela la clé pour voir grandir ses enfants et petits-enfants, et sans être adepte des rencontres avec le petit peuple, tout le monde prospérait si les fermiers ne passaient pas leur courte vie à se faire piétiner par des chevaliers en armure sur des champs de bataille lointaine. La furie et la rancœur qui empoisonnaient depuis toujours le cœur des hommes avait été le catalyseur de ce déferlement de haine qui chamboulait tout sur son passage, mais nous pouvions encore espérer une victoire rapide, un règlement sans plus trop de morts de ce conflit. Si nous pouvions écraser en une fois l’armée de l’Orage, je savais bien que nous pourrions vite amener l’ennemi à accepter un retour à une paix avantageuse.


Pour cela il fallait rassénérer la confiance que l’armée devait porter. Je devais aussi sécuriser nos voies d’approvisionnement, mises à mal par le passage de troupes orageoises dont certaines vouées au pillage et aux tueries, qui n’avaient pas mieux valu que les dorniens.


Le jeune homme qui m’accompagne n’a jamais autant ressemblé à sa mère que lorsqu’il sourit ainsi, un sourire de proximité, qui me rappelle que je suis son père même avant d’être son général. Il a le don d’un simple sourire, de se montrer plus ouvert et plus digne de confiance et de respect que beaucoup. Je lui rappelle au souvenir de Cendregué et son visage semble s’illuminer l’espace d’un instant. Je hochais la tête à la suite de ses bons mots sur notre chez nous.



| Je crains que la guerre ne nous en tienne éloignés que trop longtemps de notre demeure. Il n’y a pas que les orageois, il y a aussi les dorniens, les hommes de la Néra, les peyredragoniens, les nordiens, une partie des riverains même, désormais. Et ni l’Ouest ni le Val n’ont pris officiellement position. La guerre peut durer bien longtemps, je le crains. |


C’était une simple constatation, bien que je n’espérais pas, bien sûr, que la situation ne s’éternise de trop. Il valait mieux se préparer au pire plutôt que de le subir un peu trop tard. Mon fils acquiesce à mes paroles, me dit que les orageois ont su profiter des circonstances et même s’ils l’ont fait avec bien peu d’honneur, c’était bien entendu à la base de leur avantage et ils auraient été bien stupides de s’en passer. Je hochais la tête aux paroles de mon fils, décidément revanchard, comme la majorité de nos nobles. Je fis la moue, gardant pour moi mes pensées l’espace d’un instant, pour m’aider à mieux y réfléchir, à mieux les structurer pour ne brusquer ni ne vexer mon garçon qui, devenu adulte, avait aussi sa fierté et ses certitudes.


| Oui, ils sont évidemment très compétents. Le Roi Durrandon a su pallier aux faiblesses de son armée et de son peuple pour mieux savoir battre la nôtre. Ne pêchons pas, toutefois, par excès de confiance ou par désir de revanche ; nous devrons y aller avec prudence, leurs finances sont plus sèches que les nôtres et je ne risquerais par l’armée dans une quête rapide et brutale de la vendetta la plus basique qui soit. |


Mon fils m’écoute avec attention alors que je lui explique mon point de vue sur la situation de départ pré-campagne, sur l’état de nos forces et les conclusions que je tire de l’état des forces ennemies d’après les rapports et récits dont j’ai pu prendre connaissance depuis mon arrivée sur place, notamment auprès des survivants de la bataille de Beaulieu. Je parle également de la composition de l’encadrement de l’armée et de nos voies d’approvisionnement. J’espère avoir fait le tour de la question même si ce n’est qu’à gros traits, car nous n’aurons pas droit aux erreurs provoquées par une quelconque erreur d’appréciation. Finalement, la principale inconnue de ce cadre de commandement restait Du Rouvre, dont je n’avais eu que des échos déformés de ses « exploits », que l’on qualifiait volontiers de sanglants. Je savais que je devrais prendre garde aux individualités de chacun, et regrettais un peu également que nous soyons privés par le ministre de la guerre d’un chef comme Lord Stackhouse, dont on m’avait dit beaucoup de bien sur la route.


