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Wild like the wind. [Tour II - Terminé]
MessageSujet: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 2 Mar - 14:56






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Avec l’habileté qui la caractérisait, Meraxès se posait dans une plaine que j’avais repérée non loin d’une petite rivière. Cela faisait déjà maintenant trois journées que j’étais partie de la Baie de la Néra. Le soleil se levait à peine sur les terres du Nord, que j’avais désormais rejointes. Le temps était bien moins clément que le territoire que j’avais laissé derrière moi, et les journées étaient devenues de plus en plus fraiche, à mesure que je m’avançais à travers le royaume du corbeau, puis de l’hiver. Le vent devenu mordant portait avec lui de nouvelles odeurs étrangères que je ne connaissais pas encore, mais qu’il me tardait de découvrir. Nous nous étions arrivées à chaque fois en journée afin que ma dragonne puisse se reposer avant de reprendre son envolée. J’avais longuement hésité, mais j’avais privilégié son confort à la vitesse. Nous n’étions pas pressés pour nous rendre à ce rendez-vous et il était plus sage de la ménager au cas où nous devrions revenir rapidement à notre point de départ. Comme je l’avais indiqué à mon hôte, je ne pouvais lui garantir la durée de mon séjour à ses côtés. J’avais laissé mon armée entre de bonnes mains, certes, pour autant la guerre était toujours à nos portes et je ne l’oubliais pas.

Je détachais le bagage que j’avais emporté avec nous, soulageant d’un léger poids ma mouture. Je la laissais aller partir en chasse, me mettant, de mon côté en route. Je devais encore marcher quelques heures, avant d’arriver au lieu de rendez-vous donné par Torrhen Stark. Nous l’avons dépassé en volant, et je savais qu’il me fallait redescendre le lit de la rivière pour arriver au moulin dont il m’avait parlé. Je ne voulais prendre aucun risque pour ma dragonne, ainsi avais-je décidé qu’en dehors de ma personne, personne ne saurait où elle pourrait se trouver. Je pris mon bagage, l’attachais à mon dos, avant de commencer cette longue marche qui m’attendait.

Nous nous étions donnés rendez-vous en fin de journée, mais j’étais finalement en avance, ce qui n’était pas pour me déplaire. Je posais le sac que je portais à terre, me soulageant du poids qu’il était depuis qu’une averse était venue imbiber son contenu. Je me mis en quête de bois sec, et de quelques pierres, puis fis un feu autour duquel je mis à  sécher les trois tenues que j’avais apporté avec moi. Mes habits de voyage n’avaient pour leur part, pas souffert de cette pluie qui s’était abattue sur moi. Composés de cuir, l’eau s’était contentée de couler sur eux, sans les abimer, ni même les imbiber. Je restais de nombreuses minutes à me réchauffer, tout en mangeant les dernières provisions que je possédais. Elles étaient maigres, mais suffisamment nourrissantes pour que mon corps y trouve de l’énergie. Je pris ensuite ma gourde pour aller la remplir à la rivière. Même si elle était des plus froide, je me décidais tout de même à me baigner dans cette eau, et enlevais au mieux les traces de ce voyage que je venais d’effectuer. Je détachais mes cheveux afin de pouvoir les laver, et ôtais tous mes vêtements avant d’entrer dans le lit. Le courant n’était pas fort, et le soleil était de nouveau maitre dans le ciel, pour autant, cette baignade n’en fut pas agréable. L’eau était bien trop froide pour qu’elle puisse l’être. Je ne m’y attardais ainsi nullement, me lavant le plus rapidement possible avant de rejoindre ce feu que j’avais fait, sans même prendre la peine de me rhabiller avant. Pour me réchauffer plus vite, je passais mes jambes, puis mes bras dans les flammes, prenant garde à ne pas les étouffer, ni les éteindre. Une fois les goutes disparues, mes tenus de rechanges n’étant toujours pas sèches, j’enfilais de nouveau les morceaux de cuir qui ne m’avaient pas quitté depuis mon départ.

J’arrêtais de démêler mes cheveux en entendant quelques branchages au sol craquer. Je posais aussitôt ma main sur le fourreau de mon épée, pour la tirer. Je scrutais les alentours, tout en me tenant dos au feu et à la rivière. J’ordonnais alors, d’une voix dure et déterminée qui ne laissait place ni à la peur : Montrez-vous. Je sais que vous êtes là Je reculais légèrement vers la rivière, prête à y sauter de plus belle si cela était nécessaire. Je n’avais rien amené de précieux en dehors de Noire-sœur que j’avais entre les mains, et de pièces d’or attaché à ma ceinture. Je me fichais bien de devoir abandonner la maigre toilette que j’avais apporté avec moi. Ma vie était bien plus importante que de maigres morceaux de tissus, aussi royales puissent-ils être. Le vent se leva de nouveau, soufflant dans mes cheveux mouillés que je n’avais pas encore eu le temps d’attacher et qui se mirent à virevolter à leur guise.




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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 2 Mar - 21:28

Le voyage fut fort long. Il avait fallu attendre plusieurs jours après le départ des Lannister, sitôt les noces terminées, pour être capables de prendre la route. Un lent et sinueux convoi avait dès lors dévalé la route de Blancport, à la vitesse d'un ramassis d'escargots. Chariots, hommes en armes, francs-coureurs et noble compagnie, tous ces gens s'étaient lancés sur les routes. J'avais mon propre chariot bien sûr, mais je ne l'utilisais que pour transporter mes effets. Dormir sous la tente, un grand pavillon aux toiles bien épaisses, me suffisait. Je n'avais pas besoin de confort, en route. Le confort pousse à l'apathie, à l'indolence. Je passais le plus clair de mes journées le cul en selle, chevauchant par devant la masse nordienne pour inspecter des levées qui descendaient vers le sud ou qui au contraire, patrouillaient mes routes. Je dînais dans des relais, construits depuis cent ans ou seulement quelques mois. Je mangeais, je buvais, je ripaillais. Force était pourtant d'admettre que je ne pouvais pas partir avec ma suite à l'aventure comme je l'aurais désiré. J'avais encore quelques nobles invités, dans cette énorme suite qui serpentait sur les routes depuis Winterfell. Sharra Arryn, bien sûr, que j'avais revue à plusieurs reprises au long du chemin, alors que nous échangions nouvelles et plans pour la suite. Mais plus j'avançais, et plus je m'impatientais.


Je passais plus de temps encore qu'à Winterfell à m'entraîner avec ma garde. Je rossais ces hommes, et les épées d'entraînement me laissaient couvert de bleus et d'écorchures, qui ne me faisaient ressentir nulle gêne. Je les arborais avec fierté, car elles signifiaient tous les progrès que je faisais. Je n'étais plus le jeune et fougueux guerrier d'autrefois, je n'étais plus si rapide, mais je me remplumais si vite que je ne manquerais pas de retrouver mon ancienne force, mon endurance, ma résistance.


J'avais bifurqué avec quatre gardes choisis le matin même. J'avais compté les jours depuis le départ de Winterfell, bien sûr. Je jouais un coup risqué, diplomatiquement, mais aussi humainement. Donner rendez-vous à un dragon en pariant sur la vitesse de celui-ci et celle de ma colonne n'avait pas été une mince affaire, mais l'estimation était correcte de mon côté ; j'étais à l'endroit prévu, le jour prévu. Tout juste avais-je quelques jours de retard. Et la colonne, quinze lieux en arrière du point que j'avais calculé, fort de l'expérience de trois décennies de manœuvres de larges troupes et du ravitaillement associé. Il faisait encore nuit quand nous avions pris la route, laissant à mes fils les bons soins de mes invités pour la journée à venir. Pour ne pas insulter les Manderly, j'étais allé les voir en tout premier, passant leurs portes aux aurores. J'avais expliqué la raison de ma venue précoce au Seigneur de ces lieux et après un déjeuner frugal mais rassénérant, nous avions repris notre chevauchée, non sans soulever des regards curieux, intrigués, tout au long de notre route.


J'emplissais mes poumons de l'odeur des résineux, de la tourbe, alors que nous grimpions les collines environnantes de Blancport. Il nous fallut un bon moment pour retrouver le fameux moulin. J'espérais que si mon invitée fut à l'heure, qu'elle ne m'ait point trop attendu. Mes hommes, dans la confidence, étaient nerveux. Un dragon se promenait dans le coin. Ce que j'avais expliqué au Sire de Blancport, en l'assurant que j'avais pris les dispositions pour garantir à son peuple toute la sécurité nécéssaire. L'homme n'avait pas fait d'esclandre, mais il était méfiant, apeuré à cette idée. Honnêtement, moi aussi.


Un dragon. Je me surpris, ainsi que plusieurs de mes hommes, à scruter les cieux sur notre route. Mais nous ne vîmes rien qui ressemble de près ou de loin à ce genre de reptile. Nous mîmes pied à terre à côté du moulin. Les hommes gardèrent la main sur la bride des chevaux alors que je contournais l'endroit pour regarder vers la rivière, attendant. IL était trop tard pour se faire un sang d'encre, maintenant. Alors, je la vis.


Nue, dans la rivière. En train de se laver. Trois des hommes qui m'accompagnaient la virent aussi. Rougissant sous le coup d'une surprise qui m'avait fait rater quelques battements de cœur, je me retournais non sans souffler d'un ton vif



| Demi-tour, tout de suite! |


Les types s'exécutèrent, aussi stupéfiés que moi. Nous nous mîmes un peu à l'écart. Et attendîmes. Commencer ce genre de rencontre royale à haut risque par des visions de ce genre n'avançait rien de bon pour la suite. Nous attendîmes plus longtemps encore, et dépêchais mes gens plus loin sur la route. Je ne me rapprochais du camp de base improvisé de la dragonne qu'après un bon moment et alors que mes pas firent craquer une branche, la jeunesse se retourna vers moi d'un pas vif, dégainant sa lame. Acier valyrien. J'eus un sourire d'excuse, ne faisant crisser mes cuirs pour dégainer Hurlements à mon côté. J'écartais doucement les mains, paumes ouvertes, en signe de bonne volonté. Mince sourire aux lèvres.


| Cette voix de ma connaissance a semble-t-il été aguerrie par le commandement de la troupe... |


Je m'avançais vers elle. Et inclinais doucement la tête, lui rendant hommage. Pour la confiance qu'elle m'avait accordé, pour ses compromis, pour tout en fait, sachant qu'elle risquait sa tête, celle de sa dragonne, son royaume, le sort de ses gens, en se risquant dans un pays inconnu pour la parole d'un homme vu seulement trois fois auparavant. Je me rends compte, alors qu'elle est venue, que je ne vois pas de dragon et qu'elle a fait tout ce qu'elle avait promis, que tout ira bien. Je me sens plus léger. Le sourire vient plus naturellement.


| Pardonnez cette approche hasardeuse, ma Dame. Nous ne vous trouvions pas et j'en venais presque à douter. Mais vous voilà. Avec toutes vos promesses tenues, semble-t-il. Vous verrez aussi très vite que j'ai tenu les miennes. Comment s'est passé votre voyage, Votre Grâce? |



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 2 Mar - 22:15






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Je me retournais vers le bruit qui venait de s’élever de la forêt, dégainant Noire sœur. Je la tenais comme Baâl et Visenya me l’avait enseigné, prête à en découdre si le besoin se faisait ressentir. Meraxès n’était peut-être pas à mes côtés, mais je n’étais pas pour autant vulnérable sans elle. J’avais appris à me battre et je savais manier mon épée avec habileté et justesse. Je n’aurais jamais la force des hommes, mais je compensais cela par bien d’autres aspects, notamment avec ma vitesse. J’avais conscience des risques que j’avais pris en me présentant dans le Nord. J’étais dans une position vulnérable et mes conseillers n’avaient absolument pas approuvé. Nous avions tous en tête les meurtres de nos aînés. Je jouais ma vie en étant ici, sans personne pour veiller sur ma personne, mais c’était un risque que je me devais de prendre pour la gloire et la victoire de mon royaume. Je ne pouvais pas me permettre d’avoir peur et d’encourager les craintes des miens. C’est un risque qu’aurait pris Aegon à ma place, et je me devais de gouverner comme il l’aurait fait.

Sur mon ordre, un homme sorti des bois, les paumes ouvertes. Il me signifiait ainsi que ses intentions n’étaient pas mauvaises et qu’il ne représentait pas un danger. Je mis quelques secondes à reconnaitre le souverain avec qui, justement j’avais rendez-vous en ses lieux. Ma posture changea alors et se fit moins agressive. Je rangeais mon épée, lui faisant comprendre que je ne serais pas non plus un danger pour lui, même si je gardais son fourreau à ma taille, prête à me saisir de mon arme à tout signe d’agressivité. Je fis un signe respectueux au Nord de la tête, avant de lui répondre Cette voix de votre connaissance n’est nul autre que celle d’un dragon. Je lui fis un maigre sourire, avant de m’avancer également vers lui, tout en gardant tout de même une distance entre nos deux personnes, comme la bien séance l’exigeait. Je devais l’avouer, je ne sais que trop peu comment m’adresser à l’homme, ni même comment me conduire en sa compagnie. Devais-je me montrer aussi distance que mon rang l’exigeait ? Ou bien plus familière du fait de cette union que nous allions contracter lui et moi ? Je l’ignorais, ainsi préférais-je opter pour la première attitude. Nous verrons par la suite si je devais ou non l’ajuster. N’était-ce point-là que nous vous m’aviez donné rendez-vous ? Je vous avoue ne point connaitre cette région qui est la vôtre, ainsi je vous demande de m’excuser si je n’ai point rejoints l’endroit que vous m’aviez indiqué. Pour ce qui est des promesses tenues, je vous l’ai indiqué Mon Ami, je suis Reine de parole et le mensonge et la tromperie ne font guère parti de mon caractère. Je lui fis un léger sourire. Le vent souleva de plus belle ma chevelure. Je la passais derrière mes oreilles avant de m’en saisir et de commencer à rapidement la tresser. Appelez-moi Rhaenys je vous prie, ou Lady si vous le préférez. Laissez de côté les usages. Ou du moins lorsqu’il n’y a nul oreille aux alentours pour s’en offenser. Mon voyage s’est bien passé, je vous remercie, même si je vous prie de m’excuser pour mon accoutrement. Mes toilettes ont été, hélas, touchées par une averse alors que je rejoignais ce moulin et cette tenue de voyage, si elle est confortable et pratique, n’est point convenable. Je me pensais en avance et avoir le temps de faire sécher une robe avant de me présenter devant vous. Je ne voulais pas que l’homme s’offense pour ses habits que je portais. Ils étaient composés pour ainsi dire que de cuir, et n’étaient pas fait pour être présentable, mais pour être, comme je venais de lui dire, confortable et pratique pour plusieurs heures de vol sur un dragon, peu importe les intempéries que nous pourrions croiser. Il ne faisait pas de doute que si j’avais revêtu l’une de ses robes que l’on m’avait fait sur mesure, je serais arrivée en ses terres malade. Le temps n’avait pas été des plus cléments. Et surtout, je devais bien l’avouer, j’avais profité de quelques moments d’égarement pour aller nager dans la mer et jouer avec ma dragonne. Meraxès avait pris beaucoup de plaisir à cette chevauchée qui l’avait amené si loin dans le nord. Permettez-moi de vous retourner votre question, et de vous demander si votre voyage depuis Winterfell s’est déroulé sans encombre.





