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I choose violence [Tour III - Terminé]
MessageSujet: I choose violence [Tour III - Terminé]   Lun 4 Juil - 20:17


Les yeux entrouverts, je distingue le bruissement des feuilles et ces rayons de soleil matinaux à travers l’ouverture dans le mur en pierres épaisses. Plus le temps passe, plus je m’interroge sur le monde lorsque la fatigue et les songes ne m’emportent pas à mi-chemin de la mort, dans cette dimension instable créée de toute pièce par mon imagination. Si ce n’est pas une puissance supérieure qui en est à l’origine.

Je ne néglige pas pour autant la situation et le mestre à mes côtés en est parfaitement conscient. Je peux jurer sur les rares choses qui m’appartiennent réellement que mon retour sera féroce et impitoyable et que les précédents dans l’Orage et à Dorne ne sont que des aperçus de mes possibilités. Qu’ils tiennent à leur alliance hypocrite qui se révèlera caduque dés que nous serons en dehors du jeu des trônes. Si je peux amener un ou deux royaumes avec moi dans la pénombre, je ne m’en priverai pas. Et tous ceux qui auront payé pour la reine de Peyredragon emporteront quantité de regrets outre tombe ou dans l’ombre de Rhaenys. Elle les traite comme de simples et futiles valets et Westeros s’émerveille devant elle. Mais, j’ai une option plus intéressante encore. Si je peux m’en sortir, je ne m’en priverai pas non plus…

Je tolère les Bieffois mais je ne respecte guère le reste des continentaux. Ils voulaient un envahisseur, ils voulaient un monstre. Maintenant, c’est chose faîte. Plutôt que de considérer mon père comme le mal absolu, ils auraient mieux fait de coopérer avec lui mais bien sûr…personne n’œuvre pour la paix. Ces pensées ont tendance à revigorer mon être pendant que j’oublie la douleur. Je ne vis que pour que la colère qui m'habite se déverse.

Fait tout à fait inhabituel de cette journée semblable à de nombreuses autres maintenant, un de mes hommes, chevalier, m’annonce avoir capturé la dornienne qui s'était échappée de mon emprise il y a quelques mois lors de son périple sur le continent. Cela faisait des semaines qu’il était parti, sur mon ordre, dans cette poursuite effrénée. Bien avant la bataille contre Argilac l’Arrogant d’ailleurs. Pivotant légèrement sur le flanc sur cette banquette de fortune, j’acquiesce de la tête à ce qu’il me la présente tandis que ma voix râpeuse peine à se faire entendre mais symbolise le danger que je représente.

« Pensiez-vous réellement que vous sortiriez indemne de votre coup d'éclat ? »


Mes mèches sont plaquées contre mon front sous l’effet de la fièvre tandis que mes yeux azur percent ceux de la dornienne pour lui rappeler qu’elle me doit chaque instant de liberté qu’elle s’est octroyée sans mon accord. Un autre geste de la tête intime à mon homme d’armes derrière elle de la faire chuter sur ses genoux avec fracas. Celui-ci m’annonce avoir réussi à lui soutirer des informations intéressantes.

«  Votre temps est précieux désormais. Tâchez de me convaincre d’être magnanime avec vous…Peut-être sauriez vous œuvrer pour mon rétablissement ? »

Ma proposition est odieuse parce que je sais que si je parviens à la faire céder, et que l’information se répand, elle sera victime de la même haine qui m’est portée par le reste de Westeros. Aussi, second point, il n'y a aucune raison que je sois plus clément même si elle s'exécute.
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Mar 5 Juil - 5:23

Belandra se languissait de Dorne. Surtout depuis qu'elle rencontrait autant de problèmes avec les Fer-nés. Elle en était à son deuxième enlèvement, et le tout commençait à sérieusement l'agacer. N'y avait-il qu'elle comme victime potentielle dans ce monde ? Et puis, c'est qu'elle n'y était pas habituée à tout ça. A Dorne, elle avait toujours été bien lotie, extrêmement bien traitée, et à peine sortie de sa région, voilà que les ennuis pavaient son chemin.
La première fois, elle avait réussi à se sortir d'affaire habilement. En jouant de ses charmes comme elle savait si bien le faire, et de ses talents. Après tout, ce n'était pas pour s'amuser qu'elle empoisonnait constamment sa dague et qu'elle ne s'en séparait jamais, la gardant accrochée à sa cuisse, à un endroit où peu de monde irait la chercher. Et elle lui avait servi. Au passage, la belle avait dû laisser une partie de l'argent que lui avait confié son père à divers intermédiaires, avant d'enfin s'échapper pour de bon. Mais à peine quelques mois passés en liberté et voilà qu'on était venu la rattraper. Belandra commençait donc à haïr les Fer-nés, encore faudrait-il qu'elle les ait appréciés un jour mais... Mais après ce qu'ils avaient fait à Dorne, à plusieurs de ses cargaisons qu'elle avait fait acheminé en direction de l'Ouest, son enlèvement et puis... Et puis son second enlèvement, oui, la dornienne en avait assez de ceux qu'elle qualifierait volontiers de sauvages.

