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Whisper
MessageSujet: Whisper   Sam 6 Mai - 15:45






A trente minutes
d'Herpivoie

An 0 Mois 10.


J’écartais les bras pour laisser Kora ajuster ma tenue. C’était là l’un des présents de Baâl pour mon union avec Torrhen, et elle était magnifique. Le vieil homme me connaissait décidément trop bien. Il avait demandé aux meilleurs artisans de Peyredragon de travailler dessus, afin de me proposer une toilette de qualité. Le tissu rouge bordé de doré était fin, maintenu en place par les ornements en or qui alourdissaient légèrement la toilette. Malgré cela, j’avais l’impression qu’elle était comme une seconde peau. Le style était échancré comme je l’aimais et je ressemblais, non pas simplement à une reine, mais à une impératrice dragon. Parce que l’on ne pouvait pas s’y tromper. Les structures métalliques rappelait mon ascendante, tout comme les broderies. Il avait fait graver sur la ceinture un dragon à trois têtes et un loup, entourant un B calligraphié.

Je congédiais ma servante après qu’elle eut noué mes cheveux simplement – deux tresses sur le côté, réunis sur l’arrière de ma tête – J’enlaçais mes chevilles et mes jambes avec le ruban noué à mes chaussures, un ruban aussi doré que pouvait l’être le soleil à son zénith. J’accrochais, pour finir, le collier que m’avait mon nouvel époux, qui devait surement encore dormir. Je m’étais levée tôt pour m’occuper de ma dragonne et récupérer mon Roi Dragon Ēbrion. Ce dernier était devant le feu, à essayer d’attraper les braises qui pouvaient s’y échapper. Je souriais en le regardant et vins caresser ses écailles bleu nuit. Il se lova contre ma main quelques instants avant de reprendre sa tâche, me rappelant que moi aussi j’avais des choses à faire.

Cela ne faisait pas beaucoup de temps que j’étais attelée à travailler quand Baâl me demanda l’autorisation d’entrer sous ma tente. Il s’arrêta un instant en me voyant porter la toilette qu’il m’avait fait porter quelques heures plus tôt par Kora. Je le connaissais assez pour savoir que non seulement il était flatté que j’ai décidé que la vêtir dès qu’il ne m’avait offerte, mais également fier qu’elle puisse m’aller aussi bien. Je comptais le remercier pour cela mais il ne m’en donna pas réellement l’occasion Impératrice. Un éclaireur vient de nous informer que sa Majesté Orys Baratheon est en chemin, à moins d’une demie lieu d’ici. J’ai pensé que vous voudriez aller à sa rencontre et fais sceller Tempête. Je le remerciais d’un signe de tête, récupérais Ēbrion puis Noire-Sœur que je nouais à ma taille rapidement avant de suivre mon général tout en lui donnant des instructions. Va prévenir l’empereur et fais le lever si cela est nécessaire. Demande à faire sceller son cheval afin qu’il puisse nous rejoindre au plus tôt. Viens avec lui également.  Mais avant, indique à Gawain que je n’ai pas besoin d’une grande escorte. Trois hommes en plus de lui suffiront. Meraxès m’accompagnera. Qu’il me rejoigne avec Tempête en lisière du camp Je l’y attendais avec ma Soeur. Il me fit un signe de tête avant de se dépêcher de trouver le capitaine de ma garde. En attendant je fendais rapidement le camp, escorté par les deux gardes qui m’accompagnaient toujours. Je m’éloignais de l’animation pour ensuite appeler Meraxès à venir jusqu’à moi. J’attendis quelques minutes avant qu’elle ne se pose face à ma personne. Je posais ma tête contre son museau, avant de lui murmurer de l’envoler et de me suivre. Puis, avec l’aide de Gawain qui venait d’arriver, je montais sur ma jument et me mis aussitôt en route.

