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I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]
MessageSujet: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Lun 14 Déc - 23:24

Je me réveille en sursaut et je tente de me redresser, mais la douleur m'en empêche. Un gémissement étouffé peine à passer entre mes lèvres tuméfiées. Je ne peux ouvrir qu'un seul de mes yeux et la lumière m'éblouit. J'essaye de faire le point. Mon dernier souvenir remonte à... À quand d'ailleurs? C'était au banquet et j'étais au sol, en train d'être passé à tabac par des bieffois en colère. Mais quand était-ce? J'entrouvre mon œil qui n'est pas poché et je jette un regard à la pièce dans laquelle je me trouve. Je ne sais pas du tout ou je suis, mais ce n'est pas à Dorne. À priori, je suis toujours dans le Bief, peut être au château? Mon torse tout entier est recouvert de bandages, ainsi que mon bras gauche sur lequel on a également posé une attelle. Mes jambes ont l'air d'être fonctionnelles, je peux bouger tout mes orteils. En revanche, mes côtés me font souffrir à chaque respiration. Je me force à tousser, une astuce que m'avais donné mon précepteur Xantos. Cela me permet de savoir combien de côtes sont touchées, et surtout si les poumons sont intacts. En l'occurrence, tout à l'air d'aller bien, si on excepte la douleur fulgurante que je ressens de chaque côté. À vue de nez, au moins cinq côtes, peut être plus. Le bilan aurait pu être bien pire, mais la perspective de devoir rester plusieurs semaines alité dans cette pièce me donne envie de vomir. Je constate alors que mon estomac est vide et que je meurs de faim. Je tourne péniblement la tête et je cherche du regard n'importe quoi qui me serait utile. À part une vieille paire de béquilles posée contre le mur près de la porte, je ne vois rien ni personne. J'arrache mes couvertures de mon bras valide. Je suis nu en dessous. Et bien évidemment, aucune trace de mes vêtements, de mon armure, de mon épée ni de la dignité. Je me redresse tant bien que mal en prenant appui sur mon lit. La douleur irradie à chacun de mes mouvements, mais constater que je suis au moins capable de m'asseoir tout seul me remonte le moral. Je pose mes pieds nus sur le sol. La fraîcheur des pierres me fait du bien. Je me sens fiévreux en engourdi, j'ai l'impression de tourner au ralenti et de voir mes mouvements en décalé. J'attrape la tête du lit et je tire de toutes mes forces pour me lever. Je pousse un hurlement en constatant que ma cheville est probablement foulée. En grognant et en boitant, je parviens à arriver jusqu'aux béquilles. Je n'en prends qu'une que je glisse sous mon bras valide. Si mes côtes me font moins souffrir maintenant que je suis debout, ma cheville droite gonflée est un véritable calvaire.

Au moment ou je pose la main sur la poignée de la porte, je me rappelle de ma nudité. Je claudique jusqu'au lit le plus proche, dans le but d'en déchirer les draps pour m'en faire une sorte de pagne, lorsque je remarque une armoire au fond de la pièce. Je claudique jusqu'à elle. La chance semble enfin me sourire. Le meuble est rempli de vêtements blancs unis. Je passe dix bonnes minutes à batailler avant d'avoir une tenue que je juge sinon élégante, au moins convenable. J'ai renoncé à faire passer mon bras gauche dans la manche prévue à cet effet, mais j'ai confectionné avec mes dents et ma main droite une écharpe de fortune pour le garder contre mon corps. Les boutons de ma tunique sont ouverts jusqu'au bas de mon sternum, laissant voir mes bandages. Cette fois ci, je retourne jusqu'à la porte et je quitte la pièce. Mes mouvements commencent à se faire moins patauds au fur et à mesure que je m'habitue à mes blessures. Mes cheveux en désordre tombent sur mes cheveux, mais je ne peux pas y faire grand chose. Je commence à me demander pourquoi personne n'est a mon chevet. Après tout, j'ai quand même sauvé le roi, non? À moins qu'il ne soit lui aussi blessé et que tous les mestres disponibles ne soient réquisitionnés auprès de lui?

Je descend péniblement des escaliers. Je croise quelques serviteurs, certains d'entre eux me jettent un regard intrigué, mais personne ne semble vouloir me ramener de là où je viens. Je finis par me retrouver à l'air libre et cela me fait le plus grand bien. Arriver jusque là fut épuisant, mais le jeu en valait la chandelle. Je fais quelques pas dans le jardin dans lequel je me trouve. Je me suis plus ou moins perdu, et je n'ai trouvé ni nourriture ni boisson, mais au moins je suis sorti. Je profite de ma liberté. Puis, soudainement, je suis pris de vertiges. Je chancelle, puis j'ai une absence et je reprends connaissance étendu dans l'herbe.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Jeu 17 Déc - 21:02

