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Bowen Glover, le Poing du Nord
MessageSujet: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 17:34



Bowen Glover


     


     

   

     -21 ▪▪ Naissance à Motte-la-forêt.
     -9 ▪▪ Devient l’écuyer du roi Torrhen Stark et participe aux derniers mois de la campagne contre Harren le Noir.
     -8 ▪▪ Assiste au mariage de sa sœur Alysanne avec Byron Manderly
     -4 ▪▪ Torrhen Stark déclare n’avoir plus rien à lui apprendre. Bowen retourne à Motte-la-forêt auprès de sa famille.
     0 mois 3 ▪▪ Motte-la-forêt tombe sous les assauts sauvageons, alors que Bowen, son frère Edwyle et leur père sont à Winterfell avec les armées royales. Le reste de sa famille restée sur place est massacrée.
     0 mois 4 ▪▪ Combat avec la cavalerie lors de la bataille du Gué de Marnach. Participe à la bataille de la Mort-aux-loups, où il sauve le Prince Jon d’un lancier sauvageon.
     0 mois 5 ▪▪ Assiste au mariage de la Princesse Jeyne Stark avec le Prince Lyman Lannister
     0 mois 6 ▪▪ Epouse Maedalyn Cerwyn à Blancport.
     0 mois 9 ▪▪ Décès de son père. Bowen devient le Lord Glover. Il apprend également le début de grossesse de sa femme.
     0 mois 11 ▪▪ Assiste au mariage entre Torrhen Stark et Rhaenys Targaryen, qui abandonnent leurs noms respectifs pour fonder la maison Braenaryon et l’Empire
   

     Lignée ▪▪ Galbart et Rowena Glover, née Nerbosc (Parents, mère tuée lors de l’assaut sur Motte-la-Forêt et père mort de la gangrène), Maedalyn Glover, née Cerwyn (épouse), Alysanne et Byron Manderly  (Soeur aînée et Beau-frère), Benjen Manderly (Neveu), Edwyle Glover (Frère cadet), Robert Glover (Frère cadet, tué lors de l’assaut sur Motte-la-Forêt), Tonnie Glover (Frère benjamin, tué lors de l’assaut sur Motte-la-Forêt), Olsen Glover et Barbrey Glover (Oncle et tante, tués lors de l’assaut sur Motte-la-Forêt), Jeor Glover (Cousin, tué lors de la bataille de la Mort-aux-loups), Menora Karstark (Tante, épouse du Lord Aymon Karstark).
     

      Mélancolique Loyal Sans pitié Gestionnaire avisé Rancunier Bon combattant Torturé Galant Austère Discret

     


     ▪ 21 ans ▪
   ▪ Le Poing du Nord, Le Poing Sanglant ▪
     ▪ Motte-la-forêt▪
     ▪ Motte-la-forêt▪
     ▪ Lord du royaume du Nord▪
     ▪ Glover▪

     ▪ Lord Glover, second du Prince Jon Stark. ▪
     ▪Marié ▪
     ▪ Je suis fidèle à mon souverain  ▪
     ▪ Je suis pour la guerre ▪
     

     ▪ Feat Richard Madden  ▪

      © Crédit Avatar

     

     
     


     
Positionnement politique

 
     
N°1 ▪▪ Que pensez-vous de la situation tendue entre les différents royaumes de Westeros? Vous sentez-vous concerné?  
Il serait ridicule de prétendre que la guerre est subitement devenue un problème avec l’ambition des Targaryens et leur inimitié envers Harren le Noir. Le Nord a subi les attaques des fer-nés pendant des années, les sauvageons ravagent encore le royaume malgré leur cuisante défaite à la Mort-aux-loups… Que viennent la bataille et les morts : les Glover ne peuvent perdre davantage encore, et Bowen a soif de vengeance, même contre ceux qui n’ont pas encore attenté à la vie des siens, car il sait désormais que les mots ne sont rien face à l’inéluctabilité du chaos et du massacre.  

N°2 ▪▪ Êtes-vous loyal à votre Royaume, à la famille régnante, ou seriez-vous plus... Electron libre?
Depuis que la famille Glover a ployé le genou face aux Stark, elle a toujours été d’une loyauté indéfectible envers les loups de Winterfell. Fiers nordiens, amoureux des traditions de son peuple, de ses légendes et de son climat rude, les hommes du Poing du Nord ont l’habitude de répondre immédiatement aux appels de leurs suzerains, règle à laquelle Bowen ne déroge pas. Cependant, au-delà d’une fidélité traditionnelle, l’héritier de Motte-la-Forêt voue une admiration sans borne à celui qui fut son tuteur, à savoir Torrhen Stark lui-même, et tient à honorer les enseignements de ce dernier, ainsi que la chance qui lui a été accordée quand il fut placé à ses côtés.  Récemment, il a parcouru presque tout le Conflans avec Jon Stark et s’emploie à gratifier ce dernier de la même fidélité qui avait jadis échu à son paternel.

N°3 ▪▪ Si jamais la guerre venait à toucher votre région, quelle serait votre réaction?
La guerre a déjà touché le Nord, et plus encore les Glover, sans doute la famille à avoir le plus souffert de l’invasion des sauvageons. C’est pourquoi la réaction de Bowen ne serait pas différente de ce qu’elle fut quand il apprit la levée de ban puis le sac du domaine familial : il prendrait les armes, chevaucherait aux côtés du roi du Nord, et châtierait sans aucune pitié ceux qui auront le cran de vouloir répandre mort et dévastation sur ces terres et parmi ceux qui lui sont chers. Il n’y a de place ni pour le doute, ni pour la compassion, et encore moins pour la compromission : cela, le jeune homme l’a appris de la pire des manières qui soit.  

N°4 ▪▪ Vous avez sûrement entendu parler de l'embuscade tendue par Harren le Noir à Aegon Targaryen, que pensez-vous d'un tel acte?
Aegon Targaryen convoitait les terres d’Harren le Noir, et en soit, ce dernier n’a fait que se défendre face à un péril imminent, ce que Bowen peut comprendre, sachant pertinemment qu’acculé, l’homme est capable des pires félonies pour protéger les siens. Sauf que justement, une telle trahison demeure une tache sur l’honneur du Roi du Sel et du Roc, et par extension sur celui de ses vassaux qui l’ont aidé à commettre son parjure en bafouant les règles de l’hospitalité et de la neutralité. S’il tenait à ce point à défaire le Targaryen, une bataille franche aurait suffi, ou du moins aurait été plus conforme à ce que Bowen attend d’un grand seigneur. Le jeune nordien blessé et meurtri ne peut condamner cet acte. L’héritier digne et honorable se doit de le faire.
     



     
Entre vous et nous.


     
▪▪ Aly ▪▪ Âge ▪▪ 10 à 15, suivant les périodes d’examens ou de vacances▪▪ Un partenariat je crois, à l’origine …▪▪ Etre déjà là !▪▪ Qu'est-ce qui vous a rebuté? ▪▪ BACK TO THE NORTH BITCHES!▪▪

   

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Titre de Noblesse ou Métier: Lord Glover de Motte-la-forêt, Seigneur du Bois aux loups
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Allégeance: Ma loyauté va à mon Souverain.
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Maison : Glover
Caractère : Mélancolique ♦ Loyal ♦ Sans pitié ♦ Gestionnaire avisé♦ Rancunier ♦ Bon combattant ♦ Torturé ♦ Galant♦ Austère♦ Discret♦
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 17:38



Savoir des mestres


       


       Quand Galbart Glover, Lord et maître de Motte-la-Forêt, apprit que le cri du nouveau-né qui résonnait dans tout le château provenait d’un enfant mâle, il laissa éclater sa joie de façon fort bruyante, concurrençant presque le nourrisson, aux dires des quelques témoins de cette époque bénie encore vivants pour raconter cet épisode. Après plusieurs années infructueuses, et malgré un mariage heureux et une épouse régulièrement honorée avec un enthousiasme non feint, le seigneur nordien parvenait enfin à obtenir un héritier. Certes, la naissance de son premier enfant, une petite fille, l’avait empli de joie, car elle signifiait que son couple était capable de procréer, mais depuis le temps s’était fait bien long, et les fausses couches dangereusement nombreuses.

