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Meeting the yellow flower... | Aleyna
MessageSujet: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Mar 3 Jan - 20:06

Avançant d'un bon pas dans les couloirs du château, je regarde sans vraiment les voir tous les gens qui nous entourent. Le mariage a eu lieu il y a quelques jours à peine et les invités ne sont pas encore partis. Pour autant, je ne saurais dire si leur attention à mon égard a diminué ou si je m'y suis habitué, mais j'ai l'impression de moins me faire remarquer et de me fondre à nouveau dans le décor, comme ça a pu être le cas il y a des siècles de cela, avant que nous partions pour Goeville. Cette pensée m'arrache un sourire nostalgique avant que je ne finisse par arriver dans la cour, non loin des chevaux. Je plisse des yeux, ébloui par le soleil et réalisant que j'ai effectivement passé bien plus de temps à l'intérieur que dehors ces derniers jours. Et non, pas uniquement dans la chambre conjugale, quand bien même j'en tire un plaisir que je n'aurais pas imaginé et que j'y retourne avec entrain dès que l'occasion se présente. Mais entre les diners, les réjouissances qui ne semblent jamais vouloir finir et les personnes qui souhaitent absolument un entretien, et je gage que c'est tant pour approcher ma femme que son frère à présent, je n'ai pas eu une minute à moi.

Et je suis soulagé de pouvoir profiter d'un semblant de calme, dans un endroit que peu semblent priser, les serviteur vaquant à leurs occupations et les rares invités n'étant visiblement pas là pour flâner. Alors j'avance, d'un pas tranquille en direction de la stalle ou reposent les chevaux. Ils sont un peu plus à l'étroit que d'ordinaire et j'en vois une qui n'apprécie guère le traitement. Pourtant, j'esquisse un sourire et je tend une carotte dans sa direction, laissant filer un silence avant de me rapprocher un peu plus. Je flatte alors l'encolure de la jument qui piaffe d'une impatience qu'elle ne cherche pas à masquer et je souffle, d'un ton doux.

"Ne t'en fais pas ma belle. Dans quelques jours, tout sera rentré dans l'ordre et nous pourrons repartir en balade."

L'espace d'un instant, je me demande si Meg apprécierait que nous partions tous les deux une journée, loin du château, des regards qui pèsent encore et toujours sur elle, comme si tout le monde attendait un faux pas dès le début de notre mariage. Les idiots. La retenue et le contrôle dont elle fait preuve va bien au-delà de ce qu'ils pourraient imaginer et je gage qu'elle ne fera que les surprendre. A cette pensée, j'ai un sourire que certains qualifieraient probablement de niais. Il faut dire qu'il m'en faudrait peu pour que l'attachement grandissant que j'ai pour elle se mue en quelque chose de vraiment solide. Et d'inattendu. Je ne réalise pas que je suis totalement plongé dans mes pensées et c'est quand je sens les dents de la jument mâchouiller mon épaule que je sursaute, remarquant seulement une présence féminine inhabituelle non loin.

Je me fige, cherchant dans ma mémoire le nom de la jeune femme qui se tient non loin et je finis par sortir de l'écurie, fronçant les sourcils avant que mon visage ne s'éclaire de nouveau d'un sourire.

"Lady Aleyna c'est bien cela ? Pardonnez-moi si je me trompe, si votre visage est difficile à oublier, j'ai rencontré tellement de gens ces derniers jours que j'ai du mal à me rappeler de tous les noms. Si je suis dans l'erreur, dites-vous que c'est dû au vin du mariage que je n'ai pas encore totalement éliminé ou quelque chose dans le même acabit. Ou vous pourrez vous dire que les ouestriens sont des idiots si vous préférez."

Mon sourire se fait plus large alors que je la fixe, essayant de me faire le plus affable possible, quand bien même j'étais venu ici pour trouver un peu de calme. Je n'ai guère eu l'occasion de converser avec la jeune femme, ou même de la croiser et je suis curieux de savoir ce qu'elle peut penser de son séjour à Castral Roc. Après tout, ce mariage est aussi là pour ça, pour nous permettre d'assoir de nouvelles alliances, de renforcer les vieilles amitiés et effacer les inimités qui nous séparent depuis des décennies. Je ne saurais dire si l'exercice a été une réussite ou non mais je sais que j'ai un rôle à tenir et ce, jusqu'au départ du dernier convive. Les Tyrell sont une famille importante et je suppose que leur amitié, à défaut d'une réelle alliance avec le Bief, serait la bienvenue.

"J'espère que vous avez apprécié le mariage et les festivités de ces derniers jours. Je suppose que le Bief ne doit pas être si différent d'ici non ?"

Elle a l'air jeune et ne doit guère être plus âgée que Meg. Pour autant, je ne vais pas m'aventure à la questionner à ce propos, il parait que ça ne se fait pas.


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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Dim 8 Jan - 16:01




 Meeting the yellow flower..
Aleyna Tyrell & Gareth Kenning




Le problème avec les sentiments c’est qu’ils vous contrôlent, vous consument, vous rendent fort et vous brisent... On peut croire illusoirement que nous avons le choix, que notre cerveau est le moteur sur le cœur, mais c’est totalement rêveur. Avez-vous déjà ressentis ce nœud dans votre gorge, la brûlure qui consume vos iris quand les larmes, viles traîtresses décident de vous rendre minable et remontent en vague ? Avez-vous seulement ressentis vos poumons vous brûler, ce creux dans votre ventre ? Vous êtes-vous laissé à cette déferlante ? Simplement sans lutter ? Sachant que quelque part sans la moindre douceur elle brisera une de vos convictions.

Quand j’y songe les sentiments sont comme les dieux, impitoyables dans nos vies, ils nous composent et nous décomposent sans la moindre pitié. Ils s’attachent, ils nous arrachent, ils nous font fuir, ils nous libèrent et finalement nous enchaînent, chaque moment de notre vie est ainsi. Un sourire saura illuminer votre journée, marquer votre mémoire, une larme tout effacer, un mot vous envolera, un geste vous démolira. On n’est que des pions de sentiments bien définis qui nous composent et nous décomposent. Qui pourra prétendre n’avoir jamais connu la peine, la jalousie, la douceur, la rage, qui d’entre vous pourra me lancer la pierre d’avoir aimé, détesté, d’avoir voulu faire mal et d’avoir souffert ?Chacun de ces sentiments, de mes épreuves ont fini par composer un ensemble pour me conduire telle que je suis, parfois folle, dure, douce, sensible, fougueuse et enfantine, oui chaque part de moi décomposée en une simple composition florale.

