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Tour 4 – La Bataille de Beaupré- Année 0 - Mois 11 - Semaine 3
MessageSujet: Tour 4 – La Bataille de Beaupré- Année 0 - Mois 11 - Semaine 3   Dim 14 Mai - 21:27





La Bataille de Beaupré



Quatrième Bataille de la Seconde Campagne de l'Orage, impliquant l’armée de Pont l’Amer de Lord Caswell du Biefet l’armée .

Après la débâcle de Tinivel, l’armée du Bief changea de stratégie. Après des débuts prometteurs dans l’invasion de Dorne, les efforts de la noblesse commandant encore aux larges troupes de feu le Roi Mern se portèrent sur la vengeance immédiate du souverain. Certains considéraient qu’il s’agissait d’un point d’honneur, d’autres qu’une victoire contre l’Orage servirait leurs desseins politiques. Dorne n’était envahie que par deux armées et même si en ces points le Bief disposait de la supériorité numérique, la Principauté totalisait toujours de plus vastes effectifs, bien que dispersés. En revanche, la situation après Tinivel, paradoxalement, empira celle de l’Orage, car détourna des renforts prévus pour Dorne sur lui-même.

Lord Béric Swann, vainqueur avec sa Reine et Roward Martell à Tinivel, fut chargé de la poursuite des débris de l’armée de Mern IX. Il prit et tua des centaines d’hommes, tandis que la guérilla orageoise voulue par la Reine Argella fit également ses propres ravages, les bieffois harcelés de nuit, visés par des tirs en journée, perdant une partie de leur charroi. Béric Swann s’apprêtait à donner le coup de grâce, mais une habile manœuvre de Lord Stachouse à la tête des restes de la cavalerie du Bief creusa de la distance entre la colonne de fuyards et leurs poursuivants. De leurs côtés, Lord Caswell et lord Florent, commandant aux armées de Pont l’Amer et de Cendregué, se rapprochèrent de Grassy Vale.

Alertés par leurs éclaireurs de la présence de troupes ennemies en approche de la ville frontalière, les orageois entamèrent une manœuvre par le nord pour n’affronter qu’une armée adverse avant sa jonction avec les autres. Ils dépassèrent le bourg de Bouralot, où ils trouvèrent des corps pendus d’hommes et de femmes à la palissade du village désert. Les corps portaient une affichette « Espions de la Reine-Putain et leurs copines ». Lord Swann fut alors informé qu’au moins une partie des informateurs de la Reine dans la région avaient été découverts. Lord Dondarrion, conscient de la proximité de l’ennemi, envoya une colonne de cavalerie légère dans toutes les directions.

Le premier contact avec l’armée de Pont l’Amer eut lieu vers le milieu de matinée. La troupe défila au travers du bourg de Sabretache, y recevant un accueil des plus froids. Et au détour de la vallée de Beaupré, la cavalerie de Dondarrion rencontra une troupe portant la bannière du Centaure des Caswell. Lord Dondarrion référa aussitôt du contact à Lord Swann, qui suivait avec le gros de la troupe quelques lieux en arrière. De son côté, Lord Chantecoq appela à lui les colonnes de l’armée de Pont l’Amer et envoya également des estafettes vers Grassy Vale afin de concentrer les forces bieffoises. Le terrain accidenté dévoilait des positions favorables, les deux avant-gardes s’attaquèrent aussitôt pour en priver l’ennemi. L’endroit est en effet connu pour ses nombreux pâturages et ses zones de relief où paissent quantité de troupeaux de moutons. Les bergers du coin sont d’ailleurs en train de s’enfuir en guidant leurs bêtes le plus loin possible des combats, remontant dans les forêts de pins qui bordent les prés du bourg tout proche.


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Plan de Bataille des Orageois

Il faut agir vite avant que l’armée ennemie ne soit présente. Le terrain est ouvert sur la droite de la colonne et Lord Dondarrion sait que dans ces massifs vallonnés, l’armée est ralentie. Fort de la présence de 2500 piquiers, il espère pouvoir prendre rapidement la colline centrale afin de pouvoir déployer l’armée autour. La présence de conscrits, archers et simples lanciers, lui donne un peu de nombre. Il faut donc en profiter ; piquiers droit vers l’ennemi et troupes plus légères en retrait, protégeant ce qui sera la zone de déploiement de l’armée. Le but est donc de gagner du temps et des positions avantageuses jusqu’à l’arrivée de Lord Swann et du gros des troupes, pour consommer la défaite de l’ennemi. Le moral de l’armée est excellent suite à la dernière victoire. Sans les dorniens, il est plus difficile d’utiliser le mauvais terrain à son avantage, mais de cela les bieffois ne sont pas encore au courant.

