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The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé
MessageSujet: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 30 Mar - 17:57






Blancport

An 0 Mois 6.


Le soleil s’était couché depuis plusieurs heures déjà. Peu à peu les bruits avaient cessé dans la citadelle, pour laisser place à un silence nocturne. Nombreux étaient ceux qui profités de ces quelques heures de sommeil bien mérités. Je les enviais. Je leur enviais la facilité à laquelle ils parvenaient à s’endormir quand bien même des troupes secouaient leur pays. Pour ma part, j’en étais incapable. Je venais de recevoir l’un des rapports de Baâl, et il ne manquait pas de m’inquiéter. Je ne pouvais regretter ma venue dans le Nord, cependant peut-être n’étais-je pas venue au moment le plus opportun ? J’avais peur pour mes hommes. J’avais peur qu’ils puissent perdre foi en notre cause, en moi. Mes conseillers veillaient à ce que tout se déroule sas incident simplement… Simplement ils ne pouvaient que me représenter et non pas me remplacer. Si Torrhen m’avait fait part de son désir de me voir passer du temps en sa compagnie et en son royaume, je me retrouvais face à un choix à faire.

Je soupirais et écartais la lettre de Baâl avant de la ranger son clef. Je glissais cette dernière autour d’une corde que je vins attacher à mon cou. Si j’avais conscience que je ne pouvais rien faire pour l’heure, je n’arrivais cependant pas à dormir. Otant ma robe de chambre, j’enfilais l’une des robes que j’avais apporté avec moi, avant de me vêtir d’une cape faite de fourrure. Je ne pouvais me permettre d’attraper froid. Je sortais ensuite de ma chambre, me décidant à aller me balader afin de m’aérer l’esprit. Les gardes royaux qui me servaient d’escorte me suivirent aussitôt, assurant ma protection comme on leur en avait donné l’ordre. Je marchais plusieurs temps dans les couloirs, avant de monter plus d’une volée d’escalier. Je voulais attendre la plus haute tour, afin de pouvoir profiter du grand air. Je fis signe à mon escorte de m’attendre à la porte, après qu’il eut vérifié que personne ne s’y trouvait. Je refermais derrière moi le battant avant de monter sur l’un des créneaux. J’avais toujours aimé prendre de la hauteur, et le vide n’avait jamais été effrayant à mes yeux. Je fis le tour des créneaux, sautant de l’un à l’autre jusqu’à revenir à mon point de départ. Je m’asseyais, les jambes pendant dans le vide, tout en regardant la ville sous mes yeux. De nombreuses torches étaient encore allumées et si on y prenait garde, on pouvait entendre quelques éclats de rire, ou de bagarre.


Je restais de nombreux minutes ainsi, avant d’entendre des pas se rapprocher vers moi. Je soupirais, avant de tourner la tête, décidée à renvoyer le ou les gardes qui avaient décidés de troubler cette paix que j’essayais de retrouver. Je fus assez surprise de voir, non pas un noble nordien chargé de ma protection avancer jusqu’à moi, mais le Roi Torrhen Stark. Avait-il ressenti le même besoin que moi ? Ou me cherchait-il ? S’il était aventuré en dehors de sa chambre, il n’avait surement point manqué le fait qu’il n’y avait plus de garde devant ma porte pour la surveiller, et en avait déduit que j’avais quitté mes quartiers. Je lui avais fait part, lors de notre voyage nous conduisant à Blancport que je n’étais pas femme capable de tenir en place au grand dam de ma mère qui avait espéré avoir une enfant moins turbulente et plus sage et au grand plaisir de mon père qui y voyait là un signe de ma vivacité d’esprit. Vivacité d’esprit… C’était ainsi qu’il appelait toujours cette curiosité qu’il avait su faire naitre en moi. Je saluais le Roi en prononçant son prénom, avant de me tourner de nouveau vers la ville en contrebas.




Shall we begin?


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Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Ven 6 Mai - 23:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 30 Mar - 23:21

Je terminais ma discussion avec Conrad, mon Sénéchal. L'homme était serein. Il voulait déjà commander la réserve de cavalerie. Je me demandais si je ne devais pas plutôt l'envoyer avec mon fils, accomplir une autre mission. Après tout, j'avais déjà l'entourage suffisant pour accomplir mes propres objectifs, les effectifs qu'il fallait. Et somme toute, l'armée du Nord avait été réformée pour laisser plus de mou à mes exécutants. Je n'avais pas convié ma promise à cette réunion, car je l'avais laissée en compagnie lors du repas de quelques dames de haut parage. Il était important qu'elle puisse discuter avec des nobles de mon pays, qu'elle puisse échanger avec la Manderly sur des questions de commerce maritime, par exemple. Je m'étais excusé et étais allé lire les rapports sur l'avance des troupes Hoare. De nouvelles missives arrivaient. La nouvelle du raid de Pouce-Flint. J'avais froissé le document. Claquant du poing contre le bureau alors que Conrad nous servait une corne de Brune corsée. J'avais pris toutes mes dispositions, appâtant les pillards avec quelques navires flambants neufs, heureusement peu onéreux. Je lisais le compte-rendu de Lord Flint. Tous les navires perdus. Les bastions, inutiles. De lourdes pertes malgré tout chez les pillards, mais le Nord avait perdu sa marine occidentale. Cela, je l'avais escompté. Mais j'avais misé emporter une bonne partie de la flotte d'invasion avec elle. Or, cet objectif-là m'était passé bien au large... Ensuite, les nouvelles du Neck. Lord Reed parvenait à bien saigner l'agresseur, qui en sus devait faire attention aux lézards-lions, aux tourbières et autres trous d'eau. L'ennemi perdait des effectifs, et un peu de sa résolution à chaque pas qui l'amenait plus au nord. Cette affaire là se présentait mieux, mais je doutais. Le doute est dans ma nature. C'est aussi lui qui m'aide. J'enroule mes cartes et les range dans leur étui. Je bois la corne. Me laisse distraire par mon ami. Et sors, finalement.


Avec tout le poids de mon règne sur les épaules. L'envie d'en finir, de me confronter à l'ennemi sur le champ de bataille. Ce sera tellement salvateur... De pouvoir croiser le fer avec cet adversaire honni. Enfin. Je me mets en quête de Rhaenys. Nous avons promis d'apprendre à nous connaître et la nécessité de la rigueur de la campagne qui se profile rend ce besoin pour tous deux plus urgent encore. Je ne la trouve pas dans ses appartements voisins du mien. On m'indique qu'elle est partie vers la tour Sud, la plus haute du château. Je m'y rends. Y croise ma garde, attribuée à la future Reine du Nord. Il est tard, la nuit est d'encre. Ils me laissent passer. La Reine aussi est soumise à des insomnies. Je n'avais pas pris garde à l'heure tardive. Presque l'heure du Loup. C'est de circonstance. J'emplis mes poumons de l'air marin, qui reste emprunt de l'odeur du Nord, pin et sel, froid et résine. Je m'avance vers la silhouette assise sur le bord des remparts. Un instant, un court instant, je manque de me précipiter à sa rencontre alors que cette position n'est que pure imprudence ; les bourrasques sont parfois violentes, et on perd facilement l'équilibre sur de vieilles pierres humides. Mais non. Je tiens en place. Pas un souffle de vent, ce soir. Juste le calme et la quiétude de mon pays. La jeune Reine me salue de mon prénom, presque distraitement. En très peu de temps, j'ai appris à la connaître plus encore que durant notre correspondance. Et quand bien même, il ne fallait pas être un génie pour savoir que quelque chose clochait.



| Ma Reine... |


saluais-je à mon tour. Elle ne l'était pas encore en titre, mais ma parole était d'acier et je ne connaissais pas la demie-mesure ; je l'invitais déjà la majorité de mes conseils, de mes entrevues officielles. Je ne passais pas assez de temps avec elle dans un cadre plus intime, mais j'entendais bien profiter de cette occasion. Je m'accoude à côté d'elle, de sa robe et de sa fourrure qui lui tient chaud. Même d'ici, je sens sa chaleur, à quelques centimètres de sa peau. Je regarde le port, illuminé de quelques lampes des veilleurs et de la lune.


| Blancport est une jolie ville. D'ordinaire, nos villes et villages sont en bois protégé de murailles de pierre brute. Tout sent le pin, la bière, les peaux de bêtes. Pas ici. Ici, les choses sont différentes. Plus belles, plus grandioses. Mais moins nordiennes, moins proches des Anciens Dieux. Ici on parle quantité de langues, on échange quantité de monnaies, on prie les Sept. C'est mon pays, sans toutefois avoir sa saveur habituelle. |


Je me tourne vers elle, la regardant un instant.


| La flotte du Nord dans les Mers du Crépuscule n'existe plus. J'ai perdu six navires et quelques centaines d'hommes dans une attaque surprise sur Pouce-Flint. L'ennemi perd presque autant, et de meilleure qualité, mais il a pu repartir juste avant que le piège que j'avais destiné à d'éventuels envahisseurs ne se referme tout à fait. Le Nord a sauvé la face mais c'est un échec malgré tout. Et Moat Cailin est plus que jamais menacée. Regardez mes mains. |


Je lui montre mes deux grands mains, dures, calleuses, massives, affûtées et renforcées par des années de maniement de Glace. Elles tremblent. Je lui parle d'une voix détachée, comme un mestre devant une expérience intéressante.


| Je ne l'avais avoué à personne jusqu'alors. Mon épouse l'avait compris, jadis. Ce n'est pas de la peur. C'est de l'impatience. Du manque. J'ai envie d'aller me battre, ces nouvelles ne font qu'entretenir ce feu-là, en moi. |


Je la fixe, intensément. La jauge. Depuis combien de temps n'avais je abordé ce sujet, avec qui que ce soit ? Des lustres. Jamais à cœur aussi ouvert. Je sens le trouble de Rhaenys Targaryen, son visage fermé, ses yeux rêveurs, portés vers le sud, là bas, au delà des mers. Son pays lui manque et elle a envie d'y retourner, là où elle a sa vie. Peut-être regrette-t-elle déjà son engagement.


| Je vous l'avais dit lors de notre toute première rencontre, je suis un boucher. Il y a peu, vous m'aviez demandé si votre magie me rebutait. Maintenant, c'est moi qui vous demande si la mienne, plus brutale, vous rebute à votre tour. |


Je souris, pars d'un petit rire désabusé.


| J'étais venu dans l'espoir de terminer cette soirée sur une note plus heureuse, et, pourquoi pas, vous tirer un de vos magnifiques sourires. Il faut croire que ma compétence en la matière montre ses limites. Pardonnez-moi, les élucubrations d'un homme usé... Et vous ? Pourquoi cet air si sombre, alors que ce monde là, en bas, est déjà à vos pieds ? |





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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Lun 4 Avr - 14:29






Blancport

An 0 Mois 6.


Il n’y avait pas de vent cette nuit et je le regrettais. Il m’aurait apporté certes la fraicheur du Nord, mais également les effluves puissants de la mer que je pouvais deviner sous mes yeux. Je ne pouvais que les effleurer de mon odorat, senteur qui me rappelait légèrement mes terres natales. Peyredragon me manquait, tout comme mon frère Orys. Quand le retrouverais-je ? Quand me reviendrait-il ? Me reviendrait-il un jour d’ailleurs ? Je ne saurais guère m’avancer à ce sujet. J’avais côtoyé Deria Martell et aussi changeante puisse-t-elle être, elle restait une magnifique jeune femme débordant d’attraction. Nul doute à avoir quant au fait que mon Prince succomberait rapidement à son charme, si cela n’était pas déjà le cas. Je craignais de le perdre au profit d’une autre femme, d’un autre royaume, d’une autre contrée. J’avais rechigné à le donner en épousailles en partie pour ces raisons égoïstes. Il était désormais tout ce qui me restait des miens, et je ne voulais pas le voir s’en aller même si je n’avais nul autre choix. Sa place n’était plus à mes côtés mais aux côtés de cette femme qui ne savait guère tenir ces engagements. Puisses le Dragon le préserver de cela, car je n’étais désormais plus en mesure de le faire. Dorne m’avait déçu à bien des égards, mais l’honneur exigeait que je continue à les soutenir, à les aider, et à me tenir prête à combattre pour eux. Et c’était là quelque chose qui continuait à me tenir à cœur même si, à présent, je ne me laisserais plus emporter. Si je devais penser à eux, je devais avant tout aux miens, ainsi qu’au Nord, qui m’apparaissait en ses heures sombres un allié bien plus fiable et solide.

Assise sur le bord d’un rempart, les jambes dans le vide, je regardais la ville encore illuminée par de nombreuses torches enflammées. En prêtant attention aux bruits lointains, on pouvait reconnaitre des cris de bagarres, mais de joie également. Ce peuple était plus expansif que le mien, mais ce n’était pas un mal. Les hommes profitaient de ce qui leur était offert et ce n’était point quelque chose que l’on pouvait leur reprocher. Demain peut-être mourront-ils à la guerre, à cette guerre dont ils empruntaient le chemin pour suivre leur Roi. Alors aujourd’hui, ils avaient le droit de penser à autre chose que le destin peut-être funeste qui les attendait.

En entendant quelques pas derrière moi, je détournais mon regard, qui se posa alors sur le Roi du Nord. Je le saluais par son prénom avant de contempler de nouveau la ville. Je n’étais guère étonnée de voir que le sommeil lui faisait également défaut. A mon instar, il avait bien des soucis, et son pays était dans une situation instable, bien que plus en sécurité que les miens. Peut-être était-il alors venu chercher en ses lieux un peu de paix ? Ou alors était-il venu me trouver. Je ne le connaissais pas assez pour pouvoir répondre à cette interrogation dont il m’apporterait de toute manière la réponse. Il s’accouda non loin de moi, après m’avoir également salué par ce titre que je ne possédais pas encore mais que j’aurais à endosser dans quelques temps. Je ne le regarde point, le laissant à cette contemplation que nous partagions en cet instant. J’écoutais ses mots, hochant légèrement la tête pour lui faire savoir que je leur accordais l’importance que je leur devais. Je sentis son regard se poser sur moi et je me détournais des lueurs de la ville pour lui rendre sa politesse. Je ne le l’interrompais pas, écoutant ce qu’il avait décidé de me livrer en cette nuit qui nous avait finalement amené l’un vers l’autre. Je ne rompais le silence dans lequel j’étais plongée qu’après son interrogation, pour venir soupirer doucement. Je suis navrée d’apprendre que vos hommes soient tombés sous l’assaut maritime de notre ennemi. Si cette guerre que nous menons ne peut se faire sans mort, je les déplore malgré tout. Nos sujets mettent leur vie entre nos mains, et nous nous voyons contraint d’en sacrifier pour notre cause, sans même connaitre, ne serait-ce leur nom. Et comment le pourrions-nous ? C’était tout simplement impossible.

Je le regardais quelques instants, avant de reprendre la parole, mon regard se portant sur cette mer que j’imaginais calme, alors que mes pensées elles allaient bien au-delà de cette dernière. L’année de mon septième printemps, un homme s’est introduit dans notre château. C’était un mercenaire, envoyé depuis l’autre continent par un marchand mécontent que mon père ait rompus leur commerce. Depuis que je suis en âge de marcher, je passe mon temps à semer mon escorte et à sillonner ma demeure et ses alentours. Cette fois-là, j’étais dans ses sous-sols. Je comptais explorer l’un de couloirs dans lequel je n’étais pas encore allée, un tunnel qui, d’après l’un des apprentis Mestres de Peyredragon débouchait vers l’un des premiers refuges des dragons, construit avant même que le château ne le soit au-dessus, un mestre qui avait été gracieusement payé pour m’envoyer dans ce lieu bien précis et qui a fini sur l’une des piques de Peyredragon. Cela faisait plusieurs heures que le mercenaire m’attendait, vêtu comme l’un de nos gardes. Mais son regard n’était ni bienveillant ni protecteur. Non il était avide, et… Malsain. Alors même s’il s’est présenté à moi comme ayant été envoyé par mon Père,  je ne l’ai pas crûe. Père n’aurait pas envoyé un garde que je ne connaissais pas venir me chercher. Il aurait envoyé Baâl. Ou Orys lorsque le premier sera revenu bredouille Je me rappellerais toujours de ce regard qu’il m’avait lancé, un regard qui l’avait trahi bien avant que ses actes ne le fassent. Avant il terrifiait mes nuits. Maintenant il nourrissait ma détermination comme pouvait l’entendre le Roi dans le timbre de ma voix. Je n’étais pas sombre, ni mal à l’aise. Ce souvenir ne m’apportait aucun malheur, ne m’en apportait plus aucun. Orys y avait veillé pendant de nombreux mois, de nombreuses nuits au cours desquelles je venais trouver refuger dans sa chambre, entre ses bras.

Je laissais filer quelques secondes, avant de continuer. J’ai essayé alors de m’enfuir, mais la petite fille que j’étais était bien moins forte que lui. Il m’a attrapé par une cheville et m’a fait chuter à terre. Je me suis débattue, et je lui ai porté des coups. Cela n’a fait que le rendre encore plus colérique. Il m’a frappé, mais pas au visage, ce visage qu’il disait vouloir garder intact. J’ai crié, mais sans vraiment croire que cela me serait utile et des larmes ont coulé de mes yeux. Personne ne venait jamais là après tout et il le savait tout aussi bien que moi. Il a commencé alors à détacher son pantalon et relever ma robe. Ne pouvait-il, après tout, pas s’offrir un petit plaisir avant de me tuer ? Je tournais la tête vers l’homme, après avoir haussé les épaules. J’ai alors crié encore plus fort, me débattant parfaitement consciente de ce qu’il s’apprêtait faire. Et quand bien même j’étais incapable de prendre le dessus, je refusais de me livrer à lui sans combattre. Alors je me suis battue, en vain, mais je me suis battue. J’ai ralenti ses mouvements et je les forçais à devoir me maitriser toujours plus. Cela ne faisait qu’augmenter sa colère, mais qu’importe. Je n’avais pas peur de mourir non et je refusais de lâcher les armes alors même qu’il me promettait une mort rapide et sans douloureuse. Je lâchais un rire.  Ce jour-là ce n’est pas moi qu’elle est venue visiter, mais lui. En vouloir prendre du plaisir à violer une gamine, il avait perdu un temps précieux. Père avait toujours été très protecteur à mon encontre, conscient que je courais toujours aux devants des ennuis sans m’en rendre compte. Constatant mon absence, il avait envoyé Baâl puis Orys me retrouver et Aegon s’était décidé ce jour-là à accompagner notre cadet. J’étais encore en train de me débattre lorsqu’il fut transpercé par Fureur, l’épée de mon aîné. Et je l’étais encore lorsqu’Aegon m’a dégagé du corps dont le sang était déjà en train de se répandre sur le sol pour me prendre dans ses bras et essayer de me calmer. Je l’ai frappé, encore et encore, et mon frère a encaissé, continuant à me garder sous son emprise, à essayer de le calmer alors même qu’il était conscient que cela ne fonctionnait pas. Parce qu’un Dragon ne renonce jamais lorsqu’il s’agit de protéger les siens, peu importe les difficultés qui se présentent à lui, ou les coups qui lui sont portés. Personne ne peut soumettre un dragon, personne. Et c’était cela qui m’avait poussé à me battre contre mon ravisseur et qui poussé Aegon à ne pas me lâcher.. Je laissais flotter quelques minutes de silence avant de finir par répondre au Roi. J’ai bien peur de ne pouvoir vous offrir ce que vous désirez Torrhen car mes pensées m’emmènent loin de toute joie. Demain je pourrais sans doute vous en offrir, mais ce soir, la noirceur a envahi mon cœur et aucun des miens n’est présent pour la chasser. La présence d’Orys m’aurait apaisé. Mais il n’était pas là à mes côtés mais dans un pays lointain auprès d’une femme qu’il allait prendre pour épouse et qui allait devenir son nouveau trésor à couver et protéger. Je ne saurais dormir alors que mon peuple est en danger, alors que je devais être là pour le protéger. Je ne saurais trouver le sommeil alors que chaque jour des nouvelles inquiétantes me parviennent. Je ne crains nullement pour ma vie, ni la mort. Mais entre mes mains tachées reposent l’existence de milliers d’hommes et mes erreurs n’en sont que plus importantes. Je suis Dragon et ils sont mon trésor. Je dois les protéger et chaque mort, chaque échec est une lame enfoncé dans ma chair, me rappelant mon  incapacité à y arriver et quel mauvais Dragon je suis en cet instant.  Je soupirais, le regard voilé par cette culpabilité que je ressentais. Boucher… Dragon. Ce ne sont là que deux même mots. Vous devez être Bouchers pour préserver les vôtres, tout comme je dois être un meilleur Dragon pour les miens. Ce ne sont pas les visages de mes ennemis morts au combat sous ma lame qui me hantent non. Ce sont ceux de tous ses hommes qui m’ont supplié de ne pas les exécuter, dont certains étaient les miens d’ailleurs. Je suis allée contre tout ce que je suis en abaissant ma lame dans leur cou et en leur ôtant la vie, en dehors d’un champ de bataille.




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Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Ven 6 Mai - 23:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Lun 4 Avr - 19:57

Le silence est vite brisé par le poids des confessions, par la réalité qui s'impose à nous avec toute la force d'un coup de hache fer-née dans la tronche. Nous pouvons lutter, nous le ferons toujours. Cela ne veut pas dire que le fardeau qui est le nôtre soit tous les jours si facile à porter. Ce dont je suis sûr, cependant, c'est que les choses peuvent encore empirer, mais aussi que nous avons la force et la détermination avec nous pour lutter contre ça. Ce que je souhaite avant tout, c'est que nous puissions avancer de concert, afin de pouvoir écarter tout ce qui peut nous menacer, aujourd'hui et à tout jamais. Je sentais que la jeune reine de Peyredragon n'était pas à son aise. Le mal du pays, sans doute. L'angoisse de la guerre. Elle plus que quiconque jouait tout sur ce coup de poker. De mon côté, je savais qu'il y aurait toujours un loup à Winterfell. Mais elle ? Elle était la dernière de sa lignée. Flamme occidentale d'un grand foyer qui s'était éteint à l'est. Inutile de se demander ce qui lui passait par la tête ; je ne le savais que trop bien, pour l'avoir ressenti de nombreuses fois. La peur de l'abandon, de la mise en abîme. La peur de l'inconnu. Le doute quant à ses compétences, quant à ses capacités. La nuit ne semblait jamais si noire et si froide que dans ce genre de moment, vous pouvez me faire confiance. En contrebas de ces murs, la vie suit son cours. Les choses évoluent, dans le bon sens. Les gens du Nord pour la première fois, s'enrichissent du commerce. En bas, la présence de tant de nobles et de soldats rempli les auberges et les bordels en égale mesure. Tous se plaisent à noyer leurs anticipations dans l'alcool et le sexe. Qui pourrait leur en vouloir ? Pas moi, en tous cas, pour l'avoir déjà fait maintes et maintes fois. La souveraine apprend la nouvelle de la défaite nordienne dans un soupir où je sens plus de lassitude que d'appréhension. La jeune femme semblait de bien sombre humeur.


| Je ne le suis pas, navré. Ils ont fait leur devoir, et ont renvoyé autant que possible de ces chiens dans les abysses qui les ont vus naître. Viendra le jour où nous pourrons faire partager ce sombre destin à tous leurs semblables. |


J'étais sincère. Oui, la mort de mes hommes me peinait, mais je ne pouvais pas me laisser abattre, ni attendrir, par leur sort. Cela devait renforcer plus encore ma détermination. Sinon, les fer-nés auront gagné dans leur œuvre de terreur. Rhaenys reprend la parole et me conte une histoire qui me fait froncer les sourcils. Elle répond à une confidence par une autre, toute aussi personnelle. Je l'imaginais sans peine jeune et espiègle, prête à tout pour s'amuser et découvrir ce vaste monde dans lequel nous étions en train d'évoluer. Je l'écoute raconter son histoire, ses caveaux et ses dragons, puis le point de bascule de l'anecdote, sombre et douloureuse, assez horrible. Je me sens glacé par l'histoire, le cœur battant d'une sourde fureur à l'endroit de quelqu'un qui peut se montrer aussi vil. Mais l'était il plus que moi, qui avait crucifié vifs des enfants innocents ? Je l'écoute continuer son récit, sans jamais l'interrompre, la fixant d'un regard intense, la jaugeant, partageant avec elle les affres de son récit. Son récit de la lutte qui suit sa résistance est glaçant de réalisme et de tragédie. Je me vois, fou de terreur, à l'idée que ma fille subisse ce genre de sort. Je vois la petite qui hurle, qui se débat, qui se fait déshabiller. Je me sens plongé dans les événements, dans sa manière de se débattre, de hurler. La chute de l'histoire relâche un peu de la tension que je ressentais à l'idée que celle qui fut jadis enfant avait failli être violée. Je ne sais quoi penser lorsque doucement, son récit s'achève sur une note de justice sanglante, sur un constat ténébreux de mon impuissance supposée à lui rendre le sourire.


Je comprends bien sûr ses problèmes, ses anticipations. Elle craint pour son peuple, pour la Néra, ses conquêtes, son rêve. Il y a pourtant des sacrifices à faire, dans une vie. Je pose ma main, large et calleuse, contre sa joue, la poussant à me regarder bien dans les yeux.



| Je sais ce que cela fait, Rhaenys. Je suis un guerrier. J'ai toujours aimé ça. Me mettre en danger, chevaucher vers l'ennemi. On n'a jamais dû me forcer. Je suis las, parfois, mais la vérité est que je suis fait pour ça. Ca ne m'empêche pas d'être hanté, moi aussi. Par ce que j'ai fait, ce que j'ai ordonné, ce que j'ai vu faire. |


Je la lâche, m'éloigne contre le parapet pour plonger mon regard vers la ville basse.


| J'ai ordonné il y a peu deux choses qui me travaillent. Trois, peut être. Oui, trois. La première fut l'abandon de mes terres du septentrion devant l'avance sauvageonne. Je les ai laissés sans défense, acceptant des pertes désormais inévitables pour pouvoir composer une large troupe, susceptible de battre les sauvageons affaiblis. Moat Cailin est tombé quand j'ai demandé aux Glover de me rejoindre au sud. Après cela, j'ai sciemment pris la décision d'anéantir la menace. J'aurais pu les escorter jusqu'au delà du Mur. Les intégrer, les assimiler. Deux ou trois enfants par village. Une femme ou un vieillard de ci de là. Je ne l'ai pas fait. J'avais besoin de la victoire, mais plus encore, j'avais besoin de ma réputation et de celle de mes nordiens. |


Je me tourne vers la souveraine.


| J'étais aux portes du royaume des Anciens Dieux quand mes hommes ont crucifié des milliers de prisonniers, hommes, femmes, enfants, vieux, jeunes. Tous ont été cloués à de grands montants de bois, ou à des arbres directement. Ils sont restés là, le sang s'écoulant de leurs poignets et chevilles transpercés, à hurler leur douleur, leur faim et leur soir, à pleurer, à implorer. Et bien avant cela... Je suis aujourd'hui encore blessé par ce qu'Harren le Noir a fait, à moi comme aux miens. |


je reporte mon regard au dehors. Hume l'odeur de la nuit, le fumet des feux de bois et l'odeur marine du port. Mon regard finit par se perdre définitivement dans le vague de la nuit.


| Il y a des années de ça, j'étais un jeune Roi, brave et juste, qui chevauchait à la tête d'une armée vers le sud, combattre l'envahisseur Riverain. La guerre m'a tout pris. Lorsque je pris les Jumeaux d'assaut dans un grand bain de sang, j'y perdais mon frère Weyton, d'une flèche dans l'oeil. La guerre me retint loin de chez moi pendant fort longtemps. Mon frère Rickard périt en mer en combattant les boutres fer-nés. Il fut engloutit dans les eaux sombres des mers du crépuscule. Le front se stabilisait enfin, et je rentrais chez moi pour voir ma femme et mes enfants, dont j'avais été séparé pendant de longs mois. Ma femme, la belle et grande Reine du Nord, tint quatre nuits avant de m'avouer, en larmes alors que nous faisions l'amour, qu'elle n'avait pas connu que moi dans sa couche. Mon demi-frère Brandon, celui dont j'étais le plus proche, était devenu son amant. Je m'échinais des mois durant à la guerre. Voyant mes hommes mourir des raids fer-nés, mes frères tomber les uns après les autres, mes soldats décliner de maladie à Moat Cailin assiégée, alors qu'elle se faisait besogner par Brandon, mon intendant et mon plus-que-frère. Je repartais en guerre aussitôt, ivre de rage et de colère, les abandonnant tous deux à un jugement prochain. Lorsque je rentrais finalement, la paix signée, Sigyn était enceinte. Mais pas de moi. Tout le monde croit que c'est de maladie que mon épouse est morte. Moi, je sais la vérité. Une fausse-couche, née de sa relation avec mon frère, l'a emportée alors qu'elle se vidait de son sang dans son lit. Le mestre fit croire à une fièvre sanglante comme mes hommes en souffraient sur le front, ramenée parfois au gré des allées et venues des troupes. Tout le monde fut maintenu dans l'ignorance. Tout le monde sauf moi. Avec ce que je savais de ma femme, de mon frère qui avait tant compté, et du fruit de leur amour. |


Je me retourne vers Rhaenys, pour de bon cette fois. Je ne cille pas, je ne détourne pas plus le regard. Je me rapproche d'elle encore, jusqu'à franchir une limite sociale imperceptible qui a cours en Westeros entre personnes de sexe opposé et surtout, entre deux souverains.


| Je sais que vous avez peur pour votre peuple, pour votre armée. A l'heure où je vous parle, Moat Cailin est en danger, le Neck également. Je n'y suis pas non plus. Je suis là pour vous, Rhaenys. Pour commencer quelque chose de nouveau, et faire table rase du passé. Nous sommes là où nous devons être, désormais. |


Je me rapproche encore, jusqu'à déposer un léger baiser sur ses lèvres, ma main posée, effleurant simplement, l'arrête de sa mâchoire.


| L'un avec l'autre, le Loup et le Dragon. Contre tous ceux qui s'opposent à nous, et font couler le sang de nos gens. |





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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 20 Avr - 21:33






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Je ne m’attendais pas à ce que le Roi du Nord me rejoigne en un tel endroit à une heure aussi tardive. Il devait surement avoir fort à faire si le sommeil ne voulait point le bercer en cette nuit. Ses pensées le portaient bien loin de cette sérénité dont il avait besoin pour trouver le repos. Sur ce point, nous étions on ne peut plus semblable. J’avais de nombreuses difficultés à dormir lorsqu’Orys ne se trouvait pas dans le même lit que moi. Sa présence était un baume apaisant, et ses bras m’apportait une sécurité que lui seul pouvait m’inspirer. Je regrettais de le savoir si loin et dans la couche d’une autre, d’une femme que j’appréciais de moins en moins. J’avais peur, non pas de le perdre, mais qu’il se perde lui-même et qu’il ne vienne à s’attacher à une personne qui ne mériterait pas son affection. Si elle était capable de le rendre heureux, alors je reverrais mon jugement à son encontre. Ne m’importait que le bonheur de mon frère. Mais si elle nuisait à sa personne d’une manière ou d’une autre, je dévasterais son royaume et je réduirais en poussière les siens. Il n’y avait aucun compromis possible. Pour les miens j’étais prête à me baigner dans des océans de sang. Je vengerais mes aînés, et je protègerais mon cadet et mon peuple. Le reste n’importait peu. Si les Dieux me refusaient à leur côté à cause de ses sombres desseins, je l’accepterais tant qu’ils étaient tous en sécurité. Ma vie se résumait désormais à cela.

Je détestais lire ou entendre que des hommes étaient tombés sur le champ de bataille pour défendre leurs royaumes. Je comprenais cette nécessité, et je l’acceptais, pour autant, elle m’était des plus déplaisantes. Nous laissions des familles endeuillées pour venger notre propre famille endeuillée et la protéger. C’était injuste mais aucune autre solution n’était envisageable. Je suis certaine qu’ils ont fait honneur à votre royaume. Nous n’oublierons point leur mort, et nous porterons aussi leur vengeance. Le Noir sombrera de notre main, mais aussi de la leur. Ils avaient donné leurs vies pour nous et nous ne laisserons pas cela impuni. Nous nous battions pour les nôtres, mais nous honorerons aussi leurs mémoires en faisait tomber cet ennemi contre qui ils s’étaient battus pour nous. Leurs morts étaient nécessaires et nous devions nous servir d’elle pour nos desseins à venir. Elles n’étaient pas inutiles.

Je contais ensuite au Roi l’un souvenir bien sombre. Je n’essayais point de toucher sa sensiblerie, mais de lui faire comprendre que j’étais Dragon et qu’un Dragon ne renonçait jamais, et ne renoncera jamais peu importe la situation. J’avais continué à me battre parce qu’un Dragon ne saurait se soumettre. Et de voir mon peuple tomber me rappelait cette faiblesse que j’essayais pourtant de repousser et d’évincer de ma vie. La main du Roi se pose sur ma joue, geste ne manquant point de m’étonner. Je ne savais si je devais y voir un réconfort, ou s’il n’essayait que de me ramener un peu plus au présent, et chasser ce souvenir de mon esprit torturé par les évènements qui ne cessaient de se bousculer à nos portes.  A mon instar, il se mit lui aussi à se confier à ma personne, et j’en étais assez flattée. Je le laisse parler de ton son saoul sans l’interrompre, comme il l’avait fait avec moi. Je fus troublée par plusieurs de ses révélation mais également par cette proximité dont il fit preuve à mon égard. Après s’être éloigné, il s’était de nouveau approché de moi, jusqu’à venir baiser mes lèvres superficiellement, ses doigts effleurant quelques-uns des contours de mon visage. Je posais ma main sur la sienne, et le regardais avec une tendresse qui se voulait timide. J'étais troublée par ce geste d'affection dont il venait de faire preuve à mon égard. Nous nous étions fixés de ne point être gêné d'une quelconque manière vis à vis de l'autre, mais nous n'avons point évoqué un quelconque rapprochement de ce type. Je ne savais comment interpréter cela. Devais-je y voir de la tendresse, de l'affection, ou simplement un désir envers ma personne, désir dont il m'avait déjà fait part? Je ne saurais dire. Je n’étais pas une guerrière Mon Sire, mais Reine des lettres et des Arts. Désormais, je ne suis plus la seconde mais la première. Je regrette bien souvent cette liberté qui m’était offerte par le passé et je m’en veux de ressentir pareil sentiment. C’est un honneur de guider mon peuple et mon devoir… Cependant je n’ai jamais été élevée comme une future Reine et je dois apprendre parfois brutalement. Je doute de mes capacités, ce qui ne m’étais jamais arrivée par le passé, même si je ne cesserais jamais de me battre. Si j’avais eu plus d’expérience, j’aurais pu protéger bien plus mon peuple et mes soldats. C’est là une certitude. J’espère que mes erreurs ne seront jamais fatales aux miens car de cela, je ne pourrais jamais me le pardonner. Je détachais sa main de ma chair pour me relever et me tenir debout sur le rempart. Je fermais les yeux et portais mes bras en croix quelques instants, profitant d’une légère bourrasque de vent qui vint m’apporter les senteurs de cette mer que je pouvais deviner au loin. Je lui dis alors Je ne peux que vous rejoindre. Seul le froid peut arrêter le feu et seul le feu peut réchauffer les hivers. Malheureusement pour nos ennemis, nous sommes complémentaire et non pas l’un contre l’autre. Pour obtenir ce monde meilleur que nous désirons, il nous faut répandre la mort et la destruction sur notre chemin. Et cette mort et cette destruction en valent la peine. Ce n’est pas pour notre avenir que nous nous battons, mais pour celui de nos enfants. Nous nous salirons les mains pour leur assurer la sécurité et cette liberté dont je me languis tant. Nous leur offrions ce qui nous a été enlevé de force et nous réussirons là où nos parents et ancêtres ont échoué.   J’ouvrais les yeux pour les tourner vers l’homme, le laissant voir toute la volonté qui m’animait à ce sujet. Je me reculais ensuite puis descendais du créneau souplement d’un saut. Je revins vers l’homme et pris ses mains dans les miennes, dans la même lignée de cette proximité qu’il désirait nous voir avoir. Ce que votre femme et votre frère vous ont infligé est injuste mon Ami. Vous avez combattu pour rendre leur vie plus sûre et ils vous ont trahis de la pire manière qui soit. Cette relation qu’il entretenait était-elle nouvelle ou… Je m’arrêtais un léger instant, avant de finir ma phrase. Nous nous étions promis la franchise, ainsi je laissais de côté la délicatesse au profit de la vérité. … Ou se peut-il que l’un de vos héritiers ne soient pas votre enfant mais celui de votre frère ? Je posais doucement ma main sur sa joue, réellement inquiète pour sa personne. Je ne voulais pas le heurter en lui posant pareille question. Je me souciais réellement de ce qu’il pouvait ressentir. Nous allions vivre au côté l’un de l’autre et j’avais pour désir que les choses se déroulent de façon sereine et dans un climat de confiance. Et pour cela je devais connaître quel était les poids qui pouvaient peser sur ses épaules pour l’en soulager.





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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Lun 25 Avr - 0:28

Il y a de ces drôles de rencontres, de ces rendez-vous avec le destin qui ne sont ni prévisibles, ni évitables. Une fois qu'on est face à eux, on n'a plus le choix. On affronte cette réalité, cette forme nouvelle d'épreuve. Je n'aurais pas pensé avoir à parler à cœur aussi ouvert avec ma nouvelle promise, pas aussi tôt en tous cas. Cela ne faisait que quelques jours que nous étions ensembles, que nous en étions déjà au jeu des confidences. Et pas n'importe lesquelles. Il y avait eu des choses dans notre passé, dans notre histoire, qui en sus de ne pas être reluisantes étaient fort impactantes pour l'avenir. Je savais que j'avais fait des choses, des choses que j'avouais maintenant. Les horreurs nées de la guerre, celles nées de l'amour. Je me confiais à Rhaenys Targaryen sans retenue, car j'avais compris les dures leçons reçues de Sigyn, de Mathie, de toutes les autres. Je ne trouverais jamais de partenaire à ma mesure, jamais la moindre alliée véritable, si je ne mettais pas du mien, si je ne mettais pas mon âme en jeu dans cette nouvelle union. J'allais devoir aller encore plus loin si je voulais plus que le consentement de Rhaenys Targaryen dans tout ce qui allait suivre. Je devais avoir son adhésion, franche et inaltérable. J'allais devoir me faire aimer d'elle, ou tu du moins, faire aimer mes idées. Je ne parlais pas vraiment d'amour, mais d'une forme d'affection, de respect, quelque chose de plus sain et plus inébranlable que la passion, que je pensais depuis toujours morte en même temps que ma femme. Même si j'avais eu mes moments avec d'autres, depuis toutes ces années.


Je hoche la tête aux paroles de vengeance de la souveraine. Qu'ajouter de plus ? Nous avons déjà mis un doigt dans l'engrenage de la vengeance et il n'est désormais plus possible de faire machine arrière. Plus jamais. Maintenant que l'on vive ou que l'on meure, on n'a plus le choix. Il nous faut continuer. Jusqu'au bout. Jusqu'à notre fin ou celle de notre ennemi. Penser aux morts était important, parfois véritablement nécessaire pour se forger la plus efficace des résolutions. Pour autant, il ne fallait pas faire de cette douleur son unique leitmotiv. Nous échangeons nos horreurs pour nous permettre de forger un nouveau tout de nos consciences, et elle m'écoute avec autant d'attention que moi lorsqu'elle raconta le viol qui lui fut évité de peu. Lorsque je me montre proche, pas vraiment sensuel par ma gaucherie mais véritablement proche, et surtout déterminé, la belle me répond d'un sourire gêné, d'une douce caresse de la main. Elle ne se laisse pas démonter par les émotions que fait naître en elle ce baiser, qui valait acceptation de ce qu'elle était, de ce que nous étions. Je ressentais de la compassion à son récit, et c'était cette sensibilité artistique et esthétique qui m'avait fait ressentir cet intérêt, de prime abord.



| Je crains ma Dame, que les choses de la guerre ne s'apprennent que trop vite. Et pour le meilleur comme pour le pire, vous montrez de belles dispositions dans l'exercice de cet art macabre. Je vois ce que vous voulez dire. Si la guerre vous mine, j'ai bien peur que la paix me déchire tout autant. J'ai été élevé tout jeune dans l'optique de mener le combat. Epée, lance, arc, masse, montures de guerre, aucun coup ne m'a été épargné. Pour m'endurcir. Pour me permettre de commander à la mort des milliers d'hommes. Et quand la paix vint... Je fuyais ma propre demeure pour vivre sur les routes comme en Campagne. Allez comprendre... J'avais tout, pourtant. Le pire c'était que je m'en rendais compte. Mais j'étais incapable de m'arrêter. |


Mon père avait veillé à faire de moi l'homme que j'étais aujourd'hui. Plutôt deux fois qu'une. Ma mère, sous ses instructions muettes, parfois violentes, s'était tue. Mes frères et moi avions été des loups véritables, de la même Meute certes, mais dépositaires de la même férocité. La jeune reine s'éloigne, et je me rends compte même dans l'obscurité à quel point elle est jeune. A quel point elle est encore innocente, malgré tout ce qu'elle a vu, ordonné et vécu. J'écoute son discours sur notre œuvre, sur la paix, sur notre union, je la laisse prendre mes mains calleuses dans les siennes, encore si douces. Le sujet dévie déjà sur ce que j'ai subi au sein de ma propre chambre à coucher. Et je revois le visage de Sigyn. Rieur, enjôleur. Sans me douter que ce sourire n'est pas né grâce à moi, lors de nos derniers jours. La Reine de Peyredragon hésite puis achève sur la question qui me hante depuis toutes ces années, pour la découverte de choses que j'aurais préféré ignorer. Sa main vint se poser sur ma joue, compréhensive, apaisante, alors que nos yeux se cherchent, se jaugent. Même dansle noir, à la faible lueur des torches et de la lune, je vois ses yeux violets. Ses yeux de Maegi. Je revois Sigyn, en larmes, implorant mon pardon. Mon frère, mort à l'intérieur. La perspective horrible que tout n'était qu'un mensonge. Je déglutis, je m'approche de Rhaenys. Je ne l'embrasse pas. Ma respiration s'accélère alors que je me souviens de ces phrases assassines, blessées et blessantes, de toutes ces raisons jetées en pagaille et je doute. Je doute comme seule Sigyn a jamais réussi à me faire douter, moi le grand guerrier, fort et fier, inébranlable sauf dans sa propre chambre à coucher où les mots m'ont plus fait chanceler que n'importe quelle lame. Je rate ses lèvres, plonge vers son cou et souffle au creux de son oreille.





Je me mets légèrement en retrait, mais garde la main de Rhaenys dans la mienne, main que je serre, que je colle contre mon torse couvert de mon plastron de cuir frappé du Loup-Garou.


| C'est pourquoi j'avais évoqué dans mes courriers certaines clauses quant à notre mariage, si vous vous en rappelez... |


Je garde toujours sa main dans la mienne. Je passe ma main sur sa joue, la caresse jusque l'arête de sa mâchoire. Je la regarde, mais ne la jauge plus. Je comprends pourquoi les hommes la suivent, pourquoi les peuples se soulèvent. Elle a cette ambition teintée d'innocence, ces idéaux portés par sa férocité et sa passion.







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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 27 Avr - 16:35






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J’avais parfaitement conscience de ce que me disait le Roi du Nord. En peu de temps, j’avais beaucoup appris sur la manière de mener des batailles. Je supervisais tous les plans de batailles même si je n’en avais connu qu’une. J’avais combattu avec mes hommes et j’avais tué ceux qui étaient allés contre mes lois, ennemis comme alliés. Mes mains n’étaient plus blanches, et ne le seraient plus jamais. Je ne renoncerais pas à cette emprise que je menais en mémoire des miens. Et je le ferais sans éprouver la moindre pitié. Je laissais de côté tout ce que j’étais au profit d’une Reine impitoyable mais capable de l’emporter. C’était un sacrifice que je faisais, écorchant chaque fois un peu plus mon âme. Je doutais de trouver la paix dans le futur. Cela serait impossible après ce que j’avais fait et vu. Vous aviez tout… Y compris une âme tourmentée. Nous ne regrettons peut-être pas ce que vous avons fait, pour autant, cela ne manquera jamais de nous hanter. Feindre la normalité… je secouais légèrement la tête Reprendre une vie là nous l’avons laissé, c’est impossible. Car si elle n’a pas changé, nous, nous avons changé, par la force des choses, à grand renfort de morts, d’épée, de sang, et de cadavres. Cela était d’autant plus vrai pour moi, bien plus que pour le loup. Il avait été élevé pour devenir un guerrier, tout comme les frères d’ailleurs. On lui avait appris que tuer n’était pas toujours un mal, et qu’il était bon de le faire lorsque la situation l’exigeait. Pour ma part… Mon père m’avait appris à chérir la vie, sous toutes ses formes. Je n’avais pas été confrontée réellement à la mort, et à la destruction, emprisonnée dans un cocon sécurisant et protecteur, dans lequel la violence n’avait nullement sa place. J’avais appris à me battre à l’épée, non pas en vu de combattre un jour, mais pour respecter les volontés de mon père et partager quelques moments privilégiés avec Visenya, qui m’avait si souvent entrainé.

J’étais sincèrement touchée que le Roi du Nord puisse se confier à ma personne comme il le faisait en cet instant. Il évoquait des souvenirs assez douloureux, partageant quelque part un peu de ses blessures passées avec moi. Je l’écoutais avec attention, touchais par ses confidences. Je posais ma main sur sa joue, me voulant apaisante, et rassurante. Ses yeux s’ancrèrent dans les miens, avant que ses pas ne le rapprochent un peu plus de moi. Je vois le doute conquérir un peu plus ses pensées déjà des plus torturées. Comment ne les seraient-elles pas ? Il se penche alors, non pas vers ma bouche comme il l’avait déjà fait, mais vers mon cou pour venir me chuchoter la réalité qui était la sienne. Ses mots étaient terribles et douloureux, reflets parfait de cette souffrance que lui avait affligé, non pas une personne de son entourage, mais deux. Elles lui avaient mentis pendant de nombreuses années, se jouant de lui. Il n’y avait rien de plus douloureux que la trahison de ceux que l’on aimait.







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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 27 Avr - 20:44

La guerre s'apprenait, mais pas seulement. Elle était bien l'une des rares choses du social à être innée chez l'homme. J'avais écouté pendant des années le récits de nordiens ayant voyagé, de mon mestre ou d'autres conseillers lointains. J'avais aimé ce qu'ils m'avaient appris, et j'en avais retiré des leçons, loin d'être un auditeur passif. J'avais compris que toutes les sociétés s'organisaient différemment, selon leur histoire et leur environnement. Un nordien était apparenté depuis des siècles aux Valois et aux Riverains. Mais pourtant, nos sociétés étaient différentes. Tout en étant régies par le même ordre social. Comme Peyredragon. Ces gens, ces anciens conquérants de Valyria... Que ce serait-il passé si des siècles plus tôt, cet Empire avait lâché troupes et dragons sur Westeros ? Nous autres nordiens, aurions probablement été réduits à une poignée de sauvages, fuyant dans nos forêts, nos collines et nos montagnes, pour tenir coûte que coûte dans une guerre qui ne pouvait pas être gagnée. Et j'en avais l'héritière devant moi. Petit tendron de femme, beauté guerrière, ainsi intelligente qu'emportée. Je connaissais ce genre de caractère pour en avoir épousé un, jadis. Et je me rappelais aussi du danger intrinsèque à ce genre de posture. Rhaenys convient que j'avais tout, alors. Elle parlait du ton de celle qui connaissait la guerre, de celle qui connaissait ce qu'elle poussait à faire. Et elle devait aussi en connaître la forme d'addiction, même si celle-ci était souvent plus ténue chez les autres que chez moi.


| Changer ? Je ne sais pas. Marqués, nous le sommes assurémment. Mais je suis sûr que ce que je fais à la guerre a tout été là, au fond de moi... C'est en chacun de nous. Et ça nous enivre tous, d'une manière ou d'une autre, même si on se déteste pour ça après coup. |


Mathie l'avait compris tardivement, et je savais que ça avait jadis écoeuré Sigyn. Elles comprenaient toutes deux les nécessités de la guerre, mais quand elles avaient compris que je me sentais plus en vie vêtu de mailles, épée au clair et en pleine charge plutôt qu'entre leurs bras et leurs cuisses, ça avait été cruel comme révélation, pour elles comme pour moi. Je m'étais longtemps cru anormal, amoral même. Mais j'avais ensuite compris que c'était dans la nature de l'homme. Qu'on était libre de l'accepter ou de le refuser, mais c'était comme ça malgré tout. Rhaenys réagit bien à ma vérité. A ma faille. A l'une d'entre elles, en tous cas.







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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 27 Avr - 23:46






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An 0 Mois 6.


Les mots de Torrhen faisaient échos à ses pensées qui m’assaillaient depuis que j’avais levé Noire-Sœur pour ôter la vie. Je ne me serais jamais pensé capable d’arriver à de tels actes et pourtant c’était bel et mi qui les avait accompli. Et, à ma grande honte, j’avais pris de plaisir à combattre mes ennemis, et à les voir tomber sous les coups de mon épée. Cela me hantait, bien plus que les exécutions dont je m’étais ensuite chargée personnellement. J’avais pris goût à tuer, un goût qui était, après coup, amère et écœurant. J’étais devenue monstre, un monstre que je devais être pour venir à bout de mon ennemi. Je ne répondais que par un simple signe de tête au Roi du Nord. Nul besoin d’autres mots. Nous nous comprenons et nous en avions conscience l’un comme l’autre. C’était là une bonne chose à bien y penser. Nous n’éprouvions ni aversion ni rejet envers cette noirceur qui nous animait. Il ne se leurrer point sur moi et je ne me leurrer point sur lui. Nous étions deux monstres, et nous l’acceptions.






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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Ven 29 Avr - 19:50

J'étais plus que jamais au bord du gouffre creusé par huit ans de préparatifs, de décisions, de stratégies. J'avais manoeuvré contre vents et marées, lutté contre ma propre nature, bâti des alliances à dessein, noué des liens aussi réfléchis que possible. Sur ce qu'ils m'apporteraient maintenant, ce qu'ils m'amèneraient plus tard. Je ne désirais en aucun cas voir tout cet écheveau conduit à la ruine par l'intempérance. D'un autre côté, il fallait que je me ménage des opportunités. Miser sur Rhaenys était un pari dangereux, mais qui pouvait être aisément profitable. L'Ouest était trop timoré pour se lancer dans la guerre qui serait la mienne ; les Lannister sont puissants et ils le savent, ils ne voient aucune espèce d'intérêt au bain de sang. Logique mercantiliste et politique plus qu'ambitieuse, je n'étais pas homme à me satisfaire du statu quo. Le Val n'avait pas la force d'être ce poids symbolique à mes côtés. Le Val de fait, avait une place ambivalente. J'avais besoin de lui, et Sharra en était bien consciente. L'Orage était trop incontrôlable, Dorne trop instable, le Bief trop miné de l'intérieur. Et le Conflans, jamais je ne pourrais m'allier avec lui, car il était une des facettes de ces ambitions, de cette croisade que je mènerais bientôt. Rhaenys Targaryen était jeune. Encore inexpérimentée. Passionnée et impétueuse, ce qui gâtait ses relations avec d'autres royaumes. Mais j'avais le flair pour sentir qu'elle était une facette importante de l'avenir de Westeros. Tout le continent était suspendu à ses actions, à sa prochaine manœuvre. Je misais tout là dessus, maintenant. Pour le meilleur comme pour le pire.







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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Dim 1 Mai - 19:23






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Dernière édition par Rhaenys Targaryen le Ven 6 Mai - 23:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Dim 1 Mai - 22:54






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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Sam 7 Mai - 0:04






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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Sam 7 Mai - 0:31






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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mar 7 Juin - 18:57






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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mar 7 Juin - 19:47






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MessageSujet: Re: The more you care, the more you dare, the more you go inside my head [Tour II - Terminé   Mer 29 Juin - 16:31






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