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Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]
MessageSujet: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Mer 23 Déc - 13:31

Il pleut sans discontinuer depuis que nous sommes repartis de l'auberge où nous avions fait escale la nuit dernière. Cela n'aurait tenu qu'à moi, nous aurions juste changé les chevaux pour repartir sur les routes. Tout ça n'est qu'une perte de temps depuis le début de ce périple mais la tension est suffisamment présente pour que j'évite d'en rajouter.

Les discussions avec Myria ne dépassent pas le strict nécessaire. A dire vrai, personne ne dit grand-chose, que ce soit les quelques gardes qui nous accompagnent ou les soldats qui nous ont appris la nouvelle et qui n'ont pas eu d'autre choix que de reprendre la route avec nous pour rejoindre le reste des troupes. Ils ont bien compris quel sort pire que celui-là pouvait les attendre s'ils ne venaient pas avec moi. N'étant pas du genre à aimer alimenter les discussions de peur de laisser le silence s'installer, je laisse mes pensées vagabonder sans chercher à établir un semblant de contact avec la garce qui chevauche à mes cotés et que, malgré les circonstances, je n'ai toujours pas l'envie d'apprécier.

Sa présence même me porte sur les nerfs. Certes, Joren est son époux et plus d'un se targue à dire qu'elle est devenue une Hoare à part entière. Mais je ne suis pas de ceux-là. Et elle n'est qu'une de ces épouses faites pour rester au foyer, pas sur les routes.
Passons. J'ai une mission à accomplir sur laquelle elle s'est greffée pour s'assurer soit que je saurais être à la hauteur, ce qui, à bien y réfléchir, pourrait être particulièrement insultant, soit elle est venue pour retrouver mon frère. Ce qui serait totalement stupide. Ou pire, encore, peut-être s'estime-t-elle capable de raisonner les mercenaires grâce à ce sens de la diplomatie qui me fait particulièrement défaut alors que moi, tout ce que je compte faire c'est planter mon épée dans les tripes des survivants de ce carnage. Dans tous les cas, on ne m'a guère laissé le choix. Je m'en accommode, me focalisant sur ce qui importe réellement. Retrouver la troupe qu'on m'a assignée pour poursuivre les fuyards avant qu'ils n'aient définitivement disparu. Et, si je les retrouve, les éliminer jusqu'au dernier. Père m'a rappelé qu'il serait bon de savoir ce qui les a motivés à agir de la sorte mais j'avoue que cela ne m'intéresse pas.

Je tire doucement sur les rênes de mon cheval qui, comme à son habitude, m'obéit sans hésitation et je lève une main en direction des autres pour les intimer à faire de même. Quelque chose cloche sans que je n'arrive à bien saisir pourquoi. Et, d'un coup, je comprends. Ce silence qui s'était fait pesant et qui n'était interrompu que par le claquement des sabots sur le sol n'est plus. Il a fait place à des bruits de branches cassées à des bruissements de feuilles autour de nous. Impossible de savoir s'il s'agit d'un animal ou de toute autre chose et, l'espace d'un instant, je me surprends à regretter amèrement mon navire. Là où je connais chaque bruit par cœur, chaque craquement de bois, chaque musique que le vent peut faire dans les voiles. Je suis en terrain inconnu, je n'ai encore jamais pris le temps de vraiment explorer les environs et cela ne fait qu'augmenter ma tension alors qu'il n'y avait déjà pas besoin de ça. Un de mes hommes se rapproche de moi, fronçant les sourcils et me fixe du regard, la mine interrogative.

"J'avais cru entendre des bruits inhabituels. Mais visiblement, ce n'était qu'une impression. Continuons. J'ai hâte d'arriver au camp et de rejoindre les troupes."

Et de laisser Myria vaquer à ses occupations. En espérant qu'elles ne soient pas trop proches des miennes sinon, je ne réponds plus de rien. Je jette alors un regard à ma belle-sœur et je souffle, d'un air presque convaincu.

"Tout va bien ?"

Ma question doit quelque peu la prendre au dépourvu mais, au moins, on ne pourra pas m'accuser de ne pas veiller sur elle ou quelque chose dans ce goût-là. Elle ne doit guère être habituée à ce genre de chevauchée et, pour un peu, je la plaindrais presque.
Enfin pas complètement, point trop n'en faut. Et elle n'avait qu'à pas venir. Enfin, je me demande même si elle a eu le choix aussi ou si la décision de Père est une encore un de ses grands projets dont il a lui seul le secret.

Je prends une profonde inspiration, essayant de me détendre un peu. Après tout, nous sommes encore loin d'être arrivés et loin de la zone réellement dangereuse. Autant commencer à s'en faire quand il sera temps et ne pas faire preuve de trop d'impatience d'ici là.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Mer 23 Déc - 21:38

Mon regard fixé devant moi, je laisse ma monture avancer à un bon rythme, comme les autres. Je suis fermée, nous le sommes tous. Voyager avec ma très adorable belle sœur, quel bonheur. Quel bonheur aussi, de voyager sous la pluie. Comme si supporter sa compagnie n'était pas assez, il fallait que le temps soit contre moi et gâche considérablement mon humeur déjà à ses plus mauvais jours. Personne ne parle ; c'est sûrement mieux ainsi. Quelle discussion s'il vous plait, pourrais-je tenir avec elle ou avec l'un des gardes qui nous accompagne ? Aucune autre figure à voir que la sienne ou celle de quelques sous fifres qui n'ont pas l'air plus ravis que nous de devoir entreprendre ce périple. Oh, pour des raisons différentes, certes, mais le résultat était le même ; un silence de marbre trônait entre nous tous depuis notre départ, et il n'était pas prêt de cesser. Ce n'était pas moi non plus qui allait le briser. Alors je passais mes heures sur le dos de cette pauvre monture plongée dans mes pensées et dans mes réflexions. Bien sombres, et surtout bien vaines. Réfléchir, planifier, rêver, tout cela était bien beau, mais je n'avais rien sous la main pour agir. Et j'aimais agir. C'était le plus important. Etre ambitieux dans ses discours ou dans ses réflexions était une chose, mais ce n'était rien si on ne l'était pas non plus dans ses actes. Alors je pense, je ressasse, ça ne mène à rien de plus. Et ça n'arrange rien.

J'en viens à me demander ce que je fais ici... Mais qui étais-je pour me dérober à un ordre de mon beau père et Roi ? Il ne m'avait dit clairement ce qu'il attendait de moi, mais la chose était aisée à deviner lorsque l'on connaissait Eren... Elle ne s'embarrasserait sûrement pas d'engager la conversation avec les mercenaires n'ayant pu fuir et d'essayer de comprendre les raisons de leur revirement. L'argent, certainement, bien que cela pouvait paraître étonnant car d'après ce que je savais, Harren ne s'était pas montré radin là dessus. Bref. Passons. Il avait quoi qu'il en soit insisté pour que je sois présente, et je n'allais pas non plus cracher sur l'occasion de retourner auprès de mon mari... Oh, pas pour vérifier de mes propres yeux s'il allait bien, je croyais parfaitement les nouvelles officielles que nous avions reçues à ce sujet, mais nous avions toujours beaucoup à nous dire. En particulier en cette période charnière, où beaucoup était en train de se jouer. Pour le moment, j'étais perchée sur un cheval, les cheveux et les habits commençant à être mouillés par les fines gouttes s'y déposant, et je frissonnais doucement. J'étais habituée aux voyages mieux préparés et dans de meilleures conditions, mais passons. Je ne ferai à Eren le plaisir de me plaindre ou du montrer un quelconque inconfort ou insatisfaction. Je devais au moins lui reconnaître son efficacité ; nous ne trainions pas et c'était tant mieux. Mais vous pourrez toujours me torturer avant que je ne lui dise une seule chose de positive. Je préférai me taire, le contraire m'arracherait la bouche. J'espère, quoi qu'il en soit, qu'Harren ne nous a pas envoyés ensemble en si petit comité sur les routes dans l'espoir que nous coopérions mieux et arrivions à entretenir de meilleurs rapports. Mais je ne le pense pas aussi naïf ; il nous connait. Et cela l'amuse, de ce que j'en sais.

Je suis cependant tirée de mes réflexions par un signe impérieux d'Eren, qui entraine l'arrêt immédiat de toute notre petite colonne. Je suis le mouvement, me tenant bien droite et digne, comme toujours. Je regarde autour de nous, écoute. Des bruits, oui. Sûrement des animaux.. Nous sommes en pleine nature, et la chose est normale. Néanmoins, prudence étant mère de sureté, et je comprends la petite pause que nous impose la Fer Né. Je reste moi même à l'affut, jusqu'à ce qu'elle arrête notre attente, vu que rien ne se passe, et nous reprenons notre route. Elle me jette un regard, me demande si tout va bien. Je ne me sens pas même le cœur de la chercher comme à mon habitude avec mes sourires et mon ironie.

