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Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]
MessageSujet: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Jeu 28 Juil - 19:50

Le soleil était levé depuis plusieurs heures maintenant et une activité frénétique agitait le petit campement d’une dizaine de tente élevé au centre d’une plaine sur les terres Swyft. Debout sur le devant de sa tente personnel, Edward observait d’un air ennuyé la ligne d’horizon qui finissait, enfin, de se découvrir de sa brume matinale. Vêtue d’un pourpoint de cuir noir sur lequel était gravé le coq Swift en position de combat, le jeune chevalier à la chevelure blonde ébouriffé avait posé ses deux pouces dans sa ceinture marron toute simple en une posture d’attente qui le caractérisait. La brume empêchait son mouvement suivant, le contraignant à l’inaction. Ces bottes de cuir noir elle aussi était plantée dans la boue issue de la rosé du matin, répugnante boue qui semblait avoir saisi tout son campement, tandis que son épée reposait à son flanc gauche dans son fourreau. Une barbe de trois jour enveloppait son menton et lui donnait un air négligé, le jeune chevalier n’ayant guère donné de temps à ses ablutions ce matin-là.

En effet il avait voulu lever le camp au plus tôt, filer le long de la frontière afin d’en assurer la sécurité. Depuis que des histoires d’émissaires royaux tués, assassiné disaient ont, avait filtré jusqu’en Champmoisson, Edward était déterminé à assumer son rôle de chevalier vassal de la Maison Lannister. Il devait surveiller cette frontière, au nom du Roi, et éviter toute déprédation future contre le peuple de l’Ouest ainsi que les intérêts de la Couronne.
Il avait ainsi organisé cette patrouille, qu’il n’avait pas imaginée si complexe. Voyant cela comme une glorieuse chevauché sans soucis, Edward avait bien vite déchanté en comprenant qu’aucun chevalier ne répondrait à un appel lancé par l’un des plus jeunes adoubé de l’Ouest, pas même chef de sa maisonné. Inutile d’envisager ainsi de faire appel à quelques Seigneurs. Il avait donc dû faire sans, en ayant toutefois l’approbation et les ressources Swyft à disposition.
Edward avait ainsi emmené avec lui une dizaine de paysans destinés à s’occuper du bagage de sa petite troupe, composée d’une douzaine de sergents montés, quatre hommes d’armes emportant un maître limier et ces trois bêtes ainsi que d’un groupe d’archers recrutés parmi les chasseurs expérimentés de Champmoisson. Pas de quoi pavoiser, pour son orgueil, mais pas de quoi hurler au loup non plus avec une force si risible. Hors cela éviterait de donner des idées stupides à un Seigneur d’en face, avide de faire ses preuves. Edward préférait éviter de donner des prétextes à quiconque pour prendre, justement, prétexte de sa petite excursion pour attaquer le Royaume.
Le maître limier passa devant lui en tenant ses chiens à bout de laisse, leur hurlant de ce calmés. Mais les bêtes avaient une journée entière de marche dans les pattes et le besoin urgent de se défouler en courant. Edward sourit en voyant le pauvre bougre avoir toute les peines du monde à contenir sa meute. Ha, les paysans…


« -Vot’e monture ser chevalier ».

Les paroles lui firent tourner la tête pour découvrir l’un des paysans de la suite lui apportant son cheval par la bride. Sans un mot de remerciement, il ne faisait que son devoir de servir comme lui-même servait la Couronne, Edward prit les rennes et mena sa monture dans la boue traitresse jusqu’à arriver sur une zone herbeuse. Deux de ses sergents les plus anciens arrivaient, déjà montés, et l’un d’eux se pencha en avant après avoir craché dans la direction opposé au chevalier.

« -Les ch’vaux et les hommes sont prêt ser Edward. Qu’est c’qu’on fait ? »

Edward ce mit lui-même en selle, lestement, en maudissant le parler discourtois au possible de ses bouseux. Mais il n’avait pas besoin de le leur faire remarquer.

« -Nous partons en avant avec le limier et les archers. Les hommes d’armes demeureront ici avec le reste pour surveiller le camp et assurer que nous trouvions repas chaud et couchages confortables à notre retour. Faits passer mes ordres puis rattrape-nous. »

Le sergent monté opina du chef et fit tourner bride à sa monture, commençant à invectiver la piétaille comme seul un paysans qui s’est élevé plus haut que les autres savait le faire. Edward sourit mais le héla alors qu’il s’éloignait :

« -Et qu’ils nous fassent sortir de ce bourbier et établisse un campement digne d'accueillir un noble ! Je ne veux pas avoir à sauter dans la boue à mon retour ! »

Sans un mot de plus, Edward talonna sa monture pour la mener en avant, en direction de la frontière que la brume ne risquait plus de lui dissimuler. Le reste des cavaliers lui emboîta le pas, ou plutôt le sabot, suivis des archers et du limier et de ces bêtes. Voir des bêtes tractant le limier…
La frontière en elle-même n’était pas spécialement visible. Tout au plus une colonne de pierre la marquait ici ou là, mais plutôt « là-bas », là où des hommes vivaient pour les entretenir et en avoir l’usage. En ces lieux elle était plus floue, plus hasardeuse. Mais globalement connue. Ici une forêt, là-bas une rivière, par ici un champ, certains endroit étaient connus pour se trouver dans l’un ou l’autre Royaume. Il suffisait de demeurer du bon côté de ces endroits.

Pour cette première patrouille, Edward mena sa troupe en direction du sud-est, pour avoir en vue au loin le château du lac rouge. Si quelque chose se tramait par ici, il voulait en être avertie.

Hors rien de particulier ne ce tramait. Des patrouilles bieffoises et Cleganes, principalement pour l'Ouest, circulaient de part et d'autres de la frontières. Edward revint à son campement, qui était cette fois installée sur une prairie et non loin d'un ruisseau d'eau clair, afin de ce reposer et d'envisager la suite.
Mais qu'elle ne fut pas sa surprise de constater qu'un cavalier était arrivée depuis Champmoisson, porteur d'une missive arrivée par corbeau depuis Castral Roc.
La Princesse Nyméria arrivait séant, probablement curieuse de voir ce qu'il se passait à la frontière.
Il n'en fallut pas davantage à Edward pour asticoter tout son petit monde, ordonnant que des renforts viennent du château, avec des domestiques, et qu'un camp de bien meilleurs qualité ne soit monté. Il avait de toute façon de grand projets pour la suite et la venue de la Princesse du Roc ne faisait que renforcer et accélérer les choses...
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Jeu 28 Juil - 22:05

Castral Roc était bien loin de toutes frontières. Dans ces murs, il était difficile de s’imaginer ce qu’il pouvait se passer à des centaines de lieues, aux frontières du Bief et du Conflans. Tout ce que l’on savait, c’était ce qu’on lisait via les missives qui arrivaient de chaque recoin du Royaume, que les nouvelles soient bonnes ou mauvaises. Il y en avait pour tous les goûts. De nombreux serviteurs au Roi mon père s’occupaient d’endiguer les différentes révoltes aux quatre coins de l’Ouest et d’assurer la sécurité des frontières. Il s’agissait d’une nécessité afin d’éviter les mauvaises surprises. C’était vers les frontières du Bief que je me dirigeais depuis plusieurs jours maintenant. Il s’agissait d’une visite pleine de promesses et d’envie. Mon père n’avait pas voulu, au départ, me voir partir, surtout aussi proche de mon départ pour le Val. Cela pouvait être dangereux, mais je lui avais simplement expliqué qu’une future Reine devait avant tout se montrer afin de garder le moral des troupes et que même si nous étions loin, cachés derrière nos murailles, l’on se souciait du sort de ces personnes qui protégeaient la Maison Lannister de nos ennemis. Mon père m’avait donc octroyé une escorte de plusieurs hommes afin d’assurer ma protection, mais également de venir gonfler les rangs de la garnison déjà en place. Mais il fallait bien avouer que j’étais curieuse de voir ce qu’il se passait. C’était la première fois que je partais aussi loin de Castral Roc sans aucun membre de ma famille. J’avais toujours rêvé pouvoir faire cela afin de prouver à ma mère que, malgré mon attitude qui laissait à désirer, je prenais mon rôle très au sérieux. Les hommes qui protégeaient nos frontières seraient certainement contents de voir leur princesse arriver jusqu’à eux pour voir le travail accompli.

« Nous sommes bientôt arrivés. »
Entendais-je à la tête du cortège. Je lâchai un soupir de plaisir, enfermé dans ma boîte qui me servait d’abris. Ma mère avait insisté sur le fait que c’était là-dedans que je devais voyager et non à cheval comme j’avais l’habitude de le faire. Si je voulais prendre mon rôle de princesse au sérieux, il fallait que je me comporte comme une princesse. Heureusement pour mon moral, j’avais désobéi quelque peu à ce que mère m’avait dit, voyageant de temps en temps à cheval. J’avais même pris mon épée et une tenue bien plus adéquates au maniement d’une arme telle que celle-ci.

« Sont-ils prévenus de notre arrivée ? » Demandais-je par la petite fenêtre à l’homme qui tenait les rênes devant.
« Tout à fait, ma Dame. Ils sont prévenus. »

Non pas que je désirais un accueil princier, je voulais simplement être mise au courant. Je passai une main dans mes cheveux, réajustant convenablement ma robe de voyage que mère m’avait tout bonnement choisie pour l’occasion.

