AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
Le bleu que je préfère.
MessageSujet: Le bleu que je préfère.   Mer 21 Déc - 22:57






Paege

An 0 Mois 10.


Je me réveillais en sentant une main me secouer doucement. J’ouvrais un œil difficilement et grognais de me laisser encore dormir quelques minutes. Le léger rire de Kora s’échappa de ses lèvres, même si elle fit tout pour le contenir. Majesté. Vous avez rendez-vous avec… je grognais vaguement d’indiquer que j’aurais du retard avant de couvrir ma tête de mon oreiller. Je fus rejoindre par une boule d’écaille qui vient s’enrouler sur mon cou comme un collier, le museau posé sur ma joue. Je souriais en sentant cette chaleur contre ma chair. Cela me rappelait de nombreux souvenirs. Je me retrouvais à Peyredragon, dans ma chambre avec Meraxès dormant contre ma peau, profitant de la chaleur que je pouvais lui procurer, puis me mordillant la peau lorsqu’elle avant faim et que je ne me levais pas pour la nourrir. Un vrai diablotin. Ebrion était plus calme, plus sage. Pour l’instant en tout cas. Il venait tout juste de naître et nul doute que dès qu’il allait grandir, il allait devenir une vraie terreur. Surtout s’il prenait exemple sur ma dragonne. Ballerion m’avait aidé à élever mon diamant. Je n’étais pas certaine de Meraxès aurait autant de sagesse que lui.

Je commençais doucement à me rendormir et les mots de Kora me tirèrent de nouveau du sommeil. Majesté, c’est que vous aviez rendez-vous avec le Roi du Nord… Et qu’il est là. Ne venais-je pas de lui demander d’annuler. D’habitude elle suivait pourtant mes instructions et… Attendez. Elle venait de me dire quoi. J’écartais l’oreiller de ma tête et fronçais les sourcils. Mes yeux me piquèrent lors que je les ouvrais à cause de la lumière ambiante. Nous devions être en plein milieu de la journée Humm ? lui demandais-je sans formuler vraiment une phrase très cohérente. Je regardais à présent ma servante avec attention, constatant qu’elle semblait à la fois amusée et gênée. Son regard glissa vers Ebrion toujours accroché autour de mon cou, qui lui aussi la regardait. Elle détourna aussitôt son regard, et me redit avec cette patiente qui la caractérisait tant Majesté, le Roi du Nord est ici, dans votre chambre. Je mis quelques secondes à comprendre avant de me relever brusquement. Le petit dragon me griffa légèrement la peau en s’y accrochant mais je n’y pris pas garde. J’avais l’habitude de ce genre de petites blessures. Je balayais la pièce du regard jusqu’à ce que mes yeux trouvent, en effet, le Roi du Nord, installait à la table de la chambre. Mince. Je n’étais vraiment pas présentable pour le recevoir, et pas encore assez réveillée. Cette nuit, le Dragon Bleu avait vu le jour, si bien que le soleil était déjà bien levé lorsque je m’étais endormie avec lui. Heureusement avais-je pris la peine de me laver avant de me coucher. Heu… Oups ? Dis-je, clairement pas réveillée, comme une enfant prise sur le fait en train de faire une bêtise.

J e rejetais les couvertures et me levais. Aussitôt Kora m’enveloppa d’un peignoir en soi, pour préserver une pudeur qui n’avait pas besoin de l’être. Je la laissais m’entrainer ensuite derrière le paravent afin qu’elle m’aide à me vêtir rapidement d’une robe se fermant en cache cœur. Ainsi elle ne dérangerait pas le dragon qui n’avait pas bougé d’un pouce. Elle ne toucha d’ailleurs pas à mes cheveux, me laissant les détacher afin qu’il retombe sur mes épaules et dans mon dos, légèrement ondulé. Je me lavais le visage, en prenant soin de ne pas mouiller le petit dragon bleu, puis congédia ma servante, après qu’elle m’eut indiqué qu’elle avait fait venir quelques mets, et viande rouge cru pour le Dragon bleu. Je la remerciais puis sortais enfin réveillée et apprêtée correctement. Pardonnes-moi Torrhen. Je ne suis pas vraiment du matin… Ou de l’après-midi en l’occurrence. Je suis mortifiée de honte d’ailleurs à l’idée de t’avoir fait attendre. Puisses-tu ne pas m’en tenir rigueur. La nuit a été courte.





Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 21 Déc - 23:30

Je me réveille avec un terrifiant mal de crâne. Impossible de savoir précisément à quoi il est dû. Pas que je n’ai aucune idée… Bien au contraire. Mais il fallait trancher. Etait-ce à cause de ce bandage qui m’enserrait toujours le front ? Ou peut-être, à cause du terrifiant spectacle de la veille ? A moins que ça ne soit à cause de toute cette bière ingurgitée sur le chemin de retour de ma tente… Je me levais en grognant, me tenant le front par-dessus le bandage. Il n’était pas mouillé. La blessure cicatrisait vite et avait arrêté de saigner. Elle ne suintait pas. J’allais m’en tirer, d’après le mestre. Hourra. Je me redresse tout à fait, grognant encore lorsque j’étire mes muscles, me tends en arrière pour faire craquer ma colonne vertébrale. Mon corps est frigorifié, dans la fraîcheur d’une matinée qui commence, si je ne m’abuse, à annoncer l’automne. Je le sens dans mes vieux os, l’hiver vient. Je vire la chemise de lin que je porte, dévoilant mon torse musculeux, velu, traversé de cicatrices. Déformé par vingt cinq années de guerres. Je me débarrasse également du bas, et entre dans le bain chaud qu’on vient de m’avancer dans une gigantesque marmite. Je me perds un moment dans les volutes de vapeur, fermant les yeux et reposant ma tête en arrière du rebord de cuivre. Je m’y délasse encore un moment, faisant le point sur l’horreur et la merveille à laquelle j’avais assisté la veille. Je finis par sortir, et mon écuyer entre pour m’aider à m’habiller, à revêtir mes cuirs, mes mailles. Apprêté pour la guerre, bien que je m’épargne la cuirasse et le casque, le premier par commodité, le second par manque de besoin. Je m’éclipse hors de la tente une fois que ma lourde cape de fourrure m’enveloppe, et je chemine vers la tente du Dragon, encadré par deux Gardes-Loups.


La servante de Rhaenys, Kora, m’annonce. J’entre. La servante est au chevet de ma reine, couchée, visiblement nue, avec le reptile qui reste contre elle. Je frissonne en le voyant. Je n’ai rien vu d’aussi beau ni d’aussi terrifiant de toute ma vie. Je m’asseois sur un des sièges devant la table, amusé et souriant, même si je ne suis au fond pas très rassuré par la présence du reptile. Je lâche un petit rire amusé lorsqu’elle se rend compte de ma présence et se lève. Par décence plus que par pudeur, je détourne néanmoins le regard ; Rhaenys n’avait pas choisi d’apparaître à moi ainsi et je ne voulais pas tirer profit gratuitement de la situation. Je redresse mon regard alors qu’elle est désormais cachée par un paravent, et la vois réapparaître sous mes yeux au bout de quelques instants. Une robe qui la met en valeur sans trop en faire, le dragon toujours proche de son cou, visiblement agile et stable dans sa manière de se positionner. Des serviteurs disposent des plats sur la table ; viande crue, probablement pour le dragon, et quelques petites choses à grignoter. La jeune femme revient et me demande de l’excuser. Je souris d’un air patient.



| Ne t’en fais pas, Rhaenys. Je n’ai pas attendu trop longtemps et j’ai moi-même eu du mal à me lever. Je vois que tu te portes bien, malgré tout. Extrêmement bien même, si tu me permets. |


Je regarde le petit dragon plus attentivement.


| Comment se porte ton nouvel… Enfant ? Dois-je nourrir quelque jalousie qu’il partage déjà ta couche ? |



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Jeu 12 Jan - 0:30






Paege

An 0 Mois 10.


Je m’excusais sincèrement auprès du Roi du Nord pour l’attente. J’avais oublié que nous devions nous voir et la nuit courte ne m’avait pas aidé à me tirer à l’heure du lit. Je n’avais éprouvé aucune fatigue jusqu’à ce que mon corps ne touche mes draps le matin même. Je m’étais endormie aussitôt et comme une masse. Un troupeau de cheval aurait pu entrer dans ma tente qu’ils ne m’auraient pas réveillés. D’ailleurs j’imaginais sans mal que Baâl avait dû doubler ma garde, et mettre en faction une rotation autour de ma tente. Avec la naissance du jeune dragonneau, nous devions, plus que jamais maintenant, redoubler de vigilance. Je ne laisserais rien lui arriver, et il en était de même pour mon peuple également. S’il n’avait que peu dormi aussi, j’imaginais sans mal dans quel état d’allégresse certains devaient se trouver. Il n’était pas courant de pouvoir assister à la naissance d’un dragon, encore moins en plein campagne de guerre, sur le territoire de notre ennemi. Ebrion était un nouveau espoir quelque part, et le baume au cœur des miens se réconfortant en comprenant que Meraxès n’était pas la dernière représentante de son espèce.

Je rejoignais le roi autour de la table dont les mets m’attiraient grandement. J’avais besoin de force, et je ne me fis pas prier pour me servir plusieurs fruits, fromages et pain dans mon assiette. Je délaissais pour l’instant la viande rouge que je donnerais ensuite au jeune dragon bleu. Il ne manifestait aucune envie de manger pour l’instant, intrigué par l’homme se trouvant en face de nous. Tout de même. Ce n’est pas polie, ni digne d’une Reine d’oublier une entrevu, particulièrement si c’est avec toi que je dois m’entretenir. Et cela peu importe les raisons lui affirmais-je le plus sincèrement du monde. Je ne devais, sous aucun prétexte, me déroger à mes obligations, ou en l’occurrence, au rendez-vous que je me fixais. Je me devais une ligne de conduite parfaite et irréprochable, ce qui n’avait pas été le cas en cet instant. Le Roi pose alors son regard sur le dragon, qu’il examine, sans l’ombre d’un doute. Il se retrouvait face à une créature qui lui était complètement étrangère. Il avait déjà vu Meraxès, mais jamais d’aussi près. Je ne l’aurais permis pour sa sécurité. Ma dragonne n’était pas vraiment docile et considérait les inconnues comme des ennemis. Ebrion était, lui, plus jeune, mais il n’en restait pas moins méfiant. Il restait accroché à mon cou, sans essayer de s’avancer ou d’aller à la rencontre du Nordine. Sans doute le regardait-il aussi ? Je ne saurais dire, puisque je ne pouvais le voir vu son emplacement. Je lâche un léger rire aux paroles du Roi. Enfant ?... Hmm non, Valonqar, oui. Il se porte bien pour l’heure, et est plutôt calme. Espérons qu’il le restera. De la jalousie dis-tu ? Je souriais malicieusement. Je ne saurais t’indiquer quoi penser mon cher ami. Mais en effet, il partage déjà ma couche, et cela pour encore de nombreuses semaines à venir. Il n’était tout simplement pas envisageable que je laisse loin de moi alors qu’il était encore vulnérable, et fragile. Je ne pouvais le confier qu’à une autre personne et c’était Meraxès. Elle prendrait soin de lui sans l’ombre d’un doute. Mais j’avais, je l’avoue, bien peur qu’il ne la copie trop vite et soit tout aussi colérique qu’elle. Il était plus calme, et je désirais qu’il le reste. Nous irions voir sa sœur plus tard et il passera du temps avec elle, mais jamais loin de ma surveillance et de ma supervision. Ce qui s’est passé cette nuit a dû te sembler bien étranger j’imagine. Si tu as des questions, je suis toute ouï.




Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Jeu 12 Jan - 22:58


Je me sentais fatigué. Las, comme éreinté par la bataille, profondément impacté par toutes les forces que j’avais dû engager dans la mêlée. Auparavant, ce genre d’efforts me laissait complétement vidé de toutes mes forces, hanté par des visions des moments les plus cruels des combats ; ceux où je mettais à mort des adversaires. Je gardais ces moments en tête. Ces sons. Ces odeurs. Plus aujourd’hui, plus de manière aussi nette. Comme si la mort avait moins son importance. Comme si mes actes avaient perdu de leur puissance, de leur impact sur mon corps comme sur mon esprit. Comme s’ils étaient moins importants, aujourd’hui. Cela ne voulait pas dire que je n’étais plus touché par ce que je faisais, bien au contraire. Mais la netteté des traumatismes d’antan était remplacée par le capharnaüm, le désordre, d’images et de sensations qui défilaient en continu, comme un bruit de fond, une gêne permanente, qui sans plus être lancinante, était toujours avec moi. La jeune femme que j’ai sous les yeux ne semble pas tant marquée par les combats. Les gens comme elle n’en sont pas moins marqués ; mais ils sont encore suffisamment jeunes, suffisamment curieux pour passer à autre chose, pour penser à autre chose. C’était ce qui me séduisait chez Rhaenys, depuis notre première rencontre. Une force morale si rigide qu’elle aurait pu être nordienne. Ce côté froid et implacable. Mais le paradoxe vivant qu’elle incarnait ; si froide… Mais brûlante ; pleine de vie, de rêves, de rires et de desseins. J’avais besoin de ça, sans doute, pour ne pas perdre pied, maintenant qu’il n’y avait plus Mathie. Maintenant qu’il n’y avait plus Jeyne, ni Walton. Maintenant que Brandon, qui avait été mon ombre toute ma vie durant, n’était plus là non plus. Tant de visages, happés l’un après l’autre dans les ténèbres.


J’avale pendant que je le peux, ne sachant vraiment me décider en campagne pour la frugalité ou le faste. Je passe sur ses excuses. Pas d’importance. En campagne, il n’y a guère de protocole si strict et si rigide que le moindre manquement serait préjudiciable.



| Ne t’en fais pas, te dis-je. Les circonstances sont peu communes, elles aussi. |


Comme l’était tout ceci depuis le tout début. Rhaenys s’excusait, d’accord, c’était tout à son honneur. Mais il n’y avait pas eu manquement. Le pouvoir, première leçon de mon père, était avant tout l’apparence du pouvoir. Il n’y avait eu que sa servante personnelle qui ai assisté à la scène, et je savais fort bien que cette personne ne se perdrait pas en commérages. La discussions tourne déjà sur… Ce dragon. Difficile de croire qu’une si petite chose, si frêle mais déjà si agile, se transformerait d’ici quelques années en bête gigantesque, propre à découper des hommes en armure et à les faire mijoter dans leurs protections d’acier. La jeune femme rit, et je mets quelques instants à me rappeler de ses menus cours de traduction ; Valonqar, si je ne m’abusais, voulait dire frère. D’une manière totalement différente que le Loup connaissait ses égaux. Je notais donc que notre vie intime vivrait une pause équivalente au temps nécessaire pour que le reptile grandisse. C’était un confort si rare et presque étranger, pour moi, que je n’avais pas eu le temps de m’y habituer. Rhaenys avec la cavalerie au devant de l’armée, ce n’était pas comme si nous avions dormi une seule fois ensemble depuis nos retrouvailles des Epois. Et donc, elle le protégerait en personne. Je ne savais pas du tout jusqu’à quel point leur lien serait développé. Je buvais un instant, avant de m’essuyer la bouche et de la regarder elle, plutôt que son Valonqar.


| Je ne sais rien d’eux, sinon qu’il faut les craindre sur le champ de bataille, et que seuls les véritables braves et les insensés se risquent à les combattre de front. Ce n’est pas tant la créature qui m’interpelle ; je sais que tout ce qui est vivant n’est jamais qu’un fatras de chairs, d’os et de muscles qui peut être tué. C’est le lien que tu as avec eux. Je t’ai vue dans les flammes. Et ce n’est pas la première fois. Ce que j’ai vu dépasse l’entendement, ce que j’ai vu nourrira la légende et les rumeurs. |


Je plonge mon regard dans le petit feu de camp au centre de la tente ; sous l’orifice destiné à l’évacuation de la fumée. Il fait humide, ici. Mais les flammes, je ne peux plus que les considérer que d’un regard neuf, après ce que j’ai vu.


| Jadis, mon père et son mestre prêtaient toute sortes de légende à notre lignée. Affinité réelle avec les loups, légende sur des Stark en ayant dompté, en ayant eu pour frères. Des vervoyants, des change-peaux. Parfois, je sens que les Anciens Dieux me parlent, je sens leur souffle sur ma nuque, quand je plonge mon regard dans celui d’un arbre-cœur et parfois, le sentiment de déjà vu né de mes songes est terrible, s’impose comme une vérité déjà connue. Pourtant, si demain je sortais nu du campement et allais trouver une meute de mes « frères », je serais probablement déchiqueté par la coterie. Et je serais bien incapable de prédire le temps qu’il fera demain, ni même si je serais encore en vie. Quand toi les flammes lèchent ta peau et te laissent intacte. Quand tu fais naître un dragon. Qu’es-tu réellement, Rhaenys de Peyredragon ? |



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 18 Jan - 21:25






Paege

An 0 Mois 10.


Je fis un signe de la tête au roi du Nord quand il m’indiqua qu’il ne me tiendrait pas rigueur pour la panne de réveil que j’avais eu. Je venais de lui indiquer, ce n’était pas digne d’une Reine, mais la nuit avait été particulière. J’en avais passé une grande partie dans un brasier de feu à tenir contre moi l’œuf du dragon bleu nuit jusqu’à ce qu’il sorte de sa coquille pour venir élire domicile autour de mon cou. J’avais été la première à croiser son regard et un lien entre nous s’était formé. J’étais sa grande sœur, sa protectrice. Puis il avait posé ses yeux bleu clair sur Meraxès, la reconnaissant également comme étant l’une des siennes et elle comme l’un des siens. Quand les flammes s’étaient totalement éteinte, je l’avais offert à la vue de tous, dragon triomphant, symbole d’un avenir que tous pensait impossible.

Je m’installais avec lui à table et commençais à me servir nourriture et eau. Le dragonneau regardait curieusement tout ce qui s’y trouvait, sans pour autant vouloir s’en approcher. Pour l’instant en tout cas. Cela faisait moins d’une demi-journée qu’il avait éclos et il était encore en pleine assimilation de ce nouveau monde qui s’offrait à lui. Lorsque le Roi me parle de lui comme étant mon enfant, je lâche un léger rire, et le rectifie. J’aurais un rôle de mère dans son apprentissage, mais seulement dans un premier temps. Je saurais bien plus longtemps sa sœur et son guide et je préférais qu’il soit des lors considéré comme mon Valonqar. Je répondais à la boutade de l’homme par une autre. J’appréciais cela entre nous. Nous nous comprenions et c’était plaisant. Je lui indiquais d’ailleurs qu’il pouvait sans problème me questionner. Tant que cela ne m’obligerait pas à révéler les secrets de mon royaume ou de mon peuple, je me ferais un plaisir de l’éclairer. Les yeux de Torrhen finirent par délaisser ceux d’Ebrion pour s’ancrer dans les miens. Je l’écoute et suis ses mouvements. Je laisse quelques silences s’installer, réfléchissant à la manière dont je pourrais lui expliquer tout cela. Je me levais et venais me placer devant le foyer. Délicatement je passais le bout de mes doigts sur mes flammes, les caressant sans les craindre. Ebrion se glissa sur mon épaule puis en me griffant légèrement descendit le long de mon bras pour venir à la rencontre des flammes. Je tournais ma paume vers le haut pour qu’il puisse s’y loger et la descendait le laissant quelques instants profiter de ce bain de feu, avant de le refaire revenir autour de mon cou Je suis Dragon. lui dis-je en regardant le feu, avant de me tourner vers lui. Ce n’est pas un tire, mais ma nature. Une flamme ne peut pas blesser ou brûler une flamme. Les dragons sont des êtres de feu. Nous adorons la chaleur et plus elle est extrême, plus nous nous sentons dans notre élément. Je ressens moins la morsure du froid car dans mes veines coulent un brasier. Je m’écartais du feu et revenais m’asseoir à table. Je n’ai pas d’écaille, ni de crocs aiguisés comme eux cependant. Je ne possède pas d’aile et mon apparence physique n’est pas la leur. Pour autant, je reste Dragon et nous nous reconnaissons les uns les autres. Ils sont ma famille. Pour autant, ce lien s’il est donné, n’est pas éternel. Si je le délaisse, si je ne me préoccupe plus de lui, il se sentira abandonné et répondra en conséquence. Vois cela comme le lien qui peut unir un grand frère avec un cadet bien plus jeune. Il va lui arriver de me détester, de me vouloir du mal, mais il m’écoutera quand même, il m’obéira. Pas parce qu’il m’appartient, mais parce qu’il aura confiance en moi. Je bus une gorgée d’eau, puis repris. Je suis la dernier Dragon sans aile marchant sur deux pieds à être vivante, à cause d’une imprudence. Je n’ai pas écouté ce que les Dieux m’ont murmuré dans mon sommeil et les miens ont disparu. Peut-être il y en a-t-il encore en Essos ? Je ne saurais te l’affirmer ni te l’infirmer. Beaucoup de légendes circulent sur la particularité de notre espère. Un jour, je te les conterais si tu veux. Certains naissent Dragon, comme Visenya Aegon et moi, et d’autres non. Je ne saurais t’expliquer pourquoi de manière très terre à terre. Nous sommes emprunts de magie. Elle fait partie de moi, et c’est elle qui me donne cet aspect si particulier. Cependant, même si elle est présente en Orys, ou encore en Lady Velaryon, elle l’est de manière moins importante, d’une manière qui fait d’eux non pas des Dragons, mais des demi-dragons.




Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 18 Jan - 21:59

La question valait son pesant de Loups d’or. Parce que les nordiens entretenaient une relation particulière avec la magie. Elle était sans doute plus acceptée sous certaines formes, car les Anciens Dieux agissaient sur nos vies, nous guidaient, nous protégeaient des tempêtes. Les prier était utile, mais nous n’avions ni temples ni clergé ; notre relation avec les divinités était bien plus ancrée dans la nature, dans l’environnement qui nous voyait nous développer. Mais cela ne voulait pas dire que nous acceptions toutes les manifestations du surnaturel. Les bêtes monstrueuses hantant notre histoire étaient traquées sans pitié, y compris les loups-garous, emblème de ma maison. Les zomans étaient laissés, abandonnés, jetés de village en village. Les vervoyants étaient de rares étrangetés, incomprises des hommes et rejetés en égale mesure. Nous ne comprenions pas le dessein des Dieux, mais nous avions sans arrêt des preuves de leur existence. Ils nous regardaient. Ils jugeaient nos actes. Je devais savoir, pour Rhaenys, parce que ce que j’avais vu la veille pouvait être délicat vis-à-vis des hommes, comme des autres dieux. Comment les miens percevraient les siens ? Comment mes hommes, le percevront ? Je devais anticiper. Je n’étais pas non plus certain d’être en paix, personnellement, avec ce à quoi j’avais assisté. J’en percevais toute les perspectives stratégiques. Tous les dangers. Bon. Peut être pas tous. Je ne connaissais pas assez les dragons. Mais j’avais conscience que tout pouvait changer.


J’observe le dragon qui se laisse couler contre sa maîtresse, contre ma future épouse. Si frêle. Si menue. Et pourtant si forte. Ce contraste ne manquera jamais de m’étonner, de me charmer, comme de réveiller quelque antique méfiance en mon for intérieur. Je la laisse s’expliquer ; elle le fait sans fard, sans réserve. J’accepte cela ; j’apprécie cette honnêteté qu’il y a entre nous. Elle m’explique ce lien qu’il y a entre elle et les reptiles fantastiques ; Je ne suis pas sûr de tout comprendre. Et je me demande ce que cette alchimie signifie vraiment. Lois naturelles, ou du divin ? Je m’accomoderai bien plus des voies de la nature que de la voix des dieux. Car il n’y en a d’autres que les miens. Les autres ne sont que fantoches qui se pourlèchent les babines ou s’indiffèrent des épreuves des mortels. Elle me montre encore une fois sa résistance à la chaleur. J'int’gre tout ce qu’elle me raconte.



| Et donc, notre progéniture aurait tes… Facultés ? |


Je me refusais à appeler cela « don ». Car il n’y avait don que ce que les Anciens Dieux nous donnaient pour nous battre contre les ténèbres, contre les horreurs d’au-delà du Mur. Je réfléchis. J’anticipe.


| Il faut que les hommes te voient rendre hommage à nos propres dieux. Ce que nous voulons bâtir ne laisse pas de place à la magie, qui, si elle est pervertie, permet aux vils de prendre et conserver le pouvoir. Nous devons prendre les devants. Tu dois montrer aux nordiens que tu parles et que tu écoutes les Anciens Dieux. Il ne faut pas qu’ils te prennent pour une sorcière d’outre-Détroit. Nous devons unir les hommes, pas les diviser sur leurs religions. Ce que tu as fait hier était très… Puissant. Mais c’était aussi dangereux. Notre futur domaine ne supportera pas le poids des différences entre religions, entre magie et commun. Nous devons gommer ces différences. Est-ce que tu comprends où je veux en venir ? Je vais aussi devoir t’initier à nos propres Dieux. Il faut que tu les connaisses. |

Je voulais dire qu’elle devait faire passer pour simplement naturelles ses facultés ; héritées d’une compréhension empirique des dragons, héritée de Valyria qui jadis les dompta. Elle devait aussi montrer qu’elle respectait nos Dieux. Qu’elle était l’une des nôtres.


| J’ai également rédigé un document, un parchemin parlant constitution. Ce que nous avons vu avec Tully m’a poussé à coucher cela sur papier. |


Je le sors de sous mes mailles, déplie le vélin pour le déplier devant elle.


| Cela te conviendrait-il ? |




Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 18 Jan - 22:55






Paege

An 0 Mois 10.


Je note le choix de mots du Roi et cela me désole. Ca ne me froisse pas, pas vraiment en fait. Il était face à l’inconnu et souvent le premier réflexe est de mordre, d’attaquer. Il était sans doute inquiet de ce que cela signifiait pour nos héritiers à venir. Ses craintes, je ne pouvais pas les apaiser. Car d’une part, je ne les partageais pas. Et d’autres part, parce qu’elles n’étaient pas miennes. Seule la volonté des Dieux en décidera. Ils peuvent les faire Dragon, ou Humain. Leur destin n’est pas entre mes mains. Mais je l’espère. Je l’espère car la pensée d’être le dernier Dragon sans aile me terrifie. lui avouais-je sans détour, sans honte. Je ne pouvais être dernière Targaryenne. Je ne pouvais laisser ma maison disparaitre, ni même cet héritage que je chérissais tant. Ebrion senti mon changement d’humeur et s’agita autour de mon cou. Je posais ma main sur lui et lui souffler doucement quelques mots d’apaisement en valyria. Il mordilla légèrement mon doigt, par affection et non pas défiance ou colère, puis s’entortilla de nouveau jusqu’à ressembler à un collier qui se soulevait légèrement à ses inspirations et expirations.

Torrhen n’était pas à l’aise. Je m’en rendais bien compte, mais je n’y pouvais rien. J’étais ce que j’étais et il n’y avait rien qui pouvait le changer. Je ne le voulais pas d’ailleurs. Ses rites et croyances étaient différents des miens et il y voyait surement un choc de culture, un problème peut être même. Je ne lui en voulais pas, mais j’attendais de lui la même compréhension que j’accordais aux anciens dieux. Je m’étais renseigné sur eux, et j’avais appris à les connaitre. En Westeros, les religions semblaient s’opposaient. Ce n’était pas mon cas. Je les accueillais tous, sans en renier une seule. Elles se complétaient parfaitement et se retrouvaient sur bien des points. Les dieux n’avaient jamais demandé à être ainsi mis en concurrence. C’était le produit des hommes et c’était… Stupide, oui c’était stupide. Comment renier les dieux valyriens alors qu’ils m’avaient fait dragon, et me parlaient ? Comment renier les sept que j’avais appris à prier et qui guidaient également mes pas ? Non je m’y refusais. Je respecte tes croyances depuis que mes pieds ont foulé ton royaume. Je n’ai encore toute la connaissance qui est tienne mais j’ai appris à les connaitre Torrhen. Je reconnais leur existence, leur importance pour les tiens et ta personne. Et ils sauront être aussi importants pour moi. Je laissais passer un silence et ajoutais Cependant je ne renierais pas mon héritage, mon éducation, mes croyances. Je suis profondément convaincu qu’ils peuvent tous nous guider et veiller sur nous. Nous pouvons tous les vénérer sans pour autant en exclure. Je suis une enfant des Dieux Valyriens, leur élu. Ils s’adressent à moi. Une fois je n’ai pas pris garde de leurs avertissements et j’ai perdu mes aînés. Je ne reproduirai pas cette erreur. Ils font partie de moi. Tout comme les sept font partis de mon héritage. Je ne renierais aucun d’entre eux. Et il reste la place nécessaire dans mon âme et mon cœur pour les anciens Dieux. Je suis profondément persuadée que nous sommes leurs enfants. Ils guident nos pas et si nous sommes victorieux c’est parce qu’ils le désirent, tous, et peu importe le nom qu’ils peuvent porter. J’étais encore une fois sincère et entière. Je ne saurais être autrement. Il était honnête, et je l’étais aussi.

Il me tendit un document qu’il avait amené avec lui et je me penchais dessus pour le lire. Je pris le temps de parcourir plusieurs fois, décortiquant ce qui avait été couché sur parchemin. Je n’étais pas la plus expérimentée dans le domaine, et il me faudrait le soumettre à Baâl avant d’y apposer ma sigjature. Cela me parait bien. Pour l’heure, c’est on ne peut plus convenable, mais je le soumettrais lorsqu’il sera fini à Ser Forel. J’aimerais que nous ajoutions un point, qui est essentiel pour moi. Je veux que cette constitution pose la protection et le respect des Dragons. Ils font partis de ma personne et ne saurais accepter qu’on puisse leur faire du mal, peu importe les royaumes concernés.





Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 18 Jan - 23:14


Je constate presque immédiatement que mes mots touchent Rhaenys. Je sais que cela la heurte, mais je n’avais tout simplement pas d’autres mots pour penser à cette éventualité. Faculté, c’était ce que je pensais le plus approprié, même si cela ne rendait pas justice à la stupéfaction que j’avais ressentie en assistant au phénomène d’hier soir. La jeune femme me dit qu’il n’y a rien de sûr là dedans. Elle fait toutefois la distinction entre dragon et humaine, se considérant véritablement comme le premier des deux. Elle avilit le sang de sa lignée avec un humain ; même si ce sacrifice ne semble pas lui porter atteinte, il n’empêche que je sais depuis un moment qu’elle eut préféré s’unir avec l’un des siens, qu’avec un étranger qui ne partageait rien de son univers, hormis la souffrance et la mort. Je comprenais toutefois sa crainte. Je partageais la même ; serais-je le dernier véritable Loup que cela hanterait mes nuits. La crainte de voir ma fille subir les affres de son envoi dans un autre pays, et mes fils mourir du fait de mes choix, était terrible à supporter, pour moi.


| Je peux comprendre et je partage tes inquiétudes. Ne t’en fais pas. Si tout se passe bien, tu ne seras pas la dernière de ton sang, même si j’ai bien peur que le sang des loups soit puissant, lui aussi. |


Nous enfantions des bruns depuis la nuit des temps, des hommes frêles dans leur jeunesse, qui finissaient par devenir larges d’épaules, grands pour la plupart. Nous avions su préserver notre lignée au fil du temps, du risque de l’absence d’héritiers. Tous les moyens étaient bons pour cela, dans l’Histoire, on en oubliait les horreurs qui avaient permis, à l’occasion, d’assurer cette pérennité. La jeune femme m’assure de son respect pour nos vieilles croyances nordiennes. Mais elle ne les sentait pas. Pas encore. Cela ne pouvait qu’avoir lieu sous le regard d’arbres-cœurs, je le savais bien. Il fallait que je lui montre, que je lui fasse comprendre. Sans cela, elle ne saisirait jamais vraiment à quoi ni à qui elle allait s’unir. J’espérais que cela lui fasse la même impression que ce que j’avais vu hier soir, mais cela n’avait rien d’aussi spectaculaire ; ni débauche de flammes, ni grands brasiers ardents. Je hoche la tête.


