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Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]
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MessageSujet: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 23 Déc - 21:07


Je marche d'un pas rapide, tête, baissée, essayant d'éviter au mieux de croiser les regards des gens qui se trouvent sur mon chemin. Je suis fatigué et, autant me l'avouer, un peu las de toute cette agitation. Depuis que nous sommes revenus, cela n'a pas arrêté. Le peu de répit que j'ai pu avoir a été quand j'étais dans le Bois Sacré il y a quelques jours mais ça n'a pas été de tout repos non plus. Je grimace à ce souvenir et je me rends compte que j'ai encore accéléré le pas. Et, bien entendu je ne suis absolument à l'endroit où je souhaite me trouver. Je réalise que je n'ai pas tourné au bon moment et, au lieu de me rendre en direction des appartements je suis dans un couloir qui, dans mes souvenirs, est également réservé aux invités. Enfin, les choses ont peut-être changés depuis que nous sommes partis, c'était il y a tellement longtemps et tant de monde a du passer par-là depuis.

Si j'ai du mal à trouver mes repères, c'est probablement parce que je n'ai toujours pas passé une véritable nuit de sommeil. Mais je ne compte pas m'en plaindre quand je vois la quantité d'hommes qui ne sont encore pas capables de quitter leur lit. Ce que je ramène du Nord est un moindre mal et les cauchemars finiront bien par s'estomper à la longue. J'espère en tout cas. Pour l'heure, je continue de voir des images que j'aimerais oublier quand je commence à m'assoupir. Au moins, ce n'est plus à chaque fois que je ferme les yeux, il y a un progrès certain. Et puis, tous semblent tellement heureux de nous revoir, même nous, les ouestriens, qu'il est difficile de ne pas se sentir porté par cet enthousiasme général.
Mais ma patience s'avère bien moindre qu'elle a pu l'être. Ce n'est peut-être pas uniquement dû à ce que nous avons pu vivre là-bas mais, pour l'heure, je n'ai pas particulièrement envie de me poser cette question. Nous verrons plus tard, une fois rentrés à Castral Roc, si ce n'était qu'une lubie due à l'éloignement de mon environnement quotidien ou s'il y a réellement plus. Et, si c'est la deuxième option, reste à voir comment je pourrais bien appréhender les choses.

Je réprime un soupir, réussissant à m'agacer moi-même. A dire vrai, je crois que j'aurais bien besoin de légèreté, de passer une soirée avec Lyman à boire et à deviser sur tout et rien par exemple. Et d'oublier tout ce qui est arrivé. Mais là encore, c'est une option qui, à quelques jours du mariage, ne semble également pas d'actualité. Une fois rentrés j'espère. Ou alors, cette nécessité se sera envolée à ce moment-là.

Ce n'est que lorsque je sens l'impact de plein fouet et la douleur qui semble comme exploser dans mon épaule que je me rends compte que je viens de heurter quelqu'un. Et que, bien évidemment, j'ai réussi à le faire avec mon épaule blessée. Je réprime la flopée de jurons qui me serait venue en d'autres circonstances et je me contente de jeter un regard à la personne que j'ai heurtée, ne serait-ce que pour aviser des gars. Je crois la reconnaitre, vaguement, elle a peut-être été présentée à Lyman il y a quelques jours, ou à quelqu'un d'autre peut-être et j'étais juste à coté, à dire vrai, dans l'immédiat, incapable de me le rappeler.  Je plisse des yeux, essayant de m'assurer que c'est bien elle, avant de prendre une profonde inspiration. Il me faut bien quelques instants avant de réussir à aligner deux mots correctement et j'ai comme l'impression que ce n'est pas des plus cohérents.

"… lady… Corbois c'est ça ? Veuillez m'excuser si je me présente pas dans les règles mais là, ça risque d'être quelque peu compliqué."

Difficile pour moi de faire mieux en cet instant. Et en plus, si ça se trouve, je me suis totalement trompé dans son identité ce qui, pour le coup, pourrait peut-être être pardonné par le fait que je n'ai pas eu aussi mal que depuis que j'ai reçu les premiers soins juste après la bataille, une fois l'adrénaline retombée. Je cille alors à plusieurs reprises alors que je tends le bras pour m'appuyer sur le mur.
Essayons de faire comme si je ne voyais pas une nuée d'étoiles passer au milieu du couloir d'un château à des centaines de kilomètres de l'endroit où je suis venu au monde.

"Vous n'avez rien ?"

Bien, je vais avoir du mal à faire comme si tout allait bien à la réflexion.


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 30 Déc - 18:40

Benjen parvenait à se lever sans mal, ou presque, et la blessure cicatrisait bien. Je m’en étais assurée moi-même… Si je puis dire vu ma grande connaissance dans le domaine…  La plaie n’était ni enflée ni trop rouge. Je soupire. Il va bien. Il ira bien.

Et je me retrouve à nouveau un tant soit peu désœuvrée par la force des choses. Après les semaines d’attentes passées dans l’angoisse et l’expectative, sans trop rien trouver pour m’occuper, maintenant que je suis rassurée et que tous sont rentrés, je me trouve dans la même position au final. Sans rien de précis à faire. Pas de domaine à gérer, aucune intendance à faire…
Et je ne peux même pas réellement restée les bras croisés à observer les autres et leurs durs labeurs. Non que cela ne m’amuserait pas, c’est toujours divertissant de voir d’autres œuvrer, pour un temps du moins. Mais rester inactive ne donnerait une image guère positive, et ma réputation ne peut s’entacher de ce genre de faits.

Les préparatifs pour le mariage de la princesse avancent bon train. Peut-être devrais-je à nouveau proposer mes services ? Après tout, maintenant que nous nous sommes parlées, peut-être accepterait-elle ? Peut-être pourrais-je me rendre plus utile et m’approcher un tant soit peu. Elle se montre aussi forte et têtue que son père, ou que sa mère de ce que j’en ai connu et entendu, mais il y a des failles. Elle est jeune après tout. Cacher ses faiblesses est tout à son honneur, et savoir se confier peut être une qualité, pour ne pas se laisser submerger. Même si j’avais des doutes quant à sa capacité de choisir les personnes sur qui se reposer ainsi. Je n’étais, objectivement, pas le meilleur choix, ce qu’elle ignorait, les Dieux soient loués. Quand bien même j’avais su la rassurer et la réconforter. C’était mon rôle n’est-ce pas ? Tout ce qui l’inquiétait et lui pesait, je l’avais connu bien avant elle, que ce soit la guerre ou le mariage. Je n’étais pas un choix si déraisonnant que cela en soit.
Je souris, me demandant devant combien de personnes elle s’était déjà montrée aussi fragile. Je ne sais si cet instant de confidence allait réellement me servir, mais il était toujours bon d’avoir quelques atouts, si minimes semblent-ils, dans sa manche.

Et toutes à mes pensées, je ne regarde point devant moi. Un cri m’échappe alors que je rentre dans quelqu’un. Ou plutôt est-ce lui… Le choc me fait reculer d’un pas et je fronce les sourcils, avant de toiser la personne qui me fait face. Et je le reconnais. Un servant… suivant… valet… dans le genre du prince Lyman. Je suis persuadée d’avoir entendu son nom. Ah ! Gareth ! J’ouvre la bouche, sans doute pour l’incendier, après tout un valet ne doit-il point regarder devant lui ?, et je la referme me souvenant où je l’ai également vu. A l’infirmerie. Avec Benjen, discutant avec lui, s’effaçant alors que j’arrivais. Sans doute avait-il été blessé également lors des combats.

Je reprends un visage plus avenant. Non pas, pour le coup parce que c’est un… truc du prince de l’ouest, un serviteur n’est en général guère important, mais pour une raison plus sincère. Oui, cela m’arrive. Benjen riait à ses côtés. Et c’est un événement assez rare pour que je le prenne en compte.
J’inspire, et le fixe alors qu’il prend la parole. Au vu de son attitude et de sa grimace, la collision lui a semble-t-il été douloureuse. Dois-je réellement me montrer inquiète pour lui ? Il cille et semble à deux doigts de s’écrouler à même le sol. Par les Anciens Dieux. Je hausse un sourcil alors qu’il me demande si je vais bien. Soit, il n’oublie pas son rang, ni le mien, même s’il semble sur le point de s’évanouir dans mes bras. Ce serait bien la première fois que cela m’arriverait alors que je n’ai encore rien fait. Je souris malgré moi. Je fais claquer ma langue.

« Je vais bien, ce qui ne semble pas être votre cas… Gareth, c’est bien cela ? »

Mon ton est un peu sec. Mais je fais de mon mieux. Je m’avance vers lui et saisit doucement son bras, celui qui semble intact.

« Il est plutôt stupide de vous enquérir de mon état alors que vous semblez être sur le point de défaillir à mes pieds. » Je soupire. « Non pas que je n’aime pas avoir des hommes à mes pieds, mais je préfère qu’ils soient conscients. »

Je m’adoucis et le mène à un banc juste un peu plus loin.

« Asseyez-vous. »

Un ordre plus qu’une demande. Je l’observe, les sourcils toujours levés.

« Vous êtes blessé ? »

Quel sens de l’observation remarquable…  

« Peut-être puis-je faire mander un mestre… ou… n’importe qui… »

Ça c’était plus une question, même si ce n’est point flagrant.


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Lun 4 Jan - 15:20


Ma tentative pour fuir l'agitation semble être une nouvelle fois un échec et non des moindres. Au moins, même si c'est particulièrement douloureux, je ne fais pas face à une figure que je connais vraiment. C'est toujours ça de pris.

Je ne réalise même pas que j'ai manqué de peu de me faire incendier tant je suis concentré entre éviter de m'écrouler comme une masse devant la lady et essayer de me rappeler à qui j'ai à faire. Bon, visiblement, je ne m'en sors pas trop mal ni pour l'un, ni pour l'autre. Elle semble même me reconnaitre, fait qui devrait m'étonner soit dit en passant mais, sur le coup, je n'y prête guère attention. Je lui demande tout de même si elle va bien, plus par réflexe qu'autre chose à dire vrai. Au reste de ses propos, je réponds, sans même y réfléchir.

"C'est lord Kenning…"

Je me rends compte au moment où je lui réponds que je l'ai reprise, dans un automatisme qui ne me serait pas venu en temps normal et je me retiens de lever les yeux au ciel devant ma propre stupidité. Enfin, il est un peu tard pour faire mine de n'avoir rien dit. Au final d'ailleurs, peu importe, les principaux intéressés sont au courant ou vont bientôt l'être et je n'ai cure de la vision que les autres pourraient avoir de moi.

Je prends une profonde inspiration avant de me reprendre, sans être guère convaincant.

"Gareth oui c'est bien ça. Vous êtes bien la mère de Benjen ?"

Un jeune garçon qu'il a été pour le moins difficile d'approcher mais qui, après coup, s'est avéré un excellent compagnon. Difficile de se faire une place à un âge aussi jeune, surtout en de telles circonstances mais, quand l'ennemi a surgi, il n'a pas failli, bien au contraire. Depuis notre retour à Winterfell, j'ai passé beaucoup de temps à son chevet, n'ayant pas vraiment à accommoder mon humeur en fonction de la sienne et m'amusant de ses réactions un peu vives.

Quand elle m'entraine, je me laisse guider vers le banc sans vraiment chercher à protester et je souffle, après quelques secondes de silence.

"Il aurait été surtout stupide qu'il y ait une deuxième personne blessée dans cet incident pour le moins ridicule."

J'ai une grimace douloureuse alors que je me cale tant bien que mal contre le mur. La pierre froide a un effet étonnamment apaisant et j'ai soupir de soulagement. Je peux même lâcher un rire au reste de ses propos avant de souffler, après lui avoir jeté un regard en coin.

"Je vous assure ma dame, que je préfèrerais aussi être conscient si je me retrouve à vos pieds. Ce serait bien moins embarrassant."

Et probablement nettement moins douloureux. Je me frotte légèrement l'épaule avant de changer d'idée en réalisant à quel point c'est idiot et j'ai un bref hochement de tête à ses propos et je lâche, d'un ton léger presque naturel.

"Il fallait bien que je rapporte moi aussi un souvenir du Nord, sinon mes camarades auraient douté du fait que je ne me sois pas enfui en voyant arriver les sauvageons. Rien de bien conséquent, si ce n'est quand j'ai la stupidité de ne pas regarder où je marche."

Je secoue alors la tête quand elle me demande si elle doit appeler quelqu'un.

"La situation est suffisamment gênante comme ça, vous ne croyez pas ? Et le mestre va encore me sermonner s'il voit que je n'écoute absolument rien de ses recommandations."


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Dim 10 Jan - 20:46

Peut-être aurais-je préférée rester désœuvrée plutôt que  de devoir m’occuper du sort d’un valet au final. Non pas que je sois totalement insensible, mais le sort d’un serviteur n’est certainement pas au centre de mes préoccupations, encore moins lorsqu’il ne s’agit pas de l’un des miens. Mais, il semblait avoir pris soin de Benjen, et mon fils semblait l’apprécier, tout valet qu’il soit. Je pouvais donc faire un effort pour lui, pour Benjen, et prendre sur moi pour m’enquérir de son état plutôt que de le laisser s’effondrer seul à terre et de passer mon chemin.  
Je fronce les sourcils alors qu’il me reprend. Comment ? Lord Kenning ? Je réfléchis en l’observant. Kenning ? De l’Ouest ?  Père avait tellement insisté pour que nous retenions les familles et les allégeances… Mais… Non, ce serait stupide. A quoi joue-t-il ? Mon ton se fait un peu plus distant.

« Kenning, comme la famille de l’Ouest ? Ou peut-être que je me trompe… »

Je souris à la mention de Benjen, tandis qu’il tente de se rattraper.

« Oui, c’est bien cela. Je vous ai vu discuter avec lui à l’infirmerie. Vous l’avez fait rire… » Je le fixe, un léger sourire toujours aux lèvres. « Le connaissez-vous Lord Kenning ? »

Je ne sais quel est son manège, mais peut-être se révèlera-t-il plus amusant qu’au premier abord. Un valet se faisant passer pour un noble ? J’en doute vu que cette hypothèse serait bien plus dangereuse pour lui que le contraire. Alors pourquoi ? Peut-être finirais-je par le savoir…
Je le mène donc jusqu’à un banc, afin qu’il puisse réellement se poser avant de ne me tomber inerte dans les bras.

« Certes. Mais tous ne sont fort heureusement point blessés comme vous. Au pire, je m’en sortirais avec un hématome. Je devrais pouvoir m’en remettre. »

Il s’installe et semble déjà aller un peu mieux. Et vu qu’il rit à mes mots, il ne va déjà plus si mal. Je hausse un sourcil.

« Embarrassant ? N’êtes-vous point blessé ? Que vous soyez capable d’être debout est une chose. Mais il n’y a rien de honteux à souffrir d’une blessure. »
Je secoue la tête. « Les hommes et leur fichue fierté masculine. »

Je soupire, avant d’esquisser un sourire, la tête penchée sur le côté.

« Mais je m’assurerais donc que vous soyez totalement conscient si nous nous retrouvions dans une telle situation. »

Il commence à se masser l’épaule avant de cesser. Oui, c’est sans doute une mauvaise idée. Les sources chaudes lui feraient sans doute davantage de bien. Je hoche la tête en le regardant.

« Il est des souvenirs moins douloureux, même d’ici. Mais je suppose que si c’était là votre première réelle bataille, vous vous en sortez plutôt bien. Et effectivement, vous aurez de quoi vous vanter auprès de vos amis et de vos conquêtes. Même si elles le nient, les demoiselles sont toujours impressionnées par les cicatrices de ce type. »

Je regarde autour de nous.

« Pensez à lever la tête, cela vous évitera de récidiver à nouveau, ce serait malheureux. Surtout que la prochaine collision ne vous laissera peut-être pas le loisir de pouvoir converser avec une jolie dame. »

Je souris, mes yeux toujours posés sur lui. Les hommes ont leur fierté, les femmes ont la leur je le reconnais. Et moi la première sans doute. Je ne me leurre pas, fort heureusement que je suis encore plaisante à regarder, même s’il m’arrive d’en douter, c’est tout de même un de mes principaux atouts. Mais passons.
Peut-être devrait-il se faire examiner. Qu’il soit Gareth ou Lord Kenning.
Je fais claquer ma langue.

« Je vous ai déjà dit qu’il n’y avait rien de gênant.»

Je lui souris, amusée.

« Et que le mestre vous a-t-il recommandé ? De prendre du repos ? De ne pas courir après les demoiselles ?
N’ayez crainte, je n’ébruiterais pas le fait que vous ayez cherché à m’aborder de façon plutôt brutale alors qu’un simple salut aurait peut-être suffit Gareth. »



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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Lun 11 Jan - 22:39


La voilà qui fronce les sourcils devant mon lapsus. Décidément, je joue de malchance et à sa répartie, je lui jette un regard curieux, essayant de ne pas trop tituber sur place. Je lève tout de même un index dans sa direction, laissant échapper, d'un ton docte avant d'esquisser un sourire. Perdu pour perdu, autant assumer maintenant.

"C'est exactement ça. A surtout ne pas confondre avec la maison Kenning de Harloi s'il vous plait lady Corbois, si vous ne souhaitez pas vous attirez les foudres des deux familles.  Je suis étonné que vous connaissiez autant les familles de l'Ouest d'ailleurs. Je vous avoue très sincèrement qu'avant de connaitre Benjen, le nom de Corbois ne m'évoquait pas grand-chose."

Je continue, essayant de garder un ton aussi naturel que possible, malgré la douleur, le fait qu'elle ait vite retenu mon nom et qu'elle semble amusée à l'idée de l'utiliser, à mon grand dam.

"Benjen ne rit-il donc jamais ? J'ai certes eu l'occasion de croiser des jeunes gens de son âge plus enjoués mais, tout de même, vous semblez particulièrement surprise."

Parler de son fils est déjà quelque chose de plus simple. J'apprécie énormément le jeune garçon et ma présence à ses cotés ne semble pas avoir posé de problème à sa mère. C'est tant mieux, je n'aurais pas voulu être obligé de ne plus passer du temps à son chevet. Je me laisse entrainer sur le banc et, à sa réplique, je la dévisage de bas en haut avant de souffler, un rien perplexe.

"Un hématome ? Le choc a-t-il été si rude ?"

Je ne peux m'empêcher pourtant de lâcher un rire au reste de ses propos, alors qu'elle continue, évoquant mon état et un rien agacée par mon attitude.

"Nous pourrions discourir longuement sur la fierté masculine. Et il semblerait qu'une blessure doit être arborée fièrement et non pas vue comme un handicap. D'où le fait d'être particulièrement embarrassé, surtout au vu de la situation."

Quand elle me fixe, la tête penchée sur le coté et j'ai un sourire amusé à sa répartie.

"Il serait effectivement particulièrement ennuyeux pour vous comme pour moi si j'étais inconscient à vos pieds. Ou peut-être trouveriez-vous la chose amusante, allez savoir."

J'apprécie d'être assis et j'ai l'impression que la tête a enfin cessé de tourner. Pour autant, je ne me sens guère vaillant. Peut-être est-ce dû au coup ou au cumul de tout ce qui s'est passé ces derniers jours et que c'est la goutte d'eau. Mais, au moins, lady Corbois fait preuve de sollicitude ou, en tout cas, fait très bien mine d'être intéressée par mon sort.

"C'était effectivement ma première bataille. Nous avons eu la chance d'être épargnés dans l'Ouest. En tout cas, rassurez-vous, j'ai d'autres souvenirs plus heureux en tête même si je prends bonne note de l'effet des cicatrices. Il faudra que je trouve une histoire glorieuse qui collera nettement mieux que le coup de masse que j'ai pris."

J'avoue, je n'ai rien trouvé de glorieux à ce qui m'est arrivé. Enfin, je ne me rappelle pas clairement de tout, autant être parfaitement honnête, la frénésie de la bataille ayant de loin dépassé tout le reste. Ca n'avait pas la moindre importance à ce moment-là et, après coup, ça ne l'est guère plus.

"Il est vrai que, malgré la douleur, j'ai été particulièrement chanceux. Je n'ose imaginer si j'étais tombé sur un vieux soldat qui aurait probablement pris cette collision comme une attaque personnelle et j'aurais du essayer de défendre mon honneur avec un seul bras."

Je lui jette alors un regard en coin, me faisant malicieux.

"Je trouve que je n'en sors tout de même pas si mal ma dame, un simple salut ne m'aurait peut-être pas valu un tel tête à tête, je me trompe ?"

Mon sourire se fait plus large alors que j'ajoute, d'un ton toujours aussi léger, me focalisant sur autre chose que la douleur l'espace d'un instant.

"Je ne cours pas après les demoiselles, je me contente de faire des embuscades au détour des couloirs en espérant bien tomber. Vous voyez, je respecte ainsi les recommandations du Mestre. Il semblerait que je sois aussi condamné à prendre du repos mais, et je pense que Benjen a du vous dire la même chose, difficile d'avoir des nuits calmes ces derniers temps. Et de la chaleur aussi. Ou du froid. Je ne sais plus."

J'avoue, je n'ai pas écouté tout ce qu'a pu me dire le Mestre, tout occupé qu'il était à bougonner sur le fait d'avoir à s'occuper d'un valet alors que le Prince attendait son tour. Je n'avais qu'une envie, qu'il en finisse et qu'il me libère, sans m'obliger à m'aliter.



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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Jeu 14 Jan - 18:53

Je hausse un sourcil à sa réponse. Oh. Il m’amuse, c’est surprenant.

« Il aurait été pour le moins surprenant de trouver un Kenning de Harloi dans la demeure du roi du Nord par les temps qui courent… »

Je hausse les épaules.  « Mon père tenait tout particulièrement à ce que nous connaissions les noms des familles nobles des royaumes avoisinants. En particulier les filles. Donc moi. Je serais toutefois incapable de vous en dire davantage, j’ai retenu les noms, pour le reste, ne m’en demandez pas trop. »

Je le dévisage et ajoute avec un sourire mutin. « Ainsi donc vous êtes réellement Lord ? N’étiez-vous pas le valet du Prince Lannister, Lord Kenning ? »

Je souris. « Et il n’y a nul mal de ne pas connaître le nom des Corbois. Je doute que mon fils connaisse seulement réellement toutes celles du Nord… »

Et en parlant de ce dernier, je ne manque pas de l’interroger. Je le fixe une seconde avant de sourire en hochant la tête.

« Oh, il rit. Avec ses amis. Rarement avec des inconnus. Il est plutôt… discret d’ordinaire.
Et je ne suis pas surprise, je suis rassurée de le voir rire et sourire après cette bataille. Beaucoup reviennent changés de leur premier réel combat. »


Changés, et pas en bien, vous pouvez me croire. Plus sombre, plus dur, plus désabusé, et que sais-je encore. Soulagée est donc un faible mot pour moi de le voir s’amuser.
Je ris un peu.

« Non, je plaisantais. Il m’en faut bien davantage pour être marquée n’ayez crainte. »

Parce que oui j’avais déjà eu pas mal d’hématomes et de coups, mais les circonstances étaient bien différentes, et je ne les évoquerais certainement point avec lui.
Il rit à son tour et rebondit sur ma remarque.

« Une blessure soignée et cicatrisée oui. Je ne connais guère d’hommes qui se pavanent alors que leur blessure n’est point guérie. Et même les plus durs d’entre ont un seuil de tolérance à la douleur. Même si effectivement, il est plus élevé que le vôtre semble-t-il. »

Je termine sur un ton plus enjoué, une lueur amusé dans le regard. Et je poursuis dans la même veine, toujours amusée.

« Oh non. On ne peut rien tirer d’un homme évanoui. Il n’y aurait vraiment rien de divertissant pour moi… J’ai toujours préféré l’action à l’immobilité… »

Mon sourire ne me quitte pas, alors que je désigne le banc.

« Permettez-vous que je prenne place à vos côtés ? »

Sa première, tout comme pour Benjen. Je songe un instant que l’Ouest est effectivement beaucoup plus clément, en particulier avec ses garçons, que le Nord. Alors que Benjen n’a que 15 ans, lui en a quoi ? La petite vingtaine ?

« Je suis heureuse que vous ayez des souvenirs plus joyeux que cela, il aurait été fort dommage que ce ne soit pas le cas.
Et trouver une histoire est simple Lord Kenning. A deux contre un, vous avez tenté de protéger le prince Lannister d’un coup en traitre, alors que lui-même avait déjà fort à faire. Et alors que vous abattiez le premier, le second s’est jeté sur vous et vous n’en avez réchappé que grâce à votre agilité.
N’exagérez pas trop sur le nombre d’assaillants, si c’est trop, cela devient beaucoup moins crédible. Et mise à part les demoiselles, nous savons tous qu’il n’y a rien de glorieux ou de beaux dans une bataille. »


Je hausse les épaules. Les batailles sont sanglantes, meurtrières et barbares. Quelles qu’elles soient. Oh, j’en connais la nécessité mieux que personne, j’ai grandi sur l’Ile aux Ours après tout. Défendre nos terres et prendre les armes n’est pas un choix ici. Les menaces sont permanentes et incessantes.

« Un vieux soldat comme le vieux Loup ? » Avec toute la déférence due à son rang, Gareth saurait de toute manière de qui je parle. « Ou un vraiment vieux et décrépi ? Prenez garde à votre réponse Gareth, je pourrais m’en offenser… »

Je souris pour démentir le ton sérieux que je prends, même si je suis amusée. Certes, j’en serais réellement vexée, mais de là à le montrer…

« Et ils ne sont pas aussi mauvais qu’ils s’en donnent l’air… pas tous. Beaucoup se souviennent encore de leur première bataille et de ce qu’ils ont pu ressentir. Et beaucoup se serait enquis de votre état… Même s’il aurait pu être amusant de vous voir tenter de combattre avec un seul bras valide. Tragique aussi. Mais amusant… »

Oui, je plaisante. Pour de vrai. Je ne suis point non plus cruelle ou sadique. Voir couler le sang et des jeunes hommes mourir n’a jamais fait partie de mes spectacles favoris.
Je souris à nouveau, espiègle, alors qu’il rentre dans mon jeu.

« Certes, nous n’aurions point ainsi discutés. Ce qui aurait été fort dommage je l’avoue Lord Kenning… Gareth…
Comment dois-je vous appeler par les Dieux ?
Si j’ai mon avis à donner, j’aime autant Gareth. »


Je ris à sa réponse suivante, avant de secouer la tête.

« Oh, oui. La subtilité du langage. Les embuscades donnent-elles donc de bons résultats ?
Quant au repos, essayez le lait de pavot, et si cela ne marche pas, je vous ferais parvenir un alcool assez fort pour assommer un homme de deux fois votre poids.
Et le reste dépend de la blessure. La chaleur fait du bien, s’il ne s’agit point d’une plaie ouverte. Vous devriez vous rendre aux sources chaudes. Que ça marche ou non sur votre blessure, cela aura au moins le bénéfice de vous relaxer. Et peut-être de vous permettre de prendre du repos. »


Je souris et l’observe.

« Souhaitez-vous que j’aille m’enquérir d’une boisson pour vous ? »

Ma bonté me perdra, je sais.


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Ven 15 Jan - 23:05

Sa réaction amusée au lapsus a le mérite de me détendre, à défaut de me faire oublier la douleur. Alors, impossible de ne pas rebondir sur ses propos alors que je rétorque, d'un ton léger.

"Je vous l'accorde ma dame, mais il me semblait important de faire la précision."

J'ai un sourire en coin avant de l'écouter avec attention. Il est vrai que j'ai aussi passé des journées entières à essayer de retenir noms, blasons et autres informations aussi peu intéressantes que possible. Pour autant, je m'en sors plutôt dans cet exercice, au moins pour les maisons les plus importantes. Et je pensais avoir bien appris ma leçon en ce qui concerne les familles du Nord, voilà que j'ai clairement l'exemple du contraire.

"J'aime à me croire doué pour retenir les blasons. A nous deux, nous pourrions peut-être arriver à quelque chose."

Quand elle me dévisage, je soutiens son regard, mon sourire se faisant plus large quand elle me demande si je suis valet ou lord.

"Si je vous répond les deux ma dame, est ce que cela répondrait à votre question ?"

Nous évoquons alors Benjen et je me fais un rien plus sérieux quand elle m'explique qu'il ne rit qu'avec ses amis. Je me suis senti proche du jeune homme et visiblement c'est réciproque.

"Sa compagnie est appréciable. Elle m'a été précieuse après la bataille et j'avoue qu'arriver à le distraire est une gageure qui me permet moi-même d'oublier certaines choses. Et il est difficile de revenir indemne de ce genre de choses. Même sans blessure physique."

Mon regard se perd un instant avant que je ne me focalise de nouveau sur la lady qui a le don de me faire oublier que, quelques instants plus tôt je n'étais pas en train de me demander si je n'allais pas m'écrouler sur les dalles de ce couloir désert.

Quand elle parle de ses marques, sa réplique me fait rire et je la dévisage un instant, amusé.

"Bien. Je m'en serais voulu que vous portiez ce genre de marques par ma faute. Et surtout à cause d'un incident aussi stupide."

En parlant de blessure, voilà qu'elle enchaine sur mes propos, non sans malice.

"Il faudra donc que je songe à me pavaner une fois la blessure guérie. J'en prends bonne note mais je risque d'oublier et de le faire avant. A mes risques et périls je suppose."

Je la fixe quelques instants. Impossible de ne pas voir cette lueur amusée qui danse dans ses yeux et qui est pour le moins divertissante. Je dois probablement avoir la même, ce qui doit quelque peu contraster avec les cernes qui marquent mon regard depuis mon retour ici.

"Il est vrai que l'immobilité peut être particulièrement ennuyeuse. Mais prenez place, il y a largement de la place pour deux."

Je me décale légèrement pour la laisser s'installer sur le banc, plutôt content de voir qu'elle ne compte pas passer sa route tout de suite. Lady Corbois continue de parler, rebondissant sur les effets que ma blessure pourrait avoir sur les jeunes femmes. Je tousse un rire en imaginant la scène qu'elle me décrit et j'ai un bref hochement de tête.

"Je vois. En faire beaucoup mais pas trop. Il semblerait que je n'ai pas la mine à résister à trop d'assaillants d'une traite. Je ne saurais trop comment le prendre mais il s'avère, qu'hélas, vous avez plutôt raison. Je me suis donc noblement sacrifié pour sauver la vie d'un Prince. Voilà qui devrait effectivement plaire aux jeunes filles, surtout si elles n'ont jamais entendu parler des vérités de la guerre. Il faudra que j'essaie une fois rentré à l'Ouest."

L'idée me fait sourire et permet de repousser un peu plus loin les images qui ne s'éloignent jamais guère. Heureusement que les dits souvenirs joyeux finiront par prendre le pas un jour sur le reste. Je l'espère en tout cas. Quand elle évoque le vieux loup et son âge, je sens que le sujet peut être sensible. Je me fends alors d'un large sourire et je rétorque, d'un ton léger.

"Voyons, je n'irais pas targuer le loup de vieux ma dame. Je pensais à bien plus âgé, naturellement. Même si j'imagine bien qu'ils ne sont pas aussi mauvais qu'ils peuvent s'en donner l'image. Pour autant, je n'aurais pas voulu les heurter, au sens propre comme au figuré."

Quand elle dit que ce combat aurait été tragique et amusant, je secoue la tête, essayant de m'imaginer ce que cela pourrait donner. Quand elle se fait espiègle, impossible de ne pas entrer dans son jeu. Je reprends alors, sur le même ton qu'elle.

"Gareth, cela ira très bien, inutile de trop vous questionner à ce sujet. Et je suis d'accord avec vous, il aurait été fort dommage de rater pareille occasion."

La légèreté de la conversation me fait du bien, quand bien même je sens mon épaule me tancer douloureusement. Impossible de ne pas sourire plus largement à son rire, pour le moins charmant. Je lui offre un énième sourire à sa question, avec un naturel qui ne m'était plus habituel depuis longtemps, avant de souffler, non sans malice.

"Et bien, pour une première tentative je vous avoue que je suis pour le moins satisfait du résultat. Je ne sais pas s'il serait pertinent de recommencer, je ne suis pas sûr de faire aussi bien la prochaine fois."

Et cela risque surtout d'être particulièrement douloureux mais ça, inutile de le préciser. Je secoue brièvement la tête quand elle évoque le lait de pavot et je souffle, me faisant un rien plus pensif.

"J'ai essayé le soir de mon retour. La nuit a été bien pire que je ne l'aurais cru. Je préfère ne pas fermer l'œil et ne pas éprouver cette sensation désagréable au réveil. En revanche pour l'alcool…"

J'ai un sourire faussement pensif, même si je ne suis pas persuadé que ce sera vraiment efficace. Le reste de ses propos me parle en revanche nettement moins et je la fixe, un rien perplexe.

"Les sources chaudes ? Là, j'avoue, vous m'intriguez. Ce n'est pas une plaie ouverte en tout cas, juste des os quelque peu malmenés. Et je n'accepterais une boisson que si vous vous joignez à moi."


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Dim 17 Jan - 21:38

Je ne sais que penser de lui. Il a de toute manière bien trop d’assurance pour un valet, ou alors sont-ils bien différents dans l’Ouest que ceux que je connais. Mais alors pourquoi donc se faire passer pour tel ? Je ne sais si sa famille est importante, mais cela ne change rien au fait qu’il soit noble dans ce cas. Et il doit l’être, on ne se dit pas noble si on ne l’est point, à moins d’être particulièrement masochiste…
Je lui souris.

« Oui, nous devrions parvenir à reconstituer certaines familles et domaines… »

Et son sourire s’agrandit alors qu’à nouveau, il semble jouer.

« Je ne sais. Pas vraiment je pense… Votre prince a-t-il l’habitude de traiter les nobles qui l’entoure tel des valets ? Ou vous réserve-t-il cela ? »

Qu’il soit noble au final me rassérène quelque peu toutefois. Qu’il s’entende avec Benjen jouait en sa faveur qui qu’il soit, mais il va s’en dire que je préfère tout de même cela.
Je souris, et hoche la tête.

« Je suis heureuse de savoir que mon fils se soit fait des amis même dans ces circonstances, et qu’il soit apprécié de la sorte.
Ce sont le genre d’épreuves qui peuvent changer quelqu’un effectivement. Il est heureux que cela ne soit pas trop le cas, ni pour lui ni pour vous visiblement. »


Ou alors il cache bien son jeu. Ce ne serait pas le premier. Mais il semble être d’une nature plutôt rieuse et amusée, et cela me convient ma foi fort bien. Mon sourire égayé reste sur mes lèvres alors que nous riions de choses sommes toutes totalement idiotes.

« Surtout à cause de ce genre d’incident oui. » Mon sourire se fait un brin malicieux. « Porter ce genre de marques peut-être lié à de bons souvenirs. Tout dépend des circonstances… »

Je hoche la tête, ajoutant d’un ton se voulant plus sérieux.

« Certes, le faire trop tôt vous mènent dans ce genre de situations quelque peu embarrassantes d’après vous. Mais cela peut être une façon de vous faire cajoler par quelque demoiselle inquiète. »

Mon sourire reste en place, alors qu’il m’observe. Me trouve-t-il déjà trop inconvenante pour ces quelques paroles ? J’ose espérer que non, je paraîtrais bien trop frivole à longueur de temps sinon… Certes, je le suis sans aucun doute, mais je ne puis me permettre de le montrer n’est-ce pas ?
Et non, ce n’est point le cas, pas si j’en crois la lueur que je retrouve également dans son regard. Je m’installe à ses côtés, tournée vers lui, le remerciant d’un sourire et hochant la tête en signe d’acquiescement.
Je ris à nouveau.

« Ce n’était point du tout une offense à votre égard. Peu d’hommes pourraient tenir réellement tête à plus de deux assaillants, ne croyez-vous pas ? Surtout dans une réelle bataille, où les coups fusent de toutes parts avec brutalité.
Et cela plaira et séduira. Même à celles qui ne sont point si naïves, si vous restez cohérents, sans trop faire preuve de suffisance. »
Je souris. « Me tiendrez-vous informés de vos réussites ? »

Oui, j’allais sans doute un peu loin, j’en conviens. Mais qu’importe si cela me permettait d’avoir un lien avec le royaume de l’Ouest. Vu que visiblement, il semblait proche du Prince pour monter une telle mascarade sur son identité…  
Je relève et hoche distraitement la tête. Quel sens de la diplomatie… Je ne regrette point de m’être arrêter pour m’enquérir de l’état de santé d’un valet, qui n’est point valet qui plus est au final, tant il me divertit.

« C’est une réponse acceptable. Merci de ne point avoir heurté ma sensibilité, ma fierté en aurait pris un coup. J’aurais été attristée de savoir que vous me pensiez si décrépite…
Mais je comprends que vous ne souhaitiez point heurter ainsi d’autres soldats… »


Mon sourire ne me quitte pas, et je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai autant joué. Le résultat final ne compte pas réellement, seul le fait que je me hasarde et m’amuse dans l’immédiat l’est.

« Ce sera donc Gareth. N’ayez crainte, je reprendrais votre titre en public, ce serait déplacé sinon je le crains.
Nelya, vous pouvez m’appeler Nelya dans ce cas. »


Et c’est d’autant plus plaisant qu’il me répond, n’hésitant point à se laisser entraîner. Et je gage que ce sourire a dû en séduire plus d’une rien qu’à lui seul.

« Vraiment ? J’aurais pensé que vous préféreriez une cible plus jeune et plus… malléable. Sans offense aucune, ni pour vous ni pour elle. » Je souris, taquine, fronçant légèrement les sourcils. « Mais je vous remercie. Je suis ravie de savoir que le résultat vous convient. »

Je fais la moue, apprenant que le lait de pavot n’ayant visiblement pas eu le résultat escompté.

« Je vous avoue que je n’aime guère en faire usage non plus. Le sommeil est trop profond et je n’ai jamais aimé ne pas… avoir le contrôle. Même lors de mes songes effectivement.
Et en revanche, l’alcool ne pourra faire de mal n’est-ce pas ? »


Je hausse les sourcils et ne peux m’empêcher de sourire davantage devant son air surpris.

« Personne ne vous en a parlé ? Winterfell a de nombreuses sources chaudes en sous-sol. N’avez-vous point remarqué qu’il faisait particulièrement doux à l’intérieur malgré le peu de feux allumés ?
La plupart sont bien trop chaudes pour que l’on puisse y entrer… Mais une ou deux sont encore tolérables… et au pire, la chaleur environnante fait tout de même effet. »


Je le dévisage.

« Etes-vous assez remis pour faire quelques pas avec moi Gareth ? » Espiègle, je l’observe en souriant, avant de me lever et de lui tendre le bras. « Je peux vous faire visiter et vous y mener si vous le désirez. »

Mon sourire s’agrandit.

« Et nous trouverons bien en chemin de quoi nous désaltérer. »


La norme est ennuyeuse. Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mar 19 Jan - 14:11

J’avoue, il serait probablement plus pertinent de ne pas jouer de la sorte, de rester dans le rôle du valet que j’ai endossé depuis des mois déjà. Mais, outre le fait qu’il est déjà trop tard et qu’il me serait difficile de nier le nom que j’ai prononcé par réflexe, je n’en vois guère l’utilité, d’autant que lady Corbois semble amusée de mon comportement. Et que c’est exactement ce dont j’ai besoin. Un peu de légèreté et de bonne humeur.  Je lui rends son sourire sans avoir à me forcer, quand bien même l’espace d’un instant, j’aurais tout de même aimé pouvoir me plaindre de cette douleur qui ne s’estompe pas assez vite à mon goût.

"Même si je ne suis pas persuadé que ce soit l’occupation la plus intéressante que l’on puisse trouver, au moins, nous serions sûrs de ne pas être totalement idiots face à des familles inconnues."

Je lâche un rire à sa question avec de lui décocher un léger clin d’œil, amusé par sa façon de tourner les choses.

"Et bien, je dirais que je suis un privilégié ma dame. Reste à savoir s’il traite tous les valets comme des nobles, ça je ne saurais le dire en revanche."

Au moins, elle évite de me demander pourquoi j’ai pu agir de la sorte et cela m’arrange fortement. Pourvu qu’elle continue de prendre cette histoire à la légère, c’est tout ce que je demande. J’ai assez eu à faire avec la jeune louve et sa cousine pour avoir à recommencer, quand bien même les implications sont loin d’être les mêmes.

"Je crois que seul l’avenir nous dira à quel point nous avons changé. Mais votre fils est un jeune homme remarquable et il n’a eu aucun mal à se faire apprécier, surtout qu’il fait preuve de bravoure malgré ce que nous avions en face de nous. Tout le monde n’aurait pas pu en dire autant. Et il rit à mes traits d’humour pourtant plus que passables ces derniers temps. Voyez donc à quel point il est bourré de qualités."

Encore et toujours la même histoire. Tous nous attendent au tournant, guettent la moindre différence par rapport à ce que nous étions avant la bataille. Ceux qui nous connaissent bien cherchent ces ombres impossibles à cacher et je devine toute l’inquiétude maternelle que doit éprouver lady Corbois et qui se reflètera probablement dans les yeux de ma propre mère quand elle me reverra. Visiblement, l’âge ne semble pas vraiment être un critère pour adoucir cette angoisse qui n’a guère quitté les personnes nous attendant à l’arrière. Mais, dans l’immédiat, je préfère me focaliser sur le sourire de la lady qui me fait face et qui n’a guère à se soucier de moi. Voilà qui est un soulagement quand j’y pense, même si elle se montre pour le moins attentive à ce que je lui raconte.

Au reste de ses propos, je lui jette un regard en coin, me demandant si j’ai bien saisi ce à quoi elle fait allusion. C’est pour le moins surprenant et intéressant alors je souffle, avec un sourire en coin.

"Il est vrai que les circonstances peuvent en effet grandement changer la donne. Mais le contexte était peu propice, difficile de faire mieux."

Je la regarde alors avec plus d’attention, curieux, alors qu’elle semble se faire plus sérieuse. Mais ce n’est qu’une impression et je secoue la tête, de nouveau amusé.

"J’aimerais vous dire que je souhaiterais en effet éviter de me mettre dans l’embarras mais dans la mesure où je ne regrette pas notre… comment peut-on dire… petit accident de couloir, difficile d’être convaincant. Mais je prends note que je pourrais effectivement songer à me faire cajoler si cela arrive. Reste à trouver qui."

L’espace d’un instant, je me demande si elle est réellement amusée par nos échanges ou si elle a quelque peu pitié de m’avoir vu à moitié en train de m’effondrer. Probablement un mélange des deux mais j’avoue apprécier qu’elle prenne place à coté de moi. Outre le fait que sa compagnie est pour le moins plaisante, elle m’évite d’avoir à trop me focaliser sur mon épaule.

Je me joins à son rire et j’ai bref hochement de tête à ses propos.

"Il est vrai que je voudrais éviter de passer pour un vantard et perdre toute crédibilité. Je serais donc raisonnable dans mes récits et je ne manquerais pas de vous faire part des résultats. J’espère que vous ne serais pas trop déçue si j’échoue à convaincre les jeunes femmes de la véracité de mon histoire."

Même si je n’ai guère de doutes quand au fait que je pourrais faire croire aux donzelles de l’Ouest ce que je veux. C’est déjà arrivé par le passé et là, avec les rumeurs qui ont déjà du circuler sur la bataille, le terrain sera plus que propice. Mais, à savoir si j’en ai réellement envie, c’est une toute autre histoire. Je fronce légèrement les sourcils à cette pensée et je reporte mon attention sur la lady qui guette visiblement mes propos quant à l’âge du loup. Qui doit donc avoisiner le sien, déduction aussi facile qu’inutile vu que je n’ai pas idée de son âge exact.

"Heureux d’avoir répondu correctement ma dame. Et loin de moins l’idée de vous penser décrépite, soyez-en assurée. D’autant que je ne pensais qu’aux soldats, évidemment."

Tout en parlant, je l’ai fixée non sans sourire. Il est vrai qu’elle est, ma foi, particulièrement agréable à regarder et je ne fais rien de mal en le faisant non ?

"Gareth, c’est très bien. Et comme bien des gens continuerons de toute façon de m’appeler de cette façon, vous pouvez le faire en public, je ne pense pas que ce sera réellement déplacé. Après tout, c’est comme ça que j’ai été présenté en arrivant ici… Nelya donc."

Qu’elle me laisse l’appeler par son prénom est pour le moins surprenant mais je ne cherche pas à comprendre. Je me contente de lâcher un rire au reste de ses propos avant de rétorquer, d’un ton tranquille.

"Les cibles trop malléables ont-elles vraiment un intérêt ? Et nul besoin de me remercier, je me contentais d’énoncer une vérité ma dame."

J’ai un bref hochement de tête au reste de ses propos, me faisant un brin plus sérieux.

"C’est exactement ça. Outre la perte de contrôle, je n’aime pas me dire que je ne pourrais pas me réveiller quand j’ai envie ou si les images sont trop… difficiles à gérer. Et je ne vois pas comment l’alcool pourrait faire du mal, c’est ce pas ?"

J’ai retrouvé ma mine enjouée. Inutile de me lamenter sur mon sort, ça ne sert à rien et ça ne m’apportera guère de réconfort. La bonne humeur et la légèreté de Nelya sont tout de même bien plus agréables, à n’en pas douter. Quand elle me parle des sources chaudes, je suis cependant perplexe et je l’interroge, un rien perdu.

"Et bien non, ça ne me dit rien. Mais je n’ai guère pris le temps de réellement visiter le château. J’ai entendu parler d’un ingénieux système pour que les températures soient douces mais j’avoue, je n’ai pas cherché plus loin à savoir de quoi il s’agissait."

Je prends une profonde inspiration quand elle me dévisage et à sa question. Si je me sens effectivement mieux, je vais tout de même éviter de tourner de l’œil devant elle. Niveau crédibilité je risquerais quelque peu d’en pâtir. Je me relève alors doucement, avec précaution avant de la fixer avec un large sourire.

"Je ne pense pas être à même de nous défendre en cas d’attaque au détour d’un couloir mais, si vous êtes près de moi pour me soutenir en cas de problème, je devrais pouvoir partout où vous vous le voudrez Nelya."

Je lui offre mon bras valide, même si je ne me sens guère vaillant. Je secoue brièvement la tête pour chasser le voile noir qui est apparu et je reprends une inspiration, l’air de rien.

"Surtout si en plus, vous nous trouvez de quoi boire, cela me requinquera peut-être."


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 20 Jan - 23:40

Je ne peux qu’acquiescer, avec un faible sourire.

« C’est sans doute l’une des occupations les plus barbantes qui soit n’ayez pas peur de le dire. A égalité avec le point de croix.
Quant aux familles inconnues, elles ne m’intéressent guère pour être honnête… et qu’importe ce que les gens peuvent bien penser. »


Bon, ceci est valable presque tout le temps. Presque. Vu qu’une réputation est tout ce qui compte…
Il rit, visiblement amusé. Et je souris de sa réponse.

« Le genre de privilège dont on se passerait parfois n’est-ce pas ? »

Même si par conséquent cela signifie qu’il doit être particulièrement proche du prince. La question du pourquoi rode à la lisière de mon esprit, mais je la repousse pour le moment. Je sais d’ores et déjà qu’il est loin d’être insignifiant à la cour de l’Ouest. Je ne sais quelle utilité cela peut avoir, mais sait-on jamais.
Pour l’heure, je me concentre à nouveau sur lui et ses paroles alors qu’il parle de mon fils.

« Merci. C’est effectivement un jeune homme remarquable, même si mon rôle ne me rend point très objective… Mon fils tient beaucoup de son père, il a étrangement le même comportement et le même caractère que lui au même âge. » Ce qui n’est pas pour me rassurer vous pouvez me croire. C’est fou comme le point de vue change lorsque l’on est amante ou mère. Mais passons…
Je ris et secoue la tête en le regardant. « Etes-vous en train de suggérer que vous n’êtes pas si drôle et que je me ridiculiserais presque en pensant le contraire ? »

Pourtant c’est un fait. Il est plutôt amusant. Il me répond et entre dans mon jeu, renchérissant même parfois. Et mon sourire taquin s’agrandit alors qu’il me jette un coup d’œil et relance. Qu’est-ce que j’avais dit. Je le fixe un instant, lui et son charmant petit sourire.

« Les circonstances changent tout. Mais j’avoue que vous avez fait de votre mieux au vu des possibilités que vous aviez. Il faut simplement faire mieux par la suite. »

Je sais être sérieuse, sur la plupart des sujets. Je sais tenir une conversation et me montrer courtoise, posée et raisonnable. Mais il n’y a ici aucun intérêt à l’être. Au contraire. Et je n’en ai aucune envie. Etre ainsi désinvolte et plaisanter de la sorte me fait le plus grand bien.
J’incline la tête et l’observe.

« J’en suis touchée… D’autant plus que vous devez souffrir. C’est gentil à vous. » Je lui souris.
« Oh, je suis persuadé que vous trouverez. Un charmant jeune homme comme vous doit avoir l’embarras du choix. »

Je veux bien avoir été une ‘exception’ relative, mais je n’ai tout de même pas la seule demoiselle à m’être laissé tenter. Nous dérivons sur sa blessure, ou plus précisément sur les causes de celle-ci. Il rit à son tour, et mon sourire ne se défait point.

« Si vous échouez, je crains qu’il ne me faille vous redonner de nouveaux conseils. Mais je ne me fais point trop de soucis pour vous. Vous semblez doué pour converser, cela marchera. »

Mes sourcils se haussent à la mention de vieux chevaliers, mais fort heureusement, il esquive habilement. Et je m’amuse. Je ne sais s’il essaie juste d’oublier la douleur ou de se montrer poli, mais j’apprécie sa compagnie et sa répartie. Et qui sait, peut-être apprécie-t-il malgré tout ma compagnie. Sans doute au moins en partie si j’en crois son regard et ses paroles. Je souris.

« Vous m’en voyez soulagée. J’ai eu peur pendant un moment d’être beaucoup trop vieille pour échanger ainsi avec vous. »

J’acquiesce d’un signe de tête.

« Bien. Ce sera donc Gareth, même en public. » Mon sourire s’agrandit. « Ne soyez pas si étonné. Vous n’allez pas m’appelez Lady si je vous appelle Gareth…
Quoique de mon côté, en public, il vaut mieux éviter je pense. Les médisances vont beaucoup plus vite quand il s’agit d’une femme. »

Je hausse légèrement les épaules. « Même si j’aime être appelé par mon prénom. »

Quand il est prononcé par de séduisants jeunes hommes, ou même femmes, encore bien davantage. Mais cela pour le coup, je le tairais. Je vais déjà flirter avec les limites de la bienséance. A moins que je ne les ai déjà bel et bien dépassées depuis fort longtemps. Qu’importe.
Il rit à nouveau, ce qui ravive mon sourire.

« A mes yeux non. Mais certains aiment. Je n’ai jamais vu l’intérêt non plus. Le jeu en perd toute sa saveur... »

Je soupire exagérément avant de le dévisager.

« Oui. Je comprends. Il n’est pas évident de chasser certaines images. Mais en général, le sommeil est tellement lourd que peu de rêves franchissent les portes… Mais je comprends.
L’alcool est une bénédiction, mais je nierais avoir prononcé ces paroles si vous en parlez. »


Tout comme lui, je retrouve rapidement le sourire.

« Et bien tout le secret est là. Un système complexe de conduite d’eau… ou dans le genre. Qui réchauffe toutes les pièces du château. »

Je me lève en souriant, et mon sourire s’agrandit quand je le vois accepter, avant de répondre, mutine.

« Laissez-moi être votre preux chevalier le temps de cette promenade, je vous protégerais Gareth. C’est promis.
Si en plus vous acceptez d’aller où je le souhaite, je n’ai guère le choix… »


Je m’empare de son bras et patiente le temps qu’il se reprenne. Parce que non, ça n’a pas l’air d’aller bien fort.

« Je l’espère. Je n’ai pas envie d’aggraver encore votre état. »

Je commence à avancer lentement. Je hèle un serviteur au loin qui approche.

« Amenez une bouteille d’Hydromel et euh… Et une bouteille de vin avec deux verres… » Je regarde Gareth.  « A moins que vous ne vouliez autre chose ? » Je souris.  « Aux sources sous la bibliothèque. »

Il s’incline et s’éclipse. Je reprends la route, lentement, pour ne pas brusquer le grand blessé.

« Nous ne sommes pas loin, ne vous en faites pas. Il y a des escaliers, mais je vous soutiendrais. »

Et toujours avec le sourire, comme promis, je l’aide si besoin. Nous finissons par arriver dans les sous-sols, et au détour de quelques couloirs, nous parvenons à la source proprement dite. Vu que c’est l’une des seules tolérables niveau chaleur, des bancs sont taillés dans la pierre, et des serviettes sont disposées un peu à l’écart.
Mais à peine la porte franchit je stoppe. Par les Dieux, j’avais oublié cette chaleur. Pas réellement oublié. Mais tout de même. La vapeur envahit tout l’espace et la moiteur colle déjà mes vêtements à ma peau. Je soupire.  
Les boissons sont déjà là, sur une petite table. Bien.

Je le laisse en lui adressant un sourire, avant d’aller servir des verres. Je reviens vers lui et lui tends, un mince sourire amusé aux lèvres.

« Il suffit de demander. Je trouve toujours à satisfaire les souhaits et désirs. »

Nous trinquons et je bois une gorgée. Je devrais sans doute le laisser, il fait bien trop chaud.

« Vous devriez essayez. Cela vous fera du bien. Si vous parvenez à y entrer… ca a beau être la moins brûlante, elle reste toutefois fort chaude… »

Je souris sans le quitter des yeux.

« Je devrais finir mon verre et vous laisser. Je ne voudrais pas me montrer plus inconvenante encore. »

Mon sourire s’agrandit.

« Mais je n’en ai point envie. »


La norme est ennuyeuse. Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais.

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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Jeu 21 Jan - 16:56

J’ai un rire à sa répartie avant de secouer la tête.

"J’ai de la chance, j’ai pu échapper à ce genre d’exercice. Mais j’avoue, je n’ai jamais envié ni mes sœurs ni aucune des femmes que j’ai croisé d’avoir à se pencher sur ces fameux points de croix. Donc je vous crois sur parole ma lady."

Et visiblement, elle ne mâche pas ses mots et ne fait même pas mine de se soucier des autres familles. L’idée me fait franchement sourire mais je m’abstiens de tout commentaire, ne faisant guère mieux de mon coté. Parler de Lyman de cette façon, sans me sentir coupable ni gêné par le subterfuge que nous avons monté tous les deux a quelque chose de plaisant et c’est probablement ce qui me fit sourire encore plus largement. Et apprécier la femme qui me fait face alors que je lui parle depuis quelques instants à peine.

"Oh, au moins, c’est un privilège qui a le mérite d’être original et que peu peuvent se vanter d’avoir obtenu."

Je l’écoute avec une attention non feinte quand elle parle de Benjen et j’ai un bref sourire quand elle me parle de sa ressemblance avec son père.

"Il a parlé de son père quelques fois, en se demandant s’il aurait été fier de lui. Je ne sais pas si ces évènements vont l’assagir ou non mais, en tout cas, il a l’air de savoir ce qu’il veut aussi.  Quant au reste, nous pouvons aussi dire que vous voulez également me laisser mes illusions pour que je pense que vous me croyez drôle, spirituel, ce genre de choses qui pourraient me faire marquer des points."

De neutre voire prête à m’abandonner dès que possible, voilà qu’elle se fait bien plus intéressée… et intéressante. Sa façon de rebondir à mes propos me plait et son air taquin a quelque chose de particulièrement séduisant malgré son âge. A sa réplique, je souffle, non sans sourire.

"Je m’engage donc à faire bien mieux la prochaine fois ma dame, vous ne serez pas déçue. Enfin, en espérant que j’ai de meilleures cartes en main, sinon je risque d’avoir quelques difficultés."

Je la fixe, amusé de sa réplique nullement convaincante. Mais, j’avoue, je suis presque heureux de l’avoir heurtée dans ce couloir. Au moins, elle me fait oublier ce qui me tracassait au point de ne plus regarder où je vais et même tout le reste. Pour la première fois depuis longtemps, je ne songe à rien d’autre qu’à cet échange sans vraiment de but, sans réflexion trop poussée et, à cette pensée, mon sourire se fait plus large.

"Je ne sais si on peut dire que j’ai l’embarras du choix, ce serait tout de même présomptueux de ma part. Et peut-être échouerais-je volontairement pour enquérir de nouveaux conseils encore plus avisés que les précédents, allez savoir de quoi je peux être capable. Au moins, notre rencontre sera moins percutante et moins douloureuse."

Je n’ose pas trop bouger mon épaule alors que je sens enfin la douleur qui s’estompe. Ou alors, c’est peut-être parce que je n’y prête plus autant attention, vu que lady Corbois sait se montrer bien plus intéressante. A sa réponse, je me contente de souffler, après l’avoir longuement dévisagée.

"Sans trop vouloir m’avancer ma lady, vous ne semblez pas être trop vieille pour quoi que ce soit."

Je reprends ensuite, le plus naturellement du monde.

"Mais oui Gareth, c’est parfait. Et je vous appellerais lady Corbois en public Nelya, ne vous en faites pas, je n’aimerais pas que cela vous porte préjudice, quand bien même votre prénom est des plus plaisants."

J’ai un hochement de tête au reste de ses propos. Il est vrai que le jeu n’a d’intérêt que si l’on est deux à le pratiquer. Et Nelya semble pour le moins l’apprécier, tout comme moi. Je me fais un rien plus sérieux à l’évocation du lait de pavot mais ça ne dure pas, sa remarque sur l’alcool m’arrachant de nouveau un sourire.

"Je ne dirais rien, pas même sous la torture ma dame."

Quand elle se relève et me propose d’être son chevalier le temps de notre balade, je me fige un instant, repensant à mes échanges avec la jeune louve. Mais je chasse rapidement cette idée de mon esprit avant de souffler, sur le même ton qu’elle.

"Je ne suis pas persuadé que les chevaliers soient aussi avenants. Mais je pense que nous pouvons faire une exception pour cette fois."

Mes lèvres se pincent alors que j’essaie de garder un semblant de contenance avant que je ne retrouve mon allant habituel.

"Vous n’aggraverez rien, ne vous en faites pas. Au pire, j’aurais réussi à grappiller quelques instants en plus en votre compagnie, je ne vois pas en quoi cela pourrait me faire du mal."

J’avance tout de même avec précaution, gardant le silence quand elle hèle le serviteur et la suivant docilement. Les escaliers me font grimacer mais nous finissons par arriver. Dire qu’il fait chaud est un doux euphémisme mais, étonnamment, ce n’est pas désagréable. Je laisse filer quelques instants de silence, avisant les yeux et la petite table déjà remplie et je tourne alors la tête vers Nelya qui vient de reprendre la parole alors que nos regards se croisent.

"Quoi que je demande, je pourrais l’avoir alors ? Voilà qui est intéressant. Je peux essayer ?"

Mon regard se détourne alors du sien pour la scruter de bas en haut. L’air ambiant a des conséquences pour le moins fort appréciables à la vue et j’ai un mince sourire alors que j’apprécie les courbes de la lady sans m’en cacher le moins du monde. Je ne devrais pas, c’est probablement une mauvaise idée de jouer à ce petit jeu avec une lady du Nord plus âgée que moi, quand bien même elle s’avère être particulièrement attirante et qu’il est difficile, maintenant que nous sommes vraiment tous les deux, d’ignorer qu’elle a un effet plus que certain sur moi.

Mais j’ai une pensée pour Lynara, envers qui je ne dois pour l’heure me sentir aucune obligation. Je n’en ai pas le droit, surtout pas ici, quelle que soit l’affection que j’ai pour elle. Plus tard, peut-être, quand les choses seront redevenues normales.  Et, autant être parfaitement honnête avec moi-même, ça ne change rien au fait qu’en quelques échanges, lady Corbois a su se rendre plus que désirable. Peut-être est-ce uniquement le contexte, qu’en d’autres circonstances je ne songerais même pas à ça. A dire vrai, je n’en sais trop rien. Et, en fait, ça n’a pas la moindre importance.

Je rétorque alors, le plus tranquillement du monde, chassant toutes ces pensées de mon esprit alors que je la fixe à nouveau dans les yeux.

"Je n’en ai pas la moindre envie non plus, ça tombe plutôt bien non ? En tout cas je ne sais pas si les sources me feront du bien mais la vue est des plus appréciables. Peut-être un peu inconvenante je vous l’accorde, mais ce n’est pas pour me déplaire. Bien au contraire."

Advienne que pourra. Et puis, nous ne sommes que tous les deux. Je vide mon verre d’une traite ou presque avant de reprendre, avec un large sourire alors que je me rapproche d’elle et que je souffle tout contre son oreille.

"Enfin, sauf si ça vous pose un problème."


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Ven 22 Jan - 13:41

Mon sourire s’agrandit et je le remercie d’un signe de tête. S’il est bien des activités rébarbatives et lassantes, celle-ci en fait partie. La couture, encore, passe, mais le reste… Nous avons des caméristes non ? A quoi bon… Mais que voulez-vous, les choses sont ainsi. Nous ne changerons pas des habitudes vieilles comme le monde. Et la plupart des Dames aiment ce genre d’activité non ? Alors laissons cela.
Je ris un peu.

« Ah c’est certain. Peu peuvent se vanter d’un tel privilège… si on peut le nommer ainsi. »

Je souris. Un peu tristement. Parler de Benjen ne me gêne aucunement. Parler du père par contre…

« Oh, il l’aurait été. Que demander de plus qu’un fils courageux et vaillant ? » Je souris. « Il est aussi têtu que moi, je le crains. Je ne sais si c’est réellement une bonne chose, même aujourd’hui. »
Je le regarde, un sourire aux lèvres, dubitative. « Un genre de générosité ? » Mon sourire s’agrandit. « Je ne suis pas certaine de l’être assez…
Pas plus que je ne suis stupide, pourtant, je vous trouve effectivement plutôt amusant.
Et pourquoi donc voudriez-vous marquer des points ? »


Ce n’est guère raisonnable, pourtant, je ne peux m’empêcher de jouer et de me montrer espiègle avec lui. Mais je ne suis pas seule responsable, il semble s’amuser tout autant que moi. Je ne sais pourquoi toutefois, mais cela importe peu. Tant que cela nous convient, me convient, autant poursuivre…

« C’est une promesse ? Prenez garde, j’ai des attentes plutôt élevées. Et ce ne pourra être pire qu’à l’instant, vous aurez forcément mieux… »

Je souris. Avant de secouer la tête, et de rire véritablement.

« Oh, je vous en prie. Ce n’est pas être présomptueux que de reconnaître avoir du succès auprès de la gente féminine. Si vous en doutiez, sachez que vous êtes plutôt séduisant. Même si ce n’est là que mon humble avis…
Echoueriez-vous dans le seul but de pouvoir à nouveau me parler ? Cela sera plus compliqué par corbeau ne pensez-vous pas ? Je ne suis pas certaine le jeu en vaille la chandelle. »


Je lui rends son regard, un léger sourire attaché à mes lèvres. Léger sourire qui s’agrandit un peu à sa réponse. Ne pas être la seule à me montrer quelque peu cavalière est plus que plaisant. Savoir que je peux visiblement plaire à un jeune homme est encore bien davantage rassurant et agréable.

« Je ne le suis pas. Mais je suis heureuse que vous ne le pensiez pas. »

Je souris. Rien que ce tête à tête pourrait me porter préjudice. Quoique nous ne sommes point cachés. Oh, et puis, peu importe. Nous ne faisons qu’échanger quelques agréables paroles.

« Merci. Mais nous n’en arriverons pas là ne vous en faites pas. »

Je le vois hésiter un instant alors que je lui propose une visite. Mon sourire mutin s’accentue.

« Je suis une exception pour bien des choses Gareth. »

J’avance avec lui, sans vraiment ralentir le pas, mais prenant garde de ne point le brusquer. Je souris, et ma main libre se pose sur son bras.

« Quel vil flatteur vous faites. Ma compagnie vaut-elle réellement de souffrir davantage ? »

Je patiente dans les escaliers, souriant alors qu’il grimace et s’efforce de ne rien montrer. Arrivés à destination, la chaleur ambiante et étouffante nous surprend tous les deux, même moi oui. Je secoue la tête, avant de revenir vers lui avec des verres remplis. Mon air mutin revient de plus belle et je ne le quitte pas des yeux.

« Vous pourrez peut-être effectivement. Essayez donc. »

Et durant une seconde, je sais que je devrais rougir, être gênée ou même offusquée. Mais c’est tout de même moi qui l’ai mené jusqu’ici. Et je ne suis plus une jouvencelle. Si je ne l’ai jamais été. Et plutôt que de m’embarrasser, son regard me réjouit et me plait.
Et si je m’écoutais, je franchirais la distance qui nous sépare pour lui retirer son pourpoint sans plus de cérémonies. Mais je ne puis. Pas déjà. Malgré mes paroles, malgré les siennes, malgré son regard… Parce que la bienséance… encore et toujours…
Je reste déjà alors que la décence voudrait que je parte. Non, il aurait même fallu que j’évite de venir, ou de lui parler comme je l’ai fait tout simplement. Mais le fait est qu’il me plait. Et que visiblement, cela est réciproque. Devrais-je tout de même cesser ce petit jeu et me montrer raisonnable ? Je pourrais presqu’en rire d’avoir cette pensée, moi, qui jamais n’ai su l’être, raisonnable.
Le regretterais-je ? Non. Qui plus est, il repartira dans l’Ouest sous peu, il serait fort dommage de ne pas profiter des opportunités que je peux avoir, surtout quand elles ne portent aucunement à préjudice.
Je souris à sa réponse, sourire qui s’agrandit au fur et à mesure de ses paroles. Je bois quelques gorgées, avant de reposer mon verre.

« Oui, c’est une heureuse coïncidence. Je suis ravie de savoir que ce que vous voyez vous plait. »

Son sourire s’agrandit, et mon cœur s’accélère alors qu’il s’approche. Je frissonne presque alors que je sens son souffle, avant de sourire à mon tour.

« Il n’y a aucune inconvenance, si personne ne s’en offusque… non ? »

Ma main monte et je frôle sa joue du bout des doigts, murmurant à mon tour contre sa peau.

« Avez-vous de nouvelles cartes en main pour me prouver que vous pouvez faire mieux Gareth ? »

Je recule de quelques centimètres, un léger sourire toujours présent, le regard interrogateur et avide. Ma main glisse jusque dans son cou.

« Ou souhaitez-vous que je vous offre de nouvelles possibilités ? »

Et alors que mon autre main monte lentement sous sa chemise, effleurant sa peau d’une caresse, mes lèvres vont jouer avec les siennes, les caressant, jouant avec sans pour autant s’en emparer. Je souris contre sa bouche, mes yeux rivés aux siens.

« Encore ? »


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Dim 24 Jan - 20:08

J'avoue, j'ai quelque peu du mal à imaginer la femme qui me fait face en train de s'accommoder de ce genre de travaux d'aiguille. Elle a du s'y contraindre, bien évidemment, mais, plus nous discutons, plus j'ai l'impression qu'elle a du faire ce qu'elle pouvait pour s'y soustraire. Cette pensée me fait sourire alors que nos échanges continuent de plus belle, la légèreté et le jeu ne laissant que peu de place à ce qui pourrait s'apparenter à du sérieux. Je n'en ai pas envie de toute façon et il semblerait qu'il en soit de même pour elle.

"Tout est une question de point de vue ma dame, j'essaie en général de toujours trouver le meilleur parti des situations dans lesquelles je peux me trouver."

Evoquer Benjen est un peu étrange, surtout au beau milieu d'un couloir et avec sa propre mère. Je ne suis pas persuadé qu'il apprécierait mais, après tout, je ne fais que chanter ses louanges et essayer tant bien que mal de la rassurer sur les conséquences de cette guerre sur lui. Elles seront bien plus lourdes que ce que nous pouvons dire elle et moi mais ce n'est pas la peine d'évoquer l'inéluctable à haute voix non ? Je laisse filer un sourire au reste de ses propos.

"L'entêtement est une qualité voyons. Elle permet parfois de rester en vie. Quant au reste…"

Mon sourire se fait plus large alors que je lui  jette un regard amusé.

"Bien, laissons donc de coté la générosité et misons sur le fait que j'arrive à me faire réellement amusant. C'est bien plus flatteur pour moi. Et disons que marquer des points sera utile pour que vous ne m'oubliez pas dès que vous aurez passé le couloir."

Son rire sonne de plus en plus agréablement à mes oreilles et je réalise qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas pris les choses autant à la légère. Fut une époque où c'était mon lot quotidien. En espérant que les choses reviennent, je réalise que je ne suis pas trop rouillé, c'est déjà une bonne chose.

"C'est une promesse lady Corbois. Et je vous promets aussi de vous surprendre, vous ne serez pas déçue."

Il est vrai que je peux faire largement mieux même si, dans l'immédiat, j'ai l'air d'avoir tout de même un certain succès avec elle. Je ne saurais dire si cela mènera à quoi que ce soit mais je m'amuse et elle ne semble pas s'offusquer de ma façon de lui parler. Ou de la regarder. Car, il faut que je me l'avoue, la façon dont mes yeux se posent sur elle n'est pas des plus convenables. Peu importe, elle joue le jeu et saisit la balle au bond à chaque fois.

"Il serait présomptueux de reconnaitre d'en avoir trop. Mais je prends bonne note le fait que vous me trouviez séduisant. Je vous renverrais le compliment mais plus tard, il ne serait pas assez spontané pour que vous puissiez me croire."

Le regard que je lui lance dément mes propos mais je continue, toujours sur le même ton.

"Je n'avais pas songé à ce détail. Il va donc falloir que j'échoue avant notre départ pour être sûr d'avoir une excuse pour venir frapper à votre porte."

Mon sourire s'accentue à sa répartie avant qu'elle ne me propose d'aller voir les sources chaudes. Pour le bien de mon épaule, en toute innocence, cela va sans dire évidemment. Enfin, au vu de ses propos, j'ai comme un doute que, pour l'heure, je préfère ignorer, supposant qu'il s'agit d'un jeu qui la lassera une fois arrivés à destination. Je souffle pourtant, le regard mutin.

"Vous m'avez effectivement l'air tout à fait exceptionnelle Nelya. J'espère que j'aurais l'occasion de voir en quoi d'autre vous faites exception."

J'ai une grimace quand elle pose sa main sur mon bras et je continue, alors que nous marchons d'un pas tranquille.

"Une telle compagnie se doit de mériter quelques sacrifices ma dame. N'y voyez pas de la flatterie mais un simple constat en tout objectivité."

Nous arrivons alors dans ces fameuses sources qui, autant être parfaitement honnête, ne m'intéressent pas le moins du monde. Je suis focalisé sur la femme qui me fait face, profitant sans m'en cacher du spectacle qu'elle m'offre et du jeu qui semble prendre une toute autre tournure.

"Je vais essayer mais je vais peut-être me montrer particulièrement exigent. Je pourrais avoir des envies… peu convenables."

Elle semble pourtant me donner une dernière chance de la laisser partir. Il ne s'est encore rien passé, nous pourrions en rester là sans qu'il n'y ait de conséquences pour aucun de nous. Mais, à dire vrai, que pourrait-il se passer mis à part un moment particulièrement agréable pour elle comme pour moi ? Je ne lui dois rien et elle non plus et je ne suis engagé nulle part. Pourquoi m'en faire ?

Elle boit son verre à son tour et sa réponse me fait sourire, me confortant dans l'envie que j'ai d'elle. A dire vrai, je me rends brusquement compte qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas eu le moindre contact du genre et, si j'avais pu avoir un semblant de bonne résolution ou l'idée d'être raisonnable, tout s'envole alors que je peux sentir ses doigts glisser sous ma chemise et qu'elle est toute proche de moi.

"Et bien je gage que vous appréciez d'être en ma compagnie ma dame."

Ma main glisse le long de son dos et s'arrête à la naissance de ses reins alors que je continue de la fixer, mon sourire flottant toujours sur mes lèvres. Je peux sentir son souffle se mêler au mien alors qu'elle m'interroge et je lâche un rire avant de l'embrasser brièvement.

"Je suppose que je devrais pouvoir m'arranger des nouvelles cartes que j'ai à ma disposition Nelya, j'ai toujours su me montrer imaginatif. Mais je suis curieux de voir ce que vous avez à me proposer."

Tout en parlant, je détourne le regard pour l'embrasser dans le creux du cou, mes lèvres s'attardant longuement sur sa peau avant de reprendre, toujours aussi légèrement.

"Je crois que vous aviez parlé d'essayer les sources. Vous n'allez pas me laisser tester tout seul non ? Et puis, maintenant que j'y pense, vous êtes en fait loin d'être assez inconvenante à mon goût. Il va falloir y remédier au plus vite."

Et de tirer sur le lacet qui retient son corset alors que mes lèvres vont de nouveau chercher les siennes, beaucoup moins fugacement.


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Lun 25 Jan - 3:14

Je plisse légèrement des yeux et l’observe, un léger sourire aux lèvres.

« Que d’intelligence et de sagesse chez un jeune homme… Et avez-vous trouvé des avantages à cette situation ? »

Nous retrouvons un sujet un tant soit peu plus sérieux, mon fils, pour quelques phrases, pour quelques secondes. Mais déjà, nous dérivons à nouveau sur des sujets plus légers, plus amusants, plus plaisants à échanger avec lui dans un sens. Il sourit et s’amuse autant que moi visiblement, ce qui ne peut que me réjouir davantage encore.
Je le dévisage.

« Bien, acceptez donc la flatterie, cela vous rendra plus de services que le contraire. » Je souris. « Je me suis souvenue de vous, alors que vous n’étiez qu’un valet… Croyez-vous que je puisse vous oublier si rapidement maintenant ? »

Mon sourire ne me quitte aucunement, sans que je n’ai pour autant besoin de me forcer. Et cela faisait longtemps, que je n’avais pas eu à porter un masque ou à faire semblant de trouver quelqu’un divertissant ou spirituel. Et c’est infiniment reposant. Sans parler que j’apprécie grandement ce jeu que nous instaurons et poussons tour à tour.

« Soit. Je vous prends au mot. Faites mieux et surprenez-moi Gareth. »

Je ris, posant un instant les yeux sur mes mains croisés. Sagement devant moi. Je hoche la tête.

« Certes, vous avez raison. Et l’arrogance n’est malheureusement que rarement appréciée il est vrai. »

Je relève les yeux vers lui, malicieuse.

« Doutiez-vous de votre pouvoir de séduction ? Ou pensiez que mon grand âge m’empêcherait d’apprécier ce que j’ai sous les yeux ? »

Je souris, et pourrait rougir sous le regard qu’il me lance, si j’étais jeune et innocente.

« Mais je note le compliment à venir, à côtés de vos promesses déjà mentionnées. »

J’acquiesce d’un signe de tête.

« Si vous avez besoin d’une excuse oui, effectivement, il va falloir vous hâter. »

Pour ma part, il n’en aurait guère besoin. Mais c’est une des choses que je ne peux mentionner ainsi. Quoique ma phrase ne soit pas franchement plus subtile je le reconnais. Mais en soi, je n’ai rien dit de réellement déplacé. Enfin si. Mais toute cette conversation devient un peu plus inconvenante à chaque phrase prononcée. Comme celle qu’il prononce à l’instant. Je le fixe.

« Qui sait ? Faites mieux. Complimentez-moi. Surprenez-moi. Vous pourriez avoir un aperçu… »

Je souris, et allège ma prise sur son bras en le voyant grimacer.

« Un constat fort aimable. Mais si vous faites quelques sacrifices pour moi, j’aimerais autant que ce ne soit pas uniquement dus à la douleur. »

Les sources chaudes peuvent être franchement agréables. Pour le moment, elles n’avaient que pour unique résultat d’imprégner tous les tissus que nous portions. Et si lui semblait profiter du résultat, je dois avouer que personnellement, ce n’était pas des plus agréables. Pour autant, le jeu s’accentue et loin de reculer, je poursuis plus loin. Je ne détourne pas le regard, les yeux fixés sur lui.

« J’aime les personnes exigeantes. » Je souris, et une lueur plus sauvage apparait donc mes yeux. « Tant mieux. Je n’aime guère devoir être convenable en vérité. »

Il s’approche et je perds le peu de réserves que je tachais de conserver à son encontre. Ma main caresse sa joue, l’autre passe sous les couches de tissus, et mes lèvres jouent avec les siennes.
Je souffle contre sa bouche.

« Effectivement. Il serait dommage que ce ne soit pas le cas…
N’appréciez-vous pas vous ? »


Il semblerait bien que si au vu de sa main qui glisse sur moi et de son sourire. Mon corps se tend vers lui à son contact. Cela fait trop longtemps. Depuis quand suis-je ici ? Des semaines ? Oui, bien trop longtemps. Je fixe ses lèvres alors qu’il rit, avant de les sentir contre les miennes. D’un baiser léger, fugace, beaucoup trop retenu à mon goût.

« Si ces cartes vous conviennent, j’en suis ravie, elles me vont fort bien aussi. »

Je frissonne pour de bon, malgré la température, en sentant ses lèvres se poser dans mon cou. Je penche la tête sur le côté, un sourire aux lèvres. Ma main monte dans ses cheveux, s’y emmêlant, alors que mon cœur bat plus vite, alors que ses lèvres ne quittent pas ma peau. Mon sourire se fait plus grand.

« Non, je ne peux vous laisser essayer seul. Je m’en voudrais s’il vous arrivait quoique ce soit… »

Et ses lèvres s’emparent des miennes. Je réponds à ce baiser, voracement, alors que je sens mon corset se défaire, puis ma robe se détacher. Je m’éloigne de lui, reculant d’un pas, laissant tomber les étoffes encombrantes au sol. Je le fixe une seconde, avant de murmurer, sans songer une seconde à me camoufler de quelques façon que ce soit.

« La vue est-elle assez inconvenante à ton goût maintenant Gareth ? »

Pourquoi m’enquiquiner avec des politesses et autres formules alors que je me retrouve nue devant lui ?
J’esquisse un sourire sans le quitter des yeux, avant d’enjamber la robe pour revenir vers lui.

« Tu es quant à toi bien trop vêtu pour profiter des sources et de leurs bienfaits. »

Mes mains passent sous sa chemise, l’effleurant doucement du bout des doigts, et remontant le tissu pour lui enlever, prenant garde à son épaule blessée. Mes doigts dessinent des arabesques sur sa peau, somme toute plutôt épargnée contrairement à celles des hommes que je côtoie d’ordinaire. Je relève les yeux vers lui, avant que ma bouche n’aille rejoindre son torse, embrassant, mordillant sa peau, remontant lentement vers son cou et sa mâchoire, laissant mes dents et ma langue le marquer doucement. Je vole à mon tour ses lèvres, les franchissant doucement de ma langue, alors que mes mains descendent pour finir leur œuvre et le rendre tout aussi inconvenant que moi.
Je quitte sa bouche, souriante, et mordille sa mâchoire. Je murmure à nouveau contre sa peau.

« Dois-je te proposer davantage ? »

Je le regarde et recule lentement, lui laissant le choix. Les sources, ou autre chose. Je lui souris, avant de lui faire signe de me rejoindre.


La norme est ennuyeuse. Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais.

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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Lun 25 Jan - 21:01

A sa question, j’ai un large sourire et je rétorque, malicieux.

"Je me peux me glisser dans les cuisines à n’importe quelle heure du jour de la nuit sans que cela ne paraisse suspect. Je peux aussi me promener tout seul, personne n’en est étonné. Et je n’ai pas à assister à ces diners assommants que vous devez éclairer de votre présence ma dame. Qu’en dites-vous ?"

Si nous nous faisons sérieux, ça ne dure qu’un instant et déjà, de nouveau, elle se prête au jeu que je lui propose. A moins que ce ne soit l’inverse, je ne suis pas vraiment décidé.

"J’accepte donc la flatterie et je note donc que je n’ai pas à faire en sorte de me rendre inoubliable car c’est déjà fait, c’est bien cela ?"

Je fixe ce sourire qui ne la quitte pas, pour mon plus grand plaisir alors que nos échanges commencent à se faire de moins en moins convenables. J’imagine l’espace d’un instant, la tête des personnes qui pourraient passer par là mais, heureusement les lieux restent vides. Quand elle rit, je me contente de souffler, faussement sérieux.

"Je le ferais alors, ne vous en faites pas. Mais la vraie question, vu que j’arriverais à vous surprendre, qu’y gagnerais-je ?"

J’ai un rire quand elle parle d’arrogance et je hoche la tête. Il est vrai que c’est une caractéristique que j’entends souvent à mon égard mais pour autant, je ne change guère de comportement ou je ne me dis pas que ce qualificatif est fondé. A ses questions, je me fais pensif avant de souffler, amusé.

"Et bien, je flaire le piège. Je pourrais vous répondre que je doutais d’attirer l’attention d’une femme comme vous qui doit faire tourner bien des têtes. La réponse vous paraitrait appropriée ?"

Mon sourire se fait plus large au reste de ses propos. J’apprécie particulièrement cette façon qu’elle a de me taquiner sans franchir clairement les limites de la bienséance. Ou alors, elles sont franchies depuis longtemps et je n’y prête même plus attention tant je suis pris dans le jeu. Dans les deux cas, ça me convient tout à fait et je rétorque, me penchant vers elle, la mine complice.

"Vous tendre une embuscade n’était donc pas suffisant pour vous surprendre ? Et bien, cela fixe la barre un peu haut. Mais je devrais bien arriver à trouver quelque chose."

Ma grimace ne passe pas inaperçue quand nous nous relevons et il me faut bien quelques instants pour souffler et me reprendre. A sa répartie, je souffle, avec un sourire qui ne gagne quand même pas mes yeux alors que je fais bonne figure l'espace d'un instant.  

"Je gage que vous saurez rendre ce sacrifice agréable alors."

L'arrivée aux sources me donne presque l'impression d'être transporté ailleurs. Outre le fait que la chaleur me fait déjà effectivement du bien, il ne nous faut en plus guère plus de quelques instants pour laisser tomber ces semblants de barrières que nous avions gardées jusque là.

Il faut dire que la température ambiante me permet d’en voir suffisamment pour avoir envie de bien plus, quand bien même ce n’était pas nécessaire, et qu’elle se fait encore plus joueuse. Je laisse de coté mes doutes et mes appréhensions, me focalisant sur le regard qu’elle me jette. Je me contiens encore un peu, même si je n’ai qu’une envie, c’est de la débarrasser de tous ces tissus qui la recouvrent encore bien trop à mon goût.

"C’est une bonne chose, je n’avais pas la moindre envie que vous restiez convenable au vu de ce que je peux deviner sous ces vêtements."

Vêtements dont je commence à me débarrasser sans même réellement attendre son assentiment. Mais, au contact de mes lèvres, il est aisé de sentir qu’elle ne semble pas contre l’idée, bien au contraire.

Je frissonne à son contact, me contractant légèrement en sentant ses doigts ou sa bouche et je garde le silence quelques instants, réalisant qu'il est inutile de répondre à son interrogation, avant qu'elle ne finisse par reprendre la parole. Sa façon de parler a changé, son ton de voix mais aussi le fait qu'elle ait vraiment fait tomber la dernière barrière.

"Je suis curieux de voir ce que tu pourrais me proposer de plus. Ce que je vois là me convient tout à fait. Mais je suis tout ouïe."

Ma voix s’est faite un rien plus rauque que je ne l’aurais cru mais difficile de garder un ton neutre devant ce qu’elle m’offre.




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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 27 Jan - 11:39

Je soupire et hoche la tête.

« Je vous dirais que c’est fort tentant. J’arrive à me glisser dans les cuisines, si ce n’est en toute discrétion, du moins en toute impunité. Mais j’avoue que pouvoir esquiver les diners… Cela me plairait grandement. » Je souris amusée. « Je n’ai jamais été aussi ‘indisposée’ que depuis que je suis ici. Ma chambre est pourtant moins agréable que chez moi. Mais je parviens à en éviter certains ainsi… »

Je ris. Sans raison particulière, sans même devoir me forcer un tant soit peu. Je pourrais lui en être reconnaissante rien que pour cela.

« Peut-être bien. Ou peut-être ai-je une fabuleuse mémoire visuelle, ce qui m’a permis de me souvenir du petit valet qui accompagnait le prince de l’Ouest… »

Je hausse les épaules. Avant d’à nouveau le fixer, mon sourire disparaissant presque.

« Vu que vous y arriverez ? Que vous soyez présomptueux ne me dérange guère, mais ne me sous-estimez point…
Et si vous y arrivez… »
Je me mords la lèvre, avant d’ajouter mutine. « Le plaisir d’à nouveau passer du temps en ma compagnie ? A moins que cela ne soit suffisant pour vous. »

Il rit, son qui sonne agréablement à mes oreilles. Mon sourire s’agrandit et je m’amuse.

« La réponse serait plus qu’appropriée. Je serais sans doute flattée de renvoyer une telle image… »

Je le fixe, lui et son charmant sourire, qui décidément me plait énormément. Tout autant que ses plaisanteries et autres allusions qu’il me souffle. Il se penche vers moi. Et si jusqu’à présent, nous pouvions faire illusion de loin, je doute que ce soit encore le cas. Mais il n’y a personne, et j’en suis fort soulagée. Je n’arrêterais ce jeu pour rien au monde pour le moment.
Je hausse les sourcils.

« Je vous avais dit ne pas être si aisée à déconcerter non ? » Je me penche à mon tour légèrement vers lui, en souriant. « Voyez ça comme un défi à relever, je suis persuadée que vous aimez cela. Et vous réussirez… »

Et si durant tout cet échange, j’ai fini par oublié le choc premier et sa blessure, celle-ci se rappelle bien vite à moi. Je lui souris et acquiesce alors que pour le coup, il se force quelque peu à sourire.

« C’est un fait. Je ne vous laisserais pas souffrir sans but. »

Et je ne sais si c’est la chaleur ou le fait de se retrouver véritablement seuls, mais le jeu s’accentue, ou délaisse la place à un autre, beaucoup plus voluptueux et délicieux encore.
Il se montre encore plus joueur et entreprenant. Et je le suis plus volontiers encore. Il va plus loin, toujours plus loin, et m’entraine avec lui, alors que je succombe avec plaisir. Ou est-ce l’inverse ? Je ne le sais avec certitude. Et cela ne m’importe absolument pas. La seule certitude que je peux avoir, c’est que je le veux, lui, maintenant.

Je lui souris pour toute réponse, déjà contre lui, sentant sa main retirer ces couches de tissus maintenant beaucoup trop pesantes et agaçantes.
Et c’est à mon tour de désirer en voir plus, en toucher plus. Je le sens se tendre et profiter de baisers et caresses dont je recouvre sa peau, et je souris contre lui. Non pas qu’il m’ait fallu encore une preuve que je lui plaise ou qu’il apprécie, mais c’est toujours plaisant. De se rendre compte des regards que les hommes peuvent vous lancer. De pouvoir en quelques gestes faire accélérer le cœur et la respiration de quelqu’un. De pouvoir ainsi sentir et faire ressentir autant de désir de façon inopinée et inconséquente. De simplement frôler et faire frissonner d’envie l’autre.
Et si j’ai donné le ton en passant outre les dernières limites… Quoiqu’il m’embrassait et me déshabillait, en soi, le tutoyer n’est pas si terrible… Toujours est-il que c’est à mon tour de le dévorer du regard au son de sa voix.

« Je peux proposer davantage. Faire davantage. Mais si cela te convient, nous verrons plus tard. »

Après tout, nous avons le temps n’est-ce pas ?


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Lun 1 Fév - 12:40

Mon sourire se fait plus large à ses propos et j’ai un bref hochement de tête.

"Vous voyez, toujours tirer le meilleur parti de toute situation. Mais effectivement, pouvoir esquiver les diners à ma guise est un privilège qui me manquera une fois rentré dans l’Ouest, j’avoue. Et vous me voyez navré de vous savoir indisposée ma dame, c’est bien dommage."

J’ai personnellement fini par m’habituer à l’austérité de la chambre qu’on m’a assignée en tant que valet. Je me dis que le retour à la réalité va être quelque peu délicat mais qu’il est de toute façon inutile de m’en soucier dans l’immédiat.

Et la discussion se poursuit, visiblement sans conséquences, sans que je n’aie à entrer dans un rôle qui ne me plait guère. Celui là est facile à jouer, plaisant et me rappelle cette période insouciante qu’il me tarde presque de retrouver. Quant à savoir si je vais réellement la retrouver, c’est une autre histoire dont je me soucierais en temps utiles.

"Votre fabuleuse mémoire visuelle serait un peu moins flatteuse pour moi, je ne sais quelle option choisir au final. Enfin, je pense que je vais me contenter de retenir que j’ai réussi à vous faire impression. Bonne ou mauvaise, nous devrions bientôt être fixés non ?"

Quand elle fait mine de se faire plus sérieuse, mon sourire se fait en contrepartie mutin.

"Il faut que je fasse mine d’avoir confiance en moi ma dame, sinon je suis sûr de ne pas y arriver du tout. Et je gage que j’aurais plus de succès qu’en me montrant hésitant non ? Quant à ce que je pourrais y gagner. Voilà qui est fort intéressant et je ne vois pas pourquoi cette simple rencontre serait suffisante pour moi."

Elle retrouve le sourire à mes flatteries qui, pour le coup, ne sonnent visiblement pas trop mal. Je ne me fais même plus mine de ne pas chercher à lui plaire, sa réaction ne me donnant que plus envie de voir jusqu’où ce petit jeu peut bien aller. Et puis, j’en oublie mon épaule, mes mésaventures avec Lynara et la princesse. Que demander de plus ?

A sa répartie, je me fais presque sérieux pendant un instant avant de souffler, à mi-voix.

"Il est vrai que j’aime à relever des défis et que je me ferais un plaisir de me charger de celui-là."

Si j’arrive à donner le change, mon épaule finit tout de même par se rappeler à moi mais lady Corbois s’en amuse, tout comme moi. Elle m’aide un peu à me déplacer et, bien vite, le jeu prend une autre tournure. Qui n’est pas pour me déplaire, bien au contraire. J’ai envie d’elle et de ces moments que ses sourires et son regard semblent me promettre.

J’avoue, je ne mets pas longtemps à laisser tomber les dernières barrières de convenance, mais elle n’est pas en reste non plus. Elle me donne envie d’aller encore plus loin et la sentir nue contre moi réveille des sensations que j’avais mises de coté durant ces derniers mois.

Je la déshabille des yeux avant de la déshabiller tout court, ne cachant plus ce que j’attends, ce que je veux faire avec elle. Et le regard qu’elle me jette ne fait que me confirmer qu’elle aussi en veut tout autant. Si la voir nue me fait de l’effet, la façon dont elle me regarde me plait encore plus. Et me donne envie de tout faire pour répondre à ces promesses que je devine. Je souffle, alors que mon regard ne quitte pas le sien.

"Ca me convient tout à fait. Et tu pourras me proposer tout ce que tu veux. Vraiment tout."




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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 3 Fév - 10:06

J’incline la tête, amusée.

« Je ne doute pas que cela soit plus qu’agréable de pouvoir échapper à ce qui ne nous plait point. Et ne vous en faites pas, je ne suis indisposée que lors des diners rébarbatifs. »

Pour le reste, j’étais on ne peut plus fraiche et dispose. Au final, tant que je parvenais à échapper aux trop maussades et ronchons, cela m’allait fort bien. Et avec les dernières semaines de doutes et d’absence, ils avaient été légions. Et malgré le retour du roi et de ses soldats, malgré le mariage de la princesse qui se rapprochait à grands pas, beaucoup étaient restés coincés sur la douleur et la peine. Et bien qu’une partie de moi les comprenne, c’était tout bonnement usant et déprimant. Ce n’était pas dans mon caractère, fort heureusement. Discuter avec lui, par contre, de tout et de rien, rajoutant ici et là de légères allusions et autres piques, me convenait on ne peut mieux.
Je lui souris.

« Gardons donc que vous avez fait impression. Je vous dirais si elle est bonne ou mauvaise avant que l’on se quitte… »

Je hoche la tête et approuve.

« Effectivement. Je doute de vous avoir porté réellement… attention si vous vous étiez montré timide ou timoré. » Je retrouve mon sourire mutin. «  Si cette rencontre n’est point suffisante, vous m’en voyez ravie. Cela signifie que je sais également retenir votre attention. »

Et quoi qu’il en dise ou pense réellement, il est toujours flatteur de savoir que l’on plait, et qui plus est, que l’on peut toujours plaire à des jeunes hommes, sans doute entourés d’attentions.  
Et mon sourire s’accentue à ses quelques paroles presque murmurées. Laissons-le relever ce défi.

Les quelques pas jusqu’aux sources lui sont douloureuses, je m’en rends compte, mais nous arrivons rapidement, et il aurait pu décliner l’invitation. Ce que visiblement il ne souhaite aucunement.
Et encore plus rapidement que je ne l’aurais cru, je me retrouve face à lui, dans ses bras. Les tissus disparaissent et je me rends compte que j’ai envie de lui, vraiment. De sentir sa peau, ses mains, ses lèvres. Je ne sais si mon regard est le reflet du sien, sans aucun doute, et cela ne fait qu’augmenter encore mon besoin d’aller plus loin.
Je souris alors que mon regard dévore ce qu’il y a en face de moi.

« Tout ? Ne me promets pas trop Gareth… »

Parce que je risque de demander plus, toujours plus. Tant que durera son séjour.


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 10 Fév - 13:27

Je laisse filer, la mine malicieuse.

"Si vous voulez, je pourrais vous trouver des excuses pour échapper à ce genre de diner s’il vous arrive d’y être confrontée avant mon départ. Je suis sûr que nous pourrions trouver des activités bien plus agréables en remplacement."

Le regard que je lui jette en dit long et, l’espace d’un instant, je me demande si je ne vais pas trop loin. Mais visiblement non ou, si c’est le cas, elle semble vouloir aller plus loin encore. Et je me laisse entrainer, par envie de me changer les idées et, autant être honnête par le charme dont elle fait preuve à mesure que nous parlons.

A son sourire je fronce les sourcils, me faisant faussement pensif.

"Bien, à moi de faire en sorte que cette impression soit bonne. Déjà, je vous fais sourire, c’est un bon début non ? Et vous ne semblez pas trop avoir pitié de ma pauvre personne, c’est aussi une bonne chose pour moi. Enfin, je crois."

J’ai un rire au reste de ses propos et je souffle, après l’avoir fixée quelques instants.

"Je m’imaginais effectivement que vous n’étiez pas du genre à vous attarder sur les gens trop timides. Voilà qui est une bonne chose pour moi alors ma dame. Et vous avez effectivement largement de quoi capter l’attention de bien des hommes, vous le savez tout aussi bien que moi n’est ce pas ?"

Au vu de la façon dont elle s’amuse au jeu de la séduction, je me doute pertinemment que je ne suis pas le premier avec qui elle converse de la sorte. J’ai une pensée de Lynara rougissante au simple fait de me voir lui effleurer la joue et j’essaie de m’imaginer l’espace d’une seconde quelle pourrait être sa réaction si je lui parlais de la sorte, avant de chasser cette idée de mon esprit.

Après tout, je me suis promis de ne rien faire qui pourrait la faire souffrir et la séduire de cette façon ne pourrait que lui porter préjudice.

Je la suis sagement jusqu’aux sources, essayant tant bien que mal d’occulter la douleur et de faire mine que rien de tout cela ne me pose problème. Elle n’est pas dupe pour autant mais n’en dit rien, alors que notre jeu passe à une vitesse supérieure. J’ai envie d’elle et je ne m’en cache plus vu qu’en plus de ne pas s’en offusquer, elle semble partager le même sentiment alors que nos lèvres se rejoignent encore plus vite que je ne l’aurais imaginé. J’ai maintenant envie de bien plus alors que ma main glisse le long de son corps et quand elle me dévore des yeux, je lâche, posant sur elle le même regard.

"Je ne fais que des promesses que je suis capable de tenir, ne t’en fais pas pour ça."

Parce qu’au vu du regard et du sourire qu’elle m’offre, je pourrais effectivement faire bien des choses avec elle d’ici mon départ, à n’en pas douter.



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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Lun 15 Fév - 22:10

Je le dévisage, me demandant un instant comment on a pu arriver à sortir ce genre de phrase si naturellement. Et si rapidement. Parce qu’avouons-le, c’est plus que subjectif…

« Nul doute que j’y serais de nouveau confrontée… Vous feriez cela pour moi ? J’en serais réellement ravie. Je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles occupations. »

Je lui souris, lui rendant son regard. Et au final, peu importe comment nous en sommes arrivés là, le résultat me plait. Il joue et me divertit bien davantage que je ne l’aurais cru. Non seulement il est plutôt séduisant, mais il s’avère capable d’avoir de la répartie et de s’amuser avec moi.
Mon sourire s’accentue

« C’est un bon début effectivement. Continuez donc ainsi. » Je hausse les épaules, souriant toujours, les yeux rivés sur lui. « Pourquoi donc aurais-je pitié de vous ? Vous revenez d’une bataille et êtes blessé soit. Mais vous êtes vivant, vous êtes dans un des plus beaux châteaux de Westeros, à avoir une conversation intéressante et stimulante avec une ravissante dame. Avoir pitié de vous est bien la dernière chose qui me vient à l’esprit en vous voyant Gareth. »

Je l’observe un instant.

« Ai-je autant d’atouts pour capter votre attention ? »
Je souris, avant de faire la moue. « Le savoir est une chose. Savoir que les autres le pensent également en est une autre.  Il est toujours agréable que l’on vous rappelle ce genre de chose. Et il est toujours agréable de savoir que l’on peut plaire. »

Même si évidemment, je le sais bien. Mais cela ne m’empêche pas de me demander parfois si ce n’est pas uniquement mon orgueil qui me le fait croire.
Et il me semble que non, ce ne soit pas juste mon imagination. A lui en tout cas, j’ai l’air de plaire. Assez pour qu’il brave la douleur pour m’accompagner et profiter un peu davantage de ma compagnie. Compagnie qui se fait plus familière, plus sensuelle, plus excitante à chaque minute qui suit notre arrivée dans les sources.
Mon sourire s’agrandit.

« Tant mieux. Je n’aimerais pas espérer pour rien. Je mettrais ta promesse à l’épreuve dans ce cas. »

Et qu’il n’en doute pas, je suis très douée pour tester les limites des personnes. Que ce soit de self-control ou simplement physique…


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Mer 24 Fév - 15:34

Je soutiens son regard alors qu'elle me dévisage, me demandant ce qui peut lui traverser l'esprit. La façon dont cette discussion glisse avec une rapidité surprenante vers des non-dits pour le moins explicites ? La façon dont je peux la regarder sans vraiment cacher que j'apprécie sa compagnie ? Peut-être un mélange de tout ça. Toujours est-il qu'elle continue de jouer le jeu, en rajoutant un peu plus à chacune de ses paroles et que je ne peux m'empêcher de lui sourire largement alors que je rétorque, sur le même ton qu'elle.

"Je serais ravi de trouver de quoi vous occuper pour échapper à de telles corvées, soyez-en assurée. Après tout, c'est un véritable devoir que de vous sauvez et de vous montrer de nouvelles occupations."

Je suis incapable de détourner les yeux alors qu'elle continue et que mon sourire se fait moins large mais aussi bien moins innocent.

"Il est vrai qu'avoir pitié serait pour le moins malvenu. Je pourrais être difficilement mieux loti à vous entendre. J'aimerais dire que ne pas être blessé aurait été une bonne chose mais nous n'aurions probablement pas eu cette conversation. Laissons donc ce sentiment de coté alors et je vais donc profiter pleinement de la situation idyllique qui m'est offerte."

Et oublier cette douleur sourde qui se rappelle toujours à moi, même si je fais mine que rien ne me fait réellement mal. Ce serait dommage de gâcher un moment pareil en me plaignant plus que de raison, d'autant que j'ai déjà son attention pleine et entière et qu'elle me donne plus envie de l'amuser que de l'attendrir. Voire d'autres choses si je m'écoutais, mais ce ne serait pas vraiment raisonnable, surtout vu mon état. Je rétorque alors, le regard pétillant.

"Evidemment que vous avez bien des atouts. Bien plus que bien des jeunes femmes que j'ai eu l'occasion de croiser. Le hasard a été généreux avec moi pour ma première tentative d'embuscade."

Je la suis sans me faire prier, oubliant tout ce qui me tracasse sans même me retourner. C'est probablement idiot mais j'en ai besoin. Et elle ne fait rien pour m'inciter à être sage alors que nous arrivons aux sources et que, clairement, Nelya me fait comprendre que je lui plais vraiment et qu'il n'y a pas là qu'un jeu amusant mais sans la moindre conséquence.

Je lui adresse un simple clin d'œil quand elle parle de mettre ma promesse à l'épreuve, l'esprit déjà occupé par ce qui ne va pas manquer d'arriver.



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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Ven 4 Mar - 16:01

Je ne sais ce que qui est le plus plaisant. Son sourire ou le regard qu’il pose sur moi. L’un comme l’autre signifiant assez clairement qu’il semble apprécier ma présence et ma compagnie. Trouve-t-il autant que moi que cette conversation dérape bien trop rapidement, non  que je m’en plaigne réellement notez bien, et qu’il n’est guère forcément malin d’ainsi discuter de la sorte à la vue de tous ? Bien qu’honnêtement, nous aurons le temps de voir venir si quelqu’un se dirigeait vers nous. Je ne le quitte pas des yeux, le regard pétillant.

« Un vrai chevalier servant… Je compte donc sur vous pour me sauver et me divertir dans les jours à venir. »

Mon sourire s’agrandit légèrement et j’incline la tête.

« A m’entendre ? N’êtes-vous point d’accord ? Ne me trouvez-vous point ravissante ? » Je lui souris, amusée. « Oui, il est vrai que sans cela, nous n’aurions certainement pas eu l’occasion de parler si… aisément. Voir le positif de chaque situation est une qualité, vous avez raison, profitez tant que possible de ce genre d’occasions. »

Avoir pitié n’est déjà pas dans mon caractère, même lorsqu’il s’agit des personnes que j’aime, il n’y a aucune raison qui plus est à ce que je le plaigne de quelques façons que ce soit. Même si je me doute bien que la douleur doit être lancinante. Mais il ne se plaint, ni ne semble y prêter attention, pourquoi le ferais-je ? D’autant plus que ni son regard, ni ses paroles ne m’y incitent le moins du monde. Je lui souris, amusée et flattée.

« Oh. Si j’en viens à être même plus intéressante que bien des jeunes femmes… »

Mais il a raison. Le hasard fait bien les choses, même pour moi, et j’en suis ravie. Je ne pensais tomber sur quelqu’un qui soit si joueur et souriant. Et séduisant effectivement. Encore bien davantage sans tous ses atours, d’un point de vue totalement indécent il est vrai.


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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Dim 6 Mar - 16:48

Autant le dire tout de suite, je ne m'attendais absolument pas à faire une telle rencontre et, surtout à ce qu'elle dérape de la sorte. A la façon dont elle répond aux regards que je lui lance, que ce soit au niveau de sa gestuelle que dans ses réponses pour le moins déconcertantes, impossible de ne pas deviner que les choses pourraient aller loin, très loin. Et, j'avoue, j'en ai envie. Il y a bien longtemps que je n'ai pas passé du temps seul avec une femme et peut-être en oublierais-je un peu Lynara et tout ce que ce que je ressens pour elle peut impliquer.

J'ai devant moi une femme des plus séduisantes et qui sait en jouer, c'est exactement ce dont j'ai besoin. C'est pourquoi je la fixe, mon regard se faisant bien trop pénétrant pour être convenable alors que je réplique, à mi-voix.

"Je serais entièrement à votre service ma dame, vous pouvez en être assurée."

Je lâche un rire au reste de ses propos, me faisant plus malicieux.

"A votre avis, comment pourrais-je ne pas être convaincu par ce que vous dites ? Pensez-vous vraiment que je serais encore là si vous n'étiez ni ravissante ni intéressante ? Je sais être poli mais j'ai tout de même mes limites. Tout comme vous ma lady, je me trompe ?"

J'en profite effectivement, peut-être un peu trop pour que ce soit totalement innocent mais rien dans ses réactions ne m'incite à être raisonnable. Alors, si cela lui plait également, pourquoi me freiner ? Voilà qui est un peu idiot, c'est certain, mais pour le moins agréable.
Et, alors que nous nous éloignons en direction des sources je souffle, taquin.

"Vous l'êtes, à n'en pas douter."

A un point qu'il nous faut bien peu de temps pour que les choses ne dérapent réellement.




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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Sam 12 Mar - 12:04

Mon sourire taquin se fait plus charmeur et charmé encore que quelques instants auparavant. Et ce n’est point forcément très raisonnable. Mais ai-je jamais été fort raisonnable ? Je l’ai été si certainement, et je devrais l’être encore, mais il ne me rend pas la tâche facile en me souriant ainsi et en me regardant si intensément. Alors je fais fi des quelques retenues que j’aurais pu avoir et je me contente de sourire, soufflant dans un murmure.

« Je n’aurais pu espérer mieux Gareth. »

J’essaie de prendre un air faussement offusqué, air quelque peu gâché par le sourire que je ne parviens pas à faire disparaître totalement.

« Tournez-vous le dos aussi aisément aux demoiselles qui ne sont pas à votre goût ? » Je ris à mon tour. « Vous êtes d’une franchise rafraichissante je dois l’avouer.
J’ai également mes limites il est vrai. Et pour être franche à mon tour, tout dépend de ce que j’attends de la personne qui me fait face. Vous ne sauriez imaginer la patience qu’il m’est possible d’avoir d’en certains cas. »  
Je secoue la tête, riant à nouveau un peu.  « Non, c’est faux. Je vous aurais sans doute laissé, appelant au mieux un mestre, si vous n’aviez su captiver un minimum mon intention et m’amuser.»

Un minimum… Ou bien davantage certes. Mais n’allons pas trop vite. Joli euphémisme que voilà. Mais il m’amuse véritablement et je dois avouer que son sourire est réellement adorable. Même si je m’efforce de ne point rester trop longtemps les yeux rivés sur ses lèvres.
Ma main serre doucement son bras et je lui souris en remerciement, les yeux pétillants. Evidemment que je suis plus intéressante que certaines gamines, ce n’est malheureusement pas bien difficile pour certaines d’entre elles.
Mais il semble le penser bien davantage, et bien rapidement, je me retrouve à nue. Littéralement.



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MessageSujet: Re: Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]   Jeu 17 Mar - 17:28

Je lui rends son sourire, impossible de faire autrement tant elle se montre séductrice et séduite par ce petit jeu qui se met en place.

"Et bien, j'avoue que je ne tourne pas le dos aux jeunes femmes qui ne se montrent pas aussi captivantes que vous sinon je n'aurais pas grand-monde avec qui converser. Mais toutes ne sont pas à mon goût pour autant. Je sais me montrer poli lorsque c'est nécessaire et surtout, m'enfuir dès que j'en ai l'occasion."

Je lui décoche un clin d'œil malicieux, mon regard s'attardant un peu trop sur ses formes, sans que j'arrive réellement à m'en empêcher. Je réalise qu'il y a bien trop longtemps que je n'ai pas joué à ce petit jeu et surtout, que j'en ai eu envie. Mais lady Corbois s'avère être une partenaire des plus amusantes et je laisse filer un rire au reste de ses propos.

"Abandonné, agonisant dans le couloir pour avoir manqué d'intérêt. Voilà qui est bien cruel ma dame. Mais je suis heureux d'échapper à ce sort alors."

Et je m'efforce de continuer à capter son attention, de toutes les façons possibles. Il faut dire qu'elle sait facilement enflammer mon imagination et qu'il nous faut peu de temps pour faire tomber les quelques barrières que je m'imposais encore, par respect des convenances.



"Wherever there is a grain of loyalty there is a glimpse of freedom"

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Si la loyauté n'était qu'une question de titre... [TOUR II - TERMINÉ]
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