Mon fils me met sur mes gardes quand il me parle, bien évidemment, du dangereux risque d’embuscade. Je le pressentais également. Le terrain, avec un fort relief, les y aidait tandis que nous prendrions de gros risques de nous jeter dans les filets de leur maudite guérilla sans chercher d’abord à combattre ce fléau. Je méditais un instant sur ses paroles et sur l’axe d’avancée qu’il préconisait ; j’étais relativement d’accord avec ce qu’il proposait mais sans pour autant que je sois déterminé à faire de gros écarts de chemin. Il avait raison sur le fait que nous rapprocher de l’Empire ne ferait que nous mettre à portée de représailles de la part du Dragon et de son armée.





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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Dim 23 Juil 2017 - 4:37

Un avenir incertain empreint de certitudeLes propos de mon père relatifs à notre potentiel futur proche sont comme à l’accoutumée implacables de réalisme et viennent balayer avec dureté la parenthèse mélancolique m’ayant vu me laisser bercer par les souvenirs mélodieux, lumineux et délicieusement agréables de notre fief familial. Les ondes à la surface de la Coquelle sous un soleil d’été dont les rayons caressent presque avec délicatesse l’aquatique miroir, je peux presque voir le vieux pécheur tendre sa ligne. Les enfants jouer avec force de cris sur le rivage sous les yeux acérés d’inquisition des matrones. Les modestes navires fluviaux transporter leurs trésors commerciaux. Je peux voir Cendregué enveloppée par l’éclat chatoyant des torches dans la fraîcheur du soir. Je peux sentir les fleurs, l’herbe et les moissons dans les champs des environs. Je peux entendre l’agitation du marché de la ville. Plus que ce tableau réconfortant, je peux sans aucune difficulté revoir les visages des miens, des nôtres debout aux remparts. Mes sœurs, ma mère, mon épouse, mes belles sœurs.

L’anxiété sur leurs traits, l’appréhension du lendemain dans leurs yeux masqués derrière un mur de fierté. Allez nobles chevaliers, commandants et officiers. Servez votre royaume avec autant de force que l’amour que nous vous portons et nul ne saurait vous résister. Je revois mon fils, cette petite chose si fragile, si insignifiante mais tellement précieuse tellement nécessaire dans mon regard. Jacen s’agitant dans les bras de sa mère. Comment oublier tout ce que l’on laisse derrière soi ? S’il y a bien une unique égalité dans la guerre et ce peu importe son rang c’est bien celle-ci. Celle du départ. Je ferme les yeux quelques instants éphémères à jamais fugaces afin de laisser cette vision retrouver sa place légitime dans un coin de mon esprit pour me concentrer de nouveau pleinement sur la suite de la campagne. Les paroles du lord de Cendregué ont le mérite de me ramener pleinement à la réalité politique et martiale du royaume. Réalité devenue plus tangible depuis ma récente promotion. Je ne devais plus penser comme un simple chevalier en charge d’un nombre limité d’hommes d’armes mais bien comme un stratège avec une vision plus large quand bien même mon rôle se bornerait à conseiller et faire appliquer les directives du général Ashford.

L’espace d’un instant j’imagine le Bief à feu et à sang face au nombre écrasant d’ennemis évoqués. Des ennemis au sud, des ennemis au nord, des ennemis à l’est et des incertains. Rien de bien réjouissant mais mes traits se durcissent d’eux mêmes à l’idée que le sang puisse couler plus en avant au cœur du royaume. Je ne parviens même pas à me figurer des combats devant Cendregué. Non, hors de question. Nous allions porter le fer et le sang chez nos voisins, les mettre à genoux et leur apprendre ce qu’il en coûtait de s’en prendre au royaume prospère du Bief. Nous allions leur rendre les coups avec une vigueur décuplée, leur montrer que le régicide allait leur coûter cher. La tête de Kevan Gardener serait également une très bonne chose mais pas une priorité. La priorité était d’enfoncer le couteau dans la plaie afin qu’un traité à notre avantage puisse être envisagé. Vous avez raison père, la guerre risque de s’éterniser eu égard à l’alliance qui nous lie au royaume du sel et du roc. Aucun des deux camps ne renoncera à voir l’autre disparaître et ce duel à mort peut continuer longtemps. Du moins tant que des hommes seront prêts à mourir par milliers pour les rêves de grandeur de quelques-uns. Pardonnez mon cynisme mon général mais j’ai appris qu’il valait mieux s’en munir pour diriger.

