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Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]
MessageSujet: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Ven 9 Déc - 14:56

Si j'en avais eu la possibilité, je me serais sans doute rendue moi-même aux Montagnes, saluer mes nobles et discuter avec eux, en particulier avec Lord Noirmont. Mais ce n'était nullement possible dans l'immédiat, et j'ose penser qu'il le comprendra.
Mais il faut néanmoins rassurer le peuple et montrer aux nôtres que nous étions là, malgré la difficulté de la tâche. Je ne peux guère me déplacer, pour ne pas dire pas du tout sur de si longues distances. Et Roward... J'ai toujours un poids sur le cœur. Roward n'est pas là. Roward est dans son nouveau royaume, avec sa reine et son peuple. Et si nous avions déjà été séparé, cela n'avait jamais été si long ni sur une si grande distance. Mais j'avais moi-même fait ce choix, je ne peux médire nul autre que moi. Je ne peux décemment pas me morfondre à ce sujet, alors que cela doit être bien plus difficile pour lui que pour quiconque. Et il faut bien que je m'y fasse vu qu'il n'est pas près de revenir. Je ne peux que prier le Guerrier et l'Aieule, pour qu'il sache prendre les bonnes décisions, pour qu'il aille bien, pour qu'il devienne suffisamment fort pour se sortir de tout cela.

Je ferme les yeux un instant avant que les jappements des chiots ne me tirent de mes pensées. Je souris et m'approche, entrant dans l'enclos où ils se trouvent, me répétant pour la millième fois que je ne devrais pas être ici, que je n'ai pas de temps à perdre pour cela. Mais je me retrouve pourtant accroupie, à tendre la main en attendant que l'un deux, le plus courageux, fasse un premier pas vers moi pour la renifler. Saskya se lève, et vient le pousser du bout du museau, avant de venir quémander des caresses. Je me laisse tomber à genoux, la serrant doucement contre moi. Je sais qu'elle et Zaki sont encore plus protecteurs qu'avant, surtout avec leurs petits, et qu'ils ne laissent guère de monde les approcher ainsi, pénétrer dans leur domaine aussi facilement. Mais après tout, je les ai élevé et m'en occupe encore,
Je tourne la tête pour voir la petite boule de poils, aussi blanche que sa mère, essayer de grimper sur mes jambes. Je passe les doigts dans sa fourrure et inspire profondément. Tout ira bien. J'ai réussi à élever des chiens et des poulains... Je lâche un rire devant cette comparaison, me relevant en prenant le petit chiot dans le mes bras.

« Ne t'inquiète pas Saskya, je n'ai pas l'intention de te le prendre. »

Je le garde contre moi, le caressant jusqu'à ce qu'il cesse de trembler et qu'il cherche encore davantage. Je relève la tête quand je vois Deran qui revient avec Anders. Je lui souris, m'approchant des barrières sans pour autant sortir.

« Tu peux nous laisser. »

Deran s'incline et sort, sans doute pour aller surveiller que la zone est aussi sûre que quelques minutes plus tôt quand je l'ai envoyé chercher mon frère. Je ne me plaindrais pas de tant de zèle, même si cela ne m'aide pas à rester sereine. Et d'ici quelques semaines, quelques mois, quand ils sauront, chercheront-ils à m'enfermer dans une boite ? Par les Dieux, j'espère pour eux que non, je risque d'être fort peu agréable si tel était le cas...

Je reporte mon attention sur Anders. Je ne sais toujours pas si c'est une bonne idée. Non pas que je doute de lui, loin de là, sinon je n'y aurais pas songé et le conseil aurait sans doute refusé, ou du moins posé des conditions. Mais... l'envoyer si loin, avec Robb... Je ne sais trop si c'est le fait de me retrouver presque seule ou les infinies possibilités d'absurdités dont ils sont capables à deux qui m'effraient. Et étant donné qu'Arianne reste à mes côtés, je pencherais pour la seconde solution. Même si j'avoue ne pas aimer les savoir si loin, alors que j'ai déjà perdu Roward. Et si proches du danger oui. Mais les hommes ont besoin de voir que nous n'oublions pas leur dévouement et leur implication. Envoyer là-bas Anders et Robb, Martell et Dayne, sera bien plus utile que de vouloir les préserver contre tout bon sens. Sans parler qu'ils deviendraient probablement fous si j'essayais de mon coté de les garder enfermés.
Je me penche par-dessus la barrière, déposant un baiser sur sa joue, avant de lui sourire, la tête penchée sur le côté.

« T'es-tu remis des festivités petit frère ? As-tu trouvé cela suffisamment fastueux et digne du mariage de la princesse de Dorne ? »

Je le dévisage un instant, me demandant s'il sera réellement satisfait de ce que j'ai à lui dire. A vrai dire, je n'ai de certitude que pour l'une des nouvelles. Et, malgré l'inquiétude persistante que j’éprouve, je ne peux empêcher un sourire idiot de venir illuminer mon visage.



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Dernière édition par Deria Martell le Dim 3 Sep - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Sam 7 Jan - 17:46

Il se sentait amputé. Parce que son frère, son compagnon de tous les instants, n'était plus là. Roward était parti. Et avec lui, c'était une partie de l'insouciance qui s'en était allée. L'enfance aussi. Roward allait embrasser sa destinée, ceindre une couronne d'un royaume dévasté et envahi. Il allait devoir s'imposer auprès d'un peuple qui n'avait que mépris pour lui et son sang, alors même que leur reine mère était dornienne... il allait devoir redresser un royaume exsangue... En espérant qu'il n'y laisse pas la vie. Et Anders bouillait d'être ici, de savoir Roward au loin et de ne pouvoir l'assister. Le destin du prince de Dorne et futur roi de l'Orage était à Accalmie. Celui du bâtard légitimé était à Lancehélion. Pour le moment. Parce que Deran vint chercher Anders, convoqué par sa sœur. Que pouvait bien lui vouloir Deria pour le faire mander ainsi ? Curieux, il suivit sans broncher, leurs pas les menant jusqu'au chenil où Deria se trouvait, en compagnie des chiots. Image attendrissante de la princesse de Dorne qui s'offrait une petite pause dans tout ce foutoir. Parce que Dorne était vraiment dans un sinistre passe... Entouré d'ennemis. Par la mer et par la terre. Le Bief avait bien trop d'hommes. Les Hoare les étouffait en bloquant tout commerce, leurs navires menaçant les côtes dorniennes. Et l'Orage ne ferait pas le tampon très longtemps.

Le bâtard s'approcha de la barrière, rejoignant Deria qui se trouvait de l'autre côté, alors que Deran filait, toujours aux aguets et consciencieux. Un baiser fraternel l’accueillit, lui arrachant un sourire et le détendant un peu. Ses relations avec Deria étaient plus difficiles que celles qu'il entretenait avec Arianne... Mais à peine eut-il formulé cette pensée qu'il se corrigea. En fait, ses relations avec Arianne étaient plus compliquée que jamais. Mais au moins, ils se comprenaient. Ce qui n'était pas toujours le cas avec Deria, qui avait pourtant mis de l'eau dans son vin au fil des mois, se montrant plus douce avec lui, même s'ils se disputaient encore violemment. Pour autant, il était moins complice avec elle, qu'avec Roward et Arianne. Elle était peut-être moins encline à croire en lui et à lui faire confiance. Elle était... méfiante. Cela avait toujours été. Pourtant, s'il avait des défauts, jamais il n'avait eu l'ambition de nuire aux Martell, bien au contraire.

Ses questions l'amusèrent, et son regard sombre se mit à pétiller :

« Naturellement. J'ai même trouvé cela trop court. »

Parce qu'au moins, pendant ces quelques heures... jours... il avait été possible d'oublier, un tant soit peu, la réalité précaire de leur situation. De se perdre dans l'ivresse, la danse et les femmes. C'était parfait pour Anders. Mais, hélas, cela ne pouvait durer.

