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Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]
MessageSujet: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mer 27 Jan - 23:58

Tout était fini. Tout ce que j’avais à faire, du moins. Le mariage aurait lieu dans deux jours, et il ne me restait qu’à détendre Jeyne, et l’empêcher de s’inquiéter comme ça. C’était sûrement la tâche la plus ardue. Elle était impatiente, mais surtout anxieuse que quelque chose se passe mal. J’avais passé la matinée avec elle, vérifiant quelques détails, pour nous assurer que tout se passerait au mieux. Si je n’étais pas avec elle en l’instant, c’est parce qu’elle faisait les dernières modifications de sa robe, afin que tout soit parfait. Je reviendrais avant la fin, très certainement, mais elle n’avait pas besoin de moi. Les couturières auraient bien du mal à la gérer, mais peu importait. C’était le dernier moment où je pouvais m’éclipser.

Je m’avançais dans la cour, soucieuse d’observer à mon tour le bétail, les éléments de décoration auxquels j’avais participé. J’avais beau prétendre qu’il n’en était rien, je craignais moi aussi d’avoir oublié quelque chose, et d’échouer à faire de ce mariage la plus belle célébration que Jeyne vivrait. Je saluais chacun des soldats veillant sur le bétail, parlant quelque peu avec eux, avant de voir un groupe de cinq nobles autour des mannequins, en observant un autre qui s’entrainait.

J’étais assez loin, mais ses mouvements semblaient assez hargneux. Pourquoi donc insistait-il, avec son épaule blessée ? Fronçant les sourcils, je prenais congé du Sénéchal avec qui je conversais, le remerciant des hommes qu’il avait assignés à la protection du bétail, et me dirigeais vers Gareth. Entre temps, les nobles s’étaient interrompus pour lui garder. N’eut-ce été la légère crispation de sa mâchoire, que je n’aurai pas que l’Ouestrien semblait agacé. Et peut-être me trompais-je. Il semblait pourtant assez affable, mais les mouvements de son épaule en plus de ses quelques regards vers les mannequins le montraient bien peu concentré. Fronçant les sourcils, je m’approchais en douceur.

« Messires. Vous m’excuserez, je l’espère, je dois vous emprunter Lord Kenning pour finaliser les préparatifs du mariage. Une histoire de capes aux couleurs des deux familles à unir, je doute que cela ne vous intéresse. Si vous êtes disponible, bien sûr, Lord Kenning. »

Souriante, je me retournais vers Gareth, lui faisant signe de me suivre. S’il le souhaitait, évidemment.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Lun 1 Fév - 13:47

J’inspire, j’expire. J’essaie de faire en sorte d’occulter la douleur autant que possible alors que je frappe sur le mannequin du plat de cette épée de bois qui, en temps normal, ne devrait pas peser grand-chose. Impossible de faire mieux au vu de ma forme et, déjà je sens mon bras tout entier qui commence à me faire. Décidément, l’Ouest a sacrément belle mine. Voilà qui m’agace encore plus et je peste intérieurement, essayant tout de même de continuer tant bien que mal.

Le mestre, qui étonnamment s’occupe bien que moi maintenant que je ne suis plus que le valet de Lyman, m’a fortement déconseillé ce genre d’exercice mais j’ai besoin de me défouler un peu et de m’occuper. L’inactivité commence à grandement me peser sur les nerfs et, en cet instant, j’ai hâte que le mariage se passe pour que nous puissions reprendre la route de l’Ouest, quand bien même certaines choses ici vont me manquer.

Mais, je n’ai pas le temps de continuer que je sens la présence d’un groupe derrière moi. Je me retourne, plissant les yeux et il ne me faut que quelques instants pour reconnaitre des valois que j’avais croisés il y a quelques années aux Eyriés avant de les revoir il y a des mois à Goeville. Par réflexe, je retrouve mon sourire de façade habituel et il ne me faut que peu de temps avant de me glisser à nouveau dans la peau de lord Kenning. Ce serait d’ailleurs presque trop facile, comme si j’arrivais en un clin d’œil à tout effacer. Mais, à mesure que je discute avec eux, que je plaisante sur les festivités à venir, les donzelles croisées et j’en passe, je me rends compte qu’il n’en est rien. Oh je tiens bien mon rôle et je pourrais presque m’amuser si la douleur ne se faisait pas de plus en plus lancinante mais je me rends compte que bien des choses ont changé.

Heureusement, ils ne voient rien. Ni ma mine fatiguée ou mes sourcils froncés, à moins qu’ils ne préfèrent le passer sous silence. Il est toujours important d’être bien vu et d’être affable avec un proche du futur roi de l’Ouest, surtout à l’avant-veille de son mariage. Et, comme toujours, je suis une cible de choix. Au moins, il n’y a pas de jeunes femmes prêtes à glousser à mes réparties et je ne me sens guère l’envie de tester les méthodes de Nelya pour voir si le fait d’avoir été blessé pourrait jouer en ma faveur. A la pensée de la Corbois, je retiens un sourire en coin, songeant à nos rencontres qui ont au moins eu le mérite d’être amusantes et de me faire penser à totalement autre chose. Et d’être particulièrement agréables, quand bien même nous savons tous les deux que tout ça n’ira nulle part. Ou alors c’est grâce à cette idée que tout est aussi simple, je ne saurais trop le dire.

Je commence déjà à être un rien lassé de leur présence quand, dans mon champ de vision, une silhouette que j’ai soigneusement évitée depuis quelques jours, se dessine. Je lui adresse un sourire au loin, ne sachant pas vraiment si elle va se rapprocher ou non et, quand elle se joint à nous, je la fixe, curieux de ses propos. Je laisse filer un silence, un rien décontenancé par ce qui semble être une main tendue pour me sortir de là. Je me tourne alors vers le petit groupe avant de lâcher, d’un ton léger.

"Messires, le devoir m’appelle. Je m’en voudrais de faire attendre une si charmante personne, surtout pour des sujets aussi importants. Au plaisir de vous recroiser très bientôt."
Je fais mine de m’incliner devant les hommes, déclenchant rires et clins d’œil peu avisés auxquels je ne prête pas attention, m’éloignant avec Lynara de quelques pas avant de lâcher, le plus tranquillement du monde.

"Lady Lynara, vous me sauvez la mise. J’ai cru que j’allais devoir essayer de passer tout le monde au fer pour avoir un semblant de tranquillité."

Je me rends compte que je ne sais pas comment l’appeler et que, même si j’ai pris un ton léger, j’ai du mal à être aussi détendu que je le voudrais. Je lui décoche un sourire incertain avant de réaliser que je tiens toujours l’épée en bois entre les mains.

"Hum, je ne suis pas sûr qu’elle va m’être bien utile. Déjà qu’avec je suis encore moins doué qu’en temps normal, sans avoir de cible, ça ne va pas aller en s’arrangeant."

Je jette un bref regard alentours, essayant tant bien que mal d’ignorer les nobles qui continuent de discuter sans nous quitter des yeux. Je souffle alors, avec une grimace.

"Ils nous regardent toujours n’est ce pas ? Et, rassurez-moi, nous n’allons pas vraiment encore étudier la meilleure façon dont je vais devoir tendre le manteau à Lyman avec une seule main de libre ? J’ai arrêté de tenir le compte du nombre de fois où on m’a fait recommencer pour être sûr que je ne fasse rien tomber et pour que sa majesté Lannister arrête de me fusiller du regard à chaque instant."

A dire vrai, recroiser la route de son altesse a été presque un soulagement, quand bien même elle met un point d’honneur à me tenir à l’œil depuis toujours ou presque, probablement persuadée de ma mauvaise influence sur ses enfants ou de quelque chose dans le même acabit. J’ai presque eu l’impression d’être de retour chez nous, même si ce n’est pas encore vraiment le cas.

Je m’arrête alors, décrétant que nous sommes assez loin et je glisse alors un regard en coin en direction de la jeune femme, attendant de voir ce qu’elle va me répondre, non sans une certaine appréhension, autant le dire tout de suite.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Ven 5 Fév - 23:54

Si je ne craignais pas de mettre à mal la potentielle entente de mon oncle avec les valois qui font partie de la délégation de Sa Majesté Arryn, sans doute les aurais-je remis fermement à leur place, en entendant leurs rires inconvenants. Il me démange de le faire, mais je garde pourtant le silence, partant en feignant de n’y prêter aucune attention. Je devance quelque peu Gareth, me rapprochant du bétail auprès duquel je me trouvais quelques instants auparavant, avant de ralentir pour le laisser revenir à ma hauteur.

« Il aurait été fort fâcheux que vous le fassiez, je crains que beaucoup de conséquences, et plutôt fâcheuses, n’en aient découlé. Mon intervention peut donc être vue comme un vrai acte héroïque, destiné à prévenir un massacre, n’est-ce pas ? »

Une lueur malicieuse transparaissait dans mes yeux, sans pour autant que je relève la façon qu’il avait de m’appeler. Plus tard, peut-être, quand nous regarderons effectivement les tissus – ce n’était qu’un piètre stratagème pour le soustraire à ce qui l’agaçait vraisemblablement, mais ça n’en restait pas moins vrai. En quelque sorte.

Un rire m’échappa, alors que je réalisais qu’il avait conservé l’épée de bois dans ses mains. Haussant les épaules, je lui souriais légèrement. « Peut-être pourrez-vous trouver une cible convenable dans vos appartements, qui vous soustrairait à la vue de nobles indiscrets, ou peu à même de comprendre la nécessité que vous aviez à rester seul. Ou garder cette épée en souvenir, vous pouvez constater sa beauté, les variétés et la qualité des ornements qui s’y trouvent… Je souriais brièvement, avant de le regarder, un peu plus sérieuse. Pas vraiment convaincue de la véracité de ce que j’allais dire, mais sérieuse pour autant. Je peux d’ailleurs vous laisser respirer un peu dans ces derniers, si vous le souhaitez, Gareth. Il me suffit de fermer les yeux. »

J’avais murmuré son prénom, pour ne pas être entendue des nobles non loin, qui nous avaient dépassés quelques minutes plus tôt pour rejoindre une autre partie de la ville. « Toujours, mais je crains que pour que nous soyons crédibles, il va falloir que vous m’escortiez à l’intérieur du fort, et que nous disparaissions de leur vue. Je consens en revanche à vous épargner une énième tentative de la façon de passer le manteau à votre Prince. Nous pouvons en revanche discuter de la cérémonie devant le barral, si vous n’êtes pas certain du moment où vous devez intervenir. »

Tout comme celle des nouveaux dieux me semblait étrange et que j’étais peu certaine de ce qu’il en était. Mais je me garderai bien de le lui avouer. Jeyne s’entrainerait encore devant moi, et je pourrais en mémoriser les différents temps. Je signalais à Gareth l’entrée du fort, et commençais à m’y diriger. « Rassurez-vous, je ne compte vous infliger aucune œillade sévère ou désagréable, s'il vous est difficile de vous rappeler le déroulement de notre cérémonie. »


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mer 10 Fév - 15:41

Comme d’habitude, si l’on peut considérer que j’ai déjà pris des habitudes à Winterfell, la présence Lynara a quelque chose d’apaisant que je ne saurais définir avec exactitude. Le sourire que je lui rends est loin d’être factice, à la différence que la mine que j’arborais quelques instants plus tôt avec les nobles valois et je me sens à mon aise à ses cotés, quand bien même notre dernier tête à tête a été pour le moins orageux et conséquent. Je ne sais trop ce qu’elle pense de tout ça à tête reposée et à quel point elle m’en veut encore, que ce soit de mon mensonge ou de l’avoir embrassée, mais elle est tout de même venue à mon secours ce qui, dans le fond, laisse présager qu’elle ne m’a pas totalement condamné. Je ne devrais pas être aussi soulagé à cette idée mais difficile de faire autrement. Je jette un bref regard au bétail, me demandant vaguement à quelle sauce nous allons les manger avant de reporter mon attention sur la jeune femme, alors que j’essaie d’avoir les idées aussi claires que possible à son égard.

"Il est vrai que les conséquences n’auraient pas été des plus simples à gérer. Et surtout que passer au fer les gens avec une épée de bois aurait été long et fastidieux. Outre le fait que je ne suis pas un duelliste particulièrement doué de nature, je pense que j’aurais eu du mal à mener mon combat dans de bonnes conditions."

Je laisse filer un sourire avant d’ajouter, toujours sur le même ton.
"Vous m’avez donc surtout sauvé la mise car il était peu probable que j’arrive à faire autre chose qu’à les ennuyer. Enfin c’eut été un juste retour des choses au final."

Mon sourire se fait plus large quand je vois la lueur malicieuse danser dans ses yeux et je jette un bref regard à l’épée que je tiens toujours en main, me décidant à la reposer contre un mur sans chercher plus loin. Au pire des cas, elle sera toujours là quand je repasserais et je m’en chargerais. Sinon, un serviteur pourra me houspiller autant qu’il le veut.

"Nul besoin d’épée en bois pour me rappeler que les nobles veulent toujours la même chose. Je l’avais presque oublié à la longue et je vous avoue que ça ne m’avait guère manqué."

Je laisse filer un silence, hésitant quant à la réponse à lui apporter quand elle évoque le fait de me laisser tranquille. Je devrais être raisonnable et la laisser filer. Après tout, elle semble très bien se porter à ne pas me fréquenter plus que de nécessaire et les paroles de Jeyne continuent de résonner dans son esprit. Et pourtant, à l’entendre rire et prononcer mon nom, impossible de m’y résoudre. Je laisse alors filer, la mine complice.

"Je n’ai pas envie de fermer les yeux Lynara. Et encore moins de me soustraire de votre compagnie, surtout pour aller me confronter à une cible rétive qui ne fera qu’accentuer ma contrariété de ne pas être capable de m’en défaire sans difficulté."

Je la suis alors sans me faire prier, ne daignant même pas accorder un regard aux nobles qui continuent de nous observer. Qu’ils discutent de nous, cela les occupera quelques instants avant qu’ils ne trouvent une nouvelle cible. Et ils y en a nombre en ce moment à Winterfell avec le mariage tout proche. Je laisse filer un rire à sa réponse avant de rétorquer, la mine faussement sérieuse.

"Je vous remercie de votre sollicitude. Vous aussi vous avez remarqué la mine de son altesse à chacun de mes essais ? Je me suis même demandé si elle n’allait pas m’arracher le manteau des bras pour me montrer comment faire à un moment. J’avoue, j’aurais trouvé ça amusant."

Ou terrifiant, je ne saurais trop dire. J’avoue, c’est un honneur qui m’échoit à être aussi proche du lionceau pendant la cérémonie mais une part de moi s’en garderait bien. L’avantage c’est que je sais que tous les yeux seront braqués sur les mariés et personne ne se souviendra de moi. Sauf si je commets un impair mais je doute de survivre à la sortie dans ce cas-là.

Au reste de ses propos, j’ai un hochement de tête et j’ajoute, me faisant plus léger.