Un souffle rauque. De la sueur sur mon front. La tête me tourne. J'ai mal. J'ai mal. Encore et toujours, depuis... j'ai dû cesser de compter les heures. J'ai dû dormir, sûrement, j'ai dû finir par y arriver, parce que dans les dernières images que j'avais en tête, le soleil était moins haut dans le ciel que ce qu'il ne l'est à présent. Oh, je n'ai pas dû sombrer bien longtemps. Comment aurais-je pu ? J'ai trop mal. Je n'ai jamais eu aussi mal. Si, peut être lorsque j'ai fait mes fausses couches. Mais passons. Si je commence à comparer mes souffrances, je ne vais pas m'en sortir. Je n'ai même pas l'esprit à tenir une réflexion construite. Tout ce que j'arrive à faire, c'est me repasser les dernières images dans ma tête. Les dernières heures depuis que ce sinistre cri a fait éclater la belle soirée qui se présageait. Je me rappelle avoir couru, n'avoir réussi à suivre mon père, et avoir dû continuer par mes propres moyens. Je me rappelle cette panique, qui était elle véritablement nouvelle pour moi. Cette impression de tomber soudain et de s'écraser en plein enfer. Plus rien. Plus rien pour s'accrocher. Beaucoup trouveraient sûrement que j'exagérais, mais j'avais l'air de rien toujours vécue dans une sécurité relative. Je m'étais tout d'un coup retrouvée plongé en plein chaos, sans repère, jeune femme fragile dans sa jolie robe, bien démunie face à ces effusions de sang et ces bousculades où ma beauté et mon rang n'avaient plus aucun rôle à jouer. Je me rappelle avoir couru, comme jamais. Couru pour ma vie, couru pour ma raison, couru pour échapper. Mais partout, dans les rues, sur la place, des rixes entre dorniens et bieffois, ou peu importe entre qui et qui, finalement, car j'étais sûre que mon état était autant dû à nos voisins qu'aux bieffois qui n'avaient plus fait attention à ce qui se trouvait autour d'eux. Je me demande toujours comment j'avais fait pour arriver au château. Mais j'avais fini par en voir l'issue, de ma longue course folle à travers les rues de Hautjardin. A bout de souffle. La douleur manquant de faire plier mes genoux et mon corps tout entier à chaque isntant. La robe en lambeaux, ma chair dévoilée par endroits rougie, écorchée, à vif. J'ai eu du mal à passer, comment voulez vous qu'on reconnaisse que j'étais noble, dans cette tenue ? Enfin, il me semble que la situation était tellement chaotique, que j'ai tout de même réussi à passer. Dans la nuit, la douleur, la peur, la panique, rien n'est très clair. Mais je suis arrivée jusqu'à mes appartements et mon lit, peut être avec un peu d'aide d'un inconnu, d'ailleurs. Je ne sais plus bien. Je revois juste des images. Je ressens juste encore cette douleur et cette peur. On m'avait réveillé, au petit matin. Père était venu me voir. Il semblait bien portant. Lui, oui. Mère... Dans un état bien pire que le mien. Inconsciente. Aucun mestre n'était passé pour l'instant, on ne pouvait donc savoir ce qu'il en était réellement. Les autres, tout allait assez bien aussi, apparemment. J'étais soulagée pour eux, au moins un peu. Moins pour mère. Beaucoup moins pour elle. Ma Mère... Si douce, si sensible, si timide. Elle au moins, avait été bonne avec nous.

Je me prends la tête entre les mains, alors qu'un violent mal de crâne me prend, et interrompt mes pensées. J'attends, comme ça, que ça passe. Me redresse, doucement. Je ressasse. Je ressasse tout comme ça depuis cette nuit. Je n'ai dormi qu'un peu, mais assez pour que l'on ait besoin de me réveiller au petit matin. Je ne suis pas descendu. Je ne sais même pas si j'arriverai à marcher. Je me sens tellement... Vide. Vide, mais pleine de ces images entêtantes et de cette douleur qui pulse dans chacune des cellules de mon corps. Mais ressasser, ainsi... Je n'en puis plus. Il faut que je fasse quelque chose. Quoi ? Je n'en n'ai pas la moindre idée. Que puis-je faire, dans mon état ? Père m'a dit de rester au lit jusqu'à ce que je me sente mieux. Première fois de ma vie qu'il se préoccupe de mon état. Oh, son ton était toujours aussi froid, et je me doute que je ne suis pour lui qu'une main à marier pour faire briller à nouveau le nom de sa maison. Et qu'en ce fait, mieux vaut que j'aille vite bien. Mais moi, je n'en n'ai cure, finalement. Je sais juste que j'étouffe, dans ce lit, dans cette chambre. J'attends que le mal de tête passe ; il peut revenir vite, mais je m'en fiche tout autant. Je serre les poings, rentrant mes ongles dans ma chair, alors que je pivote lentement dans mon lit, me plaçant difficilement en position assise. Mes pieds nus effleurent le sol froid, me procurant un long frisson qui court le long de mon dos. Je reste un moment, comme ça. Le regard devant moi. Puis je me décide. Je me hisse sur mes deux pieds, mon visage se tordant en une horrible grimace. Est-ce que ça va tenir... ? Un instant, je chancèle. Me stabilise. Puis je marche, lentement, dans la chambre. Ca passe. Peut être ne suis-je pas aussi amochée que ce que j ene le pensais... Mais tout de même. Je vais jusqu'à l'armoire, sans me presser, passe sur mon corps une simple tunique, mais finement brodée. Toujours en prenant mon temps, je me chausse, puis finis par sortir. Dehors, peu de monde. Je prends peu à peu une démarche plus assurée, bien que lente, et ne rencontre personne qui ne me dévisage de trop près ou ose m'interpeller. J'ai commencé à avoir quelques repères, dans ce château. Je me dirige vers les jardins les plus proches. J'ai besoin d'un peu d'air, d'un peu de soleil.