« Ne me touche pas. Je sais marcher. » La tête haute, parée de ses vêtements colorés, dorés, qu'elle ne quittait jamais et avançant fièrement même si elle se savait être dans une situation oh combien délicate, elle était entrée dans la pièce vers laquelle on n'avait cessé de la pousser. Et quelle ne fut sa surprise de se retrouver face à... Tiens, un Joren mal en point, alité, qui tentait de se donner une contenance mais dont la voix témoignait de la faiblesse, du moins physique. Belandra dut se faire violence pour ne pas afficher un sourire satisfait. Qu'il meurt. Après tout ce qu'il avait fait à Dorne, lui et ses hommes, il mériterait bien de perdre la vie. Et si cela ne tenait qu'à elle, elle la lui ôterait volontiers. Mais plus important que ça : il allait lui falloir faire en sorte que lui ne lui ôte pas la sienne... Qui sait, peut-être était-il du style rancunier et lui en voulait-il pour sa fuite passée ?
Définitivement, oui. Il était rancunier. Elle grimaça lorsque l'homme la fit chuter. Elle n'était certes pas douillette, mais c'est que sa peau était toute délicate. Et puis, la mettre à genoux... Quelle idée. S'il pensait que ce geste forcé signifiait une quelconque soumission, alors le Fer-né se trompait lourdement. Soutenant le regard, la belle ne dit rien, l'écoutant longuement, mais ne put cacher sa surprise à sa demande. Il voulait donc... Qu'elle le soigne ? C'était une blague ? Œuvrer pour son rétablissement ? Pourtant, il devait se douter qu'elle ne le portait pas dans son cœur... Non ? Et une erreur de dosage est si vite arrivée... « Œuvrer pour votre rétablissement... » La jeune femme afficha un sourire en coin. « Il est vrai que vous en avez grand besoin. »

Il avait donc besoin d'elle. Ah, comme la vie pouvait être amusante, parfois. Voilà maintenant que Joren Hoare avait besoin d'elle. Et il lui suffirait d'un produit toxique ou deux dans le remède pour qu'elle l'envoie dans l'au-delà. … Malheureusement pour elle, si elle venait à provoquer sa mort, cela serait bien trop suspect, on l'en tiendrait immédiatement pour coupable. Et elle ne s'en sortirait pas indemne. Il lui fallait tirer son épingle du jeu, dans tous les cas, quitte à ne pas l’amocher pour cette fois. Mais ce ne serait que partie remise, après tout. C'est ses yeux fixés droit dans les siens qu'elle lui compta les termes du marché. Car elle aussi avait son mot à dire. S'il voulait être soigné par la belle, il allait devoir lui offrir quelque chose en retour. Comme la paix, par exemple. « Alors je veux un gage de ma liberté. Pouvoir m'en aller aussitôt votre remède prêt. Bien évidemment, en retour, j'engage ma responsabilité et vous promets de vous soigner. »
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Sam 16 Juil - 10:14

Relativement austère en temps normal, je ne déroge pas à la règle en ce moment difficile. Mes yeux sont accompagnés de cernes livides. Quelques mèches de cheveux se dressent furieusement sur mon crâne à mesure que je gesticule sur cette paillasse de fortune. Ma silhouette meurtrie se décharnant avec le temps, j’ai été forcé de quitter le combat et de rester à terre. Au vu de la situation, il est plutôt amusant d’observer la capture, à nouveau, de la bâtarde dornienne. Visiblement, je l’avais pris de court avec ma requête. Je suis certainement le dernier homme que l’on souhaiterait secourir. Mais, elle profite de plus de mon état pour me défier ouvertement. Je pourrais lui faire regretter son audace et ses quelques mots provocateurs. Je pourrais trouver mille idées toutes aussi sordides les unes que les autres pour lui faire payer son oubli des règles de courtoisie habituelles envers une personne issue d’une famille royale. Au lieu de tout cela, je demeure serein pour mieux l’accabler plus tard.

« Je reconnais bien l’effronterie dornienne dans votre regard… »

La surprise s’inscrit légèrement sur un visage éreinté. Elle veut entreprendre des négociations comme si nous traitions d’égal à égal. La liberté qu’elle souhaite reconquérir ne dépend que de ma décision. En ce qui concerne ma guérison, elle ne peut empêcher d’une quelconque façon sa progression bien qu’elle risque d’être plus lente sans son soutien. Quoi qu’il en soit, je lui laisse l’illusion qu’est la sienne à penser qu’elle peut se gargariser d’une position de force vis-à-vis de son geôlier.

« Vous aurez votre liberté…une fois que je serai rétabli. »


Sur certains points, je dois concéder que j’ai appris de mon père bien que nous soyons relativement différents. Saisissant mon épée qui demeurait jusqu’à alors à mes côtés, mes yeux observent un instant le reflet lumineux fugace provoqué par l’astre solaire. La lame est ensuite dirigée vers la bâtarde, sinuant, frôlant, le long de sa gorge. Je perçois clairement le raidissement instantané de sa peau douce avant de reconnaître l’emplacement précis de son artère en raison de son battement permettant d’acheminer le flux sanguin. Mes yeux se détournent un instant de la dornienne pour transmettre un message bref d’un signe de la tête au garde maintenant les épaules de Belandra. Celui-ci est sommé de nous laisser ce qui témoigne de ma confiance en mon habileté dans le pire des cas…Audace, folie ou arrogance comme le dirait la Princesse Martell.

« Vous me plaisez, Belandra Sand. Je n’ai pas fait preuve de tant d’égard devant le Roi Durrandon et ses hommes…Aussi, je vous conseille de ne pas oublier mon titre et les formules qui en découlent. »


Il ne me sert strictement à rien de m’emporter pour lui transmettre un message. Joyeuse demeure verrouillée dans la paume de ma main mais la menace s’écarte de la nuque de la dornienne. Certes, Joyeuse, de par son possesseur ne s’est pas montrée tout à fait à son avantage lors de la dernière bataille sur le plan individuel, il n’en demeure pas moins qu’elle a été victorieuse et que l’éclat dont elle se pare désormais n’est plus uniquement liée à la qualité de sa confection et à son apparence.

« J’ai fait un rêve il y a peu de temps et vous savez ce que j’ai vu ? Je rejoignais certains de mes ancêtres emplis de gloire dans un sanctuaire au fond des mers. Sans intention menaçante envers Harrenhal par l’Orage et Peyredragon, je n’aurais jamais existé et je n’aurais jamais eu ce privilège. La salle de réception aux aspérités abruptes me rappelait l’antre de Dix-Tours. Les tables étaient si richement dotées en mets de qualité…mais finalement je suis revenu à la réalité. Et vous devez vous demandez pourquoi je vous livre ces détails…Leurs yeux ont perdu en intensité et…J’en veux encore…comme lorsque l’on désire une femme. J’ai encore faim de sang, de larmes et de sueur. »


La voix rocailleuse, je lui confirme mes intentions et ce à quoi elle risque de devenir complice. Une telle détermination s’adjoint à mes mots qu’ils ne peuvent être emprunts d’un quelconque mensonge.

«Mais, vous serez déjà loin de moi et de mon armée. Néanmoins, je n’oublierai pas de vous faire parvenir un présent.  »


En réalité, je ne sais toujours pas ce que je compte faire de Belandra. Peut-être serai-je tenté d’imiter certains de mes ainés…
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Ven 22 Juil - 19:02

Une fois remis sur pieds, Joren ne serait plus aussi malléable et inoffensif. Sa provocation ne fonctionnerait plus, son insolence non plus. Elle se devait d'assurer ses arrières. Retrouver ma liberté. Voilà ce qu'elle avait demandé. Après tout, c'était peu cher payé pour revenir à sa pleine forme ? Une petite dornienne libérée dans la nature. Elle n'était qu'une bâtarde, la garder captive ne lui rapportait rien, a priori. Mais la tuait à petit feu, quant à elle. Belandra était surnommée, dans sa région natale, la fleur « sauvage » du désert. Belle et délicate, d'apparence, mais bien difficile à contrôler, et qui n'aime pas être emprisonnée, comparable à ces fleurs qui poussent et s'embellissent dans les endroits les plus arides et inattendus de Dorne. Elle voulait un gage de sa liberté, et en échange, elle s'assurerait de le soigner, de lui rendre la santé. Et face à une réponse positive si rapide... Belandra ne put s'empêcher de cacher, à son tour, son étonnement. Alors c'était ainsi ? Si simple ? … Etait-il sérieux ou lui mentait-il ? Elle n'en avait aucune idée, et n'aurait probablement aucune manière de s'en assurer. Et elle n'aimait pas ça.

Mais ce qu'elle aimait encore moins, c'est qu'il s'amuse avec la lame de son épée sur sa gorge. Cette fois-ci, son expression si effrontée laissa la place à de l'inquiétude. « Qu'est-ce que vous faites ? » Qu'elle se risqua malgré tout demander, alors que son cœur battait à en sortir de sa poitrine. Sûrement était-ce l'une des sensations qu'elle haïssait le plus au monde. Sentir cette lame jouait contre sa peau, avec une douceur tout aussi insolente que l'avait été Belandra quelques instants plus tôt. Elle lui plaisait. Tiens donc. Belandra ne savait pas si c'était une si bonne chose, ou au contraire une mauvaise. Mais visiblement, cela allait lui permettre d'échapper à sa lame pour cette fois. Après tout, il n'avait pas tort sur ce point, elle avait appris pour le Roi Durrandon et visiblement... Et il ne plaisait indéniablement pas autant que la Dornienne au Fer-Né.