Notre cortège arriva enfin à destination après un long voyage. Dans mes souvenirs, il s’agissait de mon deuxième plus long voyage, n’ayant jamais été bien loin de Castral Roc si ce n’était un voyage au Val il y a cela plusieurs années afin de rencontrer la famille Arryn ainsi que mon futur époux. Je devais avant tout cacher mon excitation et ma curiosité de découvrir ce qu’il se passait ici, car je représentais la maison Lannister, après tout… Et puis, le voyage avait été long même si nous n’avions rencontré aucune embuche sur la route. La porte s’ouvrit et je descendis calmement les trois marches avant de poser les pieds sur l’herbe. Mes yeux se portèrent sur le campement qui était bien différent de mes souvenirs de campement de garnison. Celui-là semblait bien plus enclin à accueillir une princesse ce qui me fit grincer intérieurement les dents, car je n’aurais pas voulu que ma venue cause une telle agitation… Mais pouvais-je vraiment blâmer le responsable ? Certainement pas. Il faisait ce qu’il pensait être juste. Le Capitaine, qui se tenait à côté de moi s’avança d’un pas afin de me faire la présentation du dirigeant de ce campement qui se trouvait en face de moi.

« Ma Dame, voici Ser Edward Swyft de Champmoisson. Un fidèle serviteur au Roi votre père. »

Je fis, à mon tour un pas en avant.

« Ser Edward. Ravie de vous rencontrer même si j’aurais préféré que ma venue ne provoque pas autant d’agitation. Vous avez certainement mieux à faire qu’accueillir dignement une princesse. » Ce n’était pas un reproche, loin de là. Je notais simplement ce que je voyais et la vérité. Il avait de nombreuses responsabilités ici et je lui en avais rajouté une en venant jusqu’ici.


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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Sam 30 Juil - 9:29

L’escorte de la Princesse arriva sur les lieux bien plus vite que Edward ne l’escomptait, et passablement trop tôt. Le jeune chevalier n’avait pas installé tout ce qu’il désirait pour recevoir comme il se devait l’un des personnages les plus importants du Royaume, voire de tous Westeros. Le campement d’Edward comportait ainsi une trentaine de tente, la plupart de piètres qualités et regroupés près du cour d’eau, pour les paysans, et quelques-unes devant servir à la Princesse et son escorte.

La matinée était déjà bien avancée lorsque l’escorte princière fit son entrée au camp. Le soleil était haut dans le ciel et dardait de ses rayons les étendues herbeuse alentours. Il n’y avait guère de bruit, hormis ceux des hommes et des chevaux, tant et si bien que le vent d’ouest qui soufflait sur les lieux produisait un son sec et mat en faisant claquer les étendards que Edward avait fait disposer. Trônait là deux étendards du Lion Rugissant, emblème de la Maison Lannister, flanqué chacun de deux étendards Swyft, un coq en position de combat.

Lorsque l’escorte arriva à hauteur d’Edward, celui-ci fit un geste impérieux de la main afin de commander à toute l’assistance de ployer un genou à terre. Paysans, archers-chasseurs et hommes d’armes s’exécutèrent sans un mot, conscient de qui arrivait là, tandis que même les chiens faisaient silence et dressaient leurs oreilles, comme curieux de la suite. Seul le renâclement d’un destrier troubla le silence ambiant lorsque la portière la porte s’ouvrit. Edward était prêt à venait offrir son bras à la princesse, mais celle-ci ne sembla pas en avoir besoin. Lorsque son premier pas la conduisit à toucher terre, le chevalier ploya à son tour genoux à terre en inclinant la tête, les deux mains posées sur son genou :


« -Bienvenue en les terres de l’Ouest placées sous la garde de la Maison Swyft Princesse Nyméria. »

Edward avait parlé suffisamment fort pour que toute l’assistance entende, mais d’un ton empreint d’un respect et d’une déférence certaine. Il s’adressait à la princesse du Roc après tout…
Lorsque celle-ci lui adressa la parole, Edward ce redressa mais indiqua par un subtil geste au reste de ces gens de demeurer un genou à terre.


« -Ma Dame c’est un plaisir et un honneur de vous voir en ces lieux. La famille Lannister est partout chez elle ici, et nous n’aurons jamais mieux à faire que tout mettre en œuvre pour la servir de notre mieux, tant que nous vivrons. Votre présence n’est pour nous rien de moins que l’expression de la considération du Roc pour notre tâche, soyez mille fois louées pour cela. »

Edward s’inclina légèrement en avant pour ponctuer ces propos, avant de faire un pas de côté pour inviter la Princesse du Roc à avancer dans le campement. D’un autre geste discret, il donna le signal à une dizaine de paysans menés par un homme d’armes pour qu’ils rejoignent l’escortent et prennent en main chevaux, bagages et apportent à boire et à manger aux hommes et aux bêtes.

« -Puis je vous escorter jusqu’à la tente qui a été préparée à votre intention ? Un rafraichissement vous y attend, frugale j’espère que vous me pardonnerez, et je pourrais vous y exposer plus en détails la situation présente. La frontière n’est qu’à quelques instants de chevauchée et la situation suffisement sur pour que nous ne risquions rien. »

La dernière phrase était destinée au capitaine de la Garde de la Princesse. Ce dernier étant responsable de la sécurité de Nyméria, il devait tout savoir sur la situation et, Edward le savait, ne permettrait nullement qu’on prenne le moindre risque avec la vie de celle qu’il avait probablement jurée de protéger sur la sienne même…
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Sam 30 Juil - 12:27

Une fois les pieds dans l’herbe, je sentis le vent venir balayer ma chevelure dorée, caractéristique de ma famille. Un tel doré n’avait nul son pareil dans tout l’Ouest, ni dans tout Westeros. Les Lannister étaient connus pour cette chevelure caractéristique, et ce, depuis de nombreuses générations avant la mienne et probablement pour de nombreuses générations après. Tous avaient ployé le genou en signe de respect envers ma personne et mes pas m’emmenèrent en direction du chef de ce campement que j’avais pris soin de saluer avec tout mon respect. Je lui fis un léger petit sourire lorsqu’il se présenta à son tour, à la fois heureuse et perturbée de toute cette attention que l’on avait envers moi. C’était la première fois, du loin que je me souvienne que l’on ployait le genou uniquement pour moi et non pour le Roi mon père ou pour mon frère, l’héritier du Roc. Le Chevalier prit de nouveau la parole en signifiant qu’il était heureux de m’accueillir ici mais ce qu’il ne savait pas et ce que je devais me cacher de dire, c’est que je devais certainement être bien plus heureuse que lui d’être ici. Comme je l’avais toujours été, je n’étais point comme ces nobles qui détestaient le bas peuple. Bien au contraire, je préférais souvent la compagnie de ces personnes plutôt que les nobles souvent moins bien intéressants, ce qui faisait souvent crisper ma mère, d’ailleurs. Par la suite, Edward me proposa d’aller en direction de ma tente, me proposant ainsi le loisir de me désaltérer et de me remplir le ventre tout en expliquant que les frontières étaient sûres en ce moment.

« Frugal, vous dites ? Je l’espère bien. Je ne suis point venue aussi loin dans le sud du Royaume pour manger la même chose que l’on me sert à Castral Roc. » Dis-je avec un léger petit sourire en emboîtant le pas en direction de la tente qui m’était désignée. « J’espère avoir l’occasion de chevaucher jusqu’à la frontière après cette entrevue. Le voyage en chariot est exaspérant. » Soupirais-je, préférant largement chevaucher un cheval plutôt que devoir me faire secouer à l’intérieur d’un chariot, entouré de broderie de la maison Lannister. J’arrivai devant la tente qui était protégée par deux gardes posés à l’entrée et qui m’ouvrirent le passage à mon arrivée. Mon regard se posa sur le capitaine de ma garde personnelle.

« Laissez-nous. Vous avez bien mérité un peu de repos. Je ne risque rien entre les mains de Ser Edward. »
Dis-je avec un petit sourire alors que le capitaine inclina doucement la tête.
« Princesse. Si vous avez besoin de moi… » Dit-il avant de retrouver ses hommes, à l’espace où ils se trouvaient. J’entrai à l’intérieur de la tente en laissant Edward me suivre. Mes yeux balayèrent l’endroit et je vis que des efforts avaient été faits pour me garantir le confort dû à mon rang. Je m’approchai d’une petite table où quelques plats étaient posés avec des fruits posés délicatement dessus. Je me saisis d’une baie que je mis directement en bouche afin de me délecter de la saveur sucrée qui en ressortait. Je tournai ensuite les talons en direction de Ser Edward qui aurait probablement désiré me présenter ce qui était à ma disposition avant que je me dirige si rapidement vers les baies.

« Désolée. Je ne suis point adepte de tous les protocoles en vigueur. Mais si vous me connaissez un minimum, j’imagine que vous devez le savoir. » Lorsque l’on comparait les deux princesses de Castral Roc, on entendait parler de l’une qui était une véritable princesse et l’autre qui était bien plus sauvage et indomptable. Ça, c’était moi. J’étais bien différente de ma grande sœur. « Je vous en prie. Servez-vous. » Dis-je, plutôt accueillante. Je n’avais aucune raison d’être distante avec cet homme et je n’avais pas l’estomac d’un lion et donc je ne pourrais probablement pas manger tout ce qui se trouvait ici.

« Alors, je vous écoute, Ser. »
Dis-je en attendant qu’il me fasse un compte rendu de la situation à la frontière.



