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Interruption princière [Tour I - Terminé]
MessageSujet: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 17:29

Cela ne faisait que quelques jours que la famille princière avait enfin terminé son périple pour arriver à Goëville, futur théâtre d'un des plus grands tournois que Westeros aurait eu l'occasion de voir. De nobles familles semblaient arriver sans cesses, de grands noms comme de plus modestes. L'on pouvait apercevoir aussi, de temps en temps, de grands chevaliers, ou encore de grands guerriers, des légendes vivantes selon beaucoup, qui laisseraient sans aucun doutes leur marque dans l'Histoire. Des adversaires tous plus fabuleux les uns que les autres. Le prince Roward ferait-il le poids ? Au vu de toutes ces célébrités, le dornien commençait peu à peu à douter de lui. Pour avoir rencontré ser Kevan Gardener et avoir vu ce dont il était capable, ne serait-ce qu'imaginer croiser le fer avec d'autres bretteur de sa trempe ne pouvait que le faire frissonner. L'homme espérait plus que quiconque démontrer au monde que Dorne méritait bel et bien sa réputation. Insoumis, invaincus, intacts. Cette génération espérait respecter ces mots laissés par des aïeux des plus redoutables et, ce tournoi semblait être un excellent moyen de le prouver. Malheureusement, depuis l'arrivée dans le Val, cette confiance avait finie par se dissiper peu à peu. Espérant pouvoir se changer les idées, le Martell se promenait bien volontiers dans les rues de la cité qui lui était encore inconnue, heureux de découvrir de nombreuses choses dans ce grand marché qui semblait avoir attiré un nombre inouï de marchands, espérant plus que tout faire de gros bénéfices grâce à cet événement. De fait, sur les étals l'on pouvait trouver de tout, provenant de tous les royaumes ce qui permettait en outre de traînasser de longues heures là-bas. Toujours en compagnie de ses deux gardes, il n'arriva pas le moindre soucis au prince, qui arborait toujours fièrement les couleurs de sa Maison. Les deux soldats étaient aguerris tout en ayant chacun une spécialité, si l'on pouvait dire ainsi.Le premier, Farouk était une force de la nature. Fils de forgeron il avait commencé le travail du métal très tôt lui offrant ainsi une musculature des plus impressionnante, mais plus que cela, sa très grande taille lui permettait de passer pour un géant et accessoirement dissuader tout malandrin. Son arme semblait elle aussi imposer le respect, une gigantesque hache reposant sagement dans son dos, semblant capable de couper aisément un cheval en deux. Le second, Hakim, quant à lui, semblait être tout son opposé, plus âgé, plus chétif, ce dernier était aussi agile qu'un singe et excellait dans les lancers de couteaux. Tout deux avaient à de nombreuses fois prouvés leur dévotion au prince, qui, pour les récompenser leur offrit ce poste de garde rapprochée.

Malheureusement, vagabonder dans les allées de cette ville valoise ennuya bien vite Roward qui désespérait de pouvoir trouver quelconque occupation. C'est donc après avoir tourné en rond durant une bonne heure que notre ami descendit dans la cour, espérant apercevoir quelques visages connus pour discuter et prendre des nouvelles. Cependant, comme si le destin semblait lui être favorable, son attention fut attirée par quelque chose de bien plus intéressant. Errant sans réel but dans cette cour, un son des plus familiers finit par attiser sa curiosité, celui de l'acier frappant sur le bois et la paille. Intrigué et espérant espionner un peu quelques potentiels ennemis, le prince tomba sur une personne, seule, face à un mannequin d'entraînement, le frappant encore et encore, avec hargne. L'homme semblait relativement fin, mais, malgré ça, les mouvements effectués semblaient plutôt bons. De dos, l'on pouvait apercevoir un tabard de couleur jaune qui était susceptible d’appartenir à bon nombre de Maisons de Westeros. Le regard du prince finit néanmoins par se figer, un peu plus haut, sur ce casque impressionnant, qui semblait disposer d'oreilles. La chose fit légèrement sourire le dornien, peu coutumier à de telles fantaisies. S'approchant avec légèreté, espérant en savoir un peu plus sur ce fameux casque, l'homme qui semblait être un chevalier se retourna face à lui. L'avait-il senti ? L'avait-il entendu ? Roward n'en savait rien. Mais enfin de face, notre ami put enfin voir ce fameux casque en tête de limier. Un travail exceptionnel selon le prince, donner pareille forme devait prendre d'innombrables heures de travail, et, à voir le visage de Farouk, ce n'était pas à la portée de n'importe quel armurier. Le blason enfin visible, l'étranger cru reconnaître celui-ci, une maison de l'Ouest. Tout cela fit tendrement sourire le Martell qui ne put s'empêcher de s'excuser.

« Messire, veuillez m'excuser, je vous avouerai avoir été des plus intrigués par votre casque. Un véritable chef-d’œuvre, votre forgeron doit être des plus exceptionnel pour réaliser cela. Le blason aux trois chiens noirs, les … Clégane me semble-t-il, de l'Ouest. »

Le jeune homme n'avait jamais réellement apprécié l'héraldique, tout comme l'étude géographique des Sept Couronnes, mais, désormais devenu un des conseillers de la suzeraine de Dorne, il se rendait compte à quel point cela pouvait être utile et important. Finissant, enfin, par se rendre compte de son impolitesse, le prince finit par se présenter tout en s'inclinant légèrement en signe de respect, la main sur le cœur.

« Je parle, je parle, mais j'en oublie la plus élémentaires des politesses, veuillez me pardonner. Je suis le prince Roward Martell, de Lancehélion. »

Après s'être relevé, le prince se mit en tête de marcher lentement autour de cet inconnu solitaire avant d'apercevoir un râtelier d'armes d'entraînement, finissant par lui donner une charmante idée pour occuper son temps. Après tout, n'était-il pas connu et reconnu pour son impulsivité et ses actions sur un coup de tête ? Oui, sans cela, le prince Roward … Ne serait pas le prince Roward. Prenant deux lames sur le dit-râtelier, il soupesa chacune d'entre elles pour prendre la plus légère, qui semblait aussi être la mieux équilibrée et légèrement plus courte que les autres. Une arme parfaite pour lui. Se retournant enfin vers le Chien, notre ami lui proposa son idée.

« Que diriez-vous d'un partenaire d'entraînement messire ? Je gage que votre ami de bois commence a se lasser de prendre des coups sans pouvoir y répondre. Je vois là quelques armures de bois et des lames émoussées afin de ne pas nous entre-tuer, je vous avouerai être un peu rouillé à cause de ce long voyage, quelques passes me feront le plus grand bien. »

Sur ses mots, Hakim s'approcha de son maître espérant lui faire comprendre le danger potentiel d'un entraînement avec un illustre inconnu, mais, comme attendu, cela rentra dans l'oreille d'un sourd. Tentant de le rassurer par un sourire chaleureux, le prince ôta la ceinture retenant son fourreau pour le tendre à son ami avant de faire tournoyer sa lame dans les airs avec grande adresse. Peut-être aurait-il dû prendre une seconde lame ? Non, le prince avait encore beaucoup de mal avec sa main gauche, autant profiter simplement de ce moment et s'amuser un peu.


Dernière édition par Roward Martell le Ven 5 Juin - 17:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 23:47



Interruption princière

feat Roward Martell


J'avais l'impression que depuis notre départ de Castral Roc que je n'avais pas eu un seul moment de répit et de détente. J'étais constamment inquiète pour la famille royale, plus nerveuse et gueulant plus facilement, les servants et les gardes royaux en avaient d'ailleurs fait les frais. Le vin que je buvait le soir avant de dormir ne suffisait plus à me calmer, j'avais besoin de frapper quelque chose ou plutôt quelqu'un. Le don des Clegane. La violence innée. Une colère et une rage enfouis en chacun des chiens les rendant difficile à dresser, grognant, mordant à tout va, ce n'est que lorsqu'ils sont avec leur maître qu'ils deviennent de gentil toutous. Le reste du temps ce sont chiens de chasse, de combat et de guerre, toujours assoiffés de sang. Je ne fesais pas exception à la règle. Oh les Lannister pouvaient me traiter comme un chien de compagnie, je n'en demeurais pas moins dangereuse et violente.

