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Tour 4 – La Seconde Bataille de Tinivel - Année 0 - Mois 10 - Semaine 2
MessageSujet: Tour 4 – La Seconde Bataille de Tinivel - Année 0 - Mois 10 - Semaine 2   Sam 11 Fév - 23:51





La seconde bataille de Tinivel



Troisième Bataille de la Seconde Campagne de l'Orage, impliquant l’Ost Royal de Mern IX Gardener du Bief et la Reine Argella de l’Orage, menant une armée Orageo-dornienne.

L’Orage était l’un des premiers pays impliqués dans la Grande Guerre de Westeros. Son armée avait conquis la moitié sud de la Baie de la Néra, puis avait repoussé une première invasion du Conflans qui avait beaucoup mordu dans son territoire. Au prix, pourtant, de terribles pertes. Des milliers d’hommes étaient tombés, tout comme le Roi. La Reine Argella Durrandon combla les trous avec des volontaires, de jeunes recrues et l’envoi, sous les drapeaux, de vieux vétérans. Le recrutement de mercenaires gonfla plus encore les effectifs, et malgré ses réticences, la jeune Reine avait renforcé ses liens avec Dorne. La seconde campagne de l’Orage s’ouvrit sur une large victoire des ennemis du Royaume. Presque 70 000 hommes du Conflans, des Îles de Fer et du Bief envahirent le royaume et ses armées, forcées de battre en retraite, échappèrent à la destruction en sacrifiant son arrière-garde, dirigée par Lord Buckler, à la bataille de Tinivel.

Le salut pour les Orageois vint du Nord comme du Sud. A Paege dans le Conflans, nordiens et peyredragoniens infligèrent un cruel revers à Harrenhal, leur ouvrant la voie de l’intérieur du royaume d’Harren le Noir. Dès lors, Joren Hoare abandonne ses alliés et fit machine arrière avec ses troupes, isolant le Roi du Bief en territoire ennemi. Dans le même temps, la Reine Argella revint de Dorne avec son époux, Prince Martell, et de nouvelles troupes venues du sud. Son armée, dès lors, vit son nombre s’accroître. Sa diversité était sa force… Car les dorniens compensait en cavalerie la saignée subie par les armées de l’Orage, qui perdit quantité de ses troupes montées et de ses précieux chevaliers dans les dernières batailles. La Reine reprit toutefois l’offensive, une fois ses renforts dorniens reçus. Elle fonça droit sur Tinivel, où son armée avait précédemment dû s’enfuir.


Arrivée à proximité, elle déploya ses troupes pour attaquer l’ennemi au plus vite, de crainte que Mern Gardener, isolé de ses amis riverains, ne s’enfuie avec sa cavalerie. Mais c’était mal connaître le Roi du Bief, qui avait ouï dire que son frère, traître amouraché de la reine de l’Orage, se trouvait dans les rangs ennemis. Le Roi du Bief, d’un naturel calme et pragmatique, agit pour la première fois depuis bien des années sous le coup de la colère, de la haine. Il déploya la totalité de ses troupes, et décida, malgré l’apparente infériorité numérique de ses troupes, de briser seul l’armée ennemie alors qu’il ne pouvait compter ni sur des renforts, ni sur ses alliés.

La bataille s’annonçait terrible, deux ennemis séculaires prêts à s’écharper l’un pour assurer sa gloire devant ses deux vieux rivaux, l’autre pour libérer son territoire.



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Plan de Bataille des Orageois

Le plan des Orageois est agressif. La Reine Argella Durrandon veut mener une attaque sur plusieurs axes. Elle sait qu’elle a une nette supériorité numérique, à environ 35 000 hommes contre 25 000. Il faut à tout prix qu’elle utilise la puissance du nombre pour détruire cette armée bieffoise, isolée de ses alliés riverains et de ses propres renforts, trop loin pour l’appuyer. Ses éclaireurs, notamment de Dorne, ont repéré un petit chemin qui remonte par le sud-ouest vers Tinivel. Elle y préparera un subterfuge. Kevan Gardener, son amant retrouvé et traître à l’armée bieffoise, mènera une troupe de chevalerie sans bannières pour faire croire à l’arrivée de renforts. La ruse ne peut que servir à gagner un peu de temps car aucun officier bieffois ne pourra confondre les armoiries et blasons arborés sur les caparaçons des chevaliers ennemis lorsque ceux-ci seront trop proches. Gardener sera suivi par l’essentiel de l’armée de Dorne et la fine fleur de la chevalerie de l’Orage. Comment Roward Martell prendra-t-il sa collaboration forcée avec Gardener ? En tout, ce seront près de 2 000 cavaliers des deux armées qui chargeront pour briser le flanc de l’ennemi, tandis que l’infanterie de Dorne suivra aussi vite qu’elle le pourra afin d’achever l’encerclement. Une troupe légère de levées et de guérilla Orageoise accompagnera les tirailleurs de Dorne sur la forêt faisant jonction avec le centre du champ de bataille, dans le but de harceler l’ennemi.

