AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]
MessageSujet: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 2 Fév - 17:42

Le bruit sourd des tambours résonnait dans la matinée. Il n'avait fallu que quelques jours de route pour essayer de tombner à bras raccourcis sur les pirates. Deux navires légers en reconnaissance, pour essayer de distinguer les endroits où se concentraient les frères de la côte, ces maudits pirates, probablement lysiens. J'avais sous mon commandement plusieurs dizaines de navires de guerre, avec chacun à son bord une bonne centaine de marins et de combattants, parfois un peu plus, parfois un peu moins selon leurs types. Cela donnait une masse puissante qui fendait les eaux sombres de la mer. La veille, nous avions fait notre dernière escale, poussant les navires sur la grève d'un petit village appelé Hoypitre ou quelque chose du nom, guère plus que deux ou trois cent âmes, et j'avais dû instaurer des tours de garde le temps de pouvoir sécuriser la zone. Car, les pêcheurs étaient sûrs d'eux, les pirates avaient été aperçus deux jours plus tôt, simple patrouille de deux navires à la coque noire passés à l'horizon. La moitié des âmes du village avait fui dans la nuit, l'autre moitié attendait les renforts sur la route de Solfoyer. J'avais profité de la halte pour regrouper mes forces et discuter avec chacun de mes capitaines, tous de jeunes chevaliers ou roturiers plus expérimentés, vieux loups de mer et autres seconds et troisièmes fils.


J'y avais retrouvé Aylan Redwyne, compagnon et ancien écuyer, qui occupé par diverses choses dans sa famille avant de pouvoir venir ici, avait eu un peu de retard. Fort du Sceau du Roi Mern, j'étais nommé Amiral de la flotte orientale du Bief et j'avais tout loisir de punir mes hommes coupables de crimes et délis, et j'étais libre également de pouvoir m'entourer comme je le désirais. Aylan avait fêté avec nous sa nomination comme commandant en second de la flotte. J'avais fini de mon côté avec les deux filles du forgeron, deux beautés aux cheveux noirs comme la nuit qui m'avaient vanné à fond.


Et je me trouvais là, au petit jour, plus ou moins frais comme un gardon. La barque d'Aylan est traînée sur le pont alors qu'il vient aux nouvelles; la flotte se déployant autour de nous en direction du nord, remontant la côte. Vêtu d'une armure légère de cuir clouté et portant au côté Vigilance, l'épée d'acier valyrien de mon père. Je lui offre une poignée de guerrier, avant-bras contre avant-bras, alors que le vent doucement se lève.



| Belle matinée pour prendre la mer, Ser Redwyne, non? J'aime toujours quand ça débute. Le vent frais, le bruit des tambours, l'odeur de l'iode... Toujours mieux que la chaleur suffocante des combats, des hurlements des mourants et du bois qui brûle, n'est ce pas? |
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mer 3 Fév - 0:39

Les pirates sévissaient sur les côtes du Bief, pillant les petits villages côtiers et massacrant les pauvres villageois qui y résidaient. Nombreux avaient déjà péris sous leurs assauts. Ces lâches s'en prenaient à plus faible qu'eux, où était l'honneur dans leur action ? Enfin bon, c'était des pirates, Aylan ne s'attendait pas à ce qu'ils prennent en compte cette notion lorsqu'ils menaient leur basse besogne. A ses yeux cela était important, il avait prononcé ses vœux de chevalier, il avait juré de protéger les plus démunis et les innocents, mais aussi de faire ce qui était juste. Le Redwyne avait toujours respecté ses vœux et ne pensait jamais avoir failli à son devoir. Pourtant il avait toujours gardé une certaine barrière entre la noblesse et les roturiers.

Il avait toujours considéré que c'était deux mondes bien différents, que l'un était au service de l'autre. Pourtant il savait que c'était complétement réciproque. Les familles nobles étaient au service du peuple, ils n'étaient rien sans eux. Aylan ne le dirait probablement jamais à haute voie, mais voir son peuple souffrir lui était difficile supportable. Il accomplirait donc son devoir et ferait ce qui est nécessaire pour le protéger. Sous ordre du Roi, les forces de sa maison rejoignirent celles commandées par Manfred Hightower dans un petit village nommé Hoypitre. Les bâtiments de la Treille vinrent complétés ceux de la flotte commandée par le Chevalier de Villevieille qui était déjà bien impressionnante.

Le jeune homme alla saluer l'homme qu'il avait servi et qu'il était à nouveau destiné à servir. Plus d'être son ancien écuyer, le jeune homme voyait en Manfred un ami, un allié et quelqu'un envers qui il pouvait avoir confiance. Le Bieffois fut extrêmement honoré quand il apprit qu'il servirait de second officier de la flotte pendant cette bataille. Il était si jeune et ne s'attendait pas à être déjà propulsé à la tête de telles responsabilités. Mais il saurait s'en montrer digne, il ne savait pas si c'était une nomination du Roi en personne ou si Manfred s'était permis de choisir ses propres officiers, mais cela le rendait très fier.

Il devrait être à la hauteur, il n'avait pas le choix. Keziah, son père, ne comprit pas pourquoi on ne l'avait pas choisit lui. Son géniteur alla noyer sa rage dans le vin, comme il le faisait d'habitude. Le chevalier des vignes ne prit même pas la peine de lui répondre, on ne choisirait pas un ivrogne pour seconder la flotte, ça aurait été complétement irresponsable. Son oncle quant à lui le félicita.  Aylan fêta sa nomination raisonnablement, il voulait être frais pour la possible bataille du lendemain. Après une vérification de l'équipement, il alla se reposer.

Tout le monde rembarqua sur les bâtiments au petit matin, le soleil venait à peine de faire son apparition. Son père avait trop abusé de la boisson, une fois de plus, il se trouvait à présent ivre mort dans une des cabines d'une galère de la flotte. Aylan devait connaître la stratégie à adopter lorsque l'affrontement éclaterait, il ne voulait pas être celui qui ferait échouer l'opération. Avec quelques hommes, il se rendit donc sur le navire amiral à bord d'une barque.

Une fois sur le pont de l’impressionnant bateau, il ne tarda pas à trouver l'amiral qui s'était vêtu en circonstance. Le Redwyne avait également décidé de ne pas prendre un équipement trop lourd, il ne combattait pas sur la terre ferme et aurait besoin de se mouvoir aisément. En dessous de sa cotte de mailles, il portait un simple vêtement rembourré et au dessus de celle-ci, il avait positionné son gorgerin, puis quelques autres plaques d'armures sur ses bras et ses jambes.

Une fois à proximité, les deux hommes se saluèrent d'une poignée virile. Ils se connaissaient depuis assez longtemps pour se le permettre après tout. Manfred le salua en le questionnant et il répondit d'un ton enjoué:


« - Le temps semble nous être propice en effet, espérons que cela dur, Amiral Hightower. A la fin de la journée, les seuls hurlements des mourants qui retentiront seront ceux de nos ennemis, lorsque nous aurons balayé leur flotte. »

Son ton devint plus froid, il desserra sa prise, il avait envie de passer aux choses sérieuses:

« Les éclaireurs ont-ils repérés leurs bâtiments?»
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 9 Fév - 16:02

[HJ je pense que dès le prochain post, on peut passer en mode bataille! Chaque tour nous voit poster une fois chacun et j'actualise la carte dès qu'on a posté tous les deux. Par contre, on mettra tout en balises hide]


Je saluais donc Aylan avec toute la proximité que nous pouvions avoir, alors que j'avais été son mentor pendant quelques années, le temps qu'il avait passé à mes côtés en tant qu'écuyer. Il avait été honnête et travailleur. Je savais que sa famille avait de grands projets pour lui et le jeune homme qu'il était s'était toujours donné les moyens de satisfaire à leurs ambitions. Je n'avais pourtant pas toujours été chevalier des plus faciles à son endroit; il connaissait sinon mes pratiques, au moins mes goûts et je me rappelais d'une ou deux fois ou il fut sans nul doute effarouché par mes appétits tant en spiritueux qu'en filles de joie. Il me savait grand pour tous les appétits terrestres, tout autant qu'il me savait homme d'esprit et bien peu de piété. Je ne m'étais jamais ouvert à lui sur ce que j'étais vraiment; mon instinct de survie était bien plus important que la proximité qui lie un chevalier et son aide. Mais il savait que je n'étais pas semblable à beaucoup de nos compères. Quoiqu'il en soit, il était là aujourd'hui, et j'en avais fait mon second, fort du mandat du Roi Mern. Cela avait profondément déplu au père du jeune homme, mais je connaissais assez mal lord Redwyne, car l'homme n'avait jamais voulu converser avec l'héritier de Villevieille plutôt que son seigneur vieillissant. Il ne m'avait jamais pris au sérieux alors que nous étions presque voisins.


C'était en tous cas un beau lever de soleil, derrière nous. Le temps serait clair. C'était une bonne chose si bataille il devait bien y avoir aujourd'hui. Nous n'avions pas eu à trop forcer pour rattraper l'ennemi, et c'était une excellente chose car ainsi nos hommes seront frais et dispos. Le Redwyne me confirme son avis sur le temps et parle d'un ton rassurant sur la bataille à venir. C'est toujours tellement agréable et rassurant, de voir que les gens qui nous entourent sont confiants. Cela permet d'éviter à la panique de se répandre avant même le début de la bataille, ce que j'avais déjà pu voir dans ma prime jeunesse. J'acquiesce d'un signe de tête et dévoile une carte. Je nous indique, remontant la côte.



| D'après les villageois et nos éclaireurs hier soir, ils sont là. On devrait arriver en vue très vite, maintenant. Moins d'une heure à cette allure, peut être plus rapidement encore. Ils sont au mouillage. Le plan est d'une part que nous arrivions avant qu'ils ne rembarquent pour aller piller ailleurs. Je veux que le gros de notre flotte leur rentre dedans et les fasse virer sous un déluge de traits, pendant que sur les deux flancs se rabattent nos galères à cadence d'éperonnage. En théorie, l'armée, partie plus tôt, devrait tomber dans l'intervalle sur tout le beau monde resté sur la plage. Est-ce que ce plan vous convient, et quelle place voudriez-vous y prendre? Je mènerais le flanc droit, avec la moitié des galères. A vous de me dire si vous voulez l'attaque principale, ou l'autre flanc. Faisons vite, il serait plus sage que vous retrouviez votre navire au plus vite |


[Quel nom ton navire, d'ailleurs? Tu me l'envoies à Torrhen?]
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 9 Fév - 17:35

Manfred acquiesça d'un signe signe de tête à sa remarque sur les conditions météorologiques. Après tout, il n'y avait rien de plus à rajouter à cela. Tout avait été dit et nul doute que l'amiral était aussi impatient que lui de pouvoir parler sérieusement. L'Héritier de Villevieille dévoila une carte des côtes du Bief et indiqua la position de leur flotte en train de longer la terre. Aylan l'écoutait attentivement, ses bras étaient croisés ne voulant pas perdre une miette de la stratégie annoncée. Manfred lui montra la localisation de la flotte des pirates, du moins il pensait qu'elle était au mouillage à cet endroit. Ils les auraient rattrapés dans moins d'heure, le jeune homme ne s'attendait pas à ce que la bataille arrive aussi vite, mais il était prêt. Il s'était préparé tout le long de sa vie pour des assauts de tels ampleurs et ce n'est pas aujourd'hui qu'il allait reculer. C'était l'occasion pour lui de prouver sa valeur en tant que chevalier, ça serait la victoire ou la mort.

La stratégie de l'amiral était bonne, après tout il ne pouvait pas en être autrement, il n'avait pas reçu une telle responsabilité pour rien. Il avait beau être le frère de la Reine, il devait être suffisamment compétent pour être à la hauteur de la tâche. Comme il l'avait si bien dit, si tout se passait pour le mieux, la flotte pirate serait au mouillage et une partie de leurs effectifs serait présent sur la plage. La surprise serait totale, et sans l'équipage nécessaire, un certain nombre de bâtiments ne pourraient pas être manœuvrés et ne représenterait aucun danger pour la flotte.  