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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Lun 1 Aoû - 20:44

Edward inclina encore légèrement la tête au passage de la Princesse, le protocole est le protocole même en pleine campagne, avant de lui emboiter le pas tout en prenant bien garde à laisser le Capitaine de sa garde la suivre de près. Ce genre d’individu était généralement choisi par le Roi lui-même afin de veiller sur sa protégée, ce qui induisait un degré de loyauté proche d’un Loup Géant du Nord et une dangerosité digne d’un Dragon Targaryen. Il était donc plutôt recommandé de ne pas se mettre entre le garde et sa responsabilité.

Le jeune chevalier ne put s’empêcher de laisser un léger rictus poindre à la commissure de ses lèvres aux propos tenus par la Princesse. Ainsi elle était réellement la « Princesse des Champs d’Or» tel que la décrivaient certains poètes hardis du Royaume. Jamais Edward ne se serait autorisé à reprendre ces poèmes, qui quoi que courtois et loyaux n’en demeuraient pas moins des poèmes écrits à propos d’un membre de la famille royale, et son rictus était tout ce qu’il s’autorisait en demeurant un pas en retrait de la Princesse. Mais intérieurement, il souriait de toutes ces dents. Lui qui était un chevalier de campagne, et non de cours et d’origine roturière de surcroit, appréciait toujours les gens bien nés capables de monter à cheval et de sortir leur corps pomponnés de leur confortables châteaux.


« -Nul ne saurait s’opposer à votre désir Princesse. »

Edward avait répondu cela de suite après avoir entendu le désir de chevaucher jusqu’à la frontière. Cette jeune femme était peut-être plus « entreprenante » que sa sœur, elle n’en restait pas moins Princesse et la plus haute autorité royale ici présente. Mais Edward s’assura discrètement d’un regard en coin et d’un hochement de tête à l’adresse de son garde personnel. Ce dernier recevait ses ordres du Roi et répondait de sa vie devant lui. Si cet homme venait à émettre un avis, qui ne serait rien d’autre que la volonté du Roi Loren lui-même, Edward le soutiendrait. Et tant pis si son altesse royale aux cheveux d’or s’en trouvait irritée. Il était plus facile de supporter la colère d’une princesse que celle de son Roi de père. Rapport à la place que vous préférez pour votre tête…

Il suivit Nyméria à l’intérieur de la tente, non sans un dernier regard entendu au Capitaine. A l’intérieur de la tente, et en son absence, Edward assurerait pleinement la sécurité de la Princesse, au péril de sa vie au besoin. Mais les deux gardes à l’entrée eurent peut être l’air de satisfaire le dit Capitaine, bien obéissant du reste. Brave bête.

Edward laissa la Princesse agir à sa guise dans la tente et se contenta de se maintenir à l’entrée, les deux mains jointes devant lui en signe d’attente.
La tente comprenait une alcôve où dormir, dissimulée derrière une tenture plus épaisse, mais la « pièce principale » comprenait un fauteuil confortable (pour la Princesse), quelques chaises plus spartiates ainsi que trois tables occupées par des mets et des objets utiles. Tant que la Princesse demeurerait debout, Edward ferait de même.


«-Vous n’avez pas à présenter d’excuses Princesse. Tous ce qui se trouve ici appartient à la Maison Swyft, laquelle a jurée allégeance à la Maison Lannister et à sa Majesté votre Père. Jusqu’à ma vie tout appartient au Roc.
Pour ce qui est de la situation à la frontière avec le Royaume du Bief, je dirais, et cela n’est que ma propre appréciation de la situation, qu’elle est des plus complexes. Raids et maraudes semblent avoir eu lieux en territoires bieffois, mais sans que quiconque ai pu identifier formellement les responsables. Je crois savoir que la Reine elle-même s’est impliquée dans la résolution de cette question pour les agissements des Cleganes mais je ne sais rien de la chose.

Mes propres observations ont fait états de patrouilles bieffoises et Cleganes avec lesquelles nous ne sommes pas entrés en contact. Chacun est demeuré de son côté de la frontière et en paix. Il est toutefois certains que des hommes mandés par le Roi Loren votre Père ont été assassinés en terres du Bief. Face à tous ceci, je me trouve ici avec quelques hommes afin de mener l’enquête, autant que mes moyens et le temps me le permettent. J’ai pris la décision de mobiliser quelques hommes supplémentaire de Champmoisson, mais il faudra quelques jours au moins pour qu’ils soient prêt.

De plus, le soulèvement des paysans à Falwell n’est pas sans m’inquiéter au plus haut point. A mon avis, et il ne s’agit là encore que mon avis, le Roc ne peut tolérer la chose. Les accusations portés par la rumeur pourraient être fondés, il n’en demeure pas moins que si le Roc légitimise une révolte paysanne contre ses seigneurs légitimes, lesquelles ont jurés allégeance au Roc, nous courant droit à la guerre civile. Si demain des paysans fous peuvent user d’arguments et faux prétextes, bien que ceux de Falwell puissent être véridiques, pour déposer un Seigneur sans que le Roc ne soutienne le dit Seigneur…alors Princesse les serments d’allégeances seront déclarés comme sans valeur devant la Loi du Roi et des Sept. Je tremble à l’idée qu’une telle chose puisse survenir… J’espère que votre Frère et ses conseillers sauront gérer la situation là-bas, mais je ne mobilise pas uniquement à cause des bieffois…Je ne laisserais nul paysans mettre en péril la sécurité et l’unité du Royaume. Mais il est d’autre alternatives possibles, pour lesquelles la venue de votre altesse me donnera peut-être l’occasion de les exposer à un membre de la famille Lannister ? »


Edward inclina légèrement la tête, signalant qu’il attendait de pouvoir exposer ses diverses idées. Mais son ton précédant était sans équivoque possible. Il était vassal des Lannister et tenue par son serment d’allégeance et jamais il ne le trahirait. Mais si les Lannister lâchaient leurs vassaux face à des paysans, face à qui les soutiendraient-ils ?

Le serment d’hommage d’un vassal à son suzerain imposait des obligations aux deux parties. Hors il était à craindre que les Falwell ne soient pas soutenus et les paysans graciés. Les Lannister briseraient alors leur serment envers un vassal, sur la base de paroles paysannes, lequel serait libre et en droit de se rebeller. Qui d’autre lui emboiterait alors le pas ? Les parjure n’étaient jamais bien vue dans la société…Et l’ennemi était possiblement déjà à la frontière…

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mar 2 Aoû - 15:15

Je me retrouvais dans la tente en compagnie du Chevalier qui avait tout installé pour que je me sente bien. Ma tente était plus spacieuse que celles des autres personnes du campement et certainement plus fournie, ce qui était normal dû à mon rang même si je m’étais déjà accoutumée d’une tente bien plus spartiate que celle-ci. Edward avait fait des efforts pour que je me sente drôlement bien et je ne pouvais le blâmer pour ceci. Après tout, ce qu’il avait entendu sur moi n’était peut-être que des rumeurs jusqu’à ce qu’il en trouve la preuve devant ses yeux. Le fait qu’une princesse soit plutôt proche du peuple, ou encore chevaucher et manier l’épée, c’était un fait des plus rares. D’autant plus que cela tranchait drastiquement avec Megara, ma grande sœur et princesse bien plus protocolaire que moi. Elle était la princesse que tout le monde admirait pour sa prestance et son respect de tout ce qu’on lui avait inculqué. Moi, j’étais beaucoup plus sauvage et indomptable. Une petite lionne sauvage. Mais je devais avouer que ce statut m’allait très bien. Je devais, d’ailleurs, en profiter, car cela n’allait peut-être pas durer avec mes nouvelles responsabilités avec la famille Arryn. Nulle que moi n’était plus heureuse d’épouser Ronnel mais un pincement au cœur était bien présent quant à quitter le Roc et l’Ouest. Mais après tout, lorsque l’on naissait en tant que femme, il y avait des responsabilités qui nous incombaient. Responsabilités que ma mère a toujours voulu m’inculquer au prix de nombreux sermons et tons élevés.

Alors que je demandais à Edward la situation aux frontières, car c’était en grande partie la raison de ma venue. La situation comme il le précisait très bien était délicate et très fragile. J’écoutais attentivement ce qu’il avait à me dire. Je n’étais certainement pas aussi douée que mes ainés dans la chose, mais je savais écouter et m’accommoder de la situation. Si on m’avait envoyé ici, c’était en quelque sorte pour me tester, pour confirmer que je pouvais diriger un Royaume comme il serait le cas dans quelques mois après mon mariage, en devenant Reine du Val et de la Montagne. Edward termina son exposition de la situation en me demandant s’il pouvait émettre son avis concernant les alternatives qui se présentaient devant nous.

« Je vais, bien entendu, écouter vos conseils, Ser. Sachez que ma présence même ici montre bien que le Roc ne tolère pas un tel agissement et que la Maison Lannister honore sa part du serment. Il est inconcevable qu’un tel serment soit brisé pour le maintien de l’unité dans l’Ouest. Sachez également que quelques hommes de notre Maison resteront ici avec vous afin de vous prêter main-forte. »


Notre escorte était composée de bien plus d’hommes qu’il n’en fallait pour faire le voyage jusqu’ici pour la simple et bonne raison qu’il était prévu que quelques hommes restent ici, aux côtés de Ser Edward afin de lui prêter main-forte et de renforcer à nouveau l’idée que les Lannister soutenaient les maisons qui avaient prêtées allégeances. Je fis quelques pas pour m’installer sur le fauteuil, croisant mes jambes en faisant un signe à Ser Edward qu’il pouvait s’installer aussi si le cœur l’en disait.