Au centre, Lord Béric Swann et la Reine Argella forment une longue ligne de bataille. En première ligne, une double ligne de tireurs aura pour charge d’esquinter l’ennemi, tandis que les blocs de piquiers entameront un mouvement tournant. Accompagnée des milices, des mercenaires et de la cavalerie lourde, Argella se tient prête à boucher les trous. Le choc face à la chevalerie d’élite du Bief s’annonce terrible.

L’objectif est de détruire l’ennemi et des ordres ont été donnés pour ne faire aucune pitié. Le Roi ennemi seul doit être capturé.

Plan de Bataille des Bieffois
Le Roi du Bief est normalement un stratège calme et raisonné, minimisant les risques, préférant la retraite à une bataille indécise. Les circonstances le poussent toutefois à combattre et plus encore, à attaquer. En cause, sa haine pour son frère, traître honteux, et son obsession de ne pas voir son royaume éclipser par son allié aux humeurs changeantes, le Conflans. Le Roi décide donc, le matin même de la confrontation, d’un plan audacieux qui plaît aussitôt à sa noblesse, car il fait la part belle à ses compétences. Il a 24 400 hommes, dont 6 000 cavaliers. Il articule un demi-cercle défensif à l’ouest du champ de bataille, pour protéger son camp d’un assaut de flanc des troupes ennemies, en particulier des dorniens s’ils sont placés en périphérie du champ de bataille. La valetaille, de mauvaise qualité, suffira à cette tâche ingrate. Au centre, les deux collines sont tenues par les archers d’ordonnance du Roi, épaulés d’arbalétriers et de masses féodales, tandis qu’en plein centre se réunissent environ 3 600 chevaliers et sergents d’armes pour une percée dévastatrice des lignes ennemies, épaulés par les troupes à pied sur les collines avoisinantes. Enfin, l’est du champ de bataille sera tenu depuis les hauteurs en forme d’hameçon, afin de laisser s’y engouffrer l’ennemi et de le charger avec la cavalerie lourde du Roi.

L’objectif est clair ; abandon des ordres de marche précédents de l’armée pour rejouer une bataille à l’ancienne ; l’infanterie absorbe tirs et ripostes ennemies pendant que la chevalerie, épaulée de ses sergents, opère les percées décisives.

L’objectif est la mise en déroute de l’armée ennemie.


Premier Tour ; Heureux de te revoir, mon frère !


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La bataille commence par une harangue du Roi du Bief, pourtant peu coutumier du fait. D’ordinaire, parcourir les troupes en hurlant l’honneur et la fierté du royaume à la face de l’ennemi est plutôt l’apanage d’un Torrhen Stark ou d’un Loren Lannister, mais cette-fois si, Mern IX ne fait pas dans la dentelle. Il houspille l’ennemi, brandit le poing et fait hisser l’oriflamme du Poing, bannière de guerre ancestrale de la maison Gardener. La chevalerie du Bief bout d’impatience… Puis se met à charger sans ordre clairement établi ! Les chevaliers avancent pas groupes, puis par bannières, et c’est finalement tout le centre bieffois qui charge comme un seul homme en hurlant ! Le tonnerre de la grande charge de cavalerie lourde fait frémir les orageois, dont les tireurs, en ordre compact, épaulent leurs arbalètes ou bandent leurs arcs. Les tireurs sont si nombreux qu’ils tirent en batterie, par volées qui s’élèvent bien haut… Avant de s’abattre dans la masse des chevaux et des cavaliers. Beaucoup sont touchés, mais le feu par batterie n’est pas le plus efficace et la lourdeur des armures des chevaliers comme de leurs montures leur permet d’endurer plusieurs tirs, parfois plusieurs blessures, tout en poursuivant la charge. La forte densité de tireurs pèse… Et les milliers de flèches s’abattent sur la plaine. Des centaines de cavaliers sont touchés, les chevaux, estropiés. Les hennissements sont terribles… Mais la charge, menée grand train par une des meilleurs chevaleries de Westeros, se poursuit malgré tout ! Les tireurs hésitent, puis refluent dans le désordre. La discipline est inexistante chez les tireurs de Dorne et les milices communales de l’Orage, qui sont de simples paysans ou citadins, pauvrement équipés et sans entraînement notable. Les archers longs de la Reine quant à eux, parviennent à éviter le pire de la tempête en faisant bloc et en tirant une dernière salve à bout portant, quand leurs rangs sont traversés par les fuyards. Il y a bousculade, faisant perdre de précieux instants aux milliers d’hommes qui cherchent la protection des carrés de piquiers. Ils sont passés par l’épée ou piétinés par centaines avant de pouvoir s’engouffrer entre les forêts de piques, qui s’abaissent au son des trompettes. Les piques baissées brisent la charge bieffoise, dont les destriers refluent par réflexe, refusant de s’empaler sur les piques. Les cavaliers tuent encore des arbalétriers d’Accalmie ou de la Griffonnière en s’attaquant à leurs unités, mais ils sont repoussés et doivent se reformés. Le tir de barrage reprend…