Il fallait dire que le Lord aurait été singulièrement peiné de devoir se séparer de sa femme par manque d’héritiers mâles. En effet, contrairement à l’immense majorité des mariages en Westeros, le sien avait été davantage le fruit d’une inclination amoureuse que d’un réel besoin d’alliance, même si le parti restait avantageux. Dans sa jeunesse turbulente, le bouillant Glover avait décidé de parcourir les divers royaumes, ne se contentant pas des récifs et des bois de son enfance. Alors qu’il résidait chez les Nerbosc, l’une des rares familles au sud du Neck à avoir conservée sa foi dans les Anciens Dieux, il était tombé en pamoison devant la cadette de la maisonnée, et après quelques jours d’une cour assidue à la naïve donzelle, s’était empressé de demander sa main, non sans avoir tout de même prévenu son père d’une telle entreprise. Le Conflanais hésita, en raison des relations tendues entre les rois fer-nés de ses terres et les nordiens, mais consentit finalement à laisser partir sa fille, se disant que cela lui permettrait toujours d’avoir des contacts dans un autre royaume, et qu’en plus il se débarrassait ainsi à bon compte d’une fille dont il ne savait que faire, ayant déjà l’aînée à doter. Et le mariage du cadet, Olsen, avec une fière femme du Nord acheva de rassurer les vassaux sur la loyauté des Glover envers le Nord.

Ce fut donc au sein d’une famille remarquablement soudée que grandit le petit Bowen, bientôt rejoint par trois autres frères, Lady Rowena semblant vouloir se faire pardonner ses années d’infertilité en offrant une nombreuse descendance à son époux, qui ne manqua pas de se vanter haut et fort de sa virilité conquérante, tandis qu’il observait tous ses garçons grandir au sein de Motte-la-Forêt.

Il se consacra essentiellement à ses deux aînés, entretenant une rivalité qu’il jugeait saine entre eux lors de leurs jeux enfantins, rudoyant Bowen et encourageant Edwyle. Selon Galbart Glover, un cadet devait se surpasser pour trouver sa place, et un héritier ne jamais se laisser distancer par l’ambition de ses benjamins afin d’asseoir son autorité de façon indiscutable. Cependant, si celui qui était destiné à succéder à son père montra rapidement une supériorité intellectuelle indiscutable, couvé par une mère amatrice de lectures et un mestre impressionné par les capacités du petit, il fut rapidement distancé dans le maniement des armes, Edwyle dépassant déjà son frère alors qu’il avait à peine sept ans. Surtout, l’ombrageux et taciturne Bowen ne pouvait guère rivaliser avec la joie de vivre et l’enthousiasme exalté de son cadet, aussi il se réfugia dans les études, restant dans les jupons de sa mère et de sa sœur. Parfois, il recevait la visite de son cousin Jeor, et les deux sortaient du château pour battre la campagne et deviser gaiement, l’héritier perdant sa réserve pour se comporter enfin comme un garçon de son âge, oubliant la pression de devoir plaire à un père lui préférant nettement son frère.

Tout changea en -13. Aux prises avec les forces du roi Harren le Noir, les forces nordiennes livraient de nombreuses batailles et escarmouches, Galbart Glovert chevauchant fièrement aux côtés de son roi, laissant la gouvernance de Motte-la-Forêt à sa femme et à son tout jeune fils, qui redoubla d’efforts pour représenter dignement le patriarche. Pendant quatre longues années, Bowen prit la place de son père, du moins officiellement, et comprit rapidement le poids du pouvoir et des attentes, malgré son âge. Cela eut pour effet de lui faire prendre conscience des responsabilités qui l’attendaient, accentuant son angoisse enfantine de ne pas être à la hauteur des espoirs placés en lui.

Puis la nouvelle, comme un coup de tonnerre, parvint jusqu’au fief des Glover : sur ordre royal, la présence de Bowen était requise auprès de Torrhen Stark, afin qu’il devienne son écuyer. Comment expliquer un tel honneur accordé à une famille somme toute mineur du Nord ? Un corbeau de Lord Galbart se chargea d’expliquer ce don des Anciens dieux. Au cours d’une charge, le souverain avait été blessé, et son vassal avait fait rempart de son corps et de sa lourde masse pour écarter les forces d’Harren le Noir le temps que le Loup soit évacué. En récompense de sa bravoure, son suzerain lui accorda une requête, et le Lord Glover demanda à ce que son fils aîné devienne le pupille de son seigneur, espérant que l’expérience l’endurcirait et que sa famille obtiendrait un rayonnement plus important dans le Nord si son futur Lord devenait un proche des Loups. Le fait que son sauveur soit l’oncle de sa femme n’était peut-être pas complètement étranger non plus à cette faveur octroyée…

S’inclinant face à la demande paternelle et conscient de l’honneur qui lui était fait, Bowen embrassa sa mère, sa sœur, donna une bourrade à son frère, et partit rejoindre celui qui deviendrait son protecteur pendant les années à venir. Il avait alors douze ans. L’arrivée se fit en douceur, le jeune garçon ayant quelques semaines devant lui pour s’acclimater à sa nouvelle condition, le temps que le roi du Nord se remette et ne reparte au combat. Durant ce laps de temps, il côtoya les enfants Stark, tous plus jeunes que lui, Brandon Snow, Lady Sigyn Stark, qui se trouvait être sa cousine de par le mariage entre sa tante, Menora Glover avec le Lord Karstark… Bref, tous ceux qui constituaient la famille du Loup.

D’une discrétion sans faille, Bowen ne chercha jamais à outrepasser la place qui était la sienne, et se fondit dans la masse de ceux entourant le couple royal et ses enfants. Il s’occupa quand c’était nécessaire du petit Walton, accompagna la jeune Jeyne si son roi le lui ordonnait… Dans l’ensemble, ces quelques semaines furent agréables, et lui permirent également d’apprendre à connaître une cousine bien plus âgée dont il n’avait finalement jamais rien su d’autre que le nom. Sigyn Stark se montra une femme douce et aimable envers ce garçon qui partageait un peu de son sang, aussi quand le roi du Nord repartit subitement en campagne, son écuyer regretta un peu ce qu’il commençait déjà à considérer comme un second foyer.

La fin de la campagne contre Harren le Noir allait encore apporter son lot de cadavres dans le Nord. Accompagnant son seigneur et maître, Bowen se retrouva en plein cœur de la mêlée lors d’une escarmouche particulièrement violente sur la côte des Rus, et tua ainsi, à même pas treize ans, son premier homme. Le souvenir de sa tête décapitée et du sang giclant sur sa cotte de mailles, maculant la lame de son épée, resta longtemps dans sa tête comme celui du moment où il avait perdu son innocence d’enfant pour devenir définitivement un homme. Quand une paix blanche fut signée entre les deux parties, Bowen était considéré par les autres membres de la garde du roi nordien comme l’un des leurs, et non plus seulement comme le gamin portant l’épée de leur suzerain. Selon le vœu de son père, il s’était endurci par le fer, récoltant les premiers hommages de ses camarades pour son courage, mais aussi pour sa gentillesse et sa discrétion, l’adolescent gardant les secrets des aventures des uns et des autres sans chercher à en tirer profit, fidèle à sa nature tranquille et peu loquace, tout en honorant ses amitiés.

