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[Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]
MessageSujet: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Mer 9 Nov - 1:52






Dans un dernier mouvement plein de majesté Jordane Lannister renvoya les différents serviteurs, sans pour autant oublier de les remercier d'un mouvement de tête. Avec elle chaque geste a son importance, elle affectionne particulièrement la symbolique, c'est pourquoi elle a prit tant soin de sa toilette pour cet entretien important. L'or et le sang se mélange sur sa robe, assez subtilement mais avec suffisamment de faste pour rehausser sa beauté, souligner son royal statut et d'un certain côté écraser son visiteur par son pouvoir. Jordane avait l’œil pour les détails et même chaque bijoux avait son importance, jusqu'à la petite fente de sa robe, qui devait susciter le désir de l'homme sans être de la provocante ostentation dornienne. Les jambes fines de la reine n'étaient pas montré pour n'importe qui, et souvent seul le roi pouvait apprécier ce spectacle charmeur. Cependant Jordane n'était ni stupide ni trop orgueilleuse pour user de chaque atout en sa position. Si sa position de femelle pouvait paraître au combien rabaissant, il n'était pas question de cela ici, car elle était reine, seule tête dirigeante de son royaume à la propre connaissance de tout son peuple et par extension des États voisins.

Le ministre de la guerre du Bief n'aurait ainsi aucune raison de se sentir insulter d'être reçu avec luxe par la reine elle-même, car il saurait sans doute qu'il avait à faire à celle à qui il était réellement important de parler. Certes le roi avait son utilité, et gagner ses faveurs pouvait toujours être utile pour influencer sur le jugement qui comptait vraiment, celui de la reine. Loren Lannister était un roi aimé, valeureux et présentant délicieusement bien. Malheureusement il était de réputation bien trop oisive, ignorant des affaires courantes de son propre royaume. Avec élégance Jordane replaça délicatement mais avec fermeté une mèche rebelle dans le complexe édifice de sa coiffure sophistiquée. Des plateaux de mets attendaient la venue du visiteur étranger et quelques uns des meilleurs breuvages des caves avaient été placé sur une petite table juste pour faire un accueil digne de lui. La délégation bieffoise venait tout juste d'arriver en vue des festivités du mariage princier qui se déroulerait très bientôt. Jordane n'avait pas voulu éprouver tout de suite son homologue Tricia Gardener, comme la politesse l'exigeait elle lui laissait le temps de se remettre de son périple.

De toute les façons, Jordane ne considérait pas cette femme comme une grande souveraine. Ses nombreuses erreurs lors de la maigre période où il lui avait fallut tenir les reines du pouvoir l'avait malheureusement démontré. Elle se trouvait alors aussi incapable de faire prospérer sa souveraineté que sa lignée. Les justes pensées de Jordane aurait eu de quoi choquer par leur dureté et leur jugement cruel si elles avaient été énoncé, cela n'en rendait pas les choses moins véridiques. Néanmoins la royale femme n'était pas assez sotte pour les divulguer à qui que ce soit, et encore moins au frère de celle-ci qui ne tarderait pas à parvenir jusqu'à la pièce. Le parchemin laissé à son attention avait dû depuis la veille trouver son chemin et il lui avait été largement laissé le temps de se préparer à l'entrevue. Si elle était officielle, celle-ci ne serait pas décisive, car Jordane n'avait pas l'intention de négocier des choses concrètes avec l'homme qui aurait le privilège de passer du temps en sa compagnie, seule comptait pour ces choses là la présence de la tête couronnée consacrée. D'autant qu'il était rare que ces dernières fasse le déplacement, l'occasion n'en était que plus belle.

Néanmoins ce n'était pas l'Ouest qui était en position de faiblesse et de nécessité de rapprochement avec ses voisins. La position belliqueuse du Bief face à ses voisins limitrophes qu'étaient Dorne et l'Orage l'avait poussé bien vite qu'il ne l'aurait souhaité dans une guerre qui s'annonçait sanglante. Et si Jordane comptait bien rester en dehors de tout conflit armé, elle ne pouvait que jubiler face à la situation de pouvoir que cela engendrait pour l'Ouest. Elle était donc en double supériorité face à ce représentant et ne pouvait que se sentir confiance. Malgré tout Jordane n'était pas stupide et elle n'en était pas arrivée ici en sous-estimant ses interlocuteurs. Elle s'était renseigné sur cet héritier de la seconde famille la plus puissante du Bief, qui plus est bientôt uni à Eren Hoare, fille de leur allié commun. Sa réputation n'était pas irréprochable, car on lui attribuait d'étranges faits que la reine n'était pas prête à prendre pour réalité, même s'ils restaient en arrière plan de ses pensées. De façon bien plus concrète il était le grand vainqueur de quelques batailles retentissantes, ce qui avait dû attirer l'attention tout comme son lien de parenté avec la famille régnante.

Ce personnage singulier était donc à prendre avec précaution, chaque parole aurait son importance. Il faudrait tout d'abord déterminer son lien d'affection avec sa sœur, et son soutien face à son étrange politique tant intérieur qu'extérieure. Manfred Hightower avait de plus la réputation d'être un esprit fin et une personnalité douée pour la politique, peut-être trouverait-elle ici un adversaire digne d'elle. Jordane aimait les jeux de pouvoir et elle ne se réalisait pleinement qu'en s'y exerçant avec la plus grande passion mais aussi face à un défi certain. La situation qui ne manquerait pas de se présenter en serait certainement un beau et elle l'attendait avec presque de l'impatience dans le comportement. Confortablement installée sur un long fauteuil molletonné elle ne bougea pas d'un pouce lorsque enfin il fit son entrée dans son repaire. L'usage aurait voulu qu'il lui présente en premier ses hommages, et lui fasse la révérence. Mais il y avait une certaine anomalie dans le protocole car techniquement le ministre fusse t-il étranger, n'avait pas le droit de lui adresser le premier la parole, car il n'était guère digne de l'invectiver ou de la forcer à un échange. Cette mince manifestation de la domination de la reine était un véritable plaisir avec lequel Jordane aimait à jouer. Pourtant, cette fois, elle se souhaitait se montrer agréable avec son hôte et elle ne le laisserait donc pas patauger dans les méandres d'une politesse paralysante. C'est d'elle-même qu'elle ouvrit la conversation avec un petit sourire amical mais dépourvu de toute chaleur.

« Ministre Hightower, je suis ravie de vous invitée en nos murs et vous souhaite la bienvenue en nos murs. Je me devais de vous présenter en personne mes remerciements quant à votre venue aux festivités annoncées, je sais que vous saurez transmettre mes paroles à votre souveraine et vos compatriotes bien entendu, car elles leurs sont tout autant destinées. »

En réalité elle ne lui devait rien du tout et ces politesses n'étaient là que pour souligner la perfection de sa propre personne. Le jeu venait de démarrer, et en son sein Jordane resplendissait. Il était dit que les bieffois connaissaient bien cet amusement fait de faux-semblants et de non-dits, qu'ils s'y entraînaient longuement et qu'il était chose courante à leur cour. Néanmoins nulle place n'était plus le lieu de ces subtilités que l'Ouest. C'était à présent à lui de se montrer digne de sa réputation, digne de celle de son peuple, digne d'elle tout simplement.
 

   
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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Mer 23 Nov - 21:07

[Hj désolé c’est pas top mais je ne voulais pas te faire attendre plus longtemps]


Je ne me départissais plus de ce petit sourire que j’arborais depuis que l’on m’avait fait ministre. Un sourire que certains de mes maîtres autrefois trouvaient suffisant, arrogant même, parfois. Comme si j’étais le seul à comprendre la plaisanterie du monde, m’avait dit un jour le Grand Mestre. Mon père avait qualifié ce sourire d’insolent et j’avais eu droit à la ceinture. Ma mère l’avait trouvé espiègle. Ma sœur, sarcastique, mais dans le bon sens. Je l’arborais parce qu’il me permettait de masquer derrière l’évidence mes pensées les plus secrètes. J’anticipais la rencontre. Je m’étais préparé toute ma vie pour jouer dans la cour des grands, et voilà que j’y étais. Depuis plusieurs mois maintenant, mais c’était la première fois que je passerais le grand test en direct d’une des plus puissantes monarchies de tout Westeros. Ce n’était pas forcément quelque chose qui me rebutait, loin de là. L’appréhension se teintait d’impatience. Je voulais faire mes preuves. Et si je ne connaissais pas la Lannister, je connaissais les femmes, et je connaissais aussi les souverains. Je saurais quoi faire.


Je prenais toujours grand soin à me préparer. Tout était dans le détail en terme d’apparence, et de leur pouvoir. Je ne m’habillais pourtant pas avec ostentation ; j’optais comme d’habitude pour un pourpoint de couleur noire, réhaussé de fils argentés entrelaçant les formes de la tour de la Citadelle au niveau de mon torse. Au côté, une épée du commun. Je n’emportais le précieux héritage familial qu’à la guerre. La lame était trop précieuse pour être risquée dans un bête voyage. Mes bottes de cuir étaient serrées, hautes, à la mode des jeunes chevaliers. Je me laissais tailler la barbe le plus précisément possible, coiffé avec tout autant d’apprêt. Je n’étais pas né beau, comme ma sœur. Elle incarnait la beauté, la magnificience. Moi, j’étais le côté obscur de cette même lame. Plus effilée. Plus dangereuse. On me disait séduisant, mais ce n’était pas par beauté que je me montrais charmeur. Je devais faire bonne impression, en chaque occasion.

On me guida vers la Reine du Roc. Pas le Roi. Tiens donc. Les rumeurs étaient donc vraies. Le Roi courrait le sanglier, les tavernes et la gueuse pendant que madame administrait ? Ce qui la rendait sans aucun doute dangereuse, puisqu’il fallait qu’elle le soit pour s’imposer dans un monde d’hommes. Lorsque j’entrais, la Reine était déjà présente. Vêtue avec luxe, coiffée avec luxe, apprêtée avec luxe. Tout en elle transpirait la force et le pouvoir. Je n’étais pas intimidé, mais cela n’avait rien de commun pour moi d’être confronté à ce genre de souveraine. Est-ce que les gens du commun considéraient ma sœur de la même façon ? J’en doutais assez. Elle me sourit poliment en m’accueillant avant même que je ne puisse m’incliner. Je souris à mon tour. J’attends qu’elle termine sa tirade de bienvenue avant de m’incliner. Point trop bas ; cette dame-ci n’est pas ma souveraine.



| Il me plaît de faire enfin votre connaissance, Votre Grâce. Je suis très honoré de votre invitation à cet entretien et je tiens à vous faire part de la gratitude tant de mon royaume que de ma propre maison à votre mansuétude. |


Bien sûr qu’elle se devait de me recevoir. Comment ne pas le faire alors qu’elle avait besoin de la paix au sud pour mater ses paysans que l’on disait de plus en plus réticents, suite à quelque obscure affaire d’un noble corrompu ?


| Je vous remercie doublement de cette occasion que vous laissez à mon royaume de vous proposer un nouveau traité. Comme vous l’avez sans nul doute observé ; il n’y a aucune troupe bieffoise à moins d’une semaine de marche de la frontière. Nous avons éloigné tout le monde, calmé nos gens. Nous avons fait tous les efforts que vous nous aviez réclamé pour maintenir la paix. De notre côté, depuis le procès des Clegane, nous n’avons plus de pertes ni de tragédies recensées. Je me félicite d’avoir pu œuvrer pour la paix, sous la férule de Votre Grâce. Je serais ravi de vous proposer un traité indiquant notre non-bélligérance respective. Le Bief ne veut pas faire de l’Ouest son ennemi alors que les perfides dorniens piaillent à la frontière, et que les Orageois cherchent une bonne leçon. Nordiens et Peyredragoniens subiront le même courroux des Sept s’ils osent s’avancer contre nous. Nous ne voulons pas la guerre avec l’Ouest, pas plus que nous ne la souhaitons avec le Val ou le Conflans. Ces termes vous seraient-ils acceptables, votre Grâce ? Nulle troupe à proximité de notre frontière commune, et aucun soutien direct à nos ennemis respectifs. Aucun parti pris dans les conflits en cours, tant qu’ils ne touchent aux alliés de l’un ou de l’autre de nos royaumes. Et comme nous sommes tous deux alliés au Conflans, l’entraide va de soi face aux hérétiques, aux païens, aux dragons et aux conquérants, ne pensez-vous pas ? |





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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Dim 8 Jan - 18:58





Jordane Lannister

La reine n'avait pas encore eu réellement le temps de sonder l'émissaire bieffois. Elle qui aimait avoir le temps d'observer longuement celui qu'elle aurait à affronter aurait préféré le connaitre d'avantage avant d'entamer ce qui pourrait ressembler à des négociations. Si le Bief s'avérait à l'écoute et réceptif aux possibles propositions que l'Ouest pouvait bien lui faire. Si elle se ne sentait pour l'heure guère inquiétée par la position du Bief et ses velléités guerrières, la Lannister savait bien que les choses changeraient. Et vite. En espérant que ce ne soit pas trop vite et qu'elle ait le temps de placer ses pions pour en tirer leur meilleur parti.

L'homme qui lui faisait face pouvait l'aider comme l'entraver dans son entreprise. Et il fallait donc essayer de tirer son épingle du jeu alors qu'elle se doutait de plus en plus, en l'observant, qu'il avait plus de caractère que sa sœur. Et que si elle se devait d'influer sur un membre de la famille, il faudrait que ce soit lui, si la chose était possible, naturellement.

Une fois les politesses échangées, le regard de la Lannister se fit plus acéré alors qu'elle l'écoutait avec une attention non feinte. Au moins le Hightower avait le mérite d'aller droit au but ou presque. De ne pas mâcher ses mots, en tout cas, autant qu'il lui était possible face à une Reine et de lui présenter les choses sous un aspect intéressant.

« Il est vrai que notre royaume serait très intéressé par un nouveau traité avec le votre. Comme vous l'avez si bien souligné et en des termes pour le moins concis et précis, nous avons œuvré ensemble à apaiser ces tensions que d'aucun voyaient comme insurmontables. Les nobles de chaque coté des frontières sont apaisés et n'ont plus réellement l'envie ou le besoin de se quereller pour des raison aussi futiles qu'inutiles. Nous avons également un allié commun que beaucoup récrient et considèrent comme un ennemi. Je ne vous surprendrais pas en vous disant que nous avons été étonnés de vous voir vous ranger auprès du Conflans de façon aussi franche. Il semblerait d'ailleurs que l'Ouest doive vous adresser ses félicitations quant à vos récentes fiançailles messire Hightower. »

Inclinant brièvement la tête, la Reine se saisit d'un verre de vin dont elle but une gorgée avant de reprendre, d'un ton tout aussi posé, comme si elle réfléchissait à haute voix.

« Cependant, après avoir mûrement réfléchi, le royaume se demande s'il ne serait pas plus opportun de vous proposer une alliance plus poussée. Aller plus loin d'un simple pacte de non agression entre nos deux contrées. Même si, évidemment, vos propositions vont de soi, j'imaginais que nous pourrions aller au-delà. Si vous êtes disposé à en discuter bien évidemment. »

Et voilà qu'elle se taisait, guettant la réaction sans en avoir vraiment l'air, les paupières mi-closes tandis qu'elle laissait le silence flotter entre eux. Sa façon de répondre serait déjà un premier point pour savoir à quoi s'attendre avec ce nouvel interlocuteur et, surtout, il était à souhaiter que son influence était telle qu'elle pouvait le supposer.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Sam 14 Jan - 19:48

L’Ouest jouait de sa duplicité pour remporter des victoires sans combattre. Si j’avais su lire les cartes, il semblerait que la seule ombre au tableau de ce brillant était sans nul doute l’attitude des paysans du royaume, que l’on disait libéraux et rétifs, comme peu satisfaits de leur état. Ces niais préféreraient sans doute être orageois, riverains ou nordiens, sans cesse mobilisés, baignant dans le jus de leur propre fange et de leurs tripes versées au sol par les armées qui parcouraient sans cesse ces royaumes ? Peut être bien. Les niais. Si on n’y prenait garde, les gens nous accaparaient toujours le mieux qu’ils pouvaient ; donnez-leur une main et c’est le bras qu’ils voudront vous prendre. Ces gueux étaient tous pareils. Intérieurement, j’étais toutefois assez satisfait que de ce contretemps subit par les ouestriens ; sans cela ils seraient probablement très puissants. Trop, peut-être. D’autant que le Conflans ne semblait pas leur demander des comptes pour leur inaction vis-à-vis de la guerre qui les ravageait en tant qu’alliés.


La Reine change d’attitude ; je le vois dans son regard. Sitôt les politesses échangées. Déjà, elle se montre concentrée, avertie. Elle sait qu’elle doit rentabiliser la venue des bieffois, sous peine de voir s’envoler tout espoir de devenir une puissance majeure, ambition légitime des ouestriens à partir du moment où ils vont concurrencer d’autres royaumes en matière commerciale, à partir du moment aussi où ils nouent des relations très proches avec des acteurs diplomatiques de premier plan ; c’est à mon tour de me méfier lorsque la belle me dit qu’elle voudrait un traité. Je suis plus étonné quand elle cite notre « allié commun ». Comme s’il était normal d’avoir des alliés sans être très proche d’eux, alors que, connaissant les Hoare et leur manie d’imposer leurs vues –le lâche abandon du Roi Mern ne sera pas impuni- je ne savais donc quoi déjà en penser. J’inclinais la tête respectueusement.



| Je vous remercie, votre Grâce. C’est un… Véritable honneur, je vous assure, d’être ainsi promis à une dame de la qualité d’Eren Hoare. Quant au reste, je ne saurais vous cacher mon étonnement ; j’avais cru comprendre que vos relations avec Harrenhal n’étaient pas au beau fixe ; j’ai ouï dire que la noblesse du Conflans, notamment, vous reprochait votre inaction à leurs côtés. |


J’étais curieux de ce que Sa Grâce aurait à répondre pour justifier le manque d’implication de l’Ouest aux côtés d’Harrenhal. Sans aucun doute utiliserait-elle l’excuse de la nation d’origine de sa belle-fille, mais nous savions tous deux que cette excuse sonnerait creux. Je souriais poliment à la proposition de la Lannister.


| Cela veut-il donc dire que vous allez déclarer la guerre aux ennemis du Bief, en respect des termes d’une alliance véritable, en rompant tout commerce avec eux, notamment ? |





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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Mar 31 Jan - 22:27





Jordane Lannister

Il est dans la vie des moments marquants, de ces infimes instants durant lesquels l'on sait qu'une décision importante, capitale même, a été prise. La Lannister savait qu'elle était probablement face à l'un de ces instants, sans bien arriver à décider si elle voulait l'accorder à celui qui, après tout, n'était qu'un lord. Certes il représentait le Bief et surtout, il était le symbole même de cette alliance vacillante, de ce qui dérangeait tout le monde, aussi bien au Nord qu'au Sud. Et il lui fallait faire cesser cette impression que tout le monde regardait l'Ouest en se demandant quand allaient-ils bien agir et surtout, ce qu'ils allaient faire. Oh, bien évidemment, ce genre de considérations n'était pas dans les pensées premières de la Reine qui s'était toujours moquée du regard des autres. Qu'ils parlent sur son chemin, lorsqu'elle avait le dos tourné ne lui importait pas, tant qu'ils ne brandissaient pas un couteau dans sa direction.

Et malheureusement, c'était ce qui était en train d'arriver. Restait à savoir d'où viendrait le couteau et surtout, comment ce royaume pour lequel elle avait tout donné serait à même de parer les coups. Et d'anticiper les autres.

Son regard soupesa celui du bieffois alors qu'il faisait preuve des politesses évidentes à ce type de rencontres et elle lui accorda une ombre de sourire.

« Il est évident que ce ne peut qu'être un honneur d'être promis à une personne de sang royal. Quant à sa qualité, je vous croie sur parole, n'ayant pas eu l'occasion de la fréquenter à Goeville ou ailleurs. »

Son sourire se fit plus large alors qu'elle buvait une gorgée de vin, ses yeux fixant le Hightower avec cette acuité qui était la sienne.

« Je conçois fort bien votre étonnement mais il est de notoriété commune que se rapprocher du Conflans de façon trop marquée et trop rapide, avant d'être certaine de leurs ambitions ne risquaient pas de porter préjudice à la souveraineté de notre propre royaume. Et vous ne me ferez pas l'outrage d'arguer que votre souverain n'a pas eu ces réticences concernant notre allié commun. »

Croisant ses mains après avoir reposé son verre, elle fronça les sourcils, penchant légèrement la tête sur le coté avant d'ajouter, d'un ton toujours aussi assuré.

« Vous semblez fort bien informé sur les humeurs des nobles. Auriez-vous quelque chose à m'apprendre ? Et pouvons-nous parler de vos propres nobles qui ne goûtent guère de votre alliance avec le Conflans ? »

L'inaction n'était pas un point qu'elle voulait vraiment aborder, pas aussi frontalement en tout cas. Elle avait joué gros en agissant de la sorte et savait que ce serait le point d'achoppement principal quant au maintien ou non d'une alliance qui, dans l'immédiat, n'était que de papier.

« Tout dépend de ce que nous aurons en retour lord Hightower. Prendre une telle décision et les armes contre des amis ne se fait pas en un clin d'œil. Quelles garanties auriez-vous à proposer ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Dim 12 Fév - 19:01

La rencontre prenait une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. Il devenait de notoriété commune à Westeros que l’Ouest ne s’engageait pas, en tous cas pas pleinement. Son alliance avec le Val, vieille de quelques années, n’avait pas connu d’avatars aussi belliqueux qu’on aurait pu l’attendre, tout comme le mariage princier avec le Nord, qui n’avait pas aligné Castral Roc sur Winterfell. Le plus cruellement déçu devait sans doute être Harren Hoare, qui avait certes dû se contenter de voir ses arrières assurées mais qui devait regretter que les masses du Roc ne s’étaient pas déplacées sur le champ de bataille. Personne ne semblait pouvoir compter sur les Lannister, et voilà la Lionne qui me propose une alliance. Soit, je ne pouvais pas les méjuger ; dans le sens où ils avaient honoré leurs paroles de paix à l’encontre des Clegane, pour ne citer qu’eux. Ils avaient su, ces orgueilleux lions, s’occuper de leurs barons rétifs du sud. Mais en venant ici et en conversant avec les Crakehall j’en étais arrivé à comprendre que le pays restait une poudrière entre ses tensions sociales, religieuses et politiques, de manière plus générale. La Lannister n’avait en fait peut être pas le choix. Et j’avais les gros bataillons avec moi, qui plus est. En sus de l’appui de la Foi. Le Bief restait affaibli de ce début d’année, mais il n’en restait pas moins un des royaumes les plus puissants du continent. Je souris aux paroles de la souveraine à propos de ma promise. Si elle savait quelle espèce de sauvageonne allait devoir partager ma couche ; je craindrais bientôt de me voir trancher le vit. Toutefois, je rappelais un fait à Sa Majesté…


| Certes, je ne peux qu’espérer que l’honneur soit aussi pour ma Dame, jadis les Hightower étaient Rois sur la Mander. Et nous sommes tous deux des marins, ce qui ne peut que nous aider à trouver des points communs. |


Voilà, on rappelle à cette Lionne qu’elle ne parle quand même pas à n’importe qui, que diable, Villevieille avec la Foi, son port et son armée, était l’équivalent bieffois de Port-Lannis. En plus de ça, qu’Eren Hoare et moi-même étions des commandants de flotte expérimentés, et jouissant d’un certain renom, là où la flotte ouestrienne contemporaine n’était connue que pour ses défaites, il y a quelques années, face aux fer-nés. Quant au reste, la dame louvoie mais avec expérience ; elle remet la conversation sur des rails qui lui sont plus amènes.


| En effet, les réticences furent nombreuses de notre côté. Redwyne et Hightower ont longtemps combattu la Flotte de Fer, la Foi voit d’un mauvais œil ce frustre Dieu Noyé et la noblesse n’a que dédain pour les actes inqualifiables de la Croix-Du-Roi. Mais assaillis comme nous le sommes depuis des mois par les dorniens, soutenus et devenus marionnettes de Peyredragon, nous devions agir et nous trouver des alliés parmi les autres bonnes volontés. Quant à l’humeur de votre aristocratie, je n’en ai saisi que des brides, liées à une sombre affaire de mœurs sur vos terres du sud que j’ai traversées. Je n’en connais pas tous les détails, mais les temps sont troublés pour nos sociétés. |


je laisse peser mes mots quelques instants avant de reprendre, quant à l’alliance.


| Votre brue est princesse du Nord et selon vos lois, elle a sa légitimité sur le trône du Nord. Il serait peut être temps d’y apporter un peu de civilisation. Le Nord ne saurait se battre sur autant de fronts et je sais, en tant que Protecteur de la Foi, que Sa Sainteté va de toute façon envoyer des guerriers saints vers ces païens. Il s’agit sans nul doute d’une conquête facile et de plus, légitimée de plein droit. Le Roi Torrhen Stark ne s’est il pas lui-même désavoué en rejoignant la coalition de Peyredragon ? On dit le vieux Roi mené par le con de sa future épouse, et leurs appétits de conquête menacent tout Westeros. Sitôt le Conflans englouti, sitôt le Bief encerclé… Le Roi Stark n’a-t-il pas, lui aussi, étendu quelques droits de son sang sur le trône de l’Ouest ? Prenez-le de vitesse, gagnez le Nord avec la princesse Jeyne à vos côtés et en sus de ces gains directs, nous maîtriserons mieux l’expansionnisme de Peyredragon, du Conflans, celui de l’Orage, celui de Dorne. Prenons les devants tout de suite, ou il sera trop tard. L’un ou l’autre des géants de Westeros finira par engloutir l’autre, et les neutres ne seront plus assez forts pour résister aux vainqueurs. Vous n’avez rien à craindre du Bief en tant que voisin ; nos effectifs sont suffisants pour vous occuper si vous choisissiez le choix terrible de la coalition, mais insuffisant pour vous menacer, et la guerre contre Dorne engloutit si vite hommes et moyens que nous ne saurions nous gargariser d’un expansionnisme belliqueux, qui n’est, de toute façon, pas le désir de mon souverain. Vous le connaissez. Avec votre époux, mon Roi a su préserver la paix entre nos royaumes pendant des années, malgré l’inimitié. |
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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Jeu 23 Fév - 9:50





Jordane Lannister

Nul besoin de se perdre en tergiversations ou en politesses. Après tout, le bieffois savait qu’il n’était pas là pour ça et Jordane n’avait que faire de perdre son temps à un moment aussi crucial. Si elle avait réussi à sauver l’honneur de sa fille en la mariant sans que son secret ne soit éventé, l’avenir de ses enfants, de son royaume, lui paraissait de plus en plus incertain, ce qui était des plus agaçants lorsque l’on savait à quel point la lionne aimait à maitriser chacune de ses actions et leurs conséquences.

« Il est vrai que nous autres, souverains, nous avons tendance à oublier la grande ascendance de nombres de personnes. Mais je ne doutais point que vous auriez su trouver le moment le plus adéquat pour me le rappeler avec élégance et subtilité. Je gage en tout cas que oui, votre union pourra s’appuyer sur ce fait solide. Après tout, votre promise est connue pour ses compétences en mer. »

Voilà bien une société qu’elle se garderait bien de fréquenter, la réputation de la fer-née n’étant pas vraiment pour lui plaire. Une femme n’avait rien à faire sur un champ de bataille et encore moins sur un bateau. Jordane avait ses propres armes, qu’elle maniait avec dextérité et pour elle, agir comme un homme, se battre comme tel ne faisait qu’abaisser une femme. Pour autant, le bieffois semblait satisfait de cette union à venir, grand bien lui fasse.

« Vous pouvez donc tout à fait comprendre nos propres réticences. Les fer-nés ont souvent attaqué nos navires, leurs mœurs me laissent passablement perplexes et je ne sais que penser de ces velléités de conquêtes de la part de leur Roi. Toujours est-il que oui, les temps sont troublés. Nous aurions déjà bien assez à faire des querelles entre nos voisins que nos propres terres sont agitées par ce qui, au départ n’était qu’un incident local qui aurait pu se régler autrement. Peu importe, nous ferons ce qui doit être fait pour préserver la paix interne. Reste à voir ce qu’il faut pour que nous puissions également garantir la paix à nos frontières. Ce qui, aujourd’hui, n’est pas le cas. »

L’Ouest n’était pas encore acculé mais cela ne saurait tarder. Si Jordane en avait cruellement conscience, elle n’avait aucun doute quant au fait que c’était aussi le cas de ceux qui l’entouraient. Les échanges avec la dragonne avaient été explicites et l’attitude de l’homme qui lui faisait face le confirmait également. Pour autant, elle n’aimait pas ne pas avoir toutes les cartes en main avant de prendre une décision, quelle qu’elle soit et son regard se fit plus perçant alors que le bieffois reprenait, dévoilant des intentions pour le moins surprenantes. Evidemment, elle avait songé à cette possibilité, avant de l’écarter tout aussi vite. Jeyne avait un potentiel certain mais la mettre sur le trône aujourd’hui, alors qu’elle était encore plus louve que lionne, était un trop gros risque qu’elle ne saurait prendre. Pourtant, cette suggestion fit germer d’autres idées dans l’esprit de la Lannister alors qu’elle continuait d’écouter les propos de son interlocuteur avec une attention non feinte.

« Et bien, voilà qui est pour le moins direct. Je ne vous cacherais pas que l’Ouest cherche avant tout à préserver son indépendance. Vos guerres, vos envies d’expansionnisme, ne nous intéressent guère. Préserver l’intégrité de nos terres m’est essentiel. Et nous nous tournerons vers ceux prêts à nous l’offrir. Il ne faut pas non plus oublier une chose. L’indécision du Val est encore plus marquée que la nôtre et, pourtant, je pense que je saurais trouver les mots pour que mon allié de toujours me suive, quelle que soit la direction que prendra l’Ouest. Vu que vous semblez persuadés que la neutralité ne saurait être une politique qui nous sauvera. »

Se penchant et reposant sa coupe de vin, la Lannister ajouta, avec une ombre de sourire.

« Je m’interroge cependant sur un point. Que se passera-t-il si vous gagnez cette guerre ? Lequel du Conflans ou du Bief poignardera l’autre en premier ? N’est-ce pas à ce moment qu’une véritable amitié avec l’Ouest pourrait vous être utile ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Ven 24 Fév - 12:35

La discussion prend une tournure qui me surprend, et pas qu’un peu. Il semble clair maintenant que l’Ouest cherche de nouveaux liens avec l’étranger. Et moi qui les considérait comme des individus à la loyauté et aux amitiés ténues mais qui avaient malgré tout le mérite d’exister. Je souris alors que la souveraine se rappelait maintenant de mon lignage et percevait la pique, en en faisant plier la pointe. Je constatais donc qu’elle maniait mieux le verbe que la diplomatie de son royaume, aux errements dangereux pour l’indépendance de son royaume. Entre le rapprochement avec les Stark et celui avec les Hoare, le royaume était tiraillé. La guerre commerciale était toujours en cours avec Dorne pour l’accessibilité aux comptoirs d’Essos, donc ils n’étaient pas non plus des amis de la Principauté, et je me rappelais très bien les tensions nées avec l’Orage lors de leur rapprochement avec Harrenhal. Ils marchaient sur la corde raide, mais je n’avais pas forcément qu’ils en avaient conscience, en l’état. J’acquiesçais poliment.


| Votre Grâce me flatte, il est de mon devoir de lui demander d’arrêter aussitôt, sous peine de voir mon coeur se gonfler d’une trop grande fierté. Quoiqu’il en soit, vous avez naturellement raison. Nous sommes tous deux officier de marine, même si je n’aurais jamais cru en épouser un un jour. |


C’était le moins que l’on puisse dire. La place des femmes n’était certainement pas à la guerre, ni même sur un fatras de bois et de chanvre que l’on appelle navire. Mais allez faire entendre raison à une fer-née... l’avantage, sans nul doute, serait que je ne la « subirais » qu’assez peu, du fait même de son occupation. La souveraine reprend en indiquant les limites de sa considération pour les fer-nés. A dévoiler ces cartes-là, je me demandais bien quelle était sa stratégie sur le sujet. Est-ce qu’elle avait conscience de l’impact que ça produisait sur leur réputation ? Et voilà qu’elle évoque le sujet des troubles internes à son royaume.


| On dirait que vous n’avez souscrit cette alliance que contrainte et forcée, votre Grâce. J’ai beaucoup de mal à en saisir le but, mais peut-être pourriez-vous m’éclairer à son sujet ? |


Nous rentrons donc dans le vif du sujet et voilà que la Reine rejette « nos guerres » et « nos envies d’expansionnisme ». Préserver l’intégrité de ses terres. En s’assurant simplement que celles-ci restent hors de portée du Stark et du Hoare, mais en leur ouvrant malgré tout la porte. Je comprenais difficilement la nécessité de cette double prise de risques. Jhe rebondis donc.


| D’accord, vous cherchez donc des protecteurs. Mais quelle réciprocité êtes-vous capable d’assurer ? On n’a vu ni navires ni troupe rejoindre les forces de la belle-famille de votre fils, pas plus qu’il n’y en a eu pour Harrenhal. Je ne peux engager la sécurité ni la fierté de ma nation si l’alliance ne nous apporte rien. |


Comme elle-même le faisait, je choisissais soigneusement les réponses que je donnais, ce que j’esquivais, ce à quoi je répondais.




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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   Dim 5 Mar - 20:06





Jordane Lannister

La Lannister avait envie de connaitre cet homme représentant le Bief, d'en savoir un peu plus sur ceux qui pouvait les décider à basculer pour de bon d'un coté ou de l'autre. Et pour autant, elle n'était toujours pas prête à prendre une réelle décision. Si elle savait qu'ils finiraient tôt ou tard acculés, d'un côté ou de l'autre, elle ne voulait pas encore se décider, pas se jeter dans le bain avant d'être sûre qu'elle prendrait la meilleure décision pour ce pays qui l'avait vu naitre, qui l'avait couronnée et pour qui elle serait prête à tout. Absolument tout.

« Ne soyez pas trop obséquieux lord Hightower, vous perdriez en crédibilité. Mais il est vrai qu'il peut être surprenant de se voir épouser une femme qui remplit des fonctions d'hommes. »

Voilà qui aurait de quoi lui déplaire fortement si elle avait eu à subir une bru de cet acabit. Fort heureusement, la jeune louve semblait bien plus cadrer avec ce qu'elle pouvait attendre d'une future Reine de l'Ouest. Quand bien même elle était loin d'entrer dans le moule et qu'elle appréhendait tout de même l'évolution de la situation s'il s'avérait que l'amitié avec le Nord n'évolue pas comme elle l'imaginait. Au reste des propos du bieffois, qui ne faisait que répondre à ce qu'elle venait de dire, la Lannister arqua un sourcil, réalisant que l'homme qui se tenait devant elle était bien plus retors qu'elle ne l'aurait soupçonné au premier abord. Il lui rappelait Harren Hoare d'une certaine façon, dans sa façon de renvoyer à son interlocuteur les questions qu'il pouvait soulever.

« Il serait un peu présomptueux de croire que nous avons agi contraints et forcé. Disons que, et nous le savons vous et moi, la situation est bien plus complexe qu'elle ne pourrait sembler l'être au premier abord. Mais je gage qu'à votre réaction, il sera temps de redéfinir plus clairement les termes de notre accord avec votre allié. »

Croisant les doigts, elle laissa filer un silence avant d'ajouter, d'un ton tranquille.

« Nous ne cherchons pas des protecteurs, vous avez mal perçu mes propos. C'est garder la souveraineté de nos terres qui nous importe le plus. D'une façon ou d'une autre. Et nous ne mendions pas de l'aide pour le faire. C'est pour cela que nous n'avons pas envoyé de troupes grossir celles du Nord. Et qu'il nous est délicat d'apporter actuellement davantage au Conflans que nous ne l'avons déjà fait. »

Il allait falloir réfléchir à la réciprocité d'une alliance. Le bieffois ne se laisserait pas duper par des promesses sans réel fondement, c'était une certitude. La Lannister avait, d'une certaine façon, obtenu ce qu'elle voulait. Elle avait voulu avoir une idée de la menace que pouvait représenter le Bief. Et le portrait qui se dressait devant elle était tout sauf rassurant. Prenant une légère inspiration, elle toussota avant de reprendre, d'une voix impérieuse.

« Bien, je comprends que vous ne puissiez dans l'immédiat engager votre nation. Je vais réunir mes conseillers et nous aviserons des différentes propositions que nous pourrons vous faire. Si cela vous convient bien entendu. En tout cas, j'espère que vous profiterez au mieux des festivités que le mariage a engendré. »

Il était temps pour elle de réfléchir maintenant. Et d'agir, comme il se devait pour les siens.



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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]   

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[Terminé - Tour III] Tu joues dans la cour des grands maintenant [Pv: Manfred Hightower]
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