A droite comme à gauche, les avant-garde orageoises et dorniennes esquintent l’ennemi de leurs tirs. Javelines, billes de frondes, flèches et carreaux se conjuguent alors que des collines, les archers et arbalétriers de Grassy Vale ou de Pont-L’amer répliquent par des salves ordonnées. Les attaquents, plus dispersés par leur avance ou sous le couvert des bois à gauche, endurent peu de pertes. Les rangs serrés des bieffois offrent, hélas pour cette piétaille, beaucoup d’ouvertures, et beaucoup de paysans et de miliciens meurent, serrant leur lance.

Une sonnerie de cor se fait entendre à l’ouest. Elle reprend plusieurs fois la note…

Pertes sur la gauche
- Les bieffois perdent 200 hommes, dont 100 fantassins moyens, 100 lanciers.
Les bieffois tiennent bon grâce à leur position avantageuse.
- Les coalisés perdent 100 fantassins légers de Dorne.

Pertes sur le centre
- Les bieffois perdent 1100 cavaliers, soit 700 chevaliers et 400 cavaliers lourds.
La charge aboutit, le moral tient bon grâce à la présence du Roi.
- Les coalisés perdent 1700 hommes, 300 archers de dorne, 1 200 arbalétriers, 200 archers longs
Les tireurs sont ébranlés par le désordre malgré leur supériorité numérique ; ils se regroupent entre les carrés de piquiers. L’infanterie reste solide.

Pertes sur la droite
- Les bieffois perdent 900 hommes, dont 100 archers longs, 100 arbalétriers, 400 fantassins moyens, 300 lanciers.
Les bieffois tiennent bon grâce à leur position avantageuse.
- Les coalisés perdent 400 hommes, 150 archers de dorne, 250 arbalétriers.


Les bieffois ont perdu 2 200 hommes dont 700 chevaliers, 400 cavaliers lourds, 100 archers longs, 100 arbalétriers, 500 fantassins moyens, 400 lanciers.
Les coalisés ont perdu 2 200 hommes (dont 550 dorniens), dont 1 450 arbalétriers, 200 archers longs, 450 archers dorniens, 100 fantassins légers de Dorne.


Second Tour ; La chevalerie meurt et gagne !


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C’est le branle-bas de combat à l’ouest du champ de bataille. Le capitaine Boyer, qui commande la droite du Bief composée de milices communales, de troupes citadines et de levées féodales, voit arriver une petite colonne de cavaliers qui paraissent bieffois… Mais le nuage de poussière derrière eux ne laisse aucun doute. Les cavaliers en avant-garde chargent, et la rumeur coure aussitôt qu’il s’agit du félon Kevan Gardener et de ses séides. Les fantassins bieffois se cramponnent à leurs lances, à leurs boucliers. Ils forment un mur de bois et de fer pour contrer la poussée ennemie, parce que c’est une grande troupe de cavalerie qui arrive, aussitôt identifiée comme dornienne au vue de sa cavalerie légère et de ses tireurs à cheval. L’attaquant se déploie. Jordayne et ses dorniens à gauche, qui éreinte l’infanterie ennemie avec ses cavaliers qui tournoient, lâchant des flèches à bout portant avant de s’évader sous le feu défensif de chasseurs du Bief. La chevalerie, elle fait bloc, avec à sa droite les chevaliers bieffois et orageois de Lord Dondarrion et de Kevan Gardener. Roward Martell mène les sergents d’armes de l’Orage, qui charge après les chevaliers. La vague d’acier percute le mur de boucliers et la disparité des tirs reçus laisse la charge intacte. Dorniens et orageois ne sont pas aussi bons au choc que leurs ennemis du Bief, mais ils ne sont opposés qu’à de la valetaille, qui meurt en masse, piétinée sous les sabots ferrés, percés par les lances, cinglés par les lames. La piétaille est dispersée sans ménagement, mais Jordayne est blessé à la cuisse et Dondarrion au flanc, ce qui ralentit leurs camarades alentours. Kevan Gardener, la rage au cœur et les larmes aux yeux de verser le sang des bieffois, virevolte au milieu des lances dressées contre lui et brise les hampes, fend les crânes. Roward Martell est moins chanceux car après avoir abattu plusieurs troupiers ennemis, il est frappé d’un coup de lance sous l’épaule, au défaut de son armure. Il doit être évacué et perd beaucoup de sang. Pourtant, les milices commencent à perdre pied et les cavaliers coalisés ouvrent la voie à des milliers de fantassins ; le flanc apparaît aussitôt comme percé !

Pire, au centre les choses se passent dans la plus grand des douleurs. Le carnage est absolu. En désordre, les chevaliers du Bief, clamant leur honneur et leur courage en hurlant le cri de guerre de leurs maisons à pleins poumons, s’épuisent charge après charge contre les carrés de piquiers. Ceux-ci, froidement disciplinés, forment un mur de pointes d’acier qui avance, qui pousse, qui perce le poitrail des chevaux comme des hommes. Les chevaliers tombés au sol, bloqués sous leur cheval ou le poids de leur armure, sont ensuite achevés par les piquiers qui usent de leurs poignards, les insérant dans les visières des casques ou sous les défauts des armures. Des centaines de cavaliers tombent, et plus encore à chaque volée à bout portant des terribles archers longs de l’Orage, qui par centaines décochent leurs flèches sur plusieurs rangs de profondeur, perçant à courte distance n’importe quelle armure. Pourtant, les bieffois n’en démordent pas. Fiers et orgueilleux, ils ramènent leurs escadrons à de nombreuses reprises pour les reformer et repartir à l’attaque. Le Bief est décimé mais carrés et archers subissent eux aussi de lourdes pertes. L’intervention à droite des sergents à pied du Roy permettent également d’accroître les pertes des Orageois, mais de nombreux hallebardiers et chevaliers démontés sont à leur tour occis. Le Roi est bien vite bloqué contre un carré orageois. Il sabre de gauche et de droite, raccourci un piquier, perçant le torse d’un autre, fendant le cou d’un troisième. Il est jeté bas sa monture par une pique qui perce son armure sous l’estomac. Le Roi tombe et est tiré dans les lignes Durrandon par des piquiers Buckler, au grand dam des chevaliers du Bief, qui s’esquintent dans trois nouvelles charges pour dégager leur suzerain. Peine perdue ; le roi est mort ou prisonnier. Les nobles bieffois, la mort dans l’âme, refluent en désordre.

A droite, les choses se passent plus durement pour les Orageois. Deux de leurs carrés, encadrés de tireurs, sont violemment pris à partie par les archers et arbalétriers du Bief, qui les entament avant la charge de centaines d’hommes d’armes Mullendore ou Du Rouvre. Les sergents à cheval du Bief chargent à leur tour et s’engouffrent dans les brèches. La melée est terrible. Les piquiers, faits pour combattre devant eux, sont malmenés sur leurs flancs alors que les tireurs sont repoussés par les attaquants. Les unités orageoises sont malmenées et reculent alors que les bieffois les pressent, épée dans les reins, cherchant à briser les hampes des longues piques pour les rendre inefficaces. La bataille ici, tourne à l’avantage du Bief et des centaines d’hommes souillent de leur sang la plaine, dans une grande confusion du fait des troupes très différentes impliquées dans les combats.

Pertes sur la gauche
- Les bieffois perdent 2200 hommes, dont 1100 fantassins moyens et 1100 lanciers
Les bieffois partent en déroute sur l’attaque de chevalerie, les deux collines voisines passent ébranlées.
- Les coalisés perdent 640 hommes dont 100 cavaliers lourd, 40 cavaliers légers et 100 chevaliers de Dorne, et pour l’Orage 150 chevaliers, 150 cavaliers lourds, 100 fantassins légers.

Pertes sur le centre
- Les bieffois perdent 1760 hommes, dont 1300 chevaliers et 100 cavaliers lourds, 200 hallebardiers et 160 fantassins lourds.
La cavalerie passe déroute vu le pourcentage de pertes et la rumeur de la perte du Roi.
- Les coalisés perdent 1700 hommes dont 700 archers longs, 1000 piquiers
Les tireurs sont ébranlés par le désordre malgré leur supériorité numérique ; ils se regroupent entre les carrés de piquiers. L’infanterie reste solide.

Pertes sur la droite
- Les bieffois perdent 900 hommes, soit 200 fantassins moyens, 200 lanciers, 500 cavaliers lourds
Les bieffois tiennent bon.
- Les coalisés perdent 1300 hommes, dont 800 piquiers 300 archers longs et 200 arbalétriers
Les troupes passent ébranlées.