"Vous êtes encore là pour m’aider et je vais encore vous être redevable. J’espère que vous tenez le compte pour que je puisse rembourser toutes mes dettes le moment venu. Parce que oui, bien évidemment, j’ai encore quelques difficultés avec la complexité de votre cérémonie. Mais je suppose qu’il en est de même pour vous non ? Ou alors vous êtes bien plus douée que moi dans ce genre d’exercice … ou je ne suis qu’un butor qui ne comprend rien, ce qui n’est pas totalement à exclure."

Je continue de marcher à ses cotés mais je la fixe, amusé.

"Oh et vous pourrez me jeter tous les regards sévères que vous voulez. J’ai été à rude école, ce n’est pas le genre de choses qui me freine. C’est votre cas ? Non pas que je sois capable de faire une telle mine, même si avec un peu d’entrainement je devrais pouvoir le faire, mais je suis curieux, j’avoue."

Et surtout, continuer de faire comme si de rien était, comme s’il ne s’était rien passé de délicat entre nous. Pour le moment, je ne m’en sors pas si mal non ?


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Ven 12 Fév - 21:55

Je souris, en le voyant regarder le bétail, sans pour autant savoir ce qu’il pense. Ce n’est qu’une partie des nombreux animaux que nous allons consommer. Le faste sera le maître mot de ce mariage, et il y aura surement à manger pour bien plus que nécessaire. Nous serons nombreux, mais pas assez pour tout cela. Pour autant, marier la fille du Roi du Nord au fils du Roi de l’Ouest ne peut se faire autrement.

« Rassurez-vous, si le mouton n’est pas à vôtre goût, le choix sera assez vaste pour que vous puissiez vous restaurer. »

Je lui souriais, consciente que ma plaisanterie tomberait probablement à l’eau, mais peu importait. Nous enchainions sur un autre sujet, de toute façon, qui m’arracha un nouveau sourire.

« Ça aurait pu être un moyen excellent, de les punir de leur affront. Mais peut-être aurais-je du vous laisser, il aurait été fort distrayant de vous voir faire autre chose que leur arracher un chatouillement et un rire, en tentant de les passer au fil d’une épée en bois. »

Je soufflais, avec malice. « Mais c’eut été être cruelle, ce que je ne suis pas, et me priver de votre compagnie. »

Un léger rose envahit mes joues, alors que je prenais conscience de l’étendue de mes propos. J’espère qu’il ne le verrait pas, mais j’en doutais, et soupirais. Tant pis. Je lui avais avoué bien plus que ça, de toute façon… Je ne lui laisse pas réellement le temps de réagir, avant de saisir sur l’occasion de parler de son épée qu’il a oublié de laisser là-bas. Un sujet de discussion comme un autre, après tout.

« Vous êtes bien cruels, envers nos semblables. Peut-être vous idolâtrent-ils, et envient-ils votre talent à l’épée, malgré l’affreuse blessure que vous avez subie. Peut-être veulent-ils que vous les influenciez un peu, à votre image. »

Mon ton se fait plus amusé, bien que je pense réellement ce que je dis, mais il ne serait pas de bon ton qu’il le comprenne. Si tant est qu’il puisse ignorer le fond de vérité que je mets dans mes propos. Je retiens une grimace, cependant, alors que je lui dis que je peux lui fausser compagnie. Je n’en ai guère envie, en réalité, mais n’est-ce pas la plus honnête chose à faire, que de le lui proposer, comme lui l’a fait à plusieurs reprises ? Peut-être ne désire-t-il pas rester en ma compagnie, alors que les choses ne se sont pas réellement passées de manière très heureuse, la dernière fois. Je ne peux m’empêcher de laisser un léger sourire orner à nouveau mes lèvres, cependant, alors qu’il me répond avec un ton tout sauf celui qu’il emploierait pour me faire comprendre de le laisser en effet me fausser compagnie.

« Vous m’en voyez rassurée. J’avais craint que… j’avais craint l’inverse. »

Je ne pouvais lui confier penser qu’il ne souhaitait plus ma compagnie du tout, après qu’il m’ait évité, ces derniers temps. Car il était évident qu’il avait agi ainsi. Fort intelligemment, sans que je n’ai à le croiser et à le voir se détourner, mais tout de même. S’il ne m’avait pas évitée, il n’avait en tout cas pas cherché ma compagnie comme j’avais pu croire qu’il l’avait fait avant son aveu. Mais peut-être n’était-ce que pour apprendre ce que je pouvais l’aider à assimiler. Peut-être. Je secouais brièvement la tête, alors que je l’entendais rire. Peut-être pas. Je n’en savais rien. Je me laissais aller à rire brièvement, en essayant de prendre un ton sérieux moi aussi, mais probablement avec moins de succès.

« Surement craint-elle que votre jalousie devant le charme de son fils et sa chance d’épouser ma cousine et d’avoir une telle mère ne vous pousse à échouer pour ridiculiser les lions. »

Je laissais échapper une grimace, alors qu’une rougeur s’installait sur mes joues. Je ne voulais pas qu’il croit que je me permettre de rire de Sa Majesté Lannister ou de condamner ses actes, je ne pensais pas réellement ce que je disais. Enfin, si, Lyman Lannister avait une chance énorme d’épouser Jeyne, mais je n’oserai pas me jouer de sa famille, ni d’une Reine aussi puissante et digne que Jordane Lannister. Inspirant, je me retournais vers lui, alors que nous avancions dans les couloirs de Winterfell, lui souriant doucement.

« Vous ne m’êtes nullement redevable. Il est normal de s’entraider, et si vous l’aviez été, vous auriez largement payé votre dette en vous battant aux côtés des miens, et en me donnant des nouvelles de ma famille, quand je n’en avais pas. Qui plus est, vous pourrez comme vous le dites m’aider à mieux assimiler votre cérémonie, et ce qu’elle implique. Si, pour avoir écouté et aidé Jeyne, je la maitrise plutôt bien, même si je ne suis pas à l’abri d’une erreur, je ne suis pas certaine de me souvenir de tout, ou même de tout comprendre. Considérez cela comme une aide mutuelle. Et vous vous êtes montré appliqué et sérieux, quand je vous ai montré les cartes du Nord dont nous disposons, je n’ose croire que vous ne comprenez rien. »

Je le regardais avec surprise, en l’entendant, n’étant pas sûre de comprendre pourquoi il était amusé. À dire vrai, je n’avais eu d’œillades sévères que pour peu de monde, et je me sentirai incroyablement mal à l’aise de le faire envers Gareth. Ça n’était pas un droit que j’avais. Pas que je sache, du moins. Et il serait malvenu de me conduire de manière aussi… familière. Comme si je ne le faisais pas déjà. J’ignorais cependant cette pensée, m’efforçant de faire cesser mon trouble.

« Disons qu’il est parfois nécessaire de se faire entendre ainsi par certaines personnes. Mais n’ayez crainte, je n’aurai pas l’audace de vous imposer un tel regard, point du tout. Quant à être freinée par cela… Vous ne serez pas surpris si je vous disais que nous avions plutôt tendance à parler franchement, et pas nécessairement agréablement, avec Jeyne, lorsque nous étions contrariées. Aussi, nous maitrisons d’autres talents bien mieux. Mais cela ne doit vous convaincre que Jeyne ne fait que s’exprimer ainsi. Ce n’est pas mon propos. »

Je savais pertinemment qu’elle s’était entretenue avec lui, et qu’elle n’avait pas dû être tendre. Pas au début, du moins. Même si elle ne m’avait pas dévoilé tout le contenu de leur conversation. Et je ne souhaitais pas amener ce sujet dans la conversation. Par les Anciens Dieux, qu’il en change, par pitié !


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mar 23 Fév - 22:14

C'est en voyant le nombre de bêtes que je commence à peine à réaliser à quel point nous allons être nombreux. Et si c'est aussi le genre de réjouissances qui nous attend quand nous serons rentrés dans l'Ouest. Il n'y aura certes pas de cérémonie à proprement parler mais il semble impensable qu'une grande fête ne soit pas organisée pour notre retour qu'on peut qualifier de victorieux et, surtout, avec la future reine parmi nous.

J'ai un sourire à la remarque de la jeune femme qui me ramène à la réalité et je souffle, après avoir fait mine de longuement observer le mouton.

"Oh je ne m'inquiétais guère, je suis persuadé que nous allons nous régaler et que tout le monde y trouvera son compte. Et si ce n'est pas moi qui ferait un sort à cette bête, je suis sûr que quelqu'un d'autre sera ravi de le faire."

Comme s'il m'avait entendu, le mouton se met à bêler alors que nous enchainons et que, surtout, nous nous éloignons d'un pas tranquille. Impossible de ne pas laisser échapper un rire à sa répartie et, alors que je jette un dernier regard à cette épée de bois, je rétorque, avec une grimace.

"Excellent ? Je ne suis pas persuadé. J'aurais probablement été ridicule mais je n'aurais probablement choqué personne en ratant ma cible, en bon noble ouestrien que je suis. Mais je vous remercie de ne pas vouloir vous montrer cruelle."

J'ajoute, après une hésitation.

"Et de ne pas avoir envie de vous passer de ma présence."

C'est idiot de dire ça, vraiment. Mais la légère rougeur sur ses joues ne m'incite guère à me montrer raisonnable ou, en tout cas, à répondre ce qui serait le mieux pour elle. Je me mordille l'intérieur de la lèvre, retenant le reste des propos qui me viendrait spontanément à l'esprit et je prends une profonde inspiration avant de rebondir sur ses propos concernant les nobles du Val qui me tenaient compagnie jusqu'à son arrivée salvatrice.

"Je ne suis pas cruel, je suis trop réaliste pour mon propre bien. Ils ne cherchent qu'à se faire bien voir de moi et, par ce biais de Lyman.  Nombre d'entre eux sont persuadés qu'il est incapable de se forger sa propre opinion ou que je suis capable de lui faire penser ce que je veux. Ils doivent être désagréablement surpris quand ils se retrouvent face à lui."

Cette idée m'amuse et je laisse tout de même échapper un sourire qui fait écho à l'amusement trahi par le ton de sa voix. C'est le moment que je devrais choisir pour m'esquiver, ce serait probablement la chose la plus pertinente à faire mais, bien entendu, je n'en ai pas la moindre envie. Qui sait si nous pourrons à nouveau nous retrouver tous les deux seuls, même quelques instants ? D'autant que ce moment n'aurait déjà même pas du arriver à dire vrai. Je la fixe longuement sans rien dire quand elle me répond et je finis par lâcher, à mi-voix, essayant de démêler les paroles que j'ai le droit de prononcer de celles que je voudrais dire.

"Ce n'est pas le cas et ce n'est pas le genre de choses que vous pourriez craindre venant de moi. Mais ce n'est pas parce que je ne souhaite pas me passer de votre compagnie que c'est une bonne chose pour vous."

Je n'ajoute rien de plus. Elle n'est pas idiote et devrait comprendre sans trop de soucis ce que mes quelques propos veulent bien pouvoir dire. Mais il ne m'est pourtant pas facile de passer à autre chose. J'aimerais lui dire que je voudrais que les choses se passent autrement, de pouvoir laisser libre court à l'inclination que j'ai pour elle mais c'est tout simplement impossible. J'essaie de chasser ces pensées et je me recentre sur ce qu'elle me dit, laissant échapper sans même essayer de le retenir le rire qui me vient spontanément à sa réponse.

"Et bien Lynara, je ne vous imaginais pas aussi taquine en parlant de la souveraine de l'Ouest. Mais peut-être avez-vous raison et elle a toutes les raisons de craindre ma réaction."

Je vois une fois de plus le rouge lui monter aux joues et il me faut toute la maitrise du monde pour ne pas les effleurer du bout des doigts. Je toussote et je regarde partout sauf dans sa direction alors que nous évoquons plus sérieusement les cérémonies à venir. Si j'ai parlé d'un ton léger et que je donne l'impression de me moquer de la situation, ce n'est pas du tout le cas. Il est hors de question que je fasse le moindre faux-pas. Si je crains la réaction de Jordane, celle de ma mère, si elle a vent de l'événement, sera de toute façon bien pire. Cette pensée m'arrache un sourire alors qu'elle me répond et je répond, retrouvant tout de même un ton pensif.

"Quoi que vous en pensiez, je vous suis redevable. Je n'ai jamais combattu en songeant que cela payait la dette que j'avais envers vous. Je suis très appliqué lorsque la réputation de l'Ouest, et surtout de la famille royale est en jeu. C'était autant valable pour les cartes, pour être à même de seconder Lyman en cas de besoin, que pour ces cérémonies, où je sais que les regards se poseront aussi sur moi pour voir si je ne fais pas d'erreur et si je respecte bien vos coutumes. Je ne peux pas les en blâmer, cela fait partie du jeu si l'ont peut dire ça ainsi."

J'ajoute, d'un ton un peu plus joyeux.

"Mais j'aime beaucoup l'idée de nous entraider que ce soit maintenant ou pour toute autre chose. Alors, si vous avez le moindre doute sur quoi que ce soit, nous pourrons revoir les deux cérémonies, pour êtres sûrs."

Ma réplique quant à la possibilité que je lui laisse de me jeter un regard noir la laisse visiblement surprise sans que j'arrive vraiment à saisir pourquoi. Je ne dépasse pas une quelconque limite ou, si c'est le cas, je n'en ai pas conscience le moins du monde. Je laisse filer quelques instants de silence avant de hocher brièvement la tête.

"Oh n'y voyez pas là de l'audace, simplement une nécessité si je suis un élève dissipé. Cela m'est déjà arrivé malheureusement, mais il faut dire que le mestre n'avait pas vos talents pour capter mon attention."

Si je commence à me dire que là encore, je vais un peu trop loin, la seule évocation de Jeyne me confirme ce fait. J'ai une moue et je réponds, un peu à contrecœur, sans pour autant retenir un sourire qui me vient sans que j'arrive à m'en empêcher.

"Il est vrai que j'ai eu l'occasion de me confronter à votre franchise. A toutes les deux. Et si ce n'est effectivement pas agréable, cela a le mérite de dévoiler certaines réalités."

Difficile de ne pas songer à ma discussion avec Jeyne et, d'un coup, je me sens un rien mal à l'aise sans bien savoir quoi dire pour rebondir là-dessus sans passer pour un rustre qui se moque de ce qui s'est passé.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mer 24 Fév - 23:17

Je laissais échapper un léger rire, en entendant le mouton bêler à l’instant même où Gareth évoquait le fait de le manger, qui que soit le coupable. Je doutais que l’animal puisse réellement nous comprendre, mais la coïncidence était assez amusante. Je hoche cependant simplement la tête, alors que nos pas nous mènent à distance du bétail stocké et surveillé avec diligence par plusieurs gardes suite à l’aide que le Sénéchal avait bien voulu me fournir. Certes, mon oncle m’avait indiqué que je pouvais m’adresser à lui, mais peut-être avait-il en tête d’autres fonctions pour les hommes immobilisées à Winterfell le temps des festivités. Peu importait, il m’avait malgré tout fourni suffisamment d’entre eux pour assurer que le bétail resterait à l’endroit où il se trouvait entreposé. Je secouais la tête, pour me reconcentrer sur les propos de Gareth, ramenée à la réalité par son rire.