« J’écoute vos propositions. Je suis certaine qu’elles sont mûrement réfléchies. »
Dis-je en attrapant quelques baies que je mis en bouche, tout en regardant Edward. Il était Chevalier et donc un homme d’expérience. Moi, j’étais jeune et j’avais encore des choses à apprendre. Il m’était utile et nécessaire d’écouter les propositions que l’on voulait me donner afin de me forger mon propre esprit critique et juger ce qui était bon ou mauvais. J’attendais donc qu’il m’expose ses alternatives. S’il voulait les exposer à un membre de la famille Lannister, c’était probablement longuement réfléchi.



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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mar 2 Aoû - 18:30

La nouvelle du « renfort » de soldats Lannister fit un effet bœuf sur Edward. Le jeune chevalier eu toute les peines du monde à masquer son trouble et à conserver une attitude normal. Se dandinant d’un pied sur l’autre, il finit par aller en direction d’une carafe en argent contenant un vin gris légers et en servit deux coupes. La manœuvre lui permit de gagner quelques précieuses secondes afin de faire le calme en lui-même et de trouver quoi répondre.

Tandis qu’il offrait la première coupe à la princesse, avant de s’en servir une pour lui-même, Edward soupesa les tenants et aboutissants de la nouvelle. La Maison Swyft pouvait se targuer d’être en mesure de lever une force armée suffisante pour ses besoins propres mais également ceux du Royaume, voire de mener une petite campagne seule. Elle n’avait guère besoin qu’on s’immisce dans ses affaires, hors l’arrivée d’hommes d’armes Lannister pouvait très bien être une manœuvre habile, sous couvert de l’innocence présumée d’une princesse, pour ce faire. Bien entendue il était également parfaitement possible que l’offre d’assistance soit faite en toute bonne foi et dans les termes énoncés par la princesse Nyméria. Il parait également que les Fer-Nés sont d’habiles diplomates…

Mais la diversion de la boisson arrivait maintenant à son terme. Edward devait poursuivre tandis qu’il posait la coupe destinée à Nyméria sur la table près d’elle et buvait une gorgée de la sienne propre. Peut-être même pouvait il user de la proposition à son avantage….et celui du Royaume !


« -Princesse, mon intérêt va uniquement dans celui du Royaume et de la famille Lannnister. Ainsi le soulèvement de la population Falwell est-il inadmissible.

J’entends bien que les méfaits imputés au feu Seigneur Falwell sont importants, et plus encore pour une femme comme vous voir sa Majesté votre mère. Et je n’y suis pas insensible non plus. Ses accusations fussent-elles avérées, nous ne pouvons laissés des paysans s’en prendre ainsi à leur seigneur. Sans quoi demain, une bande de gueux pourra prendre d’assaut mon castel en prétendant je ne sais quelles fariboles !

La seule solution viable pour ces gens, auraient été de venir trouver un autre Seigneur ou un chevalier afin de présenter leur doléances. Mais là encore, je vous accorde que les bonnes gens du Royaume auront toujours le plus grand mal à accorder du crédit à des paysans parlant contre leur propre Seigneur et maître ! »


Edward avait commencé à faire les cents pas dans la tente, son agacement trouvant prise dans ses jambes. Il évitait néanmoins les grands gestes afin de demeurer courtois en présence d’un membre de la famille royale.

« -Il faut agir princesse, et fermement. Les paysans qui ont pris les armes doivent être punis, mais il faut également leur donner un espoir pour l’avenir.

Je ne suis pas pour ôter la vie, car il est possible que les crimes imputés soient réels. Mais tuer son seigneur est un crime qu’on ne peut pardonner.
Je pense donc que les meneurs devront payer le prix de leur acte et être envoyés deux à trois ans dans les mines d’or Lannister. Chaque famille ayant pris part au soulèvement, et dans le doute je dirais toutes, devrait envoyer son aîné au service d’un autre seigneur pour une durée précise, à la suite de laquelle la moitié d’entre eux devront s’établir sur les terres du dit seigneur. Les chef de famille quant à eux, si je devais décider, devraient aller bâtir de leur mains un Septuaire et un couvent sur des terres adjacentes afin de demander pardon aux Sept pour leur péchés…et offrir un lieux de recueillement où les jeunes femmes victimes du seigneur Falwell pourraient être prises en charges par des Septa et débuter une nouvelle vie au service du Royaume.

Enfin, une trentaine d’hommes d’armes ayant servie fidèlement la Maison Lannister pourraient se voir offrir quelques terres aux alentours du château Falwell. Ils se trouveraient récompensés de leurs fidélités et formeraient une base de population active et loyale sur laquelle le fief pourra s’appuyer par la suite.
De cette façon princesse, nous disperserions d’un coup les graines de rébellion implantés à Falwell tout en offrant une nouvelle vie aux victimes ainsi qu’à certains paysans coupables. Une vie nouvelle et non simplement la corde.
Mais il faudrait également s’occuper de la Maison Falwell… »


Edward laissa planer sa phrase, permettant à Nyméria d’assimiler ce qu’il venait de dire avant qu’il ne poursuive :

« -Le Lord Falwell à échouer dans sa tâche de gouverner une terre au nom du Roi. Doublement s’il est coupable de ces crimes, car un Seigneur doit s’occuper de son peuple et non le pousser au soulèvement, et être capable de mater le dit soulèvement si toutefois il se produit. Mais le Lord est mort et un exemple doit être fait. Un impôt spécial destiné à couvrir les dépenses consécutives à mes propositions devrait être tiré de la caissette seigneuriale Falwell et son héritier forcé d’aller prendre du service en tant que chevalier dans une autre maisonnée…et l’écarter de la ligne de succession. C’est le cadet qui devrait hériter, afin que le nom Falwell subsiste. Et si de cadet il ne devait pas y avoir, qu’un autre homme de confiance pour le Roc épousa une fille Falwell en prenant le nom de cette dernière, afin de perpétuer la lignée. Mais cela, c’est au Roc de le décider.

Quant à l’espoir, j’ai une autre proposition plus globale à sous soumettre Princesse, si vous le permettez ? »

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mer 3 Aoû - 0:04

Je vis Edward faire quelques pas, il était visiblement quelque peu perturbé quant à l’annonce de la petite garnison Lannister ici. Il fallait bien avouer qu’Edward avait probablement les hommes pour gérer la situation, mais la Maison Lannister voulait avoir la main mise sur tout ce qui se passait. Du moins, c’est ce que l’on m’avait dit. Tout ceci n’était pas d’une mauvaise intention, mais pour épauler Ser Edward et pour lui accorder le soutien total qu’avait ma famille envers lui. Ce dernier me servit une coupelle de vin qu’il posa près de moi tout en commençant à me parler du soulèvement qu’il y avait eu sur les terres du Seigneur Falwell. J’écoutais attentivement les propositions de Ser Edward concernant la situation et de tous les coupables de ce soulèvement. Il terminait ses propositions avec la future succession des Falwell. Il voulait également me soumettre une proposition un peu plus globale.

« J’entends bien ce que vous dites, Ser. Il est clair que tout ceci ne peut rester impuni, mais nous ne pouvons pas pardonner à tout le monde. Certains sont beaucoup plus impliqués que d’autres. Mais vos propositions me semblent être une preuve de votre sagesse et de votre bonté. Malheureusement, je ne puis prendre de telles décisions… Je ne suis que la princesse du Roc et bientôt, je serai loin d’ici. Mais sachez que je vous invite à envoyer un corbeau afin de soumettre vos propositions en y ajoutant que vous avez mon soutien pour qu’elles soient étudiées avec le plus grand intérêt. »

Je me saisis de mon verre en le faisant tournoyer doucement avant de le porter à mes lèvres et d’en boire une gorgée. Cela ne faisait pas très longtemps que je buvais du vin, mais cette boisson était monnaie courante dans le monde, bien plus consommé que l’eau pure, d’ailleurs.

« Concernant la ligne de succession de la Maison Falwell, je doute qu’il soit judicieux de les laisser seuls. Leur nom sera entaché à tout jamais de ce qui s’est passé. Je doute que le Roi mon père accepte de laisser main mise sur cet endroit à un des enfants de la famille. Il est important qu’un tel soulèvement ne donne pas l’illusion que cela soit possible aux quatre coins du Royaume. »

Je me levai, mon verre en main en faisant quelques pas avant de tourner les talons, soupirant quelques instants. La situation était clairement plus complexe que ce que l’on m’avait dit, il fallait bien l’avouer. Mais en même temps, je devais m’habituer à ce genre de chose, à mes « responsabilités » comme le disait si bien ma mère. Elle serait plutôt fière, je pense, de me voir de la sorte même si, après avoir affronté cette discussion, je devrais probablement enlever cette robe pour revêtir quelque chose de bien plus confortable pour moi et d’aller chevaucher ou de tenir une épée histoire de me changer les idées.

« Vous m’aviez parlé d’une proposition plus globale, n’est-ce pas ? » Dis-je en m’approchant doucement de quelques pas, buvant une nouvelle gorgée de mon verre, tout en regardant le Chevalier, curieuse de voir ce qu’il voulait dire par « plus globale ». Il avait déjà soumis pas mal d’idées, à vrai dire. Elles méritaient toutes d’être étudiées par mon frère ou encore mes parents et j’espérais qu’ils allaient le faire et qu’Edward soit récompensé pour son travail effectué ici. Il était fidèle à la Maison Lannister et il le prouvait à chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour me proposer des solutions. Il ne semblait pas non plus être versé dans le sang, préférant des solutions plus pacifistes. J’appréciais cela, d’ailleurs, n’étant pas versée dans le sang moi non plus. Mais parfois, il fallait aussi montrer l’exemple pour dissuader les autres sans pour autant commencer à pendre pour n’importe quelle raison sans quoi le peuple aurait une très bonne raison de se soulever.

