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Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier
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MessageSujet: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 23 Jan - 18:49

Et voilà. Après de longs mois de préparation, nous y étions enfin. J'observais mon reflet dans le miroir, le visage fermé. J'avais l'impression que cela ne faisait pas si longtemps que mon père m'avait annoncé qu'il m'avait trouvé un époux et que je n'avais désormais plus le choix. Même durant ces semaines à tout organiser, cela était resté un événement assez vague, éloigné... Et puis hier soir je m'étais rendue compte de l’imminence de mon mariage. J'avais fait demandé Lynara et nous avions discuté jusque tard dans la nuit, avant que la fatigue ne finisse par s'emparer de moi, pour une poignée d'heures seulement. J'avais été réveillée à l'aube et j'avais passé les heures de la matinée à me faire coiffer, maquiller, habiller. A midi, je serais unie une première fois à Lyman. Puis une nouvelle fois selon nos coutumes du Nord. C'était une concession que nous leur avions fait. Un septuaire avait été construit spécialement pour l'occasion.

Je croisais le regard de Lynara dans le miroir, alors qu'elle me regardait avec un mélange de tendresse et d'admiration. Comme l'aurait fait ma mère si elle avait été encore en vie sans doute. Je portais une longue robe d'un blanc éclatant... Neigeux. Une merveille de soie et de dentelle, délicatement ouvragée par les meilleures couturières de Westeros. La robe épousait les formes de mon corps, avant de s'évaser autour de mes jambes, pour terminer en une longue traîne. Une tiare d'une valeur inestimable ornait ma tête et retenait un long voile. Lynara me posa sur les épaules mon manteau aux couleurs des loups. Bientôt, l'écarlate viendrait prendre la place de l'argenté et noir. Bientôt, je ne serais plus Jeyne Stark, mais Jeyne Lannister...

Ce matin, je me réveillais louve et jeune fille, ce soir, je me coucherais lionne et femme.

Je serrais fortement la main de Lynara, avant de prendre la direction du Septuaire. Je pris une profonde inspiration avant d'y pénétrer. Tous ces yeux braqués sur moi... Je ne devais pas flancher. J'espérais ne pas être aussi blanche que ma robe, même si j'en avais la désagréable impression. Allons, il n'y avait aucune raison d'avoir peur, je n'épousais pas un sinistre inconnu deux fois plus âgé que moi, violent et hideux. J'épousais Lyman Lannister et je pouvais escompter une union heureuse avec lui. Si toutefois, il ne prenait pas la désagréable habitude de faire des coups fourrés sans m'en parler. Et je n'avais pas beaucoup d'espoir à ce sujet. Nous avions été élevés de manière bien différente, nous pensions différemment. Il ne pouvait en résulter que des disputes... Mais il y avait autre chose entre nous... Du désir... De l'affection... Bien davantage que ce à quoi pouvaient prétendre d'autres jeunes filles dans mon cas, n'est-ce pas ?

Peut-être m'étais-je arrêtée... Soudain troublée. Soudain apeurée. Mais je sentis la présence de mon père à mes côtés. Je croisais son regard sombre. Je me demandais à quoi il pensait alors qu'il me donnait son bras et me faisait remonter l'allée, pour me confier à Lyman Lannister. C'était le moment de ne pas faillir. Je pressais doucement le bras de mon père, avant de me tourner résolument vers Lyman. Il avait fière allure dans ses beaux atours. Et il me semblait beaucoup plus détendu que moi... Masque ou réalité ? Il m'offrit un sourire et je le lui rendis. Je n'étais pas vraiment là. J'avais l'impression d'être dans un rêve et je battis des paupières alors qu'on attendait que je prononce les paroles rituelles. Il me semblait avoir un blanc, avant de me les remémorer :

« Par ce baiser, je vous engage mon amour et vous prends pour mon seigneur époux. »

J'avais du apprendre la cérémonie selon les Sept, lui avait fait de même pour les anciens dieux. Sa réponse fusa, naturellement :

« Par ce baiser, je vous engage mon amour et vous prends pour dame épouse. »

Il ne manquait qu'une confirmation de la part du septon et je serais à jamais liée à lui...

« En ces lieux, au regard des dieux et des hommes, je déclare solennellement que Jeyne Stark et Lyman Lannister sont mari et femme, une seule chair, un seul cœur, une seule âme, à présent et pour jamais, et maudit soit qui se mettrait entre eux. »

Voilà. J'étais une Lannister... Mon cœur battait trop fort à mes oreilles. Peut-être que Lyman se rendit compte du chaos intérieur qui faisait rage, parce qu'il s'empara de mon visage et m'embrassa, d'abord doucement. Ce que cela fit naître en moi me fit émerger de ce rêve, comme si j'étais spectatrice de ma propre vie et je répondis au baiser, mes main se posant sur la taille de Lyman. Ce baiser était bien moins chaste qu'il n’aurait du être, mais moins torride qu'il aurait pu être. Il prit fin trop vite à mon goût et il me semblait avoir reprit quelques couleurs. Le petit sourire en coin de mon... époux, ne m'échappa pas, avant qu'il ne me retire mon manteau, alors que Gareth lui amenait celui aux couleurs des Lannister, qu'il déposa sur mes épaules. Mon sort était définitivement scellé. Je glissais un regard vers mon père, puis vers Lynara, avant d'affronter la foule, tandis que Lyman et moi la fendions, recevant quelques mots de félicitations au passage, en direction de la seconde cérémonie.

Le bois sacré. Je me sentais beaucoup plus à l'aise. C'était une bonne chose d'avoir commencé par ce qui m'était étranger et de terminer par ce qui était familier. J'étais bien en cet endroit. Même si je savais que je devrais le quitter quand j'irais dans l'Ouest. Il n'y aurait pas de bois sacré là bas. On me retira le manteau du lion et je recouvrais celui du loup. Je me demandais si beaucoup de couples avaient eu le droit à cette double cérémonie. Lyman fut emporté en avant. Il devait m'attendre devant le barral. Cette fois, la cérémonie était différente. Cela se passait davantage entre mon époux et mon père. C'était encore plus symbolique. La voix de Lyman résonna alors :

« Qui va là ? Qui s'avance devant le dieu ? »

Je me demandais comment il appréhendait nos coutumes... Cela pouvait sembler étrange pour qui n'y était pas habitué. Mon père lui répondit :

« Jeyne Stark, de la maison Stark, princesse du Nord, vient ici se marier. Une femme accomplie et fleurie, de naissance légitime et noble, vient implorer la bénédiction des dieux. Qui vient la revendiquer ? »

« Moi, Lyman Lannister, de la maison Lannister, prince héritier de l'Ouest. Je la revendique. Qui l'accorde ? »

« Torrhen Stark, de la maison Stark, Sire de Winterfell et roi du Nord, père de Jeyne Stark. »

Puis, mon père se tourna vers moi. Après les échanges entre les deux hommes, c'était à mon tour, même si mon rôle était bref.

« Jeyne Stark, acceptez-vous de prendre Lyman Lannister pour époux ? »

J'ancrais mon regard dans celui de mon père, avant de lâcher d'une voix claire et déterminée :

« Oui, j'accepte Lyman Lannister en tant qu'époux. »

C'était un peu biaisé du fait que j'étais déjà son épouse selon les Sept. Pourtant, cette cérémonie selon NOS traditions revêtait un caractère tout spécial pour moi et je fis comme si je n'étais encore que Jeyne Stark. Père hocha la tête, de façon imperceptible, sauf pour moi qui étais près de lui et je m'agenouillais sur le sol, aux côtés de Lyman, priant les anciens dieux. Qu'ils m'accordent la force et le courage d'être une reine digne du roc, d'être une fille digne de mon père, d'être une épouse digne de Lyman... Les temps à venir seraient sombres et troublés. Je priais pour la vie de ceux que j'aimais et je pensais naturellement à Bran... j'aurais tant aimé qu'il soit là... Il aurait été amusé de voir la petite louve... soumise. Acceptant mon sort... Je sentis qu'on me dépouillait de mon manteau Stark. Lyman reposa celui du lion sur mes épaules. Définitivement cette fois. Je me relevais et Lyman me prit alors dans ses bras, comme s'il m'enlevait et je ne pus réprimer un petit cri surprit, avant de sourire et de nouer mes bras autour de son cou, par réflexe, pour me retenir, mais aussi par... envie.

J'étais mariée. J'étais Jeyne Lannister. J'étais à la fois soulagée que cela soit enfin fait et triste de laisser ainsi mon nom et mon blason derrière moi. J'étais si fière d'être une louve... mais je ne cesserais jamais de l'être dans mon cœur. Il me reposa au sol et nous prîmes la direction du château, ma main sur son bras. La grande salle avait été parée des couleurs Stark et Lannister. Pas facile de les accorder, mais nous nous étions bien débrouillées. Je pouvais compter sur la rigueur et l'efficacité de ma belle-mère. J'en étais émerveillée. Jamais Winterfell n'avait connu telle opulence exquise. Pas d'aussi loin que remonte ma mémoire en tous les cas. Il y avait des musiciens, des jongleurs, des artistes... Cela me réjouissait après ces longs mois de peur et de guerre. C'était un répit et en ce jour, je me sentais moins coupable d'être en liesse. Je pris place à la table d'honneur, aux côtés de Lyman. Ma famille et les représentants de l'Ouest y trônaient. De même que nos alliés prestigieux. Tout autour de la salle, les tables s'étendaient pour accueillir tout la noblesse. Et au milieu, un vaste espace accueillait les danseurs. L'alcool pouvait désormais couler à flots, la nourriture déborder.

Les festivités pouvaient commencer.



   
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 23 Jan - 23:42

J'hésite entre savoir si je me souviendrais de tous les détails ou si j'oublierais tellement cette journée m'a paru comme...étrangère et en même temps si réelle. La présence de mon père m'a manqué, ainsi que celle de mes sœurs et pourtant, je ne me suis pas sentit abandonné, couvé par le regard fier de ma mère durant tout le temps que dura les unions. Elle comme moi avons apprécié l'effort du Nord pour nous permettre un mariage selon nos rites sudiens, tout comme je me suis plié sans difficulté à la cérémonie devant les Anciens Dieux. J'avais sans doute paru assuré, évidemment, j'étais rompu au port d'un masque, mais cela ne m'avait pas empêché de mesurer l'importance de ce jour pour moi, comme pour mon royaume. L'image de Jeyne remontant l'allée pour s'unir à moi avait été quelque chose d'absolument magnifique. L'idée de ce mariage ne m'avait guère enchanté, je l'avais avoué sans honte, mais les Sept m'avaient doté d'une jeune femme sensée, intelligente et loin d'être repoussante comme le laissait entendre les rumeurs. Je m'estimais chanceux, bien plus que beaucoup d'autre d'ailleurs.

Nous voilà assis en maître de cérémonie, au coeur d'une immense salle décorée a nos couleurs unies. Autour de nous cela rit et sourit, nous sommes bien loin de l'ambiance sombre et lugubre de notre retour. Cela est plaisant, énormément même. Du coin de l'oeil, je note que Gareth a déjà emporté sa voisine dans une conversation dont il a le secret. Mère est  assise à ma gauche, tout comme mon beau père trônant à la droite de Jeyne. Marié. J'ai un peu de mal à le réaliser, c'est étrange, diablement plaisant et bien plus. Je me saisis de la main encore un peu tremblante de ma femme dorénavant et la porte à mes lèvres avec un demi sourire :

« Je n'ai pas osé interrompre l'échange des serments, mais je me dois de vous dire combien vous êtes magnifique. »

Ce qui est totalement vrai au demeurant, les couturières ont rivalisé de génie pour créer cette robe opaline. Je ne sais pas de quoi notre avenir sera fait et je doute qu'il ne soit qu'un long fleuve tranquille mais pour l'heure, place à la fête. Enfin après le discours du Père de la mariée bien évidemment. Le peuple du Nord attendait certainement quelques mots de son souverain.

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Dim 24 Jan - 15:05

Je regarde la carte, encore une fois. Elle m'obsède. Les nouvelles s'enchainent à toute vitesse, comme à Goeville. Sharra Arryn était l'arbitre, à ce moment-là. Bien peu de troupes, de hautes forteresses mais un trésor parmi les plus fournis de Westeros. Et un con royal à emplir, également. La Reine du Val, mon amie, avait laissé ce rôle s'échapper en s'alignant sur la position du Nord, militairement plus prestigieux. Aujourd'hui, malgré avoir lourdement investi dans de nombreux domaines, d'avoir épuisé mon trésor et mes gens, je disposais d'une armée à peine plus importante que la sienne, mais toute auréolée de gloire. Aujourd'hui, c'était moi l'arbitre. Harrenhal ne se leurrait pas au point de me réclamer une alliance mais tous réclamaient et attendaient du Nord. Je souris. Je m'étais placé dans la position d'arbitre et fort de l'union grandissante entre Val, Ouest et Nord, j'étais placé incidemment à la tête d'une autre coalition, suffisamment puissante pour faire réviser ses ambitions au Cerf et au Dragon, et pour menacer mon ennemi de toujours au besoin. Pourtant, pareille responsabilité n'allait pas sans dangers. Si j'allais plus loin dans l'union avec l'un ou l'autre de mes alliés, je risquais de léser les autres. Numéro d'équilibriste... Et bientôt, d'une manière ou d'une autre, dans un camp ou dans l'autre, la guerre. Je murmure le nom des villes où j'assemble fourrage et grain, je recompte les barils acheminés par Blancport. On vient toquer à ma porte. Il est l'heure, monseigneur.


Je hoche la tête et tends les bras de part et d'autres de mon corps pendant que mon nouvel écuyer m'aide à me préparer, aidé par deux servantes. L'une me rase pendant qu'il apprête les armes des Stark, l'autre prépare mes vêtements, ma tenue.


Conrad vient plaisanter, faisant irruption sans être arrêté par les gardes. Il lorgne sur la première des deux servantes et celle-ci rougit, avant d'alpaguer l'écuyer et de me demander si je compte me changer en épouvantail, comme lors des noces de son cousin. Je ris et le tance, lui qui a fait tant d'efforts ce jour pour être le plus présentable possible, rasé de près, bien habillé, pas d'estramaçon sanglant au côté... Je lui dis d'aller veiller pour moi à la logistique des bières venues de sa contrée et il s'exécute de grand cœur. Mon écuyer me passe mes culottes de laine blanche, m'aide à enfiler mes courtes bottes de cuir rembourré de fourrures. Il m'aide à revêtir ma tunique de laine, enfile par dessus mon gilet de cuir noir, frappé en relief du Loup-Garou sur le torse. Ceinturon noir, Hurlements au côté, mon épée personnelle. Glace est trop lourde et trop menaçante pour une occasion de fête, mais je me sens nu sans arme. Ma cape blanche est attachée de broches en formes de têtes de loup d'argent. J'abandonne ma canne sur le rebord de ma table. Grince des dents en marchant, mais je rejoins le cortège. Salue Leurs Majestés de la Montagne et du Roc, complimente la première sur sa beauté plus que jamais vérifiée, pare la Lionne de ma verve la plus honnête.


Nous nous avançons vers le septuaire. Je frissonne en rentrant dans l'éphémère construction. Dieux étrangers. Je murmurais une prière d'apaisement pour les Anciens Dieux d'ainsi offrir une Stark à un sudien sous un autre patronage, leur promettant sacrifice éminemment personnel en contrepartie. Je me rappelle une jeune femme, brune comme la nuit, svelte mais gironde qui m'avait enflammé les sangs. Couronnée de lys, défiant les dieux du regard. Je me rappelle Sigyn et le regard féroce qu'elle me jetait, alors que je l'épousais.


