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North comes to East [Tour I - Terminé]
MessageSujet: North comes to East [Tour I - Terminé]   Lun 4 Mai - 17:42

J'avais la tête pleine de pensées et de perspectives depuis ma rencontre avec la Reine Sharra. Elle en imposait, la Reine Régente, et elle m'avait donné matière à penser pendant un bon moment avec tout ce qui s'était dit et échangé durant notre première entrevue. La laissant à ses préparatifs et continuant de laisser mes enfants faire leur vie sous la surveillance de Brandon et de nos hommes, je m'esquivais de mon côté dans les bois au nord de la cité côtière en compagnie des Royce et autres Veneur pour chasser. Je souris à la pensée de la gaffe d'un chevalier secondaire accompagnant la chevauchée. « Chassons donc le Loup messire, ils pullulent ces derniers temps ». Sourires gênés des Lords m'encadrant et teint blafard chez l'importun, mais j'avais répondu avec humour « Allez donc chasser le Loup, Ser, mais prenez garde. Le plus proche de vous sait manier l'épée et on le dit plutôt féroce. ». L'accident diplomatique avait été évité. Je savais qu'il en cuirait au jeune chevalier si la Reine Régente avait vent de ces paroles stupides et irréfléchies, elle qui avait sans doute demandé à sa noblesse de m'accompagner, de me faire visiter le pays. Peut-être pensait-elle qu'une alliance aurait plus de chances d'être véritablement établie si j'apprenais à connaître un peu mieux ce pays et son aristocratie ? L'idée n'était pas stupide, et ces gens, s'ils étaient moins rustres que ceux que j'appréciais et qui m'entouraient d'ordinaire, n'étaient pas pour autant des gens indignes de mon intérêt ou de ma compagnie. Nous chassions donc dans les environs de Beaulieu, une petite bourgade marchande qui fabriquait des cordages de chanvre pour Goeville toute proche, et avions abattu un daim en fin de matinée. Ser et autres Lords de mon entourage souhaitaient retourner manger la venaison au chaud, à Goeville, mais je demandais à tous de faire un feu de camp et que l'on mange sur place. Qu'eux aussi, apprennent à me connaître, à savoir qui j'étais et comment je fonctionnais.


Finalement, nous reprenions la route en début de soirée ; j'aurais aimé voir mes enfants avant qu'ils ne se couchent et m'assurer surtout, que tous seraient bien dans leur chambre. Je savais que ce genre d'événènement risquait fort de les attirer au dehors... Le jour déclinait lentement jusqu'à ce qu'il commence à faire sombre et nous chevauchions doucement. Jusqu'à ce qu'un de mes gardes revienne vers nous à toute vitesse, nous signalant qu'une troupe de cavalerie se trouvait non loin devant. Quelle bannière, demandais je, pour me voir répondre dragon rouge sur champ noir. Les murmures s'élevèrent dans notre troupe. Tous se posaient des questions quant à la présence de Targaryen à proximité de la cité, mais je comprenais qu'il devait sans doute s'agir de la venue de la Reine de Peyredragon, qui avait dû estimer moins risqué de débarquer plus loin pour reconnaître ville et environs avant de s'y engouffrer. Je hélais mes hommes pour avancer, et invitais les gens du Val à faire de même. Notre colonne approcha en quelques minutes de celle des étrangers. La tension était palpable, même si aucune menace immédiate ne se faisait sentir. Je piquais des deux et fendais la foule de mes suivants pour passer en première ligne.



| Je m'appelle Torrhen Stark, Roi du Nord. Je vous épargne le reste de mes titres si vous m'amenez à votre chef, quelqu'il soit. Je pense que nous pouvons faire le reste de la route ensemble ; je suis accompagné de quelques hommes du Nord et de nobles Sers et Lords du Val. |




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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Lun 4 Mai - 20:11


North comes to east


Torrhen "the King Wolf" & Rhaenys "the Queen dragon"

Cela faisait déjà plusieurs heures que nous chevauchions. Si j'avais l'habitude plus jeune de rester longtemps sur un cheval, ce n'était plus le cas depuis plusieurs années maintenant. Depuis que Meraxès était assez grande pour supporter ma présence sur son dos, je ne voyageais plus qu'avec elle. Retourner sur un herbivore ne me plaisait pas vraiment. Je trouvais cela tellement inconfortable et surtout... Lent. Oui très lent même, comparé à la rapidité dont faisait preuve ma dragonne. Mais je n'avais pas pu l'amener jusqu'au bout du voyage avec moi. Je l'avais laissé derrière, à quelques lieux de là, sur l'un de mes nombreux navires. Je m'étais engagée auprès de la Régente du royaume de ne pas l'amener avec moi et je tenais mes engagements. Je ne m'appelais pas Hoare et jamais je ne romprais mes serments.

Je commençais vraiment à en avoir assez de ce voyage. Il était vraiment temps que nous arrivions à destination. Je ne proposais pas de pause, pour ne ma rallonger un peu plus mon calvaire. Je décidais d'ailleurs de m'être pied à terre et d'avancer par moi même. J'avais besoin de me dégourdir un peu les jambes. Je nous ralentissais même pas, certains des nôtres avançant eux même à pied. Je gardais cependant les rênes de mon cheval dans mes mains. Je pouvais très bien le faire toute seule et je n'avais pas besoin que quelqu'un le fasse à ma place. Il n'était pas question de donner plus de travail aux autres par simple caprice.

Orys chevauchait à mes côtés, ainsi que Baâl. Ils avaient calés leurs cadences sur la mienne, sans s'en plaindre. J'avais vraiment beaucoup de chances de les avoir tous les deux. Mon frère était un véritable soutien. Le chevalier qui avait si fidèlement servi mon père était toujours de très bons conseils et sa sagesse était toujours la bienvenue. Avec ces deux là à mes côtés, je pourrais devenir la Reine qu'aurait voulu que je sois mes aînés. Oui, je le deviendrais.

Toute notre horde finit par s'arrêter. D'un signe de tête, mon frère me fit comprendre de remonter à cheval. Si nous devions fuir, j'avancerais plus rapidement sur le dos de l'animal qu'à pied. Je poussais un soupir en remontant en selle. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que Baâl revienne et m'indique que le Roi du Nord, Torrhen Stark demandait à faire route avec nous, nous escorter avec ses quelques hommes lui appartenant et ceux du val. Nous nous regardâmes quelques instants. La décision finale me revenait bien entendu. A présent que notre présence était connue, la discrétion n'était plus de mise. Je fis un signe affirmatif de la tête au chevalier et lui indiqua de faire venir le Roi, et de laisser sa garde à la périphérique de la notre. J'avançais légèrement faisant signe à Orys de rester un peu à l'écart. Il était temps que je commence à me débrouiller toute seule politiquement parlant. Et si j'avais besoin de son secours, il ne serait pas loin.

Je fis un signe respectueux au Roi du Nord. Je devais bien avouer que son apparence m'étonna. Je me l'étais imaginée plus grand, plus bourru, et plus charpenté. Là, il était plus... Harmonieux, plus beau aussi que l'on me l'avait dépeint. Sir Stark. Quel plaisir de vous rencontrer. La sollicitude dans vos lettres m'ont énormément touché. Chevauchons donc ensembles jusqu'à notre arrivée et faisons donc connaissance, si cela vous sied bien entendu. Je me montrais respectueuse envers lui, même si je l'appelais pas Roi du Nord. Il n'y avait qu'un seul souverain légitime, et il s'agissait de moi. Il pouvait avoir tous les titres qu'il désirait, mais celui de Reine n'appartenait qu'à moi et à moi seul.









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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Mar 5 Mai - 0:46

L'atmosphère était tendue. Le Val ne savait pas trop comment se comporter face aux étrangers, tout comme mes nordiens. En face, ils ne semblaient tout simplement pas plus avancés que nous autres ; il semblait évident que les affaires récentes en Westeros avaient jeté le trouble sur quantité de choses. J'imaginais assez bien que nos gens avaient peur de voir débarquer un dragon, et que la troupe de cavaliers était en train de craindre de finir transpercée par des volées de flèches et attaquée de toutes parts. Je restais là, bien droit sur mon cheval dans la semie-clarté du crépuscule. Je portais mes habits de chasse ; pas besoin d'une armure pour tuer quelque renard des collines. Pantalon de laine, veston de cuir noir gravé du loup garou et longue cape blanche portant elle aussi mon emblème. Au côté, deux poignards, fort utiles pour achever quelque bête. Et sur mon revers droit, mon épée commune. Pas Glace, emmener pareille arme de guerre à la chasse serait risible et je n'avais pas voulu risquer cet héritage dans ce voyage. Je portais donc Hurlements, mon épée de jeunesse, que j'utilisais pour l'apparât au moins autant que pour ma défense rapprochée en temps normal. Autant dire que si j'étais armé, je n'étais pas équipé pour la guerre et cela devait rassurer le cortège portant la bannière du dragon tricéphale rouge sur champ noir... Encore que j'attendis quelques instants avant d'observer une véritable réaction en face. 7



Finalement, un héraut s'avança vers moi, portant la bannière de sa Reine. Il m'indiqua que je pouvais avancer pour chevaucher à ses côtés, tandis que ma propre suite chevaucherait derrière nous. Je levais le regard vers le ciel nuageux de ce début de soirée. J'avais l'impression que l'on attendait beaucoup de bonne volonté de ma part, ces derniers temps. Pourtant, je piquais des éperons sans empressement, et ma monture commença à avancer tandis que ma suite se remettait en mouvement elle aussi.


Je m'approchais d'une femme de taille relativement modeste mais à l'allure svelte. Sa longue crinière d'un blond argenté me frappa instantanément, mais ne montrais sous ma barbe aucune surprise. Inutile de devoir remonter par la suite un quelconque ascendant psychologique des plus puérils... Elle montait comme un homme, et non sur le côté comme quantité de femmes nobles. Rhaenys Targaryen me salua d'un titre de noblesse bien inférieur au mien mais je ne m'en offusquais pas ; elle n'allait pas commencer à reconnaître ma légitimité si c'était pour me prendre mon trône, n'est-ce pas ?



| Reine Rhaenys, tout le plaisir est pour moi. On m'avait vanté votre beauté, je dois reconnaître que les rumeurs ne vous rendent pas justice, Majesté. |


Oui, je la traitais avec bien plus d'égards que ce qu'elle m'avait donné à son tour, mais je lui reconnaissais son titre de Reine, quoiqu'elle ne règne que sur Peyredragon et non sur tout Westeros. Laissons lui l'arrogance. Je hochais respectueusement la tête.


| Je vous en prie, c'était bien naturel. Ce qu'a fait le Roi Harren était abominable ; pareil homme ne serait jamais toléré comme souverain dans mon pays. Se parjurer ainsi, en contradiction avec toutes les lois que nous avons depuis des milliers d'années... C'est terrible, vraiment. Je suis familier du personnage. Je lui ai fait la guerre cinq années durant. Il n'a pas pris le Nord, mais il m'a pris trois frères, à moi aussi. |


Alors que je regardais ma route jusque là en ne lui jetant que quelques regards en commençant à parler, je pique un regard bien plus perçant dans sa direction.


| Ainsi donc, vous avez choisi de venir, finalement. J'en suis heureux. J'avais hâte de vous rencontrer. Et hâte d'entendre ce que vous avez à nous dire. J'espère simplement que ni Harren ni votre frère n'ont commencé quelque chose qui incendiera tout Westeros, j'espère qu'il est encore temps pour la paix... Avez vous fait bonne route, Ma Dame ? |




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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 15:12


North comes to east


Torrhen "the King Wolf" & Rhaenys "the Queen dragon"

Je souriais en entendant le protecteur du royaume du nord m'appelait Reine. J'étais tout aussi Reine à ses yeux qu'il était Roi aux miens. J'avais bien des défauts mais je ne m'étais jamais voilé la face. J'avais toujours été très réaliste et comme il me l'avait dit lui même dans l'une de ses lettres, il ne me reconnaissait pas comme souveraine. Cela ne me dérangeait pas en soi pour l'instant. Il aurait tôt fait de changer d'avis plus tard. Mon titre, je devais le gagner et l'arracher, j'en avais parfaitement conscience. Reine ? Voyons, vous comme moi avons conscience que vous ne me considérez pas comme cela. Ne commençons donc pas notre relation par des faux semblants si vous le voulez bien. Je tournais la tête vers lui pour lui faire comprendre combien j'étais sérieuse. Je n'aimais pas que l'on me mente et je ne supportais pas ceux qui se cachaient derrière des masques. Je vous remercie cependant pour votre compliment même si je ne suis pas certaine que vous l'auriez pensé si vous aviez connu ma sœur aînée. De nous deux, elle était vraisemblablement la plus belle. Oui Visenya avait toujours été la plus belle de toutes les deux. Mon père avait reçu de nombreuses propositions de mariage. Mon père avait attendu longtemps avant de se décider, et de trouver le bon parti, et pour Visenya et pour notre maison. S'il n'était pas mort avant l'aboutissement de ses pourparlers, elle aurait été mariée depuis plusieurs années maintenant et mère de plusieurs enfants. Aegon n'avait pas donné de suite à la proposition qui avait tant intéressé père et n'avait d'ailleurs accepté aucune autre demandes en mariage. Si Visenya avait émis le souhait de se marier, il aurait consentie à la voir partir loin de nous. Seulement, elle ne l'avait jamais voulu. Sa place avait toujours été auprès de lui et de moi. En pendant à cela, j'eus de nouveau un pincement au cœur. Elle me manquait tellement, et mon âme la pleurait tous les jours. Ne voulant pas m'attarder sur le sujet, je détournais la conservation en ajoutant Je dois avouer que, de mon côté, on vous avait dépeint plus comme un barbare qu'un Sir. Je le regardais de haut en bas, puis repris Vous me voyez rassurée de constater que ce rumeurs étaient infondées.

J'arrêtais mon cheval quand il parla de Harren, et posa instinctivement ma main sur la garde de noire sœur, l'épée que m'avait légué Visenya avant qu'elle ne s'en aille et ne me soit arrachée. J'entendis autour de moi toute ma garde criait à l'arrêt. Orys s'approcha avec plusieurs chevaliers mais je leur fis signe de rien n'en faire en levant la main. Dans mon regard brillait toute la haine que je portais à celui que le seigneur venait d'évoquer même si mon ton restait égal et posé. Je ne pouvais pas me laisser aller et m'emporter, même si ce n'était pas l'envie qui m'en manquait. Je tapotais sur les flancs de mon cheval pour qu'il se remettre en route.  Abominable ? Impardonnable vous voulez dire. Il est l'exemple même de ce qui ne va pas à Westeros. Il n'est qu'un traître, un parjure, et non le souverain qu'il se dit être. Il a salit et l'honneur de sa maison et celui de la mienne et cela ne le dérange guère. Ce n'est pas un homme c'est un monstre, un boucher. Soyez en certain que sa vie ne tient plus qu'à un fil. Vous avez pu lui pardonner Seigneur Stark, mais ce ne sera pas mon cas. Peyredragon n'oubliera pas. Si cela n'avait tenu qu'à moi, j'aurais volé jusqu'à Harrenhall et l'aurais brûler pendant que  sa majesté festoyait. Je rejetais en arrière mes cheveux et pris une profonde respiration pour me calmer. Cela était être plus difficile que je ne me l'était imaginée. Rien que de parler de Harren à notre seigneur me mettait dans une colère monstre, alors me retrouver dans la même pièce que lui... Cependant mes conseillers n'ont pas estimé que mon plan était bon. Il aurait été déshonorant pour ma maison d'agir ainsi, et irrespectueux envers Dame Arryn de ne pas me accepter son invitation pour aller brûler un royaume. Car c'est ce qui va arriver Sir Stark. Je vais brûler les terres d'Harren jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Ensuite nous pourrons parler de paix. C'est vraisemblablement le seul moyen pour qu'une paix durable s'installe. Les mots ne suffisent pas. Nous l'avons que trop bien compris lorsqu'on nous a prit Aegon et Visenya.. Je lui avais dis plus tôt, je n'étais pas partisane des faux semblants. Je ne cachais pas mes intentions de destruction au seigneur du Nord. Pourquoi faire ? Je comptais les affirmer devant tous lors du conclave. Je n'étais pas venue pour parler de paix. J'allais l'imposer par la force et je brûlerais tout un royaume pour leur faire comprendre le sérieux de ma démarche. Si j'avais accepté de venir c'était pour forger dès à présent des alliances solides et mettre en garde les seigneurs contre la colère des miens. Ils avaient tous participé au massacre des miens en laissant Harren agir comme il le désirait. A mes yeux, ils étaient tous coupables, eux, tous ses seigneurs qui se disaient Rois et qui n'agissait pas pour autant comme devrait le faire des monarques dignes de ce nom. Ils avaient provoqués le dragon et nous réclamions à présent feu et sang pour étancher notre colère. La route a été longue, mais cela ne vous intéresse pas vraiment Sir. Vous n'êtes ici que pour prendre la température. Je peux vous dire qu'elle est très chaude, aussi chaude que le feu de dragon. Mais parlons d'autre chose s'il vous plait. Mon calme a ses limites et nous avions bien assez joué avec.









