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Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|
MessageSujet: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Dim 18 Déc - 21:45


La bataille est remportée et Tinivel est le théâtre d’une expédition punitive. Ce village ne sera plus jamais le même après notre passage.  Cependant, je cesse de poursuivre nos derniers ennemis lorsque j’aperçois la Greyjoy au sol. Intimant à ma monture de galoper nerveusement, je bondis à côté de la blonde pour juger de la gravité de la situation. La boue et le sang parsèment mes joues qui se tendent dans un rictus caractéristique témoignant de mes craintes et de ma colère. Pressant sur sa blessure pour combler l’effusion de sang, je hurle de toutes mes forces sur mes hommes dans un accès de rage qui révèle plus que jamais mes veines.


«Tuez-les tous ! Allez dans chacune de ces ruelles et faîtes les payer ! »


Un dilemme me tiraille de l’intérieur et je réalise que je ne peux laisser Oksana dans cet état et ne pas participer au massacre dans le village. Des hurlements, des lames qui s’entrechoquent, des gémissements, des flammes…tout ce bruit de fond me donne des envies d’infliger la plus violente catastrophe à ceux qui ont osé me contester depuis si longtemps, qui ne m’ont jamais accordé un minimum de crédit. Ils ont voulu une guerre totale alors il est temps de leur livrer MA guerre totale. Le Boucher a faim et veut  de la viande fraîche. J’inspire profondément tandis que mon regard se reporte sur Oksana.

Me concentrant sur sa blessure,  j’observe avec davantage de minutie la blessure. Je ne peux pas vraiment donner de prédiction avec ce sang autour. À l’aide d’un bout de tissu déchiré, j’empêche le saignement de perdurer avec un léger sourire féroce.

« La situation s’est inversée, Greyjoy…Je vais vous demander une seule chose maintenant. Tenir. »

Un membre de la garde déboule à toute allure pour venir m’épauler. Je lui demande de s’occuper d’Oksana parce que je n’ai pas oublié, parce que je suis en colère. Délaissant la Greyjoy, je grimpe sur l’étalon pour me diriger vers l’entrée du village de Tinivel. Une fois sur place, mes pas résonnent sur les ruelles pavées.

« J’ai dit pas de prisonniers !  Pas de jugement !  Pas de négociation !  Vous me vérifiez chaque ruelle ! Tous ces cerfs doivent être morts avant qu'on s'en aille ! »


Des silhouettes tentent de se relever, d’autres sont pliées  au sol. Alors, je délivre toute mon énergie pour une annihilation pure et simple. Le sang ruisselle entre mes bottes. L’odeur enivre mes sens et je réalise que j’en veux encore. Mes pas me guident à travers le village et je m’acharne sur eux à plusieurs reprises, brisant tout ce que je peux briser.

« Vous voulez envoyer ma tête à votre Reine ?! Dîtes-lui de venir la chercher elle-même ! »


En continuant mon expédition punitive, je balance un survivant sur une porte qui s’entrouvre sous le poids de l’homme. Et j’observe cet homme se relever tandis que je me précipite à toute allure sur lui.  Lui retirant son casque je délivre plusieurs coups de coude avant de faire en sorte que sa nuque se brise. Reprenant peu à peu contenance, je délaisse les lieux et je parcours les ruelles pour m’éloigner du centre du village. Un véritable carnage. Du sang, des flammes, des cadavres, des flèches plantées ici et là, des épées jonchant le sol. Brusquement, un cri profond et persistant s’échappe de ma gorge pour déverser toute la haine qui me reste au fond de mes entrailles et m'oblige presque à me décrocher la mâchoire sous l'effet de la rage. J’en veux davantage.


Joren "The Butcher" Hoare

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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Lun 19 Déc - 1:01



Kill them all

Feat. Joren Hoare





Tous auraient pu être différents, tout aurait pu être pire ou mieux, nous avions gagné la bataille, mais à quel prix ? Mon regard planté sur le jour tombant ma main glissa sur la plaie, je contenais la douleur et le sang dans un même geste, alors que le ciel s’embrassait d’une couleurs sang et or. Depuis combien de temps étais-je là sur ce sol froid, depuis combien d’heures attendais-je ma fin ? Les défenseurs avaient plié comme des roseaux face à une tempête que nous étions.

A l'endroit où se dressaient jadis les vieux murs d’un petite ville, bastion de résistance, ne resterait bientôt que des murs couverts de sang et de centres. Mon regard se glissait vers l’horizon alors que peu à peu le silence distinctif à la mort m’entourait. La vue dégagée vers les hauteurs de la ville m’offrait un paysage quelque peu romantique, presque magnifique, alors que le ciel s’empourprait de plus belle. La fumée commençait à s’élever et je pouvais déjà imaginer les raisons, intérieurement une part de moi ruminait de ne pouvoir y prendre part, alors que sous peu les morts seraient encore plus nombreux.

Sans doute parce qu’une partie des soldats avait battu en retraite, tels à des traîtres qu’il était ou alors pour quelques valeureux d’un cause perdue d’avance souhaitée, tentant de défendre une position surélevée, d’une ville qui ne serait jamais épargné par les gagnant. Quoi qu’il en soit tout cela ne servirait à rien, face à la rage des vainqueurs, face à la soif de sang des miens qui ayant perdu dans le sang des proches, chercheraient par le sang réparation à leurs pertes.