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mer 3 Aoû - 18:54

Les propos tenus par la princesse Nyméria n’étonnèrent guère Edward. Il eut été surprenant en effet qu’une telle jeune femme, aussi remarquable soit elle, puisse agir en réponse aux propositions du chevalier. Si son frère était réceptif au fait que Edward reçoive le soutiens de Nyméria, alors peut être toutefois que cette partie de l’entrevue de la princesse et du chevalier pouvait aboutir sur quelque chose. Edward nota dans un coin de son esprit de prendre une plume et de rédiger une missive pour l’envoyer au prince sans délais. Aux dernières nouvelles, il se trouvait d’ailleurs tout proche à Falwell. Une missive aurait d’ailleurs l’avantage de ne pas lui faire perdre la face en suivant les conseils d’un chevalier, puisque seul le Prince saurait de qui elle proviendrait. L’idée était subtile, et Edward la devait à Nyméria. Un bon point pour elle.

« -Concernant la ligne de succession Falwell, il est exact que leur nom sera entaché dans l’Ouest. Mais je rechigne à les dépouiller de tout. Peut-être le cadet pourrait-il prendre du service comme Chevalier du Roc et espérer par sa loyauté et son dévouement redorer le blason de sa famille ? Pendant ce temps, en effet, il peut être judicieux de faire passer les terres Falwell sous la responsabilité d’une autre famille. »

Et par autre famille, Edward entendait bien entendu lui-même. Simple chevalier, il ne portait le nom de Swyft que de par sa mère et grâce à un père inconnue, bien que chevalier, et décédé. Il appartenait à la Maison Swyft, laquelle était dirigée par un autre Ser Chevalier plus âgé que lui et plus « noble ». L’occasion pour Edward d’obtenir sa propre maisonnée, bien qu’à terme Swyft puisse lui revenir de toute façon faute d’héritiers pour l’ancien Chevalier.

L’approche de la Princesse tira Edward de ces stratagèmes. Bien que ses intentions soient des plus dignes et honorables, il n’oubliait pas (et son corps non plus) qu’il était en présence d’une superbe jeune femme tout ce qu’il y avait de plus désirable. Le preux chevalier affronta vaillamment ses instincts de mâle, triompha, et demeura donc parfaitement de marbre comme si aucune pensée susceptibles de lui valoir sa tête sur une pique du Roi n’avait traversé son esprit.


« -Oui Princesse j’avais une autre idée. Elle m’est venue en partie du désastre Falwell.

Les gens du Peuple n’ont guère d’espoirs de s’élever et guère d’oreilles attentives en dehors de leurs seigneurs et des chevaliers, quand ceux-ci les écoutent.

Et le Royaume a toujours besoin, je pense, de vaillants défenseurs sur lesquelles s’appuyer, surtout quand la chevalerie pourrait être requise ailleurs.

Ainsi je songeais à ce que le Royaume puisse se doter d’un ordre de « Chevaliers-Serf » . Contrairement à votre serviteur, il s’agirait de gens du Peuple ayant prouvés leur valeur et qui seraient par là même récompensés par le Roc en devenant Chevalier mais sans la liberté dont jouissent ceux formés et éduqués à cela dès leur plus tendre enfance. Nul fils de Seigneurs ou de Chevalier parmi eux. Une sorte de troupes de pieds aux ordres du Roc, dévoué à lui seul, et recrutée dans tous le Royaume.
Ces hommes seraient entraînés au maniement des armes par des chevaliers et ne pourraient prétendre à rien d’autre que de servir avec fidélité et de recevoir le gite et le couvert, ainsi qu’une solde modeste et un équipement, devant leur servir. Leur tâche serait d’assurer la sécurité des routes du Royaume et de ces frontières, en appoint des Seigneurs. Leur fidélité au Roc serait une force pour ce dernier, disposant ainsi d’une troupe loyale provenant de la population paysanne elle-même. Une troupe moins cher également et ne courant ni les tournois ni la gloire personnel.
J’imagine que ces Chevaliers-Serf seront bien moins efficaces que ceux comme moi-même, mais pourraient servir fortement l’intérêt du Royaume. Offrant à la fois une troupe loyale au Roc, je l’ai déjà mentionné, mais également un espoir de mieux pour les gens du Peuple. Lesquels trouveraient ainsi des oreilles attentives à entendre leur doléance si leur propre seigneur les ignore. Doléances qui pourraient ainsi remonter au Roc, ou non s’il s’agit de fariboles de paysans, le tenant ainsi efficacement informé.
Ma proposition est un peu folle et bouscule les usages, j’en conviens, mais une telle troupe serait à mon sens un avantage, si elle demeure réduite pour ne pas inquiéter les nobles et les chevaliers comme moi. »


Oui la proposition était folle. Le Roc n’accepterait peut être pas de se voir ainsi rattaché les services de paysans sans gloire ni honneur. Mais Edward voyait dans cet ordre la formation d’une infanterie lourde, aguerrie, de métier ET sacrifiable pour la gloire de l’Ouest. Et des volontaires ne manqueraient pas…
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Jeu 4 Aoû - 21:38

J’étais de nouveau installée sur mon fauteuil, jambes croisées, mains sur ma cuisse, écoutant le Ser Chevalier me parler de la ligne de succession. Il ne semblait pas vraiment friand de dépouiller totalement la famille. Il voulait que le cadet endosse la responsabilité en jurant fidélité avant tout au Roc, mais en attendant, il fallait que les terres soient sous les ordres d’une autre famille, le temps que la situation de crise soit terminée. Je fis un petit sourire au Chevalier en penchant doucement la tête sur le côté. J’étais assez intelligente pour comprendre ce qu’il voulait dire par « autre famille », mais en même temps, il avait probablement raison. Il gérait la crise, il était donc normal qu’il la gère jusqu’au bout.

« Vous êtes tout désigné, j’en suis sûre. Mais encore une fois, je laisse la responsabilité à mon frère ou à mon père de prendre cette décision. Je ne puis le faire. Et, ils vous connaissent mieux que moi-même si j’imagine qu’ils vous font confiance pour vos loyaux services, Ser. » Précisais-je tout de même afin de lui montrer que nous étions tous les deux sur la même idée. Par la suite, il me parlait de son idée plus globale et j’écoutais de manière attentive ce qu’il avait à me dire. Sa proposition fut pour le moins surprenante, mais audacieuse. J’écoutais donc toute sa proposition, du début jusqu’à la fin avant de réfléchir au bienfondé de ce qu’il proposait. En effet, son idée était louable et honorable. Ces Chevaliers-serfs pourraient être très utiles pour sécuriser les routes parfois très dangereuses ou encore les frontières comme était en train de le faire Ser Edward. Et puis, cela permettrait certainement de rendre bien plus actifs des paysans qui souhaitaient défendre les terres qu’ils cultivaient et par extension, le Royaume tout entier.

« J’apprécie vos idées, sachez-le. »
Il est vrai qu’il proposait de nombreuses idées, il était bien plus réfléchi que certains conseillers qui travaillaient au Roc afin d’aider mon père à maintenir le Royaume à son unité. « Elle est louable et peut-être envisageable. Mais pas tout de suite. Nous devons d’abord sécuriser ce qu’il y a à sécuriser avant de proposer une telle chose. Comme vous  le dites, cela bouscule les usages et nous sommes déjà assez bousculés pour le moment avec toutes ces révoltes. Mais il est certain que la sécurité doit être une des priorités du Roc. Nous ne pouvons laisser l’Ouest dans l’insécurité. Ceci engendre souvent des problèmes bien plus graves que de simples vols. L’insécurité créée la panique et la panique créée souvent ce genre de situation. »

Des paysans qui n’ont plus confiance en leur Seigneur sont souvent ceux qui désirent se révolter afin de changer les choses. Il était donc important qu’ils se sentent en sécurité. Je me levai de ma chaise, commençant à vouloir vraiment me dégourdir les jambes, car le voyage m’avait empêché de bouger à ma guise.

« Le voyage a été particulièrement lassant jusqu’ici. J’ai besoin de me dégourdir les jambes. Nous continuerons de discuter à cheval, ou ailleurs après une petite chevauchée. » Je fis un petit sourire avant de m’approcher de l’entrée et de signifier à un garde. « Qu’on aille me chercher mes affaires qui sont encore dans le chariot. » Un garde s’empressa d’exécuter mon ordre et revint quelques instants après avec mes affaires en lui indiquant l’alcôve afin qu’il les dépose là-bas. « Vous m’excuserez quelques instants, Ser. » Dis-je avant de me diriger vers cet endroit et de fermer la tenture qui me séparait du reste de la tente. Je me retrouvais dans mon petit espace privé et j’ôtai mes chausses ainsi que ma robe. J’allais enfin pouvoir porter quelque chose qui me convenait bien mieux que cette robe. J’enfilai donc une tenue bien plus masculine. J’enfilai ensuite de petites bottes avant de revenir dans la pièce principale de la tente, souriant à Ser Edward.