Je ne m'était pas entraînée de puis notre arrivé dans le Val et cela me manquait, sachant que je ne pouvais déranger les gardes qui étaient habituellement mes compagnons d'entrainement, mais étant donné qu'ils étaient peu nombreux et devaient surveiller la famille royale, je du me contenter d'un pauvre mannequin de bois et de paille. C'était peu mais au moins j'avais un défouloir, je ne tenais pas à créer des troubles en territoire valois, Loren ne pourrait pas me défendre contrairement à toutes les autres fois dans le Royaume du Roc. Je répétais mes coups depuis une dizaine de minutes quand je discernais des bruits de pas se rapprochant. Je me retournais et me trouvais face à face avec trois personnages. Un jeune homme richement vêtu accompagné par ce qu'il semblait être deux gardes.

Je m'autorisais un sourire en coin sous mon heaume. Ce n'était pas la première fois que l'on me prenait pour un chevalier ou même pour un homme et ce ne sera pas la dernière. En effet mon armure cachait tout signe que je puisse être une femme, cela m'amusait, je pouvais ainsi observer la différence de comportement que les gens pouvaient adopter selon qui ils pensaient être leur interlocuteur. Quand à mon heaume je n'avais pas honte de dire que c'était la pièce d'armure que je préférais. Il me permettait d'être reconnaissable et unique, dans le Royaume du Roc tous les bandits craignaient le bouclier-lige au casque de limier. Il me donnait une allure imposante et effrayante et je mentirais en disant que je n’appréciait pas cela. Le jeune noble se présenta.

Un prince de Dorne ? Voyez-vous ça et il semblait ignorer qui j'étais. Voilà quelque chose qui pourrait occuper mon après-midi et m'amuser... J'imitait son geste en m'inclinant, le poing sur le coeur.


"Je suis en effet un Clegane, votre altesse, mais je ne suis pas chevalier. Je ne suis que l'humble bouclier-lige de mon maître, Loren Lannister, Roi du Roc et Seigneur de Castral Roc."

Ainsi je ne lui montait pas sans trop en dévoiler sur moi et ma voix était en partie déformée par mon heaume, la rendant impossible à identifier comme voix de femme. J'étais curieuse de voir jusqu'où la supercherie pouvait aller. Le prince commença à décrire des cercles autour de moi avant de se diriger vers le râtelier d'armes , il n'allait tout de même pas... Il se saisit de deux lames d'entraînement avant de n'en choisir qu'une et de se retourner vers moi.

Je ris doucement. Voyez-vous ça ? Le petit prince de Dorne veut se frotter au limier enragé des Lannister et bien soit, ce bellâtre allait en avoir pour son argent.


"Ma foi, votre altesse, je ne serais pas contre, mais je préfère vous prévenir..."

Je dégainait mon épée d’entraînement qui partit vers la tête du prince... qui la stoppa avec la sienne.

"Que vous soyez de sang royal ne change rien. Lorsque je me bat, je le fais toujours sérieusement alors un conseil : ne retenez pas vos coups car je ne retiendrais pas les miens."

Je baissais mon bras et reculait de quelques pas mais gardait mon adversaire en joug. Nous tournions en cercle, attendant qui des deux attaquerait le premier. Ce fut lui. Il me donna quelques coups que je parait, non sans difficulté. Par les Sept! Il était rapide, sa tactique me fesait penser à une vipère : bouger lentement et observer sa proie avant de fondre sur elle à une vitesse foudroyante. Un chien se battant contre une vipère, voila qui était cocasse. Après une autre attaque de la part du prince, que je parait à nouveau, je décidais de passer à l'offensive. Je n'étais pas aussi rapide que lui mais je frappais juste... du moins en général. Roward esquivais ou paraît chacun de mes coups, non sans difficultés cependant. Voilà un adversaire très intéressant. Finalement nous tentions une attaque au même instant, nos épées s'entrechoquant, une lutte de force eut lieu, aucun d'entre nous ne voulant abandonner. Son visage était proche de mon heaume, si proche que je pouvais l'observer à travers ma visière : c'était un bel homme, brun,la barbe naissante, le teint bronzé et de magnifiques orbes noires lui servant de yeux. Je me reprenais, je ne devais pas me laisser distraire.

"Vous êtes un adversaire honorable, prince. Je prend plaisir à ce combat, fait rare. Je vois qu'on ne m'avait pas mentit au sujet des talents d'épéiste des dorniens."



Dernière édition par Aléinor Clegane le Mer 20 Mai - 0:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Mar 12 Mai - 3:12

Le chevalier ne semblait pas des plus bavards, ni même des plus avenants. A vrai dire, pour le prince Roward, bon nombre des gens du « Nord » ne l'était guère. Tout semblait bien plus aisé dans son pays, les gens souriaient et semblaient heureux dans plus ou moins chaque circonstances. Tous étaient si chaleureux et ouverts. Peut-être était-ce dû aux mœurs bien différentes que dans le reste de Westeros ? Le jeune homme n'y réfléchit jamais réellement, se contentant d'observer cette différence. De fait, se retrouver devant pareil personnage ne sembla guère choquer le dornien. Après tout, un tel heaume n'était-il pas fait pour intimider justement ? Pour ne pas avoir affaire à d'autres personnes ? Était-ce de la timidité ? De l'introversion ? Ou tout simplement de l'antipathie vers le reste de l'espèce humaine ? Ou encore était-ce pour cacher un hideux visage ? Le prince n'en savait rien et ne s'y intéressait guère pour le moment, se contentant de se présenter en bonne et due forme après son irruption des plus malpolie. Contre toute attente, le Limier face à lui ne semblait pas être un si grand ours que ce dont il avait pu penser au premier abord. L'homme en armure s'inclina de la même façon que son interlocuteur, se présentant comme le bouclier-lige du seigneur Loren Lannister, tout en le nommant majesté, chose qui le fit légèrement rire. Bien que prince et ayant été habitué au plus grand des luxes, le protocole ne lui avait jamais plu, ce genre de politesse non plus. Malgré son titre, notre ami restait des plus simples, de ceux à aller boire et festoyer auprès de ses soldats à la suite d'une victoire. Danser, chanter avec eux comme n'importe lequel des hommes. Cela ne plaisait guère à sa grand-mère, mais au final, celle-ci avait appris à l'accepter, ayant compris la complexité de la tâche visant à faire changer le second de la fratrie. Malgré tout, le petit-fils compris à quel point l'image devait être importante et de fait, qu'il fallait faire attention à tout cela. Cependant, cela ne l'empêchait pas pour autant, de temps en temps, de dire ce qu'il pensait.

« Oh, je vous en prie, vous n'avez pas besoin de vous montrer si pointilleux avec le protocole, je vous avouerai n'avoir jamais été des plus à l'aise avec tout ça. »

Le prince se mit à rire de nouveau légèrement, tandis que ses deux gardes à la peau cuivrée et d'onyx le regardaient d'un air las et désespéré. Pour le suivre de partout depuis quelques temps désormais, ces deux hommes avaient appris à le connaître, lui et sa façon d'être si particulière. Ce qui le stoppa dans son rire cependant, ce fut l'image de sa très chère sœur, le reprenant une fois de plus sur le respect de ce fameux protocole. Après tout, il était désormais le plus proche parent de la suzeraine de Dorne, autant ne pas faire de vagues.