« Je peine à croire que les nobles ouestriens soient si malhabiles avec une épée, comme vous l’entendez. Ou comme les gens semblent le croire. Mais peut-être pourrais-je vous voir affronter un réel maître d’entrainement, lorsque vous serez remis de votre blessure et en pleine possession de vos moyens. Je ne doute pas de votre qualité. »

Je m’avançais grandement, ne l’ayant jamais réellement vu combattre, jamais du tout, à vrai dire, mais je ne parvenais pas à le croire mauvais. Il devait avoir été formé, à l’ouest, comme bien des jeunes hommes nobles. À moins que l’entrainement martial ne soit pas une des priorités là-bas, mais je ne pouvais le penser. Je retenais bien difficilement une toux, en l’entendant relever mes propos surement un peu trop audacieux, quant au fait de profiter de sa compagnie. Je n’ai pourtant fait que proférer la réalité mais ça ne l’en rend pas moins inhabituelle ou anormale, venant d’une jeune femme. Je hoche à nouveau la tête, sans rien ajouter toutefois.

« Il s’agit là, je le crains, d’un fléau réservé aux proches des Rois et de leurs enfants. À croire que nous pouvons accomplir des miracles, en soufflant toutes sortes d’inepties qui ne vont que dans notre intérêt, à chacun d’entre eux. Pourtant, je ne me suis jamais servie de ma place pour abuser Jeyne et l’amener à agir d’une manière qui ne contentait que moi. Et j’ose croire que lui demander d’être à ses côtés dans l’Ouest pour la soutenir et ne pas la laisser seule face à ces changements n’est pas motivé par mon besoin de la savoir heureuse et comblée, et la difficulté que j’aurai à la quitter. Si seulement ils savaient que, contrairement à eux, je ne cherchais pas à obtenir sa bénédiction, pas en permanence du moins, ou ses faveurs, mais à l’aiguiller quand je pense qu’elle se fourvoie… »

Je soupire, avant de sourire doucement en repensant à de nombreux conflits qui nous ont opposées. C’était généralement du passé, mais ça n’en restait pas moins vrai.

« Je vous avouerai ne pas connaître votre Prince, et ne pas être certaine de ne pas passer pour une jouvencelle quelque peu stupide, si j’en venais à le rencontrer. » Je m’arrêtais dans ma réflexion, consciente qu’ajouter que j’aurai surement pensé qu’il en serait de même face à lui aurait pu passer pour une attaque que ça n’était pas. Je ne pouvais pour autant m’empêcher d’évoquer mes craintes quant à la compagnie que je pouvais être pour lui. Je clignais des yeux, retenant une grimace face à son regard trop pénétrant à mon goût, et au silence dérangeant que nous laissons planer. Devrais-je partir, et ne pas persister sur le sujet ? Peut-être avais-je émis une vérité déplaisante, et ferais-je mieux de me retirer. Je crois bien laisser s’installer sur mon visage ce rictus que je retenais, en l’entendant, alors qu’il se décide enfin à parler, donnant raison à mon appréhension. À sa manière.

« Je n’ose croire que vous puissiez me heurter volontairement, et me nuire de la même façon… »

Je soufflais cela sur un ton encore plus bas que le sien, bien que je comprenne bien le problème que l’attachement qui se tissait entre nous pouvait créer. Je ne pouvais pour autant être raisonnable. Du moins, je ne le croyais pas. Pas que j’envisage d’agir de manière condamnable, mais il n’y avait pas réellement de mal à profiter de sa compagnie, n’est-ce pas ? La rougeur sur mes joues s’accentue, tant par la joie que je ressens bien involontairement à l’entendre rire aussi franchement, qu’à cause de l’audace dont je viens de faire preuve.

« Jamais je ne me permettrai d’énoncer des choses qui pourraient l’offenser, et j’espère que ce ne serait pas le cas, si elle venait à en entendre cela. Je me retournais malgré moi, regardant que nous soyons bien seuls et que nul autre n’ait pu entendre mes propos. Je peux malgré tout reconnaître qu’elle est une grande Reine, et que sa bru en sera une plus grande encore, malgré sa jeunesse actuelle. Mais vous ne devriez pas vous diminuer ainsi. »

Je me mords involontairement la lèvre, constatant le… la gêne ? qui l’agite. Ais-je dit quelque chose que j’aurai mieux fait de taire ? Je me contente de le regarder d’un air incrédule, pour ne pas aggraver la chose et m’enfoncer un peu plus dans la honte qui me consume et consume mes joues. Le sourire qui se pose sur ses lèvres, cependant, me rassure quelque peu.

« Vous me voyez ravie que vous preniez les choses si au sérieux, et de manière si honorable, Gareth. Bien que je sois amplement consciente de l’ampleur des attentes que l’on doit avoir de vous, en tout temps. Je suis sûre, réellement, que vous excellerez et respecterez bien toutes ces coutumes qui vous sont étrangères. Mais vous me contenteriez, en m’expliquant une fois de plus la façon dont se déroule un mariage selon les Sept, et ce que cela implique. Vous n’êtes pas sans savoir que je prie les Anciens Dieux, et que vos Sept me sont particulièrement étrangers… Y a-t-il un Dieu en particulier, auquel vous vous adressez pour les mariages ? Peut-être lui en demandais-je trop, mais il me semblait nécessaire de le faire. La réciproque est, bien évidemment, vraie. Vous pouvez me questionner à votre tour. »

Mes talents ? Je m’étais pourtant simplement contentée de lui montrer les différents lieux, sans savoir leur itinéraire pour le combat, et de lui parler de ce que j’aimais particulièrement dans le Nord. Ses paroles me faisaient plaisir, et me gênaient quelque peu. Je hochais la tête, incertaine de la réponse à fournir. Mes joues, de nouveau rosies, devaient malgré tout parler pour moi. Jusqu’à ce qu’une grimace, orne, à nouveau là encore, mon visage. Notre franchise… J’espérais qu’il n’en gardait pas un mauvais souvenir.

« J’espère que vous ne m’en tenez pas rigueur, pas plus qu’à Jeyne, Gareth. Elle m’a recueillie particulièrement… déboussolée, et je peine à imaginer la réaction que j’aurai eu, à sa place. J’espère aussi que vous n’avez pas, à cause de cela, une opinion peu favorable de nous. »

Oui, je l’espérais grandement.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Jeu 25 Fév - 23:34

Mon rire fait écho au sien alors que le mouton se fait remarquer et je secoue la tête, amusé, alors que nous nous éloignons de l'enclos. Il sera bien temps de savourer ces bête ainsi que tout ce qui a doit être en train de se préparer en ce moment-même dans les moindres recoins des cuisines du château. J'avoue, je m'en délecte par avance et j'ai un sourire à la pensée de Lyman me promettant un bon repas pour fêter notre retour du Nord. J'espère qu'il ne va pas se dédouaner en désignant celui-ci, ce serait tricher. Je me passe la main dans les cheveux et je rétorque, amusé.

"Oh je ne parle pas de l'ensemble des nobles ouestriens mais uniquement de mon cas particulier. Je n'irais pas mettre en doute les talents d'épéiste de mes compatriotes. Mais..Lynara, auriez-vous dans l'idée de pouvoir vous moquer de moi impunément en m'obligeant à affronter un maitre d'arme ?"

Mon sourire se fait plus large alors que je lui adresse une œillade malicieuse. Je ne suis pas du genre à vanter mes talents au combat. Outre le fait que ce serait me montrer présomptueux, ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de mettre en avant. J'ai survécu lors de la bataille mais ce n'est pas grâce à ça et j'ai appris que j'avais encore bien du travail avant d'être réellement utile dans un vrai combat. Mais je n'ai pas envie d'aborder ce genre de sujet avec Lynara, dont j'apprécie la compagnie bien plus que je ne le devrais.

Je lui dis d'ailleurs, un peu trop franc en écho  à ses propres paroles qui me touchent un peu trop. Pourtant, elle ne dit pas grand-chose et c'est une réaction aussi idiote que peu constructive. Pour autant, je n'ai pas envie d'y changer quoi que ce soit. Quand nous évoquons les nobles du Val, je ne peux que hocher la tête à ses propos qui reflètent parfaitement ce que je peux penser. J'ajoute, d'un ton tranquille alors que nous marchons doucement.

"Bien des gens semblent oublier qu'ils sont humains. Lyman ou votre princesse. Qu'ils ont eu aussi droit à se comporter normalement et surtout, d'avoir des gens qui les entourent capables de voir cela et d'agir en fonction. C'est aussi là que notre rôle a son importance, pas seulement pour faire barrage face à des nobles trop envahissants et surtout uniquement guidés par l'envie ou la réussite. Je n'ai jamais cherché à obtenir quoi que ce soit de Lyman, même si je ne vous cacherais pas que je me suis parfois amusé à me faire passer pour lui, juste pour voir la réaction des gens en face de moi."

Et aussi pour séduire quelques jeunes filles stupides mais ça, je préfère éviter de le dire à haute voix. Surtout à Lynara. Je m'arrête alors un instant avant de lâcher, l'air le plus naturel possible.

"Je suis heureux de savoir que vous venez dans l'Ouest en tout cas."

C'est probablement l'une des pensées les plus égoïstes que je peux avoir, surtout après ma discussion avec Jeyne mais j'ai promis de faire preuve de plus de franchise. Certes, elle ne s'imaginait pas cela et moi non plus mais c'est déjà trop tard pour faire marche arrière. J'arque cependant un sourcil, perplexe quant au reste des propos de la jeune femme.

"Vous n'avez jamais pris le temps de converser avec Lyman ? Voilà qui est surprenant. Enfin, il n'a pas eu un instant à lui depuis notre retour et sa blessure le fait souffrir. Tout le monde essaie de le convaincre de prendre plus de repos mais il n'en fait qu'à sa tête."

Je ne suis pas le mieux placé pour critiquer sa façon de faire mais sa santé importe plus que la mienne. Mais ce n'est pas tant ça qui m'intrigue mais plutôt l'idée qu'elle semble se faire d'elle, ou de Lyman, je ne saurais le dire.

"Et pourquoi passeriez-vous pour une jouvencelle stupide Lynara ? Pas un seul instant ce qualificatif vous concernant et je ne vois pas pourquoi Lyman ne penserais pas comme moi."

Je la fixe, curieux, guettant sa réaction avant que le sujet ne se fasse un rien plus sensible. Je devrais écouter ma raison mais j'en suis incapable, j'ai du mal à imaginer quelles pourraient être les conséquences. Et pourtant, quand je l'entends parler, je vois très bien ce qu'a voulu dire Jeyne en parlant de cœur brisé. Je sens mes mâchoires se crisper et je réalise que je suis incapable pour l'heure de faire en sorte qu'elle déteste lord Kenning. Je n'en ai pas la moindre envie en fait et je souffle, toujours sur le même ton qu'elle.

"Je n'ai pas la moindre envie de vous faire du mal Lynara. Bien au contraire. Je…"

Je fronce les sourcils, préférant me taire avant d'en dire trop une fois de plus. Ce n'est pas dans mes habitudes d'agir de la sorte et je pousse un profond soupir avant de changer de sujet. Et le rire que je laisse échapper quand nous parlons de Jordane me fait un bien fou. Il n'est ni forcé ni factice alors que je la regarde avec une affection que j'ai du mal à dissimuler.

"Et bien, autant être honnête, sa Majesté a tendance à se hérisser dès qu'elle considère que le protocole n'est pas assez respecté à son goût. Et seuls les Sept savent à quel point j'ai pu briser ce fameux protocole sans même m'en rendre compte. C'est pour cela que j'évoquais les regards noirs, je suis habitué au pire. Mais oui, c'est une grande Reine et j'ai tout de même un profond respect pour elle, quand bien même elle doit secrètement rêver de me tirer les oreilles même encore aujourd'hui. Quant à Jeyne…"

Je me fais un brin plus sérieux alors que je continue, le regard toujours fixé sur la jeune femme.

"Elle sera une Reine exceptionnelle, à n'en pas douter. Et je serais heureux de voir ça."

Mais je reste pourtant gêné, tant par ce qu'elle me raconte que par le simple fait que, plus je passe du temps avec elle, plus je risque de la blesser, que je le souhaite ou non. J'en viens presque à espérer qu'on nous interrompe, que je ne sois pas obligé de mettre fin moi-même à cette discussion et pourtant, nous continuons de parler, comme si tout allait bien.

"Il m'arrive de prendre certaines choses au sérieux, contrairement à ce que certains peuvent croire. Il y a bien des Dieux que l'on peut prier pour un mariage. La Jouvencelle, pour porter chance à la mariée et à ses amours, mais c'est avant tout le Père et la Mère que l'on honore ce jour-là. Le Père éclaire le jugement des hommes quand la Mère protège les femmes enceintes, les enfants et incarne la compassion. C'est un peu réducteur, j'admets mais vous pouvez déjà vous faire une première idée en tout cas. Et vous, à qui adresserez-vous vos prières pour cette union ?"

Je suis curieux et connaissant Lynara, je sais qu'elle est suffisamment pieuse pour connaitre toutes les réponses aux questions qui ne me viendraient même pas à l'esprit. Cette idée m'arrache un sourire avant que ses joues ne rosissent de nouveau et que nous parlions à demi-mots de mon tête à tête avec Jeyne.

"Je ne lui en tiens pas rigueur. Elle vous aime énormément et fera tout ce qu'il faut pour vous protéger. Et elle a raison. Même si j'avoue que la discussion a été un rien houleuse. Au début en tout cas. Mais j'ai retenu certaines leçons que je ne suis pas prêt d'oublier, même si ça ne change rien à ce que j'ai pu dire ou faire quand nous étions dans le Bois Sacré."

Difficile d'être plus clair en tout cas. Enfin, je ne sais pas si elle demandera des détails et, si c'est le cas, ce que je pourrais vraiment lui répondre.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Sam 27 Fév - 19:27

Je le regardais, intriguée. Avait-il si peu confiance en son maniement de l’épée ? Je peinais à croire qu’il soit aussi malhabile qu’il le laissait entendre. Il se débrouillait en tout cas suffisamment pour ne pas avoir succombé alors qu’il affrontait des guerriers bien plus entrainés. Je hochais cependant doucement la tête, plutôt incertaine de la réponse à apporter. Il était difficile d’affirmer qu’il était forcément talentueux, sans l’avoir réellement vu combattre ou affronter un adversaire digne de lui, sans qu’il ne soit blessé à l’épaule. Le juger sur un affrontement avec un pantin de paille alors qu’il n’était muni que d’une épée de bois et se remettait plus ou moins des conséquences de la bataille à laquelle il avait assisté me semblait plutôt cruel. Je grimaçais légèrement en l’entendant, prête à affirmer que tel n’était pas mon cas, avant de voir l’amusement dans ses prunelles, et de me laisser aller à un petit rire.

