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Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]
MessageSujet: Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]   Mar 26 Avr - 11:33

Voilà quelques jours que nous étions arrivées à Castral Roc. L’installation avait été grandement facilitée par les servantes qui s’affairaient à organiser nos effets et nos nouveaux appartements avec diligence et zèle. Il m’était étrange de ne plus être logée non loin de ma cousine, et de me dire que je ne pourrais plus entrer dans ses appartements à mon gré, comme auparavant. Elle était mariée maintenant, et les choses ne seraient plus les mêmes. Elle m’avait grandement émue, ce jour-là, tant l’instant était solennel et beau. Mais peu important. J’avais plus important à faire, que de me perdre dans mes pensées concernant ma cousine. Plus important, mais qui concernait ma famille. Ma tante… Je savais que les convenances exigeaient que je lui fasse part de mes excuses, concernant mon ton peu aimable durant le mariage, mais la vérité était que j’agirai exactement de la même façon, si l’instant se reproduisait. Thea était arrivée avec ma mère, bien après nous, à Winterfell. Elle n’avait pas fréquenté la Reine Jordane comme j’avais pu le faire, et n’avait pas pu voir qu’elle était aussi tranchante et glaciale que Jeyne ou moi pouvions l’être, quand quelque chose nous déplaisait. Thea n’était qu’une Lady, alors que Jordane Lannister était une Reine, et se devait de recevoir respect et déférence – et non pas d’être ainsi défiée alors qu’elle tente d’avoir un mot aimable et assure qu’elle veillera bien sur les nièces d’une Lady du Nord. Si cela n’avait pas risqué d’amener des conséquences néfastes pour Jeyne, sans doute aurais-je calmé le jeu autrement, plutôt que d’éloigner ma tante par le biais de mon oncle. Je savais qu’il pouvait la calmer et qu’il ferait en sorte de la faire profiter, autant que possible, de la soirée. Je savais aussi qu’il éviterait un nouvel éclat. Si Thea s’était toujours permis de grandes libertés avec le Roi mon Oncle, qu’il avait tolérées en mémoire de Sigyn peut-être, il ne pouvait en être de même avec les autres souverains.

Secouant la tête, je m’attablais au bureau joliment ouvragé qui se trouvait dans la pièce, et saisissais un parchemin. Cherchant les mots. Cherchant comment lui expliquer mon attitude, sans pour autant lui dire que je regrette d’avoir agi comme je l’ai fait. Exercice difficile s’il en est. Et si je commençais par lui parler de notre arrivée ? Me penchant légèrement, je commençais à orner le papier d’une écriture fine et appliquée.



Ma chère Tante,

Nous voici arrivés dans l’Ouest, où tout se passe pour le mieux. Les servants des Lannister sont appliqués et soucieux de notre bien-être, et que notre installation ne souffre d’aucun accroc. Jeyne est radieuse, et Castral Roc splendide. Le climat bien différent de notre froid nordien, ou de celui à Goeville, est bien surprenant, mais cette chaleur est agréable.

La Princesse du Nord et de l’Ouest a fort à faire, courtisée par bien des nobles, curieux de voir qui est cette étrangère qui a épousé leur Prince. Elle est, avec la Princesse Megara qui se voit fiancée à un noble de l’Ouest, Lord Kenning qui accompagnait le Prince, sur toutes les lèvres. Tous ne goutent pas à sa franchise déroutante, mais ils s’efforcent malgré tout d’entrer dans ses bonnes grâces. Elle saurait conquérir la Cour de l’Ouest en moins de temps qu’il ne m’en faut pour vous l’écrire, j’en suis persuadée.

La Reine Lannister prend son rôle de belle-mère très à cœur. Si elle laisse ma cousine s’acclimater à son nouveau royaume pour le moment, elle escompte lui apprendre les rouages de la politique et de l’art de gouverner un royaume. Elle est, comme à Winterfell, intransigeante et à cheval sur le respect des convenances, de son rang et de sa place, mais elle ne diminue pas Jeyne. Elle est après tout la future Reine. Comment vous-portez vous ? Le mariage ne vous a-t-il pas trop éprouvée ?

Avec toutes mes pensées affectueuses,
Votre nièce,

Lynara



Codage © Kanala


Je reposais la plume, profondément insatisfaite. Je ne m’épanchais que rarement, et mes jeunes années à Karhold n’avaient pas nécessité que je le fasse tant mon enfance avait été douce. Les années passées aux côtés de Jeyne ne l’avaient pas été tout autant, mais bien souvent les alcôves où je pouvais me dissimuler de tous accueillaient mes chagrins et mes peines. Jon m’y avait quelques fois trouvée et avait eu la décence de ne pas faire de remarques mais plutôt de me distraire, mais il n’avait pas recueilli mes confidences quand j’avais le cœur si lourd. Jeyne, plus tard, avait su se faire oreille attentive quand je ne parvenais plus à garder tout cela pour moi. Je ne pouvais cependant que difficilement me confier sur la peine qui m’accablait en cet instant. Je devrais oser déranger ma cousine pour cela, mais elle avait bien plus à penser. Et je ne pouvais confier à une lettre mes tourments.

Cachetant la missive avec le sceau des Karstark, je me dirigeai vers le corbeau qui m’avait été descendu, pour l’envoyer vers Blancport – Thea devait déjà s’y trouver. Peut-être me parlerait-elle des préparatifs du mariage de notre cousin. Peut-être cela me consolerait de ne pouvoir m’y rendre.


Le doute est une force. Une vrai belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant. © Pierre Bottero

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MessageSujet: Re: Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]   Jeu 28 Avr - 14:07

Théa était arrivée à Blancport depuis quelques jours. Elle s'était d'abord entretenue un peu avec Alysanne Manderly sa cousine et maîtresse des lieux. Puis elle avait commencé les préparatifs du mariage à venir avec Lady Mandderly et Lady Cerwyn. Les dames de la maison aidaient également, ce qui permettait d'avancer à une vitesse raisonnable. Les derniers événements avaient poussé à avancer le mariage. Plus tôt Bowen Glover et Maedalyn Cerwyn seraient unis et bénis par les anciens dieux, mieux cela valait. La guerre nous réserve parfois de bien terrible surprise. Mais s'il y avait bien une chose que la Brune n'avait pas anticipé c'était l'annonce qu'avait faite Torrhen Stark devant la Cour lorsqu'il était revenu avec Rhaenys Targaryen. La mère des Dragons, à Blancport, Théa en avait froncé les sourcils de méfiance. Et puis la méfiance avait laissé place à la surprise, l'incrédulité. Mariage, le mot était tombé comme un couperet. Théa ne savait pas comment réagir. Elle avait ressenti comme un poids qui se soulevait enfin de ses épaules. Libéré en quelque sorte de son engagement en vers Sigyn, Théa pouvait enfin la retrouver, pour elle seule. Dire que la fille cadette des Karstark avait une relation possessive et malsaine avec la morte était un doux euphémisme. Mais en même temps, elle avait l'impression que le seul lien qui la liait à Torrhen Stark disparaissait, que le lien qui existait entre elle et les fils Stark s'évaporait. Une nouvelle reine du Nord, s'était une page de plus qui se tournait. Perdue entre deux eaux, Théa se noyait dans la seule chose qu'elle avait à faire à Blancport, les préparatifs. Oh elle s'était permise de faire parvenir deux plis à la Reine de Peyredragon. Sa franchise avait touché la femme et outragée la reine. Le froid régnerait entre elles encore un bon moment.  
Une servante frappa à la porte des appartements de Lady Karstark. Elle la trouva assise à une fenêtre et lui tendit un plis avant de se retirer. Théa regarda la lettre cacheter au sceau des Karstark. Lynara, cela ne pouvait être qu'elle. Elle apportait sûrement des nouvelles de l'Ouest. La tante se leva et fit quelques pas vers son lit. Elle s'y assit lourdement et ouvrit le plis. Ses yeux parcoururent les mots couchés sur le parchemin. Sa petite Lynara, même là-bas, elle prenait le temps de lui écrire. Touchée, l' « Ombre de Karhold » alla s'asseoir et entreprit de répondre à sa nièce. Elle prit un parchemin, trempa sa plume dans l'encre et commença.



Ma nièce chérie,


Te lire me remplie le coeur de bonheur. J'ai crains que tu m'en veuilles encore longtemps pour mon comportement envers la reine de l'Ouest et maintenant belle-mère de Jeyne, ta cousine. Je suis ravie d'apprendre que votre installation se passe au mieux. Je ne doute pas un seul instant de ce que tu me dis sur Jeyne. Elle a toujours été aussi radieuse que sa mère, je l'ai toujours su. De tous les enfants Stark, c'est elle qui lui ressemble le plus. Le climat là-bas est bien différent du nôtre je veux bien le croire. Il doit être plus doux, plus clément aussi. Mais c'est la rigueur de notre climat qui nous a forgé. Jeyne et toi resterez toujours des filles du Nord., mais si l'Ouest vous plaît alors sache que la tante que j' en suis est heureuse.
Jeyne a toujours eu un caractère marqué, sa mère me l'a souvent dit dans ses nombreuses lettres. J'espère seulement que les gens de Castral-Roc n'en souffre pas trop. Tous autant qu'ils sont. Je dois reconnaître que la Reine Jordane Lannister sait ce qu'elle fait. Elle saura apprendre à Jeyne son futur rôle de Reine.

Lynara, tu dois sûrement trouver mes propos bien loin de ce qu'ils peuvent être. Apprends ici que j'ai décidé d'aller un peu de l'avant du moins j'essaye. Je n'ai pas eu de réponse de Jeyne après mon dernier corbeau. J'espère qu'elle a bien reçu mon présent pour son mariage et qu'il lui a fait plaisir.

Je suis actuellement à Blancport pour le mariage de Lord Bowen Glover, notre cousin avec Lady Cerwyn. Les préparatifs avancent bien. Les couleurs des maisons Cerwyn et Glover se mêlent avec harmonie à celle de la maison hôte, les Manderly.  De plus, Bowen a tenue à ce que j'aide Lady Maedalyn dans ses préparatifs personnels et à ce que je la rassure. Je ne sais si j'y arriverais. J'avoue ne pas encore lui faire totalement confiance. Après tout comment pourrai-je, je ne la connais pas suffisamment. Tu me connais il me faudra du temps, mais elle est sur la bonne voie.

Que nos anciens dieux vous gardent toi et Jeyne,
Avec toute ma tendresse,

Ta tante,

Théa


Codage (c)Kanala


Théa regarda les mots qu'elle avait inscrit sur le parchemin. Les mots étaient encore froids, malgré ses efforts elle e savait. Lynara sentirait sûrement la différence, mais elle aurait aimé être plus chaleureuse, plus affectueuse. Elle relu le plis, une fois, deux fois et une troisième fois. Elle n'était pas sûre d'elle. Elle n'était pas certaine de ce que pensait Jeyne. Elle avait peut-être délibérément pas répondu à sa dernière lettre ? Lynara, elle devait le savoir elle. Et si sa nièce, la princesse du Nord et de l'Ouest ne voulait plus lui parler, au moins aurait-elle des nouvelles par Lynara. Elle ne lui avait pas parlé de la dernière nouvelle concernant le mariage du Roi du Nord avec la Reine de Peyredragon. Elle le savait peut-être déjà. Théa Karstark se leva et confia la lettre à un corbeau qui devait la porter jusqu'à Castral-Roc.
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MessageSujet: Re: Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]   Lun 9 Mai - 19:55

De nombreux jours étaient passés, depuis que j’avais envoyé ma première missive à ma tante. Il fallait dire que si les corbeaux étaient plus rapides qu’un messager, ils ne pouvaient pas non plus se tuer à la tâche. La patience n’était pourtant pas réellement mon fort, mais la nouveauté de Castral Roc remédiait à cela, et je ne pensais pas en permanence à ces quelques mots adressés à ma tante. Je n’étais pas à même de me retourner l’esprit à ce sujet, dans tous les cas. Si nous pouvions nous affronter, quelques fois, quoi que Thea soit moins virulente que moi, à mon encontre du moins, jamais rien d’irrémédiable ne nous opposerait, j’en étais certaine. Toujours est-il que, lorsque l’on m’avait indiqué que cette missive était pour moi, je m’en étais saisie, remerciant rapidement mon interlocuteur, et avais rejoint mes appartements, pour la lire en toute tranquillité.

Un certain soulagement me prit, à la lecture des premiers mots qu’elle m’adressait. S’était-elle sentie froissée de ma réaction, ou l’avait-elle comprise ? Je n’aurai su le dire, mais ni elle ni moi n’étions rancunières à ce sujet, et cela me convenait très bien. Je parcourais le message avant rapidement, avant de le relire plus posément. Je connaissais peu ma tante, si ce n’est par ce que Père m’en avait dit, ce que la famille avait évoqué, mais je savais la réputation de Jeyne vis-à-vis de sa mère, et je n’en aimais que plus Sigyn Stark, tant j’aimais ma cousine.

Fort heureusement, j’étais seule, car la surprise de lire ma tante ne pas s’enfermer dans sa tristesse de nous savoir loin d’elle était grande, et un tel message était à vrai dire réellement inattendu. Mais c’était malgré tout réconfortant… Puisse-t-elle réellement le penser, et le faire. L’avenir seul nous le dirait.



Ma chère Tante,

Je ne vous offenserai pas en prétendant ne pas avoir été perturbée par votre attitude envers la Reine Jordane Lannister. Je ne peux toutefois vous blâmer de ne pas l’avoir côtoyée autant que moi, durant son séjour dans l’Ouest, et de ne point avoir remarqué son intransigeance au sujet de bien des choses, ni de la tolérance exacerbée dont le Roi mon Oncle a toujours fait preuve à votre encontre, ou dont Père et Grand-Père eux-même ont fait preuve. Soyez assurée que rien ne saurait cependant me fâcher éternellement, encore moins si cela concerne quelqu’un que je chéris.

Lire ça sur Sigyn et Jeyne me rend incroyablement joyeuse – si Jeyne ressemble tant que cela à sa mère, alors je ne peux douter de l’excellence de celle qui fut ma tante, et ne peut que comprendre le sentiment qui vous liez, comme je suis moi-même liée à Jeyne, que j’aime comme une sœur et peut-être même davantage encore. Cette affection ne peut que me rendre heureuse, tant que je suis à ses côtés, où que ce soit. Que l’Ouest soit plaisant et un lieu de vie qui semble doux sous bien des aspects n’est qu’un avantage de plus. Ne vous inquiétez cependant pas trop pour la Cour du Roc, ils sont bien trop affairés à décrypter le moindre des gestes de leur nouvelle Princesse, et la moindre des raisons qui a conduit aux fiançailles du plus fidèle ami du Prince et Capitaine de sa garde, à la fille aînée Lannister, la Princesse Megara, pour souffrir de son caractère. Pour le moment, du moins. Mais en effet, elle sera une excellente Reine, d’autant plus en étant instruite par l’actuelle Reine de l’Ouest. Une femme forte et compétente, qui en instruit une toute aussi forte.

Vous me voyez heureuse, ma tante, de lire cette volonté que vous avez. Quoi que vous puissiez en penser, ou en dire, vous gagnez à être connue, et sitôt que vous laisserez les autres le voir, alors votre vie sera-t-elle sûrement plus paisible, et plus douce. Mais quelle est la motivation derrière ce changement, ma Tante ? Quant à la missive de Jeyne, il est fort curieux que vous ne l’ayez pas reçue, mais je gage qu’elle vous sera parvenue avant que vous ne receviez la même. Elle était fort satisfaite de votre présent, bien plus émue qu’elle ne le reconnaîtra sûrement. J’avais, avant son mariage, remis une tiare appartenant à sa mère à ma cousine, que Mère m’avait confié à mon départ de Karhold il y a tant d’années, votre présent s’alliera parfaitement avec.

Vous me voyez enchantée de nouveau de savoir que vous prenez part aux préparatifs de ce mariage qui, je l’espère, sera beau et extravagant. Je ne saurai exprimer par des mots ma tristesse de n’y être point présente, mais je penserai à vous tous, et je compte sur vous pour transmettre au jeune couple les présents que je souhaite leur offrir. Pourrez-vous, si Père agréé, les faire confectionner pour moi ?

En ce qui concerne Lady Maedelyn, elle m’a demandé, au mariage de Jeyne, ce que je pensais de Bowen. Je ne lui ai pas fait l’affront de mentir, je n’ai de toute façon rien de négatif à dire à ce sujet, mais j’espère l’avoir rassurée autant que possible. Je ne la connais pas aussi bien que je le souhaiterai, mais elle me semble une bonne épouse pour notre cousin. Je ne peux, en tout cas, que l’espérer. Réservez donc votre opinion, mais ne la blâmez pas de son attitude – se voir ainsi contrainte à un mariage sans même que son père ne l’ait avertie avant que son promis ne le fasse, comme c’est notre lot à toutes, bien que vous ayez eu la chance d’y échapper pour le moment, n’est, je pense, guère facile. Elle mérite tout le soutien qu’elle peut avoir, bien que Lady Manderly doit la distraire assez aisément, je suppose – du souvenir que j’ai d’elle.

Que les anciens Dieux vous préservent, ainsi que notre famille,
Avec toute mon affection,

Votre nièce,

Lynara



Codage © Kanala


Je pensais avoir tout dit. Je l’espérais, en tout cas. Il ne serait pas trop tard pour rajouter des mots, dans une future lettre. La cachetant, je l’attachais au corbeau à mes côtés, et l’amenais près de la fenêtre, afin qu’il prenne son envol.


Le doute est une force. Une vrai belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant. © Pierre Bottero

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MessageSujet: Re: Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]   Mer 29 Juin - 0:10

Les festivités avaient pris fin. Blancport résonnait de moins en moins des conversations entre les différents convives. Certains étaient déjà repartis, d'autres étaient, comme la famille Karstark, sur le point de le faire. Théa allait bientôt quitter l'effervescence de Blancport pour rejoindre le calme de Karhold. Malgré tout, malgré cette douce perspective, la nordienne avait l'esprit agité. Agité par des visages, plus distincts que d'autres. Et puis elle était préoccupée par la décision de son ancien beau-frère de prendre une femme du Sud comme épouse. Elle était belle, c'était certain. Mais elle n'était point une fille du Nord. Elle s'en méfiait un peu et elle ne s'était pas gênée pour lui faire comprendre que si elle était loyale à Torrhen Stark et quand bien même elle respectait sa volonté, elle, elle n'était pas encore prête à s'incliner devant elle en l'acceptant comme reine du Nord. Rhaenys était une reine étrangère aux yeux de Théa et pour le moment elle le demeurait bien que promise au roi du Nord. Et puis, il y avait toujours l'ombre de Sigyn qui ne disparaissait pas.

Théa Karstark avait alors rejoint ses appartements. Elle se trouvait assise devant une missive qu'on lui avait apportée la veille de la cérémonie de mariage. Elle aurait voulu avoir le temps de répondre à sa nièce, mais le temps lui avait fait cruellement défaut. Elle ce jour-là, elle prit le temps de relire la lettre écrite de la plume de Lynara. Ses mots touchaient le cœur de sa tante. Sur le visage pâle de la Karstark, une larme roula comme une perle. En lisant ces mots, elle prenait doucement conscience de la terrible erreur qu'elle aurait pu commettre quelques mois plus tôt. Fort heureusement, pour une fois, elle ne s'était pas entêtée et avait finalement adopté la position de Nelya Corbois. Cela lui avait coûté cher de reconnaître que cette femme n'avait peut-être pas tout à fait tord. Mais quoi qu'il en fut, elle ne l'admit jamais devant témoin.
Après avoir relu les mots couchés sur le parchemin, Théa Karstark entreprit de répondre à sa nièce. Elle n'allait pas revenir sur son comportement vis à vis de la reine du Roc. Lynara avait donné sa position, à elle d'en rester là dorénavant.



Ma nièce chérie,


Pardonnes-moi du retard que j'ai mis à te répondre. Je n'ai pu hélas donner suite à ta dernière missive que maintenant. La cérémonie de mariage de Lord Bowen Glover et Lady Maedalyn était magnifique. Je regrette simplement de ne point avoir pu vous y voir Jeyne et toi. Le nord se languit de sa princesse et les Karstark ainsi que les Stark de leurs filles respectives. Ton père n'en laisse rien paraître mais je soupçonne que ton éloignement le pèse. Malgré tout, je lis et j'apprends avec enchantement que j'ai eu raison d'écouter certains conseils qui m'ont été suggérer de t'avoir laisser quitter le Nord. Ce choix n'a point été facile et j'ai bien cru ne jamais y parvenir. Je reconnais que je ne me suis pas assez rendue à Winterfell dans le passé et sans doute je n'ai pu voir la complicité qui te liait à Jeyne. Elle mérite sans doute cette amitié et cet amour fraternel. Quant aux fiançailles entre le capitaine de la garde du prince héritier du Roc et l'aînée des princesse, j'en suis quelque peu surprise. Mais je suppose que tout ceci n'est encore une fois, qu'une question de politique et d'alliance.

Pour ce qu'il en est de ma récente volonté de changement, je dois avouer qu'elle me fait moi-même un peu peur. Mais les récents événements m'ont fait prendre conscience qu'il était temps pour moi de ne plus rester dans le passé. Quant aux raisons, elles sont nombreuses, et je reconnais que notre roi n'y est en parti pas étranger. Lynara, tu as sûrement du avoir vent de notre discussion houleuse au lendemain du mariage de Jeyne. Il faut croire que la rancune et la tristesse m'empêchaient de voir là où était mon propre bonheur et ma force. Maintenant je commence à m'en souvenir et je le dois à une amie, oui j'ose le dire, une amie vivant dans le royaume du Val. Il s'agit de Lady Lyra Royce. Peut-être en as-tu déjà entendu parler ? Cette femme est bonne conseillère et ses missives me sont d'un grand soutien.


En ce qui concerne le mariage de Bowen et Lady Maedelyn, il fut magnifique bien que privé d'un rayon de soleil et d'une louve. Je gage par ailleurs qu'avant de recevoir cette missive, Lord Bowen vous aura écrit de sa plus belle plume.
Je peux t'assurer que le jeune couple qu'ils forment à présent a apprécié à sa juste valeur les présents qui étaient les tiens. Mon frère ton père a évidemment accepter de les faire confectionner. Je n'ai pas eu à lui en parler bien longtemps. Lady Glover est certainement une femme très respectable, mais tu connais mon tempérament et il faudra plus qu'un simple jour de mariage pour qu'elle est ma confiance absolue comme peuvent l'avoir les membres de ma famille. Mais je gage que je ne lui ferme pas les portes. À elle de me montrer qu'elle en est digne. Mais de ce que j'ai pu observer, elle est sur le bon chemin. De plus, Lady Manderly s'occupe à merveille de notre jeune mariée. Le caractère de notre cousine n'a point changé avec le temps et cela me plaît.

Mais quoi qu'il en fut, malgré  quelques frasques que j'essayais tant bien que mal d'éviter, je dois admettre que les mariages favorisent les rencontres. Mais ceci n'est certes pas l'objet de cette missive. J'aurai aimé poursuivre mais le temps me manque et l'angoisse me gagne. Arnaut et ton oncle partirons bientôt pour le Sud et ils seront déjà en marche pour le Conflan lorsque tu recevra ce plis. J'ai bien reçu la réponse de Jeyne et je gage qu'elle recevra bientôt un corbeau en provenance du Nord.

Que nos anciens dieux vous gardent toi et Jeyne,
Avec toute ma tendresse,

Ta tante,

Théa


Codage (c)Kanala


Théa Karstark releva le visage du parchemin. Elle avait laissé des zones d'ombre. Mais comme à chaque fois, c'était volontaire. Certaines choses ne devaient être dévoilées sous aucun prétexte. Mais la distance pesait à la Brune. L' «Ombre de Karhold » cherchait sa lumière, elle cherchait désespéramment une lumière à laquelle s'accrocher. Au fond, elle n'avait jamais changé. Les aléas de la vie avait simplement révélé différentes facettes de ce qu'elle était. Elle n'était qu'un pâle rayon de soleil qui luttait encore et toujours pour éclairer auprès des autres. Seule elle n'était rien, mais avec sa famille, elle avait le potentiel pour illuminer le Nord.
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MessageSujet: Re: Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]   Sam 30 Juil - 19:51

Il était assez frustrant de devoir attendre, pour avoir des nouvelles de ma famille, et des gens qui m’étaient chers dans le Nord, mais je n’avais, je le craignais, guère le choix. Et je ne regrettais en aucun cas ma décision – j’appartenais à Jeyne, et ma place était à ses côtés, nulle part ailleurs. Je n’aurai pas voulu la quitter. Pas une seconde. Et il était nettement préférable d’être éloignée de mes proches par la personne qui comptait le plus pour moi, plutôt que de leur être enlevée par un époux que je n’aimerai pas et qui ne m’aimerait pas, mais avec lequel je serai forcée d’accomplir mon devoir. Les mots que j’échangeais, cependant, m’apportaient bien du réconfort, et étaient nettement préférables à un silence total. Je n’avais pas directement répondu à ma tante, dès réception de sa missive, quelque peu préoccupée, et je ne souhaitais pas le faire à toute vitesse, alors qu’elle savait sa tante sensible, et sujette aux maladresses dont elle pourrait faire preuve. J’étais tout de même rassurée, quant à l’humeur de ma tante – cela n’avait jamais été facile, que de jongler avec la maladie qui la terrassait parfois, et la faisait se comporter de manière irraisonnée. Le parchemin à côté de moi, je le relisais à mesure que je répondais.




Ma chère Tante,

Vous devez avoir, comme moi, moult obligations, et je ne suis nullement offusquée de l’attente. Ne vous excusez donc pas de cela, sachez que recevoir vos lettres est toujours un plaisir, et un soulagement, d’ainsi avoir des nouvelles de ce Nord que j’ai quitté, et qui aura toujours une place importante à mes yeux. Vous me voyez rassurée de savoir que Bowen et Maedelyn ont eu droit à un mariage splendide, et que tout s’y soit bien passé. Cela ne peut augurer que du bon à venir, ils n’en méritent pas moins. Je suis comblée, de me trouver aux côtés de Jeyne, et de découvrir ces terres qui recèlent de nombreuses merveilles. J’espère égoïstement que les conflits qui embrasent Westeros nous laisseront quelque répit, afin de  pouvoir en découvrir davantage.

Codage © Kanala


Je posais la plume dans l’encrier, un instant, poursuivant ma lecture, froissant la plume en serrant mon poing autour d’elle. Me laisser quitter le Nord ? Ma tante n’avait nul mot à dire à ce sujet, et si elle avait agi afin d’empêcher cela, je n’aurai nullement toléré une telle intervention. Elle devait se résigner à nous voir éparpillés en Westeros, et loin d’elle. Elle était… chanceuse, que ses soucis aient forcé notre grand-père à l’isoler, sans quoi elle aurait elle aussi été mariée et éloignée des Karstark – comme il est du devoir de toute femme, auquel elle faisait défaut à vrai dire.



Je crains que votre père et le mien n’ait guère accordé d’importance à votre opinion, ma tante. Si j’ai pu accompagner ma cousine, c’est car les Stark sont nos souverains et méritent notre fidélité jusqu’au bout – mon père accompagne le Roi depuis bien longtemps, ma place seule est auprès de notre princesse. Je ne sais quelle place vous souhaiter occuper, mais vous devriez vous aussi respecter les devoirs qui vous incombent, en tant que cadette d’un Lord important du Royaume du Nord. Votre sœur l’avait compris, Mère l’a compris, votre frère aussi.

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S’interrompant un instant, elle fronça les sourcils, ne sachant guère que dire de plus, concernant Gareth et Megara Lannister, aussi s’abstint-elle.



Vous me voyez toutefois, comme je vous l’ai dit, rassurée et plus sereine quant à votre avenir, que vous envisagiez de changer, de quelque manière que ce soit, bien que vous en soyez effrayée. Ne croyez pas que je sois restée impassible, en venant à Winterfell enfant, et en rejoignant l’Ouest maintenant. Jeune femme à marier, en plus. Vous saurez la surmonter, pour peu que vous fassiez honneur à ce que vous m’avez dit sur Sigyn, et à nos frères, qui disposent tous d’une grande force. Nul n’a osé ébruiter des racontars sur une mésentente entre le Roi du Nord et sa famille, mais si cela a pu vous ouvrir les yeux, alors je lui en suis assurément reconnaissante. Quant à Lady Royce, je n’ai guère eu le plaisir de la rencontrer, mais je serai ravie de pouvoir remédier à cela, si l’occasion se présente.

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Un mince sourire naquit sur mes lèvres, alors que ma tante évoquait de nouveau le mariage de Bowen, et le plaisir qu’a amené pour sa femme et lui mes présents. Je ne pouvais que lui être reconnaissante de les lui avoir transmis, et d’avoir œuvré auprès de Père pour qu’ils soient confectionnés. Malgré le froissement que je ressentais à l’idée qu’elle ait pu vouloir empêcher ma venue dans l’Ouest.



Je vous remercie grandement d’avoir veillé à ce qu’ils soient confectionnés, et leur parvienne. Quelles que soient mes paroles, je sais que je peux compter sur vous, et cela me rassure. Savoir que quelqu’un me soutiendra toujours est d’un grand réconfort. Et que vous preniez le temps de me confier cela, alors que vous devez avoir fort à faire avec notre cousine. Mais dites m’en plus sur ces rencontres ? Je suis curieuse, et désire tout savoir de ce mariage.

Je prierai pour Père et mon Oncle. Que les anciens Dieux les préservent, ainsi que vous, que notre famille,
Avec toute mon affection, ,

Votre nièce,

Lynara



Codage © Kanala


Reposant la plume, je me rendais à la volière, ignorant les souvenirs qui me revenaient, et la colère de m’être laissée aller ainsi. Cela ne devait plus se reproduire, je me l’interdisais. J’attachais la missive à un corbeau et le regardais s’envoler un bref instant, avant de rapidement tourner les talons.


Le doute est une force. Une vrai belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant. © Pierre Bottero

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MessageSujet: Re: Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]   Lun 1 Aoû - 16:38

An O, mois 8,
Théa Karstark était finalement de retour à Karhold. Elle avait suivit sa mère et ses belles-sœurs alors que ses deux frères avaient pris la route du Sud. Les Nordiens marchaient vers le Conflan et les îles de Fer. L'armée du Noir rencontrait bientôt sûrement celle du loup. Et dans tout ceci, Théa restait fidèle à elle-même. Impassible femme de glace qui laissait le temps s'écouler sur ses courbes. Une endormie qui s'éveillait à chaque lettre que sa nièce lui envoyait depuis l'Ouest. Une fois n'était de plus, Théa Karstark accueilli avec une joie bien dissimulée la missive de Lynara Karstark. Elle la faisait tourner entre ses doigts fins et nacrés. Elle aimait cette nouvelle complicité. À croire qu'il avait fallu un éloignement forcé pour qu'enfin Théa se dévoile encore un peu plus à sa nièce ou plus exactement à ses nièces. Elle n'en doutait point du moins elle l'espérait qu'à travers Lynara, elle pouvait touché un peu Jeyne. Cela faisait un moment qu'elle l'avait reçue. Mais elle n'avait pas voulu y répondre pendant le voyage. Fort heureusement, sa nièce ne lui tenait pas rigueur de ces retards. Elle comprenait parfaitement que sa tante aie été prise par les derniers événements.

Sortant un rouleau et de quoi écrire, elle répondit soigneusement à Lynara.



Ma nièce chérie,


Ma chère Lynara, je suis une vois de plus ravie de lire que tu te plais aux côtés de ta princesse. J'espère que Jeyne se porte bien et que ces premiers mois en tant qu'épouse se déroulent du mieux possible. Je crois comprendre que la Reine Jordane Lannister prend à cœur son rôle de belle-mère et lui enseigne du mieux qu'elle peut celui de reine. J'en suis touchée et je dois reconnaître que je me suis peut-être trompée à son sujet. J'aimerai que tu lui présente mes hommages et mes excuse. Je ne souhaite point l'importuner par une missive de la sorte alors que les jours et les heures sont précieux pour tout le monde.

Ma Lynara, sache que ta réaction n'est nullement égoïste. Il est normal de souhaiter que les derniers événements qui secouent Westeros n'arrivent point jusqu'à nous. Je m'inquiète moi-même pour ton père et ton oncle ainsi que pour notre roi et ses fils.

Ma nièce, apprends ici que je connais parfaitement ma place. Mais la comprendre et l'accepter son deux choses bien différentes. J'ai toujours su au fond que tu partirais un jour tout comme Jeyne partirait un autre. Mais je ne pouvais accepter de vous savoir si loin de moi. Il y a tellement de choses que j'ai voulu faire pour vous tous. Tu ne sais la place qui est la mienne. Moi je peux te répondre. Elle est dans le Nord, auprès des miens, et cela ne signifie pas seulement les Karstark. Tant de distance pour vous protéger. Je ne demande pas que tu comprennes, simplement que tu l'entendes.

Je suis soulagée d'apprendre que mes altercations n'ont point franchi les frontières Nordiennes. Je tiens à ce que nos alliés et nos ennemis considèrent toujours que les plus proches parents des Loups s'entendent avec ces derniers. Quant-à rencontrer Lady Royce, peut-être un jour cela te sera possible. Il s'agit là d'une femme admirable que j'estime beaucoup. Je n'ai pu hélas la revoir, n'ayant pu accompagnée la délégation nodienne aux Eirryées.

Pour du reste, tu n'as point à me remercier. Mon geste est légitime et je ne saurai faire autrement. Je te considère bien plus comme une petite sœur que comme la nièce que tu es. Alors ne te soucis point du temps que je prends. T'écrire es un plaisir au quel je ne saurai me soustraire.

Pour ce qu'il en est de ces rencontres, j'ai eu le plaisir de retrouver une amie, Lady Omble. Mais ce qui suit restera entre nous, ton père serait que bien trop heureux de l'entendre. Je gage qu'un jour il saura mais en attendant, j'aimerai que cela reste entre nous. Nous verrons bien qui de nous deux fêtera ses noces en premiers.

Je gage que tes prières les accompagnent.


Que nos anciens dieux vous protègent des horreurs de la guerre toi et Jeyne,
Avec toute ma tendresse,

Ta tante,

Théa


Codage (c)Kanala


Théa avait terminé sa missive avec une pointe de mystère. La voilà qu'à la lumière de la nuit tombée, ses joues si pâles d’ordinaire se paraient d'un délicat ton rosé. Théa roula le parchemin et se dirigea vers la volière. Ses pas glissaient, légers sur le sol. Fantomatique, l' "ombre de Karhold" arrivait jusqu'aux oiseaux. Elle confia le précieux parchemin à l'un des volatils et le laissa finalement s'élever dans les airs.
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Les mots peuvent ils porter mon âme ? [Tour III - Terminé]
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