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[Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour
MessageSujet: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Sam 26 Nov - 1:59

Se réveiller sans réellement savoir où l'on se trouvait exactement devait bien être l'une des expériences les plus effrayantes et déstabilisantes qui soit, ne serait-ce sur le moment. Très probablement parce qu'il est toujours rassurant de se savoir en position de force, dans la maitrise de soi-même et de son environnement. Ce qui était tout autant valable pour la phase de réveil que pour bien des éléments et évènements de la vie quotidienne. Bien sûr, chacun avait sans nul doute déjà plus ou moins vécu une pareille mésaventure de façon illogique. Il n’était pas forcément possible de comprendre pourquoi, d’ailleurs. Comme si, un instant, alors que nous étions pourtant dans un lieu que l’on connaissait, voire même que l’on pouvait visualiser et arpenter rien qu’en fermant les yeux, notre propre esprit se méprenait. On n’avait pas forcément reçu de coup sur la tête pouvant expliquer une désorientation épisodique et éphémère. Les vapeurs d’alcool n’étaient pas toujours suffisamment présentes en notre sein pour nous embrumer l’esprit au point de le duper. Non, sincèrement, les mystères des choses de la vie demeuraient pour bon nombre d’entre eux encore bien insondables et illogiques. A côté de cela, on pouvait parfois se reposer sur des explications rationnelles. Un mauvais rêve, pourtant si vivace, et qui, pendant une fraction de seconde, voire un peu plus, perdurait en notre esprit, pouvait ainsi expliquer l’estompe des contours de la réalité pour que nous soyons dupé. De la même façon, un changement brutal et récent dans notre quotidien pouvait faire pencher la balance du côté du trouble et de la désorientation. On se réveillait, on ouvrait les yeux sur cette nouveauté, et, évidemment, notre esprit ne faisait pas directement le lien avec tout le reste. Comme si on voyait l’habituel être totalement éludé par la nouveauté.

Présentement, c’était ce qui arrivait à Megara. Ou plutôt ce qui lui était arrivé. Il ne fallait pas croire, même si l’aînée des Princesses du Roc possédait une assez grande ouverture d’esprit et qu’elle ne faisait pas immédiatement un blocage sur toute idée qui n’était pas la sienne ou sur toute habitude qui la changeait des siennes, il n’en demeurait pas moins que, un peu comme tout un chacun, elle était pétrie d’habitudes. De ces rationalités sur lesquelles elle se basait et auxquelles elle faisait confiance pour lui permettre de maintenir ses repères à flot. Dès lors … Dès lors, ne pas se sentir seule dans son si grand lit, alors que, jusqu’à maintenant, elle ne l’avait jamais vraiment partagé qu’avec Nymeria, à de très rares reprises, et bien cela l’avait plongée dans un certain état de désorientation. Qui plus est, elle émergeait d’un sommeil sans rêves, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Un élément de plus venant bouleverser son petit quotidien du réveil : ouvrir les yeux sur sa chambre, au sein de ses appartements, se redresser contre les oreillers et songer, un instant, aux rêves qu’elle venait de faire, avant de commencer sa journée. Or, là … Là, il y avait quelqu’un dans son lit, et aucun rêve auquel songer … Bien évidemment, elle avait vite recouvrer le sens commun de la réalité, en se reprenant et alors que son esprit complétait de lui-même cet étrange puzzle qui s’était tout juste formé. Mais cela ne l’empêchait pas de sentir encore son cœur tambouriner dans sa poitrine, de s’être sentie déstabilisée et perdue pendant une ou deux secondes. Gareth. Bien évidemment que son lit ne pouvait être occupé par nul autre que Gareth. … N’est-ce pas ? Leurs noces avaient eu lieu la veille, et, ensuite, il y avait eu le banquet, et puis, finalement …

Est-ce qu’il dormait ? Il avait l’air. Mais comment pouvait-elle en être sûre ? Après tout, un homme, ça doit tout autant savoir feindre et simuler que les femmes. Son propre père, lorsqu’elle était plus jeune, avait maintes et maintes fois simulé être tombé dans les pommes après que Lyman ou Nymeria se soit exercé à l’art du combat, sur sa personne, avec leur toute petite épée en bois de rien du tout. A cet âge, tous autant qu’ils étaient, ils ne devaient même pas encore arriver à hauteur de la hanche du Roi du Roc. Et à cet âge-là, déjà, aussi, on était en droit de se demander qui était le plus enfant des 4, comptes tenus du fait que Loren s’allongeait par terre, dans la pièce où ils jouaient, jusque-là, et qu’il feignait d’être sur le point de défaillir pour de bon, à moins qu’une délicieuse princesse ne le sauve de ce trépas certain d’un doux baiser sur la joue, ou d’une grande étreinte affectueuse. Un rôle qui incombait alors toujours à Megara. Un rôle dont elle s’incombait alors toujours avec un grand plaisir jamais dissimulé. Loren simulait bien, s’abstenait de respirer, cessant de respirer …. Là, Gareth respirait, mais il ne bougeait pas. Alors, est-ce qu’il dormait ? Jetant un œil vers le dehors, en direction du grand balcon qui courait tout le long des appartements de Megara, cette dernière cherchait à évaluer l’heure, comme pour se demander s’il était possible d’obtenir quelque réponse au sujet du sommeil ou non de Gareth. Et puis, finalement … Finalement, en se mouvant en faisant le moins de bruit possible, grandement aidée par le fait qu’elle n’était couverte que par peu de draps, et qu’elle était visiblement nue, elle ambitionnait de mieux pouvoir observer celui qui était désormais son époux. En s’appuyant quelque peu sur l’un de ses coudes, après s’être placée de profil, elle espérait pouvoir repérer le moindre signe qui l’amènerait à comprendre qu’il feignait d’être endormi, ou qu’il dormait réellement. Il était si proche, et pourtant … D’une certaine façon, il lui demeurait en partie si lointain … Ses paupières closes n’avaient pas l’air de trop trembler, mais était-ce un signe de sommeil ou au contraire la preuve qu’il était éveillé ? Quant à son souffle, que pouvait-elle en conclure ? Finalement, elle tendait l’une des mains en sa direction, doucement, très doucement, avec d’infinies précautions, et une lenteur plus qu’avérée, dans l’optique de sentir son souffle, régulier, ou non, contre ses doigts. Et si jamais il ne dormait pas et attendait de pouvoir comprendre son petit manège ? ...
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Mar 29 Nov - 10:50

Dire que j’avais appréhendé ce mariage et ce qui suivrait était un doux euphémisme. Outre le fait que je ne savais pas ce que j’étais supposé ressentir, comment agir pour faire au mieux honneur aux miens ou ce genre de choses, j’étais surtout inquiet de ce qui se passerait par la suite. Et pourtant, la cérémonie comme le reste s’étaient remarquablement bien passés. Point d’esclandres ou de petit malin prêt à gâcher la fête, une mariée des plus resplendissante et qui faisait particulièrement honneur à son statut royal et, au vu du regard qu’elle pouvait avoir posé sur moi, j’ai eu comme l’impression de ne pas avoir failli à ma tâche.

La cérémonie du coucher a été une toute autre histoire et, si l’alcool a aidé à ce que je sois des plus rieurs au tout début, j’ai vite retrouvé mon sérieux quand nous nous sommes retrouvés tous les deux. Et, autant être parfaitement honnête, je n’avais guère imaginé qu’accomplir mon devoir conjugal pouvait s’avérer si plaisant. Si m’endormir à ses côtés m’a semblé tout naturel, il faut pourtant avouer que le réveil l’est un peu moins. A dire vrai, je pourrais compter sur une main le nombre de fois où j’ai dû rester dans la chambre de la dame une fois réveillé. Non que j’étais effrayé ou honteux de ce que j’avais pu faire mais je n’avais surtout aucun intérêt à prolonger ce qui n’avait pas lieu d’être.

Mais voilà que j’ouvre les yeux, un peu déstabilisé alors que j’essaie de me rappeler où je suis. Le avec qui est plutôt aisé alors que je vois la chevelure d’or de ma toute nouvelle épouse éparpillée juste à mes côtés et laissant deviner sa chute de reins alors que le drap la recouvre à peine. Je prends une profonde inspiration, essayant d’occulter ce qui pourrait vaguement ressembler à de la panique, mon regard se rivant sur elle et détaillant la moindre de ses courbes.

Je l’observe longuement sans rien dire, sans bouger, ne voulant pas la réveiller et réalisant peut-être réellement pour la première fois à quel point elle est vraiment belle alors que je me calme petit à petit. Mon cœur se serre pourtant un instant, alors que d’autres souvenirs m’assaillent mais je les chasse tant bien que mal alors que mon esprit est encore quelque peu brumeux et que je m’efforce de me focaliser sur celle qui va partager ma vie désormais. Et, alors qu’elle commence à bouger, je m’installe de nouveau et je ferme les yeux, voulant peut-être lui laisser à elle aussi l’occasion de se remettre les idées en place une fois éveillée.

J’essaie de rester aussi stoïque que possible,  un rien intrigué par son petit manège mais j’avoue ne pas réussir à tenir bien longtemps. J’esquisse alors un sourire quand je sens sa main se rapprocher et je finis par ouvrir les yeux, pour la fixer sans rien dire quelques instants. Et j’effleure alors sa joue avant de souffler, me faisant malicieux.

"Et bien ma dame, ai-je tant changé durant la nuit que tu sembles vouloir t’assurer que c’est toujours ton époux qui est à tes côtés ? Ou ai-je manqué quelque chose dans la cérémonie du réveil cette fois ? J’étais pourtant persuadé de bien avoir révisé mes leçons et avoir fait tout ce qu’il faut dans les règles."

Sans vraiment lui laisser le temps de répondre, ma main glisse contre sa nuque et je la rapproche de moi pour l’embrasser et essayer d’effacer les quelques traces de gêne qui pourraient subsister entre nous alors que mes doigts glissent sur cette peau que j’ai eu tout loisir de découvrir la nuit dernière, non sans tout de même une certaine retenue, ne voulant pas la brusquer ou la faire se sentir mal à l’aise. Je reprends alors, mes lèvres tout contre les siennes.

"Comment vas-tu ?"

J’espère qu’elle n’est pas déboussolée, ou effrayée, ou que sais-je encore. Les moments que nous avons passés ont été des plus agréables et la nuit a été courte mais je ne saurais dire comment elle peut appréhender tout cela maintenant que le jour est levé. Mais au moins, aucun de nous d’eux n’a bondi du lit en hurlant, c’est plutôt une bonne chose non ?


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Ven 2 Déc - 23:47

On n'avait jamais rien refusé à Megara. Parce que son rang lui permettait d'exiger bien des choses sans réellement à avoir à s'expliquer ou à se justifier, ni même à faire face à quelque résistance. On ne dit pas "non", paraît-il, à une Princesse. Cela ne se fait pas. Il y a tout de même un respect de la hiérarchie à avoir, et sans cela, ce serait l'anarchie qui régnerait en maîtresse, et non les monarques légitimes des royaumes de Westeros, qui tiennent ce droit de leurs ascendants. Et plus particulièrement de cet ancêtre qui, un jour, est parvenu à se faire couronner roi au prix de mille périls, de conflits armés, ou bien d'une clairvoyance exacerbée pour sauter sur l'occasion, tout dépendant du contexte et de l'ancêtre tout comme du royaume en question. On se doit donc de respecter l'ordre social des classes, dans la société, que cela nous plaise ou non. Chacun était semblable à une brique : si on ne restait pas à sa place, la construction tremblait, brinquebalait sur ses fondations, et pouvait même finir par s'écrouler. C'était en tout cas ce que l'on avait enseigné à Megara. Seulement, la jeune femme était loin de pouvoir être accusée d'avoir un jour usé et abusé de ses droits et privilèges princiers. Elle était mesurée, calme, respectueuse et généreuse. Et elle n'était ni difficile, ni trop avide et vénale. Les Sept n'avaient pas voulu qu'elle soit ainsi, pas plus aujourd'hui qu'hier. Ce hier où aucune tare ne venait faire peser un poids considérable sur ses épaules. Megara prenait ce qu'on lui offrait, sans piquer des crises de colère en estimant qu'elle mérite plus, qu'elle méritait mieux. Et il en allait de même concernant son union avec Gareth.

Ce qu'elle avait éprouvé lorsqu'on lui avait annoncé la nouvelle de ses fiançailles avec le jeune Lord, elle le gardait pour elle. C'était ainsi, avec elle. Elle ne gardait aucune réelle rancune sur le cœur, et ne cultivait en rien les raisins de la colère, ou bien encore les racines d'une frustration ou d'une vexation mal digérée. Seulement, elle voulait protéger les siens, et cela passait par ne pas les décevoir, par ne pas les pousser à la raisonner et à lui rappeler à quel point sa situation était des plus périlleuses. Il fallait faire des sacrifices, dans la vie, car on n'obtient jamais rien sans rien, paraît-il. Seulement ... Seulement, en observant son désormais époux encore endormi, ou feignant de l'être, Megara ne trouvait pas immédiatement de raison de réellement se plaindre. Bien sûr, elle aurait pu épouser un roi, à savoir Ronnel, monarque du Val, mais ... Mais après tout, Nymeria était bien mieux auprès de lui, car elle l'aimait. Et puis, ils étaient du même âge, et Megara n'aurait jamais pu se pardonner de voir sa sœur déçue de ne pouvoir poursuivre cet être dont elle semblait s'être éprise assez tôt après leur rencontre. Alors, non, l'aîné des Princesses du Roc n'avait pas à se plaindre de sa situation, ni même de la nature de son tout jeune époux. Ce dernier s'était plutôt bien comporté durant la noce, puis durant les festivités qui avaient suivi. Et lorsqu'ils s'étaient retrouvés seul à seul dans ses appartements princiers, qui étaient désormais les leurs, à eux deux, conjugués ensembles, il avait fait preuve de délicatesse, de patience, de diligence, sans non plus la traiter comme si elle était en sucre ou faîte de porcelaine. Et Megara avait senti un certain poids s'élever de ses épaules quand elle n'avait décelé aucune trace de frustration ou de réminiscence soudaine quant au fait que, non, il ne l'avait en rien déflorée, qu'elle n'était plus vierge, et qu'il n'y aurait donc pas preuve sanglante de leur union charnelle sur les draps, au matin. Mais après tout ...