La guerre à peine finie, les Lords du Nord s’attelèrent donc à consolider leurs positions respectives, ce qui consista en un bal de mariages durant tout le reste de l’année. Ainsi, la sœur aînée de Bowen fut promise au Lord de Blancport, Byron Manderly. Considérablement échaudés par le sort peu enviable de la première femme de ce dernier, Bowen et son frère Edwyle trouvèrent là un terrain d’entente, et chacun tenta de faire fléchir leur père, que ce soit par lettre ou bien directement au sein du domaine familial. Mais Galbart Glover, bien qu’aimant sincèrement ses enfants, savait aussi quand faire abstraction de son attachement pour eux en privilégiant une alliance avec une famille puissante. Cependant, afin de rassurer ses fils, le Lord organisa un véritablement déploiement de force lors du mariage de sa première-née, puisque lui-même, sa femme et ses deux fils aînés se rendirent aux festivités, mais avec un invité de poids : Torrhen Stark et son épouse en personne, qui honoraient là deux de leurs vassaux. Cependant, l’invitation visait très clairement à montrer les liens unissant les Glover à la maison suzeraine, en une forme d’avertissement qui, à défaut d’être subtile, avait tout de même l’avantage d’être compréhensible par tous. La cérémonie terminée, du haut de ses treize ans, Bowen fit promettre à sa sœur de lui écrire si quoi que ce soit survenait, et il sentit dans le regard de son paternel une lueur d’approbation.

Étonnamment, les échos qu’il eut de sa sœur furent loins d’être ceux auquel il s’était attendu. Manifestement, la jeune femme de tout juste vingt ans avait réussi à amadouer son bouillant époux et deux de ses trois beaux-enfants, seule l’aînée de ses belles-filles, du haut de ses neuf ans, continuait à lui donner du fil à retordre. Elle s’était même prise d’affection pour la bâtarde de son époux, ce qui avait pu aider à tisser une relation agréable avec le Lord triton. Rassuré, Bowen put donc pleinement se concentrer sur son  apprentissage, qui continuait sous l’égide vigilante de Torrhen Stark, maintenant rentré à Winterfell.

Ce fut avec un certain plaisir qu’il retrouva la capitale du Nord pour un séjour plus long que ses rares apparitions de l’année passée, même s’il sentait que l’atmosphère était résolument différente. Jeyne l’évitait, montrant là une solidarité avec son frère aîné qui ne manquait pas de décocher des regards noirs à l’écuyer de son père, à celui qui se trouvait à ses côtés, à ce que Jon jugeait être sa place légitime. Il ne lui en voulut pas, se sentant soudain dans la position de son propre cadet, à chercher l’approbation d’un homme qui aurait dû accorder plus de temps à son héritier. Quant à sa cousine, il sentait chez elle également un certain éloignement, et Bowen se demanda à plusieurs reprises si les rumeurs de mésentente qui courraient à propos du roi et de sa femme chez ses compagnons les plus fidèles lors de la guerre contre Harren n’étaient pas dénuées de fondement. Sans doute que Sigyn le voyait désormais comme la créature de son époux, et non plus uniquement un jeune cousin inoffensif.

Le temps lui sembla bien long, aussi Bowen se réfugia dans ses devoirs d’écuyer, combattant farouchement avec les membres de la garde de Winterfell, et même une ou deux fois avec Conrad Omble, le rude Sénéchal du royaume qui ne se priva pas de le rosser proprement, sous les rires de ses autres victimes consentantes. L’expérience, quoique douloureuse, fut néanmoins précieuse pour le garçon, qui décida de changer sa vision du maniement des armes pour devenir plus efficace. Au lieu de courir après un idéal viril fait de force brute, il devait s’adapter à son physique plus mince, en tirant parti de son excellent équilibre et de son agilité déjà bien développée. Ces entraînements sans concession lui permirent également de s’étoffer, et s’il n’aurait jamais la carrure de l’héritier d’Atres-les-Confins ou même de son frère cadet, il commençait tout de même à devenir un véritable homme du Nord.

Puis le deuil frappa Winterfell, et emporta Bowen dans la frénésie morbide de Torrhen Stark. La reine du Nord décéda en effet l’année suivante de maladie, et son époux laissa ses enfants à la garde de son frère bâtard, pour arpenter le royaume et le réformer. Naturellement, l’héritier des Glover l’accompagna, non sans avoir accueilli avec soulagement la venue de sa petite-cousine, Lynara Karstark,, qui resterait sur place auprès de la jeune Jeyne. Alors qu’il parcourait le Nord de long en large, du Mur à Blancport et des Rus à Karhold en passant par le Neck, le garçon envoya souvent des lettres à cette dernière, lui demandant de les transmettre aux enfants Stark. Ces dernières étaient souvent succinctes, le jeune garçon ne tenant pas à éveiller la colère de son protecteur par une correspondance que ce dernier ne désirait pas. Il se contentait de détails pratiques, vantant les réalisations du roi, pour lesquelles il éprouvait par ailleurs une admiration sincère et un intérêt marqué. Mais ainsi, il essayait tout de même de maintenir le lien entre un homme qu’il appréciait profondément, en raison de son traitement juste de sa personne, quitte à le voir au fur et à mesure comme un père de substitution, et les enfants de ce dernier dont il pouvait mesure la rancœur, pour l’avoir lui-même éprouvée à l’encontre de son propre géniteur. Cependant, jamais Bowen ne s’immisça plus avant dans les conflits familiaux des Stark : ce n’était pas sa place.

Alors que certains se posaient des questions sur ce besoin dévorant de construction qui semblait animer leur suzerain, le jeune Glover tenta de s’y intéresser, et retrouva les délices de son enfance auprès du mestre de Motte-la-Forêt et de sa mère, à compulser des livres de comptes et des plans en tout genre. Etudiant quand d’autres préféraient profiter des plaisirs offerts par les diverses villes du royaume que la troupe royale traversait, Bowen se forgea une expérience d’intendant de première main, et afficha un engouement certains pour les travaux d’agrandissement des ports du Nord, ainsi que les diverses négociations commerciales auxquelles il assista, dans l’ombre, vigie fidèle et silencieuse au service de son seigneur.

Bientôt, les Lords du Nord s’habituèrent à la présence auprès de leur roi de cet adolescent au visage dévoré par un duvet brun annonciateur de son passage définitif à l’âge adulte, qui n’intervenait qu’en de très rares cas essentiellement pour suggérer quelque ajustement souvent purement pragmatique. Contrairement à son maître, Bowen n’avait rien d’un visionnaire, mais à force de côtoyer la piétaille et de discuter avec elle, il commençait à en connaître les attentes et les peurs. Alors oui, il pensait moulin quand on lui parlait amélioration des capacités de stockage alimentaire, mais au moins avait-il une vision immédiate et raisonnable, ce qui, quand on était destiné à être un simple Lord, n’était peut-être pas un défaut. En tout cas, Torrhen Stark apprécia ce soutien de la part de son protégé, et sans le mettre dans la confidence de ses grands projets, qui ne concernaient aucunement Bowen, il lui fit part de ses principes de gestionnaire, conduisant son écuyer à devenir un homme à la tête bien faite, et pas uniquement aux muscles puissamment développés, bien que la nature n’ait pas été outrageusement injuste à son endroit de ce côté-là.

Cependant, quand le jour finissait et que les autres vassaux se retiraient, le roi abandonnait son costume de grand seigneur réformateur pour retrouver ses habits d’homme, avec des conséquences nettement moins agréables. Telle l’ombre silencieuse qu’il se devait d’être, Bowen l’observa se noyer dans l’alcool et les ribaudes, pleurant son épouse défunte ou vitupérant contre elle selon les jours et l’humeur. Ne sachant que faire pour apaiser des tourments dont il ignorait la cause, l’écuyer se contenta donc de protéger son maître au mieux, l’aidant dans son ivresse, gardant sa porte lorsqu’il était en galante compagnie, et payant les péripatéticiennes pour leurs services et leur silence. Certaines pensèrent que leur contrat d’un soir incluait le jeune homme, mais il les repoussa toute, son austérité sévère ne souffrant guère l’idée de passer un moment en compagnie d’une catin.

