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Un jeune Coq chez les sudistes
MessageSujet: Un jeune Coq chez les sudistes   Jeu 15 Déc - 17:28

Le Coq Ardi fendait les flots de sa proue imposante, l’écume des eaux dorniennes s’écrasant sur sa coque, en cette journée ensoleillée. L’heure était déjà à l’après-midi alors que le navire de la Compagnie du Chant du Coq approchait maintenant de la citée de Lancehélion en provenance des mers du sud et par-delà les terres de l’Ouest.
Edward se tenait fièrement à l’avant du navire, contemplant le panorama des côtes de Dorne qui s’offrait à lui. Il ne portait certes pas son armure rutilante, en haute mer s’eut été folie, mais un simple pourpoint rouge sombre brodé de symboles de sa Maison au col et aux poignets. Un pantallon de cuir souple s’achevait dans deux chausses de cavalier de bonnes factures tandis qu’une cape brune qui lui donnait un air d’aventurier. Son épée pendait au fourreau à sa ceinture, cousue d’or, ainsi que trois sacoches de cuirs de petites tailles et une dague. Il avait ainsi tout l’air du parfait aventurier, s’élançant bravement à la découverte de nouvelle contrées. Ou alors au jeune chevalier bravache…S’était à voir. L’équipage avait déjà pris son partis, celui du jeune chevalier. Même le capitaine avait son opinion, pas forcément bonne, du jeune homme mais nul ne soufflait mot. En effet tous faisaient partis de la très récente Compagnie du Chant du Coq, fondée par les Swyft, lesquels les employaient donc.

Le Coq Ardi avança en direction des quais, clamant haut et fort son appartenance par son étendard du Coq combattant, lequel flottait en haut du mât principale mais également en poupe du bateau. De toute façon qui avait il à craindre d’un seul navire pour les dorniens ? Guère grande, la petite coque ne pouvait pas emporter de troupes de manière significative pour inquiéter quiconque. L’équipage d’ailleurs n’emportait que les armes essentielles à une longue traversé hormis les deux hommes d’armes qui accompagnaient Edward. Eux portaient des armures de mailles, lances, épées et boucliers, et étaient couverts de capes rouges et casques d’aciers.

L’équipage s’occupa promptement de l’amarrage, aidé en cela par quelques manœuvriers du quai, tandis que Edward contemplait le port, la jeté, la citée et la forteresse qui dominait l’ensemble.
Il y avait une certaines marchandes activités ici, mais provenant principalement d’Essos semblait-il . Le Coq Ardi s’y rendait lui-même, avec un chargement d'ustensiles divers ainsi que de chevaux. Une demi douzaines pour certaines citées Etat qui n’en disposaient point. Du bois avait déjà été vendu à Salrivage lors d’une étape précédente, ainsi que de la nourriture de l’Ouest, tandis que le second navire, la Poule Jactante, était déjà repartie vers Port Lannis avec des agrumes de Dornes ainsi que des tissus et des armes de qualités.

Edward mit pied à terre avec plaisir, lui qui n'était pas un grand marin dans l'âme. Le jeune chevalier savoura le mélange brutal entre l'air du large et la chaleur écrasante de Dorne, ses cheveux doré bien que coupés court semblant resplendir sous le soleil, tel un jeune lion.
Il demeurait là, avec l'un de ses hommes d'armes (le second rendait son déjeuner depuis l'autre bord du navire sous les quolibets des gens du port), à observer le déchargement de certaines ressources tandis que le second du capitaine se mettait en quête d'un meilleurs ravitaillement. Edward avait l'intention d'observer la scène avant de se mettre lui même en route pour le reste de la cité, qu'il brûlait d'explorer.
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mar 28 Fév - 22:12

Les horizons étaient dégagés, et malgré les quelques vents frais qui pouvaient commencer à faire se mouvoir les voiles des navires dans le port ou les tentures de toit des marchands, le climat dornien restait encore des plus attractifs en ce mois de l'année. Mais sans doute était-il difficile de pouvoir faire la fine bouche, ou de se montrer quelque peu déçu, compte tenu du fait que la Principauté n'avait guère de rivaux, ici, en Westeros, quand à son climat. On était évidemment bien loin des fraîcheurs voire des froides gelées enneigées du Nord, et si certains royaumes pouvaient se targuer d'être relativement baignés de lumière, il n'en demeurait pas moins qu'ici, dans la Principauté de Dorne, il pleuvrait toujours bien moins qu'ailleurs ! Mais était-ce réellement important ? Cally en était-elle réduite à ne parler que du climat, à ne s'intéresser qu'au temps ? Fort heureusement, c'était loin d'être le cas. Bien évidemment, elle s'était retrouvée face à des interlocuteurs qui n'avaient su quoi lui dire, si ce n'est ces quelques banalités sans doute de circonstances, mais qui ne lui avaient laissé aucun souvenir impérissable et n'avait en rien réchauffé son cœur. Heureusement, ici, à Dorne, nombreux étaient tout de même ceux qui comprenaient que les futilités et les paroles types n'avaient pas leur place, et qu'il fallait se montrer francs et honnêtes, que cela ne mangeait pas de pain et que c'était toujours plus appréciable, quoi qu'on en dise et quoi qu'il en coûte.

Mais malgré tout ... Malgré tout, l'humeur de Cally ne tournait pas au grand beau temps. Elle n'était de toute façon pas connue pour être un éternel rayon de soleil qui prenait tout à la légère, ne se souciait de rien et ne faisait cas de rien. D'un autre côté, Cally n'en était tout de même pas rendue à faire une triste mine, à avoir soudainement perdu beaucoup de poids, à avoir le teint cireux, les cheveux gras et la mine basse. Il y avait un juste milieu, et le sien, de toute façon, restait toujours fidèle à ses principes : ne pas devenir une autre que celle qu'elle était, ne jouer à aucun jeu, rester droite, fière, orgueilleuse, forte et loyale. Mais les circonstances de la vie l'avaient tout de même durement frappée, la poussant à ... La poussant sans doute à emprunter quelques sentiers lui étant moins coutumiers que d'autres. Elle ne fuyait pas la compagnie, mais n'allait pas la quérir. Si on l'approchait, elle ne se braquait pas, mais si le ton de la conversation n'était pas des plus intéressants pour elle, elle ne cherchait pas à vous retenir. En réalité, elle ne voulait pas s'embarrasser de quelque feinte. Elle ne voulait pas perdre son temps, ni se forcer à quoi que ce soit. A côté de cela ... A côté de cela, elle se désolait énormément de la situation, surtout pour ses enfants. Certes, Elynora avait déjà 15 printemps, Nastya allait sur ses 13 ans, et Dastan était au seuil du début de son adolescence, ou presque. Elle, elle avait assuré la descendance de la Maison Jordayne. Il y aurait du monde pour lui succéder, et ce même si le destin choisissait un jour de lui arracher l'un de ses enfants. Elle, elle avait fait sa vie, avait sa place dans ce monde, mais eux ... Eux, ils n'étaient pas encore adultes que déjà ils perdaient leur père ... Est-ce que le temps en viendrait à adoucir les choses ? On n'oublie jamais ces épreuves là, parce qu'il ne faut pas, parce qu'elles nous endurcissent, nous façonnent d'une façon qui nous différencie des autres personnes de notre âge. Mais le temps fait tout de même son oeuvre. Elle n'avait perdu aucun de ses parents, mais elle savait que le jugement qu'elle portait sur eux avait changé avec les années. Et la voilà qui espérait grandement que les choses tournent ainsi pour ses enfants aussi ...