Les bieffois ont perdu 7 060 hommes dont 2000 chevaliers, 1000 cavaliers lourds, 100 archers longs, 100 arbalétriers, 1800 fantassins moyens, 1700 lanciers, 200 hallebardiers, 160 fantassins lourds.
Les coalisés ont perdu 5 840 hommes (dont 790 dorniens), dont 150 chevaliers, 150 cavaliers lourds, 100 fantassins légers, 1 650 arbalétriers, 1 200 archers longs, 1 800 piquiers et pour Dorne 450 archers, 100 fantassins légers, 100 cavaliers lourds, 40 cavaliers légers, 100 chevaliers


Troisième tour ; Mort sur les collines


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La bataille est déjà perdue pour les bieffois. Le Roi est tombé et la rumeur se répand. Au centre, l’armée royale est dévastée et se replie en desordre. Les braves et courageux chevaliers ne pensent plus qu’à sauver leur peau, et le capitaine Tommen n’a d’autre choix que d’interposer ses éclaireurs à cheval pour ralentir l’avancée des phalanges orageoises. Les archers longs les harassent de tirs qui les déciment, Tommen et ses hommes répliquent. Ils sont repoussés à coups de volée de flèches. Tommen termine sa carrière dans la boue sanglante du champ de bataille, la poitrine percée de deux traits. L’infanterie lourde du Roy doit également décrochée, percutée de plein fouet par un carré de piquiers orageois mené par le général en chef, lord Béric Swann en personne. Les tireurs bieffois tentent de contenir l’hémorragie et lâchent volée sur volée sur la masse ennemie, mais sans parvenir à les ralentir. Le front est percé par le centre, alors que les réserves orageoises viennent renforcer la percée.

A droite, les choses sont beaucoup plus difficiles. La cavalerie lourde bieffoise, elle aussi bien armée et bien équipée, percute et manœuvre avec une grande habileté, se faufilant entre les carrés de piques, harassés de tirs et contournés par les hommes d’armes bieffois. La cavalerie s’engouffre ainsi dans les brèches et passe par l’épée des archers d’ordonnance de la Reine par centaines. La Reine elle-même prend la tête de sa cavalerie de réserve et comble la brèche, mais trop tard, l’infanterie perd pied. Le combat de cavalerie est terrible et l’avantage est aux bieffois, meilleurs cavaliers. Les orageois reculent en désordre, traversant la mêlée de cavalerie. Les carrés de piquiers eux-mêmes se forment en hérissons pour contenir la pression ennemie, mais les cavaliers du Bief tournoient et s’infiltrent dans la moindre brèche, tuant autant de braves piquiers qu’ils peuvent, alors que les milices bieffoises accroissent la pression. Les carrés sont décimés, à deux doigts de perdre pied. Ici, la victoire n’est pas aussi évidente que sur les autres fronts, car les bieffois sont très agressifs et contre-attaquent avec vigueur. La Reine en tous cas, gagne du temps pour que les renforts soient capables d’agir, et mène ses hommes de l’avant, croisant le fer avec les sergents Gardener et Du Rouvre.

A gauche, la victoire est déjà acquise. Les dorniens sont les plus agressifs ; ils poursuivent avec leur cavalerie légère les fuyards. Les cavaliers sabrent des centaines de fuyards ou les ciblent de traits à bout portant. Très peu de cavaliers sont perdus alors que le camp ennemi est saccagé et pillé. Lord Jordayne décide pourtant de prendre de flanc la colline visée par son infanterie, verrouillant les accès nord. Sa chevalerie oblique vers l’ouest et se prend une volée de flèches avant la charge, sans la ralentir. Le choc est terrible et des centaines de fantassins sont piétinés, percés de coup de lances ou passés par l’épée. Les bieffois, dans leur panique, lâchent une nouvelle salve au travers de leurs troupes et un tir chanceux perce la maille protégeant la gorge de Jordayne, qui s’effondre, s’étouffant dans son propre sang. Ses cavaliers crient vengeance et tuent l’ennemi par centaines, alors que sous le couvert d’arbalétriers, les piquiers dorniens passent à l’attaque sous un déluge de flèches, mortelles depuis les hauteurs. Des hommes sont tués ou blessés par dizaines, avant de percer la fragile milice bieffoise. La colline est en passe d’être prise. Plus au centre, les chevaliers et cavaliers lourds orageois continuent leur percée et encerclent la colline centrale tenue par des bieffois. Celle-ci est attaquée par une colonne de milliers d’archers et de piquiers orageois, et bombardée sur sa face sud par des milliers d’archers et de fantassins légers. Le choc est terrible. Les hommes meurent par centaines, poussés par les cavaliers, les piquiers qui les massacrent, tout en se défendant bec et ongles. Des hommes percés de flèches meurent sur la pente, tandis que les survivants agitent la bannière Rowan et Gardener depuis le sommet, où se regroupent les survivants, décidés à se battre jusqu’à la mort alors qu’il est évident que l’ennemi ne leur accorde pas la moindre pitié.