On chevaucha une vingtaine de minutes à grand galops avant d’apercevoir l’escorte princière. Le capitaine de ma garde ralenti la cadence, jusqu’à faire marcher notre escorte au pas. Meraxès était restée tout au long de notre course juste au-dessus de nous nous couvrant par sa gigantesque ombre. Nul doute que les peyredragonniens nous avaient repérés bien avant que nous ne l’avions fait. On avança encore un peu avant que je n’ordonne une halte. Je descendais de tempête, et confiais ses rennes à l’un de mes gardes personnelles. Je m’avançais à pied, Gawaïn à ma droite, une main sur sa garde. Bientôt les autres hommes, après avoir attaché nos moutures nous rattrapèrent et suivirent à deux pas notre avancé. Meraxès, elle, tournait toujours au-dessus de nous, prête à fondre sur le moindre danger. Quant à Ēbrion, il était noué autour de mon cou, le regard porté sur les silhouettes qui approchaient. Elles mirent pied à terre en nous voyant sans nos moutures et avancèrent jusqu’à notre hauteur. Je leur fis signe de s’arrêter à une dizaine de pas de ma personne. Mon capitaine de garde se plaça entre les nouveaux arrivants et moi et annonça d’une voix forte Son impératrice Rhaenys Braenaryon, Régente de Peyredragon, libératrice, protectrice et Mère des dragons et héritière de l'ancienne Valyria. Et Ēbrion, Prince Dragon. Je n’allais pas plus à la rencontre d’Orys. Je restais à distance, un poing fermé, et l’autre posé sur l’épée que m’avait légué notre aîné Visenya. Mon attitude était froide, cachant une colère sourde qui résonnait en moi. Je n’avais pas oublié ses mensonges et ses attitudes de défiance. Je ne pouvais plus me permettre de laisser passer son comportement. Je lui avais indiqué lors d’une précédente missive qu’il avait dû lire lors de son passage aux Epois. Nos aînés auraient honte de lui. Il n’avait plus ma confiance et il allait devoirs renouveler ses serments s’il voulait espérer garder ses titres, une place à Peyredragon. Car s’il me défiait encore une fois, je le ferais bannir de nos terres natales et plus jamais nous ne nous reverrions. Une toute dernière chance. Et s’il ne la saisissait pas, plus aucun retour ne serait possible.


HJ : je t'envoie le corbeau dont je fais référence par MP + infos concernant Ebrion



Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

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MessageSujet: Re: Whisper   Mar 16 Mai - 0:22

Le voyage de Dorne jusqu’au Conflans et l’armée de ma Sœur ne fut pas des plus calmes… Les tensions dans cette région sont encore nombreuses et le fait que ma chère épouse a insisté pour qu’une escorte m’accompagne était à double tranchants. D’un côté, les brigands et autres vils pillards n’attaqueraient pas des hommes armés facilement, mais d’un autre cela était déjà arrivé qu’ils s’agglutinent pour former un groupe assez nombreux pour faire pencher la balance… Bien heureusement, je ne fus la cible d’aucune embuscade, ce qui est toujours une bonne chose. Le trajet consistait à parcourir une partie des terres de Dornes afin de rallier Lancehélion, puis à naviguer pour atteindre l’embouchure du Trident  et enfin traverser une partie du Conflans pour atteindre Herpivoie.

      La première partie de ce voyage se fit sans peine, car étant sur mes terres d’adoptions, les nobles des environs m’ouvraient leur porte. Cela me permit d’en revoir certains présents à mon mariage et ainsi consolider ma position de Prince de Dorne. Après tout, j’étais un étranger parmi eux et faire preuve d’un semblant d’intérêt à leur égard pouvait me rapporter facilement leur soutien. La population était également curieuse de voir débarquer un prince et toute son escorte à travers leur village et il n’était pas rare de voir une foule de gens s’agglutiner lors mon arrivée et je fis de mon mieux pour ne pas paraitre trop hautain, après tout 20 ans auparavant, c’est moi qui observait les nobles… En ralliant Lancehélion après une nuit en campagne, j’ai eu l’occasion de passer voir ma femme avant de prendre un navire avec mon escorte. Une certaine tension se lisait sur son visage et je ne pus la blâmer pour cela…

      La seconde partie du voyage se fit sur l’eau en naviguant toutes voiles dehors afin de parvenir aux Conflans rapidement. Je passais mon temps à observer les côtés, ainsi que parmi mon escorte, une vingtaine de Peyredragoniens pures souches. Cela me faisait du bien de passer du temps avec des hommes de ma patrie, car les dorniens restaient toujours différents, malgré le temps que je passais à leur côté. Les paysages magnifique, que je pus admirer, n’arrangeaient en rien mon anxiété qui montait avec l’inaction ambiante et mon humeur s’en trouvait assombrit. Cet état de fait dura jusqu’à ce que l’on mette pied à terre à l’embouchure du Trident.