« Parfaitement, oui. J'ai aussi hâte que vous d'arriver au camp. »
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Mer 6 Jan - 0:02


Le souffle puissant d'Ardent formait des volutes de fumée dans la nuit naissante. Nous avions chevauché à bride abattue de longues journées, et la fatigue commençait à se faire ressentir autant sur les bêtes que sur les hommes. Il ne me viendrait pourtant pas à l'esprit de remettre en cause leur volonté d'en découdre. Ils avaient été nombreux à me suivre, même si nous ne pouvions compter que sur la cavalerie légère pour une telle excursion. Nous avions au moins l'avantage de se déplacer vite, et de pouvoir tout aussi vite rompre le combat si cela devenait nécessaire.
Je pivotai sur ma selle pour observer les hommes qui me suivaient, les quelques retardataires finissant par stopper leur monture à leur tour, jusqu'à ce qu'un silence tout relatif règne. Au souffle d'Ardent se mêlait bien d'autres, mais tous se tenaient droits et aux aguets. Dans leurs regards, je percevais une résolution froide qui faisait écho à la mienne. Ils n'étaient pas des novices, et certains m'avaient déjà accompagnés dans des missions plus discrètes, que ce soit dans l'Orage ou pour batailler contre les pirates de Lys... Mais parmi tous ces visages, et malgré ma volonté permanente de rester proche de nos hommes, je n'étais pas en mesure de tous les reconnaître. Ne nous restait donc plus que ces regards qui en disaient long, bien plus long que ne l'auraient fait de vulgaires mots.

Un cavalier s'était approché sur ma droite, ne revêtant pas les couleurs de ma troupe. Il avait les yeux cernés, l'air hagard de celui qui ne réalise pas encore, mais il tenait bon. Le mercenaire détaillait la plaine en contrebas, cherchant à discerner parmi ces minuscules points à l'horizon qui étaient les siens de qui étaient l'ennemi. Un exercice bien difficile... D'autant plus en cette fin de soirée. J'appréciais le couvert des arbres qui, couplé à la luminosité déclinante, était le seul garant pour camoufler les chevaux à nos ennemis lors de ce court répit. Nous avions une vue dégagée en contrebas, et si nous n'étions pas pressé par le temps, ce lieu aurait pu être idéal pour une longue attente menant à une embuscade foudroyante...

- Peut-être sommes-nous bien trop enfoncés dans les terres pour les apercevoir... Prince.

Je sentis l'hésitation dans le titre à employer, alors qu'il me jetait un regard vaguement perplexe. Moi non plus, je n'avais pas l'habitude d'entendre un tel titre, et il m'arrivait d'oublier de me retourner quand on l'employait pour me désigner. Je l'avais entendu maintes et maintes fois durant mon enfance, mais ce titre avait appartenu à Aegon et je ne pensais pas en hériter d'une quelconque façon. Un léger rictus déforma mes traits. Je n'aimais guère devoir justifier mes stratégies auprès d'un simple messager, mais ce message était bien mieux informé que moi et son avis pouvait importer.

- Nous n'allons pas retrouver les vôtres, vous restez libre d'aller à leur rencontre. Il vous suffit de poursuivre droit vers la montagne et de la longer ensuite, sans vous faire prendre.

Je lui désignais cette évidence même d'un geste de la main, avant d'intimer au destrier noir de rester en place. Il appréciait toujours aussi peu qu'une longue course se termine par un arrêt brutal et prolongé. Le mercenaire me jeta un regard confus en réponse.

- Je n'ai pas d'autres missions que de leur donner de l'avance. Il nous est impossible de les rallier à temps mais...

Je baissai ma main pour reprendre mes rênes, le regard subitement fixe sur un détachement plus proche de nous que les autres. J'aurais pu me tromper, mais il était difficile de ne pas reconnaître l'élite du Conflans et surtout celle qui était à sa tête... Je croyais bien discerner une femme en armure au milieu de ces hommes. Ce ne pouvait être qu'Eren Hoare, qui d'autres ? Un mince sourire étira mes lèvres devant l'opportunité subite qui s'offrait à nous.

- Mais nous pouvons leur faire gagner un temps précieux en frappant fort dans l'intérieur de leurs rangs. Ils n'auront d'autres choix que de faire marche arrière s'ils ne veulent pas risquer gros. Je vous conseille de chevaucher vite, à la faveur de la nuit.

Je me retournai à nouveau en selle pour aviser mes hommes. Je n'avais pas besoin d'élever la voix pour me faire entendre, et nullement l'envie de crier pour signaler à tous notre position. Ils auraient tôt fait de repérer un tel détachement, sauf si nous les prenions de vitesse et profitions de l'avantage que nous conférait ce terrain surélevé pour déferler sur eux à toute vitesse. Nous bénéficions d'une chance audacieuse... Peut-être même trop pour que tout se passe sans accroc.

- Nous en avons fini de galoper sans fin, il est temps de passer à l'offensive. Une telle occasion ne se représentera pas.

Je leur désignais le détachement en contrebas, de mon épée désormais dégainée, comme pour souligner mes propos. Je tonnais d'un ton aussi autoritaire que véhément :

- Voici l'ennemi à abattre ! Et en ce jour, il porte le nom de cette chienne d'Eren Hoare. Infligeons-leur un coup dur, et faisons-leur payer le sang par le sang, celui de notre Roi par celui de la descendance du parjure. Force et honneur pour le Dragon !

Je me tournais ensuite vers l'un de mes hommes de confiance, pour lui confier un message rapide :

- Contourne l'ennemi pour rejoindre le second détachement et les avertir. Nous engageons le combat sans tarder, qu'ils les prennent à revers pour nous assurer la victoire.

Je pressai les flancs d'Ardent, qui bondit en avant en un éclair, fidèle à son nom. Il n'était qu'une ombre noire et solitaire dans la nuit, dévalant la colline à toute allure... Et bientôt rejoint par d'autres ombres, nombreuses, qui emplirent l'horizon du vacarme furieux des sabots. Un présage macabre pour qui oserait se dresser sur notre chemin.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Jeu 7 Jan - 16:22

Quelque chose cloche et je n’aime pas ça du tout. J’essaie de me convaincre que c’est mon imagination qui me joue des tours, que c’est cette maudite obscurité qui m’empêche d’être aussi à mon aise qu’en temps normal ou que, tout simplement, je suis quelque peu inquiète quant à la suite des évènements mais rien de tout cela ne colle vraiment.

Même Myria, quand je l’interroge sur son état, n’a pas sa répartie ordinaire, c’est dire. Je me retiens de lui demander ce qui ne va pas, ce serait à l’encontre de mon absence totale de compassion à son égard que j’ai d’ordinaire. Bon, ce n’est pas qu’à son égard, c’est un fait, mais disons qu’avec elle, mes travers ont tendance a largement s’accentuer. Et, avec la fatigue du voyage, c’est probablement encore pire que d’ordinaire.

Je continue ma route, le regard un peu perdu dans le vague alors que je me demande ce que le paternel peut espérer d’une pareille entreprise. Qu’on s’entretue ? On aurait pu le faire tout aussi bien sous ses yeux non ? Ou alors, il a un meilleur plan. Et c’est bien ce qui m’inquiète, surtout s’il nous concerne Myria et moi. Je grimace à cette pensée mais je n’ai pas le temps de m’y pencher plus en avant que, finalement, ma paranoïa ne s’avère pas si mal venue que cela.

J’entends effectivement les sabots qui claquent au loin sur la terre humide et, sans même y réfléchir, je tire mon épée. A ce geste, tout le monde se joint à moi et je n’ai que le temps de désigner Myria d’un signe de tête à celui qui la seconde pour qu’il la protège que j’aperçois les silhouettes se dessiner à l’horizon. Difficile encore de bien les distinguer dans cette obscurité ou de deviner combien ils sont mais nous serons vite fixés. Et encore plus si ce ne sont pas des alliés. Il faut que je réfléchisse, et vite, chaque seconde est précieuse.

Je souffle, sèchement à l’homme qui vient de s’arrêter à mes cotés.

"Tybalt, coupe à travers les bois. Et plus vite que ça. Tu rejoindras le gros des troupes plus rapidement."

Il hoche la tête sans demander son reste. Pas besoin d’être un génie pour savoir ce que j’attends de lui et ce qu’il a à faire. Je jette alors un regard à Myria et je lâche, d’un ton neutre, lui tendant une dague que je porte habituellement à la ceinture.

"Si les choses tournent mal vous partez sans vous retourner, c’est compris ? Il vous accompagnera s’il est en état de le faire."

Comme si ça allait tourner autrement. Mais, malgré le peu d’affectation que j’ai pour elle, je ne peux pas me permettre d’agir autrement. Joren serait fichu de m’en vouloir si je me tirais d’un quelconque guêpier et qu’elle non. Enfin, pour le moment, rien n’est encore sûr, je suis peut-être beaucoup trop méfiante.