Ta fille se marie aujourd'hui, mon amour. Elle est belle comme tu l'étais.


Je regarde la Louve et le Lion échanger leurs serments, s'unir sous la bienveillance de Dieux qui n'étaient pas les miens. Un vague sourire orne mon visage, alors que je suis accompagné de Sharra Arryn et Jordane Lannister en premier rang, suivi des enfants d'autant de majestés. Je reconnaissais bien là ma fille, plus passionnée que retenue. Nous sortons et je ne souffle mot, piégé dans mes souvenirs d'autres temps, d'un autre mariage, d'une autre nordienne. Je me sens seul, isolé, faible même. J'avais oublié ce que c'était, concrètement, le mariage. Je souhaitais intérieurement à ma fille d'en connaître un plus heureux.


Nous arrivons au bois sacré. Valois et Ouestriens moins à leur aise que les Nordiens.


Nous nous avançons à notre tour, avec Jeyne à mes côtés, ses frères non loin et les Lannister, de l'autre côté. Le blondinet profère les paroles rituelles, devant la face de l'Arbre-Coeur où jadis, je me consumais pour Sigyn née Karstark.



| Qui va là ? Qui s'avance devant les dieux ? |


Je reprenais, non sans fierté, d'une voix forte, puissante.


| Jeyne Stark, de la maison Stark, princesse du Nord, vient ici se marier. Une femme accomplie et fleurie, de naissance légitime et noble, vient implorer la bénédiction des dieux. Qui vient la revendiquer ? |


| Moi, Lyman Lannister, de la maison Lannister, prince héritier de l'Ouest. Je la revendique. Qui l'accorde ? |


| Torrhen Stark, de la maison Stark, Sire de Winterfell et Roi du Nord, père de Jeyne Stark. |


Ma fille me regarde et je vois sa mère dans ses yeux. Intérieurement, je me dis tout de même que Lyman Lannister a droit à infiniment moins de résistance que je n'en eu jadis, mais je ne savais ce que cela augurait pour l'avenir de leur mariage.


| Jeyne Stark, acceptez-vous de prendre Lyman Lannister pour époux ? |


| Oui, j'accepte Lyman Lannister en tant qu'époux.  |


Et voilà. Elle n'est plus seulement Stark de Winterfell, elle devient Lannister du Roc. Ses enfants seront Rois, princes, princesses d'une contrée étrangère, et je ne la verrais plus si souvent que je le désire. Une mer nous séparera désormais. Mais en son cœur, je savais qu'elle resterait toujours plus louve que lionne, dame glacée du Nord. Je ne souffle mot et m'incline devant les Anciens Dieux durant la prière rituelle.


Puissiez-vous, Dieux du Nord et des Stark, présider à la destinée de ma fille, Jeyne Stark, qui vous a toujours aimés et honorés. Elle aura droit à quantité d'épreuves, elle vivra sous l'ombre du Sautoir et de nos ennemis. Veillez sur elle et veillez sur sa descendance, aimez-la comme vous aimez le Nord. Car elle en est l'avenir, elle et mes autres Loups. Donnez-lui la force d'affronter le sud quand je ne serais plus, guidez-la quand elle ne sera plus sur vos domaines et sous la protection de son père.


Nous nous redressons et quittons le Bois Sacré. Je rejoins le reste du cortège, Jordane Lannister et Sharra Arryn en particulier. Nous retrouvons la Grande Salle, capable d'accueillir quantité d'invités tandis que la fête et les tablées débordaient dans la grande cour d'honneur, jonchée de frais pour l'occasion. Partout, une armée de serviteurs, de gardes en armes, de musiciens et de soubrettes prêts à servir ce que le Nord, le Val et l'Ouest avaient de meilleur. Nous prenons place alors que les conversations restent ténues. Jeyne et Lyman au centre. A la gauche de Lyman, sa mère. A droite de Jeyne, moi-même. Tout le monde reste debout alors que nous prenons place, honneur aux mariés et aux souverains qui n'avaient jamais été présents si nombreux à Winterfell. Je prends ma corne, que l'on sert d'un hydromel sombre, épais, odorant, et je la lève en direction de la foule. Je m'étais interrogé, des jours durant, sur la valeur de mon discours. Devais-je être le Roi du Nord, honorable et distingué, poli et souverain, ou le Loup de Winterfell, ripailleur et avenant ? D'aspect, j'étais les deux. Tenue digne, apparence souveraine, bouc bien taillé, épée au côté, cuirs et laines d'excellente facture. Je jauge un instant la noblesse du nord de Westeros avant d'ouvrir la bouche, clamant haut et fort.



| Amis, alliés, vassaux et camarades de toujours ! Vous êtes venus à Winterfell pour assister aux épousailles de ma fille, la Louve de Winterfell avec le Prince Lyman Lannister et vous nous honorez de votre présence et de vos cadeaux ! Toutes ces cérémonies m'ont donné grand soif autant qu'à vous aussi m'efforcerais-je d'être bref. |


Pause. J'offre un sourire amusé aux mariés, à la Lannister elle-même. A moi de jouer ma partition.


| Pourquoi marier ma fille bien-aimée à un prince sudien, amis ? J'avoue avoir longuement hésité. Lions et Loups ne sont pas faits pour convoler ensemble, me soufflaient mes conseillers. Les Loups sont du Nord, ils sont rudes, austères, mules de devoir et d'honneur alors que les Lions de l'Ouest sont la prospérité, le commerce et la puissance incarnés. Comment faire cohabiter deux prédateurs aussi fiers que nous autres ? J'avais des doutes, des réserves. Que le Prince Lyman a su faire voler en éclats. On dit que le Nord se souvient, en faisant référence à notre lutte éternelle contre les abominations d'au-delà du Mur, des invasions, des affronts. |


Je lève ma coupe en direction du Prince, que je fixe du regard.


| Mais le Nord se Souvient aussi pour ses amis et alliés. Alors que mon Ost de Loups bravait la tempête venue du véritable Nord, le lionceau a couru sus à l'ennemi avec ses gens. Il a chargé au milieu de nos meutes les plus hardies, ne s'est débiné, a commandé même, à une partie de notre cavalerie. Ce jour-là, mes fils Jon et Walton gagnaient un frère, le plus proche qui soit, car ils avaient saigné ensemble. Ce jour-là, le Nord gagna un Prince, et le vieux Loup que je suis gagna un fils. Nul autre ne méritera plus la main de ma fille que cet homme, qui s'est battu et a saigné pour que le Nord puisse vivre. |


Je me retourne vers la foule. Il y a des alliés présents, des alliés puissants, et plus que l'acceptation formelle d'un prince étranger, il y a d'autres enjeux.


| Le Nord n'a plus à se défendre et à combattre ses ennemis seul, comme il le faisait autrefois. Si nous avons échangé ce que nous avions de plus précieux avec Sa Majesté Jordane Lannister, souveraine du Roc, liant d'amitié ainsi nos deux lignées à tout jamais, je tiens à honorer la présence de Sa Grâce la Reine de la Montagne et du Val Sharra Arryn, indéfectible amie du Nord, mais aussi les délégations bieffoises, dorniennes et peyredragoniennes qui seules, ont décidé d'honorer ces augustes épousailles. Le Nord comme je le disais, se souvient, et nous sommes riches aujourd'hui de ces nouvelles amitiés, de ces allégeances que je jure honorer au nom de l'honneur du Nord devant les Anciens Dieux. Ceci étant dit, je reconnais avoir échoué à être bref mais qu'importe. Ce jour et cette nuit sont celles de ma fille et de son époux. A eux l'honneur de la première danse, et à moi celui de percer le premier fût en leur honneur ! A Jeyne et Lyman Lannister, que leur union entre dès à présent dans l'histoire ! GLOIRE ! | concluais-je, repris en cœur par tous les nordiens accoutumés à ces toasts, avalant cul sec la première corne pour débuter cette soirée qui à n'en pas douter, marquait le début d'une nouvelle ère.



"Il est le Roi-Loup de Winterfell, un souverain qui a passé plus de jours à la guerre que chez lui. Un homme déterminé, vétéran de nombreuses campagnes. On le dit décidé à combattre Harren le Noir jusqu'au bout, modernisant son royaume, développant son armée. Le Loup chemine vers le sud à la tête de ses troupes, laissant dans son sillon des torrents de sang. Et pour ceux qu'il y aura sur sa route, l'Hiver vient."



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 25 Jan - 0:16

Les préparatifs s’étaient enfin achevés, après de longs mois à essayer de faire en sorte que tout soit parfait. Je ne parvenais pas à croire que ma cousine, celle auprès de qui j’avais été tant mère que sœur ou amie, tant alliée que là pour qu’elle garde la tête froide, se mariait. Aujourd’hui, elle ne porterait plus le nom de cette famille à qui les Karstark seraient toujours fidèles, mais le nom des Lannister. Aujourd’hui, elle ne serait plus une jeune fille, mais une femme. Dans quelques heures, seulement. Seule l’agitation qui avait étreint Jeyne hier soir et qui m’avait fait converser avec elle plusieurs heures durant avant que la fatigue ne surpasse sa nervosité m’avait fait réellement prendre conscience de cela. Je n’avais guère dormi, me contentant de veiller sur le sommeil de celle qui, dès demain, ne partagerait plus cette intimité qui nous liait encore. Il avait été plus qu’incertain qu’elle soit heureuse à l’idée de son mariage, dont nous avions rêvé et que nous organisions depuis toujours. Et pourtant. Mon cœur se serrait d’émotion, à l’idée que ma cousine avancerait le cœur non pas léger, mais joyeux, vers ce mariage.

Ne souhaitant pas troubler le peu de sommeil dont elle bénéficierait, je m’étais levée pour veiller sur tout ce qui m’incomberait, le lendemain. L’habiller, la coiffer, la maquiller. J’aurai pu, j’aurai du, laisser ses suivantes s’en occuper, mais je m’y étais refusée. Je ne savais pas si Jeyne m’avait passé ce caprice par affection ou si elle souhaitait que je me charge de parfaire sa tenue pour ce jour si spécial, mais je lui en étais reconnaissante. Je m’étais entrainée sur des poupons qui devaient avoir été les nôtres plus tard, pour que ma cousine soit la plus belle aujourd’hui. J’étais bouleversée par le résultat. La voir dans sa robe, que je l’avais aidée à revêtir, cette robe qui avait été le plus difficile à confectionner, dans toute l’organisation de ce mariage. Ma Princesse était resplendissante. Radieuse, une jeune fille qui avait tout d’une femme. J’observais son visage dans le miroir, impatient. Beau, digne. La tiare qui repose sur son front lui donne cet air majestueux que je lui connais bien, qui fera d’elle une digne souveraine de l’Ouest. L’affection que je ressens pour ma cousine, l’émotion qui m’étreitn, tout cela transparaît sur mon visage, alors que dépose délicatement la cape aux couleurs des Stark sur ses épaules. Ma tante, je ne suis pas vous, mais je veillerai sur votre fille en cette journée qui devrait être l’aube de plus heureuses journées encore. Les Karstark soutiendront Jeyne Lannister, née Stark, jusqu’à leur dernier souffle. Puissent les Anciens Dieux être favorables à ce mariage, et y apporter leur bénédiction, puissent-ils comprendre la concession faite à l’Ouest, concernant les Sept Dieux.

Je regardais une dernière fois ma cousine, l’étreignais avant de déposer mes lèvres sur son front, et de la laisser partir. Je me vêtis de la cape qui me protège du léger froid, et qui s’accorde avec ma robe, suivant Jeyne d’un peu plus loin, me plaçant sur le côté de l’allée qu’elle remonte fièrement avec son Père. L’émotion me noue la gorge, alors que je la vois avancer, s’arrêter un instant comme perdue. Jamais on n’aura vu de mariage dans le Nord qui commence dans un Septuaire, mais c’est une façon d’accepter pleinement son époux et ses différences avec elle, bien que dans aucun de nos jeux d’enfants, nous n’avions imaginé ça. Je souris, rassérénée de la voir reprendre sa marche, affronter son futur époux. Je récite ces mots à voix basse, inaudible pour qui que ce soit, même les frères de la mariée aux côtés desquels je me situe, ces mots que je l’ai entendue répéter. Pour les retenir, les croire, les dire sans faillir. Je retiens les larmes qui pourraient couler, ces larmes que ma mère, que mes tantes, laissent dévaler le long de leurs joues sans honte, elles qui ne connaissent pas réellement Jeyne. Elle saura mon émotion, ma fierté de la voir ainsi. Elle a besoin que je sois inflexible, que je montre la force des femmes du Nord, alors même que l’émotion se lit sur mon visage, comme on lirait un livre. Émue, mais forte. Fière. À son image. Je ne pus empêcher un grand sourire de venir orner mon visage, alors même que je voyais Jeyne prendre part au baiser du Prince, d’une manière bien peu convenante, pour une jeune femme inexpérimentée, bien surprenante, pour un mariage arrangé. S’ils savaient, que ça n’était pas le premier… Un rire m’échappa, qui passa inaperçu alors que la clameur se manifestait au sein des invités. Mon regard se posa sur Gareth, dont le visage reflétait la connivence que je partageais avec Jeyne, qui souriait plus discrètement que moi, mais à qui n’avait certainement pas échappé la ferveur du baiser. Ou peut-être me l’imaginais-je.

Peu importe. Je m’avance pour récupérer le manteau qui symbolise ce passage de l’état de fille de Torrhen Stark à femme de Lyman Lannister. Ce manteau qu’elle chérira toujours, avec une intensité différente de celui de loup que Lord Kenning apporte à son Prince. Je lui transmets toute ma fierté, bien que la confrontation de nos deux regards ne dure que quelques courtes secondes, alors que je suis les heureux mariés, derrière leur famille, tenant avec grande précaution le manteau, que je remets sur ses frêles épaules, y apposant mes mains un court instant, avant de m’éloigner. Si l’émotion m’a étreinte avant, ce n’est rien comparé à celle que je ressens en l’instant. La voir, ainsi donné devant nos Dieux… Il s’agit là, réellement, de ce que nous nous étions imaginé. En mille fois mieux. Bien plus majestueux. Si une, deux larmes, ornent mes joues, je les enlève bien vite, souriant en toute sincérité. Sourire qui s’élargit, en voyant l’allégresse et le bonheur des époux. Je n’aurai pu rêver d’une telle félicité pour elle, et je ne saurai en être suffisamment reconnaissante.

Je ne m’avançais qu’après les Stark et les Lannister, me joignant alors aux proches des mariés, m’arrêtant un instant devant la salle, devant la beauté de ma cousine et de son époux, indifférente à la foule qui affluait derrière moi. Je voulais graver cette image dans ma mémoire, cette salle représentant leurs deux familles, ce bonheur que rie ne pourrait effacer, cette image idyllique. J’ai l’impression d’être restée là un temps extrêmement long, alors que quelques secondes à peine sont passées, quand je prends ma place aux côtés de Walton. J’aurai souhaité, déjà, féliciter Jeyne, mais cela attendra. La première danse, les félicitations de mon Oncle, des Lannister. J’observais mon Oncle, grandiloquent, honorant ainsi sa fille, honorant la famille à qui il l’offre, même de dos alors qu’il honore les mariés. Qu’il s’exprime, célèbre cette union, l’explique et la glorifie. Je crois bien que je serai incapable de dire un mot, tant il ajoute à l’émoi que je ressens. Je m’exprime en cœur avec les Nordiens, pourtant, levant la coupe ouvragée devant moi qui a été remplie alors que j’écoutais mon Oncle, célébrant ma cousine, célébrant Lyman Lannister. M’abreuvant d’une gorgée, pour me donner la force de parler, de féliciter ma cousine, quand l’occasion se présenterait, sans céder à l’émotion et ne pas être capable d’aligner les mots qui exprimeront ma joie.


Le doute est une force. Une vrai belle force. Veille simplement qu'elle te pousse toujours en avant. © Pierre Bottero



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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 25 Jan - 10:48

Voilà, le grand jour est arrivé. L’effervescence est à son comble, l’agitation dans le château a atteint son paroxysme et il est impossible de ne pas se laisser gagner à son tour par la bonne humeur ambiante. Nous sommes tous là aujourd’hui pour fêter un évènement heureux. Il faut laisser les fantômes et les menaces de guerre au placard, au moins pour quelques heures, ce que je fais avec un enthousiasme non feint, retrouvant sans m’en rendre compte la posture et l’attitude que j’ai à l’Ouest et qui ne m’est plus familière depuis longtemps.

"Tu es beau comme un Prince ton Altesse, je crois que tu es presque prêt."

Je me suis plié avec grand plaisir au rôle de valet une nouvelle fois. Une dernière fois, comme l’atteste la tenue que je porte aujourd’hui et qui tranche fortement avec ce que j’ai eu l’habitude de porter ces derniers mois. Mais ce n’est pas un mal d’endosser à nouveau ces masques. Après tout, nous allons bientôt repartir dans le sud, il est temps de retrouver sa place. Pour l’heure, je m’amuse à tendre ses bottes à mon prince. Je le fixe alors longuement, le regard plus sérieux qu’en temps normal et je finis par lâcher, à mi-voix.

"L’ami que je suis est heureux d’assister à un tel évènement. Le sujet est aussi fier que doit l’être l’Ouest tout entier. Fais-nous honneur lionceau."

Je laisse filer un instant de silence, un rien plus solennel que d’habitude avant de souffler, non sans malice.

"Tiens toi droit et évite de trébucher devant tout le monde, ce serait du plus mauvais effet."

Et voilà que les cérémonies se suivent. Je note l’effort du Nord pour intégrer nos coutumes aux leurs, je ne suis pas persuadé que tout le monde l’aurait fait. Le moment a quelque chose de touchant, étonnant pour un mariage princier qui n’est en général qu’une formalité politique de plus. Et pourtant, à voir la façon dont le regard de Lyman s’est posé sur la princesse quand elle est apparue ou le baiser qu’ils ont échangé, il n’est pas difficile de voir que ni l’un ni l’autre n’est désormais rétif à cette union.

Je retiens à grand peine un sourire d’ailleurs, quand Jeyne ne retient pas son baiser et mon regard croise celui de Lynara à qui j’adresse un clin d’œil que personne ne doit voir, tant tous sont focalisés par le spectacle que nous offrent les jeunes mariés. Je tends le manteau à Lyman, non sans une certaine fierté que je ne cherche même pas à cacher à dire vrai quand je vois la couleur pourpre recouvrer les épaules de la jeune femme, désormais princesse sur laquelle je devrais veiller maintenant.

S’ensuit la cérémonie dans le Bois Sacré, devenu presque familier pour moi maintenant.  Je suis visiblement bien moins mal à l’aise que le reste des invités du Sud et cette pensée m’arrache un sourire avant que je n’écoute avec attention la nouvelle cérémonie, retrouvant le sérieux nécessaire à un tel moment. Impossible de ne pas sentir l’émotion des nordiens qui nous entourent et mon regard se pose sur les quelques personnes avec qui j’ai pu me lier depuis mon arrivée, tandis que je garde le silence avant de donner une nouvelle fois le manteau Lannister.

Cette fois, c’est terminé. Les voilà unis devant les anciens Dieux et les nouveaux.

Je suis le mouvement de la foule, curieux de voir comment les choses vont se passer et, une fois à table, il ne me faut guère de temps pour entamer la conversation avec une voisine rougissante qui regarde les lieux avec admiration. Il est facile de se replonger dans ce rôle et je n’ai même pas à réfléchir quant à ce qu’il faut dire ou faire pour capter son attention. Mais je ne peux m’empêcher de jeter des regards en direction des mariés, me demandant non sans amusement ce qu’ils pensent de tout ça.

La foule se tait alors pour écouter le discours du Roi qui sait trouver les mots justes, les rires fusant au bon moment et le silence se faisant lorsqu’il s’adresse à Lyman. Je ne peux m’empêcher d’éprouver une pointe de fierté à ses propos et je masque tant bien que mal mon sourire avant de lever mon verre de concert avec le reste des convives. Il est temps maintenant de profiter de cette fête qui s’annonce pour le moins animée et, dès que j’en aurais l’occasion, d’aller féliciter mon prince et son attachante épouse.


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 25 Jan - 15:57

Des semaines de préparations et tout autant d’invités et de petites mains. Il faut dire qu’un mariage royal ne se profile pas si souvent à l’horizon, et encore moins lorsque celui-ci regroupe deux royaumes. Cela a déjà dû arriver, mais je doute que quiconque soit capable de me dire quand et qui.
Tout le monde court, crie, s’agite et affiche un sourire béat et idiot. Difficile, même pour moi, de ne pas me laisser emporter par la liesse générale, même si j’ai beaucoup plus de mal que les autres Dames à discuter de tout et de rien, des tenues, des fleurs,  et oh par les Dieux, de la nuit de noce qui suivra. Comment peuvent-elles se réjouir autant alors qu’elles ont sans doute toutes pleurées à ce sujet lors de leur propre mariage ? Je joue toutefois le jeu, à un degré moindre, réussissant toutefois à m’émerveiller devant certains costumes apparats et mises en scène.

Je hausse un sourcil dubitatif en entrant dans le Septuaire bâtit pour l’occasion. Je comprends parfaitement la démarche et la nécessité. Mais je me demande comment nos Dieux vont prendre ce qui au final apparait comme un affront sur leurs terres. Enfin, peu m’importe, ce n’est pas de mon fait, je n’ai pas à m’en inquiéter.
Mais si je peux trouver à discuter ce point, je dois avouer que tout est magnifique et parfait. Et la princesse Jeyne est somptueuse alors qu’elle avance dans l’allée au bras de son père. Somptueuse et souriante. L’est-elle vraiment, heureuse ? Je tourne la tête vers le prince Lyman qui semble dévorer sa promise des yeux. Peut-être au final le sont-ils tous deux. Et alors que la cérémonie se termine, et que j’entends déjà quelques hoquets choqués, je ne peux m’empêcher de sourire au baiser qu’ils échangent. Que mes Dieux me blâment, mais je doute que cela soit leur premier. Et je trouve ça amusant. Touchant et amusant.
Je hausse un sourcil lorsque je reconnais Gareth, qui tend le manteau au couleur des lions au petit prince. Effectivement, bien loin d’un valet…

La cérémonie de l’Ouest se termine et tout ce beau monde rejoint le Bois Sacré. Et c’est au tour des étrangers de se sentir quelque peu déplacés. Un léger sourire flotte sur mon visage alors qu’ils entament la cérémonie, notre cérémonie. Autant leur septon me parait grotesque, autant ceci doit leur paraitre étrange. Mais ce rituel représente tant pour nous autres. Mon regard dérive sur le barral, Arbre-Cœur qui me fascinaient alors que j’étais enfant.

Et à nouveau la cérémonie se termine. Jeyne Stark n’est plus. Ne reste face à nous que deux lionceaux. Je me demande un instant ce que ressent Torrhen, qui perd ainsi sa fille, bien plus que ne le peuvent les autres pères… Ou peut-être cela ne change-t-il rien, peut-être est-ce de toute manière aussi difficile à supporter. Les jeunes mariés passent, suivis de leur famille, avant que tout le monde ne prennent le chemin pour la suite.

A nouveau, les conversation renaissent et repartent de plus belle. Puis se taisent, alors que le roi se lève et prend la parole. Et il semblerait que le prince ait fait grande impression. Tout le monde lève son verre et le brouhaha reprend possession des lieux. La joie se répand et bientôt, tous finiront à moitié ivres sur leur table…

Je regarde autour de moi, et après une seconde d’hésitation, me lève et change de place alors que tout le monde va et vient encore. Je m’installe et porte mon verre à mes lèvres sans pouvoir m’empêcher de sourire. Quel baratineur. Et dire que je pensais qu’il jouait avec moi… Il était sage en vérité. Ou pas. Peut-être ne me suis-je pas rendue compte, étant donné que je jouais tout autant.

Je m’appuie contre le dossier de ma chaise, pour regarder la demoiselle à qui il s’adresse, tourné vers elle. Demoiselle fort jeune et fort jolie au demeurant, qui semble captivée par sa voix et son sourire.
Mon sourire s’accentue et mon regard erre sur l’assemblée autour de moi. Je bouge légèrement et ma jambe va se poser, accidentellement, contre celle de mon voisin.


La norme est ennuyeuse. Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mar 26 Jan - 1:13

Le flot de personnes arrivant pour la cérémonie avait quelque chose d’irréel, et d’assez étouffant. Si les fourrures et cuirs aux couleurs des maisons nordiennes dominaient, Bowen pouvait apercevoir çà et là des blasons au combien plus exotiques dans ces contrées. A vrai dire, il était presque persuadé d’avoir entraperçu l’épée sur champ mauve des Dayne, cette famille connue pour sa mythique arme, Aube, et sans doute envoyés de la lointaine Dorne. Sans doute que les contrées autres que les deux principales concernées avaient voulu envoyer des émissaires en prévision des événements à venir. Même si l’atmosphère était aux réjouissances, personne ne pouvait ignorer que la guerre menaçait… A nouveau, car si ces sudiers n’y avaient pour la plupart pas encore goûté, les nordiens avaient déjà versé leur sang, et le Glover le savait mieux que quiconque.

A ses côtés, engoncé dans des vêtements frais trop apprêtés pour lui, son imposant frère dominait l’assistance et laissait traîner son regard sur tous les jupons qui passaient. Arrivé la veille, Edwyle était venu compléter la maigre délégation Glover, leur père préférant rester dans leur domaine détruit et envoyer son cadet en renfort plutôt que de se déplacer en personne. Sans doute qu’apparaître en public et prendre part à des réjouissances était trop difficile pour le malheureux veuf qui se contentait de vivre désormais dans un passé bien plus agréable que ce présent teinté d’ombres.

« Essaye de te tenir, Edwyle, que je n’ai pas à devoir nier être ta sœur. »

La voix féminine qui venait de retentir à leurs côtés arracha un sourire à Bowen. Sa sœur adorée était là. Resplendissante dans une robe d’un bleu-vert typique des couleurs Manderly, Alysane le prit dans ses bras avant de donner une accolade taquine à leur cadet, qui ne put réprimer un sourire d’apparaître sur son visage bourru. Légèrement en retrait, Byron Manderly attendait que les effusions familiales se terminent, avant de s’avancer pour saluer ses beaux-frères à son tour. Cette fois, l’accueil fut nettement moins fusionnel, quoique cordial. Avec le temps, les deux Glover avaient appris à accepter le seigneur de Blancport, surtout en voyant qu’il traitait leur sœur avec respect et qu’elle était manifestement heureuse à ses côtés. Bientôt Edwyle échangea quelques plaisanteries gaillardes avec Byron, tandis que Bowen et Alysane roulaient des yeux malgré leur léger amusement.

Pour autant, quand Alysane en profita pour s’éloigner légèrement et parler en aparté à Bowen, ce dernier sut que malgré les festivités à venir, les siens n’auraient pas complètement le cœur aux réjouissances. Comment l’auraient-ils pu, quand d’autres qu’eux auraient dû y assister, quand le souvenir de leur mère qui adorait tant les mariages planait autour d’eux comme un informulé qui hurlait sa douleur ? Doucement, ils se murmurèrent quelques nouvelles sur l’avancées des préparatifs pour les funérailles officielles, le jeune Glover ayant demandé de l’aide à sa sœur, ne se sentant pas la force d’organiser l’ensemble seul avec Edwyle et leur père physiquement présent mais mentalement présent.

Cependant, ces discussions furent interrompues par l’entrée dans le septuaire construit à la hâte pour l’occasion. En fait, bien que peu au fait des coutumes religieuses sudières, Bowen avait déjà assisté à un mariage de ce type, à savoir celui de sa sœur. En effet, les Manderly suivaient les coutumes des Sept, et Alysane s’était donc mariée à la fois dans un septuaire puis dans un bois sacré, à la demande des Glover. La seule différence, c’était que l’ordre avait été inversé par rapport à cette fois-ci : bois sacré, septuaire ensuite, pour refléter le fait à l’époque que la jeune femme passait dans la maisonnée de son époux et devrait donc se plier à des coutumes un tout petit peu différentes, bien que la maison au Triton soit pleinement considérée comme nordienne par l’immense majorité des vassaux des Stark.

Ainsi, il ne fut donc pas totalement dépaysé, et sentit aux regards que se lançaient sa sœur et son beau-frère qu’il n’était pas le seul à faire le lien entre les deux cérémonies, même si le faste de celle-ci éclipsait évidemment les précédentes noces auxquelles il avait assisté. L’apparition de la mariée déclencha une vague de sourire, qui s’agrandirent chez les plus amusés à la vue du fougueux baiser échangé par les mariés. Objectivement, pour un tout premier baiser, la chose manquait quelque peu de plausibilité, mais là n’était pas le plus important. A vrai dire, Bowen n’était que modérément étonné, Jeyne lui avait avoué quelques jours plus tôt avoir été sincèrement charmée par son fiancé. Au moins était-elle apparemment heureuse.

La suite se révéla cependant bien plus chargée d’émotions, à son avis. Voir la cérémonie devant le barral, sous les yeux des Anciens Dieux, avait quelque chose d’infiniment plus grand, plus profond que ce mariage devant les Sept. Peut-être était-ce parce qu’il ne croyait pas en ces derniers, peut-être parce qu’il avait l’habitude des bois sacrés, qu’il les aimait, qu’ils avaient une signification tellement particulière pour lui, mais un frisson lui parcourut l’échine quand la voix de stentor de Torrhen Stark vint répondre à l’appel de Lyman Lannister. Et dire qu’il s’était trouvé là, avec Jeyne, un peu avant, à deviser de sujets divers, parfois douloureux. Soudain, il se rendit compte avec une acuité qui le transperça que cette émotion le traversant venait de cette superposition entre les deux moments, entre le souvenir et le présent. A cet instant, il avait le sentiment de voir une petite sœur s’en aller et devenir femme d’une contrée lointaine.

Enfin, les deux cérémonies s’achevèrent, et le bois sacré se vida subitement, tous partant vers la grande salle après avoir laissé passer les jeunes mariés. Quand Jeyne passa devant lui, Bowen lui adressa un sourire sincère, si rare sur son visage d’habitude austère, et forma sur ses lèvres le premier mot qui lui venait :

* Félicitations. *

Il ne savait pas si elle l’avait vu, mais peu importait, au fond. Il aurait le temps de le lui dire de vive voix au cours du banquet qui s’annonçait fastueux. En effet, quand il entra à son tour, le Poing du Nord en eut le souffle coupé pendant un petit moment. Jamais il n’avait vu Winterfell aussi superbement achalandé. Entre les riches décorations et la profusion de victuailles, les heures qui s’annonçaient promettaient d’être agréables. Peut-être même que le jeune homme réussirait à oublier ses soucis et ses peines pour un temps.

Passant près de l’estrade royale où étaient attablés familles et grands, Bowen aperçut sa cousine, enfin plus exactement petite-cousine Lynara Karstark, assise aux côtés de sa tante, qu’il salua respectueusement, avant de lui glisser :

« La princesse est splendide. Votre œuvre, je gage ? »

Il lui adressa un petit clin d’œil de connivence ainsi qu’un léger sourire en coin avant de se diriger vers l’endroit où sa sœur s’était déjà attablée et depuis lequel elle lui faisait de grands signes de la main. Il savait le travail de l’ombre qu’était capable d’abattre silencieusement la jeune fille, et pensait qu’il fallait bien qu’au moins une personne rende compte discrètement du fait qu’elle avait amplement réussi en ce jour.

Se déplaçant à travers les travées, Bowen arriva finalement là où se tenait sa sœur et son beau-frère, pour constater qu’Alysane était en pleine conversation avec une figure féminine qu’il reconnut sans aucune difficulté. C’était bien là toute la beauté des mariages, de permettre à tout le monde de se croiser à nouveau. Prenant place à son côté, il entendit sa sœur déclarer :

« Ah, Lady Cerwyn, je crois que vous connaissez déjà mon frère, Bowen. »

« En effet. C’est un plaisir de vous revoir, ma Dame. »

Toutefois, l’intervention de Torrhen Stark coupa là la conversation, et le discours du roi fut écouté dans un silence presque religieux. Le connaissant bien, l’héritier des Glover sentit l’émotion qui étreignait l’homme, et le non le souverain, alors qu’il parlait. Sans doute que derrière les promesses diplomatiques d’amitié, de loyauté, il y avait le père donnant sa fille à un autre homme.

Certes, parfois, son suzerain avait eu du mal à le montrer, mais Bowen savait l’affection qu’il éprouvait pour ses trois enfants, et pour sa fille en particulier, son unique enfant de sexe féminin. Qu’il devait être dur pour un père de parler ainsi, d’anticiper le fait que dans quelques heures, celle qu’il avait vu au berceau, née de ses œuvres, deviendrait une femme entre les bras d’un autre, pour porter elle-même les membres d’une autre lignée.

Alors, tandis que le dernier mot du discours du roi résonnait entre les murs de Winterfell, Bowen leva sa coupe comme les autres, et d’une voix profonde, lança :

« Pour Jeyne et Lyman Lannister! Pour le Nord, l’Ouest, et leurs alliés ! GLOIRE ! »

Et d’autres déclamations se joignirent à la sienne, chacun apportant ainsi sa contribution aux libations qui s’annonçaient d’ors et déjà nombreuses. La nuit serait longue, et sans doute agréable. Tandis qu’il vidait d’un trait sa bière, Bowen se dit que peut-être, l’espace de quelques heures, parviendrait-il à être vraiment heureux. Ou du moins, à être presque convaincant dans ce rôle de composition qu’il s’était fixé.


Dernière édition par Bowen Glover le Lun 22 Fév - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mar 26 Jan - 22:23

Les mariages… Rien ne semblait plus sournois que les mariages à mes yeux. J’étais habituée aux mariages de convenance, dénués d’émotion et d’authenticité. Des mariages mis en œuvre, calculés et orchestrés pour sceller des alliances. Je n’appréciais pas ce genre d’évènements pour la simple et bonne raison qu’il était question que de célébrer l’union de deux terres, de deux clans de convenance et de tradition parfois radicalement différentes. Grand bien m’en fasse, j’échappais encore à ce fardeau. Néanmoins, je devais avouer que Jeyne était magnifique dans sa robe immaculée. Les dentelles jouaient sur la transparence de la matière. Je trouvais cela sublime. Sa peau de porcelaine était largement mise en valeur grâce à ses toilettes. Un sourire me vint au coin de la bouche lorsque je la vis. Elle resplendissait le bonheur et il était bien loin le temps où nous étions encore des enfants à courir dans les forêts de Winterfell. Les enfantillages et les rires espiègles avaient laissés place à des choses bien plus conventionnelles.

Les vœux avaient été échangés et les festivités pouvaient alors débuter. La salle principale était fort bien décorée et les efforts mis dans cette organisation se ressentaient. Ils avaient probablement nécessités de longs mois de préparation. Lady Stark n’était plus, et avait laissée place à une Lannister. Etrangement, même en observant le bonheur sur son visage, je ne l’enviais pas. Je n’arrivais pas envier sa joie. Alors que la princesse Jeyne arrivait à ma hauteur, j’en profitai pour lui souhaiter tous mes vœux de bonheur. Après tout, elle les méritait amplement.

« Lady Stark, à mon tour de vous souhaiter un mariage clément. Dois-je vous répéter combien j’estime que vous le méritez. J’espère que vous excuserez mon père, Seigneur de Castel-Cerwyn et mon frère qui n’ont pu se rendre disponibles à vos noces. Ils sont gravement blessés et ne peuvent voyager jusqu’à Winterfell. »

(…)

Je rejoignis les convives, dont de nombreux visages me paraissaient familiers. Unique représentante de la maison Cerwyn, j’œuvrais en faveur des miens avec un sourire de façade et une joie toute dissimulée. Après moult salutations, révérences et compliments réciproques, je revus alors Alysane Manderly. Un sourire sincère vint apparaître sur mon visage. Cela faisait bien longtemps que je n’avais revu Alysane.

« Lady Manderly, il me semble bien loin le temps où nous discutions jusqu’à la nuit tombée… »

Nous nous avancèrent l’une vers l’autre et je ressentais dans son approche qu’elle était également ravie de me revoir, même après des années.

« Comment aurais-je pu oublier, Lady Cerwyn… (…) J’espère avoir l’occasion de croiser Lord Cerwyn… il faut dire que nous sommes si nombreux… » Répondit la Lady en observant la foule des convives nous entourant.

« Malencontreusement, mon père a été retenu à Castle-Cerwyn… Rodrick, également. Ils se remettent des suites de leurs blessures. Je suis seule à Winterfell depuis plusieurs mois maintenant… »

(…)

« Ah, Lady Cerwyn, je crois que vous connaissez déjà mon frère, Bowen. » Instinctivement, je suivis le regard de Lady Manderly. Bowen Glover apparut alors à mes côtés. Je me surpris même à le trouver plus détendu qu’à notre dernière rencontre. Son visage, ses traits semblaient différents, disons peut-être plus apaisés. Il portait son habit d’apparat et n’avait rien perdu de ses charmes.

« En effet. C’est un plaisir de vous revoir, ma Dame. »


« Sir Glover, le plaisir est partagé. » J’arborai un sourire subtil. Nous trinquèrent aux jeunes mariés en levant nos verres. J’échangeais encore avec Lady Manderly. La remarquable cérémonie, la beauté  des mariés et l’organisation irréprochable furent passés en revue. Nos rencontres passées furent également abordées et je ne remarquai que plus tard qu’un sourire avait orné mes lèvres tout au long de cette discussion. J’entendis non loin de moi, une voix rauque m’interpelant « Lady Cerwyn ! » Je reconnu alors un vieil ami de mon père.

« Le devoir semble m’appeler… J’espère ne pas à avoir à attendre tant d’années pour avoir le plaisir de vous revoir…  Ce fut un réel plaisir, Lady Manderly, vraiment. »

Je me tournai vers Bowen et le saluai d’une subtile révérence. « Sir Glover, au plaisir de vous revoir, peut-être, aux abords de Winterfell… »
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mar 2 Fév - 15:57

C'était impressionnant.

Debout devant la table d'honneur, je pouvais balayer du regard la salle, remplie d'invités. En majorité des Nordiens, bien sûr, mais pas seulement. Nos amis et alliés étaient présents, parfois personnellement, comme c'était le cas pour Sharra Arryn, parfois via des délégations. Ce jour avait été attendu par beaucoup de monde et mettait fin à des mois d'angoisse en ce qui me concernait. J'étais dans un état d'esprit étrange. Comme si la tension accumulée s'évaporait et me laissait totalement vidée d'énergie. C'était sans doute un peu le cas. J'étais Jeyne Lannister, l'alliance était enfin scellée et il était impossible de revenir en arrière. J'étais dans un état second, un peu détachée de ce qu'il se passait, ne réalisant pas encore ce que tout cela impliquait. J'ignorais si Lyman le sentit et voulut me ramener au présent, ou si c'était totalement involontaire de sa part, mais il s'empara de ma main et je lui adressais un regard un peu surpris, avant qu'il ne l'embrasse et ne me complimente sur ma beauté en ce jour inoubliable. Je souris, papillonnant des paupières comme pour chasser les brumes d'un rêve.

« Merci, vous n'êtes pas mal non plus. »

J'avais répondu avec un brin d'espièglerie, avant que mon père lève sa corne, imposant ainsi naturellement le silence. Il avait attiré l'attention, tout le monde attendait ses paroles qui signeraient le début des festivités. Autant dire qu'après ces longues cérémonies, les invités avaient hâte de pouvoir boire et manger autant que faire se peut, de pouvoir danser et s'amuser, sans penser au lendemain. Moi, je savais que chaque minute passée ainsi me rapprochait inexorablement du moment où il serait temps de me retirer et de me faire déflorer. C'était la dernière étape pour que cette union soit pérenne. Je repoussais mon angoisse, me concentrant sur les paroles de mon père. Il avait du passer des heures et des heures à le répéter, à trouver les mots justes... j'avais moi-même souvenir de mon anxiété à l'idée de parler aux habitants du château quand j'avais reçu les nouvelles de notre victoire, mais aussi de nos nombreuses pertes. Il expliqua le pourquoi de cette alliance, brièvement, vanta encore une fois la bravoure de Lyman au combat, exagéra sans doute un peu en affirmant avoir gagné un fils. Cela me fit sourire et je glissais un regard en direction de l'intéressé. Oh je ne doutais pas qu'il ai gagné le respect du vieux loup. Mais les deux ne s'appréciaient pas vraiment. Pas encore. J'ignorais si cela viendrait avec le temps... Mais combien nous en restait-il au juste avec cette satanée guerre ? Il finit par conclure, et je levais mon verre à mon tour, reprenant en chœur avec les nordiens :

« GLOIRE ! »

Je bus mon verre, d'une traite, peut-être pour me donner du courage... Je n'en savais rien. Tant pis si Lyman trouvait cela peu convenable pour son épouse. Il me semblait lui avoir fait comprendre quel genre de femme j'étais après tout. Je n'allais pas jouer les timides effarouchées maintenant. Mon regard se perdit sur Lynara, puis Gareth. Je ne savais pas trop où en étaient ces deux là. Sans doute parce qu'ils l'ignoraient eux-même. De même, j'avisais Bowen, en compagnie de Maedelyn. Se pourrait-il qu'une alliance soit en cours entre les deux familles ? Les Glover avaient tout perdu avec la guerre, mais avaient l'estime du roi. Le toast de Bowen me toucha. Je me demandais ce qu'il ressentait à me voir mariée... Je le considérais comme un frère après tout et il me semblait qu'il me voyait comme une petite sœur. Maedelyn était un beau parti et me semblait apte à rendre le sourire à Bowen... Je me renseignerais à ce sujet. Il y avait des rumeurs, mais je n'y prêtais pas spécialement foi. J'avais souri à la jeune femme quand elle m'avait félicité, ne prenant bien sûr pas ombrage de l'absence de son père et de son frère.

Je regardais de nouveau Lyman, affichant un grand sourire :

« Il me semble que tout le monde attend après nous. Nous n'allons pas les faire languir plus longtemps. »

Ce serait la première fois que je danserais avec Lyman. Je ne doutais pas qu'il était un bon danseur.



   
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 5 Fév - 21:00

Je ris légèrement lorsqu'elle me complimenta à son tour. Généralement ce n'était pas là le rôle des femmes mais je ne pouvais le refuser n'est ce pas ? Autour de nous ce n'était que rire et murmure des conversations qui se liaient ici et là. Ouestiens et Nordiens se mélangeaient sans heurts, il n'y avait que les chevaliers affectés a la protection de ma mère qui semblaient sur le qui vive. Je pouvais le comprendre, les dragons étant présents sous l'invitation du roi du Nord. Nous n'y avions mit aucun veto, mais je pouvais sentir la nervosité de nos hommes qui nous couvaient avec attention du regard, refusant souvent d'un signe sec de la tête, les verres et autres victuailles qui leur étaient proposé. Je leur aurais bien donné l'ordre de se détendre mais ils ne m'auraient pas obeit.

Je détournais mon attention d'eux pour la reporter sur mon beau père. D'un geste, il venait d'obtenir le silence, en soit c'était impressionnant. J'écoutais son discours, inclinant parfois la tête si un regard croisait le mien . Si j'étais flatté de ses belles paroles ? Une partie de moi sans doute, l'autre savait pertinemment que c'était grandement exagérer, il fallait bien plus qu'une bataille pour parler de filiation. Je croisais les yeux glace de ma mère qui m'encouragea d'un sourire et je levais de concert avec ma femme, ma corne.

« Gloire ! »

Dorénavant tout le monde pourra s'amuser sans honte aucune et je fis honneur a la pièce de gibier qui n'attendait que moi, servant mon épouse avant de faire de même avec moi. J'étais en train de macher avec plaisir lorsque Jeyne attira mon attention et une étincelle amusée s'alluma dans mes iris :

« N'est ce pas mon rôle que de vous inviter ? Vous aimez bousculer les convenances ma chère. »

Néanmoins, je reposais ma fourchette et tandis la main vers elle :

« Me feriez vous l'honneur ? »

Amusé, je me saisis de ses doigts avant de l'aider a se lever pour la conduire au cœur de l'espace qui était dédié a la danse entre les tables. Un signe de tête de ma femme et l'orchestre se mit à jouer nous invitant à l'accompagner de nos pas.

« Alors ouvrons le bal. »

Et je l’entraînais à ma suite, virevoltant avec légereté. Suivant les pas de la danse avec assurance.

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 5 Fév - 22:18

[HJ] Désolée, je crois que c'est l'un des rps les plus pourris que j'ai jamais écrit Mais je trouve pas l'inspi pour faire plus x)

Je fixe quelques instants le reflet dans la glace, le temps que l'on finisse de me coiffer. Les traits fins, maquillés légèrement, délicatement. Semblent encore si jeunes, alors que je me sens souvent lasse, usée par les années, le poids qui pèse sur mes épaules. Masque trompeur... Il fallait bien le porter, encore et toujours. Il me faudrait bien continuer ainsi, jusqu'à ce que l'Etranger m'emporte, certainement. Je me compose cette figure lisse, souriante, que l'on attend de moi, qui a toujours été plus ou moins naturelle. Ce jour n'est pas le mien, mais je me dois d'y être toute aussi présentable que d'habitude. On finit rapidement de me préparer, et je sors des appartements qui m'ont été alloués, rejoignant Jonos. Ma main part ébouriffer chaleureusement sa petite chevelure tandis que je lui offre un petit sourire, le temps que nous rejoignons le cortège. Je reprends mon attitude stoïque, droite et digne, gracieuse, alors que mes yeux parcourent la foule. Ils s'arrêtent sur Jordane, qui vient d'un pas rapide et élégant à ma rencontre. J'offre un sourire sincère à mon amie, et nous commençons doucement à converser en nous rendant au septuaire. Je me rends compte que bientôt, je serais aussi à sa place... Voir Ronnel se marier serait perturbant. Mon fils, si petit, si jeune... Il était déjà un homme. Et marié d'ici peu, ce n'était qu'une question de temps. Enfin, passons. Nul besoin de m'accabler de ces préoccupations aujourd'hui, je me contentais de partager l'enthousiasme de mon homologue oustrienne, devant tout le faste déployé pour l'évènement et son fils, plus séduisant que jamais pour l'occasion. Torrhen nous rejoint rapidement, de même, et je le remercie encore de ses compliments. Routiniers, bien que certainement sincères. Mais routiniers. Passons.

Je regarde sa fille s'avancer, d'une grande beauté elle aussi. Ils semblaient heureux. C'était bien. Il fallait l'être pendant que l'on pouvait encore, surtout à cet âge. Je l'avais été... Je ne pouvais m'empêcher de m'y revoir, moi aussi. L'enthousiasme, alors que je m'avançais vers Jehan, de qui je commençais déjà à être éprise. Oui, il fallait profiter du maigre temps que les Dieux nous donnaient pour être heureux. Car on ne pouvait savoir combien de temps il durerait, ni ce qu'il adviendrait ensuite. Rien de très lumineux. Combien de temps encore, avant que le Prince de l'Ouest doive à nouveau partir à la guerre ? Les vœux sont échangés, quoi qu'il en soit, et nous nous dirigeons à présent vers le Bois Sacré. Lieu où l'on voit immédiatement les Nordiens et les autres, qui y sont moins à leur aise. Dont moi, bien que je pense tout de même arriver à n'en rien montrer, ou le moins possible. Je n'ai guère le temps d'observer plus que cela l'endroit, je me tiens stoïque et silencieuse, aux côtés de mon amie. Un œil sur Jonos, toujours, évidemment. Il se comporte bien lui aussi, et je n'ai rien à lui reprocher. Je pense pourtant sentir qu'il a envie de bouger, de parler... Mais il s'en retient, et le cache en tout cas habilement. La jeune louve prend les couleurs du lion, comme toutes les jeunes filles ont pris les couleurs de leur époux à cet âge là. Sauf que le mariage a une portée bien au delà de cette simple union.

Nous reprenons notre marche, retour jusqu'à la salle de banquet. Jordane n'a pas lésiné sur les moyens, et la splendeur est à la hauteur des deux partis qui s'unissent. J'avais au préalable fait apporter nos présents, de ma part et de celle de Ronnel. Nous nous plaçons aux tablées, nombreuses, la salle encombrée d'invités aux noms plus prestigieux les uns que les autres. Nordiens, Oustriens, Valois, délégations étrangères. Rien de plus parlant pour évoquer l'ampleur de l’événement. J'observe tout ce beau monde, tournant tout de même mon regard vers mon hôte, lors de son discours. Je lève ma coupe, un sourire aux lèvres, et avale une gorgée. J'aurai tout le temps de féliciter plus tard Lyman et son épouse pour leur union, et le bonheur qu'ils semblent déjà partager. Qui me renvoie avec nostalgie à mon propre mariage. Pas maintenant. Ce n'était pas le moment. Je repose la coupe, alors que la musique commence à résonner, et que les deux jeunes mariés s'élancent.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 6 Fév - 17:51

A peine reposais-je mon gobelet et les exclamations se taisaient que tous les regards se tournèrent vers le Prince de l'Ouest et la Princesse du Nord, unis désormais sous le même manteau, le même nom, le même blason. Je me sentais étrangement vide. Comme en contemplant la dépouille de chacun de mes frères tombé, comme en fermant le cercueil de marbre de dame mon épouse. C'était la fin de quelque chose, un événement poignant. Bien sûr pour Jeyne, cela ne marquait que le début réel de son existence, le début de quelque chose de nouveau, d'excitant. Pas pour moi. Pour moi, des pièces avançaient. Je me rasseyais dans mon siège de bois brut ; je n'avais jamais aimé le moelleux des velours et autres coussins en dehors de mon lit. Je n'étais pas là pour me reposer ni m'avachir. J'étais là pour régner. Même ici, même maintenant. Mon regard se porte sur Jeyne et Lyman donc, qui échangent quelques mots avant de s'avancer vers le centre de la Grande Salle où auraient lieu les danses alors que déjà, s'affairaient en silence des serviteurs par dizaines. On remplissait les coupes et les cornes. Je me sentais seul, désespérement vide. Je revoyais cette salle, près de vingt ans plus tôt, pour mon propre mariage. Sigyn, vive et emportée, qui me défiait du regard, qui me défiait à chaque instant. Mes frères. L'un déjà esquivé pour lutiner une servante de Lord Tallhart, un autre déjà passablement ivre, l'autre me tapant l'épaule en me disant qu'avoir une danseuse pareille pour femme augurait déjà de bien sévères maux de bassin dès que la cérémonie du coucher se terminerait. Je revoyais Conrad, jeune, riant aux éclats, entraînant une Flint sur la piste de danse. J'étais alors le plus heureux des hommes. Aujourd'hui ?


Je restais là, assis et presque immobile alors que mon regard se perdait au loin, bien plus loin que l'horizon ténu des deux danseurs qui déjà tournoyaient. Je finis rapidement par ne plus faire attention à quoi que ce soit autour de moi. Je vois déjà la suite. Je vois toujours la suite. Et plus rien d'autre que ça. Je porte négligemment ma corne à mes lèvres. Engloutis une longue gorgée de bière brune, forte. J'en bois encore une. Et encore une. Je vide la corne d'Aurochs et la repose sur son socle, alors qu'une servante me remplit déjà le verre. Mes oreilles s'accoutument à la musique, aux cordes, aux cuivres, aux percussions, mais passent au second plan alors que c'est le cliquetis des épées que j'entends, les hénissements des chevaux, les sifflements de flèches et vrombissements de carreaux. J'entends les hurlements des blessés et les râles des mourants. Mes muscles me brûlent et ma respiration se fait toute seule plus rapide. Bientôt. Je ne savais pas si c'était une peur ou un manque. Probablement les deux. Allaient ils mordre aux hameçons ? Allais je pouvoir avancer comme je le désirais ? Je buvais encore. La musique se termine. Je ne tarderais pas à être ivre, seconde corne en une seule lente et longue chanson, alors qu'en tant que Roi et hôte j'en aurais pour toute la nuit.


Pourquoi m'as-tu laissé tout seul, Sigyn, pourquoi m'as-tu laissé comme ça ?


Je me lève. Ce soir commence une nouvelle chose pour beaucoup de gens. Seconde musique. Il est de tradition que les parents des mariés rejoignent la piste et marquent la suite des festivités. Je m'approche de Jordane Lannister, m'incline devant elle.



| Ma Dame, que diriez-vous d'aller montrer à cette foule comment dansent Lionne et Loup? | dis je en lui tendant la main.



"Il est le Roi-Loup de Winterfell, un souverain qui a passé plus de jours à la guerre que chez lui. Un homme déterminé, vétéran de nombreuses campagnes. On le dit décidé à combattre Harren le Noir jusqu'au bout, modernisant son royaume, développant son armée. Le Loup chemine vers le sud à la tête de ses troupes, laissant dans son sillon des torrents de sang. Et pour ceux qu'il y aura sur sa route, l'Hiver vient."



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Dim 7 Fév - 20:51

Rares étaient les choses qui étaient capables de m'émouvoir, de me toucher profondément. J'étais un loup, dur, fier et implacable. Ce n'était pas chose facile de me pouvoir me toucher émotionnellement mais ma soeur savait bien y faire. Elle qui connaissait toutes mes peurs, mes plus profondes angoisses, je n'avais aucun secret pour elle tout comme elle n'en avait pas pour moi. Mais aujourd'hui était un jour différent des autres. Après l'avoir charrié sur le potentiel mariage qui arrivait, l'avoir rendu folle à force de la taquiner, le jour tant attendu était enfin là. Ainsi, je me levais tôt aux aurores, avec ce sentiment nauséabond, cette boule au ventre qui me tordait l'estomac. Je restais plusieurs minutes, assit là, sur mon lit, songeur. J’avais encore un peu de temps devant moi avant de devoir aller me préparer - ou plutôt, me faire préparer -. Je restais donc sur mon lit avec un regard vide, les yeux figés en direction d’un mur froid de la citadelle. L’heure défila sans que je n’eus le temps de la voir passer. Midi approchait à grand part, l’heure où ma soeur passerait de Louve à Lionne. Et où j’allais la perdre. C’était les joies de la noblesse, naître, grandir, se marier et se séparer de sa famille pour ses devoirs.

Un bruit me sortit de mes songes, quelqu’un frappant à ma porte. Aussitôt, ma voix, mature mais loin d’être dénuée de sensualité, autorisa l’individu à pénétrer dans ma chambre. C’était un de mes serviteurs et celui le plus souvent présent à mes côtés. Peu de temps après l’avoir vu, je me levais de mon lit dévoilant mon torse musclé, témoignant d’heures d’entraînements intensifs. J’enfilais un simple haillon et quittait la salle d’un pas vif. Après m’être lavé convenablement pour ce jour qui resterait longtemps évoqué, mon serviteur commença son travail. Il rasa la fine barbe ornant mon visage et m’aida à enfiler des vêtements dignes d’un noble, en parfait adéquation avec ce moment. Je me retrouvais paré de mes plus beaux atours, le tout surmonté par une imposante fourrure me donnant un air plus massif, à mon avantage. Malgré mon jeune âge, j’attachais beaucoup d’importance à la représentation que je donnais de moi durant ces événements - beaucoup moins lors des chevauchés avec l’armée -.

L’heure venue, je rejoignis tout le monde à l’endroit où la première cérémonie allait avoir lieue. Puis vint la deuxième. L’écroulement total. La déchéance. Voir ce blondinet épousait ma soeur, me l’enlever. Ce sentiment que j’avais eu à mon réveil avait étonnement prit la place de tout dans mon esprit, m’obnubilant. Mais j’étais resté parfaitement serein, le dos droit et le regard fier. C’était officiel, Jeyne Stark était devenue Jeyne Lannister. Elle allait devoir quitter notre patrie au profit des terres de l’Ouest, emportant sa bonne humeur avec elle.

Nous nous retrouvâmes tous dans la salle où devait avoir lieu la cérémonie. Comme toute la famille des mariés, j’étais installé à la table d’honneur où je pouvais profiter des joies d’une excellente nourriture et d’une bière des plus exquises.. J’enchaînais les verres avec modération tandis que chacun profitait de la fête. Je souriais faussement de temps à autres, observant ainsi nos multiples convives.

La première musique se termina tandis qu’une seconde reprenait. Je vis du coin de l’oeil mon père, sûrement en train de proposer une danse à la mère du Lannister pendant que je reprenais un verre. La nuit risquait d’être longue.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 8 Fév - 21:24

Le jour se levait doucement sur les terres du Nord. C'était un grand jour pour le Nord, les Stark et les lions de l'Ouest. En ce jour, sa nièce Jeyne allait être unie au lionceau qu'était Lyman. Théa accueillait ce jour comme tous les autres. Elle ne souriait pas, mais les traits de son visage n'étaient pas non plus triste. Non, la benjamine des Karstark était comme à son habitude. Une beau froide dès le réveil au petit matin. Mais contrairement aux autres jours qui s'écoulaient, cette fois elle allait devoir être à la hauteur de ce mariage princier. Comme tous les siens depuis les batailles qu'avaient mené le Nord face aux sauvageons, Lady Karstark avait élu domicile à Winterfell. Un petit plaisir de revoir en ces lieux sa chère nièce, Lynara. Mais malheureusement elle n'avait pas pu la voir aussi souvent qu'elle l'aurait voulu. Cette dernière était au service de sa cousine et princesse du Nord, une responsabilité importante pour des épaules encore si jeune.

Lady Théa Karstark alla s'installer pour se préparer. La jeune femme soupira ne sachant pas comment elle devait s'habiller. Elle n'avait plus de robes dignes d'une telle cérémonie. Mais en avait-elle seulement envie de ressembler à toute ces femmes qui brillent lors de ces festivités ? Certainement pas, Théa Karstark préférait l'ombre. Une de ses servantes frappa à la porte et Théa l'invita à entrer. La jeune femme s'approcha et commença à coiffer les longs cheveux bruns de sa maîtresse. Théa la laissa faire en profitant pour vagabonder dans ses pensées. Père avait voulu la fiancer autrefois. Il ne l'avait pas fait et maintenant elle était là à assister au mariage de sa nièce. La servant reforma les petites boucles corbeaux de ses cheveux et prit dans sa malle une robe d'un rouge carmin magnifique. « Un peu de couleur », lui souffla-t-elle comme pour obliger la jeune femme à porter autre chose que ce noir. Théa acquiesça en silence. Elle para son cou d'un collier simple mais néanmoins raffiné, elle lui devait bien cela, à Jeyne. Puis enfin prête, elle se contempla dans le grand miroir qui trônait dans un coin de la chambre. Cette fois, son reflet dans le miroir lui arracha un léger sourire. Elle n'était pas si mal, non ? Elle ajusta ses cheveux sur ses épaules et s'apprêtait à quitter la pièce lorsque sa mère fit irruption. Elle était accompagnée de son frère Joris. Ainsi elle irait à cette cérémonie accompagnée de sa mère et de l'un de ses frères, l'autre étant toujours indisposé à cause de la blessure qu'il avait reçu lors de la bataille de la Mort-Aux-Loups contre les sauvageons. Théa regarda tour à tour sa mère et son frère puis passa le seuil de la porte les devançant légèrement.


Elle marchait d'un pas lent, serein, imperturbable malgré l’effervescence qui régnait dans les couloirs de Winterfell. La petite famille se dirigea vers le lieu de la première cérémonie selon la tradition de l'Ouest. Une seconde aurait lieu juste après selon la coutume du Nord. Théa avait grincé des dents en apprenant qu'il y aurait deux cérémonies. Ce qui l'avait et qui la dérangeait le plus était le fait qu'une cérémonie selon la tradition de l'Ouest avec l'apparition des nouveaux dieux lui déplaisait grandement. Déjà que le Nord cédait l'un de ces joyaux, heureusement que la seconde cérémonie avait lieu ! L'Ouest aurait pu faire un effort et ne pas imposer sa cérémonie, mais il fallait croire qu'il en était incapable. Lady Théa Karstark en avait ragé et elle avait bien fait comprendre son mécontentement. Alors forcément lorsqu'elle arriva sur les lieux de la première cérémonie, la jeune femme se retint de pester une dernière fois. Elle se contenta de se tenir en retrait et de rester aussi imperturbable que possible. Pourtant, elle devait reconnaître que la cérémonie était belle. Enfin c'était surtout dû à sa nièce. Jeyne était magnifique elle le reconnaissait. Ainsi vêtue et coiffée, elle était belle la louve du Nord. Elle ressemblait beaucoup à sa mère c'était indéniable. Théa ne s'en était pas vraiment rendue compte avant, étrange tout de même. C'était connu que la jeune princesse avait pris de sa mère. La cérémonie se termina et Théa se dirigea comme les autres vers le chêne. Enfin, elle se sentait un peu mieux. Enfin sa nièce serait réellement uni au lionceau.

Lorsque les deux cérémonies furent terminées, Lady Karsatark et sa famille rejoignirent la table d'honneur des invités. C'était sûrement en raison de leur lien avec l famille régnante du Nord. À cette table, elle retrouva évidemment son neveu Jon. Le garçon avait lui aussi grandi bien sûr. Un charmant jeune homme qui avait les traits de son père. Théa Karstark s'installa à sa place et se laissa porter par l'élan de la fête. La Brune jetait des regards çà et là. Puis vint le petit discours de son ancien beau-frère.

« Lui qui voulait faire court » siffla-t-elle entre ses dents alors que Torrhen Stark terminait enfin de parler. Sa remarque était aussi mordante que le vent du Nord. Mais elle ne poursuit pas. Elle se contenta de lancer des petits regards aux convives. Elle se tenait droite, fière et faisait face à tous les invités de son roi. En regardant autour d'elle, elle constata le comportement qu'elle qualifia d'étrange de son neveu. N'était-il pas heureux de voir sa nièce ainsi mariée ? La fête se poursuivit et bientôt le temps des danses arriva. Théa fronça les sourcils en voyant Torrhen inviter la reine de l'Ouest. La jeune femme en profita pour se rapprocher de son neveu.

« Mon cher neveu, cela te dérange tant que cela que ta sœur se marie ? Tu peux me le dire. » souffla-t-elle. Son ton était toujours aussi froid que d'habitude, toujours autant dénué de sentiments.



Spoiler:
 




Dernière édition par Théa Karstark le Jeu 11 Fév - 23:35, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mer 10 Fév - 11:26

La fête commence à battre son plein. Les gens semblent joyeux ou, s’ils ne le sont pas, sont particulièrement doués pour faire croire le contraire. J’ai pour ma part décidé d’oublier tout ce qui peut me tracasser, tout ce qui m’attend une fois rentré à Castral Roc pour me focaliser sur le moment présent. La chère est particulièrement bonne et l’alcool coule à flot. Tout ce qu’il faut pour passer une soirée inoubliable. Ou pour réussir à tout oublier justement, je ne suis pas encore totalement décidé.

Le discours du loup fait son effet sur toute l’assemblée, c’est indéniable et mon regard s’attarde sur tous les convives présents. Il y a bien des gens dont j’ignore totalement l’identité et qui semble particulièrement affairés autour de la table des mariés. J’irais les féliciter plus tard, ce n’est pas comme si nous n’avions pas tout le temps pour ça après tout.

J’ai un sourire quand je vois Lyman et sa jeune épouse ouvrir le bal. Ils semblent vraiment bien s’accorder et j’espère que ce n’est pas simplement une impression, que leur alliance sera durable et surtout solide. Lyman n’a pas besoin de s’enticher jusqu’à en oublier ses priorités, quand bien même je suis heureux de le voir attaché à la louve. En parlant de ça, mon regard se perd quelques instants en direction de Lynara et je réprime un soupir avant que je ne reporte mon attention sur la jeune demoiselle à mes cotés.

La discussion va bon train et je n’ai qu’un bref regard en direction de Nelya quand elle s’assoit à mes cotés, retenant tout de même un sourire en coin, surtout quand elle me touche accidentellement. Je continue de charmer la jeune fille, sans bien savoir dans quel but, me rendant compte que je ne trouve même pas le jeu amusant au final avant de profiter d’un instant où elle est accaparée par sa voisine pour souffler à mi-voix en direction de la Corbois, désignant quantité de couples qui commencent à danser tout autour de nous.

"Au lieu de m’empêcher sournoisement de compter mon histoire palpitante détaillant comment j’ai fini par me retrouver héroïquement l’épaule écrasée, que diriez-vous de danser lady Corbois ? Si vous acceptez de tenir compagnie à un éclopé bien évidemment."

J’ai un clin d’œil amusé alors que je me relève et que je m’incline brièvement devant la lady. Je me tourne alors légèrement vers la jeune demoiselle qui me fixe, visiblement contrariée, et je reprends, d’un ton plus haut.

"Ma dame, ce serait un plaisir de vous inviter à danser juste après si vous n’avez pas été accaparée ce qui me semble peu probable malheureusement."

Elle glousse et je me retiens de lever les yeux au ciel alors que j’entraine Nelya sur la piste de danse sans même attendre qu’elle accepte ou non ma demande. Peu m’importe ce que pourront bien penser les gens, après tout, nous nous sommes croisés au chevet de Benjen, rien de plus n’est ce pas ? Inutile que les gens soient au courant de quoi que ce soit, d’autant que nous partirons bientôt et que tout sera ne sera qu’un souvenir. Fort agréable et amusant au demeurant, mais souvenir quand même, qu’il me sera plus sympathique à remémorer que notre bataille contre les sauvageons, c’est déjà ça.

Au bout de quelques instants de silence, je souffle, non sans malice.  

"Alors, que pensez-vous de la fête ? La rencontre entre le Nord et l’Ouest est-elle comme vous l’imaginiez ? Et connaissez-vous vraiment tous les nordiens présents ? Que je puisse avoir idée de qui est qui sans être totalement déphasé."

Bon, je reconnais tout de même certaines personnes, tout n’est pas totalement perdu.


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Jeu 11 Fév - 1:07

Je porte ma coupe à mes lèvres portant une attention somme toute distraite à ce qui se passe autour de moi. Je réponds poliment, en souriant, mais laconiquement à mon voisin de gauche, qui finit par se concentrer davantage sur son plat que sur moi. Ce qui m’arrange plutôt. Et je me conduis tel qu’on l’attend de moi, souriante, aimable et discrète. J’aurais pu distraire davantage mon compagnon occasionnel de droite, mais après tout, dans l’immédiat, je n’y ai aucun intérêt, laissons-le donc s’amuser.
Jeyne et Lyman Lannister ouvrent le bal, et je dois avouer qu’ils sont plutôt adorables ensemble. Je ne peux que leur souhaiter que ce qui semble démarrer sous de bons auspices se poursuivent n’est-ce pas ? Même si, l’un dans l’autre, je n’en ai guère cure. Torrhen et la reine de l’Ouest les suivent sur la piste, et je les suis des yeux avant que d’autres couples ne les rejoignent.
J’esquisse un sourire, ma coupe toujours entre les mains, alors que Gareth prend la parole. Je pose mon verre et ne tourne que légèrement la tête vers lui, répondant également à mi-voix.

« Vous me voyez sincèrement navrée d’ainsi vous empêcher si sournoisement de conter une telle aventure.
Mais rassurez-vous, Lord Kenning, vous n’avez besoin que de lui sourire, votre charme naturel fera le reste bien plus facilement que cette histoire. »


Mon sourire s’agrandit et se fait un peu plus taquin.

« Tenir compagnie à un éclopé semble être devenu mon quotidien depuis quelques temps… Je devrais pouvoir le supporter encore un peu. »

Je l’observe alors qu’il se lève et s’incline, avant d’adresser un mot à sa jeune voisine. Poursuivant à l’adresse de la demoiselle, alors que mon regard le fixe, je reprends également d’une voix normale.

« Lord Kenning a sans doute peur que je ne m’endorme avant de pouvoir profiter de la soirée. »
Je me lève, avant de la regarder, et de lui sourire. Heureusement que je n’ai jamais été aussi niaise… « Il faut bien avoir quelques privilèges lorsque des beautés telle que vous accapare toute l’attention ma chère. »

Elle rosit, et je ne m’y attarde guère alors qu’il m’entraine sur la piste, sans plus me demander mon avis. Je hausse un sourcil, avant de reprendre mon sourire poli et charmant. Nous suivons les pas de la mélodie, et je reste sage, même si mon sourire se fait sensiblement plus espiègle.

« La rencontre entre le Nord et l’Ouest se passe beaucoup mieux que je ne l’aurais imaginé, elle est beaucoup plus divertissante et plaisante que je ne l’aurais espéré. »

Je lui jette un coup d’œil amusé.
Avant de reprendre plus sérieusement. Ou presque.

« Quant à la fête, tout se passe pour le mieux jusqu’à présent. Le couple royal est adorable et semble ma foi fort bien s’entendre déjà, tant mieux pour eux.

Et vous, est-ce comme vous l'imaginiez Gareth ? »


Je hoche la tête.

« Je les connais, certains sont mes amis, ou ceux de ma famille, mais nous y passerions la nuit. Ce serait du temps gâché si vous voulez mon avis… »

Je désigne toutefois discrètement des couples ou des personnes.

« Les Reeds, grande famille, même s’ils vivent je ne sais comment dans les marais.
Bowen Glover que vous devez connaître, il a perdu presque tout sa famille à Motte-La-Foret… c’était des amis…
Les Manderly, qui tiennent le seul port à peu près convenable du Nord, des amis également.
Les Cerwyn, donc la demeure est située non loin d’ici.
Conrad Omble. Sénéchal du Nord et bras droit du roi…
Les Karstark, que vous devez connaître au moins de nom.
Mes frères, ma mère et mes enfants. Mormont et Corbois donc. »


J’esquisse un léger sourire. Mon père aurait aimé assister à cela. Ne serait-ce que pour partager un nouveau moment avec ses fils et Torrhen. Et pour la bière qui coule à flot. Peut-être surtout pour cela soit. Et il aurait fini comme tous les autres ici présents, rond comme une queue de pelle, à se remémorer sa jeunesse perdue et ses folles aventures constituées de sang, de sauvageons et autres joyeusetés. Mais passons.

Mes doigts glissent sur sa peau alors que nous tournons et je lui souris, sans le quitter des yeux.

« Souhaitez-vous que nous finissions la danse devant la demoiselle de tout à l’heure ? Ou une autre de ces ravissantes ingénues ? »


La norme est ennuyeuse. Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Jeu 11 Fév - 23:00

Mon regard pétilla d'amusement alors que Lyman me faisait remarquer que c'était à lui de m'inviter et que j'aimais bousculer les convenances.

« J'aime être imprévisible. Et j'ai besoin de bouger après ces heures à réciter des textes appris par cœur et à rester digne et immobile, à marcher dans les pas qu'on a tracé pour moi. »

Je lui avouais tout cela le plus naturellement du monde. Aujourd'hui et ce, jusqu'à maintenant, je n'avais fait que jouer un rôle, endossant des vêtements, une fonction, un statut trop grands pour moi. Je n'avais pas été moi-même durant ces longues heures à me plier aux cérémonies. Maintenant, je voulais profiter de la fête, m'étourdir durant les heures à venir, pour éloigner le spectre de ma nuit de noces qui viendrait bien assez tôt. Il accéda à ma requête et me tendit le main, m'invitant alors en bonne et due forme. Je souris, glissant la mienne dans la sienne.

« Avec plaisir. Je vous promet que mon audacieuse demande restera entre nous. »

Le regard brillant, je me levais, le suivant alors vers l'espace laissé libre pour les danseurs. Si bien que nous nous retrouvions au centre des tables disposées de part et d'autre de la salle. Je sentais les regards peser sur moi. Sur nous. Mon cœur se mot à battre plus vite. Et si nous nous montrions pitoyables danseurs ensemble ? Et si je faisais un pas de travers ? Après tout, je n'avais redécouvert le plaisir de la danse que récemment, lors des festivités de Goeville. Je n'avais pas l'habitude de danser, même si j'avais apprit. Cela était revenu vite il y a quelques mois... Je cessais pourtant de m'interroger alors que la musique résonnait et que je suivais le pas de Lyman, sans difficultés. Il ne fallait pas réfléchir, tout simplement. Les pas, je les connaissais. Le rythme aussi. Je devais simplement m'habituer à avoir mon époux en cavalier et force fut d'admettre qu'il était un excellent danseur. Après quelques pas de danse, je laissais échapper un rire joyeux, sentant la tension me quitter et profitant enfin pleinement du moment.

« Les dieux soient loués ! J'avais raison de penser que vous étiez un excellent cavalier ! »

Je ne savais pas d'où me venait cette certitude. Mais Lyman était un prince distingué, cultivé, diplomate, davantage politicien que guerrier. Et de ce fait, je l'imaginais doué pour des arts qui étaient quelque peu délaissés dans le Nord. Oh mon père, mes frères, surtout Jon, savaient danser bien sûr. Mais il y avait des personnes chez qui cela était plus naturel que chez d'autres.

« Et c'est là que je m'aperçois que j'ignore encore quantité de choses vous concernant Lyman... »

Mais j'aurais tout le temps d'apprendre à le connaître n'est-ce pas ? Il ne savait même pas que je chassais au faucon... Ni que j'avais des connaissances dans la fauconnerie. D'ailleurs, je ne savais pas si cela se faisait dans l'Ouest. Il me faudrait me renseigner avant de partir. Ce qui me laissait peu de temps n'est-ce pas ? Je le quittais des yeux pour balayer la salle du regard. Bowen était toujours en compagnie de Maedelyn. Gareth était en grande discussion Nelya Corbois. Tiens donc, j'ignorais que ces deux là se connaissaient. A moins qu'il n'ai simplement choisi Lady Corbois par hasard. Ferait-il danser Lyna ? J'avisais Jon, qui semblait sombre, alors que tante Théa s'était glissée à ses côtés. Père avait invité la mère de Lyman, ce qui n'était guère étonnant. J'espérais que ses blessures étaient suffisamment guéries pour lui permettre cette fantaisie et dans ce cas, qu'il m'accorderait une danse avant de se rasseoir et de se perdre dans l'alcool. En fait, j'avais envie de partager quelques pas de danse avec quantité d'hommes qui m'étaient chers... Père, Jon, Bowen... Et même Gareth, pourquoi pas ?

« Ne regrettez-vous pas que vos sœurs et votre père ne soient présents pour assister à notre mariage ? »



   
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 12 Fév - 11:06


« A Jeyne et Lyman Lannister, que leur union entre dès à présent dans l'histoire ! GLOIRE ! »

Le beuglement - qu'on ne pouvait décemment qualifier de cri ! - retentit sous un tonnerre d'applaudissements sonores dans la Grande Salle où, les rites pieux accomplis, la noce suivrait son cours. Accoutumée à ne jamais se montrer déstabilisée, les semaines passées à organiser les festivités l'ayant aidée à se familiariser avec les coutumes locales, Jordane n'en avait pas moins manqué de sursauter. La diplomatie seule gouvernait sa retenue ;  si le mariage s’était tenu à Castral-Roc, pareille effusion tonitruante de l’assemblée lui aurait valu un sérieux rappel à l’ordre de la souveraine.  Compte tenu de la solennité du moment, Jordane avait du mal à appréhender la nécessité de voir hommes et femmes se comporter en bêtes sauvages par des oraisons qui n'étaient ni civilisées, ni nobles. Mais toute démonstration réticente de son égard aurait pu froisser ses hôtes et alliés, et ce n’était pas un risque qu’elle souhaitait courir.

Comme on pouvait s'y attendre, la Reine du Roc était assise très droite, le port altier et le regard perçant la foule, à la gauche du jeune marié. Pâmée dans une somptueuse création d'un pourpre presque noir serties aux moindres jointures par des fins fils d'or, elle arborait dans toute sa splendeur son imposante couronne d'or orfévré. Ses lourdes boucles blondes étaient tressées toutes autour, tandis que sa gorge nue servait d'écrin blanc aux centaines de pierres précieuses qui formait le plus beau collier de la Trésorerie Lannister. Aussi, pour toute réponse à la barbarie généralisée, Jordane leva son verre à la santé de son fils et de sa bru, buvant en silence un délicieux vin natal sans lequel elle ne se serait pas crue à un mariage royal. Elle avait choisi de ne pas s’exprimer, préférant envelopper d’un regard fier et approbateur son fils qui menait sa jeune épousée au centre de la pièce.


Tandis que Jeyne et Lyman se levaient de concert pour ouvrir la danse, Jordane observait son œuvre du fond de son fauteuil. Elle se sentait très lasse tout à coup, comme pétrie d’une extrême fatigue. Devant ses yeux, alors que luths et tambours entonnaient un rythme fougueux, émergeait bien réel ce qui, quelques mois plus tôt, n'avait été encore qu'une vision. Elle se revoyait encore sur les Léonides, alors que le soleil se couchait au large des côtes rocheuses. Le projet de se faire du Nord un allié semblait alors hérésie, un pari aussi fou que risqué. Et pourtant, en ce soir de libations où l'on avait tour à tour invoqué la protection des Nouveaux puis des Anciens Dieux, le pari était gagné. Dans un écrin orchestré avec tout le faste dont la Reine du Roc était capable, Lyman Lannister et Jeyne Stark esquissaient l’horizon d’un avenir où Lions et Loups étaient unis.

Alors que les musiciens entonnaient un nouvel air, elle observait du coin de l'œil son homologue, souverain et parent. Après son discours, Torrhen Stark s'était une fois de plus enfermé dans son accoutumé mutisme. Elle était partagée entre fascination et amusement, à la vue d'un homme qui pouvait si aisément passer de la joie la plus absolue à une mélancolie quasi maladive. Ce fut donc non sans une certaine surprise qu'elle l'accueillit alors qu'il se levait et s'approchait d'elle.


« Ma Dame, que diriez-vous d'aller montrer à cette foule comment dansent Lionne et Loup? » Avec un sourire franc, Jordane posa sa main délicatement parfumée dans celle que lui proposait le Roi du Nord. « Avec plaisir, cher ami. » Elle était sincèrement ravie. A part au Bal Masqué organisé lors du Conclave de Goëville, Jordane n'avait guère eu l'occasion de danser. Or, il n'était plaisir mondain dont elle raffolait d'avantage. Se laissant guider par le Roi du Nord au centre de la pièce pour entonner la danse, Jordane prenait un plaisir bien féminin à laisser glisser sur elle les regards de la foule.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 12 Fév - 17:17

Tout est prêt, tout est planifié. Musiques et mets. Une quantité incroyable de provisions et d'alcool. Le ravitaillement de toute une armée, juste pour cette soirée. Je me demandais si Conrad avait bien procédé à la distribution des fûts au sein de la troupe, et s'il avait bien procéder à l'organisation des patrouilles et des factions, tant dans la ville que dans le château en lui-même. Le connaissant, cela avait sans doute été l'une de ses premières occupations. Quoiqu'il en soit, je soufflais un coup, expirant mes craintes, l'angoisse que je ressentais à l'idée que quoi que ce soit puisse gâcher les festivités. Je me sentais prêt à m'enivrer, ce soir. Il me manquait tout de même la Reine du Nord, qui, à mes côtés, aurait charmé nobles et reines de sa discussion passionnée et de ses anecdotes. J'aurais ris avec elle, et nous aurions pu couver du regard notre fille qui devenait femme par son mariage. Puis, nous nous serions esquivés en fin de soirée, et nous aurions probablement passé le reste de la nuit ensemble, serrés dans une étreinte passionnelle et absolue. Mais il n'y avait plus de Reine du Nord. Bientôt la guerre, et cette salle, si pleine et si vide, ne m'intéressait que comme l'étape qu'elle représentait. Il n'en restait pas moins que j'étais homme de devoir. Peut être grapillerais je quelque amusement en compagnie des Reines mes invitées, et de ma noblesse. Peut être. Quoiqu'il en soit, j'étais l'hôte parfait. Par ordre de priorité, je me devais de faire danser celle qui, désormais, faisait partie de la famille, suppléant pour son divertissement son royal époux.


Jordane Lannister sourit sans que je distingue si elle reste polie ou si elle est réellement heureuse de mon invitation. Avec cette femme, les choses étaient toujours beaucoup plus compliquées qu'avec le reste du commun des mortels. J'espérais, alors qu'elle acceptait ma main pour l'aider à se lever et à me rejoindre sur la piste, que l'entraînement intensif et douloureux auquel je m'étais soumis ces dernières semaines avait porté ses fruits. Danser me venait assez naturellement. D'aussi loin que je me rappelle, Père avait toujours fait de mes frères et moi des guerriers, mais dame ma mère avait tenu que nous soyons  capables de retenir nos épouses par la force de nos mouvements de jambes que par la crainte qu'elle avait peur que nous leur inspirions, comme mon père avec elle. Mais la guerre contre les sauvageons avait prélevé son tribut. J'étais homme dans la fleur de l'âge, encore jeune, encore fécond, promis si la guerre ne m'ôtait la vie à une existence encore longue. Mais la guerre était passée par là, justement, et ma jambe droite me semblait encore autrement plus raide que dans mon souvenir.



| Le plaisir, ma Dame, est pour l'homme qui se voit gratifié de l'honneur d'une danse par une femme magnifique. |


J'étais sincère. Sharra Arryn et Jordane Lannister étaient probablement les deux plus belles femmes qu'il m'ait été donné de voir en bien des années. J'aurais été bien en peine alors, de donner la palme de la plus belle femme de Westeros, tout en songeant que les deux femmes étaient, en plus d'extrêmement séduisantes, chacune dangereuse de bien des manières et je ne m'y trompais pas. Inconsciemment, je serre doucement la main de Jordane Lannister dans la mienne, nous frayant un passage vers la piste de danse où je me tourne vers elle, un léger sourire transperçant ma barbe alors que je pose ma main droite sur le côté de son bassin et l'autre levant sa main sur le côté. Je plonge mon regard dans le sien et lance les pas de cette danse. La musique et les autres danseurs couvrent bien vite le bruit des discussions. Alors que je la fixe toujours, mon sourire s'accentue, presque imperceptiblement. Légèrement raide dans ma démarche, je fais toutefois bonne figure et pas sûr que beaucoup d'ouestriens ou de valois imaginaient le Roi du Nord capable de danser une valse nordienne de manière aussi fluide, moi, le grand butor.


| Dois-je préciser que je ne suis pas surpris de vous voir danser à la perfection, Majesté ? Je me demande encore s'il y a quelque chose que vous seriez capable de ne pas accomplir parfaitement. |


Je la taquinais doucement, sur le ton que nous avions eue ensemble dans l'intimité de mes appartements, quand nous nous étions livrés à chacun nos espoirs, nos plans et nos doutes. Il n'empêchait qu'avec une telle femme pour l'accompagner, je ne comprenais pas les rumeurs sur la volatilité du Roi du Roc. La danse doucement, entonne les notes de son déclin. Par la suite, j'irais aussi faire danser Sharra Arryn, ne négligeant aucun de mes invités et je savais aussi que je ne devais pas barguigner à inviter les autres damoiselles de haut parage, en hôte parfait.



"Il est le Roi-Loup de Winterfell, un souverain qui a passé plus de jours à la guerre que chez lui. Un homme déterminé, vétéran de nombreuses campagnes. On le dit décidé à combattre Harren le Noir jusqu'au bout, modernisant son royaume, développant son armée. Le Loup chemine vers le sud à la tête de ses troupes, laissant dans son sillon des torrents de sang. Et pour ceux qu'il y aura sur sa route, l'Hiver vient."



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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Ven 12 Fév - 17:53

Tout le monde prenait place dans l’effervescence, éclatant en liesses de joie alors que les mariés et leurs familles mènent la marche. Moi-même me laisse emporter, un grand sourire habillant mon visage. S’il s’adoucit alors que je m’assois et vois ma tante non loin peu enjouée, il reste malgré tout présent. Surtout lorsque Bowen vient me parler.

« Je n’ai fait que reproduire ce qui avait été décidé pour sa parure du jour. Nos artisans sont des vrais bijoux. »

Je fais un petit signe de la tête à sa sœur, de loin, croisant aussi le regard de Thea, peu qui venait de s’installer à mes côtés. Je posais doucement ma main sur son bras en l’entendant parler du Roi. Son animosité à son encontre n’était guère un mystère pour moi, mais je voulais qu’elle profite aujourd’hui aussi. À voir l’attitude de Jon, elle n’était cependant pas la seule à avoir l’air maussade. À croire que seule une partie de la famille de Jeyne se réjouissait pour elle. Jeyne, sur que je me reconcentrais alors qu’elle se dirigeait sur la piste de danse sur les traces de son époux, pendant que tous faisaient honneur au repas qui était servi. Je crois que l’émotion de la journée n’allait pas me quitter, à la voir si radieuse. Elle resplendissait, ouvrant ainsi le bal. L’espace fut bientôt occupé d’autres couples, mon Oncle et Sa Majesté Lannister, Gareth et Lady Corbois, que ma famille connaissait quelque peu, et plusieurs autres qui se formaient progressivement.

Souriant doucement à ma tante et mon cousin, j’interpellais Joris qui était à nos côtés. « Théa, Joris semble vouloir te faire danser, tu devrais profiter des festivités qui sont bien trop rares. Depuis combien de temps n’avons nous pas dansé, l’une à côté de l’autre ? Jon pourra peut-être me faire danser lui-même, s’il y consent. »


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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Sam 13 Fév - 20:15


Elle s'amusait de pouvoir lire dans son regard son éternelle méfiance. Décidément, il était comme elle : ne jamais faire confiance. Le parquet de danse n'échappait pas à la règle, peut-être plus encore dès lors qu'il s'agissait d'une épreuve pour le Roi du Nord. Nul doute qu'il lui en coûtait beaucoup de l'inviter à danser, sachant pertinemment qu'elle était d'avantage entrainée que lui à l'exercice, et qu'elle l'appréciait sans doute d'avantage. Aussi, Jordane souhaitait sincèrement se montrer agréablement touchée, et non surprise. Et lorsqu'elle avait articulé le mot plaisir, il n'était rien qu'elle ne pensait d'avantage.

« Le plaisir, ma Dame, est pour l'homme qui se voit gratifié de l'honneur d'une danse par une femme magnifique. » « Torrhen... » fit-elle alors dans un murmure, laissant les syllabes rudes courir sur ses lèvres dans un frisson. « Je croyais que nous nous étions mis d'accord sur ce point : je ne dois plus me laisser flatter par vos flagorneries. » Le frisson s'intensifia au contact plus ferme de sa paume contre la sienne. Indéniablement, il la mettait en avant devant toute la foule, alors que leur couple singulier se frayait un chemin prestigieux entre les convives. Bien entendu, elle ne se faisait aucune illusion sur l'exclusivité de son geste. Même alliés, même liés par le mariage, et bien que ce jour soit sous le sceau joint du Lion et du Loup, il en ferait de même avec Sharra Arryn, et certainement toutes les dames de sa cour enneigée. Elles auraient toutes leur moment. Mais pour l'heure, le moment était sien.

Il y a plusieurs façons pour une femme de se retrouver dans les bras d'un homme. La plus évidente, bien sûr, est celle de l'étreinte charnelle. Sans surprise, la silhouette élégante de Loren se dessinait devant ses yeux. Il avait été le premier homme et, malgré les folles rumeurs concernant la couche peu orthodoxe du couple royal, le seul à ce jour. Peut-être était-ce la raison pour laquelle elle lui permettait tant de choses, et pourquoi elle l'en haïssait tout autant. Et si elle avait eu la chance de ne pas devoir succomber à la façon la plus abjecte de se retrouver dans les bras d'un mâle, c'était aussi grâce à lui. Loren était un tout, un homme au dessus des hommes et, quand elle arrivait à l'admettre sous des montagnes de fierté, son homme. Elle ne pourrait jamais compter sur sa fidélité. Mais il la protègerait sans compter. Elle ne pouvait pas en dire autant de n'importe qui.

Cependant, alors que Torrhen Stark passait une main assurée sur sa hanche et entonnait les premiers pas de leur danse, Jordane se demandait sérieusement si elle avait trouvé un nouvel homme à la hauteur de ses exigences.
« Dois-je préciser que je ne suis pas surpris de vous voir danser à la perfection, Majesté ? Je me demande encore s'il y a quelque chose que vous seriez capable de ne pas accomplir parfaitement. » D'une jolie figure, Jordane suivait le rythme des luths d'un balancement de hanche improvisé. Elle adorait danser. Grisée plus que si elle avait été ivre, elle esquissa un sourire malicieux.

« Je pensais avoir été très claire il y a quelques secondes. Mais comment voulez-vous décemment m'expliquer comment je suis sensée ne pas me sentir flattée lorsque vous jeter tant de fleurs à mes pieds ? »
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 15 Fév - 15:30

Son toast fait, Bowen tourna son attention vers la nuée de serviteurs qui disposaient les plats devant les convives. Il fallait reconnaître qu’il n’avait pas vu telle abondance depuis… Avait-il jamais vu une pareille profusion à Winterfell, en fait ? Pas sûr. Les femmes avaient bien œuvré, à n’en pas douter. L’expertise de la Dame du Roc avait peut-être fait la différence dans l’organisation de telles agapes, qui dégageaient un parfum de richesses guère connues dans le Nord. Après la douleur, le sang et les morts, des festivités aussi réussies étaient clairement bienvenues. Tous avaient besoin d’oublier un temps leurs pertes passées et futures pour s’enivrer joyeusement et discuter entre nobles de divers royaumes. Après tout, ce n’était pas tous les jours que tous les vassaux des Stark se réunissaient, alors si on ajoutait des valois, des ouestriens, et quelques autres têtes, on obtenait un cocktail particulièrement inattendu.

Bien évidemment, certains avaient plus la tête à la fête que d’autres, Bowen faisant partie de ceux qui essayaient de donner le change sans forcément y parvenir totalement. Par égard pour Jeyne, il ferait de son mieux pour paraître enjoué, mais il devait bien reconnaître que le poids des absents pesait considérablement sur ses épaules. Résigné, il se contenta donc d’avaler sa coupe cul sec, avant de diriger son bras vers les mets alignés devant lui. D’une main experte, il découpa une solide tranche de brochet venu de Blancport, histoire de faire honneur à la maison de sa sœur, et servit cette dernière ainsi que son beau-frère. Le poisson avait été légèrement frit, offrant un petit goût agréable en bouche rehaussé par la riche sauce blanche qui le nappait. Se délectant littéralement, le jeune homme en oublia presque un temps les soucis qui le tourmentaient. Cependant, alors que son regard se perdait vers la piste de danse qui commençait à se remplir, ces derniers revinrent, et immédiatement, la chaire molle sous ses dents se para d’un goût amer.

Comme de juste, Jeyne et le prince Lyman étaient resplendissants à virevolter au milieu de la salle en s’échangeant des regards qui n’échappèrent pas à son œil aguerri. Apparemment, le lionceau avait fait plus que charmer sa fiancée désormais épousée. En quelque sorte, c’était assez réconfortant pour le Glover qui avait un peu l’impression d’assister à la dernière danse d’une amie qui partirait bientôt. Il espérait simplement que ce n’était pas là que vernis d’apparat et que le Lannister se montrerait aussi galant pour le restant de ce qui attendaient les jeunes mariés. Après tout, la question du coucher était aussi dans toutes les têtes, et bien que respectueux des dames, Bowen n’avait que trop fréquenté la troupe pour savoir que l’envie pouvait transformer le meilleur des hommes en pire des goujats quand venait l’heure de consommer une union.

Aux côtés de leurs enfants, la Lannister était menée par un Torrhen Stark légèrement boitillant, mais qui avait tout de même plutôt fière allure. En fait, s’il était honnête avec lui-même, le Poing du Nord devait reconnaître que ce couple-là, de pure convenance, semblait néanmoins avoir une grâce mature qui rendait leur valse attrayante. Lord Manderly avait déjà invité Alysane à danser, et il regarda le couple de tritons s’essayer à quelques pas près de leur table, tandis que plus loin, Lady Corbois discutait joyeusement avec le compagnon du prince Lyman, que Bowen avait croisé lors de la campagne contre les sauvageons. En même temps, les envoyés du Roc n’étaient pas passés inaperçus au milieu des hordes nordiennes, il fallait bien le reconnaître.

Son regard se perdit vers une silhouette de dos qu’il avait suivi tout du long pendant toutes ces minutes depuis qu’elle était partie saluer des connaissances. Devait-il lui dire ? Etait-elle au courant ? Etait-ce d’ailleurs pour ça qu’elle était partie, était-ce pour le fuir ? Peut-être que l’inviter serait une manière de … de quoi au juste ? Lier encore plus ample connaissance ? Se montrer galant ? Toutes ces interrogations lui donnaient mal au crâne. Une nouvelle fois, son regard dériva vers la salle, cette fois-ci vers le banc d’honneur où il vit Jon Stark discuter avec sa tante Théa Karstark, soit sa propre cousine, ainsi que Lynara qu’il était venu saluer tantôt. Un bref instant, il hésita à se lever pour inviter l’une des deux dames, mais vit qu’apparemment, Joris et Jon avaient décidé de les faire danser. Soit, il aurait bien le temps de se proposer pour plus tard dans la soirée. Au moins, qu’il partage une danse avec la jeune Karstark avant qu’elle ne parte avec Jeyne.

Sursautant en sentant sa sœur se rasseoir à ses côtés, Bowen se demanda l’espace d’un bref instant s’il n’allait pas céder à la facilité et inviter cette dernière, mais le regard noir d’Alysane lui en passa l’envie. A part le roi, elle était la seule au courant de ses desseins, et trouvait son manque d’entrain fort dommageable, à en juger par les quelques réprimandes qu’elle lui adressa à voix basse. Prenant une profonde inspiration, il finit donc par consentir à se lever pour de bon et traversa les travées aussi discrètement que possible, saluant au passage la Corbois et son compagnon d’un signe de tête amical alors qu’il passait devant eux.

Une fois arrivée derrière son objectif, le jeune homme tenta de se composer une expression à peu près avenante, avant de se racler la gorge pour signaler qu’il était présent et attirer l’attention de la Lady. S’inclinant légèrement en une révérence parfaite, il demanda de sa voix profonde :

« Comme ce serait dommage d’attendre un temps trop long avant de nous revoir… J’espère que vous me ferez l’honneur de m’accorder cette danse, Lady Cerwyn. »

Bowen lui tendit sa main et commença à la faire tournoyer doucement, histoire qu’ils accordent leurs pas naturellement. Bien qu’on eut pu en douter en voyant son allure ordinaire, le Glover était un excellent danseur, quand bien même il ne devait pas ce don à l’enseignement paternel ou à celui de Torrhen Stark, mais au soucis de sa mère d’avoir des fils convenablement éduqués dans les manières qui avaient bercé son enfance sudière. Et si Edwyle se débrouillait correctement tout en préférant les bourrées campagnardes en compagnie de filles de petite condition, son aîné s’était plié à la volonté maternelle.

Au moins, il ferait honneur à Rowena Glover en ce jour.


Dernière édition par Bowen Glover le Lun 22 Fév - 19:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Lun 15 Fév - 22:10

La jeune femme avait à peine sursauter en sentant la main de sa nièce sur son bras. Cette dernière venait de lui signaler son comportement peut-être un peu trop déplacé. Mais la Karstark était ainsi. Elle ne mâchait pas ses mots. Lady Théa Karstark parlait peu mais ses mots sortaient toujours ainsi de sa bouche, filant droit en direction de leur cible. Mais sa nièce avait sans aucun doute raison. Torrhen était son roi après tout. Et il aurait été fâcheux que les invités, surtout sudiens pensa que la jeune femme n'était pas loyale envers son souverain. Les rumeurs allaient bon train, Théa le savait pertinemment. Elle se contenta de regarder sa nièce et de hocher de la tête. Peu de personnes pouvaient le remarquer mais il était certain que sa nièce allait remarquer la petite flamme qui s'était mise à danser dans les prunelles noirs de sa tante. Il n'y avait guère qu'avec cette dernière que Théa Karstark avait encore cette chaleur des temps d'avant. Il y avait sa nièce et parfois Bowen Glover son cher cousin qui ne la comprenait plus vraiment. Mais son regard s'assombrit en voyant près du couple princier la reine du Roc aux bras de son ancien beau-frère. Le couple royal ainsi formé dansait sur la piste de danse.Torrhen Stark boitillait légèrement, l’œil expert de la dame de Karhold l'avait remarqué. Malgré tout elle ne dit pas un mot à ce sujet. Bientôt d'autres couples les rejoignirent comme presque celui formé par Lady Corbois. Neyla Corbois, née Mormont, Théa la regarda un long moment. Pour un peu, son aînée aurait été sa belle-sœur si elle avait été fiancée à Arun Mormont à l'époque. La jeune Karstark ne la connaissait pas beaucoup, plutôt de vu et grâce aux visites que sa famille avait fait aux Corbois et inversement.

Théa Karstark se perdait déjà dans ses pensées que sa nièce vint la ramener à la réalité. Interpellant d'abord Joris, l'adolescente proposa qu'elles dansent l'une à côté de l'autre et surtout que sa tante profite un peu de cette fête. Théa regarda sa nièce puis son frère. Joris lui sourit. La Brune plongea son regard dans les prunelles de ce frère dont elle était si proche. Depuis combien de temps les deux femmes n'avaient pas danser l'une à côté de l'autre, Théa ne s'en souvenait plus. Bien trop longtemps sûrement, mais elle n'aurait jamais su dire combien précisément. Mais elle avait raison, elle n'en avait peut-être pas particulièrement envie mais elle devait bien faire honneur à sa nièce. Et puis pourquoi pas danser avec son frère c'était peut-être facile mais qui voudrait inviter à danser l' «Ombre de Karhold», une femme réputée pour sa froideur ?
« Soit, puisque mon frère semble tant vouloir m'inviter à danser, je ne peux lui refuser ce plaisir. Quant à vous ma chère nièce. » Théa baissa légèrement la voix avant de reprendre. « Si votre cousin ne le fait pas, invitez-le. Il doit bien cela à sa sœur. Et puis je suis certaine que vous formerez un joli couple au milieu de cette piste de danse. »

Puis la Karstark regarda son frère aîné et l'homme qui connaissait sa sœur mieux que quiconque lui tendit une main dans laquelle la jeune femme déposa la sienne. Lentement, Lady Karstark se leva et se laissa guider par son frère. Lady Karstark et son frère rejoignirent les autres couples. Au milieu des autres danseurs, Théa Karstark avait l'élégance d'une femme de son rang. Au bras de son frère, ses pas étaient gracieux sans fausses notes. Son teint pâle, sa beauté froide pouvait en déstabiliser certains tout comme en fasciner d'autres. La jeune femme n'y prêtait pas attention. Elle laissait son esprit vagabondé dans ses lointains souvenir du passé. Son regard croisa le couple nouvellement formé de son cousin aux bras d'une jeune femme. Elle les salua de loin et se reporta sur sa danse et Joris tout en cherchant du regard Lynara qu'elle espérait en compagnie de Jon.



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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Mar 16 Fév - 17:04

J'ai plutôt bien récupéré, somme toute. Peut-être avais-je une posture un peu rigide, peut-être n'égalais-je pas la souplesse que j'avais pu avoir jadis, encore que Sigyn s'était jadis gentiment moquée de moi à ce sujet, mais je parvenais à faire bonne figure. Au vu des circonstances, c'était sans doute là l'essentiel du sujet du jour. Le paraître était forcément important dans ce genre de circonstances. Surtout au bras d'une personne aussi en vue que Jordane Lannister, qui ne manquait jamais une occasion pour incarner la perfection. La base du pouvoir c'était cela, de toute manière. Sembler, plus qu'être. L'avantage était donc double quand on savait faire les deux, comme la Lionne le faisait sans jamais y manquer. Je guidais donc nos pas, sentant avec quelle facilité elle se coulait elle-même dans le rythme, dans le mouvement. Une princesse naissait avec ça dans le sang, du moins c'était l'impression qu'elles donnaient à force de se faire seriner de leçons en tous genres. Et elle, avec sa pratique née d'environ deux décennies de règne, ne pouvait qu'éclipser les dames plus jeunes. Jordane Lannister se laisse donc apparemment toucher par l'intention, me répondant par une petite pique taquine. Je réagis, fendant ma barbe impeccablement taillée d'un sourire.


| Libre à vous ma Dame de ne pas vous laisser flatter, mais il est plus fort que moi d'essayer vaille que vaille, n'exprimant là je n'en doute pas, que le fond de la pensée de toute la gente masculine présente ce soir, en sus de ma pensée propre. |


Je continue de tournoyer doucement, avec la belle entre mes mains. Sous les doigts de ma main droite, la douceur de l'étoffe de sa robe, sous ceux de ma main gauche, la peau d'une douceur égale mais différente de la souveraine. Froide, plus froide que ne l'est sa robe. J'espère qu'elle est parfaitement remise des maux dans lesquels je l'avais trouvée à mon retour de guerre. Le climat plus rude, plus venteux et plus frais du Nord l'avait alors quelque peu indisposée. Je m'approche doucement d'elle alors que la danse doucement se termine, amorçant les notes finales d'une valse tout ce qu'il y avait de plus traditionnelle mais d'efficace. Je lui murmure, une lueur amusée dans le regard.


| Gare, Majesté, vous allez finir la soirée en danger, à force de révéler vos faiblesses à un loup... |


Je garde sa main dans la mienne et dépose un baiser sans doute quelque peu râpeux à cause de ma barbe fournie, mais néanmoins de la plus digne des politesses. Je m'éloigne après un dernier regard, ne doutant pas un seul instant que la Reine du Roc ne tardera pas à être invitée par d'autres seigneurs et guerriers renommés de l'assemblée, ouestriens, valois ou nordiens. Je me dirige à mon tour vers Sharra Arryn, mais m'arrête pour échanger une plaisanterie avec Conrad Omble qui traîne une jeune beauté sur la piste de danse, vêtu de son surcôt aux couleurs de sa maison. Je m'enfile une corne avancée sur un plateau et finis par ordonner à mon ami de cesser de faire attendre la donzelle et de lui préférer des plaisanteries grivoises. Arrivé près de Sharra Arryn, je m'incline en baissant la tête, lui tendant mon bras.


| L'heureux hasard d'être Roi me permet de vous retirer à vos Valois avec toute l'outrecuidance de mon empressement, ma dame, si vous voulez bien m'accorder cette danse-ci. |



"Il est le Roi-Loup de Winterfell, un souverain qui a passé plus de jours à la guerre que chez lui. Un homme déterminé, vétéran de nombreuses campagnes. On le dit décidé à combattre Harren le Noir jusqu'au bout, modernisant son royaume, développant son armée. Le Loup chemine vers le sud à la tête de ses troupes, laissant dans son sillon des torrents de sang. Et pour ceux qu'il y aura sur sa route, l'Hiver vient."



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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Jeu 18 Fév - 11:55

« Lady Cerwyn ! »

Je reconnu alors un vieil ami de mon père vers lequel je m’approchai après avoir quitté Sir Glover et Lady Manderly. Il m’avait été plaisant de croiser Alysane, que je n’avais pas revu depuis de nombreuses années. Néanmoins, nous ne manquions pas de nous envoyer quelques corbeaux chaque l’année. Et pourtant, malgré ces chaleureuses retrouvailles, je n’avais pas le cœur aux festivités ambiantes. Il me semblait être loin de toute cette effervescence, comme si j’étais devenu imperméable à tout entrain. Seule représentante de la maison Cerwyn, je faisais bonne figure arborant un sourire de façade. Demandée, saluant et donnant des nouvelles afin de rassurer les connaissances de mon père et nos alliés inquiets de ne le voir présent. Evidemment, il fallut expliquer le pourquoi de son absence : la bataille, les blessures, le retour à Castel-Cerwyn et moi ici, garante de les représenter. Je fus vite entourée par quelques amis de mon père à qui je donnai des nouvelles. J’eu évidemment droit aux « vous avez tellement grandi… » et aux « vous êtes devenu une magnifique jeune femme, vous ferez sûrement bientôt le bonheur d’un Lord ». Je priais pour que l’on arrête de me parler de mariage, d’union et de tous ce qui pouvait y ressembler.  J’arrivai  à m’éclipser alors qu’ils conversèrent stratégie et alliance, le tout arrosé de vin.

Me retournant, enfin libre, je retrouvai avec étonnement Sir Glover, à qui je venais de prendre congé. Face à moi, il s’inclina, me proposant de l’accompagner le temps d’une danse. Sa main tendue vers moi, je ne pu me résoudre à lui refuser. Après tout, pourquoi pas… Cela ne m’engageait à rien d’accepter. Et puis, cela pourrait me changer l’esprit, l’espace d’un instant, le temps de quelques pas sur une piste.

« Ne me dites pas que vous vous languissez déjà, Sir Glover, je ne vous croirais pas … »

J’apposai ma main sur la sienne accompagné d’un sourire en guise d’accord.  Evidemment, j’usais d’une pointe d’ironie pour matérialiser mon étonnement face à cette invitation. Et je ne pensais pas qu’il m’invitait véritablement parce qu’il était impatient de me retrouver, contrairement à ce qu’il avançait... Lord Glover refermant ses doigts sur ma main, je me laissai guider vers le centre de la salle où d’autres couples valsaient déjà.

Entourée par les bras de Bowen Glover, mon audace émise il y a quelques minutes semblait s’être évaporée dans les airs. Disparue… Je me retrouvais face à une Lord que je connaissais à peine, mes mains dans les siennes et nos visages non loin l’un de l’autre. Il y avait de quoi être troublé. Et pourtant, je ne laissai rien transparaitre de mon malaise inopiné. Me faisant pivoter sur moi-même, il me réceptionna face à lui, reposant adroitement sa main au-dessus de ma hanche. Je rencontrai une certaine difficulté à relever les yeux vers lui, à croiser son regard, tant nous étions proches.

Il menait la danse et par ce simple fait, je devinai assez rapidement qu’il était un bon danseur. Ce constat me déconcerta... En effet, je n’avais pas imaginé que cet homme si peu avenant, avec son allure de Lord combattant sur les champs de bataille puisse être un si bon danseur. Non, on ne s’imaginait pas cela, avant de se retrouver entre ses mains. Quant à moi, je n’étais ni une piètre danseuse, ni une excellente. Je savais danser, simplement. J’avais appris scrupuleusement les leçons que l’on m’avait inculqué et je bénéficierai d’une certaine grâce – paraît-il héritée de ma mère.

« Est-ce votre mère qui vous a appris à danser… ou votre sœur, probablement… »

Demandais-je intriguée de connaître enfin qui lui avait enseigné cet art. J’imaginais que ce fut une femme qui lui apprit à danser. Finalement, je me sentais plus à l’aise entre ses mains. Il semblait fiable et connaissait ce qu’il avait à faire, en matière de danse, naturellement. Il avait un pas assuré, rassurant. Il maitrisait la technique et c’est tout ce que je demandais à mon cavalier d’un soir. Je sentis mon corps se détendre, les muscles de mes bras se décrisper et mes mains se desserrer. Je suppose qu’il dû ressentir cela, mes mains étant posées sur lui. Le bas de ma robe volait dans les airs à chaque tour qu’il me faisait réaliser.

« A quoi dois-je cette danse, Sire Glover ? »

Lançais-je, intriguée par cette invitation imprévue. J’étais loin d’être sotte et cette danse ne me semblait pas si anodine que cela. Allait-il m’annoncer que je devrai retourner – enfin – à Castel-Cerwyn ? Avait-il reçu par corbeau des nouvelles de Castel-Cerwyn ? Mon père, allait-il bien ? Tant évènements me passait par la tête, que je m’y perdais. Etant donné l’ambiance festive, Lord Bowen Glover ne pouvait pas m’annoncer de tels faits… Je spéculais alors, j’espérais même, qu’il m’annonce mon retour à Cast-Cerwyn. Peut-être qu’il n’en était rien et qu’il souhaitait simplement m’inviter à danser afin de partager simplement quelques pas de danse. Peut-être avais-je mal interprété les intentions de Sir Glover.
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MessageSujet: Re: Quand la louve s'unit au lion | Mariage Princier   Aujourd'hui à 19:16

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