La majeure partie de la flotte percuterait les bâtiments ennemis  de plein fouet, nul doute que l'abordage serait lancé si les pirates étaient prêts à en découdre. Les navires ennemis seraient sous le feu d'une pluie de flèches qui les forceraient à virer sur les côtés et à ce moment-là que l'étau se resserrerait. Des galères viendraient percuter les bateaux arrivant à s'extirper de la première vague de la flotte Bieffoise.


- Je suis d'accord avec votre stratégie, amiral. Si cela vous convient, j'aimerais mener l'attaque principale. Si tout se passe comme prévu, leur flotte n'aura aucune chance de fuir et tout se réglera en un abordage en règle. Nul doute que ces lâches se rendront quand ils verront que leur défaite est certaine.»

Il montra une crique juste avant l'endroit où mouillait la flotte pirate:

Si vous avez raison et que le timing est bon, une bonne partie de leur équipage devrait se trouver sur la plage au moment où la flotte passera à l'attaque. Pourquoi ne pas mettre à l'eau quelques embarcations chargées de soldats au niveau de cette crique ? Ainsi lorsque notre flotte rentrera en contact avec les navires ennemis, nos soldats pourront aller cueillir les pirates restés sur la plage. Cependant si nous manquons de chance et si tous les pirates ont rembarqués à bord de leur flotte, nous perdrons de fines lames qui auraient pu être utiles lors de l'abordage.  »

Une fois cet élément réglé, il pourrait retourner sur sa galère.
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 9 Fév - 22:06

Les rameurs continuaient de nous propulser droit devant à la force de leurs bras. Ils étaient solides, le moral était bon. Si beaucoup en Westeros punissaient les menus larcins par quelques mois ou années de galère, ce n'était pas le cas des Hightower de Villevieille. Nous n'embauchions que de véritables marins et dans une ville côtière comme la nôtre, ils pullulaient, les saisonniers de mer qui avaient du mal à conserver des emplois dans la marine marchande au gré des aléas commerciaux. Il y avait toujours du monde pour servir sur nos puissants vaisseaux. Et sur le pont, des hommes d'armes en nombre, arbalétriers et archers pour la plupart. Pas autant que sur les caraques qui voguaient toutes voiles dehors à quelques centaines de mètres, mais tout de même. L'idée de mon beau-frère couronné n'avait pas été si mauvaise. Je savais qu'il avait dû lui en coûter de prélever autant sur le trésor, mais il n'empêchait que cette idée gonflait à bloc nos équipages.


Et le moral était bon.


Il fallait dire que nous avions eu de quoi nous motiver, sur la route de la Baie. Il y avait eu tous ces villages, toutes ces histoires. Je n'étais pas sourd aux malheurs du bas peuple et je n'étais pas stupide. Si on tue et mutile les chèvres, le berger n'a plus qu'à tailler son baton en pointe et s'asseoir dessus. Massacrer les petites gens n'était pas forcément un drame en soi, sauf quand c'était chez nous. Sur nos terres. Il paraissait que l'armée, en longeant la côte, avait eu plus que son content de rumeurs de drames, bien plus que nous autres marins. Je n'avais absolument aucun mal à le croire. Aylan Redwyne se concentre donc sur le plan que je lui expose. Il semble plutôt rejoindre l'idée que je formule. Celle-ci n'est en fait pas très originale. Assaut frontal et massif, mais avec des nuances ; la coordination terrestre/navale, la nasse que je voulais former pour éradiquer l'ennemi, le positionnement des navires par types. Je pensais sincèrement que c'était le plan le plus économe de sang et surtout, le plus efficace pour abattre l'adversaire. Le plan fait sens. Peut être pas le plus optimal, mais le meilleur que je voyais de là où je me trouvais. Je réfléchissais un instant à ce qu'il me dit.



| Attaque principale, soit. Je vous en laisse l'honneur, à vous le centre. Placez-y votre galère et la seconde de la Treille pour vous escorter, vous aurez nos vaisseaux lourds sur les talons, ils vous couvriront de traits de baliste, de piérailles et de volées. Je prends le flanc droit, celui qui mène à la haute mer. |


Je me frottais la barbe, un instant.


| Ne gâchons pas nos troupes de marine aussi vite. N'oublions pas les 3 000 hommes qui remontent à l'heure où nous parlons de Solfoyer. Ils sont partis avec plus d'avance que nous, pour essayer d'être coordonnés. Ils devraient arriver plus ou moins en même temps que nous. Peut être y sont ils déjà. Ils surpassent en armes et en qualité les pirates ; n'y risquons pas nos marins en sus. Si toutefois vous deviez vous inquiéter du sort de la masse à terre, je vous autorise à détacher un ou plusieurs navires dont les équipages contourneraient la mêlée pour rejoindre le combat à terre, ou l'appuyer de tirs. Je vous en laisse seul juge, puisque vous disposerez au centre de notre réserve. |


Nous commencions à dépasser le coude que formait l'une des extrêmités de la baie. Si les Sept le voulaient, s'ils existaient vraiment, alors l'ennemi se trouverait à quelques encablures derrière ces rocs.


| Si nous sommes parés, Ser Aylan, regagnez votre bord. A nous la gloire. |


avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mer 10 Fév - 1:11

Il aurait ainsi l'honneur de commander le centre, une place de choix pour un jeune noble comme lui qui souhaitait faire ses preuves. Aylan attendit la réaction de l'amiral par rapport à ce qui venait d'être dis.  Son ami réexpliqua à nouveau brièvement la stratégie pour y venir ajouter un nouvel élément qui n'avait pas été mis à sa disposition. Une attaque terrestre serait également lancée au même moment que l'assaut maritime pour surprendre totalement l'ennemi. Plus de trois milles hommes qui provenaient tout droit de Solfoyer, le fief de la maison Cuy. A partir de là, c'est sûr que ce qu'il avait proposé était caduque. Il ne servait à rien d'envoyer des marins aux sols si une armée de fiers soldats était déjà sur le pied de guerre. Ces derniers ne feraient probablement qu'une bouchée de ces pirates. Bien entendu, l'amiral l'autorisait à agir à sa guise s'il voyait que les forces terrestres semblaient faillir.

Il lui confiait le centre, il aurait donc le droit de le gérer à sa guise et comme il l'entendait. Bien sûr, il avait déjà une idée de la manière qu'il allait gérer ça. Mais bien sûr, il devrait probablement improviser. Aucun plan ne se déroulait jamais comme prévu et les bons commandants étaient jugés selon leur capacité à s'adapter à l'imprévu.  Le commandant de l'"Intrépide" vit qu'ils approchaient de la baie en question. Il n'avait pas vu le temps passer, la bataille était désormais imminente. Manfred le congédia, il lui répondit cordialement:


« - Que les Sept vous protègent, Amiral Hightower. Et puissent t'ils nous faire victorieux ! »

Sur ce, Aylan salua une dernière fois son ancien mentor, avant de se rendre à une embarcation avec ses hommes. Direction le pont de l'Intrépide où il pourrait organiser ses troupes. Le jeune homme ne laissait transparaître aucune émotion, il n'avait pas le droit de montrer un signe d'hésitation devant les hommes sous son commandement. S'il doutait, ils douteraient aussi. Et un homme qui doute en plein champ de bataille était un guerrier bien moins en alerte.

Le noble transmit la stratégie à son oncle , puis celle-ci fut relayée aux autres navires sous son commandement. Il ne vit pas son père, mais il se doutait bien que celui-ci devait être en train de dormir dans sa cabine.  Un système de drapeaux et de numéros avait été mis en place pour donner des ordres simples aux navires pour coordonner leurs actions. Il y a donc de nombreux soulèvements de drapeaux pour que les ordres soient compris de tous.

Les navires passèrent entièrement le coude de la baie et ils purent enfin voir la flotte pirate. Elle était là, comme prévue. Les bâtiments au centre se mirent en formation. Les deux galères prendraient la tête, ces dernières éperonneront les deux premiers bâtiments qu'ils croiseraient et submergeraient de tir les autres vaisseaux de la flotte ennemie. Des engins de sièges et des archers étaient déjà présents sur le pont, ils ouvriraient le feu sur l'ennemi dès qu'ils seraient à portée. Des fantassins se tenaient également prêts à repousser un éventuel abordage des pirates.

Les galères seraient suivies de près par une ligne formée de cogues, sur leurs ponts, des archers seront présents et dès qu'ils seront à portée ils ouvriront également le feu sur la flotte pirate. Des fantassins attendraient sur les ponts inférieurs et ils n'interviendraient que quand les cogues entreraient en contact avec les vaisseaux ennemis pour les bloquer.  

Quant aux carraques, ils resteraient légèrement en retrait par rapport au barrage formé par les coques, ils fourniraient des tirs de soutien puissants et feraient attention d'éviter les dommages collatéraux. Ils n'avaient pour ordre que d'entrer en contact que si la ligne formée par les coques devenaient instables. Un carraque et une coque formeraient la réserve du centre pour venir renforcer la ligne si jamais elle s’affaiblirait. La coque était un navire rapide et si jamais l'un des navires pirates venait à essayer de prendre la fuite, il pourrait être rapidement intercepté. Si les forces terrestres avaient besoin de soutien, la réserve pourrait être utilisée pour servir de renforts.

Les rameurs faisaient bien leur boulot et ils ne tarderaient pas à fondre sur eux. Les deux galères prirent une légère avance comme prévue. Les tambours de guerre retentirent pour donner du courage aux valeureux guerriers.  Les deux galères en première ligne commencèrent à déverser leurs tirs, très vite suivi par les cogues derrières elles. Il n'y avait apparemment pas beaucoup de réponse de la flotte adverse, enfin à ce qu'Aylan voyait. Cela devait être un bon signe, l'effet de surprise était avec eux. Les deux navires de tête s'élancèrent à vitesse folle, comme si rien ne pouvait les arrêter. Le chevalier dégaina son épée et se maintint à une rambarde. Le contact était imminent et le choc certain.

Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Jeu 11 Fév - 15:33

J'expose les dernières informations à Aylan Redwyne alors que le jour se lève de plus en plus à l'horizon et baigne la mer d'une clarté encore naissante, mais bien réelle. Il n'est pas facile de naviguer dans le noir aussi chaque vaisseau avait accroché à son avant et son arrière, des lampes à huile bien surveillées. Cela aurait peut être pu nous faire remarquer, mais j'escomptais plutôt qu'il n'y ait pas d'incidents avant la bataille. Le jeune homme m'écoute, alors que j'évoque le fait que nous avons déjà des troupes au sol qui, en théorie, devaient s'avérer suffisamment performantes pour l'emporter sur leur adversaire. Je lui donnais aussi officiellement son commandement. Tant qu'il respectait la stratégie que je fixais dans sa globalité, cela m'intéressait assez moyennement de savoir comment il comptait gérer ses troupes. Ce serait une première, pour lui comme pour moi. Mais nous avions pour nous la supériorité numérique et qualitative, à tous points de vue. Le risque que nous prenions n'était donc pas très élevé. Iol n'empêchait que trop d'amiraux avaient sous-estimé les pirates au cours de l'Histoire et que ceux-ci, s'ils n'étaient guère à l'aise quand ils étaient opposés à des forces régulières, pouvaient toutefois se montrer imprévisibles et percutants. A nous donc, de leur faire rendre gorge. Mon ancien écuyer me salue alors, et me souhaite bonne chance. Je lui offre un signe de tête.


| Que les Dieux vous protègent aussi, Ser Redwyne. Et que les vents vous soient favorables. On se retrouve sur la plage. |


L'homme prend une chaloupe et regagne son bord alors que nous débouchons doucement mais surement sur la baie. Le coude de la Baie nous dévoile la flotte ennemie. Au loin sur la plage, nuage de poussière. L'armée va engager le combat ; on entend les trompes de guerre même à cette distance. La flotte ennemie est visiblement en pleine effervescence. Nous sommes repérés et l'ennemi lève l'ancre. Nous nous trouvons donc en position de les prendre de vitesse. En regardant par le côté gauche de ma galère, je me rends compte qu'Aylan a recomposé l'ordre de marche du centre. Pas forcément absurde, encore qu'avancer en échelons met en danger les navires de tête. Je me tourne vers le tambour à côté de moi, alors qu'une partie des navires légers pirates bifurquent vers nous toutes voiles dehors.