« Veuillez me pardonner pour cette erreur malencontreuse, je vous avouerai ne pas être particulièrement informé quant aux us et coutumes de la chevalerie, alors en reconnaître un … Je ne peux que supposer lorsque je vois un guerrier en armure lourde. Cependant, pour ce qui est de votre titre, je ne pense qu'il soit humble, bien au contraire. »

C'est à ce moment-là que le prince se mit à vagabonder tranquillement derrière l'homme en armure jusqu'à tomber sur ce fameux râtelier d'armes pour enfin faire sa proposition d'entraînement au Clégane. La proposition sembla faire rire l'homme en armure. Se moquait-il du prince ? Le sous-estimait-il ? Si cela était le cas, celui-ci allait s'en mordre les doigts, Roward avait tout fait pour devenir une des plus fines lames de Dorne, espérant un jour se hisser dans l'élite de Westeros, ce qui lui avait apporté une certaine expérience du combat et une assez grande adresse, une épée en main. Suite à ce rire, l'ouestien dégaina une autre épée et sembla vouloir prévenir son nouveau compagnon de se donner à fond, car lui, ne ferait nul cadeau. La chose plu au prince qui se vit arriver vers son visage, à pleine vitesse, la lame de son adversaire, sans doutes pour montrer qu'il était sérieux. Parant le coup, le jeune homme sourit, heureux.

« En voilà une proposition intéressante, moi qui espérait vous demander de ne pas me ménager juste parce que je suis un prince, me voilà comblé. »

Une fois les deux lames séparées, le combat put réellement commencer. Farouk et Hakim se retirèrent légèrement sur le côté, prêt, malgré tout, à intervenir au moindre moment. Le plus adroit des deux avait déjà dégainé ses couteaux de lancers, au cas où. Les deux combattants quant à eux se fixèrent en se tournant autour, espérant entrevoir une quelconque ouverture pour passer à l'attaque. Ne voyant pas grande faiblesse dans la garde du Chien, ce fut le prince qui passa à l'offensive, profitant de son agilité et de sa légèreté pour ruer de coups cet homme du Nord. Contre toute attente, ce dernier sembla bloquer chaque coups, non sans difficulté. Après avoir repoussé un coup d'épée mal ajusté, l'homme en armure passa à l'attaque, de façon foudroyante, manquant de peu d’attraper le menton du prince qui esquiva la lame émoussée grâce à une certaine souplesse qui lui avait déjà sauvé la vie plus d'une fois. Ainsi donc, le Clégane se battait sérieusement ? Cela plut beaucoup au prince qui souriait, malgré la pluie de coups qui s'abattait sur lui, l'obligeant à esquiver et parer, jusqu'à voir cette fameuse ouverture, le faisant se plonger dedans. Malheureusement, leurs épées s'entrechoquèrent, avant de se glisser l'une contre l'autre, dans une lutte qu'aucun des deux ne semblait être prêt à abandonner. Une fois de plus, l'homme prit la parole, se disant heureux de le combattre, prenant même du plaisir, chose qui était rare, avant d'évoquer les rumeurs sur les épéistes de Dorne. Cela fit légèrement rire le jeune homme qui continuait à forcer, espérant repousser l'homme.

« Je crains fort que Dorne soit particulièrement reconnu pour ses lanciers, plutôt que ses épéistes, mais vos compliments me vont droit au cœur, tout comme le fait de vous voir combattre réellement. »

Finissant par relâcher légèrement la prise, Roward se recula vivement d'un pas, préparant ainsi l'esquive du prochain coup qui fut vertical, passant par dessous, le prince tenta une attaque qui fut parée, une fois de plus. S'ensuivit une danse effrénée de coups des deux côtés qui sembla durer une éternité avant que, sur un coup risqué, le dornien ne passe sous un coup d'épée tout en avançant d'un pas, espérant ainsi se retrouver dans la garde du guerrier et ainsi pointer sa lame sous la gorge de son adversaire. S'arrêtant avant qu'un malencontreux accident ne puisse arriver, le jeune homme inspira et expira deux grandes fois, espérant ainsi reprendre son souffle avant de rire avec légèreté, heureux de cet échange.

« Vous êtes un valeureux adversaire messire, je me répète peut-être mais, je doute fort que l'épithète utilisé puisse correspondre à votre rang et, de ce que j'ai vu, vous le méritez grandement. Je gage que rares sont ceux à pouvoir atteindre le seigneur du Roc avec pareil protecteur. J'ai pris moi aussi grand plaisir dans cet entraînement, mais, aurai-je le privilège de connaître votre nom ? »
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Mar 12 Mai - 15:28



Interruption princière

feat Roward Martell


Quand était-ce la dernière fois que j'avais autant pris plaisir à un combat ? Peut-être lorsque j'avais affronté en duel le Capitaine de la Garde Royal du Val, Smaug Corbray il y a de cela quelques années, mais depuis ? Oh je mentirais si je disais que je ne prenait pas plaisir à écraser mes adversaires et mêlées ou en joute ou même traquer et tuer des bandits, là n'était pas le problème. Non c'était prendre du plaisir lors d'un duel face à un adversaire valeureux, me battre face à quelqu'un qui savait réellement se servir d'une épée. Ils n'étaient pas nombreux ceux qui pouvaient se vanter d'avoir tenu tête aussi longtemps à la Chienne des Lannister et d'être parvenu à la mettre en difficulté. Notre petite dance dura un bon moment. Parade. Esquive. Attaque. Parade. Esquive. Attaque. Vous avez compris. Aucun de nous deux n'eu réellement le dessus pendant tout ce temps. Je ne saurais dire à quel point j'étais contente d'avoir enfin trouvé un adversaire à ma hauteur et au même niveau que moi, il aura tout de même fallu que ce soit un prince dornien. Le dit prince finit d'ailleurs par avoir raison de moi. Alors que je lui décrochais un coup d'épée verticalement, il se baissa, fit un pas vers moi et avant que j'eu le temps de réagir sa lame se trouvait sur ma gorge. Le Prince Roward m'avait tant épuisé et j'étais tellement obnubilée par le fait d'avoir enfin trouvée un partenaire d'entraînement valeureux que je m'étais faite avoir en beauté par un coup de base... Je ne savais si je devais être en colère ou bien applaudir.

Flatteur et charmeur, comme tout bon dornien. Je devais bien admettre que le voir ainsi, me tenant en joue, essoufflé, en sueur et avec son sourire triomphant le rendais incroyablement attirant. Il pouvait se vanter non seulement d'avoir battu la Chienne des Lannister, mais aussi de lui plaire. Un question plus importante s'imposait : devais-je laisser tomber le masque maintenant ? Dans tous les sens du terme. Après tout le prince m'avait prouvé qu'il était un adversaire de valeur, il méritait bien de connaitre la vérité. Je jetais mon épée et soupira.


"Je vous remercie, prince. C'était un combat passionnant et vous pouvez vous targuez d'être le premier combattant à me vaincre depuis des années. J'espère d'ailleurs prendre ma revanche lors du tournoi si vous y participez, mais dans tout les cas vous avez amplement mérité de connaître on nom et mon visage..."

Je défis les sécurité de mon heaume avant de l'enlever. Les gardes du prince furent surpris, mais leurs réactions fut moins exagérée que la plupart des gens. Je n'étais pas sans savoir que les femmes à Dorne avaient un statut particulier et il n'était pas rare qu'elles savent manier le fouet ou la lance. Les dorniens avaient mon respect et ma sympathie pour cela, en plus du fait qu'un de leurs princes soit parvenu à me battre. Je souriait poliment avant de me présenter.

"Aléinor Clegane, héritière de la maison Clegane. Aussi connue sous le nom de "Chienne des Lannister".

Lorsque l'on avait commencé à me surnommer ainsi j'avoue avoir été grandement gênée avant que je ne comprenne que si ce nom me valait quelques quolibets et autres blagues graveleuse, il inspirait surtout la crainte dans le Royaume du Roc. Oh nombreux était ceux qui rigolais de ce surnom, mais plus nombreux encore était ceux qui tremblaient à son écoute. Bien vite on me baptisa d'autre titres : le limier enragé, le chien infernal, le dogue de l'Etranger et bien d'autre encore que j'oublie. Tout ça pour dire qu'aujourd'hui je retirais une certaine fierté de mon titre de "Chienne des Lannister". J'adorais mes maîtres et j'aimais les servir. Que demandez de plus ? Je mis ma main sur la pointe de l'épée toujours présente sur ma gorge et la fit descendre, en fixant le prince dans les yeux.

"Je lis dans votre regard de la surprise. J'eu crut que les dorniens avaient plus l'habitude de voir des femmes manier l'épée que nous autres, peuple du nord."



Dernière édition par Aléinor Clegane le Mer 20 Mai - 0:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Lun 18 Mai - 3:19

Cela faisait bien longtemps que le prince n'avait pas affronté un adversaire si compétent lors d'un simple entraînement. Oh, des vrais combats, Roward en avait fait de nombreux, particulièrement aux frontières du Bief, mettant régulièrement sa vie en jeu, ne faisant que le rendre meilleur encore et encore. Il avait même eu la … Chance de rencontre le seigneur Kevan Gardener, qui fut sûrement le plus grand guerrier sur lequel les yeux du jeune prince ne s'étaient jamais posés. Ce fut aussi la première fois que le dornien eut réellement peur devant un adversaire. Pour ce qui était des entraînements, de part son expérience des champs de batailles mais aussi sa détermination à protéger ses sœurs tout comme à prouver à sa grand-mère qu'il n'était pas faible, rares étaient ceux à pouvoir réellement tenir tête au jeune homme à Lancehélion. Son maître d'armes, Dezial fut surpassé depuis longtemps, tout comme son frère, qui, sans doutes, se reposait sur ses lauriers. De fait, se retrouver dans un guerrier qui possédait un niveau avoisinant le sien ne pouvait que lui faire plaisir. Dans tous les cas, l'homme en face de lui avait de nombreuses fois affronté la mort, cela se voyait sans le moindre mal. De l'ennui total, Roward était passé à la plus grande des extases, que l'on pouvait aisément lire sur son visage, souriant comme personne. Le combat fini, cette extase ne s'était pas décidée à retomber, le laissant sourire encore et encore, malgré le souffle lourd et les gouttes de transpiration qui ruisselait le long de ses pattes.

Lorsqu'il fut question de se dévoiler, l'homme soupira longuement avant de jeter son arme au sol, remerciant l'étranger pour ses compliments, exprimant sa gratitude pour ce combat, avant de lui faire une annonce qui fit le plus grand plaisir au prince. C'était le premier à l'avoir vaincu depuis bien des années. Son sourire ne put que s’agrandir, encore et encore, faisant même légèrement accélérer son cœur. Il fut aussi question de revanche lors du tournoi, si d'aventure il y participait. Mais avant que notre ami puisse répondre quoi que ce soit, le Clégane finit par ôter son heaume des plus impressionnants pour révéler qu'il était en fait une Clégane. Cela laissa bouche-bée le jeune prince. Ce n'était pas de voir une femme en armure qui le stupéfia, ni de voir une femme savoir si bien manier l'épée non. Dorne était même plutôt reconnue pour enfanter des guerrières impressionnantes qui n'étaient en aucun cas mal vue auprès de leur pairs. Non, ce qui surpris grandement notre ami, ce n'était autre que de la beauté de cette jeune femme. Une longue chevelure de jais qui mettait parfaitement son visage étonnement fin pour une guerrière qui semblait habituée au port des armes. De magnifiques yeux clairs à mi-chemin entre le vert et le marron, créant une nouvelle couleur des plus exquises, mais aussi un sourire à réchauffer le cœur de n'importe quel homme triste. Oui, le prince resta silencieux un bref instant devant pareil spectacle.

Après avoir enfin ôté son heaume, la belle se présenta sous le nom d'Aléinor, héritière de la maison Clégane, surnommée la Chienne des Lannister. Devant pareil surnom, le sourire du dornien s'amenuisa quelques peu. Comment pouvait-on faire porter pareil nom à pareil présent offert par les Dieux ? Puis, en se disant que la jeune femme avait dû botter les nombreuses fesses de tous ceux qui avaient eut la lumineuse idée de se moquer d'elle, cela lui fit retrouver son sourire. Voyant que son partenaire d'entraînement ne disait plus rien, la combattante sembla être surprise, ayant pensé que les dorniens avaient un regard différent sur les femmes combattantes que ceux du Nord, comme elle. Retrouvant enfin ses esprits, le prince coinça sa lame sous son aisselle pour venir prendre avec délicatesse la main gantée de métal de la demoiselle pour venir la baiser avec délicatesse.

« C'est un honneur lady Aléinor. J'ose espérer que vous me pardonnerez pour ce moment d'absence. J'ai été surpris, oui, mais pas pour les raisons que vous avez cité. Je vous avouerai ne pas être très au courant de ce qu'il se fait à travers les différents royaumes, mais … Jamais je n'aurais pensé que le roi de l'Ouest prenne une femme comme protectrice, je pensais que cela était … Mal vu par chez vous. Mais … Là où j'ai été le plus surpris, je dois l'avouer, c'est par votre doux visage. Vous êtes sublime, ma dame. »

Relâchant la main de la belle quelques instants il s'abaissa pour récupérer la lame traînant sur le sol pour enfin lui tendre, avant d'aller rejoindre le râtelier d'armes afin d'entreposer la lame empruntée. Au même moment, rieur et amusé, le guerrier se permit une remarque en toute légèreté.

« Désormais, je comprends la raison du port de ce terrifiant casque, vous craignez que lady Sharra Arryn ne vous jalouse, apeurée de perdre son titre de plus belle femme de Westeros ? Comme je vous comprends ! »

Riant avec bon cœur, le prince vint se repositionner, heureux, face à cette jeune femme de l'Ouest, ne pouvant s'empêcher de se perdre dans ses yeux et son sourire, qui, sans doutes, resteront gravés à tout jamais dans son cœur et son esprit. Après un bref instant de contemplation, le prince reprit joyeusement la parole.

« Pour répondre à votre question, je participerai bel et bien au tournoi, cependant, je ne suis pas sûr de pouvoir me montrer sous mon meilleur jour. Je ne suis guère habitué aux armures utilisées pour les joutes et les mêlées, de fait, je ne suis pas sûr de faire bonne impression. Et vous ? Participerez-vous ? Loin de moi l'idée de vous offenser, mais, les femmes sont-elles autorisées durant pareil tournoi ? Je pense que la ch … Ahah … Je suis désolé, je crains de ne jamais réussir à vous appeler par ce surnom mylady. Cela dit, vu ce que vous m'avez montré, vos adversaires auraient bien du soucis à se faire. »
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Mer 20 Mai - 0:25



Interruption princière

feat Roward Martell


Je connaissais la réputation des dorniens. On les disais flatteurs, charmeurs et suaves, cela aussi bien les hommes que les femmes. Je ne prêtais guère attention à ce genre de rumeurs, je préférais de loin rencontrer les personnes en question afin de me faire ma propre opinion à leur sujet ; cependant je gardais toujours en tête que les rumeurs avaient un fond de vérité, elles ne démarraient jamais par hasard. Pourtant force était de m'avouer qu'alors que le prince Roward me complimentait sur mon apparence et baisait ma main gantée de métal, que j'avais en face de moi le cliché même du parfait dornien. Par les Sept! Quand était-ce la dernière fois qu'n homme m'avait ainsi parlé ? Je n'en avais pas souvenir. Les plus proche compliments que j'ai pu avoir venait de la bouche des prostituées des maisons closes, elles étaient doués pour satisfaire leurs clients et ce de n'importe quelle manière. En dehors de cela je n'avais jamais été complimenté de la sorte. Il faut dire que les hommes qui m'approchaient souhaitait soit me tuer soit partager ma couche et dans les deux cas ils s'y prenaient pitoyablement, manquant clairement de tact et de technique. Dans le premier cas ils avaient tous échoués et dans le second et bien... disons que rares étaient ceux que j'estimait digne de partager ma coucher. Je suis peut-être la Chienne des Lannister, mais je ne couche pas avec n'importe quel gueux venu.

Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher d'être légèrement gênée, peu habituée à de tels compliments surtout d'un jeune homme aussi séduisant et charmant et un prince de surcroît. Le dornien alla remettre sa lame d'entraînement sur le râtelier, riant en clamant que mon heaume servait à cacher ma beauté afin que la reine Sharra ne me jalouse. C'était tout juste si mes joues ne se teintaient pas de rouge. Par tous les dieux! Comment pouvais-je me retrouver à être comme une vierge voyant pour la première fois un homme nu ? A ce moment précis je ne souhaitais rien de plus qu'enfiler mon casque afin de cacher ma gêne, mais cela n'était pas digne d'un Clegane de de fuir. Je n'étais pas de ces chiens à fuir la queue entre les jambes face à la moindre menace. Je reprenais constance avant de répondre au prince Roward.


"Je vous remercie, prince, cependant mon casque n'a pour but que d'intimider et d'effrayer. Voyez vous être bouclier-lige, ou plutôt chien de garde en mon cas, d'un roi est un métier de tous les instants. Je ne peux me permettre de relâcher ma vigilance et croyez-moi bien des incidents ont été évité grâce à ce heaume. Nombreux sont les brigands du Royaume du Roc à avoir fuit à sa seule vue. Mon rôle est de protéger mon Roi et les siens et pour cela je dois nécessairement passer par la peur et l'intimidation."

Combien fois avais-je vu la terreur dans leurs yeux alors que je venais de leur apparaître ? Bien des fois et je mentirais si je disais que je ne tirais pas un certains plaisir de cela. Presque autant que lorsque je leur fendais le crâne avec Silence. Quel chien ne prend pas plaisir à touer sa proie après l'avoir longuement chassé ? Le prince Roward renchéri m'expliquant qu'il participera au tournoi, mais peut-être pas sous son meilleur jour. Par ailleurs il refusait de m'appeler Chienne. Je lui souriait

"En effet les femmes sont autorisées à participer et par ailleurs je dois démontrer aux Fer-Nés qu'ils ne sont pas les seules à bénéficier de guerrières.

N'ayez crainte je ne suis nullement offensé cependant sachez que vous n'êtes pas le premier à refuser de m'appeler par mon surnom. Je comprend que cela puisse vous gênez."


Je repris mon observation du prince. Sans mon heaume je pouvais mieux détailler son visage. Il était un plus grand que moi, bien battit sans être pour autant une montagne de muscle, je pouvais d'ailleurs deviner des muscles fins sous sa tenue. Son teint hâlé s'accordait parfaitement avec ses yeux noirs et ses cheveux bruns. C'était un bel homme, définitivement. Je me rapprochais de lui, souriant à pleine dent, face à face, parlant à voix basse de manière à ce qu'il soit le seul à m'entendre.

"Vous êtes un terrible flatteur et charmeur, prince Roward. Vous savez manier les mots avec brio, vous ne m'auriez déclinez votre identité j'eu cru que vous étiez un ménestrel. Un ménestrel très doué..."

Ma main gantée d'acier vint se poser délicatement sur son torse. C'était trépasser le protocole, mais je n'avais cure. Notre rencontre ne s'était déjà pas faites dans les règles de l'art.

"Cependant je suis sans doute loin d'être la première femme à laquelle vous récitez de la poésie. Sachez qu'il faut plus que quelques belles paroles pour amadouer un chien..."

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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Sam 23 Mai - 2:26

Oh que cette journée était devenue intéressante pour le prince. Lui qui s'embêtait fermement, rencontrer pareille personne n'était rien d'autre qu'un cadeau offert par les dieux, tout simplement. Belle elle l'était, oh oui, sans doutes plus que quiconque. Pensait-il ses mots en la comparant à lady Sharra, que nombreux étaient ceux à considérer comme la plus belle femme de Westeros ? Je pense que oui. Cette femme avait tout pour plaire, son visage était des plus agréables, mais plus que cela, la guerrière dégageait ce petit quelque chose qui la mettait au-dessus. A ces mots, le dornien put apercevoir un air de surprise apparaître sur les doux traits de la Clégane, semblait gênée de la situation. Cela le fit sourire avec tendresse. Ainsi donc, rares étaient les hommes à lui conter combien elle était belle ? Sans doutes était-ce pour lui une bonne nouvelle. Se perdant quelques instants dans ses pensées, Roward s'imagina les raisons derrière cela. Sans doutes la peur. Au vu de ses compétences martiales, rares étaient ceux à pouvoir lui tenir tête en combat singulier. La peur de prendre un mauvais coup sûrement, d’attiser sa colère où je ne sais quoi encore. Cela a certainement du dissuader le tout-venant. Pourtant, du point de vue de l'étranger, une guerrière avait quelque chose de très attirant. Peut-être était-ce aussi à cause de ce casque en tête de Limier ? Cela était impressionnant pour sûr. A ce sujet, la belle finit par donner les raisons de ce port, donnant ainsi raison à cette pensée. En effet, nombreux devaient être ceux à détaler à sa vision.

« Pour cela, je vous fais confiance. Je gage que votre nom et votre casque doivent être connus dans l'Ouest désormais. Un outil des plus utiles si celui-ci empêche de faire couler inutilement du sang. Cela dit, de mon point de vue, je le trouve magnifiquement créé. Mais, n'est-il pas lourd ? Je gage aussi que pareil heaume doit aussi restreindre votre vision. Je ne pense pas être capable de combattre avec pareil équipement un jour. »

Roward sourit sur ces mots. Non, il n'était pas fait pour porter une armure lourde, préférant de loin l'agilité et l'esquive à la puissance et la parade. C'est ce qu'on lui avait enseigné et c'est ce qui lui correspondait le mieux. Et puis, qui serait assez fou pour porter autant d'acier sur soi dans les déserts brûlants de Dorne ? Peut-être pour mettre fin à sa vie, qui sait ? Dans tous les cas, quiconque se promènerait dans pareille chose finirait par cuire, tout simplement. Malgré tout, il ne remettait pas en cause les usages des pays du Nord, comprenant la démarche ayant poussés ces guerriers à tant se protéger. Il n'adopterait juste jamais ce point de vue.

S'ensuivit alors le sujet du tournoi et de ce fameux surnom. Oui, Aléinor allait participer au tournoi, expliquant qu'elle montrerait aux fer-nés qu'ils ne sont pas les seules à posséder de grandes guerrières. Cela le fit sourire, Dorne aussi regorgeait de grandes guerrières après tout. Très vite, la jeune femme enchaîna sur le fait qu'elle ne prenait pas mal le fait qu'il ne puisse l’appeler par ce nom, qu'elle comprenait cela, cela le rassura quelque part.

« Dans ce cas, j'espère pouvoir assister à vos combats, mylady. Je gage que quelques guerrières de Dorne et du Nord participeront aussi, pensez à ne pas les oublier, Dorne engendre depuis longtemps de redoutables lancières, et le Nord … Des brutes je suppose. »

Le prince se mit à rire quelques instants, avant de reprendre toujours souriant.

« Je comprends que ce surnom puisse effrayer dans l'Ouest, je gage que celui-ci est associé à quelques faits d'armes notables, mais … D'un point de vue externe, je … Trouve cela déplacé et irrespectueux, ainsi, je suis heureux que vous ne m'en vouliez pas pour cela. »

Après un bref instant, la jeune femme finit par s'approcher du prince, très près, dangereusement près. Elle souriait à pleine dent, semblant heureuse comme jamais de cet instant, tandis que lui, de son côté ne pouvait que se perdre dans ses yeux et se sourire qui, à n'en point douter, resteraient à jamais gravés dans son cœur. Comment oublier une des merveilles de Westeros ? Il ne réagit guère lorsque la main fut apposée sur son buste, continuant à l'écouter d'une oreille distraite, toujours happé par ce spectacle. Lorsqu'elle eut fini de parler, il se passa une bonne poignée de secondes avant que Roward ne réalise enfin sa semi-absence. Retrouvant ses esprits, il regarda avec tendresse cette main posée sur lui pour venir l'emprisonner délicatement, souriant à son tour comme un enfant.

