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Quand les problèmes s'enchaînent...
MessageSujet: Quand les problèmes s'enchaînent...    Mar 10 Jan - 20:40

Les déserteurs s’étaient enfoncés dans le Bois du Roi, toujours encore présent dans les terres de l’Orage, cette forêt ne l’inspirait guère. Ce genre d’environnement était loin dans la tête de liste des endroits qu’il préférait, c’était un lieu dont il se méfiait, il était propice à des embuscades en tout genre et donc un emplacement privilégié par les bandits de grand chemin pour commettre leurs bas méfaits. Bref rien de très recommandable, leur situation était déjà assez précaire comme ça, inutile de leur rajouter plus d’ennuis que cela, il en avait bien assez comme ça. Mais bon, des chevaliers comme eux n’auraient pas de mal à se débarrasser de quelques bras cassés qui voulaient jouer aux durs, ce n’était pas comme s’ils avaient  reçus un entrainement militaire renforcé.

Ce qu’Aylan craignait, c’était plutôt les patrouilles de l’Orage qui l’inquiétaient. Leur récente rencontre avec le mystérieux individu avait mis au grand jour leurs piètres talents de comédien. Après tout c’était des chevaliers, des soldats, des nobles, aucun d’eux ne se prédestinait à se produire sur une scène. Donc on ne pouvait pas leur en vouloir si quelques éléments les trahissaient. Mais au moins cela leur avait permis de réajuster leur « numéro » pour être encore plus crédible. L’individu, qu’ils avaient rencontré, aurait très bien pu chercher à les tuer dès qu’il eut découvert le poteau rose, mais ce ne fut pas le cas. Cependant rien ne leur garantissait que leur prochaine rencontre avec des orageois se passe « aussi bien ».

Bref il préférait ne pas en rencontrer d’autres jusqu’à son passage dans la Néra, encore une fois il préférait éviter les ennuis. La troupe s’enfonçait toujours davantage dans le bois, la végétation devenait de plus en plus épaisse dans leur avancée, ce qui ne réjouissait pas le Redwyne qui était encore plus vigilant, car le danger pouvait surgir de toute part. Ils commençaient à avoir dû mal à trouver des repères pour se guider et avaient pris le risque de demander leur direction à un villageois en bordure de sentier contre une petite bourse de pièces d’or.

Le bouseux leur avait indiqué un chemin très peu emprunté, soi-disant secret, bien qu’Aylan ne le croyait pas, il aurait insisté sur le fait qu’il était très peu emprunté, car les gens dans les environs pensaient que cet endroit du bois était hanté suite aux sombres événements qui s’y étaient déroulés. Le jeune homme n’avait aucun moyen de vérifier ces dires en l’état actuel et sa connaissance sur l’Orage restait limitée, malgré tout ce que le mestre lui avait enseigné. Les petits gens avaient beaucoup de superstitions et il en fallait peu parfois pour qu’ils prennent peur.

Cela jouerait pleinement en leur faveur, si c’était vrai, le chemin serait peu fréquenté et ils pourraient plus ou moins passé inaperçu pour traverser la frontière. Ce qu’il craignait davantage, c’était les rebelles de la Néra, après ces seigneurs « rebelles » possédaient tout de même des soldats de qualité sous leurs ordres, il serait bien plus difficile de s’en défaire que si c’était des bandits. Les Bieffois formaient une colonne pour avancer dans l’ordre sur le sentier, ils n’étaient plus très loin de la frontière et ne devraient plus se soucier d’hypothétiques patrouilles orageoises.

Un obstacle de piques en bois improvisé apparut soudainement sur le sentier, caché à même le sol, il était presque invisible et n’avait pas été repéré. Le cheval de tête se cabra de surprise et malgré la tentative du cavalier de rester maître de sa monture, celui-ci fut désarçonné. Ce fut le moment choisi pour une quinzaine d’individus de faire irruption, toutes lames sorties qui poussèrent un cri de guerre avant de les charger. Ces derniers étaient plutôt bien équipés, peut-être des rebelles, mais pas moyen d’en être sûr. Les Bieffois étaient accoutrés comme des soldats de l’orage et il était normal qu’ils s’en prennent à eux.  Aylan avait réfléchi à cette possibilité et aurait voulu prendre le temps de se présenter, comme le Bief était allié du Conflans, il aurait voulu les berner, mais ils ne lui laissèrent guère l’opportunité.