Autour de moi le silence devenait de plus en plus profond, les quelques animaux soupiraient leur dernier souffle et les combattants qui avaient fièrement lutté étaient à présent en proie aux corbeaux avides de se nourrir de leurs cadavres, tout n’était plus que calme là où quelques heures plus tôt hurlaient les sons du cor et les étincelles des armes s’entrechoquant. Un bref instant à demi consciente je me souvins des mots de ma mère, qui comme beaucoup croyait en d’anciennes croyances, parlant de certains peuples qui pensaient qu'abandonner les morts sur un champ de bataille après une victoire portait malchance.

Je me mis alors à nourrir l’espoir qu’un des miens croyant à cette légende me trouve, mais les minutes s’enfilaient et le silence avait fait place aux plaintes. Alors que je me souvenais de ses mots sur le sujet disant qu’un tel abandon livrait les esprits des vainqueurs à la vindicte de ceux des vaincus. Et qu’à l'inverse, ne pas récupérer les morts suite à une défaite leur permettait de continuer à harceler l'ennemi vainqueur. Les responsables de ce massacre tels que moi tenant de ces croyances anciennes allaient sûrement sous peu abattre leur rage sur la ville toute proche et emporter leurs camarades défunts loin des dépouilles des vaincus, ce ne serait qu’une question de temps, une question de combativité de ma part. Et si par un heureux hasard, je connaissais plusieurs royaumes où ces superstitions étaient scrupuleusement respectées, j’avais aussi conscience qu’à nos côtés le Bief n’en avait cure. Comme bien d’autre dis plus modernes…

Au silence se mit soudain l’écho des hurlements des villageois, le crépitement des flammes et à l’aube doucement l’ombre de la nuit. Quand le bruit d’un galop me força à ouvrir les yeux, à l’instant où mon regard se glissa sur l’ombre qui se pencha sur moi couverte de sang et des affres de la bataille.

«Tuez-les tous ! Allez dans chacune de ces ruelles et faîtes les payer ! » Mon souffle compliqué par la douleur et mon esprit embrumé ne le reconnurent qu’une fois ses mains sur moi compressant la plaie, me tirant un vif cri de douleur, me forçant à une rémission soudaine.

« La situation s’est inversée, Greyjoy…Je vais vous demander une seule chose maintenant. Tenir. »

Un mince sourire se glissa sur mes lèvres alors qu’il plaçait un morceau de sa tunique en garrot sur la plaie et qu’un autre homme approchait. Bien incapable de répondre je n’ajoutai rien alors qu’il ordonnait à l’homme de me prendre en charge et qu’en un instant je reconnu le visage d’Herald, se penchant sur moi d’un air hébété. La suite se passa entre conscience et inconscience, entre douleurs et hurlements d’autres qui à mesure de notre progression perdaient la vie sous les glaives d’hommes avides de sang. Notre duo avançait au cœur d’une mise à mort programmée et de hurlements. De porte ouverte où mes yeux pouvaient voir quelques scènes de viol ou d'abattage.

Aucune douleur ne leurs était épargné, aucune pitié ne leur était offerte. A l’aube ne resterait de cette ville que le funeste souvenir d’une rébellion. Je ne puis dire comment je m’étais retrouvée là sur cette table à demi nue, autour de moi tout un tas de fioles entassées d’une apothicaire prise en tenaille d’Herald, lui sommant de m’apporter les soins dus à mon rang. Entre deux éveils, je le questionnai au sujet de mon frère et il m’informa que ce dernier était rentré au camp en bonne santé. Ainsi j’étais la seule tombée, me dis-je à la limite de l’indignation, alors que la pointe d’un crochet me rafistolait et me forçait à mordre dans un cuir douteux au goût amère. L’homme pestait dans sa barbe, me détaillant avec hargne, vivement traité par mon ami de toujours. Sa femme repliée dans un coin et ses enfants me détaillant horrifiés alors qu’Herald les menaçait d’y passer si le propriétaire de la boutique n’assurait pas ma survie. Dans mon crâne tout cela sonnait comme une vaine croyance, dès que les soins seraient finis, plus aucun d’eux ne respirerait pour témoigner de mon sort.

Mais je n’en avais aucunement pitié, me rappelant qu’a l’inverse ils n’en auraient pas eu pour aucun de nous si nous avions été vaincus. Combien de temps passa avant que je rouvre les yeux couverte d’un drap dans un lit ? Je n’en avais aucune idée, la nuit semblait s’enflammer dans la seule lucarne de la pièce et les hurlements doucement se calmèrent pour ne laisser poindre que les bâillements d’ordres, ordonnant au loin de ne laisser aucun survivant, de tout fouiller. Herald avait quitté mon chevet et la porte close ne me laissait entrevoir que la fine lumière de la pièce voisine. Tentant de me relever je fus rapidement électrisée par la douleur et prise d’une vive toux qui me força à oublier l’idée, alors que je baignais dans l’obscurité de cette chambre inconnue.





@Jerry





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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Mar 20 Déc - 22:22


« Allez, faîtes sonner le rassemblement. »


Étrangement, je suis encore plus en colère à la fin de la bataille que lors des premiers instants de notre charge de cavalerie. La concentration s’est peut-être un peu dissipée avec l’atmosphère passionnelle et apocalyptique des lieux. Quittant le village, je me rapproche de ma position initiale jusqu’à trouver une position intéressante avec une sorte de promontoire naturel que m’offre la géographie des lieux. Levant l’épée vers le ciel, j’hurle à pleins poumons.