| Je te respecte pour cette ouverture. Je puis apprendre à connaître les tiens, à les respecter. Ne me demande pourtant pas de les aimer ; la sève de mes dieux coule dans mes veines, depuis le tout premier des Stark, qui fut choisi par eux pour nous protéger des Autres. Les Stark sont indissociables des Anciens Dieux. Les miens n’ont pas le pouvoir d’éveiller de si grandes créatures que les dragons. Mais ils donnent des visions sur l’avenir, sur le passé, sur la seule vérité qui existe. Ils nous protègent. Ils ont béni ce Mur qui nous garde du plus grand des périls. Tu n’en as pas conscience car tu ne l’as pas vu. Le Mur. C’est quelque chose de formidable, la plus grande construction des Hommes. Ils m’ont déjà parlé, aussi. J’en suis certain. Ils m’ont guidé. C’est leur voix que j’entendais dans ma tête, quand cette flèche sauvageonne faillit me prendre la vie, il y a quelques mois. Oeuvrons ensemble. Oeuvrons pour nos Dieux. Je ne te demande pas de renoncer aux tiens ; mais je te demande de faire en sorte que dans le cœur de nos hommes il n’y ait nul doute que tu crois à la même chose qu’eux, même si tes propres rites leur paraissent étrangers. |


La jeune femme se saisit de mon papier et commence à le lire. Cela prend un moment, moment pendant lequel je la regarde. Si jeune. Tant de poids déjà sur ses épaules. Elle me rappelle, parfois, ce jeune homme idéaliste que j’étais quand j’eus accédé au trône. Mais non. Je n’avais que quinze ans à l’époque. Et j’étais bien plus mauvais que ce qu’on pourrait imaginer aujourd’hui. Je hoche la tête à sa requête.


| Cela me semble acceptable. Peut-être chacun des signataires pourrait-il s’engager à tenir en état un endroit en ses domaines réservé à tes… Collatéraux ? |


Je la regarde, un peu plus intensément que précedemment.


| Si nous arrivons à nous assurer la position ferme et définitive du Tully, plus nos autres alliés et soutiens, nous pourrons nous déclarer. Lors de notre union. Veux-tu m’épouser ici, sur cette terre de première conquête commune, ou poursuivons-nous notre route ? J’ai déjà préparé à l’avance ce dont nous avions besoin. |


J’étais avant tout un planificateur. Je savais trouver les bons outils et les vouer aux bons ouvrages, tout comme trouver les bonnes personnes pour les accomplir. Je savais organiser. Mais il y avait des choses qui ne se décidaient, qui ne se faisaient qu’à deux.




Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Sam 28 Jan - 23:01






Paege

An 0 Mois 10.


J’adresse un léger sourire au Roi lorsqu’il m’indique que, si le sang du Dragon est fort en moi, le Loup l’est tout autant en lui. De cette fusion naîtra nos enfants. Cela pourrait m’indiquer, mais ce n’était pourtant pas le cas. Je savais que les Dieux veillaient sur moi. Ils ne m’auraient donné Ebrion sans cela. Les Targaryens ne sera pas une maison éteinte, jamais, et je ne serais pas éternellement sa dernière représentante. Gageons nous alors que notre descendance sera forte. J’étais sincère. J’étais convaincue que nos différences, et les héritages que nous portons ne seraient pas un fardeau, bien au contraire.

Il en était de même avec les Dieux en lesquels nous pouvions croire l’un l’autre. Je respectais les cultes de Torrhen et j’étais prête à m’y intéressée. J’avais profité de mon voyage dans le Nord pour me renseigner sur eux, et apprendre doucement à les connaitre. Je ne pouvais pas tous les nommer, ni même indiquer quelles étaient leurs prérogatives mais cela viendra avec le temps. Je ne pouvais m’y consacrer pleinement alors que nous avions une guerre à mener. Les dieux n’ont que faire d’être aimés. Cela les indiffère. Le respect, voilà ce que nous leur devons et ce qu’ils exigent. Lui assurais-je avant d’ajouter. J’aimerais le voir. J’aimerai voir le Mur, de la terre, mais aussi du ciel. Me le permettras-tu ? lui demandais-je. S’il n’était pas d’accord alors j’y renoncerais même si j’en avais grandement envie. J’avais toujours rêvé de voyage, d’évasions. J’aimais découvrir de choses nouvelles, de nouveaux paysages, de nouvelles contrées. La guerre me poussait à rester à terre, alors que je désirais tant m’envoler sans réelle destination, pour le simple plaisir de le faire. Je ne mentirais pas Torrhen. Je ne tromperais pas non plus. Je ne suis pas ainsi, et je me refuse à le devenir. Je respecterais tes croyances et tes coutumes. Je continuerais à les apprendre, et à les faire mienne. Mais je ne prétendrais pas ce que je ne pense pas. Je m’y refusais et il n’y avait nullement débat sur ce point. C’était une limite que je ne franchirais pas. J’étais prête à bien des choses, mais pas à renier totalement celle que j’étais, et encore moins cette idéale que j’incarnais. Je ne serais pas hypocrite. Ni hier. Ni maintenant. Ni demain.

Je récupère le morceau de papier que l’homme me tend et le lis avec attention. Je prends le temps qu’il faut pour cela, sans me précipiter. Ce n’était pas un sujet sur lequel on pouvait se permettre une lecture en diagonale. Les mots me parlent c’est indéniable et ils me semblent être en accord avec ce que nous voulions. Baâl et mon conseil retreint devront aussi y adhérer et le lire avant que je ne le signe. Ils étaient de bons conseils et j’avais confiance en eux. S’il y avait des failles, des sujets à controverses, ils les trouveraient. Plus âgés que moi, plus expérimentés également, ils étaient bien mieux placés que moi sur ce point et je le reconnaissais. C’était une faiblesse que j’avais, mais je que comblais grâce à eux, le temps d’être capable de l’effacer totalement. J’avais encore tant à apprendre sur mon rôle de Reine et mes devoirs, tant de choses… Parfois j’avais l’impression de ne pas en voir le bout. Heureusement j’étais bien entourée et ils me portaient quand j’en avais besoin. Sans eux, je ne serais qu’une petite reine de pacotille. Je propose en attendant une clause qui n’est pas négociable à mes yeux et qu’accepte le Roi du Nord. Ce serait en effet une bonne chose. Je dirais plusieurs mêmes. Ainsi, il ne sera jamais possible de prévoir où ils sommeilleront exactement et donc de leur porter préjudices. Et ils pourront aller à leur guise d’un endroit à un autre. Je préférais être trop prudente que pas assez. Il n’y avait qu’à Peyredragon qu’ils seraient en sécurité totalement. Pour autant, je ne laisserais pas Meraxès et Ebrion derrière moi si je devais voyager. Ce n’était pas envisageable. Nous sommes chacun une partie de l’autre et une chevaucheuse ne saurait se passer de son dragon. Je pense qu’il serait plus sage de nous marier ici… Dans un premier temps tout du moins. Dès que nous le pourrons, nous célèbrerons notre union à Peyredragon. Je ne saurais priver mon royaume d’un tel évènement. Et nous en ferons de même sur tes terres. Informons notre peuple que la guerre nous empêche de le faire dès à présent, mais que c’est là notre volonté. Il est important qu’ils sachent que nous n’oublions pas nos terres, nos rites, nos coutumes. Lui affirmais-je avec conviction, avant de lui dire. Ce dont nous aurions besoin ? Tu m’intrigues Torrhen. Je n’ai rien préparé pour ma part, et il nous faudra attendre plusieurs jours que ma Servante puisse me confectionner quelques tenues. Je ne voyage pas en temps de guerre avec une robe de noce. lui dis-je en rigolant.




Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Sam 28 Jan - 23:38

La jeune femme me sourit alors que je lui dis que le sang du dragon est fort en elle. Avant la veille au soir, je n’aurais sans doute su dire combien. Mais maintenant… Cela s’imposait à moi comme l’évidence. Elle ETAIT le sang du dragon, au sens véritable. C’était incroyable comment certains mots prenaient tout leur sens après coup. J’étais le Loup, oui, c’était bien commode. Mais on ne pouvait le savoir que si on se retrouvait dans le rôle de ma proie. Lorsque ma Meute encercle l’ennemi, la cerne de ses aboiements, de ses jappements, et hurle avant la curée finale. C’était exactement la même chose pour Rhaenys. Elle n’était pas comme nous autres, nordiens. Cheveux d’un blanc si pur qu’il en était presque virginal, inédit au sein de l’Humanité, et elle avait les yeux d’un violet si clair et si pur lui aussi, que sous ces deux aspects elle n’était absolument pas semblable au commun des mortels, physiquement parlant. Elle évoque notre descendance. Cette perspective est louée pour ce qu’elle est ; la continuité de nos liens, la consécration de notre alliance. Rhaenys et moi devons en passer par là pour donner corps à nos projets. Pas pour construire un héritage en soi, mais pour donner de la solidité aux liens qui unissaient nos royaumes. Une nouvelle génération de loups. Aux yeux violets, peut être, et au pelage blanc. Quel drôle d’assemblage, au regard des Dieux. Mais les choses étaient sans cesse amenées à évoluer.


Je secouais la tête aux paroles de ma future reine. Il y avait une nuance importante.



| Le véritable dévouement vient de l’amour. Plus que de la parole, encore, et les Dieux savent qu’elle est importante chez nous autres, Stark. Tu dois déjà le savoir. Tes hommes t’aiment déjà. Comme leur mère. Comme leur sœur, qu’ils protègent et qu’ils révèrent. C’est un puissant atout politique. Une bénédiction, mais aussi une malédiction pour les chefs qui vivent parmi ceux qu’ils font tuer. |


C’était pareil au sein de mes troupes, où j’avais trouvé bien plus de récompenses qu’au sein de ma propre famille. Combien de mes hommes jadis, me considéraient comme un frère d’armes, compagnon de combat ? Aujourd’hui, l’âge et la distance faisaient que j’étais plus leur père que leur frère, mais la loyauté n’en était que plus forte. Un frère fait parfois naître la rivalité. Le père impose le respect, la marche à suivre. Je hoche la tête.


| Ma future s’engage à être mon égale, ma partenaire. Sa défense t’incombera autant qu’à moi. Quand la paix reviendra au sud, tu pourras le survoler et le visiter autant que tu veux. Mais je te préviens ; c’est le lieu le plus austère qu’y soit, car si au-delà il n’y a nul espoir, il n’y en a guère plus à le tenir. Mais les Stark le font… A La-Mort-Aux-Loups, je me suis presque fait tuer pour combattre les ennemis de mes cousins de la Garde. |


Responsabilité éternelle, qui pourtant, échappait de plus en plus aux jeunes générations. Mon père disait que son propre grand-père tenait une garnison de mille hommes de Winterfell en sus de six mille âmes pour défendre le Mur. Aujourd’hui, ils étaient moitié moins nombreux. Rhaenys promit de respecter mes croyances, les apprendrait. Mais elle ne prétendrait pas. Je lui faisais alors une promesse.


| Alors il m’appartient de te faire croire. | conclais-je simplement, sur le ton de l’évidence.


La jeune Reine convint de mon idée concernant ses reptiles, et ceux, qui, prochainement, formeront notre descendance. Drôle d’idée. Moi qui m’était déjà à peine fait à l’idée d’avoir la mienne, presque vingt ans après. Paradoxalement, je me sentais parfois si jeune que l’idée d’avoir des enfants et un héritage à transmettre m’était risible, alors qu’à d’autres moments je me sentais si las et si vieux, que je ne pensais pas voir encore plus d’un ou deux hivers. Une vie bien remplie. Voilà ce qui caractérisait les règnes qui en valaient la peine, d’après le paternel. La Reine convint de nous unir ici. Herpivoie disposait encore d’un sanctuaire, dans la cour du castel, dominant les flots du fleuve. Je méditais un instant, avant d’en convenir.


| Ici, alors. Mais vite. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps. Quand les Hoare auront appris de leurs erreurs et que nous aurons joué nos atouts, ils recomposeront leurs forces. Nous devrons progresser rapidement, avant que l’Hiver ne vienne pour de bon. |


Parce que Lord Herpivoie avait reçu le corbeau blanc, synonyme d’hiver. L’automne était sur nous. Les pluies, les vents, les crues de fleuve. Nous devions progresser pendant que ce serait possible. Je souris aux paroles suivantes de ma promise.


| Je l’ai faite faire sur la route depuis Blancport, par des tisserands de la division du Sud-Est, qui travaillent les meilleurs étoffes que le Nord voit transiter via son principal port de commerce. Je suis quelqu’un de prévoyant. Et j’avais quelques idées, même si je ne sais pas dessiner, d’autres savent le faire pour moi. J’ai aussi ce qu’il faudra, point de vue nordien, pour rehausser plus encore tes attraits. Si tel est ton souhait, nous pouvons nous marier dans la semaine. Et je pourrais tenir toutes mes promesses. |


La cérémonie. Les noces. La Première Nuit. La guerre. Le futur.



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Lun 20 Fév - 21:28






Paege

An 0 Mois 10.


Je réfléchissais un instant à ce qu’avançait le roi du Nord. Puis j’acquiesçais d’un léger signe de tête. A mon sens, le respect était la base de tout. Mais il n’avait clairement pas tort en indiquant que l’amour pouvait soulever les foules, et les animer. Il me faudrait y penser plus longuement. Mais plus tard.

Je fis un sourire sincère quand Torrhen m’indiqua qu’il me serait possible, plus tard, de voir le mur et de le survoler. Je l’avoue, cela me rendait très heureuse. J’avais toujours rêvé de voyager, et de découverte. Et le Mur était l’un des endroits que je rêvais de voir. Et comme il venait de le souligner, cela fera partie de mes prérogatives de le défendre. Et pour se faire, j’avais besoin de le connaitre, et de connaitre les gens qui lui avait voué sa vie. Je balayais d’un léger geste de la main ses mise en garde et lui répondais L’austérité ne me pose aucun problème. Je suis chevaucheuse de dragon. J’ai déjà parcouru de nombreux lieux en des temps très courts. J’ai déjà dormi plus d’une fois à même le sol, et sans bénéficier de tout ce confort qui nous entoure. Non, cela ne sera pas un problème. Et pour ce qui est de l’espoir, je ne suis pas d’accord avec toi. Au contraire, le mur est un espoir. Il protège Westeros depuis toujours, et doit continuer à le faire. Il nous apporte la sécurité, et sans lui nous n’aurions pas d’avenir. Et j’étais assez érudit pour le savoir. J’avais lu de nombreuses livres à ce sujet. Mon mestre m’avait souvent indiqué qu’ils n’étaient pas tous fiables et je voulais bien le croire. Cependant il y a des choses qui ne peuvent s’inventer. De ça j’en étais certaine. Le mur avait été construit dans le but de protéger Westeros. CA, je ne l’oubliais et ne l’oublierai pas.

Je lui répondis par un léger signe de tête quand il conclut le sujet des Dieux. J’avais été sincère une fois de plus avec lui et il me comprenait en retour.

Nous évoquâmes mes magnifiques dragons et leur sécurité. J’étais assez touchée que Torrhen puisse lui aussi se préoccuper d’eux. Il ne possédait aucune affinité avec eux, mais comprenant que cela était important pour moi, il s’en souciait, me proposait des solutions. Ils seront l’héritage de nos enfants à venir, un héritage conséquent et rempli de responsabilité. Je me savais apte à le transmettre, mais sans le soutien du Roi du Nord, cela aurait bien difficile.

J’acceptais évidement que nous nous marions ici. Il était temps que nous consolidions un peu plus notre alliance et que nous dévoilions à tous les intentions qui sont les nôtres. Nous ne sommes pas notre ennemi. Nous ne sommes pas traitres. Nous ne sommes pas fourbes. Alors nous ferons ainsi. lui dis-je sur un ton déterminé. De toute manière, nous avions déjà accepté l’idée de nous épouser l’un l’autre et nous étions arrivés à un terrain d’entente depuis plusieurs semaines maintenant. Je fus cependant étonnée qu’il veuille s’en occuper intégralement. De manière générale, c’était là quelque chose que l’on attribuait facilement à la gente féminine. Je l’avoue, cela était plutôt plaisant, car révélateur d’une grande implication de sa part. Il me tarde alors de la découvrir, soit en certain. Je ne saurais cependant te rendre la pareille. Pour l’instant en tout cas. Soit certain que je saurais t’épater sur ce point moi aussi lorsque cela venu le moment de nous prendre pour époux et épouse sur mes terres. Je m’approchais de lui et déposais un léger baiser sur sa joue, tout en posant ma main sur Ebrion pour ne pas qu’il soit tenté par quoi que ce soit concernant l’homme. Et je saurais te les rappeler, tes promesses, soit en certain. lui répondis-je malicieusement avant de m’éloigner pour aller me servir une coupe d’eau et l’avaler doucement. Je me dirigeais ensuite devant le foyer de feu, et m’asseyais sur l’une des couvertures qui se trouvait à proximité. J’écartais les jambes et les posais à terre de telle manière à former un espace avec, un espace clos dans lequel je posais le jeune dragon. Mes pieds se trouvaient, pour leur part, dans les flammes, qui les léchaient sans les blesser.






Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Ven 24 Fév - 13:19

Tenir ses promesses dans un monde de fureur, d’acier et de dragons. Cela n’avait rien de facile, rien même, de toujours volontaire. On faisait des choix que l’on pouvait regretter. Ma vie en était pavée, de ces mauvaises décisions. J’avais toutefois aujourd’hui l’impression que ma route, que le chemin que j’empruntais, n’avait jamais été aussi clair, aussi limpide. Il se déroulait devant mes yeux, et plutôt que d’anticiper comme toujours, de calculer, de préparer, j’agissais directement. Forcément, j’avais parfois dû composer au fur et à mesure. Ca n’avait rien d’agréable, quand on était surpris par quelque chose qui se mettait en travers de notre route. Mais avec Rhaenys, on composait comme on pouvait, jouant notre partition avec les éléments à notre disposition. Sa magie, sa manière d’appeler jusqu’à elle d’anciennes et terribles puissances était peut être un élément que je n’avais pas inclu dans ma stratégie de prime abord.


Pour le moment, Rhaenys est en train de prévoir, de planifier, un peu de bonheur, de joie et de découverte dans un futur autrement bien sombre. Visiter le Mur. Disposition grandiose mais terriblement froide aussi, glacée. Pas seulement au niveau des températures, mais également humainement. Au delà du Mur, il n’y a que la mort, et pas seulement celle de l’Homme, celle de la civilisation toute entière. J’avais déjà pensé à le rejoindre. Après la mort de ma femme. Je m’étais dit plusieurs fois que j’en avais assez. La seule chose qui m’avait retenu, c’était le fait que mon héritier était trop jeune, qu’il n’était pas prêt. Autrement, j’aurais volontiers tourné le dos à tout ce monde. J’aimais le pouvoir,j’appréciais mes responsabilités. Mais parfois, tout autour de soi semblait partir en vrille. Je souris doucement à Rhaenys, quand elle parle de son endurance.



| Je n’ai aucun doute sur ta capacité à encaisser les plus difficiles conditions de voyage, crois-moi. Même si tu n’en as pas vraiment l’air, j’ai déjà pu constater que tu étais une tête brûlée et une dure à cuire. Mais oui, tu as raison. Le Mur nous protège, c’est le symbole de la seule véritable guerre qui compte. |


Il n’y avait rien d’autre à dire sur le sujet. Si demain je devais choisir entre la poursuite de mes aspirations sudiennes ou une invasion de sauvageons, je remballerai mes cliques et mes claques et foncerais droit vers le Nord, le véritable Nord, et j’y combattrais les plus vils ennemis jusqu’à la mort si besoin. Je ne lâcherais jamais rien sur ce sujet ; tenir le Mur était à la base du pouvoir des Stark, une nécessité pour le monde entier. Rien d’autre ne comptait en comparaison. Nous concluons également le sujet du mariage, alors qu’elle m’embrasse sur la joue et caresse son dragon. J’ai un léger sourire, fugace, de connivence.


| Soit, comptons donc sur ta mémoire, beaucoup plus fraîche que la mienne. |


Je fronçais les sourcils alors que la belle passait ses pieds au feu, sans en ressentir ni gêne ni douleur, et sans que ça ne sente le brûlé de quelque manière que ce soit. Je ne m’approche pas. Je regarde. Me demandant encore une fois quel prodige j’ai sous les yeux. Je l’écoute me questionner à propos de Jon, et elle-même me fait part de sa décision pour Orys. Sa proximité avec lui, mais aussi tout ce fossé qui s’est creusé entre eux. Mon regard s’appesantit.





Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mar 28 Fév - 20:18






Paege

An 0 Mois 10.


Je désirais être jugée pour ce que j’étais, être aimée et détestée en conséquence. Je me fichais bien des masques et fourberies. Je n’en voulais pas. Chaque personne s’adressant à moi devait être conscience de qui j’étais, réellement, quelle Reine et quelle Dragon j’étais. Torrhen le savait. Il me connaissait chaque fois d’avantage. Et je me réjouissais qu’il n’ait aucune illusion bonne ou mauvaise me concernant. Il savait m’apprécier telle que j’étais. Si j’avais besoin de mes Dragons et ne pouvais supporter une solitude trop importante, je me fichais complètement de l’aspect matériel de ma vie. J’appréciais le confort dû à mon rang oui. Ce serait un mensonge de dire le contraire. Pour autant je pouvais m’en passer sans le moindre problème. Je n’avais pas peur de l’austérité, peu importe la forme qu’elle pouvait prendre. Aller au mur et me confronter à la rudesse qu’il impliquait ne me posait aucun souci. Et s’il l’avait spécifié, le Roi ne l’avait fait que pour la forme. Il me le confirma aussitôt d’ailleurs. Je lui fis un signe affirmatif de la tête et n’ajoutais rien de plus. Il n’y avait rien d’autre à dire sur le sujet après tout et il semblait penser la même chose que moi.