Mon regard perdu dans le vague, mes mouvements m’emportaient loin de cette grange, tentaient de me fuir, mes pensées vagabondaient à la recherche de réponses utopistes que je ne trouverai pas dans le ciel que je peux contempler depuis la lucarne ou le paysage urbain qui se dessinait sous la clarté matinale. Je pouvais évidemment trouver quelques belles idées pour me sortir de mon état passager et sombre, mais rien de bien assez concret pour, d’un trait, faire de moi une personne joviale prête à paraître sous les regards espiègles de la cour.

"Ne t'en fais pas ma belle. Dans quelques jours, tout sera rentré dans l'ordre et nous pourrons repartir en balade."

Refermant le livre ouvragé que j’avais emporté avec moi, je relevai le nez sur les boxes voisins, à portée de vu, qui semblaient s’animer, quelques équins s’ébrouaient et une voix calme que je ne pouvais pas entendre distinguèrent se souleva. Ne souhaitant pas passer pour une vulgaire espionne ou mal élevée, je déposai sur le banc le livre portant sur l’histoire de l’ouest que j’avais emprunté à la bibliothèque la veille et me relevai pour manifester ma présence. Réalisant à qui j’avais affaire, je me sentis bien idiote de ne pas simplement m’être faite toute petite dans un coin, mais il était bien trop tard. Et alors qu’il me remarquait et semblait chercher qui j’étais, je me sentais encore plus imbécile sur l’instant, mais il était trop tard et finalement je me stoppai et fis une révérence simple.

"Lady Aleyna c'est bien cela ? Pardonnez-moi si je me trompe, si votre visage est difficile à oublier, j'ai rencontré tellement de gens ces derniers jours que j'ai du mal à me rappeler de tous les noms. Si je suis dans l'erreur, dites-vous que c'est dû au vin du mariage que je n'ai pas encore totalement éliminé ou quelque chose dans le même acabit. Ou vous pourrez vous dire que les ouestriens sont des idiots si vous préférez." Lui rendant son sourire le plus aimablement possible, je me remis parfaitement droite et le détaillai quelque peu, avant de reporter mon regard sur le cheval qu’il nourrissait.

« Bonjour, Ser Kenning, je ne puis douter de la somme de vos rencontres qui vous ont quelque peu perdu sur l’instant et je vous suis forte reconnaissante d’avoir su placer mon nom sur mes traits avec autant de personnalités honorables en votre demeure. Quant aux bontés de votre vin et l’enthousiasme qu’il porte à vous garder joyeux, je ne puis qu’absoudre que si celui-ci est à allure des beautés de vos contrées, il semble fort probable que vous soyez plus valeureux qu’idiot. » Lançant un regard rapide pour les quelques serviteurs qui allaient et venaient, armés de foin et autres chargements, je reportai mon regard vers le lord, amusée de constater qu’aucun n’osait même regarder vers nous.

"J'espère que vous avez appréciez le mariage et les festivités de ces derniers jours. Je suppose que le Bief ne doit pas être si différent d'ici non ?" Récupérant une carotte dans la sacoche du lord, je la tendis à la jument qui s’amusait impatiente à mâchouiller une lanière de cuir de pourpoint de l’homme accaparé à ses politesses envers moi.

« Vos noces sont sans pareille et vos vœux furent des plus émouvants, je fus des plus admiratives du soin donné à cette journée. » Commençais-je, relâchant la carotte avant que l’animal n’entame ma main avec. « Cependant, je suis étonnée d’apprendre que vous n’avez jamais vu le Bief, Lord Gareth. Et j’espère grandement que cette erreur se réparera rapidement, je suis certaine que ce jour-là, vous serez dès alors surpris de voir que bien que différent de votre royaume par sa nature et sa faune, notre royaume reste cependant fort semblable par ses natifs et son vin, qui vous embrasera tout autant les sens et vous invitera à festoyer et nous rendre plus longtemps visite. » Esquissant une révérence polie, je me reculai d’un pas, alors que ma gouvernante passait la porte armée de son regard réprobateur.

« Je ne vais pas vous déranger plus, je suis sûre qu’on doit se languir de votre compagnie dans bien des points de cette magnifique cité. En vous remerciant encore de votre hospitalité. » Je lui fis un sourire et me détournai pour récupérer mon livre et le tendre à Verna.

« Lady Aleyna, votre mère est partie prendre un thé, elle vous demande de bien vouloir reporter la visite du marché, elle n’aura pas le temps de trouver une escorte. » Lançant un nouveau regard vers le lord, elle s’avança doucement vers moi. « Que dirait votre mère de vous voir ainsi seule avec un homme, jeune fille… » Visiblement ma nourrice n’avait pas pris le temps de retenir les visages de nos amphitryons, mais je ne lui en tenais pas rigueur, ayant perdu ses jeunes années bien avant ma naissance, je n’étais plus certaine que sa vue soit assez fine pour reconnaître mon frère de mon oncle.

« Je vais donc faire quelques pas dans le château et rentrerai pour le déjeuner, merci nourrice. » Elle ne demanda pas son reste bien trop heureuse d’avoir du temps pour elle et aussi rapidement qu’elle le pouvait disparue dans les vas et viens d’autres gens accaparés par leurs besognes dans la cour. De mon côté je revenais sur mes pas pour récupérer ma cape, tachant au mieux de ne plus déranger le lord.

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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Dim 15 Jan - 22:06

La jeune femme ne semble pas me porter rigueur de ne pas me souvenir immédiatement de son nom. Et j'avoue que, même si cela n'aurait pas été un réel affront pour nos invités du Bief, je n'aurais guère apprécié ne pas en être capable. Il est pourtant vrai que le château n'a pas désempli ces dernières semaines et que je commence presque à oublier à quoi il peut ressembler en période de calme. Quand je pense qu'à une époque, j'aurais été ravi de voir les festivités se prolonger, là je me rends compte que j'ai besoin d'avoir l'impression, même fugace, de retrouver le monde que je connaissais avant tout cela. Avant de partir à Goeville, il y a une vie de cela j'ai l'impression. Et pourtant, je sais que c'est impossible, qu'il serait idiot de le croire, même un instant. Mais j'ai déjà bien fait pire de toute façon.

Mon sourire se fait plus large alors qu'elle me répond, avec la politesse qui sied à la situation mais avec une pointe de je ne sais quoi qui m'amuse. Une pointe d'humour que toutes les jeunes femmes n'ont pas forcément. Sans compter le fait que certaines d'entre elles se contenteraient de rougir et de fuir à l'autre bout du château sans demander leur reste.

"Nul besoin de vous montrer reconnaissante. Après tout, il est du devoir de l'hôte de se rappeler qui sont les invités sous son toit n'est-ce pas ? Sans compter le fait que vous êtes venue pour mon mariage, il aurait tout de même été malvenu de ne pas se rappeler un visage comme le vôtre. Quant au fait d'être plus valeureux qu'idiot, je gage que non seulement les deux ne sont pas incompatibles mais je dirais même que souvent les deux vont de paire."

Ignorant le petit manège des serviteurs autour de nous, je laisse filer un rire en la voyant sortir une carotte et la tendre à la jument.

"Mon pourpoint vous remercie lady Aleyna et cette jeune demoiselle aussi. Puis-je oser demander comment vous vous êtes retrouvée avec une carotte dans votre sacoche ou est-ce que je peux m'imaginer tout et n'importe quoi ?"

Je flatte un instant l'encolure de la jument, me faisant un rien pensif avant de reporter mon attention sur la jeune femme en haussant brièvement les épaules et la mine malicieuse.

"Je suis heureux que les noces vous aient plu. Surtout l'échange de nos vœux. Je vous avouerais qu'une telle cérémonie devant une telle assistance s'est avéré encore plus intimidant que je ne l'avais soupçonné. Ma femme sera ravie de savoir que finalement, je ne m'en suis pas si mal tiré. Quant à voyager dans le Bief… j'admets, c'est un tort qu'il me faudrait réparer. J'ai pourtant eu plus l'occasion de voyager ces derniers mois que depuis des années ou presque et j'ai eu l'occasion de visiter le Val avant d'aller dans le Nord."

Je suis sur le point d'ajouter quelque chose quand elle se fend d'une révérence. J'arque un sourcil, un rien étonné. Ce serait bien la première fois qu'une jeune femme prendrait la première occasion de fuir plutôt que de discuter avec l'une des personnes habitant le château. Voilà qui est pour le moins inhabituel. Je souffle alors, d'un ton toujours aussi léger.

"Et bien, croyez-le ou non mais personne ne m'attend pour le moment. Je suppose qu'ils ont dû oublier qu'ils m'ont laissé quelques heures de liberté et je n'ai rien de prévu jusqu'au déjeuner en tout cas. Donc vous ne me dérangez pas, loin de là. En revanche si vous souhaitez me fausser compagnie, je ne vous en tiendrais pas rigueur."

Je retiens de sourire plus largement quand la gouvernante se fait plus véhémente et je cache mon rire dans une toux peu crédible, ignorant le regard qu'elle me lance alors qu'elle quitte les lieux, fulminant probablement contre les jeunes hommes comme moi prêts à dévergonder sa jeune protégée.

"Et bien lady Aleyna que dirait votre mère si elle  vous savait en ma compagnie ? Je suppose que ni mon statut de capitaine de la garde princière ni celui de jeune marié ne jouerait en ma faveur, je me trompe ?"

Je lui accorde une œillade malicieuse avant de reprendre, un ton plus bas, tel un conspirateur alors que je la regarde enfiler sa cape, prête à prendre congé.

"Vous vouliez aller au marché ? Que diriez-vous d'une escorte improvisée ? Je saurais bien me tenir et j'aimerais ramener quelques fleurs pour ma femme. Je me dis que les rapporter moi-même lui fera plus plaisir que si j'envoie un domestique le faire à ma place."

J'arque un sourcil, me demandant s'il est convenable ou pas d'appeler Megara de la sorte. J'aurais peut-être dû dire la Princesse. Ou son Altesse. J'imagine déjà la Reine me faire les gros yeux et à cette pensée, je ne peux m'empêcher de sourire en secouant brièvement la tête.


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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Lun 16 Jan - 0:29




 Meeting the yellow flower..
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"Et bien lady Aleyna que dirait votre mère si elle vous savait en ma compagnie ? Je suppose que ni mon statut de capitaine de la garde princière ni celui de jeune marié ne jouerait en ma faveur, je me trompe ?"

Remontant mon regard sur lui tout en passant ma cape fine sur mes épaules. Je dus lutter quelque peu pour ne pas simplement éclater de rire.

« Elle penserait sûrement que ceci est aussi discutable que de se promener avec une carotte dans sa sacoche. » Lui répondis-je tout en bloquant la cape.

Le calme était revenu dans l’étable et une nouvelle fois plus personne ne nous prêtait la moindre attention. J’allais m’apprêter à partir faire la visite du château où je semblais bloquée une nouvelle fois et le saluai quand il reprit la parole.

"Vous vouliez aller au marché ? Que diriez-vous d'une escorte improvisée ? Je saurai bien me tenir et j'aimerai ramener quelques fleurs pour ma femme. Je me dis que les rapporter moi-même lui fera plus plaisir que si j'envoie un domestique le faire à ma place."

Il me fallut toute ma volonté pour ne pas lui sauter au cou et le remercier, comme une gamine à qui on offrait le plus grand des présents. Mon sourire se fit le plus lumineux possible et je dû me prendre à deux reprises pour ne pas lui couper la parole tellement son offre venait éclairer ma mâtiné bien trop morne.

« Parfait, je n’ai malheureusement plus le moindre légume à portée de main… » Je pouvais entendre l’intendante du roi Mern me hurler dans les oreilles. Me mordant les lèvres, je reprenais un peu plus de calme.

« Vous illuminez ma mâtiner, Lord Kenning, et je me ferai un devoir de vous aider sur le choix des fleurs, une dame comme la vôtre a certainement besoin d’être surprise par des présents simples. Vous me ferez aussi l’honneur de me parler des voyages que vous avez fait, le Bief est bien beau mais les visites chez leurs voisins, nos voisins, semblent bien compromis par les temps qui courent. »

M’avançant d’un pas vers lui, afin de lui faire comprendre que je l’attendais pour notre départ.

« La carotte c’est pour éviter de me faire manger mes pages. J’aime me perdre dans mes lectures auprès des chevaux, en hiver ce lieu est toujours chaud, en été plus frais. Mais surtout ici, il est rare de rencontrer d’autres jeunes dames, moins enclines à l’imagination ou aux œuvres écrites… » Murmurais-je doucement.

hj: désolé cour, mais je ferait mieux par le suite Sad

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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Mar 24 Jan - 16:43

Difficile de ne pas voir qu’elle se retient de rire à mes propos. Et pourtant, elle se tient, aussi stoïque que le permet mon impertinence tandis que je songe au fait que c’est encore pire qu’avant. Que si jusque-là les gens prenaient garde à leur réaction en ma compagnie, maintenant que je suis marié à l’une des princesses du Roc, cela n’ira pas en s’arrangeant. Je ne retiens cependant pas mon propre rire à sa réplique et je la fixe un instant, le regard malicieux.

" Voilà qui mériterait un débat lady Aleyna. Je ne saurais vraiment dire ce que votre mère trouverait de plus répréhensible de la carotte ou du jeune dévoyé. "

J’incline légèrement la tête en signe de remerciement quand elle sauve ma cape de la jument et, poussé par je ne sais quelle inspiration, je me propose de l’accompagner au marché. Après tout, il serait dommage qu’elle ne puisse pas goûter à ce genre de visite uniquement parce que sa mère lui a fait faux bond. D’autant qu’il est possible que l’occasion ne se représente pas, les hôtes commençant chacun à retourner chez eux. Et visiblement, ma proposition fait mouche. J’ai même l’impression d’entrevoir Alys dans son attitude et la simplicité qu’elle a d’accueillir une nouvelle qui lui plait.
Impossible de ne pas lui sourire en retour et je tousse de nouveau un rire à sa répartie avant de la fixer, curieux.

" Essayez-vous de me faire passer un message ? Vais-je revenir les bras chargés de carottes et des autres légumes que vous aurez la lubie d’acheter au marché ? Que je me prépare à paraitre plus fort que je ne le suis réellement. Il serait mal vu que je ploie sous le poids de quelques victuailles, n’est-ce pas ?"

Et mon sourire se fait plus doux quand elle reprend, me confortant dans l’idée que oui, elle me fait décidément beaucoup penser à ma cadette. Qui aurait probablement été ravie d’échapper à l’ambiance beaucoup trop calme du château ce matin, alors que chacun vaque à ses occupations. L’espace d’un instant, je me demande ce qu’elle est en train de faire avant de me focaliser de nouveau sur la jeune bieffoise.

" Et bien, vous me voyez ravi d’une telle réaction. La plupart des jeunes ouestriennes que je connais auraient fait la moue à l’idée d’aller chercher des fleurs ou de faire quelque chose de tout aussi simple. Mais je trouve que c’est une bonne façon de découvrir les environs. Plus qu’en restant enfermée entre ces murs, vous ne croyez pas ?"

Je continue alors, me faisant plus malicieux.

" Vous n’avez pas peur que je vous assomme avec mes histoires ? Et il faudra me dire ce que vous pensez de l’Ouest de votre côté en tout cas. En tout cas, je suis content de voir que mon idée de fleurs n’est pas complètement sotte, elle me paraissait pertinente dans mon esprit mais souvent ce genre de choses perd de son sens une fois énoncé à haute voix."

Je désigne la sortie à la jeune femme avant de me figer au reste de ses propos et de la fixer, amusé.

" Je comprends mieux maintenant. Les chevaux doivent vous adorer en tout cas. Et vous n’appréciez pas de rencontrer les autres jeunes femmes de votre âge ?"

Et je pousse la porte par laquelle j’étais arrivé, m’assurant qu’elle me suit bien. La route ne sera pas bien longue jusqu’au marché, mais j’espère qu’elle est tout de même habituée à faire autre chose qu’à passer ses journées installée à faire de la lecture.


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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Mar 24 Jan - 21:05




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" Je comprends mieux maintenant. Les chevaux doivent vous adorer en tout cas. Et vous n’appréciez pas de rencontrer les autres jeunes femmes de votre âge ?"

J’aurai dû faire preuve de plus de retenue à n’en pas douter, mais voilà l’idée même de sortir de ces murs, de passer un peu de temps loin des flans flans barbants de la cour et des bavardages sur la dernière rumeurs ou tenue d’une des têtes couronnées présentes me redonnait simplement vie.

Détaillant le chemin qu’empruntait le Lord et l’animation de la cité à mesure de nos pas dans la rue ombragée par une nouvelle journée étouffante. Quelques oiseaux marins zébraient le ciel d’un bleu azur. Le vent charriait quelques chaleurs et parfums de nourriture et de fleurs. Les gens s’alignaient de révérence alors que dans notre ombre quelques gardes discrets avaient pris notre suite sans que je ne le réalise sur l’instant.

« J’ai grandis loin de la cour, mon seigneur, je n’ai encore que peu coutume des discutions qu’elles apprécient et manque sûrement s'enthousiasme au sujet de la broderie ou des nobles gens que pour beau je ne connais que de noms. Je suis donc souvent le sujet d’interrogations pour elles, tout autant qu’elles semblent l’être pour moi. Quant aux chevaux, ils ont toujours eu une noble place dans ma vie, j’ai eu le plaisir d’en élever dès mon plus jeune âge, mon père m’ayant offert un couple de purs-sangs pour faire de moi une cavalière aguerrie. »  

Je marquer une temps de silence en passant devant ce qui semblait être un lupanar, quelques femmes à demi-dénudées envisageaient avec ferveur le lord et la garde, s’animant de quelques jeux de hanches, sans toutefois oser prononcer le moindre mot. Sans doute ma présence, ou l’idée même de finir battue pour un outrage au nouveau rang du lord. Dans tous les cas mon regard lui ne les dérangea en rien puisque l’une d’elle abaissa même sa robe pour révéler deux mamelles dignes d’une vache laitière. Détournant les yeux, je me pris le pied dans une dalle plus haute et dû ma sauvegarde à ma capacité de réaction, non pas sans pour autant boucler le lord qui marchait à mon côté.

« Flûte ! » Lâchais-je. « Désolée… » Soufflais-je gênée alors que le régiment de femmes gloussait de mon trouble.

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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Mer 1 Fév - 21:47

Quand bien même je ne me sentais pas d'humeur maussade en arrivant dans le box de ma jument, il aurait été difficile de faire preuve de mauvaise humeur face à tant d'enthousiasme. La bonne humeur et le plaisir de la jeune femme à l'idée d'aller faire un tour au marché a quelque chose de vraiment rafraichissant. J'en viens à me dire qu'elle n'a guère dû fréquenter la meilleure des compagnies ces derniers jours pour être aussi contente à l'idée de se promener avec moi. J'ai certes eu un rôle important l'espace d'un instant lors de toutes ces cérémonies mais je sais pertinemment que je ne suis plus vraiment la compagnie recherchée par les jeunes femmes, surtout maintenant que je ne suis plus un parti à prendre qui pourrait chuchoter des idées aux oreilles du Prince.

Pour autant, j'apprécie de marcher avec la jeune lady qui ne semble guère dirigée par ce genre de préoccupation. Et c'est une bonne chose. Elle regarde d'elle avec une curiosité qui ne semble pas feinte et il ne nous faut par longtemps pour arriver au plein cœur de l'agitation. Certains regards se tournent vers moi mais je les ignore soigneusement, esquissant un sourire aux réactions de la demoiselle alors que j'ai un bref hochement de tête en direction des gardes pour qu'ils restent à une distance raisonnable.

"Il est vrai que la vie à la Cour doit grandement changer de ce que vous avez pu vivre si vous étiez quelque peu isolée. Je gage tout de même que celle de Castral Roc ne doit guère différer de celle du Bief ou du Val. Autant j'avais eu des doutes, fondés par la suite, quant aux similitudes avec le Nord, autant là, je n'en ai pas vraiment. Et je vous avoue que je trouve que tout ce qui tourne autour de la broderie des plus assommants. Cela ne m'a pas empêché d'apprécier de recevoir un mouchoir brodé de ma promise quelques temps avant de notre mariage. Dites-vous qu'apprendre à coudre peut vous être bien plus utile que vous ne pourriez le croire… et que cela permettrait de nouer des relations plus aisément avec certaines personnes."

Je ne saurais dire si elle me rappelle plus Nymeria ou Alys en cet instant précis mais j'avoue que la situation est quelque peu amusante. Et une fois de plus, je me rends compte de leur différence avec Meg. Je me demande, l'espace d'un instant, si elle s'entendrait avec la jeune femme qui me tient compagnie et je note dans un coin de mon esprit de l'interroger à son propos. Peut-être l'a-t-elle croisée après tout et, connaissant ma femme, elle aura tout naturellement tenté de converser avec elle, ne serait-ce que pour honorer la présence des convives à notre mariage.

"J'aimerais vous dire que j'ai toujours aimé les chevaux mais, à dire vrai, à part l'affection toute particulière que j'ai pour la jument que vous avez pu voir et les quelques chevaux que j'ai côtoyé de près, je n'ai jamais vraiment été un passionné. Mais il est intéressant de savoir que vous êtes donc une bonne cavalière. Vous pourriez demander à ce que l'on vous selle un cheval pour explorer les environs non ? Sous bonne garde, cela va sans dire."

Je lui décoche un clin d'œil malicieux avant de réaliser par où nous sommes en train de passer. Si je n'y prête plus attention depuis des années, il est probable que ce genre de vision risque de déranger, voire de choquer la jeune lady. Je retiens un sourire alors que les catins commencent à se faire remarquer, que ce soit de moi ou de la garde, difficile à dire et, quand l'une d'elle finit les seins à l'air, je n'éclate pas de rire uniquement parce que la jeune lady semble en difficulté. J'attrape son bras et je la fixe, avec un froncement de sourcils.

"Vous allez bien ? Vous ne vous êtes pas fait mal ? Pas de cheville foulée ou quelque chose du genre ?"

Et je lève les yeux en direction des catins qui continuent de rire. Je secoue la tête et je lâche, en direction de la responsable de l'incident, si l'on peut appeler ça comme ça.

"Narnee, range-moi ça, tu vas prendre froid et tu n'arriveras à appâter personne."

Elle m'offre un large sourire, nullement gênée alors qu'elle range tout de même son attirail.

"Mais m'ssire, on n'vous a pas vu depuis tellement longtemps qu'on en a presque oublié vot'tête ! Dites pas que c'est vot'princesse qui vous fait tourner la tête quand même ! Vous allez pas nous la jouer jouvenceau enamouré tout de même !"

Je me fige, dressant un index dans sa direction et secouant la tête, ma mine plus sérieuse se faisant visiblement contagieuse. Et je passe mon bras sous celui de la lady pour l'éloigner, levant les yeux au ciel.

"Rassurez-moi et dites-moi que vous avez déjà eu l'occasion de voir ce genre de spectacles. Sinon je donnerais raison à votre mère en étant une fréquentation déplorable."

Si je souris, je suis tout de même un rien agacé à l'idée qu'elle puisse réellement être touchée par cette petite mésaventure.


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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Ven 3 Fév - 11:09




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"Vous allez bien ? Vous ne vous êtes pas fait mal ? Pas de cheville foulée ou quelque chose du genre ?"

Silencieuse, je fis un simple signe négatif, tapant doucement mon pied sur le pavé pour détendre le muscle. Non rien à signaler, peut-être un petit picotement dans le doigts de pieds. Sa main se détacha de mon bras et détailla les deux gardes qui semblaient plus attirés par la vue des courbes rondes de la femme et ses comparses.

"Narnee, range-moi ça, tu vas prendre froid et tu n'arriveras à appâter personne."

Elle gloussa, joua des hanches et s’avança d’un pas pour s’assurer de ma pleine vue. Cette fois plus de trouble, de la curiosité, simple. Comment pouvait-elle agir aussi outrageusement avec lui, certes il devait faire comme mon frère ou les autres, mais ceux-ci se devaient de rester quelque peu secrets, non ? Les lupanars il y en a dans toutes les villes, c’est même quelque part un point sanitaire, d’après mon aîné, il calmait les hommes et protégeait la vertu des plus idiotes ou crédules de la cour. Mais de là à apparaître en plein jour, face à une noble dont elle ne savait rien…

"Mais m'ssire, on n'vous a pas vu depuis tellement longtemps qu'on en a presque oublié vot'tête ! Dîtes pas que c'est vot'princesse qui vous fait tourner la tête quand même ! Vous n’allez pas nous la jouer jouvenceau enamouré tout de même !"

Fini la curiosité, non là, j’avais la sensation cruelle d’avoir violé sa vie privée, pire de l’avoir mis dans l’embarras. Doucement je fis un pas de plus en arrière et me tournai vers le bas de la rue. Castral était ainsi fait qu’il se jouait tout en marches et hautes, entre quelques toits, je pouvais voir l’océan, bleu et limpide, brillant. Sa main enserra mon bras et m’invita à poursuivre notre marche.

"Rassurez-moi et dîtes-moi que vous avez déjà eu l'occasion de voir ce genre de spectacles. Sinon je donnerai raison à votre mère en étant une fréquentation déplorable."

Je n’ose même pas remonter mes yeux sur lui, au lieu de cela je continue à bien regarder mes pas, plus question d’étourderie.

« Non, mais cependant, je connais leurs usages et je n’en fais en rien ombrage, il faut bien ce genre endroit pour… » Non, non, pour quoi vais-je passer ? « Les carottes, oui voilà les carottes calmes...faîtes-moi penser à en acheter pour la balade dont vous me parliez. D’ailleurs, quelle route me faudra-t-il demander pour trouver une plage ? Si j’aime l’art de la cavalerie, je suis tout autant passionnée par l’eau… » Je m’arrêtai un instant, le stoppant dans mon geste et inspirai profondément tout mon courage pour lui faire face.

« Lord Kenning, oublions tout ceci, voulez-vous, ainsi que les légumes, tachons de trouver pour votre épouse le présent qui l’étonnera et lui démontrera tout l’attachement qui est vôtre pour elle. » Je lui fis un sourire sincère et remarquai que les gardes avaient disparu, un peu étonnée, je penchai ma tête sur le côté de son épaule massive et constatai que nous étions clairement livrés l’un à l’autre, sans plus aucun chaperon ou protecteur. Voilà qui était surprenant, laisser ainsi une noble et l’époux princier. Mais je tentai de me convaincre que ceci était peut-être dû aux faits d’armes du lord qui devait à lui seul faire l’affaire. « Des fleurs sauvages, voilà qui sera sûrement un présent touchant, surtout si nous en trouvons sans à avoir les acheter. » Murmurais-je.