« Conflanais et Fer-nés ! Nous répondons à la manipulation de nos ennemis par la fermeté ! Nous serons impitoyables et nous donnerons chaque souffle dans cette lutte totale ! Partout où nous irons, nous imposerons notre loi ! Nous irons jusqu’au bout ! Nous ne sommes pas dans les alcôves d’une quelconque forteresse. Nous ne parlons pas de Couronne, ni de Royaume, de victoire ou de défaite. Non…il s’agit simplement d’une affaire d’hommes, de les percuter et de les battre jusqu’à la mort !!! »


Sautant de ce rocher, je réalise qu’il ne s’agit pas d’une guerre normale même si cela est discutable. Je n’ai pas besoin qu’ils se rappellent sans cesse pourquoi ils se battent. J’ai besoin qu’ils ne vivent que pour tuer leur ennemi le plus rapidement possible. J’ai besoin que nos bruits de pas résonnent terriblement dans la plaine, que nos charges soient synonymes de Terreur. Pourtant, nos ennemis ont été les premiers à simplifier le conflit et maintenant nous répondons à notre façon.

« Ser Mallister, Lord Noirmarées, dîtes à vos hommes de récupérer tous les chevaux errants, les armes, l’argent et la nourriture dans le village. On ne va pas se gêner. »


Mes pas m’amènent ensuite vers la Greyjoy aux côtés du Sunderly, un homme de confiance qui est entré au sein de la garde rapprochée grâce à Oksana. Celui-ci sort de la petite chaumière trouvée pour l’occasion. Il ne fallait pas être très perspicace pour savoir qu’il venait de se débarrasser des occupants. L’inquiétude me saisit au sujet d’Oksana mais au vu de l’expression affichée sur le visage d’Herald, je comprends qu’elle va s’en sortir. Débouchant sur la couche sur laquelle était installée Oksana, je réalise que celle-ci est désormais consciente.

« Vous avez repris conscience, Greyjoy…c’est une bonne chose. »


Nous venions d’échanger les rôles suite à la dernière bataille bien qu’elle apparaisse en meilleur état que je ne l’étais. Je réalise que j’ai toujours l’épée à la main et que je ne désire en aucune façon ranger ma lame dans son fourreau. L’excitation met un peu de temps à s’en aller.


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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Mer 21 Déc - 1:20



Kill them all

Feat. Joren Hoare





Je ne me souvenais pas de ma mort. Avec une angoisse diffuse, je me demandais si les voix furieuses que j’entendais à peine - comme si elles venaient de très loin - signifiaient que d’autre allaient connaître l'expérience la plus ultime qui soit : sombrer dans le néant. Grand bien leur en ferait, mon seul regret serait de ne pas en être une des causes. Et dans mon état de ne pouvoir absolument rien faire contre cela pour l’instant. Alors que je n’arrivais pas à me rappeler de ma propre chute, de ma fin, je gardais une vague réminiscence de murmures solennels affirmant que mon état ne me volerait en rien ma vie, mais qu’une infection pourrait grandement venir et me faire dériver vers les ténèbres du royaume des morts. Les quelques coutures plantées dans ma peau semblaient solides, fiables, mais apportaient avec elles leur lot de frictions et tortures. Une main glissait sur le bandage l’autre en appuie, je tentai à quelques reprises de me relever, mais rien à y faire, la morsure était trop vive, trop profonde encore pour que je puisse prendre part aux festivités du soir.

Rageuse je plantai mes yeux sur le bois du plafond qui jouait des jeux des feux sauvages lâchés sur le village. Mes souvenirs tentaient de recomposer la journée, le moment où j’avais faillie, me revoyant Othon a mes côtés, son regard au moment où la lame entra en moi et son sang froid quand il détourna les yeux pour continuer le combat hors de mon champ de vision. Avais-je rêvé ? Etait-ce dû aux divagations du manque de sang ? Ce seul souvenir pourtant semblait si réel, puissant. Aussi puissant que celui de l’ombre du prince me glissant de tenir.  Ce n’était toutefois pas ma première enfilade, certes la plus franche, la plus profonde, mais pas la première fois qu’un champ de bataille me volait du sang et marquait mon corps. J’avais d’ailleurs fini par marquer ma peau de quelques tatouages fers-nés pour parfaire à la laideur des lames. Ma cuisse en portait d’ailleurs le dessin. J’étais donc toute coutumière aux délires de la douleur et préférais placer ce souvenir comme tel.

Seule dans la masse, j’avais sauvagement lutté contre des hommes qui l'entouraient comme une meute de sang et c’est de cela que je devais me souvenir à présent. Le souvenir des craquements d’os brisés... Le sang qui maculait mes mains et mes bottes de mes bourreaux... je devais oublier la stupéfiante terreur de sentir mes poumons se vider à jamais de leur air... L'angoisse de ne même plus pouvoir hurler de douleur... Le sentiment que ma chute dans les profondeurs de la mort durerait une éternité contenue dans une unique seconde...Quelques temps plus tard – des heures ou minutes, c'était impossible à dire –, alors que je reposais entre des draps propres, dans un lit inconnu, j’avais ouvert les yeux pour les plonger dans le regard gris De Joren. Et découvris avec joie que le monde réservait à certains êtres un calvaire bien pire que celui qu'on m’avait fait endurer, sa lame en main couverte de pourpre, ses membres salis de suie et de sang ne retiraient en rien à sa grandeur, sa beauté. Un fin sourire glissa sur mes lèvres et je tentai à nouveau de me redresser, bien décidée à y parvenir cette fois.