L’objectif est de prendre la colline centrale pour l’utiliser comme point d’ancrage en vue de la déroute ennemie.

Plan de Bataille des Bieffois

Lord Chantecoq dirige une avant-garde sur le modèle de celle qui éclaira l’Ost Royal, il dispose d’une infanterie relativement peu nombreuse qu’il compte envoyer dans les prés au centre du champ de bataille pour tenir le terrain, pendant que les charges furieuses de la cavalerie lourde du Bief, plus performante que celle de l’Orage, empêcheront celle-ci de conquérir la colline centrale. Le plan est que la cavalerie gagne du temps et de l’espace pour l’armée, tout en protégeant le plus efficacement possible le flanc de l’infanterie bieffoise, bien en dessous de celle de l’Orage. Le moral de l’armée est excellent dans cette armée de bleus ; ils ont hâte d’en découdre pour venger leur Roi ! Où diable sont les dorniens ?

L’objectif est d’occuper la plaine pour pousser de là jusqu’en plein cœur de l’armée orageoise pour la vaincre.


Premier Tour ; Gardener !


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La bataille commence par de tonitruantes charges de cavalerie. D’abord celle du Bief, qui se forme en deux double-lignes, en premier les sergents, lourdement protégés et prêts à percer le front ennemi et en second les chevaliers, prêts à exploiter la percée. En face, la cavalerie orageoise s’interpose et le choc est terrible. Mieux protégés et plus efficaces en formation, les cavaliers bieffois prennent l’avantage dans cette affreuse mêlée et dès les premiers instants, les lances bieffoises couchent les cavaliers orageois par dizaines. La mêlée dégénère en combats à l’épée, à la hache et à la masse alors que les cavaliers ayant brisé leur lance dégainent. Les bieffois ne sont pas la meilleure cavalerie de Westeros par hasard ; ils prennent rapidement l’ascendant sur leurs vis-à-vis et peu à peu les encerclent sur le côté. Plus des deux tiers des cavaliers orageois sont tués, blessés ou prisonniers mais les hommes du Roy souffrent eux aussi de lourdes pertes malgré leur supériorité numérique et qualitative, une centaine de chevaliers mordant la poussière. Lord Chantecoq et son prote-bannière rencontrent Lord Dondarrion et le sien. Le Seigneur-La-Foudre tombe de cheval, son heaume enfoncé d’un coup d’épée particulièrement violent en plein visage. C’est la débandade chez les cavaliers de l’Orage ! Des bieffois hissent le commandant orageois inanimé sur un cheval, en croupe, et l’évacuent du champ de bataille.

Pendant ce temps au centre, la phalange orageoise donne et comme d’habitude, maîtrise le terrain. Mais les bieffois ont appris la dure leçon reçue à Tinivel et ne tentent pas de s’en prendre frontalement à la forêt de piques ; ils l’agressent de javelots, de flèches et de carreaux, mais subissent en retour la poussée des piques et les tirs de batterie des archers de milice orageois ; les cavaliers légers du Bief refluent en désordre à leur tour.

Sur le flanc droit, les choses sont assez calmes ; un millier de lancier orageois marche vers une force bieffoise moitié plus nombreuse mais la distance est telle que le combat n’a pas lieu directement. Les renforts arrivent alors sur le champ de bataille. Au sud, tambours et trompettes marquant le pas cadencé des terribles piquiers orageois, encadrés de leur lot d’archers longs et d’arbalétriers de la milice, menés par Lord Caron en personne. Au nord, c’est Lord Caswell, général en chef, qui arrive sur les lieux du carnage à la tête d’une masse de cavalerie et d’infanterie des levées féodales. La bataille arrive dans une nouvelle phase.



Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 300 hommes dont 200 cavaliers lourds et 100 chevaliers.
- Les orageois perdent 590 hommes dont 60 cavaliers légers, 80 chevaliers, 450 cavaliers lourds.
Les cavaliers orageois survivants passent « déroute » car leur taux de pertes est très élevé, ils sont en infériorité numérique et qualitative et ont perdu leur chef.


