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Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William
MessageSujet: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Mar 11 Avr - 22:50

Avec un grand pouvoir viennent de grandes responsabilités. C'était quelque chose que Megara avait déjà entendu, de la bouche même de sa mère, plus rarement de son père, et parfois aussi de la bouche de sa grand-mère paternelle, la Reine douairière, Arcissia Lannister. Si elle possédait un grand pouvoir, Megara l'ignorait. Sans doute était-ce vrai, mais il n'avait pas été attendu d'elle qu'elle en fasse montre, ou qu'elle en fasse usage. Dans la hiérarchie du Royaume de l'Ouest, ses deux parents et son frère la précédaient. De plus, jusqu'à il y a peu, tous la considéraient comme étant encore une enfant, ou, au mieux, une adolescente. Les choses avaient quelque peu changé depuis, parce qu'elle avait passé le cap des 17 ans, mais aussi parce qu'elle était mariée, désormais. Il n'en demeurait pas moins qu'elle était née Princesse, qu'elle l'était donc depuis toujours, et que son nouveau statut matrimonial ne changeait absolument rien à la chose. Sa mère avait veillé à ce qu'elle ne perde nul rang, en épousant Gareth. C'était écrit noir sur blanc au sein de son contrat de mariage, et à ce qu'elle en savait, nul n'en avait grincé des dents, pas plus son tout jeune époux que quiconque d'autre. Princesse elle était, donc, et Princesse elle resterait. Ce qui faisait qu'elle demeurait tout autant une Lannister de par son patronyme, et que, de toute façon, selon certains, bon sang ne saurait mentir. Après tout, bien qu'ayant épousé un Lannister, Arcissia Farman n'en était pas moins restée la même personne qu'elle était avant ses noces, avec son caractère tout particulier et ces éléments qui faisaient qu'on ne pouvait ignorer qu'initialement, elle était née insulaire, et qu'elle le restait toujours un peu, et pas seulement quelque part au fond d'elle-même.

Megara était Princesse, et en tant que tel, elle avait un rôle de représentation. Elle avait déjà pu être, plus jeune, le visage de la Famille royale lors de certains évènements ou de quelques manifestations. Comme lorsqu'il y avait eu un festival, et qu'elle y avait participé en compagnie de sa fratrie. Ou comme lorsqu'elle avait pu passé du temps avec quelque jeune fille de haute noblesse de l'Ouest, pendant que leurs parents respectifs avaient quelques affaires à voir ensembles. En ces instants là, elle avait eu un rôle à tenir, et il avait bien sûr été hors de question qu'elle s'en aille crotter ses habits sous prétexte d'aller s'amuser. Elle avait toujours bien volontiers laissé ces tendances là à sa sœur cadette, Nymeria ! Mais aujourd'hui ... Aujourd'hui, ce qu'on lui demandait n'avait rien à voir avec tout ça. Il ne s'agissait pas pour elle de tenir compagnie à quelqu'un, ou de divertir cette même personne pendant que les adultes, de leur côté, s'occupaient d'affaires d'adultes. Gareth et Jeyne étaient partis parlementer avec le Roi Torrhen, à ce qu'elle en savait. Ses parents étaient bien affairés de leur côté, quant à Lyman, il ne lui avait pas dit où il allait, pour changer, mais il avait dû s'absenter pour la journée. C'était donc vers elle que son père s'était tourné. Sa mère avait certainement dû appuyer la chose, mais c'était Loren qui s'était présenté à elle, comme pour que la demande lui paraisse moins colossale et effrayante, sans doute. Son père avait toujours été bien plus tendre et affectueux que Jordane, mais Megara n'avait jamais douté de l'amour inconditionnel que lui portait sa mère.

Megara devait jour son rôle princier aujourd'hui, en représentant la Maison royale Lannister au sein d'une audience privée. La demande émanait d'un jeune noble qui venait de subir un terrible coup du sort. Megara ne connaissait pas tout de l'affaire, mais son père l'avait rapidement informée des principales choses à savoir, histoire qu'elle sache un peu de quoi il en retournait. Histoire qu'elle se sente sans doute suffisamment à l'aise pour ne pas craindre de commettre quelque impair. Mais les choses restaient floues, et elles l'étaient sans doute aussi suffisamment pour ses parents pour que ceux-ci aient souhaité que l'audience se tienne au plus vite. Que les fils se démêlent, sans doute, et que toute la vérité puisse être faite sur cette affaire. Alors Megara s'était préparée du mieux possible. Elle voulait faire honneur aux siens, mais également prouver et se prouver à elle-même qu'elle était loin d'être sotte, n'en déplaisent aux clichés sur la féminité alliée à la blondeur et à la jeunesse. Elle voulait tenir son rôle, endosser des atours qui étaient partiellement les siens, après tout. Mais elle aurait tant aimé pouvoir se confier de tout ceci à quelqu'un, avant de pénétrer dans l'une des salles attenantes à la salle du trône, où se tenaient les audiences privées ou confidentielles. Mais ses parents étaient occupés, Nymeria vivait désormais au Val, quant à Gareth ... Il était au loin, et puis ... Megara était donc seule. Seule pour mener l'audience. Il n'était plus l'heure de faire attendre le réclamant venu de l'Est. Se levant de son siège, qui ne pouvait recevoir qu'un séant de sang royal, elle prit une profonde respiration, avant de faire signe à l'un des gardes, d'un signe de tête, d'ouvrir la porte séparant cette pièce de l'antichambre, tout en remettant un peu d'ordre dans sa coiffure et en tirant sur sa robe pour y effacer tout pli. Elle se savait déjà enceinte, mais ses formes ne s'étaient pas encore suffisamment arrondies pour que l'information puisse être visuellement observée.
    ❧ Lord Potter, au nom de la Maison royale Lannister, soyez le bienvenu. ❧
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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Dim 16 Avr - 1:59

Je me réveillais la bouche pâteuse, le front endolori par la totalité des Sept qui s’amusaient à faire du tambour juste à la limite de ce qu’il me restait de cerveau. J’avais mal partout. Courbaturé de la veille. Un Potter n’avait jamais besoin de rien qu’un bon feu pour lui tenir compagnie une nuit calme et glacée des hauteurs de Godric’s Hall, se plaisait à répéter feu mon grand-père. Un feu et beaucoup de bière. Elle n’était pas très bonne, ici. Très fluide, on aurait dit de l’eau aromatisée, comme cette boisson étrange faite à partir d’infusions d’herbes orientales, que mon père m’avait fait goûter au castel, il y avait une vie de cela. Pétillante, bien sûr. Et alcoolisée. Mais une bière à pisser. Mon oncle me disait jadis qu’on ne trouvait que cela, dans les grandes cités de Westeros, pour des raisons de conservation ; on coupait la bière avec de l’eau, ce qui permettait d’économiser sur les quantités. Eau ou pas, j’avais pris ma misère hier soir. Et j’en payais les conséquences.


Il me fallut un petit moment pour me rappeler où j’étais. Ma chambre. A Castral Roc. J’étais arrivé quatre jours plus tôt, avec Eléa. Je n’avais pas eu le temps de grand-chose, sinon de m’assurer auprès de l’intendant que nous étions bien admis à la cour, ma cousine et moi, et qu’un représentant de la famille royale s’occuperait bientôt de nous, pour examiner notre réclamation et notre désir d’obtenir justice. En attendant, nous étions accueillis au sein de la demeure de Leurs Majestés et sous leur protection. J’avais pu juger, depuis notre installation, de la fébrilité qui régnait en ville. Je débarquais en pleine fronde de la noblesse comme du peuple, chacun essayant d’attirer l’attention de leurs Grâces pour obtenir les faveurs nécessaires à leurs petits calculs politiques. Que tout ceci pouvait me sembler creux, vide de sens, après les horreurs que je venais de vivre en si peu de temps, dans ce qui était dix jours plus tôt ma maison ?


Mes mains tremblaient, par moments. Lorsque j’étais fatigué. Je l’étais toujours, depuis le drame. Mais c’était pire hier. La perspective d’une audience m’avait angoissé je l’avoue, et maintenant je me retrouvais à devoir affronter cette entrevue l’estomac vide, avec des maux de tête et patraque. L’alcool n’avait de plus rien évacué. Si j’avais pendant quelques heures su rire un peu et me dérider, la migraine s’accompagnait du retour du désespoir. Je n’avais personne pour m’aider à me préparer ce matin. Eléa était déjà ailleurs ; prête à essayer de nous gagner quelque influence. Je m’habillais avec toutes les peines du monde ; j’avais mal partout, mon corps était contusionné, comme si je m’étais battu, ou que j’étais tombé. Je terminais de revêtir mes mailles et mon surcôt aux armoiries des Potter, la tenue ressemblait plus à une tenue de route, voire de bataille qu’à un ensemble destiné à rencontrer ses suzerains, mais hormis des vêtements assez neutres, je n’avais rien à ma disposition et je n’avais pu fuir qu’avec mes propres effets militaires, le castel brûlant au loin. Ma tenue à peine rapiécée et mes mailles abîmées souligneraient en tous cas ma situation.


Je me plongeais la tête dans un grand baquet d’eau pour me frictionner le visage en ressortant, me frotter les cheveux et achever ma toilette. Dans l’espèce de miroir dans le bout de la pièce, je constatais que mon allure n’était pas aussi combative que je l’aurais espéré, mais pas tout à fait misérable non plus. Ebréché. Mais encore en vie. Je me rendais donc vers le lieu du rendez-vous. On finit par m’introduire après une courte attente. Je m’avance, main sur mon ceinturon. Et m’agenouille. Les yeux rivés vers le sol alors que je n’ai qu’entraperçu la princesse, je masque ma déception. Je me doutais qu’on ne me ferait pas voir le Roi ou la Reine, en tous cas pas séance tenante. Mais j’avais espéré au moins le Prince… Ou un des capitaines. En sus, je n’avais pas forcément un souvenir glorieux de ma dernière rencontre avec Son Altesse ; j’avais rougi jusqu’aux oreilles comme un puceau. J’aurais préféré la revoir dans d’autres circonstances. Elle m’appelle Lord Potter et je déglutis péniblement. Je balbutie.



| Vo-votre Altesse, je-je vous présente mes respects. |


Je baisse la tête un peu plus bas, et finis par me redresser.


| J’espérais, ma dame, vous revoir dans des circonstances moins tragiques. Je suis venu mander votre aide, à mon plus grand regret. Castel Godric a été incendié, et ma famille a été tuée.|



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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Ven 21 Avr - 0:56

Megara n'avait pas hésité. Mais elle avait douté. Douté d'elle-même, douté de ses capacités, aussi, et par dessus tout, douté du fait de ne pas décevoir son futur interlocuteur. Elle avait certes quelque naïveté et crédulité supplémentaires par rapport à son frère et à sa sœur, sans nul doute. Mais elle n'en était pas pour autant sotte ou idiote. Elle savait que la majorité des gens lui parlait parce qu'elle portait un titre princier, et que, dans le fond, ils cherchaient bien souvent à obtenir quelque chose d'elle, que ce soit une faveur, ou le simple fait qu'elle se souvienne d'eux, pour plus tard, car, savait-on jamais, des fois que cela pouvait servir ... Megara savait également qu'ils ne voyaient pas forcément plus loin que le bout de leur nez, tous ces courtisans, concernant son aspect physique. L'aînée des princesses était plutôt jolie, et si souvent, on se cantonnait à ce qu'il y avait sous nos yeux plutôt que de chercher à plus. Alors, une part d'elle était consciente qu'elle était une grande inconnue, pour la plupart des gens. D'une certaine façon, cela lui convenait : être un livre ouvert, ce n'était guère à rechercher, quand on était princesse. Il fallait garder les secrets familiaux, ne rien dévoiler de ce que l'on savait, ne rien dire qui risquait d'éventer quelque manœuvre ou ambition. Ne pas non plus apparaître aussi simple et basique que toutes les autres jeunes femmes de son âge, comme pour ne démystifier aucun mythe. Mais d'un autre côté, il était parfois dangereux d'être une grande énigme pour beaucoup. Certains esprits se montraient naturellement curieux, et avaient quelque inclinaison supplémentaire à aller creuser et fouiller vers ce qui leur restait le plus mystérieux et ignoré. Et Megara avait tout de même quelques secrets assez dangereux et épineux, alors ...

Elle avait douté, car, après tout, cela représentait quelque chose d'assez important. Peut-être plus à ses yeux qu'à ceux de ses parents, mais tout de même ! Il y avait eu des morts, et pas de la moindre importance, en plus. Sans parler du fait que tout ceci avait attrait au fait religieux, et donc à quelque chose dont on ne pouvait pas aisément balayer les miettes pour les cacher sous un tapis et faire comme si de rien n'était. Megara n'était pas experte en la matière. Elle ne s'était pas engagée dans quelque parcours religieux, car entrer dans les ordres n'avait jamais été une option pour elle : son rang était trop élevé, et elle n'était pas issue d'une fratrie suffisamment nombreuse pour que l'on puisse se passer d'une monnaie d'union matrimoniale. D'autant plus qu'elle n'était pas la plus jeune des siens. Cependant ... Cependant, elle avait toujours été curieuse et intéressée par tout ce qu'elle pouvait ignorer, ne pas connaître, et par tout ce qui lui était étranger car quelque peu issu d'une culture différente. Sans parler de son inclinaison naturelle pour l'histoire. Et de l'histoire personnelle de sa lignée. Elle n'avait pas un mauvais fond, et son cœur était des plus humbles et généreux, selon ceux qui la connaissaient le mieux. La discrimination et la haine n'y avaient pas leur place. Dès lors, bien que très zélée et très croyante, elle n'avait jamais eu la moindre aversion pour ceux qui ne partageaient pas le même culte qu'elle, estimant que tant qu'ils ne le lui imposaient pas, elle n'avait pas à leur imposer le sien. Elle avait également beaucoup lu sur le fait religieux et la religion en elle-même, surtout depuis les évènements ayant commencés à la toucher et à la salir il y avait quelques années de cela. Elle avait voulu s'y intéresser comme pour y trouver des réponses, un remède, des solutions. Et avait beaucoup appris.

Alors les récents évènements ne la laissaient pas hermétiques, et elle avait pu puiser dans l'histoire de sa lignée pour comprendre qu'elle ne descendait pas exactement d'une lignée entièrement Andale, et que ses premiers ancêtres, s'ils étaient encore de ce monde aujourd'hui, pourraient tout autant être considérés comme impies et païens que les blâmés actuels. Son père ne lui avait pas exactement rappelé tout ceci, mais il n'avait pas manqué de l'enjoindre à se faire confiance, et à se rassurer. Ce qui l'amenait donc à se tenir présentement debout, face à William Potter, qui s'agenouillait devant elle. Face aux premiers mots de son interlocuteur, elle inclinait poliment la tête, signe de respect, de politesse, mais aussi signe qu'il n'avait plus à rester agenouillé maintenant qu'il avait embrassé les salutations protocolaires et habituelles. Ce qu'il comprit d'ailleurs parfaitement, puisqu'il se redressait, à la grande appréciation de Megara qui n'était pas fanatique de la domination de taille et de hauteur. Pour une jeune femme, Megara était plutôt grande, sensation rehaussée par le fait qu'elle ne chaussait que très rarement des talons plats. C'était dans ses gênes, son père, tout particulièrement, étant un homme de haute stature, alors que sa mère n'était pas en reste non plus. Seule Nymeria semblait avoir quelque peu échappée à cet attribut physique, mais elle compensait très bien par son aura, sa vivacité et son côté solaire et lumineux, largement suffisant pour qu'il soit impossible à quiconque d'ignorer sa présence quelque part ! Quoi qu'il en était, Megara n'était présentement pas seule, et elle se devait d'être toute entière à son hôte et à ce qu'il pouvait bien avoir à lui dire. Question de respect et de politesse, mais pas que. Megara était réellement intéressée et peinée par le sort de son interlocuteur, et un instant, leur première rencontre lui vint à l'esprit. Les circonstances avaient bien sûr été toutes autres, mais il n'en demeurait pas moins que là non plus, rien n'avait été prévu, et que hasard et destin avaient là aussi été de mise.
    ❧ J'aurais moi aussi préférer qu'il en soit tout autrement. Nous avons en effet appris cela, à notre grande peine. La Maison Lannister vous présente ses sincères condoléances Lord Potter. Père m'a informée que l'une de vos cousines avait survécu. Un bien maigre réconfort, cependant, compte tenu de vos incommensurables pertes, je n'en doute pas ... J'espère qu'il vous a été réservé le meilleur des accueils depuis votre arrivée. ❧ Elle n'était que franchise et honnêteté, incapable de mentir en de telles circonstances, et même en tout autre, d'ailleurs. Mais elle ne feignait en effet pas son affliction, pas plus qu'elle ne prenait de ton cérémonieusement trop caricatural et faussement affecté. Et son cœur se serrait que d'imaginer ce à quoi avait pu ressembler le trépas des Potter. ❧ Vous avez toute mon attention Lord Potter. Cependant ... J'avoue ne pas tout connaître des circonstances qui ont pu conduire à toute cette tragédie. Veuillez donc m'en excuser. ❧
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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Sam 6 Mai - 10:35

Je n’avais jamais été élevé pour faire ça, ça m’était totalement inconnu. Je ne pensais pas que je devais me montrer agressif, vindicatif, ça c’était plutôt la technique de mon grand frère, constamment drapé dans toute la morgue digne et attendue d’un Potter ; on ne devait jamais plier devant qui que ce soit. Montrer du respect, oui, de la loyauté également… Mais les Potter étaient une maison millénaire, qui avait connu la toute première conquête qui avait eu lieu en Westeros et qui avait été dépositaire d’un héritage fort ancien. Godric’s Hall était une ville ancienne, mon grand-père disait jadis que ses racines s’insinuaient à l’intérieur des monts qui nous avaient vu naître, que le sol était constellé de caves, de caches, de tunnels… Qui ne nous avaient pas aidés quand la ferveur religieuse s’était abattue sur nous. Mon jeune frère lui, aurait sans doute tenté une approche passionnée. C’était le jeune homme le plus beau par chez nous, et il en avait bien conscience. Charismatique en plus d’être beau, il savait y faire, jouer avec les mots. Mon frère aîné savait y faire pendant un discours, pour vous faire vibrer à l’unisson. Le plus jeune arriverait à vous passionner, à vous faire croire viscéralement à sa cause. Moi et bien… j’étais le plus discret des trois frères. Et je commençais bien, à bégayer comme je le faisais. Mais je ne me sentais pas légitime dans cette position et c’était très difficile pour moi de me sentir en confiance.


Par quoi devrais je commencer ? Je ne savais pas trop. Par le début. Mais quand les choses avaient-elles réellement commencer ? Etait-ce à l’époque des rivalités futiles avec les Malfoy ou était-ce au contraire uniquement du fait de la croisade ? Même moi, même maintenant, je ne savais pas très bien démêler le vrai du faux, ce que j’avais vraiment vécu de ce que j’avais cru vivre. Devais-je analyser les événements selon le prisme religieux ? Je n’en étais pas convaincu et les derniers événements avaient totalement chamboulé ma foi. Même les croisés ne savaient pas vraiment de quoi il en retournait ; ils n’avaient agi que sous le poids et l’inconséquence de rumeurs. Ils ne savaient pas confirmer ce qu’ils pensaient, parce qu’ils n’avaient jamais assisté à ce que moi j’avais assisté.


La princesse me dit qu’elle aussi aurait préféré une rencontre sous de meilleurs auspices et je souris d’un air un peu gêné. A quel point mes soucis seraient aussi le problème de la jeune femme, qui incarnait aujourd’hui, malgré son apparente douceur et délicatesse, tout le pouvoir et la puissance de mes souverains ? Je n’en savais rien, encore. Mais au moins avait-elle été mise au courant de ma situation. Je baisse la tête un instant pour ne pas qu’elle voit à quel point cela m’affectait encore de me plonger dans les souvenirs de cette terrible soirée-là. Je balbutiais, perdant un instant le peu de contenance que j’avais réussi à avoir. J’avais la gorge nouée, sensation hautement désagréable vous pouvez me croire.



| Je vous remercie pour votre sollicitude et votre com-compassion, ma Dame. J’ai en effet eu la chance, dans mon malheur, de ne pas avoir vu la totalité de ma famille disparaître dans cette tempête de sang et de feu qui nous a touchés. Quant à l’accueil, je vous le confirme, votre Altesse. Ma cousine et moi avons été accueillis dignement et je tiens à vous exprimer toute la gratitude de la Maison Potter pour votre assistance en ces temps difficiles. Notre suzerain, Lord Serrett, et d’autres maisons autrefois amies de la mienne n’ont pas eu la même ouverture que notre Roi. |


C’était un fait. J’avais dépensé la majorité de la modeste besace emportée de Godric’s Hall pour nous trouver des montures et pour nous sustenter sur la route, mais il avait parfois fallu dormir dans des granges. Pas de quoi se vanter. Pas de quoi non plus faire bonne chère ; nous avions tout perdu, ne restait que mon épée, mes mailles, nos montures et les vêtements que nous portions ce jour-là. Ca et quelques picaillons. Notre nom. C’était tout. La princesse m’invite tacitement à lui conter les événements de cette terrible nuit. Et je déglutis, essayant de me refaire une contenance avant de commencer d’une voix que j’aurais aimé moins enrouée.


| C’était il y a quelques jours, peu après l’arrivée de l’automne. Une colonne d’hommes en armes qui s’est présentée comme des croisés, Fils du Guerrier et surtout Pauvres Compagnons, est arrivée à Godric’s Hall. Nous avons ouvert nos portes à la troupe, partant du principe que si pareille cohorte s’était assemblée c’était par volonté de notre suzerain Lord Serrett et de nos souverains. Nous avons invité également les seigneurs alentours à un banquet, le soir. Il y avait Lord Malfoy et ses fils, nos voisins. Nous avons eu maille à partir avec eux depuis des années, mais mon père ne sacrifiait jamais ses accointances personnelles à la politesse et aux convenances. Quelque chose s’est passé au banquet, qui a été… je ne sais pas, suspendu. On nous a signalé des troubles dans le bourg et nous avons mis la garnison, composée d’une vingtaine de sergents, en alerte. Mon père est allé en ville avec une poignée de soldats pour voir ce qu’il s’y passait. Il n’est jamais revenu. Très peu de temps après, une horde de croisés et de gens du peuple a débarqué au castel, enfonçant ses portes et réclamant la tête de notre famille. | J’hésite, avant de continuer. Et malgré moi la moutarde me monte au nez et ma voix se fait moins assurée, plus cassée. Mes yeux rougissent malgré moi, mais je m’efforce de ne pas craquer ; je me le suis interdit jusque maintenant, et pleurer devant une princesse ne serait pas digne d’un Potter, ni d’un chevalier. Je dois me faire violence, mais malgré l’horreur que je ressens, j’essaie de rester le plus digne possible. Je n’arrive pas à regarder la princesse dans les yeux toutefois, quand je reprends. | Voyez-vous, mon père, mes frères et moi sommes de loyaux adorateurs des Sept. Mais notre famille a longtemps révéré les Anciens Dieux ; nous avons encore un bois sacré et il se disait que des… Réunions de ces adorateurs y avaient encore lieu, lors des solstices notamment. Mon père laissait faire. Les croisés l’ont appris. Je suspecte les Malfoy, qui nous ont toujours jalousés. Et les voilà qui déboulent tous ensemble. Nos gardes ont changé de camp ou se sont fait tuer sur place ; j’ai vu des hommes qui se rendaient jetés des fenêtres de la tour principale. Mes frères sont morts en défendant notre demeure. Ma mère, mon oncle et ma tante, deux de mes cousines, ont été pris également. Il se racontait dans l’auberge non loin, où nous nous sommes cachés avec ma dernière cousine en vie, que les femmes avaient été violées avant d’être pendues avec les autres « adorateurs ». Nous avons tout perdu. Et personne n’a voulu nous aider. Alors je suis venu, pour réclamer justice au Roy, au nom des miens qui sont morts, sans circonvenir aux lois du Roy et sans procès. . |



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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Mar 16 Mai - 23:50

Toutes les réponses ne se trouvent pas droit devant nous. Ce n'est donc pas comme si on pouvait aussi aisément les cueillir que des fleurs, ou comme si l'on n'avait qu'à se pencher pour les ramasser. Il fallait savoir voir plus loin, se projeter, savoir aussi démêler les indices d'ores et déjà dissimulés. Tout comme il fallait aussi parfois faire prendre d'audace et d'esprit d'entreprise, quand il nous revenait à nous de trouver une réponse par nous-même, parce qu'il n'en existait pas encore ou que le temps ne permettait pas d'attendre pour trouver quelque précédent. C'était l'une des leçons qu'avait apprise Megara, parfois au détour de revers de la vie. Si certains pouvaient penser, sans doute partiellement à juste titre, qu'être née Lannister signifiait avoir une petite cuillère en or massif dans la bouche et que tout vous tombait tout cuit dans le bec, la vérité était quelque peu différente. Différente pour la simple et bonne raison qu'avec Jordane Lannister, les choses immobiles et passives, cela n'a pas lieu d'être. A ses yeux, il n'y a rien de pire que de se reposer sur ses lauriers et que d'exposer un flan placide et paresseux aux yeux du monde, car nul n'hésitera jamais à vous jalouser et à vous envier, et donc à se saisir de la moindre occasion pour s'en prendre à vous, de quelque façon que ce soit. Exposer un ventre mou, c'est s'exposer à de terribles conséquences, en quelque sorte. L'exigence avait donc été de mise dans l'éducation des trois enfants Lannister, et les ambitions maternelles n'avaient pas été moindres. A leur façon, sans doute chacun avait-il dû prendre ses responsabilités et ne pas baisser les bras face aux revers de fortune. Et aujourd'hui, sans doute Jordane pouvait-elle s'estimer quelque peu satisfaite du devoir accompli, même si Megara, de son côté, n'avait de cesse de se blâmer pour certaines choses la concernant personnellement ...

Elle ignorait si, en lui confiant cette mission, ses parents la mettaient à l'épreuve de quelque façon que ce soit. Elle ignorait s'ils étaient là, tapis dans l'ombre, à écouter, ou s'ils la faisaient espionner pour qu'on leur rapporte ce qui se serait dit et passé en ces lieux. Ce n'était pas forcément leur genre que de s'abaisser à ces petites mesquineries là, mais dans le même temps, Jordane semblait si souvent tant en savoir de ce qui se passait à Castral Roc que cela en était très déstabilisant parfois. Mais peut-être l'aura et le charisme, ainsi que l'autorité naturelle de sa mère avaient quelque influence sur la perception que Megara avait de la chose, allez savoir ... Quoi qu'il en était, il n'était pas réellement temps pour elle de s'interroger sur les raisons qui l'amenaient à représenter présentement sa famille, sa Maison, et plus que cela, l'autorité royale qui dirigeait le Royaume du Roc depuis des générations et des générations. Elle savait que se sentir trop petite dans une position si grande ne ferait certainement les affaires de personne. Après tout, elle savait également que la situation pourrait être pire, tout comme sa position. Elle se devait donc de rester maîtresse d'elle-même, de se contrôler, et de mettre à profit, du mieux possible, l'éducation qu'elle avait pu recevoir, sans pour autant se départir de ce qui pouvait faire d'elle celle qu'elle était, à savoir sa sensibilité et sa gentillesse, ainsi que sa douceur. Et puis ... Et puis, le fait d'avoir face à elle un être éprouvé et semblant quelque peu chancelé, dans ses mots comme dans son assurance, c'était, aussi mesquin que cela pouvait paraître, quelque peu rassurant pour elle. Ou au moins cela dégonflait-il quelque peu la pression qu'elle pouvait toutefois ressentir peser sur ses épaules.
    ❧ Il est de Notre devoir que d'assurer protection à Nos sujets, et de leur accorder refuge et asile lorsqu'ils se trouvent être dans quelque position des plus inconfortables et précaires. ❧ Lui adressant un sourire se voulant tout autant poli que rassurant, tant pour lui que pour elle, Megara ne put cependant s'empêcher de quelque peu plisser le nez et froncer les sourcils en entendant la suite des propres de son interlocuteur. ❧ Il est plus que regrettable d'apprendre ce genre de nouvelles, d'autant plus concernant un être comme Lord Serrett, qui fut pourtant si prompt à vouloir restaurer quelque seigneur qu'il juge légitime, en faisant fit de l'arbitrage royal et de l'action de mon frère le Prince Lyman ... Si je ne m'abuse. ❧
Sans doute n'en avait-elle pas l'air, vue de l'extérieur, mais Megara était loin de se tenir à distance de tout et de tout le monde. Le Roc était le royaume dans lequel elle vivait, celui duquel elle était issue pour y être née fille de ceux qui en étaient les souverains. Elle s'intéressait donc aux affaires internes, autant que possible, tant pour ne pas faire honte à son rang que par réel intérêt personnel. Si, pendant longtemps, elle avait pu penser que sa destinée la mènerait à quitter le Roc pour épouser un autre royaume, et potentiellement pour devenir Reine, ailleurs, aujourd'hui, les choses avaient changé. Elle était à présent mariée, à un fidèle du Roc, à un noble, dont elle attendait l'enfant, bien que cela ne se savait encore qu'au sein d'un cercle très très restreint. Son avenir demeurerait donc dans l'Ouest, et, plus que de raison, il lui incombait donc de comprendre le plus de choses quand à ce qui s'y passait. Et elle espérait grandement n'avoir commis aucune erreur, et n'avait rien mélangé ou confondu, quoi qu'elle en doutait, puisque sa mémoire était suffisamment entraînée pour éviter ce genre d'impair, et qu'en plus de cela, une fois de plus, le Roc était un terrain connu pour elle, ou au moins cela l'était-il concernant les familles nobles.

Cependant, sans doute n'était-elle pas exactement préparée à ce qu'elle allait entendre. Ou peut-être n'était-elle pas entièrement prête pour cela. Mais il fallait qu'elle entende, il fallait qu'elle comprenne. Elle n'avait d'autre choix, se le devant pour elle et encore plus pour William. Mais il n'en demeurait pas que cela lui fit froid dans le dos, alors qu'un geste réflexe venait se poser sur son ventre, comme par instinct de protection. Geste pouvant cependant tout aussi bien être interprété comme voulant apaiser la naissance de quelque nausée face à la dureté des révélations apprises. Mais cela ne cadrait absolument pas avec tout ce qu'elle avait appris et tout ce qu'on lui avait appris concernant la religion. A ses yeux, les Sept étaient des dieux durs mais justes, qui n'engageaient à aucune tourmente sanglante et dévastatrice. Ils protégeaient autant qu'ils sanctionnaient, mais toujours avec mesure et raison. Du moins était-ce ainsi qu'elle voyait les choses, bien qu'elle-même ne comprenait pas forcément ce qu'elle avait bien pu faire pour offenser les Sept, au point de les pousser à l'affliger de ces maux charnels qui s'étaient abattus sur elle au cœur de l'adolescence. Il y avait une raison à tout, cependant. Mais, ici, elle avait beau réfléchir, concernant William, elle n'en voyait aucun. Ou peut-être que si, mais aux yeux de Megara ... La tolérance et le respect n'étaient-ils pas des valeurs que tous devaient porter au cœur ? Sans doute était-elle trop naïve, et sans doute l'opposition blanc et noir n'avait-elle que peu de sens à ses yeux, là où elle leur préférait le gris, mais tout ceci était tout bonnement ... Peut-être que, finalement, cette main qui se posait sur son ventre l'était-elle tout autant par instinct réflexe que par réelle envie de stopper nette toute naissance de nausée.
    ❧ Je ... ❧
Elle avait beau vouloir endosser les habits les plus princiers qui soient, avec tout ce que cela sous-entendait, elle ne pouvait cependant totalement gommer les réflexes et sensibilités qui étaient les siens. Ce qui la poussait à sentir une boule entraver sa gorge, l'empêchant initialement de s'exprimer et de respirer convenablement, alors qu'elle se sentait quelque peu chancelante, bien que pourtant toujours debout sur ses deux jambes. Elle aurait cependant tant voulu pouvoir se retourner et chercher dans le regard de sa mère quelque assurance, ou, en tout cas, le signe que son attitude était la bonne, ou quelques mots adéquats à utiliser. Mais Jordane n'était pas là. Son père non plus n'était pas là, et elle n'avait de toute façon plus l'âge d'aller se réfugier dans ses bras, quelque peu effrayée par des monstres. Quand à Nymeria, sa féroce petite sœur, elle était bien loin, et elle ne pouvait donc se reposer sur elle pour quelque réaction de colère brutale et sèche. Et Megara ne pouvait pas non plus compter sur la présence de Gareth pour lui transmettre quelque force, ou pour se saisir d'une de ses mains et la rassurer, à sa façon. Elle était seule. Ou plutôt non. William se tenait toujours face à elle, attendant sans nul doute quelque réponse de sa part. Mais comment faire, lorsque tout ceci la laissait pantoise, et à cours de mots ?
    ❧ Tout ceci est tout simplement intolérable. Jamais la Maison royale des Lannister n'a enjoint à quelque pseudo justice expéditive et interne. Jamais Elle ne cautionnera cela. ❧ Son poing se serre, et son regard se fait plus douloureux. ❧ De telles actions circonviennent à la Loi de l'Hospitalité. Ni hôtes ni invités ne peuvent se porter physiquement atteinte les uns aux autres. Il n'existe nul crime plus déloyal pour un invité que d'amener le meurtre et le viol chez son hôte. La colère des Sept ne pourra que s'abattre sur eux, il le faut. Comme ce fut le cas pour le Rat Coq. ❧ Oui, peut-être Megara croyait-elle encore à ces histoires enfantines, mais celle-ci était des plus connues, et des plus riches d'enseignement. ❧ Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que Justice soit rendue, Lord Potter. ❧
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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Dim 21 Mai - 20:36

J’avais tout raconté d’une seule traite, et j’avais vécu à nouveau l’horreur de cette terrible nuit. J’avais peur que mon récit me fasse passer pour un chevalier qui se plaint, qui quémande, dans le mauvais sens de ces deux termes, même si c’était l’évidence au fond, que je me plaignais et que je quémandais. Comment pourrait-il en être autrement avec ce qu’il s’était passé ? J’étais seul et sans ressource, mais ça ne voulait pas dire une seule seconde que j’estimais corrects les événements qui m’avaient touché, qui s’étaient abattu sur ma famille et sur moi. Je ne pouvais pas me faire justice moi-même et je ne pensais pas que les nobles alentours allaient bouger non plus ; il y avait beaucoup à perdre à s’interposer entre cette Sainte Croisade et ses victimes. Quiconque s’élèverait sur la route de la Foi allait être accusé d’hérésie, voire de paganisme, comme l’avaient été mes cousines. Il y avait beaucoup à perdre d’une prise de distance avec le Grand Septon et sa bélligérance politique et militaire ; qui pourrait s’opposer à la toute-puissance de la Foi qui guidait la majorité de Westeros ? Personne.


Personne à part peut-être le Roi. Et encore, je me rendais bien compte de l’énormité de ma demande. Je ne savais pas quels liens entretenaient Castral Roc et Villevieille, mais je savais que Loren Lannister ne pouvait pas régner sans avoir le soutien de la religion. Je savais donc que si intervention j’arrivais à provoquer, elle ne serait probablement pas directe et prendrait du temps. Mais je ne pouvais pas souffrir non plus que cette situation ne se règle que par un compromis, une solution de demie-mesure. Ca me ferait tout simplement trop mal. Je devais me battre. Surtout contre ces gens qui utilisaient ma religion contre moi, contre ma famille. Quelle bannière trônait aujourd’hui à Godric’s Hall ? Bonne question… Mais les infâmes Malefoy ne perdaient rien pour attendre, vous pouvez me croire. Quoiqu’il en soit, je suis pendu à la réaction de la princesse.


Megara Lannister m’impressionne. Quelque chose a changé, chez elle, depuis notre première rencontre. Est-ce que c’est le mariage et le fait d’être devenue femme, ou est-ce lié au fait qu’elle avait plus de responsabilités, comme celle de traité mon cas que j’estime assez compliqué ? La princesse me confirme la volonté du Roc, son sens du devoir, vis-à-vis de ses bannerets et de ses sujets de manière générale. Son Altesse à une réaction assez sombre lorsque j’évoque les drames qui nous ont touchés, mais le fait que Lord Serrett n’ait pas réagi semble plus la contrarier dans un premier temps. Elle évoque l’affaire Falwell… Les Potter s’étaient abstenus de s’en mêler, ce qui expliquait peut-être en partie la réaction de Serrett par la suite. Pas que nous étions contre le fait de soutenir nos voisins nobles, mais simplement parce que nous craignions une contamination des émeutes sur nos propres domaines.



| On dit que Lord Serrett est parti en croisade avec d’autres troupes, à la Dent d’Or. Ils ne sont pas passés par Godric’s Hall, mais on en a entendu parler jusque chez nous. La croisade. Ils nous ont demandé si on voulait les rejoindre, mes frères et moi. Je ne savais pas quoi leur répondre. Et le soir même, ils ont tout brûlé, ils ont tué tout le monde… |


Parce qu’entretemps, ils avaient dû entendre parler de ce qu’il s’était passé lors de ces « cérémonies » avec mes cousines. Enfoirés de Malefoy, jaloux depuis des générations à la suite de tensions entre nos ancêtres. D’accord, nous avions passé des décennies à leur rendre la monnaie de leur pièce, mais jamais les choses n’étaient allées aussi loin que cela, vous pouvez me croire. Je raconte tout ce qui nous a touché à la Princesse, qui semble devoir s’accrocher pour suivre la totalité du récit. Ce que je lui raconte la choque, je le vois bien. Elle porte une main à son ventre, comme pour se réchauffer ou je ne sais pas, pour se redonner une contenance. Elle ne semble pas à son aise, et je m’incline un peu plus bas, autant pour éviter de la regarder et d’accroître sa gêne, que pour m’éviter à moi-même de perdre définitivement toute contenance. Si je me laissais aller, j’allais chialer comme un gosse traumatisé. Je n’étais plus un enfant, pourtant. Je m’étais battu, cette nuit-là, et mon épée avait mordu dans des chairs… Impossible de savoir si j’avais tué quelqu’un puisque j’avais dû plusieurs fois battre en retraite, sans pouvoir m’assurer d’avoir bien tué ces enflures qui s’en étaient pris à ma famille et à moi-même.


La princesse semble commencer à parler mais plus rien. Je reste à demi incliné, n’osant pas redresser le regard. J’entends alors sa voix et je coule un regard dans sa direction, par en-dessous, craignant sa prise de position, qu’elle se fasse contre moi et les intérêts que je défendais. Elle prend malgré tout notre défense et me rappelle les Lois de l’Hospitalité, lois que je connais parfaitement bien, plus encore avec tout ce qu’elles m’ont coûté. Je me redresse tout à fait en sentant sa colère, et ses derniers mots me glacent, tout en me drapant d’une dignité nouvelle, inattendue et pourtant logique.


C’est probablement à cet instant précis que la Princesse s’attire une loyauté indéfectible. Mes larmes aux yeux refluent. J’essaie d’être seigneurial, comme mon père l’était de son vivant. Je n’ai aucune idée de ce à quoi je ressemble, ça ne doit pas être glorieux mais je fais de mon mieux.



| Je vous remercie, votre Altesse. Mon épée est vôtre, quoi que vous décidiez. Je… je ne sais même pas par où commencer, je dois bien vous l’avouer. Je n’ai pas d’argent, ce que j’ai su emmener a été dépensé pour arriver jusqu’ici. Je n’ai pas non plus d’hommes, il n’y a plus que ma cousine Eléaora et moi. Elle n’est pas mariée et nos cousins ne nous aideront pas. Je ne sais même pas ce qu’il se passe à Godric’s Hall… Je suis désolé. Vous voulez m’aider et moi, je vous accable avec mes insuffisances. Je… | étourne les yeux, encore une fois | Je ne sais pas par où commencer, je ne sais pas non plus quoi faire. Je suis un puiné, voyez-vous. C’est mon aîné qui avait été entraîné à commander. Et non seulement je ne sais pas le faire,mais je n’ai personne sur qui exercer cette autorité. Je ne suis Lord que de titre, et c’est un titre creux sans mon fief. Je ne veux pas non plus vous plonger dans l’embarras ; je sais que la situation est tendue, actuellement… Dites-moi ce que je dois faire, Altesse… Et je m’exécuterais. |



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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Sam 3 Juin - 23:30

Chaque famille a sans doute ses forces et ses faiblesses. C'est ainsi qu'elle fonctionne, qu'elle tient debout, loin de toute perfection si difficile à maintenir, et loin de toute déchéance qui, invariablement, causerait bientôt sa perte. Une famille, une lignée, se doit de se nourrir des compétences de chacun des membres qui la compose, afin de progresser, de perdurer, et pour que chacun puisse toujours donner le meilleur de lui-même et se sentir estimé. C'était en tout cas ainsi que, assez souvent, ses ascendants avaient expliqué les choses à Megara. Elle était dotée d'une famille très largement essentiellement originaire de ce même royaume qui l'avait vu naître, bien qu'en des temps plus ou moins anciens, quelques alliances aient pu être conclues avec l'étranger, de par le simple fait qu'un fil héritier n'épouse pas toujours une noble damoiselle issue d'une lignée sujette de la Couronne. Preuve en était, actuellement, de par le mariage de Lyman et de Jeyne, venue tout droit du Royaume du Nord. Cependant, cette dernière union était assez différente en elle-même, pour Megara. Déjà, elle ne la concernait que par alliance, parce qu'elle se trouvait être l'une des belles-sœurs de la Princesse Jeyne, et non l'une de ses descendantes. Et puis, ensuite, elle ne se souvenait pas réellement s'il était déjà arrivé, depuis la conversion en la Foi des Sept, qu'un Lannister épouse une fidèle des Anciens Dieux. Mais elle le savait, parmi ses lointains ancêtres, il y avait eu des êtres qui n'avaient pas révéré les Sept, et qui, s'ils étaient encore vivants aujourd'hui, seraient sans doute qualifiés d'impies et de païens par certains. Et pas forcément à voix basse, car dernièrement, certains semblaient se sentir soudainement pousser des ailes, confortés dans leur vision et dans leur pensée par certains récents évènements.

On avait enseigné à Megara l'importance de la famille et de la lignée. Sans doute parce qu'en premier lieu, elle n'était pas issue de n'importe quelle union, et que ne coulait pas dans ses veines le sang du premier venu. Elle était de lignée et d'ascendance royale, et bien qu'elle avait épousé un noble d'un rang inférieur au sien, cela ne retirait en rien l'importance de sa généalogie, tout comme cela n'altérerait que peu le rang que pourraient tenir son enfant à venir, de par la teneur du contrat de mariage qui avait été passé et acté. On lui avait donc enseigné l'importance de ne pas oublier de là où elle venait, et de ne pas manquer de faire honneur aux siens, même si ce trouble si particulier qui pesait sur ses épaules était quelque peu venu écorner sa détermination à ne pas faillir aux attentes familiales. On lui avait également inculqué la valeur de la tolérance, pour ne pas oublier, sans doute, qu'en tant que Princesse de l'Ouest, elle se devait de ne faire aucune réelle préférence parmi tous les sujets du Royaume. Son père, lui-même, se devait quelque peu d'être le Père du Royaume, celui vers qui les regards se tournaient en quête de conseils, et en attente de protection et d'affection. C'était à lui de diriger le royaume, et donc à lui de rassurer et de mobiliser ses sujets. Mais Megara, en tant que l'une de ses enfants, se devait elle aussi, à son échelle, de ne pas faillir à la tâche. Et en quelque sorte, sa présence ici, en ces lieux, face à un jeune homme en quête de justice, devait sans doute répondre à cet impératif qui était le sien, le sien parmi tant d'autres.
    ❧ La Croisade a été mandée par le Grand Septon, et le Roi et la Reine du Roc ne s'y sont pas opposés. ... Mais il n'a jamais été question de venir causer haine et désolation au sein du Roc lui-même, à ce que j'en sais. ❧
Et c'est plus fort qu'elle. C'est plus fort qu'elle. C'est plus fort qu'elle, mais lors du récit de son interlocuteur, elle se sent à la fois saisie d'effroi et de rage. Une rare contenue, car elle n'est point connue pour être irascible ou peu mesurée. Mais elle est attachée aux droits des femmes, en tant que femme, elle-même, et tout à fait consciente des blâmes qui peuvent si aisément retomber sur les épaules féminines plutôt que sur les épaules masculines. Fort heureusement pour elle, sa mère est une maîtresse-femme, et aucun de ses enfants n'a ainsi dû un jour la voir humiliée ou vilipendée frontalement. Et dans le même temps, lorsque ce fardeau lui est tombé sur les épaules, dans la fleur de l'adolescence, Megara n'a pas subit les lourds reproches accusateurs de sa mère. Celle-ci n'a point cherché à l'accabler, ou à la placer seule responsable de la situation. Sans forcément entièrement la comprendre, elle l'a protégée, aimée, et défendue, toute griffe dehors, sous l’œil de tous sans que, dans le même temps, quiconque ne puisse se douter de quoi que ce soit. Alors, bien sûr, parmi toutes les victimes tombées lors de l'attaque à Godric's Hall, il n'y avait pas que des femmes. Mais le simple fait d'apprendre ce que celles présentes ont pu et sûrement dû endurer ...

Et, dans le même temps, c'est plus fort qu'elle, mais elle se sent un peu responsable de tout cela, en tant que fille des souverains de l'Ouest, ceux-ci ayant effectivement autorisé la Croisade, nourrissant sans doute de légitimité certains des esprits malintentionnés qui s'en étaient pris aux Potter ... Alors, elle ne peut que réagir, car rester silencieuse se révélerait trop dangereux. William Potter risquerait de croire que, tel l'adage, en ne disant rien, Megara cautionnait ce qui s'était passé, ce qui n'était absolument pas le cas. Et dans le même temps, se terrer dans le silence serait comme courber l'échine et se reconnaître impuissant. Ce qu'elle était beaucoup trop à ses yeux, alors que du point de vue même de son interlocuteur, les choses devaient être bien différentes. Elle se devait aussi de réagir, se sentant à présent déjà investie d'un certain rôle. En plus de représenter ses parents et donc la royauté du Roc, présentement, elle était aussi une future mère. Et quelque peu superstitieuse qu'elle était, elle ne souhaitait pas que sa non-réaction soit l'image et le présage de celle qu'elle deviendrait et serait, en tant que mère, une fois l'enfant né. Et, visiblement, elle a fait mouche, ou du moins sa réaction a-t-elle été à la hauteur de ce qu'elle pouvait espérer, William Potter ne semblant pas être dépité, tout comme il ne semblait feindre aucune satisfaction. Ce qui rassurait Megara autant que cela continuait de faire peser sur ses épaules bien des responsabilités. Car ce n'était pas le tout que de parler, il fallait aussi agir, pour les actions rejoignent les propos. D'autant plus que le désarroi de son vis à vis était grand, tout comme sa fatigue, et ses brusques manques, sans doute.
    ❧ Ne vous en faîtes pas pour l'argent. Je m’assurerais que l'on vous fournisse tout ce dont vous aurez besoin, votre cousine et vous, pour que vous puissiez vivre décemment et ne manquer de rien de ce qui vous serait nécessaire. ❧ C'est ce qu'aurait dit sa mère, n'est-ce pas ? C'est ainsi qu'elle aurait réagi ? Sans vouloir être une pâle copie de sa génitrice, Megara semblait mieux trouver sa force et ses marques en prenant modèle sur cette dernière. D'autant plus que Gareth étant en mission diplomatique, elle ne pouvait guère compter sur lui pour la rassurer en privé ... ❧ Peut-être que ... Peut-être que vous devriez vous poser et vous reposer ? Je sais que les temps sont difficiles et très troublés pour vous, mais il ne s'agit pas de tomber dans l'inaction ou la non prise en compte de la situation, mais plutôt de ... Vous êtes éprouvé. Vous avez été très durement touché, et vous avez dû traverser le Royaume jusqu'à Nous. Il ne s'agit pas maintenant de vous effondrer d'épuisement : vous devez resté en bonne santé, sans vous éreinter. Vous devez aussi laisser votre cœur panser ses blessures, et ... Et Nous faire confiance. Nous faire confiance et prendre le temps et la peine de poser vos idées et vos desseins à plat, pour mieux les ordonner et ne laisser aucune faille dans laquelle vos assaillants pourraient s’engouffrer. ❧
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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   Lun 12 Juin - 23:05