« Ce ne sont pas des habitudes de princesse. Je sais. Mais il faudra vous y accommoder. »

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Lun 8 Aoû - 20:42

Edward fut étonné d’entendre la princesse adhérer si prestement à ses idées, bien qu’en y ajoutant une condition temporelle. Le Ser chevalier ne s’attendait certainement pas à recueillir l’assentiment d’un membre de la famille royale, et pas si rapidement, avant d’avoir du entamer un long et laborieux travail de persuasion. Mais le soutient de la princesse ne signifiait nullement obtenir celui de son jeune frère. Edward était même à peu près certains que cela demanderait davantage de temps et de patience, mais pour l’heure il avait déjà obtenue beaucoup…encore que cela puisse n’être que rien du tout en définitive. L’opinion de la princesse pouvait ne pas compter une seule seconde aux yeux des autres membres de la famille, et cela n’aurait même rien d’étonnant ! Les princesses cadettes avaient très rarement un poids quelconque dans un Royaume. Tout au plus la fonction d’être mariée plus tard, voir plus tôt, à un parti utile au Royaume.

Mais de telles considérations n’étaient guère utiles à Edward. Il se devait de les connaitre s’il voulait réellement être efficace, et utile à sa façon, à l’Ouest mais elles n’étaient pas le centre de son intérêt. La menace à la frontière en revanche…

Edward fit un signe de tête respectueux à la princesse Nyméria lorsque cette dernière lui demanda de prendre congé afin de lui permettre de se changer. Edward pouvait, d’après le comportement de la princesse, demeurer où il était. Mais il aurait préféré mourir que de le faire. A priori cette princesse voyageait sans demoiselle d’honneur. S’était là encore plus surprenant que de voir une princesse en campagne, et lorsqu’il sortit répercuter les ordres de la princesse Edward lu toute la désapprobation des Sept Enfers dans les yeux du Capitaine de la Garde qui supervisait les deux pages attachés au transport de la malle de la princesse.
Profitant de ce que la princesse allait passer quelques temps, seule, à se changer, Edward alla à sa propre tente afin de prendre une plume et d’écrire la missive destinée à son frère, le Prince Lyman Lannister.

La tache fut plus ardue que prévue, car Edward se devait de trouver les mêmes mots qu’employés devant la princesse. Ce fut chose faite finalement, et Edward confia sa missive à un cavalier alors que la princesse revenait dans la pièce centrale où il entrait lui-même.

La tenue de la princesse percuta la conscience d’Edward de plein fouet. Décontenancé, le preux chevalier fut obligé de resserrer sa prise sur la garde de son épée afin de se donner le courage, incroyable, de ne pas fuir honteusement devant cette vue qui choquait son éducation chevaleresque.


« -Princesse…votre père placerait surement ma tête sur une pique de ne pas vous ramener à Castral Roc sans délais mais…puis je vous demander où vous désirez partir en chevauché ? Désirez-vous découvrir les terres d’ici à Champmoisson ? Ou bien remonter vers le nord ? »

Edward ne mentionnait ni la direction de Falwell, en pleine rébellion, ni la direction de la frontière. Deux endroits où il refusait d’escorter la princesse…mais où il irait si elle irait…Fichue prérogative royale !
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Jeu 11 Aoû - 16:24

Que j’étais heureuse de pouvoir ôter cette fichue robe que mère m’avait ardument conseillée de porter afin d’être présentable face aux Chevaliers présents en ces lieux. Une dame de la Cour, d’autant plus qu’une princesse se devait être élégante et séduisante mais moi, je m’en fichais quelque peu. Je préférais être avant tout dans une tenue confortable avant d’être séduisante. Enfin, ma tenue que je portais à l’instant m’allait plutôt bien, à vrai dire… Du moins, pour moi qui avais l’habitude de la porter. Peut-être choquais-je Ser Edward de la sorte, mais je m’en fichais… Je restais présentable même si mon style était clairement bien différent de celui des autres dames de la Cour. Aucune Dame de Castral Roc ne se permettait cela et si ma grande sœur me voyait… Elle m’aurait demandé de remettre ma robe sans tarder. Enfin, bref… Elle n’était pas là et j’avais donc le droit de mettre ce que je désirais. Je fis un petit sourire à Ser Edward lorsque ce dernier pris la parole. Il ne semblait pas vraiment friand de m’emmener à l’extérieur, de peur pour sa tête s’il m’arrivait malheur. C’était compréhensible, à vrai dire.

« Père m’a également demandé de me rendre compte de la situation ici même et de soutenir le mouvement. Et c’est ce que je fais, à ma manière. » Dis-je en attrapant mon épée qui se trouvait dans son fourreau, une ceinture était également accrochée à ce fourreau. Cette épée, c’était mon petit bijou. Elle m’avait été forgée par le forgeron royal sous les ordres de père, d’un très bel acier qui méritait qu’on y prenne soin. Sur le fourreau et sur le pommeau de l’épée, on pouvait y voir un lion d’or sculpté, symbole de notre maison. Père m’avait fait ce cadeau le jour de mes quinze ans et je ne m’en séparais que rarement, sauf quand il m’était déconseillé de porter une arme, c’est-à-dire, très souvent, en présence de ma mère qui détestait cela.

« Je ne suis pas venue ici pour remonter dans le Nord. J’aimerais voir le travail que vous avez effectué aux frontières, Ser. »
Dis-je en mettant la ceinture autour de ma taille et de l’attacher grâce à la boucle, passant ensuite une main dans ma chevelure d’or et de poser mes yeux en direction d’Edward. « Vous pensiez vraiment que j’allais rester gentiment ici ? Peut-être vous a-t-on mal renseigné sur moi. » Dis-je, quelque peu amusée et souriante. Il avait déjà certainement entendu parler de moi, mais après tout, il n’avait peut-être pas entendu tout sur moi ou préférait-il ranger tout ceci dans la catégorie des rumeurs. Mais il allait très vite découvrir que j’étais bien plus intrépide que ma grande sœur ou même que ma mère. Je n’avais que le physique d’une femme, car on pourrait très bien me confondre avec un homme.

« Nous prendrons l’escorte que vous souhaitez si cela peut vous rassurer. »
Dis-je en passant à côté de lui, sortant ainsi de la tente. Je fis un signe au Capitaine de ma garde qui comprit très vite que je souhaitais que l’on me prépare mon cheval afin d’aller chevaucher en compagnie de Ser Edward qui, en plus d’être charmant, était une agréable compagnie. Peut-être pensait-il chose différente de moi et franchement, je m’en moquais un peu. Je ne pouvais faire les beaux yeux à tout le monde… Tout le monde ne m’appréciait pas pour plusieurs raisons… Parce que j’étais une Lannister ou bien trop sauvage pour être une princesse et future Reine du Val.



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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Jeu 11 Aoû - 18:03

Il n’y avait plus guère de commentaires à faire, et plus guère de personnes pour y être réceptifs de toute façon. Hormis peut-être le capitaine de la garde princière, éventuellement. Il ne restait plus qu’à se rendre avec grâce en esquissant un compliment sur l’allure de Nyméria.


« -Princesse, je m’incline devant votre capacité à maintenir la prestance de votre Maison quel que soit la tenue portée. »

Et Edward s’inclina à l’extérieur de la tente, alors que le cheval de la princesse était amené par l’un des soldats Lannister. Le compliment était sincère, pour ce qu’il valait venant d’un simple chevalier, car en effet Nyméria maintenait une certaine prestance même dans une tenue si…extravagante pour une jeune femme.

Un homme d’armes Swyft apporta la monture d’Edward, un palefroi noir d’ébène à l’encolure impériale et au port altier, d’une espèce nommée Frison. Edward l’aimait beaucoup son brave Hangus, notamment pour le confort de sa monte mais également la prestance avec laquelle il le portait où qu’il le désira, hormis la bataille. Bien que parfaitement capable de s’y rendre, Edward n’y risquait pas cette monture trop précieuse à ses yeux. Les hommes d’armes Swyft présents, surtout les sergents montés, ne s’y trompèrent pas. Le Ser Chevalier n’allait pas à la bataille, les tenues étaient donc dépourvues de mailles bien lourdes. Si toutefois il eut fallu ce genre d’informations pour des imbéciles s’imaginant un Chevalier de l’Ouest emmenant l’une des Princesses du Roc au combat.

Edward sauta lestement en selle, avec la souplesse née de l’habitude, et commença à donner des ordres tandis que la princesse faisait de même. Edward faisait ainsi délibérément diversion en occupant ses hommes, des fois que Nyméria ne fut point très adroites à ce juché seule en selle. Tout en laissant son capitaine de la garde prendre le soin de l’aider au besoin. Edward aurait bien ployé lui-même un genou à terre pour offrir son aide, mais il craignait d’essuyer un refus ou, pire encore, de vexer la princesse en le faisant.

A l’évocation du libre choix de son escorte, Edward se demanda s’il aurait le temps le lever la totalité des troupes Swyft…voir de demander le concourt des fiefs voisins…A minima !
Mais s’était irréaliste, aussi dut il se contenter de ce qu’il avait, à savoir pas grand-chose !

En quelques directives précises, Edward ordonna à deux sergents montés de prendre la tête en tant qu’éclaireurs. Viendraient ensuite en tête un étendard Swyft, brandie par un vétéran de nombreuses campagnes, puis Edward et Nyméria. Le Capitaine de la garde suivrait ensuite, forcément de près, avec deux étendards Lannister sur les talons ainsi que le reste de la garde princière. Une dizaines de cavaliers Swyft venaient ensuite, le limier et ses bêtes suivant à pieds avec les chasseurs-archers et les hommes d’armes qui ne demeuraient pas au camp. Une petite troupe qui ne manquerait pas de dissuader les brigands et autres malfrats mais qui ne risquait guère de passer inaperçue !


