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Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]
MessageSujet: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mar 6 Déc - 14:11

Du Fer et du Sang!



Le matin arrivait peine que déjà Beric était levé. Monté sur un étalon noir, revêtu de sa cotte de maille et non pas de son armure complète, il favoriserait sa liberté de mouvement plutôt que d'être encombré par une lourde armure. Il avait néanmoins gardé ses jambières et il avait enfilé par dessus sa cotte de maille un lourd tabard noir orné du blason de sa famille. Il avait en plus de cela des bracelets d'aciers au niveau des poignets. Il avait appris que ce genre de choses pouvaient éviter de terminer la main tranchée, aussi se faisait-il un devoir de les porter en toute occasion. Pour compléter le tout, il avait son grand heaume complet surmonté d'un signe, les ailes déployés et l'air féroce qui avait cette étrange capacité à faire peur à de nombreux ennemis, à tel point qu'on l'avait surnommé le cygne noir. Sur le champ de bataille, il n'était que violence et impétuosité, et ses hommes l'ayant vu à l'oeuvre se félicitait d'avoir un chef tel que lui. Pour l'heure, il chevauchait en compagnie d'une quinzaine de cavaliers orageois. Tous armés à peu près comme lui, ils portaient un écu dans leur dos et avaient tous la lance au poing. Beric avait lui aussi l'écu dans son dos qu'il sentait à chaque mouvement de son cheval, tout comme il sentait l'épée à son côté dont le fourreau battait sa cuisse de maille à chaque fois que son cheval exécutait un mouvement.

Le Lord menait une patrouille au nom de la couronne non loin des frontières du Bief. Deux cavaliers portaient les fiers étendards des Durrandon dont le jaune d'or était bien la seule couleur qui éveille un peu de vie dans ce paysage plutôt sombre et morne. En effet, une sorte de brume s'était répandu sur tout le paysage laissant planer un peu de mystère sur tout ce qui les environnait. Seul l'herbe assez haute dépassait ainsi que les arbustes et bien sûr quelques arbres. Les cavaliers continuaient pourtant leur chemin, déstabilisés tout de même par le fait que ne pas voir où ils mettaient les pieds étaient gênants. Quelque part au loin, un rapace poussa un cri aigu. Beric n'avait pas mis son casque qui pendait derrière lui accroché à une lanière relié à l’agrafe de sa lourde cape noire. Le soleil n'était pas encore levé et le temps était de toute manière aux nuages, donc autant dire que l'on ne verrait sans doute pas de rayons aujourd'hui, peut-être aurait-on droit à quelques gouttes de pluies, qui sait? Finalement Beric détacha une petite avant-garde de six cavaliers pour confirmer que tout allait bien pendant que la patrouille continuait en silence. Seul le cliquetis des armes étaient audibles dans le paysage silencieux. Au loin, on aurait pu deviner les plaines du bief, mais la brume environnante qui restait au niveau du sol empêchait clairement de distinguer le lointain.

Il ne faisait pas très froid, mais Beric admettait qu'il avait connu des temps meilleures. plus chaud du moins. Il avait plus l'habitude des patrouilles sur la frontière avec Dorne, mais maintenant qu'il était là, il s'adaptait à ce genre de patrouilles qu'il n'accomplissait pas souvent. Mais aujourd'hui, il avait voulu prendre la tête de l'une des patrouilles pour apprendre aussi à connaître les soldats avec qui il combattrait. Deux cavaliers ne tardèrent guère à revenir. Toute la troupe s'immobilisa. Les hommes raffermirent leur prise sur leurs armes et se tinrent sur leurs gardes. Beric ne s’affola pas immédiatement, les deux hommes étaient certes pressés, mais pas affolés, c'était différent. Ils avaient donc vu quelque chose, mais rien de grave n'était arrivé. Du moins pour l'instant. Finalement, l'un des deux cavalier commença:


- Nous avons repéré ce qui nous semble être une patrouille adverse, ils n'ont pas l'air de nous avoir vu.
- Fort bien, ils sont de l'autre côté de la frontière?
- C'est... difficile à dire. Avec cette brume, on ne voit pas le sol, difficile de dire si ils ont franchis la frontière.
- Bien, conduisez-nous las-bas.

Toute la troupe se remit au trot et pressa même un peu le pas alors que Beric enfilait son grand Heaume, au cas où... Ils ne tardèrent guère à rejoindre les autres cavaliers restés en avant-garde qui étaient juchés sur une petite colline. Beric les rejoignit. La troupe ne tarda pas à s'arrêter dans les hennissements des montures et le cliquetis de l'acier. Cette fois-ci, leur groupe fût repéré par ce qui semblait être effectivement une patrouille, mais pas de bieffois. Plutôt des fer-nés au goût de Beric qui se retint de tirer son arme et de sonner la charge en notant qu'ils avaient clairement dépasser la frontière. Ils faisaient comme chez eux ces maudits... Ou alors n'avaient-ils tout simplement pas visualiser la frontière? Il laissa les fer-nés leur faire face avant de prendre la parole:

- Vous êtes ici sur les terres de l'Orage Messer et je vous saurais gré, au nom de son altesse, la Reine Argella Durrandon, de quitter ces terres.
Un vent frais se leva et vint faire claquer les bannières de la troupe comme pour affirmer un peu plus la demande du Lord. Les deux troupes se fixaient avec une animosité qui était largement visible, chacune ayant envie d'en découdre avec l'autre, les soldats ne rêvant que de se massacrer les uns les autres. Mais Beric préférait éviter le carnage bien qu'il avait choisi de tenir une position un peu en retrait des fer-nés et légèrement plus haute que celle des fer-nés pour garantir l'avantage de ses cavaliers si il devait charger. Le seul problème de Beric était qu'il n'arrivait pas à discerner le chef de ces fer-nés. Était-ce vraiment une patrouille au final? Sûrement pas des déserteurs, ils marchaient en groupe, tel une petite armée patrouillant ses terres. Que faisaient-ils là? Que voulaient-ils? De nombreuses questions venaient au cerveau de Beric qui arrivait encore à réfléchir malgré le froid glacial de son heaume. Il reprit tout de même:

- Dois-je réitéré ma demande?

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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mer 14 Déc - 3:20



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





L’aube avait étiré ses bras au-dessus de la canopée, faisant s’envoler la nuit et sortir du sol une mince fumée bleutée qui donnait au paysage encore endormi une magie qu’on ne lui connaissait qu’à cette heure. Quelques bruissements d’ailes se glissaient à mes oreilles alors que couverte sous ma capuche, mon regard se glissait sur le chemin que suivait mon étalon à pas de loup. La journée était encore bien trop jeune pour qu’on puisse lui prêter une tendance saisonnière et emmanchée dans mes vêtements, je me délectais simplement des jeux de lumière qu’offraient les bois et le jour en devenir. Ainsi je pouvais glisser mes yeux sur quelques feuilles brillantes sous une fine lumière à quelques brumes violine, s’enflammant vers les cimes pour laisser passer un oranger vif qui donnait au paysage presque explosif de pastel un air d’été que seules les terres forestières engendraient.

Doucement, malgré la grisaille tenace, on pouvait sentir la douce moiteur caresser nos traits, portée par le mouvement des étalons qui martelaient la mousse humide de leurs sabots.

Voilà près de quatre heures que nous avions quitté le campement en quête d’un sanglier ou d’un cerf assez grand pour nourrir notre petite troupe le soir venu et fêter la naissance d’un premier né d’Hérald. Mon arc en bandoulière, mon épée sagement placée sur ma cuisse, tapotant lentement l’allure de ma monture, c’est ainsi que les heures s’égrainaient sans un mot échangé, tous bien trop préoccupés par les événements à venir ou personnels. J’effaçai ainsi la distance entre nous et le campement où nulle proie n’aurait de tout manière tenté de se repaître.

La grisaille doucement gagnait la bataille sur un paysage quelque peu vallonné à mesure de notre avancée. Débouchant sur un flan de vallée, on pouvait à présent observer les eaux profondes d’un lac. Autour de nous, quelques mélèzes et aulnes étendaient leurs ramages d’un vert plus sombre, de saison. Les fleurs de mai roses et blanches se mariaient à présent au jaune des genets et des ajoncs, tranchant vivement avec un ciel morne. Une fine pluie tentait de caresser la nature de ses bienfaits alors que nous continuions silencieux sur le sentier. La surface du lac était semblable à celle des lochs de notre région et sur l’instant, me donnait quelque peu la nostalgie du pays. Sur la vaste étendue bleue-noire se reflétait la végétation des berges, leurs couleurs étouffées comme derrière un verre fumé.

Au loin sur le lac, on pouvait apercevoir une petite voile surmontant un de ces canots en osier gainé de cuir, commun à tous paysans faisant des rives des viviers à leur mesure. A mesure de notre progression, le lac dégageait le même parfum commun à tout rivage d’eau douce, acre, mélange de végétation en décomposition, de poissons crevés, d’eau claire et de vase. Ce qui me frappait cependant le plus était cette sensation commune à nos croyances, cette sensation reconnue à nos îles. Cette atmosphère étrange qui émanait du lieu, comme une tension dans l’air.

Les hommes et les chevaux semblaient eux aussi la sentir. A mesure que nous laissions s’éloigner le lac sans un regard pour les uns ou un mot pour les autres nous avions tous détaché nos armes, les plaçant prêtes à l’usage, laissant régner un calme électrique sur notre petit groupe. Remontant doucement l’une des sources, je stoppai ma progression pour tendre l’oreille, glissant mes yeux sur l’horizon et la rive du torrent qui formait une dénivellation escarpée qui finissait en une série de larges dalles de pierre moussue, formant une sorte de jetée irrégulière.

En amont, un mouvement fit écho au calme brisé par les étalons qui semblaient répondre à l’appel invisible d’autres présences et alors qu’Herald talonnait son cheval pour gravir la distance, nous fîmes rapidement face à un groupe d’hommes qui se présentèrent comme on présente un bel étalage de marchandise. Bien que la plus gradée du groupe, je ne bougeai pas de suite à sa demande, détaillant la zone et le comportement de chacun. C’est à sa seconde demande que je talonnai ma monture pour m’avancer, repoussant ma capuche et plantant mes iris dans celles de l’homme.

« Nous ne sommes pas là pour mener bataille, nous aurons bien le temps pour cela... » dis-je marquant un temps.

« Nous bordions la frontière, comme notre bon droit l’exige, et tout comme vous sembliez le faire vous-même. Si par mégarde nous étions du mauvais côté du ruisseau, monsieur, ce n’est en rien volontaire. L’animal que nous traquons se fait fi de ce genre de proportions humaines. » Je marquai un temps, relâchant la garde de mon épée et plaçant ma main gantée sur le pommeau de la selle.

« Nous allons reprendre notre chasse du bon côté du rivage et saluons votre rigueur cartographique. Sans vous, nous aurions certainement fini par devoir diner chez vous à défaut de gibier. Sur ceux Messire, je vous dis à bientôt, avec toute la courtoisie que l’instant nous indiquera alors. »

Je talonnai doucement le flan de mon cheval et lançai un regard à Herald, toujours un sourire au coin des lèvres. Ce dernier fit de même non sans se détourner d’eux mais les longeant pour rejoindre la rive non loin, suivi de nos autres compagnons.

« Moi qui voulais dîner de la dinde, j’ai presque eu le droit à du Porc... », murmurai-je en repensant aux regards des compagnons de mon interlocuteur en comprenant que j’étais une femme.





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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Lun 19 Déc - 11:14

Du Fer et du Sang!



Le Lord ne s'était pas vraiment attendu à rencontrer une petite troupe ennemie si tôt et si proche de la frontière, mais après tout, il aurait dû s'en douter. En ces temps de guerre où les bieffois laissaient venir sur leurs terres les hommes du conflans et des îles de fer, nul doute que désormais... Tout pouvait arriver. Aussi, après avoir interpellé la petite troupe, le Lord nota que les deux camps s'observaient non sans animosité. Il avait clairement senti ses hommes se tendres et voyaient bien leurs mains gantés d'acier se resserraient sur la hampe de leurs lances. Bientôt enfin, après que Beric ait du presser le groupe adverse par une seconde relance, un cavalier se détacha tranquillement de leur groupe. Tout en s'avançant légèrement vers eux, le cavalier retirait sa capuche laissant apparaître un visage pâle encadré par une belle chevelure blonde. Une femme. Béric n'en fût pas vraiment surpris. Il savait que dans les îles de fer, les femmes étaient souvent traités au même titre que les hommes, du moins avaient elles plus de droits que les femmes du bief, de l'ouest ou encore de l'orage. Et puis Beric avait déjà pu observer ce comportement chez les dorniens dont les femmes étaient aussi agressives que les hommes, aussi n'en fût-il que très peu surpris, par contre, ces hommes eux, en furent assez surpris alors qu'elle prenait les parole, et ils ne purent s'empêcher de chuchoter entre eux...

Elle déclara immédiatement qu'elle n'était pas là avec son groupe pour mener bataille. Comme elle le soulignait très bien, ils en auraient bien le temps plus tard. Alors que faisaient-ils là? Si Beric patrouillait la frontière, ce n'était pas seulement pour montrer à l'ennemi que l'orage tenait à conserver ses terres, c'était aussi pour attraper quelques pilleurs. Visiblement, ce groupe ne semblait pas venu pour piller, mais qui sait? Elle continua en annonçant qu'elle longeait la frontière comme c'était son droit, et Beric se retint de lui répondre par une pique... Des fer-nés protégeant la frontière bieffoise... On aurait tout vu. Les bieffois étaient-ils si lâches qu'il leur fallait être protégé par leurs alliés? Mais par la suite, elle annonça que l'animal qu'elle traquait faisait fi de toute ces frontières. Un groupe de chasse alors. Voilà ce que c'était. Sans doute un groupe parti chasser pour nourrir un groupe plus important au loin. L'ambiance se détendit légèrement lorsque la guerrière lâcha la garde de son épée pour poser ses deux mains sur le pommeau de la selle alors qu'elle reprenait que son groupe allait reprendre sa chasse de l'autre côté de la frontière. Elle usa d'un peu de provocation en remerciant le Lord pour sa rigueur et en annonçant qu'ils auraient pu se retrouver à dîner chez les orageois. Beric ne répondit rien et la laissa faire demi-tour. Les fer-nés tournèrent bride et s'en allèrent. Beric et son groupe campèrent sur leurs position le temps qu'il leur fallut avant que l'ennemi ne soit plus visible faute de la brume ambiante. Peu à peu, la forêt retrouva ses bruits. Beric leva une main pour faire signe à ses hommes d'attendre encore un peu, puis, finalement, il tourna bride à son tour pour continuer la patrouille.

Le petit groupe continua sur son chemin, bien plus sur ses gardes qu'auparavant. La rencontre toute fraîche avec un groupe ennemi n'avait pas été pour les rassurer, et même Beric était à cran. Il retira son heaume afin de mieux capter tous les sons et toutes les odeurs qui pourraient se porter à ses oreilles ou à son nez. Mais la nature semblait continuer tranquillement sa vie. Les chevaux marchaient au pas, guidés par les patrouilleurs dont les regards venaient s'attarder sur chaque détails du paysage ambiant qui s'offrait à eux. Bientôt, quelques rayons de soleils vinrent percer les nuages... Cela ne dura que quelques instants. Pendant un instant, les cavaliers purent contempler le paysage du bief, au loin, qui s'étalait sous leurs yeux, grandes plaines fertiles bordés de buissons et de petits bois. Soudain, la nature s'arrêta de chanter au moment même où les rayons du soleil furent éclipsés par les nuages. Beric tenta d'écouter d'éventuels bruits, mais seul le cliquetis des armes lui parvint, il fît donc stopper la compagnie pour écouter attentivement. Pendant un instant, il lui sembla que des cris lui parvenaient, mais il douta. Le regard de l'un de ses hommes lui assura pourtant qu'il n'avait pas rêvé. Les cris cessèrent un instant. Beric ne perdit pas une seconde. Il fit volter sa monture, et reprit le chemin en sens inverse. Au moment où ils arrivaient non loin de l'endroit où ils avaient rencontrés les fer-nés, une dizaine de flèches s'abbattit non loin d'eux. Campés dans les rochers, ce qui semblaient être des brigands ou d'éventuels guerriers des montagnes décochaient leurs traits. Un cheval s'éffondra, percer par les traits, se tortillant sous la douleur. Par chance, le cavalier put s'extirper à temps et tua immédiatement sa monture. Elle ne souffrirait pas plus. Le groupe recula alors que des dizaines de brigands traversaient le ruisseau. Soit ils avaient attendus que Beric et ses hommes soient à l'arrêt pour attaquer, soit une force extérieure les pousser vers le Lord. Quoi qu'il en soit, Beric ne perdit pas un instant.

- Pied à terre!!
Les flèches, moins précises du fait que Beric et ses hommes étaient un peu plus à l'abri, ne causèrent aucun mal. Les hommes empoignèrent leurs boucliers, et Beric fit signe à cinq homme de le suivre tandis que le rester garderait les chevaux et protégerait leur flanc droit. Acculé aux rochers, ses hommes formèrent un petit mur de lances tandis que le Cygne noir, épée au poing, se jetaient dans les rocailles pour déloger les archer. La présence d'une multitude de roches permettaient aux archers de se cacher aisément, mais c'était aussi vrai pour les fantassins. Beric ne tarda guère à arriver en premier sur un archer. Revêtu de fourrure et d'acier à la fois, ils avait mélangés armes et habits pour se protéger. L'épée du lord trancha la gorge de l'homme avant même qu'il ait pu faire quoi que ce soit. Le second archer à proximité lui décocha une flèche qui l'aurait atteint à la poitrine si son bouclier n'avait pas été là. Il n'eut pas le temps de décocher une seconde flèche que Beric le transperçait déjà de son arme. Entre temps, ses hommes venaient d'assaillir à leur tour leurs adversaires. Seul l'un de ses hommes fût touché, mais il put continuer le combat.

Une fois que les archers furent mis hors d'état de nuire, Beric ne laissa pas de repos à ses hommes et redescendit pour aider immédiatement ses hommes en bas alors que des cris semblait lui parvenir de l'autre côté du ruisseau. Il n'y fit que très peu cas, se jetant dans la petite mêlée qui assaillait le mur de boucliers des orageois qui tenaient bon. Il trancha le côté d'un homme avant de frapper le bouclier d'un autre et de le tuer d'un coup au ventre. Il dût parer un coup qui allait lui sectionner l'avant bras, et fût bientôt sur la défensive. La mêlée devint plus enragé que jamais, du sang gicla sur le visage de Beric qui venait de perdre son heaume après un coup particulièrement bien placer de son adversaire. Le Lord tint bon avec ses hommes. Mal organisé, ce qui semblait être un clan des montagnes ou alors une belle bande de brigand commença à se diviser. Beric et quelques uns de ses hommes rentrèrent au cœur de la mêlée...


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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mer 21 Déc - 2:34



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





L’aube s’oubliait dans la lumière du jour, le ciel était à présent le spectacle d’un combat entre l’ombre grise des nuages et la pureté du soleil, quelques larmes s’écoulaient de cette lutte céleste, alors que nous avancions silencieux vers de plus épais fourrés, laissant cette rencontre aux abysses du passé. À mes côtés Hérald me détaillait, un sourire amusé, tapotant des doigts sur la pomme en cuir de sa selle. Attendant sûrement le moment où je me déciderai à la questionner, sa soudaine bonne humeur, que je me faisais une joie d’ignorer afin que ses mots lui brûlent la gorge et étouffe son vil sourire. Détaillant les fourrés qui nous entouraient alors que nos montures un brin verticales gravissaient la distance entre la crête et le ruisseau, effaçant pas à pas la frontière de l’Orage et du Bief.  

« Alors comme ça tu vas conduire la charge aux côtés de ta maison Greyjoy, t’as pas le sentiment de nous laisser tomber ? A moins que t’ai les fois de veiller sur le prince depuis la dernière bataille ? » Relevant un sourcil, je ne répondis rien, me doutant qu’il poursuivrait de toutes les manières et que le sujet n’était placé que pour faire bonne mesure à mon silence et en rien réellement à ce qui insérait ainsi un sourire sur ses traits.

« Pourquoi j’ai la sensation que notre chasse n’est qu’une foutue excuse de merde pour éviter le boucher ? Avoue que t’as les chocottes pour ton abruti de jumeau et que tu évites tout bonnement de lui expliquer que tu nous confie le travail pour suivre les ordres de ton frère, parfois je me demande bien par quelle putain il te tient celui-là pour que tu abdique ainsi là où pas un ne te ferait ployer... » Il glissa sa main sur l’encolure de ma monture pour la rapprocher et se pencha doucement vers moi, « Oksa, sérieusement, ton frère va s’attirer la colère du prince, quoi que tu tenteras, pire encore s’il juge que ta place est là où il te demande d’être, par le cuir tanné de par la dernière putain, tu sais ce qu’on va essuyer comme colère, le boucher aime pas qu’on le contredise et on sait tous que ta place n’est pas dans la cavalerie… ce foutu Greyjoy va mal finir, quoi qu’il se passera, il a intérêt à connaître un bon rebouteux, c’est un putain de coup bien dans les noix qu’il va se prendre après la bataille. » Murmura-t-il.

Tel à son habitude, Herald ne tournait pas autour du pot, pire ne me cachait pas son avis et si quelque part je ne pouvais que rejoindre ce dernier, je ne pouvais qu’abdiquer à ma maison et au chantage de mon jumeau, chantage qu’il utilisait aussi avec ses foutues idées de mariage.

« Mais non, Hery, tu te fais des idées, il est juste plus que temps que tu montres tes talents au prince, depuis le temps que t’es dans mon ombre, n’y vois juste là que mon désir de faire briller mes vaillants gardes. » Relâchant la bride de mon cheval, il racla sa gorge et cracha au sol le bâtonnet qu’il mâchait…

« Foutue connerie… » Lança-t-il avant de se couper et relever quelques secondes le nez vers la vallée en contrebas pour reporter son regard vers moi.

« Belles paroles que voilà, souhaitons qu’elle convienne à Hoare quand il réalisera que ton frère a contredit ses choix au matin du combat. Ou je ne donne pas cher du cuir de ton jumeau… »

Ma main se leva et il détourna les yeux droits sur le même point qu’il avait observé, d’où provenaient quelques bruits distinctifs. Quelques autres eurent le même réflexe, main déjà sur leurs armes. En contrebas de la petite falaise se présentait une bataille. Les flèches sifflaient entrecoupées par le hennissement de douleur d’un cheval, puis plusieurs chocs d’épées.

« Ben, ils voulaient en découdre, ils sont servis. » Lança Ivar d’un ton des plus amusés, rapidement foudroyé par mon regard.

« Ferme-là on va prendre cette escarmouche sur le dos, à coup sûr ! » Dis un autre alors que je posais pied à terre.

« Qu’est-ce que ça peut faire, c’est des saloperies d’ennemis. » Reprit Ivar, « J’aurai bien planté ma hache dans la tronche du petit buriné qui souriait comme un gland en te voyant Capitaine ! » Levant la main en signe de silence je me baissai pour observer le spectacle en contrebas.

« Aucun de vous n’a vu les armoiries de chevalier ? » Dis-je d’une voie calme.

« C’est qu’un mort en sursis, je me… » Renchérit Ivar en crachant sur un rocher tout proche de moi, d’un trait je me relevai et le détaillai...

« Ferme-là donc ! » Grognais-je. « c’est un Swann, un lord de la famille de ma cousine Annara, il ne trépassera pas dans une embuscade, je n’expliquerai pas à celle-ci alors qu’elle ne sait ce qu’est devenu mon cousin qu’on est resté le cul sagement vissé sur ce rocher pendant qu’ont passait l’un des siens par le fer pour le détrousser. »

« Il ne serait pas le premier, tu sais… On le fait souvent nous-même. »

« Ce n’est justement pas nous, depuis quand on a de la concurrence, c’est nous les sauvages dans le coin, on va pas se faire détrôner non d’une méduse, si t’as envie de passer pour un lapin nouveau-né et prendre un mauvaise tuerie sur le dos c’est toi que ça regarde, mais j’ai pas l’intention de m’expliquer en rentrant sur une situation pareille, un car j’aime pas l’idée de passer pour un couard deux, car j’aime pas le pillage mal fait, c’est tout un putain d’art ! » Se railla Hérald en soutient à mes dires, « Capitaine on y va ? A moins que vous préférez louper une bonne fête et continuer à chasser le lièvre ? » Les épées furent tirées et les montures s’enfilèrent aux gallop vers l’aval de la colline, retroussant chemin pour arriver au moment où la bataille faisait rage dans un désordre des plus chaotiques. Les flèches recommençaient à fendre l’air alors que je me retrouvais à pied à terre, aux côtés du signe noir, mon épée et ma hache en main.

« Vous avez l’art de vous faire des amis lord Swann, heureusement qu’on aime les bonnes fêtes improvisées. » Lui lançais-je en plantant ma hache dans le front d’un homme qui lui arrivait dans le dos.







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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Ven 23 Déc - 15:03

Du Fer et du Sang!



Une lame siffla juste au dessus de la tête de Beric qui vient de se baisser juste à temps pour évier d'avoir la tête tranchée. Il envoie un coup de bouclier dans la poitrine de son adversaire qui se plie sous la douleur alors que l'épée du Lord vient l'empaler. Le Cygne noir ne perd pas une seconde pour retirer sa lame et s'attaquer à un autre adversaire. La mêlée fait rage face aux montagnards, le Lord commençe à être couvert de terre au niveau de ses bottes et du bas de son tabard alors que son épée est couverte de sang tout comme une partie de son visage. Un orageoise s'effondre juste à côté de lui, percer par la lance de l'un de ses adversaires. Beric doit subir l'assaut du lancier qui le force à reculer. Mais au moment où ce-dernier le force à reculer, il esquive l'arme, la coince entre sa poitrine et son bras, la maille bloquant l'acier de la lame et avançe vers l'homme avant de lâcher la lance coinçée pour envoyer son bras armée en plein centre de sa tête. Le crâne se brise, les os craquent, le sang gicle alors que l'homme s'effondre dans d'horribles convulsions ponctués de cris avant qu'il ne s'arrête. Au même moment, la charge d'une cavalerie prend les brigands au dépourvu. Beric aperçoit même un cavalier qui se jette de sa selle pour attaquer un groupe de brigands qu'il renverse de son poids avant d'en faire du hachis menu. Le Lord comprend rapidement qu'il s'agit des fer-nés, revenus en force pour leur prêter main forte visiblement.

Beric n'a pas le temps de s'attarder sur cet aide inopinée et se retourne pour combattre encore. Bientôt, la jeune femme qu'il avait vu quelques instants plus tôt ne tarda guère à prendre place dans son dos en notant avec son humour débordant qu'il avait l'art de se faire des amis et qu'il avait de la chance que les fer-nés apprécient les bonnes fêtes. Le Lord ne prit pas le temps de sourire, repoussa un assaillant du pied alors qu'elle plantait férocement sa hache dans la tête de l'un des adversaires qui lui arrivait dans le dos. Ses arrières protégés, Beric se concentra sur ce qui était devant lui, le bouclier levé et l'épée en main, il put reprendre l'offensive. Alors qu'il se débarassait d'un homme dont il venait de trancher la main avant de l'avoir envoyé en enfer, il répondit à son interlocutrice:


- Depuis le temps que vous côtoyez des orageois, vous devriez savoir que nous sommes plutôt de bons vivants et que nous aimons toujours la bonne compagnie! Tout en disant cela, il transperçait un homme qui le chargeait en hurlant tel un démon. Le sang ne tarda guère à recouvrir la terre alors que la mêlée était confuse au plus haut point. On pouvait entendre le hennissement des chevaux effrayés, le claquement de leur sabot malgré le fracas des armes et le cri des hommes. Le paysage donnait une dimension surréaliste à la petite bataille qui se jouait aux pieds des montagnes, parfois, la lumière reflétait l'acier des armes ou des casques, et dans toute cette cohue, il était quasiment impossible de distinguer ami de ennemi à plus de cinq pas. Un orageois s'écroula devant Beric, touché assez sévèrement. Sans attendre, le Lord repoussa l'assaillant du soldat avant de tirer ce-dernier par le col de son haubert malgré les cris de ce-dernier alors qu'il se protégeait de son bouclier. Les fer-nés avaient foutus un beau bordel, mais la surprise passée, les montagnards avaient repris un peu d'assurance malgré l'évident force et sauvagerie dont les fer-nés étaient capables.

Beric et celle qui couvrait ses arrières finirent par être séparé du reste du groupe, contraint de sa battre un peu plus en retrait. Beric n'appela aucun renfort ayant noté que ses hommes avaient repris une formation plus ordonné qui leur permettait de se défendre efficacement. De plus, chose étonnante, il avait confiance en celle qui assurait ses arrières. Peut-être parce qu'elle se battait autant que lui pour garder la vie. Beric se battait certes pour son royaume, certes pour des ideaux, mais la première chose pour laquelle il se battait, c'était pour conserver sa vie et sa liberté. Il entendait derrière lui le fracas des armes, mais n'osait pas tourner la tête alors qu'il était lui-même assailli. Finalement, un homme l'attaqua avec une hache, il frappa violemment le bouclier de Beric qui tint bon mais accusa le coup d'un léger pas en arrière avant de repousser l'homme, de dévier sa hache à l'aide de son épée et de frapper au niveau de ses parties génitales, l'endroit le moins protégé dans le cas de son adversaire. La douleur de son adversaire fût tel qu'il se plia en deux mais Beric ne put l'achever, déjà d'autres adversaires l'assaillait. Le Lord parer les coups, les encaissait pour certains, mais le formidable coup de marteau qu'il reçut dans les côtes l'envoya bouler un peu plus loin. Il tomba à terre. Pendant un instant il fût un peu étourdi.

Il ne perdit pas une seconde à terre, se releva mais son pied buta sur quelque chose... Son heaume!! Il se pencha rapidement pour le récupérer et l'enfonça sur son crâne avant de gueuler à l'attention de la chef du groupe Fer-né:

- Attention!!
Un homme la chargeait avec force. Beric eut néanmoins le temps de revenir protéger son alliée de circonstance et dévia la lance de son bouclier avant de laisser venir l'homme à lui qui, emporté par son élan, vint s'empaler sur l'épée du Lord qui le repoussa violemment alors qu'il sortait sa lame du corps adverse. Son tabard était désormais couvert de terre et de sang, mais le Lord n'y prit pas garde et finit par dire alors qu'ils reculaient un peu plus sous les assauts adverses:
- Je dois admettre que c'est toujours mieux d'être accompagné dans ce genre de fêtes, surtout par une danseuse aussi douée!
Beric savait lui aussi faire un peu d'humour, bien sûr, pour le coup, danseuse n'était pas péjoratif du tout, bien au contraire.

@ pyphi(lia)



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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Lun 26 Déc - 14:31



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





J’ai longtemps pensé que le choix était simple, nous et les autres, que tout se résumait à ce simple fait. Notre vie, nos coutumes devaient être sauvées de leurs tentatives de nous faire passer moindre, de nous asseoir à toute sorte de servitude. Nos traditions plus anciennes certes plus rudes qui ont tour à tour formé nos générations de guerriers, chez nous pas de filles élevées comme des parures, pas d’hommes consumés par l’art du complot des jupons, chez nous juste l’art du combat, la rudesse de ponts et des embruns, l’art de la stratégie et des conquêtes.

J’avais à peine quatre ou cinq ans quand on m’apprit à tenir un simple couteau et à taper dans un mannequin de bois. La cause ? Mon désir d’être identique à mon jumeau qui se fit sentir dès que je fus en âge de dire un mot. Là où on avait tenté par la douceur de quelques nourrices de me soumettre à la féminité de ma naissance, je préférais les jeux d’hommes, rapidement appuyée par mon père qui voyait là un simple moyen de renforcer sa famille là où le dieu noyé lui avait offert deux héritiers du même âge, et fort heureusement de sexe opposé.

J’avais ainsi appris l’art de la féminité tout autant que l’art du combat, grandie entre deux rives, avant d’embarquer aux côtés de mon frère pour un voyage où on m’apprendrait à oublier la part native de ma naissance pour ne devenir qu’une guerrière, rien ne me fut épargné, pas même le vice de mon capitaine, rien ne fut oublié à mon apprentissage. Les années avaient ainsi coulé de bain de sang à devoir, de pillages à batailles. S’entre-coupant rarement pour reprendre le rang de fille, jusque là oublié à la mort de mon père. J’étais là, donnant de la hache, enfilant ma lame dans des corps. Tuant, amputant tout être qui tentait d’attenter à ma vie ou celle de mon allié improbable.

J’assimilais ses mouvements, me plaçant en réserve de ses angles morts. Tour à tour, il me sauvait et j’ouvrais à le sauver, nous retrouvant doucement séparés de nos hommes. Sans le voir venir on se retrouva acculés au pied de la falaise et le lac que j’avais bordé quelques minutes ou heurés en avant. Les hommes se massaient, féroces, et je détaillais rapidement l’armure du cygne noir qui le ferait couler. Et bien qu’à cela ne tienne, je pêcherai du cygne. Le poussant vivement dans le vide je plantai une dernière fois ma hache dans le crâne d’un homme trop proche et sautai dans le vide à mon tour.

Me retrouvant plongée dans les profondeurs troubles et sombres du lac, la fraîcheur vive me vivifia alors que j’ouvrais les yeux en quête de l’homme, d’un signe de lui et c’est la luminosité de son armure sombrant qui m’attira. De longues minutes d’efforts, de lutte pour atteindre le rivage et le tracter sur ce qui semblait être une crique bloquée par les hauteurs de la falaise. Le laissant à demi dans l’eau. Me laissant tomber à ses côtés. Je détaillais à bout de souffle la situation…

« On peut au moins dire que vos fêtes finissent bien arrosées... » Ruminais-je dans ma barbe.



hors sujet:
 





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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mar 27 Déc - 10:35

Du Fer et du Sang!



Le fracas des armes, le sang qui gicle, les hommes qui hurlent de douleur, qui se tordent sous l'effet du mal provoqué par l'arme qui est entré dans leur chair et a brisé leur carapace, tout cela, Beric connait. C'est la guerre. Il a déjà lui-même récolté quelques blessures, mais, par chance et aussi par talent, il n'est jamais mort. Il ne peut pas en dire autant de toute sa famille. Ou de ses amis. Combattre a toujours été une chose que Beric a su faire, il n'a jamais vraiment eu besoin qu'on lui montre. Certes il a appris, mais manier une arme s'était révélé être quelque chose d'instinctif chez lui. Il l'avait senti dés la première fois qu'il avait tenu la poignée d'une épée. Mais il y avait une chose qu'il avait apprise: C'était de ne s'en servir que pour défendre sa vie premièrement, son royaume et son honneur ensuite. Et pour l'heure, il défendait sa vie. Son bouclier encaissait les coups, et il s'en servait même pour pousser ses adversaires alors que son épée fendait l'air en sifflant pour venir fracasser des crânes ou se planter dans la chair tendre du ventre de ses ennemis qui tombaient à ses pieds. A ses arrières, la jeune femme frappait elle aussi de toutes ses forces, sa hache retombait, précise et sans appel, sur les crânes, les corps des assaillants. Bientôt, ils furent acculés au bord de la falaise. Beric accorda un regard en bas. Un lac. Hors de question qu'il tombe. Il leva son bouclier et son épée montrant par là qu'il ne se rendrait pas.

Il n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit face à ses assaillants qu'il sentit qu'on le poussait. Il n'eut que le temps de voir la Fer-Née, l'auteur de sa chute qui se détournait de lui. La maudite! Il chuta pendant quelques secondes, puis soudain, ce fût le contact de l'eau, aussi dure que de la roche. Le coup lui fit mal, il sentit l'eau s'engouffrer dans son heaume alors qu'il tentait vainement de se débattre dans l'eau sombre. Il ne savait pas où était le haut du bas, mais il ne lâchait pas ses armes. Il était perdu. Il commençait à manquer d'air, il sentait l'eau sur sa peau alors que son armure et ses vêtements s'imbibaient d'eau et le rendaient plus lourd à chaque seconde. Il ne respirait pas, il ne voulait pas mourir là. Pourtant c'était ce qui semblait arriver. Bon sang, lui qui avait voulu mourir au moins sur un champ de bataille allait mourir au fond des eaux. Son corps le brûlait, lui criant d'ouvrir la bouche pour respirer et aspirer une goulée d'air bienfaîtrice, mais lorsqu'il céda, tout ce qui rentra ça fût de l'eau. il sentit l'eau froide rentrait en lui alors que les larmes lui montaient aux yeux. Soudain, il sentit qu'on le tirait, mais il sombra dans l'inconscience, dans un noir des plus total. Il se perdait dans les méandres de ses pensées, il revoyait son frère, son père, sa famille. Il revoyait tout les bons moment qu'il avait passé, tous ces instants de combat, de lutte contre l'ennemi. Soudain, un douleur le renvoya à la réalité.

Il ouvrit les yeux, toussa alors qu'il tentait de trouver de l'air. Il retira son heaume laissant son épée sur les galets. Il cracha toute l'eau qu'il avait avalée, toussa de plus belle, alors qu'il sentait encore ses jambes dans l'eau. Non loin de lui, la Fer-née. Il n'y avait qu'elle qui avait pu le sortir de là. Il ne se concentra pas de suite sur elle, se roula sur le ventre et recracha encore de l'eau alors qu'il se mettait à genou. Sa cape, pleine d'eau, lui alourdissait les épaules alors qu'elle marmonnait que les fêtes orageoises finissaient bien arrosées. Pour ce coup, l'humour était bien trouvée bien que Beric tira une grimace avant de répondre:

- J'en ai goûté des alcools, mais ça... C'était tout Kof! Kof!... Tout sauf de l’alcool! Kof! Il toussa de plus belle, recrachant les dernières goutte d'eau qui entravait sa respiration avant de lever la tête au ciel. Bon sang que ça faisait du bien de respirer. Il la regarda finalement et finit par ajouter simplement:
- Merci.
Puis il se leva. Il était trempé. Il observa la petite crique jusqu'à laquelle elle les avaient menés. Une petite plage de galets, quelques buissons et un peu de bois morts traînaient ça et là alors que la falaise leur bloquait le passage. Toute ascension était inutile, les parois étaient lisses grâce au temps, au vent et à l'eau. Le Cygne noir retira alors immédiatement son tabard après avoir débouclé sa ceinture, non sans difficulté et il le posa sur un rocher pour qu'il sèche un peu. Il retira aussi sa cotte de maille, avec encore plus de difficultés, mais il parvint tout de même à la retirer avant de s'effondrer au sol, épuisé par l'effort pour retirer une telle masse d'acier qu'il posa sur le sol. Il ne lui restait plus que sa tunique, trempée et son pantalon avec ses bottes. Il se releva à nouveau sous le regard de la jeune femme et crut bon de s'expliquer:
- Je suis trempé. Si je reste habillé ainsi, je vais attraper la mort. Grommela-t-il. Puis il alla ramasser son heaume et son épée. Il revint près de la jeune femme, posa son heaume sur un rocher dont l'acier reflétait la faible lumière du jour alors qu'il retirait sa tunique laissant apparaître son torse puissant. Il se saisit de sa tunique et commença alors à nettoyer son épée. Plus vite il enlèverait le sang et l'eau de l'acier, moins vite elle rouillerait. Il commença donc son oeuvre calmement, sans se presser sous le regard de la blonde. Il n'était pas pressé, et comme pour l'heure ils étaient bloqués là et que Béric n'avait pour l'heure aucune envie de retourner à l'eau, il préférait attendre, espérant que ses hommes et ceux de la jeune femme aient l'intelligence de ne pas s’entre tuer. Il garda le silence alors qu'avec attention, il nettoyait sa lame.

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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mar 27 Déc - 18:12



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





L’irrationnel, voilà un sujet propre à lui seul. Il n’y a bien que l’esprit humain pour chercher des réponses à des sujets qui n’en ont pas. J’étais là assise sur ce promontoire de galet à détailler l’homme en armure que je ne connaissais que de réputation ou par sa maison. J’aurais sûrement dû le laisser mourir, connaissant la valeur qu’il avait pour son royaume. Mais voilà, il était lié à moi par le sang. Pas celui de mon cousin, père de ses petits-enfants, et s’il n’en savait sûrement rien, car nul panache ne me désignait aussi clairement que lui, il n'en restait pas moins à la fois lié a moi et à la fois mon ennemi.

Comme quoi, tout peu sembler rationnel et totalement irrationnel en même temps. En général, on parle de choix, de conviction, de religion a la bonté d’un geste. On craint les dieux, leurs démons, les sorcières, monstres en tout genre. On cherche forcément une part de rationnel dans une croyance ou une légende explicative, on se cherche une raison a des routes qui se croisent dans un monde aussi vaste. Une part de mysticisme qui offre aux gens une excuse à une maladie mentale ou un choix qui pourrait par la suite paraître fou. Et puis après tout, il y a ceux d’entre nous qui placent tout cela sous des traits religieux. Où il y a des dieux, il y a leur inverse ; où se trouve le bien, on rencontre le mal.

L’homme aime penser que tout est blanc ou noir, les nuances de gris sont pour les plus ouverts et les gens capables de recul face à ce qu’ils ne comprendront jamais. Ceux qui se disent que c’est là, qu’importe comment et pourquoi, à mes yeux, ce sont sûrement les plus courageux car se refuser au raisonnement est une valeur complexe qui rend chaque geste imprévisible.

Ma main toujours sur mon épée, je le détaillais, cherchant le moment où il tenterait qui sait de me trancher en deux.

Le souci présent était tout sauf incompréhensible, dans les méandres d’un esprit torturé on ne peut chercher de cours logique, mais bel et bien le fait qu’une simple personne qui avait choisi sa voie, ses limites ou vivait dans l’ombre d’un moment d’égarement, savant mélange entre souvenir et agonie de l’esprit, sur un choix fait qui dans l’instant pouvait basculer. Tout se tissait et se décomposait sous les pieds aveugles au changement, au cheminement. Cette simple logique m’avait poussé à lui apporter mon aide et ses actions, quelque chose dans la lueur de son regard m’avait étrangement rappelé la détermination de sa fille. Je n’en avais cure, dans le fond je faisais ce qu’il me semblait le mieux pour ma conscience.

Le regard planté sur lui, je restais silencieuse, sans bouger un moment le détaillant cracher les seaux d’eau que la chute lui avait fait avaler. Assistant a un véritable baptême fer-né sans les solennités d’usage.

« - J'en ai goûté des alcools, mais ça... C'était tout Kof! Kof!... Tout sauf de l’alcool ! Kof! » tentait il de dire entre deux cracha involontaire. Une mise rire naquis sur mes traits et je relâchais la garde de mon arme. Lançant un regard vers la falaise qui nous couvrait à la fois de la bataille qu’on pouvait encore entendre d’ici et du soleil.

« Merci » dit-il tout en se relevant enfin remis de son bain forcé. Silencieuse et dégoulinante je ne bougeais pas, ne me dévêtait pas. Alors que j’assistais doucement a un véritable spectacle de chair, de muscles et de cicatrice qui en aurait sûrement fait rougir plus d’une. Moi je ne détournais pas les yeux du lord, n’oubliant pas deux secondes qu’il n’était pas au fait de mon nom ou de notre lien.

« Je suis trempé. Si je reste habillé ainsi, je vais attraper la mort. »

Me relevant à mon tour le laissant s’affairer, je lançais quelques regards sur les bois flottés qui nous entouraient.

« Il serait bête de vous voir périr ainsi, tachons donc de vous réchauffer, avant de reprendre un bain, je m’en voudrais de vous priver de notre prochaine danse. » murmurais je toujours aussi joueuse. « Je suis Oksana Greyjoy, Capitaine de la garde Du Prince Hoare, si je dois ainsi partager quelques instants avec vous dans votre plus simple apparat autant faire en sorte de me présenter dignement Lord Swann. »






@Jerry





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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mer 28 Déc - 16:12

Du Fer et du Sang!



Il y avait quelque chose d'apaisant à essuyer une lame ainsi comme si l'on frottait délicatement un objet précieux. Mais au final, n'était-ce pas un objet précieux? Une arme n'avait certes pas toujours l'apparence la plus noble et la plus agréable au regard, certes, mais elle avait une utilité non négligeable. Beric se souvenait encore de ces quelques nuits qu'il avait passé seul avec pour seule compagne, son arme. Même lorsqu'il était en campagne, entouré d'une armée, il aimait dormir l'épée prêt de lui. Il y avait quelque chose de rassurant à sentir le fourreau froid de son arme contre son torse, et la poignée sous la paume de sa main. Certains prendraient cela pour de la prudence, d'autres pour de la folie, mais au final, c'était une sensation rassurante pour lui. Quelque chose qu'il ne pouvait pas vraiment décrire. Le Lord ne se séparait jamais vraiment de son arme, et lorsqu'il sortait, elle était toujours à son côté. Pour l'heure, il s'affairait à l'essuyer calmement, à retirer quelques tâches de sang séché et qui, coriaces, résistaient au passage de tissus. Finalement, alors qu'il continuait son travail, elle prit la parole.

De son point de vue, il serait bien bête qu'il périsse ainsi, transis de froid ou alors à cause d'une maladie qu'il aurait attrapé à cause de cette baignade inopinée. Il était plutôt d'accord avec ce raisonnement. Elle argua donc qu'il fallait le réchauffer avant de traverser le lac. Encore? Bon sang, n'y avait-il pas d'autres moyens? Mais elle avait raison. La petite crique où elle s'était rabattue ne laissait pas d'autres accès à la terre que par la lac. Et bien soit. Il replongerait puisque cela s'avérerait nécessaire. Surtout si, comme elle le disait, c'était pour livrer une autre danse. Il acquiesça bien que de son avis la bataille serait terminée. Sauf si les deux camps formés prématurément n'arrivaient pas à se départager. Le ton joueur quand à la prochaine danse eut le mérite de faire tirer un sourire à Beric qui ne rajouta pourtant rien. Elle continuait quand à elle.

Oksana Greyjoy. Le nom lui rappelait quelque chose. Mais quoi? Capitaine de la garde du prince Hoare? Peut-être aurait-il dû la tuer finalement? Mais elle lui avait sauvé la vie. Il lui était redevable, et bien qu'ils soient du camp adverse, il comptait bien respecter cela et lui rendre la pareille un jour. Bon, certes c'était tout de même elle qui l'avait poussé de la falaise, mais n'avait-elle pas eu une bonne raison au final? Visiblement, elle savait qui il était alors qu'il cherchait à visualiser où il avait pu la connaitre. Soudain, la mémoire lui revint. La cousine de Lord Sombrelyn. Ou quelque chose du genre. Oui, c'était cela. Bon sang, en plus de faire parti de ses ennemis, cette femme faisait aussi partie, en quelques sortes, de sa famille! Il était impressionnant de voir combien la guerre pouvait séparer les gens, et mieux encore, faire combattre des membres, des familles toutes entières, unis ou du moins rapprochés par les liens du mariages. Soudain, son regard sur la blonde changeait. Il lui semblait aussi que sa fille lui en avait vaguement parler comme une bonne amie. Alors qu'elle se taisait, Beric s'arrêtait de frotter sa lame enfin propre et luisante et se leva.


- Je suis honoré de faire votre connaissance Lady Greyjoy. Vous devez connaître ma fille sans doute? C'est peut-être pour cela que vous me connaissez aussi, je me trompe?
Il ramassa sa ceinture, la boucla autour de sa taille et rangea son épée dans son fourreau. Celle de la Greyjoy était toujours en dehors de son fourreau bien que la prise n'était plus vraiment affermie sur la poignée de l'arme... Mais le Lord ne douta pas que cette prise pourrait vite se resserrer si un danger survenait. Il finit pat ramasser un petit morceau de bois et un autre morceau de bois. Sans trop s'attarder sur la jeune femme, il ramassa quelques herbes sèches qu'il déposa sur le bois mort qu'il venait de trouver. Puis, il commença à frotter le petit morceau de bois sur le bois mort de manière frénétique. Il lui fallut tout de même une bonne quinzaine de minutes pour que la chaleur ne dégage quelques étincelles qui enflammèrent enfin l'herbe sèche. Il regarda la chef de la garde et déclara:
- Si on ne veux pas trop s'attarder ici, un feu nous sera utile. Et comme vous l'avez si bien dit, tâchons de faire en sorte que je meure pas à cause du froid. Et vous aussi d'ailleurs, car vous semblez être trempé aussi. Puis, il ramassa quelques petites brindilles ça et là et les mit dans les petites flammes qui gagnèrent en intensité. Bientôt, les flammes grandirent au point de devenir assez intense pour réchauffer. les deux personnes et leurs vêtements.

Sans se préoccuper du regard de la Fer-né qui ne s'était pas détourné de lui, il alla prendre ses affaires et les mit à sécher devant le feu. Puis, tranquillement, il s'assit contre un rocher et attendit un peu, détaillant un peu plus la Greyjoy. La jeune femme avait une silhouette bien déssiné, il ne pouvait pas le nier. Elle avait des cheveux resplendissants et des yeux dont on ignorait si ils étaient gris ou d'un bleu pâle. Bien sûr, sous cet accoutrement, elle avait l'allure d'une guerrière, sans compter que le sang qui se trouvait sur ses habits renforçait cette idée là. Finalement, il osa rompre à nouveau le silence:


- Comment va ma fille? Je n'ai pas eu nouvelles depuis... Depuis pas mal de temps pensa-t-il soudainement. Finalement, il termina sa phrase dans un murmure. Depuis quelques temps.
Il s'arrêta là cherchant une quelconque réaction qu'il ne trouva pas de suite. Il reprit:
- Il me semble que vous vous côtoyez je crois...
Il s'arrêta à alors que quelques cris leur parvinrent du lointain. La bataille qui s'achevait? Peut-être prenait-elle plus d'ampleur? Ou pas. Beric avait un instant lâcher Oksana du regard comme si il pourrait voir la bataille au loin, mais c'était peine perdue. Seul le bruit leur parvenait. Et on ne pouvait pas savoir qui gagnait de qui perdait. Il jeta un nouveau morceau de bois dans le feu qui crépitait et dont les flammes dansaient tels des dragons dansaient, libre dans le ciel. La chaleur venait caresser le visage de Beric qui appréciait de pouvoir se réchauffer, tout comme la Fer-né sans doute. Il était étrange que des ennemis discutent ainsi, mais après tout, il n'était ennemi que parce que leurs royaumes étaient en guerre. Peut-être que si il s'était trouvé du côté du conflans ou alors elle de l'orage, les choses auraient étaient différentes. Mais c'était bien connu, avec des "si" on refaisait l'Histoire si facilement. La guerre était ainsi. Elle vous plaçaient contre des personnes que vous aviez un jour apprécié, des gens que vous aviez aidé et qui vous l'avez rendu. Mais en temps de guerre, on se battait comme des charognards se disputant tout ce qui pouvait être disputé, tel des corbeaux autour d'une carcasse qui n'ont plus d'amis et dont le seul objectif est la satisfaction personnelle. Mais l'homme avait une étrange capacité, même en temps de guerre, c'était de pouvoir collaborer, de pouvoir aider, malgré les différences. Et les plus belles histoires d'amour n'étaient-elles pas celles qui prenaient place alors que les amants étaient de deux familles opposés? Les plus grands guerriers n'étaient-ils pas ceux qui luttaient pour un idéal bien défini et qui faisaient fi des appartenances politiques? Les plus grands monarques n'étaient-ils pas ceux qui ne souhaitaient jamais que le bien de leur peuple et de celui des autres? Et aujourd'hui, deux adversaires discutaient autour d'un feu, leurs armes de côtés malgré les circonstances, unis contre un seul et même danger. C'était ce qui était le plus beau au final... Pouvoir compter sur l'homme, peu importe son appartenance ou sa religion.

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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Sam 31 Déc - 12:24



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





L’amour, l’amitié, la haine, les relations humaines sont toutes composées d’un sentiment, même le déni ou l’ignorance en font partie. Les degrés sont variables et à tout moment on peut changer une relation en autre chose. Ainsi l’ennemi d’hier devient l’ami d’aujourd’hui ou l’ami, l’ennemi et parfois l’amour d’un instant, l’amant d’une vie. Mais une fois que ce stade-là est arrivé, il est rare que l’amour devienne amitié… La raison ? Dans ce tortueux sentiment, il y a toujours un des deux parties qui perdra plus que l’autre dans l’affaire, pas de score égal, aucune équité possible. Il n’y a jamais de possibilité de changement des faits.

Les gestes, les mots, tout devient insidieusement du regret si on n’y prête pas garde, ce n’est pas pour autant là une raison qui me pousserait à fuir cet état de fait, non, il y en avait des milles, mais aucune ne restait valable du moment où Joren se trouvait dans une même pièce que moi. Pourquoi, en cet instant alors que le cygne se trouvait là, me remerciant de mon aide, je me demandais ce qu’en penserait le prince. Pourquoi fallait-il qu’il me hante ? Je pourrais bien vous nommer le côté absurde d’un état amoureux qui poussait à des actes impulsifs débiles et dans mon monde, cela était souvent synonyme de mort avancée, surtout pour une impulsive comme moi, avais-je été judicieuse de lui venir en aide ? Je l’écoutais silencieuse me questionner puis me demander pour sa fille, ne répondant sur le moment rien, me contentant d’unir quelques morceaux de bois tout proche à ceux qu’il avait recueilli. Passant mon regard de lui au paysage. Le ciel de plomb ne semblait pas vouloir laisser naître une journée plus clémente, le vent frais annonçait l’automne et la température boudeuse faisait frémir la nature et les deux corps endoloris par les eaux sombres du lac.

Silencieuse au possible je recueillis quelques bois de plus pour les déposer à côté du cygne noir qui s’affairait tout muscle bandé à l’allumage d’un feu. Sur l’instant je ne pus m’empêcher de sourire, me disant que pour le père de ma cousine l’homme gardait quelques atouts non négligeables qui dans un autre temps, dans d’autres circonstance auraient certainement éveillé quelques envies de trouver un autre moyen que les maigres flammes pour me réchauffer. Mais voilà le temps de l’oublie charnel n’était pas vraiment d’actualité, sauver le cygne est une chose, coucher avec une autre pas vrai ? Qui pourrait m’assurer que le lord ne serait pas un cygne cancané ? Personne. Remontant doucement mes jambes pour tenter de me réchauffer, je délissai au sol à mes coté mon arme toute proche de ma main au besoin, pas plus pour lui que pour les sons qui nous parvenaient non loin et dont on ne voyait rien.

« Je connais bien votre fille en effet, elle est ce qui s’apparente le plus à une sœur que je n’ai jamais eu de par mon lignage. Notre dernière rencontre remonte à quelques mois, elle était forte heureuse de m’apprendre la venue d’un prochain enfant. Je ne puis vous dire comment elle vit la perte de mon cousin, pas plus comment le vivent vos petits-enfants, la guerre ne nous offre pas vraiment le loisir de ce genre de nouvelles. » Les premières flammes enfin là je décidai de me défaire des vêtements en cuir pour les mettre à sécher et éviter de me retrouver malade. Je n’allais pas lui parler de la prochaine bataille en devenir non, il fallait éviter tous sujet propice à un danger pour les miens, bien que l’envie d’avoir des informations sur les siens me tentait grandement tout autant que lui à n’en pas douter.

« Notre lien familial, bien que non sanguin, m’a poussé à vous porter assistance, je me refusais d’apprendre à votre fille votre perte sans avoir lever le glaive, mes hommes ne feront donc rien contre les vôtres, s’ils concèdent à baisser les armes une fois les ennemis défaits. Mon second est à leurs côtés et connaît mon sentiment à ce sujet. Pour le jour nous seront vos alliés. J’ose cependant vous demander, au nom de notre alliance fortuite, quelques discrétions sur ces moments, je ne voudrais pas que la situation nous soit à tous préjudiciable auprés de nos nobles royaumes. » Laissant tomber le corset de cuir près des flammes je me retrouvais simplement vêtue de ma chemise blanche en Lyn et mon pantalon.

« En un tout autre temps ser Beric, j’aurai apprécié de mieux vous connaître, votre fille m’a si souvent fait l’adage de vos bontés et qualités, mais le fait est qu’aujourd’hui, notre amitié ne peut se faire qu’à l’ombre de cette falaise et que demain vous comme moi chercherons à pourfendre l’autre sans autre sentiment que celui de veiller sur nos proches en se faisant, c’est assez paradoxal en soit quand on sait que nous sommes unis par ceux-ci. » Sur ces mots je lui tendis un sourire et me relevai pour me rendre au bord de l’eau et glisser mes mains dans l’eau sombre pour retirer le sang qui se trouvait sur celles-ci et sur mon visage. Cette toilette rapide faite malgré le bain pris, je repoussai les pans de ma chemise pour en faire une robe courte et retirai mon pantalon glacé d’eau et mes bottes une à une, revenant près du feu pour les déposer et tenter de me sauver d’une hypothermie certaine qui faisait trembler mes membres involontairement.

« Nous voici dans de belles postures, souhaitons que les nôtres aient l’idée de réquisitionner une des barques de pêcheurs pour nous éviter un prochain passage par les eaux, je ne suis pas certaine que votre équipement y résisterait sans vous trahir à chaque mouvement futur » Dis-je une nouvelle fois amusée de la situation. Remontant mes jambes nues sous ma chemise lâche je tentais au mieux de calmer la morsure du vent, le regard rivé sur les flammes.




@Jerry





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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Mar 3 Jan - 16:17

Du Fer et du Sang!



Les quelques flammes qu'avaient allumés Beric étaient en train de se transformer, littéralement, en un vrai brasier. Il y ajoutait un peu plus de bois au fur et à mesure que la Fer-né le lui en donnait afin d'augmenter la chaleur. Petit à petit, il sentait l'onde de chaleur venir jusqu'à lui. Ses vêtement de tarderaient guère à être secs. La jolie blonde quand à elle avait préférée les garder sur elle. Sans doute par pudeur, ou alors par fierté, ne voulant admettre aucune faiblesse. Peut-être un peu des deux. Il savait que les fer-nés avaient une grande fierté à tel point qu'ils en étaient parfois ridicules, mais d'un autre côté, les orageois ou même les bieffois, ou encore les Nordiens avaient eux aussi leur propre fierté. Cela ne concernait sans doute pas les mêmes choses. Mais au final, chaque peuple avait sa fierté. Dans un domaine différend tout simplement. Finalement, la capitaine de la garde du Hoare lui raconta que la dernière fois qu'elle avait vu sa fille, cela remontait à quelques mois. Tout en écoutant, Beric prit un bâton et commença un peu à retourner la braise et les bois enflammés, libérant la chaleur que les cendres gardaient et que la masse qui n'était pas encore brûlé empêchait de sortir. Tout en faisant cela, il ne manquait pas de noter tout ce que lui disait la Greyjoy. Comme elle le disait si bien, elle ne pouvait pas vraiment savoir comment elle vivait la perte de son mari tout comme ses petits enfants pouvaient vivre la perte de leur père. Le Lord n'émit aucun mot, trop fière pour dire quoi que ce soit, trop triste pour ajouter autre chose. On avait beau se battre pour le bien de sa famille, on était jamais sûr de l'emporter, et concernant sa fille, beric était le mieux placé pour savoir ce qu'elle ressentait, et il savait parfaitement ce qu'elle ressentait.

Finalement, face au feu, la jeune femme se libéra finalement de ses vêtements en cuir alors qu'elle semblait bon de lui expliquer pourquoi elle lui avait sauvé la vie. Elle l'avait fait par sens de la famille, tout simplement. Et par honneur aussi. Elle ne s'était pas vu annoncer la mort du cygne noir à sa cousine alors qu'elle aurait pu intervenir. d'un autre côté, elle aurait très bien pu inventer un mensonge ou taire une partie de la vérité, mais elle avait choisi ce qui semblait être une voie juste. Beric n'en fût pas estomaqué, mais un peu surpris tout de même, il fallait l'admettre. Elle lui annonça alors que ses hommes n'attaqueraient pas les orageois à condition que ceux- ci baissent leurs armes à la fin de la bataille. Oh, les orageois étaient peut-être fiers, mais pas idiots. Les deux camps avaient perdus leur chef respectif et nul doute que les orageois seraient plus enclins à coopérer même si Beric n'avait laissé aucune directive à ce sujet, ses hommes étaient assez intelligents pour savoir que s'entre-tuer avec des fer-nés ne résoudrait pas leurs problèmes. Il ne put s'empêcher de sourire alors qu'elle lui demandait aussi de ne parler à personne de cette alliance fortuite. Pourquoi? Sans doute pour qu'elle évite de se prendre une rincée pour ne pas avoir profiter de l'occasion pour se débarrasser d'un ennemi encombrant et lui pour ne pas avoir profité de porter un coup au prince en touchant la capitaine de sa garde bien qu'il ignorait tout des relations qu'elle pouvait entretenir avec le prince. Aussi... Comme elle le disait si bien, mieux valait garder le silence quand à ses événements... événements dont l'Histoire saurait se passer.


- Entendu, je vous promets de garder le silence. Je ferais passer le mot à mes hommes et vous pourrez dormir l'esprit tranquille. promit-il alors qu'elle retirait son corset de cuir. Quand à mes hommes, ils n'affronteront pas les vôtres, ce n'est guère dans leur intérêt, vous pouvez en être sûr. Il s'arrêta alors qu'elle reprenait à son tour qu'elle aurait aimé mieux le connaître, notamment parce que la fille de Beric avait bien décrit son père. Mais voilà, le fait était qu'aujourd'hui, ils étaient ennemis, et que, comme elle le disait si bien, seul l'ombre de cette falaise leur permettrait, peut-être, de nouer une amitié qui, une fois au dehors, ne serait plus visible et ne devrait plus l'être. Comme elle le disait si bien, demain, ils tenteraient de se tuer l'un et l'autre pour protéger leurs proches. C'était, comme elle le disait une fois de plus, très paradoxale lorsque l'on songeait que ces mêmes proches étaient parfois identiques pour l'un et pour l'autre. C'était la guerre. Le sang se fichait bien des frontières, mais les hommes non. Ainsi, les membres d'une même famille pouvaient s'entre-tuer, ou leurs amis, où encore leurs enfants, et leurs petits-enfants, mais la guerre avait un humour assez noir qui faisait d'elle la pire des choses en ce monde. Après un sourire, elle se leva. Il la regarda s'éloigner.

En d'autres temps, il aurait lui-même apprécier faire plus ample connaissance avec elle. Alors qu'il l'observait se lavait le visage, il notait qu'elle restait une belle femme. Le fait qu'elle manie une hache ne changeait rien à sa beauté qui étaient ainsi rendue plus sauvage. Elle retira finalement son pantalon, se servant de sa longue chemise de lin comme d'une robe. Le Lord ne put qu'admirer ses jolies jambes en pensant que peu d'hommes avaient pu voir ce spectacle surtout dans de tels circonstances. Elle revint finalement près du feu, un peu grelottante et tentant de se réchauffer un peu. Beric allait mieux pour sa part. La chaleur du feu avait déjà commencé à sécher son pantalon, et il n'était plus frigorifié. Le fait de ne pas être rester immobile l'avait fortement aidé, il fallait le dire. Elle revint finalement, Beric ne manquant pas de la détailler. C'était une belle femme, et il devait bien le dire, il ne se privait pas vraiment du spectacle bien qu'il restait discret. Il préféra d'ailleurs porter son regard ailleurs. Mieux valait éviter de trop attirer l'attention. Finalement, elle déclara qu'elle espérait que leurs hommes aient l'idée de réquisitionner une barque pour venir les chercher, arguant que l'équipement de Beric n'était pas un avantage pour la nage, ce qu'il devait bien reconnaître.


- Je l’espère aussi, ne put-il qu'ajouter. Je l’espère aussi... Il ne se voyait pas recommencer à nager. Il sortait de l'eau, et maintenant qu'il était un peu réchauffé, il n'avait aucune envie de retourner dans l'eau glaciale. Il nota que la Fer-né avait ramené ses jambes prés d'elle comme pour se réchauffer toujours plus alors que son beau regard bleu-gris ne quittait plus les flammes. Comme si le fait de regarder les flammes allaient la réchauffer toujours plus. Beric balança un morceau de bois dans le feu afin de l'entretenir. Finalement, il se leva, ramassa sa lourde cape posée sur un rocher prés du feu. Elle était presque sèche, il y avait certes encore un peu d'humidité, mais c'était trois fois rien. Il déposa alors la cape sur les épaules de la Greyjoy.
- Vous en avez plus besoin que moi pour le moment, et elle vous tiendra un peu plus chaud.
Il alla se rasseoir. Galant, il savait l'être, encore plus quand la jeune femme qui se trouvait en face de lui venait de lui sauver la vie. Finalement, il se cala dans un position bien plus confortable sur le rocher. Sa tunique ne tarderait sans doute pas à être sèche elle aussi.
- Alors comme ça vous veillez sur le Prince, hein? Il laissa planer un court silence avant de reprendre. Mais qu'est-ce qu'une Fer-né aussi séduisante que vous peut bien faire loin de ses îles? Je vous aurait pensé ailleurs qu'ici honnêtement.
Un vent frais vint rafraîchir la crique, mais Beric n'y prêta pas trop cas et attendit la réponse, curieux qu'il était.

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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Ven 6 Jan - 15:16



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





Durant un bref instant je me retrouvai loin, bien loin de ce petit banc de terre boueuse et de galets perdus au pied d’une falaise élimée par les années et les crues venues des montagnes de la lune en direction de l’océan. Durant un bref moment mon regard se noya dans la danse sensuelle des flammes me ramenant à des années de là. Le feu a toujours été fascination pour moi.

Enfant je passais de longues heures ainsi assise troussée dans une couverture de laine près de l’âtre, écoutant le bruit des vagues frapper les bases de la forteresse. Le vent soufflait dans les interstices torturées par la colère des dieux, je me laissais ainsi envoûter par les chants incompréhensibles des divinités, nous toisant incrédules face à nos choix. J’étais alors certaine qu’au-delà de ma vision, au-delà de ma compréhension, un grand destin se jouerait pour moi et que pas même le statues de ma naissance ne m’empêcherait un jour de m’élever au même titre que mon jumeau, né du bon sexe. Mais cette fois nul chant divin s’invitant dans mes oreilles, non rien de tout cela. Juste les bruits de la fin d’une bataille et des hennissements d’équidés nerveux. La brise se souleva, faisant frémir les braises et doucement tout autour de nous un brouillard obstrua le lac tel un voile qui tombait sur la masse d’eau sombre et calme.

L’air semblait avaler toute chaleur et mon regard se dévia du paysage et des flammes pour se glisser sur la main du cygne qui déposait une cape sur mes épaules, un instant bref mais suspendu, j’eus envie de le retenir contre mon épaule et lui offrir le répit de la morsure du temps. Mais avant que mon esprit ne le décide il reprit sa place et mon regard se glissa sur le tissu qui m’entourait aux couleurs de la maison des Swann.

« Je vous remercie, Lord Swann, autant pour votre promesse de discrétion que votre dévouement, c’est pourquoi en retour je vais vous faire un unique présent qui vous témoignera de mon amitié et de l’attachement que je porte à votre famille… » Me levant pour le rejoindre, je glissai la cape autour de lui et m’installai à son côté, repliant mes jambes nues sous le couvert du tissu avant de me pencher légèrement sur le côté et glisser doucement mes lèvres au creux de son oreille.

« Votre fille et vos descendants vont pour le mieux, ils sont aux côtés de mon neveu en l’ouest, l’enfant en devenir et elle-même sont en bonne santé physique et morale, aux dires de mon neveu, notre douce Annara garde espoir sur l’avenir. »

Lui murmurais-je doucement, prenant bien soin de prononcer mes mots. Ce petit cadeau fait, armée des informations de mon neveu qui officiait pour le compte de Lord Sunderly passé. Je me gardai bien de lui en expliquer le loisir de ce dernier à épier les gens, et sous le couvert de quelques missives familiales a mon demi-frère me donner régulièrement des nouvelles de la princesse Hoare dont je n’avais pour seule affinité l’affection portée à son époux. La chaleur du feu, cumulée au corps dénudé du Lord proche du miens me revigora le temps que cela dura, car le rappel simple du prince et le fait qu’on ne lui avait pas dit que nous allions chasser me remit rapidement sur pied. Ne faisant aucune attention à la vue sur mes jambes ou la transparence de ma chemise, j’enjambai le Lord et me penchai pour ramasser mon pantalon et le rapprocher du feu. D’un pas prudent je récupérai un morceau de bois flotté non loin et le plantai près du feu. J’attrapai ensuite mon épée que je figeai dans le bois et y accrochai mon pantalon.

Mais à peine eus-je fini mon œuvre que je me relevai lançant quelques regards transversaux, réalisant que la brume était à présent aussi épaisse qu’un mur, on distinguait à peine le lac de la berge. Il semblait de plus en plus évident que le départ ne se ferait pas pour le moment.

« En l’état il semble évident qu’aucun ne viendra à nous pour le moment, tout aussi évident qu’en ne voyant pas à dix mètres nous n’irons nulle part, voilà qui nous lie à passer un peu plus de temps ensemble Lord Beric », Frictionnant mes bras je m’avançai vers mes bottes et me fichant de mon allure totalement indécente je les enfilai une a une et me laissai tomber près du feu.






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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Lun 16 Jan - 16:02

Du Fer et du Sang!



Beric et Oksana avait beau être ennemi, aujourd'hui, les circonstances en avaient fait des alliés. Des alliés certes improbables, mais des alliés tout de même. Elle lui avait sauvé la vie, et il ne pourrait sans doute jamais assez la remercier. Pour l'heure, il préférait déjà la réchauffer... Et le don de sa cape à la guerrière eut pour effet le remerciement de la belle blonde. Pendant un instant, alors qu'il avait posé la cape sur les épaules de la capitaine de la garde du "boucher", elle avait posé sa main sur la sienne. Beric aurait aimé prolonger ce contact, mais il préféra y mettre un terme en allant se rasseoir auprès du feu, de l'autre côté. Elle le remerciait tant pour la cape que pour la discrétion dont il ferait preuve ensuite après cette rencontre. Elle n'avait pas à le remercier, il ne le faisait pas seulement pour lui, mais dans l’intérêt commun. Il fallait dire qu'être bloqué là avec l'un des pires ennemis de l'orage semblait un peu hilarant, mais pour les deux personnages ici présents, la situation était plus délicate que ce qu'ils voulaient bien l'admettre, bien qu'à y réfléchir, Beric ne le regrettait pas tant. Finalement, elle vint vers lui et il ne bougea pas alors qu'elle passait aussi la cape autour de lui après s'être assise auprès de lui. Il pouvait sentir la chaleur de la jeune femme non loin de lui, et rien qu'à cette pensée, il ne put que sourire. Il devait avoir un don pour nouer des relations pareilles avec ses adversaires. Et il avait cette facheuse tendance à tomber contre pas mal de femmes ces-derniers temps. Quoi qu'il éxagérait, il se doutait que peu de nobles orageois avaient vécus ce qu'il avait vécu.

Finalement, comme symbole d'un remerciement profond, elle osa lui délivrer de précieuses informations quand à Annara. Les paroles qu'elle souffla à son oreille entrèrent en lui tel un vent restaurateur amenant une nouvelle bouffée d'air pur au Lord qui se sentit revigoré par les nouvelles qu'elle venait de lui transmettre. Il la regarda, plongeant son regard dans ses yeux aussi bleu que le ciel, ou la mer, comme si il voulait être sûr qu'elle ne disait pas cela pour lui faire plaisir. Mais le regard de la blonde ne vacilla pas, il ne fuya pas vers d'autres horizons, il resta planté dans le sien, comme si elle tenait ainsi à affirmer qu'elle disait la vérité. Beric la croyait. Il n'aurait peut-être pas dû, mais quelque chose lui soufflait qu'elle était honnête. Il ne put que la remercier dans un souffle alors qu'elle se levait, réchauffée, laissant la cape du Lord sur les épaules de ce-dernier. Il put admirer les belles jambes de son adversaire, alors que la chemise blanche laisser imaginer un dos parfait, ou presque. Il se cala un peu mieux la regardant faire. Elle allait faire sécher son pantalon. Il admira ses mouvements, ses courbes qui se mouvaient au gré de ses mouvements divers pour fabriquer quelque chose qui porterait le pantalon et le soutiendrait devant le feu. Elle finit son oeuvre avant de faire remarquer que leurs alliés ne viendrait pas avant un moment.

La phrase eut pour effet de faire tourner le regard de Beric vers le lac. Il admira la brume qui s'était installée là, silencieusement, tel un fantôme ou un voile dont l'objectif est de perdre tout et chacun. On ne distinguait plus grand chose, c'est à peine si le Lord pouvait voir la berge. Il aurait pu se perdre dans la petite crique si la brume n'avait été plus épaisse et si il n'y avait pas eu de feu. Pourtant, il ne bougea pas. Il avait déjà vu ce genre de phénomène, assez courant prés de l'eau et à chaque fois il admirait ce paysage nouveau qui revêtait l'atmosphère d'une touche mystérieuse alors que d'autres bruits se faisaient entendre. La brume était un royaume idéal pour certains chasseurs, mais elle avait aussi tendance à donner à la nature une certaine sécurité faisant ainsi sortir cette dernière de la torpeur dans laquelle elle était plongée. Les bruits des combats avaient cessés. Beric ne s'en inquiétait pas, mais rapprocha tout de même son fourreau qu'il tint en travers de ses jambes, l'épée à demi sortie en cas de problème. Mais après tout, qui pourraient deviner leurs présences ici? A moins de traverser le lac, il était impossible de les trouver.

Son regard se porta à nouveau sur la jeune femme qui venait de s'asseoir après avoir enfilé ses bottes lui donnant un air plus séduisant que jamais. Décidément, si toutes les femmes fer-nés étaient ainsi, pas étonnant que leurs ennemis se retrouvent en difficulté. Elle avait souligné le fait qu'ils allaient passer un peu plus de temps ensemble. Il acquiesca du chef, bien d'accord avec elle avant de reprendre:

- Toutes les fer-nés sont-elles... Comme vous? Elle le regarda vivement. Bon, posé ainsi, la question était un peu ambivalente. Et il ne savait pas vraiment comment elle l'avait interprétée, aussi eut-il tôt fait de la reformuler. Je veux dire, est-ce qu'elles sont toutes aussi combatives que vous? Et toutes aussi... Charmantes? Oui, on ne pouvait pas le nier, elle avait un certain charme. Un petit "plop!" retentit. Le Lord ne s'en inquiéta guère. Ce devait être une grenouille ou un poisson. Rien de plus. Il attendit la réponse avant de reprendre. Puisque nous sommes condamnés à attendre ici, autant passer le temps... Comme nous pouvons. Ils n'avaient pas grand chose à faire, ça c'était clair au moins. En face de lui, un peu provocante, la Fer-Née se semblait nullement gênée de la question. Mais peut-être était-ce mieux pour lui en coller une juste derrière. Car au final, c'était quand même une femme, et, qu'on le veuille ou pas, les femmes avaient leur caractère... Même les fer-nés. Qui sait, peut-être irais-je un jour me promener sur vos îles un de ces jours... Il sourit à sa petite blague un peu provocatrice alors qu'il se sentait maintenant bien réchauffé. Mais pas encore prêt à affronter à nouveau le lac.

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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Lun 16 Jan - 23:26



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





Il y a des légendes, des terres, des asiles, des lieux ou simplement des asiles imaginaires qui nous semblent des temples où nous pouvons en quelques secondes nous sentir chez nous, en sécurité ou simplement où l’on peut déposer genou à terre et marquer un arrêt. Quelques soient nos vies, quelques soient nos parcours ou encore nos bagages, il y a un moment où tous on a besoin de ce temps pour relativiser et reprendre des forces. Je ne suis pas plus abîmé par la vie qu’un autre, je ne suis pas non plus passé entre les mailles du filet et je ne prétendrais jamais souffrir plus que mon prochain. Je suis juste ainsi, dans un monde qui fait de moi ce que je dois-être, je ne m’imagine pas moindre ou plus élevée qu’un autre. Simplement, car dès mon plus jeune âge, j’ai vu le pire, certes, j’ai appris la méfiance avant la confiance et alors, je ne suis sûrement pas la seule. Étais-je près à voir que l’homme, l’humanité était fourbe à cette époque de ma vie ? Non, comment une môme aussi jeune pourrait imaginer que le monde est plus complexe que les apparences données.

Je n’ai jamais imaginé la vie comme on imagine un fleuve tranquille pour moi c’est un vil torrent à la fonte des neiges, bruyant et violent, et je suis sur ma barque comme tout un chacun à tenter de ne pas sombrer. Je lutte parfois, chavire et remonte, souhaitant comme tous, de ne pas finir en miettes. J’ai vite compris que mes proches eux aussi vivaient leur lot de remous, qu’ils se déchiraient, ou ne se liaient pas toujours judicieusement pour mon bien, j’ai dû composer avec la vie qui était mienne et je peux affirmer que je n’en retiens pas toujours que les zones de doutes ou de douleurs.

« Toutes les fer-nés sont-elles... Comme vous ? »

Passant mes mains autour de mes genoux recouverts de ma robe de fortune, je le détaillai à la fois vivement amusée et étonnée de sa question. Ou voulait-il en venir par comme moi ?

« Je veux dire, est-ce qu'elles sont toutes aussi combatives que vous ? Et toutes aussi... Charmantes ? »

Rigolant de bon cœur, j’attrapai le lacet de cuir de mon corsage et que je fis danser entre mes doigts.

« Elles sont en effet bien moins éduquées aux arts de la dentelle que le sont vos nobles dames. J’ai bien souvent vu votre fils étonné et amusé de leurs façons, mais pour certaines, les arts des continentaux sont devenus un mode de vie. Pour ma part vous n’êtes pas sans savoir que ma mère est la sœur du beau-père de votre fils, j’ai donc eu une attention toute redoublée à savoir autant parler jupons et matière que filets de pêche et pillages. »

Je marquai un temps tendant l’oreille au bruit de l’eau et du petit « plop » importun. Et repris plus doucement.

« Qui sais un jour je vous ferai le plaisir d’un point de croix ou d’une broderie sur peau, pour vous sauver la vie une nouvelle fois et avoir le plaisir de partager un moment autour d’un bûché sans viande ou autres plaisirs que celui de vous explorer des yeux. »

Un petit silence se fit, et j’en profitai pour me relever les yeux sur la falaise, y trouvant niché un oiseau dont on ne pouvait voir que les plumes marrons ressortir, ainsi gonflées. Un peu plus loin, composée de brindilles et de terre un second.

« Puisque nous sommes condamnés à attendre ici, autant passer le temps... Comme nous pouvons ».

Récupérant mon pantalon, je retirai mes bottes et m'allongeai sans la moindre pudeur pour le soldat de l’orage, je passai jambe après jambe dans pan de cuir, remontant mon bassin pour le glisser sur mes cuisses et finalement le passer sous ma chemise et le placer sur mes hanches.

« Qui sait, peut-être irais-je un jour me promener sur vos îles un de ces jours... »
J’enfilai une nouvelle fois mes bottes et me relevai pour lui faire face et renfermer ma chemise dans les bordures de cuir que je laçai, resserrant mes courbes.

« Je ne sais pas si j’en serai ravi ou… » Remontant mon regard sur le lord je marquai un petit temps terminant de m’ajuster. « Ou curieuse, disons-le clairement si vous venez en visite de courtoisie, je suis certaine que quelques nobles dames à mon image en seront émoi, le cygne est bien plus élégant que le canard. Mais si vous, vous nous rendez visite arme à la main, vous comprendrez dès lors que beaucoup on le sang tout aussi tempétueux que l’océan. » Je ne soulevai par l’idée d’une venue comme captif, nos rangs n’étaient pas connu pour leur clémence ou prendre quelques bouches à nourrir en prisonniers de guerre.

« Connaissez-vous ce jeu d’enfant qui consiste à faire la courte échelle a l’autre pour lui faire gravir un point impossible a atteindre ? » Je dessinai du chef la corniche, attendant qu’il voit les nids.

« Allons jouer les enfants curieux ser Beric, les délices de la table ne viendront pas à nous, par les eaux, et je n’escompte point vous couper un membre pour remplir mon ventre en déferlante, à moins que vous aillez une autre idée pour remplir mes entrailles de quelques façons ? » Jouer les petites filles mutines était un art appris depuis des années et si le lord y jouait comme un prince, je savais tout autant y donner panache et ambition.





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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Dim 5 Fév - 19:27

Du Fer et du Sang!



Le lord profitait de cet instant de repos. Il n'avait que son épée à la main pour lui rappeler que les temps n'étaient pas ceux de la joie et des rires. Pourtant, il aurait aimé que les choses soient différentes. Il aurait aimé pouvoir chevaucher sans avoir à se soucier de tomber sur des adversaires à chaque coin d'un chemin, dans chaque ombre d'un arbre. Mais la vérité était là, les temps qu'ils vivaient étaient ceux d'une guerre sans merci entre plusieurs royaumes, certains se battant pour la gloire et les conquêtes, d'autres pour l'honneur, d'autres pour défendre le plus faible, et d'autres tout simplement pour sauvegarder leurs intérêts. Quoi qu'il en était, les hommes étaient ainsi, de quelques contrés qu'ils soient, voués à se battre. A se déchirer. Alors qu'il posait des questions quand aux mœurs des îles de fer, quand à leurs femmes surtout, il ne fallait pas se mentir, la séduisante guerrière reprenait son corset avec lequel elle jouait avant de lui répondre que la plupart des dames avaient adoptés le mode de vie des continentaux. Ce qui voulaient dire que d'autres avaient gardés un mode de vie plus combatif. Elle lui expliqua ensuite que de par ses origines, elle était versé dans les deux cultures. Elle savait porter des jupons lorsqu'il le fallait tout autant qu'elle pouvait se battre dans une armure de guerrier. Il haussa un sourcils surpris lorsqu'elle lui affirmait qu'elle pouvait porter des vêtements bien plus... Féminin. Il aurait demandé à voir. Il préféra s'en abstenir pour le moment alors qu'elle reprenait.

La phrase qui s'en suivit fît sourire le lord. Elle savait s'exprimer remarquablement bien, et elle restait séduisante même dans son parler. Il manqua de répondre, plein d'insouciance qu'il aurait sans doute ajouter d'autres plaisir, mais il préféra se contenter d'un sourire alors qu'elle reprenait ses affaires pour se rhabiller. Il ne manqua pas de l'observer, de détailler ces courbes qui restaient néanmoins très féminines. Il devait l'admettre, il se délectait, en quelques sortes, du spectacle qu'il avait sous les yeux. Cette femme était à la fois un mystère autant qu'elle l'attirait. Elle était différente de Priam, elle avait un style moins sauvage, une provocation pleine de sous-entendus, et il devait l'admettre, sur le plan physique, les deux femmes n'étaient pas les mêmes. Finalement, il préféra la laisser enfiler ses bottes avant de l'observer lacer son corset alors qu'elle se tenait face à lui provocante. Et même ses vêtements faisaient ressortir ses courbes pour autant que l'on s'attarde un peu à la détailler. Cette fois, il la regarda franchement, sans honte de savoir ce qu'elle penserait de son regard indiscret. Lorsqu'il argua que peut-être un jour il se rendrait dans les îles de fer, elle avoua qu'elle en serait ravi, même si elle se montrait curieuse. Elle ne lui cacha pas non plus qu'il attirerait sans doute quelques femmes étant donné qu'il restait élégant. Certes elle ne l'avait pas dit clairement, mais c'était le sous-entendu et il en fût flatté. Elle le prévint néanmoins que si il venait les armes à la main, les fer-nés, qu'ils soient hommes ou femmes, riposteraient, tels l'océan qui rejette sur la plage les débris d'un vaisseau perdu en mer... Il avait bien compris le message.

Par la suite, elle lui demanda si il connaissait le jeu de la courte échelle. Il en connaissait bien sûr le principe et suivit le regard de la jeune femme pour comprendre où elle voulait en venir. Au départ, il ne vit rien, puis ensuite, il distingua un nid où l'on devinait une forme vivante couverte de plume. Plus loin, un second nid similaire, mais qui semblait vide. Peut-être que c'était la distance. Il se tourna vers elle pour lui répondre:

- Je connais oui, mais dans quel... Il n'eut pas le temps de terminer qu'elle répondait déjà à sa question en lui expliquant que les délicieux mets que l'on pouvait trouver sur une table ne viendrait pas à eux par les eaux cette fois et qu'il allait falloir se donner la peine d'aller les chercher. Mutine, elle ajouta alors que si il avait une autre idée pour lui "remplir les entrailles", elle était toute prête à entendre l'idée. Elle le provoquait... Voyez vous cela... Il devait admettre qu'il avait un peu commencé à la chercher, et visiblement, il ne lui avait pas fallu longtemps pour la trouver. Il se demandait bien comment toute cette histoire allait se terminer. Finalement, il décida de jouer la carte de la provocation lui aussi.
- J'aurais bien d'autres idées, mais je préfère les épargner à votre esprit sensible qui ne souffre d'aucune mauvaise pensée j'en suis sûr. Foutaises! Elle avait bien eu un sous-entendu, mais il préférait jouer un peu avec elle. Et puis je ne suis pas sûr que vous appréciez autant ce genre de délices que ceux qui pourrait s'offrir à vous sur une table. Et voilà, il avait sauté à pieds joints dans le plat. Il se leva finalement à son tour, récupéra sa tunique désormais sèche qu'il enfila rapidement couvrant son torse puissant. Finalement, il se dirigea vers la falaise avant de se tourner vers elle.
- Bon alors, vous venez oui ou non? Sinon votre repas va s'envoler avant que nous ayons atteint son nid.
Après ses parles pleines de bon sens, pour une fois, il s'arrêta devant la falaise, contempla la roche, nota la position du nid alors qu'elle le rejoignait de sa démarche silencieuse. Il attendit qu'elle soit à sa hauteur pour reprendre.

- Bon, donc si j'ai bien compris, vous me faîtes la courte échelle, et moi je grimpe, c'est ça? Le regard qu'elle lui lança fût sans appel. Elle ne s'était pas attendu à ce que les choses se déroulent ainsi, et visiblement, elle ne l'acceptait pas. Il sourit, fier de son humour relativement mauvais avant de souffler légèrement et de reprendre.
- Ça va, ne le prenez pas comme ça, je plaisantais.
Il joignit ses mains pour permettre à la jeune femme de grimper. Il attendit que son pied vienne dans ses mains avant de lever son regard vers elle. Qu'est-ce qu'elle attendait, un signal? Leurs regard se croisèrent. Il s'arrêta un instant sur les yeux profonds de la jeune femme, ne sachant finalement si ils étaient bleus ou gris. Finalement, il demanda:
- Bon vous montez ou vous attendez que votre repas se carapate à tire d'aile? Et puis je vais pas tenir la position toute la journée. "Quand bien même cela pourrait vous plaire!" manqua-t-il d'ajouter, mais pour ce coup-ci, il se retint. Il attendit donc qu'elle veuille bien monter pour aller attraper la volaille qui semblait bien dormir dans son nid inconsciente du danger.

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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Sam 11 Fév - 11:13



Du Fer et du Sang!

Feat. Beric Swann





Le regard vissé dans l’agréable spectacle d’un lord Orageois à mes pieds, je soulignai un sourire, le faisant attendre un instant, testant sa patience et m’amusant de sa position, finalement après un instant, je m’appuyai sur ses mains et d’un mouvement plaçai l'autre sur son épaule, vite rejoint de la seconde pour me retrouver en équilibre sur ses deux épaules. Beaucoup auraient trouvé là une épreuve impossible d'équilibre, voir un projet des plus risqués. Mais pour moi ceci relevait d’un jeu coutumier, gamine je grimpais de la sorte sur les épaules de mes frères pour explorer de mes yeux curieux les rencontres secrètes du père, m’attachant ainsi à l’apprentissage politique ou autres…

Plus tard ce jeu m’apprit à grimper au mat, contre vents et marrées, des années à jouer en équilibre sur des points en mouvement et me retrouver ainsi juchés sur le cygne noir n’avait rien de dépaysant, si ce n’est que d’ici la vue sur l’homme semblait bien différer de celle du sol. Oh bien sur l’homme avait de charmants atouts, il avait tout ce qu’en temps normal j’aurai apprécié chez un homme, mais il restait un ennemi redoutable et rien que pour cela, je n’escomptais par rentrer dans la collection de ses conquêtes intimes. Me disant qu’il avait de toutes façons suffisamment à conquérir qu’une femme telle que moi.

Ces petits jeux m’avaient au moins révélé une chose importante, il n’avait aucune idée de mes liens avec son plus grand ennemi ou je me doutais qu’il se serait fait un devoir de rompre sa promesse pour le livrer en morceaux à sa foutue princesse, enfin reine depuis que nous avions décapité la tête couronnée.

Pourtant malgré tout quelque chose me plaisait chez lui, il ne me semblait pas aussi faux que les autres. J’aurai sûrement aimé mieux le connaître, le rencontrer dans une autre époque que la nôtre, mais voilà le fait est que bien que j’aimais tendrement ma cousine, sa fille et qu’il ait un charme bien à lui, il ne serait jamais réellement une personne en qui je peux me fier.

Saisissant la dague sagement logée dans son fourreau lui-même figé sous ma chemise et peu visible, je la plantai dans la paroi, testai l’appui qui ne bougea pas me surélevant à mesure qu’il se redressait, je plantai les yeux sur le nez, attrapant le pauvre volatile surpris par le cou sans la moindre pitié, ses hurlements de détresse me firent sourire. Alors que mon autre main arrachait la dague et que je bondissais au sol et tentais l’animal luttant sur le nez du lord.

« Vu que vous êtes si prompte à protéger mon esprit sensible, je vous laisse le plaisir de le cuisiner, je ne voudrais pas défaillir. »

Sur ces quelques mots je me détournai, le laissant avec l’oiseau entre les mains.



Détaillant à nouveau l’horizon obstrué du brouillard, j’inspirai, sachant qu’il faudrait attendre le début d'après-midi pour que le lac puisse être navigable. Je me détournai et me laissai tomber allongée sur la cape du lord restée près du feu et plaçai mes mains sur ma nuque.

« Je vous laisse monter la garde et cuisiner tout comme songer à mon offre, je vais profiter de votre courtoisie et notre belle alliance pour reposer mon pauvre et faible corps de lady, vu qu’il semble à présent certain que nos intérêts communs sont plus importants que la façon de se jouer de la patience ou du désir de l’autre. »





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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Lun 20 Fév - 23:03

Du Fer et du Sang!



Finalement, elle s'était décidé à monter sur le marchepied qu'il formait avec ses mains. Plutôt adroite, elle ne tarda guère à monter sur ses épaules. Il soutenait son poids sans trop de mal, et, bien qu'il ne se soit jamais vraiment prêté à ce genre de jeu, il se surprit lui-même en gardant l'équilibre. Bon, il fallait certes ajouter qu'elle s'était calé contre la paroi rocheuse et que de son poignard, elle avait bien assurée sa prise. Mieux qu'assurer. Beric ne pouvait pas vraiment voir ce qu'elle faisait, tout ce qu'il voyait était une paroi rocheuse composée de divers tons de gris qui se superposaient les uns aux autres, les uns sur les autres, les uns à côté des autres. Ce qui était fou, c'est que pendant qu'elle s'occupait de l'oiseau qui piaillait comme jamais, il ne pensait à rien d'autre. C'était, en quelques sortes, apaisant, si l'on oubliait bien sûr les cris de l'oiseau que la fer-née semblait prendre plaisir à torturer. Elle ne mit pas longtemps à sauter au sol où elle ratterit parfaitement. Elle lui laissa finalement la pauvre bête, morte, en annonçant que puisqu'il était si prompte à protéger son esprit, il cuisinerait. Le Lord manqua de protester, mais se ravisa. Ce n'était pas de déplumer et cuire un tel animal qui lui déplaisait... Non, en soit, c'était sans doute de se voir traîter un peu comme un simple cuisinier. Mais il ne s'entêta pas pour une fois et accepta la volaille alors qu'elle continuait.



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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Hier à 8:24



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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Aujourd'hui à 1:48



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MessageSujet: Re: Du Fer et du Sang! [Oksana Greyjoy]   Aujourd'hui à 11:24

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