« Veuillez m'excuser, je crois bien que j'ai été ébloui, si bien que le choc m'emmena bien loin d'ici. Je dois vous remercier pour vos compliments ma très chère, cela réchauffe mon cœur que mes talents oratoires soient comparés à de tels virtuoses. Aurais-je raté ma vocation ? Cela dit, au risque de vous décevoir, les femmes conquises par ma poésie ne peuvent effectivement se compter sur les doigts de la main, mais … Sachez que chaque femme est unique, tout comme les mots prononcés pour chacune d'elles. Cela serait un affront à la beauté ainsi qu'à l'intelligence féminine que de vous réciter quelques jolies phrases toutes faites. »

Riant avec légèreté, montrant une certaine joie due à cet échange, le jeune homme ôta le gant de métal de la belle pour venir la poser, toujours avec une infinie douceur, contre son cœur.

« Mais peut-être croirez-vous mon cœur plutôt que ma langue ? Et me permettriez-vous d'essayer d'amadouer un chien avec de la musique ? Celle-ci de ment jamais et, à l'instar de ces chers ménestrels je suis quelques peu musicien, loin d'être aussi doué que ceux-ci, mais, je caresse l'espoir d'arriver à toucher votre cœur. »

Relâchant sa main, la laissant reposer sur sa poitrine, le dornien prit soudain conscience d'une chose. La jeune femme était au service du roi du Roc, de fait, celle-ci devait avoir bien des engagements, et sans doutes des choses bien plus importantes à faire que d'écouter un beau parleur jouer de la musique et tenter de l'amadouer. Peut-être verrait-elle là une porte de sortie pour s'échapper des griffes de cet homme ? Dans tous les cas, notre ami en profita pour glisser une galante invitation à ses mots.

« Mais … Je ne voudrais pas abuser de votre temps, quelqu'un doté de pareilles charges doit avoir beaucoup à faire. Personnellement, j’errais sans but avant de croiser votre chemin. Je suppose que, je ne pouvais espérer tomber sur pareille femme. Et je ne peux que rêver arpenter les rues de la cité en si belle compagnie, si tant est que vous avez du temps à m'accorder. »
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Dim 24 Mai - 20:07



Interruption princière

feat Roward Martell


Je devais le reconnaître, le Prince de Dorne, Roward Martell, me plaisait et m'amusait. Il faut dire que ce n'est pas tous les jours qu'une chienne parvient à capter l'attention d'un soleil qui lui fait bénéficier de ses rayons et de sa chaleur alors qu'elle est plutôt habituée à l'ombre du Lion. La Chienne des Lannister est plus habituée aux ordres qu'aux compliments même si il lui arrive parfois d'être récompensée par une caresse. Combien même je n'ai jamais faillit à son devoir, un bon chien n'a que faire si ses maîtres ne l'aime pas, lui les aimes. Je n'étais pas traité comme un chien de compagnie par les Lannister, mais je devais bien admettre que mes années de services auprès d'eux m'avaient quelque peu adoucie, à moins que ce ne soit l'âge qui commence à me jouer des tours. Je n'étais que dans ma trente et unième année, mais je savais qu'au fil des ans je ne serait plus aussi performante que maintenant. Je doutais même que je puisse tenir encore une décennie alors viendrais pour moi le moment de céder ma place... Bah! Nous n'y étions pas encore.

Revenons au moment présent. Je m'étais tendu dès que le prince avait ôté mon gantelet. Comment ? De quel droit osait-il ? Cette armure était une partie intégrante de moi, elle était un cadeau de Loren et je la chérissais comme tel, elle était ma protection de la même manière que j'étais celle de mon Roi. Pour que je me sépare d'elle, pour que je m'en dévêtisse il fallait l'avoir mérité. Le prince Roward avait prouvé sa valeur à l'épée, mais qu'en était-il du reste ? Je restais sur mes gardes, prête à réagir au moindre gestes suspects lorsque mon interlocuteur posa ma main désormais dénudée sur son cœur. Imitant mon geste avec plus de... de quoi ? De douceur ? Encore un geste auquel je n'étais pas habitué.

Amadouer un chien avec de la musique hein ? Pourquoi cette offre me semblait étrangement tentante ? Le prince Roward était un beau jeune homme, quel âge pouvait-il bien avoir par ailleurs ? Il devait être dans les âges de Lyman, peut-être légèrement plus vieux, mais pas de beaucoup. Dans tous les cas il avait sans doute mieux à faire que de courtiser la Chienne des Lannister... Courtiser ? Est-ce que un seul homme m'avait déjà courtiser ? Si c'est le cas je n'en ai pas souvenir. Oh on avait déjà bien essayé de me séduire, mais étant donnée le niveau intellectuel de la plupart des chevaliers ce n'était guère brillant. Je devais bien admettre que le prince dornien contrastait complètement avec eux.

Ma main toujours sur sa poitrine, il s’enquiert de mon emploi du temps présumant que mon rôle de bouclier-lige du Roi du Roc devait m'empêcher de flâner ainsi. Il n'avait pas tout à fait tort, j'avais réussi à m'accorder un peu de temps libre pour m'entraîner, mais souvent mes instants de repos se limitaient à cela. Je restais silencieuse quelques instants, observant le visage de Roward, scrutant ses traits à la recherche d'un quelconque signe de moquerie ou de plaisanterie. Rien. Le prince semblait sincère dans ses paroles et dans ses sentiments.

J'enlevais doucement ma main de sa poitrine et reprit mon gantelet de ses mains.


"Ma foi... J'ai du temps à vous consacrez là n'est pas le problème, c'est plutôt l'attention que vous me portez. Comprenez-moi ce n'est pas tout les jours qu'une chienne attire ainsi les rayons du soleil sur elle. J'ai plus l'habitude de l'ombre du Grand Lion.
Mais si après être parvenu à battre la Chienne des Lannister, vous pensez pouvoir l'amadouer avec de la musique, je vous en prie. Essayez."


Ma main désormais dénudée était venue frôler celle de Roward, la caressant légèrement du bout des doigts. J'encrais mon regard vert dans le sien, sombre comme les nuits sans lune, lui souriant. La Chienne avait accepté la proposition du Soleil. Ses rayons réchaufferont-ils son cœur ou bien sera t-elle brûler par sa chaleur ?

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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Mer 27 Mai - 17:58

Pour ce qui était de courtiser les demoiselles, vous vous en seriez sûrement douté, mais, notre jeune ami n'en était pas à son coup d'essai. Perpétuant la longue tradition des Martell que d'être des beaux-parleur et des coureurs de jupons, le prince faisait honneur à ses ancêtres. Cependant, contrairement à ce que mauvaises langues pouvaient raconter et ce que de faibles esprits pouvaient penser, il n’était en aucun cas un goujat, bien au contraire. Notre ami était des plus respectueux, des plus courtois, un bon prince sous toutes les coutures, chevaleresque même, parfois. Les dieux crurent bon de lui offrir le don du verbe, faisant de lui un orateur plaisant à écouter, particulièrement lorsque l'auditoire était une charmante demoiselle. Pour ne rien vous cacher, lorsqu'il en venait à séduire une charmante jeune femme, plus particulièrement lorsqu'elles étaient nobles, il ne s'attendait nullement à une quelconque douce étreinte. Le jeu de la séduction lui plaisait tout simplement, voir des yeux emplis de joie ou de gêne, des joues rougissant par le simple pouvoir de ses mots, ou encore une voix balbutiante et enjouée … Cela suffisait grandement à faire battre son cœur. Un homme sage dit un jour "L’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage", chose qui correspondait bien à l'état d'esprit du jeune dornien sur la chose. Je ne vous cacherais cependant pas que, lorsque les jeunes femmes séduites semblaient ouvertes à quelques caresses passionnées, cela ne dérangeait en aucun cas le représentant de Dorne, qui, en bon prince, se devait de répondre aux attentes d'une gente demoiselle en détresse. N'imaginez cependant pas qu'il était de ceux à vouloir dérober la fleur de nobles dames, afin de les afficher à son tableau de chasse. Non, il était bien plus respectueux que cela, ne pouvant s'empêcher de penser à ce que pourrait devenir la vie de la belle après pareille chose.