Je détourne mon attention de ma garce de belle-sœur pour plisser des yeux en direction du groupe qui se rapproche au galop. Et, brusquement, alors que la lune arrive à percer à travers les nuages, je reconnais celui qui est à leur tête. Et bien, au moins, nous sommes fixés, ce ne sont pas des alliés.

Alors que la situation ne s’y prête absolument pas, j’ai un sourire mauvais alors que je souffle, à mi-voix, sans réussir à m’en empêcher.

"Le sale petit bâtard…"

Ils sont nombreux. Plus que nous. Le choc va être rude. Mais au moins, la pluie s’est arrêtée.

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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Sam 16 Jan - 16:54

Assise dans la position la moins douloureuse pour mon exigent postérieur, je continue à divaguer sur mon existence, sur mon avenir, et surtout, sur l'absurdité de la situation présente. Avec une petite escorte, et surtout, ma belle sœur. Sous la pluie. Décidément... Mes réflexions seraient sans fin de toute manière, car je ne pouvais rien changer à ma situation, à part croiser les doigts, implorer les Sept. Mais j'avais toujours préféré ne pas trop compter sur les dieux, leur aide et leur écoute semblant tout de même un peu fluctuantes. Et en l'instant en tout cas, ils ne semblaient pas du tout s'occuper de mon cas. J'étais donc livrée à moi même, surtout à la pluie et à la mauvaise humeur habituelle de ma belle sœur ainsi qu'au mutisme de toute la troupe. Ou encore, au bruit qui se fait entendre. Je ne suis pas sourde, je le perçois tout autant qu'Eren. Sauf qu'instant, j'ose penser tout comme elle qu'il ne s'agit qu'un bruit d'animal dans les bois, ou quelque chose dans le genre. Quelles naïves nous sommes... Je tente de montrer mon assurance et ma détermination, mais je ne peux réellement cacher ma lassitude de toute manière, elle s'en doute déjà bien trop. Ma lassitude, et le fait que je ne me sente pas spécialement dans mon élément, là, en l'instant. Elle l'était sûrement plus, quoi que sa place soit sur un boutre. Elle restait une Fer Née, et moi une Dame du Conflans, avec tout ce qui va avec chacun de ces qualificatifs.

Nous continuons notre route, mais je reste sur mes gardes. Sur mes gardes ? Mais qu'est-ce que je pourrais faire, concrètement ? Dégainer une épée imaginaire que je manierai comme une gauche ? J'allais devoir faire confiance à ceux qui m'accompagnaient, si le danger se confirmait. A ces hommes, encore, ça passait. Mais à elle... Non. C'était tout de même un peu trop me demander. Que croyait Harren ? Qu'un petit séjour avec sa fille aplatirait nos relations ? Il n'était pas naïf, il nous connaissait trop bien toutes deux. N'empêche qu'elle ne pourrait pas non plus laisser le moindre mal m'arriver, la garce, ça lui retomberait dessus. De la part de Joren, et peut être aussi d'Harren. J'espérais qu'on en arrive pas à ce point là... Je tenais à ma vie et à ma bonne constitution. Je sentais que si je continuais à la vivre, ma vie m'offrirait tellement de bonnes surprises, de réjouissances et de bonheur. J'y oeuvrais ardemment.

Le bruit se rapproche, plus fort, plus distinct. Sabots. Pas qu'un cheval. Je ne suis pas experte, mais je ne suis pas sourde non plus. Je regarde toutes les épées se tirer autour de moi, reste de marbre, bien droite dans ma robe, tenant fermement les reines de ma monture. Elle ne semble pas effrayée outre mesure, docile qu'elle est. Il manquerait plus qu'elle ne cabre et qu'elle ne m'emmène je ne sais où. Je laisse Eren faire, appréciant l'obligation dans laquelle elle se trouve de se préoccuper de ma sécurité. Petite jouissance totalement puérile, je l'avoue, et que je cache sans mal. J'attrape d'une main la dague qu'elle me donne. Je n'aime pas que l'on me donne des ordres, mais passons. Je suis sûre que ses paroles partent d'une excellent intention, très sincère qui plus est.

« D'accord. Au pire des cas, nous essaierons de contourner pour rejoindre le camp et amener des renforts.  Et je vous remercie pour la dague. »

Ton froid, neutre. Il manquerait plus que ce merci ne m'arrache pas la bouche. Nos ennemis se profilent devant nous, épées tirées, déterminés à nous réduire en petits morceaux. J'ai l'envie fugace mais bien réelle de fuir, maintenant, tout de suite, sans demander mon reste, pour aller quérir des renforts. Mais je ne ferais pas à Eren le plaisir de lui montrer mon angoisse. Ce n'est pas sa pauvre dague qui va me permettre de me défendre... Mais passons. Tout est dans la beauté du geste... En attendant, je trouve beaucoup moins beau ce qui se profile devant nous. Je serre les dents, tenant à une main mes reines, la dague de l'autre. Mâchoire serrée, regard fixe et sombre. Je glisse à voix basse à l'homme à mes côtés, avec un sourire.

« Je me sens l'âme de découper de la chair de dragon, si seulement on m'avait appris à me servir d'une épée.. »

De la viande à moitié pourrie de sale bâtard. Mais tout était bâtardise, chez eux, de toute manière.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Dim 31 Jan - 17:38


Il n'était plus question de donner des directives. Chacun connaissait sa place, et nous n'en étions pas à notre coup d'essai. Les cavaliers n'étaient pas lourdement équipés, comme à la veille d'une bataille, mais il en était de même pour eux et notre charge avait de quoi les effrayer. Pourtant, ils ne battaient pas retraite, ne bougeaient pas. Un sourire mauvais déforma mes traits, en parfait miroir de celui d'Eren Hoare. J'avalais la distance qui nous séparait d'un galop furieux, me portant au devant du danger. Je savais que ma cadence était rapide, difficile à maintenir même, mais je leur insufflai cette conviction qu'on ne ferait pas de quartier.

Un cavalier solitaire se détacha du groupe ennemi. Mon regard le suivit un temps, peu amène. Je n'eus pas besoin de clamer des ordres pour que trois cavaliers se détachent sur notre droite pour le prendre en chasse. Nous ne pouvions pas nous permettre qu'ils réclament de l'aide, sinon toute la troupe risquait de nous tomber dessus et nous perdrions radicalement l'avantage du nombre.

- Encerclez-les !

Je ne voulais pas prendre le risque que d'autres en réchappent, au risque de dégarnir nos flans et que la charge soit moins puissante... Mais nous couvrions davantage de terrain et harcèleraient bien mieux leurs flans. Notre position ressemblait désormais à un arc de cercle, percé d'une lance frontale, que je menais encore. Nous n'avions pas ralenti la cadence, lances brandies en avant et dans l'attente...

Le choc fut brutal. Le fracas des armes fut bientôt accompagné des râles de mes pairs ou de ceux de mes ennemis. Impossible d'avoir une vue d'ensemble, maintenant que nous étions aux prises avec eux. Ma lance s'était enfoncée dans la gorge du premier venu, en un coup parfait, et suffisant pour que je puisse la récupérer. Ardent ne s'arrêtait pas, piétinant nos adversaires et mordant jusqu'au sang les chevaux adverses qui avaient le malheur de s'approcher de lui. Nous répandions un véritable cercle de mort autour de nous, mais je n'étais pas seul. Mes hommes avançaient au même rythme, à percer et répandre le chaos dans les rangs de nos ennemis en se portant à ma hauteur. Une charge était toujours mortelle pour qui devait l'encaisser sans préparation, mais nous allions bientôt perdre cet avantage quand la mêlée se refermera sur nous. C'était le désavantage d'avoir dégarni nos flans.

Pour autant, je la voyais... Juste là. Une autre femme se tenait à côté de cette chienne, une noble, je présumais. Je pouvais bien tuer la première et capturer la seconde. Il aurait été préférable que je lui fasse subir mille tourments avant de lui accorder ma miséricorde, mais j'étais bien trop pressé d'en découdre. Je tuais tout ceux qui osaient se dresser sur ma route avec une violence inouïe qui puisait sa source dans ma fureur constamment renouvelée à sa simple vue.

- Eren Hoare !

J'avais hurlé avec force, la mettant au défi de m'approcher, de quitter la protection toute relative de ses rangs pour se porter à ma hauteur.

- Es-tu une lâche comme ton père ou oseras-tu me défier ?