Cette attitude étrange lui attira bientôt quelques plaisanteries viriles, beaucoup de ces jeunes hommes de troupe ne comprenant pas ses réticences, eux qui appréciaient les largesses de leur seigneur qui n’hésitait pas à réserver un bordel pour ses suivants afin que ces derniers se délassent en galante compagnie. La plupart du temps, Bowen restait alors en compagnie de son maître, le raccompagnant quand il se faisait tard où ne quittant pas sa porte. Et quand Torrhen le congédiait, il suivait les autres, buvait modérément et ramenait ceux qui étaient fins saouls vers leur baraquement. Sa réserve attisa les commentaires sur son manque d’entrain viril, et bientôt, un soir, il se retrouva enfermé avec une fille sans possibilité de sortir avant d’être devenu un homme, selon l’expression consacrée, sous les rires goguenards de ses compères fiers de leur mauvais tour.

Se disant qu’il suffisait de le mettre en condition, la prostituée s’empressa auprès de lui, et si elle n’était pas encore trop gâtée par le métier, Bowen n’arrivait pas à éprouver le moindre désir pour elle. Non pas qu’il n’avait pas envie, mais son corps semblait tout simplement refuser pareille situation, et tous les efforts de cette femme de métier restèrent vains. Sortant une bourse rebondie de sa poche, l’héritier des Glover la donna à sa compagne de nuit involontaire, et lui demanda simplement de rester auprès de lui assez de temps pour que les autres croient la besogne achevée. Evidemment, la catin se montra surprise, mais la somme était suffisante pour largement couvrir plus d’une nuit de travail, aussi elle accepta sans hésitation.

Afin de faire passer le temps, Bowen tenta maladroitement de lier connaissance, et la fille, touchée par l’attention, se mit à lui parler sans ambages de sa condition. Elle s’appelait Talya, avait vingt-six ans et un fils de trois ans, de père inconnu, puisqu’elle était incapable de nommer le géniteur parmi ses clients d’alors. Elle-même fille de prostituée, elle n’avait guère eu le choix de sa condition, car ceux prêts à marier ou engager quelqu’un né dans un lupanar ne courraient pas les rues. Puis elle lui demanda pourquoi il n’avait pas, contrairement à tous les autres, succombé à ses appétits naturels.

Bowen ne sut quoi répondre au premier abord, et réfléchit longuement. Finalement, l’explication vint, pour étonnante qu’elle soit : essentiellement élevé dans son enfance par des femmes, attentifs à leurs avis, ayant continué de les côtoyer à Winterfell, il avait du mal à séparer celles qu’il connaissait des petites gens du commun. Du reste, son père avait toujours mis un point d’honneur à rester fidèle à son épouse, et critiquait ouvertement les hommes capables de peupler de bâtards leur propre maison et ramener des maladies dans le lit conjugal. Son éducation sur le sujet avait donc toujours été d’une fermeté et d’une simplicité déconcertante : quand viendra le temps du mariage, soyez respectueux de vos promises. Et si vos envies sont trop fortes, soyez discrets et ne ramenez jamais les objets de vos accointances furtives sous votre toit. Inutile de préciser que de tels préceptes, alliés à ceux d’une mère et d’une sœur très présentes n’avaient guère prédisposé Bowen à la bagatelle.

Ils restèrent longuement à converser, et quand vint la question du mariage, et du fait que le garçon, dans sa naïveté d’adolescent, espérait être capable de plaire à son épouse future, Talya lui fit remarquer que s’il n’apprenait pas, ses désirs risquaient de prendre le dessus, comme c’était le cas chez beaucoup d’hommes. Au fond, beaucoup de mâles ne se souciaient guère du plaisir de leur partenaire, souvent parce qu’aucun n’avait jamais désiré se pencher sur la question. Le garçon soupesa l’argument, et alors qu’il se levait pour prendre congé, légèrement ébranlé, son regard s’attarda à nouveau sur la catin. Un instinct étrange le stoppa, et il se retourna, avec une boule d’appréhension dans la gorge.

Ajoutant une nouvelle bourse à la somme due, la seule qu’il lui restait, Bowen demanda finalement si la fille serait d’accord pour revenir sur leur contrat préalable, à deux conditions : si elle ne le désirait pas, il partirait, et elle devait lui enseigner le moyen de plaire aux femmes, et uniquement cela. Pour toute réponse, Talya se leva et l’attira à elle, pour commencer sa première leçon : le baiser. La suite fut longue et agréable, ne se concluant qu’au petit matin, et parsemée de longs gémissements aussi sonores qu’éclairant quant à la satisfaction de la dame. Manifestement, le jeune Poing du Nord se révéla un élève fort assidu.

En sortant, il fut accueilli par un concert d’applaudissement de ses camarades encore debouts, qui lui donnèrent de solides tapes dans le dos avant de se répandre en plaisanteries gaillardes. Tous avaient cru qu’il s’était débiné au vu du silence assourdissant de la chambre, mais apparemment, il avait juste besoin d’un peu de temps pour se mettre en condition. Avec force sourires complices, certains le questionnèrent sur la technique qu’il avait utilisée pour obtenir pareils résultats, tandis que d’autres émettaient quelques hypothèses sur la taille de ses attributs virils, censés garantir de tels soupirs. Bowen ne répondit rien et sortit avec un sourire énigmatique, avant de rejoindre son seigneur pour la journée. A partir de cet instant, plus personne ne le moqua pour son manque d’attrait apparent pour la gent féminine, les gardes supposant qu’il se contentait de sélectionner soigneusement ses conquêtes.

Cependant, il n’en avait pas terminé avec Talya, et passa les deux jours suivants à réunir la somme qu’il désirait. Puis, alors que la troupe royale partait, Bowen passa dans le bordel au petit matin, et se dirigea d’un pas vif vers la mère maquerelle qui gérait l’endroit. Sous les yeux abasourdis de toutes les putains réunies, il balança sur le comptoir une somme rondelette, avant de demander à racheter Talya et son enfant. La propriétaire hésita, puis l’appât du gain immédiat fut le plus fort, et elle ordonna que son ancienne protégée s’en aille dans l’heure. Le garçon, fidèle aux préceptes de son enfance, ne l’envoya pas à Motte-la-Forêt, mais auprès de sa sœur, à Blancport, avec une lettre lui demandant de la prendre à son service. Son obligée la remercia, puis ils se séparèrent.

Bowen continua donc à suivre son maître à travers tout le Nord, puis ce dernier éprouva l’envie de retourner sur ses terres. Sur le chemin vers Winterfell, ils passèrent par Castel-Cerwyn, demeure des vassaux à la hache des Stark, connus pour leur fidélité sans faille aux Loups depuis des temps immémoriaux. Comme à son habitude, le jeune écuyer se contenta de rester en retrait, observant le roi trinquer avec le Lord Cerwyn et le fils unique de ce dernier, sous l’œil de la belle Maedalyn, fille du maître des lieux. Puis enfin, ils rentrèrent dans la capitale nordienne.

Alors qu’une nouvelle année commençait, Bowen apprit une heureuse nouvelle : sa sœur venait de mettre au monde un fils, nommé Benjen. Le jeune homme profita d’un passage du roi à Blancport pour féliciter cette dernière et faire connaissance avec ce petit être vagissant qui était son neveu. Etonnamment, le jeune homme se prit d’affection pour cet enfant, reconnaissant dans ses traits juvéniles un air de ressemblance avec sa propre famille qui l’émouvait considérablement. Au cours de ce séjour, il revit Talya, pour constater avec bonheur que la jeune femme évoluait désormais comme camériste et se portait comme un charme, heureuse de sa nouvelle condition. Il fit également plus ample connaissance avec sa belle-famille, et même si ses rapports avec son beau-frère ne dépassèrent jamais le cordial, il fut plus en mesure d’apprécier la compagnie du fils aîné de ce dernier, même s’il fallut du temps avant que les deux jeunes hommes ne parviennent à s’apprivoiser complètement, étant donné leurs caractères opposés.