Pertes du centre
- Les bieffois perdent 350 hommes, dont 270 cavaliers légers et 80 cavaliers lourds.
- Les orageois perdent 100 hommes dont 100 piquiers.


Pertes du flanc droit
- Les orageois perdent 50 hommes, dont 50 archers.


Pertes totales :
- Le Bief perd 650 hommes dont 270 cavaliers légers, 280 cavaliers lourds et 100 chevaliers.
- L’Orage perd 740 hommes dont 100 piquiers, 50 archers, 450 cavaliers lourds, 80 chevaliers, 60 cavaliers légers.


Second Tour ; Renforts et Préparatifs


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La bataille vire au cauchemar pour chacun des deux camps. Sur le flanc gauche, les orageois en déroute laissent la place à des centaines de sergents bieffois qui s’engouffrent dans la brèche et tournoient pour prendre la phalange étirée des orageois en tenaille, mais peine perdue, les piques tiennent les chevaux à distance et les empêchent de charger ! Pendant ce temps, Lord Chantecoq lance l’attaque générale sur la colline, soutenu par des centaines d’archers et d’arbalétriers qui criblent les pentes de traits mortels, dont beaucoup trouvent la faille dans les armures des piquiers orageois. Qui tiennent bon. Ce sont des vétérans. Ancienne élite du Roi Argilac, certains de ces phalangistes ont jusqu’à six campagnes d’ancienneté, et deux à trois fois plus de batailles rangées derrière eux. Ils tiennent bon et sécurisent les pentes, même s’ils doivent pour cela étirer leurs lignes. Ils plantent leurs piques du talon dans le sol meuble, visent les gorges des cavaliers ou des montures tandis que les rangs suivants alignent leur hampe à l’horizontale, à hauteur d’hommes. Le choc est terrible et les hommes s’écroulent par dizaines. Avec plus d’élan et moins de fatigue, les cavaliers bieffois auraient pu passer mais la contrepente leur est défavorable et l’ennemi tient bon, solide comme le roc. A plusieurs endroits toutefois, la ligne est accrochée et les casques ou épaulières des piquiers sont fendus. Des hommes meurent par centaines, mais la charge de cavalerie est plusieurs fois repoussée, relancée, jusqu’à ce que les cavaliers ne décrochent tout à fait. Toutefois, les piquiers sont éreintés et largement amoindris ; leurs bannières s’agitent et les cors sonnent, appelant des renforts du sud.

Plus au centre, une partie des piquiers orageois prend de flanc l’attaque des milices du Bourg-du-Prince qui chargeaient en plein cœur des lignes du Cerf pour les malmener. La charge est brisée par des milliers de traits alors que le corps principal de Lord Caron arrive ; le sol tremble dans la vallée alors que des milliers de soldats de l’Orage se mettent en place ; deux blocs de piquiers soutenus par des milliers d’arbalétriers et d’archers longs, l’élite de l’armée de la Reine. Les troupes encaissent facilement le choc des milices bieffoises et les harassant de traits, les achèvent au corps-à-corps. Les pertes bieffoises sont très lourdes, alors que les tirailleurs entament quelques échanges de tirs sur le flanc droit.

Toutefois, le Bief dispose de ses propres renforts et c’est une marée humaine de près de 18 000 cavaliers et fantassins qui déboulent en deux heures sur le champ de bataille. Les milices communales, lanciers, vougiers et hommes d’armes d’une douzaine de bourg et d’une centaine de villages bieffois, se forment en schiltrons, des bataillons de plusieurs centaines d’hommes en cercles de piques, traversés par les cavaliers de Lord Caswell en personne, qui chevauche jusqu’aux premiers rangs. Les piquiers de l’Orage sont repérés, bien sûr. Mais au fil des batailles, en huit mois de campagnes, les orageois ont perdu beaucoup de piquiers et n’en ont plus assez pour protéger leur masse de tireurs… La cavalerie se prépare à la charge, alors que les troupes se préparent à un choc terrible de plus de trente mille hommes.



Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 320 cavaliers lourds
- Les orageois ne perdent pas d’hommes.
Les cavaliers orageois survivants sont « déroute », ils arrivent à éviter l’infanterie.
Les cavaliers lourds bieffois en prise de flanc sont  « déroute » au vu de la nuée de traits reçus.


Pertes du centre
- Les bieffois perdent 1 200 hommes dont 400 fantassins moyens, 400 lanciers, 350 chevaliers, 50 cavaliers lourds.
Les cavaliers bieffois qui attaquent la colline passent « déroute » et reculent.
- Les orageois perdent 520 hommes dont  340 piquiers, 50 archers, 130 lanciers.


Pertes du flanc droit
- Les bieffois perdent 50 archers.
- Les orageois perdent 30 arbalétriers.


Pertes totales :
- Le Bief perd 2 220 hommes dont 50 archers, 400 fantassins moyens, 400 lanciers, 270 cavaliers légers, 650 cavaliers lourds et 450 chevaliers.
- L’Orage perd 1 290 hommes dont 30 arbalétriers, 440 piquiers, 130 lanciers, 100 archers, 450 cavaliers lourds, 80 chevaliers, 60 cavaliers légers.


Troisième Tour ; La Gloire d’Argilac !


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Après de nombreuses heures de combat autour de la colline, notamment, les deux armées sont loin d’avoir atteint leur point de rupture car elles n’ont encore engagé sur la ligne de bataille que de faibles effectifs. Les deux camps ont perdu une quantité importante de cavaliers et leurs avant-gardes respectives ont été largement entamées par les combats. Les orageois ont su rester positionnés sur la colline et voilà qu’un bon tiers de l’infanterie bieffoise en gravit la pente, soutenue par des centaines de tireurs. L’assaut est terrible et les hommes d’armes endurent de lourdes pertes, essayant de passer le mur de piques qui leur est opposé. Beaucoup de soldats essaient de se faufiler entre ou sous les piques, ou d’en saisir les extrêmités pour déséquilibrer leur porteur ou briser les hampes. Un groupe d’anciens charpentiers de Pont-l’Amer, armés de haches, arriveront ainsi à créer une brèche et le corps-à-corps dégénère en bain de sang. Les corps de bieffois dévalent la pente tandis que les morts sur la ligne orageoise se compte par dizaines. Les orageois surtout, tirent par volées depuis l’arrière de la colline, tirant au hasard par-dessus la ligne de crête ! Les bieffois doivent affronter la ligne de pointes acérées, la pente et la grêle de projectiles… Les pertes sont extrêmement lourdes pour les levées féodales bieffoises, qui se font tailler en pièces. Toutefois, les piquiers orageois fatiguent pour la petite partie d’entre eux qui combat depuis le matin, et les tirs de soutien des archers et arbalétriers bieffois donne un bon soutien. Les troupes hésitent, et refluent… Les orageois commencent à pousser et empalent sur leurs piques tous ceux qui passent à portée.

Au centre, Caswell et sa chevalerie honorent les principes de guerre ancestraux du Bief ; la charge à fond ! Les 2 000 cavaliers bieffois commencent au trot. Ils reçoivent les premiers projectiles, par centaines puis par milliers à chaque volée. Des cavaliers sont transpercés par dizaines. Puis, le rythme s’accélère, et étriers contre étriers, les cavaliers chargent lances couchées en hurlant « Hautjardin ! » « Gardener ! », « Pour le Roy » et quantité d’autres cris de guerre. Les premiers rangs orageois sont fauchés et malgré la protection de lanciers et de piquiers, des centaines de soldats sont transpercés par les lancés, piétinés par les sabots. Mais le rythme des tambours de guerre orageois changent de rythme et battent la générale. Lord Caron avance avec la totalité de ses blocs d’infanterie. Les chevaux sont estropiés et Ser Roynon, après avoir tué plus d’une dizaine d’archers, est percé par plusieurs piques. Ser Stackhouse, héritier de sa maison, est achevé une fois son cheval abattu, une lame passée sous son casque par un piquier. Des centaines de cavaliers bieffois sont étrillés ; leurs chevaux ou eux-mêmes empalés, achevés une fois au sol par les « fidèles tueuses », ces longs couteaux des piquiers d’Argilac Durrandon, qui prouvent une fois de plus que la combinaison arc long et piques entraînées est décisive en recevant des charges. Les bieffois se battent avec honneur, et des centaines d’hommes sont abattus dans les deux camps. Mais les blocs orageois finissent par mettre en déroute les cavaliers du Bief survivants, alors que des centaines de cavaliers à terre sont capturés. Les deux lignes se séparent à nouveau, exsangues. Mais les orageois ont tenu.

Sur la droite, la bataille dégénère en escarmouche dans les bois. Orageois et bieffois se tirent dessus à l’arc et à l’arbalète à bout portant. Des milliers de traits sont échangés, beaucoup sont stoppés par la végétation mais la pression bieffoise se fait sentir  et les tireurs de l’Orage doutent ; des milliers de gorges chantent un vieil hymne de guerre du Bief et le bruit, bien qu’en partie étouffé par la forêt, laisse présager du pire !

Les troupes de réserve arrivent sur le champ de bataille en fin d’après-midi ; les renforts de Lord Swann arrivent sur le centre-gauche des orageois dans le but de soutenir un dernier effort offensif sur la colline centrale et combler la brèche qui se forme entre le centre et l’aile gauche, tandis que l’infanterie lourde bieffoise approche du centre pour couvrir une éventuelle retraite de l’armée. L’équilibre de la bataille est dans la balance !



Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 1 880 hommes, dont 80 archers longs et 80 arbalétriers, 860 lanciers et 860 fantassins moyens.
Les cavaliers lourds bieffois en prise de flanc sont  « déroute » au vu de la nuée de traits reçus.
L’infanterie bieffoise passe « ébranlée » (sauf les tireurs)
- Les orageois perdent 580 hommes dont 160 arbalétriers et 160 archers longs, 320 piquiers.
Les cavaliers orageois survivants sont « déroute », ils arrivent à éviter l’infanterie.


Pertes du centre
- Les bieffois perdent 1 980 hommes dont 890 cavaliers lourds et 840 chevaliers, 250 archers,
Les cavaliers bieffois qui attaquent le centre passent « déroute » et reculent. Ils mettent en désordre l’infanterie qui se trouve derrière, qui passe « ébranlée ».
- Les orageois perdent 1 220 hommes dont 240 arbalétriers, 180 piquiers, 500 archers, 300 archers longs.
Les tireurs du centre orageois passent « ébranlés » et reculent.


Pertes du flanc droit
- Les bieffois perdent 80 arbalétriers
- Les orageois perdent 200 arbalétriers.
Les tireurs orageois passent « ébranlés ».


Pertes totales :
- Le Bief perd 6 160 hommes dont 300 archers, 160 arbalétriers,  1 260 fantassins moyens, 1 260 lanciers, 270 cavaliers légers, 1 540 cavaliers lourds et 1 290 chevaliers, 80 archers longs.
- L’Orage perd 3 550 hommes dont 460 archers longs, 830 arbalétriers, 940 piquiers, 130 lanciers, 600 archers, 450 cavaliers lourds, 80 chevaliers, 60 cavaliers légers.


Quatrième Tour ; Héros à titre posthume…


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Les deux armées sont exsangues. Elles ont toutes deux vu leur cavalerie se faire massacrer et leur infanterie subir de lourdes pertes. La plaine est attaquée par les bieffois, la colline par les orageois. Le soleil décline et un vent frais d’automne se lève. Les nuages gris s’amoncellent sur le champ de bataille, couvert de corps.

Le flanc des bieffois chancelle et pis, le centre reste immobile, sur la droite orageoise les bieffois attaquent à travers les bois de pins. Les troupes sont lasses, certaines se battent depuis le matin ! Sur la colline, l’avantage est définitivement orageois. Sans troupes lourdes, à contrepente et manquant de soutiens, les bieffois sont laminés. Les flèches et carreaux pleuvent au hasard et fauchent des combattants, ou en forcent d’autres à s’abriter alors que les piquiers poussent leur avantage et continuent leur avancée. Les tireurs des deux pays entament un duel à distance et des hommes sont percés de projectiles par dizaines. Voyant le centre ennemi reculer, Lord Swann et Lord Caron sortent avec leurs troupes de réserve et cherchent à obtenir l’avantage décisif : ils chargent avec les chevaliers, les miliciens et conscrits, ainsi que les reliquats des hallebardiers mercenaires passés dans l’armée royale. Lord Rowan, voyant la manœuvre, interpose sa réserve bieffoise ; infanterie lourde et archers longs. Les deux tentatives se rencontrent avec fracas dans la plaine. Caron est tué d’une flèche bieffoise dans l’œil alors que hallebardier du Bief et de l’Orage s’étripaient à grands coups de leur arme d’hast, tandis que la percée de Swann sur le flanc des levées bieffoises de la colline précipite leur déroute. Le cheval de Swann est pourtant abattu de plusieurs flèches des terribles archers longs bieffois qui tirent indifféremment sur l’attaque orageoise et les fantassins de leur propre camp qui fuient en pagaille de la colline. A terre, le général se prend en plein torse la vouge d’un fantassin de Pont l’Amer, qui crie « Pour le Roy ! » . A n’en pas douter, certains bieffois n’ont pas oublié qu’aucun quartier n’avait été accordé aux soldats de l’Ost Royal par cette armée du Cerf, quelques semaines plus tôt…

Au centre, un duel de tir entre les deux blocs à bout de force tourne à l’avantage de l’Orage, mais sans que celui-ci ne soit décisif. Le centre du Bief tient bon grâce au renfort in extremis de Lord Rowan. Sur le flanc droit, les hauteurs tenues par les arbalétriers de l’Orage sont prises d’assaut par les levées du nord du Bief, qui ne sont pas arrêtées par les tirs à bout portant des arbalétriers. Les hommes sont équarris et les bannières de Pont L’Amer, des Gardener et des bourgs du Nord-Ouest trônent bientôt sur les collines et la valetaille menace de prendre de flanc l’armée orageoise. Mais c’est trop tard.

La nuit tombe, les deux armées sont épuisées et exsangues. Le grondement d’un orage d’automne et une pluie diluvienne précipita la fin des combats.


Pertes du flanc gauche
- Les bieffois perdent 1520 hommes dont 660 fantassins moyens, 660 lanciers, 100 arbalétriers, 100 archers longs.
Les levées féodales bieffoises sont  « déroute » au vu des pertes reçues.
- Les orageois perdent 640 hommes dont 160 archers longs, 200 piquiers, 200 arbalétriers, 80 lanciers.
Les troupes d’avant-garde de l’orage passent « ébranlés » du fait des pertes et de la fatigue.



Pertes du centre
- Les bieffois perdent 760 hommes dont 200 fantassins lourds, 280 lanciers et 280 fantassins moyens.
- Les orageois perdent 520 hommes dont 100 archers longs, 100 lanciers, 100 fantassins moyens, 100 piquiers, 100 hallebardiers, 20 chevaliers.


Pertes du flanc droit
- Les bieffois perdent 200 hommes, dont 100 lanciers et 100 fantassins moyens
- Les orageois perdent 600 arbalétriers.
Les orageois partent en « déroute ».


Pertes totales :
- Le Bief perd 8 740 hommes dont 200 fantassins lourds, 300 archers, 260 arbalétriers,  2 300 fantassins moyens, 2 300 lanciers, 270 cavaliers légers, 1 540 cavaliers lourds et 1 290 chevaliers, 180 archers longs.
- L’Orage perd 5 310 hommes dont 100 hallebardiers, 100 fantassins moyens, 720 archers longs, 1 630 arbalétriers, 1 240 piquiers, 310 lanciers, 600 archers, 450 cavaliers lourds, 100 chevaliers, 60 cavaliers légers.


Epilogue :


La bataille de Beaupré n’était pas prévue, pas planifiée.

Lord Caswell avait compris, en rencontrant les avant-gardes ennemies, que les orageois ne comptaient pas se jeter bêtement dans la gueule du loup qui s’ouvrait à Grassy Vale, Béric Swann ne voulant pas affronter un immense Ost qui l’aurait détruit à coup sûr. Il appela les autres armées du secteur à l’aide, mais trop tard, celles-ci ne purent assister à la bataille. Il livra donc combat tout seul, Lord Chantecoq ayant décidé de son propre chef avec ses chevaliers d’engager le combat avec l’avant-garde ennemis sous Lord Dondarrion.