« Sans doute, pour me venger de l’aptitude que vous avez à me faire croire que je pourrai vous froisser en agissant ainsi, ou même que j’en serai assez cruelle. Et il faudrait que je puisse vérifier par moi-même que manier une épée vous met autant que vous le prétendez en difficulté. »

Je ne pouvais cacher ni mon incrédulité, ni le ton rieur qui habitaient ma voix, en lui répondant. L’avenir, peut-être, me prouverait qu’il disait vrai, mais peu importait. Ce que serait ma vie et mon futur dans l’Ouest était bien trop flou pour que je ne m’y attarde ou n’y pense trop. C’était assez aisé, alors que j’avais tant à penser et ce mariage à organiser en partie. Sa Majesté Lannister et Jeyne faisaient beaucoup, énormément, mais l’ampleur des tâches faisait que je n’avais que peu de répit. Je hoche aussi la tête, alors qu’il développe davantage encore ma pensée, concernant les gens qui pourraient vouloir abuser de la bonté de ceux qui dirigent nos vies à tous. Je ne peux réellement blâmer ceux qui oublient qu’avant d’être Roi, Prince ou Princesse, ils sont une personne. Ils ne les fréquentent pas, et ne doivent guère les voir autrement. Mais il est pour autant intolérable qu’ils cherchent à bénéficier de leur pouvoir. Bien que beaucoup jugerait cela normal et même encouragé. Fort heureusement, Jeyne a pu grandir avec quelqu’un qui n’en avait cure, et n’en profitait pas. Je l’espérais, du moins. Je riais, en l’entendant. Se faire passer pour son prince ?

« Et quelles ont été les réactions des pauvres cibles de votre farce ? Vous me sembliez prompt à vous amuser, mais je ne vous savais pas si… malicieux. »

Dans tous les sens du terme, bien que je pense que son jeu n’ait réellement causé de mal à qui que ce soit. Mais je pouvais comprendre le désir de rire de ceux qui accordaient tant d’importance au Prince, et qui se comportaient de manière hautement ridicule. Que la franchise soit plus présente dans le Nord n’empêchait pas d’y voir ce genre de personnes. Je m’arrête quelques instants après qu’il se soit arrêté, intriguée. Voulait-il se rendre ailleurs, et prenions-nous une mauvaise direction ? Je doutais me tromper. Je ne m’attendais pas à ce qu’il allait me dire, et je me mordais subitement la langue, rougissant à nouveau – et m’en maudissant. Avec de lui adresser un sourire franc et sincère. Plus grand que les convenances ne l’exigeaient, surement.

« Vous m’en voyez heureuse aussi. J’appréhendais, appréhende toujours, mais je suis rassurée de savoir que je ne serai pas seule, face à une cour à laquelle je ne comprends rien, et que je pourrai bénéficier d’une compagnie plaisante... Je me mordais la lèvre, consciente d’être un peu trop présompteuse.

Sans vouloir m’imposer, bien sûr. Je suis consciente de ne pas avoir la moindre idée de vos obligations, mais qu’elles doivent être autres que celles d’aider une étrangère à s’accoutumer à votre contrée… »

Si seulement je pouvais me taire. Je grimaçais, avant de reprendre la marche, confuse. Je ne voulais l’obliger à rien, et encore moins me montrer craignant la cour de l’Ouest. Que ça soit le cas ou non. Je secoue la tête, affrontant un instant son regard, avant de détourner le mien à nouveau.

« Comme vous le dites, votre Prince a sûrement eu beaucoup à faire, et j’ai moi-même été fort occupée avec le mariage. Et je ne souhaitais pas m’imposer, qui plus est. Comme vous le dites, il a plus important à penser, que de faire la connaissance de toute la cour du Nord, et de la famille éloignée – et très grande - de sa femme. »

Je secouais brièvement la tête, en l’entendant. Flattée, et gênée. Je peinais à croire que les demoiselles de l’Ouest soient aussi… soient comme moi. J’en avais vu quelques unes, à Goeville, évidemment, mais elles me semblaient moins engoncées dans leurs valeurs que moi.

« La façon qu’ont les femmes de l’Ouest de percevoir les choses me semblent bien différentes des miennes. Peut-être ais-je tort de penser que votre Prince me considèrerait ainsi, mais je ne saurai vous le dire. »

Je gardais pour moi que tant qu'il rendait ma cousine heureuse, rien ne m'importait davantage, et qu'un Prince de l'Ouest ne devait guère se soucier d'une lady du Nord. Je ne voulais pas donner à Gareth l'impression de chercher là un compliment, alors que ce n'était jamais qu'une constatation. J'étais la cousine de Jeyne, mais sans doute n'imaginait-il pas que je ferais partie de sa suite, ni même que nous étions si proches. Je me forçais à ne pas trop sourire, certaine que je montrais bien trop le plaisir que j'avais à savoir qu'il ne me considérait pas comme cela malgré tout.

Je ne peux réellement m'empêcher de sourire davantage en l'entendant, cependant, avant de froncer les sourcils, sans pour autant oser lui demander de finir sa phrase, bien que le soupir qu'il laisse échapper me met mal à l'aise. Sans doute est-ce pour ça que j'affirme de telles choses sur Jordane Lannister, mais son rire me fait oublier la gêne que son attitude a provoquée. Presque, parce qu'il est difficile de faire abstraction de l'intensité de son regard auquel, j'en suis persuadée, le mien fait écho. Baissant les yeux, je grimace légèrement cependant à sa description de la Reine. Pas que ça me surprenne outre mesure, mais je ne suis pas certaine de ce que cela signifie pour Jeyne dans le futur. Je ne peux cependant que sourire en entendant la suite.

« Veuillez m'excuser. Je ne vous souhaite pas de subir un tel sort, mais je dois admettre qu'il serait probablement divertissant d'assister à un tel spectacle, à condition que vous n'en souffriez pas. Je peine à imaginer la Reine agissant ainsi, je vous l'avoue. »

Je relève les yeux vers les siens, en entendant le prénom de ma cousine. Lui souriant un peu plus doucement et avec fierté.

« J'en suis et en ai toujours été intimement convaincue. »

Espérons cependant que ça n'arrive pas trop tôt pour Lyman et elle. Je l'écoutais attentivement me parler de ses dieux. Sept Dieux, uniques et identifiables. Cela me semblait tellement curieux.

« Il m'est difficile d'assimiler tout cela. Nos croyances sont réellement différentes. Je risque de vous questionner à nouveau à l'avenir... Quant à nous... Je marquais une brève pause, réfléchissant à la meilleure façon d'expliquer nos croyances. Les nôtres sont moins définies. Les anciens dieux sont nombreux et uniques à la fois. Ils n'ont pas d'identité propre. Nous ne les nommons pas mais ils nous entendent. Ils sont partout dans la nature, et nous écoutent. »

Je n'étais pas certaine de pouvoir lui faire comprendre la relation privilégiée et intimiste que nous avions avec les anciens dieux. Nous prions auprès d'un barral, mais j'étais certaine qu'ils nous entendaient malgré tout. Il m'était cependant moins difficile d'évoquer nos dieux que de discuter de sa conversation avec ma cousine. Elle ne m'en avait pas tout dit, et je ne savais pas réellement ce qu'il en avait pensé.

« Vous m'en voyez rassurée, je ne souffrirai pas que vous soyez en conflit par ma faute. Je ne souhaite me montrer indiscrète, mais puis-je avoir l'audace de vous demander lesquelles ? Et soyez assuré que cela ne change rien de ce que j'ai pu dire une fois mon... emportement apaisé. »

Je doute que mes joues puissent être plus rouges.


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Dernière édition par Lynara Karstark le Dim 28 Fév - 1:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Sam 27 Fév - 23:47

Prendre à nouveau les choses à la légère me fait du bien. Donner l'impression que je suis malhabile avec une épée m'amuse. Quand bien même je ne suis pas des plus doués dans l'exercice, je pense arriver à me défendre un minimum. Mais voir son air intrigué mérite bien que je continue ce petit jeu, même si elle n'est pas dupe.

"Voilà qui serait pousser la malice bien loin, vous ne croyez pas lady Karstark ? Mais à choisir, quitte à essayer de me mettre en avant, je préfèrerais vous montrer mes talents à l'arc. Là au moins, je suis sûr de ne pas me ridiculiser. En espérant que mon épaule se remette suffisamment pour que je retrouve mes capacités dans ce domaine."

Je fronce légèrement les sourcils à cette pensée. Si j'ai déjà été agacé en voyant mon handicap au maniement de l'épée, je risque d'être de fort mauvaise humeur si je n'arrive pas à manier l'arc comme je le voudrais. Mon épaule va certes mieux mais je crains de ne retrouver totalement mes capacités. Je préfère pour l'heure me focaliser sur la jeune femme qui m'accompagne et son regard rieur plutôt que de songer à l'avenir qui nous attend à Castral Roc et aux difficultés auxquelles je n'avais pas vraiment songé jusqu'alors.

Ses paroles font écho aux miennes alors que  nous devisons sur notre position vis-à-vis des souverains dont nous sommes proches depuis toujours ou presque et je l'écoute avec une attention non feinte. Lynara est bien la première personne que je croise et qui semble avoir une relation similaire à celle que je peux avoir avec Lyman. Enfin aussi similaire que possible malgré la différence de sexe qui n'est pas à négliger évidemment. Mais c'est peut-être pour ça aussi que je me sens aussi à l'aise en sa présence, parce qu'elle sait ce que je peux ressentir, quand bien même elle ne cautionne pas ma façon de faire, je l'ai bien vu lorsqu'elle a appris pour notre subterfuge. Pourtant, elle rit quand je lui raconte que je me suis déjà fait passer pour Lyman et elle ne semble pas s'en offusquer.

"Et bien… il est intéressant de voir à quel point l'attitude des gens peut changer lorsqu'ils se croient face à une personne de sang royal. Je ne saurais dire s'il me viendrait à nouveau à l'idée de faire ça à nouveau mais oui, je me suis grandement amusé, je plaide coupable Lynara. Mais si cela peut vous rassurer, la plupart du temps, j'ai fini par en informer les intéressés et s'ils ne l'ont jamais su c'est que cela leur aurait fait plus de mal que de bien."

J'ai toujours réussi à respecter les limites, à ne jamais déshonorer mon nom et encore moins celui des Lannister, je ne suis pas totalement stupide. Mais mes aventures ont toujours amusé Lyman en tout cas. Repenser à tout cela me fait sourire et me rend presque nostalgique de l'Ouest alors que je glisse à Lynara, sans ambages que je suis heureux de sa venue avec nous. Voir ses joues rougir de plus belle et son sourire me font bien plus plaisir que les satanées convenances ne le voudraient et je reprends, d'un ton tranquille.

"Il est normal d'appréhender votre arrivée à la Cour de Castral Roc et si ma compagnie peut vous être d'une aide quelconque, j'en serais ravi. Ou, à défaut, je pourrais vous distraire si le reste de la cour vous porte un peu trop sur les nerfs."

Je me suis fait malicieux à mesure que je parle même si le fait qu'elle parle de ma compagnie comme plaisante ne peut que me plaire. C'est idiot et j'ai presque envie de voir Lyman arriver pour qu'il se moque, qu'il me ramène à la réalité de ma situation plutôt que de rester à deviser de façon un peu trop franche avec la jeune Karstark.

"Je suppose que mes obligations ne seront certainement plus les mêmes qu'ici. C'est même évident. Lord Kenning n'aura plus à cirer les bottes de son prince, quand bien même l'idée serait capable de l'amuser suffisamment pour qu'il me demande de le faire à nouveau.  Mais je me débrouillerais toujours pour avoir du temps pour vous ne soyez plus une étrangère, je vous le promets."

A la voir grimacer, je préfère ne pas trop en rajouter, je vais déjà beaucoup trop loin. Mais l'évocation de Lyman et le fait qu'ils ne se soient jamais croisés m'étonne quelque peu et il est certain que les choses vont rapidement changer. Je secoue légèrement la tête à ses propos avant de reprendre, un rien plus sérieux.

"Il prendra du temps pour apprendre à vous connaitre, à n'en pas douter. Votre proximité avec sa promise ne passera pas inaperçue et rien que pour cela il voudra en savoir plus sur vous."

Et aussi parce qu'il sera curieux de parler avec l'une des rares jeunes femmes, pour ne pas dire la seule, qui ait réussi à capter mon attention de la sorte. Pour être parfaitement honnête, je redoute un peu son air narquois quand nous nous retrouverons tous les deux une fois qu'ils auront vraiment fait connaissance. Satané lionceau qui n'en perd pas une, surtout lorsque cela peut lui permettre de s'amuser de moi. J'adresse un sourire que j'espère rassurant à l'attention de la jeune femme avant de reprendre.

"Je vous assure que vous n'avez pas de raisons de croire cela. Faites-moi confiance."

Quand j'essaie de lui faire comprendre que je ne veux pas lui faire de mal, je me retrouve à court de mots, ne sachant pas comment lui expliquer que, si j'y suis obligé, je n'aurais probablement pas d'autres choix et que je ne vois guère comment la protéger de ce qui nous attend à Castral Roc. Je réprime un soupir, trop heureux de discuter de la Reine alors que je retrouve ma malice habituelle.

"Oh ce serait divertissant, à n'en pas douter, bien qu'un peu embarrassant pour moi, je vous l'accorde. Je pourrais peut-être faire un effort un jour et trouver assez facilement de quoi attirer ses foudres si cela peut vraiment vous amuser. J'ai toujours trouvé comment me faire pardonner jusque là, cela ne devrait guère être différent."

Impossible de ne pas voir sa fierté quand je parle de Jeyne et de la reine exceptionnelle qu'elle fera. Je n'en ai pas le moindre doute et elle non plus visiblement. C'est probablement pour ça qu'elle aussi veut faire ce qu'il faut pour lui faire honneur lors du mariage. Alors je lui parle de nos Dieux. Non pas que je sois vraiment dévot, ce serait même parfois le contraire, mais je sais l'importance que cela peut revêtir pour elle. J'écoute alors sa vision des anciens dieux, pensif, avant de hocher brièvement la tête.

"Je vois. Chacun de nos dieux est unique, il s'occupe d'une chose précise. Nous pouvons prier le Guerrier ou l'Aïeule en fonction de nos besoins, de ce que nous voulons bénir alors que vous adressez toujours vos demandes à une divinité unique aux nombreuses facettes. J'espère que vous ne serez pas trop déstabilisée une fois dans l'Ouest."

Difficile quand même de visualiser la façon dont ils ont de prier les anciens Dieux mais je reste curieux. Surtout que le sujet est beaucoup plus simple à gérer que celui que nous finissons par aborder. Il était évident qu'elle était au courant de mon tête à tête avec Jeyne mais je ne peux m'empêcher de grimacer, cherchant mes mots. Je finis par lâcher, non sans remarquer que ses joues se sont empourprées.