| Cadence d'éperonnage, tambour. |


L'homme s'exécute et bat de toutes ses forces. Tumb-Tumb-Tumb-Tumb. Nous prenons de la vitesse. Je pivote vers mon subalterne qui relaie les informations.


| Attaque générale, on y va de nos éperons. |


L'homme hoche la tête et lance aux navires alentours mes directives. Nous nous rapprochons encore, dans le vacarme du combat au sol à quelques kilomètres de là, mêlée confuse et apparemment terrible, alors que mes navires prennent tous de la vitesse. Au centre, très vite, des flèches et des traits de balistes sont échangés avec l'ennemi. Plusieurs colonnes de fumée indiquent des départs de feu, mais il est mal aisé de savoir ce qu'il se passe réellement. Nous nous rapprochons rapidement des navires ennemis, qui tentent de nous esquiver.


| Barre à babord, toute! Préparez-vous au choc ! |


Le barreur répète l'ordre en criant et l'équipage commence à tirer flèches et carreaux, nous nous rapprochons... Tous les guerriers sur le pont se cramponnent... mais d'un coup de barre, le capitaine d'en face, expert en manœuvre et sous le vent, glisse sur le côté et nos coques se raclent l'une contre l'autre, occasionnant sans doute des voies d'eau. Le choc s'accompagne de tremblements qui nous font chanceler mais déjà, les pirates lancent des grappins en hurlant.


| Tous contre l'abordage ! Sus ! Sus! |


Je tire mon épée dont la lame d'acier valyrien miroite sous les premiers rayons de soleil. L'ennemi saute sur notre pont en nombre et assassine de nombreux rameurs et guerriers à coups de triques et de crochets, mais mes hommes d'armes répliquent et en abattent plusieurs. Un barbu s'approche de moi, armé d'une épée courte. Je me fends d'une attaque de taille, qui fracasse sa lame de qualité bien moindre que l'antique lame de la maison Hightower et le type m'asperge de son sang en crevant. Il s'effondre. Je transperce l'ennemi suivant, bousculé par un de mes hommes. Je dégage ma lame en poussant de mon pied le corps de mon ennemi, plié en deux par la douleur. Il s'écroule. Le visage moucheté de gouttes de sang, je lève mon épée.


| Pas de quartier, pas de prisonniers! |


Spoiler:
 
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Jeu 11 Fév - 17:02

Malgré sa prise sur la rambarde, le jeune homme faillit perdre l’équilibre et c’est que par chance qui ne se retrouva pas les fesses sur le pont. Quelle allure, il aurait eu. On l’aurait vite affublé d’un tas de surnoms et de sobriquets qui auraient à jamais ruiné sa future réputation. Le fracas, qui se fit entendre, lors du choc était plutôt bon signe. Le navire pirate avait voulu esquiver « L’intrépide » en manœuvrant par bâbord, cependant le vaisseau Bieffois changeant au dernier moment sa trajectoire pour venir l’éperonner. L’arme sur la proue créait un trou béant dans la coque ciblée, les ponts ont vite fait de se remplir d’eau par la largeur de l’entaille effectuée. Rien ne pouvait être fait pour sauver leur bâtiment et les pirates l’avaient bien compris.

La plupart n’attendirent pas que la cogue finisse de couler pour se jeter à l’eau sachant qu’il n’y avait aucun espoir. Les arbalétriers et archers eurent vite fait de raccourcir leur misérable existence sous une pluie de projectiles. Pas de pitié pour la vermine, ils avaient mérité leur sort et ils étaient impensables de les laisser en vie pour qu’ils continuent leurs méfaits.

Aylan avait entendu le fracas de la « Mander » lorsqu’elle était entrée en collision avec le navire ciblée. Il se retourna dans sa direction pour constater le résultat et qu’elle ne fut pas sa mauvaise surprise quand il constata que la galère était en train de couler emportant dans son sillage un autre vaisseau pirate. Le Redwyne pesta en lâchant plusieurs jurons ! La perte d’une galère était à prendre en considération. Il venait de perdre de son potentiel offensif, il ne possédait que deux navires de cette classe au départ. Il ne lui en restait plus qu’une et cela lui laissait un goût amer dans la bouche.

La seconde vague semblait tenir face aux navires ennemis, elle remplissait parfaitement son rôle, celui de maintenir les pirates en respect et de les empêcher de passer. Les tireurs de la galère continuaient à s’acharner sur les survivants, mais ils ne pouvaient pas tous les avoir en plus de maintenir un tir nourri sur les autres vaisseaux. Certains pirates qui s’extirpaient des navires en train de couler réussir à rejoindre son bord, ils étaient rapidement repoussés par les fantassins se trouvant sur le pont de « L’Intrépide ». Alors qu’il allait donner de nouveaux ordres, un des marins tombant à la renverse non sans lâcher un râle de douleur atroce. La lame d’une épée courte s’était logée dans son abdomen, Aylan n’eut comment mal à identifier l’agresseur. Le pirate chargea immédiatement le bieffois quand il eut extirpé la lame du cadavre de sa précédente cible.

Le chevalier avait déjà sorti son épée et il n’eut qu’à interposer sa lame avec celle de l’ennemi le moment venu. Acier contre l’acier, le fracas du choc entre les deux armes n’arrivait pas à trouver sa place dans le brouhaha du combat naval. Plusieurs coups furent échangés, lors d’une nouvelle tentative du pirate de tuer son adversaire, Aylan bloqua une nouvelle fois l’arme du pirate et la fit glisser vers le bas. Il profita de cette faille dans la défense ennemie et qu’il soit suffisamment rapproché pour lui envoyer son poing gauche en pleine figure. Nul doute que cela avait dû être douloureux, vu que le chevalier portait ses gantelets. Le vieux loup de mer tomba à la renverse, mais fut pas sonné très longtemps, car il essaya de remettre la main sur son épée qui avait glissée à ses côtés.  

Le Redwyne ne le laissa pas faire et la pointe de son épée vint lui transpercer la gorge. Du sang gicla de la blessure, le corps du pirate trembla avant de s’arrêter, une flaque de liquide rougeâtre se formant autour du cadavre. Un de moins, plus que quelques milliers à affronter… Si le marin à ses côtés n’avait pas péri, ce serait probablement lui qui aurait été le premier visé. Ce brave sans le savoir l’avait donc sauvé. Il ferait en sorte que sa famille, s’il en avait une, ne manquait de rien.

Il jeta un nouveau coup d’œil à son front, rien ne semblait avoir changé. Quant aux flancs, aucune perte ne semblait être remarquable, il n’avait pas assez de temps pour s’y attarder. Les vaisseaux du côté droit du Centre semblaient être légèrement endommagés, il ne pouvait pas laisser les pirates en profiter. Aylan se tourna vers les porte-drapeaux qui s’occupaient de transmettre les ordres et leur beugla un ordre :


« - Ordonnez à la cogue de la réserve de venir renforcer le côté droit de la deuxième vague ! La ligne doit à tout prix tenir ! Que la deuxième vague fasse pression sur la flotte ennemie pour les pousser vers la plage ! »

En ce qui concerne les caraques, il avait de nouvelles directives :

« Que le reste de la réserve ( une caraque) rejoigne la troisième vague ! Je veux que celle-ci bombarde l’arrière de leur flotte ! »

L’ordre pouvait paraître étrange, mais le chevalier avait son idée en tête. Si l’arrière de la flotte se prenait trop de tirs et que les pertes dans leurs équipages ne pouvaient plus permettre aux bâtiments de se mouvoir, lorsque les vaisseaux de la deuxième vague feront pression sur les navires pirates à l’avant. Ces derniers se retrouveraient coincer entre les navires de la deuxième vague et les navires « fantômes » de leur flotte à leur poupe. Les deux flancs n’auraient plus qu’à se rabattre, l’étau à se resserrer. .

Le premier navire éperonné avait complétement coulé maintenant, laissant le champ libre à « ‘L’Intrépide ». Aucun navire pirate ne les collait, ce qui permettait à la galère encore de pouvoir se mouvoir avec les rames. Un bâtiment de la flotte ennemie leur faisait face, ce dernier semblait déjà endommagé.

Aylan ignorait si la distance serait suffisante pour prendre assez de vitesse, mais le jeu en valait la chandelle. Les rameurs étaient suffisamment compétents pour remplir cette mission, de plus la cible était déjà endommagée, le choc pourrait leur être fatal. De la pointe de son épée, il désigna le bateau pirate :

« Messieurs ! Voici notre prochaine cible ! Ne les faisons pas plus attendre et envoyons-les par le fond ! »

Ses ordres furent transmis à l’équipage. Les tireurs continuaient à tirer sur les navires alentours. Les rameurs se mirent au boulot.

Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Ven 12 Fév - 16:41

C'est le carnage. Le pont est maculé de sang et il y en a partout, des tripes, des corps, des débris divers. Nous nous en sortons mais uniquement parce que nous savons qu'en cas de domination de l'ennemi sur le pont, pas un seul d'entre nous en réchappera. Je pare l'attaque d'un autre adversaire alors que celui-ci se jette sur moi en hurlant. Il n'est pas très ragoûtant, ce sale type, avec sa barbe sale, tressée et visiblement graissée. Son visage est tout peinturluré et il a les yeux soulignés de traits noirs, lui donnant l'air encore plus farouche. Aucune arme, aucune armure, ne tient face à mon épée, Vigilance est tout simplement de trop bonne pour toutes ces saloperies que l'on m'oppose. Pourtant, j'ai besoin de place pour manier une épée bâtarde de cette envergure. Je ne peux pas faire n'importe quoi avec elle, car sur un espace aussi exigu qu'une mêlée sur le pont d'un navire, l'avantage va aux crochets, aux triques, aux simples haches ou aux piques courtes. J'ai donc du mal à avoir l'allonge nécessaire pour cogner comme je l'aurais préféré. Pour autant, la bousculade se fait intense partout autour de moi. Des marins s'étripent à coups de couteaux et de glaives tandis qu'à ma droite, un grand escogriffe renvoie un pirate dans la baille d'un coup de rame sur le côté. Le type hurle et un choc sourd indique qu'il a dû se manger la coque quand de tomber dans l'eau. Jour faste pour les requins.


Je pare encore une fois le coup du pirate et me rends compte qu'il est meilleur bagarreur que moi et que toutes mes leçons et mon expérience à l'escrime ne me servent pas dans un cas comme celui-ci. Je décide donc de tricher. J'esquive par le côté alors que j'évite de justice un coup de crochet dans l'épaule, qui ne fait que me griffer le cuir. Je donne un coup de pied dans le tonneau d'eau mais celui ci ne bouge pas, trop lourd. J'en avais fait disposer plusieurs pour éviter les incendies à bord, mais peine perdue je n'arrivais pas à m'en servir. Le type ricane et se jette sur moi ; je le fais reculer de plusieurs tentatives pour le taillader, mais je m'épuise au moins autant que celui. Sauf que j'arrive à le faire reculer jusqu'au bord des bancs des rameurs. Alors, au lieu de cogner, je lui rentre dedans. D'un cri étranglé, le type tombe en arrière et je saute sur l'étage un peu plus bas, à un mètre et demi de hauteur, pointe vers le bas. La lame lui rentre dans le torse par le cou et perfore ses organes. J'enfonce en serrant les dents, et le type émet quelques gargouillis ensanglantés. Je le repousse du talon en dégageant ma lame alors que je regarde alentours. Mes hommes sont en train d'en finir de l'ennemi et plusieurs d'entre eux sont en train de passer sur le pont ennemi pour aller capturer l'autre navire.