Malgré son expérience, la délicieuse guerrière du Roc semblait être une première pour lui. Celle-ci semblait méfiante aux mots de son interlocuteur. Non pas qu'elle le voyait comme un gredin, la tête emplie de mauvaises pensées, non. Celle-ci semblait ne pas croire à la sincérité de ces mots. Chose des plus étranges pour le jeune prince. Ce fut en effet la première fois qu'une demoiselle n'accepte pas avec facilité ces mots. Cela montrait surtout qu'il avait encore des progrès à faire du côté de son éloquence. Après tout, étant désormais le frère de la suzeraine de Dorne et, second sur la ligne de succession, son don pourrait avoir une utilité pour le bien de son pays, un jour ou l'autre, autant l'entretenir de la plus belle des manières. Après tout, les dieux avaient-ils créés plus belle chose que le doux sourire enjoué d'une femme ? Non, certainement pas.

Ne pouvant décemment pas baisser les bras face à une des merveilles de Westeros, continua ses attaques, remarquant néanmoins que quelques phrases semblaient atteindre la belle, finissant par proposer de complètement revêtir la panoplie du ménestrel pour elle, en allant jusqu'à lui jouer une sérénade, espérant ainsi amadouer le chien qui se terrait quelque part en elle. Pour son plus grand bonheur, la jeune femme semblait réceptive à cette idée, bien que ses mots trahissait un manque de confiance quant à sa réussite, tout comme dans les mots que son charmeur lui servait depuis quelques instants. Avouant que rares étaient les fois où l'attention se portait sur elle. Souriant tendrement, le prince ne put retenir un léger rire.

« Sans doutes que les prétendants ont peur de vous ma très chère. Excellente combattante, protectrice du seigneur du Roc, cela a de quoi impressionner. Votre casque, quant à lui, ne fait que renforcer la chose, je … Peux comprendre les timides et les peureux. Mais voyez, je ne suis ni l'un ni l'autre et, je gage que si vous vous promeniez en une tenue plus décontractée dans les jardins de la cité, nombreux seront les hommes tombant sous votre charme à vouloir s'essayer à la difficile tâche que de dérober votre cœur, ou ne serait-ce que pour capter votre attention. »

Sur ses mots, leurs mains finirent par se frôler, dans une douce caresse des plus agréables pour le prince, tandis que dans la proximité, leur regard se croisa longuement, faisant tomber de plus en plus le prince sous le joug de ces deux émeraudes. Souriante, elle semblait heureuse, contrairement à ce que ses mots pouvaient faire penser. Quel était son réel état d'esprit ? Je dois vous avouer que le jeune prince restait perplexe face à cette énigme. Cessant ce délicieux jeux de caresse pour lui attraper la main avec une infinie douceur, notre ami espérait la faire s'asseoir sur un banc non loin de là, afin de se retrouver seuls de la plus belle des façons, tandis que lui espérait la conquérir grâce à sa musique.

« Si vous permettez ... »

Portant cette main avec respect et délicatesse, le prince l'entraîna tendrement, profitant de cette proximité loin des oreilles dorniennes pour lui glisser quelques mots doux, une fois encore.

« Si seulement l'on pouvait les voir autrement que derrière ce heaume, je suis certain que nombreux seraient ceux à vouloir se battre pour vos yeux. Je n'ai jamais vu de vert si pur autrement qu'au travers d'une émeraude. »

Souriant malicieusement, le jeune homme installa sa belle sur le fameux banc avant de retourner auprès de Hakim pour enfin reprendre sa ceinture, sur laquelle avait été fixée un étui en cuir, légèrement renforcé de métal où sa fameuse flûte était accrochée, espérant ainsi l'amener avec lui en toute occasion. Ce fut aussi l'occasion pour le prince que de donner congé à ses deux gardes, qui, à première vue ne semblaient guère disposés à collaborer. Cependant, ce fut Roward qui, une fois de plus eut le dernier mot. Après tout, auprès d'une si grande guerrière que la Clégane, risquait-il réellement quoi que ce soit ? Finissant par s'installer face à elle, d'un sourire des plus charmeurs, il s'excusa dans un soupir de l'attente occasionné avant de très vite entrer dans le vif du sujet. Lentement, le bec de sa flûte fut portée à ses lèvres et de là, de douces notes finirent part sortir une à une qui, délicatement vinrent former une douce mélodie, espérant captiver ses magnifiques yeux verts. Non, Roward n'était pas un barde, il était bien loin d'avoir pu atteindre leur maîtrise mais, jouer de la flûte lui plaisait grandement. Apprendre à en jouer avait aidé à le canaliser, à l'aider à se concentrer, encore un des coups de génie de sa très chère grand-mère qui avait compris ce jeune prince mieux que quiconque. En jouer depuis sa mort ne pouvait que lui rappelait celle qu'il avait perdue quelques temps plus tôt, ajoutant une certaine mélancolie à ces notes, semblant sublimer la douceur de ce que voulait offrir le jeune prince. Après quelques instants artistiques, le dornien s'arrêta, ne voulant en aucun cas forcer pareille dame à écouter si cela ne lui plaisait pas. Impatient de connaître l'influence de cette sérénade, il ne pouvait s'empêcher de fixer ce doux regard, heureux et souriant, espérant voir une quelconque forme de joie, de douceur ou encore d'émotion dans ceux-ci.
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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Jeu 28 Mai - 23:53



Interruption princière

feat Roward Martell


Je ne savais si je devais rire ou pleurer devant une telle scène. Aléinor Clegane, la Chienne des Lannister, le limier enragé crains et redouté dans tout le Royaume du Roc, se fesait jouer une sérénade par le prince Roward Martelle de Dorne. Une situation peu banale et très cocasse me direz vous. Ma rencontre ainsi que mon duel face au prince l'était déjà en soit aussi lorsqu'il s'était saisit de ma main afin de me conduire sur le banc le plus proche, je ne fus pas plus surprise que cela. La Chienne avait un moment accepté de laissé le Soleil la guider. J'avais lâché mon heaume à même le sol lorsque le dornien m'avait ôté mon gantelet, surprise devant un tel geste. Le même gantelet que ma main, toujours gantée de métal, tenait. Alors que le prince s'en retournait auprès de ses affaires, je le vis parler à ses gardes, ceux-ci quittèrent bien vite la cour, de tout évidence leur maître les avait congédiés. Il revint vers moi, une flûte à la main, s'asseyant à mes côtés et commença à jouer.

Mes yeux ne quittèrent aucunement le prince-musicien, ses doigts allant et venant sur l'instrument, m'offrant une son doux et agréable à l'oreille. Pour la première fois depuis mon arrivée à Goeville je me laissais réellement aller, me détendant à l'aide de la musique et de la compagnie du dit musicien. Inconsciemment je m'étais rapproché du prince, ma cuisse recouverte d'un cuissard frôlant la sienne habillée de tissu fin. Deux mondes différents se rencontraient. J'ignorais combien de temps Roward me joua sa sérénade, mais il me semblait que cela n'avait guère plus d'importance. En ces lieux, en cet instant je n'étais plus vu uniquement comme la Chienne des Lannister, comme le bouclier-lige du Roi du Roc, mais comme Lady Aléinor Clegane. Cette réflexion me perturba quelque peu, ne sachant si je devais m'en réjouir ou m'en inquiéter. Mon compagnon s'arrêta de jouer, son regard de tournant vers moi, ancrant ses yeux dans les miens, attendant mon verdict.