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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 2 Mar - 22:40

La posture de la jeune Valyrienne n'était pas mauvaise. Pas vraiment typique du combat ouestrien ; nous autres campions en général plus solidement sur nos appuis, moins souples et plus hauts, prêts à cogner par dessus de taille, ou à pourfendre une poitrine d'estoc. Nous n'avions pas les minces et légères rapières qu'on utilisait à Braavos, nos armes, épées, masses et haches, étaient faites pour la boucherie la plus brutale, rarement la plus élégante. Regardez un homme s'échiner plus de quelques minutes comme un furieux avec son épée et vous le verrez bientôt rougeaud, en sueur. Elle semblait beaucoup moins solide, mais plus agile. Si je devais l'affronter, je la maintiendrais à distance et la martèlerais, pour la briser avec Glace, plus longue, plus massive, et si elle s'approchait pour rendre les coups, je contre-attaquerais de la garde, de la base de la lame. J'avais étripé quantité d'ennemis trop confiants. Se douter que le prochain pouvait vous accorder la mort, grand héros ou petite gens, et vous vivres plus longtemps. Pour autant, ce n'était pas ce que Rhaenys Targaryen était venue faire dans le Nord. La belle rengaine mais garde une attitude réservée, méfiante. Je ne lui en tiens pas rigueur, en aucune manière.


Ce pari-là, je ne l'aurais sans doute pas fait à sa place. Je sens une certaine gêne, une retenue. De fait, nous ne savons pas trop comment nous aborder, malgré les circonstances. Je hoche doucement la tête quand la jeune souveraine me confirme le lieu et le moment, ainsi qu'elle se targuait de la valeur de sa promesse.



| Si fait, ma Dame. L'endroit est le bon. Je suis juste en retard sur mes prévisions, mais compte tenu du fait des distances et de l'encombrement de ma troupe sur la route du sud, je pense que vous ne me tiendrez pas rigueur de ce léger retard... |


Je plaisantais, bien sûr. Qu'il serait malséant de reprocher à un Roi son arrivée un peu tardive dans son propre royaume ? Personne ne l'avais fait, et personne ne le ferait jamais. Les cheveux de Rhaenys Targaryen volent sous l'effet du vent et elle s'en saisit pour entamer une tresse, m'enjoignant à l'appeler avec un peu moins de distance. J'incline à nouveau la tête, doucement. Un mince sourire aux lèvres.


| Bien, Rhaenys. Vous m'appellerez Torrhen en retour, en ce cas. |


Même si j'avais dix ans de plus et que j'étais Roi d'un des plus grands royaumes de Westeros. Ca me semblait incongru, moi qui n'avait jamais vu la Reine de Peyredragon autrement que comme une jeune souveraine. Presque quelqu'un de la génération de mon fils, en fait. Ce n'était pas la vérité pour autant mais les impressions et ressentis ne se discutent pas. Je me permets le luxe de baisser les yeux sur sa tenue et sur son corps pour lequel elle s'excuse. Etant moi-même vêtu de ma tenue de route habituelle, bottes, laines, tunique de cuir ornée du Loup-Garou et cape grise du même emblème, je ne lui reprocherais quoi que ce soit. Je lui offre un sourire plus franc.


| Il est vrai que je vous préférais dans votre tenue précédente, ma Dame. D'un autre côté, j'ai bien peur que pour vous présenter au Castel Manderly et traverser Blancport, il vous faudra d'autres frusques que ces cuirs ; mes nordiens risqueraient de vous prendre pour plus barbare encore que nous le sommes. Vos autres tenues sont-elles sèches ? J'imagine qu'il a dû être compliqué de porter balluchon pendant une si longue traversée... |


Je m'étais fait la réflexion plus pour moi-même que pour autre chose. On disait que jadis, son aîné avait chevauché jusque Volantis d'une seule traite, même si je peinais à le croire.


| Ma foi, fort bien. Autrement la lenteur du trajet, bien entendu. Et avec la torture de l'impatience, de savoir si vous viendriez. Et dans quelles dispositions vous seriez, alors. |


Après tout, les Durrandon nous avait bien fermé la porte au nez pendant nos négociations...



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Sam 5 Mar - 23:28






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Aux dires du Roi du Nord, j’eus peur de m’être trompée de point de rendez-vous. C’était là le seul moulin que j’avais croisé en survolant ses terres, mais d’autres avaient bien pu m’échapper. Nous avions volé haut afin de ne pas trop attirer l’attention et indiquer ou ma dragonne pouvait avoir établir son nid pour les jours à venir. Je ne voulais prendre aucun risque la concernant. Meraxès m’était bien trop précieuse et elle était à mes yeux, l’un des membres de ma famille. Je n’avais pas le même corps qu’elle mais j’étais tout autant un dragon. Il était de mon devoir de veiller sur elle et son devoir à elle de veiller sur ma personne. Je n’étais pas sa maitresse, mais sa compagne, son égale. Elle me respectait et je la respectais également. Personne ne pouvait dominer un être tel qu’elle et je n’avais pas le prétention d’affirmer ou de penser le contraire.

Je fus rassurée que mon hôte m’indique que je n’étais pas dans l’erreur. J’avais rejoints le bon endroit et il se pensait d’ailleurs en retard. Je fis un signe négatif de la tête pour lui faire comprendre que cela n’était rien. Je suis en avance. Je ne vous tiendrais donc point rigueur pour un fait dont vous n’êtes pas l’auteur rassurez-vous. Les voyages sont imprévisibles et c’est l’un de leur charme après tout. Je lui fis un léger sourire. Je ne savais pas vraiment quelle posture adopter avec lui. Cela était assez nouveau pour moi, je devais bien l’avouer. Avant de me fiancer à Roward, je l’avais déjà côtoyé et nous avions fort sympathisé. Si je n’avais pas réellement connu le dornien, il n’avait pas été un inconnu comme pouvait l’être le roi du nord. Je fus heureuse, ainsi, qu’il accepte de m’appeler non pas par mon titre, mais par mon prénom, me demandant d’ailleurs d’en faire de même à son égard. Faisons donc ainsi Torrhen, tout en nous gageant de reprendre le protocole dès qu’une cour ou quelques chevaliers nous accompagnent. C’était là malheureusement notre lot. Je détestais cela, n’y étant pas habitué. Je n’avais jamais vraiment eu besoin de le suivre plus jeune. On l’exigeait de Visenya et d’Aegon. Moi, j’avais toujours été la petite « sauvage » qui n’aimait pas vraiment se préoccuper de l’étiquette. Les choses avaient bien changés. L’héritage légué par mes aînés ne me permettait pas de me conduire sans me préoccuper de l’opinion des autres et de l’image que je donnerais. Je devais rallier les peuples, et ils n’écouteraient pas une femme ne se conduisant pas comme le Reine qu’elle se dit être. Ainsi, je m’excusais aussitôt pour l’accoutrement que je portais en l’instant. Il fallait encore quelques temps à mes habits pour sécher. J’étais un peu confuse d’ailleurs d’accueillir ainsi le roi du nord. Mes vêtements n’étaient pas faits pour être beaux et présentables, mais pour être confortables et pratiques. Ils remplissaient parfaitement leurs rôles, mais ne pouvaient pas en remplir d’autres. Je dois vous avouer ne point me rappeler de ma toilette à Goeville, cela remontant à bien trop loin. Soyez rassurés. Je ne comptais point me présenter vêtue de la sorte face à vous. Je pensais avoir quelques temps devant moi, afin de me changer. J’ai mal dû évaluer la distance qui me sépare de ma dragonne et de ce moulin. Je m’approchais de mes vêtements pour les tâter. Mes trois robes n’étaient toujours pas sèches, mais elles commençaient tout de même à l’être. Sans une hésitation, je plongeais les bras dans le feu pour remuer les morceaux de bois et les réorganiser. Je mis les plus gros vers l’avant, rapprochant ainsi les plus grosses flammes vers mes tenues. Elles devraient sécher d’ici peu de temps. Lui répondis-je, avant de verser de l’eau sur mes mains pour ôter la suie et les cendres qui venait de les salir. Et pour ce qui est d’être compliqué, ce ne fut pas le cas. Je suis bien plus forte que mon corps ne le laisse à penser. Je n’avais pas été non plus si chargée que cela, même si j’aurais pu porter encore sur plusieurs lieux mon chargement. Le fait d’avoir passé énormément de temps plus jeune à grimper aux arbres m’était profitable sur ce point-là. Mes appuis pédestres sont solides et j’ai développé les muscles de mes bras. Je n’aurais sans doute jamais la force de l’homme en face de moi mais je n’étais pas pour autant aussi fragile que les autres femmes de mon rang.

Je m’enquis de son voyage, et en pris des nouvelles, après qu’il en ait fais de même avec moi. J’étais revenue jusqu’à lui, laissant toujours entre nous une distance plus que respectable. Je souris malicieusement à ces paroles qui étaient on ne peut plus flatteuse à mon égard. Torrhen savait parler aux femmes, je devais bien lui reconnaitre également ce talent. J’espère que cette torture n’a pas été vaine finalement et que vous ne la regrettez pas Torrhen. Vous m’en verriez peiné. Et pour ce qui est de mes dispositions, elles sont celles que je vous ai promises par écrit. D’ailleurs, j’ai quelque chose pour vous. Je retournais vers mon baluchon et en sortais l’un des carnets de croquis que j’avais ramené avec moi, entouré par une protection en cuire. Je l’ouvrais pour en sortir un parchemin, qui n’avait nullement souffert de cette pluie qui avait trempé mes robes. Je la pris dans mes mains, et revins vers l’homme pour lui tendre. Une promesse était une promesse après tout. Je ne l’ai point lu. Je vous laisse m’indiquer si elle vous satisfait ou non. Si ce n’est point le cas, soyez assuré que mon Prince subira la colère du dragon.. J’étais on ne peut plus sérieuse. Si Orys ne s’était pas excusé correctement et que cela ne satisfaisait pas le Roi du Nord, je serais bien en colère contre lui. Comme je lui avais indiqué, s’il était mon frère aimé, je restais sa Reine. Je ne lui permettrais plus de mettre ainsi en péril ma diplomatie avec un autre pays, sans même en avoir ma permission.

HJ : Lettre postée coin corbeau





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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Lun 7 Mar - 22:28

La situation était étrange. J'avais mis longtemps à mener ces négociations diplomatiques. Des semaines, sinon des mois. Et voilà que je menais la course finale au rythme d'une cavalcade militaire, vers mon destin sans rien d'autre pour me protéger qu'une poignée de loups et ma propre épée. La mienne. Pas celle de mon père, pas celle des Stark. Beaucoup de chevaliers usaient leurs épées au fil des ans. Hurlements était ma première lame. Une excellente épée pour qui combattait à cheval. Pas trop longue pour ne pas gêner la manœuvre de camarades, pas trop lourde pour ne pas trop fatiguer le bras. Elle faisait son office plus qu'à son tour. Je la gardais comme une relique, mais une relique dangereuse, qui avait provoqué bien des morts. Je savais fort bien que si je m'étais fait abuser, Hurlements ne servirait à rien pour ma sécurité. Glace eut été plus indiquée pour le pari insensé d'affronter un dragon. Mais nous n'en étions pas là. Je souris doucement aux paroles de mon invitée, qui vient d'affronter un long et terrible voyage avec pour seule garantie ma seule parole.


| Il est vrai, mais pour cela je vous crois sur parole. Je n'ai jamais quitté le Nord qu'une seule fois, pour me rendre à Goeville. |


Il n'empêchait que le Nord était un royaume immense, plus grand que plusieurs royaumes sudiens, et que je l'avais sillonné en long en large et en travers pendant bien des années. J'étais peut être un des souverains qui avait le plus voyagé en Westeros, tout compte fait, même si ces pérégrinations ne m'avaient presque jamais vu quitter mes propres frontières. Je souris alors que la jeune femme essaie de briser la glace. Nous avions eu une rencontre fort intéressante mais tumultueuse, puis quelques atomes crochus en vertu de notre haine commune d'Harren le Noir. Rien de bien fantastique pour nouer une alliance entre deux royaumes. Mais nous nous étions engagés sur la voie de la coopération, alors il fallait avancer, désormais.


| Je me dois d'informer ma Dame que les chevaliers sont rares dans le Nord. J'ai bien peur que mon pays ne soit peuplé de frustres guerriers, querelleurs mais loyaux, ivrognes mais héroïques. |


Pour certains en tous cas. Beaucoup étaient aussi indignes de leur titre que nombre de la noblesse sudienne. La souveraine de Peyredragon est cependant prise en défaut sur la question de sa tenue, et elle manque totalement ma saillie quelque peu grivoise et inconvenante mais j'étais moi aussi un de ces frustres nordiens dont je venais de brosser le portrait, à tel point d'ailleurs que je ne pouvais en aucun cas négliger cette nouvelle pique qui me venait bien naturellement. L'habitude de tester tout mon entourage aussi, sans nul doute. Je n'étais pas de ces hommes qui savent sans arrêt se réfréner, et j'étais un Roi qui aimait sans aucun doute s'asseoir sur le poids de sa couronne, de son trône, pour justifier les pensées qui pouvaient traverser mon esprit. Mais me réduire à cela serait une erreur. Oui, j'étais frustre, mais je n'étais pas imbécile. Tout ce que je faisais, tout ce que je disais, suivait malgré tout un dessein, même lorsque je m'abaissais aux pires avanies.


| Je parlais de la tenue qui était la vôtre quand je vous ai trouvée, Rhaenys. Et la raison pour laquelle j'ai renvoyé mes hommes plus bas sur la route. |


Je me faisais plus espiègle et infiniment plus pervers que je ne l'étais. Oui, je l'avais aperçue nue. Bien sûr que le peu que j'avais vu me l'avait montrée sous un jour désirable. Mais je ne manoeuvrerais pas avec un dragon comme j'irais négocier avec une catin. Je la bousculais à dessein, tâtant ses réactions, lui faisant goûter de mon honnêteté qui tournait parfois au plus rude des pragmatismes, à d'autres moments au cynisme le plus amer. Mais vérité toujours. J'ouvre des yeux ronds en la voyant porter ses bras au feu, sans en recevoir aucune brûlure ni rien. Se douter qu'il y a quelque magie dans la légende de Valyria, passe. Mais la constater était incroyablement destabilisant. J'adressais une prière mentale aux Anciens Dieux tout en effleurant le pommeau d'Hurlements comme pour me rassurer. Je gardais néanmoins contenance, autant que possible.


| Le doute ne semble pas permis en ce qui vous concerne, ma Dame. |


Reine conquérante. Libératrice, guerrière. Chevaucheuse de dragons. Et Maegi, comme disait le petit peuple. Je me rendais compte que ce dans quoi je m'embarquais n'était pas que les méandres d'un fleuve obscur qui m'amènerait enfin à ma vengeance, car je me tenais déjà du haut de grandes et terribles chutes et le contrebas de la falaise s'étendait déjà sous mes pieds. La jeune femme sourit peut être plus franchement à mes paroles suivantes. Elle est flattée, et me dit qu'elle n'est pas venue sans présents. Je sais de quoi elle parle et attend, droit dans mes bottes, que la jeunette me délivre la missive. J'y reconnais une écriture différente de la sienne. Différente aussi est sa signature, et le sceau que j'ai brisé. Je finis par relever le regard vers la jeune femme.


| Ma Royale Majesté est satisfaite. Laissons cela, maintenant. |


Je prends le courrier, et le jette dans le feu. J'étais homme tourné vers le futur autant que ma propre propension à la nostalgie me le permettait, et je ne voulais pas me laisser encombrer dans passé trop lourd.


| Bien. Ravi que vous avez fait bonne route et que vous soyez en bonne forme au vu des circonstances. Laissez-moi maintenant vous dérouler le programme des événements. Nous attendrons ici, vous et moi, jusqu'à ce que vos robes ne soient sèches. Je vous laisserais vous apprêter et nous redescendrons ces collines. Nous rejoindrons alors Blancport et la maison Manderly, avec une bonne moitié de mes bannerets et toute mon armée du sud, que nous passerons en revue. Ce soir, nous dînerons à la table du Seigneur de la ville et je vous y présenterais tout ce que le Nord a de personnes dignes à vous être présentées. J'y ferais aussi un discours d'alliance et de guerre, et vous présenterais à ce moment-là comme la future reine consort du Nord. Nous passerons probablement quelques jours en ville d'ici à ce que les épousailles de mon ancien écuyer, Bowen Glover, puissent être célébrées avec Maedelyn Cerwyn. Bien sûr, vous serez libre de tous vos mouvements, mais j'insisterais simplement pour que vous soyez accompagnée de ma garde si l'envie vous prend de vous éloigner de l'ombre du Loup de Winterfell. Le Nord est sûr et loyal, mais les événements du Bief et de Dorne m'oblige à prendre des précautions. Enfin, nous nous mettrons en route. J'ai pris la liberté de faire venir des tenues nordiennes à votre intention, sachant que les rigueurs de votre voyage ne pouvaient vous laisser le loisir d'emmener toutes les vôtres. Je ne sais pourtant, si des frusques de loups sauront convenir au Dragon. |<


Difficile, maintenant, d'imaginer Rhaenys Targaryen vêtue à la mode du Nord ; robes seyantes ourlées de fourrures et autres capes, alors que je venais de la voir toute nue, avec une demie-douzaine d'hommes certes de confiance, mais d'hommes malgré tout.



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 9 Mar - 18:33






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Je ne pus cacher ma surprise lorsque le roi du nord m’indiqua qu’il n’avait quitté qu’une seule fois son royaume. Ce dernier était bien vaste mais tout de même, n’avait-il jamais eu la curiosité ni l’envie d’explorer de nouveaux horizons ? J’avais toujours aimé voyager plus jeune avec mon père et j’adorais encore rencontrer de nouvelles personnes, côtoyer des coutumes qui ne sont étrangères, découvrir des pays en dehors de tous ses livres que j’ai pu lire. J’avais toujours eu soif d’apprendre et de découverte, même si désormais je devais laisser cet aspect là de ma personnalité de côté. Je n’avais plus le temps pour cela, et je ne devais me concentrer sur cette guerre que je menais, cette guerre que l’on avait apporté à mes portes. Je restais songeuse quelques instant, avant de répondre au Roi Je me ferais alors un devoir de vous faire découvrir mes terres mon Ami et vous faire aimer voyager dans une autre contrée Peyredragon était bien différent du Nord et il ne faisait pas de doute que l’homme serait dépaysé en se rendant sur mon territoire. Je comptais bien alors lui rendre cela agréable et qu’il n’est aucun regret quant au fait d’avoir quitté ce qu’il avait toujours connu. Il n’y avait pas d’âge pour apprendre, découvrir et voyager. C’était ce que mon père me répétait sans cesse lorsque j’étais plus jeune et j’étais d’accord avec lui.

Je souriais en entendant les qualificatifs qu’employait l’homme au sujet de ces serfs. Ce n’était pour le moins pas commun et pourtant, il semblait en tirer une certaine fierté. C’était là un aspect que j’apprendrais surement à connaitre. J’allais cotôyer plus d’un noble Nordien, dans les jours voir les semaines à venir. Soit. J’en parlerais donc ainsi donc si telle est la réalité. Loyaux et héroïques dites-vous ? Je ne mis en avant que les qualités qu’il avait évoqué, laissant de côté le reste, même si je l’avais bien pris en compte. Je me ferais rapidement une idée par moi-même après tout. Le plus important étant justement ces deux qualités mises en avant par le Roi du Nord. Nous désirions tous avoir des chevaliers ou à défaut des nobles loyaux et héroïques. Sans cela nos royaumes s’effondreraient et nos armées seraient inexistantes. Ce n’était pas pour rien que les Targaryens nous mettaient tout en œuvre pour rester proches de ceux qui les servaient. Nous connaissions nos bannerets et nous assurions leur fidélité ainsi. Ils étaient prêts à mourir pour nous, dans des guerres qui n’étaient finalement pas les leurs. Nous ne pouvions leur en demander plus et c’était la moindre des choses de leur monter de l’intérêt.

Je fronçais un instant des sourcils. Puis mon visage se transforma en étonnement que je cachais rapidement. Je ne m’attendais nullement pas à ça, et je devais bien l’avouer j’en ressentais une certaine gêne et honte. Je ne pensais point qu’en allant me laver dans la rivière, et en étant en avance sur notre rendez-vous que des hommes viendraient à m’épier. Car, il n’y avait pas d’autre terme que celui-ci. Je ne me sentais pas insultée non, mais légèrement humiliée tout de même. Non pas à cause de lui, mais à cause de moi. J’ai manqué de prudence et de jugement. Cela ne se reproduira point. Je n’avais jamais eu honte de ce corps que les Dieux et la nature m’avait donné. Simplement, si je ne ressentais nulle gêne à l’exposer au regard de mes amants, ce n’était pas la même chose que de laisser le premier inconnu pouvoir l’épier. Ce n’était un privilège que j’adorais à certains. Je n’étais pas une femme de joie, ni une catin dans un bordel. J’étais Reine et avant cela, fille de Roi. J’avais quelques pudeurs à respecter et cela en faisait partie.

Je m’éloignais légèrement pour venir vérifier mes tenues, cela me donnant l’excuse de me soustraire au regard du Roi du Nord. Je ne savais réellement pas ce qu’il pensait du fait que des hommes de sa garde aient pu, ne serait-ce que m’apercevoir. M’en gardait-il un grief ? S’en fichait-il ? En éprouvait-il une quelconque fierté ? Je ne saurais dire et je n’étais pas certaine de le vouloir d’ailleurs. Ne laissant rien transparaitre dans ma voix, je lui indiquais que j’étais femme de parole avant de lui tendre la missive que mon frère avait rédigée à son intention. Elle portait le sceau des Targaryens, sceau que j’avais moi-même apposé sans l’avoir lu au préalable. Je faisais confiance à Orys même s’il avait manqué de jugement concernant cette catin. Il avait agi en pensant au bien de notre royaume je le savais parfaitement, même si j’avais tout de même exigé qu’il présente ses excuses par écrit à notre futur allié. Je demande à ce dernier si cela lui convient et souris lorsqu’il m’affirme que c’est le cas, avant de brûler le parchemin que je venais de lui remettre. Vous me voyez soulagé d’un poids mon Ami. Je n’aurais aimé vous savoir en froid avec l’un des miens, et avec mon royaume. J’étais sincère en lui indiquant cela. J’estimais énormément le Roi en face de moi et je n’aurais pas aimé le savoir fâché contre nous ou nous tenir le moindre grief à ce sujet. Comme je lui avais indiqué, je n’étais point au courant et nous ne l’avions pas espionné lui. J’étais donc heureuse qu’il passe outre et oublie cette maladresse dont Peyredragon avait fait preuve.

Abordant un tout autre sujet, Torrhen me fit part de la suite des évènements et de ce qu’il avait prévu. Je lui accordais toute mon attention afin d’être certaine de ne point laisser de côté un détail important. Je laissais quelques silences passer à la suite de ses propos avant de lui répondre Il sera fait selon ce que vous désirez mon ami. Cependant en arrivant à Blancport, il vous faudra m’accorder quelques repos. Je ne pourrais festoyer toute une soirée si quelques heures de sommeil ne me sont pas accordées. J’ai chevauché plusieurs jours, parfois sous les caprices de la nature, et je n’ai que peu dormi. Je ne veux point vous faire l’affront de m’assoupir en plein repas. Je lui fis un léger sourire, légèrement taquin avant de continuer. Pour ce qui est d’avoir une garde, je vous laisserais choisir quels hommes vous pensez assez dignes de confiance pour leur confier ma sécurité, ainsi que leur nombre. Je n’y vois point d’inconvénient tant qu’ils ne m’empêchent point d’aller à ma guise. Je m’approchais de lui, et ajoutais Je vous remercie pour la prévenance dont vous avez fait part à mon égard et je suis certaine qu’elles sauront me convenir Mon ami. Je tiens tout de même à vous rembourser. Je ne saurais accepter que le Nord dépense de l’or pour me vêtir, alors même que son trésor doit être dépensé pour la guerre. J’étais on ne peut plus déterminée à rembourser mon hôte. Je ne saurais me satisfaire d’être entretenu d’une quelconque manière que ce soit. Je ne lui avais point ramené de présents, je ne pouvais donc point en accepter en retour. e voulais d’ailleurs vous demander conseil concernant le présent que nous pourrions faire aux époux, à moins que vous n’ayez déjà acheté quelques cadeaux. Si ce n’est point le cas, que diriez-vous que le loup et le dragon le fassent de manière commune ?





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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 9 Mar - 21:30

J'avais menti sans même m'en rendre compte. Je n'avais pas fait que voyager à Goeville. J'étais allé dans le Conflans, autrefois. A la tête de trente mille hommes de troupes et nobles compagnons. Nous avions passé le Neck sous la protection des paluds. Nous avions chevauché droit vers le sud pendant que mon frère faisait diversion vers Pyk à la tête de la flotte. Flotte est un mot grandiloquent pour cet amas de cogues, de galères marchandes et de caraques de l'est. Mais il avait rempli sa mission et nous la nôtre. Assaut sur les Jumeaux. Il fallait faire vite, et nous nous étions empressés. Le plan était bon, mais nécessairement sanglant. Devais-je aborder ce genre de sujet avec cette Dame de ma compagnie. J'en doutais. Je n'étais pas excellent en matière de politesse, de courtoisie et de tout ce qu'on attendait de la part d'un noble Sire. Je me débrouillais en tous cas suffisamment pour percevoir qu'il serait bien mal avisé de dire ce genre de choses. Pas ici, pas maintenant. Je souris à ses paroles. Peyredragon. Vue de l'immensité nordienne, son île semblait à peine plus grosse qu'une fiente qui aurait coulé du Val. Mais on disait l'île suffisamment grande pour la traverser à cheval, alors... Et sa forteresse était majestueuse, à ce qu'il paraissait.


| Et je me ferais une joie de vous laisser m'y conduire. J'espère de mon côté pouvoir vous faire découvrir autre chose du Nord que ce port presque sudien de Blancport. Nous avons des montagnes, plus vers le Mur, des côtes majestueuses battues par les vents, mais aux hauteurs à dominer la mer du Crépuscule. Des plaines et surtout, des forêts. D'immenses forêts. |


J'aimais ce pays qui était le mien. M'en éloigner me coûtait, de cela j'étais certain. Mais il fallait bien avancer, évoluer. Harren le Noir n'avait jamais eu peur d'innover. J'étais un Stark de Winterfell et j'avais bien conçu qu'au Conclave de Goeville, une partie de Westeros regardait vers le Nord avec attention, avec envie même. Nous venions de protéger le Royaume de 50 000 pouilleux qui ne désiraient qu'une chose, mettre à bas tout ce que notre civilisation avait bâti. Je m'étais damné pour les horreurs de la campagne, et tous les nordiens avaient beaucoup donné, certains beaucoup perdu. Je savais que Rhaenys commençait à comprendre ce genre de sacrifice, avec son action dans la Néra. D'un autre côté, nous gagnons en légitimité ce que nous dépensions en sang. Je précisais ma pensée à la jeune reine.


| Loyaux pour ceux qui suent et saignent avec eux. Qui boivent, mangent et dorment avec eux. Je pense que vous remplissez déjà certains de ces critères, Rhaenys. Héroïques, je me satisferais simplement de souligner que les nordiens aiment stimuler leur courage avec force houblon et raisin... |


Oui, je plaisantais. Parce que j'aimais ces nordiens, parfois aussi crasseux, barbus et dépenaillés que ces sauvageons que nous repoussions depuis des lustres. Du moins, du point de vue des sudiens. Je vis la stupeur se peindre sur les traits de la jeune femme quand je lui dis l'avoir vue entièrement nue, et elle s'excusait avec empressement, visiblement au comble de la gêne. Je partis d'un rire de bon cœur.


| C'était bien involontaire de ma part, je vous assure ! Je vous cherchais, ne vous voyant pas depuis la route ! Cela ne veut pas dire pour autant que je le regrette. Ou que vous ayez à le regretter. Je suis un homme discret et je pense vous avoir livré plus de choses sur moi que vous sans vos vêtements, non? Je vous l'ai juré, Rhaenys, il ne vous arrivera rien. |


Négocier avait nécessité une bonne dose de vérité, de secrets, d'informations diverses. Rhaenys ne savait pas tout. Elle ne le saurait peut être jamais, mais je lui avais confié suffisamment pour qu'elle soit en confiance. Certaines des choses racontées par courrier semblaient si grosses que je ne risquais sans doute pas grand chose si les oiseaux étaient interceptés ; je n'aurais qu'à nier être l'auteur, et que l'on aurait reproduit mon sceau. Qui pourrait inventer fable pareille ? Toujours le même homme, bien sûr. La Reine de Peyredragon semble soulagée de mes propos au sujet de son frère. Je fis un signe de la main, indiquant qu'il n'y avait là nulle importance. Le mal aurait pu être pis, et je la pensais sincère sur l'absence de motivation de sa part à ce forfait.


| Je ne suis pas en froid ; un Roi se doit d'être magnanime. Cela ne veut pas dire que j'oublierais. |


Autant être clair de suite. Je jetais l'éponge sur l'affront, sur la dissimulation, qu'elle fut volontaire ou non. Cela devait servir de leçon à Orys Baratheon. Les meilleurs exécutants sont ceux qui n'ont absolument aucun secret pour leur suzerain. Faire des choses dans leur dos, petites ou grandes, risquait un jour ou l'autre de retomber sur le souverain. J'avais un regard compatissant quand elle m'expliqua sa fatigue et la lassitude du voyage. Je n'avais aucune idée de ce que cela faisait de chevaucher des milliers de lieux à dos de dragon, mais je doutais que l'expérience soit confortable, que ce soit en vol ou au sol. Dans les deux cas, il risquait bien d'y avoir des problèmes de toutes natures. Je la fixais du regard alors qu'elle me faisait part de sa ridicule volonté de me rembourser. Etait-elle si peu au fait des usages nordiens ou westeriens en règle générale ? Les hommes payaient des choses pour les femmes depuis la nuit des temps, que ce soit ou non justifié. Là en l'occurrence, c'était du simple bon sens, et le trésor royal n'allait pas se raréfier sous l'effet de l'achat de quelques robes.


| Il va de soi que vous pourrez vous délasser quelques heures dans vos appartements privés, ma Dame. On pourra vous y préparer bain et rechange, ainsi qu'une collation, si c'est ce que vous désirez. Quant au reste, il s'agit d'un cadeau. Un cadeau ne se refuse pas, à moins que vous ne vouliez risquer mon ire. | lui dis-je, vaguement taquin.


Je réfléchissais à son idée de cadeau.


| Je n'y ai guère réfléchi je l'avoue. Nous pouvons faire une offrande ensemble, si vous le désirez et si vous avez des idées. Cela me fait penser que votre propre cadeau vous attend dans votre chambre, Rhaenys. |



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Sam 19 Mar - 12:03






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


J’avais été étonnée d’apprendre que le Roi du Nord n’avait jamais réellement quitté ses terres par le passé. La différence entre le Nord et Peyredragon étant assez importante, je ne pourrais être persuadée qu’il apprécierait mes terres. Elles étaient bien plus chaudes, plus verdoyantes, plus en reliefs et plus petites bien évidement. S’il n’avait connu que son royaume, je doutais qu’il puisse réellement apprécier le mien. Il n’avait guère l’âme d’un voyageuse, ni celle d’un homme curieux. Ou du moins, c’était ainsi que je commençais à l’entrevoir. Je suis certaine que Blancport, ses mystères, et ses trésors de nature sauront me satisfaire. Vous chatouillez ma curiosité soyez en certain mon Ami. J’avais toujours aimé découvrir de nouvelles régions, de nouvelles perspectives. Je connaissais quelques terres du Bief, de l’Orage et également des terres du Sud. Je n’étais cependant jamais réellement allée dans le Nord avant aujourd’hui. Le dragon et sa famille n’y avaient jamais eu leur place, ni de raison de s’y rendre. J’étais réellement curieuse de découvrir ces rivages que j’avais survolés, ses terres dont Torrhen était le seigneur. Je n’avais guère pris grand-chose avec moi, mais j’avais apporté un carnet vierge afin de coucher sur papier ce que j’aurais le loisir d’admirer dans ce Nord si froid et si vaste qu’affectionnait tant l’homme en ma compagnie. Ses mots laissaient voir toute l’affection qu’il avait pour ses terres.

Je laissais échapper un léger rire à ses paroles. Il dressait un portrait de ses gens qui, si on ne s’attardait que sur les mots, n’était que peu glorieux. Et pourtant, ce n’était pas le cas. A travers les émotions qu’il laissait transparaitre dans les intonations de sa voix, je comprenais qu’à l’instar de ses terres, il était fier de son peuple et de ceux qu’il dirigeait. Cela nous faisait de nouveau un point commun. Il n’idéalisait point les siens et était conscient de leur qualité comme de leur défaut. Cela démontrait une certaine proximité dans laquelle je me reconnaissais. Mon père nous avait enseigné à mes aînés, et à moi-même, l’importance de rester proche de ses bannerets, de les écouter et de les comprendre. Depuis que j’étais Reine, je m’étais attelée à cette tache-là, renforçant leur serment de fidélité, et gagnant un peu de leur confiance. Je me battais à leur côté, je saignais avec eux, et je les connaissais. Certains en effet, et c’est là l’une de mes obligations envers eux. Ils remettent leur vie entre mes mains mon Ami, je ne saurais les traiter autrement et les regarder au loin tacher les champs de bataille de leur sang sans y prendre part. Je serais là une bien mauvaise Reine. Je ne lui disais pas cela pour l’impressionner ou lui donner une belle image de ma personne. J’étais sincère. Je lui avais indiqué, je n’aimais pas les mensonges, ni même les faux-semblants. Nous allions liés nos vies l’une à l’autre, il serait stupide de ma part de lui faire voir une femme que je ne suis pas. Cela ne nous apporterait rien de bon pour le futur.

Je ne cachais pas mon étonnement en l’entendant m’indiquer qu’il m’avait vu nue, ni même que j’en ressentais une certaine culpabilité et colère. Non pas dirigé vers lui, mais vers ma personne. Je m’étais montrée bien imprudente en me pensant seule et donc en allant me baigner dans cette rivière si fraiche du Nord. J’avais voulu me débarrasser de quelques restes de mon voyage et n’avais fait que mettre dans une position indélicate le seigneur qui m’accueillait sur ses terres. Je sais reconnaitre mes erreurs, et cela en était une. Je ne suis pas femme éprouvant de la pudeur mon Ami, ni une gêne envers ce corps que m’a offert la nature et les Dieux. Non, il n’y a rien dont je dois avoir honte et tout cela n’est qu’une coquille que je me fiche de montrer. Vous aurez tôt fait de la voir sans artifice de toute manière. Non. Ce n’est nullement envers vous que je suis fâchée rassurez-vous. Je m’en veux simplement de vous avoir mis dans une position indélicate vis-à-vis de vos hommes. J’aurais dû faire preuve de plus de prudence et mon jugement n’était pas bon. lui indiquais-je en le regardant droit dans les yeux, pour qu’il comprenne bien le message que j’essayais de lui faire passer. Je n’avais pas honte de mon corps. J’avais été ainsi façonnée et je n’allais nullement m’en plaindre. Je n’avais d’ailleurs pas honte des cicatrices qu’avaient laissées sur ma chair les crocs et les griffes de ma dragonne. Ma peau n’était pas immaculée ni parfaite, mais n’importe. Là n’était pas le plus important. Comme il l’avait indiqué, nous nous étions bien plus livrés à travers nos nombreuses lettres après tout. Ce qui était gênant ici était que certains hommes de sa garde aient pu, ne serait-ce que m’apercevoir.

Je laissais ce sujet de côté par la suite, ainsi que celui de mon frère, répondant par un hochement de tête lorsqu’il m’indiqua qu’il se montrerait magnanime, sans pour autant oublier. Je n’en attendais pas moins de lui et n’exigeait rien d’autre de sa part. Il avait déjà accepté les excuses d’Orys, c’était là bien plus que suffisant à mes yeux. Mon cadet avait fait preuve d’un manque flagrant de jugement, non pas en se servant de la catin, mais en me laissant dans l’ignorance. Comme je lui avais rappelé avant mon départ, j’étais la Reine et il ne pouvait agir sans me consulter avant ou sans m’en parler ensuite. Je lui en voulais pour cela et je ne lui avais pas caché. J’en attendais bien plus de lui.

J’avais écouté avec attention les indications du Seigneur concernant cette journée qui s’offrait devant nous. Je lui demandais d’inclure quelques pauses, afin que je puisse me reposer. J’avais chevauché plusieurs journées sur le dos de ma dragonne et les pluies diluviennes certaines journées et certaines nuits m’avaient empêché de bien me reposer. Je devais d’ailleurs garder quelques traces de ce manque de sommeil, même si l’homme s’était bien gardé de m’en faire la remarque. Je m’approchais de nouveau de mes robes pour les tâter. Elles n’étaient pas totalement sèches, mais cela irait tout de même. Je ne pouvais retarder plus longtemps la suite de notre voyage après tout. Je vous remercie alors et il ne fait point de doute que je ne pourrais refuser un bain chaud. Vos rivières sont bien plus fraiches que celle de Peyredragon, et je suis dragonne à avoir le sang chaud. lui dis-je, tout en pliant les tenues que j’avais étendus afin qu’elles sèchent, ne gardant que la moins épaisse, celle qui était la plus sèche. Je ne voulais nullement vous offenser en vous proposant de vous rembourser mon ami. Soyez assurés que je suis des plus flattées de vos présents à venir. Je tenais simplement à vous soulignier que vous n’aviez nul obligation à dépenser votre fortune pour ma personne. J’avais tourné la tête vers lui, pour lui faire un signe reconnaissant, avant de finir de ranger mes affaires tout en lui proposant que nous nous joignions afin d’offrir un présent aux futurs époux. Cela me ferait le plus grand plaisir en effet, même si je n’ai point d’idée. Vous me parlerez d’eux pendant notre trajet, peut-être aurais-je une idée ? Je lui tournais le dos et commençais à défaire ma tenue de voyage. Je lui avais dit plus tôt, je me fichais bien qu’’il puisse me voir nue, même si je vins me placer derrière quelques arbres qui cacherait légèrement ma silhouette. Pour ce qui est du présent qui m’attends dans ma chambre, je vous avoue être des plus curieuse. Je ne vais cesser d’y penser pendant tout le trajet soyez en certain. lui dis-je tout en rigolant légèrement. Je ressemblais énormément aux autres femmes sur ce point. J’adorais les cadeaux, même si je détestais attendre de devoir les découvrir.

Je me changeais rapidement, prenant cependant soin de ne pas tâcher ma nouvelle tenue avec la boue par terre. Je relevais les pans du bas de la robe, tout en revenant dans la clairière. Quand le vent se leva, je frissonnais légèrement, me rapprochant rapidement du feu. Sans un mot j’ajoutais dans mon sac de voyage les pièces de cuir que je portais plus tôt, prenant soin de ne pas les abimer. Je détachais mes cheveux pour venir les peigner, puis les coiffer rapidement avec quelques tresses que je ramenais en chignon. Je ne savais combien de temps nous chevaucherions et il était plus prudent de bien les attacher. Je versais ensuite de l’eau sur les flammes du feu que j’avais fait, jusqu’à ce qu’il soit totalement éteint, puis je drapais sur mes bras nues un châle que j’avais apporté, dont la teinte bleuté rappelait celle de la robe que je portais. Nous pouvons nous mettre en route mon ami. dis-je en seigneur de ses terres, en m’approchant de lui.







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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Sam 19 Mar - 15:26

Je me retrouvais déjà satisfait de cette rencontre. Tout avait fonctionné comme je le désirais, rien n'avait échappé à mon contrôle. Pas de signes du dragon, et ça c'était le principal. Cela signifiait que Rhaenys Targaryen semblait tenir sa parole car comment dès lors, tenter quoi que ce soit si j'étais à portée d'épée de sa personne ? On la disait certes reine guerrière, qui avait mené ses troupes à la bataille. Pour autant, elle n'avait pas chevauché son dragon à la bataille de sombreval et je ne pensais pas qu'elle avait pu rejoindre directement le cœur de la mêlée. Si je ne la sous-estimerais pas, je ne ferais pas pour autant le pari qu'elle puisse me vaincre en combat singulier si on devait en arriver là. Je sentais en tous cas que les choses se présentaient bien mieux qu'attendu. La jeune femme appuie sur son ravissement à découvrir Blancport, qu'elle aimerait probablement. Ce port était la plus sudienne de nos cités, belle comme le Nord mais plus accessible qu'un Moat Cailin ou un Winterfell. Je hoche la tête, souris doucement à ses paroles. Autant qu'elle découvre elle-même ce qui allait se passer en ville pour sa venue, l'union, la guerre. La jeune femme ne semble pas fort farouche, confirmant le contenu de ses lettres. Une esthète, une hédoniste. Une femme qui s'assumait, au delà des convenances sociales. J'aimais ce genre de personnalité, même si je reconnaissais volontiers que je regrettais le manque de contrôle que l'on pouvait avoir parfois, sur ces femmes-là. Sigyn avait été de ce bois-là, ne sacrifiant pas aux conventions plutôt qu'à sa propre nature. Contrairement à Sharra Arryn et Jordane Lannister, qui jamais ne quittaient leurs rôles de reines. Même dans l'intimité. Elles étaient indissociables, reines et femmes. Cela venait peut être du fait qu'à leur contraire, Rhaenys était une jeune souveraine et qu'elle n'avait jamais été destinée à se retrouver avec ce poids sur ses épaules.


Je savais la Reine dragon de Peyredragon plus portée sur les arts, les lettres et les plaisirs. Elle m'avait confié aimer le libertinage, et ses paroles le confirmaient. J'ai un sourire de connivence, alors que ses paroles sont aussi intelligentes que lourdes de sens. Je lui partage mes pensées d'un murmure de connivence.



| J'ai bien peur que les rumeurs de votre beauté ne parviennent bientôt aux oreilles de toute ma garde. On m'enviera, pour cela. Quant au reste, seriez-vous en train de chercher à me séduire, douce dame? |


J'avais été clair sur le point que cette alliance politique ne requérait de notre part qu'un minimum d'efforts, et que je n'étais pas du genre à venir réclamer mes prérogatives en avance d'une union qui pouvait tarder, du fait de la guerre à mener. Mais la voilà qui déjà avançait le fait que je la verrais sans artifice prochainement. Cela me fouetta les sangs, bien sûr, mais je n'étais pas plus homme à me laisser gagner si aisément, quand le besoin ne s'en faisait sentir. Sur le sujet de son frère et de ses agissements, nous trouvons bien vite une espèce de terrain neutre, une compréhension mutuelle, née de la stabilité de nos principes et les vélléités de nos caractères. La Reine de Peyredragon n'avait en tous cas pas le front de me contredire sur ce point, ce qui impliquait que si elle pouvait se montrer téméraire, elle n'était pas idiote. Ce que je n'avais jamais pensé. Elle avait pris tout une région à Harren Hoare, avec des pertes minimales et en accroissant selon la rumeur la taille de son armée. Sa posture pouvait lui valoir des inimitiés, mais elle prouvait, contrairement à quantité d'autres têtes couronnées et leurs conseillers, qu'elle savait mener une guerre. La jeune femme s'approche de ses robes, en tâte l'étoffe. Me confirme qu'elle ne dirait pas non contre un bain brûlant.


| Un de mes hommes partira en avance au château, afin de mander la préparation de ce fameux bain pour qu'il vous attende à votre arrivée dans vos quartiers. | je lève un sourcil à sa mention du sang chaud. | Nous verrons cela, un jour ou l'autre, je n'en doute pas. |


J'aimais faire de l'esprit sur ce genre de sujet, il n'y avait rien de tel pour briser la glace et pour entretenir ma réputation de frustre souverain. Je souris à ses paroles quant au remboursement des frais que je pourrais avancer à son endroit, alors que je la regardais ranger et rassembler ses affaires. La jeune souveraine commença à retirer sa tenue de voyage, me tournant le dos et s'éloignant de quelques pas pour masquer sa silhouette derrière un vieil arbre bien épais. Je ne cherchais pas à la reluquer, même si je ne manifestais pas plus de gêne qu'elle à cette attitude ; rien ou presque n'aurait pu m'empêcher, si je l'avais désiré, de contourner cette végétation pour la forcer sur le sol même de ces sous-bois. Mais le Stark, s'il aimait la chair, n'était pas pour autant un violeur, et n'avait pas fait depuis longtemps de l'érotisme sa passion principale. Je n'étais né que pour la guerre, j'aimais le sexe, oui, mais je n'en étais pas prisonnier comme beaucoup de mes semblables.


| Nous allons nous unir devant un arbre-coeur dans un futur proche, Rhaenys. Il ne faudra pas vous offusquer que je vous offre quelque présent, de temps à autres... Quant à Bowen Glover et dame sa future épouse, je vous parlerais d'eux, bien entendu. Surtout de lui, que je connais mieux. C'est presque un fils, pour moi. Un jeune homme farouche et austère, que vous trouverez sans aucun doute bien moins ripailleur que la majorité de mes nobles. Il a récemment beaucoup perdu. Sa maison tenait Motte-La-Forêt, et la cité a été prise, détruite et sa population violée ou massacrée. A cause de mon appel aux armes à Winterfell, Bowen Glover a perdu une partie de sa famille et de son peuple. Il ne m'en tient pas rigueur, mais si nous voulons honorer ces sacrifices et nous gagner la féauté de cette maison, il faudra épater le reste de mon aristocratie. Si les Glover nous suivent dans la tourmente à venir, tout le Nord nous suivra. |


La jeune femme revint bien vite vers moi en soulevant les pans de sa robe, frissonnant sous l'effet du vent, pour commencer à se tresser les cheveux. Je souris alors qu'elle me disait que nous pouvions nous mettre en route. Je sifflais, deux doigts dans la bouche, pour appeler mes hommes. Ceux-ci arrivèrent rapidement, traînant derrière leurs montures grandes et solides un palefroi, une jument d'un blanc nacré, plus petite mais aussi plus agile. Je tendis la main à la dame, pour l'inviter à me suivre et l'aider à la monte.


| Voici votre monture. Un autre cadeau, ma dame. La future Reine Consort du Nord ne peut pas aller et venir en ces terres sans une monture qui ait le pas sûr sur la rocaille ou au milieu des racines de nos sombres forêts. Libre à vous de lui donner un nom. |


Je l'aidais à monter, chose très peu évidente pour une dame en robe., puis contournais sa monture pour aller monter mon destrier. Tous les grands seigneurs et souverains avaient plusieurs montures ; des destriers pour la guerre, des alezans pour la course ou la chasse, des palefrois pour le prestige. Moi non. Pratique et pragmatique, jusqu'au bout. Je n'avais qu'un énorme destrier noir, robuste, musculeux, qui m'avait été offert voici bien des années. Il vieillissait, comme moi, et viendra le jour où je partirais sur le dos d'un de ses fils. Mais pas avant que celui-ci ne rende les armes, un de mes plus vieux camarades de guerre... Brennus, du nom d'un de mes ancêtres. Je piquais des deux pour lancer notre modeste colonne en avant.


| Êtes-vous prête à rencontrer votre future peuple, et votre future famille? |


Un intérêt sincère pour sa réponse. Il était encore temps de faire machine arrière.



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mar 22 Mar - 17:46






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Un sourire se dessine sur mes lèvres, et je ne peux m’empêcher de lâcher un léger rire. Je regardais droit dans les yeux le roi qui se tenait devant moi, et qui venait de me murmurer quelques paroles. Et les bordels viendront bientôt à être peuplée de l’étrangère se baignant dans les rivières du Nord vous voulez dire ? Et pour ce qui est de chercher à vous séduire, lorsque ce sera le cas, vous vous en rendrez compte. Dans l’art de l’amour, comme dans l’art de la guerre, j’avance à visage découvert mon Ami. Je ne pouvais être plus sincère avec lui qu’en cet instant. Je ne m’étais nullement attendue à ce qu’il me voit nue en train de me laver dans l’une des rivières de son royaume. Je ne m’étais point arrangée pour que lui et ses hommes puissent me voir dans le plus simple habillement. Je n’avais nullement essayé de le séduire, comme il venait de me le demander. Il n’aurait pu que l’être si cela avait été le cas. Je me savais passée maitresse dans l’art de plaire à des hommes et cela dit sans aucune prétention. Je ne l’avais pas caché à Torrhen dans nos missives, et il avait conscience qu’il n’épousait pas une jeune femme vierge qui n’avait connu aucun d’homme et qui ne le connaitrait que lui. Je n’étais pas prête à renoncer à mon libertinage, tout comme je ne l’attendais pas de sa part. Nous n’avions point parlé à demi-mot. S’il devait partager ma vie, il le ferait non pas parce qu’il idéalisait l’épouse que je serais, mais en ayant conscience de quelle femme il épouserait réellement.

La perspective d’un bain chaud avait quelque chose de réjouissant. Je n’avais fait que me baigner dans de l’eau bien trop fraiche à mon goût. J’aimais m’immerger dans des températures que j’étais désormais la seule à supporter. Je suis un dragon. Je suis faite de chaleur et de feu. L’union de l’hiver et du feu n’en était que des plus surprenants. Mon sang était chaud et mon ardeur à son image. Et, en effet, le Roi du Nord, maitre du froid et des neiges éternelles s’en apercevra dans les semaines ou les mois à venir s’il acceptait toujours cette alliance dont nous avions convenue par missive. En attendant je troquais ma tenue de voyage contre l’une de mes robes bien trop légères pour les températures de ce royaume. J’étais soulagée d’apprendre que mon hôte m’avait fait comme présent quelques toilettes, bien plus adaptées à ses terres que les miennes ne sauraient l’être. Et je l’avoue, être ainsi gâtée avait quelque chose d’à la fois réjouissant et de gênant. Je n’en avais guère l’habitude et cet exercice était presque inédit pour ma personne. Mes frères m’avaient certes fait des présents dans le passé, ainsi que mes parents, mais cela n’avait pas la même signification que dans le cas présent. Je prendrais garde alors de ne point vous offenser et de les accepter avec toute la joie, dont je suis sûre, ils n’inspireront. Ne prenez cependant nul ombrage à ma première réaction. Je n’étais, jusqu’à quelques mois que la Princesse cadette de mon royaume. Les hommes désiraient s’attirer non pas mes faveurs, mais celles de ma sœur Vysenia. Je ne suis pas coutumière de cet exercice. J’avais compris après une discussion avec le prince de Dorne Roward Martell que si les nobles seigneurs n’avaient jamais tenter la moindre approche à mon encontre, Aegon en était la principale raisons. Il m’avait toujours gardé et couvé comme le plus grand trésor qu’il devait protéger des autres. Il était un dragon qui n’avait jamais aimé que l’on s’intéresse de trop près à ce qu’il considérait comme lui appartenant. Il m’avait préservé à bien des égards, et je ne lui en voulais nullement. Au contraire, il m’avait permis de vivre en toute liberté, sans aucune chaine. C’était là le plus présent qu’il aurait pu me faire. Il me manquait, et parfois son absence était bien trop lourde à porter. . Je ne puis que comprendre ce qu’il pourrait traverser. Tout comme vous mon ami. Cette guerre nous aura arraché des êtres que nous aimions, et dont nous étions proches. Gagner ne les ramènera pas, mais nous pourrons alors nous endormir sereinement. Ils pourront reposer en paix le jour où nous les aurons vengé. Et je vous fais la promesse que je n’aurais de repos que lorsque les têtes des Hoare orneront les piques de mon château. Oui, c’était une promesse que j’avais fait aux miens, et que je faisais au Roi du Nord. Ma vengeance ne connaitrait aucune fin tant qu’il restera un Hoare vivant. Il m’avait enlevé ma famille ? Je décimerais la leur. Ils avaient provoqué le dragon et ils seront réduits en centre sous ses flammes. Je n’avais pas peur des batailles. Je n’avais pas peur d’être blessée. Je n’avais pas peur de donner la mort. Ils m’avaient façonné ainsi en me prenant les miens et rien ne saurait m’arrêter désormais.

Après que Torrhen ait rappelé à lui son escorte, il me conduit devant une jument, me la présentant comme était un autre présent de sa robe. Je caressais l’encolure de la mouture, avant de passer à son flanc. Elle était magnifique, différente des juments de Peyredragon, plus robuste, le poil bien plus épais également. Pour avoir monté toute ma vie des chevaux royaux, je savais reconnaitre le potentiel de ses animaux, même si j’avais passé bien plus de temps sur le temps de Meraxès. Je laissais mes doigts se perdent dans la crinière de la jument, écoutant d’une oreille un peu distraire l’homme qui m’avait fait ce présent. Elle est magnifique. Aussi blanche que les neiges éternelles de votre royaume. Aussi gracieuse que vos ladys. Aussi puissance que vos plus violentes averses.… Tempête. Tempête serait un nom parfait. Qu’en pensez-vous ? demandais-je à l’homme avant de monter en scelle sans avoir besoin d’aide. Son cheval était à l’opposé de la mouture qu’il venait de m’offrir, aussi noir que l’était Ardent, l’étalon de mon frère Orys. Il était bien plus en chair que Tempête, et était en muscles ce que ma jument était en finesse. Le froid et feu. Le dragon et l’hiver. La nuit et le jour. Si différent, et pourtant l’un ne pourrait exister sans l’autre. Je souriais à cette pensée. Je suis prête mon ami. J’espère sincèrement ni les décevoir, ni vous décevoir. Je n’étais pas une Nordienne et j’ignorais tout d’eux. Mais j’avais toujours eu soif d’apprendre et je prendrais le temps de les connaitre et de les apprécier à leur juste valeur. Je m’en faisais la promesse.







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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mar 22 Mar - 22:42

Je suis quelque peu perturbé par ces regards intenses que me lance Rhaenys Targaryen. Elle n'a pas le même regard à mon endroit que les autres femmes. Il n'y a pas si longtemps, Mathie Rivers me regardait comme un demi-dieu, son souverain, son amant, un homme qui pouvait lui ouvrir une nouvelle vie et pas seulement les cuisses. Nelya Corbois m'avait fixé intensément, à dessein. Accrochant mon regard pour me séduire, me faire basculer. Jordane Lannister avait eu beaucoup d'intelligence, une intelligence froide et aiguisée dans les yeux. Elle me jaugeait en permanence. Sharra Arryn avait un regard particulier. Celui de ceux qui en ont trop vu et trop fait. C'était sans doute pour cela que j'étais proche d'elle, mais qu'elle n'avait pas prétendu à une autre place que celle d'être mon amie, mon alliée. Ma maîtresse, certes, mais sans que cela ne semble avoir vocation à perdurer. Rhaenys Targaryen ne me regardait pas comme toutes ces femmes. Et ce qui était perturbant n'était pas tant cette reconnaissance d'égal à égal que j'y lisais, que la couleur mauve de ses yeux. J'avais entendu des histoires, des légendes. J'avais vu de mes yeux, quelques instants plus tôt, qu'elle ne se brûlait pas dans le feu. Ses cheveux d'un blond presque blanc. Sa capacité à monter des dragons. Sa vision du monde. Ses yeux si mauves. Le dragon et moi-même n'étions pas du même monde. Il y avait de la magie, de la chaleur, de l'inconnu, en elle, là où je n'étais que froid et pragmatisme, courtoisie là où elle s'amusait. Je ris de bon cœur à sa plaisanterie plus que grivoise. J'avais l'image en tête, et celle-ci était aussi amusante que plaisante.


| Il est vrai que certains de ces tripots adorent les « légendes » croustillantes sur les puissants de ce monde. Il existe des bordels où l'on peut baiser La Lannister, d'autres où l'on peut collectionner les princesses de Dorne, m'a-t-on dit. |


On aurait pu croire que c'était un aveu de culpabilité, mais il n'en était rien. Je m'étais déjà ouvert auprès de ma future sur ce que j'étais, qui j'étais, et ce que je faisais et je n'aurais jamais à m'expliquer sur ce chapitre, ni sur d'autres. Quant au reste... On ne se refait pas, et je suis le Loup de Winterfell.


| Il me faudra donc vous apprendre à feindre, ma dame. C'est essentiel à la guerre. Et j'imagine que c'est parfois secourable en amour. | terminais je dans une bonne dose d'autodérision


Même si cela me ramenait à de bien sombres souvenirs, des sentiments plus encore ténébreux et que je chassais aussi sec. Je ne pouvais pas être poursuivi toute la journée, toute la vie, par les mêmes fantômes qui hantaient déjà mes nuits. Je me fichais de ce que ferait dame mon épouse dans l'intimité de sa chambrée. Tant qu'elle respectait les clauses que nous nous serions fixés, je ne trouverais rien à y redire. Je l'avais enfin, ma guerre. Elle était là, partout. J'en sentais l'odeur. Je n'arrêtais pas d'être tiraillé par l'envie de chevaucher d'une traite jusque Moat Cailin, d'y épuiser monture après monture, pour déchiqueter des corps de ma grande flamberge valyrienne, debout sur les créneaux du fort dévasté par le poids des millénaires. J'avais ma guerre, j'avais les conditions pour la mener à bien. Je n'avais pas tout ce que j'avais souhaité, mais j'avais bien plus que ce que j'avais redouté. Je ne ferais pas la fine bouche. Un loup devant la perspective du carnage, ne fait que dévoiler ses crocs. J'ai un sourire compatissant pour la jeune femme, quand elle évoque la « concurrence » de feue sa sœur.


| J'étais l'aîné d'une portée de cinq loups. Cela ne m'a pas moins empêché de subir leur concurrence à chaque instant de leur existence. Rickard était meilleur épéiste. Brandon, meilleur cavalier et diplomate. Weyton était d'un charisme à toute épreuve et Ryman, un ripailleur de renom. Et maintenant qu'ils ne sont plus là, je les regrette à un point que je ne saurais dire. Il est de bon temps pour des futurs souverains, qu'ils aient quelques points de comparaison qui leur évite de se confondre avec la perfection. |


Et de ce côté là, j'avais été servi. Oh, nous avions tous eu nos défauts. Rickard et Ryman étaient des coureurs de jupons invétérés, qui avaient connu quelques maladies vénériennes. Weyton était totalement dépendant de spiritueux, sinon il était nostalgique, mélancolique, en permanence. Brandon avait aimé la mauvaise femme. Les louveteaux Stark avaient été prometteurs, mais ils l'avaient été ensemble, et uniquement à cette condition. Aujourd'hui il ne restait plus que moi. Avec une portée moindre de loups à éduquer mieux que ne l'avait fait mon père avec nous. Devais-je pour autant avouer à ma future épouse que je dormais mieux depuis deux semaines, maintenant que je savais la guerre en marche, inévitable ? Comme si cela avait effacé tous les autres problèmes qui pouvaient me travailler. La perspective de la guerre et de la mort m'avaient apaisé ; maintenant je ne pouvais plus me tromper et je devais assumer jusqu'au bout ma posture. C'était plus simple que de tout remettre constamment en doute.


| J'ose pourtant espérer que vous saurez prendre quelque repos, Rhaenys. Gagner cette guerre ne se fera ni facilement ni rapidement, et comment séduiriez vous votre seigneur et maître si vous ne vous reposez pas ? La guerre va nous éprouver, nous tester, et nous juger. Il est bon, même si c'est difficile, de ne pas en faire le centre absolu de son existence. Croyez-moi, la vengeance ne donne pas meilleur goût à l'existence. |


Je poursuivais pourtant ce but, depuis bien longtemps. Incapable de me réfréner. Mon entourage manquant de sagesse et de compréhension pour m'en empêcher, pour me détourner de ce but. Quand bien même, je me pelotonnais dans la couette de ma bonne vieille haine, la seule à même de durablement me réchauffer par les nuits froides et solitaires, qui peuplaient ma vie depuis dix ans. La jeune femme s'extasie de ses cadeaux, plus encore de sa nouvelle monture. Nous n'avions pas les meilleurs haras de Westeros, au Nord. Mais nous avions tout de même de vastes landes et plaines dans certaines régions, permettant d'élever de rudes montures, adaptées au climat, endurantes et résistantes. Pas aussi massifs que les destriers du Val, pas aussi endurants que les chevaux de Dorne, mais nous ne connaissions pas de carnes inutiles dans le Nord, ce qui n'était pas assez fort ne survivait tout simplement pas. Je souris doucement quand la souveraine me demande mon avis, avant de me dire qu'elle était prête.


| Tempête ? C'est un joli nom pour une jument de caractère. Un nom qui convient à une grande dame. Si vous êtes prête, allons. | concluais-je d'un signe de tête.


Je piquais des deux et lançais ma propre monture au trot. Les longues foulées de Brennus me faisaient bondir en selle et la troupe se cala sur ma course. Nous descendîmes de la colline mais l'endroit, très vallonné, ne permettait pas encore d'apercevoir Blancport. Je notais tout de même que la jeune reine de Peyredragon n'avait qu'une robe assez fine. Il faisait bon en cette journée d'été, mais je savais que le Détroit était plus chaud encore, au sud des Doigts.


| Désirez-vous quelques fourrures ou couvertures jetée sur vos épaules, ma Dame ? Je ne désirerais point vous voir tomber malade à peine arrivée... |


Je méditais un instant, ralentissant la course de mon destrier.


| Je vous ai vue, tout à l'heure. Avec le feu. On nous prête à nous autres nordiens, le pouvoir de vivre dans la neige éternelle du Nord, dans le froid, dans la glace. Mais ce ne sont que des légendes. Jetez-moi tout nu dans un lac gelé, et je mourrais dedans. Vous si l'on vous jette au feu, vous en ressortez indemne. Seriez-vous maegi? |


J'étais curieux, mais il y avait beaucoup de sérieux dans ma voix. Pas réellement de la peur, sinon celle de ne pas tout maîtriser. Et surtout, l'appréhension de ce que mes nordiens pourraient en penser.



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Lun 28 Mar - 19:26






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Je laissais s’échapper un rire entre mes lèvres, et un sourire sur mon visage. Torrhen Stark était tout aussi amusé que moi lorsque j’évoquais le fait qu’il y avait de fortes chances de trouve des putains prétendant être ma personne. Je ne fréquentais pas les bordels, mais je n’étais pas sotte ni naïve et savais parfaitement ce que l’on pouvait y trouver. Aegon s’était plus d’une fois vantée auprès de moi d’avoir pu « sauter » la Reine du Roc, et du Val dans l’une des maisons closes de notre royaume. S’il avait fait pendre un tenancier et deux catins qui prétendaient être des Targaryens, il s’était toujours amusé de trouver des mascarades royales de Westeros avec qui partager sa couche. Le monde était ainsi fait, ainsi que les hommes après tout. Il en va donc ainsi de même dans tous les royaumes mon ami, même si je vous avoue je serais curieuse de découvrir la manière dont on me dépeindrait. Cela ne me posait pas de problème. C’était dérangeant quelque part, certes, pour autant je ne pourrais rien faire pour l’empêcher alors autant me faire à cette idée et en rigoler, plutôt que de faire des caprices pour que cela n’arrivent pas. Je n’avais nullement de perdre du temps en vain. Et ce sera là un combat vain perdu d’avance. Je ne reprochais pas au Roi du Nord de s’amusait dans de tels lieux, dont je savais déjà qu’il fréquentait. Nous ne nous étions, après tout, nullement promis fidélité et il était libre d’aller s’adonner dans les bras de qui il le désirait. Tant que cela n’allait pas l’encontre de ce respect que je lui demandais, je m’en fichais complètement. Oh mais je sais feindre rassurez-vous. C’est l’une des pratiques qui m’a été inculquée plus jeune. Chaque cours ne regorgent-t-elles point de masques et de faux semblants ? Pour autant, je n’aime pas m’y adonner. Il vous faudrait me donner un argument de point inattaquable pour que je manque à cette conduite que je me suis promise de suivre. lui dis-je le plus sérieux du monde. Je ne mentirais pas à moins que cela ne soit un dernier recours pouvant secourir ou sauver les miens. En dehors de cela, je ne m’y abaisserais pas. Je n’étais pas le Noir. Je n’étais pas fourbe, ni sournoise. Et je me refusais de le devenir.

J’écoutais avec attention l’histoire que me contait mon hôte, une histoire qui lui appartenait. J’étais curieuse d’en apprendre plus sur elle et étais heureuse de l’entendre se livrer à ma personne, sans que je n’ai besoin de le questionner à ce propos. Il était important pour moi, comme pour lui d’ailleurs, que nous acquérions plus de savoir l’un sur l’autre. La sérénité de notre union à venir et notre entente en dépendaient. Je souriais à ses propos, sourire qui se voila en tristesse sincère à la fin de son monologue. Je posais ma main sur son bras en signe de réconfort, et lui dis Visenya était une guerrière redoutable tant avec une épée dans la main qu’en portant une somptueuse robe. Elle était femme à égaler Sharra Arryn en termes de beauté. Aegon était un dragon resplendissant, fort, courageux, qui n’avait peur de rien. Ils brillaient tous deux énormément, et représentaient notre famille comme jamais je ne serais capable de le faire. Je ne les ai jamais jalousés pour autant, même si je les admirais. Orys et moi vivions dans leur ombre, mais cela ne nous posait nullement de problème, car telle était notre place. Nous avions des devoirs différents après tout et j’étais heureuse de n’avoir à assumer aucune de leur charge. Cela peut paraître égoïste, mais je leur en veux de m’avoir laissé. Je les ai supplié de ne pas partir tous deux, que cela était trop dangereux, mais ils ne m’ont pas écouté. Je les hais parce qu’ils nous ont abandonné Orys et moi. A l’instar, je les aimerais toujours et chérirais avec affection tous ses souvenirs que nous avons pu partager et je vengerais leur mémoire et notre nom. L’amour nous pousse à bien des choses, et prendre parfois des formes étranges vous ne trouvez pas ? Ma voix s’était presque perdue, tout autant que mon esprit. Je secouais doucement la tête pour chasser cette mélancolie qui commençait à m’envahir. Je ne pouvais pas me le permettre. Pas maintenant. Pas encore. J’avais un ennemi à abattre et des royaumes à conquérir. Ensuite, seulement ensuite je pourrais laisser la nostalgie prendre place dans mon existence, et m’ensevelir. Pour l’heure je devais me montrer forte, intransigeante, et sans pitié. Je devais cela à mes aînés, autant qu’à ma maison.

Je lâchais un soupir quelque peu amer lorsqu’il évoqua que la vengeance ne pouvait pas m’apporter tout ce qu’une vie pourrait faire. Je n’étais pas vraiment d’accord avec lui. J’avais éprouvé une joie immense en tuant les hommes du Noir et en conquérant la Baie de la Néra. Ce qui m’avait laissé un gout de sang dans la bouche avait été les exécutions de mes propres hommes et des traitres qui s’étaient livrés après le combat. Je ne pourrais oublier leur visage, leur colère, leur fureur, leur supplication. J’étais encore trop humaine pour cela et il m’arrivait encore de me réveiller en sueur et en pleurs quelques nuits, même si le temps commençait à apaiser ses cauchemars. Et c’est pourtant là tout ce qui me reste mon ami. La vengeance est devenue ma plus proche amie désormais, une amie dont je refuse de me séparer. Rassurez-vous, je n’aurais plus la sottise de penser mon corps comme étant invincible. J’ai conscience que je dois lui accorder du repos et en prendre soin. Cependant je ne me vautrerais dans un repos mérité que lorsque tous les Hoare auront leurs têtes accrochées en haut d’une pique. C’est peut-être là, à vos yeux, une sottise dû à mon jeune âge et mon inexpérience de la guerre. Peut-être n’auriez-vous pas tort de penser ainsi ? Peut-être, mon ami, peut-être. Mais en attendant elle est désormais tout ce que je possède. Je haussais les épaules, et ajoutais, consciente que nous ne tomberions pas d’accord sur le sujet Et rassurez-vous donc, elle ne m’empêchera nullement d’être l’épouse que je me suis engagée à devenir pour vous. Elle n’est point un frein à la sœur que je suis. Elle ne le sera pas pour l’épouse que je serais. finis-je par lui dire. Il était important qu’il comprenne que je tiendrais mes engagements comme je lui avais écrit et que je ne les oublierais pas. Orys m’avait montré que je pouvais être à la fois sa Reine, et sa Sœur. Nulle raison que je ne sois pas Reine et Epouse de l’homme en face de moi. Il n’avait nulle crainte à avoir, je ne le délaisserais point et je ne me désintéresserais pas non plus de sa personne. Je ne prenais pas d’engagement à la légère après tout.

Je restais plusieurs minutes à admirer le cheval que m’offrait le roi du Nord, cherchant un nom qui pourrait lui correspondre. Je ne pouvais l’appeler avec un terme Valyrien ou la nommer en l’honneur de l’un de mes Dieux. J’imaginais sans mal qu’il y verrait une offense. Non. Je devais trouver un trait qui la reflète, mais qui reflète également ce royaume dont j’étais amenée à devenir la reine. Je passais mes mains sur son pelage et sa crinière, tout en la décrivant à voix haute, jusqu’à lui trouver le pseudonyme qui me paraissait parfaitement adapté. Tempête. Je demandais pour autant l’avis de mon compagnon de route sur le sujet, puisqu’après tout, c’était là un présent de sa part. Je souriais en l’entendant apprécier mon choix et lui fis un signe de la tête, en prenant la route à ses côtés. Ma mouture adopta son allure au destrier du Roi. Je le quittais du regard, pour m’attarder sur la flore qui nous entourait, une flore que je prenais plaisir à découvrir. Je frissonnais à une bourrasque de vent particulièrement froide et violente, ce qui n’échappa pas à mon hôte. Meraxès était un animal avec le sang chaud, et je n’avais nullement eu froid en la chevauchant, en dehors des averses cela s’entend. Je tournais ma tête vers lui répondais sincèrement Je ne saurais refuser telle proposition mon Sire. Votre royaume est bien plus froid que le mien ou que la Baie de la Néra.. Il se rapprocha alors et me tendit une protection contre ce climat qu’il avait toujours connu. Je pris mes reines dans une main pour m’en saisir puis m’en drapais les épaules, appréciant aussitôt la chaleur qu’elle m’apporta. Ma tenue n’était pas adaptée à pareille température, bien trop légère, et laissant apparaitre bien trop de chair humaine. Si je n’étais point certaine d’apprécier la mode nordienne, je savais que Kora saurait adapter mes tenues en conséquence, alliant les styles que j’appréciais avec l’environnement dans lequel je devais désormais également évoluer.

Je m’attardais un instant sur la question de mon hôte, avant de lui répondre. Je n’avais nullement manqué la solennité de son interrogation et me devais d’y répondre sur un même registre. Je l’avoue, je n’aimais guère livrer les secrets et la magie qui entouraient les miens. Cependant, je m’étais promise une transparence à son égard, et je ne désirais point revenir dessus. Je ne suis pas Maegi, mais Dragon. Je n’ai pas la même enveloppe corporelle que Meraxès, mais je n’en reste pas moins à la fois sa Sœur, et sa Mère. Mon père était Dragon lui aussi, tout comme Aegon et Visenya, et il est arrivé, lorsque j’étais plus jeune, que les Dieux Valyriens viennent me rencontrer en songe pour m’indiquer le chemin à suivre. Si vous me jetiez dans un feu, j’en ressortirais indemne. C’est ainsi que j’ai fait éclore ma dragonne, au côté de ma sœur de son propre œuf, mais également d’Aegon, un feu qui avait été alimenté par Bellarion le grand dragon noir lui-même. Je ne redoute nullement les flammes, et le feu. Elles ne me font nul mal, et ne me sont pas nocives, mais salvatrices. Je le regardais sérieusement et finis par lui demander Ce n’est pas là un fardeau que je porte, mais une bénédiction, une volonté de mes Dieux. Cependant si vous me montrez monstrueuse en cela, il est bon que vous m’en informiez dès à présent. Je ne saurais prendre époux n’acceptant pas cette partie intégrante de mon être.








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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mar 29 Mar - 0:24

La jeune femme rit. J'imagine la scène sans aucun mal, quand bien même est-elle cocasse. Ce n'est pas le genre de sujet que j'aborderai volontiers avec des inconnus. Ce n'est pas ce qu'est Rhaenys Targaryen. Elle est dans une position particulière, presque paradoxale. Avant ce jour, nous ne nous étions vus qu'à trois reprises. La première fois, elle venait tout juste de subir les pertes tragiques qui étaient les siennes et elle était pleine d'une haine qui n'était pas encore froide, mais vive et iridescente. Les choses ne s'étaient pas bien passées. Mais il en fallait plus pour déclencher ma propre colère, en tous cas sur le long terme. La seconde fois, c'était au Conclave de Goeville. A cette occasion, avaient brillé Harren bien sûr, les Lannister contre toute attente, l'Orage et Peyredragon. Le Nord aussi. Pour la première fois, j'avais fait reculer Harren avec des mots. Mais tout le continent avait été forcé de s'aligner sur Harren, Peyredragon et l'Orage, ou sur le Nord. Les autres pays avaient conservé leur neutralité ou pris parti pour l'un des bélligérants. Cela en soit témoignait des qualités de la Reine de Peyredragon, qui compensait sa passion destructrice et son inexpérience par des idéaux. Elle n'avait pas obtenu le succès escompté, si ce n'était Dorne. Un allié aussi impétueux qu'elle-même, avec qui les choses ne pouvaient que mal se passer. Le peuple de Dorne réclamait vengeance, réclamait du sang, ce qui le portait naturellement contre ses voisins, contre qui Rhaenys Targaryen n'avait aucun motif impérieux d'entrer en guerre. Deux pays avec des ennemis différents, des rythmes différents, des stratégies différentes. Et aujourd'hui on en constatait le résultat sur une carte. Dorne avait privilégié l'Orage au détriment de son premier allié, flétrissant des accords rendus officiels, tandis que Peyredragon s'escrimait très probablement en vaines requêtes d'hommes et d'armes. Les choses allaient de mal en pis entre Dorne et le Bief, et les Targaryen n'arrivaient pas à percer seuls dans la Néra. L'Orage était dans une position précaire, entouré d'ennemis qui les attaquait sur le terrain militaire ou diplomatique, forcé de se vendre pour sa survie. Tout cela servait à terme mes propres desseins. Cela m'avait permis d'encadrer le Val d'un nouveau réseau d'alliance, de montrer ma force par de nouveaux amis. L'Ouest était obligé de compter avec moi, plus que par les liens entre ma maison et la leur. Peyredragon devra bientôt aligner une politique plus modérée sur la mienne, et moi sur la leur. M'impliquant dans d'autres conflits mais sans pour autant que ça dépasse mon contrôle des événements. Le pari était risqué, mais il pouvait être payant. Plus encore maintenant que le sud se perdait en tergiversations, en accords sans lendemains et sans stratégies à long terme. A moins que je ne sois bluffé par une machination digne d'Harren le Noir lui-même. Mais j'en doutais. Et j'étais là, dans le Nord de la côte Est, à former ce nouvel avenir. Je souris aux paroles de la souveraine sur ce sujet plus léger.


| Probablement des cheveux blancs, en perruque ou décolorés. Avec le trait commun à toutes les filles de joie, la surenchère de poitrines opulentes et de remarques libidineuses. Mais vous avez quelque chose que toutes ces filles n'auront jamais. |


Le sang des souverains, la prestance de ceux élevés parmi les grands de ce monde. La classe discrète mais incontournable de ceux qui président au destin des autres, cette confiance en soi qui parfois froisse, parfois brise. On juge autant un souverain à son aptitude au compromis qu'à sa force brute. En la matière, Rhaenys Targaryen a une personnalité complexe. Simple en apparence, comme le Durrandon. Facile à détester, si on s'en tient à l'emballage peu soigné de son règne. Plus complexe qu'il n'y paraissait. Durrandon était perçu comme une brute épaisse. Mais il avait fait d'un des pays les plus en déclin de Westeros une force militaire brutale et efficace, une machine étatique puissante et organisée. Rhaenys Targaryen s'aliénait le continent par l'universalité dominatrice de ses idéaux, mais elle avait pris et gardait encore à ce jour une province du plus puissant royaume du continent, sans que celui-ci n'ose passer à l'offensive. Il y avait beaucoup de génie et de folie dans ces deux postures. Deux atouts bien mal aisés à diriger, mais efficaces si on parvenait à les modeler. Je ne pouvais qu'opiner aux paroles de la Targaryen.


| Sourires et faux semblants sont couramment répandus en Westeros. La moitié de mon aristocratie loue ma sagesse, l'autre ma grandeur. Les deux sont hypocrites, mais pas moins loyales. Il en va de même dans tous les royaumes. Regardez l'Ouest qui soutient Harren le Noir, qui signe une alliance avec... Sans l'honorer. Bieffois et dorniens qui passent leur temps à se serrer la main, un poignard dans l'autre. Sans parler de vieilles inimitiés séculaires sur tout le continent. Val et Orage. Ouest et Bief. Conflans et Val. Iles de Fer et Ouest. Tous se détestent, mais tous se font des risettes à la moindre occasion. |


C'était ainsi. J'étais le même hypocrite que les autres. Même si contrairement à beaucoup, je parlais sans fard quand je menais des négociations. N'avais je pas tenu tête à Hoare, qui a une armée trois fois de la taille de la mienne, en le menaçant d'aller planter sa tête au bout d'une pique si je revoyais un boutre ? La menace avait eu son petit effet. Pour un temps seulement. Mais le meilleur péché de mon ennemi était sa gourmandise. Un bon fruit juteux et il perd patience. J'écoute la Reine de Peyredragon quant à son frère et à sa sœur. Je comprends ce qu'elle ressent. Bien que l'aîné, j'ai toujours eu beaucoup de considération pour les miens. Sa main sur mon bras m'inclinait à un rien de reconnaissance. Rares étaient ceux qui se risquaient à me toucher. Tous avaient peur, et j'avais longtemps tout fait pour entretenir ce sentiment. Mais cette femme allait devenir ma partenaire. Pour la millième fois, je me disais que c'était un pari risqué. Mais alors que tout Westeros ne va pas tarder à brûler, le Nord a besoin d'avancer. Mon regard vrille dans celui de la jeune Reine. Sérieux. Inaltérable. Dur comme la Glace et l'Acier, synonymes de vérités à défaut de chaleur.


| C'est son absence de peur qui a condamné votre frère. Cinq ans de guerre contre Harren le Noir m'ont fait vieillir de vingt années de plus. La peur est essentielle pour l'emporter. Elle appelle à la prudence. A la raison. Il faut s'en servir, ne surtout pas craindre la peur elle-même. La peur paralyse, si on la laisse faire. Votre frère était courageux, mais c'était un imbécile. Comme je le fus jadis, à chevaucher lame au poing vers le sud vers la Gloire. J'y ai perdu trois frères, semé celle de ma femme et de mon dernier frère, c'est aussi là que j'ai perdu mes enfants. Par bêtise, alors que j'appelais cela courage. Je suis plus avisé, aujourd'hui. Quant à ce que provoque l'amour... Ma propre expérience en est, je crois, biaisée par sa fin. L'amour déplace des montagnes. Mais il provoque aussi des avalanches. A nous de trouver un équilibre. |


Je n'étais pas homme de séduction, je n'étais pas homme à enflammer les femmes. Mes paroles le prouvait une fois de plus. Rhaenys Targaryen aurait sans doute voulu entendre cent autres paroles, mille autres déclarations. Mais je n'étais pas homme à faire naître ce genre de sentiments. Je savais enflammer le cœur de mes troupes. Provoquer leur mort, mon nom au bout de leurs lèvres. Mon honneur porté en bandoulière. Mais je n'avais jamais su me faire suivre par autre chose que des soldats. Rhaenys Targaryen n'avait pourtant pas à me suivre. Elle avait à m'accompagner. La nuance était importante. Je n'attendais pas d'elle ce que j'avais jadis attendu de Sigyn Karstark. Rhaenys Targaryen n'était pas Sigyn. Elle ne le serait jamais. Il ne tenait qu'à moi qu'elle ne soit pas plus un mirage que ma première épouse dont les blessures aujourd'hui encore, me lançaient. J'ai un pâle sourire compatissant pour ma future épouse quand elle me dit que la vengeance est tout ce qui lui reste. Je hochais la tête à ses paroles.


| La vengeance est dangereuse, elle ne peut être un but en soi, comme je vous le disais. Mais elle peut être une motivation. Tout ce que je fais depuis huit ans, c'est également dans cet esprit. Je me targue d'avoir réfléchir à chaque instant de jour et de nuit à ces plans, il n'en reste pas moins que je rêve plus de briser les lignes du Conflans pour offrir la dépouille de mon pire ennemi aux Anciens Dieux, que de mener le Nord au comble de l'opulence. Je caresse l'idée que ma vengeance ne sert pas que mes intérêts, que tout le Nord profite de mes efforts depuis huit ans, de mes constructions, de mes investissements, de mes campagnes. Parfois, j'en doute quelque peu. Mais il n'en reste pas moins que cette vengeance a des conséquences directes sur la vie de mes sujets, et cela je ne peux pas le nier. |


J'avais construit des routes, financé des ponts, renforcé des murs, équipé des troupes, négocié des traités, consolidé l'emprise de l'homme sur les sauvages territoires du Nord. Oui, tout cela servait mon propre but. Mais les dépôts que j'avais construit nourrissaient les voyageurs autant que les armées. Les ports agrandis pouvaient accueillir des flottes de guerre, mais aussi de commerce. Les châteaux renforcés protégeaient aussi bien des fer-nés que des sauvageons, des bandits, de tout ce qui pouvait nous menacer. Peut-être tout ceci n'était qu'un mensonge. Mais le Nord prospérait. Tant que je serais vainqueur. Tant que l'ennemi ne passera pas Quart-Torrhen ni Moat Cailin. Nous parlons un moment de chevaux. La jeune femme frissonne. Je trouve de mon côté qu'il fait plutôt bon en cette journée ensoleillée d'été, mais il doit faire beaucoup plus froid au sud. La jeune reine accepte mon aide et le peu de chaleur que je lui propose, la couvrant du baluchon de couvertures de laine brute, enroulée en baluchon sur l'arrière de mon destrier, que je déploie et dont je drape du bout des doigts ses épaules. J'imaginais la douce chaleur du sud... Mais ne l'enviais pas. Le froid garde alerte, car il peut tuer si l'on n'y prend pas garde. Il endurcit les corps et les cœurs. Ce qui nous avait toujours protégés de nos ennemis. C'est alors que je pose une question directe, bien qu'abrupte. Elle m'explique la magie qui court dans son sang, dans celui de tous les chevaucheurs de dragons. Je ressens de la peur. Ce n'est pas chose naturelle sous ces latitudes. Pourtant, on ne pouvait pas s'attendre à autre chose de la part de quelqu'un qui dompte des dragons depuis son plus jeune âge. On disait que les Stark avaient du sang de zomans, de vervoyants. Mon père m'avait jadis confié que jadis, quand les hommes n'en étaient pas encore, nos lointains ancêtres descendaient du loup. Mais je n'avais jamais été témoin de ces anciennes magies. L'un de mes frères, Rickard, avait jadis prophétisé sa propre mort, mais c'était une coïncidence, une discussion d'ivrognes avinés. Nulle magie là dedans, j'en étais certain. Je l'écoutais, toute ouïe.


| Non, vous n'êtes pas un monstre. Vous êtes étrangère à cette Terre, de cela je ne doute pas. Ici, tout le monde brûle, dans les flammes. Mais on dit que le Nord est une patrie où zomans et vervoyants prolifèrent dans l'ombre, et j'ai assisté dans ma vie à bien des étranges phénomènes. Rien n'est foncièrement bon ou mauvais. Tout le devient selon la volonté que l'on place derrière. Tant que vous n'incendiez pas notre couche, je ne trouverais rien à redire à l'héritage qui est le vôtre. |


Chapitre difficile, lourd de sens. Mais clot. Pour la dix-millième fois, j'ai conscience que c'est un pari, un pari risqué. Combien de fois me disais-je cela ? Assez de fois pour être convaincu que je prenais ce pari en connaissance de cause. Si j'avais voulu des épées, j'aurais épousé Sharra Arryn. Si j'avais voulu de l'or, j'aurais épousé une Lannister. Si j'avais voulu de l'amour, de la passion, j'aurais épousé une Durrandon, une Martell. Ce que je voulais, c'était un moyen de battre mon pire ennemi. Et rien ni personne ne me le garantissait autant que la jeune femme à mes côtés, petite, mince, séduisante et bien peu intimidante. Une conquérante, néanmoins. Je pique des deux, poussant la course plus rapidement jusqu'à Blancport, qu'il nous faut un bon moment pour rejoindre. Les factionnaires à l'entrée est reconnaissent le fanion au bout des lances de ma garde et nous laissent entrer. La populace murmure et souffle sur notre passage. Ils me reconnaissent par mon blason. Je suis souvent venu dans cette ville, depuis huit ans. Ils murmurent sur mon passage. La rumeur enfle autour de la présence de la jeune femme aux yeux mauves et aux cheveux presque blancs qui chevauche à mes côtés. Nous arrivons dans le castel, qui domine le port de sa haute taille. La cour est encombrée de chevaux par dizaines, de chariots. Nobles et serviteurs, soldats et dames de haut parage. Tout le monde se tait en voyant qui accompagne le Roi du Nord. Les murmures reprennent quand nous les dépassons. J'aide la jeune femme à descendre de sa monture, descente mal aisée du fait de sa robe. Je murmure à la jeune femme, au creux de son oreille, que nous avons trop de témoin pour repousser les présentations. Précédé et entouré de mes Loups, nous montons en direction de la Grande Salle, où la cour et des dizaines de mes nobles, commandants et généraux, sont normalement rassemblés pour leur arrivée. On nous annonce devant les portes à double battant de la Grande Salle. Le silence se fait. Ma garde entre. Je me tourne vers Rhaenys. Mince sourire aux lèvres. Je lui présente ma main. Serre la sienne, douce et délicate, pas encore calleuse, alors que je sens la chaleur qui court dans ses veines. Nosu dérangeons des dizaines de nobles nordiens en pleine collation après une longue chevauchée, de dames en train d'échanger les nouvelles qui nous attendaient à Blancport. Nous avançons, raides et dignes, jusqu'à la table du seigneur de céans. Qui sait depuis le matin, sans vraiment y avoir cru jusqu'alors. Je me retourne vers l'assemblée toute entière. Jauge ces mines curieuses, certaines effarées. Je suis le Roi du Nord. Je laisse courir mon regard souverain sur l'assemblée. Sans peur ni doute. Je fais ce qui est nécéssaire


| Tôt ce matin, je suis parti au devant de notre colonne pour arriver à l'heure prévue d'un rendez-vous avec le destin. Le mien, et celui de tout le Nord. Vous tous le savez, Harren le Noir jette une fois de plus ses forces contre nous. Les paludiers des Reed nous ont prévenu de rassemblements au sud du Neck. Nos postes d'observation sur les Roches nous ont informés qu'une flotte de fer-nés remonte les côtes à l'instant où je vous parle. Une fois de plus, le Nord va devoir faire face à son destin. |


La guerre. Le message s'imprime dans leur âme. Ma voix s'élève, plus forte.


| Nous autres Nordiens connaissons très bien le sens du mot sacrifice. Qui, ici, n'a jamais perdu un frère, un sœur, un père, une mère, des enfants, des mains cruelles de nos ennemis. Ils se pressent contre nous depuis des années. J'ai mené la majorité d'entre vous au Septentrion contre nos ennemis de toujours. Ensemble, nous sommes passés par le fer et par le sang. Nous avons vaincu. Sauvé Westeros d'un péril plus grand que l'ambition de ses Rois. Quelle reconnaissance avons-nous depuis des millénaires ? Les Nordiens donnent leur sang depuis toujours aux côtés de la Garde de Nuit. Les Seigneurs sudiens se donnent bonne conscience en nous envoyant les rats qui pullulent dans leurs cachots, quand nous avons besoin de guerriers pour protéger l'intérêt commun. Les Sauvageons sont nos ennemis. Mais pas les seuls. Harren le Noir nous envahit une fois encore, son insatiable soif de conquête nous menaçant une fois de plus. Nous avons failli tout perdre contre les sauvageons, mais seuls, nous perdrons face à cet ennemi plus terrible encore. |


Je m'avance d'un pas.


| Ils ont tous peur de lui, au sud du Neck. Qui nous a aidés, voici dix ans, contre ses armées ? Personne. Aujourd'hui, tout est différent. Aujourd'hui, d'autres s'élèvent. Si la plupart a encore peur du Noir, ce n'est pas le cas de tous. Voici Rhaenys, de la maison Targaryen. Reine de Peyredragon, libératrice de la Néra. Chevaucheuse de Dragons. Elle a défié Harren le Noir. J'étais présent, au Conclave de Goeville. J'ai prévenu cet homme de ce qui l'attendrait s'il pensait pouvoir ravager nos côtes, dévaster nos villages, sans subir de représailles. Argilac Durrandon a saisi l'occasion de recouvrer ses anciennes terres de la Néra. Rhaenys Targaryen est entrée en guerre, car le peuple de la Néra l'avait appelée à l'aide. Elle aurait pu faire comme si elle n'avait pas entendu cet appel. Vivre dans la paix. Préserver sa vie et celle des siens, négliger l'appel à l'aide. Elle ne l'a pas fait. A la tête de quelques centaines de rebelles et de son dragon, elle a pris Sombreval, puis libéré la région alors qu'au sud arrivaient les orageois. Elle aussi a subi, comme nous, la forfaiture de nos ennemis. Son frère et sa sœur, souverains avant elle, ont été massacrés dans une embuscade. Elle partage notre douleur, notre peine. Elle sait ce dont notre ennemi est capable. Rhaenys Targaryen est venue seule dans le Nord en signe de bonne foi, prête à joindre ses forces aux nôtres. Contre les sauvageons, nous jouons la sécurité de nos maisons, de nos familles. Contre Harren le Noir, nous jouons notre propre survie, notre liberté! |


Je reprends, d'une voix plus calme, moins enflammée.


| Rhaenys Targaryen a accepté toutes mes conditions pour préserver la liberté et l'indépendance du Nord. Elle unira ses forces aux notres, et j'unirais les notres aux siennes. Devant un arbre-coeur. Devant les Anciens Dieux, elle deviendra Reine Consort du Nord. |


Je laisse la nouvelle imprégner toute la salle, un sourire sauvage peint sur le visage. Le Nord a trop subi, trop attendu, pour se décourager.


| Allons montrer à Harren le Noir que tout dieu qu'il se pense être du haut de son immonde forteresse, les Loups du Nord sont encore capables de le saigner ! Hommes du Nord, voulez-vous vivre pour toujours? |


Grande clameur, épées hors du fourreau. Les gueules d'enterrement côtoient les mines réjouies, belliqueuses. Réactions contrastées. Personne ne veut la guerre, en dehors des jeunes fols, mais tous y sont préparés. Rien n'est joué, mais l'honnêteté m'a toujours servi avec les Nordiens. Tant que je vaincrais. Malheur à moi, quand viendra le jour fatidique où je serais vaincu sur le champ de bataille. Nous sommes un peuple guerrier, chaque homme et femme du Nord comprend la guerre plus intimement qu'aucun sudien n'y arrivera jamais. Tant que nous vaincrons. Tant que la guerre ne dévastera pas tout notre royaume. Ils y croiront. Tant que je vaincrais. Seul l'avenir nous dira à quel point mon discours aura fonctionné. Il y aura des réticences, probablement moins que si j'avais perdu mes précédentes campagnes, mais j'avais prévu d'emporter toutes les indécisions par les généreuses concessions de la Targaryen, alors que la lignée des Stark était préservée ad aeternam par un traité signé de nos mains. Je me tourne vers Rhaenys Targaryen.


| Laissons notre peuple digérer la nouvelle, allons nous reposer un peu, si vous êtes d'accord ? La soirée sera longue. |



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MessageSujet: Re: Wild like the wind. [Tour II - Terminé]   Mer 30 Mar - 16:01






Au nord de Blancport

An 0 Mois 7.


Je devais bien l’avouer, j’avais craint lorsqu’il m’avait demandé si j’étais Maegi qu’il considère mon héritage comme étant le signe de monstruosité. Je savais fort bien ce qui pouvait se dire sur ma famille et sur les miens, des propos on ne peut plus violents, et vindicatifs. La différence et l’étrangeté ont toujours effrayé plus d’un homme, homme qui n’a jamais su répondre à sa frayeur de l’inconnu que par les armes. Hoare en était l’exemple même. Je ne me voyais guère alors partager mon existence avec un Roi qui ne pouvait accepter toutes les particularités qui coulaient dans mes veines. Ainsi lui avais-je répondu avec sincérité, ne lui cachant nullement que j’étais à la fois apparentée au monde des humains, mais également au monde des dragons. Plusieurs histoires valyriennes avaient été écrites sur ses origines, tout différentes les uns des autres. Nous avons perdu beaucoup de savoir en quittant notre pays natal et les livres faisaient partie de ses vertiges que nous avions dû laisser derrière nous. Nous en avions quelques-uns certes, mais ils ne représentaient qu’une infime partie de ce que nous possédions jadis. Ainsi, l’origine de notre magie était des plus flous, même si, selon l’un de mes ouvrages préférés, elle est indiquée comme étant l’héritage du Dieu Zaldrīzes, qui, tombant fou amoureux de la Princesse Vhaellar, décida de prendre l’apparence d’un homme. Ils eurent ensembles un enfant, Aenar Targaryen, qui hérita de sa mère des cheveux argenté semblable à l’éclat la lune mais également des yeux mauves et du Drakarys de son père.

Les rumeurs se firent entendre dès notre arrivée à Blancport. Je devais bien l’avouer, le contraire aurait été étonnant. Je n’étais sotte au point d’imaginer faire une entrée discrète dans la ville nordienne, alors même que j’étais Reine et qu’à mes côtés chevauchait le seigneur du royaume du nord. Notre trajet s’était déroulé sans heurt même si je n’avais guère apprécié les propos de mon hôte au sujet de mon frère, propos auxquels je n’avais point répondu pour ne pas commencer notre voyage commun par une querelle. J’aurais tôt fait de lui faire comprendre qu’il y avait des sujets qu’il serait bon pour lui et notre relation à venir, à éviter. La stupidité dont avait fait preuve Aegon et Visenya en faisaient parties. J’avais conscience de la réalité et le Roi n’avait point eu totalement tord dans ces propos. Cependant, il n’en restait pas point offensent envers les miens, et comme il avait pu s’en douter, je ne les avais guère apprécié. Je ne lui ferais jamais l’affront de qualifié de la sorte les siens, et j’en attendais de même de lui à mon égard, fait dont je comptais l’informer dès que nous serons seuls, loin de toute oreilles indiscrètes

Je ne dis mot dès que nous passâmes les portes de la ville. Je regardais sans m’attarder sur un visage en particulier le peuple qui se pressait contre les gardes pour nous voir. Mon allure était royale et digne, quand bien même je laissais un léger sourire chaleureux et bienveillant ornait mon visage. Si je n’avais nullement besoin d’aide, je prenais tout de même la main que Torrhen Stark me tendait afin de facilité ma descente de cheval une fois que nous fûmes arrivés dans la cour de la citadelle. Je lui fis un signe d’affirmatif de la tête lorsqu’il me souffla qu’il ne pouvait repousser les présentations, quand bien même nous avions convenu que j’aurais le temps de me reposer et de me laver. J’écartais les fourrures de mes épaules pour venir les reposer sur son destrier avant de le suivre, quand bien même le temps était toujours froid. Je pris de nouveau sa main, et le laissais me guider jusqu’à une grande salle où déjeunaient de nombreuses personnes, me rappelant que je n’avais pas pris un vrai repas depuis mon départ de la Baie de la Néra. Je me gardais cependant bien de le montrer ou de l’indiquer. Je laissais le Roi du Nord parler à sa cour, restant à ses côtés, droite, royale, et toujours légèrement souriante. Son discourt se voulait enflammé et bientôt ses nobles s’écrièrent en sortant leur épée de leur fourreau. Je posais instinctivement ma main sur le pommeau de Noire-Sœur, prête à attaquer si l’un d’eux essayait de me nuire. S’il me faudrait gagner leur confiance et leur fidélité, il leur fallait également gagner ma confiance.  

Après s’être adressé à son assemblée, le Loup de Winterfell se tourna vers ma personne, me proposant d’aller nous reposer et de laisser, non pas à son peuple, mais à notre peuple se faire à tout ce qu’il venait de leur dire. Je lui fis un signe de la tête, et le suivais de nouveau dans les dédalles de couloirs. Nous finîmes par arriver dans une impasse qui laissait place à de nombreuses portes. Des servants nous attendaient devant deux d’entre elles, s’inclinant à notre arrivée. Sur les poignées, nous pouvions voir des étoles de tissus, aux couleurs de nos maison : gris et blanc pour représenter les Stark et noir et rouge pour les Targaryens. Je tournais mon regard vers mon compagnons pour lui dire Vous savez fort bien manier l’art des mots mon ami, je dois bien le reconnaitre. J’espère pouvoir me montrer à votre hauteur. J’ai jugé cependant plus sage de ne point m’adresser tout de suite à eux. Comme vous l’avez indiqué, il est plus sage de leur laisser un peu de temps et j’aurais tôt fait d’apprendre à faire leur connaissance. Pour l’heure, si cela vous sied, j’aimerais prendre un peu de repos et pouvoir chasser toute trace de mon voyage. Peut-être pourrions-nous nous retrouver plus tard ? Je serrais légèrement sa main, avant de m’avancer vers la chambre qui m’avait été allouée, et dans laquelle j’eus le plaisir de trouver un bain encore tiède. Il n’était pas aussi chaud que je l’aurais espéré, mais j’imaginais sans mal que les servants ignoraient que je les aimais à une température plus élevée. Je ne m’attardais pas sur les toilettes sur le lit, me dépêchant de me déshabiller pour entrer dans la cuve autour de laquelle s’activait plus d’une servante. J’allais devoir réajuster leur nombre, mais plus tard. Pour l’heure, je laissais la chaleur m’envelopper, tout en demandant aux dames du peuple de me faire monter un repas, les odeurs de la grande salle m’ayant mise en appétit.




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