Les secondes semblaient s’arrêter alors que mon souffle se compliquait à mesure de ma tentative et que le tissu blanc qui entourait mon torse rougissait de ma résolution. Mais après un moment qui me sembla infini, je me tenais assise contre le montant du lit.

« Ser je vous demande pardon, j’ai failli, mais demain je serai prête à reprendre le combat. » Plantant mon regard sur le bandage qui passait du blanc au rouge vif, je relevai les yeux sur mon visiteur. « Ce n’est rien de plus qu’une minauderie toute relative à mon envie d’attirer votre attention mon prince, ne vous souciez pas de moi. »




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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Ven 23 Déc - 16:25

Un sourire moqueur se dessine faiblement au coin de mes lèvres. Je connais Oksana et son sens de l’humour particulier, qui m’incite à en faire de même.  La situation est pour le moins paradoxale pour le Boucher du Bois du Roi. L’attention…c’est précisément ce que l’on m’a refusé et la raison pour laquelle j’interviens en ces contrées éloignées. Croyaient-ils vraiment que je ne pouvais ignorer les ambitions des Orageois après la bataille des Trois Collines ? Ah, toutes ces intrigues…

« Je ne doute pas une seule seconde que vous pensez que je suis un prince bienveillant…Vous voulez que je vous récompense, Greyjoy ? Je pourrais vous offrir des joyaux…je pourrais vous offrir des fleurs…mais c’est tellement plus plaisant lorsqu’on les attrape par nous-mêmes…»


En effet, notre spécialité est plutôt de châtier nos adversaires. Si la gloire et la légitimité sont inaccessibles, autant se satisfaire d’avantages matériels. C’est le problème de la diplomatie avec les continentaux. Ils se tiennent sur leur piedestal, combattent lors de tournois pour parader devant leurs potentielles conquêtes et élaborent leur diplomatie au prix du mépris de leur prochain.  Père avait raison depuis le début.

« Je suis furieux, Greyjoy…et je ne trouverai pas de répit…Mon père s’est adouci. La seule flamme qui l’anime se trouve dans la lecture des cartes,  dans la taille de son territoire.  Mais, à chaque fois qu’on continuera de porter une quelconque menace sur mes fils, je serai là pour arracher des têtes !... En attendant, vous avez du temps pour récupérer. J’ai trouvé un peu de vin sur ma route. Où est-ce du sang ? Dans tous les cas, c’est plutôt désaltérant… »

Plaçant la lame dans son fourreau, je transmets ensuite la petite cruche, à la base arrondie et à la partie supérieure étroite, à Oksana qui ne serait certainement pas contre après la bataille livrée et sa chute aux abords de Tinivel. Vivre le moment présent et prendre tout ce que l'on peut prendre...parce que l'avenir est incertain.


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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Sam 24 Déc - 13:52



Kill them all

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« Je ne doute pas une seule seconde que vous pensez que je suis un prince bienveillant…Vous voulez que je vous récompense, Greyjoy ? Je pourrais vous offrir des joyaux…je pourrais vous offrir des fleurs…mais c’est tellement plus plaisant lorsqu’on les attrape par nous-mêmes…»

Un rire vif naquit instantanément en l’imaginant avec ce genre de comportement, si continental. Malheureusement pour moi, car ce simple acte naturel me valut aussi vivement une piqure de rappel de la blessure.

Inspirant un brin d’air, je remontai le pardessus du lit sur mon bandage, tachant volontairement d’ignorer ce rappel tout comme j’avais rangé de côté les mots embrumés par la douleur et le manque de sang de mon défunt soigneur.

C’est donc bien décidé à laisser de côté mon état et les recommandations sur mon poumon, qui devait surement avoir pris mal avec la pointe de l’épée qui était entrée profondément, ou mes côtes elles aussi frictionnées par le tranchant…

« Je me contenterai d’une nouvelle mise aux arrêts » Murmurais-je juste pour lui. « Oh, mais je me contenterai de votre part, simplement la destruction totale de cette maudite ville… » Dis-je d’une voix à présent égale à la sienne.

« Je suis furieux, Greyjoy…et je ne trouverai pas de répit… Mon père s’est adouci. La seule flamme qui l’anime se trouve dans la lecture des cartes, dans la taille de son territoire. Mais, à chaque fois qu’on continuera de porter une quelconque menace sur mes fils, je serai là pour arracher des têtes !... En attendant, vous avez du temps pour récupérer. J’ai trouvé un peu de vin sur ma route. Où est-ce du sang ? Dans tous les cas, c’est plutôt désaltérant… »

Me tendant un pichet en terre cuite, je m’en saisi fuyant son regard après le rappel de sa lignée et la vive piqure de nos obligations ici. Mes yeux se glissèrent dans le récipient, détaillant le liquide sombre qui formait de petites vagues aux bordures d’écume rosée. Et sans chercher plus en avant je portai celui-ci à mes lèvres, s’il en avait bu, je pouvais simplement moi aussi m’en désaltérer et clairement cela me fit instantanément du bien. La piquette n’était pas royale, pas plus divine non plus. Mais elle se laissait glisser dans la gorge et caressait la boule de nerfs qui l’enserrait. Passant doucement ma langue sur mes lèvres pour en attraper le moindre élixir, je lui retendis la jarre.

