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Mission : Le Vent et la Mer
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MessageSujet: Mission : Le Vent et la Mer   Mar 3 Mai - 21:58





Le Vent et la Mer



Voici une nouvelle « mission ». Il y a eu des batailles, des banquets, des tournois, des mariages. Et il y a des événements qu'on connait moins, qui ne sont pas prévus par ses participants, pas envisagés en tous cas. Vous ne savez pas encore si c'est quelque chose de superbe ou de terrifiant qui se prépare, j'ai décidé de dévoiler les infos qu'au fur et à mesure.

Après un bref tour de table, vous avez décidé de jouer ce qui allait toucher Lancehélion dans environ 15 jours de jeu. Rien d'ici là ne saurait remettre en question cet événement, ni au niveau du temps ni au niveau de l'endroit ; tous les paramètres ont été pris en compte et cet événement est inéluctable. Pour éviter qu'il vous bloque trois mois IRL après qu'il ne se soit déroulé In Game, vous avez décidé de le jouer avec un peu d'avance. Ceci est donc un test, car le banquet par exemple, c'était déroulé à l'instant T dans le jeu et avait repoussé d'autant les autres rps dans l'IRL.

Bref, tout ça c'est du blabla de Doc et je me comprends.

Tout ça pour dire que pour cette expérience spatio-temporelle, quelques règles et autres impératifs :
- IMPOSSIBLE d'anticiper dans vos autres rps en cours ou que vous pourriez commencer, ce qu'il va se passer dans ce sujet-ci. Evitez aussi de commencer des rps qui temporellement se situent en semaine 3 de notre mois 7...
- Je laisse le premier tour en « normal » pour que vous puissiez vous lire les uns les autres. Ensuite, dès le tour 2, je vous demanderais A TOUS de mettre l'INTEGRALITE de vos rps sous hide. Ceci pour éviter aussi aux joueurs qui pourraient être curieux de se laisser influencer malgré eux par ce qu'ils liraient et de se préparer de leur côté à ce que vous vivrez dans ce rp.
- Merci du coup, de ne pas ébruiter sur tous les toits ce qu'il se passe dans ce rp pour des raisons évidentes de ne pas favoriser/défavoriser Dorne et ses voisins.
- Je vous demanderais à la fin de chaque post de m'indiquer en gras où vous vous trouvez dans Lancehélion. Un tour correspond à quelques minutes/dizaines de minutes max. Du coup vous ne pouvez pas dans le même post vous trouver au palais et d'un coup, aux murs d'enceinte. Je vous laisse gérer tout seul la cohérence de vos posts en fonction des indications que je donnerais, en cas de doute vous n'hésitez pas à me mpotter sous Torrhen. SI je vois un truc trop gros au niveau de la cohérence dans vos posts, je me permettrais de vous mpotter pour éviter les pépins ^^

Bon. On y va ? Ca va être marrant !

Voici le contexte, vous avez une semaine pour répondre :
« C'est une belle soirée d'été à Dorne. La lune est masquée par quantité de nuages, il y a eu des orages plus tôt dans la journée. Le temps est plutôt doux maintenant, un léger vent frais chasse doucement les nuages vers la mer. Celle-ci est calme, après avoir été beaucoup plus agitée les deux derniers jours. Certains disent que la présence d'envoyés de Peyredragon est liée à ces tempêtes, mais ce ne sont que des ragots du peuple. L'activité reste intense en ville malgré que le soleil soit couché depuis plus de trois heures. La rumeur de navires fer-nés aperçus plus loin au sud quelques jours plus tôt ne gâte ni le commerce ni la consommation de spiritueux ou de chair. Le palais connaît aussi une certaine effervescence du fait de la présence des invités de la Princesse, et quantité de troupes campant en dehors de la ville emplissent ses tavernes et ses bordels. L'ensemble donne l'impression d'un joyeux chaos où l'on rit, où l'on boit, où l'on vit.

Vous pouvez décrire ce que vous faites ce soir. Vous dormez, vous fêtez, vous... J'en sais rien et ce premier tour est là pour poser votre contexte, à vos claviers ! »
    

        
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mar 3 Mai - 23:41

Arianne avait quitté le château quelques heures plus tôt, laissant Perle seule. Enfin… Seule… En fin d’après-midi c’était le cas. Après avoir effectué quelques tâches elle avait reçu une visite qu’elle n’attendait pas mais qu’elle avait reçue avec plaisir. Barristan avait frappé aux appartements d’Arianne. Perle avait ouvert la porte, s’apprêtant à devoir expliquer qu’Arianne n’était pas là et qu’il faudrait revenir le lendemain pour la voir. Le visage qu’elle aperçut lui arracha un sourire. Elle lança un regard derrière elle, vers Aubrée qui se trouvait dans le salon et jetait un regard curieux en direction de la porte.

« Arianne n’est pas là. Il faudra revenir demain, Lord Dayne. »

« Oh je ne savais pas. » Il lui fit un clin d’œil et continua d’une voix assurée de manière à ce qu’Aubrée entende. « Je reviendrai un autre jour, ce n’était pas important. » Il continua sans prononcer à haute voix, se contentant de former les mots que Perle pouvait lire sur ses lèvres. « Ma chambre, dans 20 minutes ? » La Dornienne acquiesça d’un signe de tête léger et répondit « Comme vous voudrez. Je suis vraiment désolée que vous l’ayez manquée. »

Perle n’avait aucune idée de comment il avait su qu’Arianne n’était pas là, mais elle était certaine qu’il le savait, et qu’il avait fait exprès, sachant que ce serait Perle qui ouvrirait la porte. Quoi qu’il en soit la distraction était la bienvenue. Arianne en voulait à Perle depuis leur séjour prolongé chez les Gardener. Elle ne voulait pas que Perle reste avec elle, mais Perle avait souhaité rester à ses côtés, et il s’agissait aussi du souhait de Deria. C’était un choix raisonnable, et Arianne l’aurait parfaitement compris si elle connaissait les capacités de Perle, et le serment qu’elle avait fait à Meria, et renouvelé auprès de Deria. Mais ce n’était pas le cas. C’était compliqué, et source de tensions entre elles, mais il valait mieux qu’elle ne sache pas. Un secret n’était bien gardé que si personne n’en avait connaissance.

Perle avait donc trouvé une excuse pour s’éclipser de ses appartements discrètement, disant à Aubrée qu’elle devait aller en cuisine chercher des biscuits pour le lendemain matin. Elle s’était fait une toilette rapide, mais n’avait pas changé de vêtements pour ne pas attirer l’attention. Sa relation avec Barristan, qui n’en était pas vraiment une, n’était pour l’instant pas l’objet de ragots, et ce serait mieux pour tous les deux que ça reste ainsi. De toute façon ils ne se voyaient que rarement, et il n’y avait rien de sérieux entre eux. Il y avait eu une attirance entre les deux, ils l’avaient senti et n’avaient pas vraiment résisté longtemps. Ils s’étaient revus quelques fois depuis, mais ce n’était pour l’un comme pour l’autre que des bons moments passés. Ils ne se prenaient pas la tête et ne passaient pas leur temps à penser l’un à l’autre en se languissant.

Perle le rejoint comme prévu dans sa chambre. Ses servants et servantes n’étaient pas là. Il s’était sans doute arrangé pour les envoyer autre part. Une vingtaine de minutes plus tard ils étaient allongés sur le lit l’un sur l’autre, le corps recouvert de sueur et le cœur battant encore la chamade. Perle se leva pour aller ouvrir la fenêtre, et contempla les lueurs de Lancehélion et la lune qui surplombait la cité.


Perle se trouve dans le château, plus précisément dans les appartement de Barristan Dayne
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mer 4 Mai - 21:51

La mer semble calme et tranquille, mais au vu des derniers jours, ce n’est qu’apparence trompeuse. Ici, les tempêtes vont et viennent si rapidement qu’il est difficile de savoir à quoi s’en tenir. Toutefois, l’agitation des eaux qui me font face a été particulièrement violente dernièrement. Peut-être cela a-t-il suffit pour le moment. Peut-être allons-nous retrouver quelques sérénités. Peut-être.

Mon regard se perd sur la mer alors que je réfléchis. Je porte la coupe à mes lèvres et fronce les sourcils en secouant la tête.

« Non. Certainement pas. Un requin oui… Avez-vous déjà aperçu une ombre de plus de 5 mètres passant sous ton bateau ? Vous avez beau savoir qu’il n’attaquera pas directement le navire, ce n’est en rien rassurant… » Je fronce les sourcils. « Mais une sèche géante, un kraken, grands dieux, non… Je ne suis pas certaine que ceux qui les aperçoivent réellement puissent nous le rapporter… »

Même si j’avais évidement eu vent de nombres d’histoires… Les marins semblaient ressortir ces fables depuis quelques années. Fables ou vérités, soit, mais le fait est que je doute réellement qu’un monstre de ce genre laisse repartir un navire juste après avoir fait coucou…
Je lève la tête et observe les nuages qui défilent vers le large. J’aperçois un morceau de lune, bien rapidement caché, et je ressers mon étole sur mes épaules. J’aime le soleil et sa chaleur accablante. Donc évidement qu’il fait presque trop frais pour moi. Presque.

« Demain, nous irons au Détroit. Et nous trouverons des tortues. Les plus grandes que vous pourriez voir… » J’esquisse un sourire. « Et les plus délicieuses… Ne grimacez pas avant d’avoir goûté… »

Je jette un coup d’œil à Orys. Comment en être arrivé à parler de telles créatures ? Je ne sais plus trop. Ah si, nous discutions de ce qui pouvait amener un tel changement climatique. Hormis leur présence à eux, Peyredragoniens, comme le pensait certaines gens du peuple. De là à penser intervention divine ou apparition de créature gigantesque, il n’y avait visiblement qu’un pas.
Je me lève et vais m’appuyer contre la rambarde, le visage tourné vers l’horizon.

« Oh, j’ai vu des éléphants à Volantis lors d’un de mes voyages. » Je penche la tête sur le côté. Il faut croire que je poursuivais dans mes associations d’idées saugrenues. « Mes ancêtres les utilisaient lors des batailles, comme montures de guerre… C’était efficace d’après les écrits. Mais ce ne serait guère cohérent avec mes soldats si rapides et mobiles… Sans parler de l’utilité dans un désert ou des montagnes. Quoiqu’ils pourraient fort bien bloquer les accès. »

Je souris en me tournant vers lui.
Il était incroyablement plus facile de lui parler dès lors que nous n’abordions aucun sujet sérieux ou délicat. Et il n’était certainement pas question de mentionner sa sœur sans que cela ne soit nécessaire, il était beaucoup trop susceptible à ce sujet. Mais pour le reste… Ma foi, c’était beaucoup plus apaisé qu’au début. C’était loin d’être toujours idéal ou même aisé, mais au moins parvenions-nous à discuter, même de stratégie et autres. Et pour ma part, je trouvais cela plus qu’appréciable.
Perdue dans mes pensées, je reprends tout haut.

« Des licornes. J’aimerais bien en voir un jour. De toutes les créatures mythiques que l’on mentionne dans les contes et autres aventures, ce doit bien être la seule qui ne semble pas vouloir directement nous dévorer ou nous réduire en miettes… »

Je ris un peu et hausse les épaules, en le regardant.

« Pardonnez-moi, je crains d’avoir poursuivi un étrange cheminement de pensées… »

Je secoue à nouveau la tête, avant d’aller poser mon verre sur la table.


Deria et Orys se trouvent dans le palais, sur le balcon d'une des salles de conseils



UNBOWED - UNBENT- UNBROKEN


Spoiler:
 


Dernière édition par Deria Martell le Lun 9 Mai - 22:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Jeu 5 Mai - 23:03

Une chevauchée, dans les plaines sablées de Dorne. Sentir la chaleur de la poussière dégagée par l’animal sur lequel je suis juchée en plus du soleil ardent qui me brûle détourne mon esprit des pensées négatives qui m’assaillent trop régulièrement, ces temps-ci. Peu sont les moments de répit, dernièrement, et le fait de ne converser avec ma famille que pour parler des soucis auxquels Dorne est soumise, ou en étant sur des charbons ardents, n’améliore pas mon humeur instable et peu chaleureuse. Renouer pourtant avec ces lieux tant aimés, depuis que j’ai été amenée auprès de ma famille, m’apaise curieusement, et je ne compte plus la distance ou les heures passées dans les dunes. Peu importe la garde dont je ne peux me départir hormis quand je me rends aux bains – qui rode malgré tout à l’entrée et me suit dans chaque pièce où je pénètre, dès qu’ils m’entendent rejoindre la suivante.

Non, je ne goute qu’à la chevauchée, ayant profité de l’adoucissement des orages, des tempêtes qui ont ravagé les côtes dorniennes, qui ont inondé nos terres arides. L’air doux malgré la chaleur est suffisamment rare, l’orage alourdissant généralement notre contrée. J’aurai pu aller encore plus loin, si le soleil ne descendait pas doucement dans le ciel, rendant la progression plus difficile. Sur un signe, un ordre même, de l’homme qui dirige ma garde, je fais brusquement demi tour vers Lancehélion, ayant malgré tout des mots peu aimables pour lui. Je parviens à l’entrée de Lancehélion, environ une heure après le coucher du soleil, ma progression ralentie par l’effervescence qui a lieu en ville, malgré le nombre important de gardes autour de moi. Confiant mon cheval à l'un des gardes, je m'arrête contre toute mise en garde et d'un ton ne souffrant aucune protestation, dans une auberge pour me restaurer. Il ne fait aucun doute que je ne passerai pas inaperçue, mais peu me chaut actuellement. Une heure, ou deux peut-être, passent, avant que mes gardes me somment de rentrer, alors qu'une suivante dépêchée depuis le château a été envoyée pour me ramener. Ils étaient surement arrivés après moi, mais je croisais mes frères en galante compagnie, et leur tournais le dos sans un regard de plus, assez agacée. Remontant sur mon cheval, j'essayais de partir au plus vite, mais les petites gens présentes empêchaient toute progression.

Arianne se trouve à l'entrée de Lancehélion, devant une auberge, sur son cheval, au milieu de l’activité dans la ville.



             
"The arms of House Martell display the sun and spear, the Dornishman's two favored weapons, but of the two, the sun is the more deadly."      

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Dim 8 Mai - 13:46





Le Vent et la Mer



La liesse qui avait gagné la ville était étrange lorsque l'on savait l'état de la situation de Dorne. Heureusement, seule une poignée de personnes étaient au courant de la précarité de la principauté, si bien que le peuple dornien pouvait se laisser aller à l'insouciance. Une insouciance qu'Anders aurait bien aimé partager. Mais il avait l'impression de ne plus connaître ce sentiment depuis un bon moment maintenant... Il était revenu à Dorne avec Orys. Quand il avait prit la décision d'aller à la Baie de la Néra, c'était avant que les termes de l'alliance entre Dorne et Peyredragon changent et que finalement, sa sœur soit promise au Baratheon, libérant ainsi Roward pour sceller une alliance avec l'Orage. Ce qui avait aussi permis à Rhaenys Targaryen de trouver un mariage avec le roi du Nord... Cela agrandissait l'alliance contre Hoare non ? Même si Anders savait que la dragonne avait un petit faible pour Roward et qu'il ne lui aurait pas déplu de l'épouser et de conjuguer ainsi alliance politique et inclinaison personnelle. Mais le jeu des trônes en avait décidé autrement...

Résultats des courses... Les Fer-Nés harcelaient les navires marchands, si bien que le commerce Dornien commençait à en souffrir... Et les navires dorniens n'étaient pas sur place pour la plupart, envoyés avec des hommes pour soutenir d'abord la Targaryen, même si cela s'était fait trop tardivement au goût de celle-ci ? Anders avait été bien désappointé de rejoindre la Baie alors que le calme y régnait de nouveau. Pas de batailles donc. Lui qui avait eu envie de se défouler. C'était raté. Finalement, il était rentré avec Orys, afin d'assister au mariage de Deria. Il n'était pas concevable qu'il n'y assiste pas, n'est-ce pas ?

La situation avec Arianne n'avait guère changé. Il était un peu revenu au temps de son retour après son enlèvement, quand une certaine distance s'était installée entre eux, sans qu'elle ne sache pourquoi. Au moins maintenant, ils le savaient tous les deux. Donc, Anders avait la nette impression que les choses étaient en train d'empirer, que ce soit d'un point de vue personnel, ou du point de vue de Dorne. Et comme de toutes façons, il n'y avait rien à faire de plus ce soir, il avait décidé de se vider l'esprit avec quelques verre d'alcool et en honorant quelques femmes peu farouches. Naturellement, il avait décidé de ce programme avec son partenaire de toujours : son frère. Quand les deux Martell sortaient, ils faisaient des ravages.

L'air était frais ce soir, mais calme. Plus de traces des récentes tempêtes, violentes. Encore un mauvais signe de plus. Ils n'étaient plus à cela près. Restait à savoir si ce calme n'était pas de mauvais augure. Juste un répit avant un pire. C'était possible. Mais Anders n'était-il pas là ce soir pour justement cesser de penser à tout cela ? Quelques verres aideraient. Ainsi que les doux murmures aguicheurs d'une beauté inconnue juchée sur ses genoux. A côté de lui, Roward n'était pas en reste. Cela au moins, n'avait pas changé et rappelait des temps plus cléments et moins tourmentés. Mais la bonne humeur du dornien s'envola quand il croisa le regard d'Arianne. Merde, qu'est-ce qu'elle foutait là ? Il eut le temps de voir son air pincé avant qu'elle ne tourne le dos. Il ne l'avait pas vue entrer. Mais l'auberge était bondée. C'était bien leur chance de se faire ainsi remarquer par leur aînée tiens. Mais pourquoi ce sentiment d'être pris en faute ? Il ne lui devait rien. Et il était adulte. Sans compter que de son côté, Arianne était loin d'être irréprochable. La colère le gagna, sans que la demoiselle pendue à son cou ne comprenne pourquoi. Mais les changements d'humeur du dornien étaient plus que visibles.

« Quelque chose ne va pas Messire ? »

« Si tout va bien. Attends moi là, j'ai besoin de prendre l'air. »

Il lui décocha une œillade égrillarde, avant de lui claquer les fesses en un geste cavalier qui la fit glousser. Il quitta la table, fendant la foule pour sortir et vit Arianne qui essayait tant bien que mal de partir, gênée par les piétons. Anders se contenta de s'adosser à la rambarde et d'observer sa sœur. La présence de son frère ne tarda pas à se faire sentir, tandis que le vent frais lui remettait les idées au clair.
    

        


Anders se trouve à l'entrée de Lancehélion, juste à l'entrée de l'auberge.


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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Dim 8 Mai - 22:16

J'aurais aimé passé outre toute ces agitations, pouvoir fermer les yeux et passer mon chemin comme j'en avais prit l'habitude durant mon enfance, mais aujourd'hui, une grande partie de ce qui se tramait me concerné et bien que je sois sur de ma volonté d'agir pour Dorne, il n'en restait pas moins que je décomptais les jours qui me restaient ici, qui me restaient chez moi. Je n'étais pas spécialement de l'avis de ma soeur, je ne pensais pas pouvoir m'adapter aussi facilement qu'elle voulait me le faire croire. Mais je ne disais rien, Dorne avant ma famille, avant moi. C'était sans doute égoïste de le penser, mais la vie aurait été bien différente, bien plus facile qu'elle ne l'était aujourd'hui si je n'avais pas été un Martell. La chance que j'avais été clairement d'avoir Deria avant moi, car si l'on m'avait laissé faire nous serions déjà tous mort. Un bruit me fit alors sursauter, plongeant dans un premier temps mon regard dans une poitrine généreuse, je vis Anders se lever et sortir de l'auberge ou depuis quelques… Ou nous avions fini par nous poser afin de souffler un peu, et de cesser de penser à tous ça, ce qui était visiblement réussit étant donné que j'avais manqué une grande partie de ce qui venait de se passer. Regardant alors la jeune fille aux joues rougies par l'émotion, puis celle qui me tenait encore dans ses bras, j'en conclus que pour que mon frère laisse de telles créatures derrière lui, il devait y avoir une bonne raison. Chuchotant à ma compagne que j'allais rejoindre mon frère, je me levais avec plus de discrétion, ne sachant visiblement pas à quoi m'attendre. M'avançant vers la sortie, je passais la tête par l'encadrement de la porte avant de soupirer à moitié de soulagement.

« Je pensais qu'il y avait un problème. »

Un vrai problème, un de ce que j'aurais pu ne pas entendre et qui m'aurait fait sortir comme un imbécile sans qu'il ne me l'ait demandé. Il fallait définitivement que certaines choses se règlent que je mettre un visage sur un nom, que je sache réellement si chaque jours seraient un supplices, un jeu de marionnette ou une pièce de théâtre. Etrangement, je mettais de suite de côté la possibilité de bien vivre les choses. La possibilité que tout ce passe bien, car clairement, si Dorne demeurait calme et en paix… Du moins pour ceux y vivant, ce n'était pas le cas. Alors oui, que la situation ayant poussé mon frère hors des bras d'une femme, soit la présence d'Arianne avait quelque chose de rassurant, du moins je l'espérais.


Roward se trouve à l'entrée de Lancehélion, juste à l'entrée de l'auberge.


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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 9 Mai - 22:51


Une accalmie. Ce n'était rien d'autres qui me faisait face.
Deux jours que les vents tempêtaient, que l'orage grondait à l'horizon comme un dragon mécontent. L'atmosphère s'était déchiré à plusieurs reprises. J'avais accueilli ce déchaînement de la nature comme une bénédiction des Dieux, pour rompre avec l'air de Lancehélion, si étouffant. J'étais resté sur ce même balcon, de longues heures durant, à fixer le ciel comme si un vrai dragon pouvait réellement en surgir. Je l'avais peut-être espéré, dans mes rêves les plus fous. Nous en étions venus naturellement à cette discussion avec Deria Martell, quand elle avait fini par me rejoindre.

Très honnêtement, je ne pensais pas qu'elle le ferait. J'étais même persuadé du contraire après notre incartade violente, mais il fallait croire que nous avions besoin de parler à bâtons rompus, de nous faire de multiples reproches pour repartir sur une base plus saine, tout du moins je l'espérais. Ces semaines dans le Sud de Westeros m'étaient toujours pénibles, à vouloir être ailleurs, à penser l'être parfois. Je m'acclimatais, pourtant. Je cherchais à trouver du bon, pour que le séjour me soit rendu plus agréable et que le temps file plus vite. J'avais trouvé des intermèdes bienvenus à écumer la ville, boire et ripailler aux côtés d'Anders... Mais quand le vent s'était levé, portant la houle, le souvenir de Peyredragon s'était imposé à moi.

- Je me souviens avoir passé de longues heures, assis sur un balcon semblable à celui-ci, dans un autre temps, une autre vie, à observer les striures déchirer le ciel. J'aimais ce spectacle, qui m'envoutait. Cette puissance de la nature qui n'est pas sans rappeler la colère des Dieux. Croyez-vous qu'ils le soient ?

Je marquai un silence pour tourner la tête vers Deria Martell, qui se tenait à mes côtés, un verre en main. Elle me parlait de tout et de rien, du beau temps en somme, puis de légendes du passé. Elle était étrangement détendue ce soir, mais notre conversation ne prêtait nullement à conséquence. C'était plus simple pour nous deux... Une façon comme une autre de tenter de s'apprivoiser, de jauger le terrain.

- Intervention divine ou créatures mythiques, on dirait que le spectacle touche à sa fin... A moins qu'il ne fasse que commencer. Je sentirais presque l'air se rafraîchir.

J'arborai un sourire pensif, presque amusé, alors qu'elle ne s'arrêtait pas. Je me souvenais lui avoir dit qu'elle aimait s'entendre parler, ce qui avait la saveur d'une étrange note d'humour maintenant. Tant qu'elle ne me demandait pas d'être aussi prolixe qu'elle, cela me convenait.

- J'aurais presque l'impression que vous avez vu plus de choses que moi en moins d'années, mais vous avez oublié les dragons dans votre exposé. Et les licornes n'existent pas.

Je la suivis du regard alors qu'elle faisait demi-tour en s'excusant, encore. Il faudrait bien que cette mauvaise manie lui passe un jour. Je pris du temps avant de rompre le silence, lui laissant presque croire que je ne l'avais finalement pas écouté avant de lâcher :

- Nous irons au Détroit, si le cœur vous en dit. Demain.

Demain, un autre jour avec le soleil de Dorne à l'horizon.


Deria et Orys se trouvent dans le palais, sur le balcon d'une des salles de conseils.
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mer 11 Mai - 19:55

Lancehélion ne dormirait pas ce soir, pas plus que son peuple. De ses rues se déversait une foule compacte où se mêlait habitants, voyageurs et hommes d'armes, tous entendus à profiter de la fraîcheur ambiante pour rendre la liesse plus belle encore. Après les orages qui avaient secoué la ville ombreuse et la mer aux alentours, aussi cette éclaircie était accueillie comme une bénédiction pour la fraîcheur qu'elle apportait. Lohan ne partageait pas l'humeur légère de la foule qui se pressait autour de lui, préférant largement boire sa coupe de vent en silence plutôt que de participer aux festivités de l'auberge où il s'était arrêté. Il était venu pour se détendre, écouter les ragots de comptoirs et se tenir au courant des diverses rumeurs circulant parmi la roture. Son humeur ne s'améliorait pas cependant, malgré l'alcool qui s'instillait doucement dans son corps, sans qu'il soit ivre toutefois. Son retour dans la capitale lui laissait une étrange impression, une sensation indéfinissable de perte qu'il croyait avoir dépassé désormais. Revoir Ferboys et son demi-frère Edan l'avait empli de nostalgie, au point où il s'était surpris à espérer qu'on lui intime l'ordre de rester plus longtemps à la frontière du royaume. En vain, la situation et sa loyauté l'obligeant à revenir près de Deria, afin qu'elle puisse disposer de toutes les armes à sa disposition dans les épreuves qui ne tarderaient pas à pleuvoir sur Dorne et tout son peuple. Ses espérances personnelles ne pouvaient être considérées face à de tels enjeux. Cette fête n'en était pas moins une mascarade, un verre au lait de pavot pour endormir les craintes  que pouvait nourrir le peuple en détournant son attention. - J'espère que le réveil ne sera pas trop brutale pour eux. -

Un inconnu ivre le frôla, manquant de renverser sa choppe pleine sur les vêtements du Sand, qui parvint à éviter le plus gros des dégâts.  Sans même s'excuser, l'ivrogne continua son chemin. Si la colère le gagna un instant, il renonça à demander son reste et décida qu'il était temps pour lui de quitter les lieux, au risque de voir son humeur s'assombrir définitivement.  L'heure n'était pas à la querelle, pas alors que la Princesse recevait ses invités. Encore un sujet d'inquiétude qu'il aurait volontiers oublié, mais auquel il devrait faire face bientôt. Lohan vida le fond de son verre, prenant le temps d'apprécier le sirupeux breuvage typique de la région, avant de se lever et de quitter l'auberge. Aussitôt sorti, il se retrouva cerné par la foule, ce qui l'obligea à adopter une allure lente mais bienvenue. Si les nuages masquaient en partie le ciel, poussé par les hauts vents en direction de la mer, l'air restait doux, propice en somme toute à une ballade nocturne, malgré l'inconfort de la foule. Il n'avait aucune tâche à remplir ce soir, comme la plupart des habitants de la cité. La Princesse se trouvait sans doute en compagnie de son invité, tandis que le reste de la fratrie devait prendre part aux festivités. Peut être aurait-il dû faire un détour et visiter Cyline et le gosse. La donzelle passerait sans doute sa nuit à travailler cependant, tandis que le petit devait vagabonder quelque part dans la ville. Si la solitude lui était familière depuis son enfance, elle n'en gardait pas moins un goût, en particulier ce soir. Ne lui restait donc qu'à rentrer au Vieux Palais et regagner ses appartements.

Le trajet ne l'empêcha pas de ruminer ses pensées. Il avait dû mentir à son frère sur les véritables raisons de sa venue et ressassait depuis le malaise qu'il avait ressenti à ce moment. -Mentir m'est devenu aussi facile que de respirer. -C'était odieusement vrai. Cela ne le faisait pas sourciller d'habitude. Le mensonge n'était pour lui qu'une aptitude sur laquelle il pouvait se reposer pour tromper ses ennemis où remplir ses devoirs, mais appliquer cet adage à son propre sang était tout autre pour lui. Edan ignorait tout des fonctions véritables qu'il avait remplit pour leur défunt père, fonction qu'il remplissait à présent pour la Princesse. Kendrick Ferboy avait sans doute ambitionné de révéler ce secret à son héritier avant sa mort, mais le marché qu'il avait ensuite passé avec la Princesse Meria l'avait obligé à garder silence à ce sujet. C'était aussi bien dans un sens. Lohan n'aurait pas pu affronter son demi frère dans les yeux s'il avait vent de ses actes. Mieux valait qu'il reste à ses yeux l'homme lige de la Maison Martell plutôt qu'un assassin. Même un bâtard à demi Ferboys pouvait s'enorgueillir de pouvoir ainsi servir la famille régnante, là où un empoisonneur n'aurait le droit qu'au mépris et au rejet.

La nuit se fit plus précise au fil de sa pérégrination, si bien qu'elle s'était déjà installée lorsqu'il arriva devant la première des trois portes qui séparait la ville ombreuse du vieux palais en lui-même, où résidait la famille Martell. Le palais regorgeait lui aussi d'activité et de gens profitant de la fête. Lohan salua un garde stationné à la première porte, qui lui rendit simplement un hochement de tête en le laissant poursuivre sa route. Le Sand était connu parmi les serviteurs de la forteresse, aussi n'aurait-il mal à franchir les portes, quoi qu'en ce soir la chose était plus aisée qu'à l'accoutumé. Il avait hâte de trouver un endroit plus propice à son humeur que cette masse grouillante qui continuait de l'entourer.

Parfois, il aurait aimé partager l'insouciance propre aux innocents. Lui ne l'était plus depuis longtemps, bien trop pour se souvenir comment faire.
Lohan se trouve devant les portes séparant la ville de la Forteresse
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 16 Mai - 1:02

La cabine exigüe tanguait, encore et toujours, tandis qu'il ajustait les dernières pièces de son armure d'acier terne. Ragnar épongea la sueur de son front. Le soleil, cuisant et rude, avait beau s’être couché qu’il continuait à ressentir ces ondes de chaleur qui montaient en vibrant des bois vermoulus de son bâtiment. L’air sentait la terre surchauffée, le sel marin comme l’herbe arrachée. Qu’il fait chaud, songea Crinière-Noire, Trop chaud pour pareille besogne ! Il grogna en serrant ses gantelets à l’écrevisse d’acier sur ses mains de titans. Enchainée à sa couche spartiate, la Dornienne qu’il avait razzié et fait sienne il y a de cela des jours gloussa de moquerie. Il lui adressa une œillade sombre qui la figea sur place, pétrifié par le souvenir de ses lèvres fendues et de ses pommettes bleuies par un rageur revers du Titan de la Houle. Maussade, Ragnar garda pour lui sa taloche, passant à son cou son gorgerin, prêt à y boulonner son heaume à crâne de géant. Il y a plus agréable que d’être trempé de sueur, se dit-il , se souvenant du combat sur le Fend-l’Ecume, lorsque ses Fer-Nés avaient déferlé par-dessus le bastingage pour arraisonner l’un des deux navires de commerce d’Essos qui avaient eu le malheur de croiser leur route ce jour. Il avait fini couvert de sang et Dagon n’avait eu que trop de peine à l’en doucher d’eau de mer.

Ses pensées dérivèrent sur le conclave ayant assemblé les plus illustres Capitaines de la Flotte de Fer dont il fit parti. Penchés sur une carte parcheminée de Dorne, ils échafaudèrent le plan qui mènerai au triomphe. Après qu’il n’eut beuglé, vociféré et argué être le plus capable -quitte à menacer de s’en saisir par le Fer-Prix- l’Amiral de la Flotte lui avait offert une partie du Commandement des boutres de la Flotte de Fer sous l’approbation de ses semblables. Aussi, en cette nuit étouffante, Ragnar n’avait nul droit à l’erreur ! Surtout dans l’urgence qu’avait imposé la vision de cavaliers Dorniens les ayant surpris alors qu’ils mouillaient dans une crique, à quelques dizaines de lieux de Lancehélion. Bientôt, ils sauraient qui du vent ou des palefrois s’étaient montrés les plus véloces. Fin prêt et la main posée tranquillement sur Croc d’Acier, Crinière-Noire jeta un dernier regard à celle qui pourrait -tantôt- rejoindre sa collection de Femmes-Sel. "A mon retour, lui grogna t’il avec brutalité, sois mouillée et d’attaque !" Sans quoi elle aurait tôt fait d’à nouveau souffrir. Un large sourire découvrant ses chicots, Ragnar sortit de sa cabine et s'avança parmi ses hommes, sur le pont du Voiles Noires.

Sans prononcer le moindre mot, il marcha jusqu'à la poupe du bâtiment pour observer derrière eux la Flotte de Fer, corps fantomatique dans un décor d'infortune. Là, il respira un grand coup, gonflé de fierté face à ces hommes qui se dirigeaient, avec lui, en Enfer, vers la Gloire ! Parmi cette multitude de vaisseaux, celui de son ami Ulrick attira son attention. Il vira ensuite de bord et martela chaque épaule qui croisait son chemin vers la proue. Dagon l'y attendait. Un court instant Ragnar se fustigea de l'avoir autorisé à monter sur le pont du Voiles Noires en remarquant sa mine, rien de plus que celle d’un gamin aux joues toutes justes couvertes de duvet. Mais qu'importe. Le mal était fait. Il se positionna à la gauche de son fils et, le menton relevé, se laissa aller à un sourire de circonstance. Face à eux s’épanouissait une ville endormie leur ouvrant les bras ! Ses yeux sombres enjoués pétillaient de malice lorsqu’il souffla : "C'est une bien belle nuit pour mourir, petit !"

Alors que tous les regards semblaient tournés vers les quais qui n’attendaient que d’être pris, Ragnar observait successivement les deux tours gardant l’entrée de la rade. Il avait lui-même composé l’un des deux commandos sensés les réduire au silence, laissant à Edgtho le soin de démontrer à tous pourquoi l’on le surnommait « Le Silencieux ». Partis il y a de cela ce qui apparaissait être une éternité à bord de frêles esquifs, les hommes avaient pour mandat d’escalader les contreforts menant à la tour pour y étouffer toute tentative d’alarme. A une des meurtrières, une torche fut agitée : le signal qu’Edgtho avait réussi ! Un temps d’observation de la seconde structure et Crinière-Noire de pester en jetant un regard par-dessus son épaule Les plus lourds et imposant navires entourant le Voiles Noires, les autres vaisseaux de la Flotte de Fer s’étaient rassemblés derrière eux et n’attendaient avec tant d’excitation de déferler sur la cité du soleil de Donre. De leur succès dépendrait l’initiative du mouvement. Face à eux, nulle lueur ne vint à émerger de la seconde fortification.

L’impatience gagnait le Capitaine du Voiles Noires et le Titan de la Houle en grinça amèrement des dents. "Que le Dieu Noyé emporte Donnor et ses incapables !" De toute évidence, l’autre commando n’en avait toujours pas terminé de sa besogne et chaque instant passé dans l’expectative était une opportunité pour les Dorniens de faire capoter leur assaut. "En avant !" Grogna Ragnar à son second. Dans son dos, Harlon Harlon se fit fort de vociférer : "VOILES !" Et celles-ci se gonflèrent telles des panses bien nourries, amenant tous les hommes à gagner leurs postes de combats et les rameurs à initier la cadence. Alentours, tous les boutres les singèrent pour partir à l’assaut.

Toujours à la proue, Ragnar plissa des yeux pour affuter son regard, cherchant à décrypter à devancer les réactions des habitants des sables. Dès lors qu’ils fendirent un premier banc d’écume have, Crinière-Noire serra du poing avec une grande ferveur, les lueurs du port teintant d’ocre sa plate d’acier massive, toute éraillée et toute cabossée. Face à eux s’offrait désormais la rade ! "Mon Heaume !" lança t’il sèchement en se tournant vers son fils. Ce dernier boulonna le terne crâne de géant fissuré à son gorgerin, terminant d’ensevelir le Titan de la Houle sous l’armure, le faisant paraitre plus colossale qu’il n’est permit de l’être à tout homme ! Dans un véritable rideau d’éperons dressés, les plus imposants boutres de la Flotte de Fer fendaient les flots pour s’abattre avec violence sur les bâtiments inertes mouillant en ce port éveillé de brutale manière. Déjà, de sinistres craquements cinglaient les oreilles du Dément-Géant alors des bâtiments insulaires éventraient galères et cogues comme ils l’eurent fait d’une vulgaire coquille de noix. Ses traits dissimulés sous son heaume, c’est avec un sourire coupable qu’il donna de Croc d’Acier sur son bouclier ogival quand tonnèrent les oliphants, tirant la cité de ses rêveries pour la plonger dans l’horreur de l’alarme, de l’attaque !

" Tambours." tonna Ragnar. Et Harlon Harlon, dans une sempiternelle répétition, se fit fort de gueuler : "TAMBOURS !" Les percussions se mirent immédiatement à sourdre aux oreilles sur un rythme accrocheur, amenant tous les insulaires à hurler leur soif de sang et intimant aux rameurs de décupler la cadence ! Les tambours battaient un rythme des plus belliqueux lorsque le Voiles Noires bondit à l’assaut, fendant de son éperon les eaux vertes écumantes. Devant, plus bas sur les flots, un navire leur présentait son flanc, toutes ses rames flottant mollement à la surface des eaux. Le Voiles Noires en érafla si durement le flanc qu’elles craquèrent, brisées net, et volèrent en éclats. Musique suave aux oreilles du capitaine des Fer-Nés qui sentait son bâtiment pousser l’autre jusqu’au quai où il s’esquinta avec rudesse. Si tôt que le Titan de la Houle sautait par-dessus le bastingage, son manteau terne tourbillonnant derrière lui, et atterrit lourdement sur le pont avarié avant de mouvoir sa lourde carcasse jusqu’aux quais ! A sa suite, d’innombrables guerriers Fer-Nés déferlaient en hurlant. Sur les eaux, en la rade, les boutres ne cessaient de converger !

Toutes les têtes amassées là, se tournèrent en même temps dans la même direction, là où la silhouette du titan posait le pied sur la grève. Son armure léchée par l'aura du brasier allumé en contrebas donnait l'illusion d'abriter sa propre flamme. Un sourire goguenard accroché à son visage dissimulé sous le crâne d’acier, Ragnar exsudait toujours cette impression de grande puissance physique. Un premier Dornien fut sur lui en hurlant, mais le titan se coula dans un revers vicieux. Le sang éclaboussa son bouclier frappé du Léviathan doré. La lame avait pris le pauvre bougre en plein bide et quand Ragnar l’en retira, la moitié des viscères suivit. Les hommes de Lancehélion amorcèrent une intention de recul avec une odeur de peur. "VENEZ ! rugit Crinière-Noire en retour. Venez me tuer si vous le pouvez !" Sans quoi Lancehélion se trouverait bien vite passée par le feu comme par le fil de l’épée. Que les vagues de sel et de roc submergent donc le soleil de Dorne !

Ragnar se trouve sur les quais du Port, à combattre les premiers défenseurs !
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 16 Mai - 11:16





Le Vent et la Mer


Règles et Concept:
Spoiler:
 

Voici le contexte, vous avez une semaine pour répondre :
« La ville est attaquée !

Que d'audace; les Fer-Nés semblent vouloir rééditer l'exploit accompli à Pouce-Flint par leurs camarades de la Flotte du nord, pour détruire les navires à quai qu'ils soient dorniens ou non, et pour porter une terrible estocade aux Martell. De petits-groupes d'avant-garde ont su, malgré des difficultés, neutraliser les défenseurs et guetteurs du port et quand la Flotte de Fer s'approche dans la rade pour envahir les quais, les dorniens sont abasourdis. Le guet et les quelques soldats présents dans les environs sont rapidement mis hors d'état de nuire.

Des centaines et des centaines de fer-nés se précipitent en hurlant dans les rues, incendient les navires et les échoppes, éventrent qui résiste et emmènent leurs nouvelles femmes-sel sur l'épaule. Rien ne semble pouvoir leur résister et dans un rayon de plusieurs rues et ruelles, et l'attaque s'étend.

Les sonneries d'alarme montent jusqu'au palais même s'il est impossible de discerner quoi que ce soit de là-bas; la lueur d'incendies est la seule certitude des résidents du palais.

Des trompes sonnent en écho depuis les Murs de la ville et au delà, dans la plaine entourant la ville. »
    

        
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 16 Mai - 14:04

Je souris, avant de me tourner vers lui. Je penche la tête sur le côté.

« Quand j’étais petite, j’observais les orages lorsque j’étais dans le désert. C’était terrifiant, d’être perdue au milieu de nulle part, ou presque, et de voir le ciel gronder et se fissurer. J’adorais cela. » Je hausse doucement les épaules.  « Quant aux Dieux, ma foi… Si l’on en croit le Grand Septon, vous allez épouser la princesse des infidèles… Je répondrais donc qu’ils peuvent être en colère. J’oserais juste penser que ce n’est pas réellement contre nous. »

Nous avions déjà bien assez à faire comme cela avec le commun des mortels. J’espérais juste que cela s’arrêterait là pour le moment. Même si les rumeurs et faits qui me parvenaient ne me rassuraient guère. Mais je ne pouvais pour le moment faire davantage que les ordres déjà lancés. Autant profiter un peu de cette accalmie qui régnait.
Je hoche faiblement la tête alors qu’il mentionne que l’air se rafraichit. Comme toutes les nuits non ? Plus que d’ordinaire ? Je ne saurais le dire. Je poursuis mon raisonnement, arrivant je ne sais trop comment sur les éléphants, puis sur les licornes.
Je ris un peu et plisse les yeux en l’observant.

« Quel âge pensez-vous que j’ai donc ? Je vais prendre cela comme un compliment sur mon ineffable beauté. Mais je pense avoir tout au plus une année de moins que vous Prince. Et j’ai énormément voyagé. Je ne point oublié les dragons, je ne les ai simplement pas côtoyés. Et les licornes existent ! »

Je reviens vers lui, posant mon verre, lui jetant un coup d’œil quand il parle du détroit. Mon sourire s’agrandit avant que je ne le perde quand l’alarme retentit. La porte s’ouvre dans le même temps, laissant passer Elios et quelques soldats.

« La ville est attaquée. Il y a déjà des incendies. »

Je reste un instant à le fixer, essayant de réaliser, clignant des yeux. Les boutres ? D'autres ? Ce n’était pas pour stopper les navires commerciaux ? Ils viennent… ici ? Mes yeux s’écarquillent en réalisant que tout le monde, tout le monde est dehors. Je cille un instant. Par les Sept….

« Les civils. Attendez qu’ils entrent dans l’enceinte du palais. Fermez immédiatement les deux portes intérieures si l’ennemi est aperçu au loin.
Je veux que les archers soient prêts à tirer… Maintenant. Brûlez les navires, tuez les hommes. Qu’ils se placent sur les toits et ne les quittent pas… Qu’ils suivent l’avancée de l’ennemi et… se retranchent en dernier aux murailles…
Je veux la cavalerie prête. Tous les hommes prêts. »


Des hommes courent déjà donner les ordres. Je me déplace tout en parlant, non sans avoir fait un signe à Orys pour qu’il me suive.
J’arrête un serviteur.

« Fais venir mes conseillers dans la grande salle. Cours. »

J’inspire. Réfléchis, calmes-toi, tu sais ce qu’il faut faire. Ce n’est qu’un exercice grandeur nature.

« Ils vont se perdre dans la ville. Perdre du temps. C’est un vrai labyrinthe pour ceux qui ne connaissent pas… Mes hommes les acculeront facilement. »

Je l’espère tout du moins. Si j’ai le temps… si nous avons le temps… Pourquoi l’alerte n’a pas été donnée avant ? Avant qu’ils n’accostent et ne commencent à… Les tours de guets. Il n’y a plus personne au port… Ils n’ont plus personnes en face pour les retenir… Je stoppe et me tourne vers Orys.

« Il faut reprendre le port… les tours, il faut lever la chaine et détruire… Se servir des mangonneaux sur les tours. » Je jette un coup d’œil à mes hommes. « Deran va te guider, il sait sans doute où sont Roward et Anders. Roward doit revenir et organiser la défense de la forteresse. Tu vas mener la cavalerie. Avec Anders. Prenez sa monture en même temps… Chargez vers le port, j’envoie les fantassins derrière vous. Ne vous arrêtez pas, il faut empêcher de tous accoster si ce n’est déjà trop tard. Et leur couper toute retraite possible, détruire leurs navires et… »

Je cesse de parler et le fixe. Je pose mes mains de part et d’autre de son visage, avant de l’embrasser.

« Et revenez. Tous les deux. Détruisez-les. Et reviens. »

Je murmure contre ses lèvres, le relâche et fais signe à Deran de le conduire. Je m’adresse aux autres, qui courent porter les ordres au fur et à mesure à chaque troupe.

« Envoyez les fantassins à la suite de la cavalerie, en arrière-garde, et pour reprendre les tours une fois que la cavalerie sera passé. Qu’ils protègent leurs positions, remontent la chaine et utilisent les mangonneaux.  
La garnison reste au palais. Les archers sur la muraille et les piquiers aux portes… Et laissez 200 piquiers supplémentaires, pour protéger l’entrée. Et 200 lanciers. Que le reste se prépare à nettoyer les rues. Commencez par les principaux carrefours, protégez le temple, le chantier… Perdez-les et acculez-les. Harcelez-les. Et renvoyez-les à leur dieu Noyé. »


Je saisis le bras de mon capitaine.

« Trouves-moi Arianne et ramènes-la. Et assures-toi que Roward et Anders ne font pas de sottises seuls.»

Faites que j’ai le temps de protéger mon peuple. Faites que je puisse protéger les miens.

Deria se rend à la salle de conseil principale



UNBOWED - UNBENT- UNBROKEN


Spoiler:
 


Dernière édition par Deria Martell le Mar 24 Mai - 22:25, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 16 Mai - 15:53

Je restais penché en avant, les mains croisées devant moi, à l'écouter deviser. Je lui rendis un sourire de biais, presque enjoué, alors qu'elle me parlait de ses propres expériences dans le désert. Je la détaillais longuement, comme si je la voyais pour la première fois quand elle me confia n'avoir guère plus d'un an de moins que moi. C'était étrange... Je lui en aurais donné moins encore, mais mieux valait ne pas débattre de l'âge que pouvait avoir une femme. Je m'apprêtais à lui répondre quand la porte s'ouvrit avec fracas sur une poignée de soldats. Je fronçai les sourcils, subitement tendu. Mon regard s'orientait vers la cité en contrebas, où nous ne discernions bien que quelques départs d'incendies, de simples lumières grandissantes ici et là, comme pour nous donner encore l'illusion de ce calme plat.

- Ce n'était finalement qu'une accalmie. J'aurais préféré avoir tort et ne pas jouer les oiseaux de mauvais augure.

Le sang me battait déjà aux tempes, alors que je me préparais au combat à venir. Les pensées de Deria s'enchevêtraient, elle, en parfaite ébullition. Je l'observai d'un œil nouveau alors qu'elle réfléchissait froidement à ce qu'il convenait de faire et distribuait ses ordres au compte-goutte, tandis qu'un plan naissait. Je soufflai un sourire et ne l'interrompis pas. La défense devait s'organiser autour d'elle. J'avais remis la main sur ma côte de maille et étais fin prêt au combat quand elle se retourna vers moi, mon épée battant à mes côtés.

- Dans cette cohue, retrouver vos frères ? Ils savent ce qu'il convient de faire et nous rejoindrons au plus vite. Envoyez des hommes à leur rencontre, je vais me rendre auprès de votre cavalerie sans tarder pour mener cette charge, le temps nous ait compté. Nous reprendrons le port coûte que coûte, Princesse.

Si nous réagissions au plus vite, notre fenêtre d'action serait plus grande. Je comptais sur Anders pour se sortir de toutes mauvaises situations sans mon concours, et espérais le retrouver bien vite se porter à mes côtés. J'allais pour partir séance tenante, plus que satisfait de pouvoir mener la charge contre nos agresseurs... Quand Deria me prit par surprise à m'embrasser, sans finir sa phrase immédiatement. Je lui rendis avec empressement, poussé par la fièvre de l'instant, avant d'hocher la tête avec résolution. J'effleurai sa joue, sans lui promettre de revenir en retour. Je savais pertinemment ce que ces promesses pouvaient coûter à ceux qui survivaient. Un bref sourire étira mes lèvres, je soufflai :

- Nous n'aurons pas d'autres choix que de vaincre.

Je rompis le contact et me détournai, sans plus un regard en arrière. Je me ruai vers les écuries pour enfourcher ma monture, juste après Deran. Nous n'étions qu'un petit détachement composé de Dorniens et de quelques gardes de Peyredragon qui ne ferait guère le poids contre nos ennemis s'ils s'amassaient, et je comptais sur lui pour nous éviter bien des déconvenues. Je me contentais de le suivre dans ce dédale de ruelles, ma monture piaffant d'impatience. Elle était vive, nerveuse, mais bien plus facile à diriger que pouvait l'être Ardent, et je ne remercierais jamais assez la Princesse de ce présent en la voyant s'engouffrer sans peine entre les ruelles comme en terrain conquis. Nous n'eûmes pas besoin d'esquiver le moindre détachement fer-nés en longeant la muraille extérieure. De toute évidence, la plupart était encore cantonnés au port et ses alentours proches, et en poursuivant avec ce galop impétueux, avec les connaissances de Deran de Lancehélion, nous arriverions dans les plus brefs délais.

Nous étions en vue des portes de la ville quand la rumeur des combats commença à se propager davantage dans les ruelles. J'eus l'occasion de croiser plusieurs Dorniens qui se réfugiaient chez eux, ou se précipitaient en sens inverse pour gagner le Palais sans tarder. Tous parlaient d'une attaque fer-nés venue de la mer... Les boutres n'étaient donc pas uniquement pour perturber le commerce mais visaient la capitale ? Une stratégie bien audacieuse... Impossible de les dénombrer encore, et je ne pris pas le temps d'en arrêter quelques uns pour leur demander davantage de précision. Cette chienne d'Eren était-elle ici ? Peu importait, en vérité. Je devais rejoindre nos troupes sans tarder pour mener la contre-offensive. Je repris à peine mon souffle avant de me diriger vers les troupes amassées là, jetées dans l'expectative. Tous se mettaient en branle, prêts à prendre position. J'hurlai pour couvrir le tumulte, relayant les ordres :

- Je viens au nom de la Princesse Deria Martell, depuis le Palais. La ville est assiégée par les fer-nés dont les boutres s'amassent au port... Ils ont déjà gagné la ville à l'heure où je vous parle !

Je marquai une pause, lançant ma monture au petit trot pour faire le tour des troupes qui continuaient à s'organiser, ou se stoppaient pour m'observer avec des regards ébahis, ou suspicieux. Tous ne me connaissaient pas encore, même si ma couleur de peau et mes yeux violets devaient parler pour moi. Il était impossible de me confondre avec d'autres, tellement mes origines étaient criantes de vérités. Etais-je un étranger à leurs yeux ? Sûrement. Mais en cet instant, tous pouvaient constater que je m'étais empressé de les rejoindre pour partir à l'assaut, sans me défiler ni me retrancher au Palais.

- Je suis Orys Baratheon, futur Prince-Consort de la Princesse Deria Martell, qui m'a confié le commandement pour reprendre le port aux mains des fer-nés. Nous devons à tout prix s'emparer des tours et des mangonneaux, lever la chaîne pour leur empêcher toute retraite et en finir avec leurs navires ! Ecrasons ces chiens jusqu'aux derniers et montrons-leur ce qu'il en coûte de s'en prendre aux nôtres, à notre foyer, nos familles et nos amis ! Vous êtes le dernier rempart qui se dresse devant eux, cette bataille est vôtre et mienne ! Fils de Dorne, nous devons tenir, reprendre ce qui nous appartient et combattre en ce jour pour ce qui nous est cher !

Je brandis mon épée, ma résolution en bouclier. Du fil de la lame, je désignais la direction à prendre. J'hurlai à plein poumons, avec une conviction nouvelle :

- Insoumis ! Invaincus ! Intacts !

Orys se trouve aux portes de la ville, avec les troupes en faction.



Dernière édition par Orys Baratheon le Lun 16 Mai - 18:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 16 Mai - 17:17

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 16 Mai - 19:51

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Sam 21 Mai - 23:16





Le Vent et la Mer



Il y avait un problème. Mais il ne pouvait évidemment pas l'avouer à son frère. La présence d'Arianne le dérangeait profondément. Pas parce que c'était sa grande sœur qui venait de voir ses turbulents et insatiables petits frères en galante compagnie, mais parce qu'elle était l’objet de son désir, qu'il ne pouvait posséder et qu'il détestait ce petit air réprobateur. Il essayait d'oublier ses tourments et... c'était loupé alors qu'ils se rappelaient à lui.

« Non, tout va bien... »

A peine eut-il prononcé ces paroles qu'il les regretta alors qu'une alarme résonnait. Une alarme qu'il ne valait mieux pas entendre, tant elle était synonyme de désastre imminent. Tout le monde sembla se figer, avant qu'Anders et Roward n'échangent un regard. D'instinct, le bâtard se fraya un chemin jusqu'à Arianne, récupérant les rênes de son cheval alors que son frère était à ses côtés. La foule commença à paniquer, tout naturellement. Ils étaient attaqués. Par où, il l'ignorait, mais il savait ce qu'il convenait de faire : se réfugier au palais. Du moins, pour la populace. Aux dernières nouvelles, Deria et Orys s'y trouvaient.

« Je vais chercher nos montures. »

Ils devaient rejoindre le palais eux aussi. Roward surtout. Il était le prince héritier. Il ne pouvait pas aller n'importe où. Il devait gérer la sécurité des habitants de Lancehélion, avec Deria. Finalement, dans tous les cours théoriques qu'ils avaient pu avoir, combien de fois leur avait-il été enseigné ce qu'il convenait de faire en cas d'attaque ? Roward, comme Anders, mourraient d'envie de passer à la pratique. Et c'était le cas. C'était forcément excitant. Mais aussi inquiétant. Ils étaient en danger au sein même de leurs terres. Ils n'étaient plus piégés au sein du Bief. Mais attaqués ici même, au sein de la capitale de Dorne. Il se fraya un chemin tant bien que mal pour récupérer leurs chevaux. L'escorte d'Arianne permettait au moins de laisser un peu de champ libre. Il allait y avoir des morts dans cette course à la sécurité, les plus faibles allaient être piétinés... il ne fallait surtout pas trébucher et tomber, ou c'était la mort assurée.

Il ramena les chevaux, avant de monter en selle souplement, imité par Roward. Ils avaient l'avantage sur la foule, mais elle était tellement compacte que les gardes d'Arianne avaient toutes les peines du monde à maintenir un semblant de sécurité. Les chevaux étaient nerveux, à la limite de s'emballer. Il avait tellement envie de talonner sa monture... Au risque d'écraser les malheureux qui ne dégageaient pas assez vite. Ils croisèrent alors Orys avec une poignée d'hommes, dont Dehan. Les cavaliers, il n'y en avait pas des masses dans la foule. Celui-ci ne se fit pas prier pour leur transmettre des ordres de Deria. Roward allait être mécontent d'être ainsi écarté du danger, en quelques sortes. Anders en était soulagé. Et... fier ? Oui, c'était cela, de pouvoir diriger la cavalerie. Orys avait continué avec les autres hommes, tandis que Dehan attendait qu'Anders le suive, maintenant que la fratrie était au courant des projets la concernant. Il donna l'accolade à son frère, avant de regarder Arianne gravement.

« Soyez prudents. Et ne vous inquiétez pas trop, je n'ai pas l'intention de mourir cette nuit. Mais on a apprit que réunir tous les Martell dans un même lieu n'est pas forcément judicieux, hein ? »

Il se fendit d'un sourire en coin. Il était incontestable qu'il avait hâte d'en découdre, ce qui ne devait pas rassurer sa sœur, bien au contraire. Il suivit alors Dehan, toujours difficilement, longeant la muraille extérieure alors qu'il faisait le même chemin que quelques minutes plus tôt. S'il avait su, il se serait épargné cette peine. Il rejoignit Orys, son groupe et les soldats massés là, donna ses ordres pour qu'on amène son armure, mais ce n'était pas vraiment la peine alors que les soldats avaient anticipé en se fiant aux ordres de leur princesse. Elle avait même pensé à sa monture, bien plus précieuse que celle empruntée pour aller se changer les idées en ville.

On l'aide prestement. L'armure n'était pas aussi lourde que celles de chevaliers... comme Orys par exemple, mais suffisamment couvrante. Il entendit la fin du discours d'Orys, reprenant en choeur :

« Insoumis ! Invaincus ! Intacts ! »

Il se rapprocha de son futur beau-frère, lui tendant le bras pour un salut guerrier. L'homme qui l'avait aidé à se vêtir de son armure lui avait fait un rapide compte rendu de la situation. Des Fer-Nés qui avaient osé accosté au port... Et personne ne les avait vu arriver. Ils longeaient les côtes depuis des jours, des semaines, mais leurs mouvements avaient échappé à la vigilance dornienne. Il applaudit Orys :

« Joli discours, très galvanisant. Dommage que Deria ne soit pas là pour voir ça, elle adorerait. »

Nul doute qu'elle apprécierait que son promis montre une telle ardeur à protéger Dorne, mais montre aussi ses talents de meneur d'hommes. C'était l'occasion idéale de montrer aux Dorniens ce qu'il avait dans le ventre.

« Et bien, il semblerait que nous allons finalement combattre côte à côte. Leur arrogance les conduira à leur perte... Montrons à ces chiens qu'aucune lame de fond ne saurait éteindre le soleil. »

Si certains avaient peut-être douté de la légitimité d'Orys Baratheon à les conduire, lui, l'étranger, la présence d'un Martell lui conférait indéniablement ce droit.

« Quelle est notre stratégie d'attaque et de défense ? »

Quels ordres avaient été donnés par Deria ? Lesquels avait reçu Orys. Et quelle liberté avait-il ? Anders se doutait qu'elle était totale. Il était temps de montrer à tout Westeros ce que cette nouvelle et jeune génération de Martell avait dans le ventre et imposer le respect qu'il leur était dû.
    

        


Anders se trouve aux portes de la ville, avec Orys et les troupes en faction.


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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Dim 22 Mai - 1:36

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 23 Mai - 23:34




             
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mar 24 Mai - 17:46





Le Vent et la Mer


Règles et Concept:
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Voici le contexte, vous avez une semaine pour répondre :
Tour 2:
 

"La Princesse Deria Martell donne ses ordres de défense et le temps est donné; princes et promis doivent acculer l'ennemi et le rejeter à la mer, si possible en reprenant les tours qui gardent la rade du port. Le palais sera quant à lui lourdement défendu. Perle Sand, assassin, est à disposition de la Princesse, tout comme Lohan Sand. Arianne Martell a su également revenir à temps au palais, et il semblerait que la princesse et son entourage soient à l'abri et bien défendues.

Orys Baratheon file à bride abattue. Il sera ralenti par la foule et par la panique, mais lorsqu'il atteint les portes, plus d'un demi-milliers de cavaliers sont déjà en selle et un millier de fantassins, plus lents, s'apprête à les suivre. Ils obéiront au Baratheon, convaincus par son discours, même si les officiers commanderont en direct les troupes sous leur responsabilité. Son autorité est appuyée par la présence d'Anders, car si ni l'un ni l'autre n'ont de commandement dans l'armée qui campait sous les murs, l'un est promis à la souveraine, l'autre est son demi-frère. L'armée se rangera derrière eux tout en gardant sa propre initiative d'action.

Les fer-nés sont indisciplinés. Beaucoup se sont déjà écoulés dans les rues. Ragnar Pyke parvient toutefois à rassembler les équipages de plusieurs navires autour de lui. Certains marins commencent à passer à la torche les navires de Dorne et d'autres, les bâtiments alentours. Des barricades sont érigées à la hâte dans les rues, alors que de partout viennent les hurlements d'agonie de la ville. Impossible pour le moment d'évaluer les dégâts, mais les fer-nés ne peuvent que se rendre compte qu'il y a peu de navires à quai. L'arsenal est plus loin et le marché principal également. Peut-être certains groupes y sont déjà parvenus?

Dans la rade, 2 boutres s'accrochent et l'un coule dans le choc qui s'ensuit, son équipage ayant le temps de se transférer sur l'autre. La nuit n'aide plus maintenant, elle est presque même un handicap pour les manoeuvres."


    

        
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mar 24 Mai - 23:03

Je regarde la carte, alors que déjà les voix s’élèvent autour de moi. Je n’ai pas besoin de regarder, je connais cette ville par cœur, mais cela m’aide à me concentrer et à réellement situer chacune de mes troupes. Déjà les incendies se multiplient, ravageant ma cité, et la vermine se répand, écrasant chacun des habitants qui croise sa route. Les cris, le soufflement des flammes parviennent jusqu’ici. Sans doute par ma faute étant donné que j’ai fait ouvrir les fenêtres.
Et les rumeurs vont et viennent encore plus vite que le reste. Peu importe qui ils sont en vérité, que ce soit les fer-nés aperçus ou d’autres, le résultat est le même. Je désigne un point.

« La cavalerie va les arrêter sur le port. Aussi nombreux soient-ils, ils ne feront pas le poids face aux chevaliers et aux cavaliers lourds. » Enfin, c’est l’idée. « Ils les briseront et les empêcheront d’avancer. Les fantassins, à la suite, pourront atteindre les tours et les reprendre. En y parvenant, nous reprendrons le contrôle du port et de l’accès en ville. Détruire leurs navires avec la chaine et les mangonneaux sera tâche aisée.
Il faut tuer les meneurs, même si les autres continueront, ils seront désordonnés… »


Je relève la tête et aperçoit Arianne qui revient, suivie d’Elios. Je retiens un soupire de soulagement, même si mon regard doit être éloquent, et lui fais un signe pour qu’elle nous rejoigne. Je reprends, essayant d’analyser et de… de sauver les miens.

« Les archers doivent déjà prendre position sur les toits, pour endiguer leur progression si l’ennemi est déjà dans les rues, et pour bruler leurs navires. »

Je regarde les personnes qui m’entourent, m’arrêtant une seconde sur Perle et Lohan, un peu à l’écart. J’aurais préféré les voir vraiment seul à seul… Je m’éloigne pour aller me chercher un verre d’eau et m’approche de Lohan et baisse la voix pour que lui seul m’entende.

« Tu vas rejoindre les archers. Trouve les chefs de files, le chef tout court si possible, et tue-les. Prends quelques archers avec toi si nécessaire et affaiblis-les. Reste en hauteur… Et fais vite. »

Je bois quelques gorgées alors qu’il part déjà. On se posera moins de questions sur son départ que sur celui de Perle, c’est un guerrier de Dorne après tout. Je vais vers Perle, et l’entraîne à l’écart. Arianne se posera des questions mais peu importe j’aviserai.

« Le port doit être rempli d’ennemis, ce que je vais demander ne va pas t’être aisé. Je veux que tu atteignes les navires déjà vides, tue les gardes, et sabote les. Si tu repères le navire principal, celui du chef, essaye de voir si tu trouves des informations, des données. » Je serre son bras. « Et sois prudente. »

Je reviens vers la table, et mes conseillers, effleurant le bras d’Arianne en passant.

« Les civils vont rejoindre le château si nécessaire, le prince Roward organise la défense du château, avec la garnison et 200 piquiers et lanciers supplémentaires.
Je veux que les rues soient parcourues par les piquiers et lanciers restants. Qu’ils commencent par les carrefours importants. Par la place du marché, le temple, le chantier, l’arsenal… et qu’ils remontent dans toutes les rues pour s’assurer qu’il ne reste personne.
Il faut que nous les repoussions avant que tous les navires ne débarquent. Il faut les arrêter au port… »  


Et chacun y va de sa méthode pour ce faire. Mais les ordres sont donnés et déjà les messagers et autres essaient de transmettre les données.
Je me dirige vers la fenêtre, en y entraînant Arianne.

« Anders et Roward ? »



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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mer 25 Mai - 23:30

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Jeu 26 Mai - 23:21

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 30 Mai - 10:35


J’entendis une voix distincte se joindre à la mienne, alors qu’Anders Martell se portait à mes côtés. Bientôt, la clameur monta dans nos rangs, reprenant ces trois mots, si lourds de sens pour eux, à la suite du bâtard de la famille royale. Ils étaient prêts à en découdre, mais rien de plus normal, car il s’agissait de défendre leur famille, leur foyer, leurs terres et leur suzerain. S’ils n’étaient pas parés au combat en cet instant, ils ne le seraient jamais. Et du peu que j’avais entendu des Dorniens, ils seraient nombreux à prendre les armes même sans entraînement, fidèles à cette devise qui les caractérisaient tant.

Tous n’étaient pas encore en selle, mais nous pouvions compter déjà sur plus d’un demi-millier de cavaliers, et les fantassins suivraient, deux fois plus nombreux. L’armée se formait et nous pouvions déjà compter sur une solide force de frappe pour reprendre la cité aux mains des fer-nés. C’était un soulagement de savoir Anders à mes côtés pour légitimiser davantage ma présence et m’assurer que les officiers m’écouteront. Le manque de discipline pouvait vous tuer aussi sûrement qu’une débâcle. Au-delà de cet état de fait, la perspective d’une bataille, et de me battre enfin à ses côtés, me galvanisait. J’empoignai son bras, dans un salut ponctué d’un sourire encourageant. La peur se substituait rapidement à l’excitation, et l’impatience me gagnait doucement, privé depuis trop longtemps de l’opportunité de guerroyer. Ce devait être encore pire pour tous ces chevaliers Dorniens, en faction à la capitale depuis le début des hostilités, et qui devait voir là, pour les plus jeunes, l’accomplissement d’une vie entière d’entraînement. Ma sœur n’apprécierait certainement que peu de me voir me jeter dans la bataille, mais si elle n’avait pas eu autant à cœur de m’écarter de tout conflit pour me préserver, il aurait pu en être autrement. Je ne craignais pas la mort, uniquement la défaite.

- C’est précisément parce qu’elle ne peut être ici qu’elle m’a sollicité pour être sa voix et son bras armé.

Je rangeai mon épée dans son fourreau pour empoigner la lance que l’on me tendait, dernier élément qui me manquait à mon arsenal. Ma monture restait dans l’expectative, épaule contre épaule avec le Martell. Mon sourire s’accentua, à cette simple remarque.

- L’occasion nous est enfin donnée, alors ne la gâchons pas.

Je me souvenais encore des lices, à Goeville, où j’avais battu, tour à tour, les deux Martell dans une confrontation âpre et difficile pour m’élever jusqu’au statut de champion. Ma force n’était plus à prouver auprès des Dornien… Ou elle l’était encore, car je me devais de leur prouver mes compétences en combat réel désormais. Après avoir su défaire les leurs, je me devais de les protéger comme s’ils étaient les miens. Mon sourire disparut alors que je réfléchissais à toute vitesse à notre stratégie et les paroles de Deria Martell, comme il me le demandait. Je partais au plus simple, mais efficace, m’adressant autant à lui qu’aux officiers qui étaient prêts à nous suivre.

- Nous allons reprendre le port et mettre à feu la flotte ennemi. Si nous tenons l'accès aux quais, il seront piégé et devront se rendre ou mourir, pour nous c'est la victoire !
La cavalerie mènera l'assaut, nous suivront les murailles jusqu'à la porte la plus proche de la côte puis les grandes rues jusqu’à atteindre les quais, et nous chargeons par vagues encore et encore jusqu’à ce qu’il soit tous morts ou envoyés par le fond. Les fantassins suivront pour sécuriser notre avancée et défendre nos flancs.


Je me tournai sur ma selle pour faire face à l'un des vétérans parmi les officiers. Je les connaissais encore mal, mais son regard implacable parlait pour lui.

- Sire Toland, prenez dix de vos cavaliers, et une centaine de leurs hommes d'armes, attaquez la tour la plus proche et récupérez les armes de siège puis visez l'entrée du port, dès que l'autre tour vous donnera le signal, levez la chaîne pour fermer la nasse !

Je tonnai, d'une voix plus forte, vers le reste de l'armée :

- Archers postez-vous sur les toits, et harcelez l'ennemi. Tirez dès que possible sur les navires pour les enflammer. A chacun : dès que vous le pouvez : Brûlez ces boutres ! Faisons goûter à ces chiens les flammes du Dragon et du Soleil !

Il n’était alors plus question de palabrer, tandis que tous se mettaient en position aux portes de la ville, sous les ordres relayés des officiers qui organisaient les troupes pour s’adapter au mieux à la configuration de la ville et la stratégie donnée. Ce n’était plus de mon ressors, et je me contentais de rejoindre un détachement de la cavalerie, restant dans l’expectative. Nous n’attendrons pas les retardataires, qui rejoindraient les forces vives plus tard, certains déjà engagés en ville contre nos ennemis. Ma monture grattait le sol avec impatience, gagnée à son tour par la fièvre qui s’emparait des hommes comme des bêtes à l’approche de la bataille. Enfin, nous nous élancions à travers les rues, longeant les murailles à nouveau jusqu’à parvenir aux quais de la cité. A aucun moment, nous ne nous étions arrêtés, pour ne pas rompre la formation et ralentir notre progression, malgré les fer-nés qui commençaient à se déverser hors du port. S’ils n’étaient pas piétinés par nos montures, les fantassins qui arriveraient derrière nous se chargeraient de régler leur compte. Notre petit galop adopté prit rapidement de l’ampleur à l’approche des quais, qui avaient des allures d’immense lice circulaire.

- Chargez !

J’entendis les officiers haranguer leurs troupes, et des cris chargés de rage et de détermination couvrirent bientôt le tumulte des sabots qui percutaient le sol, du cliquetis des armes et armures de la cavalerie lourde et de la rumeur de la bataille déjà engagée dans les rues devant une résistance chancelante des Dorniens déjà sur place. Je positionnai ma lance et me préparai à l’impact, ne pensant subitement plus à rien hormis en découdre, alors que chaque foulée me rapprochait de ma vengeance. Le temps semblait se ralentir alors que j’attendais le choc final. J’étais serein, encore dans l’œil du cyclone, comme si Aegon se tenait à mes côtés plutôt qu’Anders et me prêtait sa force et son courage, comme si les morts à venir nous rapprochaient irrémédiablement.

Pour toi, mon frère.


Orys est avec Anders et la cavalerie, sur les quais du port.

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Lun 30 Mai - 21:27

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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mar 31 Mai - 0:34





Le Vent et la Mer




Dorne était en péril, les alliances fragiles. Leurs ennemis puissants. Bien trop puissants. Malgré tout, il ne serait pas dit que les dorniens n'étaient pas des guerriers. Ils l'étaient tout autant que les Fer-Nés ou les Nordiens. Leurs batailles étaient moins impressionnantes, moins frontales en règle général et cela faisait longtemps que l'armée entière n'avait eu besoin de prouver sa valeur contre un ennemi. Le règne de Deria Martell commençait dans le sang... Mais tous étaient bien décidés à prouver la valeur des dorniens.

Il avait suivi Orys et les autres, laissant Arianne en compagnie de Roward et Elios, afin de la ramener au sein du palais et organiser la défense si les efforts des cavaliers, chevaliers et archers n'étaient pas suffisants. Sans compte l'intendance pour subvenir aux besoins de la population affolée. L'attaque les avait prit par surprise. C'était là l'avantage des Fer-Nés. Le seul. Et qui n'allait pas durer alors que déjà, le Baratheon organisait l'attaque visant à les repousser à la mer. Il fera sans doute un grand prince de Dorne si tant est que son union avec Deria se concrétise réellement. L'avenir était trop incertain pour en être assuré jusqu'au mariage, mais en attendant, il œuvrait pour défendre Lancehélion comme le plus dornien des généraux. Anders hocha la tête aux paroles d'Orys en réponse aux siennes, avant d'écouter le plan de bataille.

Et puis, ils lancèrent les chevaux au galop, se rapprochant du port. Il n'y avait rien de désorganisé dans cette charge. Le quai était trop étroit pour supporter la charge de tous ces hommes et ces imposants destriers entraînés toute leur vie pour la guerre, écoutant le cavalier et ne sachant entrevoir le danger de certaines actions. Leurs sabots étaient faits pour piétiner, mettre à mort... De véritables béliers. Des barricades enflammées avaient été dressées sur les quais du port, séparant les assaillants des dorniens. Devant les Fer-Nés, les flammes. Derrière eux... la mer. Et ces foutus boutres qui les avaient amené jusqu'ici. La nuit était tombée. Les dorniens connaissaient leur ville comme leur poche. Et cette ville brûlait. Une colère violente s'empara du bâtard Martell à la vue de ce spectacle... Il aboya des ordres afin de réunir de quoi endiguer les incendies, chargeant un des chevaliers de gérer ce problème avec des civils plus courageux que les autres qui étaient demeurés à proximité du carnage. La capitale de Dorne ne pouvait brûler ainsi.

Une première vague de cavaliers lourds se rua sur les envahisseurs, l'on put entendre le fracas des armes, les hurlements de guerre. Les Fer-Nés tentèrent d'éviter la charge, mais le quai était plus étroit que des dizaines de puissants chevaux aux sabots martelant le sol. Certain périrent lors de ce premier assaut, la sauvagerie des envahisseurs se refermant sur eux. La première vague battit en retraite, alors que celui qui semblait être le chef hurlait. Un rictus de haine déforma le visage du dornien qui bouillait de lui sauter à la gorge... De le piétiner comme il avait rêvé de le faire quand il avait mis à terre la pute Hoare. Les Fer-Nés se réjouissaient de voir les dorniens reculer... Sans doute pensaient-ils avoir à faire à un peuple terrorisé ? Ils allaient être déçus...

Orys prit le relais, lançant la seconde vague qui se déroula dans un grondement sourd. Les destriers de guerre n'avaient pas peur des barricades. Les successions d'attaques lourdes mais rapides des cavaliers agissaient tel un rouleau compresseur. Une fois lancé, il était impossible de s'arrêter. Tout se déroulait dans un mouvement fluide et parfaitement synchronisé. La mort guettait ceux qui chutaient, bien plus sûrement qu'en entrant en collision avec l'ennemi. Bien sûr, tous ne revenaient pas de ces charges... Mais les chevaux évitaient les obstacles, les contournaient... Il conçut un malin plaisir à décevoir leurs ennemis qui pensaient avoir à faire à des couards. Les dorniens étaient galvanisés par de puissants cris de guerre, de désir de vengeance. Son regard balaya le spectacle alors que les cavaliers se relayaient, que les archers harcelaient les assaillants. Les dorniens étaient bons à ce jeu là... Harceler, se replier, piquer, comme autant de guêpes mortelles, insaisissables et agaçantes.

« Faisons donc en sorte que leurs lignes de défense soit leur cercueil. »

Il échangea un regard avec Orys et hurla :

« Démantelez la barricade, utilisez donc ces flammes qu'ils nous offrent de bonne grâce pour brûler leurs navires ! Harcelez lez ! »

Il marqua une pause, alpaguant chevaliers, cavaliers et fantassins autour de lui.

« Suivez-moi, nous allons les briser sur plusieurs fronts. Lancehélion est nôtre ! »

Il talonna sa monture, se séparant d'Orys qu'il laissait aux commandes du gros des chevaliers pour embarquer un contingent avec lui, cherchant à contourner les barricades et à affaiblir les défenses en un autre point. Oui, Lancehélion était leur et l'obscurité leur alliée alors que les Fer-Nés avaient adopté une stratégie davantage défensive maintenant qu'ils se heurtaient aux guerriers dorniens. Il parcourut les ruelles de la capitale, empruntant les grands carrefours pour scinder la défense en deux. Puis, ce fut à son tour de charger, en espérant que les Fer-Nés n'avaient pas eu le temps d'établir des barricades parfaites en si peu de temps et sur toute la longueur du port afin de les prendre à revers en une tenaille impitoyable qui les broierait.
    

        


Anders est sur les quais du port avec un contingent de chevaliers et cavaliers pour prendre l'ennemi à revers.


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Dernière édition par Anders Martell le Lun 6 Juin - 21:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mission : Le Vent et la Mer   Mar 31 Mai - 10:34




             
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