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Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]
MessageSujet: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Mer 27 Avr - 11:17

La bergère accueille mon corps rêveur. Allongée a plat ventre, l’azur des mes iris se perd dans l’or brulant d’une stèle enflammé. Je veille ce qu’il soit toujours vivace, si parfait et si chaud. Un reflet de mon amour pour Lui entretenu avec un soin délicat. Lâche, ma main se perd parfois dans l’étreinte brulante, volte tout autour et s’enivre de sa chaleur. D’entre mes lèvres s’échappent une litanie caverneuse, rocailleuse et pourtant dont on ne peut nier la tendresse. Les mots résonnent dans un silence tranquille, seule mon âme comprend les notes qui s’envolent. Des promesses sans nom et demeure, des louanges crachées par une femme amoureuse.

Au creux de l’autel les restes stigmatisés d’un corbeau provenant de mon ordre. Ma bouche sourit avec un rien de voracité. Les écrits ne doivent demeurés intacts. Je ne peux le permettre. La destruction sera la solution, par les flammes et l’âtre. Par sa Main même.

Le feu ronronne et chante pour moi seule, une berceuse séculaire. Il me faudra bientôt lui rendre ses bienfaits, Lui offrir la chair et le sang en dévotion éternelle. Mes lèvres se teintent d’une cruauté étrange, entre fascination et fanatisme, comme une ombre ricanant au fond de l’âme des ombres. Il sera bientôt temps, mais pour cela, il me faudra parcourir des milles, je le craignais.

Ma porte s’ouvre et mes cils s’ébattent un instant. Le feu sacré m’offre le miroir des reflets et cette fois, mon sourire s’éprend  d’amusement moqueur :

« Cela aurait-il été fougueux, Amour ? »

Ma paume se retire lentement du sacre que j’entretiens et lorsque mes reins se meuvent, je quitte le confort de ma couche. Les voiles qui m’entourent s’échoue sur les courbes de ce que je suis tandis que je vais à sa rencontre. Il est des sacrifices impossibles à ignorer, les a-t-il consentit avec rage et colère ? L’éclat de mes iris scintille avec un amusement presque cruel.

« As-tu obtenu ce que tu désirais ? »

Il a demandé et obtenue le secret scellé sur mes lèvres et pourtant le voici debout devant moi. Quelle quête le poussait donc cette fois ci ?
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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Lun 16 Mai - 16:49


J'étais fatigué, comme rarement. L'entrevue avec Deria s'était révélée houleuse, difficile, même si nous avions pu chacun poser de bonnes bases pour repartir d'un meilleur pied. J'étais confus aussi. Cela m'arrivait peu de craindre autant avoir fait les mauvais choix. Le doute était un ennemi invisible et redoutable, et même s'il naissait en moi, je n'avais pas voulu qu'il persiste au sein de notre alliance. Il était étrange de fournir des certitudes quand nous en avions encore si peu. Demain, il me faudrait partir à la rencontre de Dorne, de ces terres arides qui m'étaient si peu familières... Mais en ce début de soirée, je quêtais davantage un appui, un foyer, fût-il incandescent. Mes pas me menèrent par automatisme vers les appartements de la Rouge qui se révélaient parfois de bons conseils. Défiantes, apaisantes... Et toujours présente dans le sillage des Martell ou le mien, pour ce que j'avais pu en conclure quand nous étions partis à la rencontre d'Anders dans la Néra. J'en venais à me demander si ce n'était pas son Dieu de flammes qui m'avaient conduit autant dans le Sud des terres, comme si elle avait entrevu un avenir qu'elle s'était bien gardée de me révéler.

Je poussai le battant de ces appartements pour la voir ainsi lover, joueuse avec les flammes. Le sourire moqueur qu'elle me renvoyait parvenait déjà à m'agacer. Je grondai bassement, pour toutes réponses à son ton enjoué, dont le sous-entendu ne m'échappait guère pour cette fois.

- Harassant.

Je la laissai s'approcher, jusqu'à ce qu'elle soit à portée de main. Je levai mes doigts pour tracer le contour de ses lèvres avant de balayer une mèche sombre d'un revers de main. Je me retrouvais invariablement à ses côtés dès que j'avais l'impression de subir une déchirure... Etais-ce finalement de la faiblesse, qui me liait à elle ? Je laissai ma main retomber, et poussai un profond soupir.

- On n'obtient rien sans sacrifices. Tu es bien placée pour le savoir, n'est-ce pas ?

Je la dépassai pour m'avachir dans un ces fauteuils qui faisaient face à l'âtre, la tête rejetée en arrière. Un mince sourire me vint sous la caresse des flammes, qui m'étouffaient quelque peu par cette chaleur, même si la nuit à venir se révélaient bien plus froide que je ne l'avais cru au premier abord.

- Que te confient tes flammes, Arya ? Mon destin est scellé avec celui de ces terres arides... Et toi ?  
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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Jeu 19 Mai - 21:52

Mes lèvres effleurent sa paume. Une caresse qui n'en est pas une, un effleurement qui demeure bien plus que ce qu'il paraît. Je ris doucement de ses douleurs, parce qu'elles ne sont rien, elles ne doivent être rien. Mon regard le suit, comme une empreinte déposée sur son dos :

« Oui. Mais chaque sacrifice me sera rendu au centuple, je n'en exige pas moins. Tu es un reflet brutal de ce que je peux être, tu feras de même. »

Amour, respect, pouvoir et ambition. Il peut tout avoir si il se déchaîne. Je le sais depuis longtemps, même si nos psychés demeurent indomptables et se heurtent sans cesse. Je ne peux lui dénier une tendresse cruelle et une passion brûlante.

« Le prix de ta lignée et ton sang perdurant sur les siècles a venir. Ne doute pas de tes choix. »

Ma hanche trouve un refuge certain sur l'accoudoir qui l'accueille lui et la pulpe de mes doigts se perds dans la masse luxuriante de ses cheveux. Devant mes iris insondables dansent quantité de d'image, de reflets divergents. Un chant presque inaudible qui ne cesse de s'abattre sur mon âme, cherchant perpétuellement à en briser l'essence. Mon rire délicat, trompeusement fragile réponds a ses questions. Il sait, comme aucun autre, que mon destin traversera chaque âme. Qu'il est là où je décide qu'il soit. Parce que telle est ma volonté. Impérieusement, j'attire le parme de ses iris au creux de mon azur, glissant ma paume sous son menton, ombre penchée sur son éclat tout aussi ténébreux :

« Les flammes s'enivrent du carnage a venir mais elles me gardent a tes cotés comme a ceux d'autres. Peut être que leur souffle m'emmèneront vers ailleurs mais pour l'heure, elles me chuchotent ce que je dois faire. Et toi ? Sais tu ce que tu dois accomplir ? »

Mes doigts quittent ses joues sur une caresse évanescente. Il aura mon soutient, quoiqu'il décide mais les regards posés sur lui ne doive le détourner de ce a quoi il aspire.

« J'attirerais la colère du Radieux sur tes ennemis mais n'oublie jamais que tout acte possède un prix. »

Je lui souris, mesquine avant de lui dérober ma présence, errant entre les murs délicatement ouvragés et généreusement offerts. Un son perturbe un instant le silence qui accueille mes paroles dernières et mon sourire s'affine d'un plaisir non dissimulé. Je n'ai a craindre la possession des hommes car aucun ne peut me retenir et ils le savent. Ils le sentent et l'acceptent. Tel est le prix que je réclame lorsque je m'offre.

« Entre... »

Et l'éclat qui j'adore m’apparaît, mon sourire demeure tandis que je le salue d'un baiser presque trop léger mais enivré d'une flamme que je lui ai offerte.
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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Mar 24 Mai - 17:38


Il était bon d'être de retour au pays. C'était étrange, parce que c'était lui-même qui avait décidé de faire un détour et de différer ces retrouvailles avec la terre qui l'avait accueillie enfant. Il était malheureusement arrivé trop tard à la Néra pour participer à une quelconque bataille. Il en avait éprouvé une grande déconvenue, comme un enfant privé de jouet. Il avait besoin de se jeter dans le fracas des armes. Besoin d'oublier tout ce qui ne tournait pas rond dans sa vie pour se perdre dans ce qu'il savait le mieux faire. C'était sans doute réducteur, mais c'était la réalité. Il était doué au combat. Bien davantage qu'en politique ou en diplomatie. De toutes façons, on ne lui demandait pas souvent son avis dans ces registres. C'était Arianne qui conseillait Deria. Elle était la plus mesurée d'eux tous. La plus sage. Quand Roward était le plus impulsif, suivi de près par son frère. Pour autant, quand il n'était pas sujet à ses émotions violentes, le dornien n'était pas dénué de réflexion, ni de sagacité. En fait, quand la colère ne l'emportait pas, il était relativement intelligent. Suffisamment pour approcher une reine alliée de manière prudente. Les relations entre Dorne et Peyredragon n'étaient pas vraiment au beau fixe, la communication entre les deux dirigeantes laissant à désirer. En revanche, Orys et Anders, eux, s'entendaient plus que bien. Si le premier était bien plus sérieux et sévère que le second, ils se comprenaient pourtant souvent, ayant une histoire aux similitudes troublantes.

Mais s'il avait apprécié le détour par la Néra en quittant le Bief et laissant ainsi derrière lui ces sinistres complots, revenir à Dorne se faisait avec une appréhension que personne ne pouvait comprendre. Il avait avoué à Arianne qu'il brûlait de désir pour elle et ne l'aimait pas comme un frère l'aurait du. Et il était parti pour lui laisser le temps de digérer cette nouvelle. Quelque part, il avait fui, il le savait. Il pouvait évoquer toutes les raisons les plus altruistes possibles, il avait été lâche pour cette fois. Et il allait devoir affronter les conséquences de ses aveux désormais.

Rester seul ne lui valait rien. Il ruminait trop. Il avait pu profiter de la présence d'Orys durant le voyage. Son futur beau-frère. Il ignorait vraiment ce que pouvait donner une union entre Deria et lui. Cela risquait d'être explosif. Mais il était un homme d'honneur, un guerrier, un meneur d'hommes et Deria pourrait se reposer sur lui. Cela pouvait fonctionner... Ou s'avérer catastrophique si la communication n'était pas au rendez-vous... Et puis, il y avait Arya... La prêtresse rouge traînait autant dans le sillage d'Orys que dans le sien. Ce qui n'avait pas manqué d'étonner Anders, avant de trouver cela amusant... Et peut-être pas tout à fait le fruit du hasard. Il ignorait ce qu'elle était pour le Baratheon et quel rôle elle jouait auprès de lui. Il s'en fichait à vrai dire. Les choses avaient été claires dés le départ. Arya allait et venait comme elle l'entendait. Elle était à tout le monde et à personne à la fois. Elle se donnait à qui elle désirait. Mais ne serait jamais la femme d'un seul homme. Aussi le dornien n'éprouvait aucune jalousie en l'imaginant dans les bras d'Orys. Naturellement, il était quelque peu dérangé par l'idée qu'il amène une maîtresse dans son sillage alors qu'il était venu à la rencontre de sa future épouse et Anders se doutait que Deria n'apprécierait pas, mais ce n'étaient pas ses affaires.

Penser à Arya lui donna l'idée de quitter ses appartements. Il cesserait de réfléchir à tout ce marasme. Elle savait le détendre. Malgré l'aura de mystère qui l'entourait et ses intentions plus que nébuleuses en rapport avec son dieu, il prenait du bon temps avec elle. Si bien que ses pas le portèrent jusqu'à ses appartements. Il frappa doucement à la porte, entendant sa voix grave et sensuelle lui répondre. Mais alors qu'il entrait, avançant presque en terrain conquis, il s'arrêta en voyant Orys assis là, surpris. Ah ben... il n'était pas le seul à chercher un peu de compagnie on dirait. Et il doutait que le Baratheon soit adepte des petits jeux à plusieurs. Pourtant, le baiser léger de la prêtresse le rappela au présent et il soupira doucement, avant d'esquisser un sourire.

« Mes excuses, j'ignorais que vous étiez en pleine conversation. »

Les deux étaient encore habillés, alors il n'interrompait rien de nature plus coquine. Il rattrapa Arya par la taille, baisant son front avant de souffler :

« Trop de pensées m'agitent, je cherchais un peu de... distraction. »

Il glissa un regard vers Orys, avec un air malicieux.

« On dirait que je ne suis pas le seul. »

Il lâcha Arya pour se diriger vers le Baratheon, lui serrant la main avec une franche camaraderie.

« Alors, ça été si difficile avec ma sœur ? »


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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Dim 5 Juin - 19:08


Avec elle, ce n'était bien qu'une parodie de douceur. Nous étions sans cesse à nous jauger, pour percer ce qui animait l'un et l'autre. Un feu intérieur... Mais qui n'était pas le même, en dehors de cette sauvagerie indomptable qui nous caractérisait. Je l'entendis rire avec cet élan moqueur qui la prenait souvent, et parvenait toujours aussi bien à m'agacer comme à me faire dédramatiser. Je soufflai à mon tour, ce qui s'apparentait aussi à un rire à sa remarque.

- Je ne suis pas ton reflet, la Rouge. Je suis celui des Targaryen. Mais tu as raison sur un point... Il n'est pas question de consentir des sacrifices sans en obtenir un gain.

Je ne plierais devant personne, c'est dans cet acier que j'ai été forgé. Mon père avait toujours ri de mes effronteries, car je ne me laissais jamais prendre de haut et n'hésitais pas à malmener les convenances par pure provocation. Les nobles se pensaient toujours supérieurs... Mais ils ne l'étaient pas. Dans l'ombre se jouait souvent bien plus que dans la lumière, et il suffisait d'égratigner quelques couches de vernis pour s'en rendre rapidement compte. J'attaquais de front. La patience viendrait peut-être plus tard, quand j'aurais pris la peine de relativiser. Je me retrouvais à épauler une autre femme, mais qui n'était pas ma soeur. Les rapports étaient bien plus houleux, mais j'avais la conviction que nous parviendrons à avancer conjointement.

Je croisai les mains devant moi, poussant un profond soupir.

- Je ne doute pas de mes choix. J'ai fait ce qui était nécessaire pour mon peuple, mon royaume et ma famille.

Je n'avais pas fait ce qui était uniquement nécessaire pour moi. Je le savais.
J'orientai à nouveau mon regard vers elle tandis qu'elle s'approchait, plongeant ses doigts dans ma chevelure d'ébène. Je lui rendis un regard de défiance alors qu'elle m'incitait à tourner la tête vers elle pour affronter ces eaux glacés. Ma main s'évadait à sa taille pour l'emprisonner aussi bien qu'elle venait de le faire, en juste retour des choses. Je vins à mordiller ses lèvres avant de lui accorder un baiser furtif à cette question lourde de sens qu'elle me posait.

- A d'autres... Tu m'en diras tant. Mes flammes ne parlent pas, elles se contentent de brûler dans mes veines et me donner l'impulsion. Ce que je dois accomplir ? Conquérir un cœur ardent, je présume.

... J'étais plutôt mal parti, mais au moins, les choses avaient été mises au claires avec Deria Martell. Nous aurions d'autres temps pour nous retrouver et profiter d'une compagnie plus sereine. Pour le moment, la colère m'avait trop échauffé les sens pour qu'il en soit ainsi. La Princesse n'était pas dénuée de charmes, bien au contraire. J'aurais plus de mal à éviter de brûler les étapes avec elle, comme à notre première rencontre d'ailleurs.

Je laissai Arya repartir vers la porte de ses appartements alors que quelqu'un d'autres se présentaient peu de temps après moi. J'aurais dû m'en douter... Anders et moi avions une communication de l'esprit parfois un peu douteuse. Je ne pus m'empêcher d'arborer un sourire en coin alors que le Dornien venait requérir la présence d'Arya simultanément. Néanmoins, penser à eux deux étaient pour le moins dérangeant... Non parce que j'entretenais moi-même une relation avec la Rouge, mais simplement parce que je n'aurais pas pensé que mon ami s'intéresse à une femme aussi singulière et énigmatique.

- Aucun problème. Je venais à peine d'arriver.

Il comprendrait sans mal mon amusement premier ainsi, même s'ils n'étaient pas venus chercher exactement la même chose... Ca m'ennuyait de devoir me lever et revenir plus tard pour laisser la priorité à Anders, alors que j'étais arrivé le premier. Aussi, au lieu d'en faire quoi que ce soit, je m'étalais davantage, les jambes étendues devant moi.

- Beaucoup de pensées m'agitaient aussi, en effet. Mais ne vous gênez pas pour moi.

Je rendis un sourire espiègle au Dornien en lui rendant sa poignée de main. Je lui décochai une tape dans l'épaule avant de le laisser s'écarter. Je rejetai à nouveau ma tête en arrière contre le dossier, tandis qu'il me parlait de sa sœur.

- Tu n'as pas idée... Elle ferait presque concurrence à ma dragonne de sœur. Vous vous entendez bien, tous les deux ? Je suis sûr que tu pourrais grandement m'aider à... Disons, mieux la comprendre, peut-être.

Un léger rire secoua mes épaules à cette simple pensée qui me parut subitement saugrenue, en la livrant à voix haute. En fait, il y avait fort à parier qu'Anders ne pourrait strictement rien faire pour m'aider et que leurs deux tempéraments étaient loin de s'accorder, ce qui nous ferait encore un point commun.
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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Sam 20 Aoû - 21:21

Un rire coulé dans le velours et la soie m'échappe. Moquerie affichée et insolente sera ma réponse a sa ruade. Il le sait déjà, au fond de lui, il le sait, mais je n'enfoncerais pas ce clou de sang en lui. Je lui accorde cet ersatz de victoire au goût d'acide.

« Bien car ainsi s'élèvera ton nom. Préférerais-tu un cœur froid et flétri ? Tu prendra plaisir a cette conquête, Amour. »

Un sourire en récompense, un baiser qui n'a d'âme que le brasier qui couve toujours et la musique délicate d'un homme né du sable. Cela m'amuse, je dois bien l'avouer et me plaît aussi, qu'importe chacun sait ce qu'il a attendre de moi et aucun ne se leurre, car je ne le permets pas. Telle est mon honnêteté et mon attachement envers eux, nuls mensonges ne parera mes lèvres lorsqu'ils sont auprès de moi, tant que je le décide. Je ne cacherais nullement mon attachement quelqu'il soit et n'en éprouverais aucune honte.

Mon rire clair dénote dans la lourdeur de l'air, la chaleur se faisant maîtresse des lieux comme toujours en ces terres de désert.

« Qu'importe les raisons tant qu'il ne demeure que l'apaisement. »

Murmurais je doucement en quittant les bras ouvert de mon éclat, rejoignant une table finement ouvragée, recueil d'une carafe de cristal dans laquelle s'endort la saveur délicate d'un vin savoureux. J'écoute les paroles échangées, m'en amuse doucement avant de leur offrir des gobelets rempli a ras. Un sourire amusé accompagne mon mouvement lorsque mon corps s'échoue avec grâce sur une bergère non loin d'eux, auréolé de soie cramoisie.

« Toi mieux que quiconque pourrait comprendre un cœur indomptable, Orys. La liberté qui vous ai chère à tous les deux sera une trame solide si tu sais la tisser. »

Je lui épargne la clairvoyance de nos liens, même si je devine qu'Anders n'est pas dupe. Cela m'indiffère mais j'accède ainsi aux vœux du dragon.

« Surtout lorsque le crépuscule se teinte de sang. »

Murmure délicat au senteur du vin qui orne mes lèvres tandis que je les trempe avec une douceur trompeuse.
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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Mer 24 Aoû - 17:32


Un franc sourire répondit aux paroles d'Orys, alors que le dornien répliquait avec malice :

« Parfait dans ce cas. »

Il aurait détesté devoir repartir parce que ces deux là étaient occupés. Mais la plus élémentaire des politesses le poussait tout de même à demander, quand bien même il était ici chez lui à Lancehélion. Et s'il n'avait rien contre le fait d'entretenir des relations multiples et n'était pas du genre prude, il n'était pas certain que le chevalier dragon soit aussi ouvert que lui à ce sujet. Il remarqua cependant qu'Orys n'était pas du tout disposé à partir et à laisser Arya et lui seuls. Grand bien lui fasse. Le dornien ne se départissait pas de son sourire malicieux alors qu'Orys les invitait à ne pas se gêner pour eux. Savait-il seulement à qui il s'adressait ? Anders était tout disposé à relever ce genre de défis, attention.

« Je crains que ce soit toi qui sois gêné à un moment donné mon ami. »

Arya en profita pour s'échapper des bras du dornien. Il n'en conçut nulle amertume. La femme était insaisissable, elle allait et venait comme bon lui semblait et se donnait à qui elle voulait quand elle le voulait. Cela faisait partie de cette relation étrange et Anders l'acceptait très bien. Comme Orys sans doute. Il n'était en aucun cas jaloux de devoir la partager. Elle lui apportait l'apaisement de l'âme et du cœur, c'était bref mais appréciable. Elle l'intriguait aussi. Aucune contrainte entre eux, aucune exigence et cela était parfait ainsi. Le Dornien n'était pas d'un naturel jaloux. Comment aurait pu-t-il l'être ? Pourtant, il y avait bien une femme qui pouvait lui faire perdre totalement la tête à l'idée qu'un autre la touche et justement une femme qu'il n'aurait jamais à cause des liens du sang... la vie était cruelle. Le destin tout autant.

Il chassa Arianne de ses pensées. Il était venu chercher la détente et l'apaisement, non ? Et s'il ne s'attendait pas à voir Orys ici, cela ne lui déplaisait pas, trouvant la compagnie de son ancien adversaire aux joutes agréable. Même s'il avait ses propres problèmes. Comme ce mariage avec Deria, par exemple, qui n'était pas toujours facile. Elle avait son caractère et Orys était ombrageux. Cela avait du faire des étincelles. Anders ricana à la réponse de son futur beau frère. Concurrence à sa dragonne de sœur ? Au vu de ce qu'il en savait, Deria était moins susceptible... Mais passons.

« Cela a toujours été compliqué entre Deria et moi. Pour de multiples raisons dont certaines dont je n'ai sans doute même pas idée. »

Il haussa les épaules. Aider Orys à mieux la comprendre ? Hélas, ce serait déjà beau que lui y parvienne, ce qui aplanirait ses relations avec son aînée. Immanquablement, leurs discussions s'envenimaient et finissaient mal, même quand elles commençaient sous les meilleurs auspices. Arya ajouta quelques mots qui firent hocher la tête au Dornien. Il n'était pas persuadé que cette union se passe mal. Il connaissait Deria et commençait à faire de même avec Orys et ils avaient de quoi s'entendre malgré tout. En y mettant du leur. Et n'était-ce pas là ce qu'il fallait faire dans toute union pour qu'elle fonctionne ? Mais il y avait aussi tant de facteurs extérieurs qui entraient en ligne de compte... Il porta la coupe offerte par la prêtresse à ses lèvres, lui lançant un regard aigu quand elle reprit la parole, d'un ton... prophétique ?

« Tu n'aurais pas quelque chose de plus optimiste à dire ? Ce n'est pas terrible pour remonter le moral, Arya. »

Il avait parlé d'un ton léger. Même s'il n'était pas assez naïf ou inconscient pour ignorer qu'ils allaient basculer violemment dans le conflit. Et que Dorne ne s'en sortirait pas indemne.

« Mais il existe un passif entre Deriaet moi qu'il n'y a pas entre vous. Interroge Arianne ou Roward, ils te seront plus utiles que moi. J'ai tendance à la hérisser... Je parle plus vite que je ne réfléchis et je lui reproche souvent d'être trop tempérée, alors qu'elle agit en souveraine et pense à Dorne avant tout le reste... »

Il pouvait lui concéder cela. Et il n'était pas assez crétin pour descendre sa sœur devant celui qui allait l'épouser. Mieux valait qu'il aide Deria à gagner des points auprès d'Orys. Même si, en réalité, il y avait déjà un passif entre Dorne et Peyredragon qui entrait dans la balance...


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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Dim 25 Sep - 22:31


Ce rire, moqueur, qui filtrait encore à travers ces lèvres si délicieuses. Celui qui m'avait donné envie, la première fois, de les prendre contre son gré pour la faire cesser. Nous en avions fait du chemin, depuis... Et la Rouge continuait d'agir, insidieusement, dans mon existence, en étant invitée même.

Sans doute avait-elle raison. Deria Martell était belle, désirable... Et certainement bien plus que je n'aurais pu espérer, dans mes rêves les plus fous. Pourtant, tout était teinté d'amertume. Cette alliance, cette union... Une nouvelle conquête, oui. A quel prix ? Je savais ce que je perdais, et ne parvenais pas à m'y résoudre.

- Je le sais, Arya. Je connais ma chance, mon désespoir aussi.

Je m'ouvrais plus volontiers à elle que par le passé. En ces terres, nous étions les étrangers... Ceux dont les mains tenaient le sable pour filtrer doucement entre leurs doigts. Pas d'attaches. Pas encore, pour ma part. Jamais pour elle, qu'elle ne consente déjà. Il y en avait une autre, lovée dans les flammes du Dragon et du Soleil. C'était un vœu de paix qu'elle réclamait entre nous, mais ce n'était pas car nous nous trouvions tous les trois dans la même pièce que quoi que ce soit allait changer. Les paroles d'Anders, teintées d'humour, ne m'arrachaient qu'un sourire espiègle.

- Il est vrai que je ne suis pas autant adepte de nouveaux horizons que votre réputation dornienne le laissent croire, mais j'ai du vin pour patienter.

La Rouge proférait encore ses énigmes, non cette fois issue de ses flammes, mais simplement d'une sagesse qui me manquait en cet instant. Je bus une gorgée dans le verre qu'elle venait de me servir, plongé dans mes pensées. Indomptable, peut-être... Ce qui signifiait plutôt pour moi signe de friction, mais quelque chose m'échappait.

- Comment peux-tu parler de liberté quand il est question de mariage, Arya ?

Il était étrange d'entendre tant de paroles apaisantes, de réconfort, chez elle. C'était rarement le cas, dans cette étrange relation qui nous liait. Anders dédramatisait rapidement ces présages funestes qu'elle nous servait, d'un crépuscule écarlate. J'aurais pensé qu'il m'aiderait, pour comprendre sa sœur et savoir comment l'amadouer, mais j'aurais dû m'en douter... Ce pouvait bien être nos points communs qui la dérangeaient. J'émis un rire bref, quand il mentionna un passif entre eux deux, inexistant entre nous.

- J'ai aussi un certain passif avec ta sœur, Anders. Les rumeurs ne sont pas toutes infondées.

Il me renvoyait vers son frère et sa sœur. Je n'avais pas vraiment réussi à m'entendre avec son frère, les quelques mots échangés ayant suffi à me refroidir... Mais c'était certainement de la mauvaise volonté de ma part, à partir du moment où les fiançailles avaient été scellés avec ma sœur. Maintenant la donne avait changé. Quant à sa sœur, je ne la connaissais pas personnellement. J'appréciais moins lui demander assistance, car les femmes avaient souvent tendance à parler entre elles.

- Comme c'est étonnant... J'aurais pu m'en douter sans que tu m'en détailles les raisons. D'autant qu'elle a pris la peine de dresser un comparatif entre nous deux. Mais ce n'est pas mon tempérament, parfois semblable au tien, qui risque de la déranger le plus... Tout aurait pu se passer à merveille sans les raisons qui m'amènent réellement ici, finalement. La situation entre nos deux royaumes n'est pas au beau fixe, et mieux vaut ne pas compter sur moi pour jouer les diplomates, à calmer les esprits. Ce sont les vraies raisons de nos divergences.
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MessageSujet: Re: Entends tu parfois le chant de la flamme [Livre III - Terminé]   Mar 29 Nov - 15:52


« Tu ne sais pas ce que tu rates. »

Le dornien n'était pas prêt de reculer. Et taquiner Orys était un jeu très amusant. Le Baratheon semblait être quelqu'un de sérieux et même un peu coincé, mais ce n'était qu'une apparence. En le côtoyant, Anders se rendait compte que finalement, le demi-dragon était un amateur de belles femmes et de plaisirs de la chair. Il avait cependant encore quelques réticences sur certains sujets. Quel dommage. Mais si Anders aurait adoré lui faire découvrir certains plaisirs dorniens, il doutait que sa sœur goûte la chose. Voir son promis vautré avec quelques catins en même temps, risquait de la mettre en colère.

Il ricana aux paroles d'Orys, à ses interrogations plutôt, alors qu'il commentait les paroles de la prêtresse Rouge.

« Oh ne sois pas si solennel, être marié à Deria ne sera pas une prison si terrible, je te l'assure. Tu aurais pu tomber sur bien pire. »

Un instant, le dornien se demanda si Deria accepterait que son époux ai des maîtresses. Et si elle continuerait à avoir des amants. C'était tout à fait possible après tout. Les règles étaient moins strictes à Dorne qu'ailleurs. Mais il fallait aussi s'assurer que la princesse soit enceinte de son mari quand le moment viendrait et que l'enfant soit bien d'Orys. Ce qui serait problématique si elle venait à avoir plusieurs relations extra-conjugales. Ou même qu'une seule. Mais cela ne le regardait pas après tout, à eux de faire leurs petits arrangements. Ce qu'Anders savait, c'est que le jour où sa sœur déciderait qu'il était temps pour lui de prendre femme, il ne serait pas fidèle et enamouré. A moins qu'elle soit rudement douée. Mais même s'il se moquait ainsi des craintes d'Orys, il n'était pas loin d'être d'accord avec lui concernant les chaînes du mariage. Il était bien en étant libre, même s'il devait savourer, car cela ne durerait pas.

« Ma sœur a son caractère. Et nous nous opposons souvent. »

Pour diverses raisons qui n'avaient pas à être évoquées ici. Il haussa les épaules pour ponctuer ses paroles. Arianne ou Roward étaient mieux placés que lui pour aider Orys à comprendre sa fiancée. Parce qu'Anders était aussi ignare que le Baratheon à ce sujet. Même si c'était avec lui qu'il s'entendait le mieux. Sans doute parce qu'ils étaient très semblables.

« Aucun de nous n'est diplomate. Ni toi, ni moi, ni ma sœur, ni la tienne. Nous avons pourtant un ennemi commun et pouvons accomplir de grandes choses en nous unissant. L'ennemi de mon ennemi est mon allié... Peut-être que cette alliance ne tiendra pas sur le long terme, mais en attendant, il nous faut protéger les nôtres de Harren Hoare. Et de son allié, Mern Gardener. Cela tombe bien, nous avons de vieux griefs envers nos voisins du Bief. Et avec le mariage de Roward, nous n'avons plus à craindre de guerre avec l'Orage. Nous formons une grande coalition, qui ne tient pas à grand chose, alors même que les mariages ne scellent pas la confiance entre nous. Mais c'est un début. Et peut-être que les liens se resserreront au fil des conflits quand chacun aura prouvé sa valeur. Les hommes se révèlent dans la guerre. »

Il sourit, se servant de nouveau, avant de trinquer :

« Mais en attendant, profitons donc de cette soirée en temps de paix mes amis ! »

Oui, autant profiter encore un peu de confort et de l'insouciance. Car comme le disait Arya, bientôt, il serait temps de pleurer les morts et de venger les outrages.


I am a greedy, selfish bastard.
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