Je lâchais un rire à sa réponse, espiègle. Je n’ai jamais besoin de me forcer avec le nordiste. Il arrive souvent à me faire sourire et rire aux éclats… Et en ces temps de guerres incertains, j’en avais réellement besoin. C’était une bouffée d’air frais, quelque chose qui me permettait de tenir avec mes balades sur le dos de ma dragonne Meraxès. Je ne pouvais me passer de cela. J’avais laissé de côté mes arts que j’affectionnais tant, pour devenir la Reine digne de gouverner mon peuple, l’Impératrice digne de gouverner TOUS les peuples. J’avais consenti tant de sacrifices, comme se le devait un grand dirigeant. C’était là quelque chose que mon père m’avait appris, ainsi qu’Aegon et Visenya. Je ne pouvais passer mon temps à dessiner, chanter, jouer, m’évader en laissant mes affaires d’état de côté. Je ne m’autorisais que peu de temps de repos, et uniquement parce que je le devais. Il restait encore tant de choses à faire, tant de décisions à prendre. Et si peu de temps pour le faire. Les journées sont trop courtes, indéniablement.

Je m’installais devant le feu et laisser mes pieds se salirent en entrant au contact des cendres. Je formais un « espace » avec mes jambes et mon corps et y posait Ebrion. Il ne pouvait définitivement rester accrocher à mon cou. Il en fit plusieurs fois le tour, puis vit, alors que je finissais de parler à Torrhen, quelque chose à poursuivre… Sa queue. Il bondissait, en essayant de l’attraper… En vain. Je souriais, mais ce sourire se fana quand le roi du nord me répondit. Je me fis plus sérieuse et relevais les yeux vers lui. Il s’était rapproché de nous, et se trouvait très près. Je lui fis signe de s’asseoir sur le sol s’il le désirait et lui dit, après un léger silence. Ebrion attrapa sa queue mais lâcha un léger petit cri de surprise quand il eut mal en sentant ses dents serrer cette partie de son anatomie. Il me regardait comme pour m’interroger sur cette étrangeté et je lâchais un nouveau rire. Il m’avait pas encore conscience de son corps c’était assez drôle, même si cela lui passera très vite. Peux-tu me donner une assiette, un morceau de viande et un couteau s’il te plait ?



Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mar 28 Fév - 22:10

Ma future femme était là, devant moi. Elle profitait du nouveau venu dans la fratrie élargie qui était la sienne, qui comportait mythes et dragons en égale mesure des plus vieilles familles de Westeros. Je ne savais pas où tout cela allait nous mener mais qu’importe ; la machine était lancée et il n’y avait plus d’autre moyen de l’arrêter que dans la mort. Perspective peu réjouissante je vous le concède. Alors, autant pousser vers l’avant, encore et encore. Cela n’allait pas être les rires qui allaient nous pousser vers notre objectif. Ni l’amour, ni la camaraderie, ni l’honneur. Rien de tout ça. Ce qui allait nous pousser vers l’avant, ce serait notre détermination… Qui, par contre, pouvait se nourrir des autres éléments déjà cités. C’était à nous de construire l’avenir, maintenant. Notre responsabilité. Et plus que ça, notre idéal. Rhaenys n’y avait pas été préparée, et c’était autant une bénédiction qu’un désavantage. Je savais qu’elle serait source d’un renouveau pour Westeros, et pas seulement. A moi de la maintenir sur les rails… Et j’abordais frontalement, sans détour, la problématique de son frère. Elle commençait enfin, après l’avoir longtemps défendu, à le juger avec plus de sévérité, pas tant sur sa collusion née de la diplomatie avec Dorne, que de son incapacité à peser réellement sur les événements.





Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mar 28 Fév - 23:14

Rp perdu... J'ai édité à la place de poster à la suite... LE GROS BOULET.



Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 


Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Mer 8 Mar - 22:14, édité 3 fois
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 1 Mar - 0:06




Mon fils allait devoir gérer ses propres défis, maintenant que j’acceptais les miens, inédits pour un homme né dans le Nord. Inédits pour lui aussi, car ce que je mettais en place avec Rhaenys ne ressemblait à rien d’autre en Westeros, ni même dans le monde d’ailleurs. Je savais que ma future femme aussi allait faire face à des problématiques nouvelles. C’était notre rêve commun qui désormais, passerait par cela. A nous de trouver les ressorts d’une pleine et entière coopération, féconde à tous points de vue. Je regarde Rhaenys après être allé à nouveau m’asseoir, tandis qu’elle découpait la viande pour son dragon. C’est aussi inédit pour moi que pour le « nouveau-n é » qu’elle protègeait, qui la regardait sans trop savoir quoi faire non plus. Sans quitter des yeux la créature, la peyredragonienne m’expliqua le lien qui l’unissait avec sa bête. Mère, sœur, cible. C’était compliqué. Mais pas si différent de la paternalité dans une famille nordienne, somme toute. Valonqar. J’avais déjà appris ce mot. Je relevais mon regard vers la jeune femme.


| Tu es sa protectrice. Mais qu’est ce qui nous protège d’eux ? J’ai vu Meraxès, comment elle est avec moi, avec les autres. Nous sommes des proies. Je sais que des hommes braves et intrépides ont jadis su tuer des dragons. Mais si demain tu mourrais à la guerre et moi aussi, que deviendraient les survivants de ta race ? Et surtout, tu parles de nouvelle sœur. A quel point ta fratrie est-elle susceptible de s’étendre ? Nous devons nous organiser dès maintenant, si nous voulons que Westeros soit capable d’accueillir plusieurs dragons. |



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 8 Mar - 22:13






Paege

An 0 Mois 10.




Torrhen m’interroge sur mes dragons et le lien que je partage avec lui. C’était difficile à exprimer avec des mots, mais il m’avait comprise. Je lâchais un léger rire à sa première question. Mon autorité naturelle et notre appartenance à une même espèce. Tu as déjà vu mon corps. Tu sais que je ne suis pas dénuée de marques de crocs ou de griffes. Souvent cela a été provoqué par maladresse et de manière inconsciente. Mais pas toutes. Les plus profondes m’ont été volontairement infligées. Je dénouais légèrement le nœud autour de ma taille et fit glisser ma tunique sur mes bras. Je relevais mes cheveux et lui indiquais une marque haute perchée sur mon dos, juste en dessous de mon cou : trois lacérations. J’étais petite quand Ballerion m’a griffé. Je devais avoir quoi ? Six ans, sept au plus. Et il aurait pu me broyer entre ses griffes s’il l’avait voulu. Mon père m’avait indiqué de ne jamais aller embêter un dragon, qu’ils ne sont pas des animaux domestiques, ni des poupées et je lui ai désobéis. Un soir, je me suis glissée hors de ma chambre, en sautant de mon balcon jusqu’à l’arbre en face, -arbre qu’à fait couper ensuite mon père -. J’ai arpenté les vieux passages du château que j’avais appris par cœur. Je me suis retrouvée dans l’antre du Dragon noir. Il a ouvert un œil quand je suis arrivée près de lui, mais l’a refermé. Nous appartenons à la même espèce après tout. Dans ma sottise, je me suis mise à l’embêter, pour jouer avec lui. Il a été patient, et m’a laissé faire une demi- heure. Puis il en a eu assez. Il m’a donné trois avertissements, mais je n’y ai pas fait attention. Et ensuite il m’a puni, en me griffant. Il aurait pu me tuer. Mais il n’en a rien fait. Il m’a simplement puni puis il s’est levé et est sorti de sa tanière. Il a fait un vacarme pas possible pour réveiller mon père, qu’il a conduit jusqu’à moi. Ballerion ne voulait pas ma mort, mais me donner une leçon, une leçon gravée dans ma chair. Et c’est moi que mon Père a puni, moi qui suis allée présenter des excuses au dragon noir. Car j’étais la seule fautive. Je réajustais ma tenue et la renouais correctement. Je tournais mon bras gauche, paume vers le ciel et lui montrais deux points cicatrisés. Je dois cela à Meraxès. Elle avait détruit une maison, parce qu’elle était en colère. Je l’ai réprimandé et elle m’a mordu. Mais j’ai tenu bon. J’ai continué à la réprimander, ignorant la douleur. Et quand mon sang a coulé dans sa gorge, elle m’a aussitôt lâché. Et là encore, je ne me suis pas arrêtée. Je lui ai fait comprendre qu’elle ne pouvait pas agir ainsi, et encore moins me mordre moi, sa grande sœur. On ne peut pas se montre faible ou hésitant avec un dragon. Je ne l’ai pas été. J’ai gagné son respect, en plus de son amour. Et elle ne m’a plus jamais mordu avec l’intention de me faire mal, réellement mal. Je caressais les écailles de Ebrion qui avait fini de manger la viande qu’on venait de lui donner. Il me regardait avec envie, m’en réclamant plus. J’en récupérais d’autres morceaux dans l’assiette et lui donner à manger, dans le creux de ma paume. Si demain je mourrais à la guerre, ils resteront ce qu’ils sont actuellement : de magnifiques créatures libres et indomptables. Je ne les maîtrise pas Torrhen. Ils m’accompagnent, me soutiennent et j’en fais de même. Mais en aucun cas je ne les contrôle. Si Meraxès ne voulait pas combattre à mes côtés, elle ne le ferait pas. J’ai gagné sa confiance, son respect, son amour. Si je venais à disparaitre, elle regagnerait surement Peyredragon et y vivrait sans avoir d’interaction avec les humains. Elle n’a pas besoin de moi pour survivre. Elle est la Reine du Ciel après tout. Et il serait imprudent pour les humains de l’oublier. Je ne l’avais pas quitté des yeux. J’étais sérieuse, on ne peut plus sérieuse. Quant à ta dernière question, je n’y répondrais pas. Cela ne concerne que les chevaucheurs de dragon et personne d’autre qu’eux. C’est le plus grand secret de Peyredragon un secret que j’importerai dans ma tombe si nous n’avons pas d’héritier. Je n’y répondrais pas. Ni aujourd’hui. Ni demain. Jamais. Ce n’était pas un manque de confiance, mais c’était un héritage qui n’appartenait qu’à moi, une promesse que j’avais fait à mon père. Westeros sera capable d’accueillir mes frères et mes sœurs. Je le préparerais pour cela…. Ou il sera forcé de le faire un jour ou l’autre. Les lois de la nature seront toujours plus fortes que la volonté de l’Homme.





Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Mer 8 Mar - 23:01




Je hochais la tête quand ma future épouse me parla de ses dragons et de ses marques. J’essaie de détendre la situation alors que naît en moi le malaise de la savoir potentiellement attaquée par ces monstres.


| Des cicatrices, vraiment ? Je ne m’en rappelle pas. Peut-être devrais-je regarder à nouveau, de plus près, de peur de les manquer la prochaine fois. |


Elle me montre alors sur le bas de son cou trois griffures parallèles, assez impressionnantes . Balerion. Le monstre noir de feu son aîné. On le disait gigantesque, en comparaison de Meraxès. J’étais rassuré quelque part que ce dragon ne soit plus, quand bien même je n’en ferais jamais l’aveu à Rhaenys. La jeune femme rappelle les vertus de discipline, d’obéissance et de respect, qui sont déjà d’or pour les humains mais qui semblent seules pouvoir garantir une certaine sécurité au milieu des dragons. Je fronçais les sourcils au fil de son discours, alors que les dangers semblaient terribles et qu’elle ne voulait pas me parler de tous ses secrets.


| Meraxès, l’énorme dragon qu’il y a dehors, t’as mordue sans t’arracher le bras ? J’ai vu sa taille, la puissance de sa mâchoire. Tu as de la chance d’être encore en vie. Je comprends que ce sont des créatures terribles, magnifiques, mais capricieuses. Quant à ma question, je ne compte pas transiger là-dessus. Nous nous sommes faits le serment de tout nous dire. Que ferais-je de toute façon de ce savoir, même si j’étais mal intentionné ? Je ne saurais même pas par où commencer pour abattre une de ces créatures. Même Ebrion. Serait-il déjà capable de me déchiqueter, de me rôtir ? Je n’en sais rien. Mais je ne le tenterais pas. Ils sont des atouts pour notre conquête. A ce que je comprends, ils sont de ta famille. Et même si je n’y entends rien, ils seront de la mienne. Tu es leur protectrice. Laisse-moi l’être également. Et garant qu’il n’arrivera rien de fâcheux à nos gens qui, sans y être habitués, sont déjà et seront de plus en plus en situation de les côtoyer. Si tu meurs, la tâche de les protéger me reviendra fatalement ; ton frère n’aura jamais le pouvoir d’assurer seul la protection de Peyredragon. Demande moi ce que tu veux en échange, qu’importe, je te dirais la vérité. Mais j’attends de toi le même effort. C’est le prix de notre compréhension, le moyen de nos efforts. |


Je la dominais de presuqe deux têtes, j’étais physiquement plus large et plus impressionnant, physiquement. Elle avait pourtant un dragon sur l’épaule. Et je savais qu’elle ne se laisserait pas impressionner. Cela tombait bien ; moi non plus.



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Dim 19 Mar - 18:55






Paege

An 0 Mois 10.




Je m’étais installée à terre pour laisser le Dragon Nuit vagabonder un peu dans cet espace délimité par mon corps. Torrhen m’interrogea alors au sujet des dragons et je me prêtais au jeu de lui répondre tant que cela n’empiétait pas sur les secrets de ma lignée et de mon héritage. Je souriais à la boutade de Torrhen puis continuait à lui donner une réponse à sa question. Je ne minimise pas les dangers que sont les dragons, pas même pour une personne de mon sang. Torrhen, plus que quiconque, devait savoir combien il était impossible de les domestiquer, de les apprivoiser. Meraxès peut être colérique. Mais dès qu’une goutte de mon sang tombe sur sa langue, soit certain qu’elle ne me fera pas plus de mal. C’est là d’une des manières que j’ai de la calmer d’ailleurs. J’ai su gagner sa confiance, son cœur et son âme. Elle m’aime autant que je l’aime. Jamais elle ne voudra mon mal… Jamais à moins que je ne lui veuille du mal à mon tour. Elle est ma plus grande protectrice et je suis la sienne. lui dis-je dans un premier temps. Puis je repris en regardant mon Dragonneau Nous nous sommes fait le serment de tout nous dire oui, mais j’ai fait bien avant cela le serment de ne dévoiler cette réponse qu’à mes héritiers. Tous les enfants Targaryens l’ont fait, à travers le feu et le sang. Nous ne pouvons délier une parole donnée à nos dieux, à nos ancêtres. Ni vois pas d’offense Torrhen, car cela n’en est pas une. Je ne le puis tout simplement. lui précisais-je doucement. Je ne voulais pas qu’il s’offusque, ni de prenne cela comme un manque de confiance. Je ne le pouvais pas tout simplement. Si les dieux décidaient de me délier de ce serment, je lui dirais, mais pour l’heure, ce n’était pas le cas. Je t’aiderais à les connaître Torrhen. C’est là la plus grande marque de confiance que je puis te donner. Je t’enseignerais ce savoir qui m’a été donné par ma lignée. Je t’aiderais à tout savoir sur eux, à les comprendre, à les aimer à tout tour. Et ainsi tu pourras alors devenir leur protecteur. Ces savoirs ne sont donnés qu’à des chevaucheurs habituellement. Orys a été la première exception à cette règle et tu seras la seconde car telle est ma volonté. Et… Lorsque la paix sera revenue, je te fais la promesse de te Les montrer. Il m’avait demandé un effort, un même effort et je venais de lui en offrir un. Approches Torrhen, et assis-toi à côté de toi. J’attendis qu’il le fasse, puis je pris sa main et ouvrais sa paume vers le ciel. Garde la bien droite et ne la bouge pas. Soit aussi solide et stable que le sol sous tes pieds. Cela risque de te chatouiller.  Je récupérais ensuite le Roi des Nuits et le déposais sur la peau du roi Nord, tout en le distrayant pour ne pas qu’il ne mordre l’humain. Il était encore trop jeune pour se préoccuper de ce qui se trouvait sous ses pattes, et sous sa queue qu’il battait tel un chat. Son regard suivait mes doigts au-dessus de sa tête que j’agitais et qu’il essayait d’attraper avec sa gueule ou ses deux pattes avant.






Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Lun 20 Mar - 21:48

Je savais que l’intimité physique était réelle et existait entre Rhaenys et moi, mais cela ne voulait pas dire que nous vivions une intimité « réelle », où nous partagions notre temps, nos nuits, nos états d’âme. Ce ne serait pas le cas tant que nous ne serions pas mariés et pas non plus tant que la guerre contribuera à nous séparer. Nous devions pousser dans ce sens-là, dans cette direction, mais il ne fallait pas pour autant que nous en venions à être prisonniers de notre lien. Je savais que Rhaenys était une jeune femme libérée dans tous les aspects de son existence ; elle ne tolérerait guère d’être entravée par une proximité trop forte. Je sentais la détresse de la jeune souveraine ; être seul et isolé, même au pouvoir, n’avait rien de drôle ni d’agréable. Il fallait encore que l’on se force à rester droit dans ses bottes, face à l’adversité, quand on n’était plus réellement soutenu par qui que ce soit. Les choses allaient mal et on ne pouvait compter sur personne au final, pour les régler à notre place. La jeune reine se laisse aller à l’étreinte et hoche la tête contre moi. Je peux être pour elle l’appui, le mentor, l’époux. Tel que Sigyn l’avait été jadis, du moins au début. Le sujet d’Orys passe, et il en allait de même pour le sujet de Jon. Je n’avais aucun doute sur le fait que Jon saurait relever tous les défis, pourvu que je sache le guider sur les quelques passes dont il ne saurait deviner la difficulté.


| Je ne doute pas qu’il réussira. Tous les Stark ont réussi avant lui, et quand la victoire nous échappe, il nous reste encore l’honneur. |


Il fallait au moins nous reconnaître ça. L’échec et la honte d’une capture ou d’une reddition nous étaient épargnés par un côté fort opiniâtre, jusqu’à la caricature. Je savais que cela nous rendait peu flexibles, parfois, mais nous sauvions toujours la face. Des années plus tôt, la pâle prestation de la flotte nordienne m’avait coûté mon frère, qui plutôt que de se rendre et de servir de monnaie d’échange, était mort sur son navire. Il n’avait pas essayé d’échapper à son destin. Pas plus que Ryman, qui été mort dans le sable, dispersé par les haches de raideurs fer-nés qui, sans pitié, s’étaient une fois de plus abattus sur notre peuple. Je savais moi-même que mon propre destin me condamnait sans doute à mourir un jour ou l’autre dans un dernier carré de mes gardes-loups,


Rhaenys me parle de son lien avec MeraxèsL. Je comprenais qu’un dragon n’était pas un chien, mais j’aurais abattu tout animal qui aurait goûté au sang de son maître. Apparemment les choses marchaient différemment avec ces énormes reptiles. J’avais toutefois du mal à croire objectivement que RHaenys puisse réellement protéger son dragon, en tous cas pas des dangers immédiats. Et puis je me rappelais son attitude lors de nos premières retrouvailles, à Blancport. La jeune souveraine savait guider sa dragonne. La tenir à l’écart des hommes et de leurs peurs, motivantes pour abattre un monstre de cette taille. Je campe toutefois sur mes positions, croisant les bras, lorsque la jeune femme me dit qu’elle ne peut me dévoiler les secrets de sa lignée. Je ne pique pas de colère ; ce n’est pas la manière dont j’ai voulu régner, à aucun moment de mon existence. Je laisse ma fiancée dérouler son argumentaire. Elle m’avançait un compromis.




| [color=white]Soit. Tu me les montreras et tu m’apprendras des choses sur eux. Je ne cache pas que ces créatures me mettent mal à l’aise, et qu’elles me démangent l’épée. On a toujours envie de tuer par réflexe ce dont on a peur, et je n’ai aucune honte à l’avouer. Meraxès me terrifie. Gigantesque. Et pire qu’une bête dont le Nord a la coutume ; son regard perçant est doué d’une froide et terrible intelligence. Je sais qu’elle ne me tuera pas, en tous cas pas si je ne lui en donne aucune raison. Mais le guerrier frustre du Nord que je suis ne se sens pas en sécurité.[/i]


Je regarde Rhaenys un instant, alors que je fais toujours preuve de cette vérité franche, parfois cruelle, voire décevante.


| [b]Je les protégerais, puisque nos héritiers en auront le contrôle et que je protégerais nos enfants aussi bien que leur héritage. Mais pour que je sois efficace, que je les comprenne et que je cesse de les craindre, tu devras aussi m’apprendre ton langage.
|


Et ce n’était pas une demande… J’étais Roi, après tout. Depuis que Rhaenys était enfant. La belle m’invite à ses côtés et je m’exécute, même si ma blessure à la tête rend difficile tout geste pour m’asseoir ou pour me relever. Je grimace en m’asseyant. Elle ouvre ma paume, dure et calleuse, de ses doigts fins et doux. Elle m’indique de rester immobile, alors qu’elle allait récupérer le petit dragon bleu nuit qu’elle vint poser sur ma main. Il était déjà lourd, de la taille d’un petit chat. Ma main s’abaissa sous l’effet de surprise lié à son poids, mais je maintins l’ensemble rigide. Rhaenys le distrait, tandis que lentement, m’efforçant de ne pas trembler pas tant de peur que de simple appréhension face à son apparente faiblesse et son côté reptilien, j’approchais mon index et mon majeur de la sorte de crête osseuse de son dos, sa colonne vertébrale. Je la caressais doucement. C’était rugueux, dur, mais pas sans une certaine douceur, sans doute dû à la douce chaleur qui émanait de son corps. La créature fit comme s’enrouler autour de mes deux doigts, et semblait se gratter contre. Je réprimais un éclat de rire.


| Dix contre un que si je faisais ça à Méraxès, ta sœur m’arracherais le bras. |


Je me tournais vers RHaenys, espiègle.


| Sont-ce des créatures jalouses ou possessives ? Qu’arriverait-il si je t’enlaçais et t’embrassais devant meraxès, prendrait-elle ma tête pour une pastèque ? |



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Sam 25 Mar - 21:53






Paege

An 0 Mois 10.