« Notre roi est au pays depuis bien longtemps, il n’a pas votre vision, il ne peut réaliser sans votre aide, peut-être… » Je plantai quelques secondes mon regard sur les flammes à l’extérieur et ravalai mon désir de le garder non loin de moi, désir qui n’avait nulle place dans ma fonction.

« Devriez-vous vous rendre à lui et lui ouvrir les yeux à vos perspectives ? Profitez de votre victoire ce jour, pour faire ce voyage et ponctionner des hommes pour la suite. Nous tiendrons place en votre absence, vous avez ici des hommes de confiance pour vous permettre ce déplacement. » Repoussant le couvre-lit. Je repoussai mes jambes sur le côté et me saisis du bord du meuble, je me relevai sans toutefois arriver à me tenir droite. Ainsi a demi-levée je pouvais voir le village en flamme et l’aurore se lever. J’avais donc dormis entre deux mondes aussi longtemps. Faible et regorgeant d’orgueil, je tentais un premier pas et un second, saisissant le vêtement, le lambeau de cuir que je portais, où trônait le passage de la lame, ma cotte de maille au sol, elle semblait totalement perdue.

« Je ne resterai pas à dormir alors que vous avez besoin de moi et que vos nobles fils sont menacés. » Expliquai-je en me laissant tomber sur le banc pour tâcher de délasser le cuir mon vêtement.

Sur l’instant, j’étais soulagée d’avoir tenu, et qu’il n’ait pas une fois soulevé la défiance de mon aîné à ses ordres, et le fait que par sa faute, je me trouvais à la tête des cavaliers de ma maison et pas en tête de la garde. Mes mains couvertes de sang, mon souffle ardu par la douleur vive, ne me simplifiaient pas la tâche, mais je ne relevai pas les yeux, bien décidée à ne pas rester là dans ce lit inconnu, sagement à jouer les princesses, les ladys pleurnicheuses, pendant qu’un autre œuvrait à ma tâche.

« Ne buvez pas tout, dès que j’ai fini avec ce vêtement, je compte bien fêter votre victoire avec quelques bonnes rasades de plus. » Dis-je pour ne pas paraître trop fébrile.






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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Mar 27 Déc - 21:03


« Notre roi est au pays depuis bien longtemps, il n’a pas votre vision, il ne peut réaliser sans votre aide, peut-être… »

Un sourire amusé vient sur le coin de mes lèvres. Narquois, acerbe, j’ai une opinion très tranchée sur cet homme à mesure que le temps passe. Je ne le blâme pas de toute cette situation mais de la bonne moitié. L’autre revenant aux Starks et aux Targaryens, parfaits ministres de la propagande. J’inspire profondément avant de froncer des sourcils parce qu’une discussion délicate débute alors que ça festoie à l’extérieur de cette bâtisse minable.

« Notre Roi…Je pourrai en parler des heures pour arriver au constat qu’il n’y a aucune issue. Au même titre que la Targaryen, il se prétend Roi des Sept Couronnes sans en avoir les moyens. Je me demande si il n’a pas perdu la raison avec le temps. Quand je serai Roi, je restaurerai la grandeur du Royaume. Nous entrerons de nouveau dans le bal d’une façon ou d’une autre, que Harren gagne ou qu’il perde. Et je commencerai par revoir cette alliance totalement absurde avec le Bief…Comment Harren peut-il ne pas voir qu’il favorise clairement le Royaume du Bief ? Ils s’économisent ! Ils temporisent et revendiquent en profitant de notre présence sur tous les fronts…Si je dois perdre Harrenhal, je lâcherai Hautjardin….en leur laissant juste ma sœur et son idiot de demi-frère, les petits rejetons chéris du Noir.  »

Oui, je suis excessivement remonté par cette situation. J’ai très mal pris la dernière missive de Lord Hightower et d’une façon ou d’une autre…je saurai m’en souvenir. Une claque après tant d’autres. Comme celle des villes ouvertes dans le nord du Conflans.  J’ai besoin de marcher et je commence à entamer les cent pas dans cette minuscule pièce. La tension presse violemment mes tempes.

« Tout cela pour dire, Greyjoy…Je n’irai pas à Harrenhal seul. Nous irons là où nous devrons aller. Je ne lâcherai pas mes hommes. Qu’ils soient des Iles de Fer ou du Conflans. Et si les hommes du Conflans tiennent à leur famille, ils doivent s’imaginer que la défaite du Prince Hoare ne signifierait pas seulement la fin du Royaume du Noir. Ce sera le début d’une période dangereuse puisque les Orageois pourront assouvir leur sentiment de revanche…Du moins, je les mettrai en garde et je leur dirai ceci : La Bataille des Trois Collines : Quand le Roi Durrandon a attaqué à 4 contre 1 !  4 contre 1 ! Souvenez-vous en. Et qui a répondu ? Un Hoare. Alors que les Orageois avaient clairement l’aval de Peyredragon et du Nord.  Et ce n’est pas les Nordiens ou les Peyredragoniens qui iront s’interposer face aux Orageois…De plus, je suis toujours invaincu et c’est aussi une garantie. Qui peut me défier ? Qui peut me juger ? Personne ! J’ai repoussé toutes les menaces depuis des mois. Ma bannière est la dernière représentation de la liberté sur ce continent et si on veut me la prendre...il faudra croiser le fer ! Et si dans nos rangs personne n’est assez affûté pour comprendre que ce continent restera un bourbier, fer-nés ou non dans la plaine, ils ne méritent pas ma présence ! Ils ne me respectent pas ! Ils ne méritent pas que je passe ma vie à tenter de combattre toute une coalition ! Dans tous les cas de figure, je gagne personnellement ! Chacun est libre de faire ce qu’il veut mais je ne me battrai pas si on ne me respecte pas parmi les miens. »