      La dernière partie de la route se fit donc dans le Conflans et les dégâts dus à la guerre étaient plus que visibles. Entre les besoins énormes des armées qui n’hésitent pas à réquisitionner les ressources de la région, lorsque c’est nécessaire et les dégâts des combats eux-mêmes… La population était également à cran par endroit et cela se vérifia lors de multiples arrêts dans les villages où l’accueil se fit plus froid que par-delà le mur. Heureusement, le stationnement de l’armée de ma Sœur n’était plus loin et je me surpris à plus appréhender la rencontre avec cette dernière, que de devoir combattre une horde de brigands à mains nues. Voyant pointer le soleil à l’horizon, j’ordonnais à mon escorte de faire halte afin de se reposer et de présenter une meilleure mine à ma sœur. La rencontre allait déjà être corsée après notre dernière entrevue, alors avoir l’apparence et l’odeur d’un chien galeux n’allait pas aider…

      Je passai toute la soirée à réfléchir à comment aborder l’entrevue du lendemain. Je voulais avant tout maintenir mes relations avec Rhaenys, cela me peinait énormément de m’être éloigné d’elle, même si techniquement c’est elle qui a souhaité me marier à Dorne… Mais bon ! Il ne fallait pas commencer comme ça, sinon l’entrevue risquait de s’écourter… Non ! Comme à mon habitude, je finis par me dire que je réagirais en fonction de ma sœur et de ses humeurs. Faire un plan trop élaboré avec tellement d’inconnues allait me porter préjudice et me déstabiliser. Pas de plan vaut mieux qu’un plan foireux ! Voilà comment il fallait procéder et cette manière de faire s’était déjà révélée juste en plusieurs occasions. Et pénible en plusieurs autres, mais j’avais tendance à oublier cela…

      Lorsque pointa l’aurore, je demandais à la sentinelle d’aller réveiller tout le monde, il était temps ! Se préparer n’allait pas être une mince affaire dans ce bourbier, mais j’avais déjà vu pire. Nous avions établi notre camp près d’un cour d’eau et je pris le temps de mettre mes atouts en valeur. Je mis tout de même un caleçon, sinon ça grattait sous l’armure. Je décidais à ce moment de mettre un semblant d’armure, après tout l’accueil n’était pas certain non plus. Cottes de mailles, jambières et cuirasse vinrent trouver leur place habituelle après avoir pris le temps de les lustrer. Mon épée, offerte par Lord Grafton lors du Tournoi de Goëville, revint à mes côtés comme chaque jour depuis mon départ, même si j’espèrerais ne pas avoir à la sortir aujourd’hui. En sortant de ma tente, je rappelai à mes hommes de bien mettre en valeur le Blason des Barathéon et non pas de Dorne, comme certains pouvaient avoir pris l’habitude, afin de ne pas froisser les Sudistes. Cela allait jouer en ma faveur, car mettre en avant le nom que Rhaenys m’avait donné, cela allait lui rappeler ce qui nous lie.

      La fin des préparatifs arrivait et j’émis l’ordre de marche. Chaque trot de mon cheval faisait naitre en moi des questions supplémentaire au point qu’à un moment, je dus faire taire cette maudite conscience. Bordel… Qu’est-ce qu’il allait se passait ? Manger par Méraxès ou simplement rôti ?! Petites galipettes dans les bois ? Perspective plus intéressante et non pas moins brûlante que le souffle d’un dragon. En arrivant près de Herpivoie, je ralentis le rythme et je ne fis aucun effort pour dissimuler d’une quelconque manière le bruit de notre marche, cela afin de laisser le temps aux éclaireurs de ma sœur de revenir à elle. Je fus certains d’avoir entendu un son de galop le temps d’un instant et je su à ce moment que ma Sœur allait rapidement être mis au courant de ma présence.

      Il planait un dernier doute sur cette entrevue, la présence ou non de ce Roi-Guerrier du Nord. Un type qui a réussi à fonder un empire avec ma sœur méritait le respect, mais ce n’était néanmoins pas pour autant qu’il méritait une once de ma sympathie. Et j’en voulais beaucoup aussi à Rhaé de cela… Elle m’offre à la première donzelle qu’elle déteste pour essayer de l’aimer un peu plus et ensuite elle m’en veut et se lie avec un Nordien… Moi, je vous le dis, je préfère tenter de monter Méraxès que d’essayer d’y trouver une logique !

