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Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Dim 13 Mar - 16:00

La danse s'était terminée sur de belles notes. Le frère et la sœur s'était saluée et alors que Joris raccompagnait sa cadette, ils croisèrent le chemin de Jordane Lannister. Théa la fixa alors qu'elle les complimentait sur leur démonstration. Joris s'inclina entraînant sa sœur à contre cœur dans le mouvement. Il salua respectueusement la reine du Roc. Il la remercia pour ses compliment. Théa, elle, fuyait déjà le regard de la reine du Roc. Elle aurait tant aimé ne pas avoir à lui parler. Et cela se confirma lorsque la reine du Roc vint affirmer ses craintes. Lynara allait bien partir pour l'Ouest. Théa serra la main de son frère qu'elle avait reprise. Elle lui lança un regard désespéré accompagné d'un léger et discret soupire. « Vous en vouloir ? Je mentirai si je vous disais que cela m'enchante. Je ne vous cache pas que j'aurai préféré qu'elle ne reste ici Karhold. Mais je ne suis pas celle qui décide par ici, majesté. » répondit Lady Karstark sur un ton sec. Elle ne mâchait pas ses mots malgré la légère pointe de retenu dont elle devait faire preuve à l'égard d'une souveraine étrangère.

Puis la jeune femme se fit raccompagner par son frère coupant court, peut-être un peu trop sèchement au début de conversation que venait d'entamer la souveraine. Elle avait retrouvé sa place à la table des invités d'honneur. Place qu'elle avait bine vite quitté préférant la fraîcheur de la fenêtre. Théa s’éventa légèrement en secouant ses longs cheveux bruns. Elle regarda les couples danser. Il y avait Nelya, avec qui elle avait parlé un peu, mais aussi et surtout Lynara au x bras de son cousin Bowen maintenant. Ils conversaient sûrement un peu sur le mariage.

Théa finit par retourner s'asseoir. Elle porta une coupe à ses lèvres et se replongea dans ses souvenirs. L'air grave, perdues dans ses pensées, elle n'entendit as arriver son neveu. Ce dernier s'était glissé à ses côtés. Ce ne fut que lorsqu'il lui parla qu'elle réalisa sa présence à ses côtés. Elle tourna la tête et le regarda en inclinant légèrement la tête. Elle porta une main froide à sa joue et lui répondit doucement. « Bien sûr que tu peux me tenir compagnie Wally. Je désespérai de te voir ici. Joris est effectivement un excellent danseur. Mais avec de l'entraînement tu pourrais arriver à son niveau plus tard. » fit-elle d'une voix qui se voulait plus douce sans vraiment y parvenir. Walton, s'était celui qui ressemblait le plus à Sigyn sur le plan du caractère. Cela enchantait Théa. Elle porta son verre à ses lèvres et poursuivit. « Je ne doute pas que tu as beaucoup de conversation. Tu es un petit prince fort appréciable. Sigyn,.. enfin ta mère serait sûrement très fière de toi. Tout comme elle doit l'être de sa fille et de Jon. » fit-elle un peu mélancolique. Elle n'arrivait toujours pas à prononcer le nom de sa nièce. Il fallait croire qu'en ce jour cela lui était trop difficile. « Je suis désolée mon petit prince. Je ne dois pas être d'une excellente compagnie. Mais dis-moi, tu ne veux pas aller danser ? » souffla Lady Karstark.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mar 15 Mar - 23:46

Je voulais obtenir son avis, là, maintenant…  à chaud ; qu’elle ne puisse préparer sa tirade à l’avance. Je voulais la prendre au dépourvu. Je voulais de la spontanéité dans sa réponse. Je ne désirais pas entendre une phrase toute faite, remplie de faux-semblants et de bienséance. A sa réaction, je compris qu’elle savait déjà. Depuis quand savait-elle que j’allais me marier avec son cousin ? J’eu un instant de flottement où je me demandais depuis combien de temps tous savait, et pas moi. Je détestais ce genre de situation où vous passiez pour celui qui s'est fait duper par les autres. Alors, aussitôt ma question posé à Lynara, je ne souhaitais pas attendre longtemps pour entendre sa réponse. Une réponse rendue rapidement me satisferait.
Certes, elle m’en dit des louanges mais de cela, je m’y attendais. J’avais prévu d’entendre ô combien il était gentil et combien je pouvais m’estimer heureuse que le destin nous ai conduit l’un à l’autre. Me serais-je sentie plus satisfaite d’entendre le contraire, juste pour me conforter dans mon raisonnement ? En fait, non. J’étais tout du moins rassurée d’entendre cela, bien que je ne prenne pas tous ces dires pour argent comptant ; loin de là. La méfiance. J’étais une jeune femme plutôt méfiante. Je soupçonnais beaucoup, suspectais aussi, avant de me faire mon propre opinion. « vous n’auriez pas pu trouver nordien plus agréable comme mari. » Ah… elle affirmait sans déshonneur que son cousin était l’un, voir le plus agréable de tous ici-bas, dans le Nord. Je surélevais mes sourcils, par surprise, ou pas sur jeu de ma part. « Vous avez fréquenté les guerriers nordiens tout comme moi. »

« En effet...» Ponctuais-je son discours. Je e pouvais que lui donner raison sur ce point. Ca n'était pas son avis, c'était un fait, véritable. Les nordiens n'étaient pas, pour la plupart, distingués et doux.

« Il est doux, attentionné. » me surpris-je à entendre de la bouche de lady Karstark. Voilà des qualités qui m’intéressaient grandement. Lynara les mettait-elles en avant explicitement ? Je ne savais plus quoi penser. « Il sera soucieux de vous, et de votre bien-être » Non, je ne savais plus, en fait.

Avais-je rendu un avis trop hâtif concernant Bowen Glover ? Au vu des dires de Lynara, devrais-je nuancer mon jugement ? Pas encore. Elle hésita un instant, et poursuivi sur la bonne manière de contenter mon futur époux. Elle insinuait deux manières de le satisfaire. La première par ma présence, faisant référence à l’intellectuel, à la fusion cérébrale et la deuxième manière faisait référence à l’intime. Contenter intimement Sire Glover était encore loin d’être l’un de mes sujets prioritaires. Il le deviendrait, plus tôt que je ne l’avais prévu, mais pour l’instant, je pensais à d’autres choses. « Il voudra apprendre à vous connaître. » Je regardais le sol, écourtant des informations auxquelles je ne m’attendais pas. Je ne savais comment les interpréter. Devais-je croire Lynara, coûte que coûte. Disait-elle entièrement la vérité ou mettait-elle seulement en avant son cousin ? Voulait-elle me rassurer en enrobant la vérité ? Lynara conclut tout de même en précisant qu’elle serait une oreille attentive si je le désirais. Je souris face à la gentillesse de la jeune femme.

« Seul le temps nous dira si vous avez raison, lady Karstark. » Pas vraiment convaincue mais quelque peu rassurée. Je restai pensive, reposant mon regard sur Lord Glover, un inconnu que je devrai apprivoiser. « Néanmoins, sachez que je retiens votre proposition… vous le connaissez bien mieux que moi, j’en conviens. » Je souris. « Nous serons probablement amenées à nous revoir, tôt ou tard… Chose certaine, lorsque nous nous reverrons je serais mariée. » J’eu un sourire pas très authentique. « Néanmoins, je vous remercie pour les informations que vous avez pu m’apporter… Ne doutez pas que la teneur de notre conversation restera confidentielle. A bientôt lady Lynara… » répondis-je avec un air légèrement espiègle sur le visage. Je cachais mes peurs, mes doutes, mon hésitation et j'en profitai pour fuir la foule et le mariage princier. Il était temps pour moi de me retirer et de me retrouver seule.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Jeu 17 Mar - 16:29

Difficile de ne pas faire preuve d'entrain et de bonne humeur devant la jeune louve qui est tout simplement radieuse en ce jour de noces, surtout après la remarque de Lyman qui n'accepte qu'à contrecœur de me la laisser quelques instants. Nous sommes loin de la jeune mariée effrayée ou qui voudrait être partout sauf ici et j'en suis heureux. S'il serait ridicule de parler d'amour, au moins j'ai le sentiment que leur union démarre sous de bons auspices. Et je m'accorde même un clin d'œil en direction de Lyman alors que nous nous éloignons sans lui laisser le temps de changer d'avis.

Alors que nous dansons, nous évoquons l'organisation de la fête avant que je me fasse aussi malicieux qu'à mon habitude. Après tout, je suis là aussi pour profiter de ce moment non ? Mon sourire se fait plus large lorsque la princesse éclate de rire à nouveau et je rétorque, d'un ton léger.

"Je ne suis pas charmeur, je me contente d'énoncer des vérités votre Altesse. Jamais je n'oserais vous charmer alors que Lyman doit être en train de me fusiller du regard pour lui avoir volé temporairement son épouse."

A sa remarque et à sa mine conspiratrice, je ne peux m'empêcher de lui souffler, alors que la musique s'achève.

"Je sais que je peux compter sur vous pour garder bien des choses."

Reste à savoir ce qu'elle pensera de ça. En attendant, j'ai une lionne à affronter et, autant le dire tout de suite, ce n'est pas de tout repos. Mais cela ne dure guère et après les échanges avec la Reine, je reviens vers la piste de danse. J'ai un sourire amusé alors que je vois Nelya en compagnie Lyman. Je me demande l'espace d'un instant de quoi ils peuvent bien parler et, les connaissant l'un et l'autre, je suppose ne pas être totalement exclu de leurs échanges.

Je me fais alors plus hésitant quant à la suite des réjouissances, alors que mon regard s'attarde sur Lynara. Il n'y a rien de mal à l'inviter pour une dernière danse avant de me décider pour de bon à m'installer à une table pour ne plus lâcher mon verre de la soirée, non . En tout cas, j'essaie de m'en convaincre alors que la musique s'arrête une nouvelle fois et que je m'approche d'elle, prenant un air plus décidé que je ne le suis réellement.

J'incline brièvement la tête en direction du Stark et je souffle, d'un ton léger, essayant de ne pas me focaliser entièrement sur la jeune femme.

"Puis-je vous voler votre cavalière avant qu'un autre ne le fasse ?"

Et je tends la main en direction de Lynara, mon sourire se faisant plus large. Il sera bien temps de me soucier du reste demain, quand la vie aura repris son cours.

"Lady Karstark, me feriez-vous cet honneur ?"

Et là, difficile de ne pas la regarder dans les yeux et de ne pas regretter de n'avoir pas choisi de commencer à boire sagement dans mon coin à dire vrai. Ou de ne pas être allé voir quelqu'un d'autre. Mais ce moment ne se représentera pas de sitôt.