J'y arrive, finalement. Personne. Je respire. M'assois sur le rebord d'une fontaine. C'est bon... Il fait bon. Je laisse le bout de mes doigts effleurer la surface de l'eau fraiche, appréciant ce doux contact. Jusqu'à ce que des pas ne me fassent détourner le regard. A quelques mètres, un homme. En mauvais état, bien pire que moi. Je me lève, hésitant entre aller à sa rencontre ou m'éclipser, mais n'ait le temps de choisir que je vois ses genoux le lâcher. Il tombe par terre, comme un pauvre pantin désarticulé, et sans trop réfléchir, je m'approche donc de lui, m'agenouille. Il semble dans les vapes... Je l'allonge correctement sur le sol, me redresse, me demandant un peu embarrassée ce que je peux faire. Qu'est-ce que je dois avoir l'air bête... Je vais aller chercher quelqu'un, oui. Oui, c'est la meilleure solution. Mais... Est-ce que je sais où trouver un mestre, ici ? Voilà qui est moins sûr. J'hésite comme ça, peut être une minute ou deux, assez pour qu'en tout cas, lorsque je reporte mes yeux sur lui... Je vois les siens ouvert. Ah. Je me mords la lèvre. Et maintenant ? J'essaye de me parer d'un sourire, m'agenouille à nouveau, chancelle sur mes appuis, et tente d'avoir le ton le plus naturel possible.

« Vous m'entendez ? Souhaitez vous que j'aille trouver de l'aide ? »
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Sam 19 Déc - 15:12

J'ouvre mes yeux bleus sur un visage féminin qui m'est inconnu. Blonde, jeune, jolie. Probablement une bieffoise. L'image est floue, je dois cligner plusieurs fois avant que la netteté ne se rétablisse, et attendre quelques secondes avant que ma mémoire ne revienne. Un lit, des os brisés... Les jardins. Rétrospectivement, je commence à me questionner sur ma santé mentale. Partir gambader dans les jardins n'était peut être pas la meilleure des choses à faire dans ma situation actuelle.

« Vous m'entendez ? Souhaitez vous que j'aille trouver de l'aide ? »

Je me redresse péniblement sur un coude.

"Non... Non tout va bien. J'ai simplement... J'ai simplement perdu l'équilibre. Je vous entend. Qui... Qui êtes vous d'ailleurs?"

Question qui n'est pas forcément ni légitime ni pertinente, mais je suis encore faible et la chute n'a pas du améliorer mon état. Je tâte prudemment mes côtes. C'est toujours douloureux, mais pas plus qu'avant. Au vu de mes blessures, je vais être mis hors service pour un bon bout de temps, au moins quelques semaines, peut être même plusieurs mois. Sortir de mon lit et quitter ma chambre, bien que cela m'ai paru vital, était petit être en fin de compte une mauvaise décision. Je tends le bras et j'attrape ma béquille pour tenter de me relever. Le spectacle que je suis en train d'offrir doit être lamentable. Tout en essayant de coordonner mes muscles qui ont manifestement décidé de partir chacun dans une direction différente, je réfléchis. La présence de cette jeune femme est une bonne chose. Je vais pouvoir satisfaire ma curiosité en la noyant sous une avalanche de questions. Je parviens enfin à me tenir debout et j'attaque immédiatement.

"Ou sommes nous? Et quel jour? Le banquet, quand était ce? Y a t'il eu beaucoup de blessés? Savez vous si la famille Martell a reussi à s'en sortir? Et le roi Mern?"

Le roi Mern... Espérons qu'il se souvienne de ma diversion qui lui a permis de... De quoi d'ailleurs? Je n'en sais rien, puisque j'étais trop occupé à me faire piétiner et passer à tabac par des bieffois en colère. Quoiqu'il en soit, j'espère qu'il a pu se sauver et qu'il se souviendra de mon geste. Moi, je ne suis pas prêt de l'oublier et je vais même passer un bon paquet de jours à le regretter. Quoiqu'il en soit, j'espère qu'il va accepter que je reste quelques jours à Hautjardin. J'ai la ferme intention de participer à l'enquête qui ne va pas manquer d'avoir lieu. Je veux comprendre ce qui s'est passé. Qu'est ce qui a bien pu pousser ces gens à attaquer le banquet? Tout s'est passé si vite que je n'ai pas compris, d'autant plus que j'étais occupé ailleurs avec une charmante bieffoise. Elle aussi, j'espère qu'elle va bien, d'ailleurs, même si je n'ai pas retenu son prénom.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Dim 20 Déc - 22:38