      Un nouveau son de galops arrivait de par les échos des bois pour me tirer de mes dérives cérébrales que nous appelons pensées et à l’intensité, je dirais que les nouveaux arrivants ne sont pas plus de 5. Ah et aussi le bruit caractéristique d’un battement d’ailes à vous déchirer les tympans ! Méraxès est donc là aussi. Bien, j’avais peur de finir décapité. Peu de temps après les sons vinrent les images et j’ai l’occasion d’observer la sublime créature qu’était ma Sœur ralentissant progressivement sa vitesse. Je fis de même avec mes hommes, tout en leur intimant de ne rien tenter quel que soit l’issu de cette entrevue et au vu du regard que me jetait mon second, je compris que se frotter à un dragon pour sauver son maitre n’était pas un fait d’arme dont il prêt à se voir glorifier. Cela ne put m’empêcher de me faire sourire. Voyant Rhaé se rapprochait de moi à pied, je me résolu de mettre pied à terre, puis de la rejoindre pas à pas. Mes hommes me suivirent, mais me laissèrent en dehors de mon second finir seul devant elle. A une dizaine de pas, je compris qu’il n’y en aurait pas un de plus à faire et le capitaine de la garde proclama les différents titres de ma Sœur. A cet instant et suivant les conseils donnés au matin, chacun de mes hommes mis genoux à terre, après tout elle était leur Reine et Impératrice. Je me retrouvais seul face à elle et à ce moment, j’aperçus Ebrion au cou de Rhaé, cela me fit sourire sot que j’étais de ne pas l’avoir remarqué avant.

      Ebrion fut pourtant le cadet de mes soucis, au vu du regard et de la posture de ma Sœur. Je pouvais lire sa colère dans son regard, mais je ne fléchis point devant ces braises rougeoyantes, ce n’était pas comme ça que je traitais avec mes frères et mes sœurs peu importe leur titre d’alors ou en devenir. Après un bref signe de tête, j’entamai l'ode d'une entrevue qui devrait être intéressante.  Ma très chère Sœur ! Je suis ravie de te revoir et t’enlacerais comme tel, si je pensais pouvoir échapper ne serait-ce que quelques secondes au souffle de notre ami là-haut. J’espère en tout cas pouvoir te parler comme le frère qui a toujours et sera là pour toi.
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MessageSujet: Re: Whisper   Jeu 1 Juin - 12:42






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Je ne m’attendais pas à retrouver Orys. Ni aujourd’hui, ni demain d’ailleurs. Mon Valonqar provoquait en moi des sentiments tellement contradictoires. Je n’arrivais pas à faire le tri entre eux, à me décider pour écouter l’un et pas l’autre. Je détestais ça, comme il le savait si bien. Je détestais ne pas contrôler une situation sur le plan affectif. Et c’était le cas actuellement. Ce qui était certain c’est que je ne l’accueillerai pas les bras ouverts. J’aimais mon frère et je l’aimerai toujours. Mais j’étais en colère contre lui. Il m’avait trahi. Il avait trahi ce lien qui nous unie. Il a trahi la mémoire des nôtres. Et surtout il a trahi notre peuple, nos espoirs… Pour les cuisses d’une femme. Non je ne pouvais pas le supporter et passer outre. Il n’avait aucune excuse, aucune. De plus, il m’avait prouvé que je ne pouvais plus lui faire confiance et qu’il était un menteur. Deria l’avait retourné contre les siens, contre sa patrie… Contre moi. Et pour s’être laissé faire, je ne pouvais pas lui pardonner. Il m’avait brisé le cœur, comme lui seul le pouvait.

J’étais froide, impériale avec lui. Il ne méritait pas que je sois autrement à son égard. Je ne lui adressais pas la parole, laissant Gawain m’introduire. Je me contentais de le regarder froidement, à distance, refoulant cette partie de moi qui voulait se jeter dans ses bras. Il allait l’air en forme malgré le long voyage qu’il avait effectué… Et remis sur pied depuis mon passage éclair à Dorne. Les Peyredragonniens l’accompagnant ployèrent le genou comme il le devait. C’était de bons hommes, des hommes de confiance. Ils n’étaient pas tous nés nobles, mais ils s’étaient illustrés pour leur courage et leur bravoure au combat. Ils avaient gagné leur place dans l’escorte de mon frère, une escorte que j’avais choisi moi-même avec les conseils avisés de Baâl. Je les connaissais tous quelque part, même s’ils ne s’en doutaient pas tous. Je leur fis signe de se relever, acceptant leur allégeance, une allégeance pour laquelle je n’avais aucun doute. Torrhen me l’avait dit et mon général aussi : mon peuple aimait cette Reine que j’incarnais et je les inspirais. Je l’avoue sans mal, je ne savais pas à quoi cela était dû. Je ne me trouvais pas toujours brillante comme Reine, et j’étais loin d’être parfaite. Mais j’étais dévouée à mon peuple et j’avais à cœur qu’il le sache.

