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Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.
MessageSujet: Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Dim 23 Avr - 20:45

La guérisseuse a l’impression que toutes les journées sont les mêmes, et pourtant jamais identique. Elle passe d’un blessé à un autre, les souffrances sont les mêmes, les blessures différentes. Le poids de leur survie repose sur ses jeunes épaules. Et son coeur saigne. Quand bien même ce sont tous des inconnus. Tant de blessés, pour une guerre. Pour une cause. C’est si triste d’en arriver là. Nécessaire, peut-être, malheureux.

Elle traverse le camp, les regards se posent sur la guérisseuse. Elle ne porte pas les traits communs des Riverains, ni des Fer-nés, elle intrigue. Qui est-ce ? Yesaminda avait dû batailler avec son oncle pour avoir accès à cette partie là, aux blessés ennemis. Ca n’a que peu d’importance pour la guérisseuse, un blessé est un blessé point. Un blessé est un homme. S’il n’est pas mort sur le champ de bataille, elle fera tout pour le sauver.

Voilà la journée qu’elle parcourt cette partie du terrain accidenté, qu’elle marche de tentes en tentes pour prêter main forte. Elle s’impose à outrance, se fiche de ce qu’on murmure à son passage, des insultes de ses hommes qu’elle malmène pour leur sauver la vie. C’est un énorme travail à faire sur soi-même, ne pas répondre, garder la tête froide et réfléchie. Concentrée. Certains la remercient, sans doute des fermiers et autres petits gens, d’autres la regardent à peine, touchés dans leur orgueil, soigné par une femme. Des nobles. Quelle honte ! L'intrigante est choquante. Ce qui n’est pas choquant à Braavos, l’est à Westeros. Le simple fait d’être une femme vous réduit à l’état de potiche.

Ses pas la guident vers une nouvelle tente, elle a entendre dire que le général de l’armée était blessé. Elle reconnaît des gardes nordiens à l’entrée, rien d’étonnant à cela. Elle mettrait sa main au feu que l’un d’eux doit le regarder pisser, juste pour être sûr qu’il fasse pas de bêtises. Ils sont tous surveillés. “Je viens m’enquérir de l’état de Ser Tully.” Dit-elle en se présentant devant les gardes. Leurs regards se posent sur elle, il y a de quoi être intimidé, elle l’est, mais ça ne l’empêchera pas d’entrer sous cette tente.

“T’pas un Mestre.” Balance l’un d’eux. “Belle déduction. Vos yeux sont en bon état.” Lâche-t-elle. Elle ne se permettrait pas de parler ainsi à Torrhen, ni à Rhaenys, ni à Baâl. Mais elle a passé sa journée dans le sang et les larmes, à remettre des os en place, amputer des membres, rarement, à préparer des cataplasmes, des décoctions, des tisanes. Il y a de quoi éroder la patience. “Je suis Lady Forel, je viens m’enquérir de l’état de Ser Tully.” Répète-t-elle, en ajoutant son rang cette fois, et au cas où ils n’auraient pas compris la première fois.

Ils se regardent entre eux. Ah! Ca semble enfin rentrer dans leur caboche. Forel n’est pas un nom inconnu. Et le rang de Lady impose un minimum de respect. On ne générerait pas tant de soucis à Braavos, le simple fait d’annoncer qu’on était guérisseuse ouvrait quasiment toutes les portes. “Mon oncle souhaite que je m’enquière de l’état de Ser Tully et de son bon traitement.” Pas tout à fait vrai, mais qu’importe, elle n’a qu’une envie, entrer dans cette maudite tente, soigner le blessé et retrouver la solitude et le calme de sa tente.

Ils finissent par ouvrir un pan de l’ouverture et la jeune femme pénètre avec un panier entre les mains. Elle laisse échapper un soupir et parcourt l’endroit du regard, à la recherche du blessé. Il est debout, la main posée sur l’accoudoir d’une chaise et le regard souffrant. “Ser Tully?” Salut-elle avec une pointe d'interrogation, en s’approchant de l’homme. “Je suis Lady Forel, guérisseuse. Puis-je faire quelque chose pour vous ?”