Eren aurait même le champ libre, car je fis signe à ceux qui restaient à mes côtés de s'emparer de cette femme qui l'accompagnaient. Qu'elle vienne. Je l'attendais.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Jeu 18 Fév - 16:59

Je me contente d'un bref hochement de tête à la réplique de Myria, tiquant tout de même quand elle me remercie pour la dague et me demandant vaguement si c'est de l'ironie ou pas. Il ne me viendrait de toute façon même pas à l'idée de lui donner une autre arme, ne sachant même pas si elle est capable de s'en servir. Enfin, ce n'est qu'une dame du Conflans, on ne peut pas en attendre grand-chose. Elle a déjà pu faire tout ce chemin à cheval sans geindre, c'est déjà beaucoup.

Mais, connaissant Myria, je sais qu'elle est capable de me surprendre. Bien souvent en mal mais j'avoue qu'elle force l'admiration sur bien des points, même je préfèrerais qu'on m'arrache la langue plutôt que de le reconnaitre à haute voix. Et, sans bien savoir pourquoi, je suppose que je vais avoir un nouvel exemple de ses capacités d'adaptation. Ou mon frère sera veuf. Comme ce serait dommage, n'est ce pas ?

Je chasse cette pensée de mon esprit, préférant me focaliser sur ce qui arrive et je souffle tout de même en direction de la jeune femme, d'un ton calme.

"J'ai envoyé Tybalt. J'ose espérer que ce sera suffisant. Et n'hésitez pas à trancher dans le vif s'ils osent ne serait-ce que poser la main sur vous. S'ils y arrivent en tout cas."

Sinon, ils n'auront que nos cadavres à venir récupérer. Si mourir en soit ne me pose pas tant de problèmes existentiels que cela, j'aimerais autant que ce soit en mer et non pas sur ce chemin détrempé. Et encore moins en sa compagnie. Mais le Dieu Noyé ne semble pas vouloir me laisser le choix de mes combats, donc, autant garder la tête haute et affronter ce qui arrive de mon mieux.

Et, surtout, quand je reconnais ce qui arrive, impossible de faire autrement. Je préfère encore crever sur place que lui laisser la moindre satisfaction quant à l'échange que nous allons avoir, quelle soit la façon dont il se finira. La première vague d'hommes s'avance, prête à faire bouclier entre nous et l'ennemi. Et l'attente ne dure guère. Voilà que le fracas des sabots laisse place à un autre bruit qui me plait déjà plus.

Les épées s'entrechoquent bruyamment, j'entends les râles des premières victimes et, dans la mêlée, impossible de savoir s'il s'agit de mes hommes ou des siens. Au fond, cela importe guère, ils ont clairement l'ascendant et se rapprochent dangereusement. Et voilà qu'il m'invective alors que nos regards peuvent enfin se croiser malgré l'obscurité. Je suis restée à distance, attendant de voir s'il valait vraiment la peine d'entrer dans la mêlée pour aller droit vers le massacre ou s'il ne valait pas mieux gagner du temps pour que Tybalt revienne et les prenne à revers.

Je souffle alors, en direction de ma belle-sœur dont je suis restée toute proche.

"Soyez heureuse, vous allez peut-être assister à ma mort en chair et en os. Voilà qui devrait illuminer ce morne voyage non ?"

Je jette un regard en direction des hommes qui entourent Myria et j'ai un bref hochement de tête, reprenant mon souffle. Qu'ils la protègent jusqu'au bout, qu'elle le veuille ou non. Et je descends de mon cheval, mon sourire se faisant plus large alors que je m'avance tranquillement, mon épée en main et que j'ignore totalement ses hommes dont je sens le regard peser sur moi.

"Et toi semi-dragon, viendras-tu jusqu'à moi ou tu préfères m'envoyer tes hommes ?"

Je me rends compte que le silence s'est fait total ou presque. A croire que personne ne s'attendait à ce que je réagisse comme ça. Je continue de marcher, le menton relevé et je m'arrête à quelques mètres à peine de lui.

"Alors, je t'attends. Que je te montre ce qu'est la lâcheté chez les Hoare."

Et puis, j'ajoute, d'un ton narquois, sachant pertinemment que son sang ne va faire qu'un tour.

"Et que je vois si tu couines comme ton frère ou plutôt comme ta sœur. Dans les deux cas, ce sera charmant, j'en suis persuadée."

Bien, je devrais réussir à gagner un peu de temps.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Sam 27 Fév - 18:06

[HJ] : Désolée c'est pas très constructif

Je prends la dague bien en main, la regarde. Qu'est-ce c'est ridiculement petit, une dague. Au corps à corps, avec un coup bien placé, je dois pouvoir la planter dans le ventre de mon agresseur si l'on vient s'en prendre à moi... Mais soyons réalistes, il me tranchera la tête bien avant. Son épée étant plus longue, il peut m'atteindre plus rapidement, avec plus de distance, alors qu'il faudrait que je sois tout prêt pour pouvoir l'atteindre. Ou alors, je peux la lancer ? Oui. Rien ne me dit que je réussirai mon coup, et si je rate elle tombe à terre. Aller la récupérer, on oublie. Et franchement, je n'ai aucune idée de si j'arriverai ou non à lancer ça. On ne m'a pas formé à cela, moi. Je regarde donc les silhouettes massives de nos ennemis juchés sur leurs montures se profiler à travers l'ombre tout en essayant de trouver comment je pourrais utiliser le don de ma belle sœur. Bien sûr, c'est pour faire bonne figure qu'elle me l'a donnée, elle se doute bien que ce n'est pas vraiment cela qui va me sauver la vie. Savoir que mon existence dépend désormais entièrement des capacités des quelques gardes autour de moi m'insupporte, mais passons. Je n'ai aucune envie d'être comme ma belle sœur, vulgaire et bourrine. Je vaux mieux que cela, bien que je dois reconnaître qu'elle a ses forces non négligeables.

J'acquiesce, à ses paroles. Pas la peine de me le préciser, je me battrai becs et ongles si quelqu'un ose poser la main sur moi. Pour l'instant, j'espère que les hommes autour de moi sauront me défendre contre les canailles qui viennent à notre rencontre.

« Bien entendu. Il nous faut gagner le plus de temps possible, quoi qu'il en soit. »

Orys Baratheon... Le bâtard va donc se mesurer à ma très chère Fer-Né de belle sœur. Je dois avouer que malgré toute la haine que je lui porte, ce serait un très grand bonheur de la voir découper le demi dragon. L'inverse me plairait moins... Oh, sur le coup, si, assister à la mort d'Eren ne peut entièrement me déplaire... Seulement, si lui et ses hommes s'occupent d'elle, je crains de n'en ressortir en meilleur état. Il est en tout cas fort amusant de la voir contrainte de se soucier de ma sécurité.

Je sens ma monture s'agiter lorsque les premiers bruits du combat se font entendre. Je regarde les premiers mourants de loin, sans ciller, calmant doucement la bête. J'esquisse un sourire vers ma belle sœur.

« Voir mourir ce bâtard l'illuminerait encore plus ; mais ne croyez pas que je tiens à vous pour autant. »

Oh, s'ils pouvaient y laisser leur peau tous les deux... Ca serait parfait, oui. Je la regarde, immobile, muette, descendre et s'avancer en narguant le Baratheon. Bâtardheon. Oh oui, c'est bien ça, comme surnom. J'adopte. Je lâche un petit rire à peine audible. Oh oui, son frère couinait bien... Je ne vais pas me faire remarquer en y allant de ma remarque personnelle, attirer l'attention sur moi m'attirerait de même les ennuis. Autant laisser les deux sur ma belle sœur, pour l'instant. Je souffle à l'oreille du garde à mes côtés.

« Si le combat dégénère et tourne en sa défaveur, nous nous éclipsons pour rattraper Tybalt. »

Et Joren, surtout. Tybalt doit avoir maintenant trop d'avance pour que nous puissions le rattraper, et j'ose espérer que nous allons écraser ces pourritures.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Dim 6 Mar - 18:07


Eren me surprenait. En plein cœur de la mêlée, la fille du parjure décidait de mettre pied à terre pour m'affronter. Je serrai les dents et la détaillai avec animosité. Je n'avais pas envie de lui octroyer ce droit sur moi, à se battre à arme égale alors qu'ils s'étaient comportés comme des lâches depuis le début. La voir face à moi ravivait des souvenirs bien douloureux. J'étais pressé d'en découdre et de faire tomber cette première tête, pour porter un coup dur au Noir. Et la femme qui était derrière elle, encore à cheval... Qui était-elle ? Les deux femmes parlaient entre elles, et j'imaginais sans mal qu'elle avait de l'importance, voir même qu'elle pouvait faire partie de leur charmante famille... Un sourire mauvais se grava sur mes traits alors que je réfléchissais déjà à quel sort lui réserver.