C'est absurde. Je regarde l'homme faire quelque pas, s'écrouler bêtement par terre. D'habitude, ce sont plus les belles demoiselles comme moi qui aiment s'évanouir pour tomber dans les bras des plus beaux hommes. Là, je ne peux rien faire d'autre que le regarder. Je suis bien embêtée... je ne suis moi même pas dans l'état de faire grand chose. Je sens mes muscles me tirer et la douleur pulser en moi à chaque pas que je fais, et je dois serrer la machoire à en avoir des crampes pour tenir bon. Mais je le fais. Ca passe. Je marche lentement, mais je marche. Il le faut. Je ne peux me laisser abattre. Alors je me déplace près de lui, fais ce que je peux, c'est à dire juste le retourner sur le dos, et attendre. Ou plutôt, me demander ce que je peux faire, de manière fébrile. Si l'on me trouve ici, avec le corps d'un homme inconscient... je n'ose imaginer ce qui se passera. Alors que je n'y suis pour rien... je ne sais pas même de qui il s'agit. De toute façon, il me sauve bien vite de cette décision impossible à prendre en ouvrant les yeux. Bon... Tout va bien. Enfin non, il est toujours étendu par terre, et un passant pourrait s'imaginer quantité de choses, mais au moins il reprend conscience. Je lui demande simplement ce que je peux faire... Pa sgrand chose, je le sais bien. Mais tant pis. Perdu l'équilibre. Il ne l'avait pas trop au départ, déjà. Je me mords la lèvre. C'est moi qui devrait lui demander son identité avant, d'abord.

« Vous d'abord. »

J'esquisse un sourire que l'on peut tout autant assimiler à une grimace...

« Vous êtes sûr ? Je crains de ne même pas pouvoir vous aider à vous relever... Vous avez l'air vraiment mal en point, sans vouloir vous vexer. »

Je le laisse se tâter les côtes et compagnie, n'intervenant pas, me contentant de combattre ma propre douleur. Je m'assois à côté de lui, sur l'herbe. Ce n'est guère digne d'une femme de mon rang, assise sur le sol en compagnie d'un inconnu, mais je ne me sens l'énergie de faire plus de mouvements pour me relever et m'assoir autre part, ou carrément le laisser seul au sol ici. Il tente de se relever, je le regarde faire. J'ai juste envie de... de m'allonger là et de dormir. Oui, dormir, je ne fais que cela. Mais dormir en plein air, au soleil, et pas enfermé dans ma chambre si froide, qui me rappelle tant de nuits solitaires à Boisdoré. L'homme est assez jeune. Bien fait, si l'on occulte son état dû aux suites du banquet.

Je le fixe, alors qu'il me questionne. Oui, c'est indécent, de fixer quelqu'un, mais... je n'ai guère la force de respecter les convenance, alors que je me sens à peine celle de garder les yeux ouverts. Qu'est-ce que je peux lui répondre... ? Je ne sais pas grand chose, excepté ce que mon père a bien voulu me lâcher lorsqu'il est passé me voir. J'ouvre la bouche. La referme. J'ai mal à la tête. Ca me reprend. Je le regarde, d'un air sûrement un peu perdue.

« Hier. Hier soir, le banquet. Ecoutez, je... je n'ai guère beaucoup d'informations à vous donner, je... Je sais juste que c'était le chaos, qu'il y a eu nombre de morts. Le Roi s'en est sorti, oui, je crois. Les Martell, je... Je n'en sais rien. De toute manière... »

Je me tais. Me mords la lèvre. Pas de propos offensants envers quiconque, tant que je ne sais pas à qui j'ai à faire.

« D'où êtes vous ? »

Sur ces mots, je prends mon courage à deux mains, et tente de me mettre sur mes pieds... Mais alors que je m'y hisse, je sens mes genoux se dérober sous mon poids.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Mer 30 Déc - 12:33

« Hier. Hier soir, le banquet. Ecoutez, je... je n'ai guère beaucoup d'informations à vous donner, je... Je sais juste que c'était le chaos, qu'il y a eu nombre de morts. Le Roi s'en est sorti, oui, je crois. Les Martell, je... Je n'en sais rien. De toute manière... D'où êtes vous ? »

Donc le banquet était la veille... Cela me rassure quelque peu sur mon état de santé. La dernière fois que j'ai reçu une grave blessure, en l'occurrence une flèche dans le ventre, j'ai dormi trois jours avant d'émerger. J'ai à peine le temps de réfléchir à tout cela que la jeune femme tente de se relever et chute elle aussi. Je lève un bras pour... Pour quoi d'ailleurs? Essayer de la rattraper d'un seul bras, avec des côtés cassées en étant allongé sur le sol? Quoiqu'il en soit, je ne sers à rien et elle retombe dans l'herbe.

"Ça va toujours? Je suggère que nous restions couchés quelques temps. De toutes façons, je ne peux pas trop me déplacer dans mon état, et vous n'avez pas l'air tellement mieux. Quelqu'un finira bien par nous trouver dans ce jardin et nous aidera à nous remettre sur pieds."

Je me rappelle qu'elle ne m'a pas donné son nom, me demandant de me présenter en premier, et je décide d'obtempérer. Toutefois, au vu de son début de réaction lorsqu'elle a brièvement abordé le sujet des Dorniens, je prends le parti de ne pas non plus tout lui dire. J'élabore en quelques secondes un petit mensonge, qui ne tiendrait probablement pas la route lors d'un interrogatoire, mais je suis incapable de faire mieux pour le moment.