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MessageSujet: Re: Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Jeu 4 Mai - 14:01

J’inspire doucement, essayant de chasser la douleur et encore plus de chasser cette impression que tout file entre mes doigts, que je ne contrôle plus rien et que, bientôt, tout achèvera de s’écrouler. Je ne suis plus dans une geôle depuis que j’ai discuté avec le loup et la dragonne et je suppose que ce changement a créé quelques tensions au sein des armées alliées. Pour autant, je les ignore du mieux que je peux, tout comme je ne prête pas la moindre attentions aux hommes qui gardent ma tente. Je suis plutôt occupé à essayer de me lever sans faillir, ce qui s’avère être un exercice bien plus ardu que je ne l’aurais cru au premier abord. J’entends les gens qui s’agitent autour de moi et, une fois de plus, j’essaie de faire le vide dans mon esprit. Me concentrer sur le moindre de mes mouvements et essayer d’éviter que mon esprit ne s’égare, voilà ce qui est important dans l’immédiat.

Devoir subir les ires des nordiens ou des habitants de Peyrdragon ne m’intéresse pas vraiment à dire vrai, j’ai déjà suffisamment à faire avec mes propres démons pour réellement me soucier des voix que j’entends à quelques mètres à peine de moi. Pourtant, je sens que l’agitation se fait croissante. Peut-être ai-je de la visite ou quelque chose du genre. Ce n’est pas l’heure de manger pourtant et je plisse des yeux, essayant de me remémorer quelque chose que j’aurais pu oublier. Et j’arque un sourcil, la mine perplexe, quand la silhouette d’une jeune femme que je n’ai jamais vue, tout du moins, pas que je me souvienne, se dessiner dans l’entrée de la tente. J’ai la main crispée sur le dossier de la chaise et j’ai probablement l’air aussi peu en forme que je peux me sentir fatigué. J’ai un profond soupir alors que je hoche la tête.

"Lui-même. Tout du moins, ce qu’il en reste et autant dire que ce n’est pas particulièrement glorieux, surtout en ce moment-même."

Il faut dire que j’ai passé une nuit particulièrement mauvaise, comme toutes les précédentes. Les scènes de champs de bataille s’entrechoquent avec des visions de mes enfants blessés de Vivesaigues assiégé, de mon épouse au bord de la mort. Autant dire qu’il m’est difficile d’être serein et calme pour me permettre de guérir rapidement.

"Lady Forel, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de ne pas me fendre d’une révérence devant vous mais le cœur y est. Je suppose que vous avez un lien de parenté avec la Main de la Reine ?"

Une guérisseuse. Voilà qui est pour le moins surprenant. Je la toise un instant, sceptique, me demandant bien malgré moi si ce n’est pas un piège. Mais venant de qui ? Elle a l’air inoffensive mais, au vu de mon état, il ne faudrait pas non plus être particulièrement fort pour m’achever ou m’incapaciter durablement.

"Qui vous envoie ?"

Bien, j’aurais probablement dû être un peu moins abrupt. Mais l’on va dire que mon état physique et mental ne m’aide pas être des plus affables.


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MessageSujet: Re: Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Dim 7 Mai - 13:29

“Vous me semblez en assez bonne forme.” Elle ne dit pas qu’il se porte bien mieux que d’autres. C’est presque réjouissant pour elle de voir un blessé debout. Certes, il n’est pas en pleine forme, il n’en est pas moins sur ses 2 jambes, la gravité de ses blessures est donc moindre. D’un coup d’oeil, elle essaie de déterminer ces dernières, sans grand succès, si ce n’est qu’il ne se tient pas tout à fait droit. Ca laisse donc présager une blessure au niveau du buste.

“Aucune offense Ser Tully, je ne suis pas ici pour recevoir le respect dû à ma noble naissance, concentrons-nous plutôt sur mes compétences.” La plupart des gens qu’elle rencontre n’ont guère le loisir de pouvoir faire la révérence. Même au sein de la Maison des Mains Rouges le rang n’a que peu d’importance, on ne fait aucune différence dès l’instant où l’on franchissait les portes de l’hospice. Soit on y venait pour soigner, soit on y venait pour s’y faire soigner, le reste est secondaire.

“En effet.” Répond-elle laconique. En vérité, ils n’ont de famille que le sang et le nom. Baâl Forel s’est choisi une nouvelle famille, les Targaryens. Elle ne l’en blâme pas, il ne fait pas plus partie de sa famille, qu’elle de la sienne. Ce n’est pas sans conditions qu’il l’a autorisé à dépasser le camp des nordiens et peyredragoniens. D’après lui, moins elle en dit, plus elle sera en sécurité. Elle n’est pas à l’abri d’un acte de vengeance même si ses intentions sont bonnes. Pour autant, elle ne compte pas renier son nom.

Il lui lance le même regard que tout le monde, exprime son scepticisme sans énoncer un mot. Elle lui laisse tout loisir de la jauger, ça ne changera rien à sa présence. Elle reste d’un calme olympien, il se fatiguera avant elle. C’est devenue une habitude, depuis qu’elle est arrivée ici, pour rejoindre Rhaenys. Il pose la fatidique question, il se méfie, en plus d’être sceptique.

“A dire vrai, personne. Mais vous avez des amis qui s’inquiètent de votre état, si j’ai bien compris, ils n’ont aucune nouvelle de vous depuis des jours. Quand je me suis occupé de leurs blessures, ils m’ont gentiment aiguillé vers vous. Si vous me laissez voir l’état de vos blessures, je pourrais ensuite leur assurer de votre bon traitement.”

Elle se rapproche de la table trônant au milieu de la tente et y pose son panier contenant diverses plantes et linges. “Je ne suis pas votre ennemie.” Du moins, pas vraiment. Elle est du côté de Rhaenys et ralliée au Nord, mais elle ne fait aucune distinction lorsque la chaire est touchée. “Je suis neutre dans ce conflit Ser Tully. Je ferai pour vous, ce que je ferais pour tout le monde, vous garder en vie, autant que le permettront mes moyens.”



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MessageSujet: Re: Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Sam 27 Mai - 20:37

J'ai une grimace à la répartie de la jeune femme, me retenant de lui jeter un regard mauvais. "Et bien, vous semblez douée pour déceler la forme d'un homme au premier regard. Heureux de savoir que j'ai l'air en forme." J'ai un soupir, réalisant que j'ai pris un ton plus sec que je l'aurais voulu. Mais je déteste tellement me sentir en position de faiblesse, encore plus au vu des récents changements alors que l'avenir se fait si incertain. Pour autant, cela ne m'autorise pas à être désagréable avec une parfaite inconnue. "Désolé de mon accueil lady Forel. Il est difficile pour quelqu'un comme moi de se retrouver confiné de la sorte sans avoir sa totale capacité de mouvement."

J'inspire et je fronce un peu les sourcils quand elle reprend, me demandant ce qu'elle peut bien faire ici. D'autant qu'elle ne semble guère apprécier que je fasse allusion à Baâl Forel que j'ai pu apercevoir à plusieurs reprises et dont la compagnie m'a pourtant semblée pour le moins agréable. Autant qu'elle peut l'être au vu de la situation actuelle, cela s'entend. Il faut dire que ma place va être pour le moins délicate à établir dans les prochains jours et que je n'en ai pas fini des hommes qui vont me regarder avec perplexité, voire avec une animosité qui serait, ma foi, totalement justifiée. Et, maintenant qu'elle me dit être guérisseuse, le scepticisme s'ajoute à la méfiance de voir une femme inconnue sous la tente. Pourtant, je ne peux m'empêcher de répondre, d'un ton plus inquiet que je ne le voudrais. "Mes amis s'inquiètent ? Vous avez eu l'occasion de leur parler ? Comment vont les blessés ? Est-ce qu'ils s'en remettent ? Est-ce qu'ils sont… en colère ? Et…"

Je secoue la tête, n'arrivant même pas à finir ma phrase tant les questions se bousculent. Je me retrouve dans un isolement, un confinement plus ou moins volontaire. Je ne veux pas qu'ils me voient sans être en totale possession de mes moyens parce que je veux être en capacité de les convaincre face à face. Le discours que j'ai prononcé a déjà du marquer les esprits mais, mis à part quelques proches, je n'ai pour l'heure passé de temps avec personne. Et je sais que mes hommes vont s'impatienter. Mais qu'ils aient envoyé cette jeune femme me touche autant que cela peut m'intriguer. "A dire vrai, dans l'immédiat, je ne sais plus vraiment qui est l'ennemi, ne le voyez pas comme une attaque personnelle. J'imagine que vous avez du entendre bien des rumeurs me concernant non ? Et comment réussissez-vous à vous dire neutre dans un conflit qui est en train d'embraser tout Westeros ? Je vous avoue, je suis curieux."

Je finis par m'assoir en grimaçant, lui désignant un siège devant moi et appuyant sur mon torse non sans réprimer un sursaut de douleur. La blessure que j'ai reçue n'est pas si grave mais elle m'empêche de respirer aussi aisément que je le voudrais et, pire encore, de me mouvoir à ma guise. Voilà qui est bien plus handicapant que je le voudrais malheureusement. Mais, l'espace d'un instant, la curiosité laisse place à la douleur ou à l'agacement d'être dans cette tente, sans savoir de quoi mon avenir sera réellement fait.


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MessageSujet: Re: Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Dim 28 Mai - 16:24

Au ton sec qu’il emploie, elle devine assez bien que sa remarque ne semble pas lui plaire. Elle se mord la lèvre inférieure, peut-être a-t-elle commis un faux pas dans ses propos. Cela ne fait que peu de temps qu’elle pratique couramment la langue commune de Westeros. Langue apprise lors de son éducation, mais qu’elle n’a guère eu l’occasion de pratiquer en dehors de ses rencontres avec des westerosiens. Il n’est pas rare qu’elle dise le contraire de ce qu’elle pense. Ou bien, il est simplement davantage blessé dans son ego que physiquement.

Il s’excuse de son accueil, elle hoche la tête. C’est le même genre d’accueil que tous lui réservent depuis des jours maintenant, à la différence qu’ils n’ont pas la décence de s’en excuser lorsqu’elle repart une fois sa tâche accomplie. “Je ne vous ferai pas l’offense de compatir.” Lui retourne-t-elle. Pour ce faire, il faudrait qu’elle l’ait vécue et c’est loin d’être le cas. Tandis qu’il réclame qui l’envoie à lui, elle répond avec franchise et lui inquiétude pour ses hommes. S’inquiète sans doute de leur état et leur avis quant au discours qu’il a prononcé.

Voilà un homme qui n’envoie pas les siens sur un champ de bataille sans en avoir gros sur la conscience. Un homme honorable. “Pour autant que je sache, ils sont derrière vous, mais vous aurez tout loisir d’en discuter avec eux le moment venu Ser Tuly.” S’ils s’inquiètent pour leur supérieur malgré son discours, c’est qu’ils lui sont toujours fidèles n’est-ce pas ? Sinon, pourquoi l’envoyer auprès de lui ?

“Vous concernant ? Je n’écoute pas les rumeurs. Mais je sais que vous avez fait un discours et je pense que vous faites le choix en fonction de vos hommes, plus que pour vous-même.” Yesaminda n’est pas facilement influençable par les on-dits. Les rumeurs ne sont pas toujours fondées, le bouche à oreille à tendance à transformer ou déformer les propos d’origine. Elle se fait ses propres idées et elle n’a pas manqué le discours du Tully.

Il s’interroge sur sa neutralité et l’invite même à en parlementer davantage. Pour ce faire, il l’invite à prendre place tandis que lui-même souffre en la précédant. De nombreuses paroles lui viennent en tête pour l’en dissuader, au lieu de quoi, elle se met à sa place. Selon les traditions westerosis, une femme n’a pas sa place ailleurs qu’à la demeure. Qu’il est donc étonnant d’en voir une vaquer à l’occupation de guérisseuse autour d’un campement.

“Avant de vous répondre, je vais vous dire une chose à mon sujet… Vos hommes pourront en témoigner, je suis aussi têtue qu’un âne, étant témoin de votre souffrance, je ne sortirai pas d’ici avant de vous avoir examiné.” Son ton n’est pas tranchant, mais ferme. Rien ne pourrait la déloger de cette tente tant qu’elle ne l’aura pas soigné. Puis, elle prend place sur une chaise, gracieusement, contrairement à lui.

“La neutralité consiste à voir un homme, au lieu d’un camp Ser Tully. Les consciences diffèrent, mais le corps reste identique d’un homme à l’autre. C’est la seule chose qui m’intéresse, soulager l’homme de ses maux. Bien entendu, j’ai choisi un camp, j’ai choisi l’idéal de ma Reine, mais je ne vois toujours qu’un homme, ou une femme, en face de moi, indépendamment de ses convictions. Un homme fait des choix, qu’ils soient intelligents ou stupides n’a aucune importance à mes yeux, qu’il m’insulte, ou m’aime, ne changera pas l’idée que j’ai de la vie, qu’elle n’est pas donné par hasard. A moi, on m’a donné la vie pour en sauver d’autres.”



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MessageSujet: Re: Même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure.   Dim 4 Juin - 10:47

Je ne sais pourquoi j'ai du mal à rester calme, à être courtois face à cette jeune femme. Pourtant, je n'ai fondamentalement rien contre elle, bien au contraire. Je ne la connais même pas et elle fait partie de mes nouveaux alliés. Je devrais même faire un effort pour lui donner une bonne image de moi. Mais le fait d'être blessé, d'avoir l'impression de dépendre du bon vouloir de ceux qui me soignent, a le don de m'agacer. J'inspire, essayant d'occulter la douleur et surtout, de me faire un peu plus avenant. J'en suis capable en temps normal non ? Quand bien même la situation actuelle sort de tout ce que j'ai pu vivre jusqu'à présent, il va me falloir faire preuve d'une capacité d'adaptation qui me permette de m'imposer en tant que Roi du Conflans libre.

J'ai une grimace à son hochement de tête. Visiblement, elle est habituée à ce genre d'attitude et je ne sais si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Je me sens tout de même un rien gêné même j'ai un bref sourire à sa répartie. "Vous pourriez pourtant, certains ne se sentent pas freinés par ce genre de préoccupations." Mais elle semble avoir un certain recul sur les choses, ce qui est plutôt rare en ce moment. Pour autant, je ne peux en vouloir  qui que ce soit, difficile de savoir se montrer suffisamment intelligent pour aller au-delà des clivages que nous sommes en train de détruire à mesure que passent les jours.

Je laisse filer un silence quand elle reprend, mes pensées s'égarant un instant pour mes hommes. "Je suppose que vous avez raison lady Forel… est-ce ainsi que je dois vous appeler ?" Je soupire, sourcils froncés, alors que je me souviens brusquement de tous ces morts et ces blessés, du carnage auquel nous n'avons réchappé que par miracle. Ou par la volonté des Sept, pour atteindre quelque chose de plus grand qui nous dépasse tous. Je n'ai jamais été particulièrement pieux mais, en l'occurrence, je me surprends à y croire. Et je répète de nouveau, d'une voix plus inquiète que je ne le voudrais. "Et les blessés alors ? Sont-ils bien soignés ?" J'ai peur de demander combien sont morts depuis que nous sommes arrivés ici mais je suppose qu'elle peut le lire dans mon regard sans trop de difficultés.

Et je hoche doucement la tête quand elle reprend, me fendant tout de même d'un sourire pensif. "Vous faites bien de ne pas écouter les rumeurs, même si elles s'avèrent plus porteuses de vérités que l'on ne pourrait le croire au premier abord." J'inspire avant de continuer, toujours sur le même ton. "Mes hommes sont importants. Tout comme cette terre. Elle compte bien plus que l'existence d'un seul homme." Je l'observe avec une curiosité que je ne cherche même pas à dissimuler alors qu'elle me parle de sa neutralité. Voilà qui est étonnant, surtout lorsque l'on sait qu'elle suit la dragonne et que la famille Forel est réputée pour lui être fidèle. J'arque un sourcil à son ton ferme alors qu'elle me dit qu'elle ne sortira pas d'ici sans m'avoir examiné et je lève les deux mains dans sa direction signe de reddition. "Si cela peut rassurer tout le monde, je me laisserais à vos bons soins. J'ai été touché à l'épaule et au niveau du torse. Pas de blessure ouverte, heureusement, mais j'ai du mal à respirer ou encore à me tenir aussi droit que d'habitude. Le mestre a parlé de côtes cassées et d'une épaule démise ou quelque chose dans ce goût-là mais n'avait pas l'air particulièrement enclin à vouloir m'examiner davantage. A croire que la neutralité n'est pas portée par tout le monde."

Je cille alors qu'elle reprend, la fixant, la mine pensive avant de souffler, posant un regard intéressé sur elle. "Je n'aurais pas appelé cela de la neutralité à dire vrai. Mais plutôt une force morale et un recul que peu de personnes doivent avoir. Alors, si vous avez Harren Hoare en personne en train d'agoniser, vous seriez prête à le soigner sans ciller ? Sans vous dire qu'à cause de lui, bien des hommes que vous avez pu connaitre sont morts ? Car c'est le cas. Je ne suis pas à l'agonie mais j'ai passé au fil de mon épée des nordiens, des peyredragoniens. Et je m'apprête à aller tuer mes anciens frères d'armes. Pour autant, votre conscience ne se sent pas heurtée par un tel comportement ?" J'avoue, j'en suis pour le moins étonné. Et je ne m'en cache pas.


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