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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Jeu 16 Fév - 8:58

J’aurais clairement dû faire attention au chemin que nous avons emprunté. Mais je n’ai que trop l’habitude d’aller dans ces rues pour m’offusquer de ce que je peux encore y trouver. Sans compter le fait que oui, il serait hypocrite de dire que je ne connais pas cet endroit et encore moins ces femmes. Je ne suis pas un homme à être resté cloitré chez lui alors qu’il avait l’occasion d’en profiter et même si je compte m’assagir, ne serait-ce que pour ne pas ternir la réputation de mon épouse, je ne me sens guère fautif ou enclin à tout faire pour effacer cette partie de mon existence. Pour autant, il est vrai que cela ne peut que gêner la jeune femme qui m’accompagne. C’est là qu’elle diffère d’Alys ou encore de Nymeria qui n’auraient surement pas hésité à me houspiller pour les avoir entrainées par là. Ou encore à me frapper, je n’en ai pas le moindre. Mais la jeune Tyrell ne doit pas oser. Ou alors elle sait se tenir, ce qui n’est pas improbable non plus.

Toujours est-il qu’elle ne dit rien, alors que je jette un regard inquiet en direction de sa cheville. Pour un peu, je me sentirais presque gêné. Pour elle ou pour moi, ça je serais dans l’immédiat incapable de le dire. D’autant que les catins en rajoutent, pour le grand plaisir des hommes nous accompagnant. Dans d’autres circonstances j’avoue que j’aurais vraiment trouvé la situation des plus drôles mais dans l’immédiat, je suis plutôt pressé à l’idée de nous sortir de ce guêpier. Et je l’entraine avec moi, faisant fi, l’espace d’un instant, de la douleur qu’elle peut avoir à la cheville.

Sa réponse m’arrache un sourire, même si je ne suis pas particulièrement à mon aise et je souffle, d’un ton aussi tranquille que possible, mon regard passant de la jeune femme aux alentours, comme pour m’assurer que nous sommes bien sortis d’affaire.

"Et bien, voilà qui est inhabituel. Je ne vous cache que pas que je m’attendais à une réaction plus… virulente. Non pas que je n’apprécie pas que vous ne soyez pas du genre à condamner immédiatement ce genre de pratiques, je serais mal placé pour le faire, dans la mesure où il apparait comme évident que j’ai pu être un habitué des lieux. J’aime autant me dire que vous n’êtes pas en train de me lancer un regard noir pour connaitre intimement certaines de ces … femmes."

Je réprime à grand peine un rire en voyant la façon dont elle a de changer de sujet surtout le terme abordé. Je gage qu’elle ne se rend même pas compte des liens qui peuvent se faire dans mon esprit mais je hoche la tête, le regard pétillant avant de lui indiquer une direction.

"Le marché est par là. Et il y a de nombreuses plages aussi belles les unes que les autres. Vous préférez un endroit calme ou plutôt voir les falaises qui entourent Castral Roc ? C’est un peu plus difficile d’accès mais je trouve le paysage bien plus intéressant."

Et d’un coup, voilà qu’elle semble se reprendre et qu’elle s’arrête. J’arque un sourcil, un rien perplexe alors qu’elle reprend la parole. Je ne sais pas si je dois soupirer de soulagement ou pas, si je dois la questionner plus en amont ou faire comme si de rien était. Pour l’heure je me contente de la fixer quelques instants et d’esquisser un sourire en réponse au sien.

"Voilà qui me parait une excellente idée. Pour autant, je ne veux pas que vous vous sentiez mal à l’aise ou que vous n’osiez pas aborder certains sujets à cause de cet… incident."

Je la vois alors jeter un coup d’œil par-dessus mon épaule et j’arque un sourcil quand je vois que mes hommes ont disparu. Merveilleux. Difficile de ne pas deviner où ils sont partis et à cette pensée, je secoue la tête, mi-agacé, mi-amusé.

"Et bien ma dame, il semblerait que les arguments de la jeune femme que nous avons croisés ont su capter l’attention de certaines personnes. Il ne faudra pas leur en tenir rigueur, ce n’est que rarement que je sors avec une escorte. Ils ont dû croire que c’était juste pour la forme. Mais vous ne risquez rien ici. Nulle inquiétude à avoir."

A sa réflexion, je me fige et je lui jette un regard en coin avant que mon visage ne s’illumine d’un large sourire.

"Voilà qui devrait plaire à Meg. Ou alors elle me trouvera parfaitement idiot d’être allé cueillir des fleurs sauvages au beau milieu de la journée. Mais l’idée me plait. Vous sentez-vous de marcher encore un peu ? Si nous ne les achetons pas, il va nous falloir sortir un peu de la ville. Et ne vouliez-vous pas faire un tour des étals avant ?"


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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Lun 27 Fév - 16:44




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« Voilà qui devrait plaire à Meg. Ou alors elle me trouvera parfaitement idiot d’être allé cueillir des fleurs sauvages au beau milieu de la journée. Mais l’idée me plaît. Vous sentez-vous de marcher encore un peu ? Si nous ne les achetons pas, il va nous falloir sortir un peu de la ville. Et ne voulez-vous pas faire un tour des étals avant ? »

Je m’arrêtai un instant et contemplai les alentours, un sourire non feint sur le visage.

« Alors, sortons de la ville, car pour ma part, votre jeune épouse ne trouvera pas plus majestueux présent que celui fait de vos mains ou quéri par vos actes… » Je marquai un temps et m’avançai d’un pas vers lui pour lui murmurer à l’oreille.

« À moins que vos étales présentent des ventes inconnues du Bief. Je ne pense pas qu’ils y ont matière à s'y perdre, en vérité, je ne souhaitais cette sortie que pour ne plus avoir à subir les rudesses du protocole… et au risque de vous déplaire, ou vous paraître outrageuse, tous ces plaisirs pompeux me fatiguent, je préfère l’exploration à l’imagination. » Sur ces mots je me reculai et me remise en marche. M’arrêtant à côté d’une fontaine pour y épancher un peu ma soif.

« Je vais vous paraître curieuse, mais comment est-ce ? » Je me redressai et essuyai mes mains sur ma cape. Explorant une nouvelle fois du regard les mouvements de la ville, certains ne nous lâchaient pas des yeux, d’autres traversaient la rue sans nous porter le moindre intérêt. Un chat curieux se glissa d’une fenêtre à la fontaine et rejoignit les pavés pour se frotter langoureusement à la jambe du lord, ronronnant sans le moindre doute.

« Le mariage, la vie de couple avec une aussi royale personne ? »

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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Dim 5 Mar - 20:46

La situation semble se décanter quelque peu et la jeune femme ne me tient pas rigueur du petit incident. Enfin si l'on peut qualifier de la sorte. En tout cas, si elle est gênée ou mal à l'aise, elle se tient remarquablement bien et ne fait rien pour en rajouter. J'en suis soulagé, surtout quand je la vois sourire largement  à mes propos. J'avoue que je suis content qu'elle ne semble pas trouver mon idée totalement saugrenue.