« Hum, je ne sais pas si quoique ce soit de possible est digne de ton mariage. Mais c'était pas mal. »

Il croisa le regard de Deria, qui semblait le scruter. Elle avait quelque chose d'important à lui dire, de toute évidence, alors qu'elle le jaugeait. Quoi, en revanche, c'était un mystère. Pourtant, il étrécit le regard quand elle se mit à sourire, sans réelle raison. Un sourire un peu béat. Assez inhabituel chez elle.

« Qu'est-ce qu'il y a Deria ? »

Comme d'habitude, il n'était pas du genre à tourner autour du pot. Il se demanda brièvement si elle était heureuse avec son nouvel époux. Tout en décidant qu'il y avait sans doute des choses et surtout des détails, qu'il ne voulait pas connaître. Mais d'après certaines rumeurs... C'était l'entente cordiale au lit, en tous les cas. Les serviteurs avaient le chic pour avoir les oreilles qui traînent et la langue bien trop pendue.

« Tout va bien avec Orys ? »

Ah satanée curiosité...


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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Jeu 26 Jan - 0:15

J'aurais pu aller le chercher moi-même, le voir tout simplement. Cela n'aurait pas changé grand chose, et ce n'est pas parce que je voulais absolument voir les chiots maintenant. Et effectivement, une partie de moi était abasourdie que je puisse prendre du temps pour cela d'ailleurs. Mais j'en avais besoin, besoin de temps pour souffler, pour ne pas devenir folle, pour ne pas me perdre. Quant au fait d'aller faire chercher mon frère, ce qui ne m'arrivait quasiment jamais en dehors des occasions officielles, ma foi, peut-être était-ce justement pour essayer de redonner un côté plus officiel, plus formel à cet entretien. Effet qui était sans doute amoindri par lesdits chiots qui venaient japper autour de nous.
Mais ce n'était pas plus mal. J'avais déjà bien assez de mal à discuter avec Anders en général pour ne pas trop en faire, et je n'avais aucune intention de me poser face à lui en tant que princesse pour le moment. Évidemment, j'étais sa souveraine, mais je n'avais que peu de personnes qui ne me voyaient pas ainsi, ou pas uniquement, et il en faisait parti. Et, aussi sot que cela paraisse, je n'avais pas envie que cela change. Sans doute parce que je n'avais pas envie de ressembler à Rhaenys rappelant à son frère qui elle était, se cachant derrière son masque glacial et distant de reine. J'avais besoin de pouvoir me reposer, de pouvoir me reposer sur eux, de pouvoir justement abandonner parfois un peu cette cape trop lourde. Et maintenant que je n'avais plus Roward à qui me confier, la liste de mes proches à mes côtés était encore plus succinte. Et j'allais, encore, de moi-même, la réduire. Même si j'escomptais bien que lui et Robb reviennent plus rapidement. Et je refusais d'envisager qu'il puisse leur arriver quoique ce soit.

Mais pour le moment, je souris à mon frère, l'embrassant comme la sœur que je suis même quand nous nous affrontons. Ce qui arrive assez souvent. Et si je n'ai jamais aimé cela, il y a toujours eu cette tension, cette difficulté entre nous. Et j'y suis sans doute pour beaucoup, même si je ne parviens à faire autrement. Et depuis quelques mois, j'en viens à l'apprécier cette tension, dans un sens, car il m'aide d'une certaine façon... à sa façon.
Il sourit et son regard s'illumine. Et mon cœur se serre un instant alors que je me rends compte une nouvelle fois de combien il ressemble à Père ainsi. S'en rend-il seulement compte ?
Mais il parvient à me faire sourire davantage.

« Cela aurait pu durer une semaine pleine que tu aurais trouvé cela toujours insuffisant. »

Je souffle un rire, avant d'incliner la tête à son intention.

« Je te remercie. Je suis ravie que tout ce travail et cette organisation aient réussis à obtenir ton aval. Mais tu as raison, ce n'était pas si mal. Aurais-je mérité plus fastueux encore ? Je n'en suis pas sûre... Et tout s'est déroulé sans encombre, et les nobles ont été satisfaits. Que demander de plus ? »

Et je sais bien qu'il n'est pas dupe et qu'il se rend compte que j'ai quelque chose d'important à lui dire, il n'est pas aussi sot qu'il veut bien le laisser croire. Il est même moins naïf que Roward, quand bien même s'obstine-t-il souvent à jouer avec le feu et à vouloir paraître trop superficiel. Sans doute est-ce là d'ailleurs quelque chose qui m'énerve autant que cela me laisse perplexe.
Mais pour le moment, j'ai bien trop de choses en tête pour m'appesantir sur tout cela, alors que je souris sans raison apparente. Ce qui semble le troubler à son tour.
Je le fixe, inspirant lentement, alors qu'il m'interroge. Et mon sourire revient alors qu'il pose la question qui semble le tarauder. Vraiment ? Je commence à hocher lentement la tête, reposant le chiot à terre, avant de repasser de l'autre côté de la barrière.

« Un peu comme avec toi, ce n'est pas simple... Vous n'êtes pas amis pour rien, c'est-ce pas ? Ni lui ni moi n'avons des caractères aisés. Mais oui, tout va bien, ça se passe même bien mieux que je n'aurais pu l'espérer au début. Tout va bien avec mon époux. »

Je souris, un peu ironique, en prononçant ce mot. J'ai encore du mal à m'y faire, je n'y puis rien.
Je m'arrête face à lui et le dévisage.

« J'ai plusieurs choses à te confier. Ou à te demander. Mais cela, tu t'en doutes déjà. Je pense que tu en seras heureux, pour chacune, mais je vais quand même commencer par la plus certaine, qui me fait sourire un peu stupidement tu l'auras remarqué aussi. »

J'inspire profondément en haussant les épaules, triturant mes mains devant moi, avant de le fixer à nouveau, un sourire hésitant sur les lèvres.

« Tu vas être tonton d'ici quelques mois. » Mon sourire s'agrandit. « Je suis enceinte Anders. »

Et même s'il n'est pas le premier concerné, sa réaction compte presque autant à mes yeux. Comme celle d'Arianne et de Roward. Si Orys a été plus qu'heureux, il est important que ma famille le soit également. Non ?



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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Mar 14 Fév - 22:04

Il se mit à rire à la remarque, justifiée, de sa sœur. En effet, il n'en avait jamais assez, dés lors qu'il s'agissait de s'amuser. Cela semblait puéril, mais il profitait de la vie. Elle était bien trop courte et risquait de l'être davantage encore en temps de guerre qu'en temps de paix. La mort de son père et de sa grand-mère, quand personne ne s'y attendait, par un odieux stratagème, par lâcheté, suffisait à lui rappeler qu'il n'y avait aucune certitude.

« Je suis tellement prévisible. »

A la suite, il se demanda si elle était sincère ou un brin ironique concernant son avis sur les festivités. Difficile de savoir. Il avait la fâcheuse tendance de toujours se méfier des compliments de sa sœur, en raison de leurs rapports souvent houleux. Et malheureusement, elle avait tendance à faire de même quand cela provenait de lui. Cette méfiance existait depuis le début et ne s'était jamais vraiment dissipée. Il décida de ne pas le prendre mal, mais comme des paroles sincères et hocha la tête à sa réponse. Oui, tout s'était bien déroulé. Aucune attaque, aucun assassina,t aucun incident diplomatique. C'était un miracle. Ils se contentaient de peu quand même. C'était fou de raisonner ainsi. Preuve que les temps étaient troublés.