Pertes sur la gauche
- Les bieffois perdent 3 990 hommes dont 80 archers longs, 50 arbalétriers, 1 820 fantassins moyens et 1 840 lanciers, 200 archers.
Les bieffois partent en déroute sur l’attaque de chevalerie, sauf la colline du centre, encerclée, qui tiendra bon.
- Les coalisés perdent 1 180 hommes dont 60 cavaliers légers de Dorne, 160 chevaliers, 100 cavaliers lourds dorniens, 100 chevaliers dorniens, 360 piquiers dorniens, 100 cavaliers lourds, 100 fantassins légers dorniens, 200 piquiers.
Pertes sur le centre
- Les bieffois perdent 910 hommes dont 250 fantassins lourds, 200 hallebardiers, 100 archers longs, 60 arbalétriers, 300 cavaliers légers
L’infanterie de choc passe en déroute, les tireurs ébranlés.
- Les coalisés perdent 330 hommes, dont 80 archers longs, 170 piquiers, 80 fantassins moyens
Le centre orageois reste solide

Pertes sur la droite
- Les bieffois perdent 790 hommes, dont 230 fantassins moyens, 400 cavaliers lourds, 220 lanciers
Les bieffois tiennent bon.
- Les coalisés perdent 1360 hommes dont 200 archers dorniens, 150 arbalétriers, 450 archers longs et 460 piquiers, 100 cavaliers lourds
L’infanterie passe déroute pour celle qui peut s’enfuir, autrement, le reste passe « ébranlé ». Les archers de Lord Swann passent « ébranlés ».

Les bieffois ont perdu 12 810 hommes dont 2000 chevaliers, 1400 cavaliers lourds, 280 archers longs, 210 arbalétriers, 3 850 fantassins moyens, 3 760 lanciers, 400 hallebardiers, 410 fantassins lourds, 300 cavaliers légers, 200 archers.
Les coalisés ont perdu 8 710 hommes (dont  1710 dorniens), dont 310 chevaliers, 350 cavaliers lourds, 100 fantassins légers, 80 fantassins moyens, 1 800 arbalétriers, 1 730 archers longs, 2 630 piquiers et pour Dorne 650 archers, 200 fantassins légers, 200 cavaliers lourds, 100 cavaliers légers, 200 chevaliers, 360 piquiers.

Quatrième Tour ; La victoire est consommée


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La victoire est partout consommée, ou presque. Les dorniens font la chasse aux survivants et les liquident par centaines ; des milices de Grassy Vale il ne reste presque plus rien. Au centre, le repli de l’infanterie est couvert par le retour des chevaliers qui, bien qu’exténués, tiennent à distance les cavaliers légers, trop faibles pour les attaquer. Dans le camp dégénèrent des escarmouches qui dégénèrent en multiples duels. Ser Tyrell tuera en combat singulier Ser Boyl de Torth, mais la bannière du Roi sera capturée par le courageux Ser Dondarrion, fils du seigneur de sa maison. Les duels s’évanouissent au fur et à mesure que l’obscurité tombe sur le champ de bataille.

Alors que le crépuscule teinte le ciel de nuances orangées, la colline centrale est le théâtre d’un dernier combat des plus furieux. Des bieffois meurent par centaines autour de leurs bannières ; les levées communales Du Rouvre et des Rowan sont décimées par des milliers de flèches qui clairsèment leurs rangs, tandis que cavaliers orageois, fantassins mercenaires et de l’Orage les attaquent de partout. La colline est conquise et tapissée de corps, les blessés ont prestement massacrés par les orageois. L’endroit est un véritable charnier, entre les corps des attaquants empilés par-dessus ceux des défenseurs. La bannière Durrandon flotte au sommet de la colline.

Au centre, la bataille se termine sur une dernière charge des sergents orageois, soutenus par des centaines d’archers d’ordonnance. Les bieffois dans le secteur sont taillés en pièce, mais leurs dernières volées entament les rangs des cavaliers et les empêchent de poursuivre les survivants. C’est finalement à droite qu’a véritablement lieu la fin de la bataille. Argella Durrandon a su colmater la brèche dans ses troupes et même si sa cavalerie est bien inférieure à celle du Bief, celle-ci, exténuée, ne parvient plus à renverser la vapeur. La piétaille bieffoise encercle et détruit les restes d’un carré de piquiers ; beaucoup des soldats orageois voient leurs hampes brisées à coups de haches ou d’épées avant d’être jetés au sol et lardés de coups de lances. Un drapeau est pris aux orageois, des mains à peine froide du commandant de ce bataillon de piquiers. L’autre carré parvient à tenir bon, mais de tout juste.

Les survivants bieffois profitent de l’obscurité pour se retirer et rejoindre les fuyards sur la route, blessés, affamés maintenant que leur camp a été pris. Ils sont forcés à un cruel repli, laissant leur Roi, leur chevalerie et leurs bannières aux mains d’un ennemi victorieux qui acclame et rugit le nom de sa Reine.

Pertes sur la gauche
- Les bieffois perdent 3210 hommes, dont 300 archers, 700 lanciers, 800 fantassins moyens, 110 chevaliers, 650 archers longs, 650 arbalétriers,
Les bieffois partent en déroute partout.
- Les coalisés perdent 1050 hommes dont 30 cavaliers lourds dorniens, 10 chevaliers dorniens, 110 chevaliers, 50 cavaliers lourds, 200 piquiers, 400 lanciers, 200 fantassins moyens.

Pertes sur le centre
- Les bieffois perdent 990 hommes dont 400 archers longs, 400 arbalétriers, 100 hallebardiers, 90 fantassins lourds
Tout le monde passe en déroute
- Les coalisés perdent 500 hommes dont 100 arbalétriers, 100 archers longs, 200 cavaliers lourds, 100 fantassins moyens
Le centre orageois reste solide

Pertes sur la droite
- Les bieffois perdent 470 hommes dont 200 lanciers et 100 fantassins moyens, 170 cavaliers lourds
Les bieffois tiennent bon.
- Les coalisés perdent 450 hommes dont 350 piquiers, 100 cavaliers lourds
L’infanterie passe déroute pour celle qui peut s’enfuir, autrement, le reste passe « ébranlé ». Les archers de Lord Swann passent « ébranlés ».

Les bieffois ont perdu 17 480 hommes dont 2110 chevaliers, 1570 cavaliers lourds, 1330 archers longs, 1260 arbalétriers, 4 750 fantassins moyens, 4 660 lanciers, 500 hallebardiers, 500 fantassins lourds, 300 cavaliers légers, 500 archers.
Les coalisés ont perdu 10 680 hommes (dont 1 750 dorniens), dont 440 chevaliers, 700 cavaliers lourds, 100 fantassins légers, 380 fantassins moyens, 400 lanciers, 1 900 arbalétriers, 1 830 archers longs, 3 180 piquiers et pour Dorne 650 archers, 200 fantassins légers, 230 cavaliers lourds, 100 cavaliers légers, 210 chevaliers, 360 piquiers.


Epilogue :

La bataille s’achève sur une victoire sans appel de la Reine de l’Orage, décisive, même. Son armée a mis en déroute et éliminé environ les trois quarts de l’armée adverse, contre moins du tiers de son armée perdue. Terrible retournement de situation dans la guerre à l’est, qui jusque là voyait les forces écrasantes du Bief et du Conflans tout détruire sur leur passage.

Ce succès s’explique de nombreuses manières. La première et la plus évidente, est celle que la noblesse Bieffoise ressassera pendant longtemps, l’érigera comme la seule et unique explication à la défaite. Le Conflans a abandonné l’armée du Roi. Les deux corps devaient initialement avancer de concert vers Accalmie. Un premier succès avait été enregistré à Tinivel, contre l’arrière-garde orageoise. Mais le Prince Joren Hoare avait entretemps appris que la coalition, Nord et Peyredragon en tête, envahissaient son pays natal par le nord-est. Il fit tourner les talons à sa vaste armée, laissant seul le Roi du Bief face à l’Orage, dont la retraite sanglante et précipitée avait toutefois su préserver les effectifs. D’une armée deux fois plus nombreuse, le Roi du Bief était passé en infériorité numérique. Deux choix s’imposèrent ; battre en retraite et reconnaître publiquement que sans le Conflans, le Bief n’était pas capable de passer à l’attaque, ou tenir la position. Mern choisit cette seconde option, surtout quand il su que son frère avait été repéré entrant dans les Terres de l’Orage. Cette querelle personnelle et dynastique enfonçait le clou d’une décision hasardeuse. De son côté, Argella Durrandon avait mis à profit le répit dans l’offensive ennemie pour recevoir de nombreux renforts dorniens. Ses effectifs avaient largement grossi et elle reprit dès lors l’offensive.