"L'importance de votre bien-être était au centre de notre discussion. Je vous l'ai dit, je ne vous veux pas de mal, je me suis vraiment attaché à vous mais je ne veux pas que mon comportement puisse vous nuire en quoi que ce soit. Mais je ne saurais dire ce que l'avenir nous réserve, surtout une fois rentrés dans l'Ouest."

Je soupire, ses derniers mots résonnant dans mon esprit. J'aurais préféré qu'elle regrette ce qu'elle a pu dire ou faire à dire vrai, il aurait été plus simple de me faire détester d'elle si j'y suis obligé.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Dim 28 Fév - 2:46

Se mettre en avant ? Je n’ai pas réellement affirmé une telle chose, quand bien même cela reviendrait à le faire, en effet. Je ne peux m’empêcher de lui sourire d’un air légèrement taquin, à mes dépends. Je ne suis pas habituée à me montrer si légère, et n’en ai à vrai dire pas conscience.

« Je ne pensais ni à vous ridiculiser, ni à ce que vous vous mettiez en avant, mais peut-être est-ce là une pensée ouestrienne, simplement à ce que vous me montriez ce que vous saviez faire, mais si l’arc vous sied mieux, cela me convient aussi. À condition que vous ne forciez pas sur votre épaule, tant qu’elle n’est pas remise. Je serai réellement fâchée, que vous puissiez aggraver votre blessure pour un simple caprice. »

Le sourire sur mon visage laissait entendre la plaisanterie, tant dans ma remarque sur les gens de l’Ouest, que sur le fait que je pourrais être fâchée. Je serai probablement plutôt inquiète, mais je compte bien taire cela. J’en dis, et fais, déjà probablement bien trop. Je pense réellement cependant qu’il ne doit pas utiliser son épaule avant qu’il n’en soit temps. Et s’il doit être rappelé de ça, bien qu’il y aura surement bien des gens pour le faire quand nous serons dans l’Ouest, alors je le ferai. Si je suis en mesure de le faire. Je soupire un instant, avant de relever mon regard vers la trajectoire que nous prenons. Nous ne sommes plus très loin de la salle où sont entreposées les capes aux couleurs actuelles de ma cousine, et à ses futures couleurs. Cela me perturbe, malgré le jeu auquel nous nous sommes risquées elle et moi il y a peu, de m’imaginer qu’elle ne sera plus une Stark, que je ne partagerai plus un peu de son nom, et que ses couleurs seront tellement éloignées des nôtres. Je secoue la tête, brièvement, continuant à avancer.

Le sujet se fait nettement plus sérieux, alors que nous évoquons nos Prince et Princesse et tous les courtisans qui leur tournent autour. Difficile de ne pas l’être, mais l’atmosphère reste malgré tout légère et amusante. Une capacité de Gareth, sans aucun doute. Il est cependant rafraichissant de partager une telle discussion. Bowen et moi en avions de similaires, quoi qu’elles visent plutôt à comparer nos situations, non pas vis-à-vis des gens qui rodaient autour du roi et de la princesse, mais plutôt de nos devoirs envers eux, dans l’ombre. Mais l’essence était assez similaire. Trop peu d’interlocuteurs existaient malheureusement, en ce qui concernait ce genre de sujets. Peu de personnes, à vrai dire, servaient les familles régnantes des différents royaumes sans rien espérer en retour. Souvent, la loyauté était teintée par l’espoir d’acquérir quelque chose. Pas dans mon cas. Je m’arrêtais d’ailleurs un instant, acquiesçant à ses propos, mais hésitant à le questionner sur ce qui m’avait traversé la tête. Peut-être pouvais-je au moins répondre à ce qu’il m’avançait. Je le devais, à vrai dire.

« Vous m’en voyez rassurée, oui. Cependant… Je grimace. Je suis sûre qu’il lit en moi comme dans un livre ouvert, j’aurai surement mieux fait de me taire. Je ne souhaite ni vous offenser, ni me montrer indiscrète, mais… Votre approche du Prince, ou celle de votre famille, a-t-elle toujours été sans condition ? Je ne vous jugerai pas, je vous l’assure, je suis simplement… curieuse. »

Oui, bien que je ne puisse me cacher que je serai surement déçue, s’il m’avouait en effet avoir essayé d’obtenir les faveurs du Prince. Je n’étais pas naïve pour autant. Si mes parents m’avaient envoyée auprès de Jeyne, ça n’était pas pour mon bien être, peut-être pas pour le sien, mais pour consolider une alliance qui pouvait être mis à mal par la disparition prématurée de ma tante. Pour montrer à tous au Nord que les Karstark seraient toujours aux côtés des Stark. C’était le cas, c’était certain. Mes yeux fixaient Gareth, en attente de sa réponse. Et si elle était négative, que ferais-je ? Je ne pouvais l’en juger, c’était un fait. Soupirant, j’étais malgré tout déterminée à ne pas m’appesantir là-dessus. Et il était doué, pour me distraire des pensées déplaisantes, surtout en me faisant des remarques telles que celle que j’entends, et qui me rend probablement écarlate.

« J’ose espérer que nul ne verra d’un mauvais œil la présence d’une nordienne, dame de compagnie et cousine de leur nouvelle Princesse. Si elle a toute légitimité à être là, ça ne sera pas mon cas. Mais votre aide, et votre présence, seront d’un grand secours, si j’en venais à être bien trop désemparée par les nouveautés de votre Cour. Mais j’ose espérer qu’elle ne me portera malgré tout pas sur les nerfs. Non pas que votre compagnie ne soit pas plaisante et désirable, simplement parce que je ne suis pas certaine de supporter cela. Et je ne peux abandonner Jeyne, ni ne le veux par ailleurs.»

Oui, c’était aussi simple que cela. J’appréhendais tout de même. Mais je ne pouvais pas réellement m’appesantir sur le sujet, ou froisser voire agacer Gareth avec ça. Il s’agissait là d’appréhensions idiotes, et je devais savoir m’adapter. J’appréhendais aussi d’aller à Winterfell, plus jeune, et tout s’était très bien passé. Mais les situations étaient bien différentes. Je remarquais, tardivement, son air malicieux, alors que je lui avais répondu de façon très sérieuse, et laissais échapper un léger rire, moitié sincère, moitié crispé.

« Veuillez m’excuser, j’ai réagi bien trop sérieusement, pour une chose qui n’était qu’une manière de me détendre et de me faire rire. Sans doute vais-je devoir le travailler. Je suis touchée, cependant, que vous me promettiez de dégager ce temps pour moi, Gareth. J’espère que je ne vous importunerai pas, mais je vous suis reconnaissante des efforts que vous êtes prêts à faire pour faciliter mon arrivée à la Cour de Castral Roc. Le Prince est chanceux de vous avoir à ses côtés. »

C’était là une certitude. Malgré tout ce que j’avais pu demander, et ma colère alors qu’il m’avait menti, je n’avais jamais douté de cela. Il était prêt à tout, par loyauté, et cela ne pourrait pas changer. Je fronce les sourcils, voyant la surprise orner son visage. Gareth Kenning ne me semble pas homme à se laisser surprendre, aussi suis-je moi-même un peu surprise par ce fait. Je hoche la tête, en l’entendant exprimer ce qui lui a traversé l’esprit.

« Je ne sais si je dois l’espérer ou repousser ce moment, de crainte de ternir l’image qu’il a de Jeyne, avec qui il semble fort heureusement s’entendre. Mais je dois vous avouer être curieuse de découvrir par moi-même ce Prince qui a su, quelque peu, amadouer ma cousine. »

Sans doute ne devrais-je pas le lui avouer, mais quiconque aurait des yeux en bon état au mariage le verrait. Et il était, très certainement, dans la confidence de son Prince. Il ne pouvait en être autrement. Je suis reconnaissante à Gareth des efforts qu’il fait pour m’ôter cette idée de la tête, cependant, et lui souris en réponse à un sourire qui éloigne cette pensée peu glorieuse.

« Je vous remercie de prendre le temps de m’en rassurer, alors que je n’aurai même pas du vous importuner avec une telle idée, qui semble erronée. »

Fort heureusement, ses déboires avec la Reine Jordane Lannister allège l’atmosphère, et relègue la gêne que je ressens de m’être confiée ici sur un sujet aussi ridicule en arrière, alors que je surenchéris sur le sujet.

« Je m’en voudrais, que vous risquiez de subir son courroux pour moi, malgré l’amusement qui pourrait en être. Faites moi donc la promesse de ne pas agir ainsi, simplement en souvenir de cette conversation. »

Cela n’aurait pas réellement de conséquence, contrairement à nos échanges jusqu’à présent. Cela ne l’engagerait même pas réellement. C’était aussi pour son bien, davantage que pour le mien, qu’il devrait agir comme ça. Mon sourire se fait plus flamboyant, alors que la conversation dérive sur Jeyne, mais pour rien au monde je ne cacherai l’affection que je nourris pour ma cousine, ni même la foi que j’ai quant à son avenir. Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de le questionner davantage sur leurs Sept Dieux, et ce que j’ai besoin de savoir pour le mariage. Plus par souci de ne pas faire le moindre impair, que par crainte que ça soit réellement le cas. Je n’aurai pas à intervenir, sinon pour récupérer la cape, après tout. Mais tout de même.

« Oui, c’est cela. Il m’est, à vrai dire, particulièrement curieux de percevoir vos Dieux comme unique, avec une identité et une fonction précise. J’espère que mes Dieux pourront m’entendre, malgré tout, et que la surprise de la confrontation avec les vôtres et les croyances des gens de l’Ouest ne sera pas trop perturbante, en effet. Mais vous aidez déjà à ce que ça ne soit pas le cas. Cela ne vous a pas choqué, cependant, de nous voir prier auprès d’un arbre orné d’un visage, n’est-ce pas ? »

Je ne l’espérais pas, du moins. Cela pouvait paraître pour le moins curieux, c’était certain. J’aurai cependant voulu avoir davantage à dire, car le sujet que nous abordions était nettement plus dérangeant. Je le vois grimacer, tout comme moi quelques secondes avant, et je suis persuadée qu’il n’est pas plus aisé pour lui que pour moi de parler de cela.

« Elle veille sur moi autant que moi sur elle, semblerait-il. Et je ne peux que comprendre qu’elle agisse ainsi. J’en aurai fait de même pour elle. Je ne peux pas vous garantir que je n’en ferai pas de même, d’ailleurs, s’il s’avérait que votre Prince fasse une erreur impardonnable. Quand bien même il rirait de mon audace et me congédierait sans s’en soucier. Ce qui se voulait une tentative d’humour en me dépeignant en fureur face au Prince était ratée, tant je ne pouvais perdre le ton sérieux qui m’habitait. Je toussais légèrement, perturbée par ses aveux. Il l’avait déjà évoqué, mais cela n’avait pu être qu’une idée, changer… Pour autant, j’avais été tout aussi sincère que lui. Et qu’il réitère son attachement… J’avais la sensation que mes joues étaient enflammées. Je suis réellement touchée de votre bienveillance et de votre prévenance, Gareth. De votre attachement, aussi, que je vous ai déjà confirmé être réciproque. Et je sais malheureusement que nous ne pouvons que difficilement contrôler notre avenir. Mais il serait prématuré de s’en inquiéter pour le moment, n’est-ce pas ? »

Nous serons bien assez tôt confrontés à la réalité, et nous ne faisions que discuter du mariage, aux yeux de tous. Nul ne pouvait savoir l’étendue réelle de notre conversation. La porte de la pièce que nous devions rejoindre se trouvait juste devant nous, et je m’y arrêtais pour entrouvrir la porte.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Dim 28 Fév - 21:43

Je suis quelque peu étonné de voir avec quelle facilité Lynara entre dans mon jeu. A croire qu'elle a aussi besoin que moi de prendre les choses à la légère mais, après notre dernière rencontre, j'aurais cru qu'elle n'aurait pas passé plus de temps que nécessaire avec moi. J'avoue, je ne suis pas mécontent qu'elle n'agisse pas de la sorte et j'en profite, faisant taire ces voix qui soufflent dans mon esprit à quel point cela pourrait aller à l'encontre de ce que je me suis promis suite à mon entretien avec Jeyne.
Je rétorque alors, non sans un rire.

"Pensée ouestrienne ou masculine, allez savoir ma dame. Mais oui, effectivement, pour mon ego il serait meilleur que je vous montre mes capacités à l'arc plutôt qu'avec une épée. Quant à mon épaule…"

Je grimace, sachant pertinemment qu'elle sera loin d'être la dernière à me faire ce genre de remarques et qu'il me faudra les écouter si je ne veux pas avoir à subir une trop longue convalescence voir pire encore.

"J'ai beau aimer fanfaronner, je vous assure que je ne ferais rien qui puisse mettre en péril ma guérison. Voilà bien la seule chose qui pourrait vraiment me freiner. Même si aujourd'hui, j'avais vraiment besoin de faire un peu d'exercice."

J'ai malgré tout un soupir. Etre raisonnable n'a jamais été dans ma nature. Pour autant il va falloir que je me force un peu. Je préfère chasser cette pensée de mon esprit, me concentrant sur les propos de la jeune femme qui, une fois de plus, arrive à me changer les idées avec une facilité déconcertante. Pour autant, notre discussion n'est pas des plus légères alors que nous évoquons ce qui fait notre quotidien. J'essaie tout de même de ne pas trop me prendre au sérieux et elle semble faire de même avant qu'elle ne grimace. Je la fixe alors, un rien perplexe, laissant échapper un sourire quand elle se dit rassuré avant de froncer les sourcils au reste de ses propos.

"Voilà une question étrange, j'avoue. Ma position auprès de Lyman a été une récompense en elle-même a dire vrai, pour la fidélité sans hésitation dont ma famille a fait preuve depuis toujours ou presque. Donc en soit, il n'y avait rien de plus à y gagner. Enfin je n'ai jamais songé qu'il pourrait y avoir autre chose, d'autant que l'amitié que j'ai pour Lyman m'est précieuse. Il ne me viendrait pas à l'idée d'en abuser. Enfin, je ne suis pas vraiment sûr de répondre à votre question. Et pourquoi avez-vous pensé à cela ?"

Je lui rends son regard curieux, guettant quelques instants ce qu'elle pense du sujet alors que nous continuons à marcher et à discuter. Je me rends brusquement compte que lord Kenning n'est peut-être pas si éloigné de Gareth que je ne l'aurais cru. Mais, pour en être bien sûr, il faudra attendre le retour dans l'Ouest, ce que nous abordons d'ailleurs. Je laisse filer un instant de silence, cherchant avec soin mes mots.

"Je ne vous cacherais pas que votre venue va attiser les curiosités Lynara. Surtout une arrivée d'une telle importance et qui dénote des nobles que l'on peut côtoyer au quotidien. Mais comme je vous l'ai dit, je serais là, autant que je le peux, pour que vous puissiez vous adapter et que vous vous sentiez le mieux possible, à défaut de vous y sentir chez vous tout de suite. Et vous êtes forte, vous l'avez démontré au cours de ces derniers mois. Jeyne aura besoin de vous, d'un soutien dont elle pourra être sûre, surtout pour assoir sa position à la cour."

Je peux comprendre ses appréhensions. Je n'ai pas vécu vraiment les mêmes lors de mon arrivée à Winterfell mais j'ai tout de même été longuement observé, ouestrien aux coutumes si différentes des leurs. Mais je m'y suis fait et je n'ai aucun doute que Lynara s'en sortira même si elle devra surement s'endurcir.

Je décoche alors un large sourire au reste de ses propos, ne souhaitant pas trop en rajouter. Elle a compris je le pense, que je ferais de mon mieux, au vu du temps que j'aurais à lui accorder, pour l'aider dans sa découverte du Roc. En espérant que rien ne vienne contrarier ce projet, je souffle, avec malice.

"Voilà comment vous pourrez aborder Lyman, en lui disant qu'il a de la chance de m'avoir. Ca me parait tout à fait approprié. Et ne repoussez pas ce moment, vous pourriez être agréablement surprise. Après tout, s'il arrive à me supporter depuis tant d'années, vous pouvez vous imaginer sans difficultés qu'il est doté de bien des qualités. Ou alors c'est l'inverse, je ne saurais dire."

Je passe sous silence le fait qu'il ait amadoué Jeyne. Outre le fait que ce n'est pas une découverte, je n'ai pas envie qu'elle n'ait l'impression de s'être trop confiée. Je lâche alors, avec un sourire en coin après l'avoir observée quelques instants.

"Ne me remerciez pas. Après tout, je ne fais qu'énoncer quelques vérités, rien de plus."

Et cela me permet de me montrer sous un jour pour le moins agréable, me souffle cette petite voix que je continue d'ignorer. Je préfère parler de la Reine de l'Ouest, après m'être vaguement assuré qu'elle ne soit pas dans les parages, je manquerais vraiment de chance pour le coup et je réponds à la jeune femme, sur le ton de la confidence.

"Voilà bien quelque chose que je ne pourrais vous promettre ma dame. Ne serait-ce que pour vous soutirer un rire."

Les sujets s'enchainent avec une facilité déconcertante, comme à chaque fois que j'ai pu passer du temps avec elle et quand nous parlons religion, là encore je n'ai pas de difficulté à lui dire ce que je pense, sans vraiment me soucier sur le moment de si c'est acceptable ou pas de parler de la sorte. J'ai une moue à sa question avant de secouer légèrement la tête.

"Et bien, je n'ai pas été choqué mais je ne suis guère une référence en matière de dévotion. Je crois vous l'avoir déjà dit, je ne prie pas souvent et c'est plus souvent par habitude, pour me rassurer qu'autre chose. Mais je suis loin d'être une référence dans ce domaine, je l'avoue."

Je me demande un instant si mes propos de ne la choquent pas avant de continuer sur un sujet autrement plus sensible. J'ai un sourire en essayant d'imaginer un instant Lynara déchainer sa fureur sur Lyman mais j'avoue, l'exercice est difficile. Mais bien moins que d'essayer de rester stoïque devant les joues empourprées de la jeune femme alors que je ne fais que confirmer ce que je lui ai déjà dit quelques jours plus tôt. Ce n'est probablement pas la chose la plus judicieuse à faire, je veux bien l'admettre mais je suis incapable de m'en empêcher et, pour être franc, je n'ai pas la moindre envie.

"Vous avez raison. Tant sur l'impossibilité de contrôler notre avenir que sur le fait qu'il est inutile de trop se tracasser tant que les difficultés ne sont pas là."

Je laisse quand même échapper un soupir avant de m'arrêter juste devant cette porte que j'ai déjà beaucoup trop vue à mon goût. Je reprends alors, dans un rire.

"Et bien, voyons à quel point je manque d'élégance à et quel point je risque d'affliger sa Majesté le jour du mariage."

Je fixe alors la porte, un rien indécis, me demandant à quel point il serait déraisonnable d'entrer dans cette pièce et d'y rester seul avec Lynara.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Lun 29 Fév - 23:07

Pensée masculine ? Oui, peut-être. Il ne serait pas le premier homme à fanfaronner devant des jeunes filles, pour les divertir et faire briller leurs yeux. J’acquiesçais de la tête, souriant légèrement. Fort bien, il en serait ainsi, pour préserver son égo. Mais je trouverai le moyen de le faire me montrer son adresse à l’épée, malgré tout. Comment, je n’en savais rien, mais d’une façon ou d’une autre. Je fronce les sourcils, avant de relâcher mon visage et de tenter de sourire à nouveau.

« Vous, fanfaronner ? Est-ce là une chose que je suis amenée à découvrir, une fois dans l’Ouest ? Vous me voyez cependant rassurée de votre volonté de ne pas mettre en péril votre guérison, et les soins que l’on a apportés à votre épaule. Mais pourquoi ne tentez-vous pas, simplement pour faire de l’exercice, de vous entrainer avec votre autre bras ? Cela doit être moins aisé, mais nul ne vous en blâmerait, ni n’oserait rire de vous. »

Pas avec méchanceté ni sérieux, du moins. Je ne relève pas son soupir, pas certaine de sa signification, et peu désireuse de me montrer intrusive. Je ne m’attardais pas non plus sur le sujet, grimaçant légèrement alors qu’il évoquait son prince que je ne connaissais pas le moins du monde, et que nous en venions à discuter de la relation qu’ils partageaient. De la place que lui et moi nous partagions, auprès de souverains en devenir.

« J’espère ne pas vous interloquer ou vous froisser, avec une telle question. Je pensais seulement que les personnes n’ayant jamais rien espéré des familles régnantes qu’elles servaient sont bien rares. À part Bowen Glover, vous et moi, je doute en connaître. Et je ne vous cacherai pas avoir demandé récemment la faveur de placer mes frères auprès de combattants aguerris, pour qu’ils risquent moins leur vie. Bien que je répugne à bénéficier ainsi de faveurs. Vous me voyez en tout cas rassurée de savoir que votre Prince a quelqu’un d’aussi fidèle et désintéressé, sur qui compter et sur qui se reposer. Mais rassurez, je ne vous envisageais pas un instant abuser de ce lien que vous avez su nouer l’un avec l’autre. »

Je lui adresse un petit sourire d’excuse. Mes pensées ne sont pas forcément claires, même pour moi, mais je lui ai évoqué sincèrement ce qui avait motivé ma question… Question pour le moins incongrue, je peux le lui accorder. Je ne peux m’empêcher de me sentir un peu mal à l’aise et gênée, face à sa réponse, grimaçant. Bien évidemment, nous n’allions pas passer inaperçues. Sans doute pourrais-je le faire davantage que Jeyne, qui serait scrutée, mais une fois qu’elle aura fait ses preuves, ce qui ne tardera pas, alors peut-être l’attention de tous déviera-t-elle vers moi. Je n’en suis pas désireuse, mais je crains n’avoir le choix.

« En espérant que ces regards scrutateurs et me jugeant ne seront pas trop difficiles à affronter... Et qu’avant de se poser sur moi, ils ne malmèneront pas Jeyne. Mais je ne dérogerai pas à mes obligations. Je serai là pour ma cousine, à tout moment. Quant à ma force… Je n’en suis pas aussi sûre que vous, mais je suis touchée que vous le pensiez. Votre soutien et votre aide me seront précieux, une fois chez vous, Gareth. »

Je n’exagérais guère, ne le disant ni par flatterie, ni par appréhension de ce qui m’attendait. J’appréhendais en effet, comme je le lui disais, mais en dépends de tout cela, il serait apprécié et réconfortant de ne pas être entourée que d’étrangers dont je ne savais pas quoi attendre, que je ne pouvais guère cerner, et que je pensais ne pas pouvoir comprendre, pas de sitôt. J’espérais en tout cas être aussi forte qu’il le disait, et ne pas menacer de m’effondrer face à la difficulté. Je ferai dans tous les cas de mon mieux, pour être digne de Jeyne, digne des Karstark, digne du Nord. C’était mon devoir, et mon honneur ne souffrirait pas de m’effacer totalement au sein de cette Cour si inhabituelle… ou que je pensais si différente et très déroutante.

Je ne peux retenir un rire, en l’entendant me suggérer une manière d’aborder le Prince. Oui, peut-être pourrais-je faire ça. Et passer pour une jouvencelle, trop attachée à son vassal et ami. Je rougis à nouveau, bien malgré moi, à cette idée. Non, ça me paraît une très mauvaise approche, tout compte fait. Je tente de sourire, malgré tout.

« Peut-être est-ce le mieux, en effet. Et sans repousser ce moment, il me semble difficile de me présenter à lui et de demander audience. Je ne suis pas certaine que mon égo s’en remette, à l’instar du vôtre qui serait malmené si vous deviez vous exercer à l’épée devant moi. Non pas que je me pense aussi importante qu’un Prince ou indigne de demander à être reçue par lui, simplement qu’il serait bien peu libertaire et bien trop protocolaire de m’adresser ainsi à lui. Je doute, de cette manière, pouvoir réellement connaître votre Prince. Mais si l’occasion se présente, je m’efforcerai de faire taire mes doutes, et me présenterai à lui. Quant au plus chanceux de vous deux… M’autorisez-vous à réserver mon opinion pour le moment où je l’aurai réellement rencontré ? »

Je lui adressais un sourire amusé, taquin. Je peinais à croire qu’il soit aussi difficile à supporter qu’il l’entendait, mais il devait être plus… libre, et franc, avec son Prince, peut-être. Très certainement. Je hochais la tête, sans rien ajouter, alors qu’il m’indiquait de ne pas le remercier, me faisant rougir de plus belle. J’essayais d’ignorer mon teint, malgré tout, fronçant les sourcils en le regardant observer les lieux, comme désireux de ne pas être surpris… avant de rire doucement, en l’entendant.

« Ne vous sous-estimez, en pensant ne pouvoir me faire rire qu’en de telles circonstances. Je vous fais confiance pour cela. Mais soit, je vous fais le serment de m’en amuser, si cela devait arriver, au lieu de m’inquiéter de la douleur que vous pourriez ressentir. »

Nous abordons un sujet un peu délicat, non pas parce qu’il est difficiel de l’aborder, mais bien parce qu’il est difficile de retranscrire ce qu’il en est. Nos relations avec nos Dieux sont spéciales, et souvent complexes à expliquer à quelqu’un qui ne les a pas expérimentées. D’autant que, vu ce qu’il vient de me dire, la religion chez eux n’a rien à voir avec la nôtre. Elle est plus cloisonnée, moins libre. Je déglutis, cherchant mes mots, avant de sourire à sa réponse. Il n’est fort heureusement pas fermé ni réellement étonné par nos croyances. Peut-être parce qu’il n’est pas un fervent croyant en les Sept, comme il le dit. Je le remercie de la tête, d’un petit signe. Je n’ai pas grand chose à ajouter, mais il me rassure à ne pas nous trouver étrange pour cela… en plus de tout ce qui nous oppose certainement. Je grimace à nouveau, alors qu’il évoque notre avenir. Il a fort malheureusement raison, aussi hoché-je de nouveau la tête, sans rien ajouter, posant simplement ma main sur la porte sans l’ouvrir pour autant.

« Vous devriez cesser de vous sous-estimer ainsi, Gareth. Et si cela peut vous aider, imaginez moi trébuchant sur la cape de Jeyne, la faisant chuter en même temps que moi. Peut-être serez-vous ainsi davantage capable de ne pas échouer. »

Je finis par ouvrir la porte, entrant en lui faisant signe de me suivre. Les capes Stark et Lannister sont là, précieusement déposées sur des mannequins. Mon cœur se serre un instant à cette vision, impatiente de voir Jeyne célébrer ce jour qui se doit heureux, mais l’appréhendant également. Je m’efforce malgré tout d’en effacer toute trace, me retournant vers Gareth en souriant. Un peu moins franchement qu’auparavant, peut-être.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mar 1 Mar - 17:12

Il n'était jamais recommandé de lire en marchant, mais je le faisais plutôt très bien. Le nez sur une missive de ma sœur, je marchais tranquillement dans les couloirs de Winterfell, je souris doucement en lisant les mots de ma sœur. Pas de doute, Nyméria était heureuse de mon choix d'avoir privilégier son inclinaison. Bien que ce n'en soit pas la raison première hélàs. Je soupirais doucement en levant les yeux, épinglant soudainement Gareth en compagnie d'une demoiselle. Je fronçais légèrement les sourcils.

« Rentre dans cette pièce sans la présence d'un chaperon, Gareth et je te pends moi même aux remparts du Roc. »

On ne saurait dire avec précision si je plaisantais ou non d'ailleurs, mais Gareth savait assez bien décrypter mon regard pour comprendre que j'étais entre la plaisanterie et le sérieux. Je sortais d'une entrevue avec Mère et je l'avouais, la migraine qui me menaçait depuis ce matin risquait fort d'exploser sous peu. Mon regard bleuté se posa ensuite sur la jeune vierge qui l'accompagnait. Mmh..Lynara si je ne me trompais pas, la cousine de ma fiancée. Je lui souris presque charmeur :

« Lady Karstark, nous faut-il un hasard pour nous rencontrer enfin ? Du moins, dans des circonstances plus...Comment dire, officielles ? Oui cela me paraît bien. J'ai crains un instant que vous n'ayez peur de m'approcher, les dieux savent pourtant que je m'attendais presque a vous voir surgir sur mon chemin très rapidement, ne serait ce que pour vous assurez que je mérite votre cousine. »

Jeyne ne m'avait pas caché ses liens avec sa cousine et cela ressemblait fort a ceux que je pouvais entretenir avec Gareth. Bien que lui et moi n'étions pas lié par le sang, il m'accompagnait depuis ma tendre enfance aussi pouvais je sans honte, le considérer comme un frère.Sans le dire à haute voix bien entendu. Il y avait des règles que l'on ne pouvait franchir impunément a mon grand regret certainement.

Croisant mes poignets sur mes reins, je les regardais tour à tour et une lueur sombre passa rapidement dans mes iris. Gareth saurait la voir, Lynara non et tant mieux car ce que je pensais ne la concernait en rien.

« De quoi vous entreteniez vous ? Si cela n'est pas indiscret bien évidemment. »

repris je avec un sourire aimable a leur intention. En vérité, je voulais, d'une certaine façon, savoir jusqu'où Gareth était attaché a cette femme. Parce que le savoir était une chose, le voir en était une autre et je m'apprêtais tout de même a peut être, briser tous les espoirs qu'il aurait pu avoir envers elle. L'amertume se dessina un instant sur mes lèvres, mais ce fut si furtif que je ne suis pas sûr qu'il ai eu le temps de la voir.
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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mar 1 Mar - 22:07

Ma réplique la laisse un rien dubitative et pourtant, elle essaie de garder ce ton léger qui est le notre. Il est vrai que m'imaginer me vantant doit changer de ce que j'ai pu lui montrer depuis notre rencontre et, pourtant, il m'est évidemment arrivé de le faire. Mais je n'ai pas envie de voir une ombre de déception passer dans ses yeux ou qu'elle risque de m'en vouloir, comme elle l'a déjà fait. Notre situation est encore précaire et je me doute qu'elle est loin d'avoir oublié ce qui s'est passé. Alors je me contente de souffler, avec un sourire.

"Il m'arrive de me vanter parfois, j'avoue ma dame. Mais en de rares occasions. Quant au reste… ne le dites à personne mais j'avais bon espoir d'avoir un peu moins mal si je m'exerçais un peu. J'avoue, ce n'est pas particulièrement intelligent mais c'était une des seules choses que je n'avais pas encore tentée."

J'ai une grimace alors que je jette un regard à mon bras et je soupire avant de changer de sujet. Il est intéressant de voir le point de vue qu'elle peut avoir sur notre position vis-à-vis des familles qui gouvernent nos contrées respectives et d'avoir la confirmation que nous sommes peu à la partager. Mais voilà qui ne fait que renforcer l'affection que je peux avoir pour la jeune femme. Je laisse filer un silence, pensif, avant de reprendre, non sans la fixer avec attention.

"Vous n'avez pas demandé de faveur pour vous voilà qui vous diffère encore et toujours des autres. Et au vu de ce qu'ont pu vivre vos frères, il était normal de vous soucier d'eux. Avez-vous obtenu quelque chose pour eux ? Et puis, je ne songeais pas du tout au fait que vous pourriez abuser de ce lien et je ne pense de toute façon pas que la chose serait possible. Je n'ai par contre pas eu le loisir de rencontrer Bowen Glover à dire vrai, même si j'en ai entendu parler au vu des récents évènements."

Impossible d'être insensible à ce que j'ai pu entendre sur ce qui lui est arrivé et, même si j'ignore les liens qu'il a pu tisser avec Lynara, il semblerait que nous ayons en tout cas un point commun pour le moins important. Mais j'avoue, sa question m'a quelque peu troublé et j'ai tout de même du mal à réellement saisir pourquoi elle m'a demandé ça et, surtout, ce qu'elle attendait en réponse. Avant que je ne songe à lui poser la question, voilà que nous abordons notre retour dans l'Ouest et ses appréhensions pour le moins légitimes.

J'aimerais la rassurer mais je n'ai pas envie de lui mentir, il faut qu'elle sache que ce ne sera pas facile. Enfin, nous avons déjà abordé ce sujet à plusieurs reprises mais, cette fois, j'essaie de rendre les choses plus faciles, quand bien même je ne suis pas sûr de réellement y parvenir.

"Souvenez-vous simplement que vous ne serez pas seule. Et que vous devriez être un peu plus sûre de vous. D'ici là, je le serais à votre place."

Je lui adresse un sourire que je veux rassurant mais je sais qu'elle fera ce qu'il faut pour rester la tête haute, quoi qu'il lui en coûte et quoi qu'elle en pense. J'essaie de l'imaginer, de visualiser son expression quand elle arrivera au Roc mais j'ai plus de mal que je ne l'aurais cru, comme s'il m'était impossible de dissocier la jeune femme du Nord. Je ne sais si c'est une bonne ou une mauvaise chose et j'avoue lâchement préférer parler de Lyman et de mon étonnement quant au fait qu'ils n'aient jamais vraiment pris le temps de faire connaissance.

"Ne vous tracassez pas trop Lynara. Vous aurez bientôt l'occasion de faire connaissance avec lui et tout se passera bien plus facilement que vous pourriez le supposer, j'en suis persuadé. Et vous pourrez, d'un regard, me confirmer si je suis chanceux ou si c'est lui."

Impossible de ne pas la fixer quand son sourire se fait taquin et je m'efforce de détourner les yeux, surtout pour éviter de regarder trop longuement ses joues cramoisies. Alors, une fois de plus, j'essaie de prendre les choses à la légère, comme j'en ai l'habitude, comme si rien n'était vraiment important. Je lui décoche un clin d'œil avant de souffler, me penchant vers elle.

"Je n'oublierais pas votre serment, faites attention. Et j'espère tout de même tout de même que j'arriverais à vous faire rire de bien d'autres façons."

Parce que son rire m'est charmant mais ça je préfère éviter de le dire à haute voix, d'autant que le sujet se fait plus sérieux alors que nous évoquons nos dieux. S'adapter ne sera une fois de plus pas aisé pour elle et, pour ce point précis, je ne vois guère comment je pourrais l'y aider. Je préfère ne pas trop en rajouter alors que nous arrivons devant la porte et que sa répartie m'arrache un rire franc.

"Et bien voilà une image que je ne suis pas prêt d'oublier. Mais je ne me sous-estime pas, j'essaie d'imaginer les pires situations, juste au cas où."

J'hésite avant d'entrer et alors que je commence à me dire qu'il serait bien plus raisonnable de faire demi-tour, voilà une silhouette bien familière qui se rapproche de nous. Ses premiers mots alors qu'il arrive à notre hauteur font mouche, quand bien même il a parlé d'un ton léger. Je reviens sur terre en un battement de cils et je garde le silence, l'observant alors qu'il s'adresse à Lynara. Pour un peu, je prendrais mes jambes à mon cou, ce qui change de mon habitude à tenir tête au lionceau.

Lyman se fait charmant, comme il en a l'habitude mais je vois à son regard que c'est mauvais signe et que je vais en prendre pour mon grade. Et il a raison, je n'aurais jamais du passer autant de temps avec Lynara, c'est stupide, totalement stupide. Je sens mes mâchoires se contracter et je baisse les yeux, fait particulièrement inhabituel chez moi mais difficile de faire autrement.

Le temps de reprendre une contenance, je prends une inspiration avant de relever les yeux en direction du lionceau et d'esquisser un sourire un rien forcé.

"Lady Karstark a eu la gentillesse de me m'aider à me dépêtrer de nos amis valois bien trop prompts à vouloir m'assommer avec des anecdotes qui ne m'intéressaient pas vraiment. Et elle m'a rappelé qu'il serait peut-être judicieux que je m'entraine à porter le manteau d'une main pour éviter de me couvrir de ridicule lors du mariage. C'est ce que nous comptions faire."

Rien de plus. Evidemment. En tout cas, j'essaie de m'en persuader. Et c'est un exercice pour le moins difficile alors que mon regard s'attarde un instant sur la jeune femme.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mer 2 Mar - 1:46

Bien que je sois quel que peu surprise et intriguée par ce qu’il affirme, je m’efforce de sourire, alors que je ne sais pas bien comment considérer ce défaut qu’il affirme avoir. Il a au moins le mérite d’être franc à ce sujet, et je souris un peu plus franchement à cette pensée.

« Votre secret le restera, soyez en assuré. Mais n’aurait-il pas été plus sage de l’immobiliser, plutôt que de forcer dessus ? J’imagine cependant combien il doit être déplaisant d’être ainsi contraint à ne pas bouger. Les mestres ne vous ont-ils pas suggéré de masser votre épaule, pour la délasser ? Je n’ai que de piètre connaissances à ce sujet, mais cela ne doit pas faire grand mal. »

Je grimace de concert avec lui, n’ayant malheureusement pas grande aide à lui apporter. Je suis soulagée que nous passions à un autre sujet, ne souhaitant lui remémorer cette douleur et la peine qui en résulte. Mes yeux vont fixer le sol, sous l’intensité de son propre regard.

« Il serait anormal et déplacé que je demande des faveurs pour moi, soyez-en assuré. Et sa Majesté leur a fait l’honneur d’être nommés écuyers de certains de ses meilleurs soldats. Si l’un d’eux a été blessé, ainsi que mon père, c’est un sort plus enviable que celui que beaucoup de ceux qui sont partis ont subi. Mais vous avez raison : Jeyne n’est pas personne à se faire abuser aisément, et à distribuer des largesses à qui oserait en faire la demande de manière effrontée. Sans doute ais-je bénéficié, pourtant, de mon lien avec ma cousine. Sans le désirer, de fait, mais elle m’avait facilité la vie, une fois que nous nous sommes apprivoisées. Il s’agit de l’un de mes cousins, qui fut écuyer de notre Roi. Il m’a grandement aidée à apprécier Winterfell, qui me semblait, je dois vous l’avouer, être une place froide et peu engageante. Ce château l’est surement, mais il a petit à petit conquis mon cœur, aussi sûrement que Jeyne s’y est fait une place, ainsi que le reste de ma famille et des courtisans et courtisanes présents. »

Je soufflais légèrement, avant de penser que j’allais de nouveau être confrontée à une même épreuve très bientôt. « J’ose espérer que, si les débuts sont étranges, le résultat sera le même à Castral Roc. Mais je n’oublierai pas vos conseils judicieux. Concernant le fait de ne pas être seule, du moins. Je ne puis promettre d’être plus sûre de moi, d’autant que je n’arrive pas à réellement imaginer ce que peut être la demeure des Lannister. Mais je vous remercie, Gareth.Vous me touchez, et me rassurez, comme je vous l’ai dit. Votre appui me sera précieux. »

Je posais brièvement ma main sur son bras, pour appuyer mes propos, avant de reprendre notre marche. Je ne peux que m’amuser de sa surprise alors que je lui indique ne pas connaître son Prince. C’est étonnant, il est vrai, sachant ma proximité avec sa future femme. Mais les nombreux évènements et les préparatifs nous ont très probablement tous accaparés. Je hoche la tête puis laisse échapper à nouveau n petit rire, avant de lui répondre d’un air taquin. « Êtes-vous sûr de comprendre correctement ce regard, si j’en venais à vous le lancer ? De ne pas être influencés par ce que vous souhaiteriez qu’il exprime ? »

Mes yeux ne peuvent s’empêcher de se poser sur ses lèvres, alors qu’il se penche vers moi, et je détourne peut-être un peu trop vivement le regard. Non pas que la vision soit déplaisante, bien au contraire. Retenant difficilement une grimace, elle s’adoucit en un sourire en l’entendant.

« Je ne l’oublierai pas non plus. Quant au fait de me faire rire… Si c’est là un défi, j’essayerai de le relever. »

Si nous passons par un sujet plus sérieux en évoquant nos Dieux et les cérémonies de mariage bien différentes, il allège grandement le tout de son rire, alors que je tente de le convaincre qu’il ne peut échouer, en me décrivant dans une position hautement ridicule.

« J’espère que ce ne sera pas là la seule image que vous retiendrez. Mon égo serait, je le pense, amoché, si vous ne vous souveniez que de cela. Et quant aux pires situations, essayez aussi d’imaginer les meilleures, dans ce cas, pour vous en inspirer. Juste au cas où. »

Nous sommes sur le point d’entrer dans la pièce, quand j’entends une voix qui, sans la reconnaître de prime abord, m’arrache une grimace. Impossible, surtout sans voir le visage de son auteur, de savoir s’il s’agit d’une plaisanterie ou non. Le fait que l’on aurait pu m’adresser la même remontrance, de manière plus voilée cependant, me fait opter pour le fait que ce n’en soit pas une, mais je ne saurai l’affirmer. Je me raidis et grimace cependant à l’attention de Lord Kenning. Je me retournais cependant, pour me retrouver face au fiancé de ma cousine. Quand on parle du loup… ou du lion, en l’occurrence. Me fendant d’une petite révérence, je souriais à l’attention du Prince.

« Il semblerait, Prince. Rassurez-vous, je ne craignais nullement de vous approcher, je ne souhaitais simplement pas vous importuner, alors que vous deviez avoir beaucoup à prévoir, en vue de votre mariage, et du fait de votre absence de l’Ouest. Je ne saurai cependant dire si vous affirmez cela en vous basant sur les connaissances que vous avez du tempérament de ma cousine mais, si nous sommes très semblables, je suis malgré tout plus mesurée. Légèrement, du moins. Et soyez assuré que je compte en effet m’assurer que vous méritez ma cousine. Mais ce qu’elle m’en a dit pour le moment suffit à m’en convaincre. Je gage que je me devrais d’être plus observatrice lors de notre retour chez vous. »

Je m’efforçais de ne pas me montrer le jugeant, et d’être assez avenante. J’adoptais un ton plaisant et d’humour, mais je ne doutais pas qu’il percevrait le fond de vérité qui s’y mêlait. Je fronçais brièvement les sourcils, en voyant la position peu naturelle qu’il adoptait, avant de me détendre légèrement. Cela aurait-il changé quelque chose, que sa question soit indiscrète ? J’aurai pu la considérer comme offensante, mais j’essayais de faire abstraction du jugement que je pensais qu’il pouvait avoir sur moi.

« Et Lord Kenning, en toute bienveillance, a accepté de me dévoiler en totalité le déroulement du mariage dans l’Ouest, pour que je puisse me familiariser à cette partie là de la cérémonie, sans me montrer perdue. Je ne voudrais pas commettre d’impair, qui puisse assombrir bien que très légèrement et de manière qu’elle ne retiendrait pas, ce jour si spécial pour ma cousine… et pour vous. Votre secours pour cela serait bien évidemment très apprécié, mais je ne souhaite pas vous importuner. »

Je fixais le prince, sans détourner le regard. Je ne savais pas réellement ce dont il était au courant, et je ne comptais pas laisser mes pensées me trahir en posant mes yeux sur Gareth, et en rougissant peut-être.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Ven 4 Mar - 18:08

Le regard baissé de Gareth est comme un aveu de culpabilité et j'ai peur de savoir pourquoi. Un muscle joue sur mon visage avant de disparaître sous le sourire que j'adressais a Lynara.

« Effectivement, vous êtes une femme attentionnée comme me l'a raconté Jeyne, mais je n'aurais vu aucun inconvénient à me libérer pour m'entretenir avec vous, n'en doutez pas. »

La suite provoque mon rire et une lueur d'amusement traverse mon iris, semblant un instant chasser la migraine qui me vrillait les tempes depuis quelques heures.

« Plus réservée ? Pardonnez moi si je vous dis que vos paroles démontrent une ressemblance certaine. J'ose espérer que vous vous plairez dans l'Ouest, nous vivons certes différemment de vous mais la vie y est douce le plus souvent. En tout état de cause si quelque chose venait a vous tracasser n'hésitez pas à venir vous en ouvrir à moi, je vous prêterais une oreille attentive n'en doutez point. »

On ne pouvait pas dire que je craignais le jugement de la famille Stark me concernant, mais je pouvais le comprendre cela dit, sans doute ferais je la même chose lorsque mes sœurs devront a leur tour s'unir dans le mariage. C'était là les prérogatives de la famille de l'épousée sans aucun doute. Je repose les yeux sur Gareth qui ne me semble pas très à l'aise dans ses chausses et j'esquisse l'ébauche d'un sourire que l'on pouvait qualifié d'angélique lorsqu'il me répond. Avait il réellement eu besoin d'aide pour cela ? Gareth pouvait se défaire de n'importe qui par une galipette...Cependant, je gardais cette pensée pour moi.

« Oh je vois. Ceci est très prévenant de votre part Lady Kastark, je me doute que nos coutumes soient un peu difficiles a appréhender et il me faudra, d'ailleurs, remercier votre oncle pour cette intention nous concernant. Il est vrai que ma mère tenait a ce que cela soit fait dans les règles. Pour ma part, j'estime sans doute que le regard des Anciens Dieux vaut celui des Sept.  »

Un coin de ma bouche se releva légèrement alors qu'un éclat calculateur qui ne pouvait échapper a Gareth passa rapidement dans mon regard clair :

« M'accepteriez vous en complice ? Je crains parfois de manquer quelques pas lors du Rite Ancien et cela me couvrirait de honte si je péchais par ignorance. »
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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Dim 6 Mar - 18:11

J'ai une moue pensive à ses propos avant de lâcher, d'un ton léger.

"Je ne suis point quelqu'un que l'on peut qualifier de sage ma dame, je pensais que vous l'aviez déjà compris. Quant à ce que les mestres m'ont conseillé… du repos, j'avoue. Mais je déteste être oisif, voilà bien une chose à laquelle je ne suis pas habitué."

Je suis heureux de voir qu'elle n'insiste guère sur le sujet, je n'aime pas me sentir en état de faiblesse, même si nous ne faisons que l'évoquer. Elle baisse les yeux et je me demande si c'est parce qu'elle refuse de croiser mon regard. Si c'est le cas, j'ai du mal à saisir pourquoi. Mais nous continuons de discuter et je hoche la tête quand elle évoque les jumeaux.

"Je suis heureux de savoir que vos frères ont trouvé des bonnes places. Après ce qu'ils ont pu faire, ça me parait tout à fait normal et vous n'avez certainement pas abusé de votre position pour eux."

Elle parle alors un peu plus de Bowen et de sa venue à Winterfell. J'ai du mal à m'imaginer la jeune femme appréhendant sa venue dans ce château auquel elle semble totalement appartenir. Mais ne sachant pas vraiment si elle souhaite en parler davantage, au risque d'être attristée par son départ prochain, je me contente de hocher brièvement la tête et de lui adresser un sourire un peu moins assuré que je ne le voudrais. Je continue de l'observer et je l'écoute enchainer, comparer sa venue à Winterfell à l'Ouest. Je peux comprendre ses appréhensions mais je reprends, d'un ton léger, essayant de ne pas l'inquiéter plus que de nécessaire.

"Vous apprécierez Castral Roc, j'en suis sûr. Et je vous montrerais des endroits qui vous plairont."

Je baisse les yeux, fixant sa main quand elle serre mon bras, gardant le silence quelques instants avant de parler de Lyman. Sa réplique m'arrache un rire et je lui décoche une œillade malicieuse avant de répondre, l'air le plus naturellement du monde.

"Moi, influencé par ce que je voudrais vous voir exprimer ? Lynara j'ai peur que vous ne commenciez à trop bien me connaitre. Il semblerait que je ne puisse pas user de mes subterfuges habituels avec vous."

Voilà qu'elle détourne encore les yeux. Je fronce les sourcils, un rien décontenancé, même si elle reprend d'un ton toujours aussi léger. Je rétorque alors, avec un clin d'œil.

"Et oui, c'est un défi."

Alors que nous parlons de la cérémonie, impossible de ne pas éclater de rire à l'image qu'elle me propose. J'essaie de reprendre un tant soit peu mon sérieux avant de souffler, toujours aussi joyeusement.

"Je préfère me remémorer d'autres choses vous concernant ne vous en faites pas. Et puis, nous aurons bien d'autres souvenirs à partager vous ne croyez pas ?"

Pas le temps d'en rajouter que mon sourire s'efface à l'arrivée de Lyman. Je suis incapable de soutenir son regard, ce qui veut tout dire et je me contente de les écouter échanger réellement pour la première fois? Lynara ne doit se douter de rien, elle continue d'être aussi naturelle qu'elle peut l'être en ma compagnie.

J'imagine bien que Lyman est en train de l'étudier avec attention et je garde le silence, contrairement à mes habitudes. J'arrive tout de même à reprendre un semblant de répartie, même si je suis loin d'être aussi affable que d'habitude et le sourire de mon Prince ne me trompe pas. Il n'est pas dupe. En même temps, le contraire venant de lui m'aurait étonné, surtout après les discussions que nous avons pu avoir à propos de la jeune femme.

"Lady Karstark est en effet très prévenante. Elle m'a rendu nombre de services depuis mon arrivée dans le Nord, il me paraissait évident de lui rendre la pareille."

Et bien, voilà qui est encore pire que d'habitude. Pour un peu et voilà que je mettrais à vouvoyer Lyman. Dont le regard ne m'échappe pas, évidemment. Je retiens un soupir et je ferme les yeux quelques instants avant de lâcher, avec un grand sourire.

"Parfait, nous aurons donc le meilleur des chaperons. Après toi, ton Altesse. Nous verrons lequel de nous deux est le plus mauvais et lady Karstark sera le meilleur juge pour nous départager."

Je ne sais pas pourquoi mais je sens que la suite des événements ne va pas être des plus agréables. Surtout lorsque je me retrouverais en tête à tête avec le lionceau.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Jeu 10 Mar - 15:09

Je hoche la tête et souris légèrement, tant pour ses propos concernant son épaule, que pour ceux concernant mes frères. Je n’étais pas certaine de la réalité des choses quant au fait d’abuser ou non de ma position, mais peu importait. Ils le méritaient, et je savais que si le besoin se présentait à nouveau de leur trouver d’excellent guerrier auprès de qui apprendre et, peut-être, survivre plus longtemps, alors je le ferais. Surtout en sachant que ça n’était probablement qu’un début, qu’un premier combat, qui donnerait suite à de nombreux autres. Soupirant, je relevais le regard vers Gareth, me forçant à sourire et à chasser ces pensées peu agréables, changeant de sujet, pour évoquer Winterfell, et la situation assez similaire dans laquelle j’allais me retrouver.

« Je vous fais confiance à ce sujet, en ce cas. Parlez m’en, dites moi donc ce que vous y appréciez ? »

Peut-être serait-ce difficile, après ces mois d’absence. Ou alors peut-être cela rendait-il les choses plus faciles pour lui, peut-être avait-il en tête quelques lieux qui lui avaient particulièrement manqué. Je n’en savais pas grand chose. Mon sourire se fait plus franc, alors qu’il rit.

« Vous ne saviez pas encore que j’étais très observatrice et que je cernais assez bien les gens ? Peut-être aurais-je du vous prévenir, et alors auriez-vous pu vous en méfier. »

Je laissais échapper un rire à mon tour – je n’étais pas certaine de ce que j’avançais du tout, à vrai dire, ça n’était qu’une plaisanterie. Il était fort probable que je sois incapable de comprendre les gens et leurs motivations, une fois dans l’Ouest. Mon visage se rembrunit légèrement à cette pensée, mais je la chassais en secouant légèrement la tête, et en posant à nouveau mon regard sur Gareth. Avant de rire, encore.

« Si j’ai la chance de vous cerner un peu, vous avez le don de me faire rire. Je crains que ce défi n’en soit pas réellement un, du coup. Mais soit, je résisterais aussi longtemps que possible à vos intentions pour me faire rire. »

Cependant, la réciproque est vraie, alors qu’il rit à nouveau. Je parviens tant bien que mal à ne pas le faire moi-même, mais le sourire sur mes lèvres trahit malgré tout ce qu’il en est.

« Je l’espère, en tout cas. »

Je n’ai pas le temps de réfléchir à l’étendue de ce que je viens de dire, cependant, que le prince de l’Ouest nous rejoint. Si je fronce légèrement les sourcils, je m’efforce malgré tout de ne pas montrer ma surprise, devant le sourire qui a soudainement quitté le visage de Gareth. Cela ne me concerne pas, je suppose.

« Fort bien, je n’hésiterai pas, à l’avenir, en ce cas. »

Il se montrait agréable, mais il devait savoir que, malgré ce que m’en avait dit Jeyne, je cherchais à le cerner moi-même. Un sourire orna mes lèvres, en l’entendant.

« Je ne sais si je dois m’offenser ou m’amuser de l’idée que vous avez de moi, mais je vais prendre le parti d’en plaisanter. Vous n’avez, de toute façon, pas tort. Vous me rassurez en tout cas sur ce qui m’attend, et soyez certain que je vous solliciterai en cas de besoin. »

Après Jeyne, très certainement. Peut-être après Gareth, aussi. Tout dépendrait la source du tracas. Si source du tracas que je pouvais porter auprès d’un Prince ou d’un Lord il y avait. Je reculais légèrement, m’approchant des capes aux couleurs Stark et Lannister, alors que nous avançons davantage dans la salle. Je ne suis pas certaine de saisir toute l’étendue de ce qu’il se passe, mais sans doute en est-il de même lorsqu’une tierce personne est confrontée à Jeyne et moi. Me retournant vers les deux hommes, un sourire aux lèvres, j’acquiesce aux propos de l’un et de l’autre.

« Vous vous mariez sans famille autre que votre mère, sans doute est-ce le minimum, bien que ce soit inhabituel dans le Nord. Mais nulle croyance n’est meilleure qu’une autre, elles sont simplement différentes. Et de fait, difficile à appréhender pour moi, en effet. Vous me verriez flattée cependant que vous vous joignez à nous, et que vous acceptiez de m’aider en retour, s’il s’avérait que ma mémoire me fasse défaut quant au déroulement de la cérémonie aux yeux des Sept. »

Je grimace, en entendant la suite des paroles de Gareth. Je ne suis pas certaine de vouloir endosser ce rôle. J’acquiesce cependant, sans rien dire. Je pourrais toujours me dédouaner de cette mission une fois le moment venu.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Mer 23 Mar - 13:43

Bien sur, cela lui paraissait évident. Je retiens un soupir tout en souriant a mon complice de toujours, un sourire parfait pour amuser la galerie mais dont il risque très fortement de deviner le sens  :

« Vraiment ? C'est très attentionné de ta part Gareth, je suis sûr que cela est apprécié a sa juste valeur. »

Et par juste valeur j'entendais bien entendu, dans les limites de l'acceptable. Non pas que je craigne pour la vertu de Lynara, je connaissais assez Gareth pour savoir que si il devait coucher avec une femme, celle ci serait au minimum consentante et expérimentée. Payable ou non d'ailleurs, ce n'était pas vraiment ce qui manquait dans la noblesse, mais passons. Je repose mon attention sur la jeune vierge et mon sourire se teinte de malice :

« De l'amusement n'y voyez pas d'autre intention de ma part. Je ne suis guère habitué au franc parler du Nord. »

Ni a leur manque cruel de diplomatie d'ailleurs, mais cela étant, ça avait l'avantage de me reposer l'esprit de converser avec des gens aussi peu familier avec les entourloupes du langage. Néanmoins, cela me plaît guère que de trouver Gareth en compagnie de cette femme. Si les circonstances avaient été autre, je n'y aurais rien trouvé a redire mais...Ah ! Il n'allait pas me faciliter les choses sans aucun doute. Il était donc presque normal que je m'invite sous un prétexte fallacieux et sans doute que Gareth n'était pas dupe de la manœuvre :

« Lady Kastark , je gage que vous serez un juge impartial n'est ce pas ? Même si je connais la cérémonie sur le bout des doigts, l'excitation de l'instant pourrait fort bien se retourner contre moi. Je pense que je ne me pardonnerais pas la honte jetée sur ma future épouse. »

Je me fais l'effet d'un empêcheur de tourner en rond, mais tant pis, il y avait certaine chose a ne pas risquer hors ces deux là me donnait un peu trop l'impression de vouloir sauter ensemble. Bon sang ! Ma migraine allait me tuer a ce rythme, moi qui aurait adoré m'allonger un instant...Tant pis, lorsque le vin est tiré, il est de bon ton de le boire jusqu'au bout n'est ce pas ?
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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   Dim 27 Mar - 18:43

Essayer de rassurer Lynara quant à ce qui l'attend à l'Ouest n'est pas une tâche aisée, mais je m'y attèle, touché par l'affection qu'elle semble me rendre, quand bien même ce n'est guère raisonnable. Quand elle m'interroge, j'ai un sourire en coin et je souffle, d'un ton malicieux.

"Je vous montrerais Lynara, ce sera bien mieux que de vous décrire des lieux que vous n'arriverez guère à imaginer. D'autant que je ne suis pas doué pour ce genre d'exercice. Mais je vous emmènerais sur nos côtes, je vous montrerais la demeure familiale et j'ose espérer que vous apprécierez, tout comme j'ai aimé découvrir le Nord."

Je ne sais pas si je pourrais réellement tenir mes engagement mais, pour le moment, j'en ai envie. Reste à espérer que les choses ne changeront pas une fois rentrés, même si je gage que je ne vais pas manquer d'occupations. Au reste de ses propos, je la fixe, non sans amusement avant de rétorquer, dans un haussement d'épaules.

"Et bien, il va falloir que je prête attention à tout ce que je dis. Ou alors, est-ce trop tard pour moi ? C'est probablement le cas vu tout le temps que nous avons pu passer ensemble. Mais ce n'est pas pour me déplaire de vous savoir aussi observatrice et perspicace."

Voilà qui lui sera bien utile à l'avenir et, pour un peu, si Lyman n'avait pas le chic pour apparaitre quand il ne faut pas, j'aurais probablement fait ou dit quelque chose de stupide. Voire les deux. Et, évidemment, le lionceau repère vite qu'il y a quelque chose qui cloche, quand bien même il se montre des plus affables avec la jeune femme, se faisant charmant, comme cet horripilant personnage seul en est capable. Moi ? Et bien, je suis fermé, quand bien même j'essaie de retrouver mon allant habituel. Je sais que je suis dans mon tort mais il est de toute façon trop tard pour faire marche arrière. Alors nous entrons dans la pièce, avisant les manteaux étalés sur les grandes tables de bois et écoutant avec attention la jeune femme qui commence à nous expliquer de quoi il en retourne, quand bien même nous le savons probablement déjà tous les deux sur le bout des doigts.

Finalement, je finis par couper court à ces essayages, prétextant une douleur à l'épaule pas entièrement feinte. Lyman saisit la balle au bond, proposant de me raccompagner et nous finissons par prendre congé de la jeune femme. Je ne prononce pas un mot, les mâchoires contractées alors que nous cheminons le long du couloir et, quand j'avise ma chambre, je me contente de lâcher, sommairement.

"Je sais. Ca ne se reproduira pas."

Et, sans attendre de réponse, je disparais dans la chambre, peu enclin à supporter un sermon ou, pire encore, de la moquerie, ou que sais-je. Et, à la réflexion, j'ai vraiment mal en fait. Je m'allonge et je ferme les yeux, essayant en vain de vider mon esprit. Je n'aurais jamais du me rapprocher autant de Lynara, ça ne donnera rien de bon, surtout quand je vois la réaction du lionceau. Enfin, chaque problème en son temps, nous verrons bien après le mariage. Et notre départ.


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MessageSujet: Re: Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]   

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Qui du lord ou du valet me montreras-tu ? [Tour II - Terminé]
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