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[Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux
MessageSujet: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mer 23 Mar - 11:47

L'aube ne tarderait plus à poindre. C'était un spectacle qui commençait à devenir familier pour le dornien que le sommeil fuyait depuis son départ de Hautjardin. Même avant en vérité. Ce triste épisode ne resterait pas sans conséquences, que ce soit pour le peuple de Dorne, pour la famille Martell ou personnellement, pour chaque membre de la famille. Cela avait été l'occasion de révéler quelques secrets soigneusement gardés jusqu'ici et qui avaient, selon l'avis d'Anders, fait plus de mal que de bien en étant révélés. Ils empoisonnaient l'âme quand il demeuraient cachés, mais le poison ne faisait que se répandre quand ils étaient partagés. Il avait été odieux avec ses deux sœurs. Il leur avait vraiment balancé des horreurs... Finalement, cet éloignement n'était pas une si mauvaise chose, cela retardait le moment de les affronter de nouveau. Même si Deria ne lui avait, semble-t-il pas tenu rigueur de ses propos, alors qu'elle lui avait confié le commandement des soldats dorniens envoyés en renfort, avec le soutien de Ser Jordayne... Pourquoi ? Pour lui donner quelques responsabilités ? Pour le mettre à l'épreuve ? Pour montrer à la dragonne que les Martell demeuraient soudés et que la bâtardise d'Anders ne changeait rien au fait qu'il soit le frère de la princesse de Dorne et digne de sa confiance ? Peut être...

Une ombre voila le soleil levant et son regard se porta sur le vol gracieux d'un dragon... Celui de Rhaenys Targaryen, naturellement, il n'y avait que lui pour fendre les cieux... pour le moment. Y en avait-il d'autres ? Y en aurait-il d'autres ? C'était là un mystère, qui demeurait bien caché. Les choses avaient changé entre le moment où Anders avait décidé de venir à la baie et son arrivée en ces lieux. Rhaenys n'était plus la promise de Roward. C'était Deria qui était promise à Orys, devenu prince de Peyredragon par la volonté de sa sœur et malgré sa bâtardise. Ce qui avait permis de libérer Roward et de proposer sa main à Argella Durrandon. Ainsi le Martell pourrait récupérer l'Orage une fois Argilac mort. Anders se demandait sincèrement si Roward avait gagné au change. Les échanges houleux entre Rhaenys et Deria avaient montré aux dorniens que la dragonne était vive et susceptible, même si ses missives à Roward étaient bien plus pondérées, mais la réputation de la Durrandon n'était plus à faire et son frère aurait bien du travail pour dompter l'impétueuse princesse capricieuse, qui préférait jouer les guerriers que de tenir son rang.

Il quitta son poste d'observation, sur un coup de tête. Le dragon s'était rapproché, prêt à atterrir et il avait vu sur son dos la silhouette de la seule personne capable de le monter. Il n'avait devisé avec Rhaenys que de façon formelle et officielle, devant une foule de personnes. Il avait été accueilli de façon plus personnelle par Orys, naturellement et les deux hommes avaient pu discuter seul à seul autour d'une bonne chope de bière. Ou de plusieurs plutôt. Anders entrevoyait là le moyen de pouvoir se faire lui-même une petite idée concernant la reine de Peyredragon. D'elle, il ne connaissait que les rumeurs qui l'entouraient et les points de vue de Deria ou Roward, via les missives échangées. Le défi ne lui faisait pas peur. Peut-être saurait-il comprendre cette reine aux multiples visages et aplanir les relations entre Dorne et Peyredragon directement avec la reine et non via son frère. En espérant ne pas envenimer les choses, mais était-ce seulement possible ?

Il se hâta donc de rejoindre l'aire d'atterrissage de la dragonne, voyant Rhaenys en descendre gracieusement. Il devait admettre que c'était un spectacle à couper le souffle. Son enfance avait été bercée de récits de dragons et il en avait enfin un sous les yeux. Même s'il ne commettrait pas la folie de l'approcher. Il salua la reine d'une révérence impeccable.

« Majesté. »

Il se redressa alors pour observer Rhaenys. Il n'était pas un grand adepte du protocole, mais il ne pouvait se permettre un faux pas avec une tête couronnée, surtout au tempérament si vif que la Targaryen.

« Un sommeil troublé m'a conduit hors de mon lit et m'a permis d'assister au vol gracieux d'un dragon et de sa cavalière à l'aurore. Voilà un spectacle que je ne suis pas prêt d'oublier. »

Et il y avait comme un remerciement dans sa voix à cet aveu. Il se permit alors de s'enhardir, reprenant avec un sourire :

« Nous n'avons jamais eu l'occasion de deviser en dehors de la solennité due à votre rang... Sauriez-vous m'accorder quelques instants de votre temps pour y remédier ? Si toutefois, ma compagnie vous agrée et que votre vol nocturne ne vous a point laissé trop lasse. L'occasion est trop belle pour que je ne tente pas de la saisir, chevaucheuse de dragons. »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Lun 28 Mar - 19:56






Les Epois

An 0 Mois 6.


Le soleil commençait tout juste à se lever, et cela signifiait qu’il était grand temps que nous mettions fin à cette envolée. Je n’étais éveillée tôt, bien avant que l’astre ne vienne briller dans le ciel, et n’ayant pas besoin de plus de sommeil, je m’étais décidée à profiter de ses quelques heures, alors même que le château était encore majoritairement endormie. Je m’habillais avec la nouvelle tenue de voyage que l’on venait tout juste de me confectionner. Elle était composée de cuir, conçue pour être résistante aux différentes intempéries. Elle était souple, légère, et confortable et ce fut un plaisir de la porter. J’étais ensuite sortie de ma chambré, indiquant à l’un de mes gardes ou je comptais me rendre, les autres m’escortant jusqu’aux portes de la ville. Ils n’eurent pas besoin de s’aventurer plus loin Meraxès m’attendant déjà. Je m’avançais vers elle et posais mon front contre son museau pour la saluer. Je lui murmurais en valyrien combien elle était belle et majestueuse, et la remerciais de me laisser la chevaucher. Elle s’ébouriffa comme si elle était un cheval en guise de réponse, signe de son impatience et de son envie de nous voir parcourir plusieurs lieux ensemble.  Je souriais, puis l’escaladais, tout en prenant soin de ne pas marcher sur ses ailes, ni lui faire de mal. Je m’accrochais et lui chuchotais de s’envoler dès que ma prise était solide.  

Nous survolâmes montagnes, prairie et foret, effectuant des cercles autour des Epois dont je refusais de trop m’éloigner. Je ne voulais ni ne pouvais guère prendre de risque. Les temps étaient difficiles et nous étions en guerre. Il n’était pas envisageable que je sois blessée, ou pire, que ma dragonne le soit. C’était là une idée que je détestais. Meraxès était un être à part entière de ma famille, une créature magnifique que j’aimais et que je voulais protéger, même si je devais mettre ma vie en péril. J’avais envers elle, autant de dévotion et de fidélité qu’elle en avait pour moi. Nous étions tous deux des dragons, sous une enveloppe corporelle différente, mais des dragons tout de même.

J’amorçais doucement ma descente aux portes de la ville, où, je le savais, m’attendrais plus loin quelques gardes. Je savais également que mon écuyer aurait été réveillé et qu’il m’aurait apporté une grande bassine en fonte remplie d’eau et une éponge épaisse. Je ne m’attendais cependant pas à voir le frère de la Princesse Deria Martell. Il était arrivé quelques jours plus tôt et si nous nous étions entretenus de manière on ne peut plus formel, nous n’avions guère passé de temps en présence l’un de l’autre. Anders était fort lié d’amitié avec mon frère Orys, si bien qu’il était rare de voir l’un sans l’autre, lorsque ma Main n’était pas occupé par ses obligations.  Je descendais de ma dragonne et lui demandais de rester là où elle venait de se poser. La présence du Dornien l’indifférée, mais s’il s’approchait de trop près, elle n’hésiterait pas à le brûler vif, ou le dévorer vivant. Peu de personne pouvait l’approcher, sans qu’elle ne les tue de prime abord, même si l’envie la démangeait quand même. Elles étaient désormais au nombre de deux : Orys, et Baâl. Si elle n’attaquerait pas à vue les héritiers de la maison Velaryon, s’ils s’approchaient trop près, elle les menacerait et les blesserait en guise d’avertissement. Et ce statut spécial, ils l’avaient de part leur hérédité valyrienne. Pour ce qui était d’Orys et de Baâl, Meraxès avait grandi à leur côté, et si elle n’accepterait jamais que les deux hommes la chevauchent, ou qu’elle ne leur obéira pas, elle ne leur ferait pas de mal, sauf si je lui demandais de le faire. Bien évidemment, avant qu’ils ne me soient arrachés, Visenya et Aegon pouvaient obtenir tout ce qu’ils désiraient d’elle, même si elle ne l’aurait pas toujours fait avec envie. Ils étaient dragons oui, mais je restais sa compagne la plus proche.

Je m’éloignais de ma dragonne, nan sans lui avoir promis cette toilette qu’elle affectionnait tant après nos chevauchées. Je répondais au salut de mon invité par un signe de tête, et quand même je n’étais pas à cheval sur le protocole, j’appréciais le fait qu’il en tienne compte envers moi. J’étais Reine, et je ne pouvais permettre à personne de l’oublier, ou du moins personne dont je n’étais pas proche. Messire Anders. Vous êtes bien matinal aujourd’hui. lui dis-je après m’être approchée de lui, laissant entre nous quelques pas, comme la bienséance l’exigeait. Je souriais au compliment qu’il glissait ensuite. Il n’y avait aucun doute quant à sa sincérité et le fait qu’il avait réellement apprécié de voir Meraxès dans toute sa splendeur. Elle était une créature fascinante et peu de personne étrangère à Peyredragon pouvait se targuer de pouvoir l’admirer d’ici près. Il n’est point donné à tous de pouvoir admirer la danse d’un dragon. Vous semblez l’apprécier à sa juste valeur et soyez assurés que c’est là un beau compliment que vous nous faites Messie Anders. Meraxès est une créature majestueuse, qui n’a rien à envier à aucune autre… Même si entre nous, elle a fort mauvais caractère parfois. lui répondis-je en souriant. Je l’avertissais à travers cette dernière phrase de se montrer ainsi prudent avec elle et de ne pas faire de sottise. Il serait regrettable de créer un incident diplomatique avec Dorne à cause de la curiosité, et la stupidité de l’un des enfants Martell. Je fis signe à mon écuyer de s’approcher avec son changement, tout en écoutant le frère de la future épouse de mon Prince. Je réfléchie quelques minutes à sa question, tout en plongeant dans la cuve d’eau bouillante le tissu que l’on m’avait apporté. Je l’essorais, puis dis à l’homme. Ce serait avec plaisir que je partageais quelques instants avec vous. Cependant je dois d’abord m’occuper de Meraxès. Si vous avez la patience d’attendre quelques minutes, nous pourrions ensuite discuter. Si Anders était tout aussi plaisant que Roward, j’étais assurée d’avoir une agréable discussion avec lui. Et je l’avoue, j’étais également curieuse de découvrir cet homme avec qui s’était lié fortement mon frère. Pour autant, je ne pouvais délaisser ma dragonne qui commençait d’ailleurs à s’impatienter. Elle abattait sa queue sur le sol, faisant résonner le sol à nos pieds.

Je poussais un soupir, m’excusais auprès du Dornien avant de m’approcher de ma Dragonne. Je la réprimandais en ancien valyrien ce à quoi elle me répondit en me montrant les crocs, comme elle le faisait tout le temps. J’haussais durement le ton, l’obligeant à baisser la tête et accepter mon autorité. Elle pesta, mais finit, comme à son habitude, par m’écouter. Je vins aussitôt caresser son museau, et poser mon front contre ce dernier. Je m’écartais d’elle de nouveau pour me saisir de l’éponge rugueuse qu’avait apportée mon écuyer, la plongeant ensuite dans l’eau bouillante qu’il avait fait chauffé, Meraxès sur les talons. Elle s’allongea de tout son long, me permettant ainsi de nettoyer ainsi ces écailles. Si je la sentais se détendre à mesure que les minutes passaient, je savais sans même voir son regard qu’il était fixé sur toutes les personnes présentes et qu’il n’était pas amical. Sa toilette me prit une vingtaine de minutes, du fait que ma dragonne s’était montrée d’humeur joueuse, s’amusant à s’ébouriffer pour chasser le surplus d’eau qui coulait sur son corps et m’obligeant à sauter ou courir à l’écart pour éviter d’être trempée, même si au final, j’étais tout de même mouillée. Je la sermonnais sur un ton badin, avant de lui embrasser le museau et de lui ordonner d’aller se reposer. J’attendis qu’elle soit hors de vu, avant de revenir vers le dornien. Veuillez me pardonner de vous avez fait autant patienter. Qui diriez-vous de déjeuner en ma compagnie dans les jardins de la ville ? C’est là une belle journée qui s’annonce, et je vais devoir être enfermée entre quatre murs de nombreuses heures.



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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Ven 22 Avr - 21:42

Bien matinal oui. Pour autant, il se retint de lui répondre que contrairement à ce que l'on pourrait penser de lui, il n'était pas un bâtard oisif qui adorait se prélasser jusque tardivement dans la matinée dans son lit, avec une sublime créature pour compagnie éphémère. Elle avait dit cela sans penser à mal et il ne tenait qu'à lui de faire en sorte que cette discussion entre lu et la reine Targaryen se passe au mieux. Après tout, jamais il n'avait été question de malentendu entre elle et Roward, pourquoi en serait-il autrement avec Anders ? Si elle avait été une autre souveraine, sans doute ne se serait-il pas enhardi au point de solliciter ainsi un tête à tête de façon fort peu conventionnelle. Parce qu'il n'était pas prince de sang. Mais elle tenait son frère Orys, bâtard lui aussi, en si haute estime, qu'Anders savait que cette infamie mal vue partout en Westeros, bien que tolérée ne posait pas ce genre de problème à Rhaenys. Il inclina simplement la tête à son commentaire, avant de lui faire part de son émerveillement quant au spectacle auquel il venait d'assister. C'était peut-être un peu naïf de sa part mais... il y avait toujours en lui le côté chevaleresque, le petit garçon qui aurait affronté tous les périls pour ses sœurs. Il aimait aller au devant du danger et avait toujours eu une imagination fertile. Alors voir l'un des monstres de son enfance en chair et en os... Et voir une femme capable de s'en faire obéir... C'était quelque chose de fabuleux.

Rhaeny sembla accepter le compliment avec grand plaisir, lui fournissant quelques explications, avant qu'il ne se fende d'un sourire malicieux tandis qu'elle lui avouait que sa dragonne avait un fort mauvais caractère.

« Elle ? Alors tout s'explique. »

C'était une boutade sur le caractère impossible des femmes. A voir si Rhaenys s'en amuserait et en conviendrait ou si au contraire, elle en prendrait ombrage. Anders et Orys étaient tombés d'accord sur le fait que leurs sœurs étaient impossibles parfois. Ce qui expliquait que leurs échanges soient si tendus. Il ignorait si Orys l'avait déjà dit à Rhaenys. En ce qui le concernait, il ne s'était pas gêné pour le seriner à Deria. Non pas qu'il soit un exemple à ce niveau d'ailleurs. Deria était plus commode que lui, qui avait tendance à s'enflammer très vite. Mais il ne pouvait résister à l'envie d'asticoter sa frangine. Même si cela se faisait parfois avec circonspection et que les choses pouvaient vite dégénérer.

« Mais je saurais m'en souvenir. »

Pas touche au dragon. Mais quand bien même c'était follement tentant, il s'en serait gardé. Il était impulsif, mais pas totalement suicidaire, n'en déplaise à ses sœurs. Il proposa alors à Rhaenys un petit entretien tandis qu'elle se faisait amener de quoi se débarbouiller un peu. Il inclina la tête quand elle accepta mais seulement après s'être occupée de Meraxès.

« Aucun cavalier digne de ce nom ne laisserait sa monture sans la bouchonner avant... Je suppose que c'est la même chose pour un dragon. J'attendrais Majesté. »

Et c'est ce qu'il fit, observant de loin le manège de la dragonne et de sa cavalière. Il était bien plus simple de panser un cheval qu'une dragonne, mais le spectacle ne manquait pas d'amusement. Il était cocasse de voir la reine Targaryen tenter d'éviter les gouttelettes d'eau, sans grand succès.

« Je n'ai pas vu le temps passer. J'accepte avec plaisir, je suis davantage friand du grand air que de l'enfermement... Alors si je puis vous voler quelques heures à vos devoirs... J'ai l'impression de vous sauver momentanément, cela me plaît. Après vous, Majesté. »

Voilà qui s'annonçait plutôt prometteur. Anders avait très envie de cerner la mystérieuse dragonne et de ne pas rester sur l'avis mitigé, et plutôt négatif qu'il s'en était fait via les échanges avec Deria. Roward, lui, avait un avis beaucoup plus positif. La vérité devait se situer entre les deux.


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Dim 1 Mai - 18:55






Les Epois

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Je fis signe de la tête au dornien, avant de relever la tête. Meraxès s’était désormais envolée, mais seul cette fois ci. Elle survolait la ville, qu’elle gardait sous son regard vigilant… Ou attendait que l’une des bêtes ne s’échappe pour venir la chasser et ensuite la croquer sans que personne ne puisse l’arrêter. J’avais bien mis en garde mes hommes et les habitants aux alentours de surveiller leurs propriétés. Si ma créature ne s’attaquait aux êtres humains que sur mon ordre ou lorsque ces derniers avaient la sottise de l’approcher ou me faire du mal, elle n’avait aucun filtre concernant le règne animal. Il aurait été stupide de ma part de lui apprendre à se réfréner de ce côté-là. Les dragons ne sont pas des animaux de compagnie et ils sont encore moins domestiques. J’avais un pouvoir sur elle, mais uniquement parce qu’elle m’accordait ce pouvoir. Meraxès me faisait confiance et je lui faisais confiance. Si elle en venait à décider que je n’étais plus sa coéquipière mais son ennemi, je finirais bien vite dans le fond de son estomac. Je ne ferais donc rien qui pourrait m’amener à une destination pareille.

Je quittais du regard ma petite sœur, pour me tourner vers Anders Martell, le détaillant un peu plus que précédemment, de manière tout de même discrète. Il était plutôt bel homme, je devais bien l’avouer et il avait dû briser plus d’un cœur. La réputation libertine des dorniens était connue de tous après tout et n’était-il pas issu lui-même d’une seconde couche du précédent Prince de Dorne ? Je ne jugeais nullement sa naissance cependant. Orys était bien plus valeureux que certains nobles, et il avait mainte fois prouvé qu’il tenait lui aussi du dragon même si sa mère n’était pas de noble naissance. Alors même si le jeune homme n’avait pas vu son nom de naissance changé, je l’aurais tout de même invité à ma table. Il était représentant de mon allié mais surtout, il était estimé de mon Valonqar. J’étais réellement curieuse d’en savoir plus sur lui. Orys était des plus méfiants et pas l’homme le plus sociable qui soit. Si Anders avait su gagner son respect, alors il avait gagné le mien.

Je lâchais un léger rire à ses paroles, alors que je lui faisais signe de me suivre. Je glissais à mon écuyer qui s’était rapproché de prévenir que nous prendrions un premier déjeuner dans les jardins de la forteresse. Mon escorte prit place autour de nous, et je dû retenir un soupir las. Je détestais les savoir sur mes pas. Sauver ? Hmm ce terme me plait également même si je suis loin d’être une damoiselle en détresse ayant absolument besoin d’un preux et fort chevalier pour venir à mon secours. Je m’arrêtais une seconde avant d’ajouter un sourire malicieux sur les yeux. Mais surtout ne le dites point à Orys, il risquerait de s’offusquer d’apprendre que je n’ai point besoin que le preux et fort chevalier qu’il est veille sur ma personne qui n’est point en détresse… Je me permettais cette petite boutade à l’égard de mon frère, uniquement parce que je savais qu’Anders et lui partageaient des liens d’amitié. Je ne me le serais pas permise autrement. D’ailleurs, je n’ai eu l’occasion de vous le dire plus tôt, mais votre prestation à Goeville était impressionnante. Vous avez été un adversaire valeureux pour mon Valonqar, et je sais qu’il a pris plaisir à vous combattre.





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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Sam 7 Mai - 22:20

Le regard du dornien fut attiré par le dragon qui sillonnait de nouveau les cieux, sans cavalière cette fois. A quel point l'animal était-il intelligent et obéissant finalement ? Cela demeurait un prédateur redoutable. Et il devait se nourrir de tonnes de bêtes pour vivre, non ? Anders se rendait compte qu'il avait une foule de questions à poser à la reine Rhaenys à ce sujet, qui risquait de trahir la fascination un tantinet enfantine que pouvait exercer un animal aussi fabuleux sur le guerrier dornien. Mais Anders se moquait de montrer cette facette un peu rêveuse de sa personnalité à la reine de Peyredragon. Il se doutait qu'elle devait adorer parler de son animal et devait aimer qu'on s'y intéresse d'une certaine façon.

Son attention se reporta sur la reine de Peyredragon. Il avait des difficultés à se faire un avis sur elle. Même s'il avait tendance à être plutôt favorable au vu de ce que Roward lui en avait dit. Il avait passé de bons moments en sa compagnie. Ils avaient devisé, il l'avait séduit, comme il le faisait avec n'importe quelle femme qu'il croisait. Et l'avantage qu'il avait sur son frère, c'était son rang. Roward était prince. Rien que cela lui apportait l'assurance qu'elles se pâment devant lui. Du moins, les plus modestes. Les princesses ne se laissaient pas impressionner aussi facilement, mais il fallait avouer que le prince de Dorne était très agréable à regarder. Heureusement, il n'existait aucune jalousie entre les frères. Nymor et Meria y avaient veillé durant la jeunesse et l'éducation de la fratrie, ayant l'intelligence d'intégrer les bâtards et de les rendre fidèle à la famille, au lieu de les rejeter et d'en faire des ennemis.

Si les missives échangées entre Rhaenys et Deria étaient presque hostiles tant les deux femmes ne se comprenaient pas, la dragonne était bien plus douce avec le cadet des Martell. Étrange contraste qui intriguait Anders. Et s'il pouvait améliorer un peu la situation... il lui semblait que la reine serait tolérante avec lui, même s'il badinait avec elle, mais il préférait tâter le terrain avant en commençant par se montrer des plus respectueux. Et il savait se montrer aussi charmant que son frère, même si c'était un peu moins inné chez lui. Anders avait un côté un peu moins policé d'un certain côté. Il plaisanta donc sur le fait d'arracher Rhaenys à ses obligations, même si ce n'était qu'une heure, se posant en preux chevalier sauvant la demoiselle en détresse, ce que ne manqua pas de relever la souveraine. Anders avisa les gardes qui s'étaient rapprochés. Il devait être pénible parfois de ne pouvoir aller où bon lui semblait sans être accompagnées. Ses sœurs pestaient suffisamment à ce sujet. En tant qu'homme et bâtard, il n'était pas aussi brimé que les têtes couronnées et les femmes. C'était un avantage. Et il était le premier à aider Roward à se soustraire de ce genre de surveillance pour aller s'encanailler, ce qui lui valait immanquablement une engueulade de la part de Deria.

« Et bien, il se trouve que je ne suis pas tout à fait un preux et fort chevalier, alors nous voilà à égalité dans l'imposture. »

Il rit de concert avec la reine quand elle lui demanda de ne pas ébruiter le fait qu'elle n'avait pas besoin que son frère la protège, lui qui était chevalier.

« Soyez assurée que votre secret est bien gardé avec moi. Je ne voudrais pas priver ce pauvre Orys de ses illusions ! »

Il jeta un regard aux gardes, ajoutant dans un murmure amusé :

« Par contre, il est dommage que votre escorte ne le sache point également. »

La reine ajouta alors avoir été impressionnée par la performance du Dornien lors des joutes, ce qui le fit rire, alors qu'il répliquait avec bonhomie : 

« Et j'ai pris plaisir à me faire éjecter de ma selle par sa valeureuse et hardie lance. »

Son regard pétilla de malice, alors qu'il trouvait la compagnie de la dragonne plutôt agréable pour le moment. Elle semblait avoir de l'humour et d'être d'humeur malicieuse, ce qui lui convenait grandement, il n'était pas le dernier à plaisanter. Il s'était même attiré la sympathie d'Orys de cette façon, bien avant de l'affronter. Ainsi que celle du prince de l'Ouest.

« Mais je vais vous avouer un secret : c'est malheureusement davantage à la chance du débutant qu'à ma valeur que je dois ma place en finale. Celle des mêlées était davantage méritée. Je manie mieux la lance dornienne que celle des chevaliers jouteurs. Mais j'ai pris un immense plaisir également à faire mordre la poussière à la Hoare. Dommage qu'elle ne se soit pas brisée le cou en tombant et que les règles interdisent de la piétiner avec mon étalon. C'était terriblement tenant. »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Jeu 19 Mai - 13:40






Les Epois

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Je ne pensais pas croiser si tôt ce matin Anders, ni même qu’il se montre aussi passionné par ma Dragonne. Cette rencontre impromptue ne me dérangeait cependant aucunement. C’était assez agréable d’avoir quelque compagnie et surtout cela me permettrait de connaitre un peu plus un jeune homme qui avait su s’attirer l’amitié d’Orys, ce qui n’était pas rien. J’étais réellement curieuse de le découvrir et c’était là la parfaite occasion de le faire. Je lui proposais ainsi de déjeuner en ma compagnie, dans les jardins de la citadelle, pour profiter de cette belle journée qui s’annonçait. Et à peine nous étions mis en route que le Dornien fit preuve d’un trait de caractère que j’appréciais particulièrement : l’humour. Je devais le reconnaitre, s’il ne dégageait pas le même charme que son frère, il en possédait tout de même. Lui aussi avait dû briser plus d’un cœur cela ne faisait aucun doute. Je lâchais un rire à ses propos, et lui répondait sur la même lignée le plus naturellement du monde. Une conversation légère pour commencer la journée ne pouvait nullement faire du mal après tout. Gageons donc de ne le répéter à personne, et nos honneurs seront saufs. lui glissais-je, avant de faire signe à mon escorte de me laisser un peu plus d’espace. Nous étions certes en territoire ennemi, mais je n’étais pas sans défense. De plus, ils n’avaient nullement besoin d’être si près de ma personne pour me défendre au mieux, et le dornien n’était pas un potentiel danger. Et s’il l’était, et bien j’avais accroché à ma taille Noire-sœur. Je n’étais pas démunie et Baâl me faisait travailler chaque jour quelques heures à l’épée. Moi plus que quiconque devait savoir se servir d’une épée. J’avais refusé d’accéder à la requête de mon conseil sanglant désirant me voire prendre part à la bataille en la supervisant de loin. Il n’était tout simplement pas question que je ne combatte pas auprès des miens, ni même que je ne laisse Meraxès attaquer seule, sans même la chevaucher et la guider.

Je lâchais de nouveau en rire aux réponses de l’homme, tant à propos de mon frère que de mon escorte qui ne me laissait pas le moindre répit, ni mouvement de liberté. J’hésitais vraiment à complètement la renvoyer mais ne le fis pas. Orys et Baâl me sermonneraient ensuite et je n’avais pas envie de cela. Quand il était question de ma protection, ils avaient tendance à être surprotecteurs. Et aussi contraignant que cela pouvait être, je ne pouvais pas leur en vouloir. Ils étaient inquiets voilà tout. Oh mon escorte le sait. La plupart de ces gardes royaux assurent ma sécurité depuis que j’ai l’âge de marcher… C’est disons plus simple pour eux de le faire dans les terres de la Néra qu’à Peyredragon. Peyredragon. Tout me manquait et je devais bien avouer que j’avais un peu le mal du pays. Je voulais retrouver mon confort et ma liberté, que je ne pouvais avoir que sur mes terres. Je rêvais de semer de nouveau les hommes chargés de ma protection, pour aller me percher en haut qu’un arbre et dessiner à loisir ce que je désirais… Mais cela n’arriverait surement plus hélas. J’avais grandi, et j’avais changé. Plus jamais je ne pourrais échapper à mes obligations de Reine.

Je chassais ses sombres pensées pour complimenter le dornien pour son combat perdu contre Orys. Cela avait été une belle joute et il n’avait pas démérité son courage. Je riais de nouveau à ses propos, et l’écoutais. Je l’arrêtais cependant en posant ma main sur son bras quand il m’avoua que, selon lui, il ne devait cela qu’à de la chance. Mon regard se fit plus sévère alors que je lui indiquais Ne vous sous-estimez point Anders. Jamais. Vous n’avez point manqué ni de dextérité, ni de force, ni de courage. Ce n’est pas parce que votre mère n’était pas noble dame que vous êtes un incapable. Les actes déterminent un homme. Vous avez prouvé, Orys et vous, que tous ses biens penseurs ont eu tort de ne voir en vous que votre naissance qu’ils considèrent comme basses. Vous êtes arrivés second et Orys premier. Vous les avez tous supplanté. Alors ne doutez jamais de vous et ne les laissez jamais remettre en question vos talents. J’étais vraiment très sérieuse, et il pouvait s’en rendre compte. J’avais adoré voir deux bâtards l’emporter sur tous ses fils de nobles à la lignée pensée sans tâche. Orys n’était peut-être pas le fils de ma mère, mais il était tout de même un Targaryen et un Dragon. Et Anders était un Martell tout aussi méritant que Roward, si ce n’était plus. Parce que, soyons honnête, il avait dû bien plus combattre pour faire ses preuves que le second héritier de Dorne, à l’instar de mon Valonqar qui avait bien plus lutté qu’Aegon pour montrer sa valeur. indiquais Pour ce qui est de la Hoare, il est vrai que c’était un plaisir de la voir montre la poussière. Et quel dommage que son cheval ne se soit pas emballé et ne l’ait pas piétiné. Quoi que cela nous aurait enlevé la joie de la torturer alors peut-être est-ce un bien finalement ?.








Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mar 24 Mai - 16:56

Le dornien hocha la tête quand la reine lui souffla quelques mots, d'un air de connivence, comme s'ils partageaient là un secret. C'était agréable ce genre de rapport avec une tête couronnée. Étrangement, elle était... naturelle. Simple. Il ignorait si c'était de se trouver ici, d'être en compagnie d'un homme qui n'était pas de son rang et à qui elle n'avait donc rien à prouver, mais elle se rapprochait ainsi davantage du portrait dépeint par Roward que par Deria. A moins qu'elle ne soit simplement plus à l'aise avec les hommes qu'avec les femmes, surtout celles de pouvoir. Cela faisait longtemps que le bâtard n'essayait plus de percer la psyché féminine. C'était un coup à devenir fou. Ce n'était pas parce qu'il était un séducteur impénitent qu'il comprenait ses conquêtes avant de les mettre dans son lit. Il n'avait pas besoin de ça. A quoi bon, alors qu'il ne souhaitait d'elle que quelques heures de plaisir ? Il ne leur avait jamais laissé miroiter autre chose, tant pis pour elles si elles se faisaient des illusions. Il était moins prestigieux de se glisser dans la couche du bâtard que de son frère légitime, mais c'était aussi plus facile quelque part. Malheureusement, ni le légitime, ni le naturel n'étaient de nature... fidèle.

Il plaisanta avec Rhaenys sur la présence de son escorte qui ne semblait pas décidée à la laisser seule en compagnie d'un homme, fut-il un allié. Elle devait probablement savoir se défendre, l'épée ceignant son côté n'étant sans doute pas simplement d’apparat, mais elle demeurait quelqu'un d'important. Même les rois avaient des difficultés à se retrouver totalement seuls, alors une femme... Fut-elle une reine guerrière comme la rumeur le soufflait. Elle avait participé à la bataille. Comme n'importe quel chef de guerre. C'était admirable. Il ne pouvait s'empêcher d'établir le parallèle avec sa sœur, Deria. Elle aussi dirigeait un royaume. Pour autant, jamais elle ne serait physiquement à la tête de l'armée, au cœur d'une bataille. Premièrement, elle ne savait pas se battre comme un guerrier. Deuxièmement, il y avait Roward pour cela. Et sans doute que c'était le cas de Rhaenys avant que son frère et sa sœur soient assassinés. Même si, en toute franchise, il ignorait l'éducation de Peyredragon. Peut-être qu'il était banal qu'une femme sache se battre après tout.

« Dois-je en déduire qu'il est plus aisé pour vous de leur échapper à Peyredragon ? »

Il y avait une note de malice dans sa voix en imaginant la jeune femme leur filer entre les doigts pour profiter de quelques heures de liberté, voire d'anonymat. Il ne connaissait que trop cela avec Deria et Arianne, qui pestaient souvent d'être l'objet de tant d'attention et de ne pouvoir profiter de quelques heures de solitude bienvenues. Il lui arrivait souvent d'arracher Roward à cette attention, filant en douce avec son frère pour s'offrir du bon temps. Il était celui des quatre qui souffrait le moins de cette situation. Arianne était ainsi protégée parce qu'elle était une femme, même bâtarde. Alors que lui... C'était différent.

« Pardonnez ma curiosité, mais j'ignore beaucoup de choses sur les coutumes de Peyredragon. Vous dites être apte à vous défendre et je ne doute pas que vous sachiez vous servir de cette épée, mais je me demandais si l'accès à l'entraînement martial était naturel chez vous, ou si vous aviez du le demander... voire l'exiger. A moins que les conditions ne vous y ai contrainte ? »

Il parlait avec douceur, surtout pour la dernière question, qui faisait allusion au fait qu'elle était la dernière Targaryen encore en vie. Qu'elle devait reprendre le flambeau de son frère. Orys était un bâtard, au nom différent du sien, qui pourrait fonder sa propre lignée si l'avenir le permettait. D'ailleurs, elle ne manqua pas de parler des joutes, qui avaient scellé l'amitié entre les deux hommes aux nombreux points similaires. Le dornien ne fit pas montre d'arrogance cette fois-ci, se révélant étonnamment sincère. Il avait joué de chance, vraiment. Pourtant, il fut surpris quand il sentit la main délicate de Rhaenys sur son bras, stoppant ainsi leur marche. Il sourit au discours de la jeune reine. Il devinait là l'amour d'une sœur pour son frère bâtard qui avait du subir les mêmes moqueries qu'Anders. Elle ne savait que trop comme l'opinion des autres était blessante pour ces enfants naturels.

« Ma mère était la fille d'un riche marchand de Tyrosh. J'ignore tout d'elle, hormis son nom. Mon père m'a très vite pris sous son aile et emmené à Lancehélion, pour grandir avec mes frère et sœurs. Il m'arrive de me demander quelle aurait été ma vie si j'étais demeuré auprès d'elle. J'ignore pourquoi elle s'est séparée de moi. Pression de sa famille pour se débarrasser d'un bâtard ? Insistance de mon père ? Je ne le saurais jamais. Malgré tout, je n'ai jamais connu que la vie au palais. Il m'a fallu de nombreuses années et tout le soutien de Roward, Deria et Arianne pour savoir ce que je valais. Maintenant, je désire simplement que le reste du monde le voit. Je dois reconnaître que ces joutes et ces mêlées ont été une formidable occasion de prendre une revanche sur tous ces nobles dédaigneux et méprisants... Et je suis certain qu'Orys a connu le même sentiment. Même s'il est prince et semble avoir davantage l'estime de son peuple que moi. Mais je vous remercie pour ces paroles. Venant d'une reine et d'une femme de votre trempe, elles sont précieuses. »

Et plus objectives que tout ce que pouvaient lui dire les autres Martell. C'était normal qu'ils encouragent l'un des leurs, c'étaient les liens du sang, la fraternité, l'amour. Mais Rhaenys ne le connaissait pas et n'avait rien à gagner à le complimenter de la sorte.

« Toutefois, ce n'est pas faire affront à ma valeur que de reconnaître avoir eu de la chance. Sincèrement. Je ne suis pas un spécialiste de ce genre de combat... Les armures dorniennes ne sont pas lourdes, le style de combat est assez différent de celui des autres... Peut-être l'avez-vous vu lors de mêlées où j'étais davantage à mon aise. »

C'était une danse mortelle. La rapidité et la précision l'emportaient sur la force brute. Il laissa échapper un rire quand la reine abonda dans son sens, avant de suggérer que c'était aussi bien qu'Eren Hoare ne soit pas morte piétinée, leur donnant ainsi l'occasion de la tuer eux même.

« Ah j'aime ce genre d'optimisme. Effectivement, c'est là une perspective réjouissante. »

Même si capturer la princesse Hoare risquait de s'avérer compliqué. Ce n'était pas une proie facile et encore fallait-il qu'elle soit aux abords des combats...

« Sans oublier celle de l'envoyer en petits morceaux à son père n'est-ce pas ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Ven 10 Juin - 18:29






Les Epois

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Désolée pour le retard ><

Je lâchais un léger rire à l’interrogation du dornien, avant de le regarder malicieusement. Roward ne vous a pas raconté la première fois que nous nous sommes rencontrés ? Il était en train de s’acharner sur un pauvre pantin de paille, une épée à la main dans l’un des jardins de Lancéhelion. Il devait avoir dix ans, dans ses eaux là si mes souvenirs sont bons. Père avait accepté de m’emmener avec lui sur vos terres, alors qu’il rendait visite à votre Grand-mère pour parler de politique. M’ennuyant, j’avais décidé de me balader en ville... Seule. Je me glissais hors du palais, et j’ai été attirée par les bruits qu’il faisait. Fasciné par les émotions qu’il dégageait, je me suis mise à le dessiner à l’ombre d’un arbre. Il a passé des heures à essayer d’abattre son ennemi. J’étais en train de finaliser mon croquis lorsqu’il s’est retourné vers moi. J’ignorais que j’avais en face de moi le Prince de Dorne et je l’avoue, il m’a légèrement fait peur, sa colère se lisant toujours sur son visage. Alors je me suis enfuie. Il m’a poursuivi, mais j’ai fini par le semer dans des rues que je ne connaissais pas… Jusqu’à tomber sur les hommes de Père envoyés en ville pour me retrouver. Après cet épisode j’ai été consignée dans ma chambre jusqu’à notre départ, des gardes à l’intérieur de la pièce, postés devant les fenêtres, et à la porte. Je lâchais un léger rire à l’évocation de ce souvenir. Père avait été dans une colère noire. Il avait même levé sa main pour me gifler avant de s’arrêter juste à temps pour me gronder de plus belle. Je lui en avais voulu, avant de comprendre que je lui avais surtout fait peur et qu’il avait craint pour ma vie. Je n’avais pas du tout était prudente, trop jeune pour voir le monde tel qu’il est : sombre et malveillant. Je n’ai appris qu’à Goeville que c’était lui le garçon que j’avais dessiné…. Pour en revenir à votre question, je connais Peyredragon sur le bout des doigts et qu’il a toujours été bien plus simple pour m’échapper. Mère détestait cela, et Père préférait s’amusait de mon excentricité, même si au début, il s’inquiétait tout de même. Finalement quand Meraxès est née, il a cessé totalement de s’en faire. Aucun homme ne peut rivaliser avec un dragon, aussi jeune soit-il. Si j’étais plus en sécurité sur nos terres, je n’étais pas non plus à l’abris de tout danger. L’homme qui s’était introduit au sein même de notre demeure alors que je n’étais qu’une enfant en était la preuve. Après cet épisode, Père m’avait obligé à apprendre à me servir d’une épée, une épée qu’il avait fabriqué d’ailleurs pour moi, et qui m’accompagnait toujours même si c’était Noire-Sœur que j’accrochais à ma ceinture, en souvenir de Visenya. Je comptais d’ailleurs, dès que le forgeron que mes hommes avaient trouvé au-delà du détroit, faire fondre le présent de mon père avec de l’acier valyrien et l’offrir à Orys. Dans son état actuel, elle était trop légère et fluette pour lui convenir mais une fois retravaillée, elle conviendrait parfaitement.

Je découvrais un trait de caractère chez le dornien qui me plaisait énormément : la curiosité. J’aimais partager et discuter avec des personnes la possédant, à mon instar. Cela m’arrivait si peu ces derniers temps que j’en avais oublié le plaisir que cela provoquait en moi. J’avais l’impression de revenir quelques années en arrière, lorsque la vie était plus simple et que cette couronne ne me pesait pas sur la tête, une couronne que j’affectionnais pourtant énormément. Elle était mon héritage, et un présent d’Orys, comme la détestait dans de telle circonstance ? Je vous en prie. Posez moi donc toutes les questions que vous voulez. Si je puis y répondre, je le ferais avec plaisir. Il n’est pas coutume pour les femmes de combattre chez les miens. Visenya s’y est intéressée très jeune, plus par jalousie qu’autre chose. Entre elle et Aegon il y a toujours une part de rivalité… Une rivalité sainte, je vous rassure. Ils étaient se confronter l’un à l’autre. Ainsi a-t-elle décidé qu’elle aussi elle apprendrait à manier l’épée. Mère s’est élevée contre ça, mais Père trouvait que cela était stimulant pour et Aegon et Visenya, alors il a demandé à Baâl de se charger également de l’instruction de ma sœur. Il a donc été chargé de me l’enseigner lorsque je fus en âge de tenir une épée, mais j’étais bien plus douée pour dessiner que pour terrasser, alors j’ai bien vite abandonné au grand plaisir de ma mère. Je m’interrompais pour lui faire signe de me suivre et d’emprunter le chemin à droite, avant de continuer. J’y suis revenue quelques années après, sous la l’instruction de Visenya, à la fois pour rassurer Père et mes Frère, mais également pour moi. Je ne supportais plus l’idée de ne pas savoir me protéger ou faire face au danger. Visenya est arrivée à me faire comprendre que le maniement d’une l’épée est aussi un art. A partir de cet instant, j’ai été une élève assidue, m’entrainant avec elle, mais également avec Baâl. Orys et Aegon, eux, ont toujours refusé de me combattre, trop protecteurs avec moi... Et ayant bien assez à faire avec Visenya qui adorait se mesure à elle. C’était une grande guerrière… Ma voix finit dans un murmure sans que je m’en rende compte, la tristesse s’emparant de moi, comme à chaque fois que je parlais d’elle. Ma main se posa sur le pommeau de Noire-sœur que je vins caresser avec douceur et affection. Elle me manquait tellement, et mon cœur souffrait encore de sa part. Je ne m’en remettais surement jamais d’ailleurs.

Je secouais doucement la tête pour chasser ses idées noires, et changeais de sujet. J’évoquais les combats de Goeville alors que nous arrivions dans l’un des espaces verdoyant des Epois. Je fis un léger signe discret de la main à mes gardes et l’un d’eux s’éloigna pour aller prévenir mes servants que je déjeunerais ici de matin, en compagnie de notre invité. Lorsqu’il se dévalorisa, je ne pu m’empêcher de l’arrêter en posant une main sur son bras. Il n’avait nullement démérité sa victoire, et parler de chance n’était pas approprié. Lui et Orys avaient mérité leur place et je ne laisserais personne dire le contraire, pas même les principaux intéressés. Je n’avais jamais laissé personne rabaisser mon frère et cela ne commencerait pas aujourd’hui. La lignée de sa mère importait peu. Au contraire, elle reflétait son courage et sa valeur. Tout ce qu’il était capable, tout ce qu’il possédait, il l’avait gagné à la sueur de son front. Il ne devait rien à son nom, un nom qu’il ne portait que depuis peu d’ailleurs, un nom que j’avais tenu à lui offrir, par amour, oui, mais surtout parce qu’il en était digne. Tout comme son titre de Prince d’ailleurs. Il avait toute ma confiance et je savais qu’il saurait toujours s’en montrer digne. Orys… Son histoire est différente de la vôtre sur bien des points. Ce n’est pas à moi de vous la conter. Vous l’avez sans doute remarqué, il est très pudique et secret sur de nombreux aspects et je respecte cela. Nous avons essayé de veiller sur lui autant que nous le pouvions Visenya, Aegon et moi, mais nous ne pouvions pas pour autant le protéger de tout et de tout le monde. Il a dû tracer son chemin et affronter les innombrables obstacles seul. Je suis Sœur, je suis également et avant tout Reine. Si je n’avais été que la première, il serait à Peyredragon, à veiller sur nos terres en qualité de Chevalier et Main de la Reine… Je lui ai donné un nom parce qu’il a prouvé à tous à Peyredragon qu’il était bel et bien le fils de notre père et que cela était sa volonté également. Il avait fait promettre à Aegon sur son lit de mort de finir d’anoblir Orys qui avait su devenir l’un des chevaliers de Peyredragon par ses propres moyens et ses propres mérites. Et je l’ai fait Prince parce que, non seulement du sang Targaryen coule dans ses veines et que ce titre le revient par nature, mais également parce qu’il en est digne. S’il avait été un imbécile incapable, je ne lui aurais jamais donné ce titre. Et mes nobles ne l’auraient pas accepté. Orys a mené plus d’un combat, que ce soit sur le champ de bataille ou au sein de notre coure. Il est gagné avec brio, prouvant qu’il n’était pas une personne à négliger. Goeville n’a fait que montrer à la face de tous les nobles de Westeros ce que les Peyredragonniens savaient déjà : qu’il est le digne fils d’Aerion Targaryen. Et vous en avez fait de même Anders, n’en doutez pas. Vous avez gagné face à des hommes que l’on pense « bien nés », prouvant que la valeur d’un homme ne se définit pas par une naissance totalement noble, mais par son talent et par ses actes. De cela j’en étais intimement convaincu et j’étais heureuse que deux hommes nés hors des liens du mariage aient pu l’afficher au reste du monde. J’éprouvais une grande fierté qu’Orys ait gagné aux joutes de Goeville, pas seulement parce qu’il portait et défendait mes couleurs, mais parce qu’il l’avait mérité. S’il pouvait douer de se talents et de son courage, je ne le ferais jamais. A l’instar, alors que je doutais de mes capacités, lui ne le faisait pas. J’avais besoin de lui et je savais qu’il en était de même pour lui. Nous étions désormais seuls contre le monde entier. Il était mon dernier refuge et j’étais le sien. Rien ne pourrait nous enlever ça, rien ni personne d’ailleurs. Et comme je venais de l’indiquer à Anders, s’il n’y avait eu que la Sœur qui agissait en moi, je n’aurais pas fait de mon Frère un Prince, l’exposant ainsi à des dangers plus grands. Je me détestais quelque part de le mettre dans une telle situation. La seule chose qui me rassurait était cette foi que j’avais en lui une foi inébranlable.

Lorsqu’Anders insista tout de même sur cette notion de chance qu’il pensait avoir eu lors de son combat, je lui fis un sourire triste et lui répondais simplement Tombons alors d’accord sur le fait que nous ne serons point d’accord sur ce sujet. Je n’ai hélas pas pu assister aux mélés, mais j’en ai entendu tout de même parler. Mes obligations de Reine ne m’avaient pas permis de me consacrer à toutes les festivités organisée par la Reine du Val et de la Montagne à l’occasion de l’anniversaire de son fils. J’avais dû mettre de nombreuses frivolités de côté pour travailler avec mes conseillers et discuter de la situation de la baie de la Néra.

Alors que mes servants installaient quelques tissus sur la terre, avant d’y déposer quelques mets solides et liquides, nous évoquâmes la victoire du dornien sur la fille de notre ennemi, regrettant qu’un accident de cheval ne lui soit pas arrivée, mais se réjouissant tout de même de ce que cela signifier : pouvoir la faire souffrir de notre mains. Un léger diaboliquement malicieux se dessina sur mes lèvres, alors que je faisais signe à Anders de s’installer à même le sol sur les innombrables tissus, pour en faire ensuite de même. Je me saisis d’un raison que j’avalais tout rond avant de lui répondre. Vous manquez d’imagination mon ami. Ou alors êtes-vous plus clément que je ne le suis. Mes envies la concernant sont bien plus… Barbares et je dois bien avouer avoir choqué quelques-uns de mes conseillers lorsque je leur ai annoncé quel sort je réservais au Hoare… La mort leur apparaîtra bien douce après être passé entre mes mains, une mort qu’ils accueilleront comme un soulagement. J’étais Dragon et ma vengeance était à la hauteur de cela. Ils m’avaient enlevé deux précieux trésors, deux trésors auxquels je tenais plus que tout au monde. Et pour cela ils allaient le payer très cher. Mes yeux s’assombrirent à ses pensées. Je serais un monstre digne de leur péché et je me salirais les mains en les châtiant. J’en éprouverais un plaisir malsain et sans mesure. Ils avaient commis une erreur en laissant Orys et moi en vie alors qu’ils ôtaient la vie lâchement à Aegon et Visenya. Ils avaient laissé deux dragons en vie, et cela serait leur perte. J’en avais fait la promesse à mes aînés et à leurs magnifiques dragons. Leur vie touchait à leur fin, et les Hoare disparaitraient de la carte. Totalement. Je ne laisserais aucun survivant aucun. J’achèverais moi-même les nouveaux nés et les enfants si cela était nécessaire. J’exterminerais cette lignée et tous ceux partageant du sang avec eux, quitte à brûler Westeros. Je ne m’arrêterais pas avant qu’ils soient morts, tous morts.






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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Sam 30 Juil - 18:52

Anders secoua négativement la tête à la question de la reine. Non, Roward ne lui avait rien dit, le petit cachottier. Ils se disaient beaucoup de choses, mais pas tout pour autant. Intéressé, le dornien écouta le récit des lèvres de Rhaenys, amusé par l'anecdote. Il reconnaissait bien son frère dans l'image de cet enfant qui se battait contre un mannequin d’entraînement avec hargne. Roward s'était entraîné sans relâche depuis son plus jeune âge, dans l'espoir de devenir un grand guerrier. Il avait été hors de lui le jour où il avait compris que tout le monde le ménageait et que les coups qui lui étaient portés étaient retenus. Cela n'avait fait qu'aiguiser son désir d'en découdre et de faire ses preuves. Ce que son frère pouvait comprendre, il aurait pris comme un affront qu'on le pense trop faible pour se battre avec lui. Meria était demeurée intransigeante sur ses raisons et cela avait enragé Roward. Quoiqu'il en soit, il s'imaginait très bien la scène et il ne put empêcher un petit sourire d'étirer ses lèvres. Comme il ne lui était pas bien difficile d'imaginer la princesse qu'elle était alors échapper à la vigilance de ses gardes pour explorer Lancehélion... Si Roward avait 10 ans elle avait quoi ? 14 ou 15 ans... Elle avait du trouver mignon ce gamin qui s'entraînait alors qu'elle était devenue femme. Autant pour l'ego de Roward. Anders hocha la tête à la fin de ce souvenir.

« Roward a toujours été déterminé. Quitte à s'épuiser. Il était le petit prince chéri, le dernier de la fratrie... Une situation difficile. D'où la colère de l'enfant d'alors. »

Il haussa les épaules, avant de demander, curieux :

« Vous avez conservé le croquis ? »

Elle ajouta alors n'avoir appris que récemment qu'elle avait déjà rencontré le prince de Dorne, ce qui amené un sourire taquin sur le visage hâlé du dornien :

« Il a bien changé en 10 ans. Enfin, j'espère pour lui. »

Le mignon petit garçon avait laissé sa place à un beau jeune homme. De l'avis de tous, le prince Roward Martell était très bel homme et il n'avait aucun mal à faire tourner les têtes des jeunes femmes. Anders n'était pas en reste, mais il avait un peu moins de prestige... ce qui était compensé par le fait qu'il était davantage accessible que le prince.

« Je reconnais que le dragon a un bon effet dissuasif. »

Même si cela trahissait aussi qui elle était. Discuter avec elle était plaisant, réellement. Anders aurait aimé que Deria soit là et puisse voir cela. Rhaenys ne se conduisait pas comme une reine avec Anders. Elle ne lui imposait pas son rang, ne le traitait pas avec hauteur. Elle était... abordable. C'était le mot. Et elle avait de quoi ravir bien des cœurs. Elle était d'une beauté époustouflante, exotique pour un dornien avec sa peau pâle, ses cheveux blancs et ses yeux violets. Et s'il s'était montré prudent au début, il s'enhardissait. Sa curiosité le poussa à demander des détails sur les coutumes de peyredragon. Pour lui, mais aussi pour Deria. Il était de bon ton de connaître ses alliés, non ? Cela éviterait peut-être quelques incompréhensions nées d'éducations différentes. Et il découvrit une partie de la vie de la reine, devinant les liens qui existaient dans la fratrie, mais aussi les caractères de chacun et des parents. La mère, conventionnelle, le père, amusé par sa progéniture, plus laxiste... Il l'écouta évoquer ses souvenirs, avant de ressentir de la compassion quand sa voix s'affaiblit. Les souvenirs pouvaient aussi être douloureux. Il ne dit rien. A quoi bon ? Il se contenta de lui lancer un regard qui laissait voir qu'il comprenait sa douleur. Il aimait son frère et ses sœurs. Il serait dévasté de les perdre. Davantage encore par une odieuse manœuvre.

« C'était judicieux de la part de votre père d'autoriser votre éducation martiale. Peu conventionnel, mais judicieux. »

Anders se retint d'ajouter qu'il serait gêné de devoir se battre contre une femme. Parce qu'il suffisait qu'il se souvienne de la façon dont il avait désarçonné Eren, sans pitié, pour se rendre compte que c'était faux. Les femmes pouvaient être aussi redoutables que les hommes. Moins fortes, mais elles compensaient par d'autres qualités. Et la guerre était la guerre, qu'importe l'adversaire. Ils l'évoquèrent d'ailleurs en discutant de Goeville, des joutes, de la victoire d'Orys contre Anders. La jeune reine de Peyredragon ne semblait pas d'accord avec les propos du bâtard Martell sur sa chance. Il écouta le vibrant plaidoyer de Rhaenys concernant son frère. Avec un petit pincement au cœur, il se demanda brièvement si Deria aurait eu le même discours le concernant... Sans doute pas. Elle l'aimait, il le savait, mais leurs rapports étaient aussi conflictuels. Elle n'aurait probablement pas autant fait son éloge que Rhaenys le faisait avec Orys. Il sourit quand elle eut terminé.

« Wow... Vous avez l'art de donner confiance à un homme. Ce que je constate c'est que vous avez autant aimé votre frère bâtard, que Deria et Roward nous aiment. Que vous ne laissez personne l'insulter, comme eux. C'est un point commun que j'apprécie. Et je sais que je ne suis pas le seul à y être sensible. »

Il ne prononça pas de nom, mais il pensait à Deria. Les deux souveraines s'affrontaient par missives, alors qu'elles étaient alliées... Pourtant, elles avaient des choses en commun. Dommage qu'elles ne s'appuient pas dessus au lieu de laisser leurs différents les diviser. Mais il n'aborda pas le sujet. Il hocha la tête quand elle concéda qu'ils ne seraient pas d'accord sur sa chance, ajoutant avec un sourire éblouissant :

« Cela me semble honnête. Et ne change rien au résultat. »

Il se permit un petit clin d’œil, retrouvant son caractère insouciant et inconséquent. Il prit conscience avec un peu de retard qu'il se montrait sans doute un brin trop familier et qu'elle risquait de le remettre à sa place. Tant pis, il s'excuserait alors. Il prit donc place pour déjeuner en la délicieuse compagnie de Rhaenys alors qu'ils parlaient d'Eren et sa défaite aux joutes. Il la regarda intensément quand elle évoqua cette vengeance. Il nota tout de même qu'elle l'avait nommé mon ami. C'était peut-être un abus de langage. Ou bien le signe qu'elle appréciait sa compagnie et sa conversation.

« Je dirais que je suis moins impliqué que vous. »

Il avait parlé d'un ton doux et posé, conscient des ténèbres qui résidaient dans le cœur de la reine. Et des promesses de mort que cela impliquait. Il ne la jugeait pas. Il serait sans doute tout aussi avide de les faire souffrir dans le même cas. Et les Hoare ne seraient pas moins violents si l'inverse arrivait.

« Parce qu'en ce qui concerne l'imagination, j'en ai à revendre. »

Il avait adopté un ton plus séducteur. Pour changer de sujet, alors que celui-ci avait assombri l'humeur de la reine. Il laissait à sa discrétion de deviner en quels domaines il pouvait être imaginatif. S'il pouvait ramener un sourire sur son beau visage, alors il aurait gagné.


Pas de soucis, je ne vaux pas mieux xD


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mer 17 Aoû - 22:27






Les Epois

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Je ne fus pas vraiment surprise que Roward n’est pas parlé de notre première rencontre même si je m’étais tout de même posée la question. Anders et lui m’avaient semblé proches, mais peut-être m’étais-je trompée ? Je ne saurais le dire. Après tout, si je connaissais légèrement Roward, je ne connaissais guère Anders, ni même la nature du lien qui pouvait les unir. Je lui avais raconté ce petit épisode puisqu’il n’avait, de toute manière, aucune incidence, aucune réellement importance même. Le dornien hocha la tête avant de décrire ce frère qui, s’il avait une place que l’on pouvait pensé de privilégiée, en avait tout de même souffert sur certains points. Je comprenais parfaitement ce qu’il entendait par là. J’avais été assez proche d’Aegon pour être présente pendant chacune de ses tranches de vie. Je savais par quoi il avait dû également passé pour faire la fierté de notre père et prouver à tous qu’il était lui aussi un Dragon, un Dragon digne de porter le nom des Targaryens et d’en être l’héritier. Je ne répondais pas, puisqu’il n’y avait rien à ajouter et lui fis un simple signe de tête. Je laissais échapper un sourire sur mes lèvres à sa demande, et lui répondais, me penchant vers lui dans un murmure plein de maliceQui sait ? Peut-être l’ais-je égaré ? A moins qu’ais-je conservé précieusement le dessins de cet enfant déterminé, colérique certes, mais déterminé à abattre ce pantin qui représentait toutes ses épreuves qu’il avait et allait endurer… Je le laissais deviner, même si ma réponse était assez explicite. Je conversais depuis toujours tous les dessins que j’étais amenée à faire. Ils étaient précieusement rangé à Peyredragon, à l’abris de la poussière et des dégradations du temps. Il m’arrivait parfois de m’y replonger, même si la dernière fois que je l’avais fait, cela remontait à plusieurs mois désormais. Je lâchais un léger rire lorsqu’il m’indiquait que son frère avait changé en dix ans et lui répondais Je ne l’avais pas reconnu, je vous l’avoue. L’enfant a laissé place à l’homme, un homme qui, d’apparence, semble plus calme ou du moins bien plus maitre de ses émotions. Je ne pouvais le nier, Roward possédait un charme certain que l’on pouvait retrouver chez Anders, bien que légèrement différent. Le petit garçon était devenu un prince qui avait dû briser bien des cœurs. Non seulement il était Prince, mais en plus la nature l’avait gâté. De ces faits là, il n’y avait aucun doute à avoir.

Je répondais avec plaisir à la curiosité de l’homme du soleil, me rappelant aux bons souvenirs de mes terres, partageant avec joie ces souvenirs heureux. Nous parlâmes de Meraxès, et de la protection qu’elle était. Une nouvelle fois, je lui souriais et riais à ses propos. Elle l’a toujours été. Même alors qu’elle n’était pas plus haute qu’un chiot, elle n’hésitait à se mettre entre les autres et moi. Les seules personnes devant lesquelles elle déniait bien courber l’échine étaient mes parents. Les autres n’ont jamais pu y arriver, pas même mes ainés dragons. Meraxès a toujours été très… Protectrice disons-le. Et elle possède un caractère certain. Je ne connais personne de plus entêtée qu’elle. lui avouais-je sur un ton complice, les yeux débordant de malice. Etonnamment, ma dragon avait toujours obéit à ma mère même si cette dernière n’était pas née dragon. Quant à mon père, cela n’était pas étonnant. Il avait dompté très jeune le grand Dragon noir après tout. Nul besoin de s’étonner qu’il puisse dominer un jeune dragon tel que Meraxès aussi vindicative pouvait-elle être.

Parler avec Anders était d’une facilité déconcertante et je me prêtais agréablement au jeu. Je n’avais nullement besoin de m’imposer comme Reine avec lui et redevenais l’espace d’une conversation la jeune femme que j’étais derrière ces titres que l’on me donnait et ce pouvoir que je devais sans cesse afficher. C’était agréable d’être uniquement Rhaenys, et non pas la Reine Dragon. Je prenais un réel plaisir à être en sa compagnie. Il m’interrogeait désormais sur les coutumes de ma terre natale, et je lui livrais quelques souvenirs heureux, qui me manquèrent pas de me rappeler cette perte dont je souffrais toujours, ce deuil que je continuais à porter. Je secouais légèrement la tête, comme pour chasser cette tristesse qui essaye de s’emparer de mon âme et mon cœur. J’étais d’ailleurs soulagée qu’Anders ne relève pas cela et continue de me parler de manière égale. Judicieux désormais en effet. J’aurais été bien incapable de me battre aux côtés des miens si je n’avais pas suivi cet entrainement. Je n’étais pas peu fière de cela, je devais bien le reconnaitre. Il était inconcevable que je ne combatte pas en personne pour cette cause que je défendais. Et quelque part, cela me permettait d’honorer la mémoire de mes aînés, d’Aegon en me battant pour nos rêves, et de Visenya en me montrant digne de son enseignement.

Nous nous mîmes à parler des talents que le Dornien possédait, dérivant sur Orys inévitablement. Je ne pouvais lui livrer l’histoire de mon frère comme je lui indiquais, cependant je pouvais lui expliquer la manière dont mon frère s’était élevé, et quel homme il était réellement. J’étais fière de l’homme qu’il était devenu, et des combats qu’il avait gagné. Il a surmonté plus d’une épreuve, qui l’avait à la fois meurtrie, mais également rendu plus fort. Mon Valonqar n’avait pas rougir, ni de sa naissance, ni du chemin qu’il avait dû emprunter. Je posais ma main sur le bras d’Anders, l’arrêtant pour lui fais comprendre combien j’étais sérieuse. Je ne souriais plus, non, j’étais d’un calme et d’une détermination sans limite. Non, vous vous trompez. Je ne fais que rendre ce qui appartient à qui de droit. Et, en effet, à mes yeux, Orys est mon frère au même titre qu’Aegon. lui dis-je pour conclure ce chapitre de la conversation. Après tout, nous ne serions pas d’accord sur ce sujet, ni l’un ni l’autre. Anders était trop modeste pour reconnaitre ses talents et je n’avais pas la prétention de croire que je saurais lui faire changer d’avis. Je répondais à son clin d’œil par un sourire franc et sincère, avant de nous faire reprendre le chemin du jardin dans lequel nous allions déjeuner. Nous prîmes place et évoquâmes les Hoares, ce qui ne manqua pas de réveiller la dragonne vengeresse en moi. Ce sujet était assez délicat et il n’était guère bon de m’emmener sur ce sujet. Le dornien était assez perspicace pour comprendre que notre conversation allait emprunter un chemin chaotique et qu’il était plus raisonnable d’emprunter un autre sentier. Je laissais un sourire malicieux se dessiner sur mes lèvres à ses propos, et mon ton s’adapta au sien. Mes yeux lavandes trouvèrent les siens, alors que je lui glissais Oh, mais je n’en doute pas. La… réputation des dorniens doit bien refléter quelques réalités… Je laissais passer quelques secondes avant de lui demander d’une même intonation Accepteriez-vous que je vous croque mon ami ? Je n’avais nullement utilisé ce mot par hasard. J’avais consciemment laissé passer un sous-entendu dans cette proposition… Par simple jeu, puisqu’hélas, je doutais fort que cela soit convenable ni politiquement correct que je partage quelques moments sensuels avec le dornien. Pour autant, puisqu’il l’avait initié, je pouvais tout de même jouer avec lui.

Hj : désolée je n’avais pas vu que tu m’avais rep ! :O




Combien de civils dans les villes et campagnes ne font pas partie des convois qu'on épargne. Mon parcours coupe court au vol malsain des vautours. Depuis des décennies c'est le même phénomène. Mais pour la veuve et l'orphelin il faudrait lever l'ancre. On rêvait de donner plein de coups dans la vie, nous n'avons que des ecchymoses. J'ose te le dire, j'veux pas qu'mon monde brûle. Voilà pourquoi le soir sous la lune avec les loups je hurle.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Ven 19 Aoû - 12:36

Le dornien découvrait une reine bien loin de l'image qu'il avait pu s'en faire par le biais des échanges avec sa sœur.  Il avait l'impression d'avoir simplement le privilège de deviser avec Rhaenys et non Sa Majesté Targaryen. Et cela changeait tout dans sa façon de se comporter. Il pouvait comprendre que les souverains soient obligés de porter des masques et d'avoir une attitude autre quand ils portaient la couronne. Pour autant, il déplorait que Rhaenys et Deria ne se soient pas comportées en femmes plutôt qu'en souveraines. L'alliance et l'entente entre les deux royaumes aurait alors été bien différente... Mais ce qui était fait était fait. Roward et Anders pouvaient essayer simplement d'amener la reine dragon à avoir de meilleurs sentiments envers Dorne. Et une meilleure opinion. Le bâtard savait bien que Deria ne leur avait pas parlé de tous ses échanges avec Rhaenys. Mais l'interlocuteur avait changé. Cela signifiait bien que la Targaryen était exaspérée par ces pourparlers... Et Deria avait laissé filtrer son agacement concernant cette situation.

Il découvrait donc une reine humaine, malicieuse, qui aimait l'humour et la curiosité. Il comprenait mieux la fascination qu'elle pouvait exercer sur la population... Tiraillé entre ce qu'il savait d'elle quand elle s'adressait à Deria et ce qu'il découvrait par lui-même, il avançait précautionneusement. Ce qui aurait sans doute fait rire ses proches s'ils l'avaient constaté. Il était plutôt du genre fonceur et pas vraiment diplomate. Mais tant qu'on ne l'énervait pas en agitant un tissu rouge devant lui, il ne fonçait pas tête baissée sans réfléchir. Finalement, Roward n'aurait sans doute pas été malheureux avec elle... Elle semblait vraiment l'apprécier. Ils auraient pu s'entendre. Sans compter qu'elle était séduisante.

« J'adorerais voir ce croquis. »

Il avait deviné qu'elle l'avait conservé. A sa façon d'en parler, c'était évident. Un jour peut-être aurait-il le loisir de voir son petit frère d'une dizaine d'années immortalisé par le talent de la reine. Un petit frère qui en une décennie supplémentaire avait bien changé. Il conservait ce même regard sombre et ardent, mais hormis cela... Il n'y avait plus une seule trace d'enfance chez l'homme qu'il était devenu. Et quand elle lui avoua ne pas l'avoir reconnu, mais surtout qu'il lui avait semblé plus calme ou maître de ses émotions, le dornien ne put retenir un rire grave, spontané. Roward ? Qui contrôlait ses émotions ? Peut-être davantage qu'à 10 ans certes, mais sinon...

« Alors d'apparence seulement. Je vous assure que pour lui, comme pour moi, c'est un travail de longue haleine que d'apprendre à contrôler notre tempérament colérique et emporté. Nous en avons épuisé bien des instructeurs. Sans grands résultats. »

Ils étaient capables de se montrer poli et civilisés, bien évidemment. Comme en cette occasion de discuter avec elle. Mais dés qu'on les énervait, il devenait difficile de se maîtriser et de se retenir de foncer droit devant, quitte à piétiner tout protocole et toute bienséance. Si cela n'avait tenu qu'à Anders ou Roward, Dorne aurait déjà marché sur le Bief. Ou tenté de le faire. Mais attaquer ce royaume plus puissant pour un offense n'était pas très avisé. Il fallait du temps, de la stratégie... Deria avait tenté de gagner ce temps précieux. Au nom d'une paix qui n'avait été qu'une illusion commode.

Anders interrogea la reine sur sa contrée, sur ses mœurs, sur sa famille, aujourd'hui décimée. Il ne souhaitait pas raviver une quelconque peine en parlant ainsi des défunts, mais simplement apprendre. Heureusement, la reine ne sembla pas se montrer trop nostalgique. Elle était plutôt heureuse de pouvoir partager cela avec lui. Il sourit quand elle parla de sa dragonne protectrice, qui n'écoutait qu'elle et feux ses parents. Et qui était très entêtée. Il se retint de lui demander si elle était certaine de ce qu'elle avançait. Rhaenys lui avait parut douée dans ce même domaine. Mais il ne poussa pas l'outrecuidance jusqu'à le lui faire remarquer. Il ignorait si elle s'en amuserait ou s'en froisserait. Il laissa donc glisser, tandis qu'elle évoquait son entraînement martial peu commun, mais nécessaire désormais. Deria aussi commandait les armées, mais elle n'avait pas apprit à se battre. Et ne combattrait jamais avec ses hommes. Ce rôle revenait à Roward et Anders. Il avait des difficultés à imaginer sa sœur en reine guerrière, quand bien même elle avait le tempérament et la fougue pour être redoutable sur un camp de bataille. Et il savait aussi que ni lui, ni Roward, n'aurait aimé qu'elle risque ainsi sa vie... Cela devait rendre Orys fou.

« Et si vous tombez ? Peyredragon a encore besoin de vous. »

Elle raisonnait comme un homme à ce sujet. Un roi qui menait ses hommes, quitte à mourir avec eux. Mais il fallait des héritiers. Rhaenys n'était pas mariée, n'avait pas d'enfants. Si elle mourrait, Peyredragon reviendrait-elle à Orys ? Ou avait-elle désigné un successeur ? Il ne s'était pas renseigné à ce sujet, la question lui venant seulement à l'esprit. Il avait parlé sans jugement dans la voix. Juste une interrogation spontanée. Puis ils abordèrent le chapitre du tournoi, qui avait opposé Orys et Anders, scellant ainsi une amitié étrange. Ils avaient autant de points communs qu'ils avaient de différences. Il hocha simplement la tête quand Rhaenys conclut l'affaire, reconnaissant là les accents de la reine. Il connaissait bien ce ton. Deria avait le même quand elle passait de Deria à Sa majesté Martell. Et l'évocation du tournoi amena le sujet des Hoare sur le tapis, puisqu'Anders avait désarçonné la princesse Eren, non sans joie. Un sujet délicat pour Rhaenys qu'il laissa tomber, laissant la conversation mourir d'elle-même.

Pour en reprendre une bien plus légère alors qu'ils s'installaient pour déjeuner. Un ton... badin. Rhaenys était une très belle femme. Andes était dornien. Il n'en fallait pas plus pour qu'il se montre charmeur avec elle. Et elle ne lui opposa pas une fin de non recevoir, quand bien même cela ne demeurait que platonique.

« Quelques unes en effet. Mais nous réservons aussi quelques surprises. »

Une étincelle joueuse s'alluma dans les yeux bruns du dornien à la proposition de la reine. C'était là un jeu dangereux... badiner avec une reine... Mais il n'avait jamais été raisonnable. Ni à réfléchir sérieusement aux conséquences. Il verrait bien où cela mènerait.

« Avec plaisir... Ce sera une expérience inédite pour moi. Et j'aime découvrir de nouvelles choses. »

Toujours ce double sens. Il lui était avis que cela n'était pas prêt de prendre fin.

« Quand bon vous semblera.»


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mar 13 Sep - 15:06






Les Epois

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Je fis un léger sourire au dornien. Il était curieux, mais je pouvais le comprendre. Si j’avais appris que l’on avait dessiné l’un de mes aînés alors qu’ils n’étaient encore que des enfants, j’aurais adoré voir le dessin. Ainsi lui dis-je Si un jour nous avons le plaisir de vous avoir dans notre demeure, je me ferais un plaisir de vous le montrer. Comme mes nombreux carnets, celui contenant le croquis de Roward jeune se trouvait bien précieusement conservé dans ma chambre, à Peyredragon. Ils étaient classés par années, et je saurais le trouver rapidement. En attendant, il reposait tranquillement, à l’abri des ravages de la poussière, et du temps.

Je laissais échapper un léger rire lorsqu’il me détailla sa vision de son frère et de son comportement. Il était sur que je n’avais pas le même regard que lui sur le Prince de Dorne, mais cela n’était pas étonnant. Je le connaissais à peine quelque part, et si nous nous étions liés d’amitié, j’ignorais beaucoup sur lui. J’aurais pris plaisir à le découvrir, c’était indéniable. Malheureusement, avec la conjoncture des choses, il y avait peu de chance que je puisse le faire. Je ne pouvais laisser en suspend cette guerre pour mes seules envies. Voilà un autre point commun que vous partagez alors avec Orys. lui répondis-je non sans sourire. Disons-le, mon Valonqar n’était pas l’homme le plus calme que je connaissais. Il était bien plus emporté que je ne l’étais… Et pourtant, je le suis énormément aux dires de certain. Nous étions de véritables Dragon sur ce point lui et moi.

Lorsqu’Anders me questionna sur la culture du combat à Peyredragon, je lui répondrais en toute franchise. Visenya et moi-même étions deux exceptions dans notre royaume. Le rôle et la place d’une femme n’était pas sur un champ de bataille, mais dans une demeure à l’orchestrer et auprès de ses enfants. Elle était la conseillère et le soutient de et dans l’ombre de son époux. Elle se devait d’être calme, et présentable en toute occasion, et devait maitriser parfaitement la couture et la pratique d’un instrument de musique. Je ne serais pas née Dragon et d’un père très avangardiste, tel aurait été mon destin. Mais les choses s’étaient déroulées différemment. Si ma Sœur ne m’avait pas repris l’entrainement de Baâl, je n’aurais pas été capable de brandir Noire-Sœur et me battre auprès des miens. Non seulement cela était un devoir d’être avec eux, mais c’était également un élément essentiel pour nos combats. Cela les inspirait. Je haussais les épaules à la question d’Anders, puis lui dis Si je tombe ce sera alors que les Dieux auront décidé de me rappeler à eux. Ils ont des desseins pour chacun d’entre eux. Si je parcoure encore cette terre c’est parce que je suis leur Voix. Mon heure n’est pas encore venu. Il me reste encore tant à faire pour eux. Et si je devais connaitre une morte prématurée, alors Orys prendra ma suite. Je ne priais pas les dieux chaque soir, et ne me rendais pas chaque jour dans des lieux de culte. Je n’avais nullement besoin de ces rituels pour me sentir proches d’eux. Ce n’était point moins qui les solliciter. Jamais d’ailleurs. Je ne leur demandais nullement action, ou miracle. Qui étais-je après tout pour agir ainsi ? Je n’avais pas la prétention de me penser leur maitresses. Non, bien au contraire. J’étais leur dévouée et j’accomplissais leurs désirs, en prêtant attention à leurs signes.

Notre conservation se fit de plus en plus légère. Anders était un homme on ne peut plus charmeur qui s’amusait à laisser échapper de nombreux sous-entendus. Je l’avoue, cela m’amusait énormément. Je n’avais plus réellement le temps à accorder à de tels badinages et je prenais un réellement plaisir à le suivre sur cette voix. Mon sourire se fit plus malicieux, tout comme mon regard. Je piochais dans une grappe un raison que je croquais, avant de lui déclarer. Que de mystère mon ami… Il me tarde alors de venir sur vos terres afin de découvrir quelles sont donc ses surprises que vous me réserver. J’ose espérer que vous prendrez le temps de me les montrer en personne. Je continuais dans la même lignée, m’amusant drôlement dans cet exercice. Nous ne faisions que cela de toute manière : nous amuser. Nous n’irions jamais plus loin, ni lui, ni moi-même d’ailleurs. Non pas que cela serait dérangeant non. Simplement nous n’en aurions jamais l’occasion tout simplement. J’étais désormais Reine et que je le veuille ou non, je ne pouvais plus me permettre autant de liberté qu’avant.

Je lui demandais alors s’il accepterait que je le croque et laissa échapper un grand sourire à sa réponse. Je me penchais un peu vers lui et lui chuchotais sur le ton de la confidence.Soyez assuré que je prendrais alors énormément de plaisir à vous coucher… Je laissais passer quelques secondes pour laisser son imagination s’égarer avant d’ajouter … Sur un parchemin. Bien entendu je vous laisserais libre de choisir votre tenue, même si je ne vous cacherais pas que j’ai une réelle préférence pour ce qui est naturel finis-je par lui déclarer avant de me redresser et de boire une gorgée de vin, sans le quitter du regard.




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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Ven 23 Sep - 16:19

Anders grave les paroles de la jeune reine dans sa mémoire. Il saurait les lui rappeler si, d'aventures, il devait se rendre à Lancehélion. Ce qui lui paraissait quelque peu délicat. Quand aurait-il l'occasion de mettre les pieds sur ce rocher ? Pas demain la veille à n'en point douter. La guerre était à leurs portes, ce n'était pas vraiment le moment de faire du tourisme, même dans un royaume allié. Mais après tout, la vie était faite de surprises. Sans complexes, ni réticences, Anders se fit un point d'honneur à détromper Rhaenys concernant le tempérament de Roward. Oh, il ne lui en voudrait pas d'écorner un peu son image n'est-ce pas ? Encore qu'écorner était un terme un peu fort. Anders ne faisait que rétablir la vérité, à savoir que le prince de Dorne était toujours quelqu'un d'impulsif. Il n'y avait rien de déshonorant là dedans. Peut-être un peu délicat, mais quelque chose lui disait qu'elle préférait cela à un homme froid et calculateur. Elle adorait son frère et Orys n'était pas un modèle de contrôle.

« En effet, de ce que je connais de votre frère, nous sommes assez semblable sur ce point. Cela peut nous mener à nous entendre à merveille comme à nous battre. Il semblerait que la première option ai été adoptée avec enthousiasme. »

En revanche, la seconde semblait davantage convenir concernant la relation entre Deria et Rhaenys. Deria était pourtant assez calme comparé à ses deux frères, mais elle avait un tempérament bien trempé et pouvait partir au quart de tour quand la moutarde lui montait au nez. A voir ainsi Rhaenys, il était difficile de l'imaginer tout feu tout flamme, comme son frère. Savoir qu'elle était pire était une donnée étrange. Mais Anders n'allait pas s'amuser à la mettre en colère simplement pour vérifier ce qu'elle clamait ainsi. Il préférait deviser avec la charmante souveraine et l'écouter lui parler des siens et de sa culture. Un peu d'information ne faisait pas de mal et pouvait même aider à comprendre son caractère et la raison de ces malentendus avec Deria, même si Anders n'était certainement pas le mieux placé pour y mettre son grain de sel et arranger les choses. Il n'était pas fou au point de se retrouver entre le marteau et l'enclume, merci bien !

C'est ainsi qu'il apprit que Rhaenys n'avait reçu une éducation guerrière que parce que son père s'était montré assez laxiste à ce sujet, ne lui refusant pas ce désir. Et aussi parce que sa sœur aînée avait apprit elle aussi. Grand bien lui en avait prit de dispenser ce type d'enseignement à la jeune femme. Rien ne l'avait prédestinée à devenir reine un jour, ce n'était pas son destin. Son père avait eu le nez fin. Une intuition peut être ? Ou simplement le fruit du hasard. Mais rien n'arrivait jamais par hasard... Il s'inquiéta qu'elle s'expose ainsi au danger. Cela aurait des conséquences désastreuses pour les siens si elle venait à périr. Mais c'est avec fatalisme qu'elle lui répondit qu'elle resterait en vie tant que les dieux le désireraient et mouraient quand son temps ici serait terminé. Sur ce point, Anders n'était pas tout à fait d'accord avec elle. C'était bien de s'en remettre aux dieux, bien sûr, mais de là à penser que c'étaient eux qui régentaient toute la vie de chaque homme et femme... C'était peut-être exagéré. Anders était maître de son destin. Agir sans se soucier des conséquences pouvait abréger une vie destinée à être plus longue, en ça, les dieux ne pouvaient intervenir, n'est-ce pas ?

« Vous pensez que les dieux se soucient de nous au point de surveiller toutes nos actions et d'intervenir si nous faisons les mauvais choix en étant persuadés d'être protégés par eux ? A moins qu'ils ne se soucient que ceux appelés à la grandeur et a changé la face de Westeros... Une pensée quelque peu déprimante pour la masse des petites gens sans réel poids dans cette balance politique et guerrière... Avoir la faveur des dieux ne peut vous faire oublier la prudence en certaines occasions. »

Il avait parlé avec douceur, mais ne craignant pas pour autant de donner son point de vue. Qui risquait de déplaire à Sa Majesté. Tant pis. Le dornien ne se referait pas et pensait avoir gagné le droit de s'exprimer librement en la présence de Rhaenys. Sans jugement, mais un simple échange intellectuel de points de vue. Un point de vue qui n'engageait que lui et non Dorne, bien évidemment.

Mais le dornien, s'il était capable de sérieux et de réflexion, ayant tout de même reçu une éducation propre à affiner son esprit et lui donner de solides bases culturelles, était tout aussi capable de se montrer léger et charmeur. En fait, c'était même sa nature profonde que d'être ainsi. Il ne s'était pas dévoilé sous ce jour de prime abord auprès de la reine, parce qu'il ignorait si elle accepterait qu'il joue ce eu avec elle ou si elle en prendrait ombrage. Il prenait garde avec les têtes couronnées. Il n'était qu'un bâtard et certains n'hésitaient pas à le remettre violemment à sa place. Pas elle, qui le traitait presque avec la même déférence que Roward. Et Rhaenys se prit au jeu.

« Ce serait un honneur et une joie que d'être votre guide sur nos terres et de vous initier à nos secrets. »

La conversation n'était faite que de doubles sens. C'était un exercice qui était fort divertissant d'ailleurs. Anders aimait les femmes qui avaient de l'esprit. C'était stimulant. Il n'était pas un génie, mais quand même, il avait un soupçon de conversation. Les femmes qui n'en avaient pas, il passait quelques heures dans leurs bras et leur disait adieu. Les autres avaient son respect. Son regard pétilla d'amusement à la réponse chuchotée de Rhaenys. Et au défi jeté.

« Voilà une préférence intéressante, il se trouve que je dévoile toute mon ampleur au naturel. »

Le coin de sa bouche tressauta en un rire qu'il contenait alors qu'il buvait une gorgée de vin, profitant des quelques mets apportés pour ce pique nique improvisé.

« Je suis fort aise de découvrir que vous n'êtes point timide. Je pense cependant que ce petit arrangement devra rester un secret entre nous, je doute que d'autres personnes soient aussi sensibles à l'art dans son expression la plus pure et dénuée d'artifices. Qu'en pensez-vous ? »


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mar 8 Nov - 14:31






Les Epois

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(Désolée désolée pour le big retard :O)

Je dévisageais un instant le Dornien suite à sa question. Je n’avais pas pensé qu’un être aussi proche de la couronne puisse douter des Dieux et de leur implication. Je pouvais le comprendre, et je le respectais. Mais je ne m’étais pas attendue à cela de sa part. Sa question ne me prenez pas au dépourvu, et j’avais conscience que mes propos pouvaient parfois paraître insensés. Et pourtant, je savais bien au fond de moi de quoi il en retournait réellement. Je le pense en effet, puisque j’en ai par le passé plusieurs fois la preuve. Je suis profondément convaincue qu’ils ont des projets pour chacun d’entre nous et qu’ils nous mettent en garde. Il nous faut simplement prêter attentions aux signes, ce qui n’est pas toujours évident j’en conviens. lui répondis-je avec franchise et respect. J’adressais d’ailleurs un silence silencieuse à tous ses dieux en lesquelles je croyais sincèrement, et les remercier de leur bienveillance à l’égard des miens et de ma personne. Je n’étais pas aussi fanatique que les prêtes de Westeros. Et j’étais convaincue que les dieux n’éditaient pas des règles à proprement parlé, comme le prônait les représentants des sept. Ils portaient leur attention sur nous oui, et nous jugeaient dignes ou non d’eux. Ils lisaient dans nos âmes et nos êtres. L’environnement ne comptait pas. Ce n’était qu’un emballage…. C’était en tout cas ce que l’on m’avait inculqué et ce dont en quoi je croyais vraiment. Et, puisque les Dieux m’avaient déjà visité en songe, j’avais la certitude de ne pas me tromper.

Je souriais aux propos d’Anders, sans avoir à me forcer. J’étais agréablement surprise de cette entrevue informelle. Le jeune homme était des plus charmants, et, je devais bien l’avouer, je n’y étais pas insensible. J’avais toujours aimé les hommes – et les femmes – et cette guerre m’avait poussé bien loin de mes passions et de mes habitudes volages. Ma vie énormément changé depuis mon ascension au trône, au-delà de mon nouveau rôle. J’avais dû changer de mode de fonctionnement et ce n’était pas toujours plaisant ni bon. Peyredragon me manquait. Ma liberté me manquait. Mais plus encore, les plaisirs de la chair étaient désormais bien trop rares et je détestais ça. Oh oui, je détestais réellement cela. Si je ne pouvais toucher au moins pouvais-je tout de même en profiter et retrouver quelques instants volages. Et le dornien s’y prêtait fort bien. Cet honneur… Que dis-je, ce plaisir serait des plus partagés soyez en assurés. Et je saurais vous rappeler à vos propos mon Ami lorsque viendra l’occasion pour moi de me rendre sur vos terres. Sous-entendus et promesses à peine voilées. Il n’y avait aucun doute que cela allait dans les deux sens, sans que cela ne dérange l’autre. Le fait que je sois promise à son frère ne semblait nullement le déranger et je n’allais pas m’en plaindre. J’avais toujours été partageuse après tout, et non possessive. Et je ne doutais pas des talents certains que devaient posséder Anders. Je lui lançais d’ailleurs un défi, lui soufflant à l’oreille une proposition assez salasse… Avant de la préciser, pour la seule plaisir de ce jeu entre nous. Son regard était pétillant d’amusement, et un sourire malicieux se dessina sur mes lèvres à ses propos. Je lâchais un rire franc avant de boire, à mon tour, une gorgé de vin. Dragon et timidité sont deux mots qui vont forts mal ensembles. Nous aimons… Nous montrer sous notre plus beau jour si vous voyez ce que je veux… Et soyez assuré que discrétion et dragon riment fort bien. Nous aimons chasser, débusquer nos proies, nous montrer patient et discret pour mieux nous l’approprier… D’ailleurs nous sommes du genre partageur… Et vous Messire Sand, avez-vous appris à être partageur ? On dit que les garçons ne le sont pas…



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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mar 29 Nov - 15:57

« Dans ce cas, il me tarde de vous voir fouler le sol du palais princier, Majesté. »

Si Rhaenys lui donnait du « Mon Ami », il n'était pas assez inconscient pour faire de même et oublier totalement le rang de la jeune femme qui lui faisait face. Elle était reine. Il avait tendance à se montrer moins... insouciant, avec les têtes couronnées. Moins arrogant également. Simplement parce qu'il ne pouvait se targuer de rien vis à vis de ces nobles. Et qu'on lui avait suffisamment rabâcher qu'il n'était rien finalement, qu'il ne devait son rang qu'à la faiblesse de son père et la gentillesse de sa sœur. Bâtard élevé avec les enfants légitimes... Bâtard reconnu comme un Martell. Il avait adoré cela. Il avait adoré pouvoir toiser d'un air narquois tous ceux qui avaient fait de son enfance une épreuve constante pour avoir le droit d'exister et d'être autre chose que la pièce rapportée sortie d'on ne savait trop où. Nul doute que ce nom offert par Deria lui avait octroyé une nouvelle dose d'arrogance.

Mais si le dornien était un séducteur patenté et qu'il n'avait aucun scrupule à culbuter les demoiselles moins bien nées, il était plus frileux avec les nobles dames. Les dorniennes n'étaient pas très farouches, mais il fallait prendre garde à ne pas se créer des ennuis inutiles. Quant aux nobles étrangères... il avait bien le droit de jouer de son charme, c'était une toute autre histoire que de se retrouver dans leur couche. Et s'il frôlait parfois l'impertinence avec un sourire désinvolte, il savait aussi quelles limites ne pas franchir... la plupart du temps. Et là, il n'avait pas affaire à une accorte princesse, mais à une reine. Une reine conquérante. Il n'était d'ailleurs toujours pas d'accord avec ses prétentions au trône des Sept Couronnes. Pourquoi faire ? Pourquoi vouloir ainsi régner sur tout Westeros au lieu de se contenter de Peyredragon ? Pourquoi ce désir de conquête, entamé par ses ancêtres ? Des questions qu'il préférait éviter. C'était là le terrain de Deria, pas le sien.

Il était dommage qu'elle soit promise à Roward, vraiment. Il aurait adoré goûté cette chair de nacre. Non pas que son frère aurait pris ombrage qu'il expérimente le feu de la dragonne avant lui, après tout, ils n'avaient jamais été jaloux l'un de l'autre et avaient toujours tout partagé... mais Rhaenys Targaryen, si elle semblait ouverte aux petites joutes d'esprits et sous entendus plein de finesse, ne semblait pas encline à aller au delà des paroles. Dommage. Mais il s'en contenterait.

« Voilà une information fort intéressante. »

Il avait deviné que la timidité ne faisait pas partie de son vocabulaire. Elle n'était pas conventionnelle. Et c'était tant mieux. Elle aurait du pouvoir s'entendre avec Deria, la mentalité de Rhaenys était assez proche de celle des Dorniens à ce sujet. Pas de pudibonderie, une grande liberté dans les mœurs. Ce qui déplaisait d'ailleurs au grand septon, au passage. Anders trouvait les autres royaumes tellement... coincés. Guindés. Mais alors qu'il allait répondre à la jeune reine, son air détendu et malicieux disparut à ses paroles malencontreuses. Le Sand, glissé sans doute par totale inadvertance lui fit l'effet d'un coup de massue sur le crâne, le rappelant brutalement à la réalité et à sa condition... Il n'était qu'un bâtard et il badinait avec une reine... Aurait-elle voulu le remettre à sa place de façon subtile qu'elle n'y se serait pas prise autrement. Il était blessé... Elle qui vantait quelques minutes plus tôt les mérites de son frère, Orys, bâtard aussi, et ceux d'Anders, venait de tout balayé en un seul mot infamant... Mais comment aurait-elle réagi s'il avait donné du Waters au sujet d'Orys au juste ? Il se referma comme une huître. Anders savait être charmeur et drôle, mais aussi imprévisible et susceptible... Et c'est d'un ton brutalement formel et sans doute offensé également, qu'il répondit à la souveraine :

« Rien ne m'appartient, Majesté. Je ne suis qu'un Sand qui a bénéficié des largesses des Martell. Le prince et moi partageons beaucoup de choses... Mais il existe sans doute des limites. Et je pense les avoir atteinte. Ce fut un fort agréable moment en votre compagnie, Majesté. Si vous me le permettez, je vais me retirer et ne pas abuser davantage de votre temps si précieux. »

Elle pouvait être décontenancée. Elle pouvait s'insurger que ce soit lui qui mette ainsi un terme à leur entretien. Il avait envie de se lever et de partir, conscient de la gifle qu'elle venait de lui asséner en une parole malencontreuse. Il n'oubliait cependant pas qu'on ne faisait pas cela avec une reine. Il demeurait un sujet... Un jour, elle serait sa belle-sœur. Roward serait probablement bien loti avec elle. Elle était belle, joueuse, sans doute fougueuse. De quoi le ravir. Elle était dominatrice également, une femme à la forte tête. Il ne serait pas facile pour Roward de s'imposer. Il lui faudrait ruser. Se faire apprécier d'elle. Ce qui était déjà le cas. Anders ne pouvait pas tout ruiner par sa susceptibilité. Il avait déployé des trésors de diplomatie pour prendre congé. Autant qu'il pouvait en avoir, épuisant sans doute ses réserves pour les deux mois à venir.


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MessageSujet: Re: [Terminé - Tour II] Heureux qui est audacieux    Mar 20 Déc - 14:53






Les Epois

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Je fronçais des sourcils au changement d’attitude brutal du Dornien. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer, je devais bien l’avouer. L’instant d’avant, nous nous amusions l’une avec l’autre et il jetait un froid la seconde suivante. Je me relevais à ses paroles. Je ne pouvais pas permettre ni accepter que l’on se conduise ainsi, même si j’appréciais jusqu’à l’instant le jeune homme. Il outrepassait sa qualité d’invité en se comportant de la sorte. Ce n’était pas la reine qui était offensée, mais bel et bien la jeune femme que j’étais. Je suis forcée de reconnaitre que la politesse et le respect ne vous appartiennent nullement en effet. Permettez-moi de vous mettre en garde Messire Martell. Je ne suis pas femme à accepter les sauts d’humeurs d’homme lunatique, surtout lorsqu’ils ne sont en rien justifiés. Vous n’abusiez nullement de mon temps si précieux comme vous le dites si bien. Mais en effet, je pense que pour l’heure, vous feriez mieux de vous retirer avant que l’envie qui me démange vous concernant se concrétise. Je me relevais et regardais colérique et… Vexée. Oui, vexée parce que je ne comprenais pas du tout pourquoi il se comportait désormais comme un parfait imbécile et pourquoi il agissait ainsi. La prochaine fois que vous viendra à l’idée de vouloir discuter avec moi, veuillez laisser derrière vous votre humeur changeante. Je puis l’accepter et le laisser de côté une fois, en mettant cela sur le coup d’une erreur. Mais je ne le ferais pas deux fois. lui dis-je une dernière fois avant de tourner les talons, sans attendre de réponse de sa part. Mes pas étaient colériques et mon humeur sombre. Il avait tout gâché, et cela, sans aucune réponse. Je pensais Deria Martell changeante, et bien il en était de même avec son frère. A crois que cela était un trait de caractère propre au dornien. J’espérais sincèrement que Roward ne le possédait pas, sinon et bien il aurait bien des surprises avec moi. Je suis Dragon, et on ne se comporte pas de la sorte avec moi. Une fois, je pouvais l’oublier Mais pas une seconde fois. Anders avait de la chance que je n’ai pas été élevée comme Feu ma sœur Visenya. Car sa tête serait déjà en train de rouler sur le sol pour avoir soufflé le feu, pour ensuite l’étouffer sans aucune raison par un froid glacial. On ne peut pas étouffer un Dragon. Jamais.


HJ : Et up, conclus du coup Very Happy Et Rhae ne s'est pas aperçue de sa bourde What a Face



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