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Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]
MessageSujet: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Mar 17 Mai - 19:00

La main sur la poignée de la porte, j'essaie de faire cesser mes tremblements alors que je ferme les yeux. Les larmes commencent à déborder sans que je puisse m'en empêcher et je suis heureuse que nous soyons au petit matin. Il n'y aura personne à croiser dans ces couloirs déserts et j'aurais le temps de reprendre une contenance avant d'avoir à affronter Erwann ou n'importe qui d'autre.

Je pensais que ce serait plus difficile de lui annoncer et que la nuit qui suivrait le serait tout autant mais à dire vrai il n'en est rien. Et j'ai du mal encore à vraiment le réaliser, toute habituée que je suis à être malmenée à chaque fois que je le vois. Enfin, pour être parfaitement honnête, les choses se sont bien mieux passées ces derniers temps. Ou alors je suis habituée, je ne saurais trop le dire mais j'en viens presque à apprécier nos discussions. Et puis, je suis retournée le voir sans avoir à rien lui demander plus d'une fois depuis que nous sommes à Blancport. Une part de moi me souffle que c'est pour oublier Torrhen pour de bon et j'essaie de me convaincre que c'est la meilleure chose à faire mais je n'arrive pas à m'en convaincre. Pas encore. Une fois loin d'ici, les choses se passeront peut-être mieux, même si cette nouvelle ne m'aide guère à y voir aussi clair que je le voudrais. Que je le devrais même.

Je relâche enfin la poignée, quand je suis sûre que je vais tenir debout et je prends une profonde inspiration, passant une main sur mon ventre sans même m'en rendre compte. Un geste devenu machinal depuis que j'ai appris que je portais un enfant alors que cela fait quelques jours à peine. Et j'essaie une fois de plus de me convaincre que tout va bien se passer. J'ai envisagé l'espace d'un instant d'aller voir une faiseuse d'anges mais je tiens trop à la vie pour m'y risquer, sans bien arriver à saisir pourquoi. Peut-être parce que j'ai retrouvé Erwann ou que la haine qui m'habite reste encore plus fort que le reste, prenant même le pas sur les regrets, la tristesse ou que sais-je encore.

L'espace d'un instant, je me rends compte que je n'ai qu'une envie, c'est d'aller frapper à la porte des appartements du Roi du Nord. Et cette pensée aussi risible qu'impossible arrive à me calmer plus que le reste. Qu'irais-je donc bien lui dire ? Lui annoncer qu'il a réussi et qu'il a eu ce qu'il voulait ? Qu'il est définitivement débarrassé de moi ? Que son cher Sénéchal m'a engrossée et qu'il m'a même proposé de rester, de s'occuper de tout ? Une part de moi, mesquine, aimerait le faire, juste pour voir la tête qu'il ferait. Et une autre, celle que j'ai envie de faire taire pour de bon, a juste envie qu'il me prenne dans ses bras en disant que les choses finiront par s'arranger. Quelle pensée stupide.

Je me mords la lèvre presque jusqu'au sang avant de sursauter en entendant des pas se rapprocher de moi. La démarche est assurée et je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que la personne est tout sauf perdue, qu'elle sait exactement où elle va. Et elle s'arrête juste derrière moi. Je prends une inspiration avant de me retourner, prête à affronter n'importe qui. Sauf elle.

Je me fige, ne sachant pas vraiment quoi dire et je laisse le silence s'installer avant de finir par souffler, d'une voix hésitante.

"… lady Corbois. C'est… une surprise de vous voir ici."

Je déglutis et je sèche mes larmes d'un revers de la main. Je dois avoir une bien mauvaise mine même si, pour une fois, je n'ai pas pris de coups durant la nuit. Je cherche quelque chose à ajouter mais il me semble un rien délicat de parler comme si de rien était, de lui demander comment elle se porte ou quoi ce soit du même acabit. Le fait de me voir sortir de là au petit matin est assez éloquent pour qu'elle se doute que je ne suis pas venue là uniquement pour converser avec Conrad mais je n'arrive pas à savoir ce qu'elle peut bien faire dans ces couloirs à cette heure de la journée. Et puis, je me rappelle à qui j'ai à faire et, si je ne sais pas vraiment si elle est venue voir le Sénéchal ou pas, le contraire serait tout de même étonnant car si je ne dis pas de bêtises, il n'y a pas d'autres chambres occupées tout autour, je me redresse, reprenant un peu d'aplomb avant de me fendre d'un sourire.

"Bien, nous n'allons pas nous leurrer sur les raisons de ma présence ici, ce serait vous prendre pour une idiote. Quant  la votre… je ne suis pas sûre d'être à même de vous interroger ou de vouloir connaitre la réponse. Mais j'aimerais autant, si vous voulez en parler, que ce soit loin de sa porte. S'il pouvait ne pas se réveiller dans l'immédiat, ce serait mieux pour tout le monde. Je n'ai pas envie de le mettre de mauvaise humeur."

Et je fais quelques pas en direction d'une alcôve un peu plus loin, me demandant si elle va me suivre ou pas.


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Sam 21 Mai - 13:36

Les rayons du soleil peinent encore à franchir la barrière de la nuit, alors que déjà je repousse les couvertures pour me lever. Je me dirige vers la fenêtre, tirant les lourds rideaux, avant d’ouvrir en grand les panneaux de celle-ci et laissant entrer l’air frais du matin. Je reste quelques instants à contempler le canal et la mer qui scintille au loin, avant de me rendre compte qu’effectivement, il fait bien trop froid en vérité pour rester ainsi. Je laisse néanmoins ouvert et à peine ai-je temps d’y penser, que déjà Sarya est présente. Sans doute finit-elle par comprendre que je ne supporterais guère plus de devoir attendre qu’elle veuille bien se réveiller et être à son poste. La jeunesse n’excuse en rien les manquements, et peut-être, finalement, apprend-t-elle plus rapidement que je ne finissais par l’espérer. Elle m’aide à me préparer et je décline le déjeuner.

Inspirant profondément, je sors de ma chambre et me dirige vers les appartements du Sénéchal. Dans le but évidemment de discuter avec lui de notre future union. Il nous faut commencer à réfléchir à une date, même si visiblement cela ne sera pas fait dans l’immédiat. Certes, il est possible que nous discutions d’autres choses… ou que cela dérive quelque peu comme la dernière fois. Mais ce n’est pas comme si le roi ne lui avait jamais parlé de moi dans ma prime jeunesse, ou comme si nous n’allions pas nous marier de toute manière. Ni lui ni moi ne sommes plus des jouvenceaux innocents depuis longtemps. Et malgré tout, il a l’air d’apprécier quelque peu que je sache prendre les devants. Son cas n’est donc pas si désespéré.

Et je vois du bout du couloir la jeune fille, debout devant la porte. Il me faut quelques secondes pour la reconnaître. Je hausse un sourcil. Ah tiens donc ? Et moi qui avais pensé qu’elle était davantage une proche du roi. J’esquisse un sourire amusé. Ainsi donc c’est avec elle qu’il passe ses nuits. Ou c’est avec lui qu’elle, elle passe ses nuits, je ne sais trop. Elle a l’air… accablé, même de dos. Ou peut-être est-ce juste ses épaules quelque peu affaissé qui donne cette impression. Je m’arrête à ses côtés, fronçant très légèrement les sourcils, avant de reprendre un visage plus neutre.
Elle finit par se retourner et semble presque surprise de me voir moi. Je la détaille, elle et ses larmes, elle et sa lèvre où perle une goutte de sang. Pour un peu, je serais inquiète pour elle. Elle n’a pourtant pas de marques qu’auraient pu laisser Conrad, contrairement à… Ah tiens, était-ce déjà lui la première fois que je l’ai rencontré qui l’avait ainsi marqué ? Question intéressante, mais guère pertinente dans l’immédiat.
Je penche la tête sur le côté quand elle prend la parole. Mais où est donc passée la jeune fille pleine de vie et de répartie que j’avais croisé ?

« Bonjour Mathie. Je suis aussi surprise que vous de vous voir ici, je vous l’avoue. »

Et mon intérêt à nouveau s’éveille. Si la dernière fois, elle avait su se montrer suffisamment perspicace et amusante pour m’intéresser, le fait de voir un tel changement est non seulement perturbant, mais, également surprenant. Certes, ce n’est qu’une putain, mais j’avais malgré cela apprécié sa compagnie, et le fait est qu’en plus, elle est celle de mon futur époux. Cela ne rend les choses que plus piquantes.
Je la laisse essuyer ses larmes alors qu’elle semble chercher ses mots. Et j’aperçois, à travers les nuages, la fille espiègle alors qu’elle essaie de reprendre contenance. Mais il ne s’agit pourtant que de l’ombre de celle de l’autre fois.
Oh, il dort ? Oui, forcément… Quant à le mettre de mauvaise humeur, je peux comprendre. Je ne sais s’il apprécierait ou non de voir sa maîtresse et son épouse discuter comme de vieilles amies… Quoique cela pourrait être amusant. Passons. Elle s’éloigne sans me laisser le temps de répondre.

Je soupire, avant de la suivre et de m’installer à ses côtés. Je l’observe un instant en silence, avant de sortir un mouchoir et d’essuyer doucement sa lèvre en prenant la parole.

« Et je ne ferais pas mine de ne pas être curieuse à votre sujet, ce serait également vous prendre pour une idiote. » Je relève son menton, essuyant les dernières traces de larmes de son visage, et esquisse un sourire. « Ne pensez pas non plus que je sois attentionnée sans intention. Je n’apprécierais pas que des personnes nous voient et pensent que j’arrive à faire pleurer la catin du Sénéchal. »

Même si la plupart trouveraient cela sans doute adéquat que je la remette à sa place. Personnellement, je n’ai cure de ce qu’il peut bien faire de ses nuits. De même quand nous serons mariés, tant qu’il sera suffisamment présent pour que je puisse avoir un héritier. Elle n’a pas l’air au courant d’ailleurs. Cela la gênera-t-elle de m’avoir ainsi croisé en l’apprenant ? Ce serait ma foi dommage qu’elle n’ose discuter à cause de cela, n’est-ce pas ?
Je lui souris légèrement, gentiment.

« Que s’est-il passé Mathie que vous sembliez si… désemparée ? Vous avez tenu tête à trois hommes et vous avez discuté sans gêne avec moi la dernière fois que nous nous sommes vues. Et je vous retrouve en pleurs et confuse semble-t-il aujourd’hui.
Cela a-t-il un rapport avec les raisons de votre présence ici justement ? »


Evidemment que je suis inquiète, n’est-ce pas assez visible ?


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Ven 3 Juin - 20:39

Parfois je maudis ce jour où j'ai croisé la route d'Harren. Et tout ce qu'il a réussi à me mettre dans la tête. Me faire croire que je pourrais m'élever bien au-delà de ma condition si je me montrais à la hauteur de ses espérances, que je pourrais sauver ma mère et trouver une place loin de cette fange dans laquelle j'avais grandi. D'une certaine façon, il avait eu raison, j'avais réussi, bien au-delà de mes espérances et des siennes probablement.

Si ce n'est ce petit détail qui avait tout détruit. Ces maudits sentiments qui n'avaient pas lieu d'être, qui auraient rester enfouis, bien loin de toutes ces considérations qui sont les miennes. Ou plutôt qui auraient du être les miennes. Je me suis perdue ces derniers mois, en croyant pouvoir emprunter un chemin que je n'aurais même pas du imaginer. Mais, fort heureusement, je commence à retrouver la raison. Probablement parce que Torrhen a été on ne peut plus clair avec moi, même si notre dernière rencontre m'a laissé un goût amer. Je ne compte plus le nombre de "et si" qui se bousculent dans mon esprit, qui m'empêchent d'y voir aussi clair que je le voudrais.

Je peux compter sur Erwann, pas autant que je le pourrais mais j'ai du mal encore à réaliser qu'il est vraiment là. Qu'il n'est pas une chimère qui disparaitra quand je commencerais à vraiment croire qu'il va rester à mes cotés pour de bon. Mais c'était sans compter sur ce que je viens d'apprendre et me déstabilise de nouveau sans que j'arrive à rester droite, comme toujours, sans vaciller. Oh mon instinct de survie reprend le dessus bien entendu, sinon je ne serais pas venue là et je n'aurais pas passé la nuit dans les draps du Sénéchal en espérant arranger les choses.

Et je suis sortie de là en un seul morceau. Alors, de quoi je pourrais me plaindre ? Pourquoi est-ce que je tremble ? Je n'ai guère le temps de m'interroger là-dessus que la silhouette de lady Corbois se dessine dans la faible lueur du jour. Je fronce les sourcils, me reprenant avec difficulté alors qu'elle joue le jeu sans se faire prier. Elle ne fait pas mine de m'ignorer, de passer sa route ou que sais-je encore. Si nous sommes aussi surprises l'une que l'autre, difficile de faire mine de ne pas savoir ce que nous faisons devant cette porte. Nous ne cherchons même à nous duper mutuellement et elle me suit, me faisant tout de même la surprise d'essuyer les dernières traces de larmes de mon visage.

Cela m'agace et me soulage tout à la fois alors que je prends une profonde inspiration, reprenant cette contenance qui est la mienne. Les paroles de la lady me font sourire et m'aident plus que je ne le croyais. Il faut dire qu'elle ne cherche pas à se faire faussement compatissante et qu'elle semble plus curieuse qu'autre chose. Cela pourrait me mettre dans une position délicate, je l'admets, mais je ne suis guère en état de la repousser dans l'immédiat. Et j'avoue qu'une part de moi aimerait savoir ce qu'elle venait trouver dans la chambre de Conrad. Un amant ? Un époux ? Autre chose ?

"Vous m'en voyez soulagée. Ne pas faire le rapprochement entre mon métier et ce que le Sénéchal pourrait attendre de moi serait stupide il est vrai. Mais je me doute aussi que vous ne faites rien de façon… désintéressée, je me trompe ? Quant à faire pleurer la putain du Sénéchal…"

J'ai une grimace avant de souffler, d'un ton complice qu'elle saura saisir si elle aussi a eu l'occasion de passer entre ses mains. Sinon, elle sera seulement choquée ou que sais-je encore.

"… il s'en charge très bien tout seul, les gens préfèrent ne pas poser de questions le concernant. Ou alors, quand ils sont bien sûrs qu'il ne peut les entendre. Pour une fois je trouve d'ailleurs que les rumeurs sont à la hauteur de la vérité soit dit en passant."

J'ai une ombre de sourire même si j'ai encore du mal à retrouver mon sang-froid et je reprends, toujours sur le même ton.

"Il arrive parfois des événements… inattendus que l'on a du mal à accepter. J'ai pris mon parti depuis longtemps d'essayer de tirer le positif de chaque situation, d'avancer tant bien que mal avec les cartes que l'on me donne. Mais les Dieux semblent aimer compliquer la situation."

Mon sourire se fait plus large alors que je passe à nouveau une main sur mon ventre. Je ne sais pourquoi je lui parle de la sorte. Elle a l'air de vraiment s'inquiéter pour moi pourtant, et je garde un bon souvenir de notre rencontre. Mais j'ai probablement trop de rancœur pour arriver à être aussi affable que j'ai pu l'être précédemment. Alors je reprends, mon regard se perdant dans le vide l'espace d'un instant.

"Il semblerait que j'attende un enfant. Et qu'il soit un peu tard pour m'en débarrasser sans risquer de mourir. J'ai beau ne guère avoir envie de donner naissance à un petit bâtard, je vous avoue préférer mon existence à cette prise de risque."

Et je croise les bras, la fixant, non sans une certaine provocation. Il est possible qu'elle le prenne mal, très mal même. Mais ça m'est égal. De toute façon, si cela doit se savoir, autant le faire à ma façon non ? Quand bien même une part de moi espère sans trop y croire que cette grossesse ne sera jamais menée à son terme.

"J'imagine que vous avez deviné sans peine qui est le père. Ne nous leurrons pas non plus à ce sujet n'est ce pas."

J'ai un vrai soupir avant de reprendre, d'un ton plus léger, comme si je ne venais pas de lâcher quelque chose qui pourrait gâcher un peu plus mon existence.

"Et vous, oserais-je demander ce qui vous a amenée voir le Sénéchal ? Ne me faites pas croire que c'est son affabilité et sa bonne humeur. Si c'était pour cela, vous seriez allée voir le Roi. Et encore…"

J'ai une grimace alors que j'ai l'image de Torrhen qui flotte un instant devant moi. Et je secoue la tête, agacée d'être aussi faible.


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Dim 19 Juin - 19:20

Au moins semble-t-elle aussi surprise que moi de cette nouvelle rencontre inopinée. Je ne sais pourquoi cela me surprend tant en vérité. Ce n’est pas comme si je ne savais pas. Autant pour lui que pour elle. Et ce n’est pas comme si cela m’importait.  Mais sans doute ne m’attendais-je point à tomber sur elle, sortant tout juste de sa chambre. D’autant plus qu’elle semblait perturbée et qu’il ne restait pas grand-chose de la jeune fille malicieuse et pleine de vie de la dernière fois. Ou du moins, pas à première vue.

La curiosité est un bien vilain défaut, mais je m’y fais plutôt bien. Sans parler que ce n’est pas une dame que je dois ménager ou préserver. Et l’un dans l’autre, notre première rencontre s’était déjà déroulée avec une franchise assez déroutante non ? Pas sur tous les sujets il est vrai, mais tout de même…
Et comme quoi je ne me trompais guère à son sujet, je la vois reprendre quelque peu contenance alors que je lui parle. Ce n’est pas encore ça, mais elle parvient à se retrouver un peu. Alors si ça marche ainsi, pourquoi changer ?

Je lui souris légèrement. Non, je ne fais effectivement que peu de choses sans raison derrière… mon sourire s’agrandit malgré moi alors qu’elle poursuit en parlant de Conrad. Je penche la tête sur le côté en l’observant.

« Cela peut m’arriver, d’être désintéressée… Mais rarement je vous l’avoue. La gentillesse et la bonté n’amènent rien si on les utilise à tout-va, autant les user avec parcimonie et intérêt.
Quant au Sénéchal… Les gens préfèrent conserver leurs folles idées et continuer à s’imaginer et sa réputation le précède, alors à quoi bon chercher ? Sans parler qu’il serait plus que sot d’aborder ce sujet en sa présence, les gens tiennent à leur tête en général. »
Je la fixe. « La vérité est-elle réellement à la hauteur des rumeurs ? On le dit cruel et brutal, entre autre… Pour ma part, j’aurais plutôt dit passionné et intense… Ce ne sont pas les mêmes raisons derrière. Un peu trop… d’enthousiasme n’est pas la même chose qu’être simplement violent.
Mais ce n’est que mon avis, je peux me tromper. »


Je l’observe alors qu’elle tente encore de recouvrer sa personnalité. J’esquisse un sourire, oui, je la reconnais davantage dans cette espèce de philosophie toute positive, qui s’approche de la mienne.
Je suis du regard sa main qui se porte sur son ventre. Oh. Et ses paroles me confirment cela. Mes épaules se raidissent légèrement et mon regard se fait sensiblement plus froid. Un bâtard. Formidable. Je retrouve néanmoins un sourire amusé, alors que mes sourcils se haussent devant son attitude. Que d’effronteries pour une catin en cloque… Oui, c’est sans doute l’une des choses qui m’ont plu et amusé chez elle. Quoique là, il ne manquerait plus qu’elle y voit une opportunité… même si en l’occurrence, elle ne semble pas vraiment être dans cette optique, on ne peut réellement savoir.

« Je vois. Vous êtes donc enceinte de plusieurs semaines, si ce n’est mois. Et je vais peut-être paraître abrupte, mais n’avez-vous eu des doutes plus tôt ? Enfin, maintenant pour ce qu’il en est effectivement… Et je comprends fort bien que vous n’ayez point envie de tenter quelque chose d’aussi risqué.
Quant au père présumé, si vous n’avez pas plusieurs… clients, c’est une déduction assez facile il est vrai. Et je suppose, vu que vous me le dites aussi rapidement, qu’il est déjà au courant ? Qu’a-t-il dit ? »


Qu’a-t-il proposé, le grand sénéchal qui n’a pas encore de fils ? Il va vraiment falloir que nous établissions une date pour noter mariage que je puisse rapidement lui donner un héritier légitime. Oh peut-être devrais-je m’apitoyer sur elle et sur sa future vie déjà gâchée. Mais nous savons toutes les deux que ce n’est aucunement mon caractère. Le fait est que si elle avait été noble, j’aurais semblé horriblement choquée et désolée pour elle. Fort heureusement, je n’ai pas à faire semblant. La seule chose qui me chagrine à l’instant présent est la prétendue paternité de mon futur époux.
Je la fixe alors qu’elle me questionne à son tour. Je hausse un sourcil alors qu’elle mentionne le roi. Le roi, affable et de bonne humeur ? Dans une autre vie, peut-être, mais dorénavant… Pourtant, elle semblait… Avant d’être la catin du Sénéchal, elle aurait donc été la sienne ? Amusant vu la façon dont elle en parle, comme s’il avait été particulièrement joyeux avec elle…
J’inspire et esquisse un sourire.

« Il semblerait en effet que les Dieux aiment à compliquer les situations. Je venais rendre visite à mon futur époux, que vous avez semble-t-il non seulement épuisé, mais sans doute aussi passablement étourdi par cette nouvelle. »

Je la dévisage alors que je poursuis, et si je suis toujours un tant soit peu amusée, ma question sonne trop sérieuse, même à mes propres oreilles.

« Et qu’avez-vous donc l’intention de faire maintenant, si ce n’est trop indiscret ? »


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Sam 30 Juil - 21:41

Si j'avais pu choisir une rencontre impromptue, je ne suis pas persuadée que j'aurais songé à lady Corbois. Sa compagnie avait été des plus agréables mais je ne me sens guère le courage de tenir mon rôle habituel. Pas après tout ce qui vient de m'arriver, pas avec tout ce que j'ai en tête. Et autant dire que j'ai déjà du mal à tenir sur mes jambes sans fléchir, alors me demander de me faire piquante, amusante ou que sais-je encore est bien trop pour moi en cet instant. Mais, à la réflexion, qui aurais-je préféré croiser ? Le Roi ? A cette pensée, mon cœur se serre et je chancelle sans même m'en rendre compte. Ce n'est que lorsque je réalise que je m'appuie sur la poignée que je prends pleinement conscience de ma situation des plus pathétiques et que j'arrive un peu à redresser la tête.

Finalement, ce n'est pas la pire des rencontres que j'aurais pu faire. Au moins, lady Corbois me rappelle femme j'ai été et surtout, quelle femme je dois redevenir pour m'en sortir entière et … non pas indemne, ce serait impossible, mais aussi peu blessée que possible. Alors, j'arrive à esquisser un semblant de sourire, me faisant, l'espace d'un instant, l'ombre de moi-même. C'est déjà mieux que rien.

"Etre désintéressée n'apporte rien de bon sur le long terme. Cela permet au départ de donner une bonne image de soi mais, au-delà de ça, je n'ai encore jamais trouvé de vraies raisons de le rester contre vents et marées."

Je hausse brièvement les épaules au reste de ses propos avant de la regarder avec une curiosité non dissimulée. Et bien, au moins, elle dit à mi-mots ce que d'autres n'auraient probablement même pas osé évoquer. Sans parler du lien qu'elle semble avoir avec le Sénéchal. Voilà qui est intéressant. Ou effrayant, je ne sais pas trop.

"Il est toujours plus simple pour les gens de rester ancrés sur leurs certitudes et se dire que telle ou telle personnalité fonctionne de telle ou telle façon. C'est plus facile à vivre que de chercher à savoir comment les gens sont réellement. Mais concernant le Sénéchal…"

Je jette un bref regard en direction de la porte, fronçant les sourcils et ne sachant pas vraiment ce que je dois répondre. En vérité, il semble s'être adouci ces derniers temps. Il est presque aimable, quand il ne se fait pas brutal. Et je me suis habituée à sa compagnie. Par résignation ? Je n'avais pas l'obligation de me retrouver dans son lit. Oh, bien évidemment, j'y ai gagné beaucoup, pas autant qu'avec Torrhen, enfin encore que, les gens semblent avoir plus peur du Sénéchal que du Roi parfois. Mais je me suis assuré une tranquillité certaine. Alors, je souffle, comme si je réalisais brusquement cet état de fait.

"Je serais malhonnête si je disais que la réalité reflète les rumeurs. Il n'est pas tendre mais j'ai connu pire à la réflexion. Et… il y a plus désagréable comme compagnie dans le fond. Je suppose."

Sa réaction, quand je lui dis que je suis enceinte, ne se fait pas attendre. Elle est subtile et d'autres ne le verraient probablement pas. Mais cela m'oriente sur la place qu'elle a auprès du Sénéchal. Ou qu'elle compte obtenir. Voilà qui serait intéressant de découvrir, surtout pour ma propre survie.

A mesure que je parle, je retrouve peu à peu les bribes de ma personnalité habituelle. J'arrive à remettre certaines choses à leur place, à me retrouver une contenance alors que nous échangeons. Probablement parce qu'elle ne fait preuve d'aucune considération mal placée ou qu'elle ne cherche pas à me pousser dans mes retranchements même si, à sa place, je n'aurais surement pas agi de la sorte. Enfin, cela m'arrange, je ne vais donc pas m'en plaindre. Et maintenant, j'hésite. Lui dire ce qu'il en est réellement ? Lui mentir ? Faire preuve d'une assurance qui n'est pas la mienne ? Difficile à dire. Au pire, que me fera-t-elle ? Me débarrasser du marmot ? Voilà qui ne serait pas pour me déplaire. Me faire disparaitre ? Elle doit avoir compris que j'ai potentiellement une place ou un rôle qui pourrait lui valoir de subir des conséquences si je venais à mourir. Et encore, cela serait probablement plus une source de soulagement pour tout le monde qu'autre chose au final. A cette pensée, j'ai un sourire plus franc et je hausse les épaules à ses questions.

"Quelques semaines. J'ai pour habitude de faire attention, au vu de mes … occupations habituelles, mais le Sénéchal ayant faire preuve d'un…comment avez-vous dit déjà ? D'un enthousiasme si intense et passionné lors des premières nuits que j'ai passées dans sa chambre, que je n'ai pas eu la tête à faire ce qu'il fallait au moment opportun."

Je hoche doucement la tête au reste de ses propos. Evidemment que je n'ai pas envie de mourir entre les mains d'une faiseuse d'anges, même si la pensée me hante à chaque instant depuis que je l'ai appris. Et que le père ne peut être qu'une personne. Je ne sais même pas si je dois en être soulagée ou non. Il aurait probablement été plus simple pour moi de ne pas savoir. Et j'en viens à me demander pourquoi je lui en ai parlé. Probablement une part de moi espère de façon tout à fait mesquine que l'information remontera aux oreilles d'un Roi qui s'en moquera totalement. Ou que cela le touchera, même un peu. Juste un peu. Comme si tout cela avait vraiment existé.

"Il a dit qu'il espère que ce sera un garçon. Et que si c'est le cas, il s'en occupera. Ou quelque chose dans le genre. Et il m'a donné de l'argent. Non que j'en ai vraiment besoin."

Et, heureusement, elle continue sans changer d'attitude. Elle se fait peut-être un rien plus hostile mais rien de bien visible. Mais, surtout, elle ne fait pas semblant d'être navrée pour moi. Sans même m'en rendre compte, je relève la tête et je me tiens plus droite alors que nous échangeons sur le Roi, un sujet toujours bien trop sensible à mon goût. Je me retiens de continuer sur ce thème, me figeant quand elle parle du Sénéchal.

"Votre futur époux. Voilà qui effectivement doit bien amuser les Dieux. Je ne saurais pas dire pour les Anciens Dieux, mais je ne pensais pas que les Sept pouvaient avoir le moindre sens de l'humour. Et je ne saurais dire si la nouvelle l'a vraiment touché ou non. Je ne dois pas être la première catin qu'il met dans une situation embarrassante je suppose."

Je ferme les yeux un instant, prenant une profonde inspiration avant de lâcher, sans bien savoir pourquoi.

"Vous voulez vraiment l'épouser ?"

Question stupide qui ne me regarde pas. Mais peu importe. Je suis assez étonnée qu'une femme comme elle, enfin comme j'ai cru la deviner, ait envie d'épouser cet homme. Et, quand elle m'interroge à nouveau, je grimace avant de m'adosser contre le mur, laissant filer un silence, mon regard se perdant dans le vide.

"Je n'en ai pas la moindre idée lady Corbois. Mais vraiment pas. Je me suis toujours crue débrouillarde et pleine de ressources mais là…"

Etrange de se confier de la sorte n'est ce pas ? Surtout face à une femme pareille qui serait probablement la dernière confidente que toute personne sensée choisirait. Mais suis-je vraiment sensée ? Visiblement, non.


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Lun 15 Aoû - 17:05

Si elle est troublée et vacille, elle parvient à se ressaisir quelque peu. Assez pour ressembler vaguement à la jeune femme que j’avais rencontrée.
Je hoche doucement la tête.

« Personne n’a de réelles raisons de l’être et de le rester, ceux qui prétendent le contraire se mentent à eux-mêmes… L’image de soi, des faveurs et autres profits, peu importe, il y a toujours une raison tangible derrière… »

Je hausse les épaules. Et cela je pouvais bien le dire à haute voix, je n’avais jamais prétendu être altruiste ou désintéressée. Ou peut-être que si. Mais ça devait être peu crédible malgré tout mon talent… Et ce n’est pas important, après tout, avec elle, j’avais été plus que directe. Et puis, nous venons à parler de Conrad, le grand Sénéchal, si prompt à faire montre d’une passion plus que brutale parfois…

« Ne pas chercher plus loin que les apparences et les on-dit est malheureusement le plus simple et le plus courant. Même si cela m’arrange le plus souvent. Les gens ne sauraient plus comment se comporter s’ils cherchaient à réellement savoir comment sont les autres… »

Je la regarde alors qu’elle semble réfléchir et chercher ce qu’elle pense au sujet de mon futur époux. Je hausse un sourcil tout en la dévisageant, m’amusant presque de voir défiler ses pensées si rapidement que je ne saurais les nommer. J’esquisse un sourire, jetant à mon tour un coup d’œil sur la porte fermée.

« Il y a plus désagréable je vous le confirme. Et il n’est pas totalement fermé à ce qu’on lui dit, peut-être qu’à nous deux nous parviendrons à lui apprendre plus de douceur qui sait. »

Mon sourire se fait plus amusé alors que je parle en continuant de l’observer. Qu’elle soit et demeure sa maîtresse, même après mon mariage, ne me gêne absolument pas. D’autant plus si cela me permet de ne pas sortir recouverte de bleus chaque nuit.

Même si dans l’immédiat, je ne peux pas dire être ravie de ce que j’entends. Qu’elle couche avec lui, grand bien leur fasse. Qu’elle soit enceinte n’était par contre guère plaisant à entendre. Sans fils, même un bâtard pouvait se révéler problématique dans certains cas… Quoiqu’il avait Serena, qui pouvait déjà être gênante… Un fils, il me fallait un fils, et ce dès notre mariage…
Et si je me monter directe, je ne me montre pas cassante ou insultante pour autant, cela n’aurait pas servi à grand-chose, si ce n’est peut-être à la braquer. Je n’ai pas à faire preuve de réel tact envers elle, mais ma foi, vu sa tête, elle n’a visiblement pas cherché délibérément à tomber enceinte. Autrement dit, elle a passé les premiers jours à se remettre debout. Quelques semaines… ? Cela expliquerait les marques que j’avais vues alors. Je fronce les sourcils.

« Quand nous nous sommes rencontrées la première fois, à Winterfell… Vous étiez déjà sa maîtresse ? Ce serait presque amusant de constater comme le monde est petit si cela n’avait des effets si sérieux… Et je suppose qu’il s’est… adouci si l’on peut dire après les premières nuits ? Une chance pour moi par conséquent... Grâce à vous ? »

Je la fixe, un sourcil levé, véritablement curieuse encore une fois. Quant au père, si je n’ai aucun doute au sujet de son identité, malgré le travail de Mathie, je crains davantage sa réaction. Et je ne peux retenir un léger soupir, avant de secouer la tête.

« S’en occuper… Quelle bonté d’âme pour un homme tel que lui… Pourquoi vous donner de l’argent s’il peut s’occuper de vous directement ? »

Pourvu que ce soit une fille. Ou rien du tout. Ce serait encore la meilleure solution à mon humble avis. Avis que l’on ne me demande point évidemment, mais que je donnerais volontiers toujours est-il. Et si je ne m’apitoie pas davantage, cela lui semble bénéfique, puisqu’elle reprend encore un peu davantage contenance. Ou peut-être avait-elle simplement besoin de temps. Nulle importance. Je la dévisage, alors que je parle du Sénéchal, notant qu’elle se fige, ce qui n’est pas étonnant au vu de tout ce qu’elle vient de me confier. Je grimace un sourire à sa réponse.

« Oh, les Dieux ont un humour particulier, qui n’amusent en général qu’eux-mêmes. Ils semblent apprécier ce genre de situations rocambolesques et stupides. Et vous n’êtes certainement pas la première, mais le fait est qu’il n’a à ce jour, encore aucun héritier mâle. Comprenez que j’aimerais que ce soit moi qui lui offre un fils, et non une catin quelle qu’elle soit. »

Je souris pour de bon, avant de lâcher un rire léger.

« Oh, ma chère, tant de curiosité et d’indiscrétion peut-être malavisée de ma part, mais venant de vous, cela pourrait être totalement insultant et imprudent, vous vous en rendez compte ?
Mais comme je vous l’ai dit la dernière fois, vous avez de la chance, j’aime les esprits curieux et piquants. »
J’inspire et hausse les épaules. « Le Sénéchal du Nord, Lord Omble, est seigneur d’un domaine important et solide. Sa famille est l’une des plus grandes de ce royaume. Sans parler de sa place privilégiée auprès du Roi. Son héritier, notre enfant, deviendra maître d’Âtre-lès-Confins et siégera auprès du futur roi. Alors oui, je l’épouserais… dès qu’il me sera possible. »

Ce qui, avec Benjen à la tête des Corbois, fera mon deuxième fils à la tête d’une famille importante du Royaume. Et si je parviens à placer Lyarra, à convaincre ce vieux ronchon, et à lui faire épouser Walton… J’esquisse un sourire. Non, être simplement l’épouse de Conrad ne suffirait peut-être pas, mais en prenant en compte tout ceci… c’était déjà beaucoup plus satisfaisant.
Et c’est à son tour de grimacer alors que je l’interroge sur son avenir. Ce n’était pas le genre de réponse auquel je m’attendais. Même si je ne sais trop à quoi je m’attendais en vérité… Mais sa réponse ne fait que me contrarier sans que je ne sache trop pourquoi.
Je souffle un rire.

« N’importe quelle Lady vous mépriserait et vous ferait jeter à la rue pour tout cela. Mais aucune Lady ne vous aurait adressé la parole. Mise à part moi et je ne sais si c’est une chance pour vous ou de l’inconscience de ma part. Toujours est-il, aussi surprenant cela soit-il, pour vous comme pour moi, je crois que je vous apprécie. » Je fais claquer ma langue.  « Vous vous êtes crue ? Par les Dieux ma fille. Vous êtes parvenue à vous glisser dans la couche du Sénéchal du Nord, et si j’ai bien compris, dans celle du Roi avant cela, ce n’est pas rien, même si ce n'est guère  honorable il est vrai. Certes, cette grossesse est plus que dérangeante, ce n’est certainement pas moi qui dirais le contraire, loin de là. Mais tout de même…
Vous n’êtes ni démunie, ni stupide, je ne me serais pas intéressée à vous sinon, pas plus qu’eux. Alors cessez de vous apitoyer et allez de l’avant. Personne ne le fera pour vous. Alors souriez et devenez plus forte, relevez-vous et vivez. Cela leur fera plus de mal que si vous vous contentez de pleurer et de vous lamenter croyez-moi. »


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Dernière édition par Nelya Corbois le Ven 30 Sep - 18:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Mar 13 Sep - 22:02

Avec n'importe qui d'autre, nulles doutes que je me serais effondrée, que je n'aurais pas réussi à lutter contre cette vague qui me submerge. Mais, après coup, je pourrais dire que cette rencontre, si elle va m'obliger à prendre sur moi et à affronter mes propres peurs, est probablement ce qui m'aura permis de tenir bon. Enfin, en cet instant précis, j'essaie de remettre mes idées en place pour être en mesure d'être à la hauteur de la partition qu'elle m'offre. Je la sais douée avec les mots et j'ai su l'impressionner ou peu s'en faut lors de notre précédente rencontre. Quand bien même cela n'a pas la moindre importance, j'aimerais ne pas trop chuter dans son estime. Si l'on peut appeler ça comme ça.

Cette pensée m'arrache un sourire, tout comme ses propos, et je souffle, avec un rien de malice.

"Et bien, voilà qui remet passablement en question la vertu et le désintérêt des Septas. Pensez-vous vraiment qu'elles ont une idée derrière la tête ? Leur image de piété peut-être, ou leur envie de s'oublier pour ne pas songer à ce qu'elles sont réellement. Il est facile de voir le mal partout en réalité, surtout que l'on fait souvent mouche."

Parler du Sénéchal n'est pas aisé, autant le dire tout de suite. Mais je pourrais difficilement éviter le sujet alors que je viens de sortir de chez lui dans un état pour le moins pitoyable. Je laisse filer un silence pensif avant de tousser un rire en réponse.

"Les gens ne savent de toute façon pas comment se comporter, qu'ils sachent ou non à qui ils ont à faire. Ils font ce qu'on leur dit de faire et pense comme on leur a dit. Ne pas parler aux catins, ne pas avoir d'amant hors mariage, éviter ceux et celles qui agissent de la sorte pour être bien vus… ce genre de choses qui ne semble guère vous concerner."

Et je hausse brièvement les épaules, réprimant tout de même une grimace. Je me suis fait un rien effrontée mais peu importe, elle ne peut faire pire que ce que j'ai pu vivre dans la pièce que je viens de quitter. Et puis, je bénéficie d'une relative protection, même si je la sais plus qu'éphémère. Etonnamment, l'enfant que je porte joue en ma faveur en cet instant.

"Il est vrai qu'il semble capable… d'évoluer. Mais oui, à nous deux nous pourrions faire quelque chose d'intéressant. Même si je vais malheureusement devoir quitter le Nord quelques temps. Il vous faudra le dompter seule pendant un temps. Sauf si vous souhaitez que je m'arrange pour lui fournir suffisamment de compagnie pour qu'il soit d'humeur moins… brusque lorsque vous vous glisserez dans son lit."

Je ne sais même pas pourquoi je me confie à elle. Sa brusquerie, son manque de compassion sans pour autant me mépriser, y sont probablement pour beaucoup. Et je souffle, en réponse à ses propos, mon regard se perdant le vide.

"Oui, c'était tout récent, quelques jours à peine. Un cadeau de la part du Roi pour le remercier de sa campagne dans le Nord."

Je me masse la nuque un peu nerveusement et je reprends, d'un ton aussi naturel que possible.

"Il s'est adouci oui. En même temps, je ne suis pas sure qu'il aurait pu faire pire. Il… disons qu'il aurait aimé m'avoir bien plus tôt et qu'il n'a pas caché la frustration que cela lui a causé. Donc je ne saurais dire si son comportement plus… amical est lié à notre relation. Si c'est le cas, tant mieux pour vous, que quelqu'un en bénéficie au moins."

Impossible de ne pas entendre son soupir et je réalise à quel point la position que j'ai en cet instant peut être à la fois dangereuse et prometteuse. Si j'ai vraiment un enfant du Sénéchal, je serais en sécurité, pour un sacré bout de temps. Si c'est un garçon, vu ses attentes, il est probable que la femme qui me fait face fera tout pour s'en débarrasser. Si c'est une fille, elle sera plus tranquille. Je fronce les sourcils, chassant l'idée bien trop dérangeante d'avoir réellement cet enfant alors qu'elle reprend la parole.

"Nous savons toutes les deux pourquoi il veut s'en occuper. Il n'est pas le monstre qu'on raconte au fond. Et je suppose que vous avez compris pour l'argent. Cela ne l'enthousiasme guère mais je vais quitter Winterfell quelques temps."

Ses propos ne font que confirmer ce que je pense concernant l'avenir de cet enfant, s'il a le malheur de venir au monde. Je réprime un sourire, sans bien trop savoir pourquoi et je rétorque, d'un ton léger qui fait écho à son sourire.

"Comprenez que j'aimerais que ce soit vous et non moi qui donniez naissance à ce fils tant attendu. Cela m'éviterait de craindre de devoir pleurer mon enfant."

Et, je lâche un rire quand elle reprend la parole.

"Je ne suis une pute ma dame. Evidemment que je suis insultante et imprudente. C'est l'essence même de mon activité. Mon existence même et ma présence entre ces murs sont une insulte pour vous et les vôtres. Alors oui, je me permets. Libre à vous de ne pas me répondre."

Mais elle le fait et je penche la tête sur le coté, un sourire amusé se dessinant sur mes lèvres.

"Il est vrai que vous n'êtes nullement de ceux que l'on peut qualifier de désintéressés. Mais je peux comprendre cette ambition. Il y a beaucoup à gagner à épouser le Sénéchal, je n'y avais guère songé. Je suis d'ailleurs étonné qu'il ne le soit pas depuis le temps. Et puis… vous avez appris à le dompter visiblement."

Le mariage… voilà bien quelque chose dont je n'aurais jamais à me soucier et qui, dans le fond, n'est pas qu'un mince soulagement. Ma position restera certes toujours précaire, même si je commence à amasser suffisamment d'argent pour ne plus avoir à tant dépendre des hommes, mais je n'aurais pas à épouser un homme comme lui. Pour autant, je me sens brusquement démunie, sans savoir quoi faire maintenant que j'ai vidé en partie mon sac. Et, si je m'attendais à de la compassion, me voilà servie. Je ne peux m'empêcher de lâcher un rire à sa répartie et je laisse filer un silence avant de souffler, d'un ton amusé alors que ses mots se gravent dans mon esprit comme jamais je ne l'aurais cru.

"Vous m'appréciez ? Même après tout ce que je vous ai raconté et la potentielle menace que cette grossesse est pour vous ? Voilà qui est… surprenant. Quant au reste… il est vrai que continuer et avancer sera la réponse la plus appropriée, même si je vous avoue que j'ai bien manqué de chanceler cette fois. Et pour de bon."

J'ai un profond soupir, ne sachant si je dois m'inquiéter d'elle ou la remercier. Me méfier ou être soulagée. Et à cette pensée, mon rire revient, un peu trop nerveux pour être parfaitement naturel.


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Sam 1 Oct - 12:59

Il est surprenant de la voir prise au dépourvu. Non pas que je la connaisse assez ou que je la pensais inébranlable, mais je ne m'attendais pas non plus à tomber sur elle ainsi et à la voir si perturbée.
Je la fixe une seconde avant de laisser filer un léger rire.

« J'avoue avoir oublié ces dernières... Peut-être sont-elles sincères, ou peut-être cherchent-elles à oublier ce qu'elles sont, ou auraient pu être effectivement. Allez savoir, peut-être suis-je simplement trop cynique... »

J'esquisse un sourire, avant de hausser les épaules.
Et je n'aurais pas non plus imaginé parler ainsi de mon futur époux avec quelqu'un d'autre, encore moins avec une catin, même elle. Mais après tout, je lui ai déjà parlé de tant de choses et vu qu'elle connaît visiblement autant que moi si ce n'est mieux Conrad, ce n'est pas vraiment dérangeant, n'est-ce pas ? Je l'observe alors qu'elle semble réfléchir avant de souffler un rire. Qu'est-ce que je disais. Elle réfléchit plus que la plupart des nobles que je connais... Et au final, je trouve cela assez intéressant pour ne pas m'offenser de ce qu'elle peut dire...

« Oh, cela me concerne. Que les autres se contentent de faire ce qu'on attend d'eux et ce qui moralement bienséant me convient tout à fait, ils ont davantage de mal à imaginer que d'autres puissent faire autrement. Pour ma part, je prends garde aux on-dits, à la portée de mes actes et paroles. Toutefois, tout comme vous, j'évite de me contenter des aprioris et j'essaie … d'être heureuse. Sans que cela ne me porte préjudice pour autant. C'est un équilibre précaire à atteindre... »

Je penche la tête sur le côté, un mince sourire aux lèvres. Suis-je vraiment en train de m'organiser avec la maîtresse de mon promis ? Il semblerait, et le pire est que cela ne me gêne nullement.
Je hausse un sourcil.

« Vous partez ? Rien de grave ?...
Et j'aviserais concernant Conrad ne vous en faites pas. De plus, il devrait bientôt partir également,  avant que le mariage ne puisse avoir lieu malheureusement, mais cela m'évitera d'avoir trop à m'en occuper seule. »


Même si évidemment j'aurais préféré devoir m'en occuper plus longtemps si cela devait signifier que j'étais devenue Lady Omble. Je retiens un soupir, d'autant plus quand je me rends compte que cela fait un moment en vérité qu'elle s'occupe de lui. Un cadeau du roi, vraiment ? Je la fixe alors qu'elle poursuit, ne me rassurant guère par ses paroles. Il aurait aimé l'avoir ? Tant que cela ne remet point ma place en question, dans le fond, cela ne m'importe pas.

« Ainsi, Lord Omble... louchait sur vous depuis un certain temps ? Voilà qui devrait me faire me questionner vous concernant... ou m'inquiéter je ne sais. Sans doute un peu des deux, n'est-ce pas ?
C'était un cadeau empoisonné vous concernant quoiqu'il en soit non ?...
Et s'il semble malgré tout apprécier ma présence, et je vais donc me satisfaire de cela. »


Il est même certain qu'il apprécie mes visites, ou moi les siennes, et tant que je plais, je ne demande guère mieux. Tant que je deviens sa femme, je ne demande rien de plus effectivement. Ou si, pour être exacte, je veux un héritier. Alors autant dire que ça ne me plaît aucunement que Mathie se trouve être enceinte. Je la fixe, un sourcil levé, avant de lentement hocher la tête.

« Il n'a effectivement pas grand chose à voir en réalité avec l'image qu'il dégage... ou avec ce qu'il est sur un champ de bataille. Je suppose oui, qu'il souhaite simplement... prendre soin de vous, à sa manière. »

Je continue de la dévisager, me demandant jusqu'où irait Conrad pour avoir un fils. Et je n'aime absolument pas les idées qui me viennent en tête. Parce que de mon côté, je ne peux me permettre de tomber enceinte avant d'être mariée, quand bien même cela m'arrangerait grandement. Je la regarde, avant de hocher la tête.

« Oui, cela, je comprends fort bien. Et au moins sommes-nous d'accord à ce sujet. Et je n'en suis pas encore au point de m'en prendre à des nourrissons... »

Mon sourire demeure en place quand elle rit, avant de s'agrandir à sa réponse.

« Il est vrai que vous n'avez rien à prouver ni aucun rôle à tenir, et que je ne vous encourage guère à vous comporter avec davantage de respect. A dire vrai, j'apprécie même, mais ne le répétez pas. Même si c'est évident, sinon, je ne serais pas ainsi à converser avec vous. »

Et cela, elle le sait sans doute déjà. Je réponds à son sourire par un hochement de tête, avant de sourire à mon tour.

« Beaucoup de demoiselles sont effrayées des rumeurs qui courent sur lui... Tant mieux pour moi. C'est un homme... intéressant... Qui a l'air, si ce n'est heureux, du moins satisfait de m'avoir face à lui. Disons que j'essaie de l'amadouer, je suis encore loin de le dompter. C'est un défi intéressant. »

Plus qu'intéressant, même si on prenait en compte son côté quelque peu brutal et passionné. Mais j'étais patiente et je savais assez bien m'y prendre en général. Si j'avais suffisamment de temps...
Quant à elle, qui semble suffisamment ébranlée pour le moment, je ne sais trop qu'en penser réellement, mise à part que cela m'amuse et m'agace à la fois. Et je suis sans doute encore une fois trop franche et directe, mais je ne vais pas changer maintenant, ni pour elle. D'autant plus que cela à l'air de marcher avec elle.  
J'esquisse un sourire en réponse tant à son ton qu'à ses paroles. Je la fixe alors qu'elle rit à nouveau, et hausse les épaules en grimaçant un nouveau sourire, même si mon regard se teinte un instant de froideur.  

« Cette grossesse n'est nullement une menace pour le moment. J’offrirais un héritier à Conrad et tout rentrera dans l'ordre n'est-ce pas ? Aucun souci ne se posera.
Je vous apprécie, car vous êtes plus maligne et malicieuse que la plupart des personnes, nobles ou non, que je connais. Ce sont des traits de caractères qui me plaisent. »


Je l'observe un instant, avant de reprendre.

« Chanceler n'est pas bien grave, cela nous arrive à tous. Certains ne se relèvent pas, trop faibles ou fragiles pour affronter ce qui les effraie. Je n'en fais pas partie, et je n'ai pas l'impression que ce soit votre cas non plus, malgré tout ce que vous pouvez dire. Alors avancez et faites face. Même si vous portez l'enfant de mon futur époux et que cela ne me plait effectivement guère... »

Je ne sais même pas pourquoi je m'échine à lui faire entendre raison. J'ai beau l'apprécier, je ne la connais guère et elle n'en reste pas moins sans importance... Elle et son enfant peuvent effectivement représenter une menace indirecte pour moi et mes projets, je devrais d'autant plus la laisser...
Le fait qu'elle m'ait diverti est-il suffisant ? Il faut croire que oui...


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Jeu 20 Oct - 9:59

Reprendre une contenance, redresser la tête pour avancer et braver la tempête. Voilà ce que je dois faire si je veux survivre. Et je ne dois pas m’interroger sur le fait que je veuille réellement me sortir de là, ce n’est pas un luxe que je peux réellement me permettre. J’y songerais plus tard, quand j’aurais réussi à remettre mes idées au clair. Pour l’heure, cette rencontre est bien plus bénéfique que je ne l’aurais soupçonné et je retrouve peu à peu mes marques, mes habitudes, non sans réussir à me réfugier totalement derrière cette carapace que je me suis forgée.

"Il est vrai que nous en rencontrons peu dans le Nord. A croire que les femmes sont bien plus sensées ici que plus au sud. Mais elles n’ont jamais été réellement de mes fréquentations favorites. Enfin, je suppose que je ne vous surprends guère en disant cela. Quant au fait d’être trop cynique…"

J’ai un bref haussement d’épaules avant de souffler, avec un sourire amusé.

"J’aurais plutôt dit réaliste ou prompte à ne pas vous laisser berner par un joli sourire et une moue penaude. Voilà qui est une qualité bien utile."

Je penche légèrement la tête sur le côté, l’observant avec attention alors que je réalise qu’elle se méprend quelque peu sur mes paroles. Je n’ai pas cherché à l’insulter en parlant de la sorte mais plutôt à ériger un constat. Enfin, dans tous les cas, elle ne semble pas s’en offusquer et je laisse filer un silence avant de lui répondre, cherchant des propos un rien plus mesurés.

"Loin de moi l’idée de penser que vous faites fi de tout ce qui se dit. J’avais plutôt tendance à penser que vous êtes du genre à aller au-delà de toutes ces images que chacun se forge pour se conforter dans sa façon de vivre. Et le simple fait que vous soyez encore là à converser avec moi alors que nous savons toutes les deux que votre futur mari m’a engrossée en est une preuve supplémentaire."

Je fronce légèrement les sourcils, tiquant brusquement sur ses dernières paroles et soufflant, dans un murmure.

"Etre heureuse hein… voilà bien un luxe que je ne peux me permettre."

Et je secoue la tête, comme pour chasser cet instant d’apitoiement qui n’est pas particulièrement le bienvenue. A la réflexion, j’aurais pu tomber plus mal, bien plus mal et je ne me rends compte que maintenant. Même si je ne suis pas persuadée que contrarier la femme qui me fait face serait une idée judicieuse. Je me contente à nouveau de hausser les épaules, laissant tout de même filer une œillade amusée.

"Rien qui ne puisse prêter à conséquence. Disons que j’ai besoin de changer un peu d’air et un frère qui doit se faire discret suite à quelques incartades qu’il a commises. Le Roi a encore assez d’intérêt pour moi pour m’avoir autorisée à l’accompagner et à l’aider à s’installer pour qu’il arrête d’en faire à sa tête."

Amusant comme certains mensonges peuvent sortir avec autant d’aisance. Pour un peu, j’y croirais vraiment. Il faut dire que d’avoir sorti Erwann de sa geôle m’a bien aidée à songer à cette petite mascarade. Et il n’a pas été difficile de songer à cette hypothèse. Je l’aurais probablement fait si les circonstances avaient été différentes.

"Il semblerait que oui. Je ne saurais dire si c’était pour mon adorable personne ou parce que j’étais dans la couche du Roi. Toujours est-il qu’il a été plutôt satisfait du cadeau. Et vous n’avez nulle raison de vous questionner ou de vous inquiéter, nous savons toutes les deux quelles sont nos places respectives. Ce n’est pas comme si je risquais d’être un danger d’une quelconque nature que ce soit."

Il voulait m’avoir et a fait de moi ce qu’il voulait, à n’en pas douter. Au point de me retrouver dans une situation pour le moins embarrassante. Voilà bien un scénario auquel je n’avais pas songé, autant le dire tout de suite. Et qui ne m’arrange pas. L’espace d’une seconde, je me demande si ma réaction aurait été la même si le père aurait été Torrhen. Et je chasse violemment cette pensée de mon esprit, me crispant avant de reporter mon attention sur lady Corbois.

"Un cadeau ne se refuse pas, aussi empoisonné soit-il. Se glisser dans la couche du Sénéchal a des avantages que je ne peux nier alors, je fais avec. Quant à la réalité du personnage… ma foi, disons que oui, j’ai été agréablement surprise. Même si je me serais bien passée d’apprendre sa réaction devant le fait d’être grosse."

Prendre soin de moi. Voilà qui est surprenant et pourtant, c’est exactement ce qu’il m’a dit. Et je le crois, quand bien même ce serait une fille. Je lui accorde un sourire de connivence au reste de ses propos, ignorant ce frisson qui me parcourt tout de même l’échine à la pensée qu’elle pourrait, malgré tout, s’en prendre à mon enfant s’il venait à naitre et en plus, à être un garçon. J’arrive tout de même à m’amuser de la situation et à laisser filer un rire qui ne semble guère l’offusquer. En même temps, je commence à la cerner suffisamment pour savoir qu’il en faudrait bien plus.

"Soyez assurée que je ne le répèterais pas. Et que je ne me risque guère à cet exercice en temps normal. Je préfère rester dans l’ombre et me faire aussi discrète que possible pour faire oublier l’insulte à ces dames bien pensantes. Pour autant, vous m’avez semblez dès le départ bien plus intelligente et avisée que les autres. Alors j’avoue, je frôle un peu trop les limites… ne nous leurrons pas, je les dépasse allègrement avec vous. Quant au reste…"

Je lui jette un bref regard avant de souffler, un rien plus sérieuse.

"Je n’ai aucun doute quant au fait que vous arriverez sans difficultés à l’amadouer. C’est en effet un homme des plus intéressants. J’avoue avoir été étonnée une fois qu’il a fini par se laisser un peu approcher. Enfin, je pourrais en dire autant du Nord en général."

Je me fais pensive l’espace d’un instant avant de grimacer, quand elle reprend la parole et surtout, au ton de sa voix. Lui faire réellement confiance est exclus, cela ne fait que me conforter dans mon impression. Et pourtant, j’apprécie sa compagnie. Fait étonnant mais visiblement, les deux ne sont pas incompatibles. Alors je souffle, d’un ton tranquille, alors que je me sens un peu plus à même de porter le nouveau poids que j’ai sur les épaules.

"Je vous l’ai dit, je ne serais pas une menace. En aucune façon. Héritier ou non. Et… je suppose que je dois vous remercier du compliment. Surtout que vous devez connaitre bien des gens supposés être intelligents."

Et je prends une profonde inspiration, me massant un instant la nuque avant de reprendre, toujours sur le même ton.

"J’aime à me croire moins fragile et faible que j’en ai l’air. J’espère que vous dites vrai et que je serais à même d’affronter tout cela. Même si dans le fond, si je n’y arriverais pas, ça n’aurait pas grande importance vous ne croyez pas ?"

J’esquisse un sourire un rien amer, essayant de ne pas me laisser submerger une fois de plus par cette vague alors que je repose sagement mes mains sur mes genoux. Faire face, voilà qui devrait être dans mes cordes. Et puis, ce n’est pas comme si j’avais vraiment le choix. Je ne peux pas le laisser gagner, quoi qu’il m’en coûte.

"Vous savez vous montrer très convaincante Lady Corbois. Quand bien même mon état ne vous plait guère. Aurais-je réellement fait une bonne impression sur vous ?"

Je ne saurais dire si le terme est vraiment approprié mais il m’amuse. Oui, je sais, c’est étrange. Mais nous ne sommes plus à ça près non ?


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Dim 6 Nov - 17:54

J’inspire en me redressant, grimaçant un semblant de sourire.

« Ou plus simplement que ceux qui prient les nouveaux Dieux ne sont guère en majorité sur ce territoire. Nos Dieux ne s’encombrent point de tout ceci. Ce qui explique le reste… Et j’aime autant votre proposition, même si elles sont semblables dans le fond. »

Que m’importe d’être cynique ou simplement réaliste. Je suis moins sotte voilà tout, et cela me va fort bien. Je l’observe un instant, avant de hausser un sourcil amusé.

« Oui, effectivement, j'essaie d'être plus réfléchie que d'autres. Même si ce n'est pas toujours gagné. Disons que je sais que les apparences sont souvent trompeuses et qu'il est aisé de s'y arrêter.
… Vous devriez vous le permettre. Cela ne coute rien d'essayer, quoique vous en pensiez... »


Je suis bien d'accord que cela ne doit pas être évident pour elle, mais autant essayer. La vie doit être terriblement triste sinon. Et monotone et affligeante. Je détesterais cela. Mais ce n'était pas ma vie alors qu'importe au final. Je continue de l'observer alors qu'elle me parle d'elle et de son frère.

« Vous partez pour aider votre frère ? C'est gentil à vous, vous devez être proche de lui. Espérons que votre voyage se passe bien alors. Et allez-vous loin ? »

J'ai un léger sourire, que je conserve quand elle parle de Conrad et du fait qu'elle ait été un cadeau pour  lui, même si cela ne me plait pas. Quand bien même semble-t-elle tout à fait consciente de la situation. Fort heureusement toujours est-il.

« La véritable raison n'est pas réellement importante. Il vous désirait et vous a obtenu. Et je ne serais sans doute pas en train de discuter ainsi avec vous si vous étiez un danger pour moi et mes projets. Je suis diplomate et tolérante, mais j'ai tout de même des limites. »

Limites qu'elle atteint tout de même avec cette nouvelle saugrenue. Comme si j'avais besoin d'une catin enceinte de mon futur époux.

« Etre proche du Sénéchal n'est pas négligeable il est vrai. D'autant plus qu'il n'est pas si désagréable qu'on peut le dire. Certains auraient moins bien pris la nouvelle de votre grossesse ne vous en plaignez pas, ça c'est mon rôle... »

Me plaindre n'avancera rien et ne changera rien quand bien même je le voudrais. Si je ne pouvais me marier et être enceinte rapidement à mon tour, je ne resterais peut-être pas aussi sereine. Ce ne serait pas son premier bâtard, mais si je pouvais éviter que l'envie ne lui prenne d'en légitimer un...
J'ai un sourire amusé alors que je la dévisage.

« Je ne doute pas que la discretion vous soit bien plus profitable et qu'il vous faille davantage éviter ces dames bien pensantes... Dès le départ ? Je ne pensais pas avoir l'air si intelligent, je ne sais si c'est une bonne chose. Et si vous alliez trop loin avec moi un jour, vous le sauriez bien assez rapidement... »

Je hoche la tête quand elle parle de Conrad. Il est effectivement des plus intéressants et se révèle plus plaisant que ne le laisserait penser sa réputation ou même son air rude... Même si tout est loin d'être gagné je le reconnais. Il va partir au front, et moi dans l'Ouest, qui sait quand nous pourrons célébrer le mariage ? Pour le peu qu'il arrive un malheur... De là à penser que la perte de l'enfant de la femme face à moi n'en soit pas vraiment un... Ce serait être sans cœur que de le penser.
J'acquiesce d'un signe de tête.

« Nous recevons une éducation et des connaissances, mais cela ne rend pas les nobles plus intelligents qu'ils ne le sont à l'origine. Même si chacun aime à penser le contraire. »

Je la fixe et hausse les épaules.

« La seule a réellement en pâtir étant vous-même, cela n'aura effectivement guère d'importance si tel était le cas. Si votre avenir ne vous importe pas, les autres ne s'y intéresseront pas davantage. »

Ou peut-être ceux qui tiennent à elle. Son frère ? Conrad ?... J'espère que non. J'ai beau essayer de la remettre d'aplomb pour la faire avancer, j'aurais tout de même à accepter qu'il puisse réellement tenir à elle, quel que soit son état. Mais je ne peux m'empêcher de sourire alors qu'elle me questionne.

« En doutez-vous encore alors que je cherche non à vous faire fuir au vu de votre état mais que je discute avec vous en essayant de vous relever ? Oui, votre esprit et votre malice sont des plus délicieux. Même si je n'irai pas jusqu'à dire que je ne suis pas quelque peu soulagée de vous voir vous éloigner actuellement. »

J'inspire profondément et me relève, lissant ma robe avant de la fixer.

« Je ne sais combien de temps vous comptez partir, ni quels sont vos projets à votre retour... Ni même si je serais mariée à votre retour... Mais peut-être pourrons-nous discuter à nouveau... des disponibilités qui s'offriront à nous...
Pour le moment, si vous voulez bien m'excuser, je vais rejoindre mon futur époux, qui sera peut-être trop épuisé pour se montrer renfrogné. Pourriez-vous demander un petit déjeuner en passant au cuisine ?... Et surtout Mathie, faites-moi plaisir, cessez de vous apitoyer et débrouillez-vous pour redevenir celle que vos étiez. »


Je hausse un sourcil en lui souriant, avant de rejoindre la chambre de Conrad en secouant la tête. Je ne sais trop que penser d'elle, ou de son état. Si, je sais ce que je pense de cela. Rien de bon. Mais comme elle le dit, elle n'est point une menace, et elle ne le deviendra pas, je ne peux le permettre. Il va déjà être compliqué d'épouser et de donner un héritier rapidement à Conrad au vu de la situation actuelle, n'allons pas rajouter des difficultés supplémentaires.


La norme est ennuyeuse. Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais.

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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   Sam 12 Nov - 17:26

Je me focalise sur sa voix, sur cette conversation pour le moins incongrue qui m'évite de trop songer à ma propre situation. Et, peu à peu, je reprends une contenance, tout du moins j'aime à m'en convaincre. Il faut dire que se laisser aller tout court est peu opportun et surtout et ce serait encore plus stupide devant cette femme qui n'a pas le palme de la compassion, quand bien même elle est curieusement à l'écoute et sait ce qu'il faut dire pour me rappeler quelle est ma valeur. Et, étonnamment, à ses yeux, j'en ai bien plus que je ne l'aurais cru. J'esquisse un sourire à sa répartie et je hausse une épaule alors que je rétorque, la mine pensive.

"J'aurais même tendance à dire que les Dieux se moquent bien de tout ce que nous pouvons faire sur terre. Et ceux qui se targuent de parler en leur nom sont bien trop arrogants à mon goût."

Voilà qui est encore pire que du cynisme. Je hoche pourtant la tête au reste de ses propos qui me marquent plus que ce que je ne voudrais réellement me l'avouer. Et, venant d'elle, ces paroles ont plus de poids que d'autres, à n'en pas douter. Il est vrai que je peux me permettre bien des choses mais je l'avais oublié l'espace d'un instant.

"Oui nous sommes… proches. Même si je ne l'avais pas vu depuis plusieurs années, je l'ai pratiquement élevé. Et je vais suffisamment loin pour que je ne sois une gène pour personne qui reste dans le Nord."

Je me permets de lui décoche un clin d'œil malicieux avant de laisser filer un rire lorsque nous évoquons la façon dont je me suis retrouvée dans le lit de Conrad. Dire que j'étais effrayée au départ était un doux euphémisme mais, bizarrement, maintenant les choses semblent aller mieux. Jusqu'à cette nouvelle. Mais là encore, je vais être en mesure de faire face, il suffisait juste de quelqu'un pour me le rappeler. Et elle a raison, la véritable raison n'a pas d'importance, tout ce qui m'a menée jusque là, dans le fond, ne vaut pas la peine que je m'y attarde. Cela ne ferait que me freiner un peu plus et m'empêcher de tenir bon.

"Nous savons de toute façon toutes les deux que ma… proximité avec le Sénéchal ne sera un problème pour personne. Outre le fait que je sais où est ma place, je ne resterais pas assez longtemps pour avoir une quelconque influence sur lui. Et je gage qu'à mon retour, si je reviens, il m'aura oubliée. Je n'ai pas pour rôle de me faire rendre inoubliable."

Je ne saurais dire si ce serait réellement un soulagement ou pas. Et, à dire vrai, la question ne se pose pas réellement pour le moment et je doute qu'elle se pose un jour. Je l'écoute avec attention alors qu'elle approuve mes propos. Il est vrai que personne d'autre ne se préoccupera de moi, si ce n'est Erwann. Qui changera probablement d'idée quand il saura tout, quand il saura ce que j'ai fait pour en arriver là. A cette pensée, j'ai un soupir mais j'essaie de me recentrer sur la femme qui me fait face, laissant filer un sourire.

"Je ne saurais dire si je suis flattée ou non de tant de franchise. Mais j'en prends bonne note. Et je vous remercie. Pour tout ce que vous venez de me dire. Je ne l'oublierais pas."

Je la suis des yeux alors quelle se relève et mon sourire se fait plus mutin quand elle reprend la parole, me relevant à mon tour et prenant une petite inspiration.

"Je serais… ravie de discuter de toutes les options qui s'offriront à nous lady Corbois, si je reviens à Winterfell et si vous êtes mariée. Je suis persuadée que nous pourrions particulièrement bien nous entendre et que cela pourrait servir nos intérêts mutuels. Et que votre ouverture d'esprit offre ma foi bien des possibilités."

Je m'incline alors brièvement devant elle avant de souffler, dans un murmure.

"Je le ferais."

Je ne sais pas encore comme mais il est certain que je vais reprendre mes esprits. Et je la regarde s'éloigner, me mordillant la lèvre à la pensée de ce qui l'attend à l'intérieur. J'espère qu'il saura se montrer moins brutal que d'habitude et que ma nouvelle ne l'aura pas perturbé outre mesure. Je me passe une main sur la nuque et je reprends ma route, glissant un mot aux cuisines avant de quitter ces lieux. Reste à savoir pour combien de temps ou si je reviendrais un jour.


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MessageSujet: Re: Murmure et rumeur ne sont que des reflets de vérité... [Tour III - Terminé]   

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