Mais parler des festivités n'était sans doute pas la raison de sa présence en ces lieux. Deria avait envie de lui parler, de quoi, c'était bien le mystère. Et ce qui attisait sa curiosité, en même temps qu'une certaine... angoisse ? Oui c'était ça. De l'appréhension en fait. Anders était plus perspicace qu'il ne le montrait souvent. On le sous estimait, le pensant inconséquence, arrogant et imbus de lui-même, un bâtard arriviste et idiot même, alors qu'il avait tendance à foncer tête baissée avant de réfléchir. Mais être impulsif et sanguin ne signifiait pas qu'il n'avait pas de cellules grises. Ni qu'il n'était pas observateur. Et Deria lui semblait... Différente. Un peu ailleurs en fait. C'était un sentiment un peu étrange, sans aucun doute confus.

La première pensée qui lui passa par la tête fut son entente avec son nouvel époux. Orys avait un sacré caractère lui aussi et pouvait se montrer ombrageux. Et Deria n'était pas toujours facile à vivre. Alors forcément, ils devaient se disputer. Tant qu'ils se réconciliaient, c'était le principal. Et comme il s'y attendait, elle répondit que c'était parfois complexe, comparant son époux à son frère.

« Et bien, au moins, tu es parée avec lui après m'avoir supporté d'aussi longues années. »

Et la suite... Il fit mine d'être choqué, avant de couvrir ses oreilles de ses mains, comme pour ne pas entendre la suite.

« LALALA, je n'ai pas entendu, je ne veux pas savoir ça ! »

Il retira ses mains, faisant semblant de frissonner à l'idée d'imaginer sa sœur coucher avec Orys. Heureusement, il n'avait jamais été protecteur à outrance, ni naïf concernant Deria (ou même Arianne, hélas). Roward était pire que lui à ce sujet, mais il n'avait pas le même rapport avec la princesse de Dorne non plus. Mais il reprit son sérieux quand Deria enchaina. Et haussa un sourcil intrigué quand elle parla de la première nouvelle, la plus certaine.

« Tu mets mes nerfs à rude épreuve tu sais. »

Ah ça, elle ménageait ses effets ; il ne pouvait pas le nier. Mais... il ne s'était pas attendu à cette annonce et resta meut d'étonnement. Enceinte ? Deria était enceinte ? D'Orys ? Il ne commit pas l'erreur de dire cela à haute voix, il ne voulait pas gâcher ce moment et elle risquait de mal le prendre. Pour une fois qu'il tenait sa langue. Et puis un sourire naquit sur son visage.

« Oh par les dieux, mais c'est fantastique ! »

Et il prit Deria dans ses bras, la soulevant avec enthousiasme, la faisant tourner un peu avant de la reposer sur le sol et de l'embrasser avec chaleur. Oui, il était sincèrement ravi pour elle. Pour Dorne aussi. C'était de l'espoir.

« Les dieux ont béni votre union on dirait. Il est fertile ce Baratheon dis donc. Et toi aussi. Tu as du arrêter le thé de lune il n'y a que quelques semaines... C'est vraiment une grande nouvelle, Deria, je suis sincèrement heureux pour vous. Pour toi. Tu seras une mère fantastique. »


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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Ven 24 Fév - 19:20

Tout n'avait pas à toujours être compliqué. La preuve, même avec Anders, c'était parfois d'une simplicité évidente. Certes, parler de fêtes, de noces et autres joyeusetés ne portait guère à confusion et ne demandait guère d'effort. Mais c'était malgré tout agréable de pouvoir parler de choses avec tant de légèreté, sans nulle autre conséquence que celle de le faire rire. Quand bien même, sa ressemblance avec Père est d'autant plus marqué ainsi et me perturbe un peu, quelques secondes, comme à chaque fois, ou presque.
Je secoue la tête en souriant.

« Juste sur certains points. Ou peut-être que je te connais assez bien... »

Évidemment que je le connais, plutôt bien malgré tout en vérité. En même temps, disputes ou pas, il aurait été difficile de faire autrement en grandissant aux côtés de quelqu'un, n'est-ce pas ? D'autant plus en faisant partie de la même famille, cela aurait été navrant. Et c'est mon frère, quoique nous aurions pu souhaiter l'un comme l'autre. Et nous savons que c'est bien là l'essentiel. Qu'importe les colères et les tensions, au final, il sera toujours présent pour me soutenir, tout comme je serais toujours là pour lui.
Et il aborde la question de mon entente avec Orys, question somme toute logique suite à la conversation sur la célébration du mariage, et qui n'est guère étonnante venant de sa part. Ce n'est pas comme s'il avait eu quelques réserves concernant mon époux, ou comme s'il avait parfois fait preuve de convenance avec moi lorsque nous nous retrouvions seuls.
Je lui souris, soufflant un rire à sa répartie.

« Il pourra donc te remercier de m'avoir habituée si tôt à faire face à une telle obstination et à tant de mauvaise foi parfois. »  

Et je lève les yeux au ciel, souriant de plus belle, alors qu'il en rajoute. Eusse été Roward, j'aurais sans doute pu y croire, mais Anders... Qu'il ne veuille savoir, je n'en doutais pas, mais qu'il soit choqué...

« Je n'ai rien dit.... »  Je hausse une épaule, avant d'ajouter, en lui jetant un coup d’œil amusé.  « … Même s'il n'a rien à envier aux dorniens à ce sujet. »

Oh, n'allez pas me faire croire que les hommes n'avaient pas ce genre de conversations quand les femmes en parlaient entre elles. Même si je sais que c'est parce que je suis sa sœur que cela le gêne. Ou peut le gêner. Tout comme je ne veux nullement savoir de mon côté, il est vrai. Mais ça avait été malgré tout trop tentant et amusant.

Et je finis par arriver là ou je voulais en venir, ne pouvant m'empêcher de sourire, tant pour sa remarque que pour la nouvelle en elle-même. A vrai dire, dès qu'elle effleurait mon esprit, c'est-à-dire presque tout le temps, je me retrouvais à sourire béatement.  
Nerveuse, à présent incertaine sans raison, même si je souris encore et toujours, je me retrouve à le dévisager alors que je lui annonce ma grossesse et qu'il me fixe le temps d'assimiler la nouvelle. Je pousse un léger soupir en voyant son sourire apparaître avant de rire quand il me soulève et me fait tourner. Devrais-je lui dire que c'est une tentative risquée ? Je ris toujours alors qu'il me repose, mes bras passés autour de son cou quand il m'embrasse, et je m'éloigne un peu de lui, les joues roses.

Je le fixe un instant, infiniment touchée de sa joie et par ses paroles. Je jette un coup d’œil autour de nous, par réflexe plus que par crainte, étant donné que je me suis assurée auparavant que nous soyons seuls. Et je reprends, de nouveau hésitante. Comme s'il allait me juger. Je sais bien que non, mais je dois néanmoins lui dire, ne serait-ce que pour qu'il comprenne qu'il vaut mieux le taire pour le moment.

« Fertiles, c'est le moins que l'on puisse dire oui... Et oui, cela fait quelques semaines que... Mais nous nous sommes mariés il y a... deux semaines ?... Mestre Daerion pense que cela fait près de deux mois que je suis enceinte Anders... Vois-tu le... léger problème qui se pose à moi ? Tu comprendras aisément que cela doit rester secret pour le moment.
Arianne est au courant, je lui ai annoncé ce matin. Tout comme Orys, je lui ai dit juste avant son départ. Je... »


J'attrape son bras tout en parlant, et l'emmène vers une fontaine entourée de fougères et autres arbustes, avant de m'asseoir sur le rebord, laissant ma main se perdre dans l'eau.
J'esquisse un sourire, portant les mains sur mon ventre, avant de le fixer à nouveau.  