Quitter un instant le Palais Princier, prendre une bouffée d'air pure et juste renouer avec le tourbillon de la vie, là où ceux qui l'entouraient ne faisaient pas forcément cas d'elle, continuant de s'activer dans leur quotidien bien chargé, cela l'empêchait de se morfondre, de se renfermer sur elle, de se mettre à corps que tout tournait autour de son malheur, de son veuvage. Elle ressentait de la tristesse, cependant, que de savoir que tous ces gens n'avaient pas eu l'opportunité de rencontrer celui que la guerre lui avait arraché. Et elle ne doutait pas, en passant auprès d'un marchand d'agrumes, que ce dernier se serait bien entendu avec feu son époux, aux vues de la gouaille qu'il avait et de sa perceptible capacité à vendre un peu tout et n'importe quoi comme s'il s'agissait de la dernière merveille du monde tout juste découverte ! Et que dire de ces bruits de forge, de marteau qui s'abat sur l'enclume, là, quelque part ? Lyvan était un féru d'armes, et ... Et tout ceci n'avait malgré tout rien de naturel, peu important alors la volonté que mettait à Cally à tenter de faire s'évader ses pensées vers des horizons plus légers, moins cruciaux. Mais après tout ... Après tout, cette mort n'allait-elle pas quelque peu à l'encontre de la logique de la vie ? Lyvan était encore si jeune, après tout, mais ... Mais il était parti en connaissance de cause, et les circonstances de sa mort venaient sans doute quelque peu faciliter le deuil. Mais quelque peu seulement ... Alors son regard se perdait quelque peu, et ses pas la menaient là où son subconscient la menait. Jusqu'au plus près des bateaux amarrés au port, port en pleine reconstruction. Le commerce avait pris un petit coup, après l'assaut Fer-Né, mais le cours de choses semblait revenir à la normale. Alors, voir un navire en provenance du Royaume des Lannisters n'avait foncièrement rien de surprenant, cependant ... Cependant, Cally se sentit quelque peu attirée par ces visiteurs venus de l'Ouest, sans s'expliquer pourquoi. L'envie du dépaysement, sans doute, ou la volonté de s'approcher de visiteurs n'étant que de passage, ne la connaissant pas et ne sachant donc probablement rien de son tout récent veuvage. Cally n'était en rien craintive et nullement impressionnable, alors engager la conversation vers ce jeune noble ouestien. Ce qui lui fit dire que c'était lui le plus capé de tous ses compagnons ? Ses habits, pour commencer, l'épée qu'il portait au flanc, aussi, et un indéniable sens du ressenti, sans doute.

    Messire ... Bienvenue à Lancehélion.
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Jeu 2 Mar - 18:02

Tout occupé qu'il était à observer la citée  de Lancehélion, qui déployait son activité devant ses yeux, Edward ne remarqua pas la Dame qui s'était approchée de lui et de son navire.
Si sa conduite eu été une véritable goujaterie, il avait certes quelques excuses pour ne pas remarquer instantanément une Dame, même noble, dans l'effervescence environnante.

Plus expérimenté dans l'art de la guerre que des vêtements de cours, Edward remarqua celui qui semblait être le Capitaine du Port qui avançait dans sa direction, quelques hommes à lui sur les talons.
D'un coup d’œil, le chevalier vérifia la présence de son homme d'arme. Pas tant qu'il craignit une altercation, encore que avec ces gens du sud tout était possible, mais davantage pour souligner son rang. Haaa orgueil quand tu nous tiens...Un vassal des Lannister orgueilleux? Ben oui.

Hors donc Edward était sur le point de faire un pas en avant lorsque le Capitaine stoppa net, à encore une bonne dizaines de mètres de lui, stoppa ses hommes et leur intima de faire demi tour...et tourna les talons lui même.
La distance était suffisante pour qu'il n'y est nul insulte dans sa conduite, mais Edward ne comprenait pas du tout. Avait il un problème?

Instinctivement, le jeune chevalier porta une main à la garde de son épée et promena un regard circulaire....pour tomber quasiment nez à nez avec Cally.

La surprise et l’incompréhension le disputaient dans l'esprit du jeune chevalier, mais pas suffisamment pour qu'il en oublie ses bonnes manières:


"-Dame...Edward Swyft des Terres de l'Ouest."



D'un pas en arrière, il marqua suffisamment de distance pour exécuter un salut galant, une main sur le cœur et la seconde en retrait, la tête brièvement baissée.

"-Pardonnez mon ignorance, mais si mon apparence annonce bien assez que je ne sois point d'ici avant même que je ne me présente, je crains d'ignorer parfaitement à qui j'ai l'honneur de m'adresser?"



Edward posait la question sans trop appuyer la chose. Il était inconvenant de ne pas se présenter, sauf quand vous étiez socialement plus haut placé que votre interlocuteur. Ajouté à cela l'apparence de cette dame, qui avait un air étrange que Edward ne savait définir, et la chose était tout a fait possible.
S'il connaissait la Lady de Salrivage, Edward ignorait à peux près tout de la noblesse dornienne...
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mar 28 Mar - 22:29

Cally était née dans la noblesse. Dans la haute noblesse, même. Bien sûr, elle ne rivalisait pas avec la famille princière, mais par l'ancienneté de son lignage, et la réputation de sa Maison, elle n'avait tout de même nullement à rougir. En tant qu'héritière, on attendait donc d'elle qu'elle fasse perdurer la lignée, qu'elle assure à la Maison Jordayne un avenir toujours le plus haut possible, en toute loyauté et dévotion à la Maison Princière. En tant qu'héritière, la somme des responsabilités qui lui incomberait ne lui tomberait pas soudainement sur les épaules. On l'avait formée à prendre la suite de son père, bien évidemment, mais on l'avait également surtout formée à le seconder, à d'ores et déjà travailler avec lui, alors qu'il était encore bel et bien en vie. Le partage filiale, l'échange générationnel et le mélange des idées étaient des notions importantes. Née fille, elle n'avait pas été envoyée auprès d'un tuteur, dans son enfance ni même dans son adolescence. Elle était restée au Tor, non sans quelque peu voyager à travers tout Dorne et même au-delà des frontières de la Principauté. En somme, son tuteur n'avait été nul autre que son père, et elle avait reçu la meilleure des éducations possibles.

Une éducation loin d'être uniquement centrée sur Dorne, son histoire, sa culture et les Maisons qui la peuplaient. Maxence Jordayne avait voulu voir plus grand, sans nul doute parce que cela s'accordait bien avec les origines étrangères de son épouse, des origines dont avait donc hérité Cally, en plus d'être bel et bien née à l'étranger. Pour ainsi dire, les deux premières années de sa vie, Cally les avait passées loin de Dorne, sans prendre conscience, d'ailleurs, que Dorne existait. Mais elle était encore si jeune à l'époque, toute bambine qu'elle était, alors, pouvait-on réellement partir du principe qu'elle avait pu réellement avoir conscience de quoi que ce soit ? Alors, il se trouvait que la jeune veuve était en mesure de connaître nombre de Maisons étrangères, pour peu qu'elles soient quelque peu connues, liées à Dorne, ou que leur blason et leur devise aient pu lui plaire. Oui, parfois, l'esthétisme et les choix superficiels pouvaient tout à fait avoir leur place dans une éducation, pour peu qu'ils soient suffisamment contrebalancés par des choses plus sérieuses et plus raisonnables ! En tout cas ... En tout cas, ce jeune noble de l'Ouest avait des manières, ou du moins s'appliquait-il du mieux possible à ne pas d'ores et déjà causer d'incident diplomatique. Et Cally devait reconnaître que cela faisait bien longtemps qu'on ne lui avait pas demandé son nom ! Les gens de Dorne savaient qui elle était, parce qu'elle était issue d'une très ancienne et très prestigieuse famille, et qu'il n'était pas dans son caractère de sans cesse vivre cloîtrée derrière des murs.
    Lady Cally Jordayne, du Tor. Elle s'inclinait légèrement, comme il était convenable de le faire, et en tout respect des habitudes dorniennes qui n'imposaient nullement aux femmes de pratiquement se courber jusqu'à terre, au grand risque de faire déborder leur poitrine de leur corsage ! Je dois bien avouer que cela fait tout de même un certain temps que nul pavillon tout droit venu de l'Ouest n'a pas pénétré au port. Seriez-vous ici pour affaires ?


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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Sam 8 Avr - 14:07

A la mention du nom de famille "Jordayne", de même que celui du "Tor", le sang reflua brutalement du visage d'Edward...avant d'y revenir aussi vite sous la forme d'une teinte rouge prononcée.
Si le jeune chevalier n'était pas grand connaisseurs des familles de Dorne, ou d'ailleurs en Westeros, ces noms là ne lui était pas étrangers! La puissante famille Jordayne, descendante des Andals et régnant sur le Tor!
Afin de dissimuler sa gène, Edward exécuta un salut bien plus marqué en s'abaissant brièvement.