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Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Ven 8 Mai - 10:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 18:27

Je me rendais compte de la jeunesse de cette valyrienne ; elle semblait à peine plus âgée que ma fille Jeyne et mon fils Jon avait sans doute l'air plus âgé. Mais il y avait quelque chose de véritablement royal dans le port de son corps ; elle était droite et fière, mais l'on dénotait de sa manière de chevaucher une certaine souplesse. Elle avait plus l'air d'une Reine que beaucoup de souverains et de nobles que j'avais pu croiser dans mon existence, elle semblait être née pour cela. La jeune femme, sitôt qu'elle se met à chevaucher à mes côtés, me reprend déjà sur mon honnêteté. Je comprends son regard et me retrouve détrompé de mon impression première ; ce n'est pas seulement une jeune fille mais une Reine. Je ne m'en laisse pas compter pour autant ; qui a vécu la moitié de sa vie sur les champs de bataille et l'autre moitié sur les routes du Nord ne peut pas rester intimidé par une jouvencelle, aussi séduisante et intelligente soit-elle. Je ne cille pas, je ne flanche pas un seul instant.


| Je ne nie pas votre statut de souveraine. Vous êtes Reine de Peyredragon, n'est-ce pas ? Seul un fou pourrait dénier votre légitimité sur ce trône. En revanche, vous ne régnez pas sur Westeros et n'avez aucune légitimité pour le faire un jour. A moins, bien sûr, que vous comptiez passer sur le corps de tous les souverains de notre monde. |


Je parle d'un ton calme et posé ; ce n'est en aucun cas une menace mais une juste constatation. Je ne compte pas m'en laisser compter par cette jeune femme et si sa compagnie paraît intéressante et qu'elle m'intrigue toujours, je ne suis pas un vulgaire échanson venu lui verser son vin. Je suis venu lui parler, d'égal à égal, mais certainement pas en ami pour autant. Tous les souverains du monde font un jour l'amère découverte de leur solitude. Nous n'avons ni amis, et nos égaux veulent la plupart du temps nous faire la peau.


| Quant à votre sœur, il m'aurait plu de la rencontrer, je ne doute ni de sa bravoure ni de sa beauté. |


Je n'avais pas mis le mot dans la conversation, mais je pensais bien évidemment à son dragon. Où était-il, que faisait-il ? Bête monstrueuse, tueuse de bétail et d'enfants, qui n'avait rien à faire en Westeros. Je ne doutais pas que pareille créature pouvait vivre en paix avec les hommes, mais ici nous n'étions tout simplement pas accoutumés à l'existence de ces bêtes. Je souris aux paroles suivantes de la Reine de Peyredragon, et reportais mon attention sur ma route pour masquer mon amusement au minimum.


| Ne vous fiez pas aux apparences. Nous autres nordiens sommes bien les barbares décrits par les peuples sudiens. |


La Reine se fige lorsque j'évoque l'incident mortel qu'ont subi ses collatéraux. Elle se fait menaçante mais je ne bouge pas. Je suis vieux, mais rapide. Et nous ne sommes pas assez proches pour qu'elle massène le moindre coup sans que je n'ai le temps de dégainer. Tous mes hommes quant à eux lâchent des exclamations et mettent la main à leur épée. Je tends une main sur le côté, vers eux, sans leur accorder un regard, fixant celui de la jeune femme sans sourciller. Je l'avais mise en colère. Rien de plus normal. Quand Weyton, Rickard et Ryman étaient morts, je m'étais défoulé sur les responsables de leur mort. Finalement, nous repartons mais de maanière plus... Prudente ? Ma voix se fit glaciale alors que je recevais une pique douloureuse, et mon regard se fit plus dur. J'écoute tout ce qu'elle a à dire, sans l'interrompre.


| Ma maison a une autre devise, plus officieuse. Envahis depuis la nuit des temps, nous soufflons aussi bien « L'hiver vient » que « Le Nord se souvient ». Le Roi Harren m'a pris mes frères lors d'une guerre terrible, quand vous étiez encore enfant. Je sais quel genre d'homme il est et je sais aussi la haine qu'il éveille dans le cœur de ses ennemis. Mais qu'il soit bien clair que vos prétentions sur les trônes des sept couronnes ne seront jamais appuyées par un carnage. Si un pays brûle tout entier, le reste prendra les armes contre vous. Par peur du monstre susceptible d'être aussi monstrueux que le plus cruel des Rois. |


Trop honnête dans les deux cas, sans doute. Je ne portais pas Harren dans mon cœur et le tuerais de mes mains si j'en avais l'occasion, et je ne portais pas plus que ça Fer-Nés et Riverains dans mon cœur depuis la guerre. Mais je n'aimais pas les boucheries inutiles. Et elle fit preuve d'une contenance fragile, qui me poussa néanmoins à continuer. Ne règne pas qui veut, mais qui peut.


| Je vous aurais volontiers soutenue, contre Harren le Noir. Peut-être aurais je même accepté que vous réclamiez les terres que vous auriez été susceptible de conquérir, notamment dans la Baie de la Néra. Mais je n'engagerais pas la vie et la liberté de centaines de milliers de mes sujets pour satisfaire le seul désir de revanche. J'ai déjà fait assez couler de sang comme cela, sans en plus participer à des carnages gratuits. En sus, permettez-moi de vous dire, Votre Altesse, que vous vous trompez. |


Je la darde d'un regard plus neutre, plus calme et plus pacifique que n'auraient pu laisser supposer mes paroles.


| Je suis de sortie pour la chasse, et pour rencontrer tous les hommes et toutes les femmes de qualité qu'il m'est donné de voir. |




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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Mer 6 Mai - 23:35


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Lord Torrhen Stark ressemblait vraiment à un grand seigneur. Il avait l'allure d'un grand guerrier et il dégageait le charisme d'un dirigeant. Il devait inspiré courage et bravoure à ses hommes, cela ne faisait pas de doute. Je devais avoir l'air d'une petit fille à ces côtés. Je n'avais pas sa carrure et si j'avais de la prestance, lui, il en avait deux fois plus. Il me faisait penser un peu à Aegon dans sa manière de se tenir. Au milieu de plusieurs autres hommes, j'aurais su deviner qu'il était le protecteur du Nord, cette région réputée pour sa dureté et son hiver permanent même en plein d'été. Je ne voulais pas l'avoir comme ennemi et il ne ferait pas de doute qu'il serait un allié de taille. Seulement, s'il n'acceptait pas ma gouvernance et me combattait, je me montrais tout autant inflexibles qu'envers tous les autres.  Peyredragon étant à Westeros, j'en suis en effet la Reine. Vous ne me trouvez pas de légitimité pour l'instant seigneur Stark, mais cela changera, je vous en fais la promesse. Je ne compte pas passer sur le corps de tous les souverains de notre monde, je compte les rallier. Et ceux qui ne le feront pas seront soumis par la force. J'unirais tous les royaumes, vous avez ma parole et saurais récompenser chacun pour ses efforts de paix. Le son de ma voix était doux, calme mais intransigeant. Je ne laisserais personne me marcher sur les pieds et me nuire sans prendre les armes. Hoare avait fait ressortir le dragon qui sommeillait en moi et il grondait d'une colère qui me semblait sans fin. Si Stark se mettait en travers de mon chemin, je m'écraserais comme j'écraserais Hoare. Je lui fis comprendre tout cela dans mon regard. Ma volonté n'avait d'égale que ma haine. On m'avait pris ce qui m'était de plus précieux, et ils payeront le prix du sang et du feu. C'était ce qu'aurait fait Aegon ou Visenya a ma place. Quoique cette dernière aurait été beaucoup plus extrème et revencharde que je ne le saurais jamais. Elle avait toujours la guerrière et moi la bohème amoureuse des arts et des loisirs. Elle a toujours été brave et belle... Mais hautaine et méprisante envers tout étranger qui osait la contrarier d'une manière ou d'une autre. Et il ne fait aucun doute que vous l'auriez fait Seigneur Stark. Si j'avais été Visenya, je vous aurais déjà provoqué plusieurs fois en duel et essayais de vous tuer. Dans un certain sens, vous avez de la chance de l'avoir enlevé à moi et non pas de m'avoir enlevé à elle. Le pays serait déjà noyé sous le feu de nos dragons. Je laissais au nordien le soin de comprendre ce que voulez dire mes paroles. Meraxès n'était pas la dernière dragonne non. Je possédais, secrètement cachée, de nombreux œufs de dragon. Je préférais attendre de trouver des personnes dignes d'eux avant de les faire éclore. Seulement... Si on ne m'en laissait pas le choix, je les ferais éclore pour moi et ensembles, nous brûlerons Westeros jusqu'à ce que tous plient le genoux devant notre suprématie. Ma dragonne était aussi sauvage qu'au premier jour, et n'avait toujours écouté que mes aînés, Orys et moi même. Elle n'acceptait aucun autre humain, et les fous qui avaient tenté de l'approcher ou de la dompter reposaient tous dans son ventre depuis bien longtemps. Westeros ne la connaissait pas encore et j'espérais au fond de moi qu'ils ne me forceraient pas à leur prouver sa bestialité. Ils pensaient que les dragons étaient des monstres à craindre ? Ils étaient bien en dessous de la réalité.

Je laissais passer un ricanement quand il me parla des apparences qui pouvaient s'avérer trompeuses. Ce discouurs, ce n'était pas à moi qu'il fallait le faire, je ne le connaissais que trop bien. Oh, mais soyez certain que je ne fis pas aux apparences. Si j'avais un capuchon sur la tête et que nous nous croisions au détour d'une ruelle, vous me prendriez pour une femme inoffensive.  Hors, je ne le suis point Je suis une Targaryenne. Le sang de l'ancienne Valeria coule dans mes veines, et le feu des dragons m'anime depuis ma naissance. Il n'y pas femme plus dangereuse dans ce royaume que moi depuis que mon aînée m'a été enlevée. Je lui faisais une nouvelle fois comprendre ma volonté intransigeante qui m'animer. Je n'étais plus une gamine à présent. On m'avait forcé la main, et ce rôle de Reine, je l'endosserais totalement même si je n'en avais jamais vraiment voulu.


Je m'étais figée quand il avait ensuite évoqué Hoare. Cela avait été plus fort que moi. Nos gardes se mirent en position d'alerte mais lui comme moi les calmèrent. J'avais conscience qu'il ne m'avait pas provoqué, ni qu'il cherchait à me faire du mal. Nous étions trop éloignés l'un de l'autre pour cela, même si lau moindre geste de ma part, je savais Baâl et Orys prêts à couper la tête du seigneur du Nord.  Il me fixa sans sourciller jusqu'à ce que j'ai fini de lui parler. Je nous remettais en route,  et je dus me faire rudement violence pour ne pas m'arrêter une deuxième fois quand son regard se fit dur et sa voix glaciale. Vous dites vous souvenir et pourtant, vous êtes en paix avec Harren Hoare. Ne vous méprenez pas, il ne s'agit point de reproche, mais de constatation. Rien ne plus, rien de moins Seigneur Stark. Je ne vous juge pas, je constate simplement. Mes prétentions sur les trônes des sept couronnes sont légitimes et elles s’appuieront sur des carnages jusqu'à ce que la paix puisse éclore puisqu'il n'y a que par les armes qui peuvent soumettre les hommes. Nous avons essayé de parler, de vous montrer combien le pays souffrait de toutes ses guerres internes. Nous avons essayé de vous montrer l'importance d'une unification de tous les royaumes par des mots et voyez où cela nous a mené. Mon ton était tranchant, mais contrairement à lui, il n'était pas froid. Je savais me contenir lorsqu'il le fallait même si cela me demandait beaucoup. Mes mains serraient fortement mes reines et je fus contente que le jour déclinant ne puisse lui faire voir la colère qui transpirait à travers mes doigts. Aegon aurait été fier de moi. Pour mon premier bain dans la diplomatie, j'arrivais à m'en sortir sans me couler toute seule. Je me fiche des terres Seigneur Stark. Elles ne m’intéressent pas  et ne m’intéresseront jamais. Nous n'avons jamais chercher à étendre Peyredragon. Nous avons chercher à étendre la paix que nous avons toujours instauré sur notre royaume. Nous voulons unir tous les seigneurs sous un seule symbole, une pensée commune, et partagée de tous : la paix. Certes, je laverais l'affront qui a été fait à ma maison et je punirais tout ceux qui ont soutenus ce soit disant souverain. Je lui enlèverais tout ce qui compte pour lui comme il m'a enlevé les miens. Et j'épargnerais tout ceux qui me prouveront leur fidélité. Il n'est question que d'un carnage gratuit, et d'un seul. Il ne tient qu'aux autres Seigneur d'éviter que leurs royaumes et leurs gens soient ravagés par le sang et par le feu. Sachez cependant que j'irais jusqu'au bout pour achever les désirs et les actions de mes aînés. Je leur en ais fait la promesse et je tiens toujours mes promesses Seigneur Stark.  Je ne pouvais pas être plus sincère avec lui. Je ne voulais pas conquérir le pays pour le posséder, je devais le conquérir pour l'unifier et lui imposer une paix sans précédent. Westeros avait besoin d'un seul et unique souverain pour le régir. Bien entendu je ne comptais pas régner toute seule  et laisser ma seule envie gouverner le monde. Je comptais m'entourer de personnes de confiance et de sagesse, et les laisser m'aider dans ma tâche. Je comptais également pouvoir m'appuyer sur l'aide des seigneurs de chaque royaume pour faire asseoir mon autorité et mes lois. Nous serions tous un rouage essentiel dans ce nouveau monde. Et avez-vous trouvé ce que vous cherchiez mon Seigneur ? Est-ce que votre chasse a finalement été bonne ?









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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Ven 8 Mai - 12:19

Je me rends compte que la Reine qui chevauche à mes côtés est déjà dure et inflexible, malgré son jeune âge. Elle n'a sans doute encore jamais connu la guerre ni l'amour, j'imagine, et pourtant il semble difficile de la comparer avec les jeunes femmes de sa condition au même âge. Il y a une dureté sans pareil en elle. Elle n'a pas encore fait la guerre, mais elle connait le goût de la mort, ce goût amer qui l'obsède. Elle a perdu les personnes qui lui étaient le plus cher et maintenant, elle ne peut tout simplement pas passer à autre chose, faire comme si de rien n'était. Tout passe, avec le temps, même ce genre de souffrance. Cela n'augure cependant rien de bon pour les négociations de paix. La jeune femme ne démord pas les exigences qu'elle nourrit à propos de son titre. J'hausse un sourcil lorsqu'elle me dit qu'elle voulait rallier la noblesse westrienne. C'était bien joli tout cela, mais cela démontrait surtout qu'elle ne connaissais pas encore si bien que cela le peuple sur lequel elle se sentait appelée à régner. Elle se sentait visiblement l'âme d'un conquérant, quoiqu'elle en dise. Je sentais en elle beaucoup de charisme, de l'intelligence et du courage. Mais cela ne suffisait pas, il fallait savoir user de diplomatie, utiliser des outils de bonne gestion. Elle devait faire en sorte d'être ou en tous cas paraître la meilleure personne qui soit en son royaume. Je continuais de chevaucher, pesant mes mots avant de les sortir.


| Un suzerain westrienq ui plie le genoux devant vous se retrouvera à coup sûr avec une révolte de ses bannerets sur le dos. Notre société est très rigide. Un seigneur qui s'agenouille n'est plus un seigneur. Bien souvent, la force ou la peur, comme l'a montré le Roi du Sel et du Roc, sont les seuls moyens d'unir qui fonctionnent. A mon grand regret. Et au delà de cela, restent les inimitiés. Les nordiens détestent les Fer-Nés, les bieffois, dorniens et oragiens sont à couteau tirés, l'Ouest et le Conflans sont rivaux, le Val est menacé. Maintenir la paix dans son propre royaume est déjà souvent illusoire. J'ai passé ma vie à me battre. Et à l'heure où nous parlons, j'assemble de nouveau mon armée, contre la plus grande invasion sauvageonne depuis des siècles. La guerre est partout./ |


C'était une réalité que nier ne pouvait qu'être preuve de naïveté. Dire aussi qu'il était possible de concilier les différents peuples malgré leurs antagonismes me semblait tout aussi illusoire, de cela vous pouvez être certain. Je souris aux paroles de la Reine de Peyredragon, alors qu'elle me parlait de sa sœur.


| J'ai l'habitude des personnalités belliqueuses. Je règne sur le Nord, Ma Dame. |


J'avais conclu avec un trait d'esprit, mais sérieux malgré tout. Je n'étais pas un enfant, ni un homme que l'on peut aisément intimider d'une manière ou d'une autre. Le sous-entendu ne m'avait pas échappé, et voilà pourquoi je me méfiais autant de ces étrangers à Westeros, ces inconnus qui réclamaient le pouvoir. Introduire des dragons dans une fosse de chiens enragés ne peut mener qu'à la boucherie. Et boucherie il y avait déjà en quantité suffisante en Westeros. Et la voilà qui rit, qui m'évoque son aspect redoutable et sa rancoeur. Tout cela, je peux le comprendre, bien sûr. Je laisse passer ; seul un fou se mettrait entre une personne et son désir de vengeance. La voilà qui se faisait insultante, volontairement critique et agressive. Je compris qu'elle me manoeuvrait en tentant d'aiguiser ma colère. Je parlais toujours aussi posément, d'un ton non pas indifférent mais neutre, presque froid tant il était plein de promesses et de vérités. Je ne suis pas si sensible à l'insulte, d'ordinaire. Cette jouvencelle me juge sur ce qu'elle ne connaît pas, sur ce à quoi elle n'a aucune idée. Une embuscade et la mort de deux dragons en quelques minutes ne se compare pas à cinq années de carnages sanglants. A-t-elle déjà cheminé par les corps de milliers d'hommes, sentant la merde, le sang et le feu ? Non. Elle ne savait rien de tout ça. Pas encore, et je ne lui souhaitais pas les connaître un jour.


| Je suis bel et bien en paix avec le Roi Harren. Je ne pense pas à avoir à vous expliquer pourquoi, vous l'avez sûrement déjà compris. Moi aussi, je tiens mes promesses. Lorsque je suis devenu Roi, j'ai fait le serment devant des centaines d'hommes, agenouillé devant le Barral de notre Bois Sacré, de défendre l'indépendance et l'intégrité du Royaume du Nord, de protéger ses habitants. Ce serment dépasse ma vie, dépasse ma fierté. AU nom de sa défense, j'ai dû transiger toute ma vie sur mes propres aspirations. J'ai amené autant que possible la paix sur mes terres. Cela ne m'a pas empêché, toute ma vie, de voir ce que le monde était prêt à nous infliger. J'ai passé mon existence à former des orphelins à la guerre, à recueillir des femmes violées par l'ennemi pour leur trouver nouvelle vie, à reconstruire, rebâtir et défendre. Je ne peux décemment pas apporter un peu plus de misères et de sang à un peuple qui saigne déjà en permanence, seul, pendant que les autres se disputent le pouvoir. Au nom de la paix, tous. Harren veut un empire sur lequel régner, donc pacifique. Vous aussi. Qui dois-je croire, qui dois-je soutenir ? S'il n'y avait eu qu'un désir de revanche, je vous aurais volontiers soutenue, Rhaenys. J'ai perdu des frères dont l'absence me blesse cruellement à chaque instant depuis quinze ans. Ils étaient tout pour moi, et ils ne sont plus. Tombés pour la défense du Nord. Quel roi serais-je si je rejetais leur sacrifice en me vengeant, mais en oeuvrant par la même occasion à la ruine du royaume pour lequel ils sont tombés ? Je ne peux vous rejoindre et ne m'allierais jamais à vous si vous êtes prête à brûler la moitié des royaumes pour unir ce qu'il en restera. |


Je ne remplacerais pas un Harren le Noir par un autre souverain du même acabit, fut-elle femme et libérale. Cela ne m'empêche pas d'adhérer au rêve d'un Westeros pacifié.


| Je suis venu connaître les seigneurs du Val et trouver de quoi manger. En cela, je peux dire que cette journée a répondu à mes attentes. Et si en plus j'ai le loisir de vous rencontrer, Altesse, j'en suis fort heureux. On dit de vous que vous êtes un soutien important pour les arts, les lettres et le commerce. Trop peu de dirigeants en Westeros ont des passions si pacifiques. |




What have I become
My sweetest friend
Everyone I know
Goes away in the end
And you could have it all
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I will let you down
I will make you hurt


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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Ven 8 Mai - 16:39


North comes to east


Torrhen "the King Wolf" & Rhaenys "the Queen dragon"

Je lâchais un ricanement aux paroles du seigneur du Nord. Il se méprenait sur mes intentions et sur la femme que j’étais. Je n’étais pas une naïve petite enfant qui ne connaissait rien à la politique ni aux guerres. Je n’étais pas une idéaliste qui se leurrait sur la face du monde. Ou du moins, je ne l’étais plus depuis que l’on m’avait arraché mes deux aînés. J’avais ouvert les yeux de manière brutale, et jamais plus je n’aurais la bêtise de croire en la bonté des Hommes. Je ne leur donnerais plus le bénéfice du doute, mais je les jugerais sur leurs actions et les idéaux qu’ils défendront. Je ne soumettrais que ceux qui nueront à mon rêve de paix et je ferais d’eux des exemples pour que l’on comprenne bien le sérieux de ma démarche. Il ne s’agit nullement de ployer le genou. Je n’exigerais jamais ce que je considère comme un déshonneur. Je ne veux pas que les seigneurs soient à mes pieds, mais que nous travaillons tous ensembles. Cela peut sembler utopiste lorsqu’on s’attarde sur l’histoire de Westeros et toutes ses guerres que le royaume connait. A quoi mène donc ces discordes entre pays si ce n’est qu’à la guerre ? A rien. Il est plus que temps qu’elles cessent d’exister. C’est pour cela qu’il doit être uni. Et la maison Targaryen peut les unir. Nous en avons la volonté et nous avons les moyens. Nous sommes les chevaucheurs de dragon et le sang de l’ancienne Valérya coule dans nos veines. Ce n’est pas de la vantardise, ce sont des faits. Ma voix était ferme, autant que l’était mon désir pour le pays. Je ne voulais qu’on loue mes louanges et je ne m’étais pas en avant le prestige des miens uniquement pour me faire bien voir. Encore une fois, il ne s’agissait que de faits et uniquement de faits. Je m’accrochais désormais qu’à eux. Je comptais user de diplomatie avec les différents seigneurs, mais je l’appuierais sur quelque chose de concret, de solides, apportant des garanties pour les deux parties. Les mots et les paroles ne me suffiront plus jamais. Je ne ferais plus la bêtise de croire des Hommes sur parole.

Nous en vîmes à parler de ma sœur, et cela me fit… Du bien d’un certain côté. J’avais toujours été fière d’Elle et cela pouvait se sentir dans mes mots, et dans mon ton. Et nous, nous domptons les créatures les plus indomptables et sauvages que notre monde connait. Ne nous sous-estimez pas. Je n’ai rien fait de tel à votre égard, n’interprétez pas mal mes mots. Je vous faisais juste la remarque qu’elle vous aurait trouvé détestable et que la réciproque aurait été vraie. Visenya n’a jamais été femme à discuter et à parler. c’était une féroce guerrière, qui préférait régler une situation à coup d’épée qu’à l’aide de mots. répondis-je au seigneur concernant ma sœur. Il avait peut-être l’habitude des personnalités belliqueuses comme il venait si bien de me le dire, mais il ne connaissait pas les Targaryens. Nous étions une famille fière, avec une volonté de fer. Nous étions des dragons, et nous étions tous aussi indomptables qu’eux. Personne ne pouvait nous apprivoiser, personne. Nous pouvions êtres dociles avec ceux que nous reconnaissons comme notre famille, mais uniquement avec eux. Visenya… ces traits de caractère avaient toujours été plus forte chez elle que chez Aegon ou moi-même. Elle était une vraie guerrière dragonne, et je l’admirais énormément pour cela. Elle était forte en toute circonstance, et n’avait jamais courbée l’échine, jamais montré sa peur devant les dangers. En sa mémoire, j’agissais comme elle, cachant toutes les incertitudes qui m’habitaient. Je deviendrais forte comme elle l’avait toujours été.

Le seigneur du Nord s’offusqua de mes paroles et les interpréta de travers. J’allais devoir m’habituder à expliciter un peu plus mes volontés pour en pas froisser les personnalités que je serais amenée à rencontrer. Je pensais avoir été claire, mais ce n’était visiblement pas le cas. Le ton qu’il prit ne me plu nullement, tout comme le fait qu’il sous-entende que j’étais une imbécile, une sotte qui ne savait rien à rien. Je ne savais peut-être pas tout, en effet, mais je n’étais pas née de la dernière pluie, ni même une inculque. Je n’avais peut-être pas connu de champ de bataille pour l’instant, pour autant cela ne signifiait pas que je n’avais pas conscience de la dure réalité des choses. Les faits encore fois, m’avaient appris bien des choses. Et j’avais à mes côtés deux hommes qui avaient connu des batailles dans leurs vies et qui savaient très bien me conseiller. Orys et Baâl me manquait jamais de m’apprendre ce que je ne savais pas et de me faire prendre conscience d’aspect que je n’aurais pas vu sans eux. Je n’étais certes pas parfaite, ni une Reine ultime, mais je comptais bien le devenir. Prenez garde mon Seigneur. Je ne vous laisserais pas me manquer de respect et laisser sous-entendre que je ne sais rien. Je n’ai certes pas votre âge, mais je n’en suis pas pour autant inculte. Le bonheur des miens m’a toujours importé et j’ai toujours tout fait pour le favoriser. Aucun dirigeant n’a accomplie ce que nous autres Targaryens avons accompli à Peyredragon. Si demain j’ordonnais à tous mes bannerets de se rassembler et de me suivre en enfer, ils le feraient sans hésiter et sur le champ. Aucun autre royaume ne peut en dire autant. Je sais ce qu’est la souffrance. Je l’ai vu et je la vis. Vous vous méprenez sur mon compte, et cela me désole. Je ne veux pas conquérir Westeros, je veux l’unir. Le pouvoir ne m’intéresse pas. Je ne veux pas devenir Reine, je le dois. La nuance est très importante Seigneur Stark. Je ferais ce que je dois accomplir et je me battrais pour mes idées. Je n’ai pas peur d’entrer en guerre et de décimer des pays pour cela. Si c’est ce qu’il faut faire pour y arriver, je le ferais. Je ne veux pas déposséder les Seigneurs pour devenir La Reine. Je ne les écarterais pas s’ils ont montré leur courage, leur valeur et leur volonté de paix. Je les aiderais et j’obligerais tous les seigneurs à agir comme un seul et même corps, comme une seule et même entité. Je ne les gouvernerais pas pour les écraser, mais pour les unir. Est-ce que cette fois j’avais été assez compréhensible ? Je l’espérais sinon, et bien il finirait par s’en apercevoir par lui-même. Je n’allais pas lui faire un dessin, quand même bien j’étais on ne peut plus douée de ce côté-là.

En l’écoutant, je vis poindre l’une des inquiétudes du seigneur du nord. Je détachais sœur noire de ma ceinture et l’envoya à mon garde le plus proche, en lui faisant comprendre d’un signe de tête de la confier à mon frère. Je serrais ensuite les rennes de mon cheval et le fis approcher de l’homme. Orys et Baâl n’allaient surement pas aimer que je sois aussi prêt de lui, et à protée, mais je ne courais aucun danger même si j’étais partiellement désarmée. J’avais une dague accrochée sur le haut de chacune de mes cuisses depuis que j’avais été agressée par un brigand lorsque je n’étais encore qu’une gamine. Je n’étais pas non plus sans défense et il aurait été vraiment suicidaire de la part du Nordien de s’en prendre à moi, alors que mon escorte se trouvait tout autour de nous. Je tournais alors mon regard vers lui et lui dit droit dans les yeux Je ne suis pas Hoare Seigneur Stark. Oui, je veux me venger de lui, mais je n’impliquerais dans cette quête QUE les coupables et qu’eux seuls. Je destituerais la maison Hoare car elle n’est pas digne d’être une maison. Je répondais à l’injustice par la justice. Libre à vous de me croire ou non. Je saurais de toute façon vous prouver mes volontés. Je m’écartais légèrement de lui, et ajoutais Et si vous avez d’ailleurs besoin d’un appui supplémentaire dans votre chasse contre les sauvageons, mes hommes et moi nous ferons un plaisir de vous aider. Je ne ferais pas venir Meraxès sur le continent, mais je vous laisserais des hommes compétents, honnêtes et valeureux. Westeros est tout autant votre royaume que le mien et je ne laisserais pas des barbares le détruire. J’avais amené assez d’hommes pour en envoyer une petite partie protéger temporairement les frontières nordiennes du nord. Je m’avançais et m’engageais à cela, sans avoir encore consulté mon conseil, mais je savais que mêmes s’ils émettraient quelques réticentes, ils auraient appuyé tout de même ma volonté. Quelle Reine serait-ce si je ne protégeais pas ceux qui en avait besoin ? Je ne commencerais pas mon règne ainsi. Et surtout j’avais pour ambition d’unir les royaumes, et qu’ils s’entraident mutuellement. Je n’allais pas obliger des seigneurs à accomplir des choses que je ne faisais pas moi-même.

Quand l’homme se dit heureux de me rencontrer, j’inclinais légèrement la tête en signe de respect et lui fis un sourire poli. Pour autant, je lui répondais Je suis également venue pour faire des rencontres, mais pas seulement les Seigneurs du val mais bel et bien tous les Seigneurs dirigeants de Westeros. Vous me voyez d’ailleurs ravis de pouvoir chevaucher et converser avec vous. Et en effet, j’ai un vrai goût pour toutes les formes d’art qui existent. J’imagine que cette originalité s’ajoute à ma réputation « bête de foire ». Je ne suis pas sotte Seigneur Stark. Je sais très bien ce qui se dit sur moi, celle que l’on qualifie « d’étrangère ». . J’étais lucide et j’avais de très bons conseillers à mes côtés. J’avais conscience que mon côté bohème n’était pas bien vu par les dirigeants. Ils s’imaginaient surement que c’était une perte de temps et que cela ne menait à rien. Je n’essayerais pas de les contredire ou de les convaincre du contraire. Ce serait justement une perte de temps. Ils allaient tous me juger en effet, mais j’allais également en faire de moi. Le seigneur du Nord devait surement penser la même chose que tous les autres seigneurs, lui, ce guerrier qui pensait tout connaitre face à la gamine qu’il imaginait que j’étais. Il se trompait lourdement sur mon compte, mais cela n’avait pour l’instant pas d’importance. Comme je lui avais dit, j’aurais tôt fait de leur faire réviser leurs jugements. Et pour comprendre que mes paroles n’étaient pas hostiles, j’ajoutais Je ne serais pas étonnée que dans des bordels, des femmes de joie portent mon prénom et jouent à merveille le rôle de l’étrangère Valeryenne pour ses messieurs. Je serais d’ailleurs curieuse de voir de quelle manière elles me caricaturent. Un peu d’humour et de légèreté ne pouvait pas faire de mal après tout.









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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Ven 8 Mai - 17:57

La jeune Reine ricana, ce qui était un peu grossier de sa part. Le rire était toléré, courtois, appuyait une conversation. Des ricanements n'avaient place qu'avec des amis, des amants, des enfants. Je n'étais rien de tout cela, c'était infantilisant et insultant, cela donnait l'impression qu'elle riait à mes dépends. Je ne me braquais pas, pourtant. La drôlesse n'était peut-être pas vraiment au fait des pratiques en termes de courtoisie et de politesse en Westeros. Ce qui expliquait l'impasse stratégique dans laquelle elle se trouvait actuellement. Il semblait assez évident qu'elle n'avait pas encore d'alliés. Et je ne doutais pas qu'elle en trouve. Durrandon, ce grand général, avait avec lui une armée efficace et il avait changé à jamais la pratique de la guerre en Westeros, démontrant que paysans pouvaient vaincre les cavaleries lourdes du continent. Il n'avait qu'une fille unique, qu'il devrait donc marier. Il me semblait que la Targaryen avait justement un frère ou un demi-frère à épouser... Peut être tenterait-elle l'orage, ce qui semblait logique. Peut être s'était-elle offerte elle-même au Val ou y songeait, ce qui ruinerait mes plans pour le Val. Je devais manoeuvrer avec habileté. Je saisissais bien sûr la nuance des paroles de la Reine de Peyredragon, mais nos valeurs sociales ne permettaient en aucun cas d'opérer ce genre de distinction. Se rendre à quelqu'un, oeuvrer à ses ordres, était métaphoriquement parlant comme ployer le genou. Je hochais la tête, ne me laissant pas insulter ni reprendre comme un enfant, mais ne me battant pas non plus pour changer l'opinion qu'avait de moi cette jeune souveraine.[/i]


| Westeros n'a jamais fait partie de l'empire Valyria. Ni vos coutumes, ni vos lois, ne peuvent trouver écho chez nous. Westeros est un vieux continent déjà. Tout comme Essos ne pourrait sans doute être gouverné par un westrien, nul doute qu'il en va de même pour Westeros. Mais soit. Accordons-nous sur notre désaccord, il ne sert à rien de tergiverser. |


Nous avions chacun nos arguments et il semblait évident que nous n'avions rien d'autre à ajouter sur le sujet. Contrairement à ce qu'elle pensait visiblement, j'avais parfaitement bien compris son propos et ce qu'il impliquait pour moi, pour nous, pour tout Westeros. Visiblement, la Targaryen avait mal pris mon trait d'esprit. Je haussais les épaules, même si le soir naissant masquait très probablement le mouvement à la Reine. Nos hommes derrière, se mirent à allumer des torches pour éclairer la route, et deux de mes Nordiens galopèrent au devant pour éclairer la marche.


| Oh, je ne doute pas qu'une telle femme m'aurait considéré ainsi. |


N'avais-je pas été détesté par ma femme, au début ? Et par toute femme qui avait un jour partagé ne serait-ce que des miettes de mon existence. Mathie faisait exception, mais ce n'était que provisoire. Jeyne allait me détester pour son mariage. Si j'étais apprécié de mon peuple, je n'étais pas crédule pour croire que j'étais apprécié partout et par tous. Ma couche n'avait été réchauffée, dès ma prime jeunesse, que par mon nom et mon or. C'était toujours le cas aujourd'hui, et je n'étais pas réputé pour mes talents de diplomate. Comme je m'y attendais, elle accueille très mal mes paroles. Je n'ai usé d'aucun ton vindicatif, pourtant. Oui, je la compare à Harren. Mais qu'espère-t-elle incarner aux yeux des autres, alors qu'elle a été proclamée Reine de Westeros ? Elle avait pris mes paroles pour une insulte, et je secouais doucement la tête dans la pénombre. Peut-être devrais-je laisser Brandon négocier à ma place. Il aurait sans doute fait un bien meilleur Roi que moi, et bien meilleur négociateur. Lui, il baisait gratis au bordel, et les hommes l'aimaient. Ils me suivaient parce qu'ils avaient confiance et parce qu'ils étaient d'honorables hommes du Nord, mais c'était Bran que les gens avaient toujours aimé ou suivi pour son charisme. Jusqu'à ma propre femme. Que restait-il à dire?


| Je ne doute pas de la loyauté de vos sujets ni de vos compétences, Majesté. Là n'était pas le sens que je voulais donner à mon propos. Et j'avais parfaitement compris votre dessein. S'il y aurait eu le moindre doute sur votre honorabilité, je n'aurais pas franchi des centaines de lieux pour venir jusqu'ici. J'aurais mobilisé mes troupes, fortifié le Nord, et attendu l'invasion de pied ferme. Il y a sans doute encore une chance pour la paix, du moins je le crois. L'avenir révélera si j'ai eu tord ou raison. |


A quoi bon se torturer l'esprit ? Si je devais mourir dans une mare de sang au milieu de mes troupes, ainsi soit-il. Ma femme est morte depuis longtemps et mes enfants n'auront bientôt plus besoin de moi. Jon était déjà capable de régner avec son cœur, j'essayais de faire en sorte qu'il le fasse aussi avec son esprit. Jeyne fera une excellente princesse de l'Ouest. Walton était déjà plus mature qu'à son âge. J'aimais me battre, je ne le niais pas. Je n'aimais pas la guerre, mais si je devais marcher dans une dernière guerre pour le Nord, je le ferais sans hésiter. J'étais bon à cela. Certains soufflaient même que je n'étais bon qu'à ça, puisque je n'avais su susciter un amour absolu de mon épouse, élever moi-même mes enfants ou renforcer pour de bon le Nord. Je la vis s'approcher et soutint son regard, alors qu'elle se désarmait et me comptait une fois encore ses intentions. J'étais touché par sa volonté apparente de nous aider. Mais avec tout ce qu'elle venait de me dire, pouvais-je lui laisser le passage pour ses troupes ? Je préférais être trop prudent que pas assez. Je ne pouvais rien faire contre ses choix, mais je n'aimais pas que l'on me vole ma vengeance ni lque l'on me ravisse l'objet de ma haine. Que me resterait-il, après ? Je passais.


| En ce cas, le Lord Commandant de la Garde de Nuit sera heureux de pouvoir compter pour son ordre des hommes si valeureux. Je le connais bien, je me suis battu à ses côtés toute ma vie contre les périls du Nord. Il vous en sera sans nul doute redevable. |


J'acceptais l'aide, mais de manière détournée. Je ne voulais prendre aucun risque. C'était une époque où le Roi se tourne contre le Roi et où frères, sœurs et enfants tombent comme des mouches. Tant que je n'aurais d'avis définitif, je ne pouvais rien accepter. De peur que cela fasse entrer le loup dans la bergerie... Encore une fois, elle vit l'insulte au lieu de la simple honnêteté. Bien sûr que j'étais venu pour rencontrer tout le monde, des valyriens aux valois, riverains, oragiens et autres dorniens. Je parlais juste de l'objet de cette chasse. Je n'allais pas encore m'expliquer sur mes bonnes intentions, je n'étais plus un gamin. Qu'elle comprenne ce qu'elle voulait comprendre. Elle est Reine, elle aussi. Je souris cependant à sa plaisanterie.


| Il ne fait aucun doute qu'elles ne peuvent que travestir votre beauté sans l'incarner, Altesse. Et je ne déconsidère pas les souverains qui ont des penchants pour les activités pacifiques. Vous êtes certes étrangère et je ne suis peut-être pas en capacité de vous comprendre, ou de comprendre vos traditions, votre légitimité. Mais je préfère savoir que vous préférez les chansons aux hurlements, le stylet à l'épée. Il y a trop de bouchers en Westeros qui occupent des places importantes. |


Moi le premier. Des rois comme Mern ou comme Rhaenys, comme Sharra, formaient l'avenir de Westeros. Le vieux loup, lui, est trop fatigué de la guerre, mais il a bien trop vécu avec elle pour s'en passer, pour laisser d'autres combattre à sa place.




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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Dim 10 Mai - 18:47


North comes to east


Torrhen "the King Wolf" & Rhaenys "the Queen dragon"

Les paroles du seigneur du nord me mirent en colère. Comment osait-il me dire pareille chose, me faisant bien sentir qu’à ses yeux, je n’étais pas une enfant de Westeros. J’étais née, tout comme lui, dans ce royaume, et j’étais tout aussi légitime que lui. Que mes ancêtres viennent d’un autre monde n’avait aucune importance. Les premiers hommes venaient bien de terres au-delà du mur et pourtant, pas une seule fois, je n’aurais remis en cause le statut Westrien de Torrhen Stark, lui, héritier de ce que nous chassions dorénavant, issue de ceux que nous appelons sauvageons. Je ne lui aurais pas l’affront de cela, mais s’il s’aventurait sur ce terrain, je n’allais pas le laisser s’en sortir aussi facilement. Il était insultant et irrespectueux envers ma personne alors que je n’avais pas été ainsi envers lui. Certes mon Seigneur. Fort heureusement pour moi, je suis née, comme vous à Westeros et non à Essos. Mes coutumes et mes lois comme vous le dites si bien sont également les votes. J’ai eu le privilège d’avoir un double héritage, cela ne fait cependant pas de moi une étrangère même s’il vous plait à le penser. Lui répondis-je froidement. S’il y avait bien quelque chose que je ne supportais pas c’était que des seigneurs bien pensant viennent à juger mes origines valyriennes. J’étais fière d’être à la fois une enfant valyrienne et une enfant westrienne. Mon sang était plus riche et me permettait de plus grandes opportunités, des spécificités qu’eux n’auront jamais. Je n’étais pas une étrangère. Contrairement à eux, j’avais vraiment à cœur les intérêts de Westeros. Je ne voulais plus le voir ravagé par des guerres intestinales. Je m’étais gardée de lui rappeler ses origines à lui, ne voulant pas m’abaisser à ses bassesses.

Notre discussion devenait de plus en plus une pente glissante et savonneuse. Il me jugeait, et je commençais également à en faire de même avec lui. Je n’aimais pas cela. Je ne me reconnaissais pas en cette Reine susceptible, qui prenait les autres de haut. Ce n’était pas moi, et je ne le deviendrais pas. Je pris énormément sur moi pour rester la jeune femme que j’avais toujours été et garder mon calme. Je répondais d’un ton calme et posé, qui aurait fait la fierté de mes ainés et de mes parents. En effet. Seul l’avenir, écrit par les sept, pourra nous révéler qui a raison et qui a tort. Je ne m’attardais pas sur ce sujet, car nos avis ne serait pas conciliable, et je ne voulais pas perdre mon temps pour rien. J’aurais tôt fait de lui prouver que mes paroles n’étaient pas des mots en l’air. Les Dieux m’avaient donné un don fabuleux, celui de chevaucher les dragons. Ils avaient un grand dessein pour moi, je le savais, je le sentais. Ma naissance n’était pas le fruit du hasard, cela ne l’avait jamais été.
Je fus froissée une nouvelle fois par le Seigneur du Nord, mais je ne lui montrais pas. Le lord commandant vraiment ? Que s’imaginait-il ? Que mes hommes allaient lui planter une épée dans le dos à la moindre ouverture ? C’était déshonorant, et humiliant envers ma maison et mes bannerets. S’il ne voulait pas de notre aide, et bien, il n’avait qu’à me le dire clairement. La franchise n’était vraiment pas son fort. Malheureusement pour lui, j’avais été forgé dans un moule différent du sien. Oh pas de faux semblants avec moi, je vous l’ai déjà dit Seigneur. Vous vous méfier d’Hommes de valeur, et pensez qu’ils viendraient à vous nuir. Il n’est tout simplement pas question que je vous laisse les insulter de la sorte. Vous ne voulez pas d’eux ? Fort bien, ils resteront à mes côtés. Nous enverrons nos prisonniers à la garde de nuit, pour que le Lord Commandant puisse avoir de nouveaux hommes. A moins que vous ne me soupçonniez également d’y introduire un espion ou un félon ? J’avais tourné la tête vers lui, le regardant bien en face. Il avait attisé mes foudres et ma colère, et je le laissais le voir à travers mes yeux. Il ne voulait pas de mon aide ? Qu’il l’assume et l’annonce clairement. Mais qu’il démérite l’honneur de mes hommes et mon honnêteté, je ne le supportais pas. Jusqu’à preuve du contraire, les habitants de Peyredragon n’avaient jamais failli à leurs engagements et à leurs paroles. Tous ne pouvaient clairement pas en dire autant. Je m’étais désarmée pour lui prouver mes intentions pacifiques, et je l’avais accueilli lui et ses hommes, parmi les miens dans cette chevauchée, où aucun mal ne leur serait fait. Et comment répondait-il à cela ? En se montrant insultant.

Méfiante à présent envers ce Seigneur Stark, je me mettais à interpréter tous ses propos comme étant des insultes envers ma personne. Il m’avait complètement fermé par son attitude et même si j’essayais de détendre l’atmosphère, je restais sur mes gardes et en colère. Qu’est-ce que la beauté si ce n’est quelque chose d’éphémère qui ne fait pas avancer le monde ni même l’aider ? Je me fiche bien d’avoir été ou non bien faite. Des belles femmes, il en existe énormément et ne vantons pas par exemple la beauté de notre hôtesse ? Ne dit-on pas qu’elle est la plus belle femme de Westeros ? Est-ce que pour cela l’a-t-elle mis à l’abri des tracas et des soucis ? J’ai bien peur que non. Ce n’est pas sa beauté qui gouverne la montagne et le val, mais son âme, ses idées et ses actions. Le royaume est dit instable par la perte de son époux, et pourtant, d’après ce que j’ai pu en voir Sharra Arryn a montré des talents de gouvernante très bons. Si elle était homme, ce pays sera à l’abri. Malheureusement on a tendance à démériter les talents des femmes… Je n’acceptais pas son compliment pour ce qu’il était. Je me fichais pas mal qu’il me trouve belle ou à son goût. Cela n’avait aucune importance et je refusais d’être jugée sur un tel critère. Ce n’était pas ce qui me caractérisait. Ce n’était qu’une enveloppe rien de plus, rien de moins. Les arts nous apportent espoir, joie, passion et plaisir. La guerre et les épées nous apportent malheur, mort, et destruction. Et pourtant ce sont ses dernières qui gouvernent le monde. Ne vous méprenez pas, je suis fière d’avoir toujours été femme des arts. Elles m’ont permis d’avoir un autre regard sur notre monde et d’en voir la richesse, et la bonté derrière son masque froid et dur. Comme vous le dites si bien, il y a bien trop de bouchers à Westeros qui occupent des places qu’ils ne devraient pas avoir. Mais les choses vont changer, soyez en certain. Ce n’était pas une menace, mais un avertissement. Je ne laisserais dorénavant plus personne détruire ce pays que j’étais tant. Je n’étais pas une étrangère, même s’ils se persuadaient tous à le penser. Ce pays, il était mien, bien qu’il n’était le leur. Car moi, contrairement à eux, je voulais réellement son bien et non pas le pouvoir qu’il pouvait entrainer. Le pouvoir, je n’en voulais pas, je ne l’avais jamais demandé.










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MessageSujet: Re: North comes to East [Tour I - Terminé]   Dim 10 Mai - 19:21

La discussion s'envenimait à très grande vitesse. La Reine Rhaenys ne comprenait ni ma prudence, ni ce que les hommes du nord attendaient de leur dirigeant. J'essayais de lui faire comprendre ; passée la pique sur mes frères, je m'étais même plutôt bien comporté. Mais rien n'y faisait. J'aurais été de mauvaise foi, sans doute aurais-je soutenu que mes paroles étaient mal interprétées mais non, ce n'était pas le cas. Ma façon de faire, mes idées, tout ce que j'étais... Tout cela n'était que le reliquat du passé, de traditions éculées, qui ne parlaient absolument pas à cette native de Peyredragon, pays plus libéral et plus ouvert que le mien. Je ne pouvais rien changer à qui j'étais, ni à ce qu'était mon Royaume. On ne change les choses, si l'on ne veut faire couler le sang, que par petites touches. J'étais déjà assez occupé à essayer de faire manger tout le monde à sa faim et à protéger les terres nordiennes des sauvageons et des fer-nés sans en rajouter. Encore une fois, la Reine fut en colère, prenant mal mes propos sur son lieu de naissance. Avais-je considéré Peyredragon comme un cul de basse-fosse ? Il ne me semblait pas. La vérité était simplement que l'on ne pouvait pas comparer la culture nordienne ou la comprendre sans être jamais allé au Nord... Et l'inverse était vrai aussi. Ne nous leurrons pas, si la moitié des choses que l'on disait sur les Martell ou les Targaryen était vraie, jamais les nordiens ne laisseraient ces gens si différents les gouverner. De mon côté, je me gardais bien de tout jugement de valeur au delà du simple fait que nous ne pouvions être assimilés à d'autres royaumes sans coup férir. Je n'ouvrais la bouche dans un premier temps. Il était clair pour moi que je ne saurais plus détromper cette souveraine sur mes pensées ou mes intentions, sa pensée sur moi était arrêtée.


J'espérais simplement qu'il n'en irait pas de même avec mon Royaume.


Je continuais de chevaucher doucement, serrant mes rênes légèrement plus fort qu'au début de la conversation même si cela ne pouvait se remarquer dans la nuit. Je le sentais dans mes vieux yeux et m'en sentais totalement dépité. L'hiver vient et avec lui, la guerre. Si cette simple conversation ne pouvait être menée autrement qu'à couteaux tirés, beaucoup allaient saigner dans peu de temps. J'avais peur, bien sûr. D'un autre côté, nulle autre guerre que celle de l'identité des nordiens ne valait autant la peine d'être menée. La suite de la tirade de la jeune souveraine fut à l'image de son rebond belliqueux. Ma prudence quant à la Garde de Nuit me conçut en Roi Méfiant, voire Félon, mon commentaire sur sa beauté me changea en homme irrespectueux et médisant et enfin, sur son amour des arts et des lettres me valut une menace. Oh, elle ne me mettait pas le couteau sous la gorge, bien sûr, mais j'avais compris la menace. Je n'envenimerai pas plus la situation, mais n'avais laissé personne m'insulter impunément. Je stoppais mon cheval et me tournais vers la Reine.



| Arrêtons là cette chevauchée vers Goëville et cette course vers un peu plus d'intentions belliqueuses. Personne ne peut se targuer de connaître le Nord s'il n'y est jamais allé, et je ne me vanterais pas non plus de connaître le Sud ; il ne m'a jamais apporté que morts et désillusions, ce qui ne pourrait me rendre objectif. Quant aux troupes, je ne laisserai jamais le Nord être gagné par les conflits sudiens de quelque manière que ce soit. SI vous voulez aider la Garde, tant mieux. Autrement, le Nord continuera de se battre contre ceux qui l'assaillent. Nous l'avons toujours fait, et le ferons toujours. |


Cela aurait pu prêter à rire d'ailleurs, sa manière qu'elle avait de me taxer moi de machisme. N'avais je pas tendu la main à la Reine Sharra sans lui proposer de me marier à elle, ou de lui promettre mon fils ? Je croyais plus en la parole donnée qu'au mariage. Mon regard se fit plus dur, lorsque j'abordais un sujet qui m'était plus personnel et douloureux.


| Ma Reine était elle aussi une beauté. Elle n'en fut jamais réduite à enfanter, bien au contraire. Elle régna à mes côtés toute sa vie. Je n'aurais pu ni n'aurais voulu la reléguer à notre lit conjugal et à l'éducation de nos enfants. Quant à la Reine Sharra, je suis fier de soutenir qu'elle n'a pas plus fervent protecteur que le Roi du Nord et ses épées. Et nul besoin de la réduire non plus à une pouliche toute bonne à donner le Val pour cela. Cela ne m'a pas empêché de lui promettre ma vie et mes épées si son Royaume se faisait menacer. |


Je faisais signe aux nordiens de me rejoindre en levant la main, levant mes doigts et rétractant le pouce. Les Valois en furent bien déconcertés mais qu'importe. Qu'ils connaissent à leur tour cette Reine, maintenant qu'ils avaient eu un avant-goût du Nord toute la journée durant.


| Je vous remercie, Majesté, pour cette petite prise de température qui fut, ma foi, fort instructive pour nous deux. Gageons que nous n'avons obtenu que ce que nous voulions. Je vous laisse aux Seigneurs de la Montagne, je gage que leur hospitalité saura vous ravir vous aussi. Je vous souhaite une bonne nuit. |


Hochement de tête respectueux malgré tout et je pique des deux, galope pour rejoindre mes hommes. Mon visage fermé les inquiète, mais je n'ai rien à leur dire. Ce soir, leur Roi n'a pas réussi à communiquer le message qu'il désirait et il a eu en retour un tableau très sombre de ce qui se préparait pour le conclave. Aurais-je ce soir le cœur à leur dire que la guerre est inévitable, et que les querelles de ces maudits sudiens nous éclabousseront bientôt de sang ? Je ne crois pas. Par les Anciens Dieux, tout m'apparaît clairement, maintenant. Par la bêtise des hommes, le sang va couler à flot. J'entends déjà le cliquetis des épées et les hurlements par-dessus la mêlée. Malgré cet échec cuisant pour nous deux, nous nous sommes cependant dits l'essentiel.


Le Nord ne pliera pas le genou sans se battre, et le Dragon ne s'arrêtera pas avec Harren.


Le conclave ne sera donc qu'une farce, une première passe d'armes pour que chacun y puise ses compagnons de massacres. Quelle pitié que le pouvoir. Mon éventail ne s'est même plus réduit à « Si » mais à « Où », « Quand » et « Comment.





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