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Jeu 17 Mar - 23:14


Je manque de m'étouffer quand Tante Théa me demande si j'aimerai danser. Je dois avouer que ça ne m'a même pas traversé l'esprit. J'ai un petit rire a cette idée. Je pense que si je devais danser, je me casserais la figure au bout de trois temps. C'est bien en temps que ça se compte ? Enfin bref, ce serait risible. Non, très peu pour moi. De plus, pour danser il faut une partenaire et actuellement toutes les filles que je connais sont encore plus grandes que moi. Il n'y a que Lyarra Corbois, mais je ne l'ai pas vu depuis deux ans. Si ça se trouve elle est encore dans son délire de princesse, comme toutes les filles. Non, mettez-moi une épée en mains et ça ira mieux

« Danser ? Je ne crois pas… Je ne sais même pas si je saurai enchaîner deux pas. J'ai moyennement envie de me ridiculiser. Je dois avouer que si j'avais voulu me divertir, j'aurais préféré prendre une épée en bois et d'aller dehors avec Jonos ou Leyk. Mais je doute que Dame Arryn laisse sortir son fil. »

Je dis cette phrase avec un sourire malicieux. Bon d'un autre côté c'est pas totalement faux. J'ai besoin de me défouler. Déjà dans le septuaire j'avais envie de bouger, de faire autre chose que de rester immobile à attendre. Je ne me suis calmé que dans le bois sacré, devant nos Dieux. Ho bien sûr il aurait été impensable de le faire. Quel scandale ça aurait fait si le prince du Nord et celui du Val s'étaient éclipsés en pleine cérémonie pour se taper dessus avec des épées en bois. Mais je dois avouer que ça m'aurait amusé. Mais ce serait irresponsable. Si j'avais été un gamin, on me l'aurait pardonné. Mais maintenant que je suis un homme, c'est sûr que ça me serait reproche. Je regarde à nouveau Tante Théa avec un sourire

« Et puis Jeyne m'en voudrais c'est sûr »

je regarde autour de moi, tout le monde a l'air de s'amuser. Jon a finalement décidé d'inviter Lynara a danser. Je ne savais pas qu'il savait danser. À vrai dire je sais peu de choses sur Jon. Père lui s'est rassit. Je pense qu'il s'est forcé pour danser avec les deux reines, mais soit sa jambe lui fait mal, soit il n'a pas le moral pour danser avec quelqu'un d'autre que Mère. Et enfin Jeyne, heureuse et rayonnante. Elle n'est plus au bras de Lyman. Alors que j'essaie d'imprimer cette image, je porte une fois de plus ma coupe à mes lèvres et fait en sorte de ne pas trop grimacer.

« De plus, je ne pense pas que Mère apprécierais qu'on vous laisse toute seule. »

je dois admettre que je dis un peu ça sans savoir vraiment. Je me souviens à peine de Mère, alors savoir ce qu'elle aurait aimé… Mais je sais une chose, ma mère et ma tante étaient très proches quand elles vivaient à Karhold. Et il y a autre chose que je sais : Théa et moi sommes en train de vivre la même situation, à plus de vingt ans d'écart certes, mais quand même. Elle a dû ressentir la même chose que moi quand Mère est partie à Winterfell. Et comme je n'ai pas envie d'être seul dans cette situation, je suppose qu'elle non plus n'en a pas envie. Après quoi je reprends la parole, sur un ton malicieux.

« J'apprendrais peut-être un jour. Mais pour l'instant je préfère m'entraîner à l'épée et à l'arc. C'est plus utile et y a pas besoin d'une partenaire pour ça! »
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 19 Mar - 16:43

Je continue encore et encore de boire, regardant d'un air distrait les Corbois, les Kenning, les Lannister et autres Karstark qui dansent, dansent encore. Je ne me mêle pas à eux, ils ne semblent d'ailleurs plus s'intéresser qu'à la fête. Jeunes gens fêtards, avides de s'amuser, de danser, de boire. Certains sont moins jeunes que d'autres, comme la Corbois, mais tous veulent profiter de cette soirée. Je continue d'entrechoquer ma corne contre celle de bien des camarades, des hommes qui ont combattu à mes côtés. Beaucoup parlent de La-Mort-Aux-Loups. Se vantent de leurs exploits. Ils peuvent. Si les charges de cavalerie, noble ou non, ont obtenu la victoire sur le champ de bataille, l'issue s'est décidée au centre, pendant que notre roture retenait du bout de ses hallebardes notre ennemi séculaire. Mon corps vibre encore au son de dizaines de milliers de bottes et de chausses qui frappent le sol, au son des cors, des tambours. La boucherie était complète, les hallebardes empalant l'ennemi sur leur fer de lance ou démembrant les corps à coups descendants, tandis que l'ennemi malmenait notre mur d'acier et de cuirs à coups de poignards, de haches et de masses. Les corps brisés jonchaient le sol, qui s'imbibait de sang à mesure que les corps s'y effondraient. Je termine ma corne, et je suis déjà ivre quand je me relève. J'évacue la salle, lâchant au passage que le loup est plein et doit aller vidanger pour pouvoir faire place pour la suite des boissons. Je prends l'air, respire la nuit alors qu'elle est tombée pendant le début du banquet. C'est chez moi, ici. Je m'emplis les poumons de ces odeurs du bois sacré ou du fumet des plats qui défilent à l'intérieur. Je m'éloigne, vais jusqu'au Bois Sacré. Mon absence ne sera pas longue, mais j'en ressens le besoin.


Je passe les gardes qui contrôlent les allées et venues, pour éviter que les ivrognes ne viennent soulager leur vessie ou leurs tripes à proximité des barrals. Je ne suis éclairé que de la lune, mais sa lumière se reflète avec efficacité sur le bois blanc du monstrueux arbre-coeur qui trône en bonne place de l'endroit. Je m'y rends, le contemple un court moment. Puis, je m'agenouille. Pas d'un seul genoux, comme je le fais d'habitude. Des deux genoux. Je m'abandonne aux Anciens Dieux. Je tire l'épée. J'ai prié tout à l'heure pour Jeyne, pour ses épousailles, son avenir. Le temps et le loisir ne m'ont pas été laissés d'honorer les Dieux comme ils le méritaient et plus tard, je serais trop ivre pour honorer les dieux. Je plante l'épée dans le sol, pointe en avant, et agrippe des deux mains Hurlements, mon épée personnelle. Je ne peux jurer sur Glace, car ce n'est pas ma lignée et mon nom que j'engage ce soir, mais ma propre personne. Je ne sais si cela n'a pas échappé à quantité des invités de ce soir, mais le mariage de Jeyne et Lyman marque le début non pas d'un âge d'or, mais d'une période de sang et de larmes. L'Hiver Vient.



| Ô Dieux de mes pères et de leurs pères, moi, Torrhen, de la maison Stark, viens avec humilité non quémander, mais faire un serment sous vos yeux, devant cet arbre-coeur. Ma foi vous est jurée du premier jour jusqu'au dernier. Ma fille a été donnée ce soir à un sudien, sous vos yeux. Je jure poursuivre le même but depuis ma première prière sous vos yeux, Dieux, et je jure que je continuerais ce noble dessein jusqu'à mon dernier souffle. Je remets ma vie et mon honneur entre vos mains, et prie pour que vous puissiez me voir, même en terre étrangère, lorsque viendra le temps d'y porter le fer et le feu, de m'y battre en votre nom et en votre honneur. Il est temps de montrer aux sudiens qu'il n'y a pas Sept Enfers, mais un seul, morne et glacé, d'y expédier les adorateurs de la mer et de tous ces autres faux dieux. Je m'engage contre les multitudes en votre nom, et laisse l'honneur de prendre soin de ce bois sacré à mes fils, qui seront je l'espère meilleurs que moi. Ouvrez grands les yeux, Ô, Dieux, car les barrals subsistant au sud verront et entendront bientôt la Meute de mes Loups hurler sous leurs branches. L'hiver vient pour le sud. |


Je me redresse. Rengaine la lame. J'embrasse le bout de mon index et de mon majeur joints, posant ces deux doigts sur la face de l'arbre-coeur, avant de m'en détourner pour rentrer. Je me frotte les mains pour me réchauffer en pénétrant quelques instants plus tard dans la grande salle. Je retourne m'asseoir à proximité des reines et de la grande tablée. J'y attrape une tourte, brûlante, et commence à la déguster avec mon poignard. Je me penche vers Sharra Arryn, que je viens d'y retrouver. Je sais qu'elle aussi doit penser à son propre mariage.


| Votre fils cadet semble bien s'amuser, votre Grâce. Plus que vous. Dois-je encore vous faire danser pour chasser ce mutisme de votre royal visage, ou dois-je vous glisser quelques plaisanteries grivoises qui feraient rougir de colère votre prétendant de tout à l'heure? |





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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 19 Mar - 19:52

J'offris un sourire lumineux à Bowen quand il répondit à mon invitation. Il n'était pas concevable qu'il ne me fasse pas danser ce soir. C'était quelqu'un qui comptait pour moi, je souhaitais exécuter un dernier tour de piste. Qui sait quand nous pourrions nous retrouver si proches de nouveau ? Sans doute jamais. Mon départ ne tarderait plus, ce n'était qu'une question de jours maintenant que j'étais une Lannister. La reine refrénait difficilement son envie de retrouver ses terres adorées et son climat plus doux. Oui, c'était sans doute la dernière fois avant bien longtemps que je pourrais être si proche de Bowen. Le temps avait filé bien trop vite. Je suivais ses pas, ravie de découvrir que le guerrier savait aussi danser, certes, moins à l'aise que Lyman, par exemple, mais il se débrouillait fort bien et il ne m'était pas difficile de le suivre.

« Je suis certaine que vous allez représenter le Nord comme il se doit à leurs yeux. Et puis, vous leur en remontrez certainement lorsqu'il s'agit de manier une épée Bowen. »

Non pas que les gens de l'Ouest ne savaient pas se battre, ce n'était pas mon propos, mais il fallait admettre que le peuple du Nord était davantage versé dans les arts guerriers, puisque la guerre rythmait la vie de chaque homme de Winterfell et ses environs. J'éclatais de rire alors que Bowen se risquait à se montrer davantage audacieux, le suivant avec plaisir, virevoltant dans ses bras. J'en profitais pour glisser que son rapprochement avec la demoiselle Cerwyn ne m'avait pas échappé et je sentis que j'avais touché un point sensible alors qu'il ralentissait sensiblement la danse, décontenancé. J'attendis patiemment, me demandant de quoi il en retournait et ne fus pas si surprise que cela d'apprendre qu'il allait épouser la jeune femme. Je hochais la tête, espérant que Maedelyn serait l'épouse qu'il fallait pour Bowen. Je pinçais les lèvres quand il m'avoua qu'elle venait d'apprendre leur mariage, n'étant pas encore au courant. Au moins, Père avait eu le tact de me le dire. Je n'avais pas aimé l'apprendre, mais il ne s'était pas défilé. Je pouvais concevoir que la jeune femme soit passablement ébranlée, même si elle aurait pu tomber sur bien pire que Bowen. Elle ne le savait juste pas encore.