Elle laissa échapper un soupire, de soulagement, lorsque la lame s'éloigna. Mais son soulagement ne dura que très peu. Les récits macabres de Joren parvinrent très rapidement à l'inquiéter de nouveau. L'idée de devoir soigner un homme tel que lui, de le remettre sur pieds afin qu'il aille provoquer autant de malheurs ne laissait pas sa conscience tranquille. Car oui, elle avait une conscience. Belandra était certes opportuniste, mais cela n'en faisait pas une sans-cœur pour autant. Et, malgré ses réprimandes encore récentes, la belle ne put s'empêcher de le fusiller du regard. Oui, elle ne pouvait s'en empêcher. Comment auriez-vous voulu qu'elle réagisse face à ce que le prince lui disait ? J’ai encore faim de sang, de larmes et de sueur. Et elle allait être complice de ce sang, de ces larmes, et de cette sueur. Alors oui, cette idée lui déplaisait. Mais l'idée de mourir elle-même, ou de rester captive, lui déplaisait encore moins. Tout ce qu'elle espérait, c'est qu'il tienne parole. Qu'elle serait loin, de lui et de son armée, comme il le lui promettait. Et elle ne pouvait faire qu'espérer, n'ayant aucun gage qu'il tiendrait parole.

Belandra resta silencieuse durant les secondes qui suivirent. Que pouvait-elle répondre à tout cela ? Que pouvait-elle dire après toutes ces confessions bien trop sombres pour la convaincre de faire ce qu'elle allait faire ? Il disait vouloir lui faire parvenir un présent. Mais elle ne savait pas si c'était une si bonne chose. Tous sauraient alors qu'elle était à l'origine de son retour, et cela risquerait de lui causer plus de tort que de bien. « Ne vous embarrassez pas avec un présent. Me rendre ma liberté suffira amplement. » Et elle insistait sur le mot liberté. Elle insistait, en espérant que cela achèverait de le convaincre de ne pas retourner sa veste, une fois en pleine forme.

Le bourrin n'était plus là pour la tenir de force à genoux, elle finit alors par se lever, arrangeant sa robe. Elle ne savait pas par où commencer. Elle ne voulait pas commencer ce pourquoi il l'avait fait venir, en fait. Mais elle était bien contrainte de prendre sur elle-même, et de s'exécuter. Elle s'avança vers lui, lentement, déposant sa main sur son front. Il avait de la fièvre. Et cette fièvre devait être à l'origine des hallucinations qu'il lui avait compté, qui n'étaient en aucun cas un quelconque voyage spirituel, mais une simple création de son esprit bien trop embrumé par la maladie. « Vous êtes alité depuis combien de temps ? … Quelqu'un surveille votre nourriture ? » Peut-être avait-il été empoisonné, qui sait. Belandra ele-même, si elle en avait eu l'occasion, l'aurait empoisonné. Et ce serait bien étonnant qu'elle soit la seule à avoir eu une telle idée. D'autant plus que certains poisons ne tuaient pas sur le coup, mais à petit feu.
Tout en s'affairant à jauger sa température, son état physique, Belandra évitait soigneusement de croiser son regard. Elle ne voulait pas croiser son regard. Comme une manière de se mentir à elle-même, d'essayer d'oublier qu'elle était en train d’ausculter une véritable terreur des mers, l'identité même de son patient. « Mis à part la fatigue et la fièvre, quels sont vos autres symptômes ? Nausées ? Maux de tête ? » Puis, le visage fermé, Belandra finit par planter ses yeux dans les siens. A quelques centimètres de son visage, penché sur lui, elle vérifiait que ses yeux n'étaient ni rouges, ni légèrement jaunis. Oui, Belandra faisait son travail correctement, et consciencieusement. Mais ce n'était pas tant pour lui, que pour éviter qu'il ne lui plante la lame de son épée dans la jugulaire. Sauver sa peau, pour sauver la sienne.
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Sam 23 Juil - 16:55

L’inquiétude se dresse sur le visage de la dornienne. La menace que représente la lame frôlant sa peau arrive en premier plan. Ensuite, la rudesse impitoyable de mes ambitions ponctue l’effroi soudain qui saisit la bâtarde. Qu’est-ce que j’aurais gagné à lui mentir ? Après tout, il lui aurait été difficile de concevoir l’inverse avec celui qui est parfois appelé le Boucher du Bois du Roi. Malgré ces revendications, la dornienne ne proteste pas, ne s’oppose pas…ne réplique pas. Sûrement parce que sa vie est en jeu. Par ailleurs, je n’ai que faire du dégoût que manifestent les traits de son visage à mon encontre.

Fixement, je l’observe de mes yeux azur s’avancer vers moi, en quête de sa liberté. À cette distance, je pourrais lui faire pousser son dernier souffle avec différentes techniques issues de mon expérience guerrière selon que je veuille lui accorder une disparition douce ou une exécution sanglante.

Le contact de sa main sur mon front me permet de constater à nouveau mon état fiévreux. Pas moins teigneux pour autant, ses questions m’agacent puisqu’elles rappellent inévitablement ma propre vulnérabilité. Ce dernier mot est incompatible avec l’attitude qui me transcende au quotidien, et même malgré la douleur que je subis actuellement.

