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Defeated but not destroyed PV Cleyton (Flashback)
MessageSujet: Defeated but not destroyed PV Cleyton (Flashback)   Mar 23 Mai - 17:51

Defeated but not destroyedCela faisait plusieurs jours que nous avions fui le champ de bataille suite à la défaite de Tiniviel. Plusieurs jours que l’Ost royal était parvenu à échapper au harcèlement Orageois grâce à une sublime manœuvre de cavalerie de lord Stackhouse. Plusieurs jours que la honte et le désespoir étreignaient les cœurs des braves peu importe leur condition sociale qu’il s’agisse de modestes soldats d’infanterie paysans dans le civil, de lanciers ou archers professionnels ou non, de cavalerie lourde essentiellement composée de vétérans chevronnés avec plusieurs guerres à leur actif ou même de la fine fleur de la chevalerie du continent aux divers degrés de noblesse. Toute l’armée survivante du désastre était affectée par la défaite éclatante et la perte de notre bien aimé souverain. Le moral était au plus bas depuis notre arrivée en vue du bourg de Grassy Vale. Des fourrageurs avaient été envoyés dans les environs pour nourrir ce qu’il restait de l’Ost initial et au terme d’un débat entre officiers nous avions décidé de fortifier les alentours de manière sommaire en prévision d’un affrontement potentiel sous les murs du bourg. La probabilité d’une telle issue était faible car deux armées alliées marchaient en ce moment même sur notre position pour venir fusionner les armées et se mettre en mouvement vers l’armée du cerf afin de l’anéantir.

Aussi je me doutais que le général ennemi ne serait pas suffisamment fou ou stupide pour tenter de venir anéantir ce qu’il restait de l’Ost avant l’arrivée de nos renforts. Mais j’étais un officier prudent lorsque j’estimais devoir l’ètre et fougueux lorsque je l’estimais aussi. Tout était question de moment dans la guerre. Savoir saisir une opportunité offerte par une erreur de l’ennemi ou au contraire attendre le bon moment pour frapper quitte à sacrifier. Les travaux avaient au moins eu le mérite d’occuper les esprits et d’empêcher aux hommes de ressasser le passé proche car il ne fallait pas les laisser s’enfoncer dans le marasme et la désolation morale. Un soldat abattu ne vaut pas grand-chose. De plus, cette défaite aussi humiliante et tragique puisse elle être pour notre grand et illustre royaume a quelque chose de profondément symbolique. Et les symboles étaient des outils extrêmement puissants lorsqu’ils étaient bien maniés. Je ne doutais nullement que cette défaite allait nous pousser plus profondément dans la guerre totale. Car nous devions venger le roi et tous nos frères d’armes massacrés à l’issue de la bataille en vertu de l’honneur et de nos valeurs. Le régicide ne pouvant rester impuni nous ne nous arrêterions probablement pas avant d’avoir dévasté l’Orage ou mis à genoux sa reine.

La tête du traître ferait également l’affaire. Au sud Dorne ne tomberait pas sans nous coûter cher. Les serpents étaient maîtres de leurs terres arides comme ils l’avaient toujours été. Mais je faisais entièrement confiance à Lord Hightower pour donner aux sudiens ce qu’ils méritaient. Soient la mort et la désolation. Les dorniens avaient déclenchés les hostilités, avaient dévastés notre terres frontalières, commis des exactions par centaines alors même que Mern leur avait offert la paix. Ils méritaient entièrement leur sort et ne récoltaient que ce qu’ils avaient semés. L’Orage avait lui une certaine légitimité dans ses griefs à notre encontre mais peu importe les choix du passé. Le chemin que nous empruntions ne pouvait se conclure que d’une seule manière. Analyser la situation géostratégique n’apaisait en rien mes inquiétudes, mon ressentiment suite à la défaite humiliante ou la haine ardente que je ressentais vis-à-vis des ennemis de mon royaume mais c’était ma manière à moi de m’occuper l’esprit pour ne pas me laisser aller dans le marasme. Mon père me disait souvent. Nous avançons vers la victoire ou nous avançons vers la défaite mais nous avançons, nous allons de l’avant et c’est ce qui importe. Avancer. Lorsque je ne discute pas avec les autres officiers au sujet de la situation ou ne m’entraine pas à l’épée dans la cour du château local qui avait vu les commandants de l’armée s’installer en son sein je pensais à ma femme si loin et si proche à la fois. Je pensais à ses longs cheveux châtain clair flottant au vent tel un étendard, à ses sublimes yeux rieurs, à ses joues diaphanes et douces et à ses lèvres désirables. Je pensais à notre fils Jacen qui avait hérité de ma blondeur et de celle de sa grand-mère, à ses petites quenottes s’agitant dans le vide, ses balbutiements innocents et ses grands yeux verts. Je pensais à ma mère cette femme si forte et digne, à mes sœurs.

J’avais toujours trouvé particulièrement ironique que c’était lorsque l’on pouvait perdre quelque chose que l’on s’y attachait le plus. Si la guerre était nécessaire pour apprécier la paix à sa juste valeur nous étions des créatures bien étranges. Quoi qu’il en soit en cette nuit d’automne, je ne trouve pas le sommeil alors je quitte mon lit sans réveiller mon aide de camp qui mérite bien un peu de repos et enfile une tunique, des chausses et me passe une épaisse cape autour des épaules à la lumière des chandelles. Puis, je quitte ma chambre d’un pas tranquille et prends la direction des remparts afin d’admirer le spectacle des tentes de nos hommes alignés par centaines aux abords de la ville et savourer un filet d’air frais nocturne. Une fois sur les lieux, je découvre lord Cleyton du Rouvre accoudé au rempart et je m’approche de lui avant de me poster à côté du seigneur du vieux Rouvre et de lui dire. Bonsoir lord du Rouvre. Je ne suis donc pas le seul à ne pas trouver le sommeil. Je n’ajoute rien et me contente de cette ouverture alors que je laisse mon regard balayer les environs à la lumière des torches.
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MessageSujet: Re: Defeated but not destroyed PV Cleyton (Flashback)   Sam 29 Juil - 18:25


May God have mercy for my enemies because I won't
Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis la défaite brutale de l’armée bieffoise à Tiniviel. Mais elle était encore vive dans la mémoire collective de l’armée qui ne l’oublierait pas de sitôt. Cleyton ne faisait pas exception, bien au contraire, aussi chevronné que pouvait être le chevalier du Rouvre il ne s’était jamais habitué à perdre. Cette défaite était tout particulièrement déplaisante en raison des pertes humaines colossales et le sort qui avait été réservé au roi. Cleyton était toujours hanter par la bataille, chose qui n’était pas coutume pour lui… même en temps de défaite Cleyton ne repensait habituellement jamais à une bataille si on exclue la révision de stratégie et raconter des histoires de guerre entre vétérans s’il s’était passé quelque chose d’intéressant à cette bataille. Tiniviel était quelque chose de différent, il était resté profondément marqué. Cleyton n’était pas un homme très religieux, bien entendu il suivait les sept et ainsi il avait été nommé chevalier mais il n’était un croyant particulièrement fervent bien au contraire. Pourtant après et depuis la défaite il se retrouvait plusieurs à fois à demander la confidence des sept. La fière nation bieffoise a perdu son roi et connue une défaite humiliante, mais cela faisait-il parti de quelque chose de plus grand? Peut-être. Cleyton n’avait aucune intention de perdre cette guerre contre l’Orage. Ils leur avaient pris leur dignité et leur roi, mais pour cela le prix à payer allait être grand pour les orageois. Cleyton ne connaitrait pas la paix avant que l’Orage et leur reine soit mis à genoux et la tête de Kevan Gardener remise sous un plateau d’argent comme le traître qu’il est. Il a choisi son amante avant sa nation, ses frères d’armes avec qui il avait tant combattu et pire encore son propre sang… son frère. C’était quelque chose de complètement inhumain et dégoûtant aux yeux de Cleyton. Le chevalier du Rouvre était un homme particulièrement porté par son sens de loyauté pour les siens et sa nation. Peu d’hommes avec aussi peu d’estime à ses yeux que le dernier mâle de la lignée Gardener. Il lui cracherait au visage si ce dernier était en face de lui.

Mais voilà, la bataille était derrière eux mais la guerre elle ne faisait encore que commencer et en infligeant cette cuisante défaite à l’Orage ils avaient réveillé le monstre qui jusque-là était toujours relativement assoupis au Bief. Certes, l’Ost avait été levé mais pour la grande majorité des bieffois c’était une guerre pour la fierté de la nation et pour se porter à l’aide de leurs alliés. Ce n’était pas les pires des raisons, mais maintenant avec la mort du roi et l’humiliation de cette défaite… la nation bieffois entière ne désire qu’une chose et c’est de voir l’Orage tomber. Ils ont ravivé la flemme dans le cœur de tous les soldats bieffois, des simples levées féodales jusqu’aux chevaliers aguerris plus personne n’avait besoin d’être motivé par leurs officiers. Non, plus personne ne manquait de conviction. L’Orage paierait, il le paierait cher, c’est ce que jurais tous les hommes dans le campement. Autant la défaite dans l’immédiat avait porté un dur coup moral, autant maintenant l’armée était plus motivée que jamais à vaincre leur ennemi de toujours en l’Orage.

C’est cette motivation, cette rage, ce désir de vengeance qui avait porté Cleyton cette nuit-là comme toutes celles qui avaient précédées depuis la défaite de Tiniviel à rester debout et ruminer. Accoudé sur les remparts, le chevalier trentenaire était porté dans ses pensées autre part… à Accalmie où il tuait le traitre et la reine mais aussi au Rouvre où sa famille se trouvait, il l’espérait, en sécurité. Il avait également une pensée pour sa fiancée à Boisdoré. La guerre faisant rage, les fiançailles prendraient du temps encore à se concrétiser, ce qui était déplaisant bien sûr d’autant plus qu’il désirait avoir un fils. Pour lui-même, mais aussi pour sa maison. Il serait bientôt Lord et en raison de son âge plus avancé et d’une vie jusque-là célibataire, il n’avait pas d’enfant. Il était temps que la maison profite d’un peu de stabilité. Mais d’abord, Cleyton devrait gagner la guerre ou être renvoyer chez lui. Cela pourrait prendre du temps, peut-être même ne reviendrait-il jamais chez lui. Cette pensée déplaisante rôdait dans son esprit depuis la bataille, il réussissait toujours à la chasser mais cette fois c’est quelqu’un d’autre qui le fit. Une voix l’avait sorti de ses pensées, c’était le fils du Lord Ashford, un autre officier, il le saluait et notait que lui non plus n’avait pas trouvé sommeil. Cleyton lâchait un petit rire nerveux. « Trouver le sommeil? Moi? Je n’ai pas dormi depuis des jours.. et je n’ai pas dormi plus de 3 ou 4h une seule fois depuis le début de la guerre. Ça a toujours été comme ça, même en temps de paix je peine à trouver sommeil et je me réveille à l’aube. » Il ne mentionnait aucunement ce qui troublait son sommeil. Le silence s’installait pour un moment entre les deux hommes avant que Cleyton ne rajoute. « Mais vous, qu’est-ce qui vous tient éveiller Ser Ashford? »
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MessageSujet: Re: Defeated but not destroyed PV Cleyton (Flashback)   Dim 30 Juil - 18:30

Defeated but not destroyed


Incapable de trouver le repos à l’instar de bon nombre de membres de ce qu’il restait désormais de l’ost royal je décide d’aller me rafraîchir les idées au clair de lune sur les remparts du modeste castel local de Grassy Vale. Il y avait quelque chose de profondément tragique dans cette défaite humiliante. Une armée qui loin d’ètre la plus vaste que le royaume avait pu assemblé au cours de sa longue et glorieuse histoire n’en restait pas moins parfaitement équilibrée au regard de la tradition martiale du royaume. La tragédie se logeait avec vice dans la guerre elle-même bien entendu comme tout bon humaniste vous le dirait mais ici dans le cas présent les pertes avaient pris des proportions inimaginables pour n’importe quel général et comme si cela ne suffisait pas notre bien aimé souverain Mern IX avait été capturé au champ d’honneur en combattant vaillamment au milieu de ses hommes comme pour purifier la souillure de la traîtrise impardonnable de notre ancien connétable. Kevan Gardener était désormais à raison la cible à abattre pour une écrasante partie du royaume dont je faisais partie. Si le régicide était imputable à l’armée Orageoise tout entière et donc à sa commandante la reine guerrière pour ne pas l’affubler d’un titre plus déshonorant, la responsabilité du cadet des Gardener ne faisait aucun doute aux yeux de tous.

Du plus modeste paysan devenu levée féodale d’infanterie à l’archer professionnel aux miliciens en passant par les sergents d’armes et leurs compagnons de charges constituant l’élite du Bief les valeureux chevaliers des plaines. En plus d’ètre coupable par complicité de régicide l’ancien prince car il ne saurait jamais le rester à mes yeux, se parait également de la responsabilité d’un fratricide. Puissent les sept le maudire à jamais et que ce traître ne trouve jamais le repos ni de l’âme ni de l’esprit. Et si par miracle, nos chemins venaient à se croiser sur le champ de bataille je ne pense pas être le seul Bieffois à être animé du désir ardent de mettre fin à l’existence d’un tel parjure qui avait choisi les cuisses d’une reine ennemie plutôt que la loyauté naturelle à son pays, son peuple, son armée et son propre frère. Comment trouver le sommeil ? Comment parvenir à savourer la moindre parcelle de repos ?  Comment alors que tant de braves avaient péris par milliers à Tiniviel, que des maris ne verraient plus jamais leurs femmes, des enfants plus jamais leurs pères, des fils leurs mères et ainsi de suite. Nous sommes pour certains des soldats aussi nous savons tous à quel point la guerre peut se révéler cruelle et injuste mais par la force de la volonté, du caractère et de l’endurcissement qui est le nôtre nous parvenons toujours à rester de marbre face au coût du chaos.

Je parvenais toujours à rester de marbre face à l’horreur. Une question de tripes, de courage et d’habitudes entremêlées mais pour la première fois depuis le début de ma carrière martiale l’armure intérieure qui se superposait à l’extérieure se fissurait dangereusement. Arrive un moment dans la réflexion interne ou l’on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi. Pourquoi est-ce que j’ai survécu là ou tant d’autres sont tombés ? Je ne valais certainement pas mieux qu’eux ? Alors pourquoi suis-je resté en vie ? Aurais-je du tombé auprès de mes compagnons ? Ces interrogations qui s’insinuent sournoisement dans les esprits sont les plus vicieuses et ce sont bien souvent celles-ci bien plus que les cauchemars ou les flashbacks qui constituent une torture constante. Je veux revoir mon épouse, ma magnifique et précieuse Rohanne, je veux voir mon fils, notre fils ce petit Jacen de mes propres yeux. Je veux sentir les lèvres chaudes de ma mie contre les miennes. Je veux sécher ses larmes d’inquiétudes d’une caresse réconfortante. Je veux bercer mon petit héritier fragile dans mes bras et m’émerveiller du moindre de ses gestes comme s’il s’agissait d’un cadeau des sept. Je veux tout cela et tellement plus. Je veux ètre égoïste.

Je veux me laisser engloutir dans le bonheur de retrouvailles désirées. Je veux mais je ne peux pas avoir et cela vient me miner davantage. Si le rêve que m’avait racontée ma moitié le jour de mon départ m’a aidé à tenir lors de la retraite il me fait désormais plus de mal que de bien car je ne suis pas sûr de pouvoir un jour le vivre. L’aplomb de mes promesses d’hier me semble si lointain à l’aube de cette guerre qui ne fait malgré les apparences sanglantes bien que commencer a désormais un gout amer car je m’en veux d’avoir peut être menti à Rohanne. Cependant qu’aurais-je pu faire d’autre ? Elle était si dévastée par mon départ que je me devais de lui accorder cela. Cette force de certitude solennelle sur laquelle je n’avais en réalité qu’une prise assez limitée. Penser à ma femme et mon fils est désormais même devenu douloureux en raison de l’avenir qui se dessine. Ce qui aurait du ètre une force, une motivation supplémentaire se transforme peu à peu malgré moi en déchirure. Pourtant, j’ai écrit à ma mie dès que j’ai pu pour lui faire part de la situation, de ma situation et de celles de mes frères et des siens. Une bien maigre consolation que celle de lui annoncer que nous sommes en vie mais tout est bon à prendre dans un tel contexte.

J’espère sincèrement que cela lui fera du bien d’entendre que nous sommes saufs malgré le drame. Traversant les couloirs déserts comme l’on pourrait logiquement s’y attendre à une telle heure tardive d’un pas nonchalant, je resserre ma cape sur mes épaules en sentant la fraîcheur de l’extérieur. En avançant en silence sur la pierre glacée vers la porte donnant directement sur les remparts, je ressasse encore et toujours la bataille comme si je ne parviendrais jamais à me débarrasser des cris d’agonie des mourants, de la vision des charges successives venant s’empaler sur les piques ennemies, les soldats à pieds se faire décimer. Je ressasse et analyse. Je réfléchis à tout cela, à la stratégie générale et son application tactique inadaptée ou simplement surclassée par un ennemi plus déterminé à nous détruire purement et simplement là où nous étions venus pour accompagner un allié et le soutenir dans le conflit. La donne avait changé et si nous étions venus pour affronter l’Orage avec l’idée de voir la vengeance du roi s’abattre sur Kevan Gardener et débarrasser le Conflans d’une épine bien dangereuse.

Désormais, tout le pays criait à la guerre, à la soif de sang et à la justice. L’Orage pensait certainement avoir gagné beaucoup en abattant l’ost royal et le roi du Bief mais bien au contraire il venait de se condamner à une litanie de souffrance, de douleur et de choses déplaisantes. L’état même de nos survivants en serait la plus éclatante des preuves. Aujourd’hui régnait le désespoir, la tristesse, la honte et bien d’autres sentiments qui avaient la fâcheuse tendance de gangrener l’âme. Mais demain la foi dans les sept, la colère, la haine et l’honneur feraient des mêmes hommes des combattants acharnés prêts à se sacrifier pour voir l’Orage sombrer entièrement. L’Orage avait peut être vaincu à Tiniviel mais cette victoire lui coûtera bien plus cher que ce qu’il s’imaginait. Constatant avec étonnement que je ne suis pas le seul à avoir eu l’idée de venir s’isoler dans la noirceur douceâtre des ténèbres nocturnes, je plisse les yeux en avançant afin de reconnaître lord du Rouvre en l’occupant des lieux.

Le chevalier avait commandé une aile de l’armée qui avait marché sur l’Orage. Aussi je m’imaginais que les choses étaient encore plus difficiles pour lui qui avait dirigé des hommes sur le champ de bataille. Quelque part, la responsabilité doit être plus grande lorsque l’on commande à la destinée de soldats. Du moins c’est ainsi que je me figure le commandement. Un grand honneur accompagné de responsabilités toutes aussi grandes. Mon ouverture se voit accueillie par un petit rire nerveux tandis que je me poste devant les remparts à côté du lord du vieux Rouvre.

Il est vrai que bien peu d’entre nous ont pu parvenir à se laisser happer dans un repos salvateur depuis la défaite. Je ne fais pas abstraction à la règle. Il est des choses que l’on ne peut oublier. Et bien j’imagine que si votre corps n’a besoin que de cela il n’y a aucun problème à dormir si peu. Laissant mon regard se perdre le long du camp s’étendant devant nos yeux dans la lumière des torches du rempart, je laisse le silence s’étirer sans ressentir le besoin de le combler d’aucune manière que ce soit. Le silence fait parfois du bien et c’est mon cas en cet instant. Ce silence est une paix éphémère, une bulle en dehors du temps, en dehors de la guerre qui doit reprendre. Et cette fois c’est finalement le lord qui brise cette absence de sons. La mine sombre et les yeux pochés par la fatigue, je tourne brièvement la tête vers mon vis-à-vis pour capter son regard avant de répondre. La même chose que vous j’imagine lord du Rouvre. La même chose que vous. Etes-vous marié lord ?
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