« Penses-tu vraiment que je... serais une bonne mère ? »  Je secoue la tête en souriant. « C'est une question idiote. Mais... c'est terrifiant sais-tu ? Je ne sais si ça l'est plus ou moins que de devoir diriger tout un royaume à vrai dire. Et pourtant les Dieux savent que c'est compliqué. »  

Cela ne devrait pas être aussi effrayant d'être enceinte. Les femmes en sont heureuses en général. Oui, avec mon sourire permanent, difficile de faire croire que je ne le suis pas. Mais derrière cette joie immense que je ressens, il y a tant d'incertitudes et de peurs. Sans doute idiotes et superficielles, mais présentes tout de même. Le fait d'être princesse ne m'en affranchit nullement, même si je me demande un instant, si je ne devrais pas être au-dessus malgré tout... Si je ne devrais pas être capable de passer outre.
Mais comment serais-je capable de passer outre cela alors que je n'y suis jamais parvenu dès lors qu'il s'agissait de ma famille ? Même si j'avoue que j'aimerais ne pas tant appréhender tout cela.
Mon sourire vacille à nouveau quand je songe à la deuxième nouvelle que je dois lui annoncer. Mais tout ira bien. Forcément.



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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Sam 18 Mar - 12:36

Il hocha la tête. Oui, elle devait bien le connaître. Moins qu'Arianne ou Roward, mais tout de même. Malgré leurs différents, ils n'étaient pas non plus des étrangers l'un pour l'autre. Il retint un sourire amer en songeant à Arianne. Le connaissait-elle si bien finalement ? Il avait comme un doute désormais. Elle était son meilleur bourreau, bien malgré elle. Elle était tellement perdue elle-même qu'elle ne comprenait plus Anders. Et il ne la comprenait plus. Difficile de retrouver leur complicité avec tout ce qu'il était passé entre eux. Comment pourrait-il être son confident et elle sa confidente, après tout ça ? Alors qu'elle savait qu'il avait des sentiments pour elle ? Qu'elle en avait probablement aussi, mais refusait totalement de le reconnaître ? Qu'ils se braquaient l'un contre l'autre à cause de cette frustration et ces non dits ?

Il repoussa Arianne de se pensées pour se concentrer sur sa sœur. Il se demandait de quoi elle désirait parler, non sans demander si tout allait bien avec Orys, au caractère assez proche de celui d'Anders. On ne pouvait pas nier que ces deux-là s'étaient trouvés et était devenus amis à cause de leur similitude. Même si le dornien était plus joyeux de nature que le Baratheon. Les relations entre Deria et Orys ne devaient pas être faciles tous les jours, mais il hocha la tête quand elle fit remarquer qu'au moins, son frère l'avait habituée à supporter ses humeurs et à faire ainsi face à son nouvel époux.

« Effectivement. Rappelle-le lui. »

Il joua les offusqués quand elle commença à parler un peu de sa vie intime avec son époux. Faussement offusqué, parce qu'il était très lucide concernant Deria. Moins avec Arianne. Ou plutôt, il ne voulait pas savoir. Elle s'amusa de son petit numéro, mettant un terme à ce sujet, non sans une dernière pique qui fit réagir son frère :

« Ah tu es sournoise ! »

Mais non, elle n'avait pas de soucis avec Orys. Alors... quoi ? Et elle mit fin au suspens insoutenable, en lui annonçant qu'elle portait un enfant. Une nouvelle qui chavira le cœur du dornien qui s'empressa de prendre sa sœur dans ses bras, ravi de la nouvelle. Le rire de Deria s'éleva dans l'air, cristallin et léger. Et les dieux savaient qu'ils en avait besoin en ces temps troublés. Quelque part, ce n'était pas le meilleur moment de faire un enfant, avec la guerre... mais d'un autre côté, c'était aussi un symbole d'espoir. La naissance d'un héritier, ce n'était pas rien quand même. Et cela prouvait que les dieux bénissaient cette union.

Deria tempéra pourtant son enthousiasme en lui avouant être enceinte de bien plus de temps que son mariage avec Orys. Oh... Évidemment. Enfin, lui ça ne le choquait pas que Deria et Orys aient fauté avant mais bon. Bien avant même. Deux mois...

« D'accord. J'ai compris. »

Cependant, il fronça les sourcils alors qu'une autre question lui venait, mais délicate à poser. Pourtant... il pouvait tout lui dire, non ? Même si elle le prenait mal...

« Deria... Est-ce que tu es sûre que cet enfant est de lui ? »

Il a parlé très bas. Ils étaient seuls mais... Ce n'était pas le genre de chose dont on parlait à voix haute, tout simplement, car le fait même d'avoir un doute était déjà très grave. Mais il savait que Deria avait des amants. Réguliers. Davantage il y a deux mois que maintenant, d'ailleurs. Il avait suivi sa sœur jusqu'à la fontaine, s'asseyant près d'elle alors qu'elle l'interrogeait.

« Oui. Tu sais bien que je ne suis pas du genre à sortir des phrases toutes faites, sans le penser. Tu me l'as assez reproché. »

D'être trop franc, parfois brutal et de ne pas arrondir les angles.

« Non je ne le sais pas. Je l'imagine. Mais protéger les tiens... tu as cela dans le sang. Je ne m'inquiète pas pour cet enfant. Vraiment pas. »

Il se faisait réconfortant pour sa sœur en proie au doute. Elle ne devait surtout pas l'être. Elle allait être plus émotive en étant enceinte, quand il lui faudrait garder la tête froide et prendre des décisions qui allaient influencer la vie de bien de ses sujets. Et les conduire parfois... souvent, même, à la mort.


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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Mer 5 Avr - 18:27

Je lui souris, tout en me disant que nos relations se sont tout de même apaisées. Ne serait-ce que momentanément. Peut-être parce que j'ai suffisamment élevé le ton avec Orys avant son départ. Peut-être en partie parce que Roward n'est plus là et qu'il ne peut plus servir de tampon, qu'il n'est plus là pour nous réconcilier. Peut-être avons-nous mûris, allez savoir. Peut-être que cela ne durera-t-il pas...  Mais pour le moment, autant en profiter. Et rire avec lui me fait du bien, même sur des choses aussi futiles et triviales. Ou surtout sur ce genre de choses. En même temps, si ce n'était ce genre de sujet, sur quoi pourrait-on rire ? Je lui lance un regard amusé, hochant la tête en levant les yeux au ciel. Quand je le reverrais, je lui dirais qu'il peut le remercier. Mais inutile de s'attarder sur cela, étant donné que je ne savais absolument pas quand je pourrais le revoir. Et que je ne sais pas si cela m'attriste réellement ou non. Sans doute un peu. Et bien évidemment, pour le coup, concernant Orys, je ne peux m'empêcher d'en rajouter un peu en voyant sa réaction. Certes à la base c'était pour le rassurer, mais il n'a qu'à pas poser de questions dont il ne désire pas de réponse.

Et pour continuer sur le sujet, plus ou moins, je finis par lui annoncer que je suis enceinte. Et sa joie aussi sincère que spontanée ne fait que me rendre encore plus heureuse, et quelque peu soulagée. Même si les questions et les risques demeurent, savoir que ma famille me soutient m'est nécessaire. Non, je n'ai jamais vraiment pensé qu'aucun d'entre eux me tiendrait rigueur de tout cela. Ou me dirait que ce n'est pas le moment. Mais,c 'est rassurant malgré tout. Néanmoins, je n'aurais pas pensé que l'un d'eux me poserait cette question. Pas aussi ouvertement du moins. Quoiqu'à bien y réfléchir, ce n'est pas plus étonnant de la part d'Anders que de la part de Robb...
Je le dévisage et inspire, ma voix se faisant encore plus basse sans que j'y songe.

« Devrais-je m'offenser que tu sous-entendes que j'ai nombre d'amants ? Je n'avais déjà plus guère d'amants quand il est arrivé. J'ai dû tomber enceinte quand on a discuté et convenu d'être fidèle le temps au moins de... Bref. De cela justement. Je... Presque... Je suis presque certaine que oui. Et lui en est convaincu. Tout comme le peuple le sera. Et au final, je dirais presque que peu importe... C'est l'héritier de Dorne que je porte. C'est mon enfant. Et ta nièce ou ton neveu. »

Je lui souris doucement. Je n'ai pas envie de lui mentir. Et il sait bien de toute façon déjà tout cela. Je l'entraîne encore un peu à l'écart, et lui offre un sourire hésitant alors qu'il s'assoit à mes côtés. Mon sourire se fait plus amusé en l'entendant. Oui, je lui avais déjà assez fait la morale quand il parlait plus vite qu'il ne réfléchissait.

« Dois-je en conclure que non seulement tu apprends, mais qu'en plus tu tiens compte de mes remarques ? »

J'inspire en le regardant et mon regard se fait plus doux.

« Dans le sang... J'en viens à me demander comment était grand-mère à mon âge, lors de sa première grossesse. Elle ne pouvait être aussi intransigeante et dure qu'à... que pour nous. Je sais que vous n'aimiez pas spécialement Mère, Arianne et toi, et je le comprends ne t'en fais pas, mais avec Roward et moi... c'était une bonne mère. J'allais ajouter, avec tout l'amour que j'ai pour elle, que je ne serais pas comme elle a pu être avec vous, avec toi. Mais en vérité, je ne sais comment je supporterais si Orys ramenait l'un de ses bâtards ici... Enfin ! Ce n'est pas la question. Je le protégerais oui. Tout ira bien. »

Les mains posées sur mon ventre, je ferme les yeux un instant.

« Je veux protéger Dorne. Non seulement parce que c'est mon devoir, mais c'est mon royaume, mon peuple... les miens. Le Bief et le Conflans vont nous attaquer, tu le sais déjà. Je... »

Je rouvre les yeux et le fixe.

« Tu as vaillamment combattu ici lors du raid, les soldats commencent à voir en toi le leader que tu peux être, que tu seras. Et je sais que je peux compter sur toi. Je n'ai pas l'intention de te garder enfermé, même si une part de moi aimerait, pour te protéger autant que pour ne pas t'envoyer au loin comme Roward, quand bien même tu peux être insupportable et colérique... Et le pire, c'est que je sais que tu vas être ravi de ce que je vais te demander, au mépris des dangers auxquels je vais t'exposer...
J'aimerais que tu ailles aux Météores, avec Robb, t'assurer que tout est en place entre autre. Mais surtout montrer au peuple que les Martell sont là, qu'ils ne sont pas seuls. Ce n'est pas un cadeau que je te fais là. Tu vas sans doute te réjouir d'avoir de quoi t'occuper, mais... nous sommes bien moins nombreux que ce que les rapports que j'ai laisse présager sur nos adversaires. Je t'envoie au-devant du danger. Je vous envoie tous au-devant... Je ne vous protège pas. »


J'esquisse un sourire sans joie. Je sais bien que ce n'est pas ce qu'il a voulu dire. Je dois protéger Dorne, tant bien que mal, et ce sont des soldats, ils connaissent mieux que quiconque le danger... Devrais-je lui dire que je cherche d'ores et déjà une porte de sortie pour lui si tout cela tournait trop mal?



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Dernière édition par Deria Martell le Mar 23 Mai - 21:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Mar 25 Avr - 14:32

Il s'était montré assez direct. Il partageait la joie de sa sœur, mais il concevait une certaine inquiétude pourtant, connaissant les mœurs dorniennes et ne se faisant aucune illusion sur celles de sa sœur.. Elle aurait pu s'offusquer qu'il pose ainsi la question, mais elle ne le fit pas et il s'en trouva soulagé.

« Non, nulle offense à avoir. Je serais bien le dernier à juger quelqu'un à ce sujet, tu le sais. Mais tant mieux si tu en as quasi la certitude et que tout le monde en sera convaincu. »

Il nota tout de même cette infime hésitation. Ce risque que le père soit un autre. Il devait rester un amant au moins. Tant pis, cela n'était pas grave et l'enfant serait l'héritier de Dorne, l'enfant de Deria Martell avant toute chose. Il ne remettrait jamais cela en cause et se contenta de hocher la tête calmement. Le sujet était clos. Mais Deria l'attira davantage à l'écart et les deux s'assirent. Que lui voulait-elle donc après cette formidable nouvelle ? Il sourit légèrement à la réplique de sa sœur, taquin :

« Et bien, même si j'ai la tête dure, oui, j'écoute ce que me dit ma grande sœur. »

Simplement, sur le moment, il ne prenait pas la peine d'y réfléchir. Cela ne trouvait un chemin jusqu'à son cerveau que bien plus tard. Et il devait également écouter ce que disait sa souveraine, que cela lui plaise ou non. Il pouvait la défier en privé, mais dés lors que c'était Deria Martell qui lui donnait un ordre devant des tiers, il ne pouvait que ravaler sa fierté et sa colère et lui obéir, tout simplement. Il se rembrunit pourtant quand Deria évoqua sa mère. Elle savait comment elle avait accueilli les bâtards de son mari et comprenait qu'Arianne et Anders n'aient pas pleuré sa mort. Elle avait sans douter été une bonne mère pour ses deux enfants chéris, mais le bâtard avait des difficultés à le concevoir tant cette femme avait haï le petit garçon qu'il était et tout ce qu'il avait représenté. Cela avait été un véritable soulagement quand elle était morte, aussi horrible celui puisse être pour ses deux enfants endeuillés. Mais au moins, sa sœur eut l'honnêteté d'avouer qu'elle n'était pas certaine d'être plus tolérante avec les bâtard d'Orys si d'aventures, il devait en avoir. L'expression d'Anders se fit plus dure à ce sujet, même s'il ne pouvait la blâmer.

« Au pire, ignore-les. Ce sera toujours mieux que de les mépriser. Les enfants naturels ne sont pas coupables des erreurs de leurs parents. Ils ne devraient pas avoir à supporter les rancœurs. »

Son ton était amer. Tout fier soit-il et même s'il avait prit sur lui pour faire de ses épreuves passées une force, le petit garçon qu'il avait été en avait grandement souffert. Et sans doute que l'arrogance de l'adulte en avait découlé. Un moyen de se protéger de l'humiliation, de se convaincre qu'il valait mieux que tout ça. Il hocha la tête. Oui tout irait bien. Mais qui voulait-elle rassurer au juste ? Au vu des événements, Dorne allait être prise en pleine tempête. Beaucoup mourraient... Et d'ailleurs, Deria évoqua le sujet. Il pencha la tête quand elle s'interrompit pour mieux le féliciter pour sa bravoure lors du raid. Cela lui fit un drôle d'effet de se voir féliciter et que sa sœur reconnaisse en lui les valeurs d'un chef. Cela le responsabilisait aussi brutalement, lui, le prince bâtard insouciant et inconséquent, qui aimait les escarmouches, l'alcool et les jolies femmes... Il fronça les sourcils quand elle le taxa d'être insupportable et colérique, tout en reconnaissant avoir envie de le garde près d'elle et sa curiosité s'intensifia quand elle lui livra qu'il serait ravi de sa proposition. Et effectivement, une étincelle s'alluma dans les yeux sombres à la proposition de Deria. Combattre aux Météores, avec Robb. Elle avait raison. Il était ravi de pouvoir faire quelques chose pour son royaume. Et de pouvoir s'éloigner un peu de Lancehélion, malgré toute l'affection qu'il avait pour les siens. La situation avec Arianne était compliquée.

« Ce sera un honneur de représenter les nôtres aux Météores, Deria. Et de protéger Dorne. Tu ne peux protéger tout le monde... C'est à nous de protéger Dorne et sa souveraine. Le peuple. Ne fait pas cette tête. Tu combles le guerrier en moi en agissant ainsi. Et l'homme. Je sais qu'il t'es difficile de nous laisser partir. Mais c'est là notre devoir. Et le tien de savoir utiliser nos atouts pour nous protéger. Alors merci. Adviendra que pourra. Je ferai mon possible pour ne pas te décevoir et repousser... Ou plutôt, retarder l'ennemi. »

Il n'était pas optimiste à ce sujet. Même si les dorniens étaient de bons combattants, ils n'étaient pas des dieux et face à un ennemi beaucoup plus nombreux... ils ne pouvaient que gagner du temps en attendant des renforts. S'ils en avaient un jour.

« Et qu'en est-il de nos alliés, Deria ? Qui viendra à notre secours et honorera ses engagements pour nous éviter de tomber ? »


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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Mer 24 Mai - 15:04

Hésitante ou non, j'avais fini par me confier un peu, beaucoup, à Anders. Et rien que ce fait me perturbe quelque peu, ce qui n'est pas si étonnant que ça au vu de la relation plus que houleuse que nous avons tous les deux. Mais c'est une bonne chose que cela évolue et s'améliore non ?... Père aurait sans doute dit que c'était signe que l'on grandissait et devenait adulte... avec un peu de retard donc. Je lui souris, sans relever quand il me rappelle la quasi certitude que j'ai. Après tout c'est moi qui vient de le lui avouer, je ne peux guère revenir sur mes paroles. Et puis, c'est Anders, il gardera cela pour lui. Et surtout, comme il disait, il ne me jugera pas... même si je l'ai crains un instant. Non pas qu'il soit particulièrement prude et vertueux, au contraire, mais je suis mariée, et il apprécie Orys, et... Qu'importe. Pour lui, ça ne changera rien. Il aimera cet enfant, c'est tout ce qui compte non ?

Je lui souris. A force, je sais bien comment il fonctionne. Il est aussi impulsif que Roward, ou que j'avais pu l'être avant d'avoir autant de responsabilités, mais cela ne l'empêche pas de réfléchir fort heureusement. Malgré tout savoir qu'il m'écoute est toujours plaisant, d'autant plus que ce n'est pas la princesse qu'il a mentionné.

« Je suis flattée de savoir que tu écoutes ta grande sœur... »

Fait-il la différence entre la sœur et la souveraine ? Ou considère-t-il que chacune de mes paroles était des ordres ? Oui, m'interroger à ce sujet maintenant est un peu étrange, mais cette question me revient souvent, même si je ne devrais pas autant m'inquiéter concernant ma famille, ils ont déjà prouvé à de multiples reprises que je pouvais compter sur eux quelque soit les circonstances.
Et si je le vois se renfrogner, je sais que ce n'est pas de ma faute... pas directement tout du moins. Même si je ne m'en rendais pas forcément compte à l'époque, je sais bien que Mère n'a jamais réussi à les accepter et qu'elle était odieuse avec eux. Et je me rends compte de ce que j'ai dit, de ce que cela peut signifier pour lui. Je soupire et secoue la tête en le regardant.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire Anders. Je ne les mépriserai pas, ni ne les haïrai si cela devait arriver, comme tu le dis, les enfants n'y sont pour rien. Mais je ne pourrais agir ainsi, je sais combien vous en avez souffert Arianne et toi, jamais je ne voudrais infliger cela à des enfants. Simplement... je ne peux pas non plus promettre de les aimer comme mes enfants... ni de ne pas en vouloir à Orys il est vrai. Je ne sais pas. Et ce n'est pas le sujet. Il va déjà falloir que je m'en sorte avec celui que je porte... Et puis, mon enfance aurait été beaucoup moins amusante sans toi et Arianne.  »

Je lui souris, comme pour essayer de le convaincre et de le rassurer. Même si aucun des deux n'était venu s'en plaindre ni à Roward, ni à moi, ni à l'époque, ni maintenant, cela les avait blessé et je le savais. Et je sais plus que bien ce que le mépris et la colère peuvent engendrer. Je comprends qu'il ne souhaite cela à personne. Mais je ne le souhaite pas davantage, même si c'est évidemment plus facile à dire qu'à faire si cela était le cas. Une partie de moi espérait que cela n'arrive pas. L'autre, comme dit, se souvenait uniquement des courses et des fous rire avec eux et des confidences échangées avec Arianne. Ils étaient ma famille... Bref. Pourquoi commencer à s'interroger et s'inquiéter pour quelque chose qui n'arrivera peut-être jamais ?
Quant au reste, j'aimerai pouvoir dire que je me trompais, mais ce n'est pas le cas. Je le vois dans son attitude, alors qu'il se redresse un peu, presque inconsciemment, alors que son regard s'illumine. J'ai beau ne pas aimer cela, il est comme tous les autres dorniens. Un guerrier. Un combattant. J'esquisse un sourire malgré moi en l'entendant. Peut-être est-ce aux soldats de protéger les terres, de préserver le peuples. Mais c'est à moi de les protéger tous, non ? Ou peut-être dois-je simplement prévoir, organiser, m'assurer que chacun est à son poste et qu'il fait de son mieux. Ce que je n'ai clairement pas l'impression de faire actuellement et je déteste cela. J'observe mon petit frère, devenu plus avisé et pondéré que je ne l'aurais cru possible. Bizarrement, cela ne me rend pas les choses plus aisées pour autant.  

« Me décevoir ? Tu es heureux d'aller combattre un ennemi bien plus nombreux, sans même te poser de questions, pour défendre notre royaume et notre peuple, comment pourrais-tu décevoir qui que ce soit ?... Père aurait été fier de toi. » Non, je ne suis qu'à peine amère en le disant. J'inspire. « Je sais que tu aimes combattre et montrer que tu es capable de beaucoup Anders. Je te demande simplement de ne pas agir inconsidérément... même si c'est moi qui t'envoie là-bas... »

Je regarde autour de nous, m'attardant sur les hibiscus alors que je lui réponds.

« Je leur ai écrit pour leur demander un soutien maritime, au minimum. Je crains que mes relations avec la reine Targaryen n'aide guère dans tout cela et j'en suis navrée... Mais nous avons des accords, des alliances. Je me suis mariée à Orys et j'ai... Roward a épousé Argella pour consolider ces alliances. Ils doivent venir nous aider. »

Je le regarde, et mon regard se fait à la fois plus triste et plus résolu. Je n'ai jamais aimé tous ces doubles-jeux et mascarades, pas plus avant que maintenant, mais à l'époque, je n'étais concernée que par les accords commerciaux, pas par des alliances entre royaumes.

« Tu risques de moins apprécier cette partie-là, mais... dans le pire des cas, s'ils ne tiennent pas leurs promesses et leur engagements, je serais prête à négocier avec le Noir pour ne pas que Dorne ne coule. Je doute de pouvoir faire quoique ce soit avec le Bief au vu de tous les événements, mais avec le Conflans... Cela nous ferait un ennemi en moins, et un soutien en moins au Bief contre nous...
Mais espérons que je n'aurais pas à en arriver là et que nos alliés se montreront à la hauteur de leur prétention... Vu ce qu'ils nous ont parfois reprochés, ce serait plus qu'hypocrite et mesquin de leur part de ne pas le faire...
Je ne peux permettre que Dorne tombe Anders. Pas alors que tout le monde compte sur moi. Je ne laisserai pas mon peuple mourir. »



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Dernière édition par Deria Martell le Dim 30 Juil - 20:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Mer 5 Juil - 14:18

Le jeune homme sourit, avant de biaiser :

« J'écoute, je n'ai pas dit que j'obéis tout le temps. »

Bon, c'était juste pour l'embêter un peu. Et parce qu'il aimait taquiner ses frères et sœurs. Même si, avec Deria, c'était un peu plus délicat, étant donné qu'ils se heurtaient et s'affrontaient souvent. C'était ainsi. Les choses tendaient à s'apaiser alors qu'ils vieillissaient tous les deux, mais il y avait encore de sérieux éclats de colère entre eux. Et une certaine distance timide alors qu'ils ne savaient pas comment annihiler ces années à ne pas se comprendre. Mais au moins, avec elle, il n'y avait aucune ambiguïté, contrairement à Arianne... Il ne voulait pas penser à elle. C'était assez difficile comme ça. Il avait promis d'enfouir ses sentiments et de ne plus jamais les aborder, afin de leur permettre de vivre une relation fraternelle normale, mais c'était bien plus aisé à dire qu'à faire.

Alors que sa sœur parlait de bâtards, il se renfrogna, n'ayant que trop en mémoire sa propre expérience et celle d'Arianne. Ils n'étaient pas désirés par leur belle-mère, naturellement. Ils étaient un affront pour elle, alors que leur père exhibait ses enfants naturels et souhaitait leur offrir la même éducation que les enfants princiers. Il pouvait comprendre, avec du recul, que la princesse se soit sentie insultée et bafouée, mais il ne pardonnait pas pour autant cette froideur et cette mesquinerie à l'égard d'enfants qui n'avaient rien demandé à personne. Ils n'étaient rien venus réclamer, c'était Nymor qui avait décidé de les récupérer. C'était sans doute la plus sage des décisions d'ailleurs, faisant ainsi de ses bâtards des protecteurs de ses enfants légitimes. Loyaux. Il ne put cacher son amertume à ce sujet, toujours franc dans ses propos, alors que Deria cherchait à l'apaiser, mais sans non plus tout idéaliser et lui mentir. Il se contenta de hocher la tête, avant qu'un mince sourire ne recourbe ses lèvres quand elle affirma que son enfance aurait été moins amusante sans Arianne et lui. Il la savait proche d'Arianne. Moins de lui, mais ses facéties avaient animé le palais, sans aucun doute, comme il avait été le partenaire de jeu privilégié de Roward. Comme il lui manquait...

« Tu t'en sortiras et Arianne et moi continuerons à amuser tes enfants. »

Des paroles pleines d'optimisme... Alors que tous savaient que l'avenir était plus qu'incertain. Et le futur d'Anders se raccourcit encore dangereusement alors que Deria lui apprenait qu'il partait se battre. Aux Météores, avec Robb. Il aurait du avoir peur. L'instinct de conservation aurait du lui hurler qu'il allait s'exposer à la mort. Mais il était un guerrier. Et il allait pouvoir se rendre utile. C'était tout ce qui comptait. Il remercia Deria solennellement, cessant de faire le pitre pour prendre son devoir à cœur. Il haussa pourtant un sourcil, interrogatif, quand elle lui rétorqua qu'il ne la décevrait pas et que leur père aurait été fier de lui, notant un petit quelque chose dans sa voix qui l'intriguait.

« Je l'espère en tous cas. »

Il a toujours eu à cœur de démontrer sa valeur et d'être le digne fils de son père, inconscient d'être celui qui lui ressemblait le plus, inconscient de la raison pour laquelle Deria lui en voulait.

« Je ferai preuve de... pondération. Et de réflexion. Et puis, je ne serai pas seul. »

Robb était un excellent compagnon de beuverie et de fornication, mais il savait aussi se montrer plus réfléchi que les deux Martell après tout. Il s'enquit alors de l'aide fournie par leurs alliés, ne se faisant pas beaucoup d'illusions. Les relations étaient loin d'être au beau fixe malheureusement.

« Ils doivent... »

Il soupira.

« Ce n'est pas ta faute. En ce qui concerne Rhaenys. Elle voudrait que tu lui baises les pieds. Mais tu es princesse de Dorne, tu n'as pas à courber l'échine devant elle. Elle est arrogante et immature, susceptible et colérique. »

S'il avait apprécié la jeune reine de prime abord, une discussion entre eux lui avait fait changer d'avis. Il s'était heurté à son caractère emporté et comme il ne valait pas mieux... les choses avaient quelque peu dégénéré également. Il n'y avait plus que Roward qui trouvait grâce à ses yeux désormais. Il serait de bon ton que la Targaryen ravale un peu sa fierté et apprenne à comprendre les autres, au lieu de s'enfermer dans ses certitudes biaisées. Pourtant, Anders se rembrunit encore quand Deria lui fit part de ses projets si jamais leurs alliés n'honoraient pas leurs engagements.

« Traiter avec les Fer-Nés... Ce sont des pirates. Harren a fait assassiner les Targaryen de la plus lâche des façons. Il n'a aucune parole et aucun honneur... Traiter avec lui nous offrirait peut-être un répit. Qui serait de courte durée, je le crains. Nous sommes dans une situation impossible... De tous côtés, nous sommes attaqués. Nos ennemis veulent nous affaiblir et nous annihiler, nos alliés semblent prêts à nous sacrifier alors que le Bief et les Îles de Fer divisent leur force et en concentrant une partie sur nous. Cela leur laisse le champ libre pour mener leurs batailles... Aucun n'a d'honneur, Deria, je le crains. Mais si nous devons périr, nous emmènerons deux fois plus d'ennemis avec nous. Insoumis. Invaincus. Intacts. »

Au fur et à mesure de ses paroles, il avait saisi les mains de Deria. D'abord en colère qu'elle puisse envisager de s'allier au Noir, puis sincèrement soucieux de Dorne et des siens, prêt à mourir pour sa patrie, alors qu'il portait les mains de sa sœur à ses lèvres.


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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Dim 30 Juil - 21:15

Je le fixe en souriant. J’avais bien remarqué qu’il n’obéissait pas tout le temps, nul besoin de le faire remarquer. Depuis qu’ils étaient petits, Roward et lui arrivaient à faire tourner toutes les septas chèvres et rien n’avait vraiment changé de ce côté-là. Même s’ils avaient quand même quelque peu mûris, fort heureusement, et qu’ils avaient appris à se montrer plus sages et raisonnables qu’auparavant. Enfin, un peu, suffisamment je l’espère en tout cas pour qu’ils ne commettent pas de stupidités. Parce qu’entre celui censé être à la tête d’un royaume et celui qui me fait face et qui devra aller défendre à nouveau notre principauté, il vaut mieux qu’ils soient un tant soit peu avisés et moins fougueux, non ? Et ça ne veut pas dire pour autant que tout se passe au mieux ou qu’il n’y a plus de disputes, loin de là. Preuve en est de ma conversation avec Anders et de ce dernier, qui d’un sourire ravi passe à une mine mécontente. Ce n’est peut-être pas un sujet évident pour lui je le sais bien, néanmoins, je n’y suis pour rien, et j’essaie malgré tout de me montrer honnête, sans vraiment savoir comment je réagirais. Et peu importe en vérité, je sais que je ne me conduirais pas comme Mère à  ce sujet, cela leur avait fait bien trop de mal. Et puis surtout, ce n’est pas le sujet effectivement. Je lui jette un coup d’œil et soupire exagérément en levant les yeux au ciel.

« Amuser ? Te connaissant, tu leur apprendras toutes les bêtises possibles et imaginables, et vous me rendrez folle. »

Je lui souris, même si je ne doute pas un instant qu’il en serait tout à fait capable. Si tant est que nous soyons encore vivants d’ici là. Je sais. Je ne peux me montrer négative, je me dois d’être positive et de leur faire confiance. Et je leur fait confiance, vraiment. Mais la situation est plus que compliquée et précaire, et il faudrait être stupide pour ne pas en redouter l’issue.
A dire vrai, je crains autant de le garder ici que de l'envoyer là-bas. Le garder ici serait aussi stupide qu'inutile. C'est un guerrier, c'est un Martell, c'est un dornien. Non seulement il m'en voudrait, mais les nobles m'en tiendraient rigueur, et puis, ce serait perdre un soldat talentueux n'est-ce pas ? Pourtant... Roward est déjà en danger, comment pourrais-je supporter de voir mes deux petits frères si loin ? Pour être tout à fait franche, aussi dur et injuste cela paraisse, si j'avais pu choisir, sans conséquence aucune... J'aurais préservé Roward. Son absence se fait si cruellement sentir parfois que je ne parviens plus à conserver ce masque stoïque. Et à présent, après l'avoir... vendu. Après avoir également laissé partir mon époux, je m'apprête à envoyer deux autres de mes plus proches soutiens, deux autres membres de ma famille, au devant du danger. Pourtant, il me remercie. On pourrait se demander qui serait assez stupide de remercier celui qui l’envoie au-devant du danger si ce n’est de la mort… Mais je crois que c’est bien là une caractéristique commune à tous les soldats. Protéger son royaume, défendre ses terres et ses habitants, être utile. Le guerrier autant que le Martell devait véritablement en être ravi et fier. Et je restais la seule à m’inquiéter pour le moment donc.
Je le dévisage et hoche la tête pour confirmer mes dires, pour ôter les doutes que j’entends dans sa voix. Il ne se rend compte de rien. Ni de l’importance qu’il a toujours eu, ni du regard de Père sur lui. Il est sans doute bien assez arrogant comme cela. Et puis, s’il l’ignore, je peux faire semblant de l’ignorer aussi, même si je me rends bien compte de la mesquinerie de cette pensée… Je plisse néanmoins les yeux quand il me répond qu’il n’y sera pas seul. Non, il y sera avec Robb… et quelques milliers d’hommes. Robb peut se montrer censé, tout comme lui parfois, pourtant ils veulent tellement en faire. Et je tiens beaucoup trop à eux.

« Je sais, mais vous deux… Pondération et réflexion. Je m’en contenterai. »

J’esquisse un sourire sans joie. Pas de ma faute. Evidemment que si. Cela ne se serait jamais produit sous la gouvernance de Mima. Bien qu’il n’ait pas fondamentalement tort sur le reste.

« Evite de répéter à d’autres ce que tu penses… Plus susceptible et colérique que moi ? Il me semble qu’elle m’a fait un reproche de ce genre dans l’une, ou plusieurs, de ses missives… Mais je t’avoue être rassurée de ne pas être la seule à avoir ce sentiment. Lors de notre rencontre, elle semblait pourtant… Je m’étais fait la réflexion que nous nous ressemblions et je pensais que nous avions le même but, mais je t’avoue que maintenant, j’ai autant de doutes à son sujet et sur ce qu’elle désire que sur le reste. »

Et le reste… dire que j’ai des doutes relève de l’euphémisme, et ce n’est pas faute d’y avoir réfléchi et de passer mes nuits à chercher une autre solution. Parce que cela ne plait point, parce que je sais que mon peuple réagira comme lui. Je le laisse s’emparer de mes mains et le dévisage, un sourire apparaissant sur mes lèvres au fur et à mesure qu’il parle, mon regard se faisant à la fois plus tendre et plus farouche. Posant ma main avec douceur sur sa joue, je me penche pour y déposer un baiser.

« Insoumis. Invaincus. Intacts. Nous ne nous soumettons pas. Je ne me soumettrai pas Anders.
Ni à Rhaenys, ni au Noir. Mais tu le dis toi-même, nous ne pouvons faire face sur tant de fronts. Un sursis serait peut-être suffisant pour nous permettre d’affronter le reste. Je sais que Harren Hoare n’a aucune parole, il profitera de la moindre faiblesse par la suite pour nous mettre à terre… Mais comme tu le dis, au pire, cela nous offrirait un répit, et à lui aussi, il pourrait concentrer ses forces ailleurs. Je ne souhaite aucunement sacrifier nos alliés, mais à choisir entre eux et Dorne, je n’aurais aucune hésitation. »
J’inspire et serre doucement ses mains. « Et de toute façon, rien n’est fait, rien n’est certain. Le peuple n’est pas non plus prêt à oublier l’attaque de Lancehélion, et tout ce qui a précédé…
Quoi qu’il en soit, les Météores devraient tenir, le temps que l’armée revienne de l’Orage et se rassemble. La rivière pourra sans doute subvenir un minimum aux besoins. Et les harpons et autres grappins de la flotte fer-née ne pourront s’y attaquer. »
Je soupire en souriant. « Je sais. L’armée du Bief est amplement suffisante…
Mais tu as très bien résumé la situation, si nous devons périr, nous emmènerons deux fois d'ennemis plus dans la tombe. »


Je lui souris à nouveau, avant de me lever et de lui tendre mon bras.

« Commençons à rentrer si tu le veux bien. Le Mestre dit que je dois faire attention, mais que je ne mange pas assez, ni ne me repose assez et… Bref. J’ai faim. J’ai envie de fruits. »



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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    Sam 2 Sep - 18:41

« Mais totalement, on te décevrait sinon ! »

Cela a quelque chose d'étrange de parler ainsi de son futur enfant. De ce que l'avenir pourrait bien leur réserver. De projets. Alors que la situation était critique. Et que l'espoir d'un tel avenir s'éloignait au fil du temps pour quelque chose de bien plus sombre et sanglant. Mais comment aurait-il pu parler de ses doutes alors qu'elle était si heureuse de pouvoir se projeter en temps que mère ? Même si Deria avait peur de le devenir, de mal faire, elle était également rayonnante de bonheur de pouvoir l'annoncer à son frère. Celui dont elle était pourtant la moins proche. Pourtant, Deria ne se contenta pas de cette conversation heureuse, un brin superficiel, totalement inconsciente. Non. Elle était souveraine. Elle avait les pieds sur terre et ne pouvait se permettre de se perdre en rêveries bien longtemps malheureusement.

Et bien vite, le sujet de la guerre vint troubler ce moment de complicité fraternelle. Anders partirait pour les Météores, avec Robert Dayne. Là bas, il irait affronter les armées ennemies, risquer sa vie. Et parce qu'il avait été élevé avec le sens de l'honneur et le désire de protéger les siens, il accepta de bonne grâce, impatient de pouvoir en découdre, de sortir de cette oisiveté qui le rendait fou. Quitte à mourir. Il mourrait fièrement et debout. Naturellement, la princesse s'inquiétait pour eux et voulait arracher à son frère la promesse qu'il ne prendrait pas de risques inconsidérés. Comment la rassurer alors qu'elle connaissait si bien Anders et Robb ? Il n'avait rien de mieux à offrir, sans mentir.

Peut-être maladroitement, mais avec conviction, il tenta de déculpabiliser sa sœur. Depuis qu'elle était souveraine, les choses étaient allées de mal en pis. Mais elle n’en était probablement pas l'instigatrice, c'était surtout un manque de chance flagrant et un enchaînement de circonstances fâcheuses.

« Je pensais aussi que tu exagérais. Que c'étaient là affaires de femmes. Prises de têtes dans un duel d'orgueil. Mais j'ai pu expérimenter la versatilité de son caractère. Je l'ai connue aussi charmante que changeante. Je ne suis sans doute pas mieux placé pour parler de ça, mais il ne faut pas s'étonner que cela n'ai pas fonctionné entre vous dans ces conditions. Rhaenys Targaryen ne semble pas femme à admettre ses erreurs ou à s'excuser. Je n'ose imaginer ce que cela aurait donné avec Meria. »

Une catastrophe. Jamais la vieille princesse de Dorne n'aurait accepté l'impudence de cette petite reine de pacotille. Deria lui confia ses projets, ses doutes, ses projets, aussi audacieux ou désespérés soient-ils. Ou révoltants. Mais que faire quand on n'était pris à la gorge ?

« Quoique tu décides, Deria, je te suivrai. Je sais que tu penses à Dorne avant toute chose et c'est ce que ton peuple attend de toi. »

Il permit à Deria de glisser son bras sous le sien quand elle lui tendit, après d'être levé à son tour. La discussion était close. Oscillant entre joie et gravité. Entre espoir et avenir sans issue.

« Le mestre ignore ce que c'est qu'être à la tête d'un royaume. Mais prends soin de toi, sœurette, nous avons tous besoin de toi. »

Il baisa sa tempe et tous deux se dirigèrent vers le palais afin de satisfaire l'appétit de la jeune femme.


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MessageSujet: Re: Quitte-moi avec un sourire - [Tour IV - Terminé]    

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