"-Lady Jordayne, puissiez vous pardonner le manque de discernement d'un simple chevalier de l'Ouest".

Bien entendue, Edward ne pensait pas tout à fait cela. Fier comme un coq était le chevalier ouestrien. Simple? Nullement. Mais il fallait bien rattraper sa bévue en matière d'étiquette, et au diable sa superbe. Pour le moment.

La question de la Ladye du Tor était juste et tapait dans le mille.


"-C'est très exact Lady Jordayne. Ma Maison à entamé des rapports commerciaux avec Dorne, notamment avec Salrivage, et nous effectuons ici un dernier arrêt afin de nous ravitailler, reposer les chevaux, puis nous repartirons vers notre étape suivante."

Les matelots commencèrent justement à faire débarquer les montures, passablement énervées par le trajet en mer. Ils allaient leur dégourdir les jambes avant de les laisser une nuit durant demeurer à terre.

"-Vous seriez déjà rendue en notre beau et puissant Royaume de l'Ouest?"

Bien que très polie dans sa question, Edward n'avait su s'empêcher de parler de l'Ouest comme étant "puissant". L'habitude de se considérer au dessus de tous...Haaa l’orgueil!
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Lun 17 Avr - 22:53

Cally était rompue aux argumentaires, aux discussions nobiliaires si ce n'était diplomatiques. La maîtrise du langage et de l'art oratoires lui avait été enseignée à un âge où son esprit avait été en mesure de tout assimiler de la meilleure façon possible. Mais l'on n'avait jamais attendu d'elle qu'elle soit en mesure de tout recracher tel quel, dans un pur par cœur qui, au final, perdait de son sens de par la force de la répétition, le manque de fraîcheur, de franchise, de naturel, de spontanéité, tout autant que par la mise en défaut de la contextualisation la plus juste de la réalité. Il lui avait fallu commettre ses propres erreurs oratoires, comprendre ce qui peut se dire et ce qu'il vaut mieux garder pour soi si l'on ne sait trop comment tourner les choses dans un sens différent afin que la couleuvre passe mieux, comme on dit. Les sourcils courtois, polis, elle les connaissait et savait les pratiquer, à défaut d'en raffoler avec excès. La franchise et la droiture étaient plutôt dans son apanage, alors, évidemment, les pratiques visant à se montrer trop mielleux ou trop propre sur soi en toute circonstance, elle n'accrochait pas plus que ça. Mais elle n'en faisait pas non plus une montagne, ne s'en offusquait pas, pour si peu. Il s'agissait d'un jeu, d'une sorte de cyvosse différent. Il fallait savoir en maîtriser les rouages tout en sachant s'en distancer de façon régulière et volontaire, de temps en temps. La jeune femme avait donc pu et su analyser la réponse de son interlocuteur, et si elle ne tiqua pas sur l'emploi de l'adjectif "simple", il n'en demeura pas moins qu'elle le releva. Chevalier, le jeune homme l'était sûrement, mais elle pressentait qu'il ne s'agissait pas uniquement de cela. D'autant plus que son patronyme parlait pour lui !
    ❧ Nulle offense, soyez en assuré et rassuré. ❧
Pour le coup, il ne fallait pas déceler dans ses paroles le moindre sous-entendu laissant à penser que, si, justement, elle se trouvait très offensée ou même vexée. Cally ne s'agrippait pas à son rang, à son titre et à sa position d'héritière de l'une des grandes Maisons de Dorne comme on s'agrippe aux derniers reliquats d'une quelconque richesse. Les Jordayne n'étaient pas en passe de sombrer, de disparaître du jeu politique, guerrier ou nobiliaire. De la même façon, leur richesse demeurait toujours aussi présente. Et leur prestige ne s'embarrassait pas uniquement de leur manne financière ou bien encore de la taille de leur armée, la seconde plus grande après celle de la Maison Princière elle-même. La grand-mère de Cally, feue la Lady Suzeraine du Tor, Nymeria Jordayne, avait après tout toujours dis que le prestige et la gloire doivent émaner d'eux-même, et non pas être des productifs artificiels, telle de la poudre aux yeux qui, certes, vous éblouit et vous esbaudie sur l'instant, mais qui finira toujours par se dissiper et laisser du vide derrière elle. Quoi qu'il en était ... Salrivage, disait-il ? Ce qui signifiait que ses hommes et lui remontaient vers le Nord, désormais, Salrivage se trouvant au Sud de la Principauté de Dore, bordée par la Mer d'Eté. Et Cally serait bien curieuse de connaître la prochaine étape de leur voyage.
    ❧ Je ne doute pas que la Maison Gargalen ait pu vous faire bon accueil. ❧ La Maison Gargalen ... Cally plissa légèrement les yeux, un bref instant, geste pouvant aisément être mis sur le compte d'un rayon du soleil trop pénétrant, alors qu'il n'en était en réalité rien. Ou plutôt qu'il en était en réalité tout autrement. Les Gargalen jouaient à un trouble jeu, et Cally ne se montrait nullement étonnée de se voir confirmer que Salrivage ne fermait pas ses portes au commerce avec quelque puissance étrangère ... Certes, le Royaume de l'Ouest et la Principauté de Dorne n'étaient pas en guerre, mais il n'en demeurait pas moins qu'ils n'en étaient pas pour autant alliés ! ❧ Je ne me suis jamais aventurée jusque dans l'Ouest, non. Je n'y ai aucune attache, et l'occasion ne m'en a jamais été donnée. Mais dîtes moi, par curiosité, quelle est votre prochaine étape ? ❧
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mer 19 Avr - 21:34

Beaucoup plus néophyte en matière de contrôle de soit, ou encore dans la partie consistant à décrypter les non dits et sous entendu de la partie adverse, Edward ne releva absolument pas le léger plissement des yeux de Lady Jordayne. Il ne le vit même pas en fait, trop distrait par la silhouette féminine en face de lui ainsi que la vie bourdonnante du port. Ce n'était déjà pas évident pour un simple chevalier de tenir la comparaison face à une Lady de la Haute Noblesse, mais dans un environnement étranger qui plus est, le pauvre Edward était bien en pleine!
Ajoutez à cela une parfaite et totale ignorance de la politique intérieur dornienne, et vous aviez le plus parfait exemple du rustre entraîné à frapper fort et envisager éventuellement de poser des questions ensuite.
Pensez vous, Edward n'avait pas soupçonné un seul instant, et ne le faisait toujours pas, que Salrivage ait pu se jouer de lui et se servir de lui pour ses intérêt propre. Alors si vous pensez qu'Edward remarqua que Lady Jordayne entamait un mini interrogatoire....Elle était belle la fine fleure de la chevalerie de l'Ouest tiens!


"-Sitôt que nos bêtes et l'équipages auront pris un peux de repos, nous ferons voile en direction des Citées Libres. Il s'agit là d'une bonne part de l'objectif commercial que j'ai fixé pour mon domaine."

Tout en parlant, Edward vit qu'un des matelot avait toute les peines du monde à maintenir une jument tandis qu'une seconde rechignait à avancer. D'un mouvement calme, le jeune chevalier avait reçu l'éducation adéquate concernant les chevaux, Edward vint prendre les rennes de la monture sous le regard étonné du matelot...lequel alla bien vite s'occuper du second animal.

"-J'ai entendu dire que les escarmouches frontalières et autre événement regrettables avec le Bief avaient dégénérés en une véritable guerre de conquête et d'invasion. Comment ce passe les choses pour Dorne?"