Au cours de ses années d’apprentissage, Bowen avait considérablement forci, et son duvet d’adolescent s’était transformé en une barbe soigneusement taillé dont les reflets auburns trahissaient les origines conflanaises de sa mère. Surtout, il avait rencontré pratiquement tous les nobles du Nord, et s’était entraîné au maniement des armes avec les plus fines lames du royaume. Cependant, plus important encore à ses yeux, le roi en personne l’avait initié aux arcanes du pouvoir en lui confiant ses secrets de gestionnaire avisé… Ainsi que quelques autres involontairement laissés échappés alors que la nuit tombait et l’ivresse venait, et que l’écuyer garda précieusement sans jamais savoir ce qu’ils signifiaient véritablement, se contentant d’enfouir dans sa mémoire ses bribes arrachées à l’alcool. Et le jour vint où le suzerain du Nord en personne lui signifia qu’il était désormais un homme, un fier nordien, et qu’il n’avait plus rien à apprendre. Adoubé par Torrhen Stark en personne alors qu’il atteignait les dix-sept ans, il fit ses adieux à Winterfell et à ceux qu’il avait côtoyés durant ces années formatrices, puis retourna enfin chez lui, après des années éloignés des siens.

Le choc fut rude, après cinq ans d’absence. Sa mère le prit dans ses bras en pleurant, laissant ses sentiments la dominer, privilège des femmes. Quant à son père, il se contenta d’une accolade virile et de lui souhaiter la bienvenue parmi les siens, avant que ses deux petits frères, qu’il avait quitté bambins et retrouvait enfants ne manquent le faire tomber en lui sautant dessus. Seules ses retrouvailles avec Edwyle furent notoirement froides, le cadet voyant avec dépit son aîné reprendre une place qu’il avait occupé toutes ces années auprès du patriarche des Glover. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas manqué de continuer à s’étoffer, et dominait tout le monde d’au moins deux têtes, Bowen compris.

Se réacclimater à un régime de vie sédentaire prit quelques temps, de même que trouver sa place au sein d’une famille qui avait vécu sans lui aussi longtemps, mais Bowen se glissa dans les vêtements de l’héritier en douceur, sans forcément chasser brutalement son frère des fonctions qu’il exerçait. Il lui laissa donc la compagnie des soldats et retrouva le vieux mestre de Motte-la-Forêt, auprès duquel il se renseigna sur les comptes de sa maison, ainsi que sur les projets à mettre en œuvre, utilisant ainsi le savoir acquis pendant son apprentissage d’écuyer du Loup de Winterfell. Terrassement, déboisage, renforcements des toitures de la ville… Il y avait largement de quoi s’occuper, et bientôt, la populace apprit à reconnaître le fils de leur Lord qui arpentait ses terres avec divers artisans tout en s’enquérant de leurs problèmes du quotidien en matière de fourrage ou de stockage du grain. Ce souci lui attira la sympathie des petites gens, de même que sa propension à traiter comme des dames les simples paysannes sans jamais chercher à tirer profit de ses privilèges de seigneur.

Il organisa également une grande réception familiale pour l’anniversaire de son père, où parurent Menora Karstark et son époux, ainsi que quelques membres de leur nombreuse progéniture et Alysane en compagnie de son fils, qui fit donc la connaissance de ses grands-parents et se fit materner par une Rowena heureuse de voir la progéniture de sa fille aînée. Ce furent des jours heureux, des souvenirs gravés dans la mémoire de chacun… Les derniers d’un temps révolus, qui voyait la famille Glover réunie dans son intégralité pour d’ultimes libations, car déjà, l’hiver venait, et il emporterait tout dans son tourbillon glacé.

Les sauvageons avaient débarqué en horde, et ravageaient déjà une partie du Nord. La réplique du roi ne se fit pas attendre, et alors que les préparatifs du Conclave battaient leur plein, il envoya des corbeaux auprès de tous ses vassaux pour que ces derniers lèvent le ban et l’arrière-ban. Les Glover répondirent favorablement, comme le voulait leurs serments de vassalité, et bientôt, leurs propres vassaux battirent le Bois-aux-Loups pour faire le rappel de toutes leurs troupes. La guerre reprenait ses droits, bien plus tôt dans le royaume nordien que dans le reste de Westeros, même si les rumeurs venant de Goeville n’étaient guère rassurantes.

Galbart Glover décida de laisser son frère pour veiller sur ses terres, ses deux plus jeunes fils et son épouse. Olsen Glover accepta, demandant simplement la permission de conserver son unique enfant auprès de lui, requête qui lui fut accordée. Le Lord partirait à la tête de leurs soldats pour Winterell, accompagné par Bowen et Edwyle, qui étaient tous deux en âge de combattre. Une fois les préparatifs achevés, l’héritier se tint auprès de son paternel pour saluer leurs gens et leur famille. Les adieux furent brefs, tous tenant à éviter des effusions trop longues qui seraient douloureuses pour le moral.

Bowen embrassa sa mère et sa tante, donna l’accolade à son oncle et à son cousin, puis se pencha vers les petits Robert et Tonnie afin de leur glisser quelques mots. Au premier, il enjoignit de prendre soin de leur mère, comme un vrai seigneur Glover, puisque le garçonnet serait l’aîné de la branche aînée encore sur place. Au second, il demanda de supporter son frère et de se comporter en homme. Une dernière tape légère sur l’épaule, puis ils s’en furent, prenant garde à ne pas se retourner. C’était la dernière image vivante qu’ils emporteraient de leur famille.

L’arrivée à Winterfell fut rapide, et Bowen retrouva avec un certain plaisir les lieux de son adolescence, en profitant pour discuter avec ses connaissances locales, mais également avec les autres jeunes hommes assemblés. Toute la fine fleur de la noblesse nordienne était ainsi rassemblée, et les retrouvailles avec toutes ces personnes qu’il avait croisées alors qu’il parcourait le royaume aux côtés de Torrhen Stark furent souvent agréables, notamment en raison du changement de statut dont le Poing du Nord bénéficiait. Il n’était plus un simple écuyer, mais davantage l’héritier de la maison Glover, prêt à défendre ses terres par les armes.

Hélas, la réalité de la guerre vint frapper le Nord de plein fouet, et de la pire manière qui soit, quand un jeune homme couvert de sang au point d’être méconnaissable, à la limite de l’évanouissement, pénétra dans la grande salle où étaient assemblés les nordiens pour annoncer la funeste nouvelle : Motte-la-Forêt était tombée, prise par les sauvageons. Le nombre de survivants était infime, et la famille du Lord ne comptait pas parmi ses chanceux. D’une voix de plus en plus étranglé, Jeor Glover raconta comment son propre père l’avait enjoint de quitter la forteresse au cours de la débâcle pour prévenir les Loups du sac de leur domaine. Comme possédé, il fit le récit morbide de la mort de sa propre mère, fauchée par une flèche en pleine gorge dès le début de l’assaut, évoqua la résistance héroique des civils et soldats restants ainsi que la fin de Lady Rowena, éventrée sur les remparts en tentant de protéger ses deux garçons, qui finirent le crâne fracassés dans les douves. Puis sa propre fuite, sur un des derniers chevaux debout, sourd aux cris atroces qui résonnaient tout autour de lui.