Finalement, c’est usant et libérateur à la fois, de tout dire, de tout révéler. Je n’ai pas pu rentrer dans les détails les plus sordides avec la princesse, car il y a quelque chose de très gênant à aborder des sujets aussi délicats, aussi glauques, avec une personne aussi haute, autant bien née que cela. Je sais que je fais peut être une erreur, en ne disant pas tout. Mais j’ai peur de trop en faire. Un peu comme ces gosses qui sont innocents d’un méfait mais qui insistent tellement sur le fait que ce sont eux les victimes, qu’on en vient ensuite à douter de la véracité de leur récit. Je ne peux pas dire que je me sens très à l’aise en tous cas. Je me sens paradoxalement mieux et moins bien. D’un côté, je me sens bien mieux. Libéré, parce que je n’ai partagé ça avec personne depuis des semaines en dehors d’Eléanora. Et encore, nos relations avec ma cousine sont pour le moment assez perturbées, envenimées, par toute la charge émotionnelle et la rancœur de ce que nous avons subi, l’un comme l’autre, ce soir là. Je sais que ce n’est pas très juste pour moi de lui en vouloir, mais je ne sais tout simplement pas faire autrement. Comme je le disais, je me sentais aussi moins bien, dans le sens où je me rendais compte, maintenant que c’était formulé de but en blanc, de tout ce qui avait été perdu. Reverrais-je seulement Godric’s Hall ? Ici, tout le monde parlait de guerre. Contre le peuple, contre les nobles, contre l’Empire, contre le Bief. Tout le monde parlait guerre et sang. Avaient-èils conscience, ces nobliaux et ces bourgeois, de ce que coûtait la guerre ? Elle était passée comme une tempête d’été sur les pentes de ma maison, et l’avait ravagée par le feu.


Je suis suspendu à son jugement, et j’ai au moins le soulagement que les Lannister sont de notre côté. Je sais que ma demande et que ma situation elle-même sont des problèmes pour mes suzerains, car la cohésion sociale de l’Ouest est déjà mise à mal. S’il en vient de même pour la religion, le pays risque d’être morcellé et divisé comme jamais. Ce serait terrible, politiquement parlant. La princesse me confirme que la Croisade ne devait rien avoir à faire avec les ouestriens eux-mêmes. De fait, les familles révérant les Anciens Dieux étaient fort rares. Pas inexistantes, mais rares. On disait qu’au nord de la Bleufurque en revanche, dans le Conflans mais surtout dans le Val, les disciples des vieux dieux de Westeros restaient relativement nombreux, relativement répandus.



| Cela n’avait rien de prémédité, votre Altesse. Ils ont mangé à la table de mon père. Ils avaient l’air bien, contents d’être là et impatients de se battre pour les Sept contre les nordiens et les peyredragoniens. Ils se sont enflammés tout seul. Je pense qu’ils ont été aidés en cela par le vin et par les rumeurs. Et peut être aussi par nos voisins, les Malefoy, qui ont toujours couvé nos terres d’un regard avide… |


Je m’étais promis de garder mes soupçons pour moi tant que je n’aurais pas de preuves, mais la Princesse Megara, avenante et compréhensive, me poussait par son attitude à me confier. J’avais envie de lui raconter, pour l’aider, pas pour m’avancer moi. Pas sûr en sus que cela joue en ma faveur. Au fil des siècles, les Malefoy étaient devenus plus riches que nous. Plus puissants et plus influents. Que Lord Serrett n’ait pas bougé, c’était une chose. Que les Malefoy aient orienté un outil bien commode pour faire le travail à leur place, c’était une accusation très grave, qui dès qu’elle était formulée, forçait fatalement tout le monde à prendre position. Je sentais que la princesse était accablée par mon récit, par le poids que je plaçais sur ses épaules. De mon côté, j’étais assez content de me confier à elle plutôt qu’à sa mère, la terrible Jordane du Roc, la Lannister en personne. On disait que la Reine était capable de briser les noix d’un homme d’un regard. Qu’elle n’hésitait pas à faire régner le calme et la paix par la force si nécessaire. La souveraine était un peu une fierté nationale, belle et terrible à la fois, sage mais féroce. Elle était la meilleure pour nous défendre, sans aucun doute.


Mais je n’aurais pas apprécié me retrouver face à elle, j’aurais sans doute perdu tous mes moyens. Déjà que là les choses n’étaient pas si faciles avec une princesse qui était peu ou prou de mon âge… Je m’incline, honteux bien que plein de gratitude, quand la jeune femme me dit qu’elle s’assurera que je ne manque de rien, ni Eléanora. C’était son rôle, de prendre soin de ses vassaux. Mais c’était touchant, car si elle jugeait plus sûr de nous foutre dehors, nous n’aurions plus rien et le risque pour elle était moindre ; personne ne pourrait lui en vouloir. J’avais la gorge nouée de gratitude, même si devoir faire l’aumône me laissait les jambes flageolantes. Un Potter savait se contenter de peu, pourvu que le peu soit à lui. Là, j’allais devoir réviser toute une vie de privilèges dûs à ma famille.



| Ma cousine et moi vous sommes reconnaissants, ma Dame. Les Potter, ou plutôt ce qu’ils restent d’eux, n’oublieront jamais l’aide et l’assistance qu’ils ont reçues de la part du Roc. Et de votre propre personne, votre altesse. |


Et voilà qu’un peu gênée, elle me dit que je pourrais me reposer. Elle est ^pleine de compassion, mais elle ne sait pas comment le formuler, c’est évident. Elle hésite, elle a sans doute peur de me froisser. Elle a raison. Je suis fatigué. Moralement et physiquement. Les choses ne sont pas simples. Elle a raison, vraiment. Je devrais essayer de dormir. De aire autre chose. Pour mieux rester concentré et solide. Je baisse les yeux. Ce serait facile ici, dans tout ce luxe, cette opulence. Mais je relève la tête, et la secoue doucement en signe de dénégation.


| Je suis fatigué, en effet, votre Altesse. Je suis las. Mais ma famille a été violentée et assassinée. Quel genre de fils, de frère, serais-je, si je laissais le moindre répit aux coupables de ce forfait ? Je vous fais confiance, bien sûr, Princesse. Mais je ne peux pas m’arrêter. Si je m’arrête, rien ne changera, et les coupables continueront de courir, libres. Si… Comme je le disais, si je peux faire quoi que ce soit pour vous, pour le Roc, en attendant… Je suis volontaire. J’accepte votre aide, bien sûr, mais je ne peux le faire sans me mettre à votre service. L’honneur me l’impose. |




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MessageSujet: Re: Le fanatisme est un monstre qui ose se dire le fils de la religion ❧ William   

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