Je remarque du coin de l’œil l’expression acéré de lord Elmar alors que je reconnais à l’ennemi un talent certain pour la chose militaire. Mon père n’a visiblement pas digéré la défaite de Tiniviel ce qui est plus que compréhensible, un point commun à l’écrasante majorité de nos nobles. Je peux sentir qu’il réprime une réplique acerbe pour ne pas me froisser mais j’espère qu’il ne se méprend pas sur mon sentiment. Le stratège que je suis ne s’émerveille aucunement du talent ennemi mais d’un regard froid et détaché analyse les décisions, les mouvements, les manœuvres leur ayant permis de nous surclasser. Il n’y a aucune admiration dans mon regard simplement un intérêt méthodique pour des explications. Connaitre et comprendre un adversaire est un bon moyen de faire un pas vers la victoire. Le respect que j’éprouvais pour les Orageois était désormais jumeau de celui accordé aux Dorniens soit très bas. Ils se valaient en fourberie et déloyauté.  

En effet, nous avons l’avantage du nombre mais la prudence devrait nous permettre de ne pas leur laisser de prise exploitable dans notre stratégie.La poursuite de cette guerre va chaque jour accroître leur ruine. S’ils voudront avoir encore quelque chose sur quoi régner, ils vont devoir revoir leur position bien que leur entrée dans l’empire m’amène à penser qu’ils ne céderont pas. J’écoute longuement mon père m’exposer la situation de pré-campagne dans sa globalité et me fie à son jugement et son point de vue. J’acquiesce à son discours avant de donner mon avis sur la seule option viable qu’il restait à l’ennemi face à la menace que nous représentions à ses yeux. La guérilla ou l’apogée de la petite guerre à base d’embuscades était la seule possibilité pour les forces Orageoises de nous harasser. Il s’agirait de piqûres d’insectes mais oublier que plusieurs dizaines de piqûres de nuisibles peuvent terrasser un prédateur serait stupide. Le général de la première armée d’invasion de l’est écoute mes arguments avant de me présenter les siens.

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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Mar 1 Aoû 2017 - 19:43

Lord Ashford


[HJ : tu lockes ou prépare la fin comme le plan est bien amorcé ?]


Le bief allait marcher. Toutes ses maisons, unies comme elles le pourraient alors qu’il se murmurait déjà que la désunion guettait, que nous pouvions risquer à tout moment de voir une lignée royale se faire déposer et remplacer par une autre. Nous nous lancions dans un combat déjà rempli d’incertitudes. Il était clair pour moi que nous avancions masqués, par la nécessité autant qu’à cause des circonstances. Je ne savais pas comment gérer les choses, je ne savais pas comment il était possible même, de les gérer. Ce qui me semblait sûr et certain, c’était que beaucoup de gens allaient y laisser des plumes. Nous, peut-être, d’autant que nous rassembler dans une armée était le meilleur moyen pour nous serrer les coudes, pour nous protéger… Mais aussi, quelque part, pour nous mettre en danger collectivement parlant. Les victoires renforceraient le prestige de deux générations de Ashford. Les défaites, elles, risquaient de mettre un terme abrupt à notre lignée, à nos espoirs, à notre avenir et toutes ses promesses. Il allait falloir manœuvrer avec du doigté, si nous ne voulions pas disparaître. Je ne me sentais pas serein, mais je n’étais pas pour autant en proie aux vives inquiétudes qui touchaient nombre de mes compatriotes ; il était tout simplement trop tôt pour se laisser aller à la peur.


Mon fils ne semble pas si neutre, pas si résolu. Il semble puiser de la force dans notre famille, dans notre devise, dans tout ce qui fait les Ashford. Il comble la différence d’expérience avec ce qui lui donne le plus de force et d’assurance. C’est l’avantage de la jeunesse ; l’avenir nous tend les bras et l’on est forcément déterminé à pouvoir suivre une voie ou l’autre, qu’importe, mais on a encore de sacrées ressources pour savoir avancer ; on a cette fougue, cette énergie, qui naît de l’amour, qui naît de l’horreur que l’on est capable de combattre. Le niveau de combativité décroît toujours avec l’âge. Bref, je ne doutais pas que mon fils sache faire preuve d’une grande force morale, et qu’il trouve les ressources suffisantes pour être capable d’accomplir sa mission. Je hausse les épaules aux paroles relativement acerbes de mon garçon.



| Ce n’est pas seulement une question d’alliance. Dorne nous a attaqués avant que nous ne nous lions à Harrenhal. L’Orage a été attaqué par intérêt, et nous avons été les premiers à leur porter atteinte. Quant au Nord et à Peyredragon, ces deux royaumes se battent pour leurs propres liens. Je crains, fils, que la responsabilité seule de nos alliés n’explique nos propres conflits. |


Mon fils sait au moins lier les symptômes de la guerre, soient les tueries de masse, aux conséquences de celles-ci, soit l’appauvrissement global, et surtout de ceux qui perdaient la guerre. Pas nous, pour le moment. Les succès avaient été limités mais même en perdant, nous avions su porter la guerre chez nos ennemis. Aujourd’hui, nos flottes croisaient chez eux et ne défendaient plus nos côtes. Nos armées sillonnaient leurs propres routes, pillant et réquisitionnant en égale mesure des vexations que nous avions nous-mêmes subies pendant des mois. Je regardais au loin. La guerre s’était en effet complexifiée avec le temps. L’Empire. Les mariages royaux et princiers. Les flux et reflux des troupes, la situation en Essos, dans le Val et surtout, dans l’Ouest. Lire la situation actuelle était plus compliqué que jamais et ce n’était pas très ragoûtant que d’essayer de décortiquer tout ce qu’il s’était passé ces derniers mois, avec les implications de ces fourberies et de ces plans qui s’entremêlaient les uns dans les autres.


| C’est vrai. Mais les dorniens ne l’ont pas fait. C’est donc que leurs liens ne sont pas si étroits. Je gage que leur jeune princesse a été appâtée par le Dragon voici des mois quand lui a pris la lubie de s’en prendre au Noir. Qu’espérait-elle ? Mystère. Aujourd’hui elle est prise à son propre piège et il est clair qu’elle est dépassée par les événements. Elle devait penser que la guerre serait rapide et facile, j’imagine. |


Je n’aimerais sincèrement pas être à sa place. Si elle rompait tous liens avec ses alliés, plus personne ne viendrait à son secours. Et sans concessions de sa part, pourquoi arrêter de l’attaquer alors que déjà en position de faiblesse, plus personne ne viendrait à son secours ? Le Bief lui en voulait à mort, pour son implication supposée dans la flotte pirate qui avait frappé nos côtes, dans les troubles à Hautjardin, dans les raids menés sur la frontière sans autre dessein que celui simplement de piller et de dévaster. Peut être arriverait-elle à trouver un compromis, si elle était prête à lâcher du lest ? Mais son peuple l’accepterait-il, maintenant que ses pertes s’accroissaient ? Je n’en avais pas vraiment idée. Quelle importance ? Cela n’impacterait pas nos plans ni nos ordres,en tout cas pas à court terme.





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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Jeu 3 Aoû 2017 - 20:11

Un avenir incertain empreint de certitude  Le contraste entre deux générations d’Ahford est saisissant malgré les ressemblances évidentes. Là où je ne semble faire qu’un avec Lumière ma monture, mon pater restait distant de l’animal qui n’était à ses yeux qu’un animal. Un outil utile certes mais un outil tout de même là où je voyais la mienne comme un compagnon fidèle et dévoué. Presqu’un ami qui ressentait la même chose que moi au même moment que moi lorsque nous nous jetions ensemble dans la mêlée pour faucher des vies comme les paysans fauchaient les blés d’été. Juché sur mon palefroi à la robe aussi immaculée que la neige de ces nordiens, je contemple les alentours d’un œil inquisiteur et froid tout en écoutant avec attention mon pater désormais général pour la première fois de sa longue carrière martiale et en dissertant avec lui sur la situation stratégique de l’ensemble du continent. J’avais encore de nombreuses leçons à apprendre auprès du digne seigneur et maître de Cendregué pour de nombreuses raisons. Il s’agissait de ma première campagne majeure depuis mon adoubement de chevalier sans compter le fait que Westeros était vraisemblablement à un tournant sans équivoque de son histoire.

Aussi l’expertise, l’expérience et la carrure martiale de mon père me seraient indubitablement précieuses pour me forger à mon tour dans l’âpre exercice sanglant de la guerre totale. A mes yeux d’homme dans la fleur de sa jeunesse qui avait été dans le temps un gamin bavard et curieux, l’apprentissage ne pouvait se conclure qu’une fois les pieds devants car le monde était bien trop vaste pour que quiconque puisse prétendre en connaitre les moindres secrets, en maîtriser les moindres nuances. Ainsi, malgré ma posture orgueilleuse de centaure je restais dans la position de l’élève face à lord Elmar. Le coude posé nonchalamment sur l’avant de ma selle et la tête sur mon poing ganté de cuir et non de fer, j’embrasse du regard la verdure de ce royaume que j’aime tant. L’herbe légèrement humide des premières pluies, l’odeur des prés et des bêtes qui vaquaient paisiblement sur ces derniers, les effluves de céréales dans le lointain. Çà et là, la fumée d’un feu s’élevant vers le ciel indique de l’activité, l’étendue unie de verdure s’étend à perte de vue dans toutes les directions. J’aime le Bief comme on aime une femme.

D’ailleurs, j’aime le royaume comme j’aime Rohanne. Dans sa splendeur comme dans ses défauts, dans sa ruralité comme dans ses agglomérations, du centre aux côtes, du nord au sud. Le Bief fait partie de moi, je l’ai dans le sang comme dans le cœur et je tuerais sans m’arrêter pour qu’il reste ce qu’il est. Un puissant royaume glorieux, souverain, indépendant et uni. Sous le masque impassible et les sourires fiers offerts à mon général et père se cache un homme marqué par l’ampleur de la déroute de Tiniviel. A l’instar de chaque survivant du naufrage, je n’oublierais jamais les rivières de sang, la chute du roi, les charges se brisant en vain sur les phalanges, l’élite chevaleresque décimée, les piétons massacrés par milliers. Cela aussi fera partie de moi jusqu’à la fin à présent. Je n’oublierais jamais les sentiments contradictoires m’ayant dévasté ni le visage de nos hommes retraitant le plus vite possible afin qu’il reste encore quelque chose de l’ost jadis si impressionnant du Bief. Si je ferme les yeux je peux revoir les corps s’effondrer, l’odeur de sang, de merde, les râles d’agonie, les corbeaux danser enfiévrés à l’idée d’un tel festin. Je peux revoir mes frères d’armes se faire empaler juste devant moi. Ce drame martial m’avait changé et lorsque je prends le temps de regarder au fin fond de mon âme je comprends que je ne serais plus jamais le même homme.

La mélancolie me vient plus facilement qu’avant, j’ai tendance à trouver certaines préoccupations pathétiques eu égard à ce que j’avais vécu, je suis facilement d’humeur sombre, mon regard se perd parfois dans le vide et fixe quelque chose que ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent comprendre. Par ailleurs, je ne suis plus aussi souriant et jovial qu’avant. Il y aura sans conteste un avant et un après Tiniviel. Hélas, je me suis rendu compte que si le père absent, l’époux dévoué détestait la guerre avec la plus grande force. Le chevalier lui l’adorait malgré cette révulsion parce qu’elle rendait toutes les choses plus simples. A la bataille il n’y avait plus de place pour les complications, seul comptait l’instant présent. La minute du soldat ne laissait passer aucune erreur et durant ce laps de temps le monde entier s’effaçait derrière un ventail, un bouclier dressé et une lame fermement enserrée. Juste le temps d’inspirer une grande goulée d’air viciée…Mais père ne devine rien parce que s’il a toujours été mon modèle, il n’a jamais été mon confident ou la personne vers laquelle je me tournais lorsque j’avais besoin de soutien. Un sourire triste étire lentement mes lèvres lorsqu’il me rappelle que les choses sont bien plus complexes que je ne voulais le croire ou du moins l’affirmer car je savais pertinemment que rendre Harrenhal responsable de tous nos maux était erroné.

Oh, je ne le sais que trop bien pater. Dorne a déclenché les hostilités à notre encontre parce que leur sang chaud les empêche de réfléchir correctement à moins qu’ils ne se soient imaginés que leurs chers alliés du nord viendraient à leur secours et anéantir le géant Bieffois. Dommage pour eux je comptais à l’instar de mes pairs sur le génie du noir pour enseigner à cet empire naissant une cruelle leçon qu’il n’oublierait jamais. Si la mort se régale lorsque des sudiens franchissent le Neck. J’imagine que l’inverse est potentiellement aussi vrai. Le sud ne devrait pas bien réussir à ces fils de l’hiver. Si les Hoare ne se complaisaient pas dans l’immobilisme et la division interne. Le prince boucher nous avait abandonné en toute hâte pour remonter vers le nord et pourtant je n’avais pas entendu parler des exploits de Joren Hoare. Étrange que cela. L’Orage pouvait nous en vouloir pour le laisser passer octroyée au même Joren mais bien que nous étions coupable en effet vis-à-vis des cerfs à l’inverse du sud cela ne changeait rien. Du moins cela ne changeait plus grand-chose désormais. Des alliances face à d’autres alliances et l’engrenage infernal tourne implacablement, insensible et effréné.

Vous avez raison père. Mon résumé était en effet bien trop simpliste j’en ai parfaitement conscience. Les choses sont indubitablement plus complexes que je ne les ai dépeintes. J’imagine que si j’ai accablé notre allié c’est en raison de ma rancœur pour leur départ. Personne n’est innocent à la guerre. Je semble me rattraper à ses yeux par mes analyses suivantes mais ce que n’ai pas dit au sujet de la question précédente c’est que désormais peu importe les responsabilités, les fautes, les erreurs ma vision était tranchée. La situation géopolitique n’avait plus grand intérêt pour moi. Désormais, seul comptait de faire payer l’Orage quitte à le saigner à blanc. Un avant et un après Tiniviel à n’en point douter. Pourtant malgré la haine brûlante qui m’anime lorsque je pense à notre voisin, je parviens à dresser un tableau de la situation sommaire mais juste qui tire un éclat fugace de satisfaction au lord de Cendregué.

Le jugement final du général est plein de justesse et de pertinence et encore une fois je me rends compte que j’ai encore à apprendre. Nous avions l’avantage malgré nos pertes supérieures. Nous étions en position de force malgré les défaites concédées ou les demi victoires et l’usure ne pouvait que tourner à notre avantage et certainement pas au leur. A dire vrai j’étais capable de prendre le temps d’analyser les choses, de les assimiler, les comprendre avec aisance car j’avais été à bonne école mais seul comptait la guerre à mes yeux désormais. Vous avez raison père. Je suis prêt à parier que Dorne n’était qu’un pion utile pour l’héritière de Valyria mais que l’entente ne s’est pas avérée aussi cordiale que ce qu’ils s’imaginaient de prime abord. A mon humble avis, les Martell ne souhaitent pas rejoindre l’Empire et pour cette raison l’empire traîne des pieds à l’idée de les soutenir. Néanmoins, le front Dornien leur reste bien utile puisqu’il divise nos forces considérables en deux et nous empêche de nous tourner vers le Conflans. J’imagine qu’elle pensait que l’Empire s’impliquerait personnellement plus en avant d’où la victoire rapide et facile pour Dorne. Malheureusement pour elle, elle s’est surestimée. Notre intérêt serait bien plus de maintenir les choses en l’état et d’étouffer la principauté sans risquer plus de soldats dans ce bourbier. L’asphyxie me semble bien adaptée. Dorne est une fosse qui ne souhaite qu’engloutir nos braves. Ne lui laissons pas cette joie. Quoi qu’il en soit, c’est l’Orage qui nous préoccupe.

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Je fais archiver. Merci beaucoup d'avoir PNJiser mon lord de père.



           

   
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MessageSujet: Re: You always told me we are the sun of the Reach but what's now father. Who our sun will shine ?    Jeu 10 Aoû 2017 - 19:01

Lord Ashford


Nous apprêtons l’idée de notre plan, estimant les risques, calculant les avantages à poursuivre l’ennemi, à l’envahir, à définir une direction et un axe d’approche qui ne pourra que nous apporter sinon la victoire, au moins un certain succès. Le plan était clairement défini maintenant, en tout cas nous en avions l’esprit et l’âme, ne restait plus qu’à faire marcher nos bras et nos jambes, pour avancer vers une nouvelle ère pour le Bief, en espérant qu’elle soit alors plus féconde, plus prospère, que ce que nous avions connu jusqu’à maintenant. Il était toujours largement permis d’espérer, car nous avions les effectifs, la qualité et les idées. Surtout, nous avions des ressources très larges, très importantes. Je ne pouvais pas estimer à la louche ce que le Bief recélait de matériel, de vivres et de montures, mais j’étais persuadé que par rapport à sa taille et à sa diversité, notre royaume disposait largement des outils susceptibles de lui apporter la victoire. Nous pouvions au moins compter sur cet avantage, en plus de l’évidente balance numérique. Le sang était une ressource comme les autres.


C’était difficile pour nous d’anticiper. Ce qui me donnait toutefois un peu de confiance, c’était d’être entouré par d’autres officiers expérimentés, ainsi que par mon fils, qui avait toujours eu de grandes capacités d’analyse et de déduction. Il savait comprendre un fait quand le lui exposait. Pas seulement le comprendre en surface, mais en lui-même ; caractéristiques et conséquences, tenants et aboutissants, il était tout à fait capable de lire une situation. De ce fait, j’avais confiance dans le fait qu’on éviterait les pièges grossiers, voire les embuscades, qui avaient jalonné certaines campagnes en Westeros et qui étaient impropres à une guerre entre chevaliers et aristocrates, même de royaumes ennemis. La guérilla n’était jamais qu’une méthode pour se battre quand on était faible ou que l’on n’avait pas d’honneur. Le désespoir d’un adversaire peut le pousser à de biens terribles extrêmités vous pouvez me croire. J’espérais que ni mon fils, ni moi-même ni le moindre de nos gens ne feront les frais des décisions qui ont été prises par le commandement précédent, ni par le nôtre à venir. Nous serons peut-être amenés à faire des choix très brutaux, très violents, que la morale des hommes comme celle des dieux réprouveraient. Mais pour le royaume, nous n’aurons alors pas le choix. Mon fils n’avait déjà que trop compris dans quel monde nous étions en train d’évoluer, maintenant que nous étions en guerre contre plusieurs royaumes et aux côtés d’une autre puissance, qui avait plus l’habitude d’utiliser les autres que de coopérer avec eux.



| Ton résumé est éloquent mais ne va pas discuter de ce genre de sujet avec les troupes. Inutile de laisser entendre que nos relations avec le Conflans ont été gâtées. C’est l’évidence, mais évitons de la ressasser, cela ne réparera aucun tord ni ne soulagera aucune conscience. |


Cela ne voulait pas dire qu’il fallait oublier, et ça ne voulait pas dire non plus qu’il fallait pardonner. Garder l’information quelque part dans un recoin de son esprit, c’était déjà bien suffisant. De toute manière ce n’était pas nous qui avions le pouvoir de prendre une décision pareille. C’était évident ; notre rôle se bornait à tenir et remplir tâches et objectifs qu’on nous assignerait. Je hochais la tête aux paroles de mon fils à propos de Dorne et de Peyredragon. Inutile d’aller chercher bien loin le sujet de la querelle. L’inconstance de l’une comme de l’autre étaient évidentes.


| Oui, je suis d’accord. La Targaryen a dû convaincre par ses beaux discours la Princesse de Dorne. Je ne comprends toujours pas l’implication de celle-ci. Une guerre « gratuite » contre un ennemi à mille lieux qui n’avait rien à voir avec Dorne… Pourquoi ? La Princesse a fait preuve de faiblesse en alignant Dorne sur des étrangers qui poursuivaient leurs propres buts, et maintenant les deux factions sont tirées par le bas pour leur coopération mesquine. Dorne a su nous repousser en rejoignant l’Orage. Maintenant que les dorniens sont loin, l’Orage est prêt à tomber. L’Empire n’aidera pas plus Dorne s’il ne les rejoint pas, et si Dorne ne rejoint pas l’Empire, je doute que le Ministre de la Guerre cesse ses attaques contre les Martell s’il est sûr qu’aucune armée ne viendra à leur secours. Sans la flotte impériale, le blocus sera total. |


Mon fils prend congé, je hoche la tête en guide d’assentiment.


| C’est moi qui te remercie de cet échange, allons désormais rédiger nos ordres et contacter les chefs de nos différentes unités. |

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