Peut-être qu'il avait fini par soupirer, ou grimacer, lorsqu'elle avait fini par s'endormir d'épuisement, après qu'ils ne se soient pas contentés d'une seule fois. Megara ne pouvait rien en savoir, puisqu'elle avait semble-t-il sombré dans le sommeil avant lui, et qu'elle se présentait également la première quant à rouvrir les yeux. Du moins, ce fut ce qu'elle put penser, durant quelques instants, jusqu'à ce que le regard de son époux se pose sur elle, la stoppant dans ce petit rituel d'inspection du souffle respiratoire. Ce qui la poussa à se stopper net, sans trop savoir quoi dire ou quoi faire, la laissant à se mordiller quelque peu la lèvre, en l'observant l'observer. Heureusement pour elle, ils ne restèrent pas ainsi, dans ce cercle vertueux, pendant de trop longues secondes, car Gareth prenait la parole, l'interpellant quelque peu sur son drôle de petit manège. Par instinct, à cette main qui se pose sur sa joue, elle répond pas une inclinaison de la tête, pour épouser au mieux ce contact tactile. Et un instant nait dans sa tête ce parallèle si aisé à faire quant à l'emblème des siens, les habitudes des jeunes félins encore lionceaux ou chatons, et son propre petit geste à elle. Oui, sans doute prouvait-elle encore qu'elle avait bien des choses en commun avec les petites lioncelles qui se montrent enclines à ronronner ou à se plaire à apprécier quelque caresse aimable et amicale ! Ce qui lui tire un sourire amusé de ses propres petites facéties intellectuelles. Sourire de ses propres plaisanteries, et bien en voilà une chose si peu princière, surtout quand on ne partage pas verbalement avec son vis à vis ce qui vient de nous passer par la tête ! Mais sans nul doute Gareth ne lui en voudrait-il pas trop : mieux vaut sourire que pleurer, non ? Cependant, ses questions la laissent un peu rougissantes de candeur, une gêne que son époux s'empresse de balayer, non d'un revers de main, mais d'un baiser. Il ne fait pas particulièrement chaud dans la chambre, ni même froid, d'ailleurs, pourtant, prestement, Megara se sent prise d'une bouffée de chaleur et de doux frisons. Ce baiser, leurs bouches l'une contre l'autre, le contact de ses doigts sur sa peau ... Et là voilà quelque peu frissonnante et le souffle partiellement envolé ailleurs, alors qu'elle s'aventure à lui répondre, enfin.
    Je vais très bien, et tu as été parfait ... Elle lui offre un petit sourire, avant de rougir de plus bel. Sa voix est quand même quelque peu essoufflée, à moins qu'elle ne soit quelque peu fatiguée, comme lorsque, enfant, Megara rejoignait sa sœur à crier contre le vent, et face aux gros rouleaux de la mer, au loin, qu'elle n'avait pas peur d'être engloutie, parce que le Roc portait bien son nom, et que nul être et nulle colère de la nature ne parviendrait à le submerger ! Avait-elle tant crié que ça, la nuit dernière ? Bonjour ... Cette fois-ci, c'est elle qui ose se lancer, en lui déposant un doux baiser au coin des lèvres, puis en apposant ses lèvres contre les siennes, dans un vrai baiser, cette fois. Sa longue chevelure, détachée et sans doute quelque peu échevelée, vient alors une nouvelle fois caresser la peau dénudée de son décolleté, non sans la faire frissonner de plus belle. Bien sûr que je savais qu'il s'agissait de toi ... Il n'y a jamais eu que Nymeria à s'allonger dans ce lit, à part moi ... Et je veux m'évertuer à rester respectueuse et ... Je n'ai pas l'intention d'ouvrir ma couche au premier venu. ... Je ... Je voulais juste m'assurer que tu ne nous avais pas quitté dans ton sommeil. Des rumeurs circulent quant à de jeunes mariés dont le cœur aurait succombé de plaisir. ... Je ... Me voilà bien présomptueuse. Elle baisse le regard, un instant. Et sa voix qui semblait se refaire une petite santé, sans toutefois parvenir à totalement faire disparaitre ce petit éraillement ! Le lit est dans un bel état ... Tout comme mes cheveux, j'en suis sûre, si j'en juge par les tiens !
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Mer 7 Déc - 9:51

Si un jour l’on m’avait dit que je finirais marié à l’une des princesses du Roc, autant le dire tout de suite, j’aurais probablement éclaté de rire et demandé à mon interlocuteur s’il n’avait pas abusé du vin de la Treille. Entre l’affection toute fraternelle qui me liait à Nymeria et cette distance qu’il y avait entre Megara et moi, l’ainée des deux sœurs vivant dans un univers bien à elle dans lequel je n’avais pas particulièrement envie de trouver une place, cette idée était tout bonnement inconcevable. Sans compter le fait que ma famille, aussi fidèle soit-elle, n’avait pas le moins du monde la prétention de pouvoir briguer une telle union.

Et pourtant, en quelques mois, bien des choses ont changé. J’ai parfois le sentiment que tout a commencé lorsque j’ai demandé à Lyman de l’accompagner dans le Nord, pour son mariage, pour affronter  ce qui l’attendrait là-bas. Et que, depuis, tout s’est bousculé. Au point d’apprendre pourquoi l’une des plus belles princesses de Westeros ne pouvait être envoyée au loin et contracter un mariage qui ferait d’elle une reine, pourquoi il fallait la confier à un homme capable d’avoir les épaules pour garder ce secret et de veiller sur elle.

Si, en la voyant dormir de la sorte, je n’ai aucun doute quant à mon envie de veiller sur elle et d’être à ses côtés, j’avoue pourtant appréhender particulièrement le fait d’avoir réellement les épaules pour porter ce fardeau sans en ressentir une certaine amertume. Non que je sois déçu d’avoir eu à l’épouser, quand bien même l’idée de m’unir à quelqu’un d’autre m’avait stupidement effleuré il y a quelques mois, mais je crains de ne pas être à la hauteur. Pour elle. L’espace d’un instant, j’ai envie de la réveiller pour lui dire que je ferais tout ce que je peux et que j’espère qu’elle ne m’en voudra pas si j’échoue, qu’elle ne s’en voudra pas d’avantage. Mais je chasse cette idée alors que mon regard se perd dans la contemplation de sa silhouette et que, surtout, elle commence à se réveiller et à vouloir sembler jouer à un jeu des plus étranges.

Sa réaction quand je finis par ouvrir les yeux et par souffler quelques mots m’arracher un sourire amusé. La façon toute instinctive qu’elle a d’apprécier ce simple contact avec ma joue ne peut que me plaire et me rassurer sur le fait qu’elle n’est donc, pour l’heure, toujours pas opposée ou déçue de cette union. Et je souffle, d’un ton léger, mon regard toujours ancré dans le sien.

"Puis-je savoir ce qui te fait sourire de la sorte ma dame ?"

J’avoue, je ne lui laisse guère le temps de répondre alors que mon sourire s’agrandit quand je la sens frissonner à notre baiser. La satisfaction que j’éprouve en cet instant est si nouvelle et si différente de ce que je peux ressentir en temps normal que je ne peux qu’être troublé. Mais je ne m’appesantis pas vraiment sur cette sensation alors qu’elle finit par prendre la parole. Et sa voir légèrement éraillée a quelque chose de particulièrement plaisant. L’espace d’un instant, je m’imagine aisément les bruits de couloir qui commencent déjà à circuler, surtout si certaines oreilles ont trainé près de notre porte la nuit dernière. Ce qui a dû arriver, à n’en pas douter.

"… ah oui, bonjour Meg. Je manque à la plus élémentaire des politesses."

Je la fixe, malicieux, avant de rester quelque peu interdit quand elle ose m’embrasser à son tour. Voilà qui me permet de balayer l’idée qu’elle pourrait être gênée de ce que nous avons pu faire cette nuit ou sur le fait qu’elle n’apprécie pas mon contact. Ma main glisse alors dans sa chevelure alors que je lui rends son baiser avec envie avant que je ne me prenne une petite inspiration et que je la laisse de nouveau parler, mes doigts glissant sur sa peau avec légèreté.

"Sait-on jamais. Tu aurais peut-être souhaité que ce soit quelqu’un d’autre qui se réveille à ma place. Je sais que j’ai beaucoup moins de charme que Nymeria, il est vrai. Et je suis heureux qu’après cette nuit, tu n’aies pas déjà envie d’ouvrir ta couche à un autre…"

Et je ne peux m’empêcher de rire au reste de ses propos, attrapant doucement son menton pour relever ses yeux alors que je la fixe, le regard pétillant d’un amusement que je ne cherche même pas à cacher.

"Et bien, cela voudrait-il dire que tu as passé une bonne nuit ? J’ai également entendu parler de ces rumeurs et des hommes que l’on pourrait presque qualifier de chanceux de mourir de la sorte. Mais il aurait été dommage de succomber avant d’avoir l’occasion de recommencer et s’assurer de la pérennité de ce plaisir non ?"

J’effleure de nouveau ses lèvres avant d’arquer un sourcil et de poser une main dans mes cheveux, les ébouriffant probablement encore davantage.

"Je ne vois absolument pas de quoi tu parles concernant mes cheveux. Quant à toi… disons que le terme de lionne te sied particulièrement bien en cet instant précis. Mais qu’il te rend on ne peut plus désirable."

Je baisse les yeux un instant, regardant le lit dont toutes les couvertures ou presque sont au sol, ainsi que la multitude d’oreillers qui l’ornaient avant que nous ne nous installions pour la nuit.  

"Il est vrai que le lit a peut-être un peu souffert mais aurais-tu préféré qu’il en soit autrement ? Et je suis persuadé que nous pourrions faire encore mieux. Ou pire. Tout dépend du point de vue duquel on se place."

Finalement, je suis bien moins gêné que je pensais l’être. Il faut dire que son attitude m’aide à me donner l’impression que je gère plutôt bien la situation. Ce n’est qu’une impression, je le sais bien, mais, pour l’heure, inutile de trop tergiverser non ?


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Dim 11 Déc - 0:46

Pendant toutes ces années, Megara avait dû rogner sur sa personnalité naturelle, et en montrer une autre à la face du monde. En somme, rien de bien surprenant pour une princesse, qui se doit de garder une certaine aura, que ce soit de mystère ou de puissance. Une princesse, cela ne devient pas amie avec tout le monde, nul ne doit être en mesure de penser la connaître parfaitement, surtout quand on émanait d'une classe sociale bien plus basse que la sienne dans la hiérarchie. Il n'en demeurait pas moins que Megara faisait clairement la différence entre le jeu de dupe et de masque qu'emprunte ordinairement une princesse et le jeu auquel elle, elle avait dû se livrer, si l'on peut réellement parler d'un jeu. Car derrière les portes closes, ou hors de la salle du trône, loin du regard du plus grand nombre, elle n'avait pas réellement pu fendre la carapace, abaisser le masque, se débarrasser de tous ces jeux d'ombre et de lumière pour pleinement être elle-même. Cela lui avait été impossible, entre autres parce qu'elle n'aurait probablement pas eu la force de se réarmer face au monde, une fois de nouveau exposée en plein jour. Alors ... Alors, elle n'avait pu être elle-même pendant si longtemps. Elle n'avait pas pu oser, ni même se laisser aller, emprunter ces petits chemins de traverse qui étaient siens, avant tout cela, et qui permettait aux siens de voir en elle autre chose qu'une princesse parfaite. Elle avait un petit humour bien corrosif et grinçant, était en mesure d'avoir de bonnes répliques, aussi, et de cerner les petites failles pour y appuyer de temps à autre, avec amusement et bienveillance. Tout ceci, et tant d'autres choses, elle avait dû le garder au fond d'elle, l'enfermer dans un coffre intérieur, à double tour. Et depuis son mariage, ou plutôt depuis l'annonce de ses fiançailles, c'était comme si la malle aux trésors s'entrouvrait progressivement, brisant les maux, les tabous, et ramenant à la surface de vieilles et douces habitudes perdues. Et présentement, c'était Gareth qui en faisait les frais, ou plutôt qui se trouvait être témoin privilégié de tout ce renouveau. Comme s'il observait une fleur qui s'entrouvrait enfin à la lumière du jour ... Et encore une fois, voilà qu'elle digressait quelque peu, mentalement, en employant de bien étranges comparaisons de faune et de flore !
    Je pensais simplement au fait que certains de mes réflexes sont des plus semblables à ceux d'une lioncelle. Ce qui n'est pas sans me faire sourire, effectivement, étant une jeune Lannist...
Profite-t-il du fait que, souriante, elle lui entrouvre déjà la voie, ou bien cela tient-il plus simplement de l'envie simple et basique de l'embrasser, là, tout de suite, maintenant ? Dans le fond comme dans la forme, Megara n'a cure de la bonne explication. Y a-t-il réellement besoin d'explications en chaque instant ? Il était arrivé bien des fois à Nymeria de gentiment la tancer en lui conseillant de moins réfléchir, et de plus profiter de l'instant, alors disons que, pour une fois, l'aînée suivait la voie de la cadette ! Elle profite de l'instant présent, et elle se saisit même de l'opportunité d'oser. Oser ! ... Voici quelque chose de plus à ajouter à la longue liste des choses dont elle se prive depuis plusieurs années ... Elle en a autant eu envie, de l'embrasser à son tour, que de frissonner encore plus, de cette façon, après l'avoir entendu l'appeler Meg et non Megara. Dans sa bouche, cela est si ... Si pétillant, si intime, aussi, et sans savoir trop expliquer le pourquoi du comment, cela éveille une douce chaleur, calme, apaisante, confortable, en plein cœur de la jeune femme. Une chaleur qui lui donne envie de s'en entourer toute entière, comme les chatons s'entourent dans les couvertures et y font des roulez-boulez. Mais Megara a tout de même plus de classe et de retenue qu'eux, quand même ! Et ses doigts, contre sa peau, sur sa peau ... Fort heureusement pour elle, Megara n'a pas à lui expliquer tout ce qu'elle ressent, physiquement, en cet instant même, car elle en rougirait d'avance, et ne saurait pas forcément trouver les mots adéquats, qui vont au plus juste. Ce qui serait tout à la fois frustrant et embarrassant. Car une princesse n'est-elle pas censée toujours savoir s'exprimer au mieux, ne jamais rester sans voix, et toujours trouver les mots justes ? Un instant, cependant, elle sent une pointe d'inquiétude percer son cœur, face à sa question. Pourquoi s'inquiétait-il de savoir si elle en espérait un autre à ses côtés, au réveil ? Et s'attendait-il à ce qu'elle passe déjà à un autre, à ce qu'elle ne puisse déjà plus se contrôler et qu'elle renoue avec toutes ces choses qui ont contraint sa mère et son frère à la marier à Gareth ? Elle tente bien de se justifier, de s'expliquer, sans trop faire transparaître son inquiétude, son malaise, ou le fait qu'elle craigne de se faire taper sur les doigts, mais visiblement, son jeune époux était loin d'avoir eu à l'idée quoi que ce soit en lien avec cette tare qui est la sienne. Tout le contraire, même, visiblement, ce qui rassure tant Megara qu'elle aurait tout à fait pu soupirer de soulagement, ce qu'elle ne fait pas, sachant se tenir, et désirant au mieux ne pas mettre la puce à l'oreille de Gareth. Elle regretterait tant de ramener quelque once de malaise entre eux si tôt après leur cérémonie de mariage et leur première nuit ensembles.
    Non, je ne souhaitais nul autre que toi ... Et te comparer à Nymeria ne mènera à rien : elle sera toujours au-dessus de tous, à mes yeux, du moins jusqu'à ... Elle se stoppe brutalement, avant de se saisir de l'une de ses mains, et de la placer entre les deux siennes. Tes mains sont bien plus douces que je ne le pensais, compte-tenus du fait que tu as été formé aux armes, et à la guerre ... Elle effleure du doigt l'intérieur de la paume de Gareth, non sans froncer le nez, presque imperceptiblement. Grand-Mère Arcissia a essayé de m'apprendre à lire les lignes de la main, plus jeune, mais je crains de ne pas forcément croire en une totale prédestination, et donc ne pas avoir été la plus assidue des élèves ...
Bien sûr qu'elle avait encore un fort penchant pour les histoires où tout finissait bien, où la princesse et le preux chevalier vivaient heureux jusqu'au crépuscule de leur vie, entourés de leurs enfants, des enfants de leurs enfants, et éventuellement des enfants des enfants de leurs enfants. Elle était encore naïve et crédule en ces choses là, mais dans le même temps ... Dans le même temps, elle refusait de croire qu'un être, né sous des hospices quelque peu enténébrées, ou qui connaissait actuellement bien des tournants, était condamné à subir ce même sort jusqu'à son trépas. Sans doute parce qu'elle se sentait concernée par tout cela, et qu'elle ne souhaitait pour rien au monde que, dépravée un jour, elle le soit pour toujours. Les Sept entendraient sûrement un jour ses prières, et finiraient bien par y accéder, non ? Ils laissaient vivre, festoyer et se rire de tous des êtres tels que Harren le Noir, alors que, elle, elle devait subir leur courroux ... Fort heureusement, le regard pétillant de son époux lui fait perdre pieds concernant toutes ces préoccupations là, lui tirant, sans qu'elle ne s'en rende compte, un doux sourire sur les lèvres. Ainsi qu'une teinte de rosissement supplémentaire sur les deux joues ! Parler si franchement de tout ceci, de toutes ces choses qui touchent à la sexualité, c'était encore si nouveau pour elle, bien qu'elle ne soit plus techniquement novice en ce domaine depuis bien longtemps ! Mais cela n'y changeait rien : dans son éducation princière, contrairement à Lyman, il n'y avait eu nul apprentissage dans des tavernes et auprès des soldats de quelques plaisanteries salaces et dépravées.
    Je pense que ma gestuelle corporelle et la façon dont s'empourpre sans nul doute mon visage sont suffisant pour que tu ais ta réponse ... Je ne me rappelle même plus m'être endormie ... Cependant, un instant, bien malgré elle, et de la façon la plus candide et naturelle qui soit, elle écarquille quelque peu les yeux. Parce que tu peux déjà recommencer ?! J'ai pourtant entendu deux de mes servantes discuter du fait que, chez un homme, l'endurance avait pour prix la nécessité de devoir attendre au moins un jour avant de pouvoir recommencer !
Oui, sans doute sa candeur ne pouvait-elle s'empêcher de pointer le bout de son nez pour se rappeler au bon souvenir de Gareth et de Megara elle-même, mais la jeune femme espérait que cela ne pousserait pas son époux à se demander si elle n'était pas plus jeune qu'elle le laissait à penser. Ses yeux ne peuvent cependant s'empêcher de pétiller de plus bel lorsque leurs lèvres entrent de nouveau en contact, et qu'il lui affirme qu'elle était encore très désirable, malgré le manque de soin de sa coiffure ! Se mordillant légèrement la lèvre inférieure, Megara ne put s'empêcher de sentir poindre une douce chaleur en elle. Il y avait comme un petit goût particulier sur ses lèvres, sans doute celui de Gareth. Et elle devait entièrement faire confiance en son époux concernant sa propre coiffure. Les appartements royaux de ses parents étaient équipés d'un grand miroir, juste au-dessus du lit, bien accroché au plafond. La légende familiale voulait qu'il ait été installé là par Lann lui-même, ce fieffé petit coquin. Un attribut décoratif que ne possédait pas les appartements de Megara, bien que plusieurs miroirs soient disposés dans la chambre, mais hélas présentement trop loin pour que la princesse observe son propre reflet dans l'un d'eux. L'ampleur du désastre capillaire, s'il s'agissait vraiment d'un désastre, était donc seulement visible par Gareth. Et Megara devait donc lui faire confiance sur ce point. En parlant de désastre ... L'état de la chambre ? ...
    Non, comme ça, c'est ... Vivant ? ... Je ne suis pas une obsessionnelle de la symétrie et de l'ordre, de toute façon. Et puis les draps sont changés tous les jours ... Et je ne suis pas frileuse. Posant le regard sur lui, après qu'elle se soit légèrement redressée sur un coude pour observer les environs jonchés de draps, d'oreillers, ainsi que des deux traversins d'ordinaire calés contre la tête de lit, Megara reste légèrement interdite, lèvres quelque peu entrouvertes. Ainsi donc, Gareth était réellement capable de de nouveau la faire voir les cieux ? Suis-je obligée de choisir entre mieux et pire ? Ne puis-je pas tout avoir à la fois ? ... Son souffle s'est quelque peu accéléré, donnant un léger mouvement à sa poitrine ainsi qu'à son torse. De nouveau Megara prend conscience de ce corps qui est le sien, dénudé, n'étant visiblement parvenu qu'à garder autour de son cou ce collier à tête de lion, emblème des Lannister, alors que sa chevelure est dans un état bien peu ordinaire, et que ... Gareth n'était guère mieux, mais elle ne faisait aucun cas de la moindre gêne qu'elle aurait bien pu ressentir en un autre temps, en un autre lieu.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Mer 14 Déc - 10:08

J’aurais pu dire sans trop me fourvoyer que les échanges que j’avais pu avoir avec Megara avant notre mariage m’avaient déjà mis sur la voie quant au fait que nous pourrions avoir une complicité et une proximité réelles. Mais, autant me l’avouer, j’étais loin de me douter que notre union pourrait démarrer sous d’aussi bonnes auspices. Je ne me leurre bien évidemment sur le fait que tout sera bien moins évidemment dans les temps à venir mais je ne peux tout de même pas m’en empêcher d’être plutôt optimiste quant à la suite des évènements. C’est bien entendu sans compter sur le mal qui peut la ronger et dont je ne sais pas encore grand-chose mais, dans l’immédiat, autant dire que je m’en moque alors que je l’observe, le regard pétillant et sans masquer le plaisir que j’ai à l’avoir à mes côtés en cet instant.

La jeune femme que je commence à entrevoir sous le masque de Princesse qu’elle porte depuis des années et qu’elle ne laisse jamais ou presque de côté continue de me plaire, à n’en pas douter, alors que je songe aux dernières heures que nous avons passées ensemble. Et les quelques marques d’affection dont je fais preuve alors que nous ouvrons à peine les yeux ne sont ni feintes ni forcées. Quand bien même je savais l’attachement que j’ai pour elle réel, je ne pensais pas que cela pourrait prendre une telle tournure. Quant à savoir si cela va perdurer ou non, voilà une question que je n’ai pas vraiment envie de me poser dans l’immédiat, alors que mon regard s’attarde dans la contemplation du corps de la jeune femme qui est désormais la mienne.

Je ne lui laisse guère le temps de finir sa phrase que je l’embrasse avec un curieux mélange de douceur et d’envie. Avant de laisser filer un léger rire à ses propos, mes lèvres toujours contre les siennes.

"Je crois que je t’ai interrompue. J’aimerais dire que j’en suis désolé mais je t’avoue qu’il n’en est rien. Tu es beaucoup trop jolie pour que je n’aie pas envie de t’embrasser. Mais il est vrai que tu as certains réflexes dignes de ces félins. Comme de te rouler en boule tout contre moi une fois endormie. Voilà qui était des plus charmants."

J’essaie de ne pas prêter attention à l’inquiétude sournoise qui guette malgré tout, malgré cette envie que j’ai de la garder contre moi et d’oublier quelques instants nos obligations ou encore cet avenir pour le moins difficile qui nous attend. Probablement parce que, l’espace d’une seconde, je me demande si elle est assez comblée pour ne pas avoir envie d’un autre, sans savoir si cela viendrait d’elle ou de ce mal qui la ronge. Mais je chasse cette pensée, me contentant de sourire à sa réponse, alors que je suis ses mouvements des yeux, curieux.

"Il est vrai que rien ne pourra égaler ta relation avec Nym’. Et je n’en ai pas la prétention. Mais puis-je au moins m’imaginer qu’elle ronfle ? Je pourrais gagner sur l’un des tableaux. Et jusqu’à… ?"

J’ai un sourire amusé quand elle reprend, jetant un regard à nos mains, remarquant pour la première fois à quel point la sienne peut être blanche, presque translucide, en comparaison des miennes. Je rétorque alors, non sans malice.

"Ne le dis pas trop fort, les gens seraient encore capable de lancer des rumeurs sur le fait que les ouestriens de la cour ne font rien de leur dix doigts. Mais si tu les compares aux tiennes, tu verras vite la différence. Et dis-moi, qu’est-ce que ta grand-mère aurait pu démêler de ces lignes ? Outre le fait que je sois marié à la plus ravissante des princesses qui soit cela va sans dire. J’ai du mal à croire que toi, tu aies pu être une élève dissipée."

La voir sourire et surtout rougir ne fait qu’accentuer mon propre sourire alors que je porte sa main à mes lèvres pour l’embrasser. Si je ne peux m’empêcher de prendre une mine pour le moins satisfaite lorsqu’elle reprend la parole, je peux encore moins retenir l’éclat de rire qui me vient spontanément face à cette candeur dont elle fait preuve. Il me faut quelques instants pour reprendre un semblant de contenance mais je m’y emploie, me faisant aussi sérieux que possible pour ne pas qu’elle s’offusque de ma réaction. Alors je souffle, mon regard accrochant le sien.

"Je peux déjà recommencer oui. Et j’en ai très envie. Je ne saurais dire où tes servantes ont pu pêcher leurs informations mais je te garantis qu’elles sont totalement erronées. Il nous faut attendre, c’est certain, mais pas aussi longtemps. Et encore moins avec une femme telle que toi dans son lit."

Si je continue de sourire, mon regard s’est tout de même fait un brin plus sérieux tandis que je reprends, remettant une mèche de ses cheveux en place et mes doigts glissant doucement le long de sa mâchoire.

"Je ne m’engagerais pas sur le fait que ta gestuelle parle pour toi, ce serait un peu… présomptueux non ? Mais pour ce qui est des joues rouges, force est de constater qu’elles ont pris une teinte des plus agréables à regarder."

Je ne peux quand même pas m’empêcher de laisser filer de nouveau un rire, même si je commence à me perdre pour de bon dans son regard. Si je ne me préoccupe guère de la mine que nous devons avoir, il n’en est pas de même pour elle et sa réaction m’amuse alors que je tente vaguement d’aplatir quelques-unes des mèches folles que je vois poindre sur mon front.

"Vivant… voilà un terme qui me plait. Et puis, de toute façon, l’ordre et la symétrie n’ont rien à faire dans une chambre nuptiale tu ne crois pas ?"

Je fronce alors légèrement les sourcils, mes doigts filant le long de son épaule sans même que j’y prenne garde alors que je reprends, d’un ton plus doux.

"En parlant de draps… rappelle-moi que je dois mettre en place un petit subterfuge afin que personne ne puisse émettre le moindre doute quant à ce qui a pu se passer cette nuit. Je n’ai pas envie que les rumeurs circulent à ton propos."

Je laisse filer un instant de silence avant d’attraper le drap qui la recouvre à peine pour l’en débarrasser avec un sourire en coin.

"Pas frileuse hein ? Je vais devoir m’en assurer ma dame.  Quant au fait de choisir… non, tu n’es pas obligée. Surtout si tu veux tout avoir. C’est vraiment le cas ?"

Le regard que je lui jette en cet instant parle pour moi, à n’en pas douter. Et pourtant, j’attends son assentiment, ne voulant pas la brusquer alors qu’elle semble à peine être vraiment à son aise. Après tout, nous avons tout le temps du monde.


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Lun 19 Déc - 2:16

Il était de bon ton et de bon aloi de ne pas couper la parole aux gens. Cela ne se faisait tout simplement pas. Car ce n'était pas poli. Et ce n'était pas courtois, ni même agréable. Les convenances exigeaient que la parole soit laissée à celui qui l'avait avant de pouvoir s'en emparer soi-même une fois le discours achevé. Du moins les choses étaient censées fonctionner ainsi, et il y avait bien sûr mille et unes raisons qui faisaient que, dans la majorité des cas, cette simple règle de politesse et de diligence n'était pas respectée. Cependant ... Cependant, une telle situation ne s'était que peu présentée pour Megara, du moins n'avait-elle été que très rarement coupée en pleine phrase. Sans doute parce qu'en tant que Princesse, on la laissait toujours finir de dire ce qu'elle avait à dire ou ce qu'elle désirait dire. Sans doute aussi parce que, contrairement à ce que son retrait et son isolationnisme pourraient laisser à penser, depuis toutes ces années, Megara était loin d'être dépourvue d'intelligence. Dès lors, elle ne parlait jamais à tord et à travers, et ses formulations étaient assez souvent pertinentes et bien faîtes. Ses raisonnements avaient du sens, et même lorsqu'elle se trompait, c'était plus par méprise et naïveté plus que par ignorance et prétention abusive. Elle ne se mêlait pas de ce qui ne la concernait pas, même si elle prenait tout de même un temps soit peu la peine de s'y intéresser, pour enrichir ses connaissances, apaiser sa curiosité, et demeurer assez ouverte d'esprit. En ne se mêlant pas de ce qui ne la concernait pas, elle s'abstenait donc également d'ouvrir la bouche pour dire des sottises. Et, hiérarchiquement, les seules personnes en mesure de lui couper la parole à bon escient et en plein droit, c'étaient ses parents, ainsi que son frère et sa sœur. Ce qu'ils n'avaient que très rarement faits, pour toutes les raisons précédemment évoquées. Cependant ... Cependant, se faire couper la parole, ou plutôt se voir réduite au silence d'une façon aussi délicieuse que celle que lui proposait Gareth, c'était comme ... Comme sentir tout contre sa langue, et à la surface de la pulpe de ses lèvres, un goût de reviens-y, comme on dit. De quoi instiguer une lueur rêveuse dans son regard, ne serait-ce que pendant quelques secondes, car en cet instant fugace, Megara perd sans doute quelque peu pied avec la réalité. Ne sachant trop où elle était, et ce qu'elle était sensée pouvoir pleinement ressentir en tout état de cause, sans s'en sentir honteuse ou abusive dans son sentiment.

Et Gareth, décidément, continue de ne rien faire pour atténuer les choses, ses paroles où il distillait quelques compliments étant grandement responsables de cette situation. Encore une fois, Megara, en tant que Princesse, avait l'habitude d'être flattée, mais il ne s'agissait alors, la plupart du temps, que de paroles certes fondées, mais surtout très intéressées. On espérait quelque chose d'elle, ne serait-ce qu'un regard, parfois, ou une réaction, ou une inclinaison de sa part à parler de vous en bons termes auprès de ses parents ou même auprès de son frère dans une moindre mesure. Les vrais compliments, elle estimait ne pouvoir décemment les recevoir que des siens, et chez les Lannister, on a beau s'aimer et être très liés parfois, on ne tombe pas non plus dans l'affection et la protection à outrance. La vie n'est en effet pas faîtes que de plaisirs, et Jordane avait ainsi jugé de bon ton que ses enfants en soient parfaitement conscients, qu'ils savent voir en sa dureté et ses exigences une marque d'affection bien plus considérable que toute embrassade et que toute douce parole au creux de l'oreille, venant de sa part. Megara appréciait donc les paroles de son époux, sans doute plus qu'elle ne le devrait, par pur narcissisme, sans doute. Ce qui ne l'empêchait pas de ne pas forcément trop savoir comment réagir, car tout ceci était nouveau, pour bien des raisons. Le manque de réelle habitude, le fait que ces paroles proviennent de son époux, alors que, hier encore, elle n'était pas mariée, et puis aussi le fait que ces compliments portent sur sa beauté, alors même que, présentement, elle les recevait en étant nue, auprès d'un homme non moins nu ! La Princesse du Roc devait alors quelque secouer la tête de gauche à droite, doucement, comme pour se remettre les idées en place, et avoir quelques secondes pour reprendre souffle et contenance avant de répondre à son époux.
    Méfie toi, à trop t'entendre me flatter, je risque d'y prendre goût ... Et je dois avouer que c'est assez vilain de me faire perdre mes moyens ... Quant à apprendre qu'elle s'était roulée en boule contre lui ... D'ordinaire, c'est un traversin qui occupe cette place qui fut visiblement la tienne cette nuit. J'ignore ce que cela traduit de ma personnalité brute et primaire, mais ... Si cela te fut charmant, j'imagine que je n'aurai pas à aller contre cette nature profonde ! Quoi qu'il en était, jamais Megara ne s'était retrouvée dans une telle situation les quelques fois où elle avait partagé le même lit que Nymeria. Sans doute parce que, même dans son sommeil, elle était parfaitement consciente du fait que sa cadette était trop remuante pour qu'une telle position tienne la route ! D'ailleurs en parlant de Nymeria ... Non ... Non, désolée de te décevoir, sincèrement, mais ma sœur a suffisamment de distinction pour ne pas ronfler ! ... Par contre, elle a tendance à frapper, pendant son sommeil, à coups de mouvements de bras incontrôlés, ou de coups de pieds ensommeillés ! ... Mais parait-il qu'il m'est arrivé de la griffer. Enfin, c'est ce qu'elle dit : j'ai toujours soutenu qu'elle s'infligeait elle-même ces griffures ! De vraies petites lionnes, en effet ! ... Et ... Et elle s'interrompt un instant, prenant son courage à deux mains et plongeant son regard dans le sien, en toute franchise, en toute honnêteté, mais pas forcément consciente qu'elle lui offre ainsi une entrée directe sur son âme. Et les lionnes, cela est entre autres destinées à veiller sur leur portée avec férocité et ardeur, à faire passer ses lionceaux avant tout le reste, avant tous les autres ...
Il est très étrange pour elle de se livrer ainsi, mais Gareth a entrouvert le coffre, et Megara ne peut empêcher toutes ces révélations, toutes ces explications de filtrer à travers les interstices. Sans doute parce qu'une part d'elle ne le veut pas, cédant à la facilité. Cette part d'elle qui a pleinement conscience du fait que Gareth tient bien trop à son amitié et à sa connivence avec Lyman pour la heurter et la blesser, elle. Pour la trahir en révélant à tous ses secrets. Pour la prendre en tant que sujet de moqueries et de dégoût. Peut-être qu'il joue très bien son jeu, mais présentement, elle n'en a cure. Elle s'est tenue sur ses gardes pendant si longtemps ... Pendant toutes ces années, elle a dressé entre le monde et elle bien des murailles, alors qu'elle s'enfermait à double tour, chaque seconde un peu plus, pour fuir toutes les potentielles attaques, pour se prémunir des menaces extérieures, et pour se protéger elle-même de ses propres dérives, erreurs et errances, bien que le résultat aurait pu être bien plus perfectible concernant ce dernier point. Se livrer à Gareth, sur trois fois rien, sur toutes ces petites choses à côté desquelles il est sûrement passé parce qu'ils n'étaient pas proches, parce qu'ils n'évoluaient pas ensembles, mais à côté l'un de l'autre, leurs pas se frôlant et leurs regards ne s'attardant jamais bien trop l'un sur l'autre, et bien c'est si facile, si simple, si aisé, aussi. Sans doute Megara manque telle de courage et d'audace, mais son audace et son courage à elle, c'est d'aller à rebours, à contre-courant. De cesser de continuer à emprunter les mêmes habitudes. A oser. A tenter. A se laisser aller, tout simplement.
    Je crains que tu ne puisses comparer mes mains et les tiennes. Je suis une femme, une princesse, de surcroit. La plus dangereuse des armes que j'ai sans doute manié, c'est l'aiguille ! Et encore une fois, Megara ne peut s'empêcher de sentir des papillons envahir le creux de son ventre en entendant Gareth continuer de jouer de son charme et de ses belles paroles, ce qui la pousse à fermer les yeux et à se mordiller la lèvre inférieure, non sans secouer la tête, amusée. Grand-Mère Arcissia lirait sûrement que tu as l'art et la manière de me faire rougir, ainsi que de me faire si délicieusement sombrer dans le sommeil sans que je ne m'en rende compte ! ... Crois moi, j'aime ma grand-mère, vraiment, mais ... Je ne sais pas, je trouvai que tout ceci tenait parfois bien trop de la fatalité plutôt que de la destinée, comme s'il était impossible de modifier son destin ... Et face à la suite de ses candides paroles, le voilà qui rit, ce qui laisse un instant Megara dans l'hésitation et l'incertitude quant à savoir comment réagir, restant alors bouche légèrement entrouverte, regard chargé de jeunesse et d'innocence. C'est impressionnant ... Je veux dire, c'est impressionnant de ... Enfin ...
Un instant, elle place ses deux mains sur son visage, pour le dissimuler à la vue de Gareth, alors qu'elle s'embrouille quelque peu dans des paroles dont elle ne sait trop elle-même ce qu'elles sont censées dire et signifier. Telle une enfant, elle entrouvre finalement les doigts pour pouvoir le regarder, avant de laisser retomber ses mains par devant elle. Elle ne parvient cependant pas à totalement reprendre contenance dans l'immédiat, entre son regard chargé d'innocence et de jeunesse, et ses joues qui s'empourprent, et qui s'empourprent, encore et encore, alors que cette main contre sa joue est accueillie avec un frisson et une nouvelle vague d'agréable chaleur, tout comme la suite de ses paroles. Ordre et symétrie ? Chambre nuptiale ? Concordance et accords ?
    Je suppose qu'ordre et symétrie ne peuvent effectivement qu'entrer en conflit avec certaines situations ... Elle est captivée par son regard, sans doute plus qu'elle ne devrait l'être, alors que, de la pointe de ses cheveux jusqu'à ses orteils, elle se sent de plus en plus planer, partiellement là et déjà ailleurs. Partiellement encore maitresse de ses émotions, et d'ores et déjà submergée par bien des envies et des désirs. Mère ne laissera sûrement pas n'importe quelle lingère s'occuper de nos draps, mais plus de précautions valent mieux qu'aucune ... Mais si cela doit être fait, alors cela doit être au plus proche de la réalité. Si subterfuge il doit y avoir, j'aimerai qu'il repose sur ma collaboration à moi aussi. Oui, elle est physiquement présente, mais progressivement, ses pensées sont ailleurs. Ou plutôt bel et bien ancrées dans l'instant présent, mais aussi orientées vers les instants à venir, ou tout du moins ceux qu'elle appelle de ses vœux, bousculée et conseillée par la foule de sensations qu'elle peut d'ores et déjà ressentir. Plus par réaction réflexe que parce que, brusquement, débarrassée de ce dernier drap, elle reprend pied à la réalité et prend conscience de son entière nudité, Megara recouvre sa poitrine de l'un de ses deux bras mais son regard va à l'encontre de ce geste sous-entendant la pudeur. J'évite les paroles inconsidérées et superflues ... Je ne veux que ... Je ne veux que ce que tu as à m'offrir, cher époux ...
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Mer 21 Déc - 14:31

Flatter Megara est encore plus facile que je l'imaginais. Et, pour être parfaitement honnête, cela va même bien au-delà de ça. Je n'ai même pas à vraiment réfléchir aux mots que je souhaite prononcer qu'ils viennent seuls, sans que je cherche à me faire charmeur ou à la séduire. Je ne sais si c'est son cas mais, me concernant, elle a réussi à me captiver bien plus que je l'aurais cru. C'est probablement pour ça qu'il m'est aussi aisé de dépasser des limites que je ne devrais en aucun cas franchir avec une dame de son rang. Mais pour l'heure, elle est mon épouse avant tout le reste. A savoir si cela continuera après cette nuit ou pas, c'est une autre affaire que je me chargerais d'étudier lorsque ce sera le moment. Pour l'heure, je me contente d'oublier qu'elle est Lannister et de savourer la présence de Megara.

Je ne peux m'empêcher de la dévorer des yeux et de me faire amusé à ses remarques et à la légèreté de notre discussion. Dire que je suis soulagé que les choses se passent aussi bien est un doux euphémisme et je me surprends à vraiment apprécier cet instant, encore plus que ce que j'aurais soupçonné.

"Je ne te flatte pas dame mon épouse. Je me contente d'énoncer des faits. Voilà qui est bien différent tu ne crois pas ?"

Mon sourire se fait plus large quand elle continue et je jette un regard sur le coté, comme pour chercher le dit traversin avant de souffler un rire et de hausser les épaules, attrapant une mèche de cheveux avec laquelle je joue l'espace d'un instant.

"J'espère que ma compagnie est plus appréciable que celle d'un traversin. Si ce n'est pas le cas, aies la bonté de me mentir et de me dire que si. Mon égo ne s'en remettrait pas. Mais oui, ta présence tout contre moi a été des plus agréables. Presque autant que le reste de notre nuit. Et tu es la bienvenue pour le refaire autant que tu le voudras, mes bras t'accueilleront avec un plaisir non feint."

Et je secoue la tête, grimaçant quand elle évoque Nymeria avant de rire à nouveau, la fixant avec une curiosité amusée. J'ai l'impression d'en apprendre plus sur elle en quelques échanges qu'en toute une vie passée non loin d'elle. Voilà qui est à la fois surprenant et plaisant, alors que je découvre une femme que j'apprécie particulièrement.

"Quel dommage, j'aurais adoré dire à Nym que je savais qu'elle ronfle. Mais j'ai toujours su qu'elle avait tendance à frapper même les plus charmantes personnes qu'elle peut croiser, éveillée ou non. Regarde le nombre de coups que j'ai pu prendre de sa part. Enfin, il semblerait que tu ne sois pas en reste et…"

Je me fige un instant au reste de ses propos, cillant quand elle parle de lionceaux et mon sourire se faisant plus doux. J'effleure alors sa joue, mon regard restant accroché au sien alors que je réponds, dans un murmure.

"Et j'ai hâte de te voir avec tes… nos lionceaux. Je ne suis peut-être pas Lannister mais je ferais aussi tout ce qu'il faut pour veiller sur vous."

Et, l'espace d'un instant, j'oublie vraiment les raisons premières de ce mariage qui ne m'a guère enchanté. Seule compte la jeune femme qui me fait face, aux joues qui rougissent et au sourire qui ne fait que me charmer un peu plus. Voilà qui pourrait sembler bien mièvre et bien idiot de croire que tout peut s'arranger et bien se passer uniquement parce que nous semblons bien nous entendre et que la nuit que nous avons passée a été plus qu'agréable. Et pourtant, je me surprends à y croire, même un peu. Demain, dans quelques jours, quand nos esprits seront un peu moins échauffés par nos ébats et par la découverte de nos deux personnalités, les choses seront peut-être différentes. Ou pas, je ne saurais le dire et, dans l'immédiat, je m'en moque totalement.

J'esquisse un sourire amusé alors que nos mains se mêlent et qu'elle examine les miennes.

"Crois-moi, une aiguille bien placée peut s'avérer des plus dangereuses. Mais la douceur de tes mains n'a effectivement rien de comparable aux miennes il est vrai. Et je me demande à quel point il est inconvenant de dire que j'apprécie tout particulièrement leur contact, il faudra me le dire."

Je lui décoche un clin d'œil malicieux avant de reprendre, d'un ton toujours amusé.

"Ta Grand-Mère pourrait aussi dire qu'il est aisé de te complimenter, ce n'est pas vraiment un exploit. Mais je suis content de savoir que tu apprécies tout ça. Quant au reste… " Ma voix se fait plus douce alors que je porte sa main à mes lèvres et que je l'embrasse. "Je pense qu'il n'y a pas de fatalité et qu'il est possible d'influer sur son destin. Nous ne serions probablement pas dans ce lit si ce n'était pas le cas."

Sa réaction quand je réponds à son interrogation ne peut que déclencher un autre rire, quand bien même je la fixe avec une tendresse non feinte. J'attends qu'elle cesse de se cacher derrière ses mains sans rien dire, le regard pétillant d'amusement avant de rétorquer, non sans malice.

"Impressionnant de ? De désirer une femme aussi belle que toi ? Il n'y a rien de plus normal pour être parfaitement honnête. En revanche, si tu continues de rougir comme ça, je ne te garantis pas d'être capable de me tenir bien longtemps."

Le frisson que déclenche le simple contact de mes doigts sur sa joue a quelque chose de grisant et je me rends compte que je dois la dévorer des yeux alors que je continue tout de même de parler, aussi tranquillement que possible, pour ne pas l'effrayer, surtout au vu de cette réaction si candide, si rafraichissante qu'elle vient tout juste d'avoir. J'ai beau savoir qu'elle n'était pas intacte et qu'elle souffre d'un mal qui a depuis longtemps impacté sa vie privée, en cet instant, je n'y fais pas attention, tout attendri que je suis par son attitude.

"L'ordre et la symétrie seraient des plus ennuyeux en cet instant tu veux dire. Et je n'ai pas envie que tu gardes un tel souvenir de cette première nuit à mes cotés. Ou des autres pour être parfaitement honnête."

Je hoche doucement la tête, déglutissant sans même m'en rendre compte, même si je me fais un rien pensif.

"Il est évident que ta mère y aura songé de son coté. Mais je ne veux pas qu'il y ait le moindre risque. Et puis, ce n'est pas comme si nous n'avions pas consommé ce mariage n'est ce pas ?"

Je lui décoche une œillade malicieuse avant de la fixer de nouveau, un rien interdit.

"Ta… collaboration ? Que… enfin qu'entends-tu par là ?"

Je suis ses mouvements des mains, fronçant un peu les sourcils quand je vois son bras recouvrir sa poitrine mais totalement déstabilisé par le regard qu'elle me jette en cet instant. Je pose alors ma main sur son bras et je souffle, avec un sourire.

"Cher époux. Voilà qui sonne pour le moins agréablement à l'oreille. Quant à ce que j'ai à t'offrir…"

Et mes lèvres vont chercher les siennes, la douceur dont j'ai fait preuve jusqu'à présent s'effaçant pour laisser place à l'envie que j'ai d'elle. Mes doigts serrent son bras un instant avant de glisser contre son dos pour la rapprocher de moi. Et, tout comme cette nuit, j'oublie tout ce qui n'est pas elle alors que je me perds dans ce regard que je ne connaissais qu'à peine il y a quelques semaines.


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Lun 26 Déc - 2:03

Malgré la prudence et le renforcement considérable dont Megara faisait preuve depuis toujours et encore plus depuis la naissance de ses troubles, elle se garderait bien de commettre l'impair ultime qui serait de penser que tous se valaient, que tous pouvaient être rangés dans le même panier. Gareth n'était pas un simple courtisan lambda. Il était unique, différent, et cela ne tenait pas tant du fait qu'il soit aujourd'hui son époux, mais plutôt de l'ancienneté et de la sincérité de sa relation avec Lyman. Il aurait eu bien des occasions de montrer sa potentielle vraie nature s'il avait voulu, mais il était demeuré fidèle à lui-même, à ce qu'en savait Megara. Ce qui la poussait alors d'autant plus à se sentir touchée en plein cœur, et d'une bonne façon, par ses paroles et par les compliments qu'il lui adressait présentement.
    Je crains fort que cela ne change que peu de choses au résultat ... Dialoguer et échanger avec Gareth était décidément une expérience des plus étranges. Cela semblait à la fois si aisé, et pourtant, derrière bien des sujets, périls il pouvait y avoir de par leur appartenance au domaine de l'intime, de ce qui ne se dit ou ne se confie que derrière des portes closes. Et puis, il ne fallait pas non plus oublier le fait que, jusqu'à maintenant, l'un comme l'autre avait été plus étranger qu'intime connaissance ... Ton contact et ta proximité me furent en effet plus agréable que ceux de mon traversin ! Tu es plus chaleureux, plus vivant, aussi, sans parler du fait que contrairement à lui, tu n'étais pas imprégné de mon parfum ! Quoi qu'il en soit ... Voilà une proposition fort tentante ...
Sa relation à Nymeria était ce qu'elle était : présentement sans doute plus forcément aussi intense et complice qu'avant, certes, mais il demeurait entre elles un degré non négligeable de toutes ces choses là, et même plus encore. Deux ans les séparaient. Deux petites années de rien du tout, deux années qui ne signifiaient que peu de choses compte tenu du fait que l'écart en âge était encore plus infime avec son frère pour Megara, et que, pourtant, cela n'avait jamais induit une relation plus dense et puissante que cela. Les deux princesses du Roc arrivaient tout juste à l'âge où, finalement, l'écart des années ne se marquait plus tant que cela, physiquement, entre elles. Et plus que jamais, on pourrait aisément les croire jumelles, un titre qu'elles avaient cependant déjà acquis depuis longtemps. Bien sûr, elles étaient très différentes l'une de l'autre, mais leur complicité demeurait, dans une certaine mesure, tout comme leur complémentarité. Et aujourd'hui, sa petite sœur lui manquait. Sa petite lionne, sa petite tornade blonde ... Si éloignée d'elle de par la distance, et si proche d'elle par la pensée et l'amour.
    Nymeria a toujours prétendu que chacun de ses coups était mérité. Dans mon cas, visiblement, ce fut toujours parce que je lui dérobais les draps. Dans ton cas, à chaque fois, tu as bien dû faire quelque chose pour mériter pareil traitement ! Gareth n'attaquait en rien Nymeria, mais, cependant, cela n'empêchait en rien Megara de feindre de prendre la défense de sa cadette, son petit sourire trahissant cependant très bien ce qu'il en était réellement. Concernant le restant de ses paroles ... C'était fou à quel point un concept aussi terre à terre et ancestral que cela puisse quelque peu la placer dans une position d'incertitude, ou plutôt d'anxiété au sein de laquelle elle ne se retrouvait plus qu'avec peu d'aisance. Megara avait toujours su, parce qu'on le lui avait répété et enseigné maintes et maintes fois, que l'une des missions principales d'une femme mariée, si ce n'était la mission principale, consistait à donner des enfants à son époux, et à plus forte raison des héritiers. Certes, présentement, Gareth n'était pas en position de pouvoir hériter de quelque titre de dirigeant ou de possession de terres, mais il n'en demeurait pas moins que leurs futurs enfants, si les Sept leur permettaient d'en avoir, pourraient peut-être se retrouver dans la position d'héritiers, si Lyman n'avait pas d'enfants, ou que malheur lui arrivait. Mais héritage ou non, il était attendu de Megara qu'elle donne des enfants à son époux, et dans des cas comme ceux-ci, son rang n'y changerait rien : si héritier il n'y avait pas, le blâme en tomberait sur ses épaules. Il n'y a pas besoin d'être né Lannister ou d'en porter le nom pour veiller sur l'un d'entre eux, mais tu le sais déjà, non ? ...
Inconsciemment, son visage s'était rapproché du sien, pour frôler de son nez celui de Gareth, avant d'incliner la tête pour accoler leur front l'un contre l'autre, et fermer les yeux. Si, à bien des reprises, Megara avait prié les Sept de lui permettre de se libérer de quelque nécessité vitale d'être entourée, soutenue et protégée, la configuration actuelle ne lui semblait étrangement pas répondre aux mêmes nécessités qu'elle aurait apprécié de pouvoir revendiquer. Depuis cette dramatique première rencontre charnelle, la jeune femme vivait comme enserrée dans un carcan protecteur et vigilant, n'étant jamais seule, quel que soit son déplacement, car la laisser seule serait la laisser se plonger elle-même dans bien des périls, sans qu'elle ne puisse se contrôler et contrôler les choses. Mais pour une fois ... Pour une fois le carcan était si doux, si chaleureux, si accueillant ... Et si elle avait bien écouté et entendu les paroles de sa mère quant au fait d'être moins naïve et de ne pas se laisser bercer de douces illusions quant à ce en quoi pouvait constituer un mariage et ce qu'une union matrimoniale pouvait induire en terme de vices cachés, pour l'instant, Megara ne voulait qu'en avoir légèrement cure, et encore ... Fort heureusement, la jeune femme espérait pouvoir donner à son époux quelque impression de capacité et de connaissance, quant à sa maîtrise des travaux de l'aiguille, par exemple !
    Alors je n'ai encore jamais fait usage de l'aiguille pour quelque usage répréhensible ! Quoi qu'une fois, j'ai recousu une entaille sur l'un des doigts de Nymeria, sans le dire à Mère. Elle se stoppe, cherchant un instant les mots exacts, les mots réels, ceux qu'elle avait lu dans quelque ouvrage rangé dans les innombrables rayonnages de la bibliothèque du Roc. Nulle inconvenance à l'horizon, si cela peut te rassurer. A ce que j'en sais, tu ne fais preuve que d'une respectueuse dévotion. Les princesses mêmes ont des mains qui peuvent être touchées, et cette étreinte est un doux baiser. Se perdre dans le regard de Gareth semblait être si facile que Megara dut, un instant, quelque peu papillonner des yeux pour briser l'ensorcellement potentiel. Grand-Mère serait prête à jurer qu'il n'y a eut nulle princesse plus belle, douce, charmante, attentionnée, gentille, et intelligente que moi dans le Royaume du Roc depuis que celui-ci existe, si tu le lui demandais ! Elle n'a absolument aucun recul et aucune objectivité dès lors qu'il s'agit de l'un de ses petits enfants !
Un instant, à l'affirmation de Gareth, Megara manque de laisser fuser d'entre ses lèvres une question qui aurait pu risquer de les placer tous deux dans l'embarras. Certes, d'un certain point de vue, sans doute pouvait-on dire qu'ils avaient tous deux brisés la fatalité, en allant à contre-sens pour elle, et plus loin pour lui. Mais dans un autre sens ... Dans un autre sens, ni l'un ni l'autre n'avait choisi ce mariage, et Megara ignorait quelle somme de promesses et d'arguments son frère avait dû déployer pour que Gareth accepte cette union. Quant à elle ... Quant à elle, elle avait compris qu'il ne s'agissait pas d'elle, mais plutôt de la raison d'état, de la nécessité de tuer dans l’œuf tout risque d'ébruitement de son trouble par delà les frontières du royaume et sur la scène continentale. Mais cette question, Megara ne la formula pas. C'était préférable ainsi, et rien de bon ne serait sans doute sorti de la réponse qui en aurait découlé. Il valait donc mieux que cette question se perde dans quelque limbe. A la place de cela, Megara préféra rougir en repensant aux paroles qu'avait pu avoir sa mère quant à la propension des hommes à avoir le désir facile dès lors que passaient quelques jupons. Bien évidemment, il n'avait s'agit que d'une invective entre mâchoires serrées, à voix basse, alors que Jordane se croyait seule, sans avoir vu ou entendu la présence de sa fille aînée très près d'elle. Et Megara avait très bien compris qu'il s'agissait là d'un mouvement d'humeur à l'encontre de son adultérin de père.
    Le désir est ... Le désir est quelque chose que l'on me demande de réprimer depuis plusieurs années. Je ... Je n'avais jamais envisagé jusqu'à maintenant qu'il puisse s'agir de quelque chose à accueillir avec agrément, de quelque chose à encourager ... Et elle se perd, pour de bon, dans son regard, dans ses gestes, et dans les sensations qu'ils peuvent procurer, tous autant qu'ils sont, et quelque soit leur source. Elle se perd, se sent en parfaite symbiose avec tout ce qu'elle touche et qui la touche, avec tout ce qu'elle sent, avec tout ce qu'elle voit, de façon suffisamment importante pour qu'elle réalise qu'un instant, son esprit n'était plus forcément entièrement aux paroles de Gareth, bien qu'elle ne pense à nul autre que lui, et à nulle autre chose que des éléments les concernant tous deux. Effectivement, cette consommation a été ... Pfioo, je n'en trouve pas les mots ! Ce qui était rare, puisqu'elle avait été instruite de l'art oratoire. Il lui fallait cependant rassembler ses mots pour se faire plus claire et compréhensible. Encore une histoire de servantes, saisie à la dérobée. Certaines d'entre elles oublient que le fait d'être en train de me faire coiffer ne me prive pas de l'ouïe ! L'une d'entre elle confiait à une autre qu'elle avait dupé son époux, quant à sa virginité, en s'entaillant légèrement le creux du haut d'une cuisse, de sorte à ce que du sang en perle.
Et le reste n'est que ... Que réactions emplies de réflexe ? Que désirs ? Qu'envies ? Qu'exigences ? Qu'appels visuels et corporels ? Quoi qu'il en soit, une nouvelle fois, Megara s'est perdue dans le regard et les gestes de son époux, sa capacité d'attention s'en retrouvant presque, alors, réduite au néant, ou à celle d'un petit enfant de quelques lunes seulement. Elle ne réagit pas lorsque son bras se pose sur le sien, du moins, elle ne cherche en rien à s'en défaire, et ne se raidit pas non plus. D'appréhension, sans doute devrait-il y en avoir, et pourtant ... C'est comme une sorte de balai, une danse, des gestes et des actions qui se répondent, à moins que Megara ne laisse clairement Gareth mener la danse. Après tout, il s'y connait sans doute bien plus qu'elle qui n'a, jusque là, jamais réellement su et pu demeurer un temps soit peu elle-même en pleine partie fine, à l'exception de la nuit précédente. Ses lèvres répondent à son baiser, son bras ne se fait pas prier pour cesser de faire obstacle, alors que d'elles-même, les mains tout comme les jambes de la jeune femme cherchent à ce que les deux corps en présence se fondent le plus possible l'un contre l'autre.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Mer 4 Jan - 21:26

Etonnant de voir que si, durant des années, l'opinion que Meg pouvait avoir de moi ne m'intéressait pas vraiment, elle a pu devenir particulièrement importante en quelques semaines à peine. Le regard qu'elle pose sur moi a bien plus de poids que je ne l'aurais jamais cru possible et, l'espace d'un instant, je me demande si les choses vont continuer de la sorte. Ou ce qui pourra bien se passer une fois remis de cette première nuit pour le moins prometteuse. Je n'ai pas vraiment le temps de m'appesantir sur le sujet qu'elle reprend la parole et m'arrache un nouveau rire.

"Il est vrai que cela ne change pas grand-chose mais ce qui importe, c'est la finalité. Je ne fais pas ça uniquement dans le but de te flatter ou de te voir rougir. Mais parce que j'en ai envie. En tout cas, heureux de gagner la lutte avec le traversin, même si je pense que je pourrais finir imprégné de ton parfum à la longue. Sait-on jamais."

Je lui adresse un clin d'œil malicieux alors que nous évoquons Nymeria et surtout l'attachement que les deux sœurs éprouvent l'une pour l'autre. Si j'ai été particulièrement proche de la cadette, je n'ai pas souvenir d'avoir parlé de Meg autrement que pour évoqué le fait que ma protégée enviait sa remarquable capacité à être la princesse qu'elle ne serait jamais selon elle. Dire que Nymeria idéalise Meg est un doux euphémisme et, d'une certaine façon, j'en viens à me dire que leur relation aurait été autrement plus forte si elle avait été au courant du mal qui touche ma jeune épouse.

"Elle me manque. Je n'ai plus personne qui traine derrière moi à me supplier de lui apprendre à tirer à l'arc ou à apprendre à manier je ne sais quelle nouvelle arme. Et puis, en te regardant, je me dis que je pourrais l'apprendre à nos… enfants. Quand ils seront en âge de réclamer comme elle a pu le faire."

Cela répond probablement au reste de ses propos alors que je lui jette un regard en coin, me demandant ce qu'elle pourrait penser de ce que je viens de dire. Si ma proximité avec sa sœur était évidente, je ne sais pas comment elle pouvait réellement la voir ou si elle ne lui déplaisait pas. Mais ses gestes me font un peu perdre le fil de mes pensées alors que je pose doucement mon front contre le sien et je laisse filer un soupir de contentement avant que nous ne recommencions à discuter.

"Tu sais donc recoudre les plaies, c'est bon à savoir ça. Ca ne vaudra probablement jamais tes onguents par contre mais il semblerait que tu aies de multiples talents. Et je suis heureux de savoir que je ne me suis pas montré trop inconvenant alors ma dame."

Je lui jette un regard en coin alors qu'elle détourne les yeux et j'ai une ombre de sourire alors qu'elle parle de sa Grand-Mère.

"Elle m'a tiré les oreilles une fois. Arguant que je menais Lyman sur une pente dangereuse en l'emmenant avec moi dans les rues de la ville. J'avais 14 ans et j'étais déjà plus grand qu'elle. Autant te dire que cela ne l'a pas empêchée de me faire les gros yeux et je n'en menais pas large. J'ai réussi à l'éviter depuis. J'ai peur de ce qu'elle me ferait maintenant que j'ai touché à sa fille, quand bien même nous sommes mariés."

Je me fais malicieux avant que la conversation ne prenne un ton plus étrange. Parler de désir avec Meg est quelque chose de vraiment surprenant. Je pensais qu'avec sa maladie, sa mère aurait pris le temps de lui expliquer ce genre de choses. Avant de me rappeler qui est son père et la relation particulière entre ses parents. Evidemment, dans de telles circonstances, difficile d'apprendre à écouter ce que l'on veut, encore moins en étant femme. J'ai une brève pensée pour Nelya et les discussions que nous avons pu avoir à ce propos avant de souffler, d'un ton aussi doux que possible.

"Je comprends que la situation soit complexe pour toi. Après tout, on t'a juste parlé d'accomplir ton devoir conjugal, pas d'y prendre du plaisir et encore moins d'en avoir envie. Je suis… heureux de pouvoir te faire changer d'avis."

Et je la fixe, incapable de détourner les yeux alors que nous nous rapprochons encore plus que je ne l'aurais cru possible. Mon sourire se fait amusé alors que mon regard quitte enfin le sien, s'attardant sur ses courbes  et que je réponds distraitement.

"Tu es sure que tu ne trouves pas tes mots ? Je ne sais si je dois être flatté ou déçu que tu ne saches pas quoi dire."

J'attrape sa main et j'embrasse le bout de ses doigts alors que je la fixe, un rien plus curieux. Et je secoue la tête à sa suggestion, laissant filer un silence pensif avant de souffler, d'un ton doux.

"Ce n'est pas ton époux que tu as besoin de duper, j'espère que tu ne l'as pas oublié Meg. Ce n'est pas quelque chose qui m'a posé le moindre problème. D'accord ? Quant au reste… pas besoin de te couper pour ça, j'ai pensé à tout."

Je n'ai pas envie qu'elle s'inquiète de ce genre de détails même si je voulais qu'elle soit informée et qu'elle n'ai pas à se soucier non plus de ce que pourraient penser les gens. J'en oublie presque ce que je suis en train de dire ou de penser alors que je me perds dans notre baiser et que je lui lance un regard en coin. J'effleure alors son épaule de mes lèvres et je souffle, alors que mes doigts repoussent sa chevelure dans son dos pour pouvoir la regarder à mon aise.

"Meg, c'est comme pour cette nuit. Tu  n'es obligée de rien et… tu peux faire ce qui te passe par la tête. Ca ne changera pas, quoi qu'il arrive."



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Mer 11 Jan - 22:28

Il y avait eu toutes ces fois où, encore enfant, Megara était venue se lover tout contre sa mère, en privé, rien que pour la sentir contre elle, gagner quelque étreinte qui, certes, ne durait pas forcément aussi longtemps qu'elle l'aurait voulu, mais dont on n'aurait absolument jamais pu remettre en doute la sincérité. Et même lorsque Jordane se détachait de sa fille, parce que ses devoirs royaux l'appelaient, ou que la principale intéressée tirait sur la corde, encore et encore, en mettant en avant de déloyaux arguments, comme ses jolis yeux et ses cils qui papillonnaient pour vous attendrir, Megara ne s'était jamais entièrement retrouvée sans plus rien. Il y avait eu le parfum de sa mère, qui l'entourait et la nimbait quelque peu pendant plusieurs heures, parfois, et cette chaleur résiduelle, qui demeurait encore quelques minutes et ne faisait absolument jamais regretter à la Princesse d'avoir une nouvelle fois cédée le pas sur ces désirs primaires et enfantins. Auprès de son père aussi, elle avait pu se livrer à ce petit manège, mais avec lui, il n'y avait pas toujours eu besoin d'attendre d'être uniquement entourés de la sphère familiale ... Auprès de Lyman, en revanche, tel spectacle n'avait jamais vraiment eu lieu. Avec Nymeria, au contraire, tout ceci avait eu libre cours avec tant d'aisance, du moins, jusqu'à la naissance des troubles de Megara. Nymeria, quand elle se lovait contre son aînée, souvent, elle avait eu l'odeur de la terre et de la poussière de la Cour d'armes. De l'herbe mouillée, aussi, parfois, après les averses. De la paille de l'écurie, du crin des chevaux. De la vie, sans doute, tout simplement, intrépide, sauvage, aventureuse. Nymeria ...
    Elle me manque déjà terriblement ... Un instant, sa gorge se serre, et le ton de sa voix s'en trouve quelque peu impacté. Mais Megara ne saurait mentir, pas pour ces choses là, en tout cas, et elle estime qu'il n'y a rien de mal à se sentir quelque peu désemparée et bouleversée du départ de sa cadette. Et, effectivement, l'intrépide petite lionne doit aussi bien manqué à Gareth. Et si le jeune homme ne pourra combler le vide laissé par Nymeria dans la vie de Megara, cette dernière ne pourra pas plus palier au départ de sa cadette dans la vie quotidienne de Gareth ... Mais ... Mais peut-être que oui, peut-être qu'à deux, ils seraient et étaient déjà en mesure de créer quelques palliatifs, si l'on peut dire cela comme ça ... Je suppose qu'il nous faudra négocier quant à cette question de l'âge. Mais sans doute n'aurais-je pas à m'inquiéter quant au fait qu'ils seront entre de bonnes mains ... Eux, et nos futurs neveux et nièces. Aborder le fait d'avoir des enfants n'était pas, en soi, une source de gêne ou de rougissement, puisque cela appartenait à cet arsenal des devoirs des femmes, et, à plus forte mesure, des épouses, mais le faire si frontalement, et en présence du principal intéressé, c'était une toute autre histoire. Mais Megara était une Princesse, on lui avait enseigné la contenance, et l'art de ne pas rester muette. Et ici, au Roc, on ne l'avait jamais enjointe à se détourner de certains de ses centres d'intérêt, bien que ceux-ci ne soient pas forcément tous typiquement princiers. Mère dit que j'ai des doigts magiques, et Mestre Aethon que j'ai la main verte : je suis pleine de ressources ... Mais après tout, n'était-ce pas une bonne chose ? En parlant de se faire tirer les oreilles, cela ne lui était jamais arrivé, et en tout cas, jamais de la part d'Arcissia ! Et le simple fait d'entendre Gareth lui raconter sa mésaventure la poussa à se retenir, avec difficulté, de laisser fuser un rire. Grand-Mère est une Farman, information à ne jamais oublier ! Je te promets de veiller sur toi en m'assurant que plus jamais elle ne t'impose pareille torture !
Certaines choses vous étaient tant et tant simplifiées dès lors que vous portiez un titre de noblesse, et à plus forte raison lorsque vous étiez née Princesse. Les portes s'ouvraient devant vous, et rares étaient les personnes en mesure de vous refuser quoi que ce soit. A contrario, on vous tenait éloignée d'un certain nombre de réalités, et parfois, vous vous retrouviez enfermée dans une tour d'airain. Ou dans une tour dorée. Les souverains du Roc n'avaient pas été de ces parents qui barricadent leurs enfants derrière une forteresse allégorique où rien ni personne n'est sensé pouvoir les atteindre et où, par conséquence, ils ne peuvent qu'être tenus éloignés du monde entier et de tout ce qui rend ce dernier concret. On lui avait appris, dès le plus jeune âge, quel serait son devoir. On lui avait fourni Septas et précepteurs en nombre pour qu'elle puisse être instruite dans tous ces domaines qui pourraient réclamer son expertise lorsqu'elle serait adulte, mariée, et en état de gouverner quelques terres et contrées. Elle connaissait bien des choses, là où des réalités plus concrètes lui étaient presque entièrement étrangères. Dans un parfait effet miroir avec les filles de la paysannerie, par exemple. C'était une réalité des plus concrètes, et Gareth devait certainement comprendre tout cela, ne serait-ce qu'un peu. Le devoir conjugal était sans doute semblable aux devoirs de gouvernance : on devait s'y soumettre, mais le fait d'y prendre du plaisir n'était qu'une option de plus, pas une nécessité obligatoire en soi. Du moins, c'était là la conclusion à laquelle arrivait Megara, et elle se sentait stupide, naïve, et un peu coupable, aussi. Et si cette tare qui était la sienne n'avait pas exercé son emprise et sa présence sur elle, les choses auraient-elles été différentes ? Jordane aurait-elle pris la peine de ... Voilà un autre domaine, à moins qu'il ne s'agisse du même, au sujet duquel Megara pouvait bien rester en rade en terme de répartie.
    Sois en flatté, cela ne m'arrive que rarement ... Apprends moi ... Apprends moi, comme si c'était ma première fois ...
Sous la pulpe de ses doigts, au contact des lèvres de son époux, Megara sent s'agiter comme une nuée de petits papillons battant frénétiquement des ailes. Sensation très étrange s'il en est, mais qui ne lui est pas exactement étrangère. Cela ressemble quelque peu à toutes ces fois où elle a commencé à sentir une certaine chaleur au sein de ses entrailles. Mais la sensation est tout de même quelque peu différente, bien plus proche de ce qu'elle se souvient avoir ressenti, la veille au soir. Et à ses paroles, à sa question, elle reste mutique, les pupilles sans doute quelque peu dilatées, alors qu'elle hoche positivement la tête, signe qu'elle a compris, et qu'elle se range à son avis, à sa décision, sans doute.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Dim 22 Jan - 20:00

L'espace d'une seconde je repense à tous ces moments où j'ai fui la chambre où j'avais pu prendre quelques instants de plaisir sans demander mon reste, espérant ne pas attirer l'attention de la demoiselle qui s'était livrée à moi, probablement émoustillée par ma position auprès du prince. Il n'y avait eu qu'une ou deux exceptions notables qui m'avaient marqué au point que j'avais fini par me demander ce que je pourrais réellement ressentir si cela devait se reproduire sur la durée. Et, en voyant la femme qui me fait face, en l'écoutant rire, parler et en effleurant une peau que j'ai goûtée avec envie la nuit précédente, je me dis que c'est une chose à laquelle je pourrais prendre goût. Que d'avoir cette femme dans mon lit quelles que soient les raisons qui nous ont emmenés l'un et l'autre sur ce chemin, sera une douce compensation aux obligations qui nous lient.

Et la complicité qui nous lie semble réelle, plus que je l'aurais cru, même si pour l'heure il est bien trop tôt pour se vanter de parler d'autre chose. C'est déjà plus que suffisant et nous construirons le reste à mesure que le temps passe. Parler de Nymeria est un soulagement même si je vois à sa mine que son souvenir nous marque tout autant l'un que l'autre. A des degrés bien divers, il est vrai, mais pour autant, la petite tornade nous manquera bien plus que nous ne pourrons jamais le dire. Après tout, il est de notre devoir de laisser faire les choses. Je souffle alors, gardant mon épouse contre moi, dans un murmure que j'espère rassurant.

"Je sais. Le temps apaisera un peu les choses mais je sais que rien ne la remplacera. Et après, je me rappelle qu'elle est allée épouser le Roi de ses rêves, celui pour qui elle s'était enfin décidée à se comporter comme une vraie petite princesse. Elle sera heureuse, c'est ce que j'essaie de me rappeler à chaque fois que je pense à elle."

C'est tout naturellement que nous en venons à parler d'enfants et, bien évidemment, en avoir avec Meg est une idée qui est loin de me déplaire. Je laisse filer un rire à sa réponse et je lui jette un regard malicieux alors que je rétorque, d'un ton mutin.

"Je suppose qu'il va falloir que je trouve des arguments imparables pour te convaincre. J'ai un peu de temps devant moi, fort heureusement, mais je pense que je pourrais déjà employer les mêmes trésors de persuasion dont a usé Nymeria pour que je lui apprenne à manier une épée. Et oui, ils seront entre de bonnes mains, nos enfants et ceux de Lyman et de Jeyne également. Je ne laisserais jamais rien leur arriver."

Au reste de ses propos, j'attrape ses doigts et je les examine avec une attention toute relative, avant de les effleurer du bout des lèvres.

"Magiques ? Vraiment ? Cela ne m'étonne guère. Quant à Mestre Aethon, tu as bien de la chance, il ne m'a jamais traité que de mauvaise graine. Mais qui sait, vu que tu as la main verte, tu pourrais peut-être faire quelque chose pour améliorer mon cas. Et tu es pleine de ressources, je n'ai vraiment aucun doute à ce sujet."

Et, bien entendu, parler du fait de me faire tirer les oreilles vient tout naturellement, il faut dire que j'étais un élève quelque peu dissipé, ce qui  n'avait jamais manqué de me valoir des remontrances, le plus souvent en privé, le garnement que j'étais arrivant toujours à se faire le plus charmant du monde en public.

"Tu peux rire, ne te retiens pas. Et oui, j'avais eu tendance à oublier cet état de fait quand je m'amusais à pousser les limites. Mais je gage que cela m'a servi de leçon, se faire réprimander par une dame, toute noble qu'elle soit, est quelque peu vexant quand on est un jeune idiot arrogant comme moi. Et ce serait tricher que de me cacher derrière ma charmant épouse tu ne crois pas ?"

La tension qui avait déjà gagné la chambre la nuit dernière, alors que nous nous sommes découverts mutuellement, revient petit à petit. Dire qu'elle est magnifique ne trahit même pas le ressenti que j'ai en l'observant alors qu'elle est nue devant moi, ses cheveux cascadant sur ses épaules et qu'elle rougit à mes propos. Si j'essaie de me faire le plus délicat possible, je sais que je ne pourrais guère me contenir aussi longtemps que je souhaiterais, quand bien même elle réussit à faire preuve d'une naïveté qui m'attendrit bien plus que je ne l'aurais cru possible.

"Je suis flatté ma dame, je sais que tu as un sens de la répartie qui m'a déjà mouché à plus d'une reprise si ma mémoire est bonne."

Et j'effleure doucement ses lèvres des miennes alors que je continue, d'un ton plus bas.

"Je ferais tout ce que tu veux. Autant que tu le souhaiteras Meg. Et ce n'est même pas parce que c'est mon devoir, même si je n'avais encore jamais connaissance d'un devoir aussi agréable à accomplir, mais parce que j'en ai envie. Vraiment."

Je la vois hocher la tête au reste de mes propos même si, à son regard, j'ai comme un doute sur le fait qu'elle le ferait réellement s'il s'avérait qu'elle ne voulait plus. Elle n'a pas été élevée pour repousser l'homme qui se trouverait dans son lit. A moi de faire en sorte qu'elle n'ait pas à le subir alors.


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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Jeu 2 Fév - 1:07

Il est bien difficile de se faire des amis, lorsque l'on nait avec du sang princier dans les veines, et à plus fortes raisons, lorsque votre père ne se trouve pas être lui-même prince mais plutôt roi. Ou plutôt est-il difficile de réellement avoir de vrais amis, des êtres qui vous apprécient et vous sont loyaux pour vous-même, et non pour votre titre, pour les privilèges au sein desquels vous évoluez, ou bien encore pour les avantages que vous êtes en mesure de faire retomber sur les épaules de votre choix. Il y a toujours à se méfier, toujours à peser le pour et le contre, à rester sur la défensive et à ne jamais totalement endormir sa surveillance et sa clarté d'esprit. Du moins était-ce ainsi que Jordane lui avait toujours présenté les choses. D'une certaine façon, cela l'avait quelque peu attristée, quand elle avait compris que, malgré tous ses efforts, elle ne serait sans doute jamais capable d'être uniquement entourée de personnes ne lui voulant que du bien et n'étant nullement dotées de mauvaises intentions. Et puis, d'un autre côté, elle ne s'était jamais réellement entièrement sentie privée de quelque chose, puisqu'elle avait eu Nymeria, et que cela avait bien valu toutes les amitiés du monde. Et maintenant, Nymeria n'était plus là, et Megara ressentait déjà un grand vide en elle, et ce même si, dans les faits, son monde ne s'était pas soudainement trouvé dépeuplé par le départ de sa cadette pour le Val. Cependant, là, tout contre Gareth, si la vérité lui revient en plein visage, la douleur semble être un peu anesthésiée. Et, malgré tout, malgré le contexte, ce vide de l'absence et la vérité plombante de toutes ces lieues qui les séparent toutes deux, malgré tout cela, les paroles de son époux la font quelque peu sourire.
    Ainsi donc, à tes yeux, il existe de vraies princesses, et d'autres qui le sont moins ? Je serais curieuse de savoir dans quelle catégorie tu me classes ... Un instant, elle relève le regard vers lui, un brin amusée. Mais tu as raison. Elle mérite d'être heureuse, alors je dois me focaliser sur ça. Et uniquement sur ça, la concernant. Était-il plus adéquat et apaisant de parler d'enfants plutôt que de parler de Nymeria ? Pas forcément, mais le sujet n'en restait pas moins familial, n'est-ce pas ? D'autant plus que cela touchait au futur, au futur de leur union, de la lignée Lannister, mais aussi du Roc si jamais malheur devait survenir à Lyman. Utiliser les mots d'une sœur pour manipuler l'autre : quels vils desseins ! Tu pourras toujours essayer, mais je crains fort ne pas encore être en mesure de pouvoir présentement te garantir quelque résultat aussi probant que tu le voudrais ...
Elle plissa les yeux, prétendant de pouvoir le défier avec sérieux et force, avant de reprendre une expression des plus naturelles. Et des plus engageantes. Elle ne doutait pas un seul instant que Gareth saurait s'y prendre, autant avec elle qu'avec leurs enfants et leurs neveux. Ce n'était pas que Megara était faible d'esprit et n'avait absolument aucune volonté, mais plutôt qu'elle savait combien les instincts maternels ne devaient pas forcément prévaloir en tout temps et en tout lieu. Il était déjà arrivé à Jordane de lui confier que s'il n'avait s'agit que d'être mère, et que tout le reste n'avait jamais existé, peut-être n'aurait-elle jamais laissé Lyman manier la moindre arme de quelque sorte. Et pour le coup, ce n'était pas parce qu'elle était Princesse et que son époux était d'un rang inférieur qu'elle se devait d'avoir primauté de choix et de décision quant au devenir et à l'avenir de leurs futurs enfants. De toute façon, ses pensées étaient attirées vers ailleurs dès lors qu'elle sentait la pulpe des lèvres de Gareth entrer en contact avec la sensibilité tactile très extrême du bout de ses doigts.
    Et bien ! A t'écouter, tu ne cesses d'être persécuté par toutes ces personnes qui ne voient que des qualités en moi ! Mais je suppose que je dois effectivement d'essayer d'améliorer ton cas : imagines donc, un vil gredin, métamorphosé sous l'action d'une princesse magicienne ! Cela constituerait une autre corde à mon arc. On pourrait sans doute en arriver à parler de harpe ! Bien que Megara n'ait jamais assisté au moindre sermon de sa grand-mère à l'encontre de Gareth, elle ne pouvait s'empêcher d'imaginer la scène, et cela l'amusait. Beaucoup. Et si elle atténua quelque peu ce qu'elle ressentait sur le moment, elle ne se priva en revanche pas d'en rire ! Je la réprimanderais pour toi, s'il le faut, promis ! Quant à te cacher derrière moi ... Cela ne t'obligerait-il pas à t'agenouiller, puisque tu es plus grand que moi ? Il te sera impossible de te dissimuler sous mes jupons en tout cas : la mode de l'Ouest n'est pas propice aux robes meringues !
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Dim 5 Fév - 17:42

Jusqu'à présent, je n'avais jamais vraiment songé à la proximité entre Megara et sa cadette. Si j'étais habitué à passer du temps avec Nymeria, je ne pensais pas qu'elles pouvaient être liées au point qu'elle manque réellement à Meg une fois partie dans le Val. Mais là, alors que ma toute nouvelle épouse est blottie contre moi, je réalise à quel point la jeune femme avait de l'importance pour elle. Et que rien ne pourra combler le vide qu'elle a laissé. Si j'ai perdue une petite sœur de cœur, Meg a elle perdu bien plus. Alors j'essaie de la consoler comme je le peux, même si je ne doute pas que je ne suis guère efficace dans ma piètre tentative. Pourtant elle sourit et j'effleure sa joue du bout des doigts alors que je la dévore des yeux quelques instants et que je souffle, dans un rire.

"Tu es une vraie princesse ma dame, à n'en pas douter. De celle pour qui j'irais braver monstres et tempêtes en échange d'un mouchoir brodé ou d'un sourire. Nymeria était plutôt du genre à m'arracher l'épée des mains pour s'occuper du monstre elle-même. Mais oui, elle sera heureuse comme elle me mérite et j'ose espérer que sa sœur ainée le sera elle aussi."

Quand bien même ce n'est pas un prince qui occupera son lit. Si nous avons déjà abordé le sujet auparavant, une part de moi ne pourra jamais se défaire de l'idée qu'elle ne sera jamais vraiment comblée en n'étant pas mariée avec un prince qui aurait pu lui apporter bien plus que moi. J'ai tout de même un large sourire lorsque nous parlons… et bien de nos enfants à venir. Si l'idée du mariage était restée très floue jusqu'au jour fatidique, celle des enfants me parle plus, sans que je n'arrive à saisir pourquoi.

"Je suis d'une rare fourberie lorsque c'est nécessaire ma chère, ne l'oublie pas. Quant au résultat, je serais plutôt enclin à me dire qu'il nous conviendra à tous les deux. Tu ne crois pas ?"

Et je soutiens son regard sans ciller, mes yeux pétillant d'une malice que je ne cherche pas à contenir alors qu'elle se fait plus sérieuse. Si je sais qu'il nous arrivera d'être en désaccord, penser le contraire serait totalement idiot, j'aime à croire, en cet instant précis, que nous arriverons tout de même à trouver des terrains d'entente. Car je ne saurais dire pourquoi mais si Meg n'est pas réputée pour ses colères, je ne suis pas impatient de braver la mauvaise humeur de la lionne qui reste une Lannister avant tout.

A mesure que passent les secondes, je me rends compte que s'il est vraiment aisé de lui parler, que cela me parait plus naturel que je ne l'aurais cru auparavant, l'attirance que j'ai pour elle se fait elle aussi bien plus présente que je l'aurais pensé avant que nous passions la nuit ensemble. Evidemment, je la trouvais jolie avant, il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir à quel point elle peut être séduisante, mais j'avais tout de même peur de ne pas réussir à la voir comme une épouse et non pas seulement comme la sœur de Lyman. Autant dire que, dans l'immédiat, cette crainte s'est totalement envolée et que je la trouve même, avec le recul, totalement absurde. Et je souffle un rire, gardant encore un instant ses doigts contre mes lèvres alors que je la fixe, l'air canaille.

"Voilà enfin qui comprend mes tourments. Après toutes ces années. J'aurais du venir te voir bien plus tôt en fait. Ou alors n'ai-je peut-être aucune qualité, ce qui justifierait un tel harcèlement du pauvre hère que je suis. Et tant que tu ne décides pas de me métamorphoser à coups de harpe, je suis curieux de voir ce dont tu seras capable avec moi."

Et, quand j'imagine Meg réprimander son altière grand-mère, je laisse filer un nouveau rire alors que je rapproche mon visage du sien, franchement amusé.

"J'avoue que m'agenouiller derrière toi ne serait pas du plus bel effet, je veux bien te l'accorder. Mais tu pourrais faire un effort et adopter ces jupes tellement larges que tu ne pourrais plus passer les portes. J'aurais une cachette assurée quand je redeviendrais le vil gredin que tu cherches donc à corriger."



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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Lun 13 Fév - 1:56

Castral Roc était une immense forteresse, qui ne manquait pas de se différencier de tous les autres sièges royaux du continent de Westeros, et ce de plus d'une façon. Il y avait bien sûr son emplacement géographique, le fait, aussi, que ses architectes et constructeurs lui avaient fait superbement épouser le relief sur lequel elle s'élevait. Et puis, il y avait tant de pièces, tant de salles, et des couloirs à n'en plus finir, des escaliers un peu partout, et tel un vrai labyrinthe, la forteresse était parfois dite capable de vous faire perdre l'esprit si vous y mettiez les pieds pour la première fois et que vous vous retrouviez sans guide. Sans parler du flot continuel, des étages qui ne communiquaient pas forcément tous ensembles si vous cherchiez à y accéder par certains escaliers. Tout ceci n'avait jamais effrayé Megara, bien au contraire. Le fait de se savoir ici chez elle, de si bien connaître les lieux et d'être tout à fait consciente qu'il n'en allait pas du tout de même pour bon nombre de gens l'avait toujours faite se sentir sereine et en sécurité. Sauf quand l'une de ses crises frappait et que ... En tout cas, aujourd'hui réellement, sans doute saisissait-elle quelque peu le revers de la médaille. Avec une telle taille et un tel déploiement de cours intérieures, de couloirs, de recoins, on en venait parfois à ne même pas se croiser, et à peine à s'effleurer, et tel semblait être le cas pour Gareth et elle. A moins que le titre de Megara, son caractère et la distance qu'elle avait dû créer entre le monde et elle depuis ces quelques dernières années ne soient également partiellement responsables de tout ceci. Quoi qu'il en était, voilà que son époux lui apportait une preuve supplémentaire du rapport complice et amical qu'il avait pu tisser avec Nymeria, car Megara reconnaissait parfaitement sa cadette dans l'attitude hypothétique décrite par Gareth ! Et voilà qu'en plus il adoptait les mêmes armes que Nymeria, bien que Megara n'aurait pas forcément qualifié la chose comme relevant de la fourberie. L'amour fraternel rend-il aveugle ? Cela qui la poussa à en rire, tout en cachant quelque peu son visage contre le torse du jeune homme.
    Ainsi le rôle de la princesse en détresse m'est-il réservé ... Mais si tes émoluments sont si peu élevés, je n'ai aucune difficulté à endosser ce rôle ! Elle marque alors un temps d'arrêt, avant de se reprendre, arborant un air où se marquaient les traits de la sincérité si ce n'était du sérieux. Il n'y a rien que je ne ferais pour les miens, et je sais que les rêves d'une mère, ou même d'un père, parfois, ne sont jamais toujours en adéquation avec l’exigence de la vie. Je suppose donc que je finirais effectivement par entendre raison. ... Mais je me devrais d'être dédommagée ! ... Quant à être heureuse ... Ne me fais pas de mal, et tu n'auras nulle inquiétude à avoir quant à mon humeur.
La famille se devait de passer en premier. Surtout quand on était issue d'une lignée aussi prestigieuse que la sienne. La famille se devait de passer en premier car ce serait elle qui demeurerait encore bien après nous. Ce serait son nom qui traverserait les âges, et ce n'était pas parce qu'on avait quelque crainte ferraillé au cœur que l'on devait impérativement y succomber. A l'image de Lann, fondateur de la lignée Lannister, l'audace payait parfois, tout comme la prise de risques. Et c'étaient l'engendrement de générations suivantes qui permettait à la famille de demeurer, or, ces générations se devaient d'être bien formées. Alors si Megara devait accepter des nuits pleines d'inquiétudes et des séances d'entraînement à se sentir anxieuse du moindre coup pris par ses futurs enfants ... Et bien sans doute cela constituait-il une somme bien peu chère à payer. Mais devait-elle déjà endosser des habits maternels qui n'étaient point encore les siens, dans cette petite discussion qui les amenait tous deux à plaisanter sur le fait que Megara devait protégée son jeune époux des brimades et perfides attaques externes à leur couple ?
    Je ne crois pas que cela aurait servi ta réputation tu sais ! Et Lyman aurait sûrement sauté sur l'occasion pour te taquiner quelque peu ! Imagine donc : tu aurais dû ton salut et ta tranquillité à la moins redoutable et impressionnante des lionceaux Lannister ! Et bien évidemment que tu as des qualités, sinon tu ne m'apparaitrais pas si charmant. Et je ne t'adresserais pas la parole ! Ce qui était tout à fait vrai, de façon terre à terre. Après tout, Megara n'avait pas à s'embarrasser d'avoir dans son entourage des êtres ennuyeux, sans aucune qualité morale pour rattraper leur manque de probité, et qui n'étaient dotés que d'intentions peu glorieuses ou peu reluisantes. Cela ne serait que perte de temps, pour elle, et cela encombrerait son cercle d'intimes, sans parler du fait que, dans sa condition personnelle, cela lui ferait courir de graves dangers, si son terrible et vil petit secret était en passe d'être éventé par quelque personne ne possédant absolument aucun remord et ne faisant nullement cas de l'idée d'un cas de conscience. Mais pour autant, une telle véracité ne devait pas faire de Megara une pimbêche arrogante, qui vous regarde de haut, tous autant que vous êtes, et qui s'estime modèle de perfection et de probité. Je ne pense pas que de te frapper à coups de harpe ait une quelconque efficacité, si ce n'est de briser l'instrument ... Quant à porter une robe meringue, sûrement pas ! Rester coincée dans une porte ferait de moi la risée de la cour, et puis, je paraitrais avoir soudainement avoir pris deux fois mon poids ! Tu devras te trouver une autre cachette.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Jeu 16 Fév - 10:13

Je ne saurais dire si parler de la sorte de ma complicité avec Nymeria est une bonne ou une mauvaise chose. Je gage que nombre de personnes l’ont vue d’un mauvais œil mais je pourrais en dire autant de ma proximité avec Lyman. Et une part de moi me souffle que si je raconte tout cela à Meg, c’est autant pour lui montrer qu’elle n’est pas la seule à qui la petite tornade blonde peut manquer mais aussi que c’était une sœur pour moi. A entendre certains bruits de couloirs, elle aurait pu croire qu’il y avait autre chose.

Je lui accorde un sourire malicieux quand elle me répond avant de hausser brièvement les épaules.

"Disons que je parle là de mes exigences antérieures. Il se pourrait que je les revois à la hausse dans les jours à venir. Quant au reste… il faudra que nous évoquions les dédommagements auxquels tu songes mais je pense qu’il est inutile de te dire que moi aussi je ferais tout ce qu’il faut pour ma… notre famille."

Quand elle parle de ne pas lui faire de mal, j’effleure doucement sa joue avant d’aller embrasser son front avec une retenue qui contraste quelque peu avec l’attitude que j’ai pu avoir jusqu’alors.

"Je m’engage à faire de mon mieux, sois en assurée."

Plaisanter de la sorte avec Meg est quelque chose de nouveau et la complicité qui semble s’instaurer entre nous me rassurer d’une certaine façon. Si je sais que nous serons loin d’avoir une union de tout repos et que nous n’avons ni elle ni moi demandé à nous marier ensemble, j’aime à croire que les bases qui semblent se dessiner seront suffisamment solides pour nous permettre d’être heureux ensemble, autant que possible en tout cas.

"Oh tu sais, ma réputation n’est pas vraiment ce que je cherche le plus à préserver. Il y a tellement de commérages et de rumeurs à mon sujet depuis toujours ou presque que je ne finis par me demander si d’autres que vous connaissent la vérité me concernant. Mais je note que tu me trouves charmant, voilà qui n’est pas pour me déplaire."

Quant au reste, elle semble ressembler bien plus à sa sœur qu’elle le croit. Et ne pas vouloir s’embarrasser d’amitiés hypocrites quand elle n’en a pas l’obligation.

"Et du reste, je ne suis pas sûr que tu sois la moins impressionnante mais ne le dis pas à Lyman, il serait vexé. Mais je suis tout de même attristé que tu ne veuilles pas prendre le risque de rester coincée dans une porte afin de me sauver la mise."




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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre III] En toute chose, le lendemain est un grand jour   Jeu 23 Fév - 1:09

Les règles étaient parfois perçues comme étant le fondement d'une société. Si elles existaient, c'était le plus souvent pour garantir l'ordre, la sécurité, et éviter les heurts, les accros et les dérives. Elles s'appliquaient en théorie à toutes et à tous, mais il était vrai que lorsque vous étiez pris la main dans le sac, en infraction, plus votre bourse était remplie, moins les règles du droit ne s'abattaient sur vous. Il existait après tout une hiérarchie, devant elle aussi être respectée, et celle-ci s'accompagnait de privilèges, selon les échelons. Et tout ceci devait aussi contribuer à la paix et à la sérénité, du moins, en théorie. Il était si facile d'apprécier une telle logique lorsqu'on se trouvait figurer au nombre des nantis et des privilégiés ... En tout cas, il n'en demeurait pas moins que certaines règles étaient bien plus restrictives et exigeantes lorsqu'on se trouvait être au-dessus de bien d'autres règles. Pour une Princesse, par exemple, il n'était tout simplement pas toléré de jeter son verre de vin à la figure de l'un de ses convives, et encore moins lorsque ce convive se trouvait être membre d'une délégation étrangère, voire même figure de monarchie étrangère. Il n'était pas non plus toléré d'injurier à tout va, de voler, de se promener en nuisette dans les couloirs. Ceci, et tant d'autres choses, également. Mais parfois ... Parfois il était doux de prendre à contrepied, du moins quelque peu, toutes ces lois et toutes ces règles. Et il était vrai qu'il était bien plus aisé de s'en aller à ces quelques dérives lorsqu'on se trouvait dans la sphère privée, voire même intime. Et ce n'était pas parce qu'elle arborait en public un certain masque de froideur, de distance et de détachement que Megara était incapable de faire le moindre trait d'humour une fois entourée des siens !
    Il est défendu et malvenu d'essayer de faire du chantage à une Princesse, ou de pratiquer quelque extorsion auprès d'elle ! C'est très vilain, et cela a tout de l'acte répréhensible ! Mais le sérieux revient très vite, sans pour autant que cela ne vienne ternir les choses, ou que cela ne crée quelque distance entre Gareth et elle. Après tout, Megara n'en demeurait pas moins être une jeune fille sérieuse, du moins, pour bon nombre de choses, et le sérieux n'impliquait en rien un panel d'émotions et de sentiments uniquement consacrés au négatif, au gris et au rebutant. Il était tout autant étrange qu'exquis de l'entendre faire usage du pronom possessif de la première personne du pluriel. Cela avait un petit quelque chose de ... En fait, la jeune femme ne saurait s'expliquer sur ce point. Cela viendra sans doute en temps et en heure. Surtout qu'il nous faudra encore quelque peu bâtir notre famille ...
Ils se connaissaient à peine, ne se côtoyaient réellement que depuis l'annonce de leurs fiançailles, et encore ! Après tout, Gareth avait dû si rapidement quitter de nouveau Castral Roc pour s'en aller régler quelque révolte à Falwell, si tôt après être rentré du Nord. Le Nord ... Ce voyage avait vraiment marqué de grands bouleversements pour les deux aînés du Roc. Lyman en était revenu accompagné de sa jeune épouse, Jeyne, et Megara n'avait retrouvé son frère que pour se voir apprendre qu'elle était désormais fiancée à Gareth ... Dans un sens, cela lui semblait n'être arrivé qu'hier, alors que d'un autre côté, le temps semblait également parfois s'être écoulé si lentement ... Alors, oui, Gareth et elle n'en étaient sans doute qu'aux balbutiements de leur histoire commune et de leur vie de couple. Bien des tragédies pouvaient survenir d'ici là, tout comme bien des joies extrêmes. Le temps saurait dicter sa loi, tout comme la vie, et ils n'avaient pas entièrement le contrôle de tout ça, sans doute. Alors, ils devaient tout de même apprendre à travailler ensembles à ce que rien de ce qui appartenait à leur contrôle n'en vienne à déraper. C'était sans doute alors là le temps des promesses, des engagements, des serments. Du vent, de simples mots, pour certains, mais s'ils se donnaient une chance d'y croire, de les penser réellement, et d'être honnêtes, peut-être que ... Peut-être que.
    Grand-Mère Arcissia avait aussi quelque chose à dire au sujet des rumeurs ... Selon elle, il n'y a de rumeurs que lorsqu'il y a envie et jalousie dans les cœurs. Peut-être devrais-tu donc te sentir quelque peu flatté, tu n'as laissé personne indifférent, par delà ton rang de naissance ! Peut-être Megara essayait-elle de le rassurer, à sa façon. Quoi qu'il en était, elle ne savait pas réellement en quoi elle pourrait se montrer réellement plus impressionnante que tout autre Lannister, même si elle savait que son aura et son titre avaient pu en intimider plus d'un à l'heure d'essayer de l'approcher ou d'engager quelque conversation que ce soit avec elle ! Tu serais dans l'obligation de m'aider à me défaire de ce piège, si pareille déconvenue m'arrivait, et il n'y aurait sans doute aucune autre solution que celle de détacher ce fameux jupon trop envahissant, me laissant en bas ... Je n'ai pas besoin de t'expliquer en quoi cela serait quelque peu déplacé ...
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