Au stade où j'en suis, je n'ai plus qu'à espérer que toute la flotte suit bien mes ordres et ma stratégie.  Je suis bloqué sur deux navires empêtrés l'un dans l'autre et contrairement à ce qu'on imagine, ce n'est pas si facile ni si rapide que ça à se dégager ; nous avons déjà perdu de nombreuses rames à gauche, les filins, mats et voiles sont mêlés... Je passe donc par la passerelle d'assaut, avec d'autres de mes hommes sur le pont ennemi.



| Villevieille ! Villevieille! |


En sautant sur l'autre bord, j'achève un adversaire qui rampe, blessé. Ma lame le cloue au sol pile entre les deux omoplates. La mêlée commence déjà à se terminer.

avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Ven 12 Fév - 18:54


L’air s’emplissait de projectiles, des colonnes de fumées s’échappaient de plusieurs bâtiments et une odeur de cramé infectait l’air ambiant. La galère s’était élancée à travers les flots et les débris. Les rameurs font tout leur possible pour donner le plus de vitesse que possible à « l’Intrépide ». Plus le navire prenait la vitesse, plus le choc serait important lors de l’impact. Quelques marins avaient repris place derrière les tambours pour donner le rythme aux rameurs et leur donner du courage, il en fallait en plein champ de bataille. Des projectiles continuaient à pleuvoir sur la galère, mais rien ne semblait plus pouvoir l’arrêter dans sa course. Malgré ce qu’il croyait, elle semblait avoir pris assez de vitesse. Le navire pirate n’eut pas le temps d’effectuer une manœuvre d’évitement. Ne l’avait-il pas vu arriver ? C’était peu probable, un tel manque de vigilance sur un champ de bataille navale était impossible. Aylan savait que le navire était déjà endommagé, peut-être qu’il n’avait plus aucun moyen de se mouvoir et qu’il attendait juste que son heure vienne.

Le contact était imminent, le Redwyne avait retenu la leçon et s’agrippa plus fermement à la rambarde. Il avait appris de ses erreurs. L’éperon n’eut aucun mal à percer la coque de la cogue, créant à nouveau un trou béant dans le navire ennemi. L’eau s’engouffra à l’intérieur, le bâtiment donna du gîte à cause des voies d’eau qui s’étaient créées. Il ne tarda pas à couler rapidement sans demander son reste. Les autres bâtiments pirates ne tardèrent pas à venger la mort de leurs amis en harassant la galère Bieffoise de tir. Aylan ordonna aux rameurs d’éteindre les départs de feu et de prendre les armes pour combattre. Il était hors de question d’éperonner un nouveau vaisseau ennemi, il ignorait si elle tiendrait le choc.

Le navire était immobilisé, du moins il ne voulait risquer d’ordonner à ses rameurs de reprendre leur poste sans avoir de pertes. Le pont était déjà recouvert des cadavres de ses hommes et de ceux des pirates. Il fallait espérer que les vaisseaux de la deuxième et troisième vague feraient leur boulot pour rejoindre la galère au plus vite. Le Redwyne analysa brièvement la situation de son front. Le jeune commandant se tourna vers les porte-drapeaux encore en vie pour leur beugler un ordre :


«- Je veux que notre côté droit soit renforcé ! Qu’une caraque intervienne pour soutenir nos cogues endommagés !  »

La caraque risquait d’être endommagé en intervenant, mais les pirates ne pourraient pas faire grand-chose face à un vaisseau d’une telle force. Lorsqu’elle se glisserait entre les deux coques endommagées, elle attirerait une petite partie des tirs pour soulager les deux vaisseaux bieffois déjà mal en point. La troisième vague quant à elle était bien en place et ne tarderait à pouvoir pleinement tirer sur les pirates pour les envoyer vers le fond. Aylan ordonna à ses hommes de prendre pour cible en priorité le navire à tribord avec des projectiles incendiaires. Ceux qui ne tiraient pas, qui n’éteignaient pas les départs de feu ou qui ne repoussaient pas les pirates, avaient pour ordre de prendre des boucliers pour protéger les archers et arbalétriers des projectiles.
Les traits et pierres ennemis continuèrent à pleuvoir sur le pont, tuant de nombreux bieffois. Il n’y avait pas beaucoup d’endroits où s’abritaient sur la galère, les marins ne pouvaient que faire en sorte de rafistoler le navire et de répliquer pour garder la vie sauve. Le Bieffois allait donner un nouvel ordre quand il reçut un projectile sur son flanc gauche. Le choc avait été violent et ses entrailles en étaient toutes secouées. Cela lui coupa le souffle et il tomba vers l’avant. Tenant son épée en main, il se rattrapa en plantant la pointe de son épée sur le pont du navire pour ne pas tomber complétement comme une masse.  

Son souffle était toujours coupé, sa main se porta vers la blessure, il la compressa, ce qui lui arracha un cri de douleur. Aylan regarda la blessure, aucune flèche, aucune plaie. Probablement une pierre lancée par une fronde. Malgré sa cotte de mailles qui avait dû réduire un peu la puissance du projectile, cela lui faisait un mal de chien. Le Bieffois ne saignait pas, mais il aurait probablement un gros hématome qui aurait dû mal à se résorber. Enfin après il n’était pas mestre, ni guérisseur, on lui dira probablement s’il avait des soucis à se faire après la bataille. Il réussit à respirer de nouveau, mais chaque bouffée d’air était comme une torture, la douleur se faisait ressentir à chacune d’elle. Il regarda devant lui, il vit une paire de jambes qui accouraient dans sa direction. Le Redwyne ne releva pas la tête, mais au vu des insultes balancées à son encontre, nul doute que ce n’était pas un de ses hommes d’armes.

Une fois à portée, le chevalier puisa dans ses réserves pour donner un coup d’épée qui vinrent balayer et taillader les pieds du pirate qui ne s’attendait probablement pas à une telle résistance de la part du blessé. Le vieux loup de mer beugla comme un pendu lorsque son pied gauche s’arracha en tombant au sol. Aylan tomba  sur le côté, car de base il se tenait sur la pointe de son épée et après l’avoir utilisé, il n’avait plus aucun support. Le Bieffois ne voulait pas que ce misérable reste en vie, il se jeta donc sur lui, épée la première. Sa lame vint transpercer le torse de son adversaire en venant embrocher plusieurs organes vitaux. Il extirpa l’épée du cadavre en se projetant en arrière et retomba sur le pont. Il était tout sanguinolent du sang de ses ennemis et de ses alliés. Son souffle redevenait de plus en plus régulier, mais la douleur, elle, était encore belle et bien présente.

La douleur se fit ressentir davantage, lorsqu’il reçut un coup de pied, qui vint la raviver. Il poussa un râle de douleur lorsqu’il fut projeté sur le dos. Son ennemi s’apprêtait à l’achever, mais ce n’était pas son dernier jour sur cette terre. Aylan avait réussi à garder son épée en main et il élança son coup qui vint éventrer le pirate. Ses intestins et une fontaine du sang s’extirpèrent de la blessure, le pauvre homme essaya vainement de rattraper ses boyaux en tombant sur les rotules, puis il termina sa misérable existence en agonisant. Le jeune homme y avait vraiment échappé bel cette fois. Il passa sa main sur son visage pour en retirer les petits morceaux de chair de ses ennemies, il avait vraiment une sale gueule avec tout ce sang qui le recouvrait.

Il boula sur le côté et rampa jusqu’à un côté de la galère. Aylan saisit un cordage et s’en servit pour essayer de se relever, l’effort le fit à nouveau pousser des râles de douleur, mais il réussit à se remettre sur ses deux jambes.
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Sam 13 Fév - 14:31

La bataille est féroce. Les types ne sont déjà plus très nombreux. Plusieurs d'entre eux essaient de couper les cordages qui relient nos deux navires, ou de faire choir la passerelle d'assaut, mais nous les massacrons prestement, comme des loups sur des moutons. Les trois enflures qui s'y sont essayées terminent en quelques instants lardés de coups de couteau, d'épée, percés de piques ou hachés menus. Nous nous reportons sur le reste des combattants du navire. Une flèche se plante pile devant mes jambes et je lève les yeux. Plusieurs de ces racailles se sont réfugiées en hauteur dans les gréements et à l'aide d'arcs courts, nous bombardent. Et bien sûr, nous n'avons pas de boucliers, assez peu pratiques dans le cadre de batailles navales. Un autre lascar tire une flèche qui se plante dans le cou d'un de mes marins, porteur d'un javelot qu'il allait lancer sur son assassin. Le type s'écroule et s'étouffe dans des gargouillis sanglants. Je n'ai pas un regard pour lui, déjà je chrche une solution. Un de mes hommes monte dans les cordages, coutelas acéré entre les dents, mais lui aussi écope d'une flèche et il fait « plouf » cinq mètres plus bas. Je crache un juron.


| Arbalètes ! Ramenez des arbalètes! |


Bien sûr, il suffise que je crie ça pour que mes petits salopards de singes, là haut, ne vise mes propres tireurs, dont un de plus prend une flèche qui lui transperce l'avant-bras. Il piaule comme un goret alors que ses petits camarades épaulent leurs armes et tirent. Un carreau cueille un des tireurs en pleine poitrine. Le type ne tombe pas, il reste pris dans les cordes. Un autre s'en prend une dans la jambe et crie qu'il se rend. Je le reconnais, c'est le salopard qui m'a visé deux minutes auparavant. Je me tourne vers deux de mes hommes d'armes, couverts de sang, épées courtes au poing.


| Celui-là, vous me lui tranchez la gorge et vous l'envoyez aux requins. |


Les types acquiescent, vont le choper pendant que plusieurs de mes hommes terminent d'abattre les adversaires dans les hunes. Finalement, on me traîne quelques prisoniers sous le nez. Dans la cale, répondis-je, alors que je faisais transférer un équipage minimum pour manoeuvrer ce navire. Accoudé au bastingage, j'observais la fin de la bataille. J'étais en sueur, haletant, épuisé. Taché de sang. Le bras droit douloureux, a force d'avoir étripé des adversaires. Je reprends mon souffle en voyant avec satisfaction les navires ennemis brûler sur l'eau, couler, ou se rendre, les hommes de Villevieille passant sur leur pont pour hisser le drapeau du Roi. Au sol, tout semble finit aussi. Je retourne sur mon navire alors que dessus, comme sur le cogue capturé, l'activité est intense. Je demande une escorte de quatre hommes et une chaloupe, et dix minutes plus tard je suis sur l'eau, admirant notre œuvre. La mer est sale, couverte de débris, de déchets, de corps qui flottent. Des ailerons signalent déjà la présence de requins. Il y a des types partout qui appellent à l'aide. Je finis par poser pied sur le navire de Redwyne, qui est assez fort endommagé, beaucoup de ses hommes blessés.


| Commandant Redwyne ! Félicitations pour notre victoire, ami ! L'on m'a dit que nous avions gagné et je compte quantité de pavillons encore présents ; j'ai envoyé des signaux pour le décompte des pertes et le rassemblement sur la plage. Nous avons des centaines de prisonniers à interroger, semble-t-il... Vous allez bien ? | m'inquiétais-je, alors qu'il semblait patraque.
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Sam 13 Fév - 22:42

La bataille tournait en leur faveur. Aylan pouvait très bien s’en apercevoir depuis sa position actuelle. Au centre, l’arrivée des caraques avait joué en leur faveur et leur artillerie lourde balayait les navires pirates qui osaient contester leur suprématie. « L’Intrépide »continuait à se prendre des projectiles, puis les tirs dans leur direction devinrent de plus en plus sporadiques. Puis ils se turent. Les bâtiments ennemis avaient soit été coulé, soit c’étaient rendus. On entendit les hurlements des blessés qui exprimaient leurs douleurs, les cris des malheureux qui appelaient à l’aide en espérant qu’une âme charitable leur vienne en aide, puis les lamentations des hommes qui étaient en train de se faire happer par les requins. Le carnage avait produit sa quantité de sang et nul doute que toute cette agitation avaient su attirer ces créatures qui y étaient forts sensibles. C’était un véritable buffet à ciel ouvert pour elles, le chevalier espérait qu’elles prendraient leur temps en s’occupant des pirates naufragés. C’était tout ce qu’ils méritaient, de souffrir comme ils avaient faits souffrir les pauvres villageois des côtes du Bief.

Les marins venaient déjà en aide à leurs collègues blessés, ils n’avaient aucune formation pour les soigner, mais ils faisaient de leur mieux. C’était plus du rafistolage qu’autre chose, ils essayaient de faire des bandages de fortune, compresser les plaies. Des guérisseurs s’occuperaient des cas le plus graves en priorité, les blessures légères pouvaient attendre, bien qu’il fallait faire attention qu’elles ne s’infectent pas. Des prisonniers étaient faits sur les navires qui étaient rendus, les cogues ennemis entraient dès à présent en leur possession. La douleur était encore vive à son abdomen, il la ressentait davantage maintenant, peut-être que l’adrénaline dégageait par le combat lui avait servi d’antidouleur.

Il vit rapidement son oncle qu’il n’avait pas trop aperçu à cause de la frénésie des combats, il vint le saluer en s’assurant qu’il allait bien. Quant à son père, il ne l’avait pas aperçu de la journée, ce lâche avait préféré se cacher plutôt que de combattre. Cela dégoûtait énormément le jeune homme, dire que c’est cet individu qui hériterait de la tête de la maison quand son grand-père aurait rendu son dernier souffle. Il ne le voyait pas mener des hommes à la guerre, il ruinerait leur fortune, c’est tout ce qu’il ferait.

Le Redwyne avait les yeux perdus dans le chaos du champ de bataille, se demandant s’il avait mal agi. Aurait-il pu réduire les pertes du côté du Bief en prenant une autre décision ? Peut-être oui, il doutait un peu de lui, mais de tout de façon, il était un peu trop tard pour cela. Le mal était fait, puis s’il avait commis une erreur stratégique importante, Manfred lui en ferait probablement la remarque. En parlant du loup, l’amiral le sortit de ses pensées lorsqu’il l’interloqua pour le féliciter. Il l’informa que de nombreux vaisseaux du Bief étaient encore en état, que le décompte des hommes allait être lancé pour estimer les pertes humaines et que plusieurs centaines de prisonniers avaient été fait. Il ignorait ce qu’il allait advenir des pirates, mais il aurait bien des propositions à faire à l’amiral plus tard.

Manfred s’enquerra de son état, c’est vrai qu’il ne semblait pas au mieux de sa forme. Aylan était couvert de sang de la tête aux pieds, ses cheveux, qui d’habitude auraient battus au vent, se retrouvaient plaqué sous l’effet du liquide rougeâtre. Puis il se maintenait toujours le flanc où il avait été touché.


«- C’est superficiel…Je ferais ausculter ça plus tard, des blessures bien plus graves requièrent l’attention des guérisseurs à l’heure qu’il est. Et vous, comment vous portez-vous ?   »

Il prit une pause, la douleur lui arracha une grimace :

« Victoire qui n’aurait peut-être pas eu lieu sans votre stratégie, Amiral. Beaucoup de marins vous doivent la vie. Savons-nous si tous leurs navires ont été coulés ou pris ? »


Dernière édition par Aylan Redwyne le Dim 14 Fév - 0:09, édité 1 fois
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Dim 14 Fév - 0:01

J'étais perclus de douleurs, prêt à donner tout l'or de Villevieille pour une femme, un flacon de vin, et un édredon de Port-Lannis, tout en plumes d'oies. Ah, je m'y vautrerais volontiers, vous pouvez me croire. Et je dormirais trois jours durant. Cela dit, je me sentais bien. Vivant. Et foutrement bien vigoureux pour aller me la raconter. J'étais victorieux, par les Sept enfoirés de là-haut. Un plan simple et sans bavure. Ah, bien sûr, on avait reçu des pertes sévères de la part de ces gueux. Mais on ne fait pas d'omelettes sans casser les œufs, si ? Je me fichais de la mort de centaines de roturiers. Ils étaient morts pour l'honneur de leur royaume et pour la richesse de leurs maisons, de leurs villages. Alors, qu'on ne vienne pas me seriner avec les malheurs du petit peuple. D'ici à ce qu'on rentre tous à la maison, les hommes que j'avais commandés auraient engrossé la moitié des putains et le tiers des pucelles d'ici à la Mander, s'enivrant comme jamais auparavant, vous pouvez me croire. Je pensais faire pareil. Tiens, je ne pensais même pas à équarrir quelqu'un. J'avais peut être eu mon content de massacre pour un petit moment, allez savoir. Quoqiu'il en soit, j'allais voir Aylan Redwyne pour m'assurer et de sa survie, et de l'état général de la flotte. Après tout, sur le flanc où je me trouvais, je n'avais eu qu'un point de vue assez limité sur l'ensemble des opérations.


Je le vois donc sur sa propre passerelle que j'investis avec mes escorteurs, de grand fiers à bras couverts de sang comme moi, arborant glaives et couletas. Ici aussi, ça a saigné dur. Le bois du pont est par endroits imbibé de sang et on en est encore à trier les cadavres. Sur le côté droit du bastingage, on est en train de retirer du bras d'un type quantité de copeaux de bois et d''échardes ; il a dû se trouver trop près du rebord en plein choc contre un navire, ou après avoir reçu des tirs qui ont abîmé la structure. Je me rapproche de mon ancien écuyer. L'homme que je viens voir semble infiniment plus adulte et mature que l'écuyer qui, il n'y a pas si longtemps encore, me remerciait après que je lui eu fait prononcé ses vœux. Je le voyais tout de même faire assez grise mine ; son navire semblait plus encore éprouvé que le mien malgré le violent corps à corps que nous avions dû affronter, mes hommes et moi. Sans doute s'était il trop enfoncé dans les lignes de l'ennemi et avait été tiraillé de tous les côtés. L'homme me rassure sur sa blessure et se la joue chevalier. Je souris.



| Il n'y a jamais de blessures superficielles. Avec cette chaleur, le sel, l'eau de mer et le sang, vous risquez d'attraper quelque vilaine fièvre. Ne vous attardez par trop auprès des guérisseurs. Quant à moi, je dois dire que je me suis trouvé particulièrement chanceux. Il s'est trouvé quelques bâtards pour essayer d'arranger ma figure, mais les pleutres ont tous mal fini. |


Je n'étais pas peu fier d'être toujours entier, et surtout, d'avoir personnellement triomphé alors que je n'avais jamais été un héros de guerre. Mais pas un manchot non plus. Et c'était là tout ce qui comptait. Vigilance au côté, j'étais capable du meilleur, sans nul doute. J'inspirais l'air de la victoire avant de poursuivre.


| Mes navires ont pris trois vaisseaux à l'adversaire. On m'a aussi dit que plusieurs s'étaient échappéz, mais à équipages réduits, ils ne seront pas une menace. Victoire complète, la quasi-totalité de leur flotte est détruite ou entre nos mains. Leurs hommes au sol ont été trucidés ou capturés. Je pense que nous n'avons que de bonnes nouvelles à transmettre à notre Roi, Ser Aylan. |


Je reporte mon attention sur la plage.


| Ramenons nos vaisseaux sur la grève et montons le camp. Il est tôt, mais le temps de porter secours aux blessés, aux vaisseaux en difficulté, et d'empiler les morts des vaincus... Retrouvez-moi ce soir dans la cale de ma galère personnelle. Nous discuterons avec nos prisonniers parmi les plus gradés, si vous le voulez bien... |


Ah, et bien voilà l'occasion de s'amuser un peu...
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Dim 14 Fév - 12:18


Aucune blessure n’était superficielle, Manfred avait peut-être raison.  Le Bief avait gagné cette bataille, Aylan n’avait encore aucune réputation, aucun prestige et son expérience en terme de vraie bataille était mince. Nul doute que cette victoire réussirait à commencer à lui faire un nom et une réputation. Il ne cherchait pas vraiment la gloire, il voulait juste que l’on reconnaisse sa participation et cela lui avait permis de mettre en pratique tout ce qu’on lui avait enseigné depuis son enfance. Puis leurs adversaires étaient des pirates, ces pleutres ne valaient pas grand-chose face à une armée professionnelle, ce n’est pas en combattant ce genre d’adversaire qu’il gagnerait en prestige. Tout cela n’aurait servi à rien s’il tombait malade à cause de sa blessure, dans cet environnement, il était capable de se chopper une paire de saloperies. Les mestres n’avaient pas forcément remèdes à tout et s’il devait succomber pour une blessure si légère, il serait la risée des chevaliers. Tout ça parce qu’il n’aurait pas voulu se faire ausculter.

L’amiral avait raison, mais le chevalier ne dit rien, il attendrait un peu tout de même pour ne pas donner raison à son ami. La dernière chose qu’il voulait, c’est de passer pour un faible aux yeux de son mentor. Il le rassura sur son état, le jeune homme était rassuré, car il n’aurait pas souhaité l’enterrer. Après tout, c’est lui qui l’avait formé et l’avait fait chevalier, ce n’était pas seulement son mentor, c’était également un ami. Il serait attristé d’apprendre sa mort.


« Heureux de vous savoir en forme, amiral. C’est vrai que ces marauds se sont montrés particulièrement coriaces et tenaces, je ne m’attendais pas à une telle détermination de leur part. Pour en avoir déjà combattu sur les côtes de la Treille, ils avaient vite fait de détaler dès les premiers éperonages.   »

Le Redwyne n’avait jamais vu une aussi grosse flotte pirate, il se demandait bien quel avait été leur motif pour se réunir. L’appât des richesses des luxuriantes côtes du Bief sans nul doute, mais ils auraient très bien pu attaquer Dorne ou l’Orage. Ils auraient pu piller les côtes de Dorne, puis passer à celles de leur royaume par la suite. Quelques questions résidaient, elles demeuraient sans réponses, pour le moment… De nombreux prisonniers avaient été faits, ces derniers n’hésiteraient probablement pas à leur lâcher quelques informations en espérant avoir la vie sauve. Méritaient-ils de rester en vie ? Ça c’était une autre affaire.

Il l’informa brièvement des captures sur son flanc, trois vaisseaux avaient été capturés, il y avait eu quelques fuyards, mais ils ne représentaient plus une menace désormais. Les pirates avaient retenus la leçon et ils ne tenteraient plus leur chance avant un sacré bout de temps.


« En espérant que sa Majesté soit satisfait de notre victoire, plusieurs centaines de braves ont  donné leur vie pour l’obtenir…»

Aylan ne pensait pas que le Roi soit un homme à être impressionné facilement, mais après tout il ne lui avait presque jamais touché de mots, il ne pouvait pas vraiment le juger. Ils avaient accomplis leur devoir en tant que sujet et également comme chevalier. Manfred se concentra sur la plage, il souhaitait que le camp soit monté pour que les équipages et soldats puissent passer la nuit sur la plage. Ils pourraient ainsi se reposer, mais également s’occuper des blessés et rassembler tous les cadavres qui étaient disséminés ici et là. Il y avait encore beaucoup à faire, bien que le pire fût derrière eux désormais.

Manfred lui donna rendez-vous dans la cale de sa galère pour faire parler les prisonniers en compagnie des plus gradés. Il n’avait aucune compétence dans ce domaine, mais il ne serait pas bien difficile de les faire parler. Du moins c’est ce qu’il pensait. Le chevalier lui répondit qu’il viendrait, ils échangèrent encore quelques mots, puis l’Amiral l’abandonna, il avait des affaires à régler de son côté. Aylan aida comme il put ses hommes, puis l’ordre fut donné de se rassembler sur la plage. Il transféra les ordres aux bâtiments sous son commandement. Une fois sur la plage, le camp commença doucement à se construire, on entendait encore presque autant d’hurlement de blessés, ils étaient concentrés au même endroit, donc ce n’était pas étonnant.

Aylan se reposa un peu et un guérisseur vint brièvement lui proscrire des soins. Il appliqua plusieurs produits sur sa peau, puis fit un bandage. Il lui donna également une sorte de potion, ce n’était pas du lait de pavot, mais il affirma que cela atténuerait la douleur. Le jeune homme put également en profiter pour faire une brève toilette et nettoyer les pièces de son armure. La nuit ne tarda pas à tomber et il était donc le moment de se rendre au rendez-vous. Aylan monta à bord de la galère de l’amiral qui semblait également avoir subi des dégâts pendant l’assaut. Il fut conduit par un garde dans la cale. Plusieurs gradés étaient déjà présents, il n’était pas le dernier et c’est ce qui importait. Il les salua pour finir par un signe de tête respectueux envers l’Hightower :

« Amiral Hightower…»

Il fut invité à prendre place.
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 16 Fév - 12:23

Il n'en fallait pas plus pour que je sois au comble du ravissement. Le plus grand compliment qui existe était celui de la victoire. Cela vous faisait sentir fort, puissant. Cela vous faisait vous percevoir grand et invincible. Les grands de ce monde, Rois et Reines, pouvaient tous aller remballer leurs affaires, car l'efficacité et la qualité n'étaient pas nées du sang royal. Je n'avais pas de sang bleu, ou alors dilué par des générations depuis que les derniers Rois de la Mander et de son embouchure étaient morts, des siècles auparavant. Mais il n'en restait pas moins que ce n'était pas Mern ni Kevan Gardener qui avaient remporté cette victoire-ci, c'était les Ser Hightower et Redwyne, deux jeunes hommes dans la fleur de l'âge qui n'avaient aucune prétention sur des royaumes. Cela ne nous empêchait pas de présider au destin de dizaines de milliers de personnes, mais nous n'étions pas les héros de l'histoire.


Pas encore.


J'emplissais mes poumons de cette odeur particulière qu'avait la bataille navale. Bois brut ou brûlé, voilages cramés, débris, sang, iode, sel, tant d'odeurs et de sensations. C'était bon. Tout le monde n'en profitait pas autant, je m'en rendais bien compte. Etre en vie et en un seul morceau m'aidait sans aucun doute à profiter pleinement de l'instant mais je concevais bien que ça ne pouvait pas être le cas de tout le monde avec les nombreux blessés, comme Aylan Redwyne. Je ne savais pas concrètement de quoi il souffrait mais il semblait bien en peine, mon jeune ami. Il me confirme être heureux de m'avoir vu en bonne santé, tout en reconnaissant la valeur des ruffiants que nous avions renvoyé au fond de l'océan. Je hochais la tête, tout sourire en lui expliquant le fond de ma pensée sur le sujet.



| Acculez un rat avec une flamme et il fera tout pour s'enfuir, y compris dévorer des surfaces qu'il ne mangerait pas en temps normal dans l'espoir de s'en tirer en entier. Les pirates d'aujourd'hui n'ont fait qu'appliquer la même logique. Nous avons pris le risque de pertes accrues en les acculant, mais nous avons ainsi mis fin à la menace qu'ils faisaient peser sur la Treille et sur Villevieille. C'est là l'essentiel. |


Je savais fort bien que la présence d'autant de pirates au même endroit était suspecte, plus encore parce qu'ils n'avaient pas détruit de navires de commerce dans le doute des nationalités concernées, mais aussi et surtout parce que ni Dorne ni l'Orage, pourtant plus proches du Détroit, n'avaient été touchés par la guerre. C'était quelque chose que j'avais assez de mal à comprendre. Je hochais la tête aux paroles de Redwyne sur Gardener. Je souriais de toutes mes dents, sur un petit nuage au point de lâcher quelques bons mots.


| Je crois Ser, que nous venons de lui retirer une sacrée épine de son fondement, à notre bon souverain. Peut-être sera-t-il plus enclin à oeuvrer pour se donner un héritier... |


D'accord, c'était vil et bas, mais je m'en fichais. Mern Gardener pouvait bien me passer une plaisanterie dont il ne sera en sus jamais au courant, puisque lâchée dans l'intimité d'un homme que je savais plus loyal envers sa famille et sa ville qu'envers qui que ce soit d'autre. Je finis par prendre congé du jeune homme pour le laisser aux bons soins des mestres et guérisseurs qui accompagnaient la flotte. Je prenais un bon bain de foule parmi la soldatesque de la plage, une fois que j'y touchais le sol à bord de ma chaloupe. On m'acclama, on acclama le Roi surtout qui avait le vent en poupe, après la victoire récemment connue contre les dorniens. Je constatais le bain de sang, ici. Le sable mouillé était couvert de cadavres, de petites rigoles de sang s'étaient formées et ruisselaient vers la mer. Je supervisais un moment le repêchage des corps, le rassemblement des cadavres par camp. Les nôtres étaient remontés en carriole sur la grève avant d'être enterrés un peu plus loin. Le Septon allait avoir un travail d'enfer les trois prochains jours. Les pirates eux, étaient assemblés en piles et brûlés à grand renforts de bois des débris retrouvés ça et là, une fois séchés en plein soleil. Le bois restait malgré tout humide et cela provoquait une épaisse fumée. Je finis par laisser tout ce petit monde vaquer à ses occupations avant de retrouver ma cabine, sur ma galère tirée sur la plage. Je m'y endormais tout habillé, après m'être servi un verre de liqueur corsée de Villevieille et regrettant qu'il n'y avait nulle chaufferette à disposition. Je me réveillais quelques heures plus tard. Mon écuyer m'aida à me changer, mes cuirs étant couverts de sang sec. Je me rinçais dans un grand baquet d'eau et changeait mes atours pour une tenue plus pratique, Vigilance toujours au côté. J'avais fait évacuer la cale du navire ; l'équipage, comme presque tous les autres, dormant dans le camp formé sur la plage. Je rejoignais mes officiers dans la cabine principale de la galère, déjà rassemblés. On fit passer une bombe de cognac, qui emplit de petits verres. Je levais le mien à l'assemblée, après un bref signe de tête en direction de Ser Redwyne.


| A notre victoire, à tous commandants, capitaines et chevaliers de la Flotte Orientale. Pour le Roi Gardener! |


Je levais mon verre et engloutissais son contenu.


| Rejoignez vos hommes. J'ai mandé aux hommes d'armes de ramener tout ce qu'ils ont pu trouver de putains dans les alentours, cet après midi. Ouvrez les réserves de rhum aux hommes, ils l'ont bien mérité. Laissez les goûter la victoire mais organisez la garde, je ne veux pas de débordements. Quant à moi messieurs, je vais interroger à fond de cale messires les frères de la côte, si quelqu'un s'en sent les tripes, il peut m'accompagner. |


Je les laisse choisir leur camp et après un autre verre échangé, je descends dans la cale. Ca grouille de partout et l'odeur est déjà infecte ; sueur, sang et déjà, l'odeur caractéristiques de plaies viciées. Je m'en emplis pourtant ostensiblement les poumons alors que plusieurs gardes font chauffer le brasero suspendu dehors, au travers d'un des sabords. Je promène mon regard sur toute la misère humaine empilée là.


| Je m'appelle Manfred Hightower. Je commande cette flotte. Je suis prêt à laisser la vie sauve à quiconque me dira d'où vous venez, qui vous a recruté et pourquoi le Bief est votre seule cible désignée en Westeros. |


Du mouvement. Des types qui crient, d'autres qui les rabrouent. Les sergents d'armes appellent au silence en beuglant. Je désigne du menton un type, qui bredouille avec un accent au couteau.


| Braavos, Lys, m'lord. Quelques-uns de Pentos aussi. Nous navires marchands, loués à prix d'or pour mission en Westeros ! Mais sais pas qui recrute nous! |


J'aurais dû préciser que je baragouinais le valyrien, pour avoir longuement étudié à la Citadelle mais cela m'allait tout aussi bien que ces ruffiants parlent dans ma langue. Je me tournais vers mes hommes qui m'avaient suivis.


| Ca valait le coup d'essayer. Qui se charge de ceux qui se sentaient déjà la langue bien pendue de vérités? |


Ah tiens, le démon se réveille en moi, gonfle et bouscule tout.


Dernière édition par Manfred Hightower le Mar 16 Fév - 12:27, édité 1 fois
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 16 Fév - 12:23

Le membre 'Manfred Hightower' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 20' : 11
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 4515
Membre du mois : 1029
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 16 Fév - 20:40

Les Bieffois fêtaient leur victoire, elle était leur et les hommes d’armes avaient bien mérités de festoyer comme ils l’entendaient. La bataille fut rude, nombreux sont ceux qui avaient péris sous les lames des pirates. Quant à ceux, qui avaient survécus, ils décidèrent de célébrer ça en se mettant une cuite mémorable, le genre de cuite à vous en retourner les boyaux et qui ne nous laisse aucun souvenir de la journée vécue. D’autres s’aventuraient dans les proches alentours, essayant de trouver une petite pucelle à dévergonder. Aylan ne savait pas s’ils trouveraient leur bonheur après le passage des pirates, mais si ça les amusait de partir à la chasse au trésor, grand bien leur fasse ! Tant qu’ils étaient là quand ils remballeraient le camp. L’amiral avait donné rendez-vous dans la cale de sa galère à tous les volontaires qui souhaitaient tirer les vers du nez aux pirates.

Ils avaient besoin d’informations, il y avait bien trop de questions en manque de réponses. Et ils avaient un tas de prisonniers à utiliser pour cela. Autant qu’ils se rendent utiles, de tout de façon la plupart serait probablement pendu haut et court devant le petit peuple pour leur faire plaisir. Quant aux plus chanceux, ils finiraient probablement au Mur et prendraient le Noir. Du moins, ça c’était si tout se passait pour le mieux. Les Bieffois avaient vraiment besoin de ces informations, quitte à ce que les trois quarts des survivants y passent pour cela.

Le jeune homme n’était pas trop adepte de ce genre de pratiques, il savait que son mentor avait beaucoup moins de scrupules là-dessus. Pour une fois, Aylan essayerait de faire une exception et suivrait son ami jusqu’à ses plus lointains délires. Après tout ce qu’ils avaient, il n’y avait aucune pitié à avoir pour ces pirates, non aucune ! Il se laisserait peut-être prendre au jeu également. Le Redwyne avait été blessé par l’un d’eux, peut-être même que son agresseur était encore vivant et dans la cale d’ailleurs.

Manfred commença par se présenter et à poser des questions. Les pirates criaient dans tous les sens et de l’ordre dut être remis pour qu’ils ferment tous leur gueule. Un des prisonniers finit par dire qu’ils venaient de Braavos, Lys et Pentos. Essos donc… De tout de façon il fallait s’en douter, quand ce n’était pas des fer-nés, c’était tous les péquenauds de l’autre continent qui venaient saccager leur côte. Par contre, aucune information sur l’employeur, de tout de façon, la plupart ne devait pas le savoir, seuls les capitaines étaient au courant.

L’amiral voulait passer son tour à l’un des bieffois pour qu’il voie ce qu’il savait faire. Histoire qu’il ne soit pas le seul à s’amuser peut-être. Personne ne sembla se porter volontaires, Aylan hésita un long moment, avant de s’avancer, son mentor lui laissa donc le champ libre. Le chevalier passait entre les prisonniers fermement gardés par des hommes d’armes, tous ces vauriens dégageaient une odeur infecte à vous en retourner l’estomac. Tout en continuant à passer dans les rangs, il commença :


« On sait maintenant d’où vous venez…Mais il n’y avait aucun doute que tout un tas de pouilleux dans  votre genre ne pouvait venir que de l’autre continent ! L’amiral a posé deux questions qui restent sans réponses : Qui est votre employeur et pourquoi nous ? »

Il s’arrêta pour regarder tous les prisonniers d’un air dédaigneux :

« Je ne pense pas que votre chef aurait donné cette information au premier soudard venu. Non….Il l’aurait plutôt donné à ses hommes de confiance, capables de tenir un tant soit peu sa langue, à notre grand déplaisir… »

Peut-être que les capitaines des navires avaient ces informations, il s’exclama donc assez fort pour qu’ils l’entendent tous :

« La vie sauve au premier qui dénoncera l’un des capitaines encore en vie de vos vieux rafiots ! »

Presque instantanément, l'un des prisonniers en dénonça un autre. Il ne fallait s'attendre à aucune loyauté de ce genre d'individu de tout de façon. Aylan toisa le désigné. Il était vraiment pas en forme, alors vraiment pas du tout ! Peu de chances qu'il puisse parler, et donc ce n'était même pas sûr qu'il soit vraiment l'un des capitaines en questions.

« Bien sûr, j'aurais dû précisé en état de parler ! Car là...ça ne compte pas. »

Le pirate plaisantait une plaie béante à l'abdomen, Aylan dégaina son épée, cela lui arracha une légère grimace, la douleur de sa blessure se faisant encore ressentir. Il essaya de la dissimuler, mais il n'y arriva pas. Il enfonça légèrement la pointe de la lame dans la blessure du prisonnier, à peine une réaction. Non c'était peine perdue, aucune chance de tirer quoi que ce soit de lui.  Le chevalier replaça son épée dans son fourreau et reprit:

« L'offre est donc remise en liste si l'un d'entre vous souhaite rester en vie ! »


Dernière édition par Aylan Redwyne le Mar 16 Fév - 21:15, édité 2 fois
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 16 Fév - 20:40

Le membre 'Aylan Redwyne' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 20' : 11


L'un des hommes en donne un autre, mais le type, lourdement blessé, semble peu à même de dire ce qu'il faisait, il semble peu capable de parler tout court, d'ailleurs...


N'envoyez de mps sous ce compte que pour notre jeu des trônes
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 4515
Membre du mois : 1029
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Ven 19 Fév - 16:20

La victoire est toujours synonyme de fête. C'est bien simple ; les gens sont tellement heureux devant la perspective de voir un nouveau jour se lever, même si leur existence est merdique, qu'ils sont prêts à tout pour en profiter encore un peu plus. Rares étaient les occasions où les putains étaient aussi pleines de pièces ou de foutre qu'au lendemain des plus sanglantes batailles. Les marchands de spiritueux se remplissaient eux mêmes les poches jusqu'à ne plus savoir quoi foutre de tant d'or, et le meilleur des gâteaux était encore celui des corbeaux, qui pouvaient au moins se gargariser d'avoir un festin qui durerait des jours et des jours, sachant que le nombre de corps sur la plage était important, et plus encore dans les eaux. Si mes troupes avaient pour charge de mettre un peu d'ordre dans tout ça, on ne pouvait pas tout évacuer en quelques heures avec la fatigue née de la bataille, et la lassitude qui s'empare fatalement des membres même les plus robustes... Bref. J'avais donc fêté la victoire en quelques instants avec mes subordonnés directs, mais j'avais d'autres tâches que je ne voulais pas repousser au lendemain, car je ne voulais pas prendre le risque que des informations se perdent par la mort de pirates du fait de leurs blessures. Ou pire, qu'ils aient le temps d'accorder leurs violons ou de réduire eux mêmes au silence ceux qui détenaient les informations que je désirais obtenir. En sus de ça, la soif de carnage et de sang était restée la même. Et j'avais encore assez d'honneur pour ne pas laisser libre cours à mes sombres idées sur mes propres hommes, blessés et soignés dans l'entrepont.


J'espérais qu'ils ne seraient pas très nombreux à prendre le Noir, en tous cas pas trop vite. Je m'étais fait seconder en tous cas des meilleurs sergents d'armes qui soient au sein de la flotte. Ils étaient tous de vieux briscards, qui avaient passé jadis des années à trucider de fieffés ouestriens, des orageois ou encore des dorniens. Ces hommes là n'avaient pas froid aux yeux et accepteraient sans broncher ce qui allait suivre. Peut être plus encore, d'ailleurs. Ils participeraient, selon l'évolution du bordel. Je vis Aylan Redwyne s'avancer seul en direction des prisonniers. Il leur lança plusieurs questions. Il avait l'air assez imposant à cheminer comme un conquérant au milieu de la bougraille mal fagotée de ce que la piraterie avait contribué à fonder de pire. Sa tentative avorte, alors que je suis mis en appétit par tant d'intérêt pour la souffrance des autres. Un signe de tête à un des hallebardiers, et l'homme revint avec une petite caisse que j'ouvris, dévoilant des outils en acier. Deux de mes hommes installèrent des nœuds coulants adaptés à taille de poignées, sur les poutrelles du plafond.



| Bien, bien, bien. Ser Redwyne ici présent a posé des questions claires. Tout comme moi. Un capitaine maintenant, et plus vite que ça. |


Les sergents passent dans les rangs des prisonniers, matraquent plusieurs captifs. J'entends des voix murmurées et les hommes d'armes reviennent bien vite en tirant par les épaules un des captifs, peut être un chouilla mieux vêtu que les autres. Mon visage s'illumine.


| Ah, un « volontaire ». Bien. |


Le type est attaché, ficelé. Il tient à peine, pantelant. Une lame à dents glisse sur son torse.


| Et toi, mon ami, tu vas me dire qui t'as rempli les poches pour venir tuer et violer sur nos côtes? |


|Un crachat en plein visage est sa seule réponse.


| Oh, je suis sûr que ce n'est pas tout ce que tu as à dire. |


Je me retourne vers le reste des pirates, sourire fièvreux sur le visage.


| Les autres, vous avez le droit de parler. Rappelez vous, la vie sauve à qui donne des informations. Bien. A nous deux... |


La lame commence son œuvre, et de petites gouttes de sang viennent me moucheter le visage. Le type serre les dents, avant de lâcher un hurlement étranglé à vous glacer le sang.


Dernière édition par Manfred Hightower le Ven 19 Fév - 16:33, édité 1 fois
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Ven 19 Fév - 16:20

Le membre 'Manfred Hightower' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé 20' : 18

Un capitaine de navire est trouvé dans la masse

--------------------------------

#2 'Dé 20' : 9


Il ne parle pas, mais commence à intimider les autres par le sort qui lui est réservé
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 4515
Membre du mois : 1029
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Ven 19 Fév - 22:31

Apparemment l’offre d’Aylan tomba dans les oreilles de sourds, cela le lui plut pas trop. Il avait légèrement impression qu’ils ne le prenaient pas au sérieux ou qu’ils l’ignoraient tout simplement. Les pirates semblaient avoir oublié leur condition…C’était eux les prisonniers et les BIeffois étaient leurs geôliers ! Ils étaient les seuls à pouvoir leur assurer la vie sauve, les seuls qui pouvaient faire en sorte qu’ils quittent cet endroit qui puait la pisse et la merde. Ils n’étaient peut-être pas encore assez conditionné pour parler, peut-être qu’il devrait un peu plus leur mettre la pression pour qu’ils crachent le morceau. Après la journée qu’il venait de passer, il espérait que cela se termine très vite, histoire qu’il puisse se reposer et fréquenter un endroit qui aurait une meilleure odeur.

Le Redwyne regarda la méthode de l’amiral qui semblait plutôt porter ses fruits. Ce denier avait réussi à trouver un autre capitaine dans la masse ses survivants et l’avait attaché pour lui donner un interrogatoire dans les règles de l’art. Ou plutôt dans les règles de Manfred, ce dernier avait certaines lubies, il prenait vraiment du plaisir à ce qu’il était en train de faire. Contrairement au jeune chevalier qui le faisait, car cela devait être fait. Il avait été son mentor et n’avait pourtant jamais critiqué ses méthodes par peur de le décevoir ou de descendre dans son estime. On pouvait dire qu’il était vraiment efficace dans ce qu’il faisait, c’était sûrement le meilleur moyen de montrer à tous les gueux présents ce qu’il les attendait s’ils ne leur donnaient aucune information.
L’amiral commença son œuvre et il réussissait déjà à arracher des hurlements à sa victime. Nul doute que tous les prisonniers sauraient à quoi s’en tenir. Aylan ne comptait pas en rester là également, il souhaitait continuer à participer à l’interrogatoire. Les sergents d’arme continuaient à parcourir les rangs, mais ils ne trouvèrent pas d’autres capitaines pour le moment. Bon très bien… Il allait devoir en revenir à celui qui était en mauvais état. Cela s’avèrerait bien plus difficile que prévu, mais bon, s’il fallait en passer par là.

Le capitaine de tout à l’heure n’avait pas bougé d’un pouce, il respirait encore et semblait somnoler. Il fallait de quoi retenir son attention le temps qu’il lui pose quelques questions. Le chevalier semblait chercher quelque chose, son regard scruta les alentours jusqu’à ce que ses yeux tombent sur ce qu’il voulait trouver. Un seau rempli d’excréments, de vomis et de pisse. L’ensemble était à vous en donner des haut-le-cœur. L’odeur des cadavres en train de brûler sur le plage était horrible, mais ce n’était rien comparé à ça. Aylan transporta  le seau  par la lanière dans une main, il prit vraiment sur lui pour ne pas gerber.

Il se présenta devant le capitaine pirate blessé et lui jeta le contenu du seau en plein visage. Ses camarades de fortune derrière en furent également aspergés. Ils protestèrent en ouvrant leur gueule, mais les hallebardiers les rabrouèrent de quelques coups bien placés. Cela semblait avoir eu l’effet escompté, il semblait un peu plus réveillé de tout à l’heure en tout cas. Aylan s’agenouilla à ses côtés


« -En espérant que cela aura pu te rafraichir un tant soi peu ! »

Le jeune homme souriait, car il allait enfin peut-être pouvoir en tirer quelque chose. Du moins il l’espérait :

« Saches tout d’abord que je ne prends aucun plaisir à faire cela, ça ne tiendrait qu’à moi, on vous aurait tous pendu haut et court  ou envoyé dans ce putain de Nord. Mais nous sommes prêts à tout pour obtenir nos réponses… »

Il tourna sa tête vers deux sergents d’armes :

« Maintenez lui la tête et ouvrez lui la bouche … »

Les deux sergents d’armes s’exécutèrent, l’un d’eux comprit certainement où Aylan voulait en venir et lui donna une pince. Pendant qu’un Bieffois lui bloqua la tête pour ne pas qu’il bouge, l’autre lui ouvrit la bouche et la maintint ouvert. Non sans lui donner un coup pour qu’il arrête de fermer les dents. Il saisit un couteau à sa ceinture et le fit tournoyer avec aisance dans sa main droite pendant qu’avec la pince de sa main gauche, il alla chercher sa langue. Le pirate fit un peu de résistance, mais il réussit à le chopper et à la faire sortir légèrement de sa bouche :

«Tu vois, c’est vraiment pas  ta journée, un de tes bâtards m’a donné un souvenir peu appréciable. Je n’ai pas eu l’occasion de lui mettre la main dessus, mais je saurais me venger sur toi s’il le faut…»

La pointe de son arme vint en contact avec la langue pour en faire perler une goutte de sang, puis il reprit, son ton était nettement plus froid et sévère :

« Tu remarqueras l’attention que je te réserve…Je n’ai pas fait chauffer la lame, comme ça dès que je couperais ta langue, tu peux être sûr que tu vas rapidement te noyer dans ton sang… Du moins pas trop vite, je l’espère, histoire que tes camarades sachent à quoi s’en tenir s’ils ne parlent pas…»

Il desserra la prise qu’il avait sur sa langue, puis éloigna la lame. Aylan fit signe au sergent d’arme ne plus lui maintenir la bouche ouverte pour qu’il puisse s’exprimer convenablement :

« Ce que tu dois comprendre, c’est que ta langue nous ait d’aucune utilité, si tu n’as rien à nous dire d’intéressant…C’est ta dernière chance, parles et tu auras la vie sauve. Parles et je ferais en sorte qu’un guérisseur soigne ta blessure.»
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Ven 19 Fév - 22:31

Le membre 'Aylan Redwyne' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 20' : 9


Le type se conchie, pleure, mais ferme autant que possible la bouche, il rue, se débat, sans rien dire de plus pour le moment.


N'envoyez de mps sous ce compte que pour notre jeu des trônes
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 4515
Membre du mois : 1029
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 23 Fév - 13:42

Il était de ma responsabilité que les choses aillent en s'accélérant, que l'on puisse obtenir gain de cause, de véritables résultats à ce type d'entreprise. Je gageais qu'il n'était pas dans les habitudes de Ser Redwyne de molester ainsi des prisonniers, encore moins des personnes "normales". Il était du genre parangon de chevalerie, le plus souvent. Grand, beau, fier, honorable, il ne devait pas s'abîmer souvent à se baisser au niveau des gens du commun, plus prompts à la violence car moins brimés par les attendus de leur condition. Et pourtant, Redwyne ne tergiversa pas. Il ne reflua ni ne sembla s'émouvoir de la chose, alors que j'étais en train de trancher dans le muscle du torse de ma première victime, du premier captif que j'interrogeais. L'homme était en train de souffrir, de manière assez horrible alors que les dents charcutaient ses chairs. Il se retenait, mais tantôt il n'y arrivait pas et se mettait alors à beugler. Les hurlements faisaient paniquer les autres, du moins, je me faisais fort d'obtenir ce résultat. Je ne m'en faisais pas trop pour lui; déchirer un muscle était certes douloureux mais ce ne serait probablement pas ce qui le tuerait, sachant que je ne toucherais à aucune des principales artères, comme Mestre Caylemon me l'avait appris. Alors, je continuais un moment à m'acharner sur cet homme.


J'inspire l'odeur du sang, de la sueur. Je sens presque le goût de ses larmes sur ma langue, profitant du début à la fin de chaque reflet que j'aperçois dans son regard, de chaque infime changement dans la dilatation de ses pupilles, de ses tremblements de respiration. L'homme haletait, prêt à crever de peur. Pour le moment, il ne me disait rien, serrant les dents quand il ne se contentait pas tout bonnement de hurler. Cette saleté de pirate semblait bien tenir le coup. Pour le moment. Aylan Redwyne restait derrière moi, visiblement décidé à trouver de nouvelles informations par ses propres moyens, peut-être aidé, un tout petit peu en tous cas, par les hurlements que poussait mon prisonnier. Je pensais bien qu'il allait profiter de la situation pour nous obtenir des aveux d'un maillon faible qu'il irait chercher avec les hommes d'armes. Je continuais ma besogne. Ma lame finit par riper contre les os. Le grincement des dents sur l'os arracha des hurlements déchirants en supplément des premiers déjà obtenus et beaucoup dans l'assistance, je le sentais, grinçaient littéralement des dents.Je ne prends plus garde pendant un bon moment quant aux agissements d'Aylan. Il semble s'éloigner et ce n'est pas plus mal. Je termine mon oeuvre, jette le lambeau de chair dans une bassine d'étain qu'un de mes hommes me tend et le muscle s'y écrase, visqueux et plein de sang. Je relève la tête de l'homme, au supplice, en le saisissant par le cuir chevelu.



| Je peux continuer comme ça toute la nuit. Et toi, le peux-tu? |


Derrière moi, un grand bruit humide. Je me retourne alors pour voir plusieurs prisonniers qui viennent visiblement d'être aspergés d'eau et ils sont maintenant bastonnés par les gardes, visiblement en quête d'ordre et de discipline. Ser Redwyne s'agenouille près d'un prisonnier et se met en quête d'informations. Je le laisse à sa tâche pendant que je continue de mon côté. Après tout, à nous deux, nous devrions bientôt trouver quelques informations, non? J'espérais bien que oui, en tous cas. Je me reconcentre sur le type. Il me désigne, tremblotant, un autre homme dans la masse. Je souris et me tourne vers les gardes.


| Amenez-le aux guérisseurs du camp, pansez ses plaies et mettez-le dans une cage pour la Garde de Nuit. |


D'un regard et d'un signe de tête, on m'amène le type désigné par le premier. Il est ficelé à son tour, blessé et il implore déjà ma pitié. Je n'ai qu'à commencer à promener mes outils sur sa peau, faisant juste un tout petit peu perler le sang, pour que l'homme se laisse totalement aller. Il me raconte tout ce qu'il sait. Et en plus, le peu d'éducation dont l'homme peut se targuer lui permet même de s'exprimer en langue commune, ce qui est somme toute chose fort appréciable, je n'étais pas un expert dans le maniement du verbiage Haut-Valyrien. Il m'explique qu'il s'agissait d'un trio venu de Westero, venu chercher leur chef, qui a ensuite rassemblé la flotte. Ils n'avaient jamais vu autant d'or de leurs yeux. Des monceaux et des monceaux d'or. La piraterie avait pris un coup à l'est, suite aux conquêtes du Tigre. Alors le choix a été vite fait. Les envoyés étrangers ont demandé expréssément à ce que le Bief soit personnellement visé par l'attaque, qu'en sus de cette solde par avance ils auraient droit d'emmener tout ce qu'ils pouvaient dans leurs cales. Aucun autre royaume de Westeros ne devait être impacté.


Bien sûr, je l'interroge encore un moment. Je lui fais subir quelques traitements des plus horribles... Mais il n'avoue rien de plus. Il finit par s'effondrer et lui, je finis par le tuer juste pour m'assurer jusqu'au bout qu'il n'a plus rien à ajouter, ce pendard. Je retourne voir Ser Redwyne en me frottant les mains pour enlever le plus gros du sang et des humeurs qui les maculent.



| Inutile de plus vous épuiser, Ser. Je pense que je viens d'apprendre l'essentiel, de la bouche d'un autre de leurs officiers. Recruteurs inconnus, qui n'ont jamais retiré capuchons ni dit leurs noms. Ils ont acheté leurs services à prix d'or, une énorme quantité de richesses qui a été immédiatement partagée de l'autre côté du Détroit. Et ils ne venaient bel et bien que pour nous. Ordre esprès de leurs commanditaires. Dorniens? Ouestriens? Peyredragoniens? Aucune idée. Mais déployer ce genre de moyens est clairement une vengeance. Venez, Ser. Laissons là ces pleutres à la corde qu'ils méritent. |


Je me détourne pour rincer mes mains dans un baquet d'eau et mes pulsions pour le moment assouvies, je me dis que ce ne serait pas mal de me mettre en quête de quelque fille et pichets de vin...


[HJ; tu conclues :p ?]


Dernière édition par Manfred Hightower le Mar 23 Fév - 14:02, édité 1 fois
avatar

Feuille de personnage
Titre de Noblesse ou Métier: Héritier de Villevieille
Âge du Personnage: 33 ans
Allégeance: Ma loyauté n'est pas encore définie.
Nous Eclairons la Voie
Messages : 347
Membre du mois : 8
Célébrité : Blake Ritson
Maison : Hightower
Nous Eclairons la Voie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Mar 23 Fév - 13:42

Le membre 'Manfred Hightower' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé 20' : 18
avatar
Chaos is a ladder. Many who try to climb it fail, and never get to try again.
Messages : 4515
Membre du mois : 1029
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://bloody-crown.forumactif.org
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   Sam 27 Fév - 22:44

En arrière-fond, on entendait les hurlements du prisonnier de Manfred, ce dernier savait vraiment y faire en terme d’interrogatoire, il n’y avait rien à redire. Chacune de ses méthodes étaient claires, il n’y avait aucune hésitation dans ses gestes, cela pouvait révéler une certaine pratique et un savoir-faire certain.  Il était bien plus doué qu’Aylan dans ce domaine, ça c’est sûr, mais il lui donnait une aide non négligeable. En effet, les cris, qu’il soutirait de ses prisonniers, avait de quoi faire réfléchir les victimes du jeune homme. Après tout, ils ne savaient pas encore de quoi il était vraiment capable, il s’était plutôt montré courtois pour le moment et avait juste posé quelques questions. Il était donc loin d’avoir abattu toutes ses cartes, le chevalier possédait encore de jolies paires d’atouts dans ses manches et comptait bien les utiliser pour obtenir les informations qu’il cherchait. Mais chaque chose en son temps, cela ne servait pas à grand-chose d’être si direct, il devait aller crescendo dans l’échelle de la douleur. Ainsi le pirate comprendrait, il réaliserait que sa seule chance de quitter cet enfer était de lui donner ce qu’il savait.

Son mentor lui faciliter la tâche et pas qu’un peu, mieux fallait passer entre les mains du Redwyne qu’entre les siennes, du moins c’est qu’on pouvait penser. Les pirates auraient pu ainsi être plus coopératifs avec lui, mais ce n’était pas le cas apparemment. Dommage pour eux, il allait devoir se montrer encore plus persuasif, ils finiraient par le prendre au sérieux. Aylan ne comptait pas abandonner en si bonne voie, non il se refusait à quitter tête baissée la cale en s’avouant vaincu. Le capitaine voulait jouer un peu apparemment en ne lui disant rien. Il pleure, continue à se débattre, menant la vie dure aux deux sergents d’armes chargés de le maintenir en place pour ne pas qu’il bouge.

Le jeune homme lui avait dit qu’il lui couperait la langue s’il ne disait rien, mais son refus d’obtempérer signifiait clairement qu’il avait quelque chose à cacher. Après tout, avec une telle menace, il aurait forcément dis quelque chose, au moins pour le supplier. Il sera son poing droit et lui envoya en pleine mâchoire, le coup lui arracha un râle de douleur à sa blessure au flanc. Le pirate quant à lui ne semblait pas avoir apprécié, mais Aylan enchaîna deux nouveaux coups du même genre pour qu’il essaie un peu moins de faire le malin.


« -T’as eu ta chance, tu n’as point voulu la saisir ! Mais je finirais par savoir ce que je veux ! »

Le Bieffois saisit une pince à la ceinture d’un des sergents d’armes, l’outil était plus fin que la précédente. Plus adaptée à ce qu’il comptait faire, il se montrait plus vil et sadique, il était prêt à tout pour obtenir ces données. Après un signe de tête au soldat, la bouche du pirate fut rouverte, il introduisit la pince à l’intérieur pour la placer autour d’une de ses canines. Aylan attendit un moment, puis quand il vit que le vieux loup de mer refusait toujours de lui dire quelque chose, il passa à l’action. En maintenant sa prise sur la dent, il commença à tirer sur la dent pour la faire sortir de son axe. Le pirate gueulait comme un pendu, du sang coulait à flot et il se débattait comme un diable.

Lorsqu’il réussit à la faire bouger un tant soit peu, il enfonça sa lame dans la gencive juste sous la canine. Le pirate ne pouvait rien faire, il pouvait que subir et hurler. Aylan faisait levier avec sa lame pour arracher la dent et quand il était sur le point d’y arriver, il fut interrompu par l’Hightower.  Son mentor avait trouvé des informations essentielles et apparemment ils ne pourraient plus en apprendre davantage. Le Redwyne défit sa prise sur sa pauvre victime. De mystérieux employeurs non identifiés qui avaient clairement demandé de viser le Bief.

Comme Manfred l’avait souligné, ça pouvait aussi bien être des Dorniens, des Ouestriens et des Peyredragoniens également. Rhaenys aurait-elle vraiment envoyé des pirates pillaient leur côtes et voler leurs femmes ? Non il ne pensait pas ça possible, il refusait d’y croire. Elle n’aurait pas voulu que des innocents en payent le prix. Du moins il espérait qu’elle n’ait pas orchestré tout cela, car sinon elle n’était pas la reine qu’elle croyait et lui portait allégeance pourrait être une erreur. La question resterait probablement sans réponse, du moins ils n’avaient aucun moyen de déterminer qui était l’employeur pour le moment.

Sur ces mots, il délaissa le capitaine pirate, ce dernier aurait pu avoir des soins et serait peut-être resté en vie, mais il allait mourir de ses blessures en souffrant. Aylan espérait qu’il regretterait sa décision, mais il ne serait plus là pour le voir. Il suivit Manfred, puis alla se débarbouiller un coup avant d’aller dormir, il voulait se reposer pour repartir à la Treille le plus tôt possible le lendemain matin.
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
La Bataille de la Côte d'Ambre [Tour II - Terminé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Bataille sans polochons et plumes qui volent [Livre 1 - Terminé]
» [ Passé ]La bataille du Mont Gundabad
» Rapport : Mission de bataille à 1500 points ork vs tyty
» Élections-US :La bataille des sondages ?
» rapport de bataille apocalypse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Crown :: 
Pays Sudiens
 :: Le Bief
-
Sauter vers: