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[Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be
MessageSujet: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Sam 26 Nov - 22:43

La faible luminosité survit au beau milieu de la nuit. Éclairant de façon irrégulière l’intérieur de la tente, la lanterne révèle à mes yeux la carte qui est étalée devant moi mais je n’arrive pas à réfléchir. Le devoir a ceci de si particulier qu’il peut être tantôt la source d’une détermination insoupçonnable et une geôle perpétuelle.  Père peut comploter je ne sais quelle pirouette pour s’en sortir à nouveau mais il est indéniable que je ne peux me départir de son héritage peu importe ce que je choisis, ce que je décide et ce que j’accomplis. Je suis le fils du Noir, l’éconduit de toutes formes de relations diplomatiques, l’ennemi désigné du bien commun. Ma sœur pérégrine je ne sais où de son côté aux côtés de mon demi-frère et du Harloi probablement.  Cela fait un moment que je n’ai pas entendu ou lu la moindre de ses nouvelles. C’est assez surprenant et étrange de ressentir à la fois cet intérêt et cette répulsion à son égard. Elle est ma sœur, tout comme Yoren est mon demi-frère, mais cette rancœur atemporelle persiste.  

Les bras croisés sur la table, j’écoute la quiétude de la nuit et du camp. Un assassin serait bien audacieux de venir ici au beau milieu des ténèbres mais compte tenu de ma réputation, je n’en serais guère surpris. Le continent est à la quête d’une vengeance et d’une revanche sur un conquérant ignoble. Mais, qu’ai-je conquis jusqu’à présent ? Du temps. Le temps d’apprendre à faire avec une maison à laquelle je n’appartiens que pour des raisons biologiques, le temps d’éloigner une menace parmi d’autres, le temps de réfléchir à comment donner la mort à une armée ennemie.

Toutefois, ce n’est pas un assassin qui s’annonce à l’entrée de la tente mais la Greyjoy. Mes paupières se ferment un instant pour que je chasse le brouillard de mon esprit. Je me redresse en arrière alors que je crois comprendre la raison de sa venue.  Derrière des tâches importantes, d’autres tâches se dissimulent et surviennent à des moments inappropriés. La patience et le discernement ne sont pas mes qualités premières, alors il apparaît que la demande du frère du capitaine de la garde apparaît un tantinet en total décalage avec la gravité de la situation. Je ne sais plus ce que j’ai fait de la missive du Greyjoy mais je me souviens en revanche avoir ressenti l’envie que mes phalanges percutent ses maxillaires.

« Décidément, il y a bien trop d’insomniaques ce soir… »


Un seul aurait suffi même si plonger les autres dans l’innocence absolue peut être une tare au vu de ce que nous nous apprêtons à faire. Toujours est il qu’elle n’avait pas à suivre et subir les mêmes obligations. Son regard azuré m’observe d’une façon un peu trop insistante. Mais, je ne peux décemment la punir pour cela sachant le poids que j’ai été durant cette route jusqu’à Grassy Vale. Je me dissimule le plus dignement possible derrière le devoir pour conserver le rôle qui est le mien.

« J’ose imaginer que vous n’êtes pas venue pour me parler de la pluie et du beau temps à une heure aussi tardive ? Je ne dis pas cela pour moi mais pour vous. »


Même si mes tendances répressives ne sont pas une légende et que le Boucher n’est en rien un surnom galvaudé au vu de mes actes, je prononce ces derniers mots pour qu’elle soit assez à l’aise en ma présence pour discuter de la situation. Simplement, j’amène progressivement le sujet. Peut être que je ne devrais pas m’y prendre de cette manière au vu de ce que je semble percevoir dans ses yeux. Mon intuition me malmène mais je ne peux rogner sur le sommeil de mes hommes. Ils me sont précieux. Ils sont tout ce qu’il me reste. Hoare ne signifie rien lorsque l’on se retrouve au cœur de la mêlée avec des piquiers en face et je l’ai su à mes dépends. Mais, je le ferais de nouveau si cette situation se reproduit à l’avenir.

« Si vous vous posez la question oui, j’ai bien reçu la missive de votre frère…qui est un peu surprenante en ces temps de guerre…Si proche de batailles définissant notre avenir à tous. »

Aborder ce sujet en tant que Prince m’invite à réaliser quelques sacrifices notamment en raison de l’humeur massacrante qui m’aurait animée si le contexte dans lequel nous nous trouvions était autre. Or, je dois peser chaque mot, surtout en sa présence. Je sais qu’elle attend ma décision mais je ne peux lui offrir sur un plateau aussi rapidement sans sortir de mon rôle. Et puis, je dois dire que je suis assez égoïste pour avoir envie que la discussion dure un peu plus longtemps que nécessaire malgré la servitude nocturne du Royaume qui me tenait éveillé pour échafauder une réflexion tactique.