« -Montrons donc à votre altesse ainsi qu’à votre père ce qu’il se passe plus au sud du Royaume ! »

Edward claqua de la langue, ordonnant un petit trop pour la troupe. Les hommes à pieds devaient suivre en demeurant au moins à vue, mais Edward ferait attention à eux. Il n’était pas un monstre cruel, mais les hommes de basses extractions connaissaient leurs conditions ainsi que leur devoir.

Le trop de la monture d’Edward était tout à fait confortable, pour lui du moins. Il veillait sur la princesse du coin de l’œil, mais aurait été déçue de la voir en difficulté. Le chevalier conduisit ainsi Nyméria et le reste de la troupe au sommet d’une colline surplombant le camp, et la plaine où il se trouvait, et où les éclaireurs attendaient déjà.


« -Nous avons commencés à établir un camp avancé ici princesse. Vous voyez là-bas votre tente, mais plus loin j’ai fait monter d’autres tentes pour accueillir d’autres troupes et les paysans en charge de les aider et les soutenir. Un moulin est en cours d’élévation plus loin, car j’ai l’intention de faire de ce lieu un bourg important pour la suite. Mais allons vers la frontière. »

Edward fit tourner bride à sa monture, attendant que Nyméria fasse de même. Les éclaireurs partaient déjà en contre bas en direction du sud-est, et de la frontière bieffoise déjà visible pour qui savait reconnaitre les lieux…
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Dim 14 Aoû - 23:29

J’allais enfin pouvoir monter à cheval après tout ce temps passé à être escortée sans pouvoir faire ce que j’appréciais vraiment. Je sentais une certaine réticence de la part de Ser Edward au fait de m’emmener plus loin que ce campement, car j’étais membre de la famille royale de l’Ouest. Mais moi, je voulais absolument découvrir ce coin qui était la proie de nombreuses révoltes et de nombreuses altercations. Mon cheval arriva enfin, il s’agissait d’une jument blanche que je possédais depuis deux ans, désormais. Elle me suivait depuis le début et je ne m’en séparais jamais. Elle était ma monture et il était très agréable de chevaucher avec elle. Le capitaine de ma garde approcha et s’agenouilla en joignant ses deux mains afin de m’aider à me mettre sur ma selle. Je vins poser le pied délicatement sur ses mains et prendre impulsion sur mes jambes et me retrouver sur ma jument. Je me saisis des rennes avant de poser mes yeux sur Ser Edward qui se trouvait à quelques pas. Je m’approchai donc de lui, tout en l’écoutant alors qu’il mit en marche le petit convoi qui assurait ma sécurité. J’emboitais donc ainsi le pas au Ser Edward, curieuse de découvrir les environs.

Le voyage ne fut guère très long jusqu’à la petite colline qui surplombait les environs. Edward m’expliquait la situation de ce joli point de vue. D’ici, je pouvais voir le campement et les environs. Mes yeux balayèrent la zone d’un simple geste afin de me rendre compte de l’endroit exact où je me situais à cet instant avant de poser mes yeux sur Edward. Il m’expliquait qu’un moulin était également en construction, car Edward avait des projets pour cet endroit. Il me proposa ensuite d’aller voir plus loin. J’ordonnai à mon cheval de faire demi-tour en m’approchant de lui.

« J’apprécie tout ce que vous faites, Ser. Rares sont les sujets aussi dévoués et appliqués que vous. »
Dis-je avec un petit sourire, mais d’une voix très sincère. Je savais que cela pouvait être appréciable pour les sujets loyaux d’avoir des compliments sincères. J’appréciais en donner lorsqu’ils étaient mérités et là, ils l’étaient. Depuis mon arrivée, Edward m’avait proposé pas mal de solutions afin d’améliorer la situation dans la région et chaque proposition méritait une étude plus approfondie et voilà que désormais, il m’escortait à l’endroit que je désirais être afin de me faire un autre compte-rendu.

« Je vous suis, allons vers la frontière ! » Dis-je, quelque peu enjouée et curieuse d’aller dans cette direction afin de découvrir ce qu’il s’y cachait. Cela pouvait paraitre stupide d’être tellement enjouée de découvrir une telle chose pour quelqu’un qui en avait l’habitude, mais moi, c’était la première fois et je voulais vraiment apprécier pleinement ce moment. Je donnai un coup à ma jument afin de la faire avancer et suivre Ser Edward qui allait m’emmener à notre prochaine direction. Mes yeux balayèrent très souvent l’horizon afin de voir de quoi j’étais entourée en cet instant. Cela me faisait d’ailleurs beaucoup de bien de chevaucher de la sorte, d’autant plus que j’étais totalement libre puisque mère n’était pas là pour venir me gronder et me demander de me contenter de faire ce que les Dames faisaient. Chose, qui, bien évidemment, m’agaçait au plus haut point !

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mar 16 Aoû - 18:44

Edward menait l’escorte de la Princesse avec un air passablement plus calme et serein qu’il ne l’était réellement. Si en vérité les troupes présentes suffiraient amplement à déjouer toutes attaques de brigands, voir à les éviter si les brigands étaient un temps soit peux intelligents, cela ne suffisait pas à assurer la tranquillité d’esprit de Ser Edward Swyft, simple chevalier d’une Maison de chevalier, présentement en charge de l’escorte d’une princesse du Roc. Pas moins.

Si quoi que ce soit arrivait à la princesse, ou à son honneur, Edward ne-ce le pardonnerait sans doute jamais. Pas davantage que son Roi de père ne le lui pardonnerait. Avec tous ce que cela impliquait de désagréable pour le devenir de sa tête.

Mais pour l’heure tout allait pour le mieux. La princesse ne cessait de complimenter Edward, chose que ce dernier appréciait réellement, bien que pas autant que s’ils étaient venues du Trône. A ce propos Edward se demandait quand et comment le Prince Lyman allait répondre à sa missive, s’il y répondait jamais, au sujet de la révolte Falwell. La proximité de se soulèvements était un sujet d’inquiétude pour la Maison Swyft, et la présence impromptue de la princesse Nyméria ne faisait que raviver cette crainte.

Alors que Nyméria lui donnait, sans doute sans s’en apercevoir, l’ordre d’aller vers la frontière, Edward effectua un coup d’œil en direction de l’ouest, comme s’il redoutait de voir une masse paysanne débouler sans crier gare. Naturellement rien de tout cela ne se produisit, laissant Edward talonner son palefroi avec la princesse et son escorte le suivant.
Il ne fallut qu’une petite heure de chevauchée pour parvenir en vue de la frontière. Edward ralentie le pas de l’escorte, afin de ne pas alarmer une sentinelle bieffoise, et choisit un terrain dégagé pour stopper.
Au loin, un château était visible, élevant ses tourelles au-dessus d’eaux clairs sous le soleil.


« -Là bas se trouve le château de Lac Rouge, en territoire bieffois. Il s’agit d’un fief frontalier d’importance pour le Bief, aussi l’ais je placé sous une surveillance attentive de mes patrouilles frontalières. Il n’y a guère d’élévations dans les environs qui protègeraient les villages d’une attaque de pillards, ou de troupes du bief pour ce que nous en savons, aussi devons-nous être très prudent. Quelques patrouilles Cleganes vont et viennent de même le long de la frontière, mais rien ne m’a été rapporté pour l’heure quand à des incursions de leur part en terres du Bief.

Boisdoré est dans cette direction. Il s’agit du dernier fief du Bief réellement proche de la frontière et sur lequel mes patrouilles gardent un œil, bien que lointain depuis nos terres. Je doute que cela soit ce que vous aimiez entendre, mais ces deux fiefs sont des cibles prioritaires pour les fiefs frontaliers de l’Ouest si un conflit devait éclater. »

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mar 23 Aoû - 11:51

Quel bonheur de pouvoir chevaucher… C’était un réel plaisir ! Un réel plaisir d’entendre les sabots des cheveux s’abattre sur la terre ou encore de sentir le vent venir caresser mon visage et faire virevolter ma chevelure d’or dans les airs, me donnant un joli air, ou peut-être pas. C’était une sensation dont je ne pouvais me laisser, vraiment… Personne ne pouvait m’empêcher de chevaucher, car plus on me l’interdisait, comme ma mère, plus j’en avais envie et je désobéissais. Certaines personnes pouvaient penser que j’étais impertinente, désinvolte, pas digne d’être une princesse. Mais cela faisait partie de mon caractère et il était difficile de me faire changer, c’était une chose certaine.

Après une bonne heure de chevauchée, nous arrivions à la frontière. Edward trouva un endroit pour avoir un bon point de vue et me montra ce qu’il y avait de l’autre côté de la frontière, dans le Bief. Je pouvais observer le château du Lac Rouge, balayant mon regard dans les environs avant de poser les yeux sur le Chevalier qui m’expliquait ce qu’il se passait dans la région. Il m’expliquait qu’ici et Boisdoré constituaient des fiefs proches des frontières de l’Ouest et donc qu’il fallait garder un œil sur ces derniers, surtout si une guerre venait à être déclarée. Il disait que je n’aimerais probablement pas entendre ceci, mais c’était nécessaire.

« Je m’en doute. D’autant plus qu’il y a toujours eu des tensions avec le Bief, notamment à cause des routes commerciales. » Ces routes étaient, par définition, des zones de conflit, en proie aux pillards. D’ailleurs, il y avait eu quelques confrontations sur ces routes commerciales, ce qui avait engendré des tensions entre les deux Royaumes jusqu’à ce que le Bief ferme totalement les comptoirs du Royaume de l’Ouest avant de les rouvrir, apaisant un peu les tensions qu’il y avait. Enfin, quoi qu’il en soit, Edward avait bien raison de garder un œil sur ces endroits, cela s’avérait être une nécessité, surtout si les relations décidaient de s’amenuiser davantage à l’avenir.