Question purement militaire, de la bouche d'un chevalier. Mais si Edward n'appréciait pas certaine forme d’apostasie existant à Dorne, il n'avait rien contre la Principauté. Au contraire, si cela n'avait tenu qu'à lui il aurait d'ors et déjà conduit une glorieuse invasion du Bief pour venger les envoyés du Roi odieusement assassinés en mission!
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Jeu 27 Avr - 20:02

Sans doute Cally avait-elle toujours eu une certaine inclinaison pour le monde et les autres contrées, comparée à bien des jeunes nobles de son âge et de son rang. Il fallait dire qu'elle n'était pas exactement le fruit de deux Dorniens ayant passés toute leur vie dans la Principauté sans jamais dépasser les limites géographiques de celle-ci. Son père avait toujours eu un côté aventurier et aventureux, quant à sa mère, et bien, son physique parlait de lui-même. Si pâle de peau comparée aux autres épouses de Lords Dorniens. A la chevelure si blonde, aux yeux si bleus. Cally était née à Lys, et avait passé les deux premières années de sa vie à aller de contrées en contrées, à mesure que Lynah, sa chère mère, s'obstinait à fuir son époux, Maxence Jordayne, tout ça parce qu'une violente dispute avait éclaté entre eux, avant même que Lynah ne retourne chez les siens à Lys et avant même, aussi, qu'elle ne se découvre enceinte. Les langues avaient vilipendé, mais cela avait, dans le fond, tout autant été irritant que clair et précis. Ainsi, si Cally avait dû montrer les crocs et qu'il lui arrivait encore de devoir le faire, pour recadrer certains et remettre les gens à leur place, elle n'avait jamais réellement dû expliquer pourquoi, physiquement, elle se rapprochait plus des Dayne que de ses ancêtres Jordayne, dans le fond. Les gens savaient. Les gens ne pouvaient ignorer la vérité. Encore moins quand l'affiliation de Lynah avec les Rogare et les Saan étaient connus alors même que ces derniers étaient au nombre de ces pirates qui ne manquaient sûrement pas de commettre quelques exactions en mer. On avait si souvent eu tôt fait de pointer Lynah du doigt, ou de médire dans son dos ... Les raccourcis, c'est si facile à emprunter, sans doute, dans le fond.
    N'avez-vous pas quelques craintes quant au Tigre, qui sévit là-bas ? Mais peut-être devriez-vous d'abord vous méfier de ne pas finir par le fond : la piraterie reste encore quelque peu importante, entre Dorne et Essos ... Et elle était bien placée pour le savoir ! Quoi qu'elle se savait personnellement ne rien avoir à craindre. Il ne viendrait en effet pas à l'idée de Saan de couler quelque bateau ou navire portant l'étendard Jordayne ! Un petit sourire prit place au coin de ses lèvres, en référence à cette plaisanterie toute personnelle que son interlocuteur ne manquerait pas de ne pas comprendre, à coup sûr ! L'observant manœuvrer sans trop de difficulté avec cette jument récalcitrante, Cally ne put s'empêcher de poser l'une de ses mains sur l'encolure de la bête, tant pour l'apaiser à son tour que pour sentir le pelage chaud sous ses doigts. Mais finalement, son vis à vis la ramener à la réalité, avant qu'elle ne lui réponde, non sans prendre quelques secondes de réflexion, alors que son sourire se fanait quelque peu. Dorne honore ses alliances, et ne manquera sûrement pas d'être épaulés par ses Alliés si le Bief s'avisait de pénétrer en ses terres. Nos hommes savent se battre, et s'ils en viennent à y laisser la vie, ils le font les armes à la main, et pas autrement. Que ce soit en la Principauté qu'auprès de notre allié orageois. Tel mon époux.
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mer 3 Mai - 17:00

Des crainte? La question était outrageante! Comment un fier et puissant chevalier de l'Ouest pouvait il craindre quelques ramassis de pirates et autres engeances des mers? Impossible! Mais une fois encore, l'inexpérience parla. Fort heureusement, Edward lui su tenir sa langue.
En effet, le preux et jeune chevalier confondait allègrement la crainte naturelle de ce genre d'ennuis et le fait d'en avoir peur. S'il n'en avait nul peur d'aucunes sortes, sans doute aurait il mieux fait de s'en soucier davantage.
Hélas si on lui en faisait ainsi et charitablement la remarque, le fait qu'elle vienne d'une femme, par les Sept une femme ignorante des choses de la guerre, ne faisait que renforcer son sentiment bien mal placé de n'avoir rien à redouter.
Fort heureusement pour sa tête, voir ses parties viriles, Edward n'eu pas la bêtise de rire au nez de la dornienne de haut lignage...

Mais il détourna brièvement la tête, un sourire non dissimulé et bien visible sur ses lèvres:


"-N'ayez crainte Lady Jordayne. Si quiconque en vient à me chercher querelle, ici ou en mer, il trouvera à qui parler!"

Edward voulu ponctuer sa phrase par une tape sur le flanc de l'animal, avec un mouvement de tête d'un effet bravache sans nom, mais au même moment l'un de ses hommes d'armes en vint à tomber à genoux sur les pierres du port afin de rendre l'intégralité du contenu de son estomac...Autant pour la dangerosité des lames de l'Ouest! Agrougrou!

Edward, conscient du spectacle malheureux qu'offrait sa soldatesque, tenta de changer de sujet tandis qu'il menait le destrier en avant. Un second cheval arrivait à sa hauteur. Le blond jeune homme proposa les rennes de la bêtes à Cally, offrant sans le demander une sorte de promenade le long des quais où il comptait faire marcher les bêtes.
Une telle proposition eu paru fort inconvenante, mais Edward se demandait et voulait vérifier si le degré de liberté des Lady du sud était tel que décrit:


"-Et nul ne remet en cause la bravoure des vôtres Lady Jordayne. Toutefois, peut être d'autres formes d'aides pourraient vous parvenir...Disons...si d'autres personnes voudraient voir Dorne triompher de ses ennemis actuels et le voir relever fièrement la tête plus haut et plus vite que ses mêmes ennemis ne l'envisagent?"
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Dim 14 Mai - 18:28

De nombreux stéréotypes circulaient sur les différents royaumes qui composaient le continent de Westeros, tout comme sur les nombreuses contrées qui s'étendaient à l'Est, en Essos, et au Sud, en Sothoryos. Les Nordiens étaient des êtres mutiques et assez glaciales. Les Fer-Nés étaient des sauvages et des pilleurs. Les ressortissants de l'Ouest étaient prétentieux et arrogants. Les Dorniens étaient des dépravés et des cyniques. Entre autres. Sans doute était-ce de bonne guerre que de quelque peu se renvoyer toutes ces amabilités dans les dents, de mâchoires en mâchoires. Et il était tout autant de bonne guerre qu'au sein même des différents royaumes, les Maisons suzeraines, entre elles, fassent elles aussi quelque peu partie de ce jeu, en interne, cette fois-ci. On a sans doute besoin de se rassurer sur ses propres défauts, pour les relativiser, tout comme on a besoin de se défausser sur autrui. Et au sein d'un continent comme Westeros, autrui était le plus souvent un ressortissant étranger, venu d'un autre royaume du continent, de préférence, assez loin, ou alors frontalier. Et les choses changeaient, à mesure du temps et des événements. Ainsi, dernièrement, les Biefois pouvaient sans doute se targuer d'avoir endossés la cape du royaume peuplé de traîtres adeptes des traquenards et de l'irrespect des règles primaires, comme la règle de l'hôte et de ses invités ... Présentement, en tout cas, sans vouloir tomber à pieds joints dans la flaque des stéréotypes, Cally devait pourtant bien reconnaître que son interlocuteur faisait tout de même preuve d'une certaine bravade, du haut de son jeune âge et de sa très plausible inexpérience en terrain étranger. La fougue de la jeunesse, sans doute ...
    ❧ Je ne doute pas que les Saans seraient ravis d'entendre ça. Ils aiment les défis, tout autant qu'ils apprécient des flots peuplés de débris de bateaux ... ❧ A sa façon, elle n'avait pu s'empêcher de quelque peu s'amuser de la situation, tout en laissant le jeune homme dans une très probable relative ignorance quant à ce dont il en retournait réellement, derrière ses paroles.
Le spectacle alentour n'était sans doute pas à la hauteur des attentes du jeune Ouestrien, venant de ses propres hommes. La mer, ça creuse, et les fortes odeurs typiques de Dorne, entre épices et vins, cela ne devait sans doute pas aider à garder tout le contenu de son bol alimentaire dans le ventre. Quoi que le vent ne charriait présentement pas trop les odeurs des marchés et des commerces typiques de la Principauté. La raison de ses maux d'estomac devait sans doute être trouvée ailleurs. Mais cela n'intéressait que peu la jeune femme, voire même cela ne l'intéressait pas du tout. Des hommes qui vomissent, cela se trouve partout, après tout. Acceptant ces rênes qui lui étaient tendus, Cally flatta les flancs de ce nouveau destrier, avant de reprendre la parole suite aux derniers propos de son interlocuteur. Et ce dernier n'avait visiblement pas dû entièrement comprendre le fond du propos de la jeune femme, qui ne releva pas, cependant.
    ❧ Feriez-vous référence à quelques personnes en particulier ? Si tel est le cas, je crains que ce ne soit pas avec moi qu'il faille vous entretenir, mais plutôt avec la Princesse Deria ! ... Quoi qu'il en soit, Dorne a su se défendre depuis tous ces millénaires. Et aucune de nos Maisons ne se trouve en danger d'éradication, contrairement à certains de nos voisins. ❧
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mar 16 Mai - 22:51