L’homme hagard fut finalement évacué, tandis qu’un cri d’agonie déchirait les lieux. Assommé par la nouvelle, Galbart Glovert n’avait pu se contenir, et il fallut les efforts de plusieurs de ses vassaux et de son cadet pour qu’il ne sorte pas en trombe de la salle, l’épée à la main. Pour sa part, Bowen resta complètement figé, incapable de dire quoi que ce soit, d’émettre la moindre pensée. Son corps refusait de fonctionner, de bouger un seul muscle sous la violence du choc. Le silence se révélait assourdissant, seulement entrecoupé par les sanglots difficilement contenus de son propre père, qui ne pouvait contenir sa faiblesse, quitte à passer pour un faible aux yeux des vassaux assemblés.

D’une voix atone, Bowen ordonna finalement à son frère d’emmener leur père dans les appartements qui lui étaient réservés, et échangea un regard lourd avec son beau-frère. Rassemblant le peu de courage qui lui restait, il demanda à emprunter la roukerie royale pour envoyer un corbeau à sa sœur et à sa tante, permission qui lui fut accordée. Semblable à un automate, le jeune Glover grimpa d’un pas lent des escaliers qu’il avait tant de fois parcourus, en des temps plus heureux, avant de congédier le mestre pour écrire tranquillement, et se laisser aller tout entier à son chagrin, enfin, dans la solitude de cette tour. Séchant ses yeux, il prit une plume et accomplit le devoir le plus douloureux qu’il ait jamais eu à faire, avant de confier les missives scellées au mestre, et de redescendre.

Les regards de pitié qui suivirent ses moindres faits et gestes les jours d’après lui arrachèrent des frissons d’exaspération. Il ne voulait pas de cette compassion, mais désirait seulement la vengeance, qui emplissait toutes les fibres de son être d’une ardeur sauvage. Alors, pour la première fois dans son existence, il revendiqua un profond sentiment d’égoïsme, répliquant vertement à tous ceux qui voulaient lui adresser quelques mots de réconfort qu’il attendait de tous le même sacrifice que celui consenti par sa famille. Au fond, alors que son père s’enfonçait dans l’apathie et son frère se noyait dans l’alcool, lui se consumait d’une haine farouche, à même de faire fuir même les plus endurants ou patients. A vrai dire, rares furent ceux capables de soutenir son regard brûlant d’une colère froide, presque palpable, durant ces jours si sombres.

Le seul dont il accepta la présence à ses côtés fut son cousin Jeor, mais ce fut pour mieux le torturer de demandes incessantes pour entendre encore et encore le récit de la mort de tous les habitants de la Motte-la-Forêt. Le malheureux restait hanté par ce qu’il avait vu, ce à quoi il avait survécu, et la détestation qu’il s’était attiré de la part des vassaux Glover qui avaient tous perdus des proches également n’arrangeait pas son état. Même s’il fallait un survivant pour prévenir Winterfell, beaucoup reprochaient à mots couverts à Olsen Glover d’avoir choisi son fils unique, dans ce qui ressemblait en effet à une faiblesse paternelle. Evidemment, la douleur et la jalousie parlait, mais les murmures de lâcheté affectaient considérablement le cousin de Bowen, tandis que ce dernier, tout à sa rage, ne levait pas le petit doigt pour défendre celui qui avait été un compagnon de jeu fidèle.

Nul peur n’étreignit son cœur quand l’ost du Nord se mit en marche, seule l’idée de vengeance habitant l’esprit de l’héritier des Glover, ou du moins de ce qu’il en restait. Il demanda à être affecté à la cavalerie envoyée à l’avant sous le commandement de Brandon Snow, pressé de faire couler le sang des meurtriers de sa maison. Son ancien statut d’écuyer des Loups et sa connaissance du bâtard lui permirent d’obtenir ce qu’il désirait, et il fit partie des braves qui chargèrent en première ligne au Gué de Marnach. Au milieu des flots, sur son cheval à moitié affolé, Bowen prit un plaisir macabre à colorer l’eau pure du sang sauvageon, et s’il se distingua par son courage, certains notèrent également sa volonté aveugle de poursuivre les survivants du camp ennemi jusqu’à la fin, quitte à mettre en danger ses compagnons, avec une pointe d’inquiétude légitime. Cependant, la guerre exigeait des hommes prêts à tout au combat, aussi il ne fut point réprimandé pour ses prises de risques. La bataille décisive s’annonçait, et la soif de sang du jeune homme n’avait pas encore été étanchée.

Le bouillant guerrier rejoignit donc l’ost de son père, placé sur l’aile droite en seconds du Lord Mormont, non sans s’enquérir auparavant de la bonne santé de son beau-frère afin de répondre à la demande de sa sœur éplorée qui voyait tous les siens engagés sur le champ de bataille alors qu’elle venait de perdre ses parents. Harangués par leur roi, les nordiens clamèrent leurs cris de guerre à l’unisson, et Bowen en profita après, prenant la place de son père, pour rappeler à ses propres hommes qu’en ce jour fatidiques, tous vengeraient la mort d’un fils, frère, sœur, mère, père, et de tous les innocents ayant donnés leur vie pour ralentir l’avancée sauvageonne. Galvanisés autant par la défense de leur patrie que par la vengeance, le ban Glover s’ébranla en même temps que ceux de leurs voisins, les cavaliers du Bois-aux-Loups côtoyant la piétaille paludière des Reed et les rudes hommes de l’Ile aux Ours.

Au signal, la cavalerie chargea, et malgré la volée de flèches, Bowen fit partie des premiers nordiens à passer le ruisseau, insensibles aux cris de ceux dont les chevaux s’étaient écroulés sous eux et le premier contact entre sa lame et la chair molle d’un piquier sauvageon lui arracha un grognement de satisfaction animale. A vrai dire, il fallut le cri de son frère pour qu’il entende l’ordre de repli et batte en retraite, tant l’abandon de son carnage lui faisait mal. A nouveau, ils formèrent une ligne compacte, et attendirent le nouveau choc, absorbé essentiellement par le centre du roi, tandis que l’aile droite accueillait avec un enthousiasme farouche des guerriers sauvageons tombant par dizaines sous leurs flèches. Aiguillonné par la haine, le jeune homme ne cessait d’abattre son épée, traçant un sillon sanglant autour de lui avec une ardeur qui fit reculer quelques-uns de ses adversaires, alors qu’une lueur folle s’allumait dans son regard halluciné. Dans chaque visage de sauvageon, il voyait le reflet de ceux de sa mère, de ses petits frères, et frappait, en proie à un déchainement de violence féroce.

Cependant, un cri bestial le tira bientôt de sa transe meurtrière : son cousin Jeor, au mépris de toute prudence, tentait de poursuivre un groupe d’assaillants seul, s’exposant ainsi aux flèches ennemies. Impuissant, Bowen le fit se faire faucher par une volée de projectiles, chuter de cheval avant d’être achevé par un imposant sauvageon qui lui fracassa le crâne de sa masse en os. Les Glover avaient encore perdu l’un des leurs, mais le jeune garçon avait préféré la mort au déshonneur dont les autres l’affublaient. Bientôt, la cavalerie suivit son exemple et chargea les tribus qui se débandaient, le piège imaginé par Torrhen Stark ayant fonctionné. Ce fut alors un véritable massacre qui s’engagea, et si un sauvageon parvint à blesser légèrement Galbart Glovert au bras, l’essentiel des nordiens avançaient sans rencontrer grande résistance sur l’aile. La poursuite fut sanglante, et Bowen se délecta de chaque instant que dura cette cavalcade de mort, l’intégralité de son armure se teintant d’un rouge carmin. Aucun survivant se trouvant sur son chemin ne fut épargné, même pas les femmes ou les gamins, et devant ceux qui hésitaient, il rappelait le sort de ceux de Motte-la-Forêt afin d’exciter leurs instincts meurtriers, ce qui obtint un succès certain. Enivré par la victoire et le sang, le fils Glover se présenta au-devant de l’ost nordien lorsque les cors du Nord annoncèrent la défaite de l’ennemi tel un diable sanglant.

La décision de crucifier les survivants sauvageons le ravit, et il tint à assister aux premières mises en croix, montrant ainsi son plein soutien à la décision du roi. Une fois cela fait, ayant obtenus l’autorisation de rallier au plus vite Motte-la-Forêt, les frères Glover laissèrent leur père aux soins d’un mestre le temps de poser un emplâtre sur son bras et partirent avec les restes de leur ost décimé vers leur fief. Là, ils découvrirent les villages détruits au fur et à mesure qu’ils remontaient vers le Nord, et la vue de la ville carbonisée les prit plus à la gorge que la montagne de cadavres qu’ils avaient vus à la Mort-aux-Loups. Certes, le château était encore debout, mais il faudrait nettoyer et faire de nombreux travaux. Ce qui, avec presque tous les habitants décimés, ne serait pas une sinécure. Tandis qu’Edwyle restait sur place, Bowen entreprit de ratisser les alentours avec une petite troupe, et passa au fil de l’épée quelques fuyards sauvageons. Ça et là, il découvrit des villages excentrés ayant été épargné par l’avancée de l’ost ennemi, et leur proposa de rallier la Motte, afin de commencer à repeupler les lieux.

Quand son père revint sur ses terres et resta à fixer son château pendant près d’une heure sans bouger, Bowen sut que son père s’en était allé. Certes, Galbart Glover était vivant, mais il ressemblait à un mort-vivant, se complaisant dans un passé révolu, cherchant sa femme et ses fils disparus avec un désespoir sénile. Le fier Lord avait vieilli de dix ans en l’espace de quelques heures funestes, et plus que jamais, son fils aîné sentit le poids des responsabilités sur ses épaules. Alors il se partagea les tâches avec Edwyle, la souffrance ayant effacé les petites rixes du passé pour souder les deux survivants de la fratrie. Mais il ne pouvait ignorer qu’il faudrait des années avant de reconstruire complètement le domaine Glover, et qu’il leur faudrait une aide extérieure, de leurs parents… Et du roi sans doute.

Déterminé à obtenir justice pour sa famille et profitant de l’invitation au mariage de la Princesse Jeyne, son amie d’enfance, Bowen se rendit à Winterfell où il obtint l’aide du roi pour financer le recrutement d’artisans, ce dernier refusant néanmoins d’offrir ceux de la Couronne. Déçu, le jeune homme s’inclina, prenant ce qu’il était possible d’avoir et contacta les familles liées à la sienne, et même quelques connaissances de son passé d’écuyer aux côtés du roi. Surtout, il lui fit part de son souhait de trouver épouse, et face aux damoiselles dont le souverain pouvait disposer, il choisit par pur calcul politique et financier Maedalyn Cerwyn, espérant une dot confortable et un appui supplémentaire pour reconstruire Motte-la-forêt. Dans ses souvenirs, elle avait toujours été une femme de tête, exactement ce qu’il fallait comme lady pour la maison Glover en ces heures sombres. Les fiançailles furent scellées rapidement, facilitées par l’appui royal et une fois l’union de la Princesse Jeyne Stark et du Prince Lyman célébrée, Bowen partit pour Blancport, où ses noces devraient avoir lieu, sa sœur ayant eu la bonté de les accueillir. Elles furent grandioses, réunissant toute la noblesse nordienne ainsi que les reines du Val et de Peyredragon. Pour la première fois dans son existence, le Poing du Nord découvrait le plaisir d’être le centre de l’attention, lui qui avait toujours été dans l’homme. L’expérience ne lui déplut pas, au contraire. Il estimait quelque part cela comme une justesse rétribution pour toutes les souffrances endurées par sa famille.

Le jeune homme n’eut néanmoins guère le temps de profiter de sa désormais épouse. Presque immédiatement, les armées du Nord se mirent en marche et il partit donc remplir son rôle d’aide du camp du Prince Jon Stark. En entrant sur le territoire riverain, Bowen ne put retenir un léger pincement au cœur. Que se passerait-il, quand il rencontrerait ses cousins Nerbosc ? Ce malaise perdura un temps, puis la vie de la soldatesque en campagne le rattrapa, et il se consacra avec énergie à sa tâche, tentant de réduire au mieux les chargements, de veiller à un approvisionnement correct des troupes, mais également de leur moral. Bientôt, tous eurent l’habitude de voir son ombrageuse silhouette arpenter leurs colonnes et s’enquérir de menus détails, voir simplement parler avec des visages connus. Néanmoins, quand vinrent les problèmes qui accompagnent toute armée qui avance, le Glover appliqua strictement la loi du roi, châtiant lui-même les coupables quand il lui arrivait de prononcer la sentence, ainsi que le voulait la tradition nordienne.

Les tractations diplomatiques laissèrent l’armée sans autre choix que se replier ou continuer. Le Prince choisit de suivre les traces de son père et d’avancer. Evidemment, Bowen fut parmi les premiers à le suivre, dévoré encore plus désormais par son besoin de méticulosité avide qui le travaillait et l’empêchait de penser à tous les obstacles sur leur route. Finalement, harassés, les nordiens parvinrent à Herpivoie, tandis que résonnaient les clameurs de la fraîche victoire de Paege.

Pour autant, à l’heure où tous se réjouissent des conquêtes et du terrain conquis, le Glover ne savait s’il devait se joindre aux réjouissances ou se draper dans le deuil. Son épouse était enceinte, et cette nouvelle seule aurait dû suffir à le combler de joie. Sauf que son père, Galbart Glover, avait enfin succombé à la gangrène qui le rongeait depuis la bataille de la Mort-aux-Loups, faisant de lui le nouveau Lord Glover. Sa lignée prospérait, mais il en portaot désormais tous le poids sur ses épaules. Et la guerre pourrait bien laisser l’enfant qui grandissait dans le ventre de sa femme un peu plus seul qu’il ne l’était déjà …

Ayant assisté à l’avènement de cet Empire dont il ne sait que penser, craignant que le Nord y perde son identité face aux flammes des Targaryens qui l’ont profondément horrifié, lors de cette cérémonie étrange où, pour faire naître un dragon, cette femme qui est désormais son Impératrice a laissé brûler vivant des blessés graves, une insulte selon le fier nordien à tout ce que les Anciens Dieux ont érigé en principe, Bowen se mure plus que jamais dans sa loyauté fanatique envers les Stark. Après tout, si son ancien mentor a abandonné son nom … Il ne tient qu’à son nouveau suzerain d’assurer le renouveau de leur royaume, et de conduire le Nord à la victoire. Sa seule satisfaction a consisté dans la renaissance du Conflans, puisque sa famille maternelle, les Nerbosc, ont pris fait et cause pour ce dernier. Au moins, sa famille ne sera plus déchirée par la guerre … Autrement que par la mort face aux troupes des Hoare et de leurs séides.


       
 


       
Les affiliations


   

       


       
Maedalyn Glover
       
Jamais Bowen n’aurait pensé épouser Maedalyn Cerwyn, ni même se marier aussi rapidement. Sauf que le massacre de Motte-la-forêt a rendu la perpétuation de la lignée indispensable … A tout prix. Alors sa femme, le jeune homme l’a choisie parmi toutes celles que le roi du Nord lui proposait, car il savait qu’elle aurait la poigne nécessaire pour l’aider à reconstruire son fief, et la force de caractère nécessaire pour s’imposer à ses vassaux. Ce choix, il ne le regrette pas, et chaque jour qui passe le conforte. Bien que mariés précipitamment et séparés presque aussitôt, il espère avoir un peu fendillé l’armure de sa dame, au travers de ses gestes et de ses lettres. Et puis … Maedalyn est enceinte de lui. Elle porte son enfant, et ce simple fait le fait l’aimer davantage encore.
       