Le combat initial fut âpre, clairement à l’avantage des bieffois qui, s’ils cumulaient plus de pertes, savaient avancer et encercler les piquiers ennemis. Une fois de plus, la cavalerie du Bief prouva sa très nette supériorité au choc sur sa vis-à-vis, repoussant la cavalerie de l’Orage et emmenant, inconscient et gravement blessé, Lord Dondarrion. L’arrivée de Lord Caron sur le champ de bataille repoussa ces succès initiaux et la colline, point central du champ de bataille, fut conquise. Lord Caswell pensait alors pouvoir calculer un risque important pour un bénéfice plus large encore ; s’exposer au feu des milliers d’arbalétriers, archers et archers longs de l’Orage pendant quelques instants, braver les piquiers… Mais avec le poids de sa nombreuse cavalerie, percer en plein cœur et ouvrir la voie à sa nombreuse infanterie. Mal lui en a pris. Une fois de plus, la noblesse et l’élite du Bief furent décimés par des tirs de batteries si denses que, dit-on, le ciel en fut noirci. Décimés par les tirs et cueillis par les piquiers, hallebardiers et lanciers de l’Orage, les bieffois furent repoussés sur leur assaut principal alors que se déroulaient leurs assauts sur chaque flanc.

La résistance des piquiers de l’avant-garde orageoise sur la colline permit à un carré de piquiers de les renforcer, ainsi que de nombreux tireurs. Ils tinrent bon, et repoussèrent l’ennemi. Cela aurait pu signer la victoire, si l’ennemi n’avait pas percé à l’opposé du champ de bataille en dévastant le flanc droit orageois. La perte des trois généraux principaux de l’Orage avait désorganisé l’armée, et si le très jeune Lord Enguerrand Selmy n’avait pas rallié à l’impromptu le centre orageois, l’armée aurait pu se désagréger et la victoire tomber dans l’escarcelle des hommes de Pont l’Amer.

Le résultat de la bataille fut donc indécis. Du matin à la tombée de la nuit, les deux armées s’étaient échinées à prendre l’avantage sur l’autre, sans succès. L’Orage avait percé depuis la colline, mais trop tard. Les bieffois avaient réussi à se placer de flanc pour balayer la plaine, mais trop tard également. Le centre des deux armées, mis à mal, n’avait pas suffi à emporter la décision.

Les deux armées subirent de lourdes pertes. Le Bief avait perdu près de 8 800 hommes, soit 35% de son effectif de départ, mais accusait la perte d’environ 3 000 chevaux. L’armée était loin d’être détruite,

L’Orage perdit 5 300 hommes, soit 28% de pertes. Beaucoup moins donc, mais l’élite de ses troupes continuait de s’éroder, cette fois ci sans avantage décisif. Le nombre de piquiers et d’archers longs n’avait jamais été si bas, et surtout la cavalerie orageoise, en première ligne de chaque bataille ou chargée d’arrière-garde et de sacrifice depuis plus de huit mois, avait presque intégralement disparu.

Chacune des armées contacta sa capitale pour signaler la victoire, mais toutes deux jugèrent bon, malgré tout, de battre en retraite pour se mettre à l’abri ; les orageois craignaient l’accumulation de renforts bieffois en face et Lord Caswell quant à lui, n’avaient toujours aucune information sur l’armée dornienne de Roward Martell, qui avait quitté Tinivel avec les orageois mais qui n’avait été ni repérée ni vue à la bataille.

Ce temps, couplé aux terribles orages qui touchèrent la région pendant trois jours, permit aux armées de se séparer et de se tenir à bonne distance le temps de récupérer.

L’armée orageoise avait brillé une fois encore, malgré une nette infériorité numérique, malgré un grave déficit de cavalerie. Mais l’usure de son armée d’élite allait croissante, son encadrement disparaissait bataille après bataille et ses effectifs fondaient. C’était là la plus grande réussite de l’armée de Lord Caswell, qui avait contribué à priver l’Orage de la qualité de son armée et de ses chefs, préparant une suite de campagne moins douloureuse. Répandre la nouvelle selon laquelle de simples fantassins avaient tué deux héros de l’Orage et arrêté leur invasion fit beaucoup pour les armées de Hautjardin.

D’autant qu’à Grassy Vale arrivaient les premières troupes de croisade du front oriental.

Points du Bief
Nul d’une bataille majeure +15pts
Objectif non atteint, plaine contestée 0pts
Généraux ennemis tués +5pts

Points du Bief de l’Orage
Nul d’une bataille majeure +15pts
Objectif atteint, colline prise +5pts
Posture offensive malgré les circonstances (infériorité numérique, pertes supérieures) +2pts
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