Edward faisait avancer la monture qu'il menait par la bride le long des quais relativement bien pavés, mais jonchés de détritus divers. Un port de commerce en somme, bien que la fierté du Swyft le fit penser que les quais de Port Lannis étaient autrement plus rigoureusement entretenus qu'ici "bas". Grossière erreur d'interprétation de la part de notre jeune, très jeune chevalier blondinet.
Ce dernier d'ailleurs savait fort bien que la populace s'écartait de leur passage surtout du fait de la présence de Lady Jordayne, mais ne pouvait s'empêcher de penser que la chose aurait été la même en sa seule et fier présence. Nenni jeune homme! Que penseraient donc de fiers, et parfois rustres avouons le, pêcheurs dorniens d'un freluquet blondinet en provenance des contrés verdoyantes et confortables de l'Ouest? Pas grand chose de bien il fallait le craindre! Alors de là à céder le passage...fallait pas rêver! Et nous parlons là des pêcheurs, de la plèbes, imaginez un peux le reste de la société dornienne...

La remarque de Lady Jordayne laissa en effet Edward quelque peux ignorant de qui étaient ces "Saans". Mais Saans, cela sonnait quelque peux comme Sand, les bâtards du sud. Hors il eu été proprement inconcevable qu'un bâtard, dornien ou d'Esteros par dessus le marché, puisse prévaloir sur un chevalier de l'Ouest! Fier et intrépide navigateur qui plus est! (allez y, riez)
La curiosité d'Edward, honnête quoi que teinté de mépris, fut cependant la plus forte:

"-Qui sont donc ces Saans Lady Jordayne? Sont-ce comme je le subodore de vils pirates écumant les mers entre ici et Esteros?"

Par vils, Edward n'entendait pas spécialement qu'ils étaient "méchants". S'était plutôt une marque de fabrique pour qui voulait réussir dans la piraterie cela. Mais plutôt qu'ils ne valaient pas grand chose. Logique en somme, car du point de vue d'Edward, les dorniens n'étaient bon qu'à faire la fête, baiser et...et voila. Donc des pirates aussi rustres que "vils" pouvaient fort bien leur poser problème, mais sans inquiéter le moins du monde un noble preux de l'Ouest.


"-Je ne parle au nom de personne Lady Jordayne, je ne suis qu'un simple Chevalier d'une maisonnée fieffée après tout."

Quoi de l'humilité? Mes pilules...ha oui voila...

"-Toutefois je suis certains qu'il serait dans l’intérêt tant de Dorne que de l'Ouest de voir le Bief subir défaites et coups d'arrêts. Hors dans cette optique, sans doute saurais je rapporter à mes Seigneurs et Maître de potentiels demandes de la part de...de la Princesse Deria par exemple. L'Ouest ne partira pas du jour au lendemain en guerre ouverte, mais nous avons l'or et la puissance pour aider à financer ces combats et ainsi soutenir les vôtres. Et peut être approcher davantage "certaines familles" diront nous, d'une déchéance qui nous arrangerait tous deux."
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Dim 28 Mai - 22:51

Cally était loin d'être le genre de jeunes femmes à se renier elle-même, ou à jeter la honte et l'opprobre sur une partie de ses origines. A sa façon, sans non plus s'en gargariser, elle se sentait fière d'être celle qu'elle était, d'avoir les origines qu'elle avait, et d'être quelque peu différente des autres Dorniennes de bonne famille. Peut-être appréciait-elle simplement le fait de ne pouvoir réellement être confondue avec nulle autre une fois que l'on savait qui elle était. Son fasciés avait, à lui seul, un petit côté unique, mélange entre ses origines dorniennes et ses origines lysiennes. Les gens ne s'en émouvaient pas forcément, soit parce qu'ils s'y étaient habitués, soit parce qu'ils étaient suffisamment ouverts d'esprit pour ne jamais réellement avoir commencé à enfermer leurs connaissances dans des catégories étriquées et à un seul visage. Mais ceux qui le faisaient n'attiraient pas réellement l'attention ou l'inclinaison de Cally, parce que ceux là n'en valaient que peu la peine, à ses yeux. La Principauté de Dorne était une contrée réputée pour sa largesse d'esprit et son côté bien plus multiculturelle que partout ailleurs en Westeros. Si certains Dorniens eux-même commençaient à faire la fine bouche, c'était qu'ils se reniaient plus ou moins, et à partir de là, ils n'intéressaient pas du tout Cally. Cependant, il était compréhensible que la jeune femme soit vectrice d'une certaine curiosité pour quiconque ne l'aurait encore jamais rencontrée et/ou serait issu d'une autre contrée. Elle ne s'en offusquait pas tant qu'elle ne se sentait pas épiée ou observée comme une bête de foire ou un animal étrange.
    ❧ Effectivement, il s'agit bel et bien de pirates. Le fait de les qualifier de vils ou de les vilipender n'est cependant pas de mon ressort, pas plus qu'il n'en ait de mon envie. ❧ Puisque, après tout, elle leur était affiliée, pour les plus connus et réputés, via sa propre mère, petite-fille d'une Saan !
La jeune femme se voulait le plus souvent possible et du mieux possible attentive à son univers, au contexte au sein duquel elle évoluait, aux gens qu'elle côtoyait ou qui l'approchait. Parce qu'elle ne vivait pas dans une bulle, loin de là, et que ses responsabilités futures avaient déjà laissées place à quelques responsabilités présentes, autant pour qu'elle se fasse la main que par nécessité, suite à la blessure de son paternel, Lord du Tor. Dès lors, sans être aux aboies concernant ce visiteur venu du Royaume du Roc, elle n'en demeurait pas moins très attentive, écoutant la moindre de ses paroles et assimilant celles-ci du mieux possible, pour tout potentiel usage ultérieur. Et elle n'était pas entièrement dupe de cette humilité plus ou moins énoncée. Mais, soit, elle n'en disait rien, et préférait écouter la suite des propos de son interlocuteur. Et ce qu'elle entendit la conforta dans son idée : ce jeune homme avait les dents plus longues qu'il ne voulait initialement le montrer, et peut-être se leurrait-il quelque peu lui-même sur les raisons de son arrêt éphémère au sein du port le plus important de toute la Principauté.

    ❧ Ainsi, en plus d'être chevalier et commerçant, vous seriez donc un émissaire royal ? Voilà qui est intéressant, compte tenu du fait qu'il ne me semble pas avoir entendu dire que nous recevrions quelque présence de cette nature à Lancehélion ! Je pense qu'il s'agit là d'une information qui pourrait éveiller la curiosité autant que la surprise de la Princesse Deria ! Mais l'Ouest ne finance-t-il pas déjà la campagne de Harren le Noir ? Ce dernier est loin d'avoir des alliés qui nous sont communs ... ❧
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Ven 2 Juin - 19:12

S'il n'était pas très expérimenté, dans sa conduite comme dans sa démarche, Edward n'en ignorait pas moins être observé. Simplement, la quantité de dorniens, et autres, aux alentours à suivre ses mouvements avait tendance à masquer l'attention de Lady Jordayne à ses côtés. Et pourtant s'il aurait bien du prêter attention à une personne, et l'opinion que cette même personne se forgeait de lui, s'était bien la femme avec qui il devisait actuellement!

Le vent semblait aller faiblissant alentours, le soleil de son côté déclinant doucement en direction de l'ouest. Les ombres alentours semblaient gagner, tout doucement, en force et en taille. Il était temps de rendre les bêtes à la garde de son équipage.

"-Faisons demi tour voulez vous? Je vais laisser mes hommes s'occuper des chevaux et du navire. Ils doivent avoir trouver où les loger pour la nuit."

Ajoutant le geste à la parole, Edward fit faire demi tour à sa monture et avança en direction du navire. Son homme d'arme arrivait de même avec trois matelots pour prendre les animaux à leur charge et les emmener plus loin. Apparemment ils avaient trouvés à les parquer un peux plus loin avec du fourrage frais.

Libéré de la monture, Edward se frappa les mains en rythme afin de se défaire des poils et saletés consécutives aux rennes pour tenir l'animal.


"-Un émissaire royal certes non ma dame! Ce serait pour moi un grand honneur que d'avoir l'oreille Lannister si aisément, mais je ne suis pour l'instant qu'un simple Chevalier fieffé.
Mais j'ai à cœur de défendre les intérêts de l'Ouest. Et ces intérêts, nonobstant la situation actuelle, serait servis par un Royaume de Dorne infligeant de nombreuses défaites à ses propres ennemis. Et si la chose pourrait aider Dorne, je ne doute point que le fait d'envoyer un message par ma personne interposé permettrait à ce qu'il parvienne aux oreilles Lannister aussi rapidement que discrètement..."[
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Sam 17 Juin - 22:53

A Dorne, on ne s'apitoie par sur son sort, ou un peu moins qu'ailleurs. Pas par pudeur, ni même pas réelle humilité, mais parce qu'il n'est pas dans les mentalités de rester figé en pleurant sur son présent, sans agir ni réagir. A Dorne, aussi, on sait encaisser. Peut-être parce que le climat sait se faire rude, et que le relief aussi a sa part de difficultés et de contraintes. Etre vif et réactif sont des qualités, mais parfois aussi des nécessités, particulièrement si l'on occupe une place de premier rang, ou si l'on est destiné à prochainement en détenir une. Le sens des responsabilités est fort et important, on se doit de ne pas décevoir, d'être là pour les siens autant que pour la Principauté elle-même. Cally était veuve. Son époux était mort au combat, et pourtant, elle n'était pas partie se terrer au fin fond de la demeure seigneuriale du Tor. Elle était présente à Lancehélion, car c'était là que résidait la Princesse, toute jeune promue à ce rôle de leader. Elle était présente à Lancehélion, se tenait droite, fière, continuait d'avancer. Et autour d'elle, ceux qui la connaissaient étaient parfaitement informés de ce qui lui était arrivé. Pour autant, ils ne se jetaient pas sur elle en lui présentant à chaque seconde leurs condoléances. Ils la savaient loin d'être faible et fragile, et ils savaient tout autant qu'elle à quel point, dans des circonstances comme celles-ci, les mots peuvent tant perdre de leur sens, là où les actions peuvent prévaloir.

Alors Cally ne se cachait pas, elle assumait, sans doute parce qu'elle n'avait pas à avoir honte de ce qui s'était passé. Elle avançait, pour ne pas se retrouver saisie de tristesse, et elle n'avait sans doute extérieurement rien d'une veuve, ce qui expliquait pourquoi son interlocuteur ne pouvait absolument pas, visuellement, comprendre qu'elle était en deuil. Et c'était sans doute aussi bien comme ça. Cela lui permettait plus aisément d'oublier les récents événements, ou plutôt de les mettre de côté pour un temps. Ce qui lui permettait alors également d'être toute à ce qu'elle faisait, en suivant son interlocuteur dans son demi-tour. Tout autant que cela lui permettait d'être elle-même, de faire montre de sa finesse d'esprit et de son art de la répartie. Car bien que Dornienne, Cally n'en oubliait pas pour autant qu'elle vivait également sur un continent plus vaste, Westeros, et que celui-ci était constitué de plusieurs royaumes. Des contrées loin d'être toutes des alliées de la Principauté de Dorne ... Alors, depuis toute petite, elle appréciait de ne pas trop être dans l'ignorance et dans le déni de ce qui pouvait bien se passer et se tramer à l'étranger ... De toute façon, comptes tenus de son rang, de ses connexions et de ses amitiés, elle ne pouvait absolument pas rester ignorante de certaines réalités, d'autant plus lorsque celles-ci concernaient et émanaient de certaines grandes lignées souveraines !
    ❧ Faire preuve d'autant de patriotisme est tout à votre honneur, Lord Swyft. Si toutes les Maisons de l'Ouest se focalisaient plus sur le Royaume que sur leurs intérêts personnels, je suppose que la situation interne de l'Ouest serait bien plus agréable à vos souverains ! ❧ Elle marqua une pause, avant de reprendre. ❧ Ainsi donc vous souhaiteriez que Dorne matte quelque peu le Bief pour l'Ouest, c'est bien cela ? Que le Roc puisse demeurer assis sur ses richesses, sans se mouiller ? ❧
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Dim 18 Juin - 13:01

Les bêtes étaient maintenant hors de vue, et la majorité de l'équipage du navire se préparait à ce que tous les équipages de tous les navires du monde font de mieux: passer une soirée à terre. Edward imaginait fort bien ce que ces hommes allaient faire ce soir: courir la gueuze et vider nombre de chope d'alcool avant de s'endormir sur le navire, ou ailleurs. Sans doute le départ du lendemain ne se ferait il pas aux aurores, mais cela Edward n'y pouvait pas grand chose. Et priver ses hommes de plaisirs, aussi frustre soient ils, juste avant de traverser le détroit en direction d'Esteros n'était pas la chose la plus intelligente à faire.

Nul ne pouvait se tromper quand aux intentions de l'équipage en voyant ce dernier, et Edward faisait en sorte d'avoir l'air de celui qui a autorisé cela plutôt que du jeune chevalier dépassé par la tournure des événements.

Et pour couronner le tout, voila que cette lady lançait piques cinglantes et commentaires acerbes quand à la situation interne au Royaume de l'Ouest.

Cette situation, Edward ne la connaissait que trop bien. Il aurait bien volontiers expliqué le fondement du problème, mais il ne le pouvait...ni ne le voulait.
Sa loyauté à la Maison Lannister était trop importante.Bien qu'il ait pris la tête des Seigneurs Frondeurs, il l'avait fait dans l’intérêt même de l'Ouest, du Roc et des Lannister. Si le jeune Lyman s'était conduit en parfait imbécile en laissant les paysans dicter leur lois, il ne pouvait le dire haut et fort. Ni même à voie basse pour ne pas affaiblir la position Lannister.
Edward avait fait ce qu'il fallait, non sans avoir tenté de conseiller le jeune Lyman au préalable. Mais il avait été renvoyé "à la niche". Le reste avait été inéluctable. Contestée sur ses terres et privée du soutient du Roc, la noblesse avait pris les armes pour rétablir l'ordre et la paix du Roi. Et en définitive, la Reine Lannister avait maté les derniers récalcitrants parmi les paysans. L'ordre régnait à présent, mais pas vraiment grâce au Prince Lyman...


"-La situation interne de l'Ouest à connue, il est vrai, quelques soubresauts intéressant. Mais la paix et l'ordre règnes au sein du Royaume. Nous suivons tous la famille Lannister et le ferons toujours.

Mais je ne puis vous laisser dire de telles choses, ma Lady. L'Ouest à simplement le bon sens, de mon point de vue extérieur au cercle Lannister, de ne point trop s'immiscer dans les affaires des autres. Nous n'avons pas l'outrecuidance, comme certains plus au nord ou très récemment débarqués, de vouloir imposer par la force notre vision des choses.
Et je ne parlerai même pas de ceux qui pillent, tuent, et incendies les ports de ce qu'ils considèrent comme des proies potentielles...

Toujours est il que je n'irai pas plus loin sur un tel sujet en plein vent Lady Jordayne. Je ne vous proposerai pas de me suivre dans ma cabine, ce serait fort inconvenant et un manquement grâce à l'honneur, et je désir moi même trouver une auberge calme mais bien tenue pour y souper. Oserais je vous demander si vous pouviez quérir un écuyer de votre maisonnée afin de me servir de guide? Je ne vous ennuierait ainsi pas davantage pour ce soir."
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mar 4 Juil - 19:24

Il était si fréquent que les gens parlent pour ne rien dire. Qu'ils ouvrent la bouche pour émettre des propos fort déplaisants ou n'ayant absolument aucun sens, aucune teneur, aucun intérêt. Ce n'était alors jamais bien fameux, ni jamais bien reluisant que d'assister à une telle attitude ou, pire, que d'en être responsable ou même victime collatérale. C'était en tout cas quelque chose que les Jordayne fuyaient autant que possible, et cela semblait également être le cas de bon nombre de hautes lignées de Dorne. Comme si, au sein de la Principauté, aiguiser son esprit était une perspective recherchée, et que cela ne pouvait s'accompagner que d'une capacité à ne pas l'ouvrir à tord et à travers. Cally avait perdu sa grand-mère paternelle depuis plus de 20 ans maintenant. Mais elle se souvenait encore d'elle. Nymeria Jordayne, Lady Suzeraine du Tor, dotée d'un fort caractère, mais aussi de l'un des esprits les plus brillants et modernes de son époque. Ce n'était donc pas pour rien qu'à l'époque déjà, les Jordayne comptaient au rang des Maisons les plus fidèles aux Martell, alors que la Princesse régnante de l'époque, Meria Martell, savait déjà pourvoir compter sur eux et s'appuyer sur leurs forces en cas de besoin. Sans parler des entrevues et échanges qui pouvaient exister entre les deux femmes. Bien souvenant, Cally avait eu sa grand-mère en exemple. Car, plus tard, elle aussi, elle serait Lady Suzeraine du Tor, tout en étant mère femme et épouse. Enfin, épouse ... Les choses se répétaient sans doute quelque peu, car elle aussi, Nymeria avait perdu son époux faisant d'elle une Lady Suzeraine veuve. En tout cas, il y avait certains préceptes dont se rappelait tout à fait Cally et lui ayant été directement transmis par son aïeule. Et parmi eux, il y avait une leçon de vie : si ce qu'elle avait à dire n'était pas plus important et pertinent que le silence, et bien elle devrait plutôt continuer de se taire ! Dès lors, elle ne proférait jamais rien dans le vent, et s'évertuait à ce que ses propos étaient toujours du sens, ne serait-ce qu'un fond.

Mais sans doute pouvait-il être quelque peu surprenant pour qui n'était pas habitué d'entendre un Dornien parlé. Il y avait sans doute un petit quelque chose d'assez déroutant et mystérieux. Car le cynisme et l'ironie étaient deux choses assez bien maîtrisées par bon nombre de Dorniens, qu'ils soient nobles ou issus du peuple. C'était dans leur coutume et dans leurs mœurs, sans doute, que d'avoir toujours cette petite étincelle dans le regard qui, lorsqu'ils s'adressaient à vous, pouvait tout à fait vous faire hésiter en vous poussant à ne pas trop savoir sur quel pied danser. Prendre les mots aux pieds de la lettre, ou plutôt y voir quelque ironie bien placée et bien dosée ? Il n'y avait en tout cas eu aucune ironie dans les propos de Cally, et cette dernière avait simplement voulu exposer les choses telles qu'elle les voyait. Ce qui, visiblement, dérouta quelque peu son interlocuteur, tout droit venu du Royaume du Roc. Ce qui amusa Cally plutôt que cela ne l’embarrassa. Il en fallait beaucoup pour l'embarrasser, puisqu'elle avait ce petit quelque chose d'assez éhonté. Sans doute parce que, depuis son plus jeune âge, on lui avait appris l'importance que c'était que d'assumer ce qu'elle faisait et ce qu'elle disait. Si elle devait avoir des regrets ou des remords par la suite, alors autant purement et simplement s'abstenir de dire ou faire quoi que ce soit en premier lieu !
    ❧ Aurai-je quelque peu touché un point sensible pour vous, Lord Swyft ? Vous aurai-je vexé, ou bien encore offensé ? ... Dorne ne s'immisce point dans les affaires de quelque royaume étranger. Pas plus que la Principauté n'a l'outrecuidance, comme vous le dîtes, d'imposer son autorité et ses desiderata à qui que ce soit hors de ses frontières. Dorne, tout comme l'Ouest, a déjà dû subir bien des raids, certains événements assez récents en étant la preuve. Pourtant, la Principauté ne reste pas à regarder les choses se faire, bien confortablement assise sur un tas d'or ... Quitte à payer le prix de son investissement, comme ce fut le cas pour mon époux.

    Si vous souhaitez vous rendre dans une auberge, je peux en effet vous en conseiller une. Quant à mettre un écuyer à votre service pour vous guider, je crains cependant de ne pouvoir vous offrir que les services de l'un de mes hommes d'armes. La plupart des chevaliers servant la Maison Jordayne sont actuellement dans l'Orage, au sein de l'armée dornienne, et leurs écuyers sont donc avec eux. Cela vous conviendrait-il, malgré tout ? ❧
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Jeu 6 Juil - 18:59

Une certaine forme de déception passa dans les yeux du jeune Chevalier alors que la, pensait il, subtile proposition qu'il formulait n'était pas relevée par son interlocutrice. Edward se savait encore passablement surclassé par l'aristocratie en terme de manigance, magouille et autre coup fourré. Mais il pensait que l'expression "ne pas aller plus loin sur un tel sujet en plein vent" serait comprise. A moins que la Jordayne n'ait volontairement choisis de ne pas en tenir compte? Qu'elle n'est estimée cette invitation à discuter dans un lieux plus...discret et à l'abris des regard comme inutile ou autre?

Difficile à dire, et probablement Edward ne le saurait il jamais. En effet le chevalier n'imaginait pas un seul instant de poser sa question en direct, à brûle pourpoint. Il devrait vivre avec cet échec. Hors un chevalier se devait d'apprendre de ses échecs, ainsi il ne manœuvrerait point de la sortes à l'avenir.

Le reste des propos de Lady Jordayne était en revanche à la limite de l'offense. Et cette fois notre chevalier ne se retint guère de le lui faire savoir, à propos mesuré ceci dit:


"-Quelques peux offensé il est vrai Lady Jordayne. L'Ouest ne reste pas assis sur son tas d'or sans se mouiller. Oserais je vous faire remarquer ma présence ici? Nous sommes actif. Simplement nous n'attaquons point au débotté, comme d'autres semblent le faire à votre encontre...ou en venant de quelques contrés plus septentrionales.

Réfléchit est la politique de mes Maître, sans aller penser que celle de Dorne ne le serait point.

J'accepte volontiers le service temporaire de votre homme d'arme, au moins ainsi saurez vous où me trouver si d'aventure cela pouvait vous agréer. La bonne nuit ma Lady."


Vexé vous avez dit vexé? Pensez vous. Edward s'en alla d'un pas mesuré, il avait envie de courir à la vérité tant sa colère était grande, en direction de son navire où il donnerai quelques consignes avant d'aller lui même en direction de l'auberge.
Le jeune et fier Coq n'était certes pas content du tout. La dornienne se révélait en définitive plus piquante qu’intéressante, ou bien avait il lui même manqué le coche.
Toujours était il que son voyage s'en bornerai ainsi au côté commercial, sans plus chercher à se mêler des affaires dorniennes. Ce n'était rien qu'une petite croisade après tout!
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Lun 17 Juil - 22:57

Visiblement, les différences entre contrées, royaumes et principautés étaient parfois moins sensibles et bien plus conséquentes qu'on ne pouvait le penser, de prime abord, concernant certains domaines ! Du Nord au Sud, d'Est en Ouest, tous, ici, parlaient la même langue, la Langue Commune, même si certains pouvaient se targuer, ou pas, d'ailleurs, d'avoir des connaissances dans une autre langue, voire même de parler couramment dans un dialecte étranger. Oui, tous parlaient la Langue Commune, même si de légères variations existaient et que des accents pouvaient se mêler de ci de là à tout ceci, et pourtant, pourtant, l'incompréhension semblait demeurer pouvoir exister. C'était sans doute actuellement ce à quoi Cally et son interlocuteur étaient confrontés. A ses yeux, sans exactement l'avoir renvoyée dans ses pénates, ce qui valait mieux, de par leur différence de rang, Edward Swyft lui avait tout de même quelque peu signifié une fin de non recevoir. Or, visiblement, ce n'est pas ce qu'elle aurait dû comprendre. Mais les faits étaient là, ils étaient à présent partis sur deux voies différentes semblait-il, et sans doute la jeune femme devrait-elle préciser les choses, mettre les points sur les i. Devait-elle s'excuser, ou rattraper les choses ? Sans doute pas, car, après tout, elle n'avait rien fait d'autre que de se reposer sur le sens qu'avaient ici les expressions. Et puis, il n'y avait pas non plus terrible méprise, elle n'avait outragé personne, et n'avait en rien créé quelque incident diplomatique, tout de même ! Et puis ... Et puis, ce n'était pas comme si elle n'avait pas l'habitude de tout ceci. Sa mère n'était pas née sur le continent, après tout, et avait grandi et été élevée par sa famille maternelle, à Lys. Là où on avait fait passer l'apprentissage de la Langue Commune de Westeros au second plan, et ce même si son propre père était un Celtigar. Cally le savait, la langue natale de sa génitrice n'était autre qu'un dérivé typique de Lys du Haut Valyrien. Alors, plus jeune, elle avait entendu de nombreuses fois ses parents s’entre-déchirer au sujet de certaines incompréhensions, quand sa mère ne décidait pas tout bonnement et simplement de ne plus s'exprimer que dans sa langue natale, furieuse pour quelque raison après son époux !
    ❧ Certes, je ne peux qu'attester de votre présence dans le port de Lancehélion, mais ne m'avez-vous pas vous même dit que vous étiez ici pour quelque affaire commerciale, en escale ? Je crains fort que guerre et commerce n'ait que peu à voir ensembles, même si l'une peut stopper l'autre. ❧ Elle marqua un temps d'arrêt, avant de quelque peu réfléchir à ses propos suivants. ❧ Vos "Maîtres", comme vous dîtes, ont donc une façon bien à eux de rester quelque peu cryptiques quant à leurs intentions et réels desseins. Nul ne sait trop quel est leur camp. Mais sans doute n'en ont-ils pas d'autre que le propre leur. ❧
Et puis, il prenait congé. Visiblement boudeur, un peu comme un enfant, aux yeux de Cally. Elle se souvenait encore très bien de toutes ces fois où son propre frère était monté sur ses grands chevaux en prétendant qu'il n'en était rien. Il faisait usage de politesse superficielle, prétendait aller dans votre sens, avant de vous tourner le dos et de regagner ses pénates, ou alors avant de partir du Tor, pour aller se promener en forêt pour y ruminer ses mauvaises ondes. Il arrivait alors assez fréquemment que Cally aille à sa rencontre. Pour lui mettre le nez dans ses erreurs et sa démesure, et pour lui montrer qu'il n'était pas bien raisonnable, et que s'il en avait après les choix ou décisions de leurs parents, ce n'était pas une raison pour qu'elle ait à en subir les retombés, alors qu'elle n'y était pour rien, absolument pas impliquée de son état ! Il reprenait toujours ses esprits, il lui fallait juste du temps. Mais, dernièrement, tout ceci ne fonctionnait plus. Depuis la tragique mort de sa fiancée, en fait, alors même que Hautjardin accueillait une délégation de la Principauté, juste avant de violer les bonnes manières et le droit sacré de l'hôte. Tywan était devenu presque ingérable, ce qui était redoutable, compte tenu de son caractère et de ses capacités guerrières. Enfin ... Si le jeune homme tout droit venu du Roc s'attendait à ce que Cally lui courre après, il pourrait attendre longtemps ! Il n'était en rien son frère, et la jeune femme avait suffisamment de manières pour ne pas se mettre à cavaler comme une fille du peuple après le jeune homme. Elle l'avait vexé, de ça, elle en était sûre. Déjà, il n'avait pas demandé son dû. Ensuite, il avait pris congé sans plus attendre, sans qu'elle ne lui réponde, ce qui n'était guère poli ni même respectueux de la déférence normalement due à son rang. Mais elle n'était pas autant à cheval sur les codes et les règles que cela, étant Dornienne. Il n'en demeurait pas moins que ... Que tout ceci restait tout de même tout autant intéressant qu'intriguant. Elle était curieuse de savoir ce qu'il avait exactement à l'esprit, et de comprendre à quel point ses monarques pouvaient être aux faits de ses desseins. En tout cas, s'il voulait trouver auprès d'elle quelque porte d'entrée vers le pouvoir supérieur à Dorne, il allait devoir s'y prendre autrement et se montrer moins soupe au lait ! Le regardant s'éloigner, elle finit par soupirer, avant de faire signe à l'un des hommes en armes qui l'avait accompagnée jusqu'ici avant de rester un peu en retrait.
    ❧ Mors, veuillez accompagner notre visiteur là où il souhaitera aller, tout en lui indiquant la meilleure auberge digne de son rang que vous connaissez. ❧ Elle plissa les yeux sur cette silhouette qui pénétrait désormais sur son navire pour y haranguer ses hommes et ses marins. ❧ Ne le perdez pas de vue. Et rendez-moi compte de toute information digne d'intérêt le concernant. ❧
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MessageSujet: Re: Un jeune Coq chez les sudistes   Mer 19 Juil - 22:57

Edward n'avait point davantage répondu aux remarques de la Lady Jordayne. En effet ils ne s'étaient pas compris. Combien d'affaires, d'accords, de mariages avaient ainsi échoués par ce que deux interlocuteurs ne s'étaient pas compris, pas entendus? Sans doute une quantité outrageusement importante. Combien de vies perdues, gâchées de la sortes? Tout en avançant en direction de son navire, Edward supputait de tout cela. S'il regrettait de ne point parvenir à faire subtilement comprendre à cette dame de la Noblesse, pourtant habituée aux non dits et autres faux semblants, qu'il pouvait peut être lui apporter des solutions à certains problème...il ne regrettait pas de la planter ainsi sur les quais suite à l'insulte, même très minime, dont il se sentait la cible.
Et croyez moi, rien de pire qu'un jeune chevalier pour encaisser une insulte. Aurait elle été un homme qu'il l'aurait probablement, et inconsidérément, défier sur le champs de l'affronter dans la lice.

Alors qu'il parvenait à son navire, Edward vit du coin de l'oeil l'homme d'armes portant la livrée Jordayne avancer pour le suivre, l'air parfaitement inoffensif.
Le jeune chevalier donna quelques consignes rapides, dont celle d'être prêt au départ le lendemain à la deuxième heure après le lever du soleil. Il ne prit pas la peine de menacer les hommes de sanctions s'ils venaient à faire défaut, sachant pertinemment que des marins dans un port à la nuit venue allaient forcément être décevant.

Redescendant du navire, Edward prit conseil auprès de l'homme d'arme et se rendit ainsi à l'auberge nommée, sobrement, "l'étendard de Dorne". Un établissement réputé de bonne tenue, dont les propriétaires et tenanciers étaient également d'une loyauté sans faille à la famille Princière, aux Peuples de Dorne et au Pays. Pas forcément dans cet ordre.
La clientèle était principale issue de la classe moyenne de Lancehélion, chevaliers, marchands et parfois de petite noblesse.

Edward remercia l'homme d'arme en lui remettant trois pièces, afin qu'il puisse boire et manger ce soir là, lui précisant qu'il n'était pas nécessaire de demeurer avec lui.

Après une soirée sans histoires notables, Edward mangea seul sans chercher à entrer en contact avec quiconque, l'homme d'arme pourrait rapporter à sa maîtresse que Edward avait passé la nuit dans cette auberge, avant de rejoindre son navire (dont l'équipage était à peux près en ordre) et de faire voile vers le nord...
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Un jeune Coq chez les sudistes
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