« Bien que j’ai pris ma décision sur le sujet, la seule personne ici présente qui pourra défaire la mienne est la vôtre. Êtes-vous prête à l’écouter ? Vous êtes une des rares personnes de confiance… »


Et tous les mois je perds des centaines des miens. Ma phrase aurait pu se terminer ainsi mais je me suis retenu au dernier moment. Ma vision des choses n’est toujours pas clairement communiquée – même si je suis farouchement contre l’idée qu’elle épouse le premier venu -  mais je ne veux pas qu’elle se doute de quoi que ce soit et qu’elle revienne sur sa décision si elle souhaite s’en aller vers d’autres cieux.

« Et je n’ai pas oublié. »

C’est se rattraper aux branches comme le dirait un de mes fils bien trop occupé à grimper aux arbres, aux mâts et à tout un tas de choses que je lui interdis pourtant. Mon regard soutient longuement celui de la Greyjoy. Je fais inévitablement référence à cette longue pérégrination depuis l’Orage, au seul visage que j’ai aperçu penché sur le mien de temps à autre lorsque ma lucidité ne faisait pas défaut. Tout paraît plus simple et moins engageant lorsqu’on n’exprime pas les mots concrètement. Et pourtant, cela est déjà difficile.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 27 Nov - 1:48



You are not stuck where you are unless you decide to be

Feat. Joren Hoare





Le temps est une chose bien particulière, une vie se joue de rien, une amitié de tout. En un instant on peut être aimé ou haïe. On peut vous dire je t’aime et se détourner de vous, juste à cause de quelques mots dis à la hâte que vous aviez sur le cœur. Combien de gens ont ainsi vu leur monde tomber en ruine pour quelques bleus à l’âme échappés de la barrière orale ? Pour un besoin de s’exprimer… Combien de guerres sont parties d’un désir impossible ? Encore aujourd’hui quand je regarde le monde, je ne vois que la destruction pour des raisons qui ne sont pas toujours comprises.

La vie est un tourbillon de peines et de bonheurs, parfois la douleur est si régulière qu’elle semble ne plus vouloir laisser passer la douce lueur d’un rayon de soleil qui pourrait vous animer d’un espoir. Vous sombrez, vous vous noyez impitoyablement sans laisser échapper un son, un appel à l’aide. Là où par le passé vous en avez bien souvent trop laissé passer le silence. Ce qui vous semblait donc avant si simple, si naturel, n’a plus de place et là où tous s’attendent à ce que vous luttiez encore, répondiez, vous restez statique. Vous vous murez dans le silence. Est-il si difficile de vivre ? De comprendre que les combats laissent des traces et que chaque bleu ne partira pas ? Ne s’effacera pas, se changera en marque rosie par le temps presque invisible à celui qui ne les a pas vu naître, mais toujours aussi présentes ? Est-il aussi compliqué de voir que même le plus fort reste semblable à vous ? Que bien qu’il ne montre plus simplement par des tours ses maux, qu’il sourit là ou d’autres tomberaient, il n’en reste pas moins atteint, mais a su simplement enfermer en lui ce que vous êtes encore par chance capable d’exprimer.

Oh comme le monde peut être aveugle de penser que le plus fort ne peut souffrir des mêmes maux que vous. Oh comme il est idiot de croire que vous êtes faible quand celui qui ne pleure pas souhaiterait être capable de le faire.  Oui comme il est fou de penser que la douleur contenue est plus gérable à celle évacuée. Je ne sais pas si un jour le monde saura voir réellement les choses, je ne sais pas si je les vois réellement, ou si je ne vois plus que ce vide qui m’habite pour ne plus rien ressentir, collant toute la douleur dans le précipice où j’ai enterré ce que je désirais, où j’ai oublié ce que j’aurai souhaité ou pensé avoir le droit d’attendre de la vie. Ce que je sais c’est que les mots que je sers sont là pour servir d’armes et que plus personne n’aura réellement face à lui le fond de ma pensée si ma vie suit la route tracée par mon frère. Je devrais à jamais enfermer la véritable couleur de mes sentiments...

Le chemin sera encore long, il ne fait que commencer pour être honnête, mais je ne passerai pas l’arme à gauche avant d’avoir emporté avec sa victoire.  Je suis le destin funeste d’un autre, je suis combattante et mon histoire commence pour vous en cet instant, à ce moment précis où mon regard se glisse sur la toile de ma tante, incapable de trouver le sommeil, incapable de repousser plus longtemps cette rencontre…

Poussant les pans lourds de ma tante, je m’avançai sans un regard pour les gardes que je rencontrais. Sans la moindre attention à leurs vifs intérêts.  Si certains me toisaient comme un soldat égale à eux, beaucoup encore ne voyaient en moi qu’une femme. Pire une femme qui avait besoin d’une leçon pour regagner sagement ses tapisseries. Ce n’était fort heureusement pas le cas de mes hommes ou de Joren. Dépassant l’un des feux de camp ou plusieurs hommes discutaient tout à la préparation de leurs armes. Je m’avançais d’un pas plus contenu vers la toile du prince. Me stoppant le temps que le serviteur m’annonce et demande l’accord au prince pour me laisser rentrer.

Effectuant une vivre révérence alors que les pans de la tante se refermaient sur mon passage. Je m’avançai de quelques pas et me stoppai pour rester sans bouger, l’observant là où beaucoup d’autres auraient mis leur regard à terre. Me demandant pourquoi il ne dormait pas encore, m’insurgeant intimement contre moi-même de n’avoir su attendre le jour pour me rendre ici ou simplement contre le sort de n’avoir été refoulée à l’entrée. C’est ironique quand on y songe de se trouver là si proche de l’être aimé et craindre encore pour lui, craindre que l’avenir vous prive de ce bienfait et souffrir en même temps de le voir aussi proche sans rien pouvoir espérer de plus que quelques minutes d’attention.

« Décidément, il y a bien trop d’insomniaques ce soir… »

Je dû me faire violence pour ne pas répondre du tac o tac, pour me rappeler mon rang et surtout qu’en cet instant ce n’était pas l’homme qui me recevait mais le chef, le prince.

« J’ose imaginer que vous n’êtes pas venue pour me parler de la pluie et du beau temps à une heure aussi tardive ? Je ne dis pas cela pour moi mais pour vous. »

N’y tenant plus je resserrai mes doigts sur la pointe de mon épée. Maudissant Othon d’avoir agis ainsi. Maudissant la princesse de m’affliger d’un rôle dont je ne voulais pas, surtout pas en ce moment ou plus que jamais son époux avait besoin à ses côtés de toute force capable.

« Mon sommeil est bien peu de chose à côté des enjeux qui m’ont conduite à vous déranger en cette heure tardive, votre Altesse. » Dis-je sans plus attendre. Détachant mon regard de sa silhouette pour détailler la carte sur la table. En cet instant j’aurai aimé être le poing de Joren s’abattant sur le visage de mon frère, ce même point qui m’avait conduite quelques jours plus tôt à le soigner rageusement en me délectant des grimaces qui faisaient face au peu de compassion que j’opérais dans mes actes.

« Si vous vous posez la question oui, j’ai bien reçu la missive de votre frère…qui est un peu surprenante en ces temps de guerre…Si proche de batailles définissant notre avenir à tous. »

Mon cœur se serra, il s’entrava d’un étaux impitoyable et sans aucune retenue, mon regard remontant sur le siens, incapable de le fuir plus longuement. Oh comme j’aurai souhaité qu’il lise en moi tout l’amour que je portais à ce projet stupide, comme j’aurais aimé qu’il brûle cette missive et me dise qu’il ne l’avait jamais tenue entre ses mains. Ma gorge se nouait, incapable de prononcer une réponse digne. Mon silence retrouvé là où la femme enfermée en moi voulait bondir, l’embrasser, lui hurler un attachement interdit.

« Bien que j’ai pris ma décision sur le sujet, la seule personne ici présente qui pourra défaire la mienne est la vôtre. Êtes-vous prête à l’écouter ? Vous êtes une des rares personnes de confiance… » En quelques seconde le sol s’ouvrit sous mes pieds, m’engouffrant, quelques mots prononcés, pire qu’un bannissement, pire qu’une condamnation à mort en devenir. Pourtant je ne bougeai pas, je restai là, mes doigts serrés sur le métal de mon épée. Les phalanges blanchies par la douleur intérieure que je tentais secrètement de contenir. « Et je n’ai pas oublié. »

N’y tenant plus j’avançai d’un pas, plantant mes iris sur la table pour ne pas voir le coup tomber.

« Je suis votre obligée, vous savez bien que jamais je n’irai contre votre décision. Cependant, permettez-moi à mon tour de m’exprimer quant au choix trop précipité de mon aîné et ceci dans la même confiance que vous me portez… » Je marquai un temps, détaillant les cartes, me redressant au mieux pour ne pas ployer sous le poids de mon sort. « J’aimerai que vous m’accordiez de rester à votre service le temps de cette campagne... » Et des suivantes… Me dis-je intérieurement. « Je sais que je vous en demande beaucoup, que je ne puisse allez contre votre choix et celui de votre noble épouse… En vérité, je comprends votre désir de m’éloigner, je vous suis reconnaissante et redevable, je n’irai donc plus longuement contre la demande de la princesse à rencontrer les prétendants qu’elle me fait l’honneur de choisir pour moi et pour la pérennité de ma maison. Cependant… » Relevant les yeux vers lui, je tentai de reprendre toute ma constance en quelques respirations. Attendant simplement que le couperet tombe.





@Jerry



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 27 Nov - 15:09

Mes doigts tapotent nerveusement la carte tandis que le masque demeure fièrement dressé sur mon visage. Je ne sais quelle réponse lui donner en cet instant ou plutôt de quelle manière lui adresser la réponse que je compte lui donner. Je peine à croire que le Greyjoy et Myria se sont tant investis pour l’éloigner alors que le contexte ne prête guère l’occasion à ce genre d’intrigue. Décidément, je me demande si je ne dois pas plutôt me battre pour moi-même désormais. Un grognement rocailleux part du fond de ma gorge avant que je ne prenne la parole.

« Avant tout, Regardez-moi dans les yeux, Greyjoy. Baisser les yeux est un signe de faiblesse. »


Le ton est rude et engagé mais je ne sais guère agir autrement. Cérébral, le sang bouillonne pourtant le long de mes veines devant ces contraintes. Mon poing se referme progressivement alors que je cherche les mots pour lui répondre.

« Ainsi, qu’est-ce qui va donc se passer ? Vous allez m’accorder votre loyauté ? À votre commandant en chef plutôt qu’à votre héritage ? Ne vous méprenez pas, tant que vous me suivrez, vous ne verrez ni la lumière, ni le jour. Je ne suis et serai qu’un assassin jusqu’au jour où je ne serai plus. »


La laissant digérer l’information, je me lève prestement. Je ne peux lui promettre que les évènements nous seront favorables en étant aussi isolé. Nous devons nous battre encore et encore, bataille après bataille. Elle le sait aussi bien que moi mais peut-être pas avec le même degré d’exactitude. Reposant une boussole sur la carte, je m’avance d’un pas vers la blonde.

« Pourquoi voudrais-je vous éloigner ? Je ne suis pas certain de comprendre. Si vous faîtes référence à vos mésaventures avec le Capitaine Brune, j’étais au courant. Mais, je ne vois pas en quoi cela serait négatif sur un champ de bataille. »


Je n’aurais peut-être pas dû amener cet élément aussi brutalement dans la discussion. Il est probable que ce soit une erreur de procéder ainsi parce qu’elle risque de penser que je l’ai récupérée en tant que catin et donc pour des raisons autres que ce qu’elle pouvait s’imaginer au départ. Mais, la vérité est bien plus compliquée, sinon je ne l’aurais pas choisie pour faire partie de la garde.

« Bref, j’accepte votre demande pour que vous restiez au sein de mon armée pour le reste de la campagne. C’est le champ de bataille qui commande et je ne peux négliger tout appui supplémentaire dans la mêlée. »


Étrangement, le discours conçu un peu à l’avance pour justifier sa décision est débité de façon plus fluide. Peut-être que je tente tellement de me figurer la réalité selon un point de vue que je finis par la considérer véritablement ainsi. Mais, il y a une part d’égoïsme que je ne saurais taire totalement. Si je voulais réellement son bien, je ne pouvais prendre une décision à son sujet. Mais, je suis tellement enchaîné au destin et esclave de mon sang qu’il ne pouvait en être autrement. Mes pas m’amènent au devant de la Greyjoy avec la sérénité qui tend peu à peu à devenir une qualité que j’expérimente.

« Je vous conserve au sein des forces et je ferai le nécessaire auprès de votre frère et de mon épouse…à une condition. Et, celle-ci n’est pas négociable, Greyjoy. »


La déraison doit guider mes pas pour que j’entreprenne un tel rapprochement. Je ne sais guère ce qu’elle en pensera et très sincèrement je ne peux tolérer qu’elle contrevienne à ceci. Brusquement, ma main vient se porter à son menton de façon assez énergique, le pouce et l’index de part et d’autre. Il faut que je maintienne la virulence de la ligne hiérarchique qui anime les iliens.

« Si je dois tomber…vous ne restez pas dans les parages. Vous partez, est-ce que c’est bien clair ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 27 Nov - 17:27



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Feat. Joren Hoare





« Avant tout, Regardez-moi dans les yeux, Greyjoy. Baisser les yeux est un signe de faiblesse. » Si jusqu’alors j’avais tout mis en œuvre pour ne pas lire en lui de la déception, ou simplement pour faire taire cette gourde de femme entichée.

Voilà que le ton était donné, que les minces échappatoires s’envolaient et mon regard plus dur se glissa sur lui pour ne plus en déroger. Ma mâchoire se contracta, aux prises de la même lutte intestine qui naissait intérieurement comme à chacune des fois où un homme voulait me contraindre par un ordre. Une faiblesse de ne pas le dévorer des yeux ? Ne voyait-il pas qu’à l’inverse, je faisais preuve en l’évitant d’une force toute relative ?

« Ainsi, qu’est-ce qui va donc se passer ? Vous allez m’accorder votre loyauté ? À votre commandant en chef plutôt qu’à votre héritage ? Ne vous méprenez pas, tant que vous me suivrez, vous ne verrez ni la lumière, ni le jour. Je ne suis et serai qu’un assassin jusqu’au jour où je ne serai plus. »

Beaucoup auraient sûrement été étonnés de ces mots, de la façon dont il se jugeait, mais pas moi. Il ne venait là que confirmer une part de lui. Mais pas la plus importante, il me parlait du combattant, du chef d’armée, de l’homme qu’il était sur les champs de bataille, celui que je connaissais à présent depuis mes seize ans et j’étais chargée de le connaître mieux que nulle autre pour le protéger, prévoir ses mouvements, ses réactions, telle l’ombre que j’avais accepté d’être pour son compte en prenant le rôle du capitaine de la garde. Un mince sourire involontaire se glissa sur les limbes de mes lèvres. Retirant toute distance à mon visage alors qu’il déposait sur la table la boussole qu’il avait en main et se redressa.

« Pourquoi voudrais-je vous éloigner ? Je ne suis pas certain de comprendre. Si vous faîtes référence à vos mésaventures avec le Capitaine Brune, j’étais au courant. Mais je ne vois pas en quoi cela serait négatif sur un champ de bataille. »

Mes doigts se serrèrent sur la crosse de mon épée, comme brûlée à vif par ses mots. Jamais personne hormis mon frère n’avait encore évoqué cette partie de ma vie. Othon s’était détourné de moi, non à cause des actes de Brune sur notre sang, cela il n’en avait rien eu à faire, ce qui l’avait éloigné c’était mon soit disant égoïsme d’avoir mis à mort un homme qui nous avait malgré tout tant apporté. En une fraction de seconde à la simple évocation de ce nom, il m’avait expédié dans cette cale. Relevant le menton sans le perdre des yeux. Je repoussai les mots d’Othon cette nuit-là et les nombreuses fois où il m’avait menacé d’en parler à Joren si je ne pliais pas à ses ordres. La dernière en date, mes prochaines noces. En quelques secondes sans même le savoir, Hoare venait de faire tomber des années de servitude à mon jumeau.

« Bref, j’accepte votre demande pour que vous restiez au sein de mon armée pour le reste de la campagne. C’est le champ de bataille qui commande et je ne peux négliger tout appui supplémentaire dans la mêlée. »

Murée dans le silence, je ne bougeai pas, si ce n’est mes doigts devenus douloureux par la force que je leur donnais pour contenir chacune de mes phrases. Impassible, mon regard se glissa sur lui qui s’approchait et finalement acceptait ma demande sans pour autant me dire quel était son choix personnel sur les engagements à venir d’un mariage. Si quelques secondes j’aurai souhaité qu’il répudie cette demande, la ballait du revers de la main. Il ne semblait pas enclin à cette utopie et m’avait simplement accordé un répit, quelques semaines tout au plus deux mois. Enfin si la mort ne touchait aucun de nous et que le dieu d’écume bénisse nos glaives.

« Je vous conserve au sein des forces et je ferai le nécessaire auprès de votre frère et de mon épouse…à une condition. Et, celle-ci n’est pas négociable, Greyjoy. »

Sa main se glissa sur mon menton, détruisant toute distance, enterrant le prince pour mettre face à moi l’homme. Mon regard se glissa dans le siens et ma mâchoire se détendit d’instinct comme commandée par une force invisible qui ne m’appartenait pas. Son toucher rude appuyant sa volonté. [color:8d28=c0c0c0]« Si je dois tomber…vous ne restez pas dans les parages. Vous partez, est-ce que c’est bien clair ? »

Venait-il de m’abattre ? Non sa main était toujours là contre mon menton. Pourtant ses mots venaient clairement de me toucher plus certainement qu’une hache en pleine poitrine. Vous savez ce qu’il y a de plus dur dans une histoire d’amour impossible dans un cœur aimant ? C’est le regard de l’autre, les fuites, les moments où vous vous rendez compte que votre alter-ego souffre et que rien ne soulagerait cela. C’est l’impuissance qu’on ressent dans cet instant, la solitude dans l’union d’un sentiment qui devrait se parler au pluriel et qui se meurt souvent au singulier. Le plus improbable instant de paix repose dans un regard, le plus déchirant dans sa fuite, on dit que les mots blessent, qu’ils sont des armes assassines bien plus dangereuses que nulles autres. Ils ne se trompent pas forcement, surtout en ce moment. Certes, l’absence de mots est pire, le silence rend l’autre suspicieux et lointain ou je ne serai jamais venue au cœur de la nuit pour endurer la douleur verbale de ses choix.

Si cela ne dure jamais, les marques, elles, se gravent peu à peu où régnait la paix d’un avenir…Pressant mon menton sur sa main, j’avançai d’un pas, clairement défiante. Mais en cet instant je ne voyais plus de chef, de prince.

« Non ! Pas question ! » Dis-je distinctement. « Si tu tombes, je serai là, rien à voir avec mon devoir ou avec le tiens. Et ce n’est pas négociable, faudra me mettre aux arrêts ou me tuer, mais jamais je ne ferai ça. » J’appuyai un peu plus mon visage sur sa prise et effaçai quelques secondes toutes les conventions. Terminer la contenue, le vouvoiement, les altesses et la capitaine de la garde. Il pouvait me repousser, me malmener comme mon frère pour l’avoir ainsi défié. Mais il n’était pas question que je plie à cet ordre là. C’est comme demander à un mort de respirer ou un vivant de s’arracher les cordes vocales et chanter. C’est juste impossible. Mon regard accroché à l’azur du siens. Je ne reculais par, je ne me démontais pas.





@Jerry



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Ven 2 Déc - 19:08

Décidément, il y a trop de personnes sur cette terre qui s’imaginent qu’ils peuvent peser sur moi et sur mes choix. Je retiens un râle au fond de ma gorge mais mes yeux fusillent la Greyjoy. La guerre doit continuer avec ou sans moi et perdre trop d’hommes serait une ineptie sur le plan de la stratégie. Et puis, cette terre est viciée par la malhonnêteté et l’absurdité de la situation. Nous sommes très loin de vivre à une éventuelle ère des Héros. Non, nous n’avons que des souverains alignés derrière la Targaryen comme de fidèles vassaux ayant perdu toute réflexion pragmatique derrière leur haine aveugle. Le Noir n’est certainement pas un exemple non plus à mon sens mais la seule différence entre lui et les autres, c’est que je suis son héritier. Je me détourne de la guerrière, relâchant mon emprise pour revenir près de mon installation de fortune face à la carte. Je n’hausserai pas le ton devant une telle évidence.

« Je ne tombe pas si souvent. Tous ceux qui s’opposent à nous ont perdu leur suzeraineté et leur liberté de décision. Nous incarnons la rébellion et cette lutte m’implique de…me consacrer uniquement à cela…Jusqu’au bout.»


L’homme et le Prince ne peuvent continuer à coexister avec le commandant des forces. Je suis résolu à tenir mes responsabilités jusqu’au bout quand bien même je déconsidère les membres de ma propre maison. Harren ne m’a jamais été d’une quelconque aide tandis qu’Eren occupait toute la lumière et que mon demi-frère se complait à soutenir l’ordre des choses tel que cela lui a été imposé.

« Rassurez-vous Greyjoy, le monde écoute davantage le tranchant de ma lame plutôt que ce que j’ai à dire. Et il s’avère que je n’ai jamais perdu un combat singulier, je n’ai jamais été défait en bataille et…J’ai déjà tué un Roi. »

Après tout, je ne vais pas rechercher à convaincre la Greyjoy sur ma capacité à vaincre lors de nos prochaines escarmouches. Les faits résonnent clairement en ma faveur et j’assume tout ce qui peut prêter à de l’arrogance car il s’agit de la réalité. Et si on veut m’éclabousser il faudra faire davantage que de m’accuser de lâcheté.

« Nous sommes des barbares pour les continentaux. Alors, il est temps de montrer notre savoir-faire. Je me doute que vous préférez voguer en mer…n’est-ce pas ? »


Bien entendu, c’est un milieu qui manque à tout fer-né mais je me suis plutôt bien accoutumé à la vie sur la terme ferme et je compte bien le démontrer sur le champ de bataille.



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Sam 3 Déc - 14:10



You are not stuck where you are unless you decide to be

Feat. Joren Hoare





Combien d’années avais-je passé depuis notre rencontre, trop certainement pour qu’en cet instant je sois incapable les comptabiliser. Ce que j’en retenais était surtout du domaine des aventures. Passant à ses côtés de marin au même grade à soldat puis garde, et enfin capitaine du prince.

Devant jongler entre son rang et la confiance qui était né de nombreuses années communes. Cette même confiance qui m’avait placé la bien souvent à lui tenir tête, à lui dire non. Quand bien même il aurait aimé un oui. Après tout n’avais-je pas obtenu de lui ce foutu rôle de conseillère ? Dès qu’il me relâcha, je me redressai, plantant à nouveau mon regard sur lui, m’interrogeant sur son changement d’humeur, voilà près d’un mois que je ne l’avais pas vu, la dernière fois il était encore bien occupé avec ce voyage alors que j’étais pour ma par convoquée à Pyk par mon aîné et avais dû marchander avec lui en lui annonçant que mon voyage apporterait des hommes de plus.

Ce fut le cas, mais je n’avais en rien escompté avec moi mon aîné et son désir de mariage, et sûrement de richesse. Quoi qu’il en soit si j’étais venu chercher une réponse quand à mon avenir, ce n’était visiblement pas ce soir que j’aurai une réponse. Non au lieu de cela tout son orgueil soudainement sortit pour contredire ces quelques mots précédents, sonnant l’entrée d’une conversation explosive sur la suite des festivités dans le Bief. Silencieuse au possible je détachai mes yeux de lui, les glissant sur les cartes une nouvelle fois. Les détaillant un peu plus consciencieusement, passant en revue les informations notées sur l’une d’elle. Et finalement décidai de ne pas en tenir cas sans avoir vu de mes yeux les zones et progressions.

« Rassurez-vous Greyjoy, le monde écoute d’avantage le tranchant de ma lame plutôt que ce que j’ai à dire. Et il s’avère que je n’ai jamais perdu un combat singulier, je n’ai jamais été défait en bataille et…j’ai déjà tué un Roi. » Faisant quelques pas dans la tante, je glissai machinalement ma main sur le bord du pommeau de mon épée.

« C’est donc parfait, ta demande n’a donc aucune importance. » Soulignais-je dans un murmure, tout en m’arrêtant au plus près de l’entrée, me préparant à ma faire aimablement éconduire alors qu’il revenait vers sa table de travail. Cette expérience qui n’attend pas toujours les années pour creuser sa place dans nos vies me revint en mémoire.

Pour ma part je l’ai acquise bien trop vite, j’ai dû composer avec l’horreur avant de composer avec la paix intérieure, avant de trouver simplement mon bonheur dans la paix intérieure de ma propre vie. Je me cache sous deux facettes dont aucune n’est vraiment prête à s’ouvrir au monde. La guerrière, la femme assoiffée de liberté, celle qui n’a jamais accepté de se soumettre à cause de sa naissance, celle-ci est mon côté sombre, ma revanche sur les rêves qu’on m’a arrachée. Celle qui aime le sang, la douleur et offrir la mort.

Et cette pauvre idiote, qui malgré tout a grandis plus sereinement, cachée dans l’ombre la plus secrète de ma vie. Qui se fiche des maux que je cause, et doucement tente de me convaincre à d’autres horizons, et une vie plus simple où je n’arracherai pas le dernier souffle à adversaire, en y prenant plus de plaisir que j’en devrais.  

« Nous sommes des barbares pour les continentaux. Alors, il est temps de montrer notre savoir-faire. Je me doute que vous préférez voguer en mer…n’est-ce pas ? »

Un sourire se glissa à cette tirade sur ce que nous étions pour les continentaux, amusée par cette simple affirmation, de notre état de fait, et ne mourut pas avec sa question. Ce que nous sommes, de mon point de vue, a toujours été assez clair. Nous sommes des réservoirs faits pour contenir nos maux, nos souvenirs et, aussi loin qu’on puisse les repousser, ils savent nous revenir avec force, rage et vigueur, au moment opportun ou inopportun.

Rien ne sert de fuir, où que nous sommes, ignorés la réalité, et à quoi bon fuir cet état de fait ? Où que nous irions, nous emporterons avec nous notre histoire, nos origines plus anciennes et notre vie plus rude. Alors certes nous sommes des barbares, des sauvages, qui préférons lutter à conquérir, que jouer de beau atouts et de fausse manie. Est-ce là son revirement de comportement ? Est-ce dû au rapprochement des Hoare et ce royaume de… prenait-il goût aux douceurs de ces contrées ? Laissant lentement mourir mon sourire, je revenais d’un pas vers lui. A présent perplexe.

« J’aurais toujours ma faveur pour la navigation et notre Royaume, dois-je voir dans votre question un désir de me renvoyer au demeurant ? »

La distance avait repris place, ma posture n’avait plus rien de détendue. Plantant mes yeux sur lui, j’attendais à présent à mon tour une réponse. Sentant mon cœur se tordre et mon ventre en faire tout autant. On m’a assuré une fois qu’à force d’avoir mal, on devient comme anesthésié. La personne qui clamait cela n’avait visiblement pas dû avoir à subir autant que moi dans une vie. Mais toutefois, je sais aussi qu’on ne mesure la perte, la douleur à rien, chacun porte son fardeau et supporte ce qu’il peut mais, avec le temps, j’envie ceux d’entre nous éternellement endormis, tels des gisants de pierre. Ces âmes au repos éternel qui ne sont plus même que des souvenirs, à peine un nom gravé dans le marbre que les années effaceront.

Ces moments de douleur, je les hais autant que je les recherche, que je les aime, ils me rappellent combien je fus aveugle ou orgueilleuse à croire que tout serait simple et perpétuel.

Rien ne reste, rien n’est éternel, sauf le manque, le vide ou la peine. Le bonheur n’est précieux que par sa capacité à n’être que duperie d’un moment. L’amour, la vie, ne sont fait que de moments simples qu’on ne retrouve que dans ses souvenirs, on n’en apprécie aucunement la valeur. Il n’y a qu’un idiot, un fou, pour croire que les choses puissent un jour reprendre un court normal, logique. Je glissai mon regard sur cet homme que j’avais vu lutter, saigner à mes côtés, et m’attendais au couperet final, tout en maudissant intérieurement les coupables qui nous avaient conduit à ce moment…

« Quel sont vos ordres, votre Altesse royale ? » Demandais-je finalement prête à provoquer ma chute ou ma libération.




@Jerry



Dernière édition par Oksana Greyjoy le Lun 19 Déc - 1:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 18 Déc - 16:12

Grognant intérieurement, je m’interroge à propos de la Greyjoy. Elle s’éloigne, elle s’approche dans le faible espace couvert par la tente.  Je fais mine de ne pas avoir compris restant de marbre, cérébral.  Oksana tente de lire entre les lignes de mes propos ce qui illustre véritablement ses craintes. Mais, il n’y a simplement aucune chance que je donne une suite favorable à son frère. Ce n’est pas dans de tels moments que nous pouvons nous permettre ce genre de basses intrigues.

«Pas du tout. Je n’ai aucun désir de vous renvoyer. En ce qui concerne mes ordres…»


Prenant une profonde inspiration, j’enroule machinalement la carte sur elle-même. La tension s’accumule et pèse sur mes tempes. Les choix sont toujours simples et évidents dans la plupart des cas. Le problème réside davantage dans la gestion de la situation. Lentement, je m’approche d’Oksana pour de nouveau me retrouver face à face avec elle.

« Vous resterez avec moi aussi longtemps que je le jugerai nécessaire. Nous devons nous battre et nous nous battrons. Pour le reste, nous verrons plus tard. »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 18 Déc - 17:50



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J’allais et venais, ne tenais pas vraiment en place, me demandant quelle mouche m’avait piquée de venir là au cœur de la nuit. Quelle bêtise m’avait prise de laisser mon frère endormi dans sa bave avec un visage déconfit pour venir chercher des réponses ? Me demandant si dans le fond, c’est vraiment ce que j’étais venu faire ou si mon désir ne m’avait simplement pas conduit ici pour ramasser mes dents, et enfin passer à autre chose, que l’envie de le connaître autrement. J’allais et venais, tentant de comprendre entre les lignes ou simplement de calmer mes lubies de rester objective. Sous peu, nous serons tous conduit à prendre les armes et risquer à nouveau nos vies.

Et si dans le fond, cela ne me tordait plus les entrailles comme dans mes jeunes années de matelots ? C’est une toute autre bataille plus intime qui s’emparait de moi. Celle de la femme que j’avais longuement enfermé pour les besoins de mon rang ou encore pour les besoins de mes ambitions. Pourquoi avait il fallut qu’elle s’éveille dans la tourmente et me hante chaque instant de son désir ? Je n’en savais rien. Ce que je sais, c’est que depuis que mon frère avait évoqué l’idée et donner même l’ordre que je passe de guerrière a épouse, je n’avais eu qu’un besoin : le retrouver lui.

Obtenir son aide pour qu’il me sorte de cette situation et fasse quelque part passer le devoir du royaume avant celui de ma ligné ou de noce sans amour. Le détaillant sans bouger, je luttais contre mes pieds pour ne plus faire les cents pas. Pire, je luttais contre mon corps pour ne pas commettre d’acte répréhensible. D’un mouvement la carte qui me servait depuis un moment d’attache visuel disparu et mes yeux se lisaient alors sur lui, le détaillant à nouveau d’un regard intrigué. Ses pas effaçaient une nouvelle fois la distance entre nous. Et je ne bougeais pas, prête à prendre une nouvelle salve de mots.

« Vous resterez avec moi aussi longtemps que je le jugerai nécessaire. Nous devons nous battre et nous nous battrons. Pour le reste, nous verrons plus tard. »

J’opinais du chef, prête a abdiquer, a des mots dans le passé seraient simplement placé sur la valeur que j’avais su donner à ma personne sur un champs bataille, mais qui a présent semblaient avoir un tout autre sens, embrumé par la femme que je n’arrivais plus aussi aisément a enfermer.





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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Mar 20 Déc - 14:17

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Mar 20 Déc - 16:44



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 25 Déc - 21:56

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Lun 26 Déc - 6:35



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Sam 28 Jan - 20:19



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 29 Jan - 0:57



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Dim 12 Mar - 21:58


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    Lun 13 Mar - 0:14



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« Franchement Oksana, je ne sais pas ce que tu cherches, mais ne viens pas encore me dire que ce prince n'abuse pas, l’aube va bientôt se lever. » Il releva les yeux sur moi alors que je retirais mon épée pour la poser sur le meuble et me défaisais de mon corset de cuir. Alors qu’entrait à vive allure le visage épuisé ma servante, sa tenue débraillée et sa jupe encore quelque peu relevée. Mes yeux passèrent d’elle à mon frère dont les détails de sa tenue ne m’avait pas interpellé jusqu’alors.

« Sérieusement, Othon, tu n’as pas assez bâtard, tu as en plus besoin d’engrosser ma servante. » Je soupirai en me tournant vers elle « Pitié retape toi et dis-moi que tu prends du thé de la lune ou je te jure que… » Elle acquiesça et se mit à trembler alors qu'Othon se levait.

« Je culbute qui me chante et puis moi au moins je sers ma maison, bâtards ou pas j’engendre des bras pour les nôtres, toi ma pauvre sœur, tu vas finir vieille fille ou pire visiblement.» Il me détailla et éclata de rire.

« À la bataille tu dirigeras tes hommes ou c’est auprès du roi que je vais me rendre pour exiger que tu serve les tiens comme il se doit ou qu’il répare les torts sur ceux-ci, je te prends ta bonne pour finir ce que je n’aurai pas eu à faire si tu n’étais pas aussi serviable avec ton prince. » Il l’attrapa par le bras et sortit avec elle à sa suite.




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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] You are not stuck where you are unless you decide to be    

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