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Jon Stark
       
   Les écuyers suivant les pères absents sont rarement appréciés des fils. Bowen n’a pas échappé à cette règle, et a longtemps enduré la froideur du Prince, conscient qu’il lui volait une place qui aurait dû lui revenir, sans pouvoir rien y faire. Alors il a attendu, forgeant sa carapace de loyauté inébranlable et de discrétion, espérant qu’un jour le louveteau comprendrait que jamais le Glover ne pourrait être une menace … Les années ont affadi la rivalité, et depuis la Mort-aux-loups, où le Poing du Nord n’a pas hésité à mettre sa vie en danger pour l’héritier du royaume, les deux hommes ont développé une relation particulièrement forte. Jon l’a accepté immédiatement comme aide de camp, et ils ont traversé le Conflans côte à côte. Pour Bowen, Jon est l’avenir du royaume … Et de leur entente dépendra sûrement le sien.  
       

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Jeyne Lannister
       
Quand Bowen est arrivé à Winterfell, Jeyne Stark avait sept ans, et lui douze. N’ayant jamais eu de petite sœur, il a rapidement adopté la fillette, la surveillant de loin après la mort de sa mère, envoyant quelques corbeaux avec des nouvelles du roi du Nord quand ce dernier battait la campagne. Si leur relation a pu être conflictuelle, le jeune Glover se trouvant malgré lui en concurrence avec l’aîné des Stark pour une place auprès de Torrhen, il ne lui en tint pas rigueur, ayant connu les mêmes avanies avec son propre frère. Depuis, les deux ont grandi, mûri, et le jeune homme continue d’éprouver une certaine affection pour celle qu’il a du mal à voir autrement que comme une petite fille le suivant partout dans les couloirs de la puissante forteresse nordienne avec un joli sourire enfantin. A vrai dire, à présent au courant du béguin que la jeune femme avait pour lui dans son enfance, son admiration, et après lui avoir révélé sa soif de sang, il sait que leur lien est d’une profondeur peu commune. Peut-être qu’un jour, il pourra la revoir dans l’Ouest ?
       

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Torrhen Braenaryon
       
Comme tous les vassaux du Nord, Bowen est lié à son roi par les serments de fidélité prononcés par ses aieux des siècles auparavant. Cependant, au-delà d’une simple loyauté formelle, le jeune Glover a eu la chance de côtoyer son suzerain de près, puisqu’il a été son écuyer pendant cinq années, le suivant dans sa frénésie de grands travaux à travers tout le royaume. Il a gardé ses secrets, gardé la porte de son seigneur quand ce dernier se laissait aller à honorer quelque ribaude… Peu à peu, le jeune homme a fini par le considérer comme un second père, et même si les années ont passé, il se sent fier d’appartenir au cercle fermé de ceux pouvant approcher facilement le Loup du Nord. Pourtant, depuis le sac de Motte-la-Forêt, il est partagé entre son loyalisme éperdu, sa satisfaction d’avoir vu le roi prendre une décision sans pitié à l’encontre des sauvageons… et la crainte de voir ce dernier oublier le sacrifice Glover alors que les conquêtes s’amassent, et d’oublier que le Nord ne saurait s’embarrasser des affaires sudières … D’autant que ses récentes décisions, son abandon du nom de Stark pour fonder une nouvelle lignée ne manquent pas de l’inquiéter.
       

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Walton Stark
       
La première fois que Bowen a rencontré Walton, ce dernier n’était encore qu’un bambin de trois ans à peine. Au fur et à mesure que les années passèrent, l’écuyer du Roi nordien a pu néanmoins observer les qualités du garçonnet, et sent qu’il y a plus chez Walton qu’un simple cadet doué. A eux deux, les conversations sont plus souvent ponctuées de silences que de longs discours, mais cela ne dérange pas outre mesure le nordien, qui apprécie le calme. Depuis la mort de Robert et Tonnie, Bowen a tendance à voir Walton comme le reflet de ses benjamins disparus, mais aussi comme un homme déjà éprouvé par la guerre, et qui a vu les ravages de la Mort-aux-Loups. Maintenant qu’il est le Stark de Winterfell, Bowen lui a demandé de prendre sous sa protection son épouse enceinte, ce qui montre à quel point le jeune homme fait confiance au plus jeune des loups …


       

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Lynara Karstark
       
Ecuyers et dame de compagnie sont les ombres silencieuses chargées d’aider et de conforter leurs seigneurs, et cela, Lynara et Bowen l’avaient bien compris. Quand la jeune fille arriva à Winterfell, Sigyn Stark venait de rendre ses derniers soupirs, et le roi en deuil se lança dans une frénésie de grands travaux qui l’éloignèrent de sa capitale. Liés par le sang, la grand-mère de Lynara étant la tante de Bowen, de dix ans plus âgée que son propre père, autant que par la condition, les deux jeunes gens s’épaulèrent au mieux, se servant de relais mutuels pour maintenir un lien entre les membres de la famille Stark. Ce soutien réciproque les a considérablement rapprochés, et maintenant que la jeune fille est partie pour l’Ouest, Bowen sait que le Nord va perdre l’une de ses filles les plus fiables. Après tout, si leurs familles n’avaient pas déjà été alliées, n’aurait-elle pas été son premier choix d’épouse ?
       

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Dernière édition par Bowen Glover le Mar 9 Mai - 18:29, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 17:40

Bobo !!!



   
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 17:42

North Fist Désolé fallait que je la sorte xD Bienvenue... Enfin je crois


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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 17:51

Jeyne:

Loras: C'est l'idée

J'ai mis en gras la partie actualisée de l'histoire (le reste reprenant mon ancienne fiche^^) pour faciliter la lecture.

Par ailleurs, j'aimerais avoir deux encarts de liens supplémentaires, si c'est possible

Merci d'avance!



Through the darkness, we shall survive et rise again, stronger, because we are the Iron Fist, and we stricke the ennemis of the North.




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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 18:03

*poke*

:harren:


Brûle de t'élever

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Je vous brûle pour m'élever.
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 18:09

Je t'ai dupliqué les deux derniers liens pour que tu puisses finir !





Feu, Sang et Hiver
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 18:16


Bowbow
Mon époux ! Réunis pour de nouvelles aventures, on dirait duel



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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 18:41

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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 19:17

Re bienvenue What a Face On se trouvera un lien avec Yesaminda




COME WHAT MAY
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COME WHAT MAY,
I AM HELL. HELL THOU SHALT LIVE
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 19:26

Cousiiiiin !


Le doute est une force. Une vrai belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant. © Pierre Bottero

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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mar 9 Mai - 22:20





Félicitation tu es validé(e) !



Savais-tu qu'un jour, il a perdu son alliance et que depuis, c'est le bordel dans la terre du milieu? Arhem excuses-moi, mais c'est que... C'est mon idole !
BREF !
Toutes nos félicitations !



Car oui, te voilà validé ! La classe hein ! Mais ne te repose pas sur tes lauriers trop vite, aussi confortables soient-ils, car il y reste encore quelques lieux à visiter, et dans lesquels tu dois poster. Nous t'avons fait une petite liste ci-dessous qui n'est pas exhaustive, mais qui t'indique les sujets les plus importants que tu dois aller voir absolument.

Les démarches post-Validation ▪



Favoriser son intégration ▪



Connaître en profondeur Torrhen, Sharra et Deria le background du forum ▪

© Crédit dyxie

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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mer 10 Mai - 12:51

Bienvenue à nouveau Bowen !!! =D !

Hâte de te revoir rp =)
Invité
Invité
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Mer 10 Mai - 16:40

Bienvenue =D


"because you know we'll make it through"
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MessageSujet: Re: Bowen Glover, le Poing du Nord   Ven 12 Mai - 17:12

(j'suis pas en r'tard, j'suis pas en r'tard...)

Rebienvenue sur le forum Smile




Shall we begin?


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