"Je vous remercie de cette prestation, prince. Je n'est pas vraiment l'oreille musicale, mais j'ai trouvé cela superbe."

Hésitant un instant je posais finalement ma main dénudée sur la sienne, me permettant même de me laisser aller à la caresser. Il avait une peau douce et fine, presque comme celle d'une femme, mais sa main plus grande que la mienne rappelait le fait qu'il était un homme. Je lui souriait, mon regard perdu dans le sien.

"Personne ne m'a jamais ainsi joué une sérénade. Je dois avouer que c'est une expérience agréable..."

Alors que je parlais j'avais lentement approché mon visage de celui du prince. Je m'apprêtais à faire une folie, mais après tout, pourquoi pas ? J'avais un prince dornien, un Martell à mes pieds. Je l'avais inconsciemment fait tomber sous mon charme. La Chienne avait réellement attiré les rayons du Soleil d'un simple regard. Nos nez se frôlèrent et je pouvais sentir son souffle chaud sur mes lèvres, si proche...

"Dame Clegane."

Je ne pu retenir un soupir agacé alors que je fermais les yeux, énervée. Vraiment ? Maintenant ? Par les Sept! A regret, je tournais brusquement la tête vers le responsable de cette interruption. Jares, mon écuyer, se tenait non loin de nous, tenant mon heaume entre ses mains. Je voyais de la gêne sur son visage, mais aussi de la crainte. Il savait qu'il m'avait interrompu dans un moment intime et qu'il allait en souffrir les conséquences. Je le foudroyais du regard, parlant sur un ton froid.

"Qu'y a t-il, Jares ?"

"Je m'excuse de vous dérangez, ma Dame, mais Son Altesse la Reine Jordane requiert votre présence."

"Bien. J'arrive."

Mon écuyer partit m'attendre un peu plus loin, ne souhaitant pas rester trop longtemps en ma présence. Il avait raison de fuir, la Chienne était énervée et montrait les crocs. Je reportais mon attention sur le prince Roward, mes traits s'adoucissants et un sourire désolé s'affichant sur mon visage.

"Je vais malheureusement devoir vous laisser, prince Roward. Mon devoir de bouclier-lige m'appelle. Je vous remercie pour le duel et pour la sérénade."

Avant qu'il ne pu répliquer, ma main quitta la sienne pour venir se poser sur sa joue et mes lèvres trouvèrent les siennes. Ce fut bref et intense, j'aurais voulu le prolonger et bien plus encore, mais je savais qu'il ne fallait pas faire attendre la Lionne trop longtemps sous peine de subir son courroux.Je me détachais donc à contre cœur du prince Roward. Je lui lançait un regard et un sourire aguicheur.

"Vous pouvez réellement vous vantez d'avoir su amadouer la Chienne des Lannister avec vos charmes..."

Sur ces paroles je me levais et prit congé de mon compagnon, un sourire toujours fiché sur la visage. Je rejoignis Jares qui m'attendait toujours, appréhendant la suite des évènements. Je lui fit signe d'avancer tandis que je remettais mon gantelet. Mieux valait être impeccable devant ma maîtresse, il ne fallait pas qu'elle se pose des questions. Une fois cela fait je me saisissais de mon heaume que mon écuyer tenait toujours et avant que je l'enfile, je lui donnais un dernier ordre.

"Pas un mot de ceci à quiconque si tu tiens à garder ta langue."

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MessageSujet: Re: Interruption princière [Tour I - Terminé]   Ven 5 Juin - 17:41

La musique du jeune prince semblait avoir l'effet escompté sur sa belle. Celle-ci semblait ne vouloir que regarder en direction de son musicien attitré, semblant prendre du plaisir à ce genre de choses. Pour être tout à fait franc, notre ami n'était guère convaincu que la Clegane puisse apprécier une musique si douce. Bien que d'un faciès des plus agréables pour n'importe quel œil, celle-ci semblait bien plus agressive que bien des femmes qu'il lui avait été donné de rencontrer. Elle semblait radieuse, ce qui ne pouvait que faire battre son cœur. Battement exacerbé par son doux sourire qui n'avait nul égal à travers Westeros. Une fois le petit morceau terminé, ses mots remplirent son cœur de joie, elle disait avoir apprécie, si bien que leur cuisses finirent par se croiser l'une l'autre, dans un doux geste qui pouvait être vu comme sensuel et qui, disons-le, ne gênait en aucun cas le Martell. Rapidement, la main de la guerrière vint se poser sur celle de son ménestrel, les deux finirent par se croiser avant que quelques caresses ne soient échangés. Le cœur de Dorne s'emballa farouchement, tandis que son esprit semblait se perdre dans bien des endroits différents. Combien de temps cela faisait-il qu'une femme lui avait fait pareil effet ? Il n'aurait su le dire. Mais, pour ne rien vous cacher, Roward n'aurait pas non plus su répondre si on lui avait demandé s'il avait déjà ressenti pareille passion pour quelqu'un, en si peu de temps. Son sourire ne cessa de s'élargir encore et encore, tout comme celui de sa belle. Rapidement, de nouveaux mots furent prononcés. Cela pouvait-il être vrai ? Jamais personne n'avait osé lui chanter quoi que ce soit, l'espoir ardent de la conquérir ? Comment cela pouvait-il être réel ? Non … Elle était bel et bien magnifique, à cela, il n'en démordrait pas. Sur ses mots, sa main vint caresser sa joue avant que son visage ne vienne s'approcher dangereusement du sien, leurs nez se caressèrent un léger moment dans un petit jeu avant de s'approcher encore et encore, si bien que tout deux pouvaient ressentir le souffle de l'autre. Le cœur dornien semblait être à deux doigts de l'arrêt fatal.

Malheureusement, une voix timide vint interrompre ce qui s'annonçait comme le plus beau souvenir de son séjour dans le Val. Enervée, la Clegane soupira longuement, fermant les yeux, tentant sûrement de retrouver son calme. La petite voix appartenait à un jeune homme, son écuyer sans doutes. Il était question d'un appel de la reine de l'Ouest. Exaspérée, mais consciencieuse de son travail, la jeune femme s'avoua vaincue en annonçant son départ. S'excusant pour son départ précipité, elle remercia son compagnon et, avant même que Roward ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, leur lèvres se croisèrent dans un doux baiser, bref mais intense qui fit imploser notre jeune prince, si bien qu'il resta ahuri quelques secondes encore après. Comme si cela ne suffisait pas, d'un sourire et d'un regard des plus … Intéressants pour la suite, celle-ci lui avoua avoir été charmée par cet homme, mots qui ne pouvaient guère faire plus plaisir à notre ami. Souriant, heureux comme rarement il ne put s'empêcher de prononcer quelques mots en sa faveur.

« Vous m'en voyez comblé, ma chère. J'ose espérer avoir de nouveau l'immense plaisir de jouer pour vous. Rarement mon public fut aussi captivé, cela me va droit au cœur. J'ose aussi espérer que nous pourrons reprendre cette conversation là où celle-ci s'est arrêtée, sans que l'on ne vienne nous surprendre. Je ne peux que vous souhaiter une bonne continuation, espérant secrètement qu'aucun autre musicien ne croisera votre route. »

Les mots furent lourdement pesés, espérant faire comprendre ce qu'il fallait à la dame de l'Ouest. Il se targua néanmoins d'un sourire amical envers le jeune homme à moitié terrorisé, espérant lui faire comprendre qu'il ne lui en voulait pas le moins du monde pour son interruption. Ne faisait-il pas que son travail après tout ? Ainsi, le Martell ne put que regarder celle qui laissera une forte empreinte dans son esprit et, ne pouvant qu'espérer la revoir. Pourrait-il danser avec elle lors du fameux banquet ? Il ne pouvait que l'espérer. Mais pour l'instant … Comment allait-il occuper la fin de sa journée ?

...



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Interruption princière [Tour I - Terminé]
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