La bataille en elle-même sonnait comme le cruel aveu de la supériorité de la chevalerie de l’époque sur tous les systèmes, tout en pointant les dangers qui menaçaient cette supériorité. La chevalerie bieffoise chargea, brave comme jamais… Et s’empala sur les piques et fut percée de flèches des terribles arcs longs ennemis. Seule la densité des troupes orageoises et l’indiscipline des unités de milice permit à Mern d’entamer le centre adverse… Qui tailla en pièce sa noblesse une fois correctement formé face à l’ennemi. Toutefois, la chevalerie et de manière générale la cavalerie lourde, devaient pourtant connaître d’autres succès. La cavalerie dornienne à gauche, s’illustra en détruisant le principal corps d’infanterie bieffois au choc puis en poursuite, tandis qu’à droite, la cavalerie bieffoise virevoltait en traquant les tireurs de l’Orage et en évitant autant que possible les redoutables carrés de piquiers, bombardés de flèches et encerclés par l’infanterie marchant dans le sillon des cavaliers.

L’infanterie de l’Orage avait toutefois imposé sa supériorité ; les piquiers ont détruit la chevalerie bieffoise, invaincue en champ ouvert, et a pris d’assaut plusieurs positions ennemies, dont une colline. Les archers longs se sont également imposés. L’armée bieffoise, vaincue, refluait vers le nord-ouest en quête de renforts, s’étirant en de longues colonnes de survivants, rescapés pendant leur fuite ou reculant en bon ordre depuis le flanc droit du champ de bataille.

La victoire était cruelle. Argella signait là la plus belle victoire malgré une entame de campagne compliquée, mais ses pertes, bien que légères en nombre, étaient inégalement réparties. Les tactiques bieffoises tout comme son déploiement la privaient de beaucoup de piquiers et d’archers longs, point de pivot des armées héritées de son père. Ses milices en réchappaient en majorité, mais sa cavalerie était à nouveau fortement sollicitée, et au fil des batailles qui l’avaient surengagée, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. C’était donc une armée qualitativement inférieure qui réchappait de la bataille, avec de lourdes pertes sur ses meilleures troupes et des pertes plus légères sur la valetaille et les milices, peu engagées. Toutefois, l’armée avait gagné en confiance, et c’était un atout moral non négligeable.

Les dorniens avaient emporté la décision à gauche et avaient excellé dans la poursuite initiale de l’ennemi, fruit de leur expérience de la « petite guerre ». Leurs piquiers étaient solides, bien que moins performants que les soldats de métier orageois. L’infanterie légère de Dorne était une aiguille dans le pied des bieffois, qui n’avait pas grand-chose pour s’en occuper en forêt. La victoire acquise sur ce flanc par les dorniens lui coûta toutefois son général en chef, Lord Jordayne, homme de confiance de la Princesse Deria. Et Roward Martell lui-même, prince de Dorne, faillit mourir dans une charge au milieu de ses nouvelles troupes orageoises. La troupe gagne toutefois en expérience en bataille rangée.

Les conséquences politiques de la défaite bieffoise seraient importantes. Les circonstances responsabilisaient le Conflans et fragilisaient l’alliance, tout en rendant la poursuite de la guerre incertaine contre l’Orage, le Roi étant tombé entre ses mains au cours de la bataille, comble de l’infamie. Pis, c’était aussi la victoire d’un traître, Kevan Gardener… Ce que le Bief ne saurait supporter. Paradoxalement, le Bief n’avait plus le choix. Il devait prouver sa force et son honneur de la seule manière conforme à ses valeurs ancestrales ; l’honneur dans la vengeance, l’honneur dans l’offensive à outrance. Ils allaient attaquer, et attaquer partout.

L’opinion bourgeoise et noble du Bief comme du Conflans et de l’Ouest fut profondément choquée de l’absence totale de merci accordée aux bieffois qui voulurent se rendre. Qu’un « sauvage de fer-né » comme Joren Hoare s’arroge la même cruauté n’étonnait personne, ma la Foi avait désormais dans son collimateur cette jeune Reine, représentante du sexe faible malgré tout couronnée, brutale et sans pitié au combat en plus de s’acoquiner aux hérétiques et aux païens.

Points de l'Orage et de Dorne
+40pts victoire décisive (plus de 60 000 hommes engagés)
+5pts objectif accompli (capture du Roi !)

Points du Bief
-40pts défaite décisive (plus de 60 000 hommes engagés)
-5 pts objectif perdu
+5pts « pour l’honneur ! » la cavalerie bieffois s’est illustrée, au centre par sa bravoure suicidaire et à droite par sa manoeuvrabilité et son impact
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