«Depuis des semaines…Depuis la bataille près de la Wend…Je dispose d’un goûteur mais de toute manière, je peine à retrouver l’appétit au sens premier du terme.. »


Je ne peux ignorer qu’après ma tirade précédente, elle peut s’imaginer que mes envies guerrières peuvent aussi combler une autre forme de faim. Une métaphore qui ne s’est pas atténuée avec la maladie et qui conserve tout son sens tellement cette nervosité sert à ma résilience.

«Mon crâne subit les affres de maux de tête répétitifs. Sinon, selon certains, je divague durant mon sommeil. Rassurez-vous, j’étais parfaitement conscient avec tous ceux que j’ai dû abattre dans ma vie. »


La dornienne se décide enfin à plonger ses yeux dans les miens pour continuer à évaluer mon état. Oui, la douleur est présente et l’énergie physique que je dégage est minime par rapport à ce que je peux percevoir en état de forme optimal. Mais, la lueur au fond des prunelles bleues demeure inextinguible et féroce. Et Belandra devra vivre avec le carnage qui se profile. Même si j’avais l’intention de la libérer et de la laisser hors de portée de ma position, l’Histoire se chargerait de lui rappeler sa part de culpabilité dans cette pluie torrentielle macabre.

« La plupart du temps…Je vois du sang inonder les rivières, des idiots à la bouche entrouverte vers le ciel, et mes pieds entrain d’écraser leur crâne à mesure que j’avance…Des idiots, parce qu’ils pensent pouvoir nous imposer leurs règles. Mais, ce n’est guère de la folie…c’est une simple exagération de la réalité que je vis lorsque je ferme les yeux. »


Belandra demeure perplexe et sa silhouette de muse a le potentiel nécessaire pour réveiller mon égo de mâle à une si faible distance. Mon regard perçant complète mon attitude de serpent de mer prêt à fondre sur elle.

« Alors, si vous avez en tête une potion pour lutter contre la fièvre et soigner plus rapidement mon flanc…vous mettrez fin à leurs espoirs vains. En êtes-vous capable au moins ? »


Levant légèrement le drap sur le flanc meurtri de mon abdomen décharné mais à la musculature certaine, je la laisse évaluer la situation. Plus je pense à ces rêves, plus l’envie de marcher saisit mon être avec excitation. L’étendard Hoare flottera sur ces terres vengeresses et ne résonnera plus le chant du cerf mais simplement l’extinction d’un royaume.

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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Dim 31 Juil - 0:13

Elle allait remettre sur pieds une véritable terreur des mers, et cela lui serrait le cœur. Plus il lui parlait, et plus la dornienne en prenait conscience. D'ailleurs, que cherchait-il en lui contant toutes ces atrocités ? A l'effrayer ? A la dégoûter ? Elle ne l'était pas vraiment. A vrai dire, ce qu'elle ressentait n'était ni de la peur, ni du dégoût, mais plutôt... Plutôt une sensation étrange, un mélange de culpabilité et de... De résiliation. Car elle n'avait pas le choix. Le facteur essentiel de toute cette histoire était que Belandra n'avait pas le choix. Si elle avait refusé de le soigner, il l'aurait fait tuer avant de faire appel à un autre guérisseur, cela aurait peut-être pris plus de temps, plus de risques, mais... Mais dans tous les cas, d'autres possibilités existaient, et le Hoare se serait remis sur pied avec ou sans elle. Belandra n'avait pas le choix. Et sa vie lui était précieuse. Elle était jeune, pleine d'énergie, et avait encore des projets plein la tête. Hors de question de finir égorgée par un Fer-né, loin de sa maison et de sa région natale.

Elle écoutait minutieusement ses symptômes. A vrai dire, la dornienne s'attelait à le soigner avec autant d'efforts qu'elle l'aurait fait avec un membre de sa propre famille. Parce qu'elle n'avait pas le droit à l'erreur, et que plus vite il serait en forme, plus rapidement elle retrouverait sa boutique et les terres de l'Ouest où elle avait posé bagage. En espérant, bien évidemment, qu'il tienne parole... Elle ne pouvait qu'espérer. Peut-être qu'un remède efficace l'inciterait à faire preuve d'un minimum de sympathie envers elle ? Même si Belandra, à vrai dire, ne savait pas s'il en était capable. Elle le connaissait si peu. Et savait sa vie sauve après son ancienne évasion uniquement grâce au faite qu'elle pouvait le soigner, autrement il se serait peut-être fait un plaisir de lui ôter la vie, qui sait...

La fièvre, les yeux, elle ne laissait rien passer, le moindre détail pouvait lui permettre de deviner les maux dont il souffrait car pour le moment, rien ne lui venait à l'esprit.
C'était bien étrange, tout de même. Enfin, étrange... Peut-être pas, puisque le Hoare était simplement fidèle à sa réputation mais... Pour un souffrant, il n'affichait pas sa douleur autant que Belandra l'aurait pensé. Il tenait bon, peut-être était-ce ses divagations qui lui donnaient du courage ? Ou simplement une force de caractère inébranlable ? Elle n'en savait rien mais, sûrement que dans une autre situation, la belle aurait été admirative. Sauf qu'il s'agissait de Joren Hoare, actuellement son bourreau, et véritable boucher sur les terres de Dorne ainsi que bien d'autres encore, l'admiration n'avait tout simplement pas sa place dans ce que ressentait Belandra envers lui.

« J'en suis capable. Je ne vous sous-estime pas, faites-en autant pour moi. » Evidemment qu'elle en était capable. Belandra était aussi assurée de ses capacités d'herboriste que lui l'était de ses capacités de guerrier. Jetant un coup d'oeil sur sa plaie sans ciller – après tout, elle en avait vu bien d'autres – elle ne put s'empêcher de penser un instant à la possibilité d'une blessure causée par une lame empoisonnée... Après tout, il s'agissait là d'une de ses techniques préférées, et des plus efficaces. Reportant son regard sur lui, elle vint remettre quelques mèches rebelles qui s'étaient collés sur son front en place, par réflexe, avant de se redresser. « Il s'agit peut-être d'une infection, combinée à d'autres petits détails. » Elle préférait ne pas révéler son autre hypothèse, quant à l'empoisonnement par arme... Cette technique était relativement méconnue en dehors de Dorne, et encore, même à Dorne elle restait rarement pratiquée, alors qu'elle était d'une efficacité incroyable. Belandra préférait la garder jalousement cachée, bien qu'elle comptait lui administrer parallèlement au premier remède un antidote. Certains poisons étaient si vicieux, et tuaient à petit feu, sur une longue période, pour que le tout ait l'air d'une mort naturelle. Belandra était bien placée pour le savoir. « Je vais avoir besoin d'un certain nombre d'herbes et de produits. Mais qu'on soit d'accord : je suis herboriste, pas magicienne, et votre guérison ne sera pas immédiate. Il faudra aussi trouver un moyen pour... Ouvrir votre appétit, et manger. Sortir, marcher, prendre l'air. La préparation ne me prendra pas plus d'une journée, ne reste plus donc qu'à m'apporter tout ce dont j'ai besoin. » Elle le regarda quelques instants, pensive, avant de reprendre la parole. « Et puis, pour la fièvre, vous demanderez à ce qu'on amène une bassine d'eau froide avec un chiffon. Nous ferons avec les moyens du bord en attendant. » Peut-être cela l'empêcherait-il de divaguer encore plus, et de nourrir son sadisme, de lui donner des idées encore plus cruelles que celles dont son cerveau le gratifiait en temps normal.
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Dim 31 Juil - 15:54

Au vu de l’aplomb avec lequel la dornienne se défend, j’ai désormais la certitude qu’elle tient à maintenir sa réputation intacte. Ce qui ne peut que me convenir. Mon flanc meurtri se prête à un diagnostic minutieux. À l’issue, la bâtarde se relève et évoque une possible infection  pendant que mes yeux s’enracinent férocement dans les siens. La réflexion occupe mon esprit quelques instants avant que ma voix tonne pour convoquer les deux gardes occupant l’entrée. Si on me force à ingurgiter de la verdure, sous quelque forme que ce soit, je crains de devenir encore plus indisposé et teigneux.

« Gardes ! ...Dépêchez quelques cavaliers récupérer les éléments demandés par la dornienne… Un autre amène de l’eau froide et un tissu. Immédiatement.»


Les silhouettes des hommes d’armes apparaissent fugacement dans mon champ de vision avant de disparaître aussitôt. Pour le reste, il ne s’agira que d’un effort personnel, même si l’énergie me fait défaut. Nul doute que je saurai faire renaître ces envies essentielles pour revenir au plus vite aux affaires. Quelques instants plus tard, un seau et un torchon sont amenés en toute hâte par un homme à l’écu de la maison Salfalaise. Mon regard ne cesse de fixer fermement Belandra pendant ce temps. Alors que le silence plane depuis quelques secondes après la sortie du hallebardier, je me redresse tant bien que mal pour me retrouver en position assise.

« Vous pouvez être sûre que je vais me traîner dehors… Vous aurez ce que vous recherchez et sachez quoi que vous pensiez…que votre opinion ou que vos ressentiments ne m’intéressent guère. Je vois comment vous m’observez. »


Je me souviens très bien des ordres donnés pour ravager Lancehélion. Je me souviens très bien de mes décisions dans le Bois-du-Roi. Et si je détenais la capacité de remonter le temps…je n’hésiterais pas une seconde à croiser le fer et faire de nouveau couler le sang.

« Je déteste la menace sous toutes ses formes et j’ai fini par y répondre…Puis, on a voulu me traquer comme un animal et m’abattre comme un chien alors que j’ai battu le Durrandon à la régulière ! Et ensuite, on cherche encore à me faire la leçon ! On veut m’accuser de tous les maux de Westeros ! Visiblement, on me prend encore pour une plaisanterie… Alors, laissez-moi vous poser une question, Sand… »


Les veines se gonflent à mesure que j’énonce ma tirade, dénichant du fond de mes entrailles une conviction absolue. Puis, mes paroles virevoltantes diminuent en intensité pour laisser courir un silence inquiétant. Mes doigts viennent plonger dans le seau pour récupérer le tissu et l’empoigner fermement. Les gouttes d’eau chutent violemment à l’intérieur du seau sous l’effet de la pression de ma poigne.

« Selon vous, une fois que je serai rétabli, Les têtes couronnées seront elles aussi enflammées en diatribes hypocrites ? Où seront les Sept ? »  
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Lun 1 Aoû - 12:15

Maintenir sa réputation intacte même si, en réalité, elle ne savait pas si sa réputation allait vraiment le rester... Intacte. D'herboriste, de guérisseuse, sûrement. Mais soigner Joren, le remettre d'aplomb afin qu'il aille massacrer d'autres populations n'était pas la meilleure des informations à faire figurer sur un cv. Dans tous les cas, la belle ne voulait pas risquer de perdre sa vie, au diable sa réputation. Si elle ne le soignait pas, elle allait assurément en payer les conséquences. Et puis, plus vite il serait rétabli, et plus vite elle s'en irait, retrouvant son quotidien et sa vie d'antan. Belandra n'était pas surnommée la fleur sauvage du désert pour rien : la captivité ? Très peu pour elle. Et plus rapidement elle s'en irait, mieux elle se porterait.

Alors elle était minutieuse, appliquée, à tout regarder, sans rien laisser passer. Son front, son visage, ses yeux, sa blessure, ajoutant tout cela au reste des symptômes qu'il lui avait lui-même confié. Une petite infection dans le meilleur des cas, qui traînait un peu certes mais qui ne serait pas bien difficile à terrasser, ou un empoisonnement à l'arme blanche dans le pire, dont il serait aisé de se débarrasser avec un bon antidote. A priori, le fer-né était sorti d'affaire, et fort heureusement, elle aussi. A peine se reculait-elle qu'il appelait les gardes, afin qu'ils se mettent à la recherche des produits dont elle avait besoin. Des herbes, des poudres, qui lui serviraient à faire divers mélanges et qu'elle leur conta comme s'il ne s'agissait là d'une liste des plus banales. Oui, Belandra était définitivement faite pour ça. Les herbes, les mélanges, les potions... Les poisons. Elle en avait fait et refait au point que les ingrédients lui paraissaient clairs comme de l'eau de roche selon les situations. Habituellement, la belle aurait sans doute facturé ses services au prix fort, mais avec le prince... Eh bien, elle espérait que son salaire serait simplement sa liberté. A vrai dire, elle préférait ne pas trop y penser pour le moment. D'abord faire son travail, et le soigner, et puis le reste viendrait par la suite.
L'énergie lui faisait défaut, ses gestes le prouvaient, sa voix le prouvait, et pourtant il s'entêtait à agir comme le guerrier qu'il était, confondant sa chambre et champ de bataille, du moins à en croire les ordres qu'il donnait et l'intonation qu'il y mettait. Il ne voulait sûrement pas montrer sa faiblesse. Intéressant.

Tout juste à quelques centimètres du lit, Belandra l'écoutait encore parler, l'observant alors qu'il se redressait. Son opinion ou ses ressentiments ne l'intéressaient guère... Tiens donc. La dornienne esquissa un sourire en coin. Il était visiblement tout aussi observateur qu'elle.
Et, il justifiait, il justifiait son comportement. Plus ou moins, d'ailleurs cela l'étonnait presque. Mais ce n'était pas dénué d'intérêt. Une autre version de l'histoire, contée par l'un des protagonistes, était toujours un plus. Cette fois-ci, la belle tendit même l'oreille, pour l'écouter jusqu'au bout, avant de se rapprocher rapidement de lui lorsqu'elle le vit prendre le tissu imbibée d'eau froide. « Laissez, je m'en occupe. » Vu la délicatesse légendaire qu'on lui connaissait, et donc il venait de faire preuve sous ses yeux en malmenant ce pauvre tissu, elle préférait s'en occuper avant qu'il ne sabote dès le départ le processus de guérison. « Vous voulez vraiment mon avis ? Alors que je ne suis qu'une misérable bâtarde ? » Elle plaisantait, à moitié. Car c'était ainsi qu'on la considérait en dehors de Dorne, à son grand désarroi. « Les têtes couronnées sont par principe hypocrites... Sinon, elles ne seraient pas couronnées justement, et d'autres porteraient la couronne à leur place. » Toutes, sans exception. Lui aussi, au passage. Toutes les têtes couronnées. Alors il valait mieux qu'il se prépare psychologiquement à encaisser les diatribes auxquelles il faisait allusion... Hypocrites, selon lui, mais cela reste à confirmer.
C'est avec une douceur extrême qu'elle vint mettre le tissu sur le front de Joren, avant de lui passer un peu d'eau froide sur le visage avec ses mains. « Quant aux Sept... » Elle n'était pas croyante. Elle ne croyait pas à cette religion pourtant si populaire à Westeros. « Je crois que cela dépasse le champ de mes compétences. » Elle préférait garder ses dérives religieuses pour elle-même : elle était une bâtarde, née hors-mariage, d'une mère prêtresse rouge, et avec des mœurs considérées comme très libérées, qui jouait avec les herbes et les potions, elle n'avait rien pour elle en somme d'un point de vue purement spirituel, et préférait donc utiliser des pincettes une fois impliquée dans ce genre de sujet. Histoire de ne pas terminer sur un bûcher. « Ne reste plus qu'à attendre le retour de vos gardes, et je commencerai la préparation. S'ils ne tardent pas, je pourrai commencer à vous administrer le remède demain au plus tard. » Elle hésitait, entre poursuivre son petit discours en le regardant dans les yeux, alors qu'elle se redressait de nouveau en s'éloignant de lui, ou dévier tout simplement les yeux. Car le regarder était toujours aussi... Intimidant que leur toute première rencontre. Il la mettait mal à l'aise. « Vous avez encore besoin de moi ? Ou je peux m'en aller ? »
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MessageSujet: Re: I choose violence [Tour III - Terminé]   Lun 1 Aoû - 19:17

Cette colère se transforme en rage indicible et intense. La douleur et les blessures catalysent mon envie de chambouler l’ordre établi en Westeros. Certains ne peuvent tenir la pression des responsabilités régaliennes. Je n’aurais certainement pas été en mesure de le faire si je ne m’étais pas forgé cette force, cette solitude…cette folie intérieure. Tous ces nobliaux réclament vengeance ici et là pour être au dessus de tous les autres, suzerains y compris, et regarder le monde du haut de leur piédestal. Pendant ce temps, les rivières sont inondées de sang et les plaines pullulent de charognards. Ils m’énervent tous autant qu’ils sont. Mes tempes subissent les assauts d’un marteau à l’intérieur de mon crâne. Alors, j’entreprends de les masser à l’aide de mes index tandis que je réponds d’une voix sereine.

« Vous n’allez pas assez loin dans votre observation. Il n’y a guère besoin d’une couronne pour se cacher derrière des petits stratagèmes finement calculés… »


Le calme n’est pourtant que de courte durée. Malgré la fraîcheur que je ressens sur mon front grâce aux gestes de Belandra, mon esprit est le théâtre d’une folie intense. Mes pensées délivrent un véritable tsunami en toute intimité mais les vagues sont si brutales que je ne peux les conserver pour moi-même. Il me revient alors de reprendre de volée la dornienne qui ne veut guère se prononcer à propos des Sept. Je me doute qu’elle ne m’est guère favorable mais il m’importe que pour une fois, je fasse sortir ça de mes entrailles.

« Quant aux Sept, ils ne m’arrêteront pas !...Tout comme vos Dieux, ni les divinités nordiennes ! J’ai dû prouver toute ma vie que j’étais bien mieux qu’une plaisanterie ou un jeune homme efféminé comme les rumeurs le prétendaient et maintenant le monde entier le sait !…Je suis le Fer-né le plus redoutable, je défie n’importe qui, je suis au sommet de ce monde et il faudra m’arracher le Conflans et Iles de Fer de mes mains froides ! »


Et je ferais mieux de trépasser maintenant si je ne croyais pas en mes paroles. Me renfermant brusquement dans un mutisme absolu ensuite, le visage fermé, je l’observe appliquer le tissu sur ma peau sans rompre le silence. D’un mouvement de tête, je lui indique que sa présence n’est plus requise et qu’elle pourra revenir lorsqu’elle disposera de tous les éléments nécessaires à l’élaboration des soins.

Il ne m’est guère évident de savoir combien d’heures j’ai pu attendre ensuite. Huit heures ? neuf heures ? Pourtant, je ne me suis pas senti seul un seul instant. Égocentrique et arrogant ? Certainement. J’ai ressassé ces pensées qui me permettent de donner meilleure allure que celle que mon corps, à lui seul, m’impose de donner. Je ne veux pas d’une couronne d’apparat, je veux une couronne de désolation…je veux les briser un par un parce que c’est tout ce qu’ils méritent.

« Je présume que vous revenez avec le nécessaire… »


Apparemment, la dornienne venait de récupérer les ingrédients récupérés par mes hommes. Mes muscles, mes nerfs sont tendus tandis que je n’ai jamais été aussi alerte depuis des jours. Pourtant, le ton de ma voix est redevenu placide et sombre. Je n’ai pourtant pas mis de l’eau dans mon vin. La bête sommeille et attend l’occasion de sortir de la tanière. En attendant, mes yeux découvrent la dornienne sous un autre angle pendant la préparation de sa potion. Ses formes me laissent deviner le plaisir que je prendrai avec elle tout en ruinant son espoir de liberté.

« Bien entendu, je vous demanderai de boire votre préparation avant que je ne le fasse…malgré votre beauté, si éclatante soit-elle, je ne peux vous croire sur parole… »
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