Je hochais la tête. Il n’y avait rien de plus à dire sur le sujet. Cela était du ressort de Torrhen désormais. Je lui avais donné mon avis, je n’avais rien à faire de plus.

Nous parlâmes ensuite de dragons et lorsqu’il m’avoua que son épée le démangeait je le dévisageais quelques instants Je n’aimais pas entendre dire cela à propos de Meraxès. Elle était ma sœur et je ne permettrais à personne de la menacer de quelques sortes. Le reste de ses paroles apaisèrent aussitôt ma colère qui avait commencé à gronder. Je soupirais et lui répondais les dragons vivent des siècles. Ils sont bien plus sages et intelligents que nous ne le saurons jamais. Ils appréhendent le monde comme il doit l’être. Ils savent bien plus de choses que nous. Notre cerveau est plus petit, plus jeune, moins fort que le sien… Je t’aiderais à les connaitre. Mais tu dois me faire la promesse que cela ne servira jamais à lui faire du mal, jamais. Ni à elle, ni à aucun dragon. j’avais confiance en lui, mais je tenais à ce qu’il me fasse cette promesse. Il savait combien les serments étaient importants pour ma personne. Il ne le prendra pas à la légère et il s’y tiendra. Il n’était pas Hoare. Il me demande de lui apprendre ma langue et je réfléchie quelques instants. Ce n’est pas une langue facile. Et avec l’âge nous devenons de moins en moins bon pour apprendre… Mais je te l’enseignerais. Je ferais de mon mieux pour t’aider à la comprendre et à la parler. La lire et l’écrire sera, je pense, inutile. S’il me détrompait, j’étais prête à l’aider aussi. Mais son apprentissage sera plus longue, plus laborieux également. Je n’avais pas vraiment appris pour ma part le Valyrien. Ma mère m’avait toujours parlé la langue commune et mon père sa langue natale. J’avais toujours baigné dedans et je n’avais jamais eu de difficulté à les comprendre l’un et l’autre. Orys… Orys lui avait dû l’apprendre et il s’en était très bien tiré d’ailleurs. Nous l’avions aidé, en lui parlant en Valyrien nous aussi. Au début il avait été perdu et à mesure qu’il grandissait, elle était devenue aussi naturelle pour lui qu’elle l’était pour nous. Cependant, contrairement à Torrhen, dans ses veines coulent le sang de nos ancêtres, et c’était là son héritage au même titre que nous.

Je prends le dragon de la nuit dans mes mains et après avoir positionné celle du Roi du Nord, je le transfère dans sa paume. Sa main s’abaisse légèrement mais pas assez pour perturber le dragonneau occupait à essayer d’attraper mes doigts que j’agitais sous son nez. Ceux de Torrhen bouge légèrement aussi, mais pour venir caresser doucement la créature. Elle se retourne vers ses doigts et s’enroule autour le laisser le frotter légèrement… J’avance juste à dent les miens et ses petits crocs s’enfoncent dans ma chair pour se retirer aussitôt. Trop jeune encore, mon Valonqar venait de prendre les doigts du Roi du nord pour une proie. Instinctivement il s’était enroulé autour pour le maintenir en place le temps de le grignoter, ce qu’il ne ferait pas là. Mon odeur son sa langue, Ebryon relâcha aussitôt mon doigt pour venir le lécher avec affection.  Il est trop jeune pour te faire du mal, contrairement à Meraxès… Pour autant ce ne sera pas l’envie qui lui manquera.   Je récupérais la créature pour revenir la reposer sur le sol. Elle se frotta contre mes jambes avant d’apercevoir de nouveau les mouvements de sa queue et de se mettre à la poursuivre. Elles ne sont ni jalouses ni possessives, mais extrêmement protectrices. Si elles estiment que tu me veux du mal, elles t’attaqueront sans aucune hésitation, frappant avant que tu ne le fasses. Orys me répétait souvent que j’avais tendance à me « cacher » derrière Meraxès lorsque je ne voulais pas l’affronter. Et il n’avait pas totalement tort. J’avais conscience qu’elle sentirait ma colère contre lui et ne laisserait pas approcher de moi. Elle ne l’attaquait pas car il possède du sang de dragon et parce qu’elle l’a toujours connu. Pour autant, elle en avait follement envie. lui dis-je en haussant les épaules. J’allais continuer mais Baâl demanda l’autorisation d’entrer. Je lui donnais, mais ne me relevais pas pour autant. Je savais qu’il ne s’en formaliserait pas. Il nous trouva vite du regard et s’inclina devant Torrhen avant de me faire un geste de la tête, conscient que je ne voulais pas qu’il en fasse de même avec moi. Majestés. Pardonnez moi de vous déranger mais j’aurais besoin de m’entretenir avec son Altesse Rhaenys Targaryen concernant quelques courriers reçus des Epois et de Peyredragon.



Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Reine des sept royaumes de Westeros
Âge du Personnage: 26 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Messages : 1527
Membre du mois : 66
Célébrité : Emilia Clarke
Maison : représentée par un dragon à trois têtes, aux couleurs rouge et noir... La maison royale des Targaryen
Caractère : Idéaliste - Curieuse - Aventureuse - Libertine – Fougueuse.
Je sens que je peux voler tellement loin et tellement haut, alors ne lâche pas ma main
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strange-scotland.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   Sam 25 Mar - 22:45


Nous avions fait le tour de plusieurs sujets. La plupart, éminemment personnels, et cela ne pouvait que renforcer les liens qui commençaient à se tisser. Avec Rhaenys, nous étions partis d’un intérêt commun, d’un objectif partagé, pour nous découvrir de nouveaux points que nous partagions tous deux. Cette profondeur d’âme, ces ténèbres enfouis sous les idées, sous le vice comme la vertu. Il y avait beaucoup à dire sur la puissance de cette collaboration, et sur son hasard. Il en avait fallu de peu pour qu’elle épouse un orageois et moi, une valoise ou une orageoise. Un accident de l’histoire, qui fait basculer tout le monde vers le chaos et vers le drame, mais dans tout ce maelström de haine et de destruction, nous nous rattachions l’un à l’autre, à cette compréhension mutuelle profonde… Pas totalement sincère, mais infiniment plus franche que ce que j’avais vécu auparavant. Du moins, l’avenir seul pourrait le dire.


Toutefois, la discussion s’oriente sur le sujet des dragons. Et ma franchise blesse Rhaenys. Je sais aussi ce que je peux promettre, et ce que je ne peux pas. Je suis franc, encore une fois, et je ne la quitte pas des yeux, en me rendant bien compte que je joue littéralement avec le feu. Mais qu’importe. Je dis ce que j’ai à dire. Je suis le Roi.



| Je te fais le serment de ne jamais leur porter atteinte, tant qu’ils ne représenteront pas un danger pour les miens, ma famille ou mes gens. Si ton savoir m’aide à ensuite t’aider à garder le contrôle, je m’en réjouis. Je ne veux pas de confrontation avec eux. L’homme veut toujours tuer ce qu’il craint. Et je ne ressens aucune honte à avouer ma peur de ces créatures. Mais je ferais tout pour qu’il n’y ai pas confrontation, je te le promets. |


Et j’étais sincère. Seul un fou voudrait affronter ces bêtes. Un fou, un ambitieux, ou un félon, comme Harren, qui n’avait finalement pas pris tant de risques que cela. A abattre avec des centaines, des milliers de traits, deux dragons presque stationnaires, qui ralentissaient leur vol pour savoir se poser. Sans doute aurais-je pu moi-même faire abattre ces dragons si j’avais été à sa place. Les Anciens Dieux avaient fait en sorte de ne pas me mettre en face de ce dilemme. Et je comprends au petit manège de Rhaenys que même le petit dragon est déjà un danger pour moi. Danger ténu, certes, mais danger quand même. Je hoche la tête.


| Soit. Je ferais attention. Et te laisserais leur soin ; ils te reconnaissent comme l’une des leurs. Pour eux, je ne suis qu’un loup, une bête à sang chaud dont ils se nourrissent. Je les sens suffisamment intelligentes pour savoir qui je suis, mais je ne leur donnerais pas d’occasion de m’en vouloir. |


C’était là que résidait le fossé entre Rhaenys et moi. J’étais chez moi dans les steppes désolées et glaciales du septentrion. Elle était chez elle dans le feu et dans les airs. Nous avions chacun notre domaine réservé. Je me relève quand la Main de la Reine entre dans la tente. Je hoche la tête, même si le geste est raide ; il réveille la douleur que je ressens autour du crâne, qui me l’enserre, qui me le chauffe à blanc. Je serre les dents.


| Merci, Votre Grâce, cette entrevue fut très instructive pour le néophyte de votre culture et de vos coutumes que je suis. Je vous laisse parler affaires d’état ; j’en ai d’autres à régler. |


Plus de formalités car nous sommes en public, mais mon regard lance à Rhaenys le désir de la retrouver rapidement.



Feu, Sang et Hiver


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Roi du Nord, Sire de Winterfell.
Âge du Personnage: 36 ans
Allégeance: Ma loyauté va à moi-même.
Winter is Coming.
Messages : 9466
Membre du mois : 155
Célébrité : Christian Bale
Maison : Stark
Caractère : Pragmatique - Inflexible - Juste - Ripailleur - Courageux - Dépassionné.
Winter is Coming.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://fall-of-man.forums-actifs.com/
MessageSujet: Re: Le bleu que je préfère.   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Le bleu que je préfère.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le "Carré Bleu"
» [Orks] Des orks tous bleu. Waaaght! Du Big Boss l'min bleu.
» Les rouge vs les bleu :Un jeune est assassiné à Montréal.
» SPA l'étang bleu
» Bleu présentation[Mise à jour]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: 
Pays Nordiens
 :: Le Conflans
-
Sauter vers: