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Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]
MessageSujet: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Dim 4 Sep - 16:11

C'était terminé... Ils étaient repartis et avaient subi de lourdes pertes. Mais les dorniens également. L'armada avait été gravement endommagée. Détruite. Les Fer-Nés avaient été bien renseignés à ce sujet et avaient su où frapper fort pour faire le maximum de dégâts. La principauté était prise à la gorge. Le commerce était bloqué, les navires en construction étaient détruits. L'économie allait violemment en pâtir. Dorne était cernée par bien des côtés. Les fer-Nés par la mer, le Bief à la frontière. Ils étaient dans une situation plus qu'inconfortable Et il n'y avait guère de solutions, malheureusement. La reine dragon menait ses propres batailles, sur le continent, tandis que son royaume sur son rocher était à l'abri. Il n'y avait pas grand chose à protéger finalement, ce qui pouvait lui permettre de se jeter à corps perdus dans ses batailles et sa vengeance. Et c'étaient ses alliés qui en pâtissaient, des alliés en qui elle n'avait pas confiance, qui ne donnaient pas assez pour elle, alors que Dorne saignait.

Beaucoup de Dorniens avaient péri cette nuit là, en repoussant vaillamment les assauts de l'ennemi venue nombreux et silencieux, par la mer. Il avait cueilli Lancehélion dans son insouciance, à la nuit tombée... Beaucoup de braves étaient morts. D'autres avaient été blessés. Comme Robb ou Orys, le second plus sévèrement que le premier, sans que cela ne mette ses jours en danger fort heureusement. Par les Dieux, si le Baratheon avait péri lui aussi lors de cette défense, la Targaryen les aurait éradiqué sous le feu de sa colère, Anders en était persuadé. Elle adorait son frère et il était la seule famille qui lui restait. De surcroît, elle avait à de maintes reprises rappelé à Deria qu'elle lui confiait son bien le plus précieux, sa faiblesse... même si le dornien n'était pas certain que le chevalier apprécie d'être considéré comme tel. Aucun homme n'aurait apprécié cela et le Baratheon était quelqu'un de fier.

Heureusement, il se remettait de ses blessures. Cela prendrait du temps. Le Dayne faisait de même. Anders était le moins touché du trio finalement. Il portait de multiples blessures sur le corps, notamment au niveau des membres inférieurs, ayant essuyés les coups d'épées, mais aucune blessure n'était grave ou mortelle. C'était l'accumulation qui avait été dangereuse. Et le saignement inévitable. Maintenant, il fallait veiller à ce qu'une quelconque infection ne s'en mêle pas. Il avait eu les meilleurs soins de tout Dorne, naturellement, Deria y avait veillé. Mais après l'effervescence de la bataille, la galvanisation de l'action, il se sentait vide. Et triste. Parce que tout jeune et impétueux soit-il, il avait à cœur l'avenir de son royaume, des siens. Et cet avenir lui semblait bien sombre alors qu'il ne voyait guère d'échappatoire à leur situation...

Allongé sur son lit, il avait le regard perdu vers la fenêtre qui donnait sur les paysages désertiques de Dorne. L'inactivité n'avait jamais été une bonne chose chez lui. Il avait la bougeotte en permanence. Comme Roward. Roward qui quitterait Dorne dans quelques mois pour l'Orage... Encore une pensée qui assombrissait son humeur. Ils n'avaient jamais été séparés aussi longtemps. Son petit frère allait lui manquer. Leur complicité allait lui manquer... Finalement, faisant fi des préconisations des mestres, il s'assit au bord du lit, prêt à se lever. Doucement... Il était encore affaibli et surtout, les plaies demeuraient douloureuses. Il avait vraiment besoin de bouger un peu...

Manque de chance, alors qu'il pensait pouvoir agir en toute impunité, on frappa discrètement à la porte qui s'ouvrit quasiment dans la foulée révélant la silhouette d'Arianne. Oups... Elle n'allait pas aimer le voir contrevenir ainsi aux ordres des mestres... Pourtant la voir fit aussitôt rejaillir un souvenir précieux : ce baiser sur ses lèvres, alors qu'ils se séparaient et qu'il allait au devant du danger quand elle retournait au palais. Une raison qu'il fasse attention et reste envie. Un baiser qui était saugrenu venant d'une sœur et qui n'avait eu de cesse de le laisser perplexe... Oscillant entre incrédulité et espoir. Il se redressa, pris en flagrant délit de toutes façons et esquissa un petit sourire penaud.

« Tu m'aides à aller sur la terrasse ? »

Elle pouvait comprendre ce besoin, n'est-ce pas ? Il s'attendit pourtant à subir un flot de reproches de sa part et se prépara mentalement à les endurer, nés de l'inquiétude d'un âtre aimé pour un autre.


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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Dim 25 Sep - 22:56

Le temps s’était écoulé bien trop lentement, alors que j’attendais de voir revenir mon frère, mon ami, tous ces dorniens auxquels je tenais, et qui étaient au cœur du conflit, alors que je m’étais retranchée derrière les murailles de Lancehélion, auprès de Deria et de Roward. L’angoisse avait rythmé mes pensées, reléguant bien loin la stupidité de mes actes, de ma décision, de la façon que j’avais eu de me comporter envers mon frère. Je l’aimais tendrement, mais pas comme j’avais pu le lui faire comprendre. L’horreur qui déferlait dans les rues, toutes ces familles qui avaient perdu leurs proches, certains de nos nobles, aussi… Oui, tout cela m’avait permis de ne pas penser plus que de raison à tout cela. Mais ils étaient revenus. Le promis de ma sœur. Robb. Anders. Bien d’autres. Et j’avais su, que je devrais être confrontée à ce dernier, plus tôt que je ne le désirais.

Je l’avais pourtant évité, avec lâcheté. Honteuse, peut-être, certainement, de ce que la crainte m’avait fait faire. Je m’en voulais, de m’être dit que je ne le reverrais peut-être plus, ce soir là. Que je pouvais au moins lui laisser ce souvenir, s’il me quittait. C’était stupide, impulsif, et irréfléchi. J’étais peut-être la plus calme et la plus mesurée de tous, mais je n’avais pas été épargnée pour autant. Pas tout le temps. Ça ne rendait que plus idiot mon geste. Je m’étais morigénée de longues heures, pourtant, de toute cela. Si seulement j’avais pu revenir en arrière… Je savais, en réalité, que mon frère n’allait pas succomber. Que jamais je ne le perdrais – pas de manière aussi définitive, pas avant de longues années. N’est-ce pas ? Et pourtant… J’avais agi comme s’il allait en être ainsi.

Et je lui devais des explications. Il ne les accepterait pas, s’enflammerait, lui demanderait probablement de partir. Anders n’aurait pas mieux à faire, n’est-ce pas ? Cela me briserait le cœur, mais je ne pourrais blâmer que moi. Forte de cette résolution, et de cette impulsion, je n’attendais pas plus, et me dirigeais vers les appartements de mon frère. Encore quelques secondes, et je rebrousserais chemin, à nouveau misérablement lâche. Soupirant, en silence, je frappais à la porte sans grand bruit, l’entrouvrant pour voir mon frère prêt à se lever. Si je n’étais pas venue à son chevet, je savais pertinemment qu’il lui était fortement déconseillé de se lever – une façon respectueuse de dire à un membre de la famille princière qu’il lui était interdit de bouger. Fronçant les sourcils, j’hésitais à le rabrouer. En avais-je seulement le droit ?

Au lieu de cela, je lui donnais mon bras. Je ne pouvais pas réellement lui imposer mes souhaits, n’est-ce pas ? Mais une fois sur la terrasse, il s’assiérait, et y resterait. Je ne lui laisserais pas, au moins, le choix de cela.

« Je t’y amène, mais tu ne resteras pas debout, là-bas. »

Je faisais signe à un servant de déplacer un fauteuil, pendant que j’aidais Anders à rejoindre cette ouverture sur l’extérieur, qui lui permettrait de s’abreuver de ce soleil que l’on chérissait tant, à Lancehélion. Cela ne pourrait lui faire que du bien, même s’il puisait dans ses maigres forces pour ces quelques pas. J’étais là pour le soutenir, et il ne le ferait pas outre mesure.

« Comment vas-tu ? »

Je m’efforçais d’ignorer la gêne qui m’habitait, plus soucieuse de l’état de santé de mon frère que du reste. Je me devais de l’être, du moins.



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mar 25 Oct - 0:13

Contrairement à ce qu'il avait pensé, Arianne ne le gronda pas comme un gamin pris en faute. Il n'était pas raisonnable, il le savait, elle le savait, mais il fut soulagé de la voir plutôt l'aider à aller sur la terrasse comme il venait de le lui demander. Oh, il avait bien noté ce petit air désapprobateur, très léger et passager. Il la connaissait bien. Et il avait passé de longues heures à observer son délicat visage et toutes ses mimiques. Sans doute d'une façon qui présageait déjà qu'il ne la regardait pas vraiment comme la grande sœur qu'elle était censée être n'est-ce pas ? Et au final, qu'étaient-ils l'un pour l'autre ? Arianne avait toutes les cartes en mains. Il n'avait plus rien à lui cacher, tout était sorti de façon explosive lors de leur emprisonnement au Bief. Il lui avait avoué la désirer. Et même l'aimer. Comme un homme aime une femme. Pas comme un frère chérit une sœur. Pas que comme cela. Et ensuite, ils ne s'étaient plus guère parlés, jusqu'à ce qu'elle l'embrasse alors qu'il risquait sa vie, sans doute de peur de le perdre.

De quoi le tourmenter davantage alors qu'il ne savait plus sur quel pied danser. Pourquoi ? Pourquoi Arianne avait-elle fait cela ? De tous, elles était la plus réfléchie après tout. Est-ce qu'une sœur embrasse ainsi son frère ? Est-ce que finalement, inconsciemment, la jeune femme n'avait pas réfléchi un peu à tout cela et conclue que ce n'était pas une si mauvaise chose ? Il avait longuement retourné le problème dans sa tête. Il n'avait que cela à faire après tout, alors qu'il était cloué au lit. Ruminer. Encore et encore. Échafauder des théories et hypothèses toutes plus folles et farfelues les unes que les autres. Et évidemment, il ne pouvait s'en ouvrir à personne. C'était peut-être cela le pire. Anders n'avait jamais eu aucune difficulté avec les femmes. Mais avec Arianne, il avait l'impression de faire n'importe quoi et d'être totalement inexpérimenté. S'il n'y avait pas ce fichu lien de sang qui venait tout compliquer.

« D'accord, d'accord. »

Autant ne pas trop pousser son avantage hein ? C'était déjà bien qu'elle l'aide, même si cela l’embarrassait de devoir demander de l'aide. Anders avait sa fierté, souvent mal placée et qui lui avait causé pas mal d'ennuis d'ailleurs. Et pourtant, ce n'était qu'Arianne. Qui l'avait vu tout jeune bambin. C'était peut-être le soucis d'ailleurs. Le jeune homme congédia le serviteur d'un geste de la main. Pas besoin qu'on les écoute après tout. Et vint la question banale, forcément. Il avait été blessé, tailladé par les troupes Fer-Nées. Au moins lui, il n'avait pas été jeté à bas de son cheval.

« Pas trop mal étant donné les circonstances. Tu me connais, je n'en peux déjà plus de devoir me reposer. »

Il grimaça à cette recommandation qu'on ne cessait de lui seriner. Les mestres faisaient leur œuvre, mais il devait aussi faire sa part. Repos, repos, repos. Ah, il allait devenir fou !

« Je vais finir par étrangler la prochaine personne qui me le dira. »

Il soupira, s'adossant alors et rejetant la tête en arrière, sentant la chaleur des rayons solaires sur sa peau dorée. Enfin dorée... il était plus pâle que d'habitude et cerné.

« On ne s'est pas si mal débrouillé que ça étant donné la soudaineté de l'attaque hein ? »

Ils avaient limité les dégâts, tuant pas mal de pirates au passage. Mais leur arsenal avait été détruit et les Fer-Nés avaient pu repartir... C'était mitigé finalement.

« Pourquoi tu m'as embrassé Arianne ? »

Il avait rouvert les yeux et la fixait désormais. Il n'allait pas faire comme si de rien n'était. Autant crever l'abcès.


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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mar 8 Nov - 22:55

J’aurai peut-être dû le lui interdire, ne pas céder à sa demande de se rendre à l’extérieur de ses appartements. Je ne pouvais réellement me résoudre à le lui interdire, surtout pas alors que j’étais aussi mal à l’aise que je l’étais. Cela ne datait pas que de cet acte inconscient durant l’attaque que nous avons subie, mais de bien avant. Du Bief, alors que nous étions sur le point de nous quitter sans savoir quand nous nous reverrions. Il semblait que nous ne pouvions pas agir autrement que stupidement, dans des conditions durant lesquelles nous n’étions pas sûrs de revoir et l’un et l’autre, agissant de manière que nous regrettions. Mais est-ce que je pouvais prétendre réellement regretter mes confidences de cet instant ? Je n’en étais pas certaine, pas alors que le poids que j’éprouvais à leur cacher ça avait disparu… remplacé par un autre, qui ne s’en délogerait pas. Je détestais les avoir trahis, et leurs visages déçus ne cessaient de s’imposer à mon esprit.

Moins, cependant, que la stupidité dont j’avais fait preuve, en embrassant mon frère. Ça aurait pu être un baiser chaste, sans importance, mais ça n’était pas le cas. Et je haïssais ma conduite que je ne pouvais qualifier que de stupide. Je n’avais eu aucune raison de faire cela, et je ne pouvais le justifier d’aucune manière. Je savais qu’il me questionnerait à ce sujet… Comment croire l’inverse, de sa part, alors qu’il était si franc ? Soupirant, je lui adressais tout de même un sourire doux, que je voulais apaisant, et lui donnant mon bras pour le guider sur la terrasse, rassurée qu’il admette qu’il s’assiérait. Il aurait pu s’y opposer, et entêté comme il l’était, il aurait rappelé ma cruauté – sans en penser un mot – pendant longtemps.

« Tu vas devoir continuer bien longtemps, pourtant. Je t’amènerai des travaux d’aiguille, ça te divertira. Je suis sûre que ça te plaira. »

Je lui adressais un sourire provocateur, trahissant un peu mon inquiétude. J’avais beau le dire sur le ton de la plaisanterie, je lui en amènerai réellement s’il s’agitait à l’excès, et il finirait par demander grâce pour que je lui épargne ce calvaire, en jurant de rester sagement assis et presque immobile – je ne pouvais pas attendre qu’il jure de l’immobilité complète.

« Mais ne m’étrangle pas, je peux être redoutable avec une aiguille ! » Oh, certes pas parce que j’étais douée pour les travaux d’aiguille, bien au contraire. Mais qu’attendre d’autres d’une enfant turbulente élevée dans un bordel ? Je m’étais bien vite assagie, la mère de Deria et Roward m’y obligeant, et surtout ma volonté de ne pas décevoir Père, mais il n’en restait pas moins que faire des travaux d’aiguille ne me plaisait guère. Je préférais nettement apprendre à me battre – dans la limite imposée au fait que je n’étais qu’une femme, et une bâtarde par-dessus tout.

Je ne pus retenir un sourire, de le voir puiser de l’énergie dans ce soleil mordant qui était notre ami et allié depuis toujours. Encore plus depuis que nous le portions comme les autres Martell avant nous, n’est-ce pas ? Que ces armoiries étaient nôtres. Elles avaient pourtant mené Lancehélion à un funeste destin, suite à la bataille, bien que nous ne nous soyons pas avoués vaincus, et que la cité a été défendue au mieux, étant donné l’aspect soudain de l’invasion.

« Bien mieux que nous n’aurions pu l’espérer, cela a été si soudain, si imprévisible. Mais Deria et vous avez agi comme ils convenaient de le faire, et je doute que qui que ce soit d’autre ait pu me se débrouiller que ça. Je suis fière de vous. »

Je m’étais retournée un instant, pour regarder la ville au loin, grouillant de monde dans ses ruelles désorganisées et au milieu des étals qui en faisaient partie. J’aimais ces lieux, plus que tout. Et malgré le malheur et la nécessité de reconstruire certains lieux de la ville, elle ne se laissait pas abattre. Elle était à leur image. Insoumise, invaincue, intacte. Et elle le resterait, tant que Deria serait à sa tête, tant qu’elle ne se laisserait pas décourager. Je ne pus retenir une grimace, à sa question, que j’attendais pourtant. Que lui dire ? Rien ne pouvait le justifier. Mais je ne pouvais ignorer sa demande.

« Je… J’avais peur de ne jamais te revoir. Que… Que tu ne te souviennes que de… que du Bief. Je tiens à toi plus que tout, Anders, et je n’aurai pas supporté que nous nous quittions en froid. Car nous le sommes, n’est-ce pas ? Mais j’ai agi stupidement, au lieu de te donner le baiser fraternel que je te devais… »

Oui, j’avais agi avec plus d’idiotie que je ne m’en pensais capable. Et cela me laissait un goût amer.



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mar 29 Nov - 15:54

« Ce qui me plaira, ce sera de les planter dans quelqu'un à force d'inactivité, tu es sûre que tu veux me laisser une arme à portée de main quand je tourne comme un lion en cage ? »

Il plaisantait. Le moral n'était pas vraiment au beau fixe, certes, mais cela allait déjà mieux avec Arianne à ses côtés. Tout en étant également douloureux tant les interrogations revenaient en force et ne lui laissaient aucun répit. Il ne savait pas sur quel pied danser avec elle. Il avait cru comprendre que jamais sa sœur ne consentirait à entretenir quoique ce soit de plus profond que des liens fraternels, que c'était tout simplement impossible car moralement répréhensible et pourtant, il y avait eu ce baiser quand ils avaient du se séparer et qu'il était allé au devant du danger. Un geste irréfléchi. Devait-il en conclure que son cœur allait vers lui, mais qu'il était bridé par sa raison ? Et qu'est-ce que cela lui apportait de le savoir ? Arianne était la plus raisonnable de tous. Et avait à cœur de ne pas ternir son image. Jamais elle ne se lancerait là dedans. Quitte à mentir, comme elle avait menti concernant ses conditions de détention auprès de ce sale fer né... Rien que d'y penser, il sentait encore la colère monter en lui. Sa sœur avait chuté dans son estime après cet aveu. Sans doute l'avait-il trop idéalisée. Mais ses secrets frôlaient la trahison envers Dorne, qu'importent ses motifs.

Mais il n'était pas vraiment temps de lui faire part de ses griefs. Il avait tiré un trait là dessus et ne souhaitait pas lui en reparler. Cela n'apporterait rien de bon. Ils s'étaient tout dit à ce sujet. Dans la colère, l'abcès avait été percé. Résidait-il encore quelques traces de mensonge entre eux après ces éclats ? Pas de son côté en tous les cas. Et il devinait l'inquiétude de la jeune femme pour lui derrière ses plaisanteries. Ils restaient très proches malgré tout. Ils étaient les deux bâtards du prince Martell. Cela les avait soudé. Même s'ils adoraient leur frère et sœur légitimes. Même s'ils leur rendaient bien et les traitaient comme des égaux... ils n'avaient pas eu à vivre ce qu'Anders et Arianne avaient vécu.

« Et bien, cela m'apporterait un peu d'animation au moins. »

Imaginer se battre avec Arianne, chacun avec une aiguille en main avait de quoi apporter le sourire et même un zeste de rire chez lui. Il avait joué le petit chevalier quand il était enfant, prêt à pourfendre n'importe quel ennemi de sa sœur. Désormais... Il aurait rêvé pouvoir tuer l'homme qui l'avait enlevée et à qui elle s'était offerte, mais n'était pas certain qu'il soit l'ennemi de la dornienne pour autant et cela le rendait fou. Il allait devoir mener d'autres batailles. Cela ne tarderait plus. Cette incursion des Fer-nés n'était que le prélude de la guerre qui allait les emporter dans son sillage. Lui qui était avide de faire ses preuves, le moment était enfin arrivé. Et il était impatient d'en découdre, de pouvoir enfin laisser parler son impulsivité et son tempérament belliqueux dans des circonstances qui s'y prêtaient.

Il tenta bien de se rassurer concernant leur riposte lors de cette attaque éclair. Arianne était naturellement de son avis. Qu'aurait-elle pu dire d'autre après tout ? Qu'ils avaient été en dessous de tout et avaient pris de mauvaises décisions ? Qu'ils n'avaient pas été assez prompts à comprendre le but de l'attaque et protéger ainsi leur flotte ?

« Orys fera un bon prince de Dorne, tu sais. »

Il avait dit cela d'un ton pensif. Il avait combattu auprès du Baratheon qui avait vraiment eu à cœur la défense de Lancehélion et du peuple qui allait l'adopter après son mariage avec Deria. Et puis, tout aussi soudainement, il demanda des comptes à Arianne. Sans surprise, elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il ne se tairait pas à ce sujet. Il l'écouta, l'air grave. Toute légèreté et insouciance avait déserté son visage.

« Je ne sais pas où nous en sommes en vérité. Il est des paroles ou des images que je ne peux oublier. Et ce que je constate, moi, c'est que quand tu ne réfléchis pas, tu m'embrasses comme un homme et pas comme un frère. C'était stupide oui. Que dois-je penser de nous maintenant Arianne ? »



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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Dim 1 Jan - 5:30

Je ne pus m’empêcher de sourire, à ses propos. Il ne ferait pas grand mal à qui que ce soit, avec des aiguilles de couture, mais il n’avait pas tort. Et je préférerais le savoir prêt à se défendre férocement, fusse avec une inoffensive aiguille, que de m’inquiéter de sa santé. Car il était facile pour Anders de souffrir de l’inactivité qui lui était imposée, et cela n’augurerait rien de bon. Je retiens la grimace qui menaçait de déformer mes lèvres, prenant un air malicieux.

« Alors je te provoquerai en duel, pour laver l’honneur bafoué de l’aiguille qui aurait été utilisé de manière qui ne correspond pas à ce qu’elle doit faire. »

Il pourrait s’en amuser, aussi absurde que cela soit. Mais c’était là quelque chose que nous seuls partagions. Née bâtarde et enfant de catin, j’avais rapidement appris à m’amuser de ce que je trouvais à disposition, et cela, mes frères et sœur pouvaient peu le comprendre. Même Anders, dont la mère était mieux nantie que la mienne, et qui n’avait pas eu la même enfance. Mais son impétuosité, et l’amitié forte qui nous liait, lui avait permis de s’amuser de ces jeux d’enfants stupides à mes côtés.

Je pinçais malgré moi les lèvres, à l’évocation d’Orys Baratheon. Je n’avais pas réellement côtoyé le prince de Peyredragon personnellement, mais malgré sa bravoure et ses actes lors de la bataille qui nous avait pris par surprise qui contribuaient à améliorer l’opinion que j’avais de lui, les frasques de sa sœur et l’irrespect dont elle avait fait preuve face à ma propre sœur ne pouvaient quitter mon esprit. Je ne tolérais pas l’affront fait à Deria, et que je sois la plus mesurée n’y changeait rien.

Je haussais les épaules, pourtant, tentant de ne pas répondre impulsivement, et de manière peu digne de moi. « Je l’espère. Mais tu ne peux nier que l’attitude de sa sœur ne lui est pas favorable. Et je sais que nous ferions de même, à nous soutenir mutuellement, Roward, Deria, toi et moi, mais jamais nous ne laisserions l’un de nous insulter impunément un allié, sans conséquence. Son sang a tout de même coulé pour Lancehélion, pour Dorne, et Dorne n’oubliera pas. Je n’oublierai pas. Il sera notre Prince, et si Deria estime qu’il honore ce titre, alors cela me suffira. Mais qu’il ne croit pas cela acquis éternellement. »

Probablement s’indifférait-il de mon opinion, mais c’était la vérité, malgré tout. Et ce, quelles que soient les conséquences qui en découleraient. Peut-être devrais-je faire un geste vers lui, faire l’effort de le connaître. Mais un sujet tout aussi sérieux préoccupait mon frère. Un sujet que je savais ne pouvoir éviter. Et qui me mettait incroyablement mal à l’aise, sans savoir quoi en penser. Anders mettait du sel sur des plaies que j’essayais de refermer sans savoir comment m’y prendre, et je savais qu’il ne m’épargnerait pas de la stupidité dont j’avais fait preuve.

« J’aimerai te dire ce qu’il en est… Te dire que, que tout est simple. Mais rien ne l’est. J’en suis la première fautive, et je, je n’aurai pas du. Je n’aurai jamais du agir comme je l’ai fait, pour tant de choses. Tant de choses que je ne peux oublier non plus. Et je ne peux pas te dicter ce que tu dois penser. Je… J’ai fait une erreur. Plus d’une. Mais c’était sans doute la pire, que d’achever de briser ce lien si particulier entre nous, n’est-ce pas ? »

Ma voix n’est plus qu’un filet faible, que je ne suis même pas sûre qu’il puisse entendre. Je ne détourne pas le regard, pourtant. Je ne me lève pas, je reste à ses côtés. Je ne bouge qu’à peine, mais je ne m’enfuirai pas. Pas cette fois. Pas comme j’ai pu le faire, après avoir été enlevée. Je resterais, et j’affronterais tout ce qu’il a à me dire. Tout ce qu’il peut bien me reprocher. Je prendrais le tout, aussi dur que ce soit.



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Sam 7 Jan - 17:23

« Ah oui ? Je serais curieux d'en voir le résultat. »

Un sourire amusé se dessina sur les lèvres du dornien en imaginant le tableau. Lui, en train de se battre avec Arianne, avec une aiguille à tricoter comme seule arme... Ridicule ! Amusant aussi, il serait presque tenté de le faire, juste pour voir si son imagination était à la hauteur de la réalité. Mais aussitôt, d'autres images vinrent l'assaillir, lui rappelant qu'il y avait peu de chance pour que n'importe quel jeu avec Arianne soit vraiment innocent au final. Et c'était bien là tout le problème. Rien ne pouvait être anodin avec elle et cela le faisait enrager. Il se doutait qu'elle était mal à l'aise vis à vis de lui à cause de cela, se demandant comment se comporter sans qu'il ne se fasse des idées et ne voit dans le moindre geste un signe d'encouragement dans ses pensées déviantes... ils n'en avaient jamais vraiment discuté au final. Il lui avait avoué son désir, elle l'avait noté et... C'était à peu près tout. Comment discuter de cela sereinement, sans qu'aucun des deux ne se braque brutalement, mal à l'aise ou frustré ? Surtout Anders, si emporté et prompt à s'enflammer ou prendre les choses de travers.

Naturellement, l'attaque surprise des Fer-Nés fut abordée, comme la façon de les repousser. Ils avaient fait des dégâts, beaucoup trop. Et jamais il n'avait été dans leur intention de rester à terre. Ce n'était là qu'une façon d'affaiblir Dorne. L'armada avait été sérieusement endommagée, voire détruite. Plus de navires... Alors que la mer était infestée de navires ennemis. Les choses allaient de mal en pis, malheureusement. Ils avaient fait comme ils pouvaient, avec ce qu'ils avaient, mais n'étaient pas vraiment préparés à ce genre de catastrophe. Malgré tout, Orys Baratheon avait montré ses capacités de meneur et avait été suivi par les dorniens. Mais à son commentaire, Arianne tiqua, surprenant son frère.

« Il n'est pas responsable de l'attitude de sa sœur. Es-tu responsable de la mienne ? »

Bien sûr que non. Orys était buté, ça, c'était évident, mais les dorniens aussi. Et il était le seul à encore s'acharner pour cette alliance. Anders devait lui reconnaître ça. Après, Anders ignorait exactement ce que pensait Orys de tout cela, ni ce qu'il avait pu dire à sa sœur quand elle était allée trop loin. Il n'était pas présent. Arianne non plus. Le dornien n'était-il pas objectif vis à vis du Baratheon parce qu'il l'appréciait ? Ou bien était-ce Arianne dont le jugement était obscurci par son amertume concernant Rhaenys ? Qu'importait. Orys était un grand garçon, il saurait se faire apprécier (ou pas), tout seul, sans avoir besoin qu'on le défende.

Il y avait un sujet plus préoccupant, du moins pour le dornien. Le baiser. Le fameux baiser. Arianne devait se douter qu'il aborderait le sujet à un moment donné, n'est-ce pas ? Elle devait avoir anticipé cette conversation... A moins qu'elle ne se soit voilée la face ? Elle pouvait être douée pour cela après tout. Et naturellement... Et bien, sa réponse ne signifiait rien. Ou plutôt, elle balayait une fois de plus tout cela. C'était stupide, une erreur, oublie ça Anders, au revoir. Comme s'il pouvait mettre un mouchoir dessus et ne plus jamais le voir et y penser. Il ferma les yeux, se détournant d'Arianne, alors que son poing se crispait sur sa jambe. Contrarié. Déçu. Furieux. Fataliste... Trop de sentiments.

« Il n'est pas brisé... Il est complexifié. »

Beaucoup trop. Et son cœur était malmené. De même que ses sens.

« Mais tu ne peux pas souffler le chaud et le froid comme ça, Arianne... Tu ne peux pas agir impulsivement comme une amante et ensuite, la jouer sage grande sœur... Je ne sais plus ce que je dois faire avec toi. Je ne sais plus ce que je dois penser ou croire. J'aimerai faire comme toi, faire comme si rien n'était arrivé et passer à autre chose. J'aimerai pouvoir étouffer des sentiments qui viennent tout gâcher. Mais je ne sais pas le faire... »

Il marqua une pause, avant de souffler, toujours sans la regarder : 

« Qu'est-ce qu'on va devenir, Arianne ? »


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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mer 18 Jan - 19:23

« Ne me force pas à quérir une septa, pour nous amener cela. Elle serait offensée, quand elle comprendrait nos intentions, et tu n’aurais aucune chance. »

D’une voix excessivement irritante, je me mis à imiter la plus détestable de toutes celles que j’avais eu le malheur de devoir écouter. « Vous êtes la disgrâce des travaux d’aiguille, jeune fille, à ainsi les voir avec dédain et comme source d’amusement. Vous devriez faire pénitence. » J’exagérais beaucoup, ne me rappelant guère de la réalité des propos qui me furent tenus, les adoucissant malgré moi – ou volontairement, allez savoir. J’en plaisantais, mais j’en avais réellement souffert, je ne voulais plus jamais ressentir un tel mépris pour moi, encouragé par ma belle-mère. J’écartais la douleur qui résonnait encore en moi par moment comme cela.

Mais bien d’autres sujets étaient sources de déplaisir et de peines, et je ne semblais pas en être épargnée. Je gardais le silence, quelques instants, à sa question. De quoi parlait-on ? Probablement pas de tout ce qui pouvait me venir à l’esprit. J’étais responsable de bien de ses attitudes, qu’il le croit ou non. Mais je ne voulais pas réveiller tout cela : ma culpabilité, ma honte, mon implication dans ce que faisait, parfois, Anders… Il était plus sage de ne parler que du prince Baratheon, de prétendre que rien ne d’autre ne me venait à l’esprit, et que nulle arrière-pensée ne me torturait. Soupirant discrètement, je secouais doucement la tête pour signaler que non. Inutile de m’étendre davantage.

Je ne retins pas une grimace, pourtant, lorsqu’il me confronta sur ma stupidité. J’aurai du m’y attendre, ne pas me laisser surprendre, pas comme ça, pas comme s’il n’était pas évident que ça n’était pas un sujet que nous pouvions éviter. Je ne pouvais que m’en maudire – mais cela ne changeait pas beaucoup, par rapport à dernièrement, à vrai dire. Je résistais à l’impulsion qui voulait me faire me précipiter sur ce poing serré, pour apaiser sa colère. Je n’en avais pas le droit, pas alors que j’en étais la source, encore moins d’une telle manière. Au lieu de cela, je reculais, non par peur, mais pour ne pas commettre une idiotie, contre laquelle je ne pourrais pas revenir. Anders était impulsif, et je ne pouvais prédire sa réaction, mais je ne voulais pas le forcer à des paroles ou des actes malheureuses. Pour rien au monde.

Je grimaçais, encore, en l’entendant. Complexifié ? Quand avait-il été simple, réellement ? Ou depuis combien de temps ne l’était-il plus ? Pire encore, depuis combien de temps était-il prêt à se briser, définitivement cette fois ? Je n’aurai su le dire, mais ça n’était pas récent. Que mon baiser ait empiré les choses était certain, mais il ne pouvait uniquement croire que le changement venait de lui. Je ne pouvais croire qu’il ne le voyait pas. Et cette pensée me meurtrissait pourtant un peu plus le cœur, à chaque fois qu’elle se rappelait à moi. Le savoir ne voulait pas dire l’accepter, pas le moins du monde. Malheureusement.

« C’était une erreur, que je ne peux ni expliquer, ni justifier. Je ne peux pas revenir sur mes actes, pas plus que je ne peux t’aider à les oublier. Mais ne crois pas qu’ils ne hantent pas mon esprit. Ne crois pas que je suis en paix, et que mes pensées ne sont pas embrouillées. Cela ne justifie rien, et je ne peux blâmer que moi, mais si cela peut te réconforter, alors sache que mon esprit ne connaît pas le moindre repos, et que le trouble ne me quitte pas. » Et s’il savait, Ô s’il savait, combien je voudrais savoir étouffer les sentiments malvenus que je ressentais… Ils se mêlaient à la haine, bien plus qu’avant encore, mais ils étaient là. Et je n’avais personne à qui les confier. Anders encore moins que qui que ce soit.

« Sommes-nous vraiment en mesure de le savoir ? Même sans tout cela, avec les attaques subies par Dorne… » Il était indigne de moi de fuir ainsi sa question, mais c’était une réalité, malgré tout. Et je ne savais pas quoi répondre. Je ne savais pas la réponse qu’il attendait, pas plus que je ne savais celle que je devais lui fournir. J’étais plus démunie que jamais, et la seule réponse qui me venait à l’esprit était que je devrais quitter Dorne, afin de causer bien plus de dégâts. Et ça n’était pas une option envisageable. La serait-ce seulement un jour ? Peut-être devrais-je suggérer à Deria de me marier à un noble étranger…



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mar 14 Fév - 21:34

Il ne put s'empêcher de rire en la voyant imiter une Septa, avec un talent certain. Et une exagération risible. A croire qu'elle tirait cela d'une expérience passée, ce qui n'aurait rien d'étonnant. Parfois, les Septa étaient vraiment rasoirs. Désagréables. Et tellement coincées. Anders aimait bien les choquer et les provoquer, quitte à se faire taper sur les doigts ensuite pour son manque de respect et son outrecuidance. Il était un cas désespéré, il le savait de toutes façons. Finalement, sa religion, c'était le sexe. Aussi choquant cela puisse-t-être. Mais Anders n'était pas du genre à passer sous silence ce qui pouvait agiter ses pensées. Cela aurait été plus simple, il aurait profité d'un moment de détente avec Arianne. Et elle n'aurait sans doute pas abordé le sujet. Et il y aurait eu ce non dit entre eux, qui aurait flotté dans l'air et n'aurait pas permis à la discussion d'être vraiment anodine, il en était persuadé. Ce baiser le tourmentait, vraiment. Et il était impossible qu'Arianne n'y pense pas elle aussi. Ni qu'elle vienne voir son frère en pensant qu'il allait oublier. Pas alors qu'elle savait les sentiments qu'il nourrissait à son égard n'est-ce pas ? Elle ne pouvait pas se voiler la face à ce point !

Ils parlèrent très brièvement d'Orys et de Rhaenys, mais ce n'était pas vraiment le sujet qui intéressait Anders à cet instant. Et il attaqua. Ses mots aussi tranchants que des lames. Il la vit grimacer, sa sœur, celle qu'il aimait tant. Quand au juste avait-il cessé de la considérer comme un membre de sa fratrie et davantage comme une femme, objet de désir ? Il ne saurait le dire. Cela avait été progressif, insidieux. Et l'avait empoisonné. Et maintenant... Maintenant, il voulait comprendre, il voulait la pousser à prendre sa décision, une bonne fois pour toutes. Comme il venait de lui dire, elle battait le chaud et le froid, disait que ce n'était pas possible, qu'elle l'aimait comme un frère pour mieux l'embrasser comme on embrasse un amant. Alors que faire ? La raison lui disait que c'était mal, même pour des dorniens. Le cœur lui soufflait-il autre chose le concernant ? Mais Arianne était bien trop sage...

Et voilà qu'elle avouait que c'était une erreur... Et qu'elle en souffrait aussi, qu'elle était elle-même tourmentée par tout ça. Tu parles d'une consolation... il s'était comporté de la manière la plus neutre possible avec elle depuis son aveu à Hautjardin, afin de ne pas l'effrayer en la poursuivant de ses assiduités et elle, elle se pendait à son cou et l'embrassait, impulsivement. Il serra les mâchoires, signe de colère imminente. Encore. Elle était embrouillée ? La pauvre... Qu'est-ce qu'il devrait dire lui, alors qu'il se réveillait la nuit, avec une tension insupportable dans le bas ventre après avoir rêvé d'elle comme jamais il n'aurait du penser à sa sœur ?

« Cela ne me réconforte absolument pas. Ce n'est pas que mon esprit qui souffre, Arianne. »

C'était son cœur également. Et Arianne n'en parlait absolument pas.

« Mais qu'importe. Tu penses trop. Tu rationalises trop. Voilà pourquoi tes gestes sont en contradiction avec tes pensées. »

Le baiser. Il était impulsif. Il était né du cœur, de la peur de le perdre.

« Tu peux te mentir tant que tu veux. Tu ne me mentiras pas à moi. »

C'était abrupt sans doute. Offensant aussi. Qu'importe, c'était son sentiment. Et il n'en démordrait pas. Maintenant, il se demandait ce que l'avenir leur réservait. Et Arianne fit exprès de comprendre de travers, masquant sa demande les concernant tous les deux par l'avenir de Dorne.

« Non en effet. Je suppose que j'irai combattre pour protéger Dorne de nos ennemis, encore et encore. Cela résoudra le problème. L'éloignement sera une bonne chose. Cela t'évitera de commettre des erreurs, comme tu le dis si bien. »

Colère et sarcasme. Voilà comment cela tournait. Est-ce que cela était réparable alors qu'il la blessait, comme il l'avait fait à Hautjardin il y a des mois ? Ils se pardonnaient, mais... Chaque blessure venait ajouter à la rancœur et aux griefs. Il lui en voulait d'être... lâche.


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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Sam 18 Fév - 0:17

Pourquoi avait-elle agi comme ça ? Elle ne pouvait revenir sur ses gestes, les effacer, faire comme si de rien n’était, quand bien même elle l’aurait voulu. Son frère ne l’aurait pas laissée faire, preuve en était qu’il la confrontait à ses errances, à ses erreurs et à ses incertitudes. Pourquoi donc ce baiser scandaleux et réprouvé ? Elle sentait la colère qui émanait de lui, la voyait même, et elle en aurait presque eu peur. Presque, mais il restait son frère, et elle l’appréciait plus que tout, suffisamment pour ne pas reculer ou fuir devant lui. Même si tout en elle lui disait qu’elle ferait mieux de ne pas poursuivre cette conversation, de ne pas essayer d’expliquer une chose pour laquelle elle n’en avait pas, si ce n’était des balbutiements peu convaincants de justification.

Elle tressaillit en entendant sa voix, si meurtrie, si froide, en le voyant si raide, comme s’il était prêt à détruire tout ce qui se trouvait à portée de sa main, à entrer dans uen crise de colère comme elle en avait rarement vue de sa part, pas même lorsqu’il la défendait. Il était pourtant impétueux et prompt à réagir au quart de tour, elle était habituée à ses éclats. Mais rien qui ne ressemblait à ce qu’elle avait sous les yeux – peut-être empirait-elle les choses, par crainte, par angoisse, elle n’aurait su le dire.

« Crois-tu que je ne ferais pas tout ce qui est en mon pouvoir pour t’apaiser, pour mettre fin à ta douleur ? Mais je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas ce que je peux faire. »

Elle ne savait surtout pas ce qu’elle voulait faire, ce qu’elle était en mesure de faire, même. Mais elle ne pouvait le lui dire, pas encore, pas face à tant de reproches. Sauf que plus Anders parlait, plus il se faisait mauvais. Elle frméit, en repensant à Hautjardin. Il prenait le même ton, en plus blessant encore. Elle ne s’y habituerait jamais. Surtout que la culpabilité ne l’avait pas quittée, depuis.

« Ah oui ? Eh bien, puis que tu sais mieux que moi, dis moi donc, dis moi tout cela. Dis moi en quoi je me mens, explique moi. »

Elle était peu amène, mais pas parce qu’elle était en colère, mais bien parce qu’elle était incapable d’admettre qu’il n’avait pas tort, et qu’elle ne savait strictement rien de ce qu’elle ressentait ou pensait. Et qu’il le sache mieux qu’elle, s’il disait vrai, la déstabilisait énormément.

« On sait tous que tu es toujours capable de faire quelque chose de bien, de droit, de juste pour Dorne. Que tu agis certes impulsivement, mais comme un vrai dornien. Que tu défends nos terres. Contrairement à moi, c’est ça, qui enchaine les erreurs, les trahisons, les stupidités ? Je t’en prie, ne te retiens pas, parle, dis tout le mal que tu penses de mes actions, ça te défoulera, et peut-être partiras-tu soulagé de ne plus avoir à être en présence cette sœur indigne, incapable de prendre des décisions censées ou de ne pas changer d’avis, qui ne fait que nuire à Dorne. Peut-être devrais-je partir moi-même, pour ne plus pourrir vos vies. »

Elle était dure, mais il la mettait hors d’elle. Il la blessait, plus qu’elle ne l’admettrait.



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mer 1 Mar - 11:33

« Tu sais ce que tu pourrais faire, mais tu ne le feras pas. »

Parce que c'était mal. Parce qu'un frère et une sœur ne pouvaient pas avoir de relation de ce type, tout simplement. Et comment pourraient-ils bien la vivre, hum ? En se cachant ? Combien de temps les deux bâtards Martell pourraient-ils entretenir une relation incestueuse sans se faire découvrir ? Pas très longtemps. Et cela jetterait l’opprobre sur Deria. Elle n'avait pas besoin de cela. Sans compter que ni elle, ni Roward, ne comprendrait. C'était tout simplement une voie sans issue. La seule façon de soulager Anders serait de pouvoir enfin assouvir les élans de son cœur et ses désirs, mais c'était la seule solution qui n'était pas possible à appliquer. Soit. Il allait vivre avec et terminé. Peut-être que cela finirait par passer... Bien sûr. Il suffisait de se dire très fort qu'il ne l'aimait plus et hop, comme par magie, ses sentiments disparaîtraient... un peu de sérieux.

Il la provoquait. Il avait mal et il blessait tout autant. Il détestait qu'elle se mente à elle-même. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait agi ainsi ? Cela était pourtant simple non ? Elle aussi, elle avait des sentiments pour son frère, tout simplement. Et quand elle ne réfléchissait pas, c'était son cœur qui parlait. D'où ce baiser impulsif alors qu'elle avait peur qu'il ne revienne pas de cet assaut. Mais elle n'étais pas prête à l'admettre.

« Toi aussi tu as des sentiments pour moi, Arianne. Inconsciemment sans doute. Tu ne sais pas pourquoi tu m'as embrassé, parce que tu réfléchis. Et ce n'est pas ta tête qui t'a poussé à faire ça. C'est ton cœur. »

Voilà tout. C'était une vérité difficile à entendre et sans doute la réfuterait-elle en bloc. Et encore une fois, elle prenait tout de travers. Il comprenait bien que cette avalanche de termes dévalorisants la concernant n'était que l'expression de sa propre culpabilité. Elle avait commis beaucoup d'erreurs en un an, c'était vrai. Comme tout le monde. Il ne la voyait pas comme une traîtresse pour autant. Il hallucina cependant de l'entendre sortir tout cela. Et il ne vit qu'un moyen de la faire taire pour de bon. Il la rejoignit et s'empara de ses lèvres, lui clouant le bec de façon fort opportune. Et surtout, ses mains se refermèrent sur sa taille, l'attirant contre lui, avant que sa main droite ne remonte le long de son dos, que ses doigts n'accrochent sa nuque et que son pouce ne caresse le velouté de sa joue. C'était stupide. Totalement stupide. Parce que cela ne mènerait à rien. Il ne faisait que leur faire du mal. Mais il n'avait pas réfléchi. Elle disait des bêtises et elle était magnifique en colère. Il voulait juste bâillonner cette jolie bouche qui proférait tant d'âneries. Sauf que voilà, son baiser n'avait rien d'innocent. Si celui qu'Arianne lui avait donné était léger et rapide, le sien était autrement plus intime et appuyé. Celui d'un amant, tout simplement.

Pourtant, dans un sursaut de conscience, il mit fin au baiser. Ou avant qu'Arianne ne se remette de sa surprise et ne le repousse, allez savoir... Quoiqu'il en soit, il la regarda, toujours en colère mais... Le désir s'était aussi allumé dans ses prunelles sombres.

« Bon sang Arianne, comment tu peux débiter autant de conneries ? Je n'ai jamais dit cela ! Alors ne me fais pas dire ce que tes remords te hurlent. »

Parce qu'il s'agissait bien de cela, non ?

« Tu n'es pas une sœur indigne, tu n'es pas une traîtresse. Tu as fait des erreurs, tu en feras encore, comme nous tous. Et je viens de commettre un acte stupide... mais délicieux. Considère cela comme un baiser d'adieu. Je ne te parlerai plus jamais de ce que je peux ressentir et de ce baiser que tu m'as donné. Qu'importe ce que tu peux ressentir pour moi ou pas, il n'y a aucune issue de toutes façons. J'abandonne ce combat, il n'y a nulle victoire au bout. Je ne serai qu'Anders ton frère et tu seras Arianne ma sœur. Comme avant. Tu continueras à conseiller Deria et je me battrais pour elle. Fin de l'histoire. »

Il la relâcha et s'écarta d'un pas, avant de détourner le regard, droit malgré la douleur, tant physique qu'émotionnelle. Surtout émotionnelle. Ses mâchoires étaient contractées, son visage déterminé, mais ses yeux sombres ne masquaient pas grand chose du tumulte de ces émotions alors qu'il était raisonnable.


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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Jeu 9 Mar - 15:55

Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas réellement ce qu’avançait Anders. Elle savait ? Que savait-elle donc ? Il s’imaginait des choses, s’il croyait qu’elle saisissait ce qu’il voulait lui dire. Elle était plus perdue qu’autre chose, d’autant plus que le sujet la mettait mal à l’aise. Plus que mal à l’aise, mais elle n’était pas vraiment prête à l’admettre – encore moins à le lui dire, et à le blesser davantage encore, alors qu’elle avait l’impression de ne faire que cela. Et il semblait… s’en amuser ? Était-ce réellement ça ? Arianne comprenait son frère moins que jamais, et elle détestait cela. Elle aurait pu abolir cette distance, lui donner ce qu’il voulait, et regagner cette proximité, cette compréhension presque instantanée qui existait entre eux, mais elle ne pouvait s’y résoudre.

Elle le regarda avec surprise, en l’entendant. Son cœur ? Elle, aimer son frère ? Non. Il voulait s’en convaincre, pour avoir un moyen de parvenir à ses fins. Il voulait l’en convaincre elle. Même si le baiser venait d’elle… Même si elle savait qu’elle l’avait poussé à croire ça. À s’imaginer ça. Car elle ne pouvait concevoir qu’il disait la vérité. Elle ne savait pas pourquoi elle avait joué comme ça avec lui, avant d’être enlevée, flirtant inconséquemment – à ses yeux, du moins. Et elle savait, que l’amour qu’elle ressentait pour lui n’avait rien à voir avec celui qu’elle avait ressenti pour Yoren… Il ne pouvait donc que se tromper, n’est-ce pas ? Sûrement la bâtarde cherchait-elle à s’en convaincre – si celui pour le fer-né était plus intense, elle n’en aimait pas moins son frère. Avait-il seulement raison ? Elle fronça les sourcils, elle était incapable de concevoir cela.

Elle hésitait, à lui dire qu’elle était amoureuse du capitaine du navire ennemi… Pour lui faire comprendre, lui faire oublier, qu’il arrête de s’imaginer de telles choses. Mais elle savait le mal définitif que ça ferait à leur relation… Et surtout, il l’en empêcha, en l’embrassant avec une passion qu’elle n’avait pas ressentie depuis longtemps. Depuis… Non, elle ne voulait pas penser à lui, ni à son cœur qui s’emballait, plus qu’elle ne l’aurait voulu. Elle appréciait et détestait tout autant ce baiser, ces gestes doux qu’il avait pour elle…

Sous le choc, elle ne réagit pas, le laissant reprendre la parole, pour l’accabler de reproches, la faisant se sentir encore plus mal. Elle leva la main pour le gifler, tout plutôt que de reconnaître qu’elle ressentait autant de culpabilité qu’il le disait – quand bien même c’était la réalité – mais elle la laissa retomber presque aussitôt, cherchant à se dégager, alors qu’il paraît toujours.

« Tu vas me faire croire que tu ne l’as pas pensé, que tu ne m’as pas agonie d’insultes, pensant que j’étais indigne de vous, indigne de Dorne, indigne de la confiance que vous aviez en moi ? Tu peux dire que je me leurre, je ne te croirais pas. Peut-être mes remords parlent, peut-être que je m’en veux, mais c’est toi, c’est vous, qui vous mentez, si vous affirmez que vous ne l’avez pas envisagé. Que vous n’avez plus confiance en moi. Et tu as beau penser ce que tu veux, moi je ne sais pas. Je sais que je ne suis pas bien, que je suis complètement perdue, et que j’ai constamment peur de ce qui va vous arriver, à tous. Sait-on seulement si Roward va survivre ? Si vous, quand vous partirez, vous survivrez ? Si Dorne ne va pas tomber ? Si Deria ne va pas se faire renverser ? Non. On ne sait pas, et moi je ne sais plus rien. Et une traîtresse ne conseillera pas Deria, que ce soit sa sœur ou non. Mais va donc, combats, sois inconscient comme tu sais le faire, sois cet inconnu que tu sembles vouloir être, au loin. »

Si seulement elle pouvait lui demander de survivre, de ne pas l’abandonner. Deria et elle avaient déjà perdu Roward, même s’il était encore en vie au loin, elles ne pouvaient perdre un autre frère.



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Sam 18 Mar - 12:13

Arianne avait un don. Celui de le rendre dingue. De faire battre son cœur, autant que de donner envie de la secouer. De rester. De partir loin d'elle. Il avait savouré le baiser qu'il venait de lui imposer et auquel elle n'avait pas opposé beaucoup de résistance d'ailleurs. Il pensait qu'elle allait le repousser mais non, elle était demeurée passive. Trop surprise ? Secrètement ravie, bien malgré elle ? Il n'en avait aucune idée et il s'en fichait un peu en réalité. Mais elle reprit sa combativité ensuite. Il grogna, agacé.

« Évidemment que je l'ai pensé, tu me connais ! Mais j'étais en colère. Je t'ai pardonné pour tout ça Arianne, c'est du passé. Mais arrives-tu à te pardonner, toi ? »

Cependant... il perçut également sa détresse derrière son flot de paroles. Son angoisse concernant l'avenir. Le sien, celui de sa famille, et celui de Dorne. Il pinça les lèvres. Il avait, évidemment, les mêmes inquiétudes. Mais contrairement à Arianne, il pouvait se battre, il pouvait agir et oublier ses angoisses dans l'action. Et il irait se battre, c'était inéluctable. Il n'était pas aussi précieux que Roward après tout. Il n'était qu'un bâtard légitimé. Ayant assez de poids pour représenter les Martell lors des combats, montrer qu'ils n'étaient pas des planqués dans leur beau palais, pendant que les soldats se battaient, mais... sacrifiable. Il n'avait pas d'espoirs vains à ce sujet. Deria l'aimait comme un frère, même si c'était compliqué entre eux, mais elle était souveraine et devait prendre parfois des décisions très douloureuses.

« Tu restes la sœur de Deria. Qu'importent tes choix par le passé. Tu as à cœur notre sécurité et celle de notre principauté, non ? Tu as fait de mauvais choix, tu as... été influencée, perturbée, qu'importe... Tu as commis des erreurs, nous en avons tous commis et nous en commettrons encore. Le tout est de ne pas les reproduire n'est-ce pas ? Trahiras-tu les tiens, Arianne ? Conseilleras-tu mal Deria sciemment ? Bien sûr que non. Alors arrête donc de te torturer à ce sujet. Nous allons œuvrer pour sauver ce qui peut l'être, chacun à notre manière et selon nos compétences. Toi, en conseillant et soutenant Deria, qui en aura bien besoin. Roward en se mariant et en ralliant l'Orage, en guidant leurs troupes. Et moi en me battant avec nos hommes quand il le faudra. C'est ainsi. »

La colère était de nouveau retombée face à son désarroi et ses doutes. Même s'il était blessé de sa façon de lui parler. Il n'était pas inconscient. Il avait u contraire terriblement conscience de la situation et des sacrifices que cela allait exiger.

« On ne peut pas savoir quel avenir nous attend Arianne, on peut juste faire au mieux... je n'ai pas les réponses à tes questions. Je mourrai peut-être. Je ferai ce qu'il faut pour que cela n'arrive pas, mais je ne peux rien te promettre. Mais regarde Père et Grand-Mère... Ils n'étaient pas en guerre et ils ont été assassinés. Même à l'abri de ce palais, tu n'es pas en sécurité et Deria non plus alors... »

Il soupira.

« Je ne veux pas être un inconnu Arianne. Mais qu'est-ce que tu attends de moi au juste ? Je ne comprends plus... Je viens de te promettre que nous serons simplement frère et sœur comme avant, que je ne parlerai plus jamais de tout ça et tu me reproches de vouloir être un inconnu ? Qu'est-ce que tu veux ? »


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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mar 11 Avr - 20:04

La dornienne frémit légèrement, en entendant la protestation agacée de son frère ; elle le connaissait bien, et savait qu’il pouvait se montrer… excessif et déplaisant, dans ces cas là, et elle craignait de l’avoir poussé à bout. Elle ne s’attendait pas du tout à l’entendre dire l’avoir pardonnée, et encore moins à ce qu’il lui demande si elle pourrait se pardonner. Elle recula d’un pas, serrant ses bras contre elle, incapable de répondre. Incapable d’accepter que de croire qu’ils lui en voudraient tous éternellement, ou qu’ils ne lui feraient plus confiance, n’était que le reflet de ce qu’elle ressentait à son propre sujet, de sa crainte de fauter encore, de son incapacité à accepter ses propres erreurs et à croire qu’elle pourrait aller de l’avant.

Elle tenta de parler, mais sa gorge était sèche, nouée, et elle ne parvint pas à dire un mot de plus, pas après tout ce qu’elle venait de lui dire. Elle aurait voulu lui répondre, l’interrompre, lui dire que jamais, jamais, elle ne trahirait volontairement sa famille, ces terres qu’elle affectionnait et qui appartenaient à sa sœur, jamais, mais elle en était bien incapable. Elle se contenta de hocher la tête, comme si elle était convaincue pouvoir arrêter de se blâmer, de se torturer. Mais elle ferait de son mieux, pour aider Deria. Roward sacrifierait la quiétude dont il pouvait jouir, à Lancehélion, pour rallier l’Orage, quand Anders sacrifierait peut-être sa vie auprès des soldats défendant Dorne. Elle ferait taire ses inquiétudes stupides et égoïstes, tout ce qui pouvait avoir obscurci son jugement, et aiderait Deria, serait le soutien dont elle avait besoin.

« Promets moi, alors, que tu essaieras au mieux. Je sais que tu l’as presque dit, mais j’ai besoin de cette promesse. J’ai besoin de savoir que tu feras tout pour nous revenir, et que tu ne chargeras pas sans réfléchir. Que tu ne te précipiteras pas face au danger. Je sais que tu dois y aller, je sais que les hommes ont besoin de voir l’un des nôtres auprès d’eux, mais… Sois prudent. Même si ça ne dépend pas que de toi. Ne te laisse pas distraire par nous. Nous sommes protégés, ici. Et je goûterai moi-même les plats proposés à Deria, avant elle, s’il le faut. Il ne lui arrivera pas ce qui est arrivé à Père et Grand-mère… Si je ne peux promettre qu’une chose, ce sera ça. »

Bien que ce ne soit absolument pas son rôle, d’empêcher les atteintes faites à sa sœur. Elle ne pourrait accepter qu’elle subisse le même sort que Nymor et Meria avant elle. Et si elle devait se sacrifier pour elle, elle le ferait plutôt mille fois qu’une. Elle n’était rien, comparé à sa sœur. Rien du tout. Elle croisa les mains, se tordant les doigts, à ne pas savoir que répondre à Anders. Elle voulait tout et rien, tant et si peu…

« Je ne veux pas te perdre. Je ne veux pas perdre notre amitié je veux retrouver la proximité que nous avions… Je veux croire que tu me fais encore confiance… Tant de choses, que je ne peux demander. »



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mar 25 Avr - 15:42

Parfois, parler était nécessaire. Mais pas forcément salutaire. Crever l'abcès n'avait pas toujours du bon malheureusement. Surtout quand les deux personnes avaient des caractères vifs et campaient sur leurs positions. Anders était souvent maladroit et brutal dans ses propos, heurtant les autres qui se vexaient et ne comprenaient pas ce qu'il disait. En l'occurrence, il se demandait encore comment de son aveu de son envie pour Arianne, ils en étaient venus à parler de sa loyauté. Les choses avaient dégénéré parce que la jeune femme se fustigeait seule de ses erreurs. Il ne lui avait rien reproché depuis leur explication au Bief. Elle avait avoué être tombée sous le charme de son ravisseur, de quoi faire exploser le dornien, et avoir omis de dire à sa sœur qu'il était au carnaval de peur d'être jugée. Deux fautes graves mais qu'il pouvait lui pardonner. Parce qu'on pouvait tout pardonner à ceux qu'on aimait n'est-ce pas ? Mais s'il pardonnait à Arianne, elle, elle semblait ne pas être prête à le faire. Il pouvait se montrer perspicace parfois. Comme en ce moment, alors qu'il pointait du doigt le font du problème et que la jeune femme demeurait muette et reculait, comme giflée par cette vérité.

Inexplicablement, ce fut lui qui ramena le calme dans cette conversation. Dans cet affrontement. Parce que s'il savait blâmer les autres, il savait aussi reconnaître ses propres torts. Et parce qu'il aimait trop Arianne pour la laisser se flageller ainsi. Elle vivait très mal ce qu'elle avait fait. Ce qu'il éprouvait pour elle. Ce qu'elle devait ressentir pour lui, tout en le niant farouchement. C'était difficile de se rendre compte ainsi qu'elle n'envisageait rien avec lui, que sa morale serait plus forte que n'importe lequel de ses sentiments. Le sujet de la guerre imminente fut aborder. Ainsi que le devoir de chacun des quatre Martell. Le fait qu'Anders devrait aller se battre. Pas pour fuir les siens, mais pour protéger sa famille et son peuple.

« Très bien. Je te promet de faire en sorte de ne pas m'exposer inutilement au danger. Je n'ai pas envie de mourir, Arianne, tu sais... »

Il fit la grimace quand elle ajouta qu'elle goûterait elle-même les plats de Deria pour éviter son empoisonnement, s'exposant ainsi elle-même à une tentative d'assassinat.

« Je ne veux pas que cela t'arrive non plus, Arianne... »

Il avait murmuré doucement, son cœur se serrant en songeant qu'elle pourrait être tuée tout en étant protégée au sein du palais, par quelque technique fourbe.

« Si tu te demandes comment tu accueillerais ma mort sur le front, comment vivrais-je la tienne à l'abri du palais ? »

Pouvait-elle réfléchir quelques minutes ? Comprendre que le sacrifice qu'elle était prête à consentir pour Deria équivalait à celui qu'il ferait s'il le devait ?

« Tu ne m'as pas perdu. Concernant notre proximité... je ne peux rien promettre pour l'instant. Laisse-moi du temps pour guérir Arianne... Je sais que cela est ironique venant d'un homme comme moi, mais mon cœur a décidé de me donner une leçon cruelle. Je t'aime, de bien des façons... Certaines plus appropriées que d'autres, et cela ne changera pas. J'ai toujours confiance en toi. Tu peux me demander ce que tu veux. Je ne suis juste pas certain de pouvoir répondre à tes attentes. »

Il marqua une pause, avant d'approcher de sa sœur, et de lui effleurer la joue du revers de la main :

« Je suis désolé. Désolé d'avoir été trop faible pour garder mes sentiments pour moi. De ne pas être capable de les étouffer et les oublier. Je vais y travailler. Tu n'en entendras plus parler et nous serons juste le frère et la sœurs bâtards. Toi et moi, contre tous. Comme nous l'avons toujours été. Mais laisse le temps au temps. »



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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Mer 10 Mai - 17:32

La crainte le disputait avec le soulagement, dans le cœur d’Arianne, quand il lui promit qu’il serait sur ses gardes. Elle savait que cela ne signifierait pas qu’il ne lui arriverait rien mais peut-être réfléchirait-il plus que d’habitude, avant de se lancer au-delà du danger. Elle l’espérait, et ne pouvait de toute façon guère lui en demander plus. Elle aurait pu demander à Deria de l’éloigner du combat, de la garder en sécurité à Lancehélion… mais il ne lui aurait jamais pardonné, et l’idée pour elle qu’il ne défende pas Dorne était intolérable malgré tout. Malgré ses craintes, malgré la vive douleur qu’elle ressentirait forcément s’il devait lui être arraché trop tôt, comme son père et sa grand-mère il y a quelques mois de cela. Elle ferma les yeux, se rapprochant de lui pour l’étreindre avec douceur, comme si c’était la dernière fois qu’elle serait en mesure de le faire. Elle n’aurait pas dû avoir ce geste, mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle avait besoin de le sentir vivant, alors qu’elle ne savait pas quand elle le reverrait après son départ.

« Je, je sais. Mais je sais aussi que l’urgence ou le sentiment d’impuissance peut pousser à agir de manière inconsidérée. Je sais que je ne serai pas à tes côtés pour te rappeler de faire attention, alors je ne peux le faire que maintenant… »

Malheureusement. Même si elle ne lui aurait été d’aucune utilité, n’aurait été qu’une distraction, alors qu’il devrait défendre Dorne, veiller à ce que la Principauté ne tombe pas, et ce au prix de pertes qu’ils ne pouvaient pas estimer, qu’ils ne pouvaient qu’imaginer. Elle frémit à cette pensée, et plus encore à l’idée du danger dans lequel se trouvait sa sœur. Elle était plus importante qu’aucun d’entre eux, et Arianne était parfaitement sincère, en disant qu’elle risquerait sa vie pour elle. D’une manière autre que son frère face à elle le ferait, mais cela ne changeait rien à son engagement envers Deria. Même si elle doutait d’elle-même. Même si elle craignait de se montrer faible à nouveau, et de trahir sa sœur, encore.

« Aussi mal, je suppose. Mais Deria doit rester en vie, pour notre bien à tous. Elle est plus importante que je ne le suis, et tu le sais… Tout comme je sais que pour Dorne, Roward est plus important que toi. Mais je veillerai à me préserver, tout comme tu m’en as fait la promesse. »

Même si elle s’interposerait entre sa sœur et quelque mal que ce soit. Et qu’elle préférerait qu’il ne doive pas en faire de même, bien qu’elle sache au fond que c’était le cas.

« J’attendrais. Que… je ne sais pas. Mais je t’attendrais. Aussi longtemps que je doive le faire. Même si ces paroles sont celles d’une sœur qui ne peut imaginer vivre sans toi, et pas celles que tu attendrais. Tu es plus important pour moi que beaucoup, et je… je ne veux pas que tu en doutes. Malgré tout… Malgré mes erreurs ou tout ce que je peux te dire. »

Malgré le fait qu’il pense qu’elle ait des sentiments pour lui d’une autre nature que ceux qu’elle exprimait. Elle était perdue, et ne voulait pas y penser plus que cela.



             
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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   Jeu 25 Mai - 14:44

Il retint son souffle quand Arianne se rapprocha de lui et le serra, en une étreinte toute fraternelle. Il ferma les yeux, un peu raide, mais ne la repoussa pas pour autant. Au moins, ils étaient à peu près rabibochés. C'était davantage qu'il n'aurait pu espéré au vu de la tournure de leur échange. Il s'emportait vite, mais Arianne n'était pas en reste, sans compter qu'elle avait la fâcheuse manie de tout prendre de travers... D'extrapoler. De laisser parler sa propre culpabilité dans les reproches qu'elle faisait aux autres.

« Je m'en souviendrai. »

Pas difficile d'entendre la voix d'Arianne dans son esprit s'il agissait stupidement. Elle n'avait même pas besoin de lui dire aujourd'hui. Elle était toujours la voix de la conscience, plus posée et sage que lui, surtout avant, quand il était encore un enfant trop turbulent et bagarreur, à la recherche de sa valeur et de respect. Aujourd'hui... Il était un peu plus posé. Juste un peu. Et Arianne n'avait plus cette image idéalisée de celle qui savait tout et avait toujours la bonne attitude. Elle était tombée de son piédestal en commettant des erreurs, ce qui ne la rendait que plus humaine et attachante finalement.

Et alors qu'elle lui demandait de faire attention sur le front, elle lui apprenait qu'elle protégerait Deria à sa manière, quitte à goûter toute la nourriture et à se faire empoisonner à sa place. De quoi rassurer le jeune homme non ? Parce qu'en théorie, au sein du palais, elles auraient du être en sécurité. Davantage que n'importe où ailleurs. Mais voilà, ils avaient apprit douloureusement que la félonie était partout et qu'il n'y avait aucun honneur chez leurs ennemis. Il hocha simplement la tête à sa réponse. Les bâtards étaient sacrifiables. Ils étaient là pour protéger et servir les enfants légitimes. Et s'ils devaient mourir pour qu'ils vivent... Alors il en serait ainsi.

Elle lui promit alors de l'attendre. De prendre patience et de ne pas exiger trop de lui, trop rapidement. Il devait discipliner ses pensées et les élans de son cœur. Oublier ce qui le tourmentait. C'était vital. Personne ne saurait jamais quel sombre secret existait entre eux. Ces trop rares baisers échangés, volés. Mais il devait prendre un peu de distance. Sans doute s'étourdir de plaisirs et d'alcool pour engourdir ce cœur trop sombre. Le mal semblait dormir en son être.

« Je le sais. »

Bien sur qu'il savait être important pour elle. Il l'avait toujours été. Comme elle était importante pour lui, avant même qu'il ne se découvre des penchants malsains et incestueux pour elle. Davantage fatigué qu'il ne le laissait paraître, il finit pourtant par rendre les armes, aussi épuisé et douloureux physiquement, que moralement et émotionnellement après cette confrontation. Il le masquait bien, mais il était forcément déçu. Il n'y aurait jamais rien. Arianne prendrait garde à ses gestes avec lui, sachant maintenant qu'il pourrait y déceler une autorisation à davantage. Il devrait se contenter d'être son frère. Au moins, ils n'étaient pas fâchés. Mais l'avenir s'annonçait bien morne et sombre.

« Aide-moi à retourner à l'intérieur s'il te plaît. »

Cela lui coûtait de demander, mais il sentait son appui assez précaire alors que la douleur se réveillait. Il ne voulait cependant pas alarmer sa sœur et minimisait le tout. Il s'appuya sur elle pour retourner s'allonger sur le lit, retenant un soupir de soulagement quand il pu trouver une position un peu plus confortable. Il avait besoin d'être seul. Seul avec ses douleurs et ses peines. Demain serait un autre jour. Il embrassa la main d'Arianne qui le laissa, non sans une certaine hésitation, qu'il balaya d'un sourire réconfortant. Et quand la porte se referma, le masque s'effrita et ses pensées sombres vinrent l'assaillir avec force.



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MessageSujet: Re: Que sommes-nous l'un pour l'autre désormais ? | [Tour IV - Terminé]   

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