Et je laisse filer un silence quand elle contemple les alentours, croisant les bras avant de me frotter la nuque.

"C'est ce que vous aimeriez vous ? Vous préféreriez des fleurs fraichement cueillies par votre époux plutôt qu'un cadeau chiné sur les étals d'un marché ? Voilà qui est pour le moins rassurant. En tout cas, je sais qu'elle a déjà bien des choses, pour ne pas dire tout. Comme l'on pourrait l'imaginer d'une femme de son rang. Alors il est difficile de trouver de quoi la surprendre."

J'arque un sourcil, un rien perplexe, quand elle se rapproche de moi et qu'elle murmure à mon oreille. Voilà qui est pour le moins surprenant. Je ne peux pourtant pas m'empêcher de laisser filer un rire aux propos qu'elle tient, la fixant avec une malice certaine.

"Ah, les rudesses du protocole. Je ne peux que comprendre à quel point tout ceci peut être pesant. Surtout pour une jeune femme noble. Un homme aura plus de facilité à s'échapper alors que vous vous devez de faire bonne figure à tout moment. ou presque. J'avoue pourtant avoir un certain goût pour ce que vous appelez les plaisirs pompeux. Ce doit être mon coté ouestrien habitué au faste et au luxe de la cour depuis toujours ou presque. Mais je peux comprendre que vous n'aimiez pas. Surtout que les choses ont été faites en grand pour le mariage."

Je regarde autour de moi à mon tour et je souffle, d'un ton complice.

"Je pense qu'il n'y aura effectivement rien sur les étals que vous ne pourriez trouver dans le Bief. Nous pouvons donc aller explorer les alentours. Mais il nous faudra passer par la rue qui jouxte celle du bordel que nous avons vu tout à l'heure. Il y a une certaine auberge où je suis persuadé que nous croisons des têtes connues. Et j'aimerais autant retrouver les dévoyés qui me servent d'escorte, afin qu'il n'y ait pas de rumeurs qui puissent vous porter préjudice."

Et je lui désigne une rue d'un geste de la main, ne faisant que quelques pas avant de m'arrêter à sa question. Je lui jette probablement un regard des plus curieux, avant de me baisser pour effleurer le crâne du chat qui ronronne contre moi.

"Et bien, voilà une question pour le moins étonnante. Puis-je vous demander s'il y a une raison cachée derrière votre curiosité ? En tout cas, pour vous répondre… c'est un peu complexe dans la mesure où j'ai vécu auprès de la famille royale depuis des années. Mais la Princesse est d'une compagnie des plus agréables. Elle est cultivée, intelligente, intéressante et les instants partagés avec elle ont été jusqu'à présent des plus captivants."

Voilà, je dois passer pour un jeu sot emmouraché de sa toute jeune épouse. Enfin, peu importe, après tout, c'est un peu le cas non ?


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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Mar 28 Mar - 21:53




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"Je pense qu'il n'y aura effectivement rien sur les étals que vous ne pourriez trouver dans le Bief. Nous pouvons donc aller explorer les alentours. Mais il nous faudra passer par la rue qui jouxte celle du bordel que nous avons vu tout à l'heure. Il y a une certaine auberge où je suis persuadé que nous croisons des têtes connues. Et j'aimerais autant retrouver les dévoyés qui me servent d'escorte, afin qu'il n'y ait pas de rumeurs qui puissent vous porter préjudice."

Silencieuse je souris est inclinai du chef, si un passage par le bordel était obligatoire, alors passons par celui-ci, ce ne sera pas la première fois que j'en croise. A Rubiant, je m’y cachais de ma garde, à la grande joie des filles de rien qui y trouvaient leurs comptes quand ils se glissaient par là pour me rechercher. Mais je vais bien me garder de lui en souffler mot, ceci pourrait laisser entendre que je n'étais pas aussi sage et clairement ma mère en rougirait de rage…

"Et bien voilà une question pour le moins étonnante. Puis-je vous demander s'il y a une raison cachée derrière votre curiosité ? En tout cas, pour vous répondre… c'est un peu complexe dans la mesure où j'ai vécu auprès de la famille royale depuis des années. Mais la Princesse est d'une compagnie des plus agréables. Elle est cultivée, intelligente, intéressante et les instants partagés avec elle ont été jusqu'à présent des plus captivants." Chassant ce souvenir et le sourire amusé, je le questionne sur l’art du mariage, le sentiment qui en ressort. Il s’arrête visiblement interpellé par mes mots et je décide de ne pas me démonter pour autant, tout en l’écoutant m’expliquer ce que je connais déjà et ne m’apporte pas vraiment la réponse souhaitée.

« J’ai aussi vécu à la cour, grandie avec le prince Kenan, bien qu’il soit quelque peu plus en âge que moi. Avant de prendre retraite auprès de ma grand-mère. Cependant, il me semble que la vie de couple est bien plus complexe que la servitude ou la vie de cohabitation, il semble Lord que nous devions passer d’un sentiment amical ou loyal à un sentiment plus profond qui pousse à chercher quelques présents marquant notre inclinaison. Il en va sûrement de même pour votre épouse à votre enclin, mais pour moi ceci reste un mystère, une gymnastique complexe du cerveau, comment peut-on un jour aimé tendrement, une personne qu’on nous invite à cela et dont on ne choisit pas l’inclinaison. C’est maladroit, je m’en excuse, je suis bien trop jeune et curieuse, ma pauvre mère en rugirait de colère. Pourtant il me semble que je puis vous faire confiance pour garder les secrets de notre discussion présente et qu’auprès de vous je puis trouver la sincérité… »

Je me remis en marche me glissant à son côté d’un pas calme pour finalement déboucher dans une ruelle aux odeurs de pisse et d’égouts. La chaleur n’en épargnait pas le moindre relent et l’air oublié de la côte laissait poindre quelques jeux de regard, tel aux mirages décris dans les livres. Je n’accélérai pas là, pas pour autant, tachant simplement d'entre-ouvrir les lèvres pour oublier ma respiration nasale.