« Avez-vous autre chose à me montrer, Ser ? » Demandais-je d’une petite voix, tout en regardant l’horizon. Non pas que je voulais déjà rentrer, loin de là. Je me sentais dans mon élément, mais il ne fallait pas attiser le danger non plus en restant trop proche de cet endroit et puis, il avait peut être autre chose à me montrer également et si c’était le cas, je voulais voir tout ceci avant le Soleil ne décline totalement. Je voulais voir ce qu’il était possible de voir même si j’avais déjà vu pas mal de choses. Je savais qu’Edward ne devait pas être totalement sûr à l’heure qu’il était, car ma vie était en danger dès que j’étais en dehors du campement. Mais escorter une princesse faisait partie de ce qu’il devait faire, mais j’essayais avant tout d’être une personne agréable à escorter également. Après tout, il mettait également sa vie en jeu en décidant de m’escorter et tous les risques que cela pouvaient engendrer si cela tournait mal pour le convoi même s’il y avait certainement assez d’hommes. Edward avait prévu en conséquence car, après tout, on ne sait jamais.
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mar 23 Aoû - 18:24

La joie de la princesse Nyméria était visible à tout en chacun, eut il été un aveugle de tous ses sens. La légèreté et le bonheur apparent avec lesquelles la princesse du Roc chevauchait, associés à l’absence de dangers alentours, avaient rendus l’essentiel de l’escorte d’humeur plus joyeuse et sereine. Les mains gantées se trouvaient bien loin de fourreaux où épées et dagues reposaient dans une quiétude similaire.

Les étendards Swyft et Lannister se balançaient doucement dans le vent de cette après-midi des plus avancée. Bientôt le soleil déclinerait vers l’ouest, annonçant la tombé du jour. Il fallait rentrer.

« -Non je n’ai plus guère de choses à vous montrer maintenant, princesse. »

Edward était visiblement un peux plus inquiet encore, son regard se perdant plus souvent qu’il n’aimait à l’accepter en direction du fief Falwell, là-bas dans l’ouest. A l’heure qu’il était, le Prince Lyman devait avoir reçue sa missive et en avoir pris connaissance. Combien de temps mettrait-il à répondre ? S’il répondait ? Mais alors, que répondrait-il ? Edward devrait il s’inquiéter ? Oui il s’inquiétait.

Alors qu’il faisait faire demi-tour à Hangus d’un preste mouvement des rennes, Edward échangea un regard avec le capitaine de la garde. Les deux hommes se comprirent, fin de l’excursion. Le jeune chevalier attrapa sa gourde, un objet fait avec adresse par un artisan de Port Lannis, et la tendis à Nyméria :


« -Nous allons rentrer, si vous désirez vous désaltérer avant que nous ne reprenions la route ? »

Il s’agissait là d’un petit vin sans prétention, un gris coupé avec du miel, destiné à désaltérer et moins dangereux que de l’eau qui passait si vite.
Edward remit son petit monde en ordre de marche, prêt à reprendre la route du campement situé maintenant une heure au nord.


« -J’ai l’intention de faire ériger quelques tours d’observations dans les environs, afin de toujours être informé des mouvements au sud de la frontière et de conserver un coup d’avance. Les gens du Bief n’apprécieront pas, mais la présente situation ne me permet pas de surtout ménager leur susceptibilité.

Du reste je vous aurais volontiers escortée jusqu’au fief Falwell, où les paysans sont en révoltes ouvertes contre le Roc à l’heure où nous parlons. Vous auriez alors vu de vos yeux ce qui arrive quand un Seigneur néglige ses devoirs ou qu’on ne se montre point assez rigoureux. Mais cela est probablement trop dangereux et le Prince votre frère en serait fort courroucé. Ainsi si vous le voulez bien, nous allons rentrer au campement ? »

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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Lun 12 Sep - 18:05

La chevauchée fut agréable. Il n’y avait que dans ce genre de choses que je me sentais la plus vivante… Sur un cheval, tenant les rennes ou une épée à la main. Malheureusement pour moi, j’étais née du mauvais sexe pour que ces choses soient normales en ce qu’il me concerne. Je devais faire avec, néanmoins. Je n’avais pas le choix, d’autant plus que j’allais bientôt partir pour le Val, pour une terre qui m’était inconnue et où on attendait beaucoup de choses de moi. Des choses dignes d’une future reine et non d’une paysanne. J’espérais sincèrement trouver du temps pour moi, une épée en main et pouvoir poursuivre l’entraînement de Gareth. Pour moi, une femme se devait de savoir se défendre, mais beaucoup ne partageaient malheureusement pas mon avis. C’était complètement stupide, mais c’était comme cela, je devais faire avec. Edward semblait m’avoir montré ce qu’il devait me montrer avant de me tendre une gourde afin de me désaltérer. Je la pris volontiers et je bus une bonne gorgée de ce liquide qui ressemblait beaucoup à du vin très léger et très agréable. Je souris en redonnant la gourde à Edward.

« Je vous remercie. » Dis-je par politesse avant de jeter un coup d’œil à l’horizon alors qu’il m’expliquait qu’il comptait bien faire ériger des tours d’observation dans le coin afin de pouvoir observer ce qu’il se passait ici. Il m’expliquait également qu’il aurait pu m’emmener jusqu’au fief Falwell mais cela comprenait un risque, car il y avait une révolte là-bas et il ne semblait pas vouloir attirer les foudres de mon grand frère.

« Vous avez probablement raison. Évitons de mettre mon frère en colère. »
Dis-je d’une voix chaleureuse. « Je risque peut-être plus que vous. »  Ajoutais-je dans un sourire, avec humour. Il est vrai que mon frère et moi ne partagions pas beaucoup de choses. Je n’étais pas du tout proche de lui comme je pouvais l’être avec Megara. Même si Megara était bien différente de moi, nous partagions tout de même plus de choses qu’avec mon frère. Disons que je me sentais bien plus proche de Gareth que de Lyman. Je préférais ne pas trop croiser le chemin de ce dernier, à vrai dire, même si je ne le clamais pas sur tous les toits afin que les rumeurs ne traversent pas tout l’Ouest en disant que les enfants Lannister ne s’entendaient pas. Disons que c’était plus complexe que cela. Je supportais sa présence comme il supportait la mienne. Disons qu’il n’appréciait pas du tout que je fasse des choses que les hommes faisaient.

« Nous pouvons y aller, Ser. » Dis-je à l’intention d’Edward afin de reprendre le galop jusqu’au campement qui m’avait si chaleureusement accueillie. Je m’étais quelque peu rendu compte de la situation en ces lieux et de tous les dangers que les frontières représentaient. Et puis, ma présence était là pour montrer que le Roi mon père soutenait pleinement tout ce qu’il se passait ici. Et puis, il fallait bien avouer que Ser Edward faisait un travail exceptionnel.


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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   Mar 13 Sep - 22:00

Edward doutait sérieusement que la Princesse Nyméria Lannister puisse risquer davantage que lui en cette affaire. Certes elle était de sang royale et avait davantage à perdre que lui, hormis sa tête (pour laquelle Edward avait la plus grande affection), mais tout de même.

Le preux chevalier lança sa propre monture au galop à la suite de la Princesse. Le départ soudain de cette dernière, tout juste en ayant avertie son escorte, eu pour résultat de prendre pratiquement tout le monde par surprise. Nombre d'hommes ne retinrent des commentaires incrédules que de justesse, tandis que Edward talonnait fermement son palefroi afin de rattraper la princesse. L'herbe défilait sous les sabots ferrés des chevaux, les bannières de l'Ouest claquant au vent dans leur dos tandis qu'un tonnerre de sabot retentissait à leur suite. S'était comme si une tempête fougueuse aux cheveux d'or traversait en trombe les plaines herbeuse. Loin derrière, les hommes à pieds renoncèrent à tenir un rythme de cavaliers et entreprirent de clopiner fermement en direction du campement.

Edward aimait chevaucher avec fougue et célérité. Des années d'entrainement, poursuivis encore aujourd'hui, lui assuraient un bon maintient en selle ainsi qu'une connaissance des mouvements de sa monture née de plusieurs mois de chevauchés communes.
Il rattrapa vivement Nyméria, se plaça à sa hauteur, et lança un fugace clin d’œil à la Princesse avant de crier aux étendards de céder le passage.


"-Que suivent ceux qui le peuvent!"

Il s'agissait, sans aucun doute possible, d'un défis. Edward venait de défier la Princesse, mais juste avec suffisamment de discrétion pour que seule la principale intéressée le remarque. Le reste de la troupe prendrait le défis pour soit, ou enragerait concernant l'escorte Lannister, et suivrait tant bien que mal.
La monture d'Edward n'était pas un cheval de course, mais avait le pas sur et pouvait atteindre des vitesses non négligeables. Particulièrement en terrain inégal comme s'était le cas ici. Mais rapidement les plaines reprendraient le dessus, et avec elles la dernière ligne droite avant le campement.
Bien que chevaleresque et emplie de déférence envers la famille Lannister, Edward se refusait à s'effacer pour laisser la victoire. Si la Princesse la voulait, elle devrait venir la chercher! Le camp n'était plus qu'à quelques centaines de mètres, et bien en vue...
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MessageSujet: Re: Patrouille frontalière et escorte princière [Tour III - Terminé]   

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