«-Aux armes ! »

Les chevaliers sortirent leur épée et chargèrent l’ennemi pour les repousser. Ce qui suivit ne fut qu’une succession de cris de souffrance, d’effusion de sang, du claquement de l’acier contre l’acier. Aylan faucha la vie d’un des marauds et en blessa un autre. Un de ses chevaliers fut pris à part par moins de trois assaillants, fut désarçonné et égorgé sans pitié. Le premier cavalier, qui était tombé, avait reçu un vilain coup d’épée à l’abdomen et gisait à même le sol. Les bieffois réussirent à repousser l’ennemi en tuant sept de leurs ennemis, mais peut-être reviendraient-ils avec des renforts. Il ne faudrait guère s’attarder ici.

Le Redwyne descendit de Snow, alors que les autres chevaliers avaient adossés le blessé contre un tronc d’arbre. Quatre d’entre eux restèrent en selle pour prévenir d’un autre assaut ennemi. Le blessé était encore assez vivace, malgré la plaie béante à son ventre. Loin de tout mestre ou guérisseur, il n’y avait aucune illusion à se faire sur son sort. Du sang coulait de sa bouche, et il tenta de se relever, mais il ne réussit pas et cela lui arracha un puissant râle de douleur. Un genou à terre, Aylan alla se mettre à ses côtés, enlevant son heaume. Ce chevalier servait loyalement la maison Redwyne depuis presque quinze ans et son dévouement avait été plus que démontré pendant toutes ses années :


«-Un putain de… mauvais plan, mon …seigneur ! Putain …de..nobleee… »

La dernière syllabe lui fit cracher une gerbe de sang, il semblait s’étouffer, luttant pour respirer. Malheureusement personne ne pouvait rien pour lui et il rendit son dernier souffle. Peut-être menait-il ses hommes à un mort certaine, et peut-être allait-il périr lui aussi pour rejoindre la Néra. L’héritier de La Treille lâcha un soupir, il espérait ne pas perdre d’autre homme de sa valeur pendant la traversée. Un de ses chevaliers le héla, tout en faisant en sorte de ne pas hurler :

«-Mon seigneur… Des cavaliers en approche ! Bannière orageoise ! »

Bon ce n’était décidément pas leur jour de chance, ils allaient encore devoir se faire passer pour ce qu’ils n’étaient pas pour s’en sortir. Il remit son heaume, histoire de se confondre à ses hommes, son épée ruisselante du sang ennemi toujours de sortie.
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MessageSujet: Re: Quand les problèmes s'enchaînent...    Dim 29 Jan - 13:54

Quand les problèmes s'enchaînent...



Le Lord se redressa. Il lui semblait avoir entendu un bruit. Le reste de sa compagnie, insoucieuse, remplissait les gourdes pour le reste de la patrouille. Il était rare que le Lord monte aussi loin au nord pour ses patrouilles, il avait plus l'habitude de la chaleur du sud que cette humidité qui pesait en cette matinée dans le bois-du-roi. Les grands arbres étendaient leurs branches encore garnies de feuilles et d'épines alors que leurs grands troncs vous faisaient l'effet d'être de ridicule insecte à côté de certains des arbres, vieux centenaires de la forêt. La patrouille d'une vingtaine de cavaliers que menait le Lord profitait d'un répit accordé par ce-dernier pour remplir à une petite source leurs gourdes déjà vides pour certaines. Beric, rassuré, se laissa aller à quelques gorgées d'eau fraîche. La fraîcheur de l'eau eut pour effet de lui faire légèrement mal au crâne et de vivifier chacun de ses membres. Finalement, il remplit encore son outre avant de la refermer et de se diriger vers son puissant étalon noir. Il accrocha sa gourde à la selle et monta ensuite en selle, prêt à reprendre sa patrouille. Il n'eut pas besoin de mots pour que les hommes prêts de lui comprennent. Sitôt qu'ils le virent remonter à cheval, ils se pressèrent de terminer leurs affaires et de se remettre en selle eux aussi. Finalement, il attendit que tout le monde soit prêt, et une fois que chacun eut bien en main, ses armes, il reprit la marche, ouvrant la voie.