Il n’y a clairement aucune chance que je laisse couler une telle situation.  Je ne demande pas à ce qu’on remercie, à ce qu’on me récompense. J’ai défait Général après Général selon les règles de la guerre, j’ai saigné dans les plaines orageoises, j’ai un nom et je mérite d’avoir autant de légitimité que n’importe quelle famille royale.

« Doucement, mes fils sont avec moi pour que je prenne la bonne décision en temps voulu. Alors, prenez votre temps. Je vous laisse volontiers la fin de cette vinasse.»


Joren "The Butcher" Hoare

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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Sam 31 Déc - 12:30



Kill them all

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Aimer, aimer à la déraison, aimer sans raison dans un monde ou tout aura un jour raison de vous. Dans un monde ou tout ce jour de vous et contre vous. Le temps aime s’amuser de nous on le sait tout. Ce qu’ont pensé tenir pour acquis n’ai plus tout ce qu’on voudrait gardais ne tiens jamais. La perte est constante, la peine et endurante, le désire et décuplé par le poids de la solitude, la douleur et plus puissante par le besoin. Quoi que nous tentions de faire nous et revenons là. A ce moment précis où nos corps s’apprivoisent, de malmène et s’en chaîne. Parfois tout se remet en question, nos convictions se changent en doutes et là tout devient tellement compliqué qu’on ne sait plus à quoi s’accrocher. On se mur, on remplit nos vies de barricades, de barrières. On se berce d’excuses pour ne laisser personne nous approcher ou nous asservir. On se trouvait des ambitions, des prétextes à nos maux, à notre façon d’être, à nos choix. Parfois, on place même des responsabilités à des actes sur les épaules de l’autres, sur son absence pour se défendre ou s’expliquer pourquoi eux-mêmes ont agi de telle façon, que cela a marqué votre parcours d’une façon ou d’une autre.

On s’applique à expliquer le pourquoi du comment à tel ou tel choix ou acte, on y place même parfois quelques belles émotions pour appuyer le tout. Mais le fait est qu’on est seul responsable de la tournure de nos vies, de nos troubles ou nos mots et actes. Si nous étions vraiment honnêtes, on n’aurait pas d’excuses à donner à ce que nous sommes ou faisons.

Mais voilà, on joue tous la comédie, on peut vendre qu’on se fiche de tout et de tout le monde, pourtant on se vend au plus offrant, jouant tour à tour la meilleure des femmes, la meilleure amie, la sœur ou la nounou protectrice, la fille, la fille compatissante à l’écoute et cela bien qu’on se contrefout des dires des gens qui se trouvent en face. On est juste pas foutu d'accepter la réalité, que nous avons besoin d’être entourés pour ne pas finir totalement débrancher du casque. On ne veut pas accepter l’adage qui dit qu’un seul être nous manque et tout est dépeuplé. On peut se dire qu’on se contrebalance des besoins des autres, s’en persuader, pourtant leurs besoins deviennent les nôtres pour les garder dans notre sillage. Nous sommes, en somme, tous une belle bande de faux culs égoïstes.

Il existe des moments où tout vacille, où vos convictions sombres, où votre cerveau prend le pas sur votre cœur et vous vous dites que vous faites fausse route, que malgré les signes, toute la bonne volonté dont vous faites preuve, vous échouerez, vous n’arriverez à rien. Dans cet instant, un rien pourrait vous faire faire demi-tour, renoncer à tout ce que vous avez mis en place, dans un monde où il est simplement impossible de garder en sécurité ce qu’on s’acharne à sauver, à aimer…

La vie est ainsi la vie est un long chemin tumultueux où certaines personnes vous y accompagnent un temps, où l’on peut rencontrer avec surprise des gens qui vous portent quand une embûche vous faisant tomber quelque peu là où d’autres placeront des barrières à tous les virages pour se défaire du poids de leur existence ou plus particulièrement du poids de la vôtre, à chaque rencontre se joue son lot de surprise…La mienne se fit il y a de ça des années sur le pont d’un vieux bateau, où je n’étais pas grand-chose d’autre qu’un marin aux prises d’un capitaine malsain qui ne trouvait en elle qu’un jeu. Qui régulièrement la nuit là où chacun reprenait des forces, se faisait un plaisir à lui entraver les membres pour la soumettre à des jeux sans autre choix que l’acceptation ou la honte, le seul au courant avait détourné les yeux, lui avait demandé de la boucler. C’est donc la rencontre avec lui et Herald qui m’avait sauvé d’un naufrage certain. Et voilà qu’il était là à faire les cents pas, des années plus tard, loin de se douter de mes sentiments pour lui. Oh bien sur nous avions eu ce moment sous la tente, mais je ne me berçais pas d’illusions, c’était là juste une brève pulsion d’homme face à une femme un peu trop aguicheuse sûrement sur le moment brûlée par son désir consumé depuis des années et attisé depuis des mois. M’adossant au mur en bois, je le détaillais, luttant orgueilleusement contre mon mal, contre mon crâne qui tanguait comme par temps de grande tempête. En tout autre temps j’aurai trouvé les mots justes, ceux qu’il attendait de moi, mais sur le moment rien ne me semblait cohérent, logique à dire.