« Veuillez m’excuser, je suis bien trop maladroite ou curieuse, il va de soi que si vous avez grandi à son côté, vous ne pouvez avoir nourri pour elle qu’amour et dévotion que la face de vos noces est là pour en témoigner et en rien montrer au monde comme vos deux maisons on fait un bon compromis. Pour ma part je doute que j’aurai le plaisir de ce choix, une Tyrell se doit d’honorer sa demeure et lui apporter quelques forces vives, il a été cependant porté à mon attention de par ma gouvernante que mon voyage n’avait rien de touristique, qu’il serait fort probable… » Un homme nu apparut sous mon regard, lancé tel un pauvre rustre sur les pavés juste devant nous, une femme hurlant qu’il n’avait pas le sou et son gardien furieux, ses vêtements en main, lui assignant que pour la somme il rentrerait dans son plus simple appareil. L’homme, le visage rougi et les traits déformés se releva les mains sur les parties dont nombre de parts ne tenaient pas dans celles-ci et eu un okay de stupeur en nous envisageant. Ce fut seulement à ce moment-là que je le reconnu, il était un des hommes de suite du lord et sa tenue de soldat se trouvait dans la main de l’eunuque qui demandait aux côtés de la femme qu’on lui paie son moment de plaisir. Glissant silencieuse ma main dans mon sac où se trouvait ma bourse, j’en sortis deux pièces d’or et les tendis vers l’homme nu avant de vite me raviser et de les tendre à son créancier.

« Veuillez monsieur, rendre à ce pauvre homme quelques vertus. » Il me fit un sourire horrible marqué de quelques dents perdues ou cassées dues sûrement à quelques joutes de poings et récupéra les pièces pour les glisser à la femme, qui minaudait à nouveau.

« Pour ce prix, je lui rends la somme et elle peut se charger des deux lords et vous, regardez où participez si tel est votre bon plaisir. »

Je plissai les sourcils et loin de me démonter face à son amusement, j’inspirai un peu de courage.

« Parfait, alors marché conclu, offrez à ce monsieur une seconde fois et à son compagnon, une seconde dame, pour ma part je vais rester en retrait avec le lord, nous gageons qu’un soldat heureux est un bon soldat, alors faîtes en sorte que dans trois heures quand nous repasserons il ait tellement le sourire que je vous donnerai une autre pièce. »  L’homme poussa la femme qui se glissa rapidement vers le pauvre soldat nu.

« Et votre silence, ou ce n’est point des pièces que vous aurez mais nombres de soldats que je m’offrirai pour brûler votre affaire et en faire la mienne. » Je me détournai des trois personnes et m’avançai d’un pas plus rapide, poussant un profond soupire.

« J’ai été comment, crédible ? Vous pensez qu’ils garderont leurs langues ou vais-je devoir soudoyer votre armée pour sauver ma bêtise, lord. » Demandais-je totalement blême en réalisant ce que je venais de faire, pour éviter la honte au pauvre soldat et au lord de devoir s’expliquer de son châtiment envers lui en rentrant. « C’est bien plus honteux que les carottes ou ma question, je crois… » Murmurais-je plus à moi-même que pour lui.

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MessageSujet: Re: Meeting the yellow flower... | Aleyna    Lun 10 Avr - 13:34

Je ne peux m’empêcher de lui jeter des regards curieux à mesure que nous marchons. Elle est remarquablement stoïque quand je lui annonce que nous allons devoir passer de nouveau  non loin du bordel et que les choses risquent de nouveau d’être gênantes, surtout pour elle. Pour ma part, ce ne sera pas pire que d’habitude de toute façon. Mais j’inspire tout de même longuement, espérant que ce ne sera  pas pire que je l’imagine. Ses interrogations m’interpellent quelque peu. Après tout, les gens sont plus habitués à me demander si je me rends compte de la chance d’avoir une telle épouse et non pas à s’interroger sur l’union elle-même. Je lui jette un regard amusé, presque attendri alors que, une fois de plus, elle me fait penser à Alys. Et je ne comprends que trop bien ce qui peut la déranger. Alors je cherche mes mots, pour essayer de faire passer mon idée, exercice plus ardu que je l’aurais cru, le sujet me touchant plus que de coutume.

"Je peux comprendre votre… et bien votre incompréhension. S’imaginer voir des sentiments apparaitre du jour au lendemain pour la personne que l’on vous a choisi est tout à votre honneur lady Tyrell, mais il  ne faut pas se montrer trop naïf. Nos positions respectives nous obligent à nous marier sans que cette idée entre le plus souvent en ligne de compte. J’avoue, j’ai beaucoup de chance, son Altesse est charmante, intéressante et c’est l’une des plus belles femmes qu’il m’ait été donné de rencontrer. Mais je suis un privilégié, à plus d’un titre. Je ne sais pas si j’arrive vraiment à être aussi clair que je le voudrais mais c’est en effet une gymnastique des plus complexes. Le mariage n’est pas là pour nous rendre heureux ou pour faire naitre des sentiments plus profonds. Il est là pour des raisons politiques, militaires ou que sais-je encore. L’on peut s’estimer heureux si quelque chose de plus arrive à naitre de tout cela… ou se contenter de cohabiter le mieux possible."

J’avoue, je peux paraitre un rien blasé, d’autant que je suis vraiment chanceux, malgré les raisons réelles de mon mariage avec Meg. Mais je ne l’ai épousée, au départ, que par sens du devoir. Le reste viendra probablement, l’attirance que j’ai pour elle est réelle, mon attachement l’est tout autant. Ce qui aurait pu ne jamais arriver. Et je gage que cela pourrait être le cas de la jeune Tyrell, sans qu’elle ne puisse y faire grand-chose.

"Ne vous excusez pas, c’est une curiosité sommes toutes normale, d’autant que vous êtes en âge de vous marier vous aussi. Vous savez déjà qui sera l’heureux élu ? Mais pourtant, ces noces sont tout autant là pour montrer l’attachement que nous avons l’un pour l’autre que pour montrer ce compromis que vous évoquez. Megara doit honorer sa demeure et moi la mienne, c’est ce qui importe avant tout le reste, tout comme vous."

Bien évidemment, les choses se corsent un peu alors que nous passons de nouveau près du bordel. J’arque un sourcil, réprimant un soupir devant le soldat dépouillé de toute décence et je jette un regard en coin en direction de la jeune noble, me demandant si elle va réussi à garder une contenance. Et, autant dire qu’elle réussit particulièrement bien l’exercice. J’ai même beaucoup de mal à réprimer un sourire alors que mon regard se fait pétillant à mesure qu’elle parle, avant de la suivre d’un bon pas quand elle s’éloigne.

"Et bien, c’était plutôt pas mal. Mais si brûler la maison passe encore, en faire la vôtre n’était peut-être pas vraiment crédible, ne vous en déplaise."

Je laisse filer un rire avant de reprendre, d’un ton léger.

"Ne vous en faites pas, ils oublieront bien vite cette mésaventure. Au mieux se rappelleront-ils de l’effrayante jeune demoiselle qui les a menacés alors qu’elle accompagnait le mari de la princesse, mais ils trouveront bien rapidement d’autres raisons de cancaner. Mais si ce n’est pas honteux, nous atteignons un niveau bien différent que celui des carottes, je veux bien l’admettre."

Et j’ai un regard pétillant de malice, tandis que nous nous éloignons enfin de cette fichue rue.


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