Mais Eren attira mon attention en premier, par ce sobriquet que j'avais déjà eu maintes fois l'occasion d'entendre à Peyredragon ou à Goeville. Me faire traiter de bâtard ne m'émouvait que peu, Baâl avait eu trop tendance à m'insulter de tous les noms pour que cela puisse encore m'affecter. Je m'emparai de Revanche encore dans mon dos, délaissant ma lance pour mettre pied à terre. Ardent renâclai, l'œil fou. Le destrier était si vindicatif que personne ne tentait d'approcher, surtout depuis que j'étais au sol.

- Je les aurais bien laissé te passer dessus, traînée, mais je préfère me charger de ton cas moi-même.

Cette scène était totalement invraisemblable. Elle avançait vers moi, avec cet air de défi dans le regard. Ce brin de femme qui devait presque faire deux têtes de moins que moi se croyait en terrain conquis. J'avais une furieuse envie de lui rire au visage, alors que mes deux mains étaient refermées sur la garde de Revanche. Cette lame était immense, et je me demandais un instant si elle ne la dépassait pas même en taille...

Mais non, cette demi-portion n'était pas une lâche et m'en fournissait la preuve. Ce n'est pas pour autant qu'elle allait gagner mon respect. Je lâchai, sur un ton vindicatif, en réduisant la distance qui nous séparait à peau de chagrin :

- De toute évidence, le Noir a engendré des imbéciles pour lui succéder !

Ce qu'elle lâcha ensuite au vent réussit à me mettre immédiatement en rage. Mes traits se déformèrent sous la haine que j'éprouvais pour sa famille. Et cette garce qui riait en fond... Cette fois-ci, il n'était plus question d'un tournoi amical et de parlementer d'une paix illusoire... Je pouvais rattraper le temps perdu, personne ne nous empêcherait de mettre un terme à cette mascarade. J'hurlai ma colère, qui déchira le silence autour de nous comme un coup de tonnerre. J'abattis mon épée sans tarder sur son frêle corps. J'allais la tuer. Je renverrais sa tête dans un panier à son père... Mais la haine était mauvaise conseillère en plein combat. Je fouettais l'air sans la toucher. Seulement, j'étais subitement bien plus proche de cette spectatrice au rire acéré... Je ne me privais pas de faucher les pattes de sa monture pour la mettre à terre, la bête poussant un cri déchirant qui se mêla aux autres des guerriers et bêtes en plein combat. Je lui aurais tranché la tête dès qu'elle aurait touché le sol si la fille de parjure ne s'était pas enfin décidée à m'attaquer. Je bloquai son coup, avec un sourire mauvais.

- Je reconnais que tu as de l'audace... Mais tu ne fais clairement pas le poids !

Je la repoussai avec force, et profitai de son déséquilibre pour porter un nouveau coup circulaire. Autour de nous, tout n'était plus chaos. Une flèche me siffla à l'oreille, que j'ignorais. J'occultai tout pour ne me concentrer que sur ma cible : Eren.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Mer 9 Mar - 19:39

Je crois bien que c'est la première fois que j'ai l'impression de m'entendre à mi-mots avec Myria. Comme quoi, peut-être faut-il simplement être sur le point de mourir pour que cela arrive. Enfin, j'espère que ce n'est pas le cas et que je pourrais de nouveau la haïr cordialement une fois ce petit intermède passé.

"Gagner du temps, c'est exactement ça."

Au reste de ses propos, je laisse filer un rire avant de secouer la tête, mon attention reportée sur nos ennemis.

"Vous êtes trop aimable. Mais le contraire m'aurait presque déçue."

Je descends alors de ma monture, la tête haute, défiant du regard qui oserait m'approcher. J'ai toujours fonctionné comme ça et ce n'est pas ce petit bâtard ou ses acolytes qui vont y changer quoi que ce soit. Je laisse échapper un rire aux propos du Baratheon, haussant les épaules, la mine faussement nonchalante.

"Je ne suis pas sûre que tu sois capable de me maitriser pour me passer dessus. Mais je ne m'attends pas à grand-chose venant d'un demi-dragon."

Il se rapproche, son attention entièrement portée sur moi. C'est exactement ce que je veux. Et je souris à ses propos. Inutile de lui répondre quoi que ce soit, ce que j'ai à lui dire est bien plus intéressant. D'autant qu'il réagit exactement comme je l'imagine. Pour mon plus grand plaisir. Il laisse la rage le gagner et semble perdre petit à petit son contrôle. C'est comme ça qu'il me rate largement et je m'attends à ce qu'il essaie à nouveau. Je me campe sur mes positions, Vorace bien en mains et je l'attends, la mine bravache.

Mais je ne m'attends pas à son attaque sur Myria. Je réprime la flopée de jurons qui me vient à l'esprit mais je n'ai pas le temps de voir s'il a réellement causé de dégâts que je préfère me jeter sur lui avant qu'il n'ait le temps de vraiment la blesser. Quelle drôle d'idée ai-je là, je pourrais lui laisser trancher la gorge de cette garce et probablement le remercier pour ça. Mais non. Si quelqu'un doit le faire, ce sera moi et pas un petit bâtard que je n'ai même pas envie de mépriser.

Il est plus fort que moi, je ne vais pas me leurrer, mais je me sais assez vicieuse pour tenir bon et peut-être même pour lui asséner quelques coups qui lui laisseraient ma marque. A sa réponse, je crache dans sa direction et je souffle, d'un ton sec.

"Ne te surestime pas demi-dragon. Tu n'es pas le seul à avoir commis cette erreur."

Plus rien d'autre ne compte que l'homme qui me fait face. J'entends les combats, les épées s'entrechoquer, les hurlements mais tout cela m'importe peu. Je veux le faire saigner, quitte à en crever. Et je sais que mon regard doit traduire sans difficultés ce sentiment. Mais il me repousse avec force et je manque de tomber. Bien évidemment, il ne rate pas l'occasion et je sens son épée passer à quelques centimètres de mon visage à peine. Je souffle et je fais un bond en arrière avant de brandir Vorace dans sa direction. Elle ripe sur sa cotte de mailles et je réprime un nouveau juron avant de tourner autour de lui. Il faut que je sois rapide, c'est la seule chose qui peut me sortir de là. Et que je garde mon sang-froid, contrairement à lui.

Je prends une nouvelle inspiration et je me précipite à nouveau sur lui dans un hurlement, en espérant à toute force que le Dieu Noyé guidera mon épée.


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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Ven 25 Mar - 21:48

Eren et moi, forcées de nous entendre devant l'adversité. Cela me faisait mal au cœur, mais je savais aussi très bien que si c'était le meilleur moyen de sauver ma peau, je n'hésiterai pas un instant à laisser ma belle sœur à la mort pour m'enfuir avec ce qu'il nous resterait. J'espérais tout de même ne pas en arriver là ; je sais très bien que si perdre la Fer-Né me ferait doucement sourire en cachette, il n'en serait pas de même pour mon mari et mon beau père. Celui ci d'ailleurs, devrait sûrement bien apprécier la situation s'il savait que nous étions contraintes de nous mettre sur la même longueur d'onde et nous entraider... Cela parviendra à ses oreilles sans aucun doute. Pour le moment, il fallait s'en sortir. Je ne doutais pas un seul instant des capacités de ma belle sœur, mais de mon côté, je n'aimais guère me sentir aussi démunie et vulnérable. J'étais faite pour nager parmi les requins, mais  ceux à la langue acérée plutôt qu'à la lame. Chacun ses capacités ; Joren et moi étions complémentaires, en ce sens. C'était notre force. Seulement, je n'en menais pas large en l'instant, ce qui me déplaisait fortement. On ne m'attaquait pas directement, le bâtard s'étant jeté sur Eren, cependant, mon égo, lui, était clairement blessé par cette faiblesse. Si on m'attaquait, je répliquerai comme je le pourrais, je me connaissais. Je fondrai bec et ongles sur mon ennemi, seulement, celui ci serait beaucoup mieux armé et entrainé que moi... Oui, vraiment, si l'on venait à ce point là, mieux valait la fuite.

Pour l'instant, me faire discrète. La meilleure carte que je puisse jouer, qui me permettait en outre de profiter du spectacle à l'écart. Cette tactique valait jusqu'à ce que le combat vienne de lui même à ma rencontre... Mon regard reste de glace et ma figure de marbre alors que je vois l'attention du bâtard se poser sur moi. Je tente d'esquiver son coup d'épée, mais ce n'est même pas nécessaire ; il ne m'était pas destiné. Pas directement. Je chute, roulant volontairement sur le côté pour amortir le coup, mais me relève bien vite. On ne piétinne pas son égo bien longtemps à se rouler dans la terre humide. Remarquez, un peu plus un peu moins... Le sang de ma monture tâche déjà ma robe, tandis que quelques gouttes parsèment mes mains nues et mon visage pâle.

Reculant encore pour me fondre avec quelques arbres qui bordent le chemin, je reporte vite mon attention sur le combat. Guettant son évolution, guettant la meilleure option qui s'offrait à moi. Eren avait encore largement de quoi gagner, mais je devais me préparer à prendre la fuite. Au cas où. Soyons prudents, soyons préventifs. Je regarde autour de moi ; oublions ma monture. Pourtant, il m'en faudra bien une... Le dénommé Tybalt se coule rapidement à mes côtés, toujours sur sa monture, intacte. Je murmure :

« Tenez vous prêt. S'il prend le dessus sur elle, vous me faites monter avec vous et nous partons. Je ne peux prendre aucun risque. »

Il acquiesce docilement, alors que je me baisse pour ramasser la dague d'Eren qui m'a échappé des mains durant ma chute. Oh, qu'est-ce l'envie d'en faire usage me démange...
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Ven 1 Avr - 0:14


Etrange d'entendre les remontrances proférées par Baâl dans la bouche d'un ennemi notoire... Je me rendis compte à quel point le maître d'armes m'avait finalement préparé à ce type d'éventualités, pour garder mon sang-froid et ne pas commettre d'erreurs grossières au cœur de la mêlée à cause de quelques provocations. Sauf que, face à Eren Hoare, je voyais déjà rouge et laissais cette fureur s'exprimer à son plein potentiel. Rien ne pourrait me combler davantage que d'avoir sa tête en trophée pour l'envoyer au parjure. Je lâchai un rire mauvais. Ce petit brin de femme était si confiante en ses capacités alors qu'elle devait bien faire une tête et demie de moins que moi, si ce n'est deux.

- Et à quoi devrais-je m'attendre venant d'une demi-portion ?

J'entendais l'écho de la bataille, sans pouvoir estimer si nous parvenions à prendre le dessus ou, si au contraire, nous perdions du terrain. J'avais donné mes ordres avant de me jeter dans la mêlée, et une fois cela fait, plus rien ne m'arrêtait. Il n'était pas question de faire machine arrière alors que nous tenions là une occasion en or d'en découdre avec cette catin. Et cette femme à ses côtés... L'étau se resserrait alors que mes hommes se rapprochaient d'elle pour lui bloquer la voie, dans l'intention ferme de la capturer.

Je n'eus pas le temps de déterminer le résultat de mon attaque sur son destrier qu'il me fallait déjà faire face à la furie sanguinaire. Elle était habile et plutôt leste, à tournoyer pour trouver une faille dans ma garde. L'hargneuse cracha au sol et souffla, m'arrachant un sourire provocateur.

- Viens me le prouver.

Mon sang bouillait dans mes veines, à mes tempes. Je me sentais gagné par la frénésie des combats qui m'entouraient, galvanisé par ce chant et cette odeur de mort, souhaitant à mon tour jouer de ma partition. Elle m'en donna rapidement l'occasion. Je la repoussai et la ratai de peu dans ma riposte, lui laissant l'occasion de se glisser sous ma garde pour venir au plus près. Je n'eus pas le temps de mettre la main dessus qu'elle s'écartait déjà, bien plus mobile et vicieuse. J'avais l'impression de livrer un combat à une bête sauvage, qui n'attendait qu'une faiblesse pour me sauter dessus. Elle se ruait vers moi en hurlant à plein poumons, et je grondai en la réceptionnant. Ma lame remonta dans un coup ascendant, dans un revers partant sur son flanc. Elle n'eut pas le temps d'arriver au contact, pas assez rapide, avant de se faire faucher et renverser au sol. Le coup avait porté, bien moins violemment que je ne l'aurais voulu, mais à défaut de lui avoir entaillé une jambe jusqu'à l'os, l'estafilade était suffisamment douloureuse pour la freiner dans sa course. Qu'elle essaie encore de charger comme une furie pour voir...

Je m'approchai d'elle pour finir le travail, l'épée brandie à hauteur. Je n'entendais pas les cris d'avertissement et l'agitation soudaine qui convulsait les rangs, désormais si proche d'en découdre avec elle.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Jeu 14 Avr - 13:07

Je ne saurais dire pourquoi cette situation m'amuse. Peut-être parce que je peux enfin laisser libre cours à mon instinct naturel et que je peux me jeter dans l'action sans même avoir à réfléchir plus en avant, que je n'ai pas à étudier la stratégie à tenir.
Les faits sont là, nous sommes moins nombreux qu'eux et, à moins d'un miracle, nous n'aurons jamais l'ascendant. Il faut juste tenir bon suffisamment longtemps pour que les renforts arrivent, en espérant qu'ils le fassent à temps. Passé cette constatation et dans la mesure où il est hors de question de fuir la queue entre les jambes, je n'ai plus qu'à attaquer.

J'ai donné les instructions concernant la catin qui me sert de belle-sœur, autant qu'elle s'en sorte même si le fait de la voir molestée par les hommes du demi-dragon ne seraient pas totalement pour me déplaire, autant le dire tout de suite. Mais elle saura quoi faire, elle n'est pas idiote et n'aura surtout aucun scrupule à m'abandonner à mon sort. Alors, j'affronte le Baratheon la tête haute, ne prêtant pas attention au fait qu'il est plus grand que moi, bien plus grand d'ailleurs, comme la plupart des hommes que je côtoie. Voilà bien longtemps que c'est un paramètre que je ne prends plus en compte sinon je n'aurais plus qu'à m'engoncer dans un corset et à faire le dos rond en pondant des héritiers.

"Tu dois t'attendre à tout demi-dragon. Au pire surtout. Ne crois pas que Westeros t'appartient, ce ne sera pas le cas tant qu'il nous restera un souffle de vie."

Je lui jette un regard de défi, ignorant totalement les fracas des épées qui s'entrechoquent autour de nous. Peu m'importe l'issue de cette échauffourée, je ferais tout ce que je peux pour qu'il garde un souvenir marquant de notre petite rencontre. Et, quand il m'interpelle en réponse à mes propres provocations, je lui décoche un large sourire avant de souffler, narquoise.

"Oh mais avec plaisir."

Mais je ne fais pas attention à mes propres défenses alors que je me précipite sur lui, si j'ai l'effet de surprise avec moi, il se reprend bien vite et je sens la lame de son épée s'enfoncer dans ma cuisse.
Je laisse échapper un feulement de douleur alors que je pose ma main dessus pour la relever et la fixer quelques secondes. Elle est poisseuse de sang mais je n'ai pas l'impression qu'il ait touché une artère. Si c'est le cas, je ne tiendrais pas debout bien longtemps mais peu importe. Sentir mon sang couler, entendre les cris autour de moi ne fait que m'exciter d'avantage et, quand il se rapproche de moi pour m'achever, je lui crache dessus à nouveau avant de rouler sur le coté. L'épée me rate de peu alors qu'elle touche le sol dans un bruit sourd.

Je me rends alors compte que les cris autour de nous ont redoublé en intensité, comme si d'autres personnes nous avaient rejoints. Ou alors c'est qu'ils sont encore plus bruyants que je ne l'aurais cru. Et, alors que j'ai le souffle court, je ne m'en préoccupe pas, profitant de la position qu'il tient pour bondir sur lui. Mais c'est sans compter sur ma blessure à la cuisse, plus profonde que je ne l'aurais cru. Je manque de chuter et je m'accroche tant bien que mal dans son dos, lâchant mon épée pour m'accrocher fermement à lui, les deux bras autour de son cou. Je ne serais bien évidemment pas capable de l'étrangler mais, déjà je repère sa gorge, une des rares parties de son corps qui ne soit pas recouverte par une pièce d'armure, prête à y planter mes dents pour lui faire aussi mal que possible.


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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Dim 1 Mai - 21:51



❝LE PREMIER CHOC N'EST JAMAIS SANS DOULEUR...❞
Peyredragon vs Hoare
Son cheval renâclait le sol, la colonne était trop lente, il regardait la petite troupe avancer avant de faire volter son cheval pour revenir à la tête de ses hommes. Il devait faire vite, mais il n’était pas évident de cavaler lorsque la nuit venait vous étreindre, surtout pour des cavaliers. Un simple trou pouvait faire chuter une monture, non, même si cela lui en coûtait, il fallait y aller doucement, que le Prince soit maudit de son empressement. Lentement, mais sûrement pourtant, la petite troupe avançait bon gré mal gré. Alors qu’ils arrivaient à grimper une colline, Crispian entendit clairement le son caractéristique de l’écho d’une bataille et il éperonna sa monture, bientôt suivit par les lieutenants des mercenaires et enfin, il vit.
La lune aidant, il pouvait voir les éclats de fer, le tumulte d’une escarmouche sanglante, mais surtout, une lente agonie pour certains. Clairement, il pouvait voir des forces encercler une autre et le Celtigar jura, sachant parfaitement qui était en train de se faire encercler. Un de ses lieutenants le remarqua aussi et fut surprit que la retraite ne soit pas sonnée, mais Crispian ne dit rien, serrant dans ses gants les rênes de son cheval… Bien évidemment qu’il n’y avait pas de retraite, vu que Orys devait être au cœur de la mêlée sans aucun regard sur l’ensemble de la bataille. C’était bien là le souci avec les généraux en première ligne, ils ne pouvaient pas clairement gérer la bataille une fois au cœur des combats, un général à l’abri lui pouvait fort bien donner des ordres, contre-attaquer et porter alors le coup final… L’inconvénient, c’était que les hommes n’aimaient pas vraiment un général à l’abri… Un général en première ligne par contre, c’était autre chose. “Que vos hommes se mettent en position le plus rapidement possible... Une formation en losange.” Un homme hocha la tête avant d’aller voir la troupe.

Que faire ? Devait-il continuer, aider, rentrer dans la mêlée et combattre ou alors tenter de percer la troupe ennemie et obliger Orys à partir ? Allait-il écouter au moins ? Il était aussi têtu qu’un âne. Il soupira légèrement et siffla entre ses dents, en tout cas pour l’instant, personne ne semblait voir la troupe. Réfléchit Crispian, non, il y avait trop d’ennemis, s’il rentrait juste pour combattre, il y aurait un baroud d’honneur et puis après ? Capturé ? Tué ? Rhaenys ne pardonnerait jamais au Lord Celtigar de laisser Orys se faire, prendre ou tuer. Non, le choix était fait alors même que ses hommes étaient en formation, étant donné sa place, il se dirigea au centre de la formation, dégainant sa lourde hache de guerre en acier valyrien. “Écoutez moi bande de bâtards, ne rompez pas la formation avant l’impact et ensuite faite en sorte d’ouvrir une voie pour la retraite.” Les hommes ne dirent rien, au pire pouvait-il deviner des sourires carnassiers, ils avaient hâte d’en découdre et finalement, leur envie fut communicative, car Crispian beugla l’ordre de marche. D’abord au trot, la formation ne fit pas un bruit lorsqu’elle descendit la colline, au moins, le chaos que provoquait son prince avait cet avantage, ils étaient tous avides de sang et ne s’occupaient plus du reste, il y avait juste à espérer que d’autres renforts du Conflans ne déboulent pas car sinon…
Ce fut d’abord comme un grondement, la mêlée qui s’était faite entre les hommes d’Orys et ceux des Hoare ainsi que leurs renforts ne le perçurent pas, trop de fracas, de cris, mais par contre, ceux à l’arrière, ils sentirent leurs jambes trembler, remonter leurs colonnes vertébrales, un signe oui, le sol tremblait. Un homme se retourna avant de hurler en voyant les lames étincelantes, trop tard pour donner l’alerte, l’impact fut fracassant et déjà, le losange se disloqua, chacun essayant de prendre un adversaire, aidé par le canasson pour apporter plus d’impact. Longue-Nuit, elle faisait son office, l’acier valyrien chantant de façon lugubre, tranchant les os comme du papier.

Taillant, parant, tranchant, Crispian regardait à droite et à gauche pour apercevoir son prince, du haut de sa monture, il le vit enfin, aux prises avec une femme et visiblement, la garce avait le dessus. Il démonta afin d’avoir plus de facilité à combattre, sa hache n’étant pas l’outil idéal pour un cavalier surtout une fois dans la mêlée. Un adversaire se présenta à lui en beuglant et le Celtigar eu un sourire condescendant, ce n’était certainement un gueux qui allait le tuer en face-à-face. De la hampe de sa hache, Crispian frappa dans le torse de l’homme qui s’arrêta net, grimaçant de douleur avant de voir l’éclat valyrien lui fendre le crâne en deux dans un magma de cervelle et de sang, un son humide s’échappant de sa bouche déformée. Sans s’arrêter pour voir le travail de Longue-Nuit, Crispian se fraya un chemin jusqu’au combat opposant son prince à la jeune femme et il fut alors le plus discourtois, possible, agrippant la tignasse de cette femme, il l’arracha de son emprise sur Orys et la projeta sur plusieurs mètres dans le chaos de la bataille non sans une coupure net à la joue qui le fit sourire.
Il posa son gantelet sur la coupure et sentit le picotement de la blessure. La garce l’avait saigné, il n’avait pas vu le coup partir, un bout de femme véloce. “La garce ! Plus qu’un vagin, elle a des crocs ! Haha !” Il se tourna vers son prince et l’aida à se relever. “Mon prince, loin de moi, l’idée de…” Il fut interrompu par un ennemi, s’abaissant au dernier moment, il lui faucha les jambes dans une gerbe de sang avant que Crispian se relève. “Je disais donc, nous devons partir, nous n’avons plus l’effet de surprise et l’ennemi est renforcé, si nous restons, nous allons tous y passer et je ne veux pas que la reine apprenne ma mort, je suis tellement précieux pour elle.” Il avait dit ça avec désinvolture alors que ses hommes arrivèrent, essayant de dégager un chemin, mais cela n’allait certainement pas durer.

© Pando
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Lun 16 Mai - 18:54


Je grognai, avec mécontentement. A l'écouter, nous étions les envahisseurs et eux ne faisaient que se défendre. Qui croyait-elle convaincre avec un discours pareil ? Nous savions très bien à quoi nous en tenir, et à chaque fois que mon regard croisait les siens, je visualisais à nouveau les corps inertes et incomplets de nos dragons et nos ainés. Eren Hoare était l'incarnation même de cette vengeance que je souhaitais ardemment. Il n'était pas question de reculer avant d'avoir sa tête sur le fil de mon épée.

Je lâchai avec véhémence, lui crachant presque à la figure :

- Westeros n'appartient pas davantage aux oppresseurs qui persécutent la Néra... Justice sera entendue !

La garce avait le sang chaud, répondant à la moindre des invectives avec hargne. Nous avions tout deux ce besoin viscéral d'en découdre au plus vite. Un sourire satisfait me vint naturellement tandis que mon coup portait, lui arrachant un feulement de douleur. La vipère se débattait encore, et il était temps pour moi d'en finir. Je m'approchais pour en finir avec elle, mais elle se déroba d'une roulade et ma côte n'essuya que son crachat, de sang et de salive. Mes traits se déformèrent dans une expression mauvaise. Ma lame souleva une motte de terre, et rien d'autres. Je me retournai le plus rapidement possible pour l'intercepter alors que je la sentais se couler dans mon dos. Je m'attendais à essuyer sa lame, et non ses crocs. Ce poids sur mes épaules me décontenança rapidement, et à force de ruer, je risquais davantage de nous renverser tout deux sans plus d'espoir de la frapper maintenant qu'elle avait pénétré ma garde. Je tentais vainement de la dégager en cherchant à lui asséner un coup dur avec mon gantelet de fer, mais la furie me prit au dépourvu en cherchant ma chair, lâchant sa propre lame au sol pour mieux planter ses crocs. J'étouffai un cri de douleur, le sang coulant avec abondance depuis la plaie qu'elle venait de m'infliger. Je me rejetai en arrière, entraîné par nos poids directement vers le sol où la mêlée continuait. Pour autant, le supplice ne dura pas longtemps avant qu'on ne la dégage proprement, la tirant en arrière... Je jurerais que la garce venait de m'arracher un bout entier de chair.

Je repris difficilement mon souffle. Je n'avais pas le temps de vérifier les dégâts, me retournant en toute hâte pour faire face à un nouvel ennemi... Je reconnus le propriétaire de ce rire bien avant de l'apercevoir. Je soufflai, sous le coup de la surprise autant que du soulagement en brandissant ma lame.

- Crispian.

Que faisait-il ici ? Les rangs commençaient à se resserrer autour de nous, et je distinguais bien moins de visages amicaux que plus tôt. L'étau se refermait lentement, et les deux chiennes avaient maintenant de solides soutiens à leurs côtés pour protéger leurs arrières. Je me positionnai à ses côtés, dos à dos pour leur faire face, tandis qu'il fauchait un audacieux venant s'opposer à lui.

- Aide moi à en finir avec... Partir ?

Je fronçai les sourcils, décontenancé par cette perspective. L'effet de surprise... Cela faisait un moment que nous n'en jouissions plus. Et ce cavalier solitaire qui était parti prévenir d'éventuels renforts, personne n'avait pu l'arrêter à temps ? Je jurai à voix basse, refusant de me rendre à l'évidence.

- Je ne partirais pas sans la tête de cette chienne d'Hoare !

Elle était à portée, comme jamais elle ne le serait à nouveau. J'oubliais l'idée de faire de cette autre femme un otage, mais pas de mettre un terme final à la vie du rejeton du parjure. Si nos troupes tenaient, rien qu'une dizaine de secondes supplémentaires... Cela me suffirait. Elle était quelques mètres plus loin, pratiquement hors d'atteinte, mais encore à terre. Je me retournais pour apercevoir Ardent du regard, le fier destrier noir se cabrait tout proche, jouant de ses sabots pour faire le net autour de lui. La brave bête avait tenu sa position, comme tout cheval de guerre digne de ce nom. Je me retournai pour le rejoindre en quelques foulées, même s'il me fut plus fastidieux que prévu de me remettre en selle vu son état d'affolement. Plutôt que de m'en servir pour faire retraite avec les hommes de Crispian, je jetai l'étalon en avant pour piétiner proprement Eren Hoare, repoussant quelques ennemis qui se dressaient sur ma route en faisant jouer de ma lame. J'étais sur un cheval rendu fou, avec la rage au ventre.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Sam 21 Mai - 14:39

Qu'il grogne donc, qu'il s'énerve, je n'en ai cure. Tout comme je n'ai cure de ces dragons, de ces étrangers qui se croient dans leur bon droit. Si Westeros n'est pas à nous, elle leur appartient encore moins, quoi qu'il en dise. Et, à sa colère je réplique, avec un sourire mauvais.

"Vous n'êtes que des hypocrites. Assumez d'être des envahisseurs, des voleurs de terres. Vous êtes des étrangers, rien de plus et vous n'avez pas plus de droits que d'autres ici."

Et je crache au sol avant que le combat ne reprenne de plus belle. S'il est plus fort que moi, s'il pourrait sans peine me mettre à terre. Mais c'est sans compter cette rage qui me fait tenir debout depuis toujours. Je lui bondis dessus sans hésiter alors que je me rends compte que c'est probablement la seule option dont je dispose au vu de ma blessure et de sa carrure. Ou alors, c'est instinctif, irréfléchi et certainement stupide, d'autant que je me suis débarrassée de mon épée pour mieux affermir ma prise.

J'ai un grondement de satisfaction quand je plante mes crocs dans son cou. Ca ne m'avancera à rien mais je tiens à ce qu'il garde une marque palpable de notre petite rencontre, quelle que soit la façon dont elle finira. Que son sang coule et s'il peut en crever ce serait encore mieux. Mais, alors que je m'apprête à arracher un bout de chair, mes dents claquent brusquement dans le vide. Et je sens qu'on me tire en arrière.

Dans un réflexe, j'attrape la dague que j'ai encore à la ceinture et je tape dans le vide, un peu hasard, heureuse de sentir que ma lame touche la chair. Pourtant, aucune réaction. Soit j'ai mal visé, soit l'adrénaline joue bien son rôle. Peu m'importe à dire vrai. Tout ce qui compte c'est que je viens de valdinguer à plusieurs mètres et que je suis un peu étourdie. Ma blessure à la cuisse s'est faite très douloureuse au moment où j'ai touché le sol et j'ai du mal à me relever. Mes jambes tremblent et pour un peu, je dirais que j'ai vraiment mal.

Je prends une inspiration, puis une autre, fermant les yeux un instant pour essayer de reprendre mes esprits alors que j'ignore les propos de l'inconnu. Qu'il dise ce qu'il veule, je m'en moque, mais s'il continue et que je suis en état, je lui planterais ma dague là où il pourra vraiment sentir la douleur.  En tout cas, je ne sais pas ce qu'il lui raconte, je suis occupée à boitiller jusqu'à récupérer mon épée. Et je suis déjà à bout de souffle. Je vois nos hommes se regrouper autour de moi mais je n'y prête pas attention, toute focalisée que je suis à observer le bâtard. Je suis curieuse de voir ce qu'il va faire, j'avoue.

Il me cherche du regard et mon sourire réapparait, encore plus mauvais. Oubliée la retraite, je ne fais même pas attention aux renforts qui arrivent, sans savoir s'ils sont de notre camp ou de l'autre. Ca n'a pas la moindre importance. Tout ce qui compte c'est l'homme qui me regarde avec une rage semblable à la mienne, une de celle que l'on trouve rarement, et qui peut mener à la victoire… ou à la mort.

Je souffle alors, dans un murmure, sans le quitter des yeux.

"Amène toi demi-dragon, qu'on en finisse.>/b>"

Je ne bouge pas alors que je vois son cheval se précipiter vers moi. Mais c'est sans compter sur mes hommes qui n'ont bizarrement pas envie de me voir piétinée sous leurs yeux. Et l'un d'eux se précipite vers moi, m'attrapant par le bras sans me laisser le choix et me hissant sur sa monture. Je l'invective, je l'insulte, je le frappe mais rien n'y fait. Il reste de marbre et me souffle alors que le Baratheon se rapproche de plus belle.

"Princesse, il est temps de savoir quand il faut cesser le combat pour être capable de le mener à nouveau. Et c'est maintenant."

Il a raison mais je n'en ai cure. J'ai envie de sauter de là et de planter mon épée dans sa gorge ou je ne sais où. Je veux le voir crever à mes pieds mais il semblerait qu'on ne nous laisse pas la chance de nous affronter à nouveau.


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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   Lun 11 Juil - 12:04


Je voulais lui arracher ce sourire de suffisance du visage. Je n’étais plus qu’un chien enragé qui cherchait à mordre en représailles, à laisser la frénésie prendre le pas sur la raison. Je voulais ma vengeance, peu importe les sacrifices qu’il fallait consentir, et elle m’aiderait à l’obtenir une fois sa tête tranchée. Je lâchai un rire mauvais, alors qu’elle pensait peut-être bien m’insulter, et en faire de même avec mon royaume.

- Nous sommes des unificateurs. Hypocrites ? Vous avez trahi les hommes autant que les Dieux. Vous avez perdu tout droit en ces terres à partir du moment où vous vous êtes parjurés !

Se faire accuser d’hypocrisie par les rejetons du Noir avait de quoi me faire rire. Ils avaient tendu la main avec un poignard dissimulé dans l’autre. Ils n’assumaient leur véritable intention qu’après avoir porté un coup fatal à mes aînés, sous couvert d’une volonté de paix entre nos royaumes. Je voyais rouge, et ce, malgré l’intervention salutaire de Crispian Celtigar pour rompre les hostilités. Elle était blessée et à terre, il était temps d’en finir, et non de faire retraite. Je ne l’écoutais pas, tandis que je récupérais Ardent pour percer cette mêlée qui prenait des allures de véritable boucherie. Le destrier resté précédemment à l’arrêt peinait davantage, ne parvenant pas à donner l’impulsion suffisante pour repousser nos assaillants qui affluaient de toute part. L’étau se refermait, mais mon regard ne quittait pas cette chienne qui me défiait du regard, avec cette même rage intense et vibrante.

Je talonnai ma monture pour que le noir s’élance, au mépris du danger, faisant certainement son jeu en répondant à cette provocation lancée. Elle restait immobile à me faire face, comme si les sabots d’Ardent ne pouvaient pas avoir raison d’elle, comme si rien ne le pouvait. Je voulais lui faire ravaler cette arrogance, l’épée levée pour la faucher… Qui ne fendit que le vide. L’un de ses hommes venait de la hisser en selle et de lui sauver la mise. Plusieurs autres prenaient position, à créer un rempart si dense autour d’elle. Je n’avais plus aucune faille dans laquelle m’engouffrer.

J’entendis Crispian hurler derrière moi, pour m’inciter à mettre un terme à cette folie. Les alliés commençaient cruellement à manquer autour de moi, incapables de me suivre dans cette danse meurtrière. Je fauchais deux de mes adversaires qui tentaient de me mettre à bas de ma monture, et l’étalon en piétina un autre alors que j’inclinai sèchement les rênes pour faire demi-tour. J’entendis le sifflement familier d’une lame qui entailla ma cuisse sans parvenir à me faire chuter avant de reprendre enfin un peu de vitesse pour m’extirper de ce bourbier. Il m’en coûtait d’agir ainsi, mais le choix ne nous était plus laissé. Bientôt, les hommes de Crispian m’entourèrent à nouveau et le danger se fit moins palpable, même si la mort restait sur nos talons.

Je me retournai sur ma selle, hurlant à l’encontre de mon ennemie :

- J’aurais ta tête, Eren ! Le parjure la réceptionnera dans ce même panier… J’en fais le serment ! Justice sera rendue !

Il ne fut plus question ensuite de livrer bataille, mais de battre retraite au plus vite. Je poussai Ardent en avant, qui partit dans un galop puissant, à mordre l’encolure de ceux qui tentaient de se porter à ma hauteur. Nous en perdirent encore d’autres dans cette fuite effrénée, mais nos montures nous permirent de nous dégager proprement, et la Compagnie Noire avait dû gagner un temps précieux et inestimable pour se mettre en sécurité. J’enrageai silencieusement de cette opportunité manquée, mais tout n’était pas perdu. D’autres se profileraient à l’horizon pour que nous puissions en découdre, j’en restais persuadé.
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MessageSujet: Re: Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]   

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Le premier choc n'est jamais sans douleur... [Tour II - Terminé]
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