Un sourire se dessina sur le visage d’Orys, réchauffant son visage. Il venait de voir Ebrion autour de mon cou, qui devait surement l’observer. Il partageait du sang de dragon, comme le prouvait ses prunelles amethyste, reflet des propres yeux. Le dornien – puisqu’il avait décidé de l’être en reniant les siens… – reporta cependant rapidement son attention sur moi et je suis avant même qu’il prenne la parole qu’il ne conduirait pas comme il le devait. Ca se voyait sur ses traits de visages sur sa posture, dans la malice de son regard. Et j’en étais agacée par avance. Il me fit un bref signe de tête – un signe de tête ! – avant de prendre la parole. Mes poings se serraient un peu plus et je me faisais violence pour ne pas avancer et le frapper. Je lâchais un rire amer à la place. Un frère ? Je n’en vois nullement face à moi.   puis j’ajoutais plus durement, ne me souciant pas de nos hommes autour de nous assistant à cette scène. Prince Baratheon, Seigneur de Dorne. Vous êtes bien loin de vos terres. Vous vous présentez en ce jour devant ma personne, dans ce comportement irrespectueux semblable à celui qu’à toujours adopté votre épouse. Avez-vous donc tout oublié l’éducation qui a été vôtre ? Le soleil vous a-t ’il trop tapé sur la tête ? Ou devons-nous y lire votre positionnement et celui de ce royaume que vous représenté désormais ? je fis un pas en avant, de colère, de rage même. Ma main s’était posée sur Noire-Sœur alors qu’Ebrion s’enroulait un peu plus autour de mon cou, l’enserrant. Il était mal à l’aise. Je n’avais jamais été dans un tel état de fureur depuis sa naissance. Orys était le seul à pouvoir me mettre dans de telles extrémités. Et je détestais ça. Je détestais ce pouvoir qu’il avait encore pour moi. Je détestais ça. Gawain s’avança lui aussi et posa, comme je venais de le faire, lui aussi sa main sur le pommeau de son épée, dans une attitude défensive. Je me forçais à prendre une grande inspiration et de souffler pour me calmer légèrement. Puis je lui fis signe de ne pas intervenir. Je devais imposer mon autorité seule. Et si Orys refusait de s’y plier, il en subira les conséquences. Altesse Orys Baratheon, prince consort de Dorne… je n’évoquais pas qu’il était aussi prince de Peyredragon. Il ne l’était plus dans son attitude, et avait oublié sa patrie dès que celle qui était désormais sa femme avait écarté les cuisses. Je haïssais Deria, plus que quiconque. Elle m’avait enlevé le dernier membre de ma famille. Ce n’était qu’une manipulatrice… Et Orys l’avait laissé faire. Ca nous non plus, je ne pouvais pas lui pardonner, mais à lui. Nous nous étions promis pourtant de jamais rien laisser se mettre entre nous et que peu importe ce qui se passerait, nous serions toujours l’un pour l’autre. Il n’avait pas tenu sa promesse. A genoux devant l’impératrice Dragon de Westeros. Jadis vous avez prononcé des serments de fidélité. Renouvelez-les ou repartez sur ce qui est désormais vos terres sans jamais revenir sur mon territoire. Il m’avait couronné Reine de Peyredragon, Reine des sept royaumes de Westeros. Lui et lui seul. Il s’était agenouillé le premier devant ma personne pour me déclarer comme telle, me sortant de la torpeur dans laquelle m’avait plongé la mort de nos aînés. Il avait fait fabriquer une couronne lui et lui seul. Si nous en étions là c’était de son fait, de lui et lui seul. Et il était temps qu’il s’en souvienne. Je lui laissais une dernière chance, une toute dernière chance. S’il ne la saisissait pas… Alors ce sera définitivement la fin entre nous une fin qu’il avait amorcé lui.




Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

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MessageSujet: Re: Whisper   Lun 5 Juin - 10:03

A peine, les mots sortirent de ma bouche que je compris que Rhae ne serait pas si facile à attendrir… Le fossé s’était, de toute évidence, creusé entre nous et bien plus que ce à quoi je pouvais m’attendre. Pourtant, nous étions si proche… Je me souviens encore de nos jeunes années à Peyredragon où tout était plus simple. Pour ce temps-là et pour notre famille, je me devais de faire ce que je pouvais pour rétablir la situation. Après tout, ma sœur était la seule famille qui me restait et notre Père m’a toujours fait jurer de toujours mettre notre famille au premier plan. Bien que Rhae ait changé, même si ce n’est pas à moi de juger ce changement, bien que je pourrais lui en faire part, si tenté que ma tête conserve sa place d’ici les prochaines minutes.

La colère sur les traits de ma Sœur me faisait de plus en plus réfléchir. Le ton qu’elle employa, ainsi que sa posture toujours plus menaçante ne fit rien pour réfréner mes doutes. Je pensais peut-être à tort que l’éloignement aurait pu nous être bénéfique, le temps de faire le point, mais maintenant je me dis qu’en revenant plus tôt, cette conversation serait déjà finit. Rae ne mâchait pas ses mots, ça non… De là, à renier toutes mes origines et à ne m’affilier qu’à Dorne… Cela fit naitre beaucoup de colère en moi, mais aussi un peu de honte, je dois me l’avouer. Que ma propre sœur me traite ainsi en paria ne me donnait pas vraiment envie de me réjouir. De toute évidence, je n’avais plus la jeune Reine en face de moi, mais une reine accompli de bien des manières et de cela je n’en étais pas moins fière !

Ses mots furent très durs à encaisser, après tout qui pouvait se targuer de se faire traiter de traitre à son sang, sans que cela ne provoque beaucoup d’émotions contradictoires. Les paroles suivantes ne furent pas beaucoup plus rassurante et je compris bien vite que la croisée des chemins n’était plus bien loin. Ployer le genou ou partir comme un vaurien… Pas vraiment de choix là-dedans, mais bon j’imagine qu’être Reine ne doit pas permettre de faire confiance à tous et que seul le blanc et le noir existe, pas de place pour avoir de dévouement ailleurs que dans son propre royaume. Cela fit naitre aussi en moi, une certaine tristesse liée à l’image que ma Reine-Sœur avait de moi, ainsi qu’au fait qu’elle puisse seulement imaginé une telle trahison. Et j’imagine que cela du se voir sur mon visage, car la colère de ma sœur changea sans que je pu dire à quoi elle pensait sur l’instant.

Je me résolus donc à ployer le genou, afin de faire un premier pas vers une certaine conciliation ou tout du moins le seul acte que ma sœur voulait me voir exécuter. Je baissai donc la tête en signe de soumission et m’agenouillai lentement. Une fois à terre, je pris ma lame pour l’offrir à ma Sœur et avança la tête pour faciliter la décapitation. Quitte à jouer sa tête autrement le faire avec une lame dont je n’avais aucun doute sur son tranchant.

Il fallait à présent choisir ses mots avec soin et je pensai que parler de notre famille ne serait pas un mal. « Ma Reine, je place à nouveau ma vie entre vos mains et celles de nos Ancêtres les Targaryen. Notre Père m’a élevé à vos côtés et je ne pourrais jamais cesser de l’aimer pour tout ce qu’il a fait pour moi. Notre frère et notre sœur resteront toujours à nos côtés dans mon cœur et dans chacun de mes souvenirs. Ma Sœur, aujourd’hui c’est à vous que je dois la vie et je vous redonne ce qui vous appartient. » Je n’allais pas trop m’avancer ou m’étendre non plus sur tout cela. Après tout, la colère de ma Sœur est si grande qu’un mot de trop risquait bien de me valoir d’autres mots justement, si ce n’est plus.

L’attente d’une réponse se fit toujours plus pressante, chaque instant, chaque seconde. Surtout avec de la boue qui s’infiltrait dans chaque recoin de mon armure. Je devais surement donner un spectacle bien pitoyable, mais d’aucun présent n’aurait pu mieux faire au vu de la situation. Enfin, je me disais cela peut-être pour rassurer… Je n’osais plus parler, ni relever la tête, ni même respirer ! Il n’y avait plus qu’à attendre… Attendre que le couperet tombe que ce soit sous la forme d’une épée, d’une réponse cinglante ou d’un câlin. Après tout, sait-on jamais…
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