J’avais eu quelques informations éparses de vieilles relations et d’espions, mais rien qui ne se plaçait correctement dans mon crâne sur le moment. Était-ce du à mes longues heurs d’agonie sanglante ? A mon sang qui bien que contenu continuait à peindre le tissu qui avait été placé là par l’homme contraint. En cet instant je me sentais tellement perdue que je me faisais honte de mon propre silence. Je ne suis pas de celles à reporter à demain chaque chose, non, je ne faisais même pas de plans sur le futur comme si pour moi personnellement seul l’instant était jusqu’alors important, ma vie depuis des années ne tournait qu’autour de mon devoir, de lui et pourtant là en cet instant, je n’arrivais plus à rien, mes idées s’embrouillaient entre celles de la femme aimante et le soldat qui se devait de tenir son grade, son rang. La simple idée qu’il ait une vague raison de voir mon trouble me rendait encore plus nerveuse et malade. Silencieuse je serrais les mains sur le bois du meuble à mes côtés cachant ma douleur ou mon trouble. Me demandant pourquoi ce soir je n’étais pas capable de raisonner, de faire comme toujours et vivre simplement le moment au jour le jour et je tentais au mieux de me détacher des autres au besoin. Je regardais le passé et complétais le tableau de chaque moment le jour-même. Me disant comme toujours qu’ainsi ce qui hier était un doute aujourd’hui sera une certitude, car un acte anodin a simplement vendu la mèche.

C’est risible de se dire qu’en temps normal, pour certaines personnes, je suis trop fermée, certains voient le mal où il ne se trouve pas avec moi et en temps normal, je m’en fiche, je fais ce qu’il faut quand il le faut, qu’il est rare que mon instinct me trompe, et rien ne compte plus que ma conscience personnelle en paix, ou mon désir de bien faire ma part des choses, oui ce soir tout ceci me semble risible car alors qu’il fait les cent pas m’expliquant la suite, son tourment, je me sent totalement dénuée, comme si ma force habituelle, ma carapace s’est enfui avec mon sang sur ce champs de bataille. Non vraiment, quand on dit qu’il y a des jours où rien ne tourne comme on le voudrait, où la poisse semble s’attacher à vous comme la merde au cul d’un constipé et visiblement cette journée ne semblait pas déroger à cette idée, vue de la tournure de notre chasse...Ravalant la bile dans ma gorge je me redressai un peu plus sans lâcher le mur qui me donnait un brin de constance physique.

« Je pense qu’il est temps, votre altesse, de voir si vos doutes n’en sont pas moins véridiques, nous avons certes gagné nos batailles en Orage, mais à quel prix pour vos troupes à comparer de celles de votre fratrie, qui pas une fois n’est venu à nous. Nos hommes son las de ne plus voir leurs maisons comme ceux de la princesse ou de votre demi-frère, des lunes, des semaines sans avoir eu d’autres repos que le sol dur des tentes de combat, oh jamais ils ne s’en plaindront, ils vous sont fort dévoués, mais beaucoup nourrissent le sentiment qu’on nous oublie au profit de la rose et de l’union de votre sœur… » Attrapant la jarre, j’avalai quelques gorgées pour calmer la toux qui semblait vouloir naître dans le feu de mes poumons.

« Certes nous sommes nombreux, mais le fait que nous saignons là où d’autres s’unissent dans le confort de belles demeures du Bief tout proche, que nulle résistance de levée pour protéger les maisons de certains… » Je ne pus continuer, une toux m’entrava la gorge et en quelques secondes le sol sembla se dérober sous mes jambes, seul le bruit de la jarre se brisant me parvint avant que le choc de mon corps la rejoigne sur le sol. Ma conscience se perdait lentement dans les méandres de pensées bouillonnantes, me replaçant tour à tour à des raisonnements décousus, aux souvenirs imprécis ou trop précis de ma vie. Mon cerveau se brûlait de ne pas sombrer et mon corps s’embrasait sous des assauts de survie, déconnecté de mes déboires, ma vie...






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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Dim 1 Jan - 12:33



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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Ven 6 Jan - 23:58



Kill them all

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C’est troublant quand on réalise que sa vie risque de s’effondrer on regarde soudainement le monde d’un œil neuf. On se dit que parfois le ciel aime vous accompagner, bien au deçà des mots. Mon regard sombrait en aillant vu un instant le rayonnement rouge des flammes, de la fumée, la pluie était revenue, lavant le sol du sang et des larmes. Je me suis bien souvent dis que la nature était bien faite, qu’elle était simplement belle et s’offrait à moi, qu’elle s’accordait à mes sentiments, un rayon de soleil un matin où tout va bien me semblait si beau qu’il m’emportait en un rien de temps au loin, un sourire m’effleurant sous la douceur de la chaleur d’un jour lumineux et me rappelait la chance que j’ai. Tout semblait alors possible, facile, le rire d’un de mes neveux ou nièces, le chant d’un oiseau, tout me chantait la joie de vivre d’être née libre au cœur d’un royaume qui ne faisait pas des femmes, un simple apparat. Par instant tout me semblait couler de source, simple comme si la venue de jours meilleurs pointait le bout de son nez, ce matin encore tout me paressait ainsi…