"Je m'appelle Lewyn, de la maison Ashford. Je viens de l'île de Braavos. J'étais de passage dans le Bief lorsque j'ai entendu parler de ce banquet. J'espère que trop de vies humaines n'auront pas été perdues, peu importe leurs origines."

En vérité, la seule chose qui m'importe est de retrouver les responsables. Je me fiche pas mal des morts, il y en a tous les jours, et tant que ce ne sont pas mes employeurs, tout va bien. En revanche, je ne sais pas ce qui a bien pu provoquer cette attaque, mais cela devait être quelque chose de grave, bien plus que les petites inimitiés entre Dorniens et Bieffois, même si ces dernières n'aient pas du arranger les choses. Quoiqu'il en soit, j'ai la ferme intention de découvrir ce qui s'est passé. Espérons que le roi du Bief m'y autorisera.

"Et vous? Quel est votre nom?"
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Ven 1 Jan - 18:13

J'ai mal. Mal. Ce n'est pas spécialement une douleur violence, mais une douleur totale, omniprésente dans chacun de mes muscles, chaque parcelle de mon corps. C'est l'impression que j'en ai, en tout cas. L'impression aussi, que mon corps va se dessouder à chaque mouvement que je fais, même le plus petit et banal. Je combats la douleur à coup de mâchoire ou de poings serrés, et surtout, en tentant de me concentrer sur la conversation. Et l'homme. Dans une tenue de fortune comme celle-ci, je vois une bonne partie de son torse abîmé mais non moins musclé. Le fixer intensément est impoli et le mettrait mal à l'aise... Mais c'est assez difficile. Bref. La conversation. Ses questions. Ne voit il pas que je suis dans un état à peine meilleur que le sien ? Et pourtant, il me noie sous une pile de questions que j'ai à peine le temps d'assimiler. Je lui réponds, essayant de formuler quelque chose de clair, de cohérent, qui corresponde à ses questionnements. Je le vois esquisser un geste, alors que je tente de me relever ; mais il semble tout aussi incapable que moi d'un effort physique. Même pas celui de s'habiller entièrement... C'est absurde, comme situation. Une noble des plus respectables comme moi assise comme une pauvre roturière dans l'herbe, à côté d'un inconnu. Mais je ne peux rien faire, même pas me relever. Oui, vraiment, c'est absurde. Si quelqu'un qui me connait passe par ici... J'esquisse une moue.

« Je ne sais pas tellement si j'ai envie que quelqu'un d'autre ne me voie dans cet état, alors qu'il aurait été plus sage que je reste au fond de mon lit. Mais passons. Vous avez sûrement raison... Nous n'avons guère d'autre choix, de toute manière. »

L'incapacité de bouger et de faire par moi même m'exaspérait. Cela avait toujours été le cas, en particulier en l'instant. Oh, je n'étais pas au bout de mes forces, je pouvais essayer encore de me lver... Mais au vu de ma première tentative, je n'étais guère sûre que l'idée soit excellente, et la tentative concluante. Je bougeais avec une grimace, me tournant face à lui. J'attendais toujours qu'il se présente... J'écoute avec attention ce qu'il m'apprend.

« Oh, vous venez de loin dans ce cas ! Comment est-ce, Braavos ? Je n'ai guère quitté le Bief. Qu'y faites vous ? »

Je reprenais vite, avec un sourire d'excuse.

« Pardonnez moi. Je suis d'une nature extrêmement curieuse. »

Toujours, et cela en avait exaspéré plus d'un. Mais non, je ne me défaisais pas de ce trait de caractère. Un jour peut être, il m'attirerait des ennuis. Je réponds rapidement à sa question, sur un ton moins enjoué.

« Lady Alyssa Rowan, de Boisdoré. Un peu plus au nord dans le Bief. »

La vérité était que j'avais toujours été bien plus Tarly que Rowan, qui sonnait toujours comme une douce torture à mes oreilles. Mais passons. C'était la belle famille, ou le glacier qui me servait de père.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Jeu 7 Jan - 1:08

« Oh, vous venez de loin dans ce cas ! Comment est-ce, Braavos ? Je n'ai guère quitté le Bief. Qu'y faites vous ? Pardonnez moi. Je suis d'une nature extrêmement curieuse. »

Suite à cette avalanche de question, la jeune femme se présente. Je lève un sourcil à la mention de son nom. Je suis donc bien allongé dans l'herbe d'un jardin avec une lady! Décidément, la vie est pleine de surprises.

"Enchanté, ma dame. Je vous saluerais comme il se doit avec plaisir, mais je crains fort que ce soit pour le moins compliqué au vu de notre état actuel. Ne vous en faites donc pas. Je n'ai jamais considéré la curiosité comme un défaut, bien au contraire. Et puisque nous sommes là pour un moment, semble t'il, autant le mettre à profit pour répondre à vos questions.

Braavos est un très bel endroit. Dès que vous serez rétablie, je vous conseille d'y séjourner quelques jours. Je ne saurais vous décrire avec exactitude l'ambiance qui règne sur cette île. Sachez toutefois que le foyer est la ou se trouve le coeur, et le mien est à Braavos."

Je ne me serais jamais cru capable de tant de lyrisme. Peut être devrais-je envisager d'accrocher mon épée au mur et de me reconvertir dans la poésie ? Après tout, la dernière fois que j'ai reçu une blessure grave, il m'a fallu un long moment pour m'en remettre.

"Quand a mon métier... Disons que j'aide ceux qui ont des problèmes. Pour le moment, je sers Deria Martell, ce qui explique à la fois ma présence dans le Bief et mon état de santé. Et vous, lady Rowan? D'où venez vous? Si bien sûr vous me permettez de vous poser ce genre de questions pour le moins indiscrète."

Il faut dire que je n'ai jamais été très au fait de l'étiquette, ni des us et coutumes des nobles. Mon père était certes chevalier, mais il ne s'est jamais considéré comme tel et j'ai été élevé avec des gamins et des guerriers, tous des gens du peuple. Il est vrai que j'ai acquis quelques rudiments de par mes voyages et grâce à mon travail auprès de Deria, mais je reste un néophyte en matière de politesses.

"En tout cas, je ne risque pas d'oublier de sitôt les banquets et l'hospitalité bieffoise! Est ce une tradition de par chez vous que de jeter des pierres sur ses invités?"
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Jeu 14 Jan - 21:06

Qu'est-ce que je faisais là.... Pourvu que personne ne passe, pourvu que personne ne me voit. Cette position, assise par terre comme une pauvrette, n'était pas digne de ma position. Lorsque j'étais jeune enfant, à la limite... On me passait certaines choses. Mon père non, les autres oui. Mes gardes étaient bien obligés, je me débrouillais toujours pour leur échapper. Aujourd'hui, non. J'étais adulte, j'étais veuve, j'étais censée faire preuve d'un peu de dignité. Et être écroulée ainsi pantelante sur le sol aux côtés d'un inconnu faisait mal à ma fierté, je ne pouvais le nier. Pourtant, je renonçais à me lever, préférant satisfaire ma curiosité. Mais si quelqu'un rentrait dans ma chambre, ne m'y trouvait pas ? Je ferais mieux de remonter. Je n'en n'étais pas capable. Pas plus que celui. Il allait falloir sérieusement que je calme ces inquiétudes, car j'étais en l'instant totalement impuissante face à elles. Ce qui m'énervait au plus haut point. Je le questionne sur Braavos, donc. Parce que je suis curieuse, parce que j'aime entendre parler d'ailleurs. Et surtout parce qu'il faut bien meubler la conversation... Je ne suis pas experte en la société d'essos, mais au moins, il n'était pas un pauvre roturier. Au moins cela. Enfin, qu'il en soit un m'aurait étonné, il ne se serait sûrement pas retrouvé à Hautjardin, dans l'enceinte du château, en convalescence... Passons. J'esquisse un sourire. Mon cœur était à Corcolline. Comme ma pire angoisse. Alors finalement, avais-je un foyer ? Question hautement intéressante, sur laquelle je pourrais divaguer certainement bien longtemps. Pas en l'instant.

« Sûrement, je vous crois. Je ne sais si je pourrais m'y rendre... Lorsque je serais rétablie, la guerre aura sûrement embrasé le continent tout entier, et plus aucun d'entre nous n'aura l'esprit au voyage. »

Peut être même serais-je fiancée, bientôt. Ce n'était pas le moment non plus... Je me reprends, tente de me tenir un peu droite, même assise. Un peu de tenue. Mon sourire et mon air amical ne peuvent s'empêcher de se tarir quelque peu, alors que j'entends le nom de la Princesse Dornienne.

« Votre métier ? Deria Martell ? Vous me dites tout cela maintenant ? Et j'ai déjà répondu à votre question ; je viens de Boisdoré. Bien que j'ai grandi à Corcolline, je suis née Tarly. Deux magnifiques demeures dans un pays qui l'est tout autant, et que je n'apprécierais que très peu de voir saccagé comme l'a été le beau banquet d'hier soir. »

Je tentais tout de même de garder un ton neutre et de ne pas me braquer directement... Mais la chose était dure. Surtout avec la suite. C'est la meilleure, celle là.

« J'aurais dû vous laisser inconscient sur le sol et repartir dès l'instant où vous vous êtes écroulé. Allez demander à vos dorniens s'il est aussi de coutume courante chez eux de massacrer les familles de ses hôtes ! »
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Jeu 11 Fév - 10:04

Il est vrai que la situation actuelle à Westeros n'est pas vraiment au beau fixe, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle à mes yeux. Si une guerre éclate comme semble le penser la demoiselle, cela aura au moins le mérite de me fournir une distraction et une rémunération. Il est vrai qu'être au service de Deria Martell est plutôt plaisant, mais peu de choses valent une bonne bataille, et les Sept savent que cela fait longtemps que je n'ai pas guerroyé. Ceci dit, il me faudra bientôt fonder une famille, et il est pour le moins difficile d'élever convenablement un enfant dans un pays en guerre. Ceci dit, la réflexion de Lady Rowan sur les voyages me fait sourire. Bien au contraire. Elle serait sûrement étonnée de savoir le nombre de gens qui voyagent pour fuir les guerres, et à l'inverse les mercenaires qui voyagent justement pour participer aux batailles. Enfin, je suppose que les nobles du Bief sont élevés dans une bulle luxueuse qui les préserve de la cruauté du monde extérieur. Je comprends mieux pourquoi elle est si choquée par les événements du banquet. Elle n'a pas du voir beaucoup d'attaques dans sa vie.

« J'aurais dû vous laisser inconscient sur le sol et repartir dès l'instant où vous vous êtes écroulé. Allez demander à vos dorniens s'il est aussi de coutume courante chez eux de massacrer les familles de ses hôtes ! »

Il est vrai que je n'aurais peut être pas du lancer une telle pique. Mais la douleur sourde qui émane de mes côtes ne me met pas dans les meilleures dispositions qui soient.

" Je vous demande pardon si je vous ai offensé. Je tiens d'ailleurs à vous remercier de ne pas m'avoir abandonné sur cette pelouse. Mais votre dernière phrase m'intrigue. À quoi faites vous allusion? Il est vrai que les relations entre les Dorniens et les Bieffois ont toujours été plus ou moins houleuses, mais de quel massacre parlez vous?"

Parce qu'à moins que l'on ne m'ait caché des choses, je ne suis au fait d'aucun massacre récent. Ce n'est clairement pas le style de Deria, cela doit donc être un événement provoqué par le peuple. Et si, comme Lady Rowan semble le dire, il a été perpétré sur des bieffois, cela peut en effet provoquer une guerre. Entre cela et le banquet, les deux pays vont être à couteaux tirés.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Sam 13 Fév - 14:50

Je m'étais crispée. Décidément... Les gens d'Essos sont tout aussi fins que de gros Fer Nés. Alors, on se montre aimable, et on retourne sa veste comme cela, d'un coup, insultant une jeune femme qui aurait très bien pu vous laisser en plan ? Je n'appréciais guère l'attention. Oui, je me renfrogne un peu, sauf que moi, je suis bien élevée. J'en conviens, mes propos ne doivent être très agréables, mais me semblent à la hauteur des siens. Et je continue sur un ton poli, tout de même. De toute façon, je ne risque rien ; il est encore plus blessé que moi et ne m'attaquera donc pas physiquement. Reste à savoir si je vais réussir à me lever... Je serais presque capable de le planter là, si j'en avais la force. Etait il seulement vraiment d'Essos, finalement ? Il pourrait très bien avoir la figure d'un dornien, sachant qu'il sert Deria Martell. Remarquez... Qu'importe. L'homme a le culot de se montrer ainsi avec moi, alors que j'ai essayé de l'aider dès le départ et me suis montrée extrêmement aimable. Quel manque cruel d'éducation ! Je me demande vraiment à quoi doit ressembler Essos pour que l'on apprenne pas aux jeunes hommes à avoir un peu de tact. Et le pire... C'est qu'il tente de se rattraper. Maladroitement, vraiment. Pardon si je vous ai offensé ? Ah oui ? Et vous croyez faire quoi, en proférant de telles paroles, sinon m'offenser...

Je tente de me redresser, arrive avec une affreuse grimace à me remettre sur mes pieds. Je chancelle, un instant, reste ainsi en équilibre sur mes deux pieds, le toisant. Je lâche un rire nullement joyeux, manquant encore de tomber par la secousse.

« Mais où étiez vous, hier ? Votre corps me fait penser que vous étiez bien au Banquet, mais peut être votre esprit était il absent à ce moment ci, dans ce cas. »

Je reprends ma respiration, marque une pause.

« Laissez moi vous rafraîchir la mémoire : en plein milieu du banquet, une jeune femme a débarqué, écorchée, en sang, elle est morte au pied des gardes. Une partie de la ville a été incendiée, et d'autres familles ont été retrouvées dans le même état que la jeune femme. Pardonnez moi, peut être est-ce ainsi que l'on s'amuse, dans vos contrées... ? »

Je tente de faire quelque pas. Oh, oui, c'est amusant de se retrouver infirme et en guenilles.

« Ma Mère est morte, vous êtes dans un état plus que pitoyable, et moi aussi. J'aimerais bien que vous me définissiez votre vision du massacre, si cela n'en n'est pas un à vos yeux. »
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Mar 15 Mar - 21:14

« Mais où étiez vous, hier ? Votre corps me fait penser que vous étiez bien au Banquet, mais peut être votre esprit était il absent à ce moment ci, dans ce cas. »

« Laissez moi vous rafraîchir la mémoire : en plein milieu du banquet, une jeune femme a débarqué, écorchée, en sang, elle est morte au pied des gardes. Une partie de la ville a été incendiée, et d'autres familles ont été retrouvées dans le même état que la jeune femme. Pardonnez moi, peut être est-ce ainsi que l'on s'amuse, dans vos contrées... ? »
Bon. Il va falloir marcher sur des œufs. Lady Rowan est visiblement irascible. Ceci dit, il y a de quoi. Les derniers événements sont sans doute éprouvants lorsqu'on n'a pas l'habitude de ce genre de situations. Et le fait qu'elle considère que les dorniens sont responsables de l'incident du banquet ne va pas faciliter les choses. Parfois, je dois avouer que je me demande si j'ai choisi le bon camp. A vrai dire, c'est peut être bien possible que des dorniens aient tout déclenché. Comme dans tout pays, Dorne a sa part de racistes, d'idiot suprémacistes violents et de criminels. Mais tout ceci me semble quand même assez louche.
« J'étais effectivement au banquet. J'ai seulement dû m'éloigner de la foule pour une affaire… privée. Et pour ce qui est du massacre dont vous parlez, je vous assure que je ne suis pas au courant. Je n'ai repris conscience qu'aujourd'hui et personne n'a eu le temps de me mettre au courant des tenants et des aboutissants de l'affaire. »
Une affaire privée… Oui, c'est difficile dans de telles circonstances d'expliquer que je m'étais éloigner pour aller divertir une jeune bieffoise dans les buissons.
« Ma Mère est morte, vous êtes dans un état plus que pitoyable, et moi aussi. J'aimerais bien que vous me définissiez votre vision du massacre, si cela n'en n'est pas un à vos yeux. »
Je lève une main. Pas très haut, juste en signe d'apaisement.
« Je suis désolé de vous avoir parlé comme je l'ai fait. Croyez bien que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour participer à l'enquête qui, j'en suis sûr, ne manquera pas d'avoir lieu. Je tiens à tirer tout cela au clair. En tout cas, si des dorniens ont effectivement commis ce dont vous les accusez, ils seront châtiés comme il se doit. »
Oh ça oui. Je ne sais pas ce que Deria a prévu de faire, mais un tel acte ne doit pas resté impuni. Il va falloir faire un exemple, et elle peut compter sur moi pour l'y aider.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   Sam 26 Mar - 12:12

Mes yeux ne s'éloignent pas un seul instant de l'homme. Il a ce don de me mettre en colère avec quelques mots... Il m'a tout de même bien pris pour une cruche, à me raconter je ne sais quoi sur son passé avant de me lâcher qu'il est au service de la Princesse dornienne. Il n'est peut être même pas d'Essos mais un dornien lui aussi ; pourquoi le croirai-je sur ce point ? Oh, et quelle différence, au fond ? Ils sont sûrement tout aussi sanguins sur l'autre continent qu'au sud des Marches. Je suis navrée, mais les dorniens sont responsables. Qui d'autre, sinon ? On dit que des preuves les incriminant ont été données. Et de toute manière, cela ne peut être qu'eux. Nos ennemis. Pourquoi les avoir invités ? Pourquoi avec songé un seul instant qu'un accord tacite était possible avec eux ? Au moins, désormais, nous sommes fixés. Et ils paieront. J'imagine déjà père, épée à la main, trépignant d'impatience d'aller faire couler un peu de sang dornien, tout comme la plupart des Seigneurs du Bief. Quoi qu'il en soit, l'homme en face de moi ne semble guère savoir comment se comporter. Il tente de se rattraper, mais ne comprend t-il donc pas que chacun de ses mots est en contradiction avec le précédent ? Il m'exaspère. Il m'oblige à me montrer plus impolie et plus crue que l'on ne m'a appris à l'être, et ej n'aime pas cela. Pourtant, comment voulez vous faire autrement ? Il faut bien parler la langue de ses interlocuteurs pour s'en faire comprendre....

Je le regarde de biais. Quels mots vont encore sortir de sa bouche ? Que va t-il bien encore pouvoir trouver qui me donnera à la fois envie de rire et de l'étriper ? Il fait encore comme si il n'avait remarqué aucun attentat, et comme si le banquet, ce n'était rien. Bien sûr. Il a beau être un combattant, il doit bien se douter que ce qu'il s'est passé n'était pas prévu... Ou peut être que les festivités se déroulent toujours ainsi, remarquez. Un peu de sang pour arroser par dessus le vin. Cela leur correspond. Je préfère ne rien répondre ; de toute manière, cette discussion ne mène à rien.

Au moins, il semble vouloir essayer de calmer le jeu. Je note tout de même qu'il appelle la princesse par son prénom, ce qui est peu courant et serait très mal vu par chez nous. Enfin, remarquez, ils n'ont même pas de roi, ils peuvent bien appeler leur princesse par son petit prénom. Je le fixe, acquiesce doucement.

« Cela n'est pas votre affaire me semble t-il, mais plutôt celle de notre Roi qui a été gravement offensé. »

Sur ses terres, par ses invités. Quelle honte. Pourquoi n'ont ils pas encore été chassés de Hautjardin ? Je prend mon courage à demain, me relevant doucement, difficilement, mais sans lâcher l'affaire. J'arrive à me mettre debout. Je chancelle, fais quelques pas pour me tenir à un arbre.

« Bien. Je ne vois guère ce qui me retiens plus longtemps ici. Bonne continuation. »

Je n'ai aucune envie de lui souhaiter cela, mais la bonne éducation reprend toujours le dessus. Je m'éloigne lentement, cahin-caha, sans plus un regard vers lui.
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MessageSujet: Re: I'm not sick but i'm not well [Tour II - Terminé]   

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