La patrouille reprit, la fière bannière de l'Orage flottant et claquant l'air juste derrière Beric alors que celle de sa maison flottait à l'arrière de la compagnie. La vingtaine de cavaliers s'enfonçaient toujours plus dans les bois. L'objectif était aussi de sécuriser un peu plus ces terres qui étaient la proie de déserteurs, brigands, et même rebelle. Beric avait pour ordre de remettre un peu d'ordre et, si il le fallait, d’éliminer toute contestation. Encore fallait-il trouver les groupes qui sévissait dans la région. Le regard des cavaliers furetaient partout. A l'affût du moindre mouvement, du moindre indice, ils scrutaient la forêt comme ils le pouvaient. Plus ils s'enfonçaient dans la forêt, plus les bois devenaient épais et n'étaient pas pour rassurer. Beric lui-même devait admettre qu'il n'appréciait pas trop l'endroit, surtout lorsque l'on savait ce qui s'était déroulé ici. C'était dans cette forêt, un peu plus au nord, que Argillac et ses hommes avaient laissés la vie face au boucher du bois du roi. Donc autant dire que cette série d'information ne mettait personne en confiance dans ce lieu-là. Un cavalier hurla soudain qu'il entendait quelque chose, toute la compagnie s'arrêta. Beric leva la main pour faire signe à tout le monde de cesser leurs palabres et leurs chevaux en même temps. Il tendit lui aussi l'oreille en regardant le cavalier qui avait fait stoppé la compagnie. Celui-ci était sûr de lui. Soudain, des cris leurs parvinrent. Le hennissement d'un cheval qui hurlait à la mort aussi. Plus de doute, il se passait quelque chose. Beric, ignorant la situation qui se déroulait plus loin, prit rapidement la parole:

- On ne fonce pas tête baissé tant que l'on ignore de qui il peut bien s'agir, nous n'attaquons que sous on ordre et après avoir repéré nos cibles. En avant!
Il fît volter son cheval et la compagnie s'ébranla rapidement dans un tonnerre de sabot. Pourtant, il n'entendait désormais plus rien. Il entendait derrière lui ses hommes. Plus aucun cris ne leur parvenait, mais Beric nota les traces de chevaux qui étaient passés là récemment, il prit donc l'initiative de suivre le chemin tout tracé. Ses hommes et lui ne tardèrent guère à apercevoir ce qui semblait être des soldats de l'Orage dans la clairière, rassemblés autour d'un homme. Visiblement, ils avaient entendu, ou vu Beric et ses hommes, et plusieurs d'entre eux se tournèrent vers la patrouille lorsqu'elle déboucha dans la clairière. Beric nota immédiatement le corps d'un homme en armes allongé contre un tronc d'arbre. Visiblement, il était mort. Beric fit arrêter son cheval au niveau de l'un des chevaliers, car c'est ce qu'ils semblaient être vu leur équipement. Il descendit de son cheval en observant rapidement les lieux. Apparemment, les hommes qui lui faisaient face avaient été pris en embuscade. Un autre homme gisait à terre plus loin. Beric finit par demander:

- Qui est le chef de cette compagnie?
Le regard des hommes se tourna naturellement vers un chevalier qui ne pipait mot mais ne lâchait pas du regard les orageois. Beric nota que pour des orageois, ils étaient un peu trop sur leurs gardes. Il préféra mettre cela sur le compte de l'embuscade qu'ils venaient de vivre. Il s'approcha de ce qui était leur chef. Il ne fût bientôt plus qu'à un souffle et pouvait voir les yeux de l'homme qui étaient d'un bleu profond. D'habitude, ce genre de détail ne marquait pas tant Beric car les yeux des orageois étaient souvent marrons, noirs, rarement bleu ou vert. L'ombre d'un doute s'immisca en lui d'autant qu'il n'avait aucune connaissance de cette patrouille près de la frontière. Finalement, il préféra se concentrer sur le problème présent.
- Que vous est-il arrivé? C'était en soit assez simple à deviner, mais Beric voulait des détails. Il décrocha la gourde de sa selle et la tendit à l'homme. Rien ne vaut une bonne eau fraîche après un rude combat et j'aurais besoin de tous les détails ser.

Cela pouvait paraître assez cruel alors que des morts gisaient là, mais on était en guerre et Beric était pour le moins pressé, d'autant qu'il sentait montait en lui plusieurs questions, mais il préféra les garder dans un coin de sa tête alors qu'un vent frais balaya la clairière ramenant la cape du Lord contre lui et l'enveloppant. Finalement, conscient du temps qu'il n'avait pas, il se tourna vers ses hommes et ordonna:
- Qu'on fasse pour ces deux chevaliers une sépulture décente. Ce qui se résumait à un trou avec des pierres dessus et un bâton planté sur lequel on poserait leurs heaumes. Il se tourna vers le chevalier et attendit donc la réponse à sa première question.


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