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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Lun 20 Fév - 22:56

C’est dommage. Dommage que mes pensées se perdent encore et encore. Après une bataille dont nous sommes sortis victorieux qui plus est. C’est peut-être le revers d’une ambition que j’entretiens depuis si longtemps. Plongé dans un puits sans fond, je me suis perdu dans l’abîme de ma propre introspection. J’en ai presque sous estimé l’état physique de la Greyjoy. Sa présence m’a permis de revenir dans le moment présent et je dois désormais rester sur cette dynamique pour ne pas être rattrapé par ces démons intérieurs. En effet, j’aurais pu perdre bien plus de temps en conjectures si la Greyjoy n’avait pas été là.

Je passe mes mains le long de mon crâne, jusqu’au bas de la nuque, avant de les faire revenir sur mes joues pour les frotter nerveusement. Il ne faut laisser aucune place au doute. Surpris par les derniers mots d’Oksana, ceux-ci provoquent la mine espiègle sur mon visage.

« Je suis d’accord avec vous, nous vivons une époque bien surprenante. »


Effectuant un pas en avant, je marque la fin de cette discussion. Même si je me suis guère absenté, je ressens le besoin d’aller à l’extérieur et de vérifier que les ordres sont exécutés – ou en voie de l’être. Nous ne sommes pas destinés à rester ici de toute façon étant donné que ma décision était désormais résolue sur ce sujet. Nous avons appuyé les Bieffois mais nous devons nous retirer. Je me retourne vers Oksana alors que je me retrouve près de la porte, le brouillard dissipé dans mon esprit.

«Tenez le lit pour le moment, Greyjoy. Je reviendrai vous chercher lorsque nous nous mettrons en route. Et je pense que ce sera très bientôt. »


La mine un peu plus ferme, je délaisse la Fer-née pour repartir au beau milieu d’une énième occurrence de dévastation au beau milieu de Westeros. Par ma faute ? Par la force des choses ? J’en assume la responsabilité. J’ai même pris du plaisir. Quelque chose que mes semblables éprouvent eux aussi mais qu’ils ne peuvent si facilement avouer à leur entourage, quelque chose qui nous relie mais qui demeure indicible.

Comme je l’espérais, après le remue ménage qui a suivi notre arrivée à Tinivel, mes hommes sont entrés dans une autre dynamique. Le fait de ne pas avoir la tête complétement plongée dans cette bataille aurait pu me coûter plus cher mais, heureusement, la situation était clairement favorable.


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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   Mar 21 Fév - 0:53



Kill them all

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Il fut un temps où j’aurais donné mon âme pour stopper la moindre goutte de son sang. Un temps où j’aurai donné ma vie pour un instant avec lui. Il fut un temps où j’aurais simplement tout offert pour la douceur d’un sentiment partagé. Mais voilà cette nuit, bien que je ne remettais en cause aucun de mes sentiments pour lui, que je donnerai toujours ma vie pour sa cause, je ne suis plus sure d’être capable de donner mon âme. Plus certaine de rien. Le voir fier, droit, après la bataille, mais perdu, me perdait aussi. Je l’aimais sur ce point aucun doute, je l’aime depuis plus de quinze longues et froides années, je l’ai vu épouser une autre, lui offrir des enfants, lui donner son cœur.

J’ai encaissé cela comme on encaisse les coups dans la bataille, je l’ai d’autant plus encaissé que je sais que je ne suis pas moindre à elle, que ma famille n’est pas sans le sous, sans puissance, que j’aurai pu tout à fait être à sa place. J’ai enduré chaque moment passé dans l’ombre et gardé ma place, enfin jusqu’à peu, jusqu’à cette nuit où nos corps ont enfin brisé la distance. Mais voilà, je ne suis plus du tout certaine depuis lors de pouvoir reprendre ma vie comme avant, de redevenir la guerrière de l’ombre sans plus d'importance qu’un autre à ses yeux.

Silencieuse je le regarde passer la porte et je me rappelle la nuit où je fus incapable de quitter son chevet, incapable de lui lâcher la main, alors que les mestres se démenaient à le soigner. Je me rappelle ces heures de marches à bout de force pour le conduire en vie et en sécurité en lieu sûr. Et je ressens une profonde solitude soudainement, en réalisant qu’il est passé pour rendre visite à un simple blessé dans le lot des nombreux autres. Mais je ne le retiens pas, je ne le peux, il est prince, il part et rentre comme il le souhaite, et moi et bien je reste là éternellement à cette même place. En un instant je me demande si Othon n’a pas raison, s’il n’est pas temps pour moi de rentrer dans les jupes et d’oublier cette vie. Je me demande si simplement j’ai encore ma place dans ma vie, dans celle que je me suis bornée à construire depuis mes onze ans. Et doucement le sommeil m’emporte troublé par les années et les cauchemar, brisé par les hurlements de la nuit et les rires gras des hommes qui s’adonnent au plaisir de la rapine et du viol. Doucement je lutte contre mon désir de m’enfuir et d’en finir avec mon cœur de femme…





@Jerry



(dis moi en mp si on ferme ?)




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MessageSujet: Re: Kill them all (Oksana) - |Livre III - Terminé|   

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