« Son père aurait pu l'informer. Cela la concerne légèrement. »

Je marquais clairement ma désapprobation et mon ironie grinçante. Mais après tout, que valait notre avis, à nous, les femmes ? Pas grand chose... J'espérais que Maedelyn verrait que Bowen avait de la considération pour elle en la tenant ainsi informée. Ce dernier m'apprit d'ailleurs que j'étais dans les premières au courant, avec Lynara. Je souris, posant ma main sur son torse.

« Les félicitations sont de rigueur pour un jeune promis, non ? »

Je masquais ma déception de ne pouvoir assister au mariage. Il serait sans doute célébré dans les semaines à venir et je serais malheureusement dans l'Ouest. Je ne reviendrais pas dans le Nord avant longtemps. Je ne pourrais assister à la cérémonie honorant les morts des Glover, ni le mariage de leur héritier et cela me peinait réellement. Je me forçais pourtant à sourire.

« Mes pensées seront avec vous, même si je ne saurais être présente... Et vous avez promis que nous nous écririons souvent, je compte bien honorer cette promesse ! »

Mon regard se porta alors que la fiancée surprise, en discussion avec Lynara et je répondis par un sourire mutin à la question de Bowen.

« Indubitablement ! Détendez-vous Bowen, je sais exactement ce que peut lui dire Lynara à votre sujet et il n'est rien dont vous devez vous méfier. Maedelyn apprendra à vous apprécier, comme Lynara et moi. Et qui sait ? Peut-être que l'amour saura s'inviter au sein de votre union. Je vous le souhaite. »

La danse se termina et je plantais un baiser sur la joue du guerrier, me moquant totalement que l'on puisse nous voir. C'était mon cousin et il n'y avait rien d'ambigu dans ce chaste baiser d'amitié.

« J'aperçois mon frère là bas, je vais profiter qu'il se retrouve esseulé pour lui voler une danse. »

J'adressais un grand sourire à Bowen, avant de me diriger résolument vers Jon, m'emparant de ses mains avec spontanéité.

« Jon, fais-moi danser. »

Gareth venait d'inviter Lynara et je lui lançais un regard lourd de sous entendus, avant de m'occuper de mon frère aîné.

« Tu ne comptais quand même pas y échapper ? »

Je riais, me faisais enthousiaste, mais comme avec la danse avec Bowen, j'avais douloureusement conscience de passer mes derniers moments avec Jon...



   
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 21 Mar - 16:44

Si je venais de prendre congé de Bowen, j’en venais à regretter de m’être approchée de ma tante qui, je l’espérais, s’était déridée quelque peu. Espoir vain, semblait-il, alors qu’elle répondait après moi à la Reine de l’Ouest, d’une manière qui me fit me figer sur place. Regardant d’un air peu amène ma tante, je m’adressais à son frère à ses côtés.

« Mon Oncle, je crains que l’émotion de voir sa nièce faire un aussi beau mariage et le fait de n’avoir pas encore mangé n’aient eu raison des manières de Thea Karstark. Sans doute devriez-vous la ramener dans les appartements qui sont les siens, et veiller à ce qu’elle se repose, avant d’oublier à nouveau ses manières face à une Reine. »

Mon ton était froid et guère engageant. Elle n’aurait pas à souffrir des conséquentes directes de ses actes, si elle offensait la Reine de l’Ouest. Jeyne, en revanche… Elle n’était plus une Stark, mais une Lannister, espérons que cela suffise à la préserver du courroux qui pourrait naître chez Jordane Lannister. Quant à moi… Que mes grands-parents tolèrent le comportement de Thea ne pouvait plus durer. Ils devaient la marier et la faire tenir sa place et son rôle de fille d’une famille influente, et lui faire comprendre que ses afflictions incessantes depuis le départ de Sygin étaient intolérables. Elle devait faire son devoir, comme nous tous, et cesser de ne penser qu’à elle. J’avais eu beaucoup d’affection pour elle, mais je ne tolèrerai pas qu’elle ait une influence néfaste sur le futur de Jeyne… ou le mien. Son esprit peu commun pouvait nous causer bien des déboires, et si elle devait maintenant demeurer à Karhold et ne plus ne sortir, elle l’aurait cherché. Mon père en serait averti, et j’espérais que mon grand-père aussi. Et qu’ils prennent les mesures nécessaires. Si elle pouvait parler et offenser Torrhen Stark, les conséquences étaient moindres qu’avec une souveraine étrangère. Mais je n’étais pas celle qui devait rappeler cela à ma tante.

« J’ose espérer que vous ne tiendrez pas rigueur à ma cousine, Majesté, des errances d’une femme qui n’a pas réussi à surmonter la perte d’une sœur, et revit par notre départ à Jeyne et moi cette solitude et cette douleur qu’elle a pu ressentir, et a bien du mal à sortir de la détresse dans laquelle cela la plonge. Elle n’est guère consciente de la portée de ses actes, mais je peux vous assurer que son autre frère et son père ne seront pas laissés dans l’ignorance quant à son attitude. »

Je craignais la réaction de Jordane Lannister, aussi n’insistais-je pas quand elle prit congé de moi, presque soulagée de pouvoir rejoindre mon cousin, qui pourrait apaiser mon trouble – bien que je ne veuille pas lui infliger une telle chose, alors qu’il semblait bien morose lui-même. Maedelyn Cerwyn, fort heureusement, me fournit la distraction nécessaire à cette colère que je ressentais à l’égard de ma tante. Je ne comptais pas retenir ou même déguiser ce que je pensais de Bowen. J’étais parfaitement sincère et convaincue de ce que j’affirmais à Maedelyn.

« Mariée et heureuse, je l’espère. J’ai passé une partie de mon enfance aux côtés de Bowen Glover, et il a contribué à la rendre bien plus heureuse, alors que je vivais assez mal mon déracinement et mon arrivée à Winterfell. Si je me suis prise d’affection pour Jeyne et la forteresse qui semble froide dans laquelle nous nous trouvons, je ne suis pas certaine que j’y serai arrivée sans Bowen. Je ne dévoilerai pas non plus la teneur de cette conversation, soyez en assurée. A bientôt, Lady Maedelyn. »

Je la suivais du regard, alors qu’elle quittait les lieux. J’espérais qu’elle ne vivrait pas ce mariage comme un sacrifice ou un fardeau. Je l’avais craint pour Jeyne, et je le craindrais pour elle aussi – bien que nous ne nous connaissions que très peu. Il y allait de notre devoir en tant que femmes, mais j’étais malgré tout persuadée qu’elle pourrait obtenir un peu de joie, de ce mariage. Je l’espérais sincèrement.

J’adressais un grand sourire à mon cousin, alors qu’il m’invitait à danser. Je ne comptais pas le décourager ou même le ramener à sa mélancolie qui était flagrante quelques instants plus tôt encore.

« Vous auriez pu feindre que ce serait le cas. Mais votre promesse d’essayer me conviendra, pour l’instant. Vous pourrez toujours nous écrire, et je vous fais moi la promesse d’être sincère, et de ne rien vous dissimuler de ce que Jeyne vivra. À condition que vous essayiez réellement. Mais je vous fais confiance. »

Un léger sourire, plus doux, reprit place sur mon visage, alors que je suivais son propre regard et que je l’entendais. « Il semble la rendre heureuse, Jon. Réellement. Ce n’est là que le début, mais je ferai de mon mieux pour qu’elle le soit encore. Vous me flattez, à me définir capable de veiller sur elle à ce point, et j’espère être à la hauteur de cela. Quant à savoir si Lyman Lannister le sera… Il ne m’a semblé ni cruel, ni insensible. Nous pouvons espérer que cette joie et cette entente qui semblent être les leurs perdurent. »

Cela n’apaiserait surement pas mon cousin pour l’instant, le ton dans sa voix n’en cachant rien, mais il y réfléchirait plus tard, et réaliserait certainement ce qu’il en serait. Je ne pouvais, en tout cas, que l’espérer. Quoi qu’il en dise, je lui écrirais aussi régulièrement que possible, pour le rassurer. Surement ne lui dirais-je pas toute la vérité, mais… Je ferai au mieux. Il me prit cependant au dépourvu, avec sa prochaine question. Je laissais bien malgré moi échapper une grimace. Je ne voulais assombrir cette soirée, mais je ne pouvais pas mentir. Pas à Jon, du moins. Pas alors que j’avais confié les appréhensions qui me tiraillaient à quelqu’un dont j’aurai du me sentir bien moins proche, peu de temps auparavant…

« Vous souvenez-vous de l’enfant hésitante et effrayée qui a mis les pieds pour la première fois à Winterfell il y a plus de sept ans maintenant, Jon ? L’enfant effrayée, rétive, qui craignait de ne pas parvenir à aimer cet immense château, qui n’aimait pas vraiment cette cousine trop caractérielle, surement parce qu’elle l’était autant qu’elle, et qui se cachait parfois derrière des rideaux, pour laisser ses larmes couler silencieusement ? Pour être forte, aux yeux de tous, pour être fière. Cette enfant que vous aviez débusqué, bien malgré elle, à plusieurs reprises ? Eh bien, j’ai peur qu’elle ne surgisse de nouveau, dans l’Ouest, mais qu’elle cache bien mieux ses larmes. Qu’elle soit forte, pour Jeyne, pour représenter avec fierté le Nord, les Karstark et, dans une mesure moins important, les Stark. Je crains qu’elle ne soit dépaysée et déboussoulée, et elle craint encore de ne pas réussir à aimer ces lieux étranges qu’elle est amenée à découvrir, ces lieux si différents. Mais si elle était portée par la confiance de ses parents et ce qu’elle leur devait, à neuf ans, elle l’est maintenant par l’affection qu’elle porte à une cousine qui est devenue une sœur. Je ferai de mon mieux, parce que je vous dois beaucoup, Jon. À tous. Et je veillerai sur elle pour vous, pour nous. C’est mon devoir, mais aussi ce que je désire faire. Je ne vous cacherai pas ma crainte, mais elle ne saurait m’empêcher de veiller sur Jeyne. »

Nous aurions surement pu nous attabler et parler encore, longuement. Peut-être irais-je le retrouver, après, ou le lendemain. Pour le rassurer encore, s’il était nécessaire. Mais la danse se finissait, et une silhouette qui me troublait bien trop vient à nos côtés. Tentant d’ignorer ce trouble que je ressentais, et priant intérieurement pour que mes joues ne se soient pas teintées d’écarlate, je pressais la main de mon cousin, lui chuchotant que je le retrouverai après, avant de saisir celle de Lord Kenning, ou Gareth. Je ne savais vraiment plus ce que je devais penser, après avoir réellement parlé au Prince en sa compagnie, et n’ayant pas réellement compris bien des éléments de la conversation muette qu’ils devaient mener. Je ne pouvais nier apprécier cette invitation. Je gardais un instant le silence, encore plus troublée, avant que mes yeux ne se posent sur ma cousine, et son mari un peu plus loin, dansant tous deux.

« Leur bonheur est agréable à voir… »

Non, je n’avais rien de plus à dire, incertaine de l’attitude à adopter.


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 26 Mar - 22:10

Je quitte mon hôte assez rapidement, alors que la danse se finit, la musique se terminant sur quelques notes. Nous nous éloignons chacun de notre côté, alors que mon regard fouille à nouveau la foule, florissante de tout le beau monde de nos trois royaumes. Je repère l'homme à qui j'ai déjà accordé une danse, et à qui je n'ai guère envie d'accorder une deuxième. Etre une femme très prisée m'en donne l'excuse... Un autre jeune Seigneur m'aborde en effet rapidement, alors que la musique repart à son tour. Je lui accorde ma compagnie le temps d'une danse, un léger sourire courtois aux lèvres, mais rien de plus. Il faut croire que je me lasse de ce genre de festivités qui me faisaient jubiler de plaisir lorsque j'étais jeune... Et pourtant, peut on dire que je suis vieille ? Je n'en n'ai pas l'âge, mais j'ai l'expérience. J'ai vécu, beaucoup, et j'ai encore à vivre, alors que je n'y trouve plus aucun bonheur. La vie n'a de goût qu'à travers mes enfants. Je donne le change, je conserve les apparences, mais rien de plus. Et je me sens trop lasse pour continuer encore ce jeu éternellement, toute la soirée, alors que cette danse touche également à sa fin... Je pense à Jonos, instantanément. Je m'éloigne de la foule, et glisse un mot à l'un des gardes qui m'indique immédiatement où se trouve mon fils. Je le regarde, de loin. Il n'est pas seul, entouré d'autres enfants qui doivent avoir environ son âge. Il ne me voit pas, pourtant mon regard ne le quitte pas. Je ne veux le déranger, sachant que ma présence ne semble guère lui être très agréable... Comment ai-je donc fait pour en arriver là ?

Je retourne m'assoir à la longue table où je me trouvais déjà il n'y a pas si longtemps. Ma main se referme autour de ma coupe, que je porte doucement à mes lèvres, sans pour autant réellement boire. Je regarde toujours Jonos vaguement, mais également tous les nobles qui me sont donnés de voir, bel attroupement joyeux et festif. Jehan revient en mon esprit, ainsi que Ronnel, et toutes les autres préoccupations qui me hantent depuis des jours. Bientôt, lui aussi devra être donné à une femme... Mon fils. Mon propre fils. Je ne sais ce que je ressens à l'imaginer aux côtés d'une femme, dans un lit avec elle, lui qui n'est à mes yeux encore qu'un enfant... Et pourtant, j'ai moi même veillé à ce qu'on en fasse un homme. Tout est si compliqué et à la fois très simple ; je n'ai guère le choix. Il me faut avancer, faire au mieux pour les miens, pour mon royaume, pour l'avenir. Bientôt, des flots de sang se déverseront peut être à mes portes, et le sang de mes valois se mêlera à ceux de nos alliés. Peut être. Sûrement. Il ne pourra en être autrement, à un moment donné. Et qui sait ce que je risque d'y perdre, encore ? Le futur est bien sombre et opaque, pourtant je dois le prévoir, l'anticiper.

Je réfléchis ainsi, les yeux dans le vague, bien plus loin que les murs de la grande salle de Winterfell. Qui dit mariage dit celui de Ronnel, mais devra dire également le mien... Et celui de Jonos, un jour, me dis-je en regardant mon petit bonhomme. J'aimerai le prendre dans mes bras, le serrer, lui dire combien je l'aime, être une mère, simplement une mère, une mère comme je ne l'ai jamais été.... Ou alors, il y a longtemps. Trop longtemps, et ce fut bien trop court. Je pousse un léger soupir, finissant la coupe que je tiens toujours entre mes mains.

Une présence à mes côtés me fait tourner la tête.

« Il semble avoir réussi à se passer de ma compagnie et avoir trouvé autre demoiselle à son goût. »

J'esquisse un vague sourire aux paroles du vieux loup.

« J'ai déjà largement eu mes heures de gloire et d'amusements durant pareilles festivités ; autant laisser aujourd'hui place à la jeunesse, n'est ce pas ? Je ne sais non plus si vos grivoiseries sauront me tirer un sourire, j'y suis bien rôdée... Mais je vous laisse employer la méthode qui vous siéra, Majesté. »
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Dim 27 Mar - 17:26

Lynara semble à court de mots. A mesure que nous évoluons sur la piste, je me dis que c'était vraiment une mauvaise idée de l'avoir invitée à danser mais il est difficile de faire marche arrière à présent.

Les gens continuent de rire autour de nous, de boire, de danser. Sommes toutes, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je suis son regard lorsqu'elle se décide à prendre à nouveau la parole et j'ai un bref sourire alors que je hoche la tête.

"Ils ont l'air heureux oui. J'espère que ce n'est pas de la poudre aux yeux et que quelque chose de solide sortira de tout cela."

Et que leurs différences de caractères ou de vision du monde ne seront pas tant de barrières insurmontables. Je serais de toute façon aux cotés de Lyman pour le conseiller de mon mieux et nuls doutes que Lynara fera de même de son coté, mais je doute sérieusement que nous aurons à nouveau l'occasion de réellement converser lorsque tous les changements qui nous attendent auront été officialisés. A cette pensée, je réprime un soupir et je la chasse, me focalisant sur la jeune femme à qui je souffle, la mine malicieuse.

"Et bien, les nordiennes semblent exceller dans l'art de la danse. Voilà qui tranche avec cette image de sauvages qui vous pensiez donner au monde extérieur."

J'ajoute alors, d'un ton plus bas.

"Et vous êtes vraiment resplendissante dans cette tenue."

C'est idiot de dire ça et probablement un rien inconvenant mais je ne peux m'en empêcher, d'autant que c'est le vérité. Je me tais alors, profitant de ce bref moment de répit, la regardant dans les yeux sans avoir envie de dire quoi que ce soit de plus et occultant cette pointe de regret quand la musique s'arrête à nouveau.

"Je ne vais pas vous accaparer plus longtemps Lynara. Ce serait probablement mal vu quand bien même j'adorerais vous garder pour moi. Merci de m'avoir accordé un peu de votre temps."

Je m'incline alors devant elle et quand je me redresse, mon regard accroche de nouveau le sien. J'ai du mal à la quitter des yeux mais je finis par me décider alors que je lui décoche un large sourire.

"Profitez-bien du reste de votre soirée. Vous avez tellement œuvré pour que ce soit une réussite, autant que vous passiez un bon moment, n'est ce pas ?"

Et je m'éloigne alors, sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit. Je ne me retourne même pas, refusant d'être tenté à l'idée de lui demander une autre danse ou de l'entrainer hors d'ici. A défaut, je remarque les hommes du Val, la délégation que je connais déjà. Je prends une inspiration et je ferme les yeux quelques instants avant de me décider et de m'installer à leur table. Je me retrouve aussitôt avec une chope pleine à ras-bord et entrainé dans ces conversations auxquelles je ne suis plus habitué. Mais finalement, je me glisse dans la peau de mon personnage sans trop de difficulté et je sais que le reste de la soirée sera occupé à boire, à manger et à rire bruyamment, sous le regard noir de la reine de l'Ouest, peu friande de ce genre de débordements. Et probablement irais-je toquer discrètement à la porte de Nelya avant que la nuit ne soit terminée si je ne suis pas trop ivre pour ça. Tout sauf approcher de nouveau la jeune Karstark. Alors, je remplis à nouveau mon verre pour la énième fois. La nuit va être longue mais il est hors de question que l'un des rares ouestriens présents au mariage du Prince soit le premier à tomber.

Et nous verrons bien de quoi demain sera fait.


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 28 Mar - 17:08

- Bien-sûr que je vous écrirai, à vous comme à ma soeur, afin d'avoir de vos nouvelles. Et j'espère sincèrement que vous ne me mentirez pas dans vos écrits. répondis-je à ma cousine, étant confiant envers elle. Mais je n'étais pas complètement persuadé qu'elle me dirait toute la vérité, j'avais une petite hésitation qui persistait.  Elle ne voudrait sûrement pas m'alarmer au moindre problème et pourtant, je préférais l'être. C'était ma soeur dont il était question.

Et tandis que la danse perdurait, je voyais ma cousine afficher un sourire magnifique, ce qui m'en décrocha un. Ces festivités la rendait encore plus souriante qu'elle ne l'était déjà. Sa tenue était sublime, elle avait fait des efforts pour que cette journée soit parfaite pour ma soeur et je lui en étais reconnaissant.

Je vois bien qu'elle semble heureuse avec lui. Cela ne m'a pas échappé. Vous prendrez grand soin de ma soeur, je le sais.

Lui par contre... Je n'évoquais pas le fait d'avoir peur d'être remplacé par Lyman dans le coeur de ma soeur, pourtant, un mari et un frère... C'est différent ? Oui, mais je ne pouvais que me torturer l'esprit en cet instant. Cependant, je n'en faisais pas part à ma cousine qui avait d'autres choses à penser.

Les paroles de ma cousine qui suivirent ravivèrent mes souvenirs, sur l'arrivée de Lynara à Winterfell. En y repensant maintenant, ça m'arrachait un sourire en coin que je ne pouvais dissimuler malgré moi.

Bien sûr que je m'en souviens, peut-être pas de tous les détails, mais de la plupart malgré tout. Même à cet âge, vous étiez forte, chère cousine. Vous avez fait beaucoup pour notre famille dans les années qui suivirent. Cependant, l'Ouest sera différent, tout sera différent. Vous êtes bien plus grande et vous quittez cette fois un pays pour un autre. Mais j'ai confiance en vous, je sais que vous réussirez à vous acclimater à cela.

La danse se terminait et ma cousine s'approcha de mon oreille, chuchotant qu'elle me retrouverait plus tard. Cela me ravissait. Je voyais ma soeur, au loin, quittant son cavalier et s'approchant de moi. Elle s'empara expressément de mes mains et me suggérant de la faire danser. C'était bien ma soeur, allant contre la coutume que l'invitation devait venir de l'homme.

Non, je comptais te faire danser avant la fin de la soirée. J'attendais juste le bon moment. avouai-je en souriant. Comment trouves-tu ton mariage ? demandai-je, ne comptant pas la contrarier avec mes problèmes.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 28 Mar - 19:59

Je n'étais pas encore vieux, mais je n'avais plus l'âge de mourir jeune depuis bien des années. Sharra Arryn était comme moi. Plus belle femme de Westeros, une reine magnifique et respectée. Enfin, non, pas comme moi. Elle était de la même génération que moi, plutôt. Je ne me targuerais jamais d'être magnifique ; je ne l'étais pas. Grand et costaud, je n'avais pas la silhouette athlétique de certains de ces chevaliers sudiens acclamés à Goeville. J'avais un visage sévère, fermé, une barbe et des cheveux noirs comme la nuit. Je n'avais jamais été un séducteur par mon physique. Rarement aussi par ma conversation. Je l'avais été jeune, par ma fougue. Plus vieux, par mon pouvoir. Sharra Arryn et moi n'en avions pourtant pas moins appris depuis bien longtemps quels étaient nos atouts, et jouions dessus sans la moindre vergogne. Elle c'était sa séduction, moi mes aptitudes à la bataille. Aptitudes qui la serviraient mieux que moi, ce soir, mais qu'importe. Je ne lui en tenais pas rigueur. Rien de ce que nous avions appris à faire nous épargnerait pourtant la comparaison de ces noces avec les nôtres, chacune passées depuis bien des années. J'essayais donc d'égayer mon invitée, à la fois pour des raisons politiques, mais aussi parce que je la sentais quelque peu touchée par tout ce qu'il se passait. Cette compréhension, encore, que seuls deux souverains veufs et seuls pouvaient nourrir. Plus loin dans la salle, je voyais ma fille danser avec Jon. La fierté et l'avenir du Nord, l'un comme l'autre, même si l'un serait plus concerné que l'autre par ce même futur. Je souris.


| Par dépit uniquement, Votre Grâce. Quand on ne peut toucher du doigt la perfection, on se rabat sur plus commun. Je parle d'expérience. |


Encore que sa perfection à elle m'était familière. Nous nous étions beaucoup rapprochés, depuis le début de sa visite dans le Nord. Et maintenant, avec un verre dans le nez, je me sentais prêt à me laisser un peu plus aller, comme aux temps jadis, lorsque je m'amusais de tout, sans arrêt. Je plonge mon regard dans celui de Sharra. Je me penche doucement vers elle, parlant à voix basse, non loin du creux de son oreille. Cela ne pouvait que signifier que le Nord et la Montagne étaient proches. Personne ne pouvait se douter à quel point, même si certains esprits naturellement portés sur la chose imagineront tout de suite des négociations menées de manière très intime. Pour le moment, Sharra Arryn était ce qui se rapprochait le plus d'une amie. Elle connaissait, seule, quantité de mes secrets. Plus encore que Conrad Omble. Le secret et son poids cimente les proximités, je le savaois depuis la première trahison que j'avais subie. Je lâchais, d'un murmure de connivence qu'elle seule pouvait entendre vu le raffût dans la grande salle.


| Y compris si cette méthode me conduit dans un avenir proche à vous débarrasser de vos royales frusques, pour aller taquiner votre beauté de plus près, Majesté? |


J'aimais m'amuser avec Sharra Arryn. Depuis que je n'avais plus Mathie, depuis qu'elle aussi s'était révélée félone, prise à son propre piège, je n'avais pas d'autre échappatoire à l'horreur de cet avenir que je fomentais depuis des années que dans les jupons de la Reine du Val. Et elle même était si élevée chez elle au sein de sa cour, qu'elle n'avait que le loisir d'entretenir des amants. Pas de véritables amitiés, sinon les autres en profiteraient. Un de mes nobles lève sa corne devant Jon et Jeyne, lâchant un tonitruant « Les Loups du Nord » ! Je me dressais à mon tour, riant alors que le toast était repris par autant de voix caverneuses, embrumées par l'alcool et rauques à force de lâcher des toasts.


| Les Loups du Nord ! |


J'engloutis de bonnes gorgées du breuvage corsé, avant de me rasseoir, riant, aux côtés de Sharra.


| Veuillez me pardonner, Ma dame. J'ai bien peur qu'il soit de coutume dans le Nord, de beugler toute la nuit des noces en l'honneur des mariés, des invités, de l'honneur de chaque famille. |







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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 1 Avr - 23:40

L'esprit s'égare rapidement dans d'obscurs sentiers dès que la bride qui le maintient habituellement est lâchée. Un rien, un détail, une impression, fait écho à tant de souvenirs en moi... Je dérive sans même m'en rendre compte, tandis que mon regard accompagne vaguement le rythme de la danse, des valseurs qui tournent inlassablement sur la piste, devant mes yeux. La salle était bien différente, elle se trouvait à des centaines de kilomètres d'ici, à tant d'années, aussi. J'étais si jeune, si insouciante lors de mon mariage. La vie était un grand et beau gâteau dans lequel je croquais à pleines dents, sans avoir à me soucier du reste. L'amour était quelque chose de parfait, d'entier, et je le trouvais aussi facilement que les belles princesses des légendes que l'on me racontait lorsque j'étais enfant. Cette époque me semble si lointaine.... Une autre vie, un autre temps. J'ai changé, sur beaucoup d'aspects. Sur ma manière de voir tout ce qui m'entoure, surtout. J'ai appris. A être plus forte, plus solide, à réfléchir, à analyser, à faire quantité de choses qui font mon quotidien aujourd'hui, qui ne me seraient peut être jamais venues à l'esprit il y a une quinzaine d'années. Je revoyais avec nostalgie les images du passé se superposer avec celles que j'avais sous les yeux, me donnant ce goût à la fois doux et qu'ont les regrets. Bientôt, ce sera le tour de Ronnel. J'espère qu'il aura au moins ce même sourire qu'avaient nos deux mariés ce soir... Lui offrir une union qu'il désire tout en concluant l'une des meilleures alliances qui soit, je ne pouvais difficilement faire mieux. Voir mes enfants heureux est tout ce qu'il me reste pour éprouver réellement un peu de bonheur. J'ai déjà profité. J'ai déjà vécu, bien que je ne sois bien vieille. J'ai goûté à l'amour, à dix fois plus  de moments heureux que certains n'en connaîtront jamais. Aujourd'hui, il ne reste plus rien, ou plus grand chose de tout cela. Je passe mes journées à réfléchir, à analyser la situation, à penser à un avenir non plus pour moi, mais pour ceux qui m'entourent. Mes fils, mon royaume. Pour l'un comme pour l'autre, je donnerai tout. J'ai tout à donner, d'ailleurs.

Je me divertis occasionnellement de petites choses, comme en l'instant, alors que le Roi du Nord vient prendre place à mes côtés. Nous étions proches dès le départ, finalement, alors que nos histoires, nos expériences, nous donnent une compréhension de l'autre plutôt profonde. Et au delà du plan totalement personnel, nous avons chacun plutôt intérêt à entretenir cette proximité. Marier sa fille ne doit pas le laisser indifférent, tout comme ce sera le cas lorsque Ronnel épousera sa fiancée. Quoi qu'il en soit, les pensées que nous pouvons avoir en cette soirée doivent être proches. Et sa compagnie ne m'est désagréable. Je croise les jambes, accrochant son regard.

« Oui, par dépit, certainement. Mais quoi qu'il en soit... Nous savons aussi qu'ici bas, la perfection ne reste finalement qu'apparence. »

Et il me flattait, encore, au passage. N'en restait pas moins que cette image lisse et belle, parfaite, que je pouvais donner, me semblait parfois bien prétentieuse et bien éloignée de la réalité. Toute apparence est trompeuse, mais non moins nécessaire. J'avais une réputation, et plus, un royaume à tenir. Des relations à entretenir, un avenir à organiser. Il se penche vers mon oreille, montrant une image des deux dirigeants du Nord et du Val plus proches que jamais. Sur le plan diplomatique, ce n'était nullement un secret. Le reste... Les rumeurs courraient de toute manière d'elles mêmes sans qu'il y ait besoin qu'elles soient vérifiées ou non. J'esquisse un léger sourire amusée à son invitation grivoise. Pas désintéressée. Quoi qu'il en soit, puisque nous étions ici, au lieu de laisser mes pensées s'égarer... Autant me divertir un peu.

Mais alors que j'allais me pencher vers son oreille à mon tour, je m'interromps alors que la grande salle résonne d'une même phrase reprise par plusieurs voix, dont bientôt celle de Torrhen Stark. Il se rassoit cependant bien vite à mes côtés. Je termine ma coupe, lui accordant un nouveau petit sourire léger. Je n'étais pas très coutumière de ce qui venait de se produire, mais j'estimais tout de même être quelqu'un d'ouvert.

« Ne vous excusez point, Sire. Ne suis-je pas aussi venue ici pour découvrir votre pays ? »

Je repose ma coupe, marquant ainsi une pause avant de reprendre.

« Navrée. Je crains d'avoir perdu l'habitude des moments festifs, ces dernières années. »

Je me glisse moi aussi près de son oreille.

« Concernant vos propos précédents, vous savez que je ne suis fermée à aucune... expérience. Mais il faudrait sûrement pour celle ci trouver dans un endroit plus propice, je ne voudrais vous enlever à tous vos invités. »
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mer 6 Avr - 17:34

En entendant une jeune mariée parler de manier l’épée le jour de ses noces, la plupart des invités normalement constitués aurait répondu par une plaisanterie fort grivoise. Heureusement pour Jeyne, Bowen n’était guère friand de ce genre de galéjades paillardes, aussi il s’abstint et se contenta de hocher la tête avec un mince sourire tandis qu’ils continuaient à évoluer sur la piste de danse au milieu des cris des convives qui, à mesure que le vin coulait à flot dans leurs gorges, se faisaient de plus en plus braillards. Derrière lui, le jeune homme pouvait presque entendre des chevaliers du Val passablement éméchés entonner une chanson parlant des Doigts et d’une pucelle en des termes qui laissaient à penser qu’il n’était pas réellement question de géographie… Au moins eux s’étaient splendidement adaptés aux mœurs locales.

« J’ose l’espérer. Nous avons une réputation de rustres querelleurs à tenir. »

Il n’y avait pas d’animosité dans ses dires, ni d’amertume, juste une certaine malice à reconnaître que les coutumes nordiennes manquaient sans doute de la distinction de ce à quoi étaient habitués les sudiers. Et pourtant… Bowen trouvait qu’elles avaient leur charme et leur beauté, ces traditions tant décriées, presque méprisées. Il aimait la simplicité des terres du Nord, leurs reliefs au caractère assuré… Et il adorait aussi les festivités de son royaume, quand bien même il n’avait guère le cœur à sacrifier aux usages en ce jour. Parce qu’à défaut d’être policées, elles étaient sincères, et respiraient une joie qui n’avait rien de feinte. On mourrait jeune au Nord, encore plus que dans le reste des Sept Couronnes. Le froid frappait, mais aussi parfois la faim, la maladie… Et la guerre. Alors que tous boivent, qu’ils ripaillent ou dansent… Demain serait un autre jour, aussi chargé de deuil que le précédent. Mais que tous oublient leurs conditions dans la nourriture, la boisson et le marivaudage. Il n’y avait pas de mal à cela.

« J’aurais aussi préféré que Lord Cerwyn s’en charge. Sans doute que ses blessures l’ont quelques peu éloigné de certains de ses devoirs… »

Tout en tentant de ne pas charger son futur beau-père fautif, Bowen ne pouvait effacer la grimace qui avait envahi son visage en entendant Jeyne parler ainsi, voilant à peine le sarcasme contenu dans sa dernière pique. S’il n’avait tenu qu’à lui, évidemment que Lady Maedalyn n’aurait point appris son devenir de sa propre bouche. C’était inconvenant, et dérangeant. Mais il approuvait les dires précédents que Lynara avait prononcé pour le tranquilliser : ce n’était tout de même pas sa faute, et il n’allait pas passer la soirée à la courtiser chastement sans qu’elle sache pourquoi il se comportait ainsi. Il se serait senti vraiment mal à l’aise de procéder de cette façon guère honorable. Enfin, ce qui était fait était fait de toute manière, il faudrait bien s’en accommoder. En entendant la mariée du jour parler de félicitations, le Glover souffla sur un ton neutre :

« Si fait. »

Moins enthousiaste, c’était difficile à faire, mais le Poing du Nord n’avait jamais été bon comédien. Il n’éprouvait pas de réelle excitation pour cette union. Elle était nécessaire, il espérait qu’avec le temps, elle ne serait point désagréable… Et c’était tout. A vrai dire, il avait encore du mal à réaliser qu’il était désormais promis à une femme, le mot sonnant étrangement à ses oreilles. Tandis que Jeyne lui faisait part de ses vœux en le rassurant, son regard ayant trouvé l’endroit où Lynara et Maedalyn conversaient, l’expression de Bowen se fit sérieuse. Mortellement sérieuse.

« Je vous le souhaite également. »

Puis il ajouta :

« Vous savez que je vous écrirais. Dussiez-vous ne jamais revenir dans le Nord. Vous y seriez toujours un peu en pensée. Et auprès de nos dieux. »

Le jeune homme était pieux, ce n’était pas un secret. Il avait cette conviction que les croyants se retrouvaient toujours auprès des esprits anciens, et ne voulait se départir de cette fois si consolatrice.

Cependant, déjà, le morceau s’achevait et dans un dernier et chaste baiser, Jeyne s’échappait pour s’avancer vers le Prince héritier. Resté seul, Bowen quitta la piste, balayant la salle du regard. Manifestement, sa promise avait déserté les festivités, tandis que Lady Théa se faisait raccompagner son frère sous le regard de la reine de l’Ouest et de Lynara sans que le guerrier puisse comprendre exactement les tenants et les aboutissants de cette scène. Près des valois, son propre roi paraissait en grande discussion avec la reine-régente du Val. Son frère lui dansait avec une nouvelle demoiselle, et son beau-frère s’empiffrait avec un orignac mariné, sans doute en provenance des terres Corbois où ces bêtes croissaient en abondance. Ayant effectué tous ses devoirs, fait ses adieux, le nordien sentit son visage se plomber. Il n’avait plus besoin de feinter la joie désormais. Il avait accompli ce pourquoi il était venu, il avait rendu hommage à une amie, contribué à la fête, échangé quelques mots. Maintenant, il pouvait se donner tout entier à son chagrin et son humeur maussade.

Alors Bowen se laissa tomber auprès de Lord Manderly et commença lui aussi à se remplir la panse, arrosant généreusement sa viande d’alcool. Il voyait de nouveaux couples se former puis se défaire. Lynara passait des mains de Jon Stark à celle de l’ouestrien qui avait danser Jeyne, puis ce dernier l’abandonna pour aller se saouler avec les valois, tandis que le duo Stark continuait à évoluer et que le lionceau faisait tournoyer Lady Corbois, dont la beauté mature n’avait pas grand-chose à envier aux pucelles accortes qui se trouvaient là et commençaient à exciter les ardeurs des plus gris des hommes, les mains se faisant baladeuses à mesure que l’heure avançait.

« Les loups du Nord ! »

Reprenant le beuglement royal au moment où celui-ci avait été prononcé, Bowen sentait malgré lui l’effet du vin et de la bière sur son organisme à mesure que sa descente se faisait plus prononcée, ceci sous le regard quelque peu inquiet de sa sœur. Ses yeux se posèrent finalement sur la Corbois laissée enfin seule et sans qu’il ne comprenne pourquoi, son corps agit de lui-même, se levant de son banc pour la rejoindre :

« M’accorderiez-vous cette danse, Lady Corbois ? »

Longtemps, la côtoyer l’avait gêné, en raison des confidences échappées par le roi Torrhen quand il était saoul, certains soirs où son écuyer l’aidait à faire face aux ravages de l’alcool. Il savait que tous avaient entretenus une liaison. Il s’en doutait. Et il aurait préféré ne rien savoir de cela. Mais ce n’était pas le cas, et comme tant d’autres secrets, il s’était tu, enfouissant le souvenir des paroles royales dans un recoin verrouillé de sa mémoire. Mais il fallait croire que la boisson le rendait plus sûr de lui, plus oublieux qu’il ne l’était en temps normal.

Et tandis qu’elle acceptait, il retourna sur la piste de danse une dernière fois, achevant sa soirée avec une nouvelle cavalière tout aussi somptueuse que les précédentes, sous les regards jaloux de certains convives.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 8 Avr - 17:57

Je continuais de sourire. Non, évidemment, je ne comptais pas dissimuler quoi que ce soit au sujet de Jeyne. Rien qui ne la concernait directement, du moins. Je serai le seul intermédiaire de bien des gens pour qui Jeyne comptait, et je devrais faire au mieux pour les rassurer quant à elle. Inutile d’en rajouter, ni d’approfondir le fait que je veillerai sur Jeyne et en prendrai soin. C’était une évidence. Mais l’air morose qui quittait son visage pour être remplacé par un franc sourire était tout de même préférable, et j’étais heureuse d’avoir pu l’apaiser même légèrement. Y compris quand c’était à mes dépends, en rappelant mon arrivée à Winterfell. Tant que son humeur pouvait être allégée… Je ne pus m’empêcher de sourire encore davantage en l’entendant, et de rougir légèrement aussi, bien que je prétende ne pas sentir la rougeur envahir mes joues.

Je hochais la tête légèrement et alors que je m’apprêtais à m’asseoir en attendant de pouvoir voler ma cousine à Jon après leur danse, je fus prise de court par Lord Kenning. Fort heureusement, mes joues étaient déjà rouges, sans quoi cela aurait paru suspicieux. Il était très élégant, dans sa tenue, et bien que je n’ai cessé de me dire que je ne devais pas le regarder, je n’avais cessé de le faire par moments. Aurais-je été déçue, pourtant, de ne pas danser avec lui ? Très certainement. Et le sourire qu’il m’adressait me faisait davantage plaisir encore, malgré le fait que je m’efforce de ne pas le montrer.

« Nous serons là pour y veiller, je l’espère… »

Moi, du moins, essaierai. Peut-être devrais-je tempérer Jeyne, mais je ferai de mon mieux pour qu’elle soit aussi heureuse qu’elle mérite de l’être, et que son union ne se révèle pas un fléau pire encore que les fer-nés. Je ne peux m’empêcher de sourire, et de laisser échapper un petit rire, en entendant Gareth, qui chasse aussitôt l’inquiétude que pourrait faire naître en moi le mariage de Jeyne et son avenir.

« Vous me voyez rassurée que nous ne passions pas pour des sauvages en nous essayant à cet exercice, alors. Quant à vos qualités de danseurs dans l’Ouest, elles sont meilleures encore que je ne le pensais. Vous leur faisiez honneur, alors que vous dansiez avec Lady Corbois… »

Pourquoi évoquais-je cette danse ? M’empêchant de grimacer, je rougissais un peu plus, en l’entendant. Flattée, malgré tout. « Vous êtes très élégant aussi, Gareth. »

J’avais adopté le même ton de voix, consciente que je n’aurai peut-être pas du dire cela. Souriant légèrement, je hochais la tête alors que la musique s’arrêtait et que Gareth prenait congé de moi. J’aurai voulu lui dire que je lui accorderai plusieurs autres danses s’il le souhaitait, mais les mots restaient bloqués. Je savais que ça n’était pas convenable. Et il ne m’en laissait pas le temps, prenant congé de moi. Ignorant la déception que je ressentais, je profitais de la fin de la danse pour remplacer Jon auprès de Jeyne, et la féliciter à nouveau. Tout se déroulait très bien, et elle était magnifique. J’étais rassurée de ne pas avoir à m’en séparer, et de l’accompagner dans l’Ouest. Elle serait ma dernière danse, mais je ne serai surement pas sa dernière partenaire – elle était sans aucun doute très demandée. Je la quittais en l’embrassant, allant rejoindre les quelques personnes installées à table.


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 9 Avr - 0:57

L'égard dû à une souveraine, sa nièce qui s'était rapprochée d'elle et de son frère le fit remarquer. Lynara s'était adressée à Joris pour le supplier de la ramener dans ses appartements avant qu'un incident regrettable ne se produise. Théa, elle, pinça les lèvres en entendant sa nièce. Avait-elle à ce point dépasser les limites ? Lynara avait peut-être un peu raison mais de là à demander à ce qu'elle quitte les lieux. Son regard s'était fixé sur sa nièce et la fusilla presque du regard. Ses paroles l'avait blessée et Lynara devait s'en douter. Et la voilà qui demandait à la reine de l'Ouest de ne pas en tenir rigueur à Jeyne de son comportement à elle, sa tante. Mais fort heureusement Joris n'avait semble-t-il pas vraiment tenu compte de la requête de sa nièce. Il fallait dire qu'il connaissait sa sœur mieux que n'importe qui ici.

Et c'était ainsi qu'elle se retrouvait maintenant à discuter avec son neveux le plus jeune, Walton. Elle lui avait même demandé s'il ne voulait pas danser. Bien évidemment elle ne pensait pas à elle. Mais il y avait tant de jeunes filles, il pouvait bien aller en inviter une parmi toutes celles présentes dans la salle. Mais visiblement ce n'était pas au goût du jeune prince qui avait presque manqué de s'étouffer. Théa le regarda avec curiosité lorsqu'il prononça le nom du fils cadet de la reine du Val, Sharra Arryn. Manifestement Walton aimait bien Jonos et en cela Théa le comprenait. Lors de sa courte visite au Val, la jeune femme s'était retrouvée sans le vouloir en compagnie du garçon. Elle aurait bien voulu lui dire de partir et d'arrêter de la suivre. Seulement voilà, elle n'avait tout simplement pas pu et s'était contentée de l'ignorer tout en vérifiant de temps à autre s'il se trouvait près d'elle ou non. À dire vrai cela l'avait un peu attristée que le frère du roi du Val se retrouve seul ainsi. Restant concentrée sur le prénom du prince du Val, Théa Karstark ne fit pas attention à la mention du jeune garçon qui se trouvait souvent aux côtés de son cousin Bowen. « Oh alors tu aimes être avec Jonos Arryn ? » fit-elle en regardant son neveu. « Il est vrai que sa présence est agréable. » ajouta-t-elle. Lady Karstark en avait fait l'expérience bien qu'elle n'aimait pas être suivie de la sorte. Avec Jonos Arryn, c'était un peu différent, il était si jeune. Comprenait-il seulement qu'il s'imposait ainsi à elle ? Et puis Walton reprit en parlant de sa sœur. Jeyne... Les yeux de la Brune cherchèrent instinctivement la jeune fille qui quitterait bientôt le Nord. Jeyne, sa nièce, elle, le portrait craché de sa mère, sa digne fille. Elle lui ressemblait tant, oui tellement.

Le regard de la dernière fille de Lord Karstark se perdit sur sa nièce qui avait changé de partenaire. Elle ne dansait plus avec son époux le prince, le lionceau de l'Ouest. Et puis la jeune femme en fut tirée par la remarque de son neveu. «Mère», il venait de parler ouvertement de sa mère et de ce qu'elle aurait aimé ou non voir en ce moment. Apprécier de voir sa jeune sœur se morfondre, certainement pas et au fond de son être Théa le savait un peu. Elle entendait déjà sa sœur la sermonner pour son manque de joie au sujet du mariage de la jeune louve. Oui elle pouvait l'entendre. Et malgré cela, elle n'y parvenait toujours pas. Peu-être parce qu'elle savait que jamais plus elle ne l'entendrait la rouspéter de la sorte. Sa soeur était muette, muette à tout ses appels. Théa baissa les yeux un moment avant de les relever vers son neveu. « Oui sûrement, à n'en point douter. Elle ne voudrait certainement pas. Mais c'est aussi valable pour son fils, toi Walton Stark, petit louveteau du Nord. Ta mère était comme cela. Du moins quand elle était encore à Karhold. Tu sais, Jeyne la ses traits comme ton frère et toi, mais pour Jeyne c'est encore plus frappant, sans doute parce que c'est une fille. Mais tu sais, tu as vraiment le caractère de ta maman. » Instant de confidence, de rapprochement et d'aveux que venait de donner Théa à Walton. En si peu de mots, elle venait de confier et de livrer un peu de sa sœur à ce fils qu'elle n'avait pas eu assez le temps de choyer avant de disparaître.

Et voilà, l'ambiance c'était une fois de plus refroidie en un rien de temps. Il avait juste suffit à Lady Karstark d'ouvrir la bouche pour en arriver là. Fort heureusement Walton ne semblait pas y prêter une trop grande attention.Déjà il reprenait sur la danse et l'apprentissage. Théa porte une coupe à ses lèvres et l'écouta attentivement. Ainsi il jugeait le fer et les flèches plus utiles que la subtilité de la danse. En un sens il n'avait pas tord. Cependant, la danse s'avérait très utile parfois. Elle le gratifia d'une main dans ses cheveux avant de répondre.

« La danse est un art fort utile Walton. Pourquoi crois-tu sinon que ton père et ton frère s'y essayerait avec brio. Il y a des choses que ni la lame d'une épée et le carreau d'une flèche ne peuvent résoudre. Et c'est dans ces moment-là que d'autres arts entrent en scène....
Mais soit, si tu préfères les armes c'est ton droit après tout. Mais comme tu sembles l'avoir toi-même compris, tu n'y échapperas pas. Et puis, il n'y a pas de raison pour que tu sois un piètre danseur. Ton père se débrouille très bien et ta mère était aussi gracieuse que sa fille. Mais tu as encore tant de choses à apprendre sur elle... »
Théa soupira. Elle se prononça plus un mot pendant un instant. Puis elle reprit. « Je pourrais t'aider pour la danse. Si tu avais voulu, nous aurions pu nous y essayer dans un coin de la salle ? Mais je crains fort que cela ne soit trop tard mon neveu. Regard tous ces couples qui se séparent pour rejoindre la nourriture qui les attend ! »
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 22 Avr - 17:07

« Le bon moment ? »

Je penchais la tête, un brin taquine à la réponse de mon frère.

« Tu sais, je suis assaillie de toutes parts... il paraît que c'est un honneur de faire danser la mariée. Allons Jon, il faut te battre pour trouver le bon moment parmi la foule de mes admirateurs ! »

J'éclatais de rire, d'humeur joyeuse et taquine. Même si me retrouver au bras de Jon me serrait le cœur. Il était plus grand que moi, il prenait de la masse musculaire. Ce n'était plus le prince maigrelet de ses jeunes années. Il était un homme, qui venait de se forger au cœur de la bataille. Encore un homme dont je ne connaîtrais pas les pensées suite à ce terrible chapitre de notre histoire. Il semblait cependant bien le vivre. Mais Jon intériorisait beaucoup, comme Walton. J'avais toujours été sa confidente, je savais ce qu'il attendait de Père. Ses attentes, ses doutes, son envie terrible de faire ses preuves et de montrer qu'il était le digne fils du vieux loup, au risque d'être maladroit. Père et lui se ressemblaient sur ce point d'ailleurs. Et c'était de là que venait l'incompréhension malheureusement.

« Et bien, je le trouve plutôt réussi, non ? Il n'y a pas eu d'incident notable, je ne me suis pas ridiculisée durant les cérémonies, les gens mangent, boivent, dansent et semblent s'amuser... On dirait que l'alliance avec l'Ouest commence plutôt bien. »

Mais ce n'était là que la première étape. La seconde se ferait dans le lit nuptial, dans peu de temps désormais. Et il me semblait que je retardais au mieux ce moment fatidique. Je préférais ne pas y penser et m'étourdir dans les bras de mes cavaliers. Profiter de la fête. Cela faisait tellement longtemps que Winterfell n'avait pas résonné de tels éclatas ! Cela changeait de son atmosphère morbide et sombre des dernières années.

« Profites-en Jon, il n'y aura pas aussi belle fête avant un moment... Peut-être tes propres épousailles ? »

Même si j'ignorais encore à qui Père pouvait promettre Jon. Nous avions évoqué plusieurs possibilités. Comme pour son propre remariage. J'espérais pouvoir assister aux cérémonies, mais au vu des troubles qui agitaient Westeros, rien n'était moins sûr... Déjà que le voyage de retour vers le Roc risquait d'être périlleux... Lyman avait promis que je pourrais revenir dans le Nord, mais quand... cela restait à déterminer. Et si j'étais téméraire, je savais aussi que je ne pouvais en faire à ma tête et que cela dépendrait de la conjoncture et du bon vouloir de mon époux.

J'entendis alors retentir un toast à notre honneur. Les loups du Nord... Je demeurais encore louve, même en devenant lionne. Plusieurs nobles reprirent cette acclamation. Je murmurais à Jon :

« Aux Loups du Nord. »

Je lui souris, ayant à cœur de montrer comme nous étions unis. Je dansais ainsi une danse avec Jon, avant qu'on vienne me ravir à lui. J'alternais entre les danses et les moments de répit, à table. Et enfin, j'avisais mon père. Impensable de m'éclipser avant d'avoir danser à son bras. Il se trouvait aux côtés de la reine Arryn. Ils semblaient très proches tous les deux.

« Majesté. »

Je fis une petite révérence devant Sharra, avant de me glisser dans le dos de mon père et de lui baiser la joue.

« Fais-moi danser avant que le devoir ne me fasse quitter cette soirée. »

Même s'il n'y avait pas de s'il te plaît, le ton était une prière. Une dernière danse avant que je ne me retire et devienne femme.

« Excusez-moi, Majesté, je vous enlève le vieux loup le temps d'une danse. »

Je lui adressais un sourire éblouissant, avant de forcer mon père à se lever, impétueuse, pleine de vie.

« Tu ne pensais tout de même pas éviter ta fille ce soir ? Mais je comprends que tu ai eu tout ton saoul de danse, je t'ai vu avec les reines Sharra et Jordane, tu as l'art de choisir les plus belles cavalières de tout Westeros. »

Je me faisais taquine, dansant avec lui, non sans retrouver mon cœur de petite fille. Je finis par me serrer contre lui, ma tête contre sa large poitrine.

« Merci de m'avoir fait confiance pour organiser ces noces. Et merci d'avoir choisi l'héritier Lannister... Je n'ai pas souvent été d'accord avec toi, je t'ai rendu la vie impossible, mais je ne suis pas si mal tombée... Je rendrais le Nord fier de moi. Je te rendrais fière de moi. »

C'était une promesse. Je baisais de nouveau sa joue, avant de retourner à la table, une boule au ventre. Il était temps de partir. J'avais retardé ce moment le plus possible. Je me levais de nouveau, annonçant alors que je me retirais. Certaines dames me suivirent, pour mieux m'accompagner jusqu'au lit nuptial et me distiller quelques ultimes conseils. J'échangeais un regard avec mon père, me demandant ce qu'il pouvait bien penser, si cela le révoltait un peu de savoir que cette nuit, je serais femme et plus seulement sa fille. Peut-être... Je quittais ainsi la soirée, consciente que Lyman allait faire de même et que les invités allaient continuer de boire et d'amuser jusqu'à ce que la fatigue, ou l'inconscience, ne les arrête au petit matin.

Pour ma part, il était temps d'honorer ma partie du contrat et de devenir une Lannister pour de bon.


HRP : voilà, fin officielle de ce mariage princier, merci à tous pour votre participation. Vous pouvez conclure votre participation si vous le désirez ;)



   
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 25 Avr - 22:08


Je souris à Théa, n'étant pas totalement d'accord avec elle. Ce ne sont pas les mots et la danse qui nous protégeront des Sauvageons ou de Harren Hoare. Les Targaryens y ont probablement cru, avec le destin que nous leur connaissons. Mais je ne suis pas sot non plus. Je sais que toute cette mascarade est importante pour plaire à nos alliés, sans qui nous ne pourrions probablement pas faire face à nos adversaires. Alors, peut-être y a-t-il un peu de vrai dans les mots de ma tante, même si je ne suis pas franchement convaincu. Je ris un peu quand elle me dit que j'ai raté ma chance et qu'elle aurait pu m'aider. J'aurais bien aimé voir ça tient !

« Oui, c'est vrai qu'on a raté quelque chose. Mais voyons le côté positif, nous avons évité que je vous marche sur les pieds. M'est avis que nous avons évité d'être tourné au ridicule ! Mais je vous promets au prochain mariage, je ferais un effort et je vous montrerais que j'en suis capable ! »

Je dis ces phrases sur un ton joyeux et malicieux, puis la salue. Je m'apprête à regagner ma place quand les mots de Théa me reviennent en tête. Ai-je vraiment la personnalité de Mère ? Je n'en sais rien en fait… Je ne saurais pas dire quelle était sa personnalité. Je crois me souvenir de son visage, sa voix… Mais c'est à peu près tout. Le reste, c'est Jeyne, pas Mère. Non, je ne sais rien sur elle, absolument rien. Qu'aurait-elle pensée en me voyant renier Jeyne ? Aurait-elle eu peur en apprenant que je me suis jeté dans la bataille à la Mort-aux-Loups ? Qu'aurait-elle dit en apprenant ce qui s'y est passé ? Je n'en sais rien. Je reste immobile et reprend la parole d'une voix à peine audible, sans regarder Théa.

« Oui, il y a tellement de choses que je ne sais pas sur Mère... J'aurais aimé la connaître plus. »

Juste après, je tourne la tête vers Théa avec un visage qui se veut serein, comme si ce que je venais de dire et ce que je m'apprête à dire n'était qu'une partie de la conversation. Je ne veux pas que tout le monde sache que sa disparition m'a laissé blessé. Et que huit ans après les plaies sont toujours ouvertes et saignent toujours autant. Je ne sais pas si j'arrive vraiment à faire illusion et peut-être que Théa n'est pas dupe, mais bon. Ce soir j'ai le cœur lourd à cause du départ de Jeyne et penser à mère n'arrange pas les choses. Mais je ne dois pas le montrer, je ne VEUX pas le montrer.

« Vous savez, quand je vais au Bois Sacrée, il m'arrive de lui parler, comme si elle était encore là, auprès de nous. Je sais bien qu'elle n'est pas vraiment là, mais comme ça, j'ai l'impression qu'elle n'est pas si loin. »

C'est idiot je sais… Mère n'est pas là. Elle n'est plus là. Je me suis fait l'illusion qu'elle était encore là quand j'étais plus jeune. Maintenant je sais que ce n'est pas le cas. Pourtant. Pourtant, même encore maintenant, quand je m'adresse aux Dieux dans le Bois Sacré, c'est surtout à Elle que je m'adresse. C'est devenu presque une habitude, un rituel. Est-ce que ça m'aide vraiment ? Je ne suis pas sûr… Est-ce que ça maintient la plaie ouverte ? Probablement. Mais je ne me sens pas encore près à passer au-delà. Je sais qu'il le faudra un jour si je veux devenir un homme. J'ai déjà commencé à tourner la page en m'éloignant de Jeyne, maintenant il faut que j'aille jusqu'au bout. Je regarde Théa avec un sourire, qui tente de cacher la douleur que font remonter ces aveux

« Vous êtes la seule à qui j'ai dit ça… Ni Jon, Ni Père… Pas même Jeyne ne sont au courant.  »

Je ne pense pas que quelqu'un soit au courant. Tout le monde au château sais que je vais souvent au Bois Sacré, mais en général on me laisse seul. Peut-être que Lynara le sais, elle rend souvent visite aux Dieux. Elle m'a peut-être surpris, mais je ne l'ai pas remarqué. Mais ça ne change rien. Même si elle le sait, elle partira bientôt. Et avec elle partira Jeyne. Et avec Jeyne, c'est les dernières traces de l'ancien Walton qui partiront. Loin, vers l'Ouest. Il ne restera plus à Winterfell que le nouveau Moi. Est-ce une bonne chose ? Impossible à dire. Mais il est trop tard pour faire demi-tour. Est-ce que c'est ce que Théa a ressenti quand Mère est partie de Karhold ? A-t-elle eu l'impression qu'une part d'elle partait avec sa sœur aînée ? Probablement. Théa et moi n'avons jamais été aussi proche que ce soir.

« Je ne voulais pas finir notre discussion sur une note si triste. Restons sur le défi de danser au prochain mariage. Je vous souhaite une bonne soirée ma tante »

Alors que je regagne ma place pour le repas, mon regard se pose une nouvelle fois sur Jeyne. Elle est si proche aujourd'hui, et bientôt elle sera si loin. Depuis maintenant deux ans, je me suis éloigné d'elle et je le regrette amèrement. Et maintenant, c'est elle qui s'éloigne et cette fois pour de bon. Maintenant le choix m'appartient. Je peux la laisser partir, garder pour moi mes regrets et finir comme Tante Théa, ou faire le premier pas et ravaler ma fierté, ouvrir mon cœur une dernière fois à Jeyne pour avancer en paix.

Je m'assois à côté de Jon, avec un léger sourire aux lèvres. Mon choix est fait.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 30 Avr - 17:44

Et avec l'ivresse qui pointait le bout de son nez, il n'y avait pas que beugler qui allait me prendre toute la nuit. Mon regard se perd l'espace de quelques secondes sur le décolleté de la robe classieuse de la Reine Sharra, appréciateur. Je n'avais que rarement banqueté en aussi bonne compagnie que celle-ci, vous pouvez me croire. J'offre un regard entendu à la Reine du Val lorsqu'elle explique que la perfection n'est jamais qu'une question d'apparence. Bien sûr, elle a raison. Mais cela ne veut pas dire que la perfection n'est qu'un leurre, qu'elle n'est que de la poudre aux yeux. Bien au contraire. L'apparence de la perfection n'égratigne pas l'image de la perfection elle-même, et Sharra Arryn n'est pas femme à être trop ostentatoire. L'essentiel de sa beauté tient à son charme, à son charisme. Bien sûr, malgré avoir eu deux enfants son corps est resté tout en formes féminines, sans être marqué par l'âge ou l'enfantement, et elle n'est pas du genre à trop en montrer. Je sens que la souveraine n'est pas insensible à mes plaisanteries ni aux propositions qu'elles sous-tendent. Je la sens flattée, et je sens sa solitude faire écho à la mienne. Depuis que je n'avais plus Mathie... Et elle avait éconduit celui qui sans aucun doute, désirait être son amant. S'il ne l'avait pas déjà été. Devais-je y voir une bonne réception à ce que je proposais ? Sans doute que oui. La belle vint murmurer son assentiment au creux de mon oreille. Il était encore trop tôt pour aller s'adonner à ces petits jeux tout sauf innocents, mais la chaleur qui se répandait dans mon cœur à la perspective d'aller m'amuser avec la plus belle femme de Westeros n'était pas anodine. Je savais déjà comment la soirée ne manquerait pas de finir, désormais, et j'échangeais avec elle un regard entendu, levant ma coupe à sa santé.


| J'espère alors que ce que vous avez appris jusque là vous a plu... | lui lâchais je d'un ton innocent, alors que mon regard ne l'était pas du tout.


Ma main effleure la sienne alors qu'un plateau de venaison est déposé devant nous par des serviteurs en livrée grise et noire.


| Oh, je gage que nous saurons attendre que l'endroit désemplisse... |


voilà, c'était réglé. Ce n'était pas plus mal, cela m'éviterait d'être seul, ce soir. A ruminer Mathie, à me rappeler Sigyn, à anticiper l'avenir et à me creuser pour les campagnes à venir, les unions nécessaires et tout le reste. J'attrapais un pilon de volaille que j'engloutissais rapidement ; plus le temps passait plus j'étais ivre, et plus j'avais besoin de manger pour éviter d'en être malade, pour me donner suffisamment de forces pour pouvoir continuer à faire la fête en l'honneur de ma fille. La fête continue à battre son plein, jusqu'à ce qu'une jeune beauté en robe blanche et diadème souverain ne s'avance vers nous, saluant Sharra en s'inclinant légèrement devant elle avant de se tourner vers moi. J'offris un large sourire à Jeyne :; je m'étais fait désirer après tout, au nom des convenances diplomatiques et de son propre amusement alors qu'elle était occupée avec d'autres jeunes hommes pour danser encore et encore. Ma fille m'attire alors pour danser avec elle, me soustrayant à la ravissante compagnie de deux des plus belles femmes du monde. Je la fais tournoyer, peut être de façon un peu vive à cause de l'alcool, mais je calme le rythme quand elle se fait plus proche.


| Tu as été accaparée, jeune fille, par les trois quarts des mâles de l'assemblée. Tu es magnifique, en tous cas. Et ton bonheur fait chaud au cœur. Je suis ravi que le choix de ton époux te contente... Et je suis déjà fier de toi, ma chérie. | lui soufflais-je.


Nous nous séparons. Elle finit par s'en aller accomplir son devoir d'épouse, s'y appréter en tous cas. Je me surprends à espérer pour le jeune prince de l'Ouest que la tâche lui sera plus aisée que lorsque j'allais moi-même connaître ma première nuit avec mon épouse. Jeyne avait le même sang. Mais elle semblait déjà charmée, infiniment plus calme que ne l'avait été sa mère. Je retournais ripailler jusqu'au petit jour. Et quand les derniers ivrognes dont je faisais partie finirent par s'effondrer sur place ou rejoindre leur chambre, je me glissais, ombre solitaire dans la Tour du Roi, dans les appartements de Sharra Arryn. Je n'avais plus de Reine, mais rien que